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Crème végétale faite maison

6 Oct

Bonjour !

Avez-vous déjà lu la liste d’ingrédients d’une crème végétale du commerce ? Par exemple l’Amande cuisine de Bjorg ou la Soja cuisine de Soy ?

Ce sont tout simplement un mélange de lait végétal, d’huile neutre, d’épaississants, de sucre et/ou de sel ! Alors cela ne vaut pas la peine de payer plus cher qu’en achetant tout simplement du lait végétal et de l’huile, vous ne croyez pas ?

Pourtant les crèmes du commerce sont nappantes, bien crémeuses, bref on a l’impression d’un concentré de nutriments et de gourmandise, « comme la crème de lait animal », non ? La gourmandise, c’est parce qu’elles contiennent du sucre. Et le crémeux, c’est grâce aux épaississants : ils donnent l’illusion d’un aliment « riche » alors que les crèmes végétales du commerce sont en fait composées à 82 % d’eau.

Alors de manière générale, je n’achète pas de crème végétale. J’ai tout ce qu’il faut à la maison pour les remplacer, et vous aussi probablement.

Je vous propose donc mes 5 recettes favorites de crème végétale. Elles sont classées par rapidité de fabrication. J’utilise surtout les trois premières, mais je suis bien contente d’avoir les deux dernières recettes en cas de placard vide.

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Crème végétale à base de purée d’oléagineux

C’est de loin la recette la plus chère, car elle est composée à 50 % d’oléagineux. Mais elle est très nutritive, extra rapide et composée uniquement d’ingrédients qui se conservent pendant des mois dans un placard.

Ingrédients pour 120 g
– 50 g de purée d’amande blanche (ou de purée de noix de cajou)
– 70 g d’eau
– 1 petite pincée de sucre

Préparation
Mixer dans un blender ou avec un mixeur plongeant dans un récipient étroit.

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Crème végétale épaisse à base de yaourt

Cette crème végétale est idéale pour cuisiner ou être ajoutée en décoration d’une soupe. Par contre elle ne monte pas en chantilly (aucune des 5 recettes de cette page ne monte en chantilly).

Là aussi, c’est une recette super rapide ! En fait, avec du yaourt nature, de l’huile et un coup de fouet ou quelques tours de fourchette, on obtient immédiatement un fromage blanc blanc (2 cuillerées à café d’huile pour 100 g de yaourt) ou une crème épaisse lactofermentée.

Ingrédients pour 120 g
– 80 ml de yaourt végétal nature non sucré (80 g)
– 3 cuillerées à soupe d’huile neutre (40 g)
– 1 petite pincée de sucre

Préparation
Mélanger tous les ingrédients dans un blender, ou dans un récipient étroit avec un mixeur plongeant, ou dans un bol avec un fouet à main.

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Crème à cuire à base de lait végétal

Cette crème végétale épaissit à la cuisson. Elle est donc indiquée pour cuisiner des champignons à la crème, des currys de légumes crémeux…

Mon lait végétal préféré pour la cuisine est le lait de soja, car il est bien plus nutritif que les autres laits végétaux, tout en étant aussi moins cher.

Ingrédients pour 100 g
– 1/2 cuillerée à café de fécule de maïs (1,5 g)
– 1 petite pincée de sucre
– 1 cuillerée à soupe d’huile neutre
– 90 ml de lait végétal nature non sucré, de préférence du lait de soja (90 g)

Préparation
Dans une petite casserole, mélanger la fécule, le sucre et l’huile avec un fouet, puis ajouter progressivement le lait végétal tout en continuant à mélanger. Faire cuire à feu moyen en mélangeant avec un fouet jusqu’à épaississement.

Préparation alternative, directement dans le plat (c’est ce que je fais le fais souvent) : Ajouter la fécule à un plat en fin de cuisson, par exemple une poêle de champignons. Mélanger puis ajouter le lait, l’huile et le sucre puis laisser cuire encore au moins 5 minutes, le temps que la crème épaississe.

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Crème à base d’oléagineux en poudre

Ici, les oléagineux sont mélangés à de l’eau bouillante pour les ramollir et faciliter leur mixage. On filtre ensuite pour obtenir une crème bien lisse.

Mon choix d’oléagineux préféré, pour les recettes de crème végétale, est l’amande mondée. J’aime son goût et je la trouve de provenance assez locale (bassin méditerranéen). Mais le principe de ces recettes fonctionnerait pour tout autre graine oléagineuse décortiquée : noisette, graine de tournesol, etc. On peut les réduire en poudre dans un moulin électrique ou dans un robot de cuisine à lame en S.

Ingrédients pour environ 80 g
– 1 cuillerée à café d’huile neutre
– 1 petite pincée de sel
– 1 petite pincée de sucre
– 45 g de poudre d’amande blanche (90 ml)
– 90 g d’eau bouillante (90 ml)

Préparation
– Dans un récipient qui tient la chaleur (par exemple un mug couvert d’une soucoupe), mélanger tous les ingrédients.
– Couvrir et laisser reposer au moins 5 minutes.
– Mixer avec un blender, ou avec un mixeur plongeant et un récipient étroit.
– Filtrer à travers une passoire fine (passoire à thé) ou, encore mieux, une étamine ou un sac à lait végétal (que l’on peut presser pour récolter un maximum de crème). Il ne faut pas jeter à la poubelle ce qui reste dans la passoire. Cela s’appelle l’okara, il y en a environ 60 g dans cette recette et je vous propose des utilisations à la fin de l’article.
– Bien remuer avant utilisation.

Astuce : On peut utiliser cette crème à la place du lait de soja, de l’huile et du sucre dans la recette de crème à cuire.

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Crème à base d’oléagineux entiers

Cette recette est très proche de la recette précédente. La seule différence est que les oléagineux sont ici entiers. Ils ont donc besoin de cuire une dizaine de minutes pour se prêter au mixage.

Ingrédients pour environ 80 g
– 45 g d’amandes mondées ou de pignons décortiqués
– 90 g d’eau
– 1 cuillerée à café d’huile neutre
– 1 petite pincée de sel
– 1 petite pincée de sucre

Préparation
– Dans une petite casserole avec couvercle, mélanger les graines et l’eau.
– Porter à ébullition puis retirer le couvercle, baisser le feu et laisser cuire environ 10 minutes, jusqu’à ce que les graines soient moins dures.
– Ajouter l’huile, le sel et le sucre, et mixer dans un blender ou avec un mixeur plongeant dans un récipient étroit.
– Filtrer à travers une passoire fine (passoire à thé) ou, encore mieux, une étamine ou un sac à lait végétal (que l’on peut presser pour récolter un maximum de crème). Il ne faut pas jeter à la poubelle ce qui reste dans la passoire. Cela s’appelle l’okara, il y en a environ 60 g dans cette recette et je vous propose des utilisations à la fin de l’article.
– Bien remuer avant utilisation.

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Remarques

  • Conservation : Les crèmes sont à conserver au frais et à consommer dans les 3 jours.
  • Utilisation de l’okara : L’okara peut être ajouté tel quel à l’appareil d’une quiche ou à la pâte d’un gâteau ou, comme le propose Mélanie Mardelay, on peut en faire des crottins d’okara. Personnellement, je suis encore plus feignasse que ça, donc je me contente d’ajouter quelques gouttes de citron et une pincée de sel à l’okara afin d’obtenir une sorte de ricotta, que j’étale sur du pain pour me faire une belle tartine juste pour moi pendant que je cuisine (et généralement j’ajoute aussi du croquant à ma tartine, comme une feuille de salade, des feuilles de basilic ou un peu de carottes râpées, ou alors du sucré : tranches de fruits frais ou morceaux de pruneaux).

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Bon dimanche !

Mozza de psyllium

22 Sep

Bonjour !

Pour avoir une version végétalienne de la fameuse assiette de tomates à la mozzarella et au basilic, on peut simplement remplacer la mozza par une poignée de pignons de pin. C’est simplissime et on peut trouver dans le commerce des pignons de pin cultivés en Italie afin de respecter le caractère local des ingrédients de cette salade italienne.

Mais comment faire si on a envie de tranches blanches et moelleuses à intercaler avec les tranches de tomate ? On préparer un substitut végétal ! Et cela faisait longtemps que l’on n’avait pas fait d’Atelier Faussaire Frankenstein, pas vrai ? Bien sûr, le goût et le texture ne sont pas identiques à la version au lait de bufflonne… Mais c’est vraiment un substitut sympathique, et facile à faire.

Tomates cerises, cubes de mozza & cubes de polenta

Et ça fond en faisant des fils !

J’ai découvert la mozzarella au psyllium, version graines de tournesol, sur le blog de Mélanie Mardelay, qui a elle-même découvert la recette, version noix de cajou, dans le sympathique livre La guinguette d’Angèle. Je continue la chaine de création culinaire en vous proposant ma version.

La recette originale propose de mixer toute la pâte au robot, ce qui le fait trop forcer à mon goût (je ne possède pas de superblender). J’ai donc complètement changé le mode opératoire. D’abord, je mixe le psyllium avec un moulin électrique pour obtenir une poudre bien fine. Puis, je chauffe les ingrédients de la crème végétale et j’ajoute sel, jus de citron et poudre de psyllium. Il suffit alors de donner quelques coups de mixeur plongeant pour obtenir immédiatement un mélange gélifié prêt à être mis en forme.

Ma recette utilise de la crème végétale liquide, mais je n’aime pas les crèmes végétales du commerce (je vous en parlerai plus précisément bientôt). Je vous propose deux possibilités : une version de luxe à base de purée d’amande blanche, et une version économique à base de lait de soja.

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Ingrédients pour 2 personnes (1 boule)
– 125 g de crème végétale liquide (voir Remarques)
– 1/4 cuillerée à café un peu bombée de sel fin
– 1/4 cuillerée à café un peu bombée de jus de citron
– 10 g de fine poudre de cosses de psyllium blond (5 cuillerées à café)

Préparation
– Faire chauffer les ingrédients de la crème végétale : dans une casserole sur une plaque ou dans un bol au four micro-ondes. Il n’y a pas besoin de faire bouillir, juste que ce soit bien chaud.
– Dans la casserole, un saladier ou dans le bol d’un mini blender (j’utilise alors le Personal blender), mélanger ce liquide chaud avec le jus de citron, le sel et la poudre de psyllium, à l’aide d’une fourchette ou d’un mini fouet.

Le mélange va épaissir.


– Quand le mélange est bien homogène, le mixer par à coups avec un mixeur plongeant ou le bloc moteur du blender. On obtient très rapidement un gel épais et élastique.


– Transférer le mélange dans un petit bol mouillé et laisser tiédir.
– Avec les mains mouillées, retourner la boule dans son bol et le placer au frigo. Il faut au moins 30 minutes pour que la mozza atteigne sa texture finale.

J’aime retourner la pâte au bout d’un moment pour que toutes les faces soient lisses.

– Conserver dans un récipient couvert (je place simplement une petite assiette sur le bol), au frigo, pendant 2 ou 3 jours maximum.
– Utiliser coupé en tranches fines ou en petits dés.

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Remarques

  • Crème végétale liquide pour mozza de luxe : 55 g de purée d’amande blanche, 70 g eau et 1 petite pincée de sucre. Si la purée d’amande est dure, la mixer avec l’eau chaude pour obtenir un liquide bien homogène, puis ajouter les autres ingrédients.
  • Crème végétale liquide pour mozza économique : 90 ml de lait de soja nature non sucré, 2,5 cuillerées à soupe (35 g) d’huile neutre. J’ai essayé avec de l’huile d’olive, mais je n’ai pas trouvé le résultat intéressant, donc j’utilise de l’huile de colza désodorisée.

  • Les doses de sel et de jus de citron est à ajuster à votre goût. N’hésitez pas à en mettre plus que le tiers de cuillerée à café indiqué ici et qui donne une mozza très neutre (pour ne pas dire fadasse).
  • Les cosses de psyllium blond sont vendues comme complément alimentaire. Attention, ce n’est pas la même chose que les graines entières de psyllium que l’on peut acheter en pharmacie ! La cosse de psyllium (aussi appelée enveloppe ou tégument) est uniquement l’enveloppe extérieure de la graine de psyllium. J’ai un sachet de 200 g de téguments de psyllium acheté en magasin bio pour environ 9 euros. Il faut environ 10 g de psyllium par boule de mozza, soit un coût de 45 centimes par boule.

  • La poudre de cosses de psyllium : L’étiquette de mon sachet Indique « poudre » de psyllium, mais franchement je ne trouve pas ça très fin comme poudre, comme vous le voyez sur la photo ci-dessus. J’utilise donc mon moulin électrique (Personal blender avec bloc 2 lames) pour mixer d’avance un peu de psyllium, et je conserve ensuite cette poudre dans une petite boîte, à température ambiante (dans un placard).
  • Il est très important de bien mélanger avant de mixer, sinon la mozza contiendra des grumeaux de psyllium, comme sur cette photo :

  • Version mini : Quand la pâte vient d’être mixée, détacher des morceaux de la taille d’une noix et les tapoter pour les arrondir puis les déposer sur une assiette plate. Cela permet d’obtenir de mini « boules ». Elles sont bombées dessus mais plates dessous. Pour avoir un dessous bombé, je suppose qu’il faudrait déposer chaque morceau dans un coquetier.

Encore une fois, cette mozza végétale  n’a pas pour objectif de tromper quiconque, mais simplement d’offrir une alternative plaisante à couper en fines tranches ou en petits cubes, pour un salade, des brochettes apéritives, des panini…

Bon dimanche !

Crumble aux fruits sans beurre

8 Sep

Bonjour !

Le crumble, c’est un chouette dessert sans prise de tête. On fait mélange des miettes dans un saladier puis on les saupoudre généreusement sur une belle quantité de fruits coupés en dés, et on met le tout au four en salivant d’avance.

On sert le crumble chaud, tiède ou froid (mais le meilleur c’est quand même tiède), et on peut même le préparer à l’avance pour juste avoir à le réchauffer un petit coup pour régaler ses invité-es.

J’aime cette recette de crumble car elle est très facile à retenir. En effet, elle comporte autant de farine, de poudre d’amande, de sucre et de margarine (mais en général je n’utilise pas de margarine, c’est juste un moyen mnémotechnique). Et pour les fruits, tout dépend de vos goûts : personnellement j’en mets beaucoup, pour faire une couche d’environ 3 cm d’épaisseur dans le moule.

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Ingrédients pour 4/6 personnes (un petit plat à gratin)
– 600 g de fruits au choix (on peut en mettre moins)
– 100 g de farine (voir Remarques)
– 100 g de poudre d’amande (voir Remarques)
– 100 g de sucre (ou moins, selon la douceur des fruits)
– 100 g de margarine OU 5 cuillerées à soupe d’huile, ici colza cuisson (70 g)

Préparation
– Allumer le four à environ 180 °C.
– Dans un saladier avec une grande cuillère, mélanger la farine, la poudre d’amande, le sucre et la matière grasse.


– Éplucher les fruits, les couper en dés et les déposer en couche épaisse dans un petit plat à gratin.

– Recouvrir de mélange à crumble puis enfourner pendant environ 20 minutes, le temps que les fruits cuisent et que le crumble devienne légèrement doré.
– Sortir du four et laisser tiédir avant de servir.

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Remarques

  • Les fruits sont frais, dans l’idéal. Mais je suis sûre que la recette fonctionne aussi bien avec des fruits surgelés placés encore tout durs dans le fond du moule (la cuisson sera alors plus longue) ou avec des fruits au sirop (50 g de sucre pourraient alors suffire pour la pâte à crumble).
  • La farine peut être de la farine de blé (T80 chez moi), mais aussi de la farine d’avoine (obtenue en mixant des flocons d’avoine dans un robot à lame en S) ou autre.
  • La poudre d’amande apporte du moelleux et de la douceur. Pour un goût et un aspect assez neutres, je choisis de la poudre d’amande blanche. Pour une saveur plus marquée, on peut utiliser de la poudre d’amande complète, de la poudre de noisette ou de la noix de coco en poudre.
  • La matière grasse : Je propose la margarine végétale pour retenir facilement les proportions de la recette. Mais la margarine végétale contient toujours une huile exotique, en général coco ou palme, et moi je privilégie les ingrédients locaux et, encore mieux, qui se conservent à température ambiante. En pratique, j’utilise donc la version avec huile liquide, de préférence de l’huile de colza cuisson (une huile assez raffinée pour supporter une cuisson modérée, mais toujours riche en oméga 3). Une alternative consiste à utiliser de la purée d’oléagineux, mais vu leur prix je préfère généralement réserver les purées d’oléagineux à d’autres usages.
  • Le moule peut être un plat à gratin en verre ou en terre cuite, ou des ramequins individuels, comme à la fin de cet article.
  • Version à la pomme : Les pommes ne donnent quasiment pas de jus donc il faut ajouter un peu d’eau au fond du moule. Et j’aime alors parfumer classiquement la pâte à crumble avec de la cannelle en poudre.
  • Version à la pêche : J’aime ajouter un peu de vanille à la pâte à crumble, par exemple en utilisant un sachet de sucre vanillé parmi les 100 g de sucre.

Bon dimanche !

Repas de mi août

19 Août

Bonjour !

Et voilà les derniers repas des vacances ! Désolée pour mon absence de réponse à vos commentaires, le réseau internet était particulièrement faible mais je compte bien y répondre maintenant.

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Beignets de fleurs de courgette

C’est un apéritif emblématique de l’été dans ma famille. Cette recette plus rapide à croquer qu’à préparer à cause de la cuisson de chaque beignet, donc c’est pour les apéros où à envie de se chouchouter.

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Repas de fête

Pour ce repas entre famille et ami-es, chacun-e a contribué en apportant quelque chose. Dans cette belle assiette pleine de couleurs, il y avait des tartines de houmous, de la salade verte, du cake salé courgette, menthe, curcuma et une délicieuse salade de chou rouge aux raisins secs, amandes et je ne sais plus quoi (merci Elsa !).

En plat, une sorte de couscous-tajine, préparé par ma maman.

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Taboulé au chou rouge


Il restait de la salade de chou rouge, que nous avons mélangée à de la semoule de couscous (non cuite). On a ajusté l’assaisonnement et hop, après une demi-heure de repos au frais le temps que la semoule absorbe le liquide et gonfle, on avait un taboulé de chou rouge !

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Galette aux légumes et fromage patate

J’ai redécouvert le « fromage de pomme de terre » pendant ces vacances et on s’est fait plaisir à le tester dans toutes sortes de plats ! Ici une galette de sarrasin (du commerce) garnie d’une poêlée de courgettes et de fromage de pomme de terre. En voici la recette : cuire à l’eau bouillante 350 g de pommes de terre épluchées et coupées en dés. Les égoutter une fois qu’elles sont bien cuites, et utiliser un mixeur plongeant pour les mixer avec 100 g d’huile neutre (ici colza cuisson, comme d’habitude), 1 cuillerée à café de sel, 1 cuillerée à soupe de jus de citron et environ 30 g de levure de bière en paillettes (la levure « diététique »).

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Assiette spéciale de pommes de terre

On avait des pommes de terre vitelotte, un reste de brocolis cuits et forcément on a eu envie de rigoler avec une assiette violette, verte et jaune, super gourmande ! Le jaune est bien sûr du fromage de pomme de terre.

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Tomate à la provençale et socca

Cette délicieuse assiette est une réalisation de Doudou. Les tomates à la provençale sont des tomates coupées en deux et cuites au four (en une seule couche) et, avant la fin de leur cuisson, saupoudrées d’une chapelure aromatisée à l’ail et au persil.

D’habitude on les accompagne de panisses, mais ici on a choisi la facilité, avec une plaque de socca cuite au four. Ici, pour une grande lèchefrite huilée, il faut prendre un saladier et y mélanger 500 g de farine de pois chiche avec 2 cuillerées à café de sel et 8 cuillerées à soupe d’huile (olive ici). Avec un fouet, on incorpore progressivement 1 L d’eau puis on verse le tout dans la lèchefrite chaude huilée. On laisse cuire à four chaud jusqu’à ce que les bords brunissent puis on sert immédiatement.

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Tian de légumes et nuggets de pois chiche

Là aussi, un repas cuisiné par Doudou. Des nuggets de pois chiche et un tian de tomates, courgettes et oignons. A côté, on voit un reste de poêlée de champignons et un ramequin de sarrasin germé.

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Salade de riz de restes

De la salade verte, et du riz mélangé à un reste de salade de tomates. A droite, deux portions de camembert végétal réalisés avec cette recette en remplaçant 1/4 des noix de cajou par des graines de tournesol. La portion violette a été préparée en remplaçant l’eau par du jus de myrtille (mais on ne sent plus le goût de myrtille une fois le fromage affiné !).

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Velouté et champignons sautés

Avec les fréquentes pluies normandes, le jardin était truffé de rosés des prés, et nous en avons bien profité. Ici, un velouté de courgettes servi avec une poêlée de ces champignons.

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Crumble aux abricots

Les abricots frais ont été mélangés à des figues sèches coupées en petits morceaux. Pour le crumble, on a mélangé de petits flocons d’avoine avec de la poudre d’amande, du sucre  et de l’huile neutre. Encore merci Elsa !

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Dessert d’anniversaire

Le jour de mon anniversaire était une journée bien tranquille, en famille, où j’ai pu m’amuser à tester des recettes. Voici l’expérimentation qui l’a servie de gâteau d’anniversaire : une sorte de flan, à la texture ratée mais au goût tout à fait convenable associé à des fraises. Comme on n’avait pas de bougies, on a fait semblent de souffler sur les fraises !

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Gâteau de polenta à l’amande

Cet essai-là était tout à fait réussi ! Je vous donne donc la recette, qui est végane et sans gluten. Dans un saladier, mélanger 200 g de polenta instantanée, 200 g de poudre d’amande, 100 g de sucre, 50 g de fécule, le zeste râpe d’un citron et 1 sachet de poudre à lever. Ajouter 50 g d’huile neutre, 4 cuillerées à café de jus de citron et 400 ml de lait de soja nature. Verser dans un moule à gratin huilé et faire cuire à environ 180 C.

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Bonne semaine !

Quiche aux courgettes sans oeuf

30 Juin

Bonjour !

Avant de commencer, j’ai une annonce pour les personnes se trouvant pas loin de Caen : aujourd’hui je serai à Saint Germain d’Ectot dans le cadre du festival L’oreille perchée ! Dans ma valise, j’apporte du camembert végétal multicolore… Pour celles et ceux qui ne nous verront pas en vrai, voici la synthèse de l’aventure 2019 de notre collectif d’affinage, avec une photo de mon fromage en cours d’affinage (il y a même une photo du Pinto).

Voici une recette qui devrait être normale et accessible à tout le monde, puisqu’on est dans la pleine saison des courgettes. Mais en ce moment, l’idée même d’allumer le four est totalement inenvisageable !

Après la recette, j’ai certes inclus une variante sans four, de type frittata aux courgettes, mais clairement je vais attendre la fin de cet épisode de canicule pour poêler des courgettes. Actuellement, je me contente de les manger très brièvement cuites (en velouté) ou carrément crues, coupées en tranches dans un sandwich au houmous (fait maison à partir de pois chiches en conserve : hors de question d’en cuire moi-même ces jours-ci) ou découpées en spaghetti/allumettes et assaisonnées de graines de sésame, d’huile de sésame grillé et de sauce soja.

J’espère que cet épisode caniculaire qui bat des records fera basculer un maximum de personnes dans un mode de vie plus écologique. D’ailleurs, j’aime les petites astuces contre la chaleur d’Insolente veggie. Bon, revenons à la recette.

Vous avez déjà vu cette quiche toute simple ici et la voici maintenant en détails.

Cette recette figure aussi dans Nourrir son enfant autrement, avec une petite erreur sur la quantité de fécule à utiliser (30 g au lieu de 50 g).

Ingrédients pour une tarte
– 2 petites courgettes (300 g)
– 3 cuillerées à soupe d’huile
– 1 pâte à tarte
– 50 g de fécule (de pomme de terre, de maïs…)
– 300 ml de lait de soja nature
– 1 cube de bouillon de légumes ou 2 cuillerées à café de bouillon de légumes en poudre/sel aux plantes
– 1/4 cuillerée à café de curcuma en poudre
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium

Préparation
– Couper les courgettes en tranches d’environ 5 mm d’épaisseur et les faire cuire dans une grande poêle avec l’huile, en remuant régulièrement. Cette cuisson prend environ 10 minutes.

– Pendant ce temps, allumer le four à 180-190 °C.
– Étaler une pâte à tarte dans un moule de 30 cm de diamètre et la placer dans le four pour la précuire.
– Dans un blender ou un saladier, utiliser un fouet pour bien mélanger la fécule, le sel, le curcuma et le calcium, puis ajouter progressivement le lait de soja tout en continuant à mélanger.
– Quand le fond de tarte est devenu mat (il ne doit pas devenir coloré), y répartir les tranches de courgette puis verser le mélange aromatisé.


– Faire cuire pendant 30 minutes environ. La pâte doit être bien dorée et le dessus doré par endroits.
– Laisser refroidir complètement avant de couper en tranches. Comme une quiche normale, celle-ci peut sans problème être réalisée la veille.

 

Remarques

  • Coloration jaune de l’appareil : Dans cette recette, le curcuma sert un peu à relever le goût, et beaucoup à donner une jolie coloration blonde. Vous pouvez remplacer le curcuma et une partie de la fécule par de la farine de lupin ou de la farine de pois chiche. Il faut que je refasse des essais pour vous donner des quantités précises.
  • Version sans courgette : En hiver, on peut remplacer la courgette par de la carotte.
  • Version très protéinée : Remplacer les 50 g de fécule le quart de cuillerée à café de curcuma par 70 g de farine de pois chiche.

Je trouve cependant que la quiche est alors moins moelleuse.

  • Version sans four : Au lieu de préparer une quiche, préparer une frittata aux courgettes. Pour cela, utilisez ma recette d’omelette en remplaçant les pommes de terre par des courgettes et la moitié du sel par du sel aux plantes/bouillon de légumes.
  • La pâte à tarte : Mes enfants ne sont pas fans de quiche en général, donc je ne fais pas cette recette souvent : c’est plutôt quand on a un pique-nique avec des ami-e-s. J’utilise alors une pâte feuilletée du commerce, pour deux raisons. D’abord parce que c’est ainsi que je la préfère (et comme j’en utilise peu, je m’autorise cet écart au fait maison/zéro déchet/zéro huile de palme. D’autre part, parce que cela me permet d’expliquer très simplement la recette quand on me la demande, afin que même une personne qui cuisine très peu la considère comme accessible.
  • Le bouillon de légumes/sel aux plantes : Il faut que je vous fasse un article sur ce type de produits ! En attendant, sachez que le sel aux plantes, comme le bouillon de légumes en poudre, est composé d’environ moitié sel et moitié plantes séchées. Et le bouillon de légumes en cubes, c’est à peu près pareil, avec de l’huile pour agglomérer le tout en un cube facile à doser.
  • Version bento : Utiliser un petit moule à tarte (22 cm de diamètre) et deux mini moules à cake. On obtient alors une petite tarte au format familial, et deux portions pour bento, à utiliser tout de suite ou à conserver au congélateur.

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Bon dimanche !

Yaourt végétal à la noix de coco

21 Avr

Bonjour !

J’ai l’impression que les boissons et desserts végétaux à la noix de coco sont de plus en plus répandus dans les magasins. Et j’avais envie de vous en parler avec un peu de lecture d’étiquette, comme on l’avait déjà fait ici.

Je vais prendre comme exemple un yaourt, mais ce qui suit est valable pour tout produit alimentaire, qu’il se mange ou qu’il se boive. J’invite notamment les personnes achetant des briques de « lait d’amande », ou de crème végétales à cuisiner, à regarder d’un peu plus près la liste des ingrédients de ces produits.

 

Quand un yaourt affiche sur son étiquette « saveur coco », cela signifie la même chose que « yaourt aromatisé à la noix de coco ». C’est à dire qu’il n’y a pas de vraie noix de coco dedans, juste des arômes. Vous pouvez le vérifier très simplement en lisant la liste des ingrédients. Au passage, la liste des ingrédients est TOUJOURS présente sur l’étiquette, grâce à une loi européenne appelée règlement INCO, pour INformation du COnsommateur (il y a du bon dans l’Europe !).

Quand un yaourt affiche sur son étiquette « à la noix de coco », cela signifie qu’il y a forcément de la vraie noix de coco dedans. Le règlement INCO impose alors que dans la liste des ingrédients figure le pourcentage de noix de coco. Et il est très important de le vérifier, savez-vous pourquoi ? Parce que ce pourcentage peut être ridiculement bas, par exemple 4,3 % pour le yaourt végétal à la noix de coco Alpro !

Et attention, ce n’est pas 4,3 % de noix de coco, mais de lait de coco… dont on ne connait pas la teneur en noix de coco. Or les laits de coco contiennent entre 15 et 60 % de noix de coco. Donc si on est optimiste, il y a 4,3×60/100 = 2,6 % de noix de coco dans ce yaourt. Et si on est pessimiste, il n’y en a que 4,3×15/100 = 0,6 % !

Incroyable non ?

Vous vous demandez sûrement comme un yaourt à la noix de coco contenant 2,6 % de noix de coco peut avoir l’onctuosité et la délicieuse saveur qu’on en attend ?…

Pardi, le fabricant ajoute des épaississants (pectines par exemple) et des arômes !

Du coup la texture et le goût de ce yaourt « à la noix de coco » sont aussi peu naturels que ceux d’un yaourt « saveur coco »… Mais le prix, lui, est bien plus élevé !

Alors tant qu’à avoir de l’arôme coco dans mes desserts, je préfère personnellement que ce soit à un prix économique et en mode zéro déchet. Et je partage avec vous ma recette simplissime.

Ceci dit, certaines marques vendent un « vrai » yaourt de coco, composé à plus de 95 % de lait de coco ET ne contenant aucun arôme, comme celui de la marque Les petites pousses (que je n’ai pas goûté mais découvert grâce à cet article de Sweet & Sour). 

 

Yaourt végétal saveur coco

Cette recette est tellement facile et rapide que je la prépare à la commande quand mes enfants veulent du « yaourt à la noix de coco ». Et elle plait aussi aux copains du Béluga !

Pour avoir une texture bien épaisse, j’utilise de préférence du yaourt de soja égoutté, comme dans cette recette de « petits suisses goût fruité ». Cela marche aussi avec des yaourts végétaux sans soja, mais je préfère nettement l’apport nutritionnel et le petit prix des yaourts de soja.

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Ingrédient pour 1 portion
– 100 g de yaourt nature (ici soja)
– 1/4 à 1/2 cuillerée à café d’arôme de noix de coco liquide
– Facultatif : 1 cuillerée à café d’huile de colza cuisson
– Facultatif : 2 cuillerées à café de sucre, ou autre agent sucrant

Préparation
– Verser tous les ingrédients dans un ramequin et bien mélanger à la cuillère.


– Voilà, c’est prêt !

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Remarques

  • Version fromage blanc : Pour une texture plus épaisse et un apport nutritionnel plus concentré, j’aime utiliser du yaourt de soja égoutté. Je vous explique ici comment égoutter du yaourt.

  • Arôme de noix de coco : Adaptez le dosage selon votre goût et la recommandation figurant sur votre produit. J’ai testé avec succès l’arôme noix de coco liquide de la marque Scrapcooking et un arôme liquide trouvé en supermarché. Je n’ai pas testé d’arôme en poudre, comme ce que vend désormais la marque Scrapcooking.
  • Autres arômes : Je n’utilise pas d’autres arômes que la noix de coco. En effet, les arômes habituent nos papilles à des goûts intenses, qu’on ne peut pas retrouver dans des aliments bruts ou peu transformés. Mais pour la noix de coco, c’est trop tard chez nous : on est tous fans du rizcoco, donc je cède à la facilité pour varier de nos « petits suisses » aromatisés au sirop de grenadine ou de menthe.
  • L’huile de colza est facultative, mais je la mets dès que possible, pour 3 raisons. D’une part, elle apporte une onctuosité supplémentaire. D’autre part, elle apporte des oméga 3 (avec un goût parfaitement neutre si on utilise de l’huile de colza cuisson). Enfin, elle me permet de diminuer l’index glycémique et d’ajouter discrètement des calories, ce qui est particulièrement utile pour les jeunes enfants et les ados végétaliens.
  • Le sucre blond en poudre est composé de grains légèrement plus gros que le sucre blanc des supermarchés. Et je trouve cela plutôt sympa ici. En effet, quand on mange le dessert immédiatement après l’avoir préparé, ça ajoute du croquant sur la langue. Bien sûr, si vous préférez une texture très onctueuse, il suffit d’attendre 2 minutes après avoir mélangé, le temps que les grains de sucre fondent complètement dans la yaourt.

  • Conservation : On peut sans problème préparer une grande quantité de mélange et le conserver au frais dans un bocal, pendant environ 3 jours (je n’ai pas testé une conservation plus longue).

 

Bon dimanche !

Repas de début avril

14 Avr

Bonjour !

Cette semaine, après mes cours à Paris, j’ai filé en Normandie retrouver des membres du Collectif d’affinage et poursuivre le projet participatif, artistique et culinaire autour des fromages organisé par l’AVEC et sa directrice Elsa.R.

Il y a un an, je vous parlais (ici) de notre résidence de tests de camemberts de cajou et de fromages frais de soja colorés. Cette semaine, c’était le moment pour plusieurs personnes du groupe de réaliser le fromage qu’elles avaient imaginé. Le mien, c’est un trompe-l’œil de camembert, coloré bien sûr. Voici quelques images de sa préparation.

Tout d’abord, le nuancier de pâtes de cajou colorées (avec des aliments) en pleine fermentation près d’un radiateur :

Et voici les 3 futurs trompe-l’œil, chacun ayant son propre jeu de couleurs. A gauche, un arc-en-ciel plutôt classique (vert, jaune, orange, rose). Au milieu, un « licorne » (violet, rose, orange, jaune). A droite, un « marin » (blanc, bleu, vert-bleu, vert).

Une fois les formes un peu raffermies au frigo, on peut les retourner pour bien aplanir l’autre côté. Voici le « licorne » vu de l’autre face.

Ensuite on sale chaque face, et il n’y a plus qu’à retourner régulièrement et attendre qu’une croûte blanche recouvre toutes ces couleurs, laissant ainsi croire que l’on est face à des camemberts classiques…

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Bien sûr, en parallèle il faut aussi manger, alors voici des exemples de nos repas de cette semaine.

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Poêlée de carottes, poireaux et panais

Elsa.R a le talent pour associer des ingrédients tout simples et obtenir des mets délicieux. Ici une poêlée de carottes, panais et poireaux, un riz pilaf avec des oignons, et des pois chiche.

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Restes multicolores

Ici, 3 préparations dans une seule assiette. Des pâtes colorées en rose avec un peu de jus de betterave ajouté après la cuisson (comme expliqué dans mon livre Cuisiner en couleurs) et servies avec des poivrons marinés à l’huile. Une salade de chou rouge avec des carottes et des noix. Une salade de boulgour et lentilles, surmontée d’un peu d’ail nouveau émincé.

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Fromages frais de soja

Comme l’année dernière, nous avons fait cailler du lait de soja nature (sans sucre ni jus de fruits concentrés !) avec du jus de citron afin d’obtenir d’onctueuses tartinades. On égoutte le caillé, on mélange avec des colorants, du sel et des aromates puis on laisse encore égoutter jusqu’à obtenir la texture souhaitée (ici 2 jours et 2 nuits). Ici, il y avait du jus d’épinard, de l’extrait bleu de spiruline (top avec un peu de poivre), du jus de chou vert (impec avec du zaatar) et du jus de betterave (très bon avec du cumin).

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Maffé aux pois chiche rôtis

J’ai préparé une sauce maffé pour aller avec un reste de pois chiche que nous avions faits rôtir au four pour grignoter à l’apéro. Ici, le riz qui l’accompagne est un reste de riz aux blettes et aux carottes. L’assiette contient aussi un « soleil de maïs » (obtenu en sciant en tranches un émis de maïs cuit).

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Plateau de fermentines

Dorine Lepêcheur, créatrice de la fromagerie végétale Des ferments et des graines, nous a fait l’honneur d’une visite et elle a eu la gentillesse d’apporter deux de ses créations appelées « fermentines ». A gauche, une fermentine fraîche roulée dans des aromates provençaux. A droite, une bûchette bleue.

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Salade de fruits d’hiver

On n’a pas mangé de dessert à chaque repas, mais il y a eu cette jolie salade de fruits, de la compote (telle qu’elle ou mélangée à un peu de purée d’amande blanche), des biscuits et du chocolat.

Si cela vous intéresse, vous pouvez suivre l’avancée du projet sur le blog de l’AVEC et sur la plateforme numérique Variations (en cours de création par Cendres Delors). L’exposition et la dégustation de nos créations aura lieu le 29 ou le 30 juin lors du festival l’Oreille perchée, à Saint Germain d’Ectot (Normandie).

Bon dimanche !