Tag Archives: Cuisine durable

Repas de début août

12 Août

Bonjour !

Voici des petits plats maison ou du commerce que j’ai mangé ces derniers jours.

Tartinade de pois cassés

J’ai repris la base de ma soupe Shrek en mixant des pois cassés cuits et égouttés avec de la crème de coco. Puis j’ai décidé de changer de l’assaisonnement classique au curry pour une version au gout frais, en y ajoutant beaucoup de menthe fraîche hachée et un peu de jus de citron. C’était bon !

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Tartinade de haricot blanc à la carotte

Inspiree par cette recette Marmiton de purée haricot blanc-carotte à manger avec des croûtons, j’ai mixé des haricots blancs cuits et égouttés avec une carotte cuite et salé avec du bouillon de légumes en poudre. Et ça s’est bien laissé manger, sans la texture collante que peuvent parfois avoir avec les tartinades de haricots blancs. Lors de ce repas, on avait aussi une autre présentation des mêmes ingrédients : bâtonnets de carotte crue et nuggets de haricots blancs (je préfère la version aux pois chiche).

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Tourin de tomate et polenta

En vacances en famille, ma belle mère a préparé cette soupe d’été (recette ici) et j’y ai ajouté de petites formes découpées dans de la polenta. Ça allait bien avec les quelques pâtes déjà présentes dans la soupe et ça changeait du pain que je mange habituellement avec. Et bien sûr ça change un peu le look de la soupe !

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Pomme de terre garnie

Pour habituer mes enfants à l’idée de manger des légumes farcis, j’ai décidé de commencer par la pomme de terre et, pour garantir mon succès, de cuire les pommes de terre puis les creuser et les remplir de garniture pour « quichette », qu’ils l’agent sans aucun problème. Et j’ai servi le tout directement sur la table en expliquant que pour ce repas on mangeait dans des assiettes comestibles. Au final ils n’ont mangé que la garniture mais je compte réitérer l’expérience pour qu’ils finissent par intégrer qu’on peut aussi manger la « coque ».

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Repas de Daily Monop

Enfin une belle grosse assiette végétale chez Monoprix, pour changer des (très bonnes) petites assiettes de salade de quinoa ou de lentilles.

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Repas de Prêt à Manger

Très chouette découverte dans une boutique de la chaîne prêt à manger ! Les produits végétaux sont très clairement marqués, on trouve un wrap végétal, des sachets d’oléagineux, du chocolat chaud végétal… Bref un choix varié et équilibré. Comme à la gare de Lyon il y a le choix entre un Daily Monop et un Prêt à manger, j’irai désormais par défaut chez Prêt à manger.

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Repas de El rancho
     

J’ai demandé à Doudou un moment régressif en amoureux : ciné et repas dans un restaurant de la chaîne El rancho. Ce n’est pas de la grande qualité gustative mais ça nous a rappelé de chouettes souvenirs et il est facile d’y manger végétalien, à part pour le dessert. En apéro, un cocktail fruité pour moi, servi par défaut avec des tortilla chips et une salsa de tomates.

En plat, Doudou a choisi une salade servir dans une coque de tortilla. Pour ma part, j’ai commandé des fajitas de légume en demandant de ne pas avoir de fromage râpé parmi les pots de condiments.

Et vous, que mangez-vous en ce moment ?

Bon dimanche !

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Mes glaces éthiques 2018

5 Août

Bonjour !

Pour placer le contexte, les crèmes glacées traditionnelles doivent leur crémeux à l’utilisation de jaune d’œuf issu de poules élevées en cage et de produits laitiers issus de la souffrance de la séparation puis de la mise à mort d’une vache et de chacun de ses veaux nouveau nés, sans compter le bilan écologique catastrophique des produits laitiers (gaz à effet de serre, occupation de sols, etc).

Comme ceci est à mettre en balance avec le simple plaisir de manger une glace, ça fait longtemps que chez moi le plaisir ne fait plus le poids.

Sauf que je ne compte pas être privée de glaces quand tout le monde en a, et que les sorbets aux fruits ça ne me tente qu’occasionnellement. Alors comment faire ?

Sorbet à la noix de coco

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Solution 1 : les supermarchés et magasins de surgelés

De plus en plus de magasins vendent des glaces végétales, en plus des glaces à l’eau de type pop glacé/yéti/polo. Je ne vais pas souvent dans ce type de magasin donc je ne peux pas vous en dire plus.

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Solution 2 : les glaciers

A l’Estaque on trouve deux glaciers : Gelati Nino et Gelari Amore. Les deux offrent un large choix de granités et vendent un récipient réutilisable pour les contenir. Le Béluga et maintenant le Pinto en sont fans, en particulier le granité à l’arôme coco.

Mon glacier préféré parmi les deux est Gelati Nino car il propose un délicieux sorbet au chocolat noir. Cerise sur le gâteau, on me le sert avec le sourire dans le petit pot en inox que j’apporte de chez moi afin de limiter les déchets !

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A Marseille, on trouve aussi une boutique Amorino, sur le Vieux port, qui vend du sorbet au chocolat et du sorbet à la noisette, bio et super bons.

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Toujours à Marseille, sur le cours Julien se trouve Ego, une boutique où on se sert soi-même parmi un très large choix de glaces artisanales, dont environ un quart sont végétales. On trouve bien sûr des sorbets, mais aussi des glaces crémeuses à base de lait de soja ou de lait de coco. Ma préférée : menthe chocolat, que je n’avais pas mangée depuis des années. La préférée du béluga : vanille sur base de lait de soja.

Et avec une cuillère à melon et des abricots on peut s’amuser à préparer des bouchées spéciales :

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Solution 3 : le fait maison

Je vous avais donné ici (il y a 3 ans déjà ?!) mes recettes préférées pour les bâtonnets glacés faits maison aux parfums chocolat, vanille ou fruits. Je continue à expérimenter et cette année j’ai enfin testé les glaces à l’eau avec morceaux de fruits.

Ma recette la plus simple, et réalisable toute l’année, fait appel à une conserve de pêches au sirop.

– Couper les oreillons de pêche en petits dés et en remplir les moules sans tasser.
– Verser le jus de la conserve par dessus pour remplir les espaces restants.
– Planter un bâtonnet au milieu et mettre au congélateur pendant au moins 5 heures.
– Passer le moule sous l’eau tiède pour faciliter le démoulage de la glace.

Si on utilise des fruits frais, on peut utiliser comme liquide un mélange pour pop glacé/yéti/polo : moitié eau et moitié sirop au choix (citron par exemple, facile à faire maison comme expliqué dans Cuisiner en couleurs).

Version au sirop de citron maison, avec des framboises fraîches (à refaire avec des fruits plus mous comme les pêches, je ne trouve pas les framboises très agréables à croquer)

Bon dimanche !

Repas de fin juillet

29 Juil

Bonjour !

En juillet nous avons passé quelques jours de vacances à la montagne avec mes beaux parents, à la Joue du loup, une petite station tranquille composée de jolis chalets, riches en activités familiales (randonnée, accrobranche, animations diverses…). Voici un aperçu de nos repas sur place.

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Salade pommes de terre haricots verts

Avec olives, dés de tofu fumé et vinaigrette. On peut la préparer toute l’année avec des haricots en conserve, mais c’est en été que c’est le plus agréable de la manger, comme ici en pique nique.

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Repas restes en voiture

Sur le trajet des vacances, des restes du frigo assemblés pour faire un petit repas. Dés de tofu fumé, bâtonnets de carotte, dés de betterave cuite, graines de courge, et dés de pomme de terre cuite à la vapeur à tremper dans du parmesan végétal (ici noix de cajou, levure de bière, sel).

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Crozets à la crème et aux champignons

Une recette de ma belle-mère, très simple et qui plaît à tout le monde ! Les crozets sont cuits comme des pâtes dans de l’eau bouillante salée, tandis que dans une poêle on fait sauter des champignons coupés en tranches. On ajoute ensuite aux champignons de la crème végétale, c’est à dire chez moi du lait de soja nature et une cuillerée d’huile (de colza spécial cuisson), ou un mélange de purée d’oléagineux (ici cajou) et d’eau. Et juste avant de servir on incorpore les crozets cuits et égouttés. J’étais super contente de ce plat jusqu’à ce que je m’aperçoive sue tous les crozets vendus dans le coin comportent des œufs !! Il n’y a visiblement que la marque Lazzaretti qui en vend sans œufs !

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Pizza aux légumes

La pizzeria Pasta & Pizza propose une pizza aux légumes que j’ai demandée sans fromage et avec lequel je me suis régalée. Dans les pizzas aux légumes habituelles, les légumes ne vont pas forcement bien ensemble, ne sont souvent pas assez cuits et présentés en épais morceaux peu agréables en bouche. Ici pas du tout : des courgettes et des aubergines coupèes en très fines tranches et bien cuites, quelques bonnes olives, c’était très bon !

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Quiche aux lentilles corail

Ça faisait longtemps que je voulais tester cette recette du blog Enfant végé. J’ai remplacé le yaourt de soja nature, qu’on ne trouve pas ici, par la même quantité de lait de soja nature, et la fécule, que je n’avais pas en stock, par un peu plus de farine de blé. Le résultat est sympathique, et va très bien avec de la ratatouille.

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Pâtes à la ratatouille

Je me suis régalée du reste de ratatouille mélangé à des pâtes.

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Salade express


Un repas de flemme assemblé en 5 minutes tout en étant très satisfaisant pour le goût et l’équilibre alimentaire : salade verte, poivrons marinés (en bocal, égouttés), pois chiches (idem), graines de courge, vinaigrette.

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Apéro express

Admirez cet apéro d’une grande finesse, où les bretzels apéritifs sont tout de même contrebalancés par des tranches de champignons, pour varier en texture, en goût et en apport nutritionnel. On pourrait presque croire qu’on a longuement réfléchi avant de l’assembler, non ?…

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Tartines à la carotte

Du pain grillé, du fromage frais de soja et des lamelles de carotte découpées à l’économe.

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager le reste de l’assiette : une salade de tomates et un gros ratage d’omelette de pois chiche : j’avais emporté exprès ma poêle à crêpes antiadhésive pour la cuire sans stress, mais je n’avais pas anticipé qu’elle ne fonctionnerait pas sur les plaques à induction… On a donc changé de poêle en catastrophe et je n’ai pas pu surveiller la cuisson, qui a donné le sacré gloubi boulga ci-dessous ! Imprésentable mais bon tout de même.

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Pointes de pastèque

Connaissez-vous cette manière de présenter la pastèque ? C’est ma voisine marocaine qui me l’a appris et désormais je ne le fais plus que comme ça ! On découpe des tranches comme on peut, et tant pis si elles sont irrégulières, et on les recoupe transversalement pour obtenir des pyramides très étroites. C’est joli sur une assiette, pratique à manger pour les enfants et très facile à préparer.

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Voici mes autres propositions de menus pour ces vacances :

Je me suis basée sur l’ensemble des menus de cet article pour faire les courses à emporter au chalet. Au final, nous n’avons pas tout cuisiné mais ça nous a permis d’avoir les idées et les ingrédients pour préparer les repas sans nous prendre la tête.

Bon dimanche !

Omelette de pois chiche

22 Juil

Bonjour !

Je vous en ai déjà parlé ici mais comme j’utilise mon blog aussi comme carnet de recettes et que je fais souvent cette recette d’omelette simplissime, il fallait qu’elle ait son propre article.

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Comme je vous l’expliquais, je ne fais quasiment jamais l’omelette végane classique car elle comporte du tofu soyeux, que je n’achète quasiment jamais. Problème résolu grâce à cette recette de Mélanie du super blog Le cul de poule, qui utilise du lait de soja, et tant qu’à simplifier, élimine la fécule.

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La deuxième difficulté, c’est que le Béluga n’était pas emballé par cette recette servie telle quelle ou en riz « cantonais ». J’ai donc sorti la variante aux pommes de terre sautées, comme celle que me faisait ma nounou (enfin, elle la faisait de manière classique, mais avec des pommes de terre sautées).

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Et depuis on la fait presque une fois par semaine !

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Ingrédients pour 4 personnes en plat principal
– 3 pommes de terre moyennes (500 g)
– 160 g de farine de pois chiche
– 2 cuillerées à café de sel
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium (2,8 g), pour assurer un apport en calcium
– Facultatif : 2 cuillerées à soupe d’huile de colza raffinée (27 g), pour assurer un apport en oméga 3
– 400 ml de lait de soja nature
– De l’huile de cuisson (huile d’olive ou huile de tournesol oléique ici)

Préparation
– Éplucher les pommes de terre, les couper en petits dés puis les plonger dans un grand saladier d’eau afin de retirer l’excès d’amidon. Égoutter les pommes de terre et les placer dans un torchon pour les sécher.
– Dans une poêle (ici mal poêle en fonte), verser une bonne quantité d’huile de cuisson et y faire cuire les pommes de terre.


– Pendant ce temps, mélanger les ingrédients de l’omelette. Pour éviter les grumeaux, on peut homogénéiser le mélange avec un blender ou avec un mixeur plongeant. Comme je suis une feignasse, je me contente de tout verser dans un grand bocal et bien secouer : il reste quelques grumeaux mais ça ne se sent plus après cuisson à mon avis.
– Dans une grande poêle antiadhésive, verser un peu de l’huile de cuisson des pommes de terre sautées. Quand la poêle est assez chaude, verser les pommes de terre sautées égouttées et l’appareil à omelette.
– Quand le dessus est bien pris sur les bords (c’est à dire cuit jusqu’à 3 cm du bord), retourner l’omelette. Première méthode : la faire glisser sur une assiette puis avec précaution retourner la poêle vide sur l’assiette et, d’un geste maitrisé, retourner l’empilement assiette-omelette-poêle. Seconde méthode : placer sur l’omelette une assiette qui fait la même taille que l’omelette et, d’un geste maîtrisé, retourner l’empilement, puis faire glisser l’omelette retournée dans la poêle – je l’explique avec plus de détails à la fin de cet article.

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– Laisser dorer l’autre face. Ca ira beaucoup plus vite que la cuisson que la première face.
– Déguster chaud. Froid, on obtient une galette trop sèche et bourrative, donc même pour les restes il vaut mieux un réchauffage.

Des morceaux d’omelette sans œuf (mais avec pommes de terre) et un reste de pommes de terre sautées, ou comment appâter les enfants qui vont grignoter les pommes de terre puis attaquer l’omelette

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Remarques

  • Choix de la poêle : Il est nécessaire d’utiliser une poêle antiadhésive, sinon l’omelette a tendance à se briser comme ci-dessous. J’ai une poêle à crêpes Téfal basique qui me sert actuellement pour les crêpes et l’omelette (pour tout le reste j’utilise de la fonte ou de l’inox). Cette recette m’amène donc à salir deux poêles : celle en fonte pour les pommes de terre et celle en Téfal pour l’omelette. Du coup j’en profite généralement pour préparer une second plat dans la foulée, que je servirai le lendemain. Ça me permet de réutiliser la poêle en fonte ainsi que l’huile des pommes de terre sautées.
  • Recette pour 2 personnes en plat principal, ou 4 personnes en accompagnement : 250 g de pommes de terre, 80 g de farine de pois chiche, 1 cuillerée à café de sel, 200 ml de lait de soja.

Omelette juste avant d’être retournée

Omelette juste après le retournement

  • Façon omelette fine : Pour 1 fine omelette (qu’on peut utiliser comme crêpe salée) mélanger 40 g de farine de pois chiche, 100 ml de lait de soja (ou 100 g de yaourt de soja et 1 mini pincée de bicarbonate pour neutraliser son acidité), 1/2 cuillerée à café de sel, 1/2 cuillerée à soupe d’huile (j’utilise de l’huile de colza désodorisée, pour les oméga 3). Faire cuire dans une crêpière chaude huilée. Ci dessous, servie avec du tien courgette tomate.
  • Keftas de tomate : Je profite de cette recette pour vous donner une sorte de variante dans laquelle des tomates fraîches, des herbes, de l’ail et de l’oignon remplacent les pommes de terre et le lait de soja. Il s’agit des tomatokoeftedes que j’ai découverts sur le super blog Saines gourmandises. Je remplace l’œuf et la farine de blé par de la farine de pois chiche, versée à l’œil jusqu’à obtenir une bouillie épaisse.

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Bon dimanche !

Tajine de légumes

8 Avr

Bonjour !

Je viens enfin partager avec vous la recette précise de notre délice familial hebdomadaire : « le tajine ». Je mets des guillemets car on ne le cuit pas dans un tajine mais dans une sauteuse.

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Cette recette est représentative de notre cheminement en cuisine végétale. A nos débuts de végétarisme, nous nous sommes sentis obligés de copier le tajine d’agneau en y ajoutant du seitan, ce qui a donné cette recette publiée il y a plusieurs années. Comme nous ne faisions pas de seitan très souvent, nous avons peu à peu oublié cette recette. Puis ma belle-mère a commencé à faire un tajine de légumes avec pruneaux et amandes, ici, et on a trouvé ça vraiment délicieux. Et maintenant, nous avons trouvé la recette qui fonctionne pour nous et nous nous régalons d’un tajine que nous ne cherchons plus à comparer à un plat avec viande. C’est une recette tout simplement délicieuse et facile à faire.

Elle est sur notre table environ une fois par semaine et elle est approuvée par de nombreux amis non végé, à qui on en propose souvent comme plat quand on les invite. Nos autres plats de prédilection quand on a des invités : des pâtes ou des gnocchis en sauce tomate, des lasagnes (aux lentilles ou vert blanc rouge), du risotto aux cèpes séchés avec des tranches de courge rôties aux herbes de Provence.

Ingrédients pour 4 personnes
– Environ 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
– 1 oignon
– 3 carottes
– 1 pomme de terre ou 1 patate douce ou 1 petite tranche de courge ou 1 courgette
– Du ras el hanout (curcuma, cannelle, fenouil, girofle, muscade, poivre noir, gingembre, laurier, piment)
– Environ 250 g de pois chiche cuits (poids égoutté)
– Facultatif : du sel
– 1 poignée d’amandes
– 1 poignée de pruneaux

Préparation
– Éplucher l’oignon et le couper en petits dés.
– Dans une sauteuse sur feu moyen, mélanger l’huile, le ras el hanout et l’oignon.
– Couper les carottes en dés et les ajouter dans la sauteuse.
– Faite tremper les amandes dans un bol d’eau pour qu’elles commencent à gonfler.
– Couper en dés le troisième légume (après l’avoir épluché si besoin) et l’ajouter quand oignon et carottes ont un peu cuit.
– Au bout de quelques minutes, ajouter un verre d’eau, les pois chiche, saler éventuellement et couvrir.

On peut mettre les pois chiche encore congelés, comme ici.

– Laisser cuire à feu doux. Ajouter les amandes rincées et les pruneaux un peu plus tard dans la cuisson.
– Quand les légumes sont moelleux, corriger l’assaisonnement et servir. Il doit rester un peu de liquide/jus.

Remarques

  • Accompagnement : semoule. J’utilise de la semoule de blé semi complet et je mélange une dose de semoule avec du sel, de l’huile et une dose et semi d’eau bouillante puis je laisse gonfler à couvert.
  • Variantes : ajouter un petit légume (panais, navet…), remplacer la semoule par du riz.
  • Pour les bébés : ne pas ajouter de sel dans la recette, retirer les amandes et les pruneaux – les amandes sont dures à croquer et la peau des pruneaux est dangereuse car elle peut se coller au palais et ainsi obstruer le fond de la bouche. On peut écraser grossièrement les légumes du tajine et les mélanger à la semoule si l’enfant apprécie.

 

Bon dimanche !

Repas de mi mars

25 Mar

Bonjour !

Aujourd’hui, les choux sont à l’honneur. J’ai essayé de les préparer de manière différente de d’habitude, pour éviter la lassitude de fin d’hiver… Au final, on a des recettes bien colorées dans cet article : vert, orange, jaune, blanc, bleu et violet : c’est pas triste l’hiver en cuisine !

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Chou vert et carotte de Doudou

Doudou les a cuits avec du curry et servi avec du riz. Il y avait aussi du tofu fume, ajoute apres avoir pris la photo. Simple, bon et coloré, merci Doudou !

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Légumes rôtis

Pomme de terre, courge et chou fleur tout simplement enrobés d’huile et de sel puis rôtis, comme expliqué ici. J’ai essayé la cuisson directement sur lèchefrite, sans tapis en silicone, et ça a un peu accroché.

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Repas tout bleu

En apéro, une limonade maison (10 g de jus de citron, 10 g de sucre blond, 80!g d’eau) dans laquelle une partie de l’eau a été remplacée par du bleu de spiruline (j’en ai souvent un peu au congélateur). Et en réalité, je ne l’ai pas servie à l’apéro mais pour le dessert du Béluga !

En plat, un risotto indigo. Comme expliqué dans Cuisiner en couleurs, on fait bouillir du chou rouge coupé en morceaux dans de l’eau puis on l’utilise comme base de bouillon (j’y ajoute un cube de bouillon de légumes ou de l’Herbamare). Sans ajout particulier, le risotto obtenu est violet. Si on met du vin blanc, il sera parme. Si on met du bicarbonate (1/4 de cuillerée à café pour 1 L de bouillon), il sera bleu. Attention, si on met trop de bicarbonate, en plus d’un gout étrange, le risotto va virer au turquoise puis au vert kaki…

Pour le soir, avec le reste de risotto, j’ai essayé de faire des arancini, fourrés avec de la fêta de lupin (obtenue en mixant 100 g de graines de lupin saumurées épluchées puis en incorporant 20 g d’huile de coco désodorisée), mais je n’ai pas eu le courage d’aller au bout de la recette qui demande de les rouler dans la chapelure et les faire frire… et non frit, c’est un peu étouffant.

Pizza violette

Ca fait longtemps que cette recette de J’veux être bonne me fait de l’œil. J’ai coloré la pâte à pizza avec un peu du chou rouge cuit lors de la préparation du bouillon de risotto. J’ai mixé le chou cuit et égoutté en purée bien homogène puis je l’ai utilisée à la place de l’eau dans la recette de pâte à pizza. Le chou rouge donne un gout perceptible mais pas gênant. Côté garniture, j’ai mélangé du yaourt de soja avec un reste de fêta de lupin. J’ai râpé du chou rouge cru et ajouté un oignon rouge émincé et poêlé avec de l’huile d’olive. Les couleurs ne sont pas aussi belles que dans la recette originale, en partie parce que je n’avais pas de sucrine à parsemer après cuisson, mais c’est un bon début je trouve.

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Sauce blanche pour pâtes

J’ai tout simplement mixé du chou fleur cuit avec de la purée de noix de cajou, de la levure de bière maltée et du sel. Pas mal ! À part que Doudou et le Béluga tirent la tronche des qu’ils voient arriver des pâtes servies dans autre chose que LA sauce tomate de Doudou…

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Sauce soleil d’hiver

Mixer 200 g de courge cuite (au four, à la vapeur, à l’étouffée) pelée ou non (le robot va hacher la peau, il n’en restera que quelques petits morceaux), 100 g de haricots blancs grossièrement égouttés, 20 g d’huile de colza (pour les oméga 3, sinon 30 g de purée d’oléagineux), environ 2 cuillerée à soupe de levure de bière, environ 1/2 cuillerée à café de sel. Je suppose qu’on peut remplacer les haricots blancs par 100 g de tofu soyeux, 100 g de yaourt de soja (éventuellement mélangé à une minuscule pincée de bicarbonate pour neutraliser son acidité), 100 g de lait de soja ou encore 50 g de tofu ferme + 50 g d’eau. Et bien sûr, on peut ajouter un demi oignon coupé en dés et poêlé à feu doux dans un peu d’huile, et un peu d’ail cuit avec l’oignon: y a-t-il un plat qui ne va pas avec un peu d’ail ou d’oignon cuit dans de l’huile ?…

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Velouté de chou fleur à l’amande

Dans une cuillerée d’huile, j’ai fait revenir 1 oignon émincé et une gousse d’ail dégermée, puis j’ai ajouté un chou fleur coupé en morceaux (tronc et feuilles compris, même si pour une couleur bien blanche il vaut mieux éviter de mettre les feuilles), l’équivalent d’un cube de bouillon de légumes (de l’Herbamare et 1 pincée de sucre ici) et de l’eau. Une fois le chou fleur cuit (mou), j’ai mixé avec 2 cuillerées à soupe de purée d’amande blanche. Miam !

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Rillettes de lentilles de Résé

Cette recette de La cuisine végé de Résé est un régal ! J’ai remplacé la purée de noisette par une poignée de graines de tournesol décortiquées.

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Gâteau zébré au chocolat

Toujours la même recette très simple avec du yaourt de soja, détaillée ici.

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Pâtisseries de Oh Faon !

Comme je vous le disais la dernière fois, à Marseille aussi on peut profiter de pâtisseries de pointe ! Voici 6 délicieuses préparations de la carte hivernale de Oh Faon !, qui est 100 % végétale et ne dispose pas encore d’une boutique : on commande les pâtisseries à l’avance et on va les chercher au laboratoire.

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Graines de courge sucrées

Au salon Veggie world, nous avons découvert avec enthousiasme les graines de courge sucrées et épicées de la marque Produits de la vie. Nos deux pots terminés, j’ai essayé d’en racheter mais ce produit ne figure pas sur leur site ! Qu’à cela ne tienne, en attendant de trouvée le moyen d’en commander, j’en ai préparé moi-même. Mon sucre est moins fin et j’ai simplement épicé à la cannelle, mais c’était bon aussi.

 

Bon dimanche !

Navettes de Saint Victor

21 Jan

Bonjour !

Aujourd’hui, je vous propose une recette de biscuits typiquement marseillais et j’en profite pour vous emmener faire une petite incursion dans les subtilités du langage commercial.

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Les allégations commerciales ont pour objectif de nous faire acheter le produit, donc de nous persuader qu’il est bon pour nous, quitte à nous induire en erreur en mentant par omission.

Quand on lit une étiquette, pour éviter de se faire arnaquer, une bonne astuce est de se mettre dans la peau du vendeur en se demandant tout ce qu’il n’a PAS pu écrire… Mais qu’il suggère quand même pour nous convaincre.

Par exemple un fond vert sur l’emballage du jambon issu d’un porc qui a passé sa vie en cage, comme 95 % des cochons français. Peut être que la couleur est présente sur l’emballage juste pour faire un contraste de couleur avec la couleur rose du jambon. Mais à mon avis elle est surtout là pour que notre esprit pense : « cochon + vert comme l’herbe = élevage en plein air » et en conclue « c’est traditionnel, éthique et sain, je peux acheter ». Ou « vert frais = produit bon pour la santé ». Sauf que rien de tout cela n’est écrit sur l’emballage, donc aucune chance que ce soit la réalité ! Sinon ce serait écrit en toutes lettres.

Autre exemple, les laits végétaux bio sans sucre ajouté. Ils sont donc parfaits pour les diabétiques et une alimentation santé en général ? Pas du tout ! Le lait de riz par exemple, comme la plupart des laits de céréales du commerce, est très sucré ! Pas en ajoutant du sucre, effectivement, mais en faisant agir une enzyme qui transforme l’amidon du riz en sucres… Cette enzyme n’est pas consommée (on la réutilise plusieurs fois) donc ne figure pas dans la liste des ingrédients… Mais ce tour de passe passe revient au même qu’ajouter du sucre ! Ainsi, le lait de riz du commerce contient principalement de l’eau et du sucre, c’est donc une boisson plaisir qui doit utilisée avec parcimonie. (Si ça vous dit, je ferai un article sur le sujet des laits végétaux.)

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Parlons maintenant de notre exemple du jour : les navettes de Saint Victor, un symbole de la tradition marseillaise dont vous pouvez lire l’histoire ici. Pour beaucoup, c’est LE premier biscuit donné aux bébés, et une madeleine de Proust qu’on va acheter à la première occasion. Doudou ne fait pas exception, et il a initié le Béluga et le Pinto qui en mangent désormais au petit déjeuner comme leur papa.

Les navettes de Saint Victor coûtent cher, quasiment un euro la navette, mais sont auréolées du soutien historique des marseillais et de nombreuses personnalités. J’en avais parlé il y a déjà plusieurs années ici.

Voici ce qu’on peut lire sur le site du Four des Navettes pour nous convaincre de les acheter : « Sous l’apparente simplicité se cachent en fait une recette unique et un savoir- faire inégalé. L’amour du métier de la Famille Imbert et le respect de la tradition sont garants de la qualité, à la grande satisfaction des Provençaux et des gourmets du monde entier. » On peut aussi voir sur le sachet « tradition marseillaise depuis 1781 » et à d’autres endroits du site internet « un procédé unique » et « le secret le mieux gardé le Marseille ». Quelle mention irait logiquement avec le reste, mais ne figure pas ici ?

Toutes ces mentions nous suggèrent que la recette est secrète et n’a pas changé depuis 1871, non ?

Mais la mention « recette traditionnelle » ne figure pas. Et il y a une raison : les ingrédients ne sont pas du tout, mais alors PAS DU TOUT traditionnels. Et ce n’est pas beau à voir.

En fait c’est tellement choquant que la composition des navettes de Saint Victor ne figure pas sur la version mobile de leur site internet. Il faut fouiller un peu pour la trouver ; heureusement que la composition des aliments vendus sur internet doit obligatoirement être affichée – la loi protège le consommateur sur ce point.

Quand on lit les ingrédients, c’est le désastre : « Farine de blé. Sucre. Margarine allégée (matière grasses (60%): huiles et graisses végétales raffinées partiellement hydrogénées ; eau ; sel (0,8%) ; émulsifiants : mono et diglycérides d’acides gras E471, lécithines E322 (avec dérivés du soja) ; acidifiant : acide citrique E330 ; conservateur : sorbate de potassium e202 ; sucre ; arömes (avec dérivés du lait) ; colorant : β-carotène E160a). Arôme citron. Arôme fleur d’oranger. »

Depuis quelques années il y a donc dans les navettes de Saint Victor de la margarine partiellement hydrogénée, un aliment à éviter absolument car contenant des acides gras trans, qui sont de loin la pire matière grasse pour la santé des artères. En fait, toute la composition des navettes semble suivre une logique de réduction drastique des coûts : on n’y trouve pas d’eau de fleur d’oranger ni de citron, mais des arômes, des émulsifiants. Et même des conservateurs, ce qui est un comble pour des biscuits secs !

Les navettes de Saint Victor combinent donc depuis quelques années une image traditionnelle très forte, un prix de vente élevé (10 euros les 12 biscuits) et des ingrédients de qualité extrêmement mauvaise. C’EST LA HONTE. Je pense que beaucoup de marseillais continuent d’acheter ces navettes car ils ne peuvent pas croire que le Four des navettes de Saint Victor ait osé trahir à ce point sa réputation et la confiance historique qu’on leur accorde.

Tant qu’on achetait des navettes de manière occasionnelle je ne disais rien, mais maintenant que mes trois hommes en font leur petit déjeuner ça devient un réel problème pour moi. J’ai donc décidé, pour leur santé, pour notre portefeuille mais aussi pour ne plus donner mon argent à cette entreprise qui se moque du monde aussi éhontément, de fabriquer nos navettes. C’est très facile d’ailleurs !

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Recette végétale des navettes de Saint Victor

Je n’ai pas eu à développer moi-même la recette car ces navettes sont célèbres depuis très longtemps et de nombreux-ses passionné-e-s ont œuvré pour en réaliser. J’ai juste végétalisé la recette patiemment créée par Lionel, du blog Gottrau, en remplaçant  simplement l’œuf par 50 g de yaourt et 1 pincée de poudre à lever.

Si vous ne connaissez pas ces navettes, sachez je ne vous en voudrai pas si vous ne trouvez pas que c’est le meilleur biscuit du monde. En effet, leur principal atout est d’être une madeleine de Proust pour les marseillais-es.

Comparaison entre une petite navette faite maison (et un peu trop cuite) avec une navette du commerce

Ingrédients pour 8 navettes de grande taille ou 16 petites navettes
– 3 cuillerées à soupe d’eau de fleur d’oranger
– 50 g de yaourt végétal (yaourt de soja nature ici) OU 2 cuillerées à soupe de liquide (eau de fleur d’oranger par exemple)
– 90 g sucre fin (sucre blanc de supermarché ou, en bio, sucre blond mixé ou sucre glace)
– 25 g (2 cuillerées à soupe) d’huile d’olive (ou autre huile neutre en goût)
– 1 pincée de sel
– 1 pincées de poudre à lever ou de bicarbonate
– 250 g de farine de blé blanche (T65 ici)

Préparation
– Dans un saladier (ou idéalement dans la cuve d’un robot pâtissier), mélanger le sucre avec le yaourt et l’eau de fleur d’oranger. Attendre quelques minutes pour les grains de sucre soient bien dissous.
– Préchauffer le four à 170-180 C. Chemiser une plaque de cuisson avec du papier ou un tapis de cuisson.
– Ajouter l’huile puis le sel, la farine et la poudre à lever et mélanger.
– Pétrir pour obtenir une pâte homogène mais très ferme. Au robot, il faudra peut être faire une pause une fois que le mélange est homogène pour former la boule de pâte à la main puis laisser le robot finir de la pétrir.
– Découper la boule de pâte en 4 boules puis diviser chacune en 2 ou 4 selon la taille souhaitée pour les navettes. Celles de Saint Victor sont vraiment de grande taille.
– Rouler chaque boulette pour faire un boudin pas trop épais. Appuyer un peu aux extrémités pour que bout soit bien plat, comme un cigare ou un beau cylindre.
– Poser les cylindres sur la plaque chemisée et, avec un couteau sans dents, inciser très profondément sur quasiment toute la longueur. On laisse environ 2 cm non incisé à chaque bout.
– Écarter les bords des incisions pour donner la forme traditionnelle.

Version « petite taille » : 16 navettes

Version : presque aussi grosses que celles du commerce : 8 navettes

– Cuire 15 à 18 minutes (selon la taille des navettes) à 170-180 °C. Les biscuits doivent à peine blondir. En fait, le dessous et les bords de l’incision sont les seuls endroits à colorer un peu, le reste du biscuit reste bien blanc.
– Laisser refroidir pour obtenir la texture dure et cassante typique de ces navettes.


– Conserver dans une boite en métal ou simplement dans un sachet en tissu si comme nous vous les consommez vite. On peut réchauffer les navettes brièvement (au four traditionnel ou, sacrilège, au four à micro ondes) avant de les déguster.

Remarques

  • L’eau de fleur d’oranger de la marque Vahiné : Elle est végane, mais sa composition n’a rien de naturel : eau, arôme, acide lactique, sorbate de potassium ! Ceci dit, elle est parfaite pour obtenir l’arôme des navettes de Saint Victor, qui lui non plus n’est pas naturel. Le flacon fait 200 ml.
  • L’eau de fleur d’oranger de la marque Cook : Sa composition est la suivante : 80 % d’eau de fleur d’oranger, et 20 % d’alcool. L’alcool joue ici le rôle de conservateur qui permet de garder la bouteille entamée dans un placard pendant plusieurs mois. L’alcool disparaît quand on cuit l’eau de fleur d’oranger, donc on peut l’utiliser sans aucun problème dans une crème dessert ou un gâteau. Pour cette recette cependant, je déconseille de l’utiliser car la recette consomme quasiment tout le flacon (il fait seulement 50 ml) et l’arôme correspond moins à l’arôme artificiel des navettes actuelles.
  • L’eau de fleur d’oranger de la marque La Patelière : Sa composition est la suivante : Eau, eau de fleur d’oranger, arôme. Le flacon est assez grand (250 ml). Comme il n’y a pas de conservateur dans les ingrédients, il faut le stocker au réfrigérateur après ouverture et le consommer dans le mois. Si vous faites régulièrement des navettes ou d’autres préparation à la fleur d’oranger, c’est la solution idéale. Je la trouve en supermarché (Intermarché Marseille 16ème, qui a des aliments bio en vrac et une sélection de produits bio La Patelière).
  • L’eau de fleur d’oranger de la marque Laboratoire Ladrôme : Le flacon de 200 ml est composé uniquement d’eau de fleur d’oranger. Il est donc à conserver au frigo après ouverture. Ce produit convient bien pour les navettes, en particulier la version sans soja où je remplace le yaourt par une cuillerée à soupe supplémentaire d’eau de fleur d’oranger.
  • Le sucre doit être très fin sinon ses grains ne se dissoudront pas dans la pâte à navette, qui contient tres peu de liquide. Le sucre blanc en poudre de supermarché est assez fin. Le sucre blond en poudre, par contre, à des grains trop gros : il faut donc le mixer au robot. Si vous n’avez pas envie de le mixer, une solution est d’acheter directement du sucre glace bio – mieux vaut du sucre trop fin que pas assez pour cette recette.
  • Version sans soja : Remplacer les 50 g de yaourt de soja par 1 ou 2 cuillerée à soupe d’eau, tout simplement.
  • La pincée de poudre à lever ne doit pas être grosse, sinon on verra des bulles disgracieuses à la surface des navettes, comme ici.

  • La cuisson dépend de votre four. Adaptez donc la température et la durée de cuisson pour obtenir une couleur blonde sur les arêtes de la navette. Une fois refroidie, elle doit être plutôt dure sous la dent.

Navettes trop cuites pour ressembler à celles de Saint Victor, mais bien bonnes quand même

Là c’est mieux mais encore trop doré

Bon dimanche !