Tag Archives: Cuisine durable

Repas de mi août

19 Août

Bonjour !

Et voilà les derniers repas des vacances ! Désolée pour mon absence de réponse à vos commentaires, le réseau internet était particulièrement faible mais je compte bien y répondre maintenant.

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Beignets de fleurs de courgette

C’est un apéritif emblématique de l’été dans ma famille. Cette recette plus rapide à croquer qu’à préparer à cause de la cuisson de chaque beignet, donc c’est pour les apéros où à envie de se chouchouter.

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Repas de fête

Pour ce repas entre famille et amis, chacun a contribué en apportant quelque chose. Dans cette belle assiette pleine de couleurs, il y avait des tartines de houmous, de la salade verte, du cake salé courgette, menthe, curcuma et une délicieuse salade de chou rouge aux raisins secs, amandes et je ne sais plus quoi.

En plat, une sorte de couscous-tajine, préparé par ma maman.

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Taboulé au chou rouge


Il restait de la salade de chou rouge, que nous avons mélangée à de la semoule de couscous (non cuite). On a ajusté l’assaisonnement et hop, après une demi-heure de repos au frais le temps que la semoule absorbe le liquide et gonfle, on avait un taboulé de chou rouge !

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Galette aux légumes et fromage patate

J’ai redécouvert le « fromage de pomme de terre » pendant ces vacances et on s’est fait plaisir à le tester dans toutes sortes de plats ! Ici une galette de sarrasin (du commerce) garnie d’une poêlée de courgettes et de fromage de pomme de terre. En voici la recette : cuire à l’eau bouillante 350 g de pommes de terre épluchées et coupées en dés. Les égoutter une fois qu’elles sont bien cuites, et utiliser un mixeur plongeant pour les mixer avec 100 g d’huile neutre (ici colza cuisson, comme d’habitude), 1 cuillerée à café de sel, 1 cuillerée à soupe de jus de citron et environ 30 g de levure de bière en paillettes (la levure « diététique »).

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Assiette spéciale de pommes de terre

On avait des pommes de terre vitelotte, un reste de brocolis cuits et forcément on a eu envie de rigoler avec une assiette violette, verte et jaune, super gourmande ! Le jaune est bien sûr du fromage de pomme de terre.

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Tomate à la provençale et socca

Cette délicieuse assiette est une réalisation de Doudou. Les tomates à la provençale sont des tomates coupées en deux et cuites au four (en une seule couche) et, avant la fin de leur cuisson, saupoudrées d’une chapelure aromatisée à l’ail et au persil.

D’habitude on les accompagne de panisses, mais ici on a choisi la facilité, avec une plaque de socca cuite au four. Ici, pour une grande lèchefrite huilée, il faut prendre un saladier et y mélanger 500 g de farine de pois chiche avec 2 cuillerées à café de sel et 8 cuillerées à soupe d’huile (olive ici). Avec un fouet, on incorpore progressivement 1 L d’eau puis on verse le tout dans la lèchefrite chaude huilée. On laisse cuire à four chaud jusqu’à ce que les bords brunissent puis on sert immédiatement.

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Tian de légumes et nuggets de pois chiche

Là aussi, un repas cuisiné par Doudou. Des nuggets de pois chiche et un tian de tomates, courgettes et oignons. A côté, on voit un reste de poêlée de champignons et un ramequin de sarrasin germé.

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Salade de riz de restes

De la salade verte, et du riz mélangé à un reste de salade de tomates. A droite, deux portions de camembert végétal réalisés avec cette recette en remplaçant 1/4 des noix de cajou par des graines de tournesol. La portion violette a été préparée en remplaçant l’eau par du jus de myrtille (mais on ne sent plus le goût de myrtille une fois le fromage affiné !).

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Velouté et champignons sautés

Avec les fréquentes pluies normandes, le jardin était truffé de rosés des prés, et nous en avons bien profité. Ici, un velouté de courgettes servi avec une poêlée de ces champignons.

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Crumble aux abricots

Les abricots frais ont été mélangés à des figues sèches coupées en petits morceaux. Pour le crumble, on a mélangé de petits flocons d’avoine avec de la poudre d’amande, du sucre  et de l’huile neutre.

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Dessert d’anniversaire

Le jour de mon anniversaire était une journée bien tranquille, en famille, où j’ai pu m’amuser à tester des recettes. Voici l’expérimentation qui l’a servie de gâteau d’anniversaire : une sorte de flan, à la texture ratée mais au goût tout à fait convenable associé à des fraises. Comme on n’avait pas de bougies, on a fait semblent de souffler sur les fraises !

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Gâteau de polenta à l’amande

Cet essai-là était tout à fait réussi ! Je vous donne donc la recette, qui est végane et sans gluten. Dans un saladier, mélanger 200 g de polenta instantanée, 200 g de poudre d’amande, 100 g de sucre, 50 g de fécule, le zeste râpe d’un citron et 1 sachet de poudre à lever. Ajouter 50 g d’huile neutre, 4 cuillerées à café de jus de citron et 400 ml de lait de soja nature. Verser dans un moule à gratin huilé et faire cuire à environ 180 C.

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Bonne semaine !

Quiche aux courgettes sans oeuf

30 Juin

Bonjour !

Avant de commencer, j’ai une annonce pour les personnes se trouvant pas loin de Caen : aujourd’hui je serai à Saint Germain d’Ectot dans le cadre du festival L’oreille perchée ! Dans ma valise, j’apporte du camembert végétal multicolore… Pour celles et ceux qui ne nous verront pas en vrai, voici la synthèse de l’aventure 2019 de notre collectif d’affinage, avec une photo de mon fromage en cours d’affinage (il y a même une photo du Pinto).

Voici une recette qui devrait être normale et accessible à tout le monde, puisqu’on est dans la pleine saison des courgettes. Mais en ce moment, l’idée même d’allumer le four est totalement inenvisageable !

Après la recette, j’ai certes inclus une variante sans four, de type frittata aux courgettes, mais clairement je vais attendre la fin de cet épisode de canicule pour poêler des courgettes. Actuellement, je me contente de les manger très brièvement cuites (en velouté) ou carrément crues, coupées en tranches dans un sandwich au houmous (fait maison à partir de pois chiches en conserve : hors de question d’en cuire moi-même ces jours-ci) ou découpées en spaghetti/allumettes et assaisonnées de graines de sésame, d’huile de sésame grillé et de sauce soja.

J’espère que cet épisode caniculaire qui bat des records fera basculer un maximum de personnes dans un mode de vie plus écologique. D’ailleurs, j’aime les petites astuces contre la chaleur d’Insolente veggie. Bon, revenons à la recette.

Vous avez déjà vu cette quiche toute simple ici et la voici maintenant en détails.

Cette recette figure aussi dans Nourrir son enfant autrement, avec une petite erreur sur la quantité de fécule à utiliser (30 g au lieu de 50 g).

Ingrédients pour une tarte
– 2 petites courgettes (300 g)
– 3 cuillerées à soupe d’huile
– 1 pâte à tarte
– 50 g de fécule (de pomme de terre, de maïs…)
– 300 ml de lait de soja nature
– 1 cube de bouillon de légumes ou 2 cuillerées à café de bouillon de légumes en poudre/sel aux plantes
– 1/4 cuillerée à café de curcuma en poudre
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium

Préparation
– Couper les courgettes en tranches d’environ 5 mm d’épaisseur et les faire cuire dans une grande poêle avec l’huile, en remuant régulièrement. Cette cuisson prend environ 10 minutes.


– Pendant ce temps, allumer le four à 180-190 °C.
– Étaler une pâte à tarte dans un moule de 30 cm de diamètre et la placer dans le four pour la précuire.


– Dans un blender ou un saladier, mélanger 30 g de fécule avec 300 ml de lait de soja nature, 2 cuillerée à café de sel aromatisé aux plantes (ou 1 cube de bouillon de légumes), ¼ cuillerée à café de curcuma et éventuellement 1 cuillerée à café de carbonate de calcium.


– Quand le fond de tarte est devenu mat (il ne doit pas devenir coloré), y verser le mélange aromatisé puis répartir les tranches de courgette.
– Faire cuire pendant 30 minutes.
– Laisser refroidir complètement avant de couper en tranches. Comme une quiche normale, celle-ci peut sans problème être réalisée la veille.

 

Remarques

  • Coloration jaune de l’appareil : Dans cette recette, le curcuma sert un peu à relever le goût, et beaucoup à donner une jolie coloration blonde. Vous pouvez remplacer le curcuma et une partie de la fécule par de la farine de lupin ou de la farine de pois chiche. Il faut que je refasse des essais pour vous donner des quantités précises.
  • Version sans courgette : En hiver, on peut remplacer la courgette par de la carotte.
  • Version sans fécule : On peut remplacer la fécule par de la farine de riz ou de blé blanche. Cependant je n’ai pas de dosage précis à vous proposer. A l’oeil, je dirais 80 g de farine, mais je n’ai pas testé.
  • Version sans four : Au lieu de préparer une quiche, préparer une frittata aux courgettes. Pour cela, utilisez ma recette d’omelette en remplaçant les pommes de terre par des courgettes et la moitié du sel par du sel aux plantes/bouillon de légumes.
  • La pâte à tarte : Mes enfants ne sont pas fans de quiche en général, donc je ne fais pas cette recette souvent : c’est plutôt quand on a un pique-nique avec des ami-e-s. J’utilise alors une pâte feuilletée du commerce, pour deux raisons. D’abord parce que c’est ainsi que je la préfère (et comme j’en utilise peu, je m’autorise cet écart au fait maison/zéro déchet/zéro huile de palme. D’autre part, parce que cela me permet d’expliquer très simplement la recette quand on me la demande, afin que même une personne qui cuisine très peu la considère comme accessible.
  • Le bouillon de légumes/sel aux plantes : Il faut que je vous fasse un article sur ce type de produits ! En attendant, sachez que le sel aux plantes, comme le bouillon de légumes en poudre, est composé d’environ moitié sel et moitié plantes séchées. Et le bouillon de légumes en cubes, c’est à peu près pareil, avec de l’huile pour agglomérer le tout en un cube facile à doser.

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Bon dimanche !

Yaourt végétal à la noix de coco

21 Avr

Bonjour !

J’ai l’impression que les boissons et desserts végétaux à la noix de coco sont de plus en plus répandus dans les magasins. Et j’avais envie de vous en parler avec un peu de lecture d’étiquette, comme on l’avait déjà fait ici.

Je vais prendre comme exemple un yaourt, mais ce qui suit est valable pour tout produit alimentaire, qu’il se mange ou qu’il se boive. J’invite notamment les personnes achetant des briques de « lait d’amande », ou de crème végétales à cuisiner, à regarder d’un peu plus près la liste des ingrédients de ces produits.

 

Quand un yaourt affiche sur son étiquette « saveur coco », cela signifie la même chose que « yaourt aromatisé à la noix de coco ». C’est à dire qu’il n’y a pas de vraie noix de coco dedans, juste des arômes. Vous pouvez le vérifier très simplement en lisant la liste des ingrédients. Au passage, la liste des ingrédients est TOUJOURS présente sur l’étiquette, grâce à une loi européenne appelée règlement INCO, pour INformation du COnsommateur (il y a du bon dans l’Europe !).

Quand un yaourt affiche sur son étiquette « à la noix de coco », cela signifie qu’il y a forcément de la vraie noix de coco dedans. Le règlement INCO impose alors que dans la liste des ingrédients figure le pourcentage de noix de coco. Et il est très important de le vérifier, savez-vous pourquoi ? Parce que ce pourcentage peut être ridiculement bas, par exemple 4,3 % pour le yaourt végétal à la noix de coco Alpro !

Et attention, ce n’est pas 4,3 % de noix de coco, mais de lait de coco… dont on ne connait pas la teneur en noix de coco. Or les laits de coco contiennent entre 15 et 60 % de noix de coco. Donc si on est optimiste, il y a 4,3×60/100 = 2,6 % de noix de coco dans ce yaourt. Et si on est pessimiste, il n’y en a que 4,3×15/100 = 0,6 % !

Incroyable non ?

Vous vous demandez sûrement comme un yaourt à la noix de coco contenant 2,6 % de noix de coco peut avoir l’onctuosité et la délicieuse saveur qu’on en attend ?…

Pardi, le fabricant ajoute des épaississants (pectines par exemple) et des arômes !

Du coup la texture et le goût de ce yaourt « à la noix de coco » sont aussi peu naturels que ceux d’un yaourt « saveur coco »… Mais le prix, lui, est bien plus élevé !

Alors tant qu’à avoir de l’arôme coco dans mes desserts, je préfère personnellement que ce soit à un prix économique et en mode zéro déchet. Et je partage avec vous ma recette simplissime.

Ceci dit, certaines marques vendent un « vrai » yaourt de coco, composé à plus de 95 % de lait de coco ET ne contenant aucun arôme, comme celui de la marque Les petites pousses (que je n’ai pas goûté mais découvert grâce à cet article de Sweet & Sour). 

 

Yaourt végétal saveur coco

Cette recette est tellement facile et rapide que je la prépare à la commande quand mes enfants veulent du « yaourt à la noix de coco ». Et elle plait aussi aux copains du Béluga !

Pour avoir une texture bien épaisse, j’utilise de préférence du yaourt de soja égoutté, comme dans cette recette de « petits suisses goût fruité ». Cela marche aussi avec des yaourts végétaux sans soja, mais je préfère nettement l’apport nutritionnel et le petit prix des yaourts de soja.

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Ingrédient pour 1 portion
– 100 g de yaourt nature (ici soja)
– 1/4 à 1/2 cuillerée à café d’arôme de noix de coco liquide
– Facultatif : 1 cuillerée à café d’huile de colza cuisson
– Facultatif : 2 cuillerées à café de sucre, ou autre agent sucrant

Préparation
– Verser tous les ingrédients dans un ramequin et bien mélanger à la cuillère.


– Voilà, c’est prêt !

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Remarques

  • Version fromage blanc : Pour une texture plus épaisse et un apport nutritionnel plus concentré, j’aime utiliser du yaourt de soja égoutté. Je vous explique ici comment égoutter du yaourt.

  • Arôme de noix de coco : Adaptez le dosage selon votre goût et la recommandation figurant sur votre produit. J’ai testé avec succès l’arôme noix de coco liquide de la marque Scrapcooking et un arôme liquide trouvé en supermarché. Je n’ai pas testé d’arôme en poudre, comme ce que vend désormais la marque Scrapcooking.
  • Autres arômes : Je n’utilise pas d’autres arômes que la noix de coco. En effet, les arômes habituent nos papilles à des goûts intenses, qu’on ne peut pas retrouver dans des aliments bruts ou peu transformés. Mais pour la noix de coco, c’est trop tard chez nous : on est tous fans du rizcoco, donc je cède à la facilité pour varier de nos « petits suisses » aromatisés au sirop de grenadine ou de menthe.
  • L’huile de colza est facultative, mais je la mets dès que possible, pour 3 raisons. D’une part, elle apporte une onctuosité supplémentaire. D’autre part, elle apporte des oméga 3 (avec un goût parfaitement neutre si on utilise de l’huile de colza cuisson). Enfin, elle me permet de diminuer l’index glycémique et d’ajouter discrètement des calories, ce qui est particulièrement utile pour les jeunes enfants et les ados végétaliens.
  • Le sucre blond en poudre est composé de grains légèrement plus gros que le sucre blanc des supermarchés. Et je trouve cela plutôt sympa ici. En effet, quand on mange le dessert immédiatement après l’avoir préparé, ça ajoute du croquant sur la langue. Bien sûr, si vous préférez une texture très onctueuse, il suffit d’attendre 2 minutes après avoir mélangé, le temps que les grains de sucre fondent complètement dans la yaourt.

  • Conservation : On peut sans problème préparer une grande quantité de mélange et le conserver au frais dans un bocal, pendant environ 3 jours (je n’ai pas testé une conservation plus longue).

 

Bon dimanche !

Repas de début avril

14 Avr

Bonjour !

Cette semaine, après mes cours à Paris, j’ai filé en Normandie retrouver des membres du Collectif d’affinage et poursuivre le projet participatif, artistique et culinaire autour des fromages organisé par l’AVEC et sa directrice Elsa.R.

Il y a un an, je vous parlais (ici) de notre résidence de tests de camemberts de cajou et de fromages frais de soja colorés. Cette semaine, c’était le moment pour plusieurs personnes du groupe de réaliser le fromage qu’elles avaient imaginé. Le mien, c’est un trompe-l’œil de camembert, coloré bien sûr. Voici quelques images de sa préparation.

Tout d’abord, le nuancier de pâtes de cajou colorées (avec des aliments) en pleine fermentation près d’un radiateur :

Et voici les 3 futurs trompe-l’œil, chacun ayant son propre jeu de couleurs. A gauche, un arc-en-ciel plutôt classique (vert, jaune, orange, rose). Au milieu, un « licorne » (violet, rose, orange, jaune). A droite, un « marin » (blanc, bleu, vert-bleu, vert).

Une fois les formes un peu raffermies au frigo, on peut les retourner pour bien aplanir l’autre côté. Voici le « licorne » vu de l’autre face.

Ensuite on sale chaque face, et il n’y a plus qu’à retourner régulièrement et attendre qu’une croûte blanche recouvre toutes ces couleurs, laissant ainsi croire que l’on est face à des camemberts classiques…

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Bien sûr, en parallèle il faut aussi manger, alors voici des exemples de nos repas de cette semaine.

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Poêlée de carottes, poireaux et panais

Elsa.R a le talent pour associer des ingrédients tout simples et obtenir des mets délicieux. Ici une poêlée de carottes, panais et poireaux, un riz pilaf avec des oignons, et des pois chiche.

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Restes multicolores

Ici, 3 préparations dans une seule assiette. Des pâtes colorées en rose avec un peu de jus de betterave ajouté après la cuisson (comme expliqué dans mon livre Cuisiner en couleurs) et servies avec des poivrons marinés à l’huile. Une salade de chou rouge avec des carottes et des noix. Une salade de boulgour et lentilles, surmontée d’un peu d’ail nouveau émincé.

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Fromages frais de soja

Comme l’année dernière, nous avons fait cailler du lait de soja nature (sans sucre ni jus de fruits concentrés !) avec du jus de citron afin d’obtenir d’onctueuses tartinades. On égoutte le caillé, on mélange avec des colorants, du sel et des aromates puis on laisse encore égoutter jusqu’à obtenir la texture souhaitée (ici 2 jours et 2 nuits). Ici, il y avait du jus d’épinard, de l’extrait bleu de spiruline (top avec un peu de poivre), du jus de chou vert (impec avec du zaatar) et du jus de betterave (très bon avec du cumin).

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Maffé aux pois chiche rôtis

J’ai préparé une sauce maffé pour aller avec un reste de pois chiche que nous avions faits rôtir au four pour grignoter à l’apéro. Ici, le riz qui l’accompagne est un reste de riz aux blettes et aux carottes. L’assiette contient aussi un « soleil de maïs » (obtenu en sciant en tranches un émis de maïs cuit).

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Plateau de fermentines

Dorine Lepêcheur, créatrice de la fromagerie végétale Des ferments et des graines, nous a fait l’honneur d’une visite et elle a eu la gentillesse d’apporter deux de ses créations appelées « fermentines ». A gauche, une fermentine fraîche roulée dans des aromates provençaux. A droite, une bûchette bleue.

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Salade de fruits d’hiver

On n’a pas mangé de dessert à chaque repas, mais il y a eu cette jolie salade de fruits, de la compote (telle qu’elle ou mélangée à un peu de purée d’amande blanche), des biscuits et du chocolat.

Si cela vous intéresse, vous pouvez suivre l’avancée du projet sur le blog de l’AVEC et sur la plateforme numérique Variations (en cours de création par Cendres Delors). L’exposition et la dégustation de nos créations aura lieu le 29 ou le 30 juin lors du festival l’Oreille perchée, à Saint Germain d’Ectot (Normandie).

Bon dimanche !

Purée de pommes de terre et haricots blancs

7 Avr

Bonjour !

(Heureusement que j’avais préparé à l’avance quasiment tous les articles de ces dernières semaines, parce que d’ici fin avril je vais continuer à avoir un emploi du temps surchargé… Pardon pour mon retard de réponse à vos commentaires !)

L’astuce la plus simple pour consommer plus de légumineuses est de les mixer dans un plat. Vous connaissez les nuggets de pois chiche, les steaks de lentilles ou de haricots noirs, les soupes veloutées grâce à l’ajout de légumineuses, voici aujourd’hui la purée aux haricots blancs.

Les haricots blancs ont une texture moelleuse qui se prête bien à une purée, et leur couleur beige rosé ne change pas trop de la couleur blonde des pommes de terre.

Avec cette recette, on a quasiment le goût et la texture d’une purée de pommes de terre, tout en profitant d’une belle quantité de légumineuses !

 

Ingrédients pour 4 personnes
– 400 g de pommes de terre, crues
– 200 g de haricots blancs, cuits et égouttés
– Sel
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium
– De la matière grasse : purée de noix de cajou ou d’amande blanche, ou huile de colza cuisson
– Du liquide : eau (si la matière grasse est de la purée dnoleaguneux) OU lait de soja nature (si la matière grasse est de l’huile)

Préparation
– Faire cuire les pommes de terre dans une casserole d’eau bouillante salée. Je les coupe en 2 ou en 4 pour accélérer la cuisson. Il faut que les pommes de terre soient bien lavées, mais pour l’épluchage c’est au choix : à l’économe avant cuisson, ou au doigt après cuisson (attention, les pommes de terre seront chaudes !).
– Faire cuire les pommes de terre jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Chez moi, ça correspond à une dizaine de minutes à la cocotte minute ou une vingtaine de minutes sans pression. Bien sûr, la durée dépend de la taille des morceaux de pommes de terre.
– Pendant ce temps, placer les haricots blancs dans le plat de service de la purée, et les mixer finement avec un mixeur plongeant.


– Égoutter les pommes de terre cuites, les éplucher si ça n’a pas été fait avant cuisson et les placer dans un moulin à légumes posé sur le plat de service.
– Mouliner les pommes de terre, tout en ajoutant les autres ingrédients – doser la matière grasse et le liquide pour obtenir une texture et un goût de purée qui vous plait.

 

 

Remarques

  • Cuisson des pommes de terre : La cuisson à l’eau fait que certains nutriments des pommes de terre vont migrer dans l’eau de cuisson. Mais c’est cette cuisson qui permet ensuite d’obtenir une purée moelleuse. On peut profiter des nutriments perdus en utilisant l’eau de cuisson pour préparer une soupe. En plus, si on utilise directement cette eau encore chaude, la soupe cuira plus vite. Exemple de soupe facile : un oignon, 3 carottes, un bol de haricots blancs cuits et du bouillon de légumes en poudre.
  • Proportion de haricots blancs : J’ai déjà essayé de mélanger autant de pommes de terres que de haricots blancs, mais cela donne une purée dense dans laquelle le goût de haricots blancs est plus perceptible.

  • Choix de la matière grasse et du liquide : Je remplace généralement le lait et le beurre des purées traditionnelles par de la purée d’oléagineux (amande blanche ou cajou) et de l’eau. Mais on peut aussi simplement utiliser du lait de soja nature (vérifier l’absence de sucre dans les ingrédients) et de l’huile neutre, en particulier de l’huile de colza cuisson (pour sa teneur en oméga 3, on en trouve par exemple sous la marque Emile Noël ou Bio planète en magasin bio, ou Fleur de colza en supermarché).
  • Le carbonate de calcium permet d’apporter du calcium quand on ne consomme ni produits laitiers, ni eau riche en calcium, ni laits ou desserts végétaux enrichis en calcium.
  • Menu purée : On peut bien sûr servir cette purée avec des saucisses végétales, comme des Mini Weenies (saucisses à base de gluten de la marqué Wheaty) ou des Mini Viennoises (saucisses à base de tofu de la marque Taifun). Mais vue la composition de cette purée, on peut aussi servir la purée toute seule ! Pour obtenir un repas complet, il suffit d’ajouter une source de vitamine C, comme une crudité comme des carottes râpées ou un fruit frais.
  • Version sans pommes de terre : On peut remplacer les pommes de terre par un autre légume racine, comme des carottes. Avec une moitié de haricots blancs et une moitié de carottes, on obtient une belle purée orange, que l’on peut manger avec des gressins ou des mini bretzels pour mimer des bougies et s’amuser avec cette purée d’anniversaire. De manière plus « adulte », on peut accompagner cette purée de pain grillé par exemple.

  • Version sans haricots blancs : Comme je l’indique dans Nourrir son enfant autrement, on peut facilement préparer des purées de pomme de terre colorées, c’est rigolo et ça permet d’écouler certains légumes. En remplaçant les haricots blancs par du chou rouge cuit (reste de la préparation d’un risotto indigo), la purée est mauve. Avec des betteraves cuites, elle est rose. Avec des radis roses cuits, elle est rose pâle. Je suppose qu’avec du chou fleur cuit ce serait également bon, avec sans doute un petit goût de chou fleur – à tester !
  • Autres recettes avec des haricots blancs : On aime manger les haricots blancs mélangés avec de la sauce tomate de Doudou, à la manière des baked beans. En général, je les sers avec du riz, ou avec des grosses pâtes creuses (conchiglie).

 

Repas roboratif spécial haricots blancs : en version visible, et en version cachée…

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Et vous, comment aimez-vous manger les haricots blancs ? Et quelles sont vos purées préférées ?

Bon dimanche !

Repas de fin mars

31 Mar

Bonjour !

C’est bientôt la fin des légumes d’hiver ! Mon maraicher n’a déjà plus de courges ni de mâche, alors je profite de ces dernières semaines sans légumes de printemps pour enfin tester certaines des recettes à base de chou vert, chou fleur ou céleri rave qui sont dans ma liste depuis des mois.

Et après je prépare des repas express, parce qu’en ce moment je cours après le temps (encore plus que d’habitude). Il y a notamment eu cette semaine le concours Saveurs durables 2019 !

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Salade de lentilles, chou Romanesco et graines de courge

Je mets des lentilles à tremper, à la fois pour accélérer la cuisson (économie d’énergie et de temps de surveillance) et améliorer la nutrition. J’en prépare une quantité pour 2 ou 3 repas différents (ici salade de lentilles, steaks de lentilles et pâté de lentilles). Je détaille le chou Romanesco en fleurettes et les fais cuire à la vapeur, et je garde les « troncs » pour mettre dans la prochaine soupe. Puis je cuis les lentilles de l’eau bouillante et du bouillon de légumes en poudre. Ensuite j’égoutte et laisse tiédir avant de mettre dans ma boîte avec des graines de courge et un peu de vinaigrette à l’huile de colza (toujours colza cuisson ici). Avec un peu de pain, et une pomme en dessert, cela m’a fait un repas complet bien agréable à manger.

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Lasagnes vert blanc rouge

Voici la recette que j’ai suivie approximativement, avec deux pieds de blettes, du travail mais un délicieux plat pour un dimanche midi en famille. Pour faciliter l’organisation, j’ai préparé la veille la poêlée de blettes au tofu ainsi que la sauce tomate. Et le matin même, je prépare la béchamel et assemble le tout puis fait cuire en milieu de matinée, pour le servir dès la fin de la cuisson.

J’ai emporté le reste au travail, et comme je n’ai plus ma boîte hermétique en verre (oubliée dans une gare…), j’ai utilisé une boîte en métal. Et pour la réchauffer, une assiette en plastique.

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Colcannon

J’ai découvert à l’occasion de la Saint Patrick le colcannon, cette recette irlandaise qui me plait beaucoup ! Je compte bien la ressortir le jour d’Halloween, en appliquant la tradition d’y cacher une pièce de monnaie ou autre petit objet (anneau, dé à coudre ou bouton) pour être touché par la chance dans les jours qui suivent.Et j’en profiterai sans doute pour cacher 2 ou 3 objets dans le plat, histoire qu’il n’y ait pas qu’un·e seul·e gagnant·e… Je garde aussi sous le coude la possibilité de faire écouter The skillet pot, la chanson traditionnelle sur le colcannon.

Ici, j’ai cuit à l’eau 1 kg de pommes de terre épluchées, puis émincé finement et poêlé 2 oignons avec 1/2 chou vert. Enfin, j’ai mouliné les pommes de terre égouttées avec 50 g de purée de noix de cajou, 50 ml d’huile de colza cuisson, du sel, du carbonate de calcium, et de l’eau ou lait de soja, afin de faire une purée bien crémeuse. On y incorpore la poêlée juste avant de servir.

J’en profite pour partager mon amour pour notre nouveau couteau éminceur. On se l’est offert quand notre précédent grand couteau a enfin rendu l’âme et je suis vraiment ravie de l’avoir. On a depuis plusieurs années le couteau d’office 10 cm et on a profité d’une réduction sur le coffret des 2 couteaux pour se payer les 2 au prix de l’éminceur. J’adore le design de ces couteaux et j’aime encore plus qu’ils soient entièrement forgés et fabriqués en France selon une méthode qui doit encore ressembler à cette vidéo de la marque mère. L‘article de Natasha sur sa marque de casseroles favorite m’a donné envie d’aller demander à Lion Sabatier si je pourrais visiter leur usine…

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Pique-nique nuggets

En anticipant ces semaines intenses, j’ai préparé une double dose de nuggets de pois chiche et les ai congelés (étalés sur un tapis de cuisson, puis transférés dans un sac à vrac). Une partie a servi un soir de réunion de parents d’élève. Je les ai sortis le matin pour qu’ils décongèlent. Ici, dans une boîte avec des bâtonnets de carotte préparés quelques jours avant et stockés dans un bocal au frigo (avec un fond d’eau pour éviter qu’ils ne sèchent), des dosettes de ketchup (versé dans une mini coupelle). A gauche, vous voyez aussi notre boîte de pistaches (qui contient un petit sac à vrac, pour les coques)… et un des livres de la bibliothèques apportés dans l’espoir d’occuper tranquillement les enfants.

Ici, une photo du mélange à nuggets qui va se faire broyer au robot. Ensuite j’ajoute la farine, le robot se charge de l’incorporer, et je laisse reposer le tout au moins 10 minutes (24h de repos ne pose aucun problème) avant de former des boulettes un peu aplaties et de les cuire dans une poêle avec un bon fond d’huile.

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Pique-nique saucisses

La semaine suivante, je n’avais vraiment pas l’énergie de cuisiner. Alors j’ai assemblé un menu à l’arrache et expliqué que ce soir, c’était pique-nique à la maison. J’ai étendu un drap par terre et posé dessus les bâtonnets de carotte, les mini saucisses végétales décongelées et le pain de mie grillé et tartiné de margarine. Ça a plu aux enfants, et en plus c’était bien équilibré puisque j’ai utilisé des saucisses de tofu. Bon, le souci de manger par terre, c’est que le Pinto a passé le repas à essayer de mettre son pied dans l’assiette de saucisses…

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Pâtes en sauce tomate avec lentilles blondes

Doudou a préparé le diner un soir où j’étais vraiment fatiguée. Il a fait cuire des lentilles corail et les a mélangées avec sa sauce tomate, puis a servi le tout avec des pâtes. La photo ne vous le montre pas forcément, mais qu’est ce que c’était bon !

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Déjeuner au lycée René Auffray

Je n’ai pas pris le temps de vous en parler, mais je travaille toujours (bénévolement) sur le concours Saveurs durables, désormais officiellement organisé par l’association Bon pour le climat. Cette année, les équipes 5 établissements de formation hôtelière se sont retrouvées au lycée René Auffray (Clichy). Entre autres innovations, il y avait une équipe de CAP Agent Polyvalents de restauration (ceux qui officient en restauration collective), et on a calculé le poids carbone des recettes avec l’éco-calculateur de Bon pour le climat. Vous pouvez lire ici un article sur cette édition du concours.

En photo, mon plat lors du repas préparé par des élèves du lycée  servi aux participants ce jour-là : riz aux légumes, asperges, croûtons. Je n’avais pas osé prévenir à l’avance que je ne consommais pas de produits animaux, pour ne pas perturber son organisation, et j’ai quand même eu une très belle assiette. Le chef m’a par contre précisé qu’il aurait vraiment préféré être prévenu à l’avance, ne serait-ce que le matin même, car il aurait voulu me faire une assiette plus variée. Merci, c’est noté pour les prochaines fois !

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Petit déjeuner sur le pouce

Depuis que j’ai perdu le mug de voyage Gaspajoe, j’utilise la petite gourde isotherme de la même marque, initialement achetée pour le Béluga… Et en fait je l’adore, elle est parfaite ! Doudou aussi la trouve vraiment bien conçue. Elle est facile à prendre en main (plus étroite qu’un mug isotherme classique), son bec verseur est très pratique pour boire, elle est isotherme et hermétique, facile à nettoyer, sa contenance est de 350 ml et j’adore le dessin de plume. Bref, gros coup de coeur pour cette gourde Trendy Gaspajoe ! Pour ma dose d’eau au travail, j’utilise la grosse gourde Sporty, toujours de chez Gaspajoe, que j’aime parce qu’elle est très facile à nettoyer (j’ai retiré l’anneau pour ne pas entendre de cliquetis dans mon sac). Cette marque française ne fabrique pas en France, parce que visiblement il n’y a pas/plus d’usine produisant ce type de produit dans notre pays.

Pour en revenir à la photo, un de mes petits déjeuners à emporter consiste en une grande tasse de roibos à la vanille, un sandwich de pain de mie PB&J, dans lequel une tranche de pain grillé est tartiné de purée de cacahuète, et l’autre de confiture (ici myrtille). Et comme ce sandwich est un peu sec et manque de vitamine C, je l’accompagne d’une clémentine ou une petite pomme. D’ailleurs, pou un enfant, cela doit être sympa avec la pomme râpée ou coupée en fines tranches et disposée sur la purée de cacahuète avant d’assembler le sandwich…

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Petit déjeuner de la supérette

Lors d’une de mes nuits à Paris, je savais qu’il me fallait apporter de quoi mettre sur les tartines au petit déjeuner, mais je n’avais pas le temps de mettre un peu de purée d’oléagineux dans un pot à glisser dans ma valise. Alors je suis entrée dans une supérette à la recherche d’un pot de purée de cacahuète, qu’on trouve assez souvent au rayon « exotique ». Il n’y en avais pas, alors j’ai pris à la place un pot de Spéculoos à tartiner, dont j’entends parler depuis longtemps. C’est effectivement très gourmand, et a été apprécié par mes hôtes à qui j’ai offert le pot. Et grâce à la présence d’une bonne quantité d’huile (colza et « palme durable »), cela m’a plus tenu au corps que de la simple confiture.

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Goûter façon Pic-nic break

Dédicace à Melkiok pour ce ogûter des années 80-90 ! Il semble que l’équivalent actuel se nomme Nutella & Go. En fait, ce jour-là j’ai masqué l’absence totale de biscuits dans mes placards sous le prétexte de faire découvrir ce goûter au Béluga. Une petite boîte de tartinade chocolat noisette, un sachet de gressins italiens (pas ceux au romarin…) et c’est parti ! A côté, une gourde à compote lavable remplie avec de la purée de pomme. J’emporte aussi une gourde d’eau.

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Bon dimanche !

Choucroute végétale

10 Mar

Bonjour !

Le week-end, nous nous arrangeons generalement pour avoir une ou deux heures pour cuisiner un bon plat pour le dimanche et si possible de quoi avancer un peu les autres repas, comme préparer un lot de sauce tomate, une casserole de soupe et un grand bol de crudités. Pour que le parent qui cuisine soit tranquille, l’autre sort avec les enfants.

C’est pour ça que Doudou garde ses recettes plutôt secrètes : quand il me les raconte après coup, bizarrement il ne me dit pas tout (on dirait sa grand-mère ^^). Mais cette fois-ci je suis rentrée du square avant que Doudou ne termine de cuisiner sa fameuse choucroute, alors j’ai la recette complète !

Ceci est un reste de choucroute prêt à être réchauffé, car je n’ai jamais pris le temps d’essayer de photographier la cocotte fumante, et que nous ne prenons pas le temps de disposer artistiquement la choucroute sur un grand plat de service

 

Ingrédients pour 6/8 personnes
– 2 oignons
– 500 g de pommes de terre
– 4 cuillerées à soupe d’huile de cuisson (ici à base de colza)
– Environ 800 g de choucroute crue
– 1/2 cuillerée à café de cumin moulu
– 1/2 cuillerée à café de coriandre moulue
– 1/2 cuillerée à café de gingembre moulu
– 1 pincée de muscade moulue
– 12 baies de genièvre
– 12 grains de poivre noir
– 2 feuilles de laurier sauce
– Environ 1 cuillerée à café de gros sel
– 150 ml de vin blanc
– 4 pommes
– 8 saucisses végétales

Préparation
– Éplucher et émincer finement les oignons.
– Peler les pommes de terre et les rincer.
– Dans une cocotte, faire blondir les oignons avec l’huile.
– Pendant ce temps, dans une passoire, rincer la choucroute puis appuyer dessus avec les mains pour faire sortir l’excès d’eau.
– Quand les oignons sont blonds, ajouter la choucroute, tous les aromates et le vin blanc.
– Couvrir d’eau jusqu’à 1 cm au-dessus de la choucroute, puis ajouter les pommes de terre épluchées.


– Couvrir et laisser cuire pendant environ 30 minutes (sans pression), jusqu’à ce que les pommes de terre soient presque cuites.
– Pendant ce temps, couper les pommes en deux, les éplucher et retirer le trognon.
– Quand les pommes de terre sont presque cuites, ajouter les demi pommes épluchées et les saucisses.


– Couvrir à nouveau et cuire encore une quinzaine de minutes, pour que les saucisses soient chaudes et les pommes cuites.
– Servir en prévenant les convives de ne pas croquer dans les grains de poivre ou les baies de genièvre ! Doudou aime manger ce plat avec un peu de moutarde et de margarine végétale.

Ma photo ne vous fait sans doute pas envie, mais moi qui connait le plat, je salive en la voyant

 

Remarques

  • Vin blanc : Ma version préférée utilise du vin blanc sec, en général un Bourgogne blanc. On peut bien sûr le remplacer par un vin blanc moelleux comme du Gewurztraminer ou par de la bière, blonde ou blanche.
  • Saucisses végétales : Quand on fait un voyage jusqu’au magasin bio (une fois toutes les 3 semaines environ), on achète des saucisses végétales et on les congèle, de sorte d’en avoir sous la main quand on a envie. C’est Doudou qui gère ces courses et choisit les saucisses. J’aime bien les Tofu-Viennoises de la marque Taifun (saucisses à base de tofu, longues, fines et souples, presque aussi peu piquantes que les Knacki). Doudou achète aussi des saucisses à base de gluten, pour varier en proposant une texture plus ferme, mais je n’ai pas de référence précise à vous citer.

  • Épices : La recette est volontairement peu épicée, parce que c’est ainsi que je l’aime. N’hésitez pas à ajuster les quantités a votre goût !
  • Pommes : Doudou recommande d’utiliser plusieurs variétés de pommes, par exemple deux pommes acidulées de deux pommes douces. Mais rendons à César ce qui lui appartient : c’est ma Maman qui nous a initiés à la choucroute avec pommes.
  • Pour les enfants : En général, les enfants mangent les pommes de terre, les pommes et les saucisses de ce plat. Pour les motiver à goûter le chou, je leur en propose juste un « fil » en prétendant, à grand renfort de clins d’œil et de chuchotements, que c’est un poil de nez de sorcier ou autre idée dégoûtante… et on le mange en faisant des grimaces horribles. Le Béluga est généralement ravi de piocher un autre fil et de le dire ce que ça peut être horrible avant de l’avaler. Ça ne fait pas manger une portion entière de chou aux enfants, mais ça dédramatise l’expérience et leur apprend le goût de cet aliment afin qu’ils s’y habituent progressivement.
  • Reste de choucroute crue : On achète la choucroute crue par pot de 1 kg. Ce qui reste dans le pot après la préparation de cette recette est mangé en salade, soit « classique » : choucroute crue, carottes râpées, huile d’olive, soit « sucré salé » : choucroute crue, dés de pomme crue, graine de sésame, huile de colza cuisson. C’est cette dernière version qui a ma préférence, j’en ai mangé des kilos (sans plaisanter) pendant ma première grossesse et, sans doute pas par hasard, un bébé de ma connaissance en a même mangé avec appétit lors de sa diversification alimentaire…

Vous souvenez-vous de cette photo du Béluga ? Quand je pense qu’il va avoir 7 ans cette année !

 

Bon dimanche !