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Livres pour préparer un enfant à l’arrivée d’un bébé

5 Oct

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, je vous propose des albums destinés à un enfant qui va bientôt avoir un petit frère ou une petite sœur.

Il y en a beaucoup sur le marché, mais je n’aime pas la plupart d’entre eux. Je trouve qu’ils ne donnent pas un aperçu réaliste de la situation et qu’ils n’outillent pas vraiment l’enfant qui va rencontrer un bébé. Et d’ailleurs, c’est aussi ce que je reproche aux réflexions des proches au futur aîné, de « tu es content ? » (comme si c’était lui qui avait demandé à ce qu’un bébé arrivé dans la famille) à « c’est super d’avoir un petit frère/une petite sœur, tu vas pouvoir jouer avec » (comme si on pouvait jouer avec un nouveau-né, et comme si les enfants uniques ne pouvaient pas inviter d’ami-es avec qui jouer). Bref, cela part d’un bon sentiment (s’adresser à l’enfant et l’aider à positiver), mais à mon avis ça dessert l’enfant…. Ou il n’y a que moi qui voit les choses ainsi ?

Voici donc les livres qui m’ont plu sur ce sujet. Je vous ai mis en premier mon coup de cœur intégral, puis j’ai classé les suivants par âge de l’enfant qui va devenir un ainé. Certains ouvrages sont utiles pendant la grossesse, d’autres une fois que le bébé est là, d’autres couvrent ces deux périodes.

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Le bibou

Ce livre d’Isol est imprimé en France (youpi !) et paru en 2015 aux éditions Rue du Monde (lien vers la fiche du livre). Ce livre est un très gros coup de cœur pour moi.

Il est parfait pour un enfant à partir de 4 ans et convient jusqu’à l’âge adulte. Oui oui, il sera aussi apprécié par un enfant ou un ado qui va avoir un petit frère ou une petite sœur, que par de futurs parents ! (Je l’ai déjà offert plusieurs fois en cadeau de grossesse.)

Dans cet album à la fois tendre, réaliste et humouristique, on a une description du bébé comme si c’était un objet inconnu.

C’est un super livre pour rigoler, et mine de rien apprendre des choses importantes sur les bébés. Y compris certaines dont on ne nous parle jamais avant qu’on devienne parents, qui peuvent d’ailleurs être difficiles à accepter, et qui sont ici abordées brièvement, avec humour et délicatesse.

Pour compléter mon avis, voici celui de Chut Maman lit !, que je remercie pour cette superbe découverte.

J’espère qu’énormément de personnes achèteront ce livre et/ou en demanderont l’achat à leur bibliothèque, afin qu’il devienne un classique !

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Et après il y aura

Ce livre de Jeanne Ashbé est imprimé en Malaisie et publié en 2000 aux éditions Pastel (lien vers la fiche du livre).

Si j’avais eu des enfants d’âge rapprochés (environ 2 ans d’écart entre les naissance), c’est clairement ce livre-là que j’aurais choisi pour mon ainé. Je l’aime beaucoup !

Je le trouve parfaitement adapté aux tout petits, avec des textes courts et simples et une présentation ludique (un volet à soulever à chaque page).

A mon avis, cet album bien pensé leur dit tout ce qu’ils doivent savoir. Il est parfait pendant la grossesse, mais reste utile pendant les premier temps après la naissance.

En bonus, on voit la maman allaiter, et l’atmosphère de toutes les pages est bienveillante. Je signale tout de même que cet ouvrage a les défauts habituels en littérature jeunesse. D’une part, la famille représentée est « classique » (vous avez vu ici mon avis à ce sujet). Et, comme tous les albums cartonnés, ils est imprimé en Asie du Sud-Est. Mais cela reste un ouvrage que je trouve génial !

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Dans mes bras

Ce livre d’Emile Jadoul (qui est aussi auteur de Les mains de papa) est imprimé en Belgique et paru en 2016 aux éditions L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Je pense qu’il est adapté pour des enfants de 2 à 5 ans.

Dans cet album, Léon le petit pingouin vient de devenir grand frère. Et sa grande préoccupation est qu’il n’y a pas de place dans la maison pour ce nouvel enfant. En effet, le bébé ne peut pas aller dans SA chambre, il n’y a pas non plus de place entre ses parents puisqu’il y est déjà. Enfin, en regardant en dehors de l’igloo familial, Léon annonce qu’il a trouvé où mettre le bébé…

Cet album aborde la question clé des aînés : puisque la famille fonctionnait bien avant ce nouveau bébé, ne va-t-il pas se faire une place au détriment de l’ainé ? La fin de l’histoire est une pirouette, pas une solution miracle.

L’intérêt pour moi est que ce livre permet à l’aîné d’exprimer son inquiétude et son mécontentement pendant les premiers mois de vie du nouveau bébé. Et il en a besoin, à mon avis ! Car ce n’est que looongtemps après la naissance qu’un aîné profite réellement de l’arrivée d’un bébé. Au début (les 2-3 premières années, je dirais), sauf disposition particulière, il n’y a quasiment que des désavantages pour l’ainé, notamment la diminution du temps de présence réelle des parents et l’obligation de prendre en compte le rythme du bébé.

Ce livre se trouve assez facilement en bibliothèque. Et pour être honnête, je vous recommande de l’emprunter plutôt que de l’acheter, car il sert plus de déclencheur de discussion que d’album de référence à feuilleter plusieurs années durant.

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Il y a d’autres ouvrages dans cette série, et notamment « Gros boudeur », toujours d’Emile Jadoul, paru en 2015 aux éditions l’École des loisirs. Cet ouvrage précède « Dans mes bras » et il est utile pendant la grossesse.

Cet album montre Léon très renfrogné. Ses amis essayent de le réconforter, en vain. On comprend à la fin qu’il est en fait inquiet, parce qu’il a appris qu’il allait être grand frère… Il a donc peut de devoir passer au stade « grand » alors qu’il a encore envie que ses parents le chouchoutent comme un petit.

Au passage, les communications entre personnages ne sont pas très douces, puisque Léon est d’abord étiqueté comme « gros boudeur » avant qu’on comprenne qu’il a une bonne raison de se sentir mal. A voir si vous trouvez cela gênant (les réactions des autres ne sont pas un modèle) ou utile (pour parler de ces réactions, qui sont quand même majoritaires dans notre société).

Comme « Dans mes bras », cet album ne propose pas de solution miracle mais permet d’aborder le sujet avec humour. Ensuite, c’est aux parents de prendre le relai du livre pour écouter ce qu’en pense leur enfant et lui répondre de manière pertinente. Parce que l’inquiétude de Léon est fondée… Il est tout à fait vrai qu’une fois le nouveau-né arrivé, les parents ont subitement l’impression que l’aîné est grand et autonome, puisque le nouveau-né l’est si peu !

 

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Un petit frère pour Nina

Ce livre de Christine Naumann-Villebin est imprimé en Italie et paru en 2004 chez Kaleidoscope (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, Nina va avoir un petit frère et un cauchemar vient la titiller la nuit. Il lui dit que son frère prendra toute la place, etc. Le cauchemar grossit mais Nina ne se laisse pas déstabiliser et a toujours une repartie.

Comme les livres précédents, la fin du livre est une pirouette : Nina et son petit frère dorment dans la même chambre, et c’est le réveil du petit frère qui fait fuir le cauchemar à jamais. Entre temps, plusieurs pages ont illustré les inconvénient de la présence du petit frère (notamment le fait qu’il casse les oreilles avec ses hurlements). C’est donc un livre génial pour aborder l’arrivée du bébé, et les inquiétudes légitimes que ça engendre, avec un enfant de 3 à 6 ans. Par contre je l’ai simplement emprunté à la bibliothèque, pas acheté, car il est d’usage très ponctuel : pendant la grossesse.

J’aime beaucoup les illustrations, tendres et expressives, de Marianne Barcilon.

Pour compléter mon avis, voici celui de Ricochet jeunes.

Christine Naumann-Villebin propose d’autres ouvrages dans cette série (et on voit le petit frère dans certains). Elle a aussi écrit de nombreux autres livres pour enfants, et je vous en reparlerai parce que j’apprécie ce qu’elle fait !

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Un amour de petite sœur

Ce livre d’Astrid Desbordes et Pauline Martin est imprimé en France (youpi !) et paru en 2016 aux éditions Albin Michel Jeunesse (lien vers la fiche du livre). Je le trouve parfait pour les enfants de 3 à 6 ans.

Cet album a le même format et la même esthétique que Ce que papa m’a dit. Mais ici, le texte est la succession des pensées du garçon qui devient grand frère.

Le texte est volontairement à hauteur d’enfant, à la fois candide et aiguisé. Les réflexions couvrent à la fois la période de la grossesse, les premiers mois avec la petite sœur et la période présente, où la petite sœur a environ 2 ans. Il pourra donc être lu pendant plusieurs années : si votre enfant est assez grand pour le lire quand le bébé va arriver, c’est donc un livre intéressant à lui offrir.

Au passage, quand je l’ai offert au Béluga, je lui ai proposé de choisir s’il voulait que je lui lise ce livre en version « petite sœur », comme le texte original, ou s’il préférait que je colle à notre propre situation en remplaçant par « petit frère ».

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Je voulais également citer un dernier album pour enfants, pour lesquels j’ai des réticences mais pour qui, au final, j’ai plutôt un avis positif. Ma maman a besoin de moi, de Midred Pitts Walter est imprimé en France et paru en 2007 chez Bayard (lien vers la fiche du livre). Il est adapté de 3 à 5 ans.

Chouette, une histoire où les personnages ne sont pas blancs ! Mais les vêtements et décors sont bizarrement datés, comme dans une Amérique du siècle dernier. Je n’ai pas les connaissances pour savoir si c’est réaliste, mais cela me laisse dans tous les cas une impression étrange.

Chouette, une histoire où l’on voit la maman allaiter et, de manière très réaliste, essayer de dormir quand son bébé dort ! Mais la maman sort de la maternité avec un ventre ultraplat, accompagnée par un papa en costume trois pièces avec pour tout bagage une petite mallette comme celle qu’on emporte au travail…

Chouette, une histoire où l’ainé cherche sa place, entre sa croyance que sa maman a besoin de lui (et qu’il lui faut donc être présent pour l’aider) et la réalité des les premières semaines, où la mère est dans une relation fusionnelle avec le nouveau-né. Mais le jeune ainé, qui semble avoir 3 ans, semble vraiment livré à lui-même : il semble décider seul d’aller et partir de chez sa voisine, puis de se promener avec M. Pompey.

Au final, je pense avoir l’explication : l’histoire est racontée telle que l’enfant la voit. Et les illustrations reflètent ce regard mêlant réalité et imaginaire : il considère sa maman très belle (conformément aux critères de beauté qu’il a intégrés), il a l’impression qu’il passe sa journée en décidant lui-même ce qu’il doit faire, etc.

En tout cas, cette histoire finit avec beaucoup de douceur, avec un gros câlin entre la maman et son fils, qui décide ensuite d’aller jouer avec ses copains. J’aime également la douceur des illustrations (même si elles sont irréalistes), et le rythme « hors du temps » de cette histoire, comme pendant celui des premières semaines après une naissance.

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Je termine par un retour d’expérience personnel sur l’arrivée d’un deuxième enfant dans la famille. J’ai lu au Béluga les albums de cet article adaptés à son âge, quand il en avait envie – c’est à dire pas souvent ! Et surtout, avec Doudou on lui a expliqué très honnêtement qu’avoir deux enfants était notre choix de parents depuis le début, et qu’avec cette deuxième naissance notre vie allait changer mais qu’on ne pouvait pas vraiment prévoir comment. Et donc qu’on se parlerait quand des choses nous gênent, afin de trouver des ajustements au fur et à mesure. Bref, la même discussion qu’on avait eu entre futurs parents avant la naissance du Béluga, sur le conseil avisé de notre sage-femme.

Un autre pilier chez nous, quel que soit le nombre d’enfants, c’est qu’on (la famille) est une équipe. Donc chacun fait un effort pour que les choses se passent correctement, c’est à dire pour que les besoins de chacun soient à peu près comblés. Bien sûr, chacun fait un effort à sa mesure ! Ici, les enfants doivent par exemple accepter que non, Maman ne lit pas d’album lors du coucher, parce qu’elle est trop fatiguée.

Pour finir, je partage avec vous deux recommandations que nous avons appliquées avec succès pour l’arrivée du Pinto, alors que le Béluga avait 4 ans et demi.

  • Lire le formidable livre « Frères et sœurs sans rivalité » de Faber et Mazlich. Comme pour les autres livres de ces deux autrices, il est extrêmement pratique, facile à lire, plein d’images éclairantes et de conseils concrets. Il est d’ailleurs utile même si l’on n’a pas d’enfants, pour revisiter les relations qu’on a eu avec ses frères et sœurs. C’est un indispensable, à mon avis ! Si je ne devais n’en extraire que deux conseils pour gérer l’adelphie, ce serait : 1) Ne jamais comparer les enfants. 2) Autoriser l’expression verbale de ses émotions, mais pas le passage à l’acte violent – que ce soit physique (coups) ou psychologique (insultes).
  • Offrir un cadeau (matériel ou immatériel) à l’ainé-e à l’occasion de la naissance du bébé. Ici, quand le Béluga est venu rencontrer son petit frère à la maternité, nous lui avons offert un jouet qui lui faisait envie. Puis, quand nos proches nous demandaient ce qu’ils pouvaient nous offrir lors de leur visite pour la naissance du bébé, nous leur suggérions d’offrir un cadeau au grand, qui se sent souvent mal lors de ces visites. Ces cadeaux peuvent être matériels ou, encore mieux, ils peuvent être l’annonce d’une chouette sortie pendant laquelle ces proches emmènent uniquement l’ainé-e. Un spectacle, une salle de jeux spécial enfants, ou tout simplement un après-midi au parc avec un goûter un peu spécial, afin que l’ainé se rende compte qu’il peut continuer à être chouchouté, seul à seul, comme avant – même si c’est moins fréquent. Il rentrera requinqué, et pendant ce temps les parents auront passé un moment tranquille, sans avoir à jongler entre leur rythme (santé physique et mentale, tâches ménagères et tâches professionnelles), celui du bébé et celui de l’ainé-e.

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Bon week-end !

Livres pour enfant sur les différentes familles

21 Sep

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, je vous propose des albums qui montrent autre chose que la famille « classique » (blanche, hétéroparentale, neurotypique, etc.). Elle est omniprésente dans la littérature jeunesse française, et cette situation a une part de responsabilité dans le maintien de la discrimination envers les membres de notre société qui ne collent pas à ce modèle : personnes non blanches, LGBTQI+, handicapé-es, en surpoids, neuroatypiques, de culture non occidentale, etc.

Je tiens donc à proposer à mes enfants des ouvrages montrant les diverses personnes et familles qui existent aussi réellement dans notre pays. Au passage, je remercie les auteurs, autruches autrices et maisons d’édition qui font l’effort de ne pas entretenir les préjugés de notre société.

Dans cet article, vous trouverez en premier mon ouvrage préféré, le seul que j’aie acheté dans cette liste. Les autres sont tous des emprunts à la bibliothèque. Ils montrent chacun une différence plus ou moins grande par rapport au modèle familial classique.

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Familles

Ce livre de Patricia Hegarty est imprimé en Chine et publié en 2017 aux éditions Flammarion jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est adapté de 2 à 6 ans.

Sur chaque double page, 10 illustrations montrent autant de familles différentes, que l’on suit au fil du livre.

C’est un gros coup de cœur pour mes enfants et moi ! On peut profiter de cet ouvrage de différentes manières : en lisant le texte qui est un ode à l’amour familial, en décrivant chaque image, en regardant comment chaque situation d’une double page illustre le texte, ou en suivant l’histoire en images d’une même famille au fil des pages.

J’ai trouvé un seul petit défaut à ce livre (à part celui d’être imprimé en Chine !). Il omet les dissensions inévitables dans une famille, aussi aimante soit-elle. Mais pour ce sujet précis, je vous propose deux autres ouvrages.

Cet album est à mes yeux exceptionnel : coloré, très doux, et propice aux discussions pour les tout petits (2 ans) comme pour les enfants plus grands (6 ans). Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

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Catalogue de parents pour les enfants qui veulent en changer

Ce livre de Claude Ponti est imprimé en France et publié en 2008 chez l’Ecole des loisirs (lien vers la fiche du livre).

Pour le coup, on est directement dans le sujet des dissensions familiales ! Ici, ce sont celles d’un enfant envers ses parents. Car absolument tout dans cet album est formulé comme si on pouvait commander de nouveaux parents pour remplacer les siens ! Cela peut d’ailleurs être un peu difficile à expliquer à un enfant qui prend la proposition au pied de la lettre…

Ce catalogue montre une galerie de familles variées, toutes très fantaisistes (certaines étant présentes dans d’autres albums de Claude Ponti). Elles sont décrites ici en détails, afin que l’enfant puisse observer la grande variété des familles et réfléchir à quels parents lui conviendraient le mieux.

L’âge recommandé par l’éditeur est de 6 à 8 ans. Moi je le recommanderais volontiers de 4 à 99 ans ! Avant 7 ans, on profite surtout du concept du livre (choisir des parents pour remplacer les siens), des illustrations de parents et de leur nom. Et à partir de 7 ans, on peut se régaler du texte décrivant chaque choix de parents.

On trouve aussi une page avec « Les 5 mamans »

Comme toujours chez Claude Ponti, son incroyable fantaisie permet de s’évader, mais aussi de faire passer aux enfants, tout en finesse, des messages très importants sur la réalité de la vie.

On trouve aussi une page avec « La kostodedabord »

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

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Heu-reux !

Ce livre de Christian Voltz est imprimé en Italie et publié 2016 aux éditions du Rouergue (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 5 ans.

Dans cet ouvrage, le roi Grobul décide de marier son fils. Il charge donc son premier ministre de convoquer toutes les vaches du pays. Puis, comme aucune ne plait à son fils, il ordonne la parution des brebis, des chèvres, bref de n’importe quel parti car, il le répète tout au long du livre, il veut que son fils soit heu-reux !

Et c’est comme ça que son fils finit par choisir la personne qu’il aimait depuis longtemps en cachette, par crainte de la colère de son père… Car on est bien d’accord, l’important c’est d’être heu-reux !

J’apprécie le message de cet album sur la capacité d’un parent d’accepter une caractéristique inattendue de son enfant. J’aime aussi le ton employé, qui fait d’abord de ce livre un ouvrage humoristique. Et j’aime les illustrations en collage : je les trouve agréables à regarder et expressives, alors qu’habituellement je ne suis pas fan de ce type d’images.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

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Ma grand-mère Nonna

Ce livre de Mireille Vautier est imprimé en France et publié en 2002 aux éditions Gallimard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 5 à 9 ans.

Ce livre est raconté à la première personne par une petite fille. Elle raconte les étranges cadeaux que sa grand-mère Nonna, qui habite loin, lui envoie en colis pour ses anniversaires. Il s’agit à chaque fois d’un gros biscuit décoré et sculpté pour prendre la forme d’un personnage : un diable, une femme avec de nombreux seins, un coq…

Les parents de la petite fille ne comprennent pas le sens de ces cadeaux, surtout la mère (Nonna est sa belle-mère), mais il n’osent rien dire. Jusqu’au jour où la petite fille raconte à sa mère un cauchemar où apparaissent les personnages en biscuit. Les personnages sont retirés de sa chambre et cela lui fait un pincement au cœur. Je préfère ne pas vous raconter la fin de l’histoire…

Je ne sais pas si le Béluga a vu autre chose qu’une simple histoire. En ce qui me concerne, j’ai été touchée par ce petit album centré sur la relation privilégiée entre un enfant et ses grands-parents, et sur la difficulté des parents à ne pas empiéter dessus malgré leurs propres relations et idées sur leur enfant et sur leurs (beaux-)parents.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

 

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???

Dans cet article dédié aux jeunes enfants, j’aurais voulu ajouter un album que j’avais rapidement lu et trouvé sympathique, mais dont je n’ai pas réussi à mémoriser le titre. Peut-être le connaissez-vous ?

Il me semble que les personnages sont tous des animaux et qu’un enfant (lapin ?) décide de changer de famille (ou juste de changer de maman ?). Je crois que l’enfant trouve alors un livre magique qui liste d’autres mamans/familles et lui donne 3 essais possibles. Je me souviens qu’une des familles/mamans testées est un animal nocturne, ce qui est rigolo au début (pas besoin de se coucher tôt) mais pas si bien en fait (il faut dormir le jour). Connaitriez-vous cet ouvrage ?

Sur le même sujet, et avec des structures familiales variées (pas seulement représentées par des mamans), il existe un autre album : Camille veut une nouvelle famille. J’aurais justement aimé le comparer à cet album dont je ne retrouve pas le titre.

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J’ai découvert l’album « Heu-reux ! » dans le numéro spécial LGBTQI+ de Plouf !, le webzine de la Mare aux mots. N’hésitez pas à vous promener sur cet excellent site qui propose des chroniques de livres jeunesse classés par âge ainsi que dès interview. Et, si le cœur vous en dit, vous pouvez soutenir la Mare aux mots, par exemple en vous y abonnant.

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Bon week-end !

Livres pour enfant sur le parentage proximal

27 Juil

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, on parle parentage proximal. Vous avez déjà ma liste des livres d’enfant sur l’allaitement, mais les albums que je vous propose aujourd’hui évoquent bien d’autres aspects du parentage proximal : le fait de porter son enfant, de pratiquer le cododo de plus globalement de vivre au contact de son bébé, en se laissant dicter sa conduite par ses besoins et les nôtres… au lieu de nier son ressenti pour suivre les injonctions de type « coupe le cordon et commence à le rendre autonome dès qu’il quitte ton ventre, sinon il ne le sera jamais », qui sont d’ailleurs maintenant démenties par la science.

Je vous présente mes deux livres préférés sur le sujet. Ils nous suffisent amplement car le premier convient de 1 an à 6 ans ! Et je termine par deux autres albums, qui ne sont pas des coups de cœur pour moi mais qui plairont peut-être à d’autres.

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Mon enfant de la terre

Ce album de France Quatromme est imprimé au Portugal et paru en 2017 aux Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre).

Ce livre se présente comme une berceuse. A chaque page, le refrain encourage le bébé à dormir sans trembler, puis le couplet décrit ce que fait un enfant dans une région du monde.

J’aime beaucoup les illustrations de Sandra Bonini, des aquarelles aux couleurs chaudes et douces, comportant un certain nombre de détails à observer. Et il se trouve que la majorité des illustrations montrent un exemple de parentage proximal. C’est parfait pour que les enfants puissent reconnaître les pratiques de leur quotidien, tout en faisant en sorte que les personnes ne pratiquant pas cela puisse lire cet album sans se sentir stigmatisées. J’adore !

On peut notamment observer du portage, du cododo et de l’endormissement au sein. Il y a aussi un papa qui tient son bébé sur ses genoux et l’amuse en lui montrant un pendentif, des enfants qui dorment dans leur lit…

A travers le texte et les images, ce livre donne en fait le message que tous les humains font en sorte de chouchouter leurs enfants.

Mes petits (même le Béluga 7 ans), en sont complètement fans : on l’a d’abord emprunté à la bibliothèque puis ils ont demandé à ce qu’on l’ait en permanence à la maison !

Chaque double page cite une région du monde, donc on peut se servir de cet ouvrage pour introduire des notions de géographie, par exemple en montrant la localisation de chaque zone sur un globe terrestre. Et en soulignant au passage que l’Afrique n’est pas un pays mais un continent ! D’ailleurs s’il y avait une modification à faire sur cet ouvrage, ce serait de remplacer « Afrique » par le nom d’un pays. Sauriez-vous lequel correspondrait le mieux à cette page ?

Merci Emilie pour la découverte de ce livre ! Comme toi, je suis un peu embêtée que ce livre montre une succession de clichés sur chaque culture. Cela sous entend que dans un pays donné, il y a un seul type ethnique donné et une unique manière de vivre. Mais j’ai trouvé ma solution : veiller, en parallèle, à avoir des livres qui nuancent cela grâce à deux autres messages :

  • Tous les êtres vivants (les humains, les autres animaux, les plantes et les microorganismes) possèdent un instinct de survie et de bien-être. Et les mammifères, en particulier, prennent clairement soin de leur petits. Exemple de livres : La journée des bébés animaux, Mammifère, Nous sommes là.

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La journée des bébés animaux

Ce livre de l’agence Biosphoto est imprimé en France et publié en 2010 chez Actes Sud Junior. Il n’est malheureusement plus édité, mais je l’aime tellement que je voulais le citer pour le cas où vous pouvez le trouver en bibliothèque ou en achat d’occasion.

Cet album est entièrement composé de magnifiques photos d’animaux (non humains) classés en 7 chapitres, par activité typique des jeunes enfants : porte-moi, on joue, à table, en balade, au bain, des bisous, bonne nuit.

Au passage, parmi la centaine de photos montrant la vie quotidienne d’animaux variés, on voit donc 4 photos d’allaitement (une truie, une brebis, une mara et une ourse).

Bien sûr, je trouve également ce livre appréciable d’un point de vue végane, car comme l’album Mammifère, il montre clairement les similitudes entre les humains et de nombreux animaux non humains.

Vous pouvez voir ici un autre avis et d’autres extraits du livre.

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Après vous avoir présenté mes deux livres préférés, voici deux autres albums sur le même thème. Personnellement je n’ai pas eu de coup de coeur pour eux, mais ils ont des qualités donc peut-être qu’ils vous plairont ?

« Chez moi« , de Valérie Guénec et Roseline d’Oreye est imprimé en Belgique et publié en 2016 (lien vers la fiche du livre). Attention, il existe plusieurs albums jeunesse ayant le même titre. On peut acheter celui-ci sur le site de la maison d’édition ou sur la boutique de puériculture Jolie cerise.

Cet album montre que le parentage proximal se pratique dans de nombreuses régions du monde. A la fin, une carte du monde localise les pays cités.

Je ne suis personnellement pas fan du ton employé. Mais c’est une impression personnelle et vous pouvez notamment voir des extraits du livre et l’avis positif de Soline, du blog S’éveiller et s’épanouir de manière raisonnée.

Le Béluga l’a lu et m’a dit qu’il le trouvait bien, mais moins bien que « Mon enfant de la terre ». Je suis d’accord : s’il n’y avait pas « Mon enfant de la terre », on serait contents d’avoir « Chez moi » car ces ouvrages abordent quasiment les mêmes notions.

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« Toi, moi et la tétée » est un album qui parle d’allaitement mais aussi de parentage proximal en général. Vous pouvez voir ici un avis positif avec des extraits du livre. Personnellement, je n’apprécie pas ce livre pour deux raisons. La première, c’est qu’il présente le parentage proximal comme le seul et unique mode de vie qui convienne aux bébés. Or je suis personnellement une pratiquante assidue et comblée par le maternage proximal, mais j’observe que certains de mes amis ne sont pas dans ce type de parentage, tout en étant des parents aimants et attentifs aux besoins de leurs enfants. Il n’y a pas qu’un seul chemin possible pour vivre avec ses enfants.

La seconde raison qui me fait rejeter ce livre, c’est qu’il présente implicitement le parentage proximal comme un mode de vie évident et facile à mettre en place. Or dans la société française actuelle, ce n’est malheureusement pas le cas ! Donc présenter les choses de cette façon revient à mettre une pression de plus sur les parents et notamment les mères, qui sont déjà criblées d’injonctions de toutes sortes pour être déclarées « bonnes mères ».

Moi je préfère qu’on laisse les parents (et les gens en général) faire leurs choix de vie une fois qu’on leur a transmis : 1) des informations complètes et nuancées, 2) un soutien psychologique et matériel.

Et pour résumer, « Toi, moi et la tétée » est un livre agréable à feuilleter si vos proches (famille ou amis) et vous avez tous trouvé votre épanouissement dans le patentage proximal.

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Connaissez-vous d’autres ouvrages jeunesse faisant la part belle au parentage proximal ?

Bon week-end !

Mes magazines pour enfant préférés

6 Juil

Bonjour !

Pendant les vacances des enfants, vous aurez peut-être envie d’acheter un magazine jeunesse. Voici mes magazines préférés pour enfants de 1 à 7 ans, avec un critère spécial : pouvoir les trouver dans n’importe quel kiosque à journaux.

Je vous en propose un pour les 1-3 ans, un pour les 2-5 ans et, pour les 4-7 ans, trois magazines car chacun est sur un thème différent.

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Popi

En bref, Popi est un magazine bien pensé pour les enfants de 1 à 3 ans. Je n’aime pas certaines petites choses, mais je n’ai pas trouvé mieux pour cette tranche d’âge.

Popi est un magazine mensuel (il parait tous les mois). Il est édité par Bayard et destiné aux enfants de 1 à 3 ans.

Ce magazine est très pratique à parcourir par l’enfant, avec son format carré, sa couverture ni trop rigide, ni trop souple, et surtout son système d’onglets illustrés permettant de reconnaître et d’accéder directement à chaque rubrique.

Popi commence avec deux double-pages sur un instant de vie de Popi. Popi est un ours en tissu et il figure ici sur quatre grandes photos avec une légende toute simple pour les expliquer.

La double page suivante est une très courte histoire de Petit Ours Brun. A gauche, le texte avec certains mots remplacés par des dessins, pour que l’enfant participe à la lecture. A droite, une grande illustration. Personnellement, je déteste l’univers de Petit Ours Brun, que je trouve très sexiste et volontiers empreint de violence éducative ordinaire (VEO). Heureusement, ici l’histoire est extrêmement courte et il y a un effort notable pour qu’elle soit moins sexiste que les histoires traditionnelles de Petit Ours Brun.

La double page d’après est un imagier. Je ne vous le photographie pas car il est tout à fait classique (et cet article comporte déjà plus de 40 photos…).

Ensuite, c’est généralement l’histoire de Lili Souris. Un système très astucieux permet de détacher le personnage de Lili Souris et de la faire passer dans les deux double pages de l’histoire, éventuellement grâce à de petits volets à soulever. Attention, il faut souvent prévoir des ciseaux (ou un cutter) et/ou du scotch (ou de la colle) pour mettre en place les volets. Et une fois l’histoire lue, on perd généralement le petit personnage de Lili Souris, mais ce n’est pas grave car il y a tout le reste du magazine à lire et relire.

L’histoire suivante est la rubrique « Les aventures de Marcel ». Elle est très classique en terme de présentation (de grandes illustrations et quelques phrases de texte dessous) et de personnages (un petit garçon, sa maman, son papa, sa sœur, tous blancs de peau, minces, valides). Pas de coup de cœur en ce qui me concerne, mais ce n’est pas pire qu’ailleurs.

On trouve ensuite une de mes rubriques préférées : «  Le petit monde ». Il s’agit de deux double-pages avec un dessin aux mille détails. C’est chouette à regarder avec l’enfant, et il y a un réel effort pour être inclusif : on y voit des personnes de différentes couleurs de peau, des jumeaux, des personnes âgées, etc.

Sur la quatrième de couverture, une petite bande dessinée clôture le magazine. Ce sont les aventures de Cocotte et Le loup. Le loup essaye toujours de croquer Cocotte la poule, mais elle trouve toujours un stratagème pour le tenir en échec, et même le ridiculiser. Au passage, je ne suis pas d’accord avec la phrase située tout en bas de la couverture, « Après Popi, je lis Pomme d’Api » : moi je n’aime pas le magazine Pomme d’Api !

Le magazine Pop inclut aussi, au centre, un petit livret détachable destiné aux parents, avec des conseils de parentalité. Et parfois, il y a un bonus pour enfant à détacher, par exemple un « calendrier de l’avent de câlins » quand le Béluga était bébé. On avait a-do-ré !

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A noter, le magazine Picoti, édité par Milan, est un autre choix intéressant pour les enfants de 1 à 3 ans. Par rapport à Popi, Picoti contient plus d’histoires au format classique (une grande illustration et une phrase par page) et elles sont un peu plus longues. Comme dans Popi, on trouve aussi un imagier et un livret détachable destiné aux parents. Il y a également une page animée – mais à la différence de chez Popi, elle est toujours prédécoupée donc entièrement utilisable même sans ciseaux ou colle.

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Tralalire

En bref, Tralalire est un magazine original qui contient tout ce qu’il faut (histoires, atmosphère ludique…) pour plaire aux enfants de 2 à 5 ans. Je préfère l’ancienne version plutôt que la version actuelle, mais de toutes façons je n’ai pas trouvé mieux actuellement pour cette tranche d’âge.

Tralalire est un magazine mensuel. Il est édité par Bayard et destiné aux enfants de 2 à 5 ans.

Le sommaire est présenté sur 3 pages, avec un petit gag entre les personnages Pouët-Pouët et Cacahuète.

La première rubrique après le sommaire est une petite bande-désignée de Lou le loup, qui interagit souvent avec sa maman. Et comme pour la bande-dessinée « Cocotte et le loup » du magazine Popi, les yeux du loup sont très expressifs et c’est rigolo de le voir passer d’un regard agressif à un regard apeuré par exemple.

Ensuite on trouve une histoire illustrée classique, sur environ 5 double-pages.

Puis vient la seconde bande-dessinée, autour du mouton Tchà. Elle s’appelle Atchoum Tchà car ce mouton éternue beaucoup. J’aime Tchà car il figure dans le super Livre des saisons de Tchà.

La rubrique suivante est la seconde grande histoire du magazine. Elle fait plus ou moins écho au thème du magazine. Dans l’exemple photographié, le thème est la rentrée des classes, la première histoire est celle d’un éléphant qui va entrer à l’école, la seconde celle d’un hippopotame qui apprend à faire pipi dans un pot. Les histoires sont chouettes, même si elles sont assez classiques : les personnages sont des animaux pour éviter d’être raciste/antiraciste, le héros est le plus souvent de sexe masculin, les filles sont le plus souvent des personnages amoureux, et l’adulte qui s’occupe d’un héros enfant est généralement sa mère. Bref, les stéréotypes habituels de la littérature jeunesse française, pfff !

Le magazine se termine sur une rubrique que je trouve très chouette, même si on ne l’applique pas chez nous. Il s’agit de Cacahouète qui va au lit en faisant un petit rituel, différent dans chaque numéro,

Pour finir mon avis sur Tralalire, voici des extraits d’un numéro plus ancien (datant de 2009). En effet, on nous a donné certains magazines d’occasion, et en fait je les préfère à la version actuelle. Voici pourquoi :

Le gag présentant le sommaire avait pour personnages Archi, un homme, et Toupeti, un enfant. On ne sait pas si Archi est son père ou juste quelqu’un qui s’en occupe avec tendresse et fantaisie.

Une des rubriques du magazine était une comptine à faire sur le corps avec ses doigts.

Et la rubrique « surprise », qui est maintenant assez variable d’un numéro à l’autre, était signée du génial Hervé Tullet, dont je vous ai parlé ici. C’est grâce à ces magazine justement que j’avais découvert son travail si original et bien pensé.

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A noter, il y a quand même certains magazines de Bayard que je n’apprécie pas du tout. En particulier, j’évite Babar, Pomme d’Api et Pomme d’Api Soleil car je n’aime vraiment pas les valeurs qu’ils transmettent.

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La petite salamandre

En bref, La petite salamandre est un magazine génial pour les enfants de 4 à 7 ans qui s’intéressent à la nature ou aux animaux. Non seulement il évite de les bassiner avec toujours les mêmes animaux exotiques qu’il ne verra jamais (à part dans un zoo), mais en plus il est super bien conçu pour leur plaire : il a un graphisme moderne et agréable et contient de quoi jouer, lire, apprendre des choses, bricoler, cuisiner… le tout en respectant la planète, les animaux et les humains. Je le recommande absolument !

La petite salamandre est un magazine bimestriel (il parait tous les 2 mois) destiné aux enfants de 4 à 7 ans. Il est édité par La salamandre, un groupe implanté en France, Belgique et Suisse, qui publie des magazines, livres et DVD sur les animaux sauvages locaux en Europe.

Le magazine s’ouvre sur une petite BD humouristique mettant en scène Sam, la petite salamandre, et sur 3 petites fiches « quizz » à détacher (à utiliser une fois qu’on a lu le magazine).

Puis, juste après le sommaire, on retrouve Sam dans un dialogue illustré où elle rencontre un nouvel animal, qui est toujours une espèce sauvage et locale en Europe. C’est la rubrique « téquitoi ? ».

Ensuite, c’est la partie des jeux : 2 double-pages de petits jeux variés, puis une double page de jeux sur une grande scène pleine de détails.

Au milieu du magazine, on parcourt le dossier dédié à un animal : 3 double-pages assez classiques dans les magazines sur les animaux, et un grand poster (format A3) à détacher.

Les 3 double-page suivantes mettent en scène les personnages Crousti (une souris je pense) et Pioupiou. Sur la première double-page, c’est la rubrique « Ma p’tite planète », avec des gestes écolos à la portée des enfants. Il y a ensuite un page avec une recette de cuisine illustrée, une page avec un bricolage, et une double page intitulée « Les p’tits plaisirs », avec de belles idées toutes simples de choses à faire pour profiter de cette période de l’année. Par exemple pour ce numéro : jouer dans le vent, trouver des cônes d’épicéa grignotés, toucher le givre du bout de sa langue, goûter le panais…

Vient ensuite l’histoire sur deux double-pages illustrées classiques. Puis la rubrique « Nous on aime » avec des idées de livres et d’expositions, et « Les coulisses de la rédac », qui apporte des informations sur les personnes ou les étapes qui permettent de produire le magazine.

Merci à Sophie Cottarel du blog Enfant végé, pour son article qui m’a permis de découvrir ce magazine ! C’est un très gros coup de cœur pour moi. Le Béluga y a déjà été abonné et il l’appréciait, bien qu’il ne soit pas personnellement intéressé par la nature.

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Pyjamasques

En bref, Pyjamasques est un magazine à la mode, avec une grande histoire, beaucoup de jeux et d’autres rubriques. Et l’air de rien, il permet discrètement d’apprendre pas mal de choses, le tout en veillant à éviter tout préjugé sexiste. Chapeau !

Pyjamasques est un magazine trimestriel (il parait tous les 3 mois). Il est coédité par Milan France TV distribution. Il destiné aux enfants de 4 à 7 ans.

Le magazine s’ouvre avec le sommaire, accompagné d’un résumé des points clés de la série, et notamment le nom des personnages. Il est donc accessible aussi aux enfants qui ne connaissent pas le dessin animé en question.

La première rubrique est l’histoire, généralement tirée d’un épisode du dessin animé. Elle est présentée en bande-dessinée avec des cases irrégulières.

Ensuite, pour la version actuelle du magazine, se trouve la plus grosse partie : les jeux. Ils sont organisés en missions occupant chacune deux doublé-pages. Je vous montre ci-dessous un exemple de mission complète, menée par le Pyjamasque Yoyo.

Elles sont composées aussi bien de jeux avec des lettres, que de jeux assez créatifs (ci-dessus, on a colorié des fils de la toile d’araignée pour que les Pyjamasques puissent s’en échapper) et de jeux avec des chiffres (ci-dessous, il fallait compter les boules gluantes emprisonnant la chat-mobile).

Les autres Pyjamasques ont aussi leurs missions. Ci-dessous, je vous montre un extrait avec à gauche une sorte de mini sudoku avec des ballons de couleur à la place des chiffres.

A la fin de la partie jeux, où l’enfant a donc alterné entre activités très ludiques et jeux qui font appel à la réflexion, on trouve une petite affiche de félicitation, et une page de petites actualités sur le thème des héros.

D’autres rubriques suivent : « Les mystères de la nuit », où l’enfant apprend des choses sur une activité nocturne (ici les musées que l’on peut visiter la nuit), puis « La copine des Pyjamasques » avec un métier héroïque.

Eh il en reste encore ! Une double-page sur un bricolage.

Deux double-pages plus « développement personnel », avec ici des jeux pour que l’enfant sème du bonheur et du rire, et réfléchisse à ce qu’il aime (et n’aime pas).

Une page « SOS Pyjamasques » avec une question, la réponse mal avisée d’un « méchant » et la bonne réponse d’un Pyjamasque. J’apprécie beaucoup la page suivante, où se trouve une petite affiche à découper, qui transmet de manière attractive une bonne pratique.

Et ce n’est toujours pas fini, pour ce magazine qui vaut son pesant de cacahuètes (en même temps, il parait tous les 3 mois et comporte plus de pages que les autres) : une double page sur un « super pouvoir » d’animaux, ici celui d’animaux mâles qui s’occupent de leurs enfants.

Et pour finir, une rubrique que le Béluga adore : 6 cartes à découper avec un super pouvoir sur chacune.

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Olalar

En bref, Olalar est un magazine qui a tous les attributs d’un magazine jeunesse (histoire, jeux)… tout en parlant d’art ! Que l’on aime l’art ou que justement si l’art ne soit pas notre truc, c’est un chouette achat occasionnel car il est vraiment très accessible et ludique.

Olalar est un magazine mensuel destiné aux enfants de 4 à 7 ans. Il est produit par les éditions Faton.

Le magazine s’ouvre sur, à gauche, une illustration avec un petit jeu raccord avec le thème du numéro, et à droite le sommaire.

L’artiste du numéro est présenté d’une manière géniale : à la première personne. L’artiste explique son enfance et ce qu’il aime, et ces deux paragraphes dont illustrés par des œuvres de l’artiste. Dans la deuxième double-page, l’artiste parle de ses oeuvres et on trouve un jeu des 5 différences sur l’une d’elles.

Suit une double-page de jeu sur une œuvre de l’artiste, ici un « cherche et trouve » et un « trouve l’intrus ».

L’histoire du magazine est sous forme de bande dessinée. Les personnages sont un frère et une sœur qui visitent à chaque fois un endroit différent, généralement situé dans la région ou à vécu l’artiste. Ce peut être un site « historique » (les menhirs de Carnac, les hospices de Baune…) ou un musée (le musée de Monet à Giverny par exemple) et à chaque fois, cela donne envie d’aller y faire un tour ! C’est très fort je trouve.

Différentes rubriques suivent. Par exemple celle-ci ou l’enfant apprend à dessiner un élément, avec comme illustration des tableaux montrent cet élément. Ou une autre, sur un mot mystère, comme « atelier », « animal fantastique » ou « autoportrait », qui est expliqué avec un court texte, illustré avec une œuvre et accompagné d’un petit jeu.

Ou cette rubrique qui montre des œuvres d’art figurant un objet très courant : lit, cuillère, béret…

Et cette rubrique mignonne où des textes et des tableaux se rejoignent sur un sujet bien connu des enfants : le sommeil, les couleurs, les poissons qui nagent, la rentrée des classes…

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Voilà pour cet article, assez long, car je voulais vous montrer ce que j’aime dans les magazines que je vous recommande.

Évidemment, j’évite les magazines Papoum, Abricot et Pirouette car ils proviennent des éditions Fleurus. Si vous ne le savez pas, voici pourquoi je boycotte les éditions Fleurus et voilà en détails mon avis sur un exemple de livre.

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Bon week-end !

Livres d’enfant à manipuler

1 Juin

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, je vous propose des livres qui ont en commun le fait d’être plus que de simples pages à tourner. Ils peuvent contenir des éléments à soulever, à déplier, à toucher… Comme d’habitude, ceci est une sélection personnelle et non exhaustive, n’hésitez pas à me dire les ouvrages de ce type que vous appréciez !

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Cache-cache des grosses bêtes

Ce livre d’Olivier Latyk est imprimé en Malaisie et paru en 2014 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il me semble parfait pour les enfants de 1 à 3 ans.

Le principe de ce livre est qu’il contient des volets à soulever pour trouver les animaux. Soulever des volets plaît généralement beaucoup aux tout petits.

L’avantage de ce livre est que les volets ne sont pas des morceaux de carton collés sur la page, mais de larges morceaux de feutrine insérés dans une fente. Ils sont donc très faciles à soulever, mais aussi plus solidement attachés. Ces deux points sont importants pour que l’ouvrage soit utilisable dans la durée par des tout petits.

Par contre, question de goût personnel, je n’aime pas l’esthétique aux couleurs criardes.

Il existe d’autres livres de cache-cache avec volets en feutrine, et des couleurs qui me plaisent plus. Par exemple «  Où est le hibou ? » d’Ingela Arrhenius, paru aux éditions Gründ (dont j’avais apprécié un calendrier de l’avent, ici). Comme je n’ai pas eu l’occasion de parcourir ce livre ni de le voir dans les mains d’un bébé, je ne peux pas m’avancer sur la solidité de ses volets. Et il me semble utile de vérifier l’accord du contenu avec les valeurs du véganisme – je ne vous ai donc pas listé « Où est la poule ? » qui parle des animaux de ferme, mais « Où est le hibou ? » qui traite des animaux de la forêt. Il y a encore d’autres titres dans cette collection (Où est le lion ? Où est l’ours ? Où est la licorne ?…).

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Je t’aime

Ce livre de David A. Carter est imprimé en Chine et publié en 2017 aux éditions Gallimard (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté pour les enfants de 4 ans jusqu’à l’âge adulte.

J’adore les livres pop-up de David Carter et j’en ai acheté plusieurs au fil des années : Un point rouge, 600 pastilles noires, Bruit blanc. Quand le Béluga était petit et qu’ont commencé à sortir des ouvrages clairement identifiés « jeunesse » de David Carter, je lui ai acheté « Petite boite jaune ». Puis, à la bibliothèque, le Pinto a flashé sur « Je t’aime », et on a fini par le lui acheter pour Noël. Et en fait, si je ne devais avoir qu’un seul ouvrage de David Carter, ce serait celui-là.

A la différence du livre « Cache-cache des grosses bêtes », « Je t’aime » est un livre très fragile qui ne doit pas être laissé à la disposition des jeunes enfants. C’est un livre plaisir que l’adulte manipule pour le plaisir des yeux de l’enfant.

A l’ouverture de chaque page se déplie une création délicate et originale. Je n’ai malheureusement pas d’images à vous montrer car j’ai jeté mon exemplaire… Le Pinto prenait généralement soin de ce livre très précieux à ses yeux, donc je l’avais laissé en libre service, mais un jour le Pinto l’a utilisé sous la responsabilité d’un adulte qui l’a volontairement laissé le déchirer. De dépit, je l’ai jeté (le livre) et je n’ai pas voulu le racheter : on le consulte à nouveau seulement à la bibliothèque.

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Le château du dragon

Ce livre de Laurent Richard est imprimé en Chine et publié en 2014 aux éditions Elan vert (lien vers la fiche du livre). Il me semble parfait pour les enfants de 2 à 6 ans.

On retourne à un livre costaud qui peut être manipulé par les bambins. Cet ouvrage cartonné se déplie astucieusement au fil de la lecture.

Un chevalier et une aventurière parcourent un château, et j’apprécie qu’il n’y ait aucun stéréotype sexiste dans l’histoire ni dans ses illustrations ! C’est vraiment rare pour les ouvrages destinés aux enfants de maternelle et portant sur ce thème.

La fin est également originale et super chouette. Les enfants ne viennent pas pour agresser le dragon mais pour fêter son anniversaire !

Bref, j’ai un gros coup de cœur pour ce livre, que j’ai tout simplement emprunté par hasard à ma bibliothèque et que je n’ai donc pas besoin d’acheter pour en profiter. Mais je le garde dans ma tête si j’ai besoin d’une idée de cadeau pour un enfant et je vais essayer d’emprunter d’autres livres de cette maison d’édition qui me semble avoir un bel état d’esprit.

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Prendre et donner

Ce livre de Lucie Félix est imprimé en Chine et publié en 2014 aux éditions Les Grandes Personnes (lien vers la fiche d’un livre).

A chaque page de ce livre cartonné, on trouve un verbe et une pièce de carton à prendre… et à placer sur la page suivante. Au fil des pages, on illustre ainsi un mot puis son contraire.

Le principe est sympa et les illustrations sont originales. Par contre, retirer les pièces est assez difficile pour un tout petit, qui a donc besoin qu’on l’aide pour parcourir le livre – même une fois qu’il le connaît bien et pourrait donc avoir envie de l’utiliser seul. Par contre, le Pinto de maintenant 2 ans et demi peut l’utiliser seul, et il continue d’en retirer beaucoup de plaisir.

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Un livre

Ce livre d’Hervé Tullet est imprimé en Chine et paru en 2018 aux éditions Bayard jeunesse (lien vers la fiche du livre sur le site de l´éditeur et llien sur le site de l’auteur).

Je connais le travail d’Hervé Tullet pour le (chouette) magazine Tralalire. J’aime beaucoup sa fantaisie et le fait qu’il s’adresse directement à l’enfant pour le rendre acteur des pages qu’on lui lit. Je vous propose ici ce livre que nous avons acheté dans une gare (le grand Relay situé dans le Hall 1 de la Gare de Lyon, à Paris), mais nous empruntons aussi d’autres ouvrages d’Hervé Tullet à la bibliothèque, il en existe beaucoup beaucoup.

Dans cet ouvrage plutôt grand format, on suit les instructions comme si on était devant un écran, sauf qu’une fois qu’on a appuyé sur la « touche » il faut tourner la page pour afficher le résultat.

On fait ainsi apparaître et bouger des « billes » de couleur, c’est vraiment rigolo comme expérience avec un livre.

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L’abécédaire à toucher de Balthazar

Ce livre de Marie-Hélène Place est imprimé en Chine et paru en 2012 aux éditions Hatier (lien vers la fiche du livre).

On a reçu ce livre en cadeau pour le Béluga (merci Christel !) et il a plu à nos deux enfants. Sur chaque page, on trouve une lettre, et en face deux mots commençant par cette lettre avec illustration.

L’originalité, c’est que la grosse lettre a une texture rugueuse, que le Béluga a beaucoup aimé toucher, et de discrètes flèches indiquant comment tracer la lettre quand on l’écrit normalement.

Sur les pages de gauche, les expressions sont plutôt originales. Je ne les aime pas toutes, mais dans l’ensemble ça va. En fil rouge, sur les illustrations on trouve Balthazar, un garçon au bonnet avec de longues oreilles, et son doudou/ami Pépin.

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Mon livre des odeurs et des couleurs – les fruits

Ce livre de Mr Iwi est imprimé en Chine et paru en 2015 aux éditions Auzou (lien vers la fiche du livre).

A chaque double page, il y a à gauche un imagier d’aliments, animaux et divers objets de la couleur de la page.

Et à droite, on trouve un volet à soulever pour découvrir une photo de fruit… que l’on peut frotter avec le doigt pour libérer son arôme (artificiel) !

A la fin du livre, un imagier des fruits propose de nommer les fruits, et de les goûter s’il y en a à la maison.

On nous a offert ce livre pour le Pinto, il l’utilise beaucoup et pour le moment le livre tient bien le coup. A noter, il fait partie d’une collection de livres sur les couleurs et les odeurs, mais je n’ai pas eu l’occasion de feuilleter les autres ouvrages donc je ne peux pas vous les recommander.

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Bon week-end !

Livres pour enfant sur l’allaitement

18 Mai

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, voici des livres évoquant l’allaitement. Je dois dire que le marché du livre jeunesse francophone est très pauvre sur le thème de l’allaitement ! Mais cela semble commencer à s’améliorer un peu. Et c’est heureux, car le biberon et la tétine, omniprésents dans la littérature enfantine, ont une part de responsabilité évidente dans le taux d’allaitement très bas en France.

Je vous propose 3 albums centrés sur l’allaitement, puis un extrait de magazine et enfin un album pour accompagner le sevrage d’un bambin (= bébé qui marche, âgé d’environ 2 ans).

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Les tétées de Maïté

Ce livre de Jeanne Sélène est imprimé en Bulgarie et publié en 2018 en auto-édition. On peut le commander sur le site de l’autrice (avec frais de port inclus). A mon avis, il est adapté de 1 an à 4 ans.

Ce livre liste les différents rôles des tétées : pour la faim, pour la gourmandise, pour les retrouvailles, pour la sieste… avec une grande illustration à chaque fois. Ces dessins, à la fois colorés et doux, montrent l’enfant à différents âges. On voit aussi la maman, et, quasiment sur chaque dessin, le papa. J’apprécie vraiment qu’on voit clairement que le papa n’est pas exclu des moments de tétées ; au contraire on voit de nombreuses possibilités pour lui : câliner avec la mère, interagir avec l’enfant, avec les deux, ou tout simplement profiter de ce temps libre pour faire autre chose.

A noter, les 3 personnages ont la peau claire, mais la représentation artistique de leurs cheveux et de leurs yeux les rend plus abstraits et donc plus universels.

Mes enfants, qui ont longuement profité des tétées, ont apprécié cet album. Mais il peut tout à fait être lu à un enfant qui n’a pas été allaité et qui est curieux de ce sujet, par exemple en voyant un bambin encore allaité. En effet, ce livre permet d’expliquer que les enfants allaités ne tètent pas seulement par faim. Et on pourra alors chercher, avec l’enfant non allaité, quelle est pour lui l’alternative à la tétée dans chacune des situations évoquées (endormissement, peur, besoin de contact, etc).

Bref, ce livre est un coup de cœur pour moi, et il fait partie des livres que j’ai achetés et que je compte conserver quand mes enfants seront grands.

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Mammifère

Ce livre de Marion Cadet est imprimé en Bulgarie et publié en 2018 aux éditions Le Hêtre Myriadis (lien vers la fiche du livre). Il me semble bien adapté de 2 ans à 6 ans.

Cet album est notre deuxième livre préféré sur l’allaitement, juste derrière « Les tétées de Maïté ». Je compte également le conserver même quand mes enfants seront grands.

Il y a 3 polices d’écriture sur chaque double page, qui correspondent chacune à un niveau de lecture diffèrent. On a donc 3 manières de lire cet ouvrage.

En majuscules sur la page de gauche, une phrase très courte forme le titre de la double page et liste une raison de téter. Je trouve ce texte adapté pour lire cet album aux tout petits.

Dessous sur la même page, on trouve une phrase prononcée par une mère humaine qui s’adresse à son enfant allaité. Elle donne une information ou un souvenir sur l’allaitement de l’enfant, comme « ta petite main en étoile tapote ma joue » ou « je discute avec mes amis pendant que tu tètes ». Cela peut être intéressant pour les bambins allaités.

Et sur la page de droite, illustrée avec un animal en train de donner la tétée, une phrase en couleurs fait écho au dessin avec une information sur l’allaitement de cet animal. Ce niveau est parfait pour les enfants plus grands : il a intéressé le Béluga qui a maintenant 7 ans, et j’y ai moi-même appris de nombreuses choses.

J’aime beaucoup la douceur et la poésie des dessins, ainsi que la large variété des mammifères dessinés : chatte, louve, guenon et ourse, mais aussi chauve-souris, souris, koala, femelle cachalot…

Et bien sûr, d’un point de vue végane, je trouve très bienvenu un livre qui rappelle que les humains sont des animaux qui font partie du groupe des mammifères.

Pour un enfant qui n’a pas été allaité, cet album reste une lecture intéressante. Il suffit de le présenter comme un livre sur la tétée des bébés mammifères et de ne pas lire la seconde phrase de chaque double page.

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Bébé a faim

Ce livre de Virginie Maillard est imprimé en France et publié en 2017 en auto-édition. On peut le commander sur Bougribouillons, le blog de l’autrice.

A noter, Virginie Maillard propose également à la vente des impressions de ses (af)fiches sur la parentalité. Elles sont consultables gratuitement sur la partie blog de son site et je vous encourage vivement à les découvrir si vous ne les connaissez pas encore. Ces fiches pratiques, agréables à regarder et faciles à comprendre : bref, elles sont absolument géniales !!

Mais retournons à « Bébé à faim ». Dans cet album aux couleurs douces, on voit un enfant et ses parents rendre visite à la famille d’un nouveau-né. Le bébé montre des signes de faim et sa maman le met au sein, ce qui incite l’enfant en visite à poser quelques questions.

Ce livre tranche avec le style dynamique et enthousiaste auquel je suis habituée avec les fiches de l’autrice. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve qu’il manque un petit peu de gaité et de fantaisie pour rendre l’histoire vraiment joyeuse.

Cependant, ce côté un peu froid n’efface pas son intérêt pédagogique. En fait, cet album est comme un documentaire destiné aux tout petits, pour leur permettre de découvrir certaines informations sur l’allaitement, comme les signes de faim d’un nouveau-né. Je dirais qu’il est adapté de 2 à 4 ans.

Vous pouvez lire ici d’autres avis sur cet album. Personnellement, maintenant que j’ai « Les tétées de Maïté » et « Mammifère », je vais faire recirculer mon exemplaire de « Bébé a faim », je suis sûre qu’il sera utile pour d’autres familles, voire l’école de mes enfants.

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Pitaya magazine

Pitaya est un magazine engagé, promouvant clairement un mode de vie écologique, végane et basé sur le maternage proximal. Ce magazine est adapté aux enfants de 2 à 5 ans et a été publié en ligne à partir de 2012. Il y a 4 numéros, un par saison, et ils sont toujours téléchargeables gratuitement sur le site du magazine.

Dans Pitaya numéro 1, la bande dessinée « Benoit à la plage », illustrée par Delphine Chklé, montre un enfant qui achète une glace avec son papa. Et sa maman qui allaite le bébé constitue la petite blague qui clôt l’histoire.

Si l’on ne souhaite pas imprimer tout le magazine, on peut n’imprimer que cette BD de 4 pages et la conserver dans 2 pochettes plastiques reliées par du ruban adhésif. Elle est parfaite pour les enfants véganes de 3 ans à 6 ans.

 

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Fini la tétée !

Ce livre écrit par Sophie Pestipon est imprimé en Pologne et publié en 2018 aux éditions Le petit pont (lien vers la fiche du livre). Pour acheter cet ouvrage, le seul moyen à ma connaissance est de le commander sur Amazon.

Cet ouvrage a été conçu par une maman pour accompagner le sevrage de son enfant de 3 ans. On y voit d’abord le rôle des tétées quand il était bébé, puis on découvre la liste de tout ce que ce que l’enfant sait désormais faire.

Arrive alors la transition « On peut dire que tu as évolué : J’ai évolué aussi et j’ai envie d’arrêter la tétée avec toi. » Ce sont les câlins et bisous qui accompagnent maintenant l’endormissement du soir et le réveil du matin. Tout au long du livre revient le sentiment de fierté de passer chaque étape.

Après l’histoire, on trouve des pages blanches et la proposition que l’enfant à qui on a lu le livre dessine comment ce serait s’il arrêtait de téter.

Le principe du livre me plait beaucoup et je n’ai pas trouvé mieux actuellement sur ce sujet (le sevrage d’un enfant de 3 ans). Je suis cependant gênée que les illustrations correspondent à une famille particulière : un enfant qui a deux grands frères et une maman, tous bien blancs de peau et aux cheveux blonds ou châtain clair. D’autre part, on ne voit jamais le papa, et je trouve cela dommage, notamment dans cette illustration où la maman en longue robe blanche pourrait sembler mariée à ses enfants. Ceci dit, cela pourra peut-être justement convenir aux mamans solo ou homoparentales ?

 

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Et vous, quels sont vos livres jeunesse préférés montrant l’allaitement maternel ?

Au passage, j’en profite pour vous montrer une nouvelle page de Tous les bébés. Je vous ai déjà écrit dans cet article tout le bien que je pense de ce petit livre, donc j’ajoute juste ici l’une des deux pages où l’on voit un bébé nourri au sein.

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Enfin, je n’ai pas mis dans ma sélection les deux seuls livres qui étaient disponibles en français sur l’allaitement quand le Béluga était bébé, mais qui ne m’ont pas plu. Les voici :

  • Toi, moi et la tétée, qui raconte le quotidien d’un bébé qui est gardé par sa maman allaitante. Vous pouvez voir ici un avis avec des extraits du livre. Personnellement, je n’ai pas apprécié que cet ouvrage véhicule un message trop militant à mon goût sur le maternage proximal, mais il pourra justement plaire aux personnes qui sont engagées dedans et sont entourées de personnes dans la même situation.
  • On a volé mes tétés, qui parle du sevrage. Les illustrations sont un peu trop artistiques pour moi, et surtout le titre du livre ne correspond pas à l’état d’esprit dans lequel je souhaite mener le sevrage de mes enfants. Mais il pourra éventuellement être intéressant pour un bébé sevré contre son gré et des parents qui aiment ce type d’illustration ? Vous pouvez voir ici l’avis de Ricochet sur cet album.

Bon week-end !

Livres d’enfant pour sourire

11 Mai

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Vous avez déjà ici nos livres préférés pour rire. Aujourd’hui, on parle de livres qui nous font sourire et nous détendent. Ce sont des petites histoires pleines de fantaisie, sans réalisme, sans émotion forte et sans message particulier, juste pour passer un bon moment.

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Aldo

Ce livre de Magali Bonniol est imprimé en France et paru en 2010 aux éditions L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Je pense qu’il est parfait entre 2 et 4 ans.

Dans ce livre, on suit le lézard Aldo dans de petites tranches de vie : il cherche un bon endroit pour prendre un bain de soleil, il va récolter des mûres, il passe du temps avec la grenouille Josette…

Les dessins sont simples et lumineux,  Aldo et Josette sont joyeux et les petites histoires sont mignonnes. C’est une chouette lecture pour se détendre.

 

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Une journée avec Mousse

Ce livre de Claire Lebourg est imprimé en France et paru en 2015 aux éditions L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté de 3 ans à 7 ans.

Dans ce petit livre, on suit Mousse, pour une journée normale dans sa vie très tranquille. Il prend le temps de se réveiller puis prend son petit déjeuner pendant que la marée monte jusque dans sa salle à manger. Une fois la marée descendue, il ramasse les coquillages et autres trésors laissés par les vagues puis les photographie afin de les vendre sur internet. Mais un jour, un morse arrive avec la marée…

J’adore l’accent mis sur le plaisir des sens dans la vie de Mousse. On peut s’appuyer sur cette lecture pour montrer qu’on peut se détendre et profiter dans de nombreuses situations du quotidien. J’aime aussi qu’on voie que Mousse s’est construit un mode de vie atypique mais qui fonctionne pour lui.

Cet album a une suite, « Mousse part en vacances », dont je vous parlerai dans un autre article.

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Sur l’île des Zertes

Il me semblait impossible de faire un article sur les albums jeunesse fantaisistes sans citer un ouvrage de Claude Ponti. Le Béluga a beaucoup aimé celui-ci, que nous avons en format « poche ». Il est imprimé en France et paru en 1999 chez L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre).

On y suit des tranches de vie de Jules, un Zerte. Comme dans tous les albums de Claude Ponti, les illustrations sont très colorées et l’imaginaire débridé, que ce soit dans les dessins comme dans le texte.

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Il fait si froid !

Ce livre de Nick Butterworth est imprimé en Grande-Bretagne et paru en 1990 chez Gautier-Languereau (lien vers la fiche du livre). Il me semble idéal de 4 ans à 6 ans.

J’avais cet ouvrage étant enfant et j’étais très contente de le redécouvrir avec le Béluga. Et je l’étais encore plus de découvrir qu’il existe d’autres ouvrages dans la même série, comme « La chasse au trésor » ou « Un chemin secret ». Ils sont listés sur cet article du site Materalbum. Ils sont malheureusement tous épuisés, mais on les trouve encore dans certaines bibliothèques.

Chacun de ces livres se déroule dans un grand parc. Il probablement inspiré des parcs des villes anglaises, mi « civilisés », mi « sauvages », et dans lesquels vivent des oiseaux, des écureuils et d’autres animaux des bois. Percy, le gardien, est chargé de l’entretien du parc et il est aux petits soins pour les animaux qui y vivent.

Dans « Il fait si froid ! », c’est le soir et il neige. Percy va se mettre au lit mais on toque à la porte : c’est un animal du parc qui demande l’abri car il a trop froid dehors. Percy lui fait une place dans son lit. Puis on toque à nouveau, et ainsi de suite jusqu’à ce que le lit soit trop petit et qu’on entende gratter sous le plancher…

Comme il est peu probable que vous trouviez cet ouvrage, je vous mets ici son tapuscrit (histoire et illustrations clés) rédigé par La classe de Corinne.

Bien sûr que ce n’est pas du tout réaliste, mais je trouve très douce cette histoire d’animaux qui viennent se faire un lit douillet dans la maison du gardien de parc.

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Et chez vous, quels sont les livres tranquilles que vous aimez lire en famille pour vous détendre ?

Bon week-end !