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Livres pour enfants sur le réchauffement climatique

16 Fév

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Après mes livres jeunesse préférés sur le thème du véganisme, voici ceux sur le changement climatique et les gaz à effet de serre. Ne vous inquiétez pas, ce sont des albums amusants et vraiment bien faits !

 

Baby loves green energy

Ce petit album cartonné, écrit par Ruth Spiro, est imprimé en Chine et paru en 2018 chez Charlesbridge (lien vers la fiche du livre).

Il est parfait pour les tout petits, de 1 à 3 ans.

Dans cet album, on suit un bébé et sa couverture, dans une histoire et des dessins parfaitement adaptés pour un bébé, avec en plus une explication des gaz à effet de serre très claire pour un jeune enfant, et quelques mots sur comment il peut agir s’il le souhaite. En bref, c’est un excellent livre ! D’ailleurs il peut également servir pour les enfants de plus de 3 ans, s’ils ne sont pas rebutés par son style « bébé ».

Même la page la plus compliquée du livre est présentée de manière adaptée aux bébés, c’est très fort !

Pour les parents non anglophones, ne vous en privez pas : je vous traduis tout le texte ci-dessous ! Personnellement, je le raconte en français aux enfants, mais si vous avez envie de le lire en anglais et n’êtes pas sûrs de votre accent, cette vidéo vous montre toutes les pages du livre, lues en version originale par Mike Golczynski.

Baby loves green energy : Le bébé aime les énergies vertes

Baby has a blanket. Le bébé a une couverture.
It’s not too big or too little. It’s not too thick or too thin. It’s just right. Elle n’est pas trop grande, ni trop petite. Elle n’est pas trop épaisse, ni trop fine. Elle est juste bien.
When Baby puts the blanket on, she feels warm. Ahhh ! Quand le bébé met sa couverture, il a chaud. Ahhh !
The earth has a blanket, too. Just like Baby ! The earth’s blanket is air. La Terre aussi a une couverture, comme le bébé ! La couverture de la Terre, c’est l’air.
Air is made up of many different gases. We can’t see them, but they’re all around us. Nitrogen… carbon dioxyde… methane… water… oxygen… L’air est fait de plein de gaz différents. On ne peut pas les voir, mais il y en a tout autour de nous. L’azote… le dioxyde de carbone… le méthane… l’oxygène…
Plants and animals need air to live. Les plantes et les animaux ont besoin d’air pour vivre.
Sunlignt warms the earth. The blanket of air helps hold the warmth in. Les rayons du soleil chauffent la Terre. La couverture d’air aide à garder cette chaleur.
Some gases in the air, like carbon dioxide, are very good at this. Light… heat… They are called greenhouse gases. Certains gaz de l’air sont très forts pour faire ça… Lumière… chaleur… On les appelle les gaz à effet de serre.
But people are adding more greenhouse gases to the air. Mais on ajoute de plus en plus de gaz à effet de serre dans l’air.
Cars and trucks burn fuel that makes extra carbon dioxide. Power plants and factories do, too. Les voitures et les camions consomment de l’essence et ça produit plus de dioxyde de carbone. Les (centrales électriques et les) usines aussi en produisent.
The extra greenhouse gases hold in too much warmth. Under the blanket the earth is getting too hot. Whew ! Ce surplus de gaz à effets de serre garde trop de chaleur. Sous sa couverture, la Terre commence à avoir trop chaud. Pfiou !
How can people help ? We can use other kinds of energy that don’t add greenhouse gases to the air. Hydroelectric energy… wind energy… solar energy… geothermal energy… This is called green energy. Que peut-on faire pour aider ? On peut utiliser des énergies qui n’ajoutent pas de gaz à effet de serre dans l’air. L’énergie hydroélectrique… l’énergie du vent… l’énergie du soleil… l’énergie géothermique… On les appelle énergies vertes.
Baby wants to help, too ! What can she do ? Walk instead of ride. Turn off the lights. Click ! Recycle ! Le bébé aussi veut aider ! Que peut-il faire ? Marcher au lieu de prendre la voiture. Éteindre les lumières. Clic ! Recycler !
Baby loves green energy because Baby loves our earth ! Le bébé aime l’énergie verte, parce que le bébé aime la Terre !

Pour la version française, on pourrait bien sûr choisir de remplacer « Terre » par « planète », « air » par « atmosphère » et « dioxyde de carbone » par « CO2 ».

A noter, pour les fanas de sciences, cet ouvrage fait partie d’une collection qui traite aussi bien des thèmes aussi complexes que la programmation, la gravité ou le système solaire !

 

Le manchot a rudement chaud

Ce livre, écrit par Vincent Gaudin, est imprimé en France et paru en 2009 chez Belin (lien vers la fiche du livre, où on peut aussi voir des extraits). Il est parfait pour les enfants de 6 à 10 ans qui aiment  jouer avec les mots.

Ce grand album est rempli de jeux de mots, en particulier sur les manchots qui ont « rude manchot ».

A la fin de l’histoire se trouvent des explications courtes et claires sur les sujets abordés : manchots, jeux de mots, changements climatique.

Sur la dernière page, on trouve des propositions d’action pour un enfant et sa famille, que je me suis permise de compléter légèrement : sur la ligne qui propose d’acheter local, j’ai ajouté « ou d’occasion ».

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

 

C’est quoi l’écologie ?

Ce petit livre, écrit par Sophie Dussaussois, est imprimé en France et paru en 2017 chez Milan (lien vers la fiche du livre). L’éditeur propose à partir de 9 ans, mais j’ai commencé à lire quelques pages au Béluga qui a 6 ans, parce qu’elles répondent à certaines de ces questions.

Ce petit livre est entièrement illustré, avec quelques infographies et surtout 33 questions qu’un enfant ou un adulte peut se poser sur tout ce qui touche à l’écologie. On y trouve notamment « C’est quoi le changement climatique ? » et « Pas plus de 2 °C : il vient d’où cet objectif pour le climat ? ».

Chaque question a sa réponse en BD, de manière à la fois claire et amusante. Pour moi, c’est un livre indispensable, utile pour les enfants et les ados aussi bien que les adultes !

 

Et vous, connaissez-vous d’autres livres pour jeunes enfants abordant le thème du changement climatique ?

Bon week-end !

Livres pour enfants sur le véganisme

9 Fév

Bonjour !

Aujourd’hui et les prochains samedis, j’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Je commence aujourd’hui par le thème du véganisme, et plus généralement de livres qui éveillent au respect des animaux. Dans la littérature jeunesse francophone, on trouve désormais de quoi présenter cette démarche aux enfants, même tous petits. Voici mes 4 ouvrages préférés, classés par âge.

 

Libérez-nous

Ce livre de Patrick George est imprimé en Chine et paru aux Éditions L’École des loisirs en 2016 (lien vers la fiche du livre).

Il est ludique et parfait pour les tout petits : de 1 à 3 ans.

Chaque double-page présente à gauche un dessin évoquant une situation et, par la magie d’une page calque, à droite se forme une situation alternative. Le tout de manière schématique, colorée et avec une dose d’humour. C’est parfait pour sensibiliser tout en douceur, sans pression.

A part la dernière pas du livre, il n’y a aucun texte, ce qui fait que chacun peut y mettre ses mots.

Pour ma part, je lis : « pourquoi… manger de la soupe aux ailerons de requin (ou autre situation sur la page de gauche) alors qu’on peut… laisser les requins nager tranquillement (ou autre situation sur la page de droite) ? ».

A la fin du livre, on voit une petite fille adopter un chien trouvé dans une poubelle et à la dernière page, la seule phrase du livre : « Quels autres animaux vas-tu sauver ? ». Personnellement je ne m’attarde pas sur ces deux dernières pages, voire je ne lis pas du tout la phrase si l’enfant ne le demande pas.

Ce livre est vraiment bien fait à tous points de vue : un gros coup de cœur ! Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

 

Comme toi

Ce livre de Jean-Baptiste Del Amo est imprimé en France et paru aux Éditions Gallimard Jeunesse en 2017 (lien vers la fiche du livre).

Il est bien adapté de 2 à 4 ans environ.

Cet album sans réelle histoire décrit et illustre de manière simple et douce les similarités entre les humains et les autres animaux (oui, les humains font partie du règne animal). Il ne présente donc pas directement le concept de veganisme, mais il en place les fondations. En effet, une fois qu’on sait que les animaux sont comme nous, il paraît évident de vouloir éviter de leur faire du mal.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

 

Les enfants font d’épouvantables animaux de compagnie

Ce livre de Peter Brown est imprimé en Chine et paru en 2011 aux Éditions Circonflexe (lien vers la fiche du livre).

Il est conseillé de 4 à 7 ans, mais il peut convenir dès 3 ans.

Une enfant ours qui découvre un petit humain et décide de l’adopter. Elle s’amuse bien avec lui et il semble que lui aussi. Mais un jour le petit humain fugue. L’oursonne, chagrinée, finit par le retrouver, dans une maison avec d’autres humains qui semblent être ses parents. Elle décide sagement de le laisser avec les siens.

L’air de rien, cette histoire plutôt rigolote plante une graine qui incite à voir autrement les animaux de compagnie, et les animaux en général. C’est un excellent album, en quelque sorte la version pour enfant du roman de Bernard Werber Nos amis les humains.

 

Vegan is love, avoir du coeur et agir

Ce livre de Ruby Roth est imprimé en Pologne et paru aux Éditions L’Age d’homme en 2014 (lien vers la fiche du livre).

Cet album grand format, aux dessins et aux textes plus longs et complexes, s’adresse aux enfants plus grands. L’âge recommandé par la maison d’édition est 6 ans, mais personnellement je l’ai montré au Béluga à 4 ans et demi.

Certaines images peuvent être perçues comme inquiétantes, donc c’est un livre à lire avec un adulte qui pourra répondre aux questions éventuelles de l’enfant.

Ce que j’aime avec cet ouvrage, c’est qu’il propose une explication complète des différents aspects du véganisme, et qu’il se termine sur le message très positif que chacun peut agir simplement dans sa propre vie pour éviter l’exploitation des animaux.

Pour compléter mon avis, voici une vidéo dans lequel on voit plusieurs pages de ce livre (en anglais).

 

Et vous, quels sont les livres pour jeunes enfants que vous aimez sur le thème du respect des animaux ? J’ai entendu parler de Ohé petite fourmi ! mais je n’ai pas eu l’occasion de le feuilleter.

Bon week-end !

Bonbons vegan

29 Oct

Bonjour !

J’ai le plaisir de vous présenter mon second livre, Bonbons vegan. C’était un sacré défi pour moi qui n’ai jamais été fan de sucreries. Mais voilà, ma recette de bonbons gélifiés de Cuisiner en couleurs (adaptée de celle-ci) a donné envie de plus, alors j’ai relevé mes manches. Et je suis fière du résultat !

Dans « Bonbons vegan », vous trouverez donc des recettes de bonbons gélifiés de toutes sortes : des oursons, des bouteilles au coca, des frites, des oeufs au plat…

Ces bonbons gélifiés sont sucrés uniquement avec du sirop d’agave et le sucre naturellement contenu dans le jus de fruit. Mais ne comptez pas que moi pour vous encourager à en manger à tous les repas… surtout si vous les roulez dans le sucre !

Attention ! Pour les bonbons gélifiés, un séchage de plusieurs jours est absolument nécessaire pour obtenir la texture souhaitée. L’idéal est de posséder un déshydrateur avec thermostat (si on chauffe trop fort, les bonbons fondent) mais si vous avez un four qui descend à 30 °C avec un mode « chaleur ventilée » ça fonctionne aussi. Je n’ai pas essayé de placer les bonbons sur une grille placée devant un ventilateur, à mon avis ça se tente si vous n’avez ni déshydrateur ni four high tech

Je vous propose aussi des guimauves, des perles pour collier à croquer, des sandwichs à la réglisse…

Et j’ai fait une belle sélection de barres chocolatées. Bounty, Snickers, Mars, Kit kat, Kinder Country et Kinder Pingui n’ont qu’à bien se tenir : leur version maison, végane et bio est là !

Je me suis également inspirée des Carambar, des Raffaello et des rochers Suchard.

En plus des photos de Caroline Féraud, la plupart des recettes sont joliment illustrées en pas à pas par Maëva Tur. J’ai détaillé au maximum les explications et précisé le niveau de difficulté de chaque recette afin que tout le monde soit sûr de réussir.

J’espère que vous vous régalerez ! Et si vous avez un reste de bonbons qui ne vous fait plus envie, voici 3 recettes pour les valoriser.

Sauce au caramel

On peut transformer un caramel qui a cristallisé ou qui devient trop mou en une sauce gourmande, parfaite pour napper un dessert, une glace, garnir une crêpe ou tremper des fruits. Il suffit d’y ajouter un seul ingrédient et de patienter une dizaine de minutes.

Ingrédients pour 200 ml de sauce
– 100 g de bonbons au caramel
– 100 ml de crème végétale (ou 50 g de purée d’amande blanche et 50 g d’eau)

Préparation
– Casser le caramel en petits morceaux. Pour la version à la purée d’amande, mixer la purée et l’eau pour obtenir une crème bien lisse.
– Dans une casserole, verser les morceaux et la crème.
– Laisser cuire à feu doux en remuant de temps en temps. Les bonbons vont fondre.
– Au bout d’une dizaine de minutes, les bonbons doivent avoir fondu. Bien remuer pour obtenir une crème homogène et épaisse. S’il reste des morceaux de caramel et que la sauce doit être servie immédiatement, la filtrer avec une passoire fine pour retirer les morceaux. Sinon, laisser les morceaux, ils vont continuer à fondre progressivement.
– Laisser refroidir à couvert, pour éviter la formation d’une croûte sur le dessus.
– Conserver au frigo et consommer dans les 3 jours : dans des crêpes, avec des fruits, sur une tartine ou une glace…

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Gâteau choco-caramel

Cette recette est parfaite pour transformer un lot de caramels ratés (ou pas !) en un délicieux gâteau à partager. Bien sûr, il faut que les caramels soient bons au goût : s’ils sont brûlés, on ne peut que les jeter. Mais si c’est seulement leur texture qui pose problème, il suffit de les faire fondre pour profiter de leur saveur dans ce gâteau au chocolat et caramel.

Ingrédients pour 1 moule à cake
– 200 g de bonbons au caramel
– 100 g d’eau
– 100 g de sucre complet
– 200 g de farine de blé
– 1 à 2 cuillerées à soupe de cacao en poudre non sucré
– 1 sachet de poudre à lever
– 100 g de pépites de chocolat noir
– 200 g de yaourt de soja nature
– 50 g d’huile neutre

Préparation
– Huiler et fariner le moule à cake. Préchauffer le four à 180 °C.
– Dans une casserole, faire fondre les bonbons avec l’eau, à couvert.
– Dans un saladier, mélanger le sucre, la farine, le cacao, la poudre à lever et les pépites de chocolat.
– Mélanger les yaourts et l’huile dans un grand bol.
– Quand les bonbons sont fondus et que le mélange est bien homogène, le verser dans le bol. S’il subsiste quelques grumeaux, filtrer le mélange avec une passoire à thé en le versant dans le bol.
– Verser le contenu du bol dans le saladier.
– Bien mélanger puis verser immédiatement dans le moule.
– Cuire environ 45 minutes, jusqu’à ce qu’un couteau planté au centre ressorte propre (à part les coulées de chocolat fondu des pépites).
– Laisser tiédir environ 30 minutes puis démouler et déposer sur une grille ou un torchon propre et laisser refroidir complètement.

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Gâteau à la guimauve

Dans cette recette de gâteau basique, la guimauve parfume très peu : elle apporte surtout du liant et du moelleux. Alors n’hésitez pas à ajouter de l’extrait de vanille ou d’eau de fleur d’oranger si vous voulez que le gâteau évoque la guimauve.

Ingrédients pour 1 moule à cake
– 150 g de guimauve
– 50 g d’huile neutre
– 150 g d’eau
– 100 g de sucre blond
– 200 g de farine de blé
– 1 sachet de poudre à lever

Préparation
– Huiler et fariner le moule à cake. Préchauffer le four à 180 °C.
– Dans une casserole, faire fondre la guimauve avec l’huile et l’eau, sur feu doux.
– Dans un saladier, mélanger le sucre, la farine et la poudre à lever.
– Quand le mélange est bien homogène, le verser dans le saladier.
– Bien mélanger puis verser immédiatement dans le moule.
– Cuire environ 45 minutes, jusqu’à ce qu’un couteau planté au centre ressorte propre.
– Laisser tiédir environ 30 minutes puis démouler et déposer sur une grille ou un torchon propre et laisser refroidir complètement.

Bon dimanche !

Edit : La recette de boisson magique est consultable sur le blog des éditions La Plage.

Edit : Voici les articles ou émissions parlant de Cuisiner en couleurs :

La maison des maternelles (vidéo)

Le cul de poule (vidéo)

RTBF (vidéo)

Pink cappucino

Pink cappucino (recette des guimauves)

Végétal power (recette des langues acides)

La librairie gourmande

Enfant végé

Le Figaroscope

Green City Paris

Fémininbio

VG-Zone

Bidule et cocotte

Cuisiner en couleurs

12 Jan

Bonjour !

J’aime les couleurs mais, en cuisine, je n’ai jamais été trop tentée par les colorants artificiels : je préfère me nourrir de vrais aliments plutôt que de gâteaux aux couleurs fluo. Et après tout, on peut décorer le gâteau avec des fruits frais de toutes les teintes, à part le bleu ciel !

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« Gâteau » d’anniversaire 100 % fruits pour les 2 ans du Béluga

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Puis  j’ai découvert par hasard comment fabriquer un magnifique colorant bleu 100 % naturel – je vous en ai parlé ici. Ça m’a donné envie de chercher comment fabriquer les autres couleurs de l’arc-en-ciel.

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Je me suis beaucoup amusée à jouer la sorcière scientifique dans la cuisine…

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Tout ce que j’avais à vous dire sur les colorants naturels faits maison dépassait allègrement la taille de mes articles de blog, qui sont pourtant plutôt longs ! Pourquoi ne pas rassembler mes astuces et recettes dans un livre ? Marie Laforêt a accepté de les mettre en scène et de les photographier, et les Éditions La Plage ont accepté de les publier.

C’est donc avec un très grand plaisir que je vous annonce la sortie de mon premier livre : Cuisiner en couleurs.

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Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir pour mettre des couleurs dans vos plats sucrés comme salés, fabriquer des colorants garantis sans risques d’effets indésirables sur la santé des enfants et réussir à conserver leur jolie teinte jusqu’à l’assiette de vos convives. En effet, si vous avez déjà essayé de jouer avec les colorants naturels en cuisine, vous savez qu’on n’obtient pas toujours la couleur espérée – colorer un gâteau en rose avec de la betterave est particulièrement hasardeux !

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Le livre commence par les méthodes générales de fabrication des colorants puis on suit les couleurs de l’arc-en-ciel, sans oublier le noir et le blanc ! Pour chaque couleur, vous trouverez les colorants naturels, des recettes pour les utiliser, mais aussi les fruits et légumes frais auxquels vous pouvez faire appel pour compléter votre nuancier.

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J’ai inclus des recettes simplissimes (paillettes décoratives, pâtes fuschia) et d’autres plus élaborées (macarons en nuances de rose), des recettes auxquelles on pense forcément (glace rayée, rainbow cake) et d’autres très surprenantes (boisson magique, carpaccio fleur bleue), des salées (gnocchi, idlis) et des sucrées (bonbons, glaçages, gâteau multicolore)…

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J’espère que ce livre vous plaira ! En tout cas c’est un régal pour les yeux grâce aux sublimes photos de Marie et à la maquette égayée d’aquarelles, mais aussi un recueil d’explications claires et complètes sur les colorants alimentaires naturels. Vous y apprendrez que le E160 n’est pas un truc louche, que les fleurs de mauve et les feuilles de chou rouge présentent les mêmes variations de couleur quand on y ajoute un soupçon d’acidité, et plein d’autres choses encore.

Il est disponible dès aujourd’hui en librairies et j’aurai l’occasion d’en parler dimanche à Lyon, avec une démonstration à 12h30 puis une séance de dédicaces de 13h30 à 14h30 au salon VeggieWorld. Edit : Si les éditions La Plage atteignent 3000 abonnés Instagram d’ici à dimanche, un abonné gagnera un exemplaire de mon livre – infos ici.

Edit : La recette de boisson magique est consultable sur le blog des éditions La Plage.

Edit : Voici les articles ou émissions parlant de Cuisiner en couleurs :

Librairie gourmande

Cuisine saine (30/01/2017)

France Inter (12/02/2017)

Grenilette et cassolettes (19/02/2017)

Echos verts (19/02/2017)

Makanai (24/02/2017)

Télérama (24/02/2017)

Mamapasta – Le chinois et la salamandre (25/02/2017)

Code planète (27/02/2017)

elsa.R (15/03/2017)

Bien être et santé (27/04/2017)

Gâteau aux poires entières

11 Nov

Bonjour !

 Le concours Saveurs durables tout public est relancé ! Avec un blog ou non, tout le monde peut participer jusqu’au 30 novembre avec une recette de dessert d’automne mettant en valeur les produits de saison, si possible locaux (pas de chocolat ni de café), peu transformés, bio et végétaux. Les finalistes seront choisis grâce à cette recette : 2 finalistes choisis par un jury et 1 finaliste élu par les votes des internautes (du 1er au 30 décembre). Les 3 finalistes seront départagés le samedi 11 avril à Paris en réalisant une recette de saison (avec un panier imposé qui sera communiqué à l’avance). La finale sera ouverte au public, gratuitement et avec de nombreuses animations ludiques, comme toujours. Alors, ça vous tente ? Le règlement complet est téléchargeable ici.

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Gâteau aux poires entières, streusel à la noisette, sauce à l’orange

Pour créer ma participation au concours, j’ai cherché l’inspiration dans le livre « Sensations » de Philippe Conticini, que je n’avais pas feuilleté depuis longtemps. Tiens, il a fait une recette avec des fruits et légumes de saison en automne : « Poire, chou fleur et pomme verte acidulée ». C’est tentant mais un peu long, et casse figure de végétaliser la crème de chou fleur aux produits laitiers.

Tiens, une autre recette, « Sensation poire », qui recycle les débris de chair de poire dans la pâte à biscuit et surtout me rappelle quelque chose que je veux tenter depuis longtemps : un gâteau aux poires entières. Alors c’est parti, avec comme gâteau ce muffin écureuil qui a remporté un succès total, y compris chez mes étudiants élevés à la malbouffe.

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En feuilletant encore un peu le livre, je vois régulièrement passer un streusel aux noisettes saupoudré sur les desserts. C’est encore quelque chose que je n’ai jamais fait et ça peut faire un contraste de texture intéressant. Hop, je le végétalise et le simplifie avec de la purée de noisette et de la farine de riz à la place de la poudre de noisette, du beurre et de la farine de blé T45. Pour qu’il se démarque bien du gâteau, je le sucre non pas au sucre complet mais au sucre blond. J’aurais pu amplifier le contraste de textures en remplaçant le streusel par des noisettes hachées caramélisées, comme ici, mais je tiens à tester le streusel.

Pour équilibrer le goût, je décide d’accompagner le gâteau avec une sauce à l’orange en m’inspirant des jus liés à la fécule proposé dans le même livre. J’aurais bien utilisé les zestes d’orange pour faire des fleurs décoratives, mais mon économe n’est pas assez aiguisé pour prélever de longues pelures d’orange (au fait, qui sait comment aiguiser un couteau économe ?). Du coup, je décide de les utiliser en infusion dans la sauce à l’orange.

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Résultat : un gâteau à la texture un peu fondante à cause de l’humidité libérée par les poires, un streusel bien sablé, l’ensemble ayant un profond goût de noisette. Une petite sauce à l’orange servie en gouttes autour de l’assiette, pour un complément légèrement acidulé au gâteau. Bref, un gâteau à refaire pour un résultat très visuel, avec un minimum d’effort et la valorisation de saveurs d’automne. La prochaine fois, je diviserai par deux la quantité de purée de pomme (c’est à dire 100 g au lieu de 200 g) pour obtenir une texture moins fondante du gâteau.

Edit : Avec 100 g de purée de pomme, la texture du gâteau est parfaite ! Je l’ai refait avec et sans streusel, avec un même succès. 20141111-10

 

Ingrédients pour 6/8 personnes (un moule à charnière de 20 cm de diamètre)
– 90 g de pâte à streusel/crumble à la noisette (facultatif) : 30 g de farine (riz semi complet), 30 g de sucre blond, 1 pincée de sel, 30 g de purée de noisette
– 4 poires plutôt fermes
– 800 g de pâte à quatre quart à la noisette : 200 g de farine (blé T110), 200 g de sucre complet, 1 sachet de poudre à lever, 100 g de purée de pomme, 150 g de purée de noisette, 140 g d’eau
– Sauce à l’orange (facultatif) : 1 orange, 1 cuillerée à café de fécule, sucre (blond ou complet) au goût, 25 g d’eau

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Préparation
– Préparer la pâte à streusel/crumble : Dans un bol, mélanger le sucre blond, la farine et le sel. Y incorporer la purée de noisette en sablant : on doit obtenir un crumble.
– Préparer le mélange sec du gâteau : dans un saladier, mélanger la farine, le sucre complet et la poudre à laver.
– Préparer le mélange liquide du gâteau : dans un grand bol, mélanger la purée de pomme, la purée de noisette et l’eau.
– Huiler un moule à charnière, ou un cercle à pâtisserie posé sur une feuille de cuisson.
– Retirer les « poils » (le reste de la fleur) en bas des poires puis les peler (en spirale, commençant par le bas, si on veut recueillir de grandes pelures de peau). Si besoin, couper un peu du bas des poires pour qu’elles soient bien stables quand on les pose debout.
– Incorporer le mélange humide au mélange sec puis, rapidement, verser le mélange dans le moule à charnière. Le moule doit être rempli à moins de la moitié (sinon il risque de déborder).
– Ajouter les poires (en les enfonçant jusqu’au fond) puis parsemer du crumble.

20141111-2– Enfourner à 180-190 °C jusqu’à ce que le gâteau soit cuit (un couteau planté au milieu en ressort propre). Il faut environ 1 h de cuisson.
– Prélever le zeste de l’orange puis recueillir son jus. On doit obtenir environ 100 g de jus d’orange.
– Mélanger 1 cuillerée à café de fécule (3 g) avec le jus d’orange.
– Dans une petite casserole, faire bouillir 25 g d’eau avec le zeste d’orange coupé en morceaux.
– Quand le mélange a bouilli environ 3 minutes, retirer les zestes, ajouter le mélange jus-fécule et cuire en remuant jusqu’à épaississement léger.

20141111-5– Démouler le gâteau refroidi et, au moment de servir, le découper le long des tiges de poire. Servir accompagné de la sauce à l’orange.

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Remarques

  • Pré-cuisson des poires si elles sont très dures : Dans une eau sucrée, faire pocher les poires épluchées, à couvert, à feu moyen pendant environ 20 minutes. Quand les poires sont cuites mais encore un peu fermes, les prélever avec une écumoire et les réserver sur une assiette pour qu’elles s’égouttent avant de les ajouter dans la pâte à gâteau. On peut éventuellement ensuite faire réduire le sirop et y confire les zestes d’orange, mais je pense que le coût écologique de ces cuissons doit être relativement élevé.
  • Utilisation des peaux de poires : J’ai hésité à faire des chips de peau de poire  en les roulant dans du sucre puis en les séchant 20 min à 180 °C, posées sur une lèchefrite située sous le gâteau qui cuit. Et puis je me suis dit qu’un dessert ça doit faire envie et rêver, et les chips de peau de poire ça ne me fait pas rêver. Alors zou, au compost !
  • Version sans noisette : En remplaçant la noisette par de l’amande, pour moi ça doit être un délice d’une grande douceur. Selon Doudou, ça serait trop doux puisqu’il manquerait la pointe d’amertume de la noisette pour équilibrer la rondeur de la poire. A vous de voir… En tout cas, je pense qu’on peut utiliser toute pâte de gâteau de type quatre quarts en retirant un peu de liquide (puisque les poires en fournissent pendant la cuisson). En particulier, une version au chocolat doit être extra…
  • Version sans oléagineux : Pour le streusel, je remplacerais les 40 g de purée de noisette par 2 cuillerées à soupe d’huile mélangée avec 1/2 cuillerée à café de fécule délayée dans 1 cuillerée à café d’eau. Pour le gâteau, je remplacerais la purée de noisette et la purée de pomme par leur poids en yaourt de soja et j’ajouterais de la vanille ou une autre épice.

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Bonne fin de semaine !

Recette de cuisine durable

Revue de livres de cuisine végétalienne (1)

26 Fév

Bonjour !

Depuis mon article sur quelques livres de cuisine végane en anglais, plusieurs livres de cuisine végétalienne en français sont parus.  Voici une revue des livres que j’ai pu lire, qu’ils soient 100 % végétaliens ou « juste » d’excellents livres pour prendre la liberté de cuisiner différemment, quel que soit le sens que vous souhaitez donner à votre alimentation.

Comme nous avons maintenant l’embarras du choix, j’ai coupé ce billet en 2 parties : aujourd’hui les livres de cuisine généralistes sur le végétalisme, avec des réflexions et recettes permettant d’aborder globalement ce type d’alimentation ; pour le prochain billet les livres dédiés à un thème plus précis.

Et à propos de livres de cuisine, il en existe aussi en version électronique : les ebooks. Pour la cuisine végane, il y a déjà plusieurs ebooks et d’autres sont en préparation :

A noter également, l’ebook gratuit Fastoches nomades, avec plus de 50 recettes d’en-cas sans gluten et, pour la plupart, végétaliens.

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100 % végétal et gourmand, de Marie Laforêt

Mon avis en bref : Curieux de la cuisine végétalienne, foncez l’acheter, ce livre est le meilleur livre de cuisine végétalienne à l’heure actuelle, je ne lui trouve aucun défaut !

– Caractéristiques générales : Petit livre à la couverture souple, édité en 2012, vendu 13,50 €, contenant 111 pages abondamment illustrées de photos prises par son auteur, Marie Laforêt du blog 100 % végétal.
– Organisation du livre en 7 chapitres : Une excellente introduction donnant les raisons d’une alimentation végétale, les ingrédients utiles (classés en essentiels, gourmands ou santé), Des recettes de base (crêpes, cake salé, mayonnaise…), Des classiques revisités (hamburger, farcis, tarte flambée…), Pour bien débuter la journée, Light et gourmand express, 100 % plaisir, Annexes (avec notamment les fruits et légumes de saison et un petit tableau résumant les trucs pour végétaliser une recette)
– Ce qui me plait : Les photos magnifiques qui donnent envie de faire les plats et expliquent aussi la réalisation.
– Ce qui me plait aussi : Ce livre est à la fois complet et très accessible, sans ingrédient trop compliqué ou hors saison, très riche et à petit prix… C’est la quadrature du cercle enfin résolue pour découvrir la cuisine végétalienne !
– Les recettes qui m’ont fait saliver : Les aubergines alla parmigiana (panées avec de la farine de pois-chiche ^^), le dulche de leche, la tarte flambée, le tartare fenouil pomme orange cranberry, les financiers pistache framboise…

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Recettes de fêtes pour personnes sensibles, d’Eva-Claire Pasquier

Mon avis en bref : Un livre sympathique et illustré. Toutes les recettes sont sans gluten, la plupart contiennent du soja.

– Caractéristiques générales : Petit livre à la couverture souple, édité en 2010, vendu 14 €, contenant 159 pages illustrées de photos, écrit par Eva-Claire Pasquier.
– Organisation du livre en 5 chapitres : Apéritifs, Entrées et salades, Accompagnements, Mignardises, Desserts.
– Ce qui me plait : Toutes les recettes sont sans gluten mais sans substitut complexe. En général, le gluten y est remplacé par du soja.
– Ce qui me plait aussi : Le sommaire illustré, qui donne tout de suite envie d’aller voir les recettes.
– Les recettes qui m’ont fait saliver : les mini pancakes de courge muscade, le pain d’aubergine, le gâteau d’anniversaire vanille fraise, la mousse de poire désir noir.

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Les intolérances alimentaires : cuisiner gourmand autrement, de Flo Makanai

Mon avis : Attention, il y a une recette avec des produits animaux. Ce livre est une mine d’idées gourmandes et d’astuces pratiques. Un vrai livre de référence, pour les connaître les régimes « sans » et surtout pour cuisiner quel que soit le contenu de ses placards !

– Caractéristiques générales : format moyen, 128 pages illustrées de photos, couverture souple, écrit par Flo Makanai, édité en 2011.
– Organisation du livre : Panorama des intolérances alimentaires, Guide des substitutions et recettes (par aliment puis par effet recherché en cuisine), S’organiser pour bien vivre avec des intolérances alimentaires.
– Ce qui me plait : Les tableaux d’astuces pour substituer chaque ingrédient, suivi de quelques recettes simplissimes et gourmandes pour appliquer. Ce livre est donc plus une liste d’astuces qu’une liste de recettes, et c’est très utile !
– Ce qui me plait aussi : Le chapitre sur l’organisation, pour encore plus d’astuces, notamment un tableau hebdomadaires pour créer facilement des menus, des idées pour gérer avec la famille et à l’école, etc.
– Les recettes qui m’ont fait saliver : la pizza express, la sauce gourmande aux épinards, la tarte tatin, le fameux gâteau express à la purée de fruits.

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Veggie : je sais cuisiner végétarien, de Cléa

Mon avis en bref : Attention, ce livre est végétaRien (avec œuf et fromage) ! Ceci dit, il comporte de nombreuses recettes sans œuf ni produit laitier ni produit de la ruche et reste un gros livre de base, bien illustré et agréable à lire.

– Caractéristiques générales : Gros livre de 324 pages illustrées de photos, couverture souple, 29,90 €, écrit par Cléa, édité en 2011.
– Organisation du livre : (de mémoire) Introduction par le Dr Bernard-Pellet, Brunchs et petits déjeunes, Assiettes complètes pour le midi, Plats uniques, Sur le pouce, Recevoir différemment, Desserts.
– Ce qui me plait : La présentation par compétences : « je sais faire … », qui désinhibe les débutants et les feignasses.
– Ce qui me plait aussi : L’index des recettes classées par ingrédient est finalement disponible en téléchargement gratuit, ouf !
– Les recettes qui m’ont fait saliver : le seitan aux fruits secs, les maki sushi au tartare d’algue et concombre, le tofu laqué au beurre de cacahuète, le très gros gâteau au chocolat, la crème d’abricot à la purée d’amande.

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Mes assiettes gourmandes, de Valérie Cupillard

Mon avis en bref : Plus de 250 recettes sont végétaliennes mais quelques très rares recettes contiennent de l’oeuf, notamment les gâteaux. La quasi totalité des recettes est sans gluten et sans soja. Un gros livre de base, avec des recettes parfumées qui composent des plats complets et équilibrés. Quelques recettes de desserts. Je vous recommande de lire l’avis de Flo Makanai.

– Caractéristiques générales : Gros livre de 256 pages illustrées de photos, couverture souple, 19 €, édité en 2011, écrit par Valérie Cupillard, qui a écrit de nombreux livres de cuisine végétarienne, dont la précédente bible Bio, bon, gourmand.
– Organisation du livre en 3 parties :  Introduction (ingrédients, ustensiles, nutrition), Assiettes gourmandes (classées par saison), Index (par type de plat, par ingrédient).
– Ce qui me plait : Les assiettes sont complètes à la fois en nutriments et en goût, ce qui est utile si on manque d’inspiration pour les associations culinaires. Cuisiner l’ensemble de l’assiette est parfois trop compliqué pour un repas sur le pouce, mais parfait pour des repas de fête.
– Ce qui me plait aussi : Les extras pratiques et utile que sont les conseils nutritionnels, le classement par saison et les index.
– Les recettes qui m’ont fait saliver : les petits gâteaux d’amande au potimarron, le tofu façon paella, le velouté de chou fleur à la cacahuète, les bananes à la cannelle et au sirop de datte, le tian de nectarines à la lavande.

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La cuisine végétalienne des grands chefs, traduit de Linda Long

Mon avis en bref : Ce livre est un must, à la fois pour rêver et pour avoir enfin de vraies recettes de chef réellement expliquées. A recommander absolument, que vous soyez végé ou non.

Le livre est identique à sa version anglophone, que j’ai décrite ici.

La seule différence est le prix, 29,50 € et que tous les textes sont en français. Ils ont été traduits par une canadienne, ce qui explique les mots parfois différents du français (« bleuet » pour signifier « myrtille »).

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Les livres de cuisine végétalienne que je n’ai pas pu feuilleter

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Bon dimanche et merci beaucoup pour vos réponses au sondage !

Pandas dans la brume

30 Mai

Coucou !

Vous allez bien ? Il fait beau chez vous ? A Paris c’est tout gris… Bon, parlons d’autre chose. Voici un petit article pour respirer au milieu de cette série sur les raisons pour devenir végétarien. J’en profite pour demander votre avis : que pensez-vous de ces articles ? Est-ce qu’ils vous sont utiles ? Que pensez-vous du match arguments pour/arguments contre ? Est-ce que vous trouvez qu’ils sont trop biaisés dans un sens (devinez lequel) ou j’arrive à rester suffisamment neutre ? Est-ce que vous voulez encore des raisons ou vous en avez ras-le-bol ?

Et tant qu’on y est, je vous fais partager mes derniers coups de cœur : une BD, un journal, et LA recette ultime de folie…

Pandas dans la brume

Vous connaissez peut-être Tignous, qui dessine pour la presse des vignettes très drôles et tellement pertinentes ? Mais si, ces exemples vous parlent sûrement. Alors, ça vous plait ? Si vous aimez cet humour corrosif et désinhibé qui appuie là où ça fait mal, un peu comme celui d’Insolente Veggie, si les visages d’animaux comme Hobbes dans Calvin & Hobbes vous font rire, et si vous n’êtes pas choqué par quelques gros mots… alors vous allez adorer cet album !!

Il se trouve que l’album parle de la disparition des pandas et du WWF… mais que cela ne vous fasse pas reculer, le tout est d’un humour noir complètement hilarant. Et spécial dédicace pour les végé, il y a deux pages faisant allusion au régime végétalien des pandas, c’est à hurler de rire !

Pour voir quelques extraits, c’est par ici. Mais je vous recommande d’acheter la BD chez votre libraire d’à côté, qui ne le vend pas plus cher, grâce au prix unique du livre (vous pouvez demander à votre libraire la remise de 5%).

Megalopolis

Je voulais aussi vous parler de Megalopolis, un journal qui parle du très grand Paris. Quel est le rapport avec les pandas, me direz-vous ? La photo de couverture du numéro actuel !

Le numéro 2 de Megalopolis est actuellement en vente dans quasiment tous les kiosques à journaux de la région Île de France, mais aussi en PDF sur le site de Megalopolis.

Ce journal est à la fois frondeur, libre et sérieux, et on y apprend des infos qu’on ne trouve nulle part ailleurs, à la fois en politique, urbanisme, société ou autre (ainsi dans le numéro actuel,  le très pratique « Où pisser à Paris ? » ^^). Bref, c’est très intéressant et agréable à lire.

Et comme ce journal est tout nouveau, il appréciera votre soutien, même sous la forme d’une petite visite sur son site, qui contient aussi des articles en lecture gratuite intégrale. Allez Megalopolis !!

Tag

Je profite enfin de cet article atypique (qui a dit « pot pourri » ?) pour répondre au tag que m’ont transmis Végéta-Loü et Mlle PIGUT. Voici les règles du jeu :
1- Mettre le tag sur votre blog.
2 – Indiquer le nom de la personne qui vous l’a décerné ainsi qu’un lien sur son blog.
3 – Répondre aux 5 questions.
4 – Transmettre le tag à 10 personnes en mettant leur nom et leur blog.

Et voici les 5 questions :
Signe particulier : amoureuse
Mauvais Souvenir : Mon 1er essai de gâteau au chocolat vegan, en remplacant l’œuf par du tofu soyeux… J’avais pour comparaison le gâteau avec oeuf, et j’ai cuit les 2 de la même manière… ce qui était sans doute trop long et trop chaud pour le gâteau vegan, qui a cramé de l’intérieur, beurk ! J’ai bien cru que je devrais choisir entre véganisme et chocoholisme :(. Heureusement on peut avoir les 2, et je vous donne même la recette ci-dessous…
Souvenir d’Enfance : Les soirées passées avec une copine à se déguiser.
Défaut : Je ne prends pas assez soin de moi.
Film « Bonne Mine » : L’Arnaque (avec Paul Newman et Robert Redford ^^), sinon Maverick, L’Aile ou la cuisse ou les Tex Avery. Et, dans une autre catégorie, les Miyazaki.

Je transmets le tag aux blogs Chez Nunuch, Cuisine saine, Délices et décadence, FrenchBento, Je mange comme une poule, Mamapasta, Plaisir vegan, Tout cru dans le becVégétaTout et Vegansfields.

Recette de méga gâteau au chocolat

Avec des pépites et tout… J’ai un peu modifié cette recette et le résultat est trop bon ! (et même pas brûlé). Et comme d’habitude, les ingrédients sont tout simples et se gardent longtemps dans un placard… alors pas de problème pour faire un super gâteau d’anniversaire improvisé !! Et pour les stressés qui sont au régime-bikini, vous noterez que malgré son goût très chocolaté et sa texture à se damner, il ne contient quasiment pas de matière grasse. Et, spéciale dédicace à Ron, ce gâteau ne contient pas de tofu !! Même pas de soja, que des ingrédients « normaux » ;-).

Voici les gâteaux juste démoulés, dans toute leur force brute chocolatée :

Pour ceux qui préfèrent des gâteaux plus sophistiqués, pas de problème, ils se prêtent à tout :

Pour 8 mini muffins ou 4 muffins standard ou 1 petit gâteau
– 100 g de farine de blé ou de riz
– 100 g de pépites de chocolat noir (vendues en vrac dans certains magasins bio) (on peut en mettre moins)
– 50 g de sucre (on peut en mettre plus)
– 25 g de cacao non sucré
– 1 cuillère à café rase de bicarbonate de soude (4 g) (on peut remplacer le bicarbonate et le jus de citron par 1 sachet de levure chimique)
– 200 g de yaourt ou de tofu soyeux OU 150 g de purée de pomme + 50 g d’huile ou de purée d’oléagineux OU éventuellement 200 g de purée de pomme
– Environ 30 g d’eau ou de lait végétal
– Quelques gouttes d’extrait de vanille
– Ajouté au dernier moment (ne pas ajouter si vous utilisez de la levure chimique) : 1 cuillère à soupe de jus de citron ou de vinaigre de cidre

Préparation
– Préchauffer le four à 180 °C. Couper le chocolat en pépites à l’aide d’un couteau et d’une planche à découper.
– Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, le sel, le cacao et le bicarbonate (ou la poudre  lever – dans ce cas supprimez le jus de citron).
– Ajouter les pépites puis le yaourt ou la compote, l’eau ou le lait végétal et, en tout dernier, le jus de citron.
– Verser assez rapidement dans les moules.
– Enfourner jusqu’à ce que la cuisine embaume le chocolat, soit environ 20 minutes si vous utilisez des moules à muffins. Pour un moule à cake, le temps de cuisson sera beaucoup plus long.
– Laisser tiédir avant de démouler.
– Déguster tiède, c’est le meilleur, car les pépites de chocolat sont encore fondantes…  Mais froid c’est très bon aussi. Et  vous pouvez toujours les réchauffer pour que les pépites fondent à nouveau.

Quoi qu’il en soit, je vous conseille de préparer ce gâteau le jour même, car la texture est plus sèche le lendemain. Et si vous ne trouvez personne pour manger les derniers muffins à la fin de la journée (improbable), n’hésitez pas à les congeler ;-).

Pour un gâteau d’anniversaire super express, je vous recommande la cuisson en mini moules à muffins, beaucoup plus rapide. Ensuite, vous pouvez faire une pièce montée de muffins selon la magnifique idée de Valérie Cupillard.

Et bien sûr, rien de nous empêche de napper les muffins de glaçage et de les décorer de petites choses en sucre ou de fruits… Pour cela il vous suffit de faire fondre doucement 50 g de chocolat pâtissier, d’ajouter 25g de margarine végétale et d’étaler généreusement sur les muffins à l’aide d’un pinceau en silicone (achat très utile également pour huiler les poêles et les moules sans verser des litres d’huile).

Autres remarques :

  • En général, je double les quantités… Et je congèle les muffins qui restent éventuellement le soir même. Comme ça, quand un besoin de gâteau se fait sentir à l’improviste, il suffit d’en sortir un du congélateur et d’attendre un bon quart d’heure qu’il se réchauffe (je n’ai pas de four à micro-ondes pour accélérer, donc si besoin je mets le muffin au four à environ 120°C).
  • Variante de texture : Si vous préférez des muffins moelleux, utilisez seulement 80 g de farine. Si vous voulez des muffins qui ne s’émiettent pas du tout, remplacez 20 g de la farine par de la fécule.
  • Variante super express des pépites de chocolat : si vous n’avez pas le temps de débiter le chocolat en pépites, que vous n’avez pas de pépites toutes prêtes, et que vous dégusterez vos muffins froids, alors vous pouvez remplacer le chocolat par 40 g de fèves de cacao brisées (j’ai achetées les miennes ici). Ça donne un croquant délicieux (ça ne fond pas) et un goût de cacao très corsé. Dans ce cas, ajoutez 20 g de sucre complet et 10 g d’huile d’olive à la recette. Au passage, ces fèves de cacao se conservent longtemps et peuvent être utilisées aussi bien dans les recettes sucrées que salées, c’est donc un achat intéressant pour la cuisine.
  • Variante de la purée de pomme : Si vous n’avez pas de purée de pomme, vous pouvez utiliser n’importe quel autre fruit mixé, cru ou cuit (et ça marche aussi avec des courgettes, des carottes ou de la courge…). Selon le fruit utilisé, il faut ajuster la quantité de sucre dans la pâte. Attention, si votre seul fruit disponible est la banane, je choisirais cependant cette recette de gâteau au chocolat.
  • Variante du sucre complet : Le sucre complet ajoute un petit goût épicé à l’ensemble. Si vous préférez un gâteau au chocolat au goût complètement classique, choisissez plutôt du sucre blond. Vous pouvez remplacer le sucre par un liquide sucré comme du sirop d’érable, ou des fruits secs mixés avec un peu d’eau. C’est très bon aussi mais le goût est un peu différent !
  • Variante du cacao amer : Si vous n’en avez pas, remplacez les 30 g de cacao amer et les 50 g de sucre par 80 g de poudre chocolatée pour petit déjeuner. Autre solution : remplacez le cacao, le sucre et une partie du lait végétal par 80 g de chocolat fondu (les muffins seront alors un peu moins moelleux).
  • Rattrapage pour gâteau pas assez sucré : Vous avez démoulé vos gâteaux, ils sont tous beaux mais vous avez suivi les 2 modifications ci-dessous, et le goût est trop corsé, pas assez sucré… Ça sent le vécu hein ? Hé bien oui, ça m’est arrivé ;-). Bref, pas de panique, il vous suffit de couper le muffin en 2, de tartiner le milieu de votre confiture préférée, refermer le muffin et voilà, vous avez un magnifique muffin façon sachertorte !! Et on remercie Yannou pour m’avoir fait découvrir ce gâteau délicieux qui a sauvé nos muffins :).

Muffin au chocolat façon sachertorte. Délicieux avec de la confiture d’abricot, de framboise ou tout autre parfum que vous aimez (sur la photo, de la confiture d’églantine)

Gâteaux tout chocolat sans gluten avec glaçage à la vanille

Le glaçage ci-dessus est très simple à réaliser : faire tremper 160 g de noix de cajou dans 150g d’eau, pendant au moins 20 minutes (on peut les laisser tremper toute la journée). Récupérer les noix de cajou (elles pèsent alors 180g) et 30g de l’eau (1 cuillère à soupe). Les mixer avec 3 cuillères à soupe de sucre blond (27g) et 1,5 cuillère à café d’extrait de vanille. Étaler sur les gâteaux refroidis, à l’aide d’un couteau sans dents. Les gâteaux glacés se conservent sans problème toute une journée au frigo, simplement posés sur une assiette (évacuez alors les aliments à odeur forte, pour ne pas que leur odeur se dépose sur les gâteaux !). Pour d’autres idées de glaçages, voyez cet autre article.

Gâteaux tout chocolat sans gluten (avec brisures de fèves de cacao) et glaçage à la vanille. Notez que le glaçage est blond (de la couleur des noix de cajou).

Bonne fin de dimanche !

Recette de cuisine durable