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Livres d’enfant à manipuler

1 Juin

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, je vous propose des livres qui ont en commun le fait d’être plus que de simples pages à tourner. Ils peuvent contenir des éléments à soulever, à déplier, à toucher… Comme d’habitude, ceci est une sélection personnelle et non exhaustive, n’hésitez pas à me dire les ouvrages de ce type que vous appréciez !

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Cache-cache des grosses bêtes

Ce livre d’Olivier Latyk est imprimé en Malaisie et paru en 2014 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il me semble parfait pour les enfants de 1 à 3 ans.

Le principe de ce livre est qu’il contient des volets à soulever pour trouver les animaux. Soulever des volets plaît généralement beaucoup aux tout petits.

L’avantage de ce livre est que les volets ne sont pas des morceaux de carton collés sur la page, mais de larges morceaux de feutrine insérés dans une fente. Ils sont donc très faciles à soulever, mais aussi plus solidement attachés. Ces deux points sont importants pour que l’ouvrage soit utilisable dans la durée par des tout petits.

Par contre, question de goût personnel, je n’aime pas l’esthétique aux couleurs criardes.

Il existe d’autres livres de cache-cache avec volets en feutrine, et des couleurs qui me plaisent plus. Par exemple «  Où est le hibou ? » d’Ingela Arrhenius, paru aux éditions Gründ (dont j’avais apprécié un calendrier de l’avent, ici). Comme je n’ai pas eu l’occasion de parcourir ce livre ni de le voir dans les mains d’un bébé, je ne peux pas m’avancer sur la solidité de ses volets. Et il me semble utile de vérifier l’accord du contenu avec les valeurs du véganisme – je ne vous ai donc pas listé « Où est la poule ? » qui parle des animaux de ferme, mais « Où est le hibou ? » qui traite des animaux de la forêt. Il y a encore d’autres titres dans cette collection (Où est le lion ? Où est l’ours ? Où est la licorne ?…).

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Je t’aime

Ce livre de David A. Carter est imprimé en Chine et publié en 2017 aux éditions Gallimard (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté pour les enfants de 4 ans jusqu’à l’âge adulte.

J’adore les livres pop-up de David Carter et j’en ai acheté plusieurs au fil des années : Un point rouge, 600 pastilles noires, Bruit blanc. Quand le Béluga était petit et qu’ont commencé à sortir des ouvrages clairement identifiés « jeunesse » de David Carter, je lui ai acheté « Petite boite jaune ». Puis, à la bibliothèque, le Pinto a flashé sur « Je t’aime », et on a fini par le lui acheter pour Noël. Et en fait, si je ne devais avoir qu’un seul ouvrage de David Carter, ce serait celui-là.

A la différence du livre « Cache-cache des grosses bêtes », « Je t’aime » est un livre très fragile qui ne doit pas être laissé à la disposition des jeunes enfants. C’est un livre plaisir que l’adulte manipule pour le plaisir des yeux de l’enfant.

A l’ouverture de chaque page se déplie une création délicate et originale. Je n’ai malheureusement pas d’images à vous montrer car j’ai jeté mon exemplaire… Le Pinto prenait généralement soin de ce livre très précieux à ses yeux, donc je l’avais laissé en libre service, mais un jour le Pinto l’a utilisé sous la responsabilité d’un adulte qui l’a volontairement laissé le déchirer. De dépit, je l’ai jeté (le livre) et je n’ai pas voulu le racheter : on le consulte à nouveau seulement à la bibliothèque.

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Le château du dragon

Ce livre de Laurent Richard est imprimé en Chine et publié en 2014 aux éditions Elan vert (lien vers la fiche du livre). Il me semble parfait pour les enfants de 2 à 6 ans.

On retourne à un livre costaud qui peut être manipulé par les bambins. Cet ouvrage cartonné se déplie astucieusement au fil de la lecture.

Un chevalier et une aventurière parcourent un château, et j’apprécie qu’il n’y ait aucun stéréotype sexiste dans l’histoire ni dans ses illustrations ! C’est vraiment rare pour les ouvrages destinés aux enfants de maternelle et portant sur ce thème.

La fin est également originale et super chouette. Les enfants ne viennent pas pour agresser le dragon mais pour fêter son anniversaire !

Bref, j’ai un gros coup de cœur pour ce livre, que j’ai tout simplement emprunté par hasard à ma bibliothèque et que je n’ai donc pas besoin d’acheter pour en profiter. Mais je le garde dans ma tête si j’ai besoin d’une idée de cadeau pour un enfant et je vais essayer d’emprunter d’autres livres de cette maison d’édition qui me semble avoir un bel état d’esprit.

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Prendre et donner

Ce livre de Lucie Félix est imprimé en Chine et publié en 2014 aux éditions Les Grandes Personnes (lien vers la fiche d’un livre).

A chaque page de ce livre cartonné, on trouve un verbe et une pièce de carton à prendre… et à placer sur la page suivante. Au fil des pages, on illustre ainsi un mot puis son contraire.

Le principe est sympa et les illustrations sont originales. Par contre, retirer les pièces est assez difficile pour un tout petit, qui a donc besoin qu’on l’aide pour parcourir le livre – même une fois qu’il le connaît bien et pourrait donc avoir envie de l’utiliser seul.

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Un livre

Ce livre d’Hervé Tullet est imprimé en Chine et paru en 2018 aux éditions Bayard jeunesse (lien vers la fiche du livre sur le site de l´éditeur et llien sur le site de l’auteur).

Je connais le travail d’Hervé Tullet pour le (chouette) magazine Tralalire. J’aime beaucoup sa fantaisie et le fait qu’il s’adresse directement à l’enfant pour le rendre acteur des pages qu’on lui lit. Je vous propose ici ce livre que nous avons acheté dans une gare (le grand Relay situé dans le Hall 1 de la Gare de Lyon, à Paris), mais nous empruntons aussi d’autres ouvrages d’Hervé Tullet à la bibliothèque, il en existe beaucoup beaucoup.

Dans cet ouvrage plutôt grand format, on suit les instructions comme si on était devant un écran, sauf qu’une fois qu’on a appuyé sur la « touche » il faut tourner la page pour afficher le résultat.

On fait ainsi apparaître et bouger des « billes » de couleur, c’est vraiment rigolo comme expérience avec un livre.

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L’abécédaire à toucher de Balthazar

Ce livre de Marie-Hélène Place est imprimé en Chine et paru en 2012 aux éditions Hatier (lien vers la fiche du livre).

On a reçu ce livre en cadeau pour le Béluga (merci Christel !) et il a plu à nos deux enfants. Sur chaque page, on trouve une lettre, et en face deux mots commençant par cette lettre avec illustration.

L’originalité, c’est que la grosse lettre a une texture rugueuse, que le Béluga a beaucoup aimé toucher, et de discrètes flèches indiquant comment tracer la lettre quand on l’écrit normalement.

Sur les pages de gauche, les expressions sont plutôt originales. Je ne les aime pas toutes, mais dans l’ensemble ça va. En fil rouge, sur les illustrations on trouve Balthazar, un garçon au bonnet avec de longues oreilles, et son doudou/ami Pépin.

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Bon week-end !

Livres pour enfant sur l’allaitement

18 Mai

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, voici des livres évoquant l’allaitement. Je dois dire que le marché du livre jeunesse francophone est très pauvre sur le thème de l’allaitement ! Mais cela semble commencer à s’améliorer un peu. Et c’est heureux, car le biberon et la tétine, omniprésents dans la littérature enfantine, ont une part de responsabilité évidente dans le taux d’allaitement très bas en France.

Je vous propose 3 albums centrés sur l’allaitement, puis un extrait de magazine et enfin un album pour accompagner le sevrage d’un bambin (= bébé qui marche, âgé d’environ 2 ans).

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Les tétées de Maïté

Ce livre de Jeanne Sélène est imprimé en Bulgarie et publié en 2018 en auto-édition. On peut le commander sur le site de l’autrice (avec frais de port inclus). A mon avis, il est adapté de 1 an à 4 ans.

Ce livre liste les différents rôles des tétées : pour la faim, pour la gourmandise, pour les retrouvailles, pour la sieste… avec une grande illustration à chaque fois. Ces dessins, à la fois colorés et doux, montrent l’enfant à différents âges. On voit aussi la maman, et, quasiment sur chaque dessin, le papa. J’apprécie vraiment qu’on voit clairement que le papa n’est pas exclu des moments de tétées ; au contraire on voit de nombreuses possibilités pour lui : câliner avec la mère, interagir avec l’enfant, avec les deux, ou tout simplement profiter de ce temps libre pour faire autre chose.

A noter, les 3 personnages ont la peau claire, mais la représentation artistique de leurs cheveux et de leurs yeux les rend plus abstraits et donc plus universels.

Mes enfants, qui ont longuement profité des tétées, ont apprécié cet album. Mais il peut tout à fait être lu à un enfant qui n’a pas été allaité et qui est curieux de ce sujet, par exemple en voyant un bambin encore allaité. En effet, ce livre permet d’expliquer que les enfants allaités ne tètent pas seulement par faim. Et on pourra alors chercher, avec l’enfant non allaité, quelle est pour lui l’alternative à la tétée dans chacune des situations évoquées (endormissement, peur, besoin de contact, etc).

Bref, ce livre est un coup de cœur pour moi, et il fait partie des livres que j’ai achetés et que je compte conserver quand mes enfants seront grands.

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Mammifère

Ce livre de Marion Cadet est imprimé en Bulgarie et publié en 2018 aux éditions Le Hêtre Myriadis (lien vers la fiche du livre). Il me semble bien adapté de 2 ans à 6 ans.

Cet album est notre deuxième livre préféré sur l’allaitement, juste derrière « Les tétées de Maïté ». Je compte également le conserver même quand mes enfants seront grands.

Il y a 3 polices d’écriture sur chaque double page, qui correspondent chacune à un niveau de lecture diffèrent. On a donc 3 manières de lire cet ouvrage.

En majuscules sur la page de gauche, une phrase très courte forme le titre de la double page et liste une raison de téter. Je trouve ce texte adapté pour lire cet album aux tout petits.

Dessous sur la même page, on trouve une phrase prononcée par une mère humaine qui s’adresse à son enfant allaité. Elle donne une information ou un souvenir sur l’allaitement de l’enfant, comme « ta petite main en étoile tapote ma joue » ou « je discute avec mes amis pendant que tu tètes ». Cela peut être intéressant pour les bambins allaités.

Et sur la page de droite, illustrée avec un animal en train de donner la tétée, une phrase en couleurs fait écho au dessin avec une information sur l’allaitement de cet animal. Ce niveau est parfait pour les enfants plus grands : il a intéressé le Béluga qui a maintenant 7 ans, et j’y ai moi-même appris de nombreuses choses.

J’aime beaucoup la douceur et la poésie des dessins, ainsi que la large variété des mammifères dessinés : chatte, louve, guenon et ourse, mais aussi chauve-souris, souris, koala, femelle cachalot…

Et bien sûr, d’un point de vue végane, je trouve très bienvenu un livre qui rappelle que les humains sont des animaux qui font partie du groupe des mammifères.

Pour un enfant qui n’a pas été allaité, cet album reste une lecture intéressante. Il suffit de le présenter comme un livre sur la tétée des bébés mammifères et de ne pas lire la seconde phrase de chaque double page.

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Bébé a faim

Ce livre de Virginie Maillard est imprimé en France et publié en 2017 en auto-édition. On peut le commander sur Bougribouillons, le blog de l’autrice.

A noter, Virginie Maillard propose également à la vente des impressions de ses (af)fiches sur la parentalité. Elles sont consultables gratuitement sur la partie blog de son site et je vous encourage vivement à les découvrir si vous ne les connaissez pas encore. Ces fiches pratiques, agréables à regarder et faciles à comprendre : bref, elles sont absolument géniales !!

Mais retournons à « Bébé à faim ». Dans cet album aux couleurs douces, on voit un enfant et ses parents rendre visite à la famille d’un nouveau-né. Le bébé montre des signes de faim et sa maman le met au sein, ce qui incite l’enfant en visite à poser quelques questions.

Ce livre tranche avec le style dynamique et enthousiaste auquel je suis habituée avec les fiches de l’autrice. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve qu’il manque un petit peu de gaité et de fantaisie pour rendre l’histoire vraiment joyeuse.

Cependant, ce côté un peu froid n’efface pas son intérêt pédagogique. En fait, cet album est comme un documentaire destiné aux tout petits, pour leur permettre de découvrir certaines informations sur l’allaitement, comme les signes de faim d’un nouveau-né. Je dirais qu’il est adapté de 2 à 4 ans.

Vous pouvez lire ici d’autres avis sur cet album. Personnellement, maintenant que j’ai « Les tétées de Maïté » et « Mammifère », je vais faire recirculer mon exemplaire de « Bébé a faim », je suis sûre qu’il sera utile pour d’autres familles, voire l’école de mes enfants.

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Pitaya magazine

Pitaya est un magazine engagé, promouvant clairement un mode de vie écologique, végane et basé sur le maternage proximal. Ce magazine est adapté aux enfants de 2 à 5 ans et a été publié en ligne à partir de 2012. Il y a 4 numéros, un par saison, et ils sont toujours téléchargeables gratuitement sur le site du magazine.

Dans Pitaya numéro 1, la bande dessinée « Benoit à la plage », illustrée par Delphine Chklé, montre un enfant qui achète une glace avec son papa. Et sa maman qui allaite le bébé constitue la petite blague qui clôt l’histoire.

Si l’on ne souhaite pas imprimer tout le magazine, on peut n’imprimer que cette BD de 4 pages et la conserver dans 2 pochettes plastiques reliées par du ruban adhésif. Elle est parfaite pour les enfants véganes de 3 ans à 6 ans.

 

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Fini la tétée !

Ce livre écrit par Sophie Pestipon est imprimé en Pologne et publié en 2018 aux éditions Le petit pont (lien vers la fiche du livre). Pour acheter cet ouvrage, le seul moyen à ma connaissance est de le commander sur Amazon.

Cet ouvrage a été conçu par une maman pour accompagner le sevrage de son enfant de 3 ans. On y voit d’abord le rôle des tétées quand il était bébé, puis on découvre la liste de tout ce que ce que l’enfant sait désormais faire.

Arrive alors la transition « On peut dire que tu as évolué : J’ai évolué aussi et j’ai envie d’arrêter la tétée avec toi. » Ce sont les câlins et bisous qui accompagnent maintenant l’endormissement du soir et le réveil du matin. Tout au long du livre revient le sentiment de fierté de passer chaque étape.

Après l’histoire, on trouve des pages blanches et la proposition que l’enfant à qui on a lu le livre dessine comment ce serait s’il arrêtait de téter.

Le principe du livre me plait beaucoup et je n’ai pas trouvé mieux actuellement sur ce sujet (le sevrage d’un enfant de 3 ans). Je suis cependant gênée que les illustrations correspondent à une famille particulière : un enfant qui a deux grands frères et une maman, tous bien blancs de peau et aux cheveux blonds ou châtain clair. D’autre part, on ne voit jamais le papa, et je trouve cela dommage, notamment dans cette illustration où la maman en longue robe blanche pourrait sembler mariée à ses enfants. Ceci dit, cela pourra peut-être justement convenir aux mamans solo ou homoparentales ?

 

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Et vous, quels sont vos livres jeunesse préférés montrant l’allaitement maternel ?

Au passage, j’en profite pour vous montrer une nouvelle page de Tous les bébés. Je vous ai déjà écrit dans cet article tout le bien que je pense de ce petit livre, donc j’ajoute juste ici l’une des deux pages où l’on voit un bébé nourri au sein.

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Enfin, je n’ai pas mis dans ma sélection les deux seuls livres qui étaient disponibles en français sur l’allaitement quand le Béluga était bébé, mais qui ne m’ont pas plu. Les voici :

  • Toi, moi et la tétée, qui raconte le quotidien d’un bébé qui est gardé par sa maman allaitante. Vous pouvez voir ici un avis avec des extraits du livre. Personnellement, je n’ai pas apprécié que cet ouvrage véhicule un message trop militant à mon goût sur le maternage proximal, mais il pourra justement plaire aux personnes qui sont engagées dedans et sont entourées de personnes dans la même situation.
  • On a volé mes tétés, qui parle du sevrage. Les illustrations sont un peu trop artistiques pour moi, et surtout le titre du livre ne correspond pas à l’état d’esprit dans lequel je souhaite mener le sevrage de mes enfants. Mais il pourra éventuellement être intéressant pour un bébé sevré contre son gré et des parents qui aiment ce type d’illustration ? Vous pouvez voir ici l’avis de Ricochet sur cet album.

Bon week-end !

Livres d’enfant pour sourire

11 Mai

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Vous avez déjà ici nos livres préférés pour rire. Aujourd’hui, on parle de livres qui nous font sourire et nous détendent. Ce sont des petites histoires pleines de fantaisie, sans réalisme, sans émotion forte et sans message particulier, juste pour passer un bon moment.

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Aldo

Ce livre de Magali Bonniol est imprimé en France et paru en 2010 aux éditions L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Je pense qu’il est parfait entre 2 et 4 ans.

Dans ce livre, on suit le lézard Aldo dans de petites tranches de vie : il cherche un bon endroit pour prendre un bain de soleil, il va récolter des mûres, il passe du temps avec la grenouille Josette…

Les dessins sont simples et lumineux,  Aldo et Josette sont joyeux et les petites histoires sont mignonnes. C’est une chouette lecture pour se détendre.

 

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Une journée avec Mousse

Ce livre de Claire Lebourg est imprimé en France et paru en 2015 aux éditions L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté de 3 ans à 7 ans.

Dans ce petit livre, on suit Mousse, pour une journée normale dans sa vie très tranquille. Il prend le temps de se réveiller puis prend son petit déjeuner pendant que la marée monte jusque dans sa salle à manger. Une fois la marée descendue, il ramasse les coquillages et autres trésors laissés par les vagues puis les photographie afin de les vendre sur internet. Mais un jour, un morse arrive avec la marée…

J’adore l’accent mis sur le plaisir des sens dans la vie de Mousse. On peut s’appuyer sur cette lecture pour montrer qu’on peut se détendre et profiter dans de nombreuses situations du quotidien. J’aime aussi qu’on voie que Mousse s’est construit un mode de vie atypique mais qui fonctionne pour lui.

Cet album a une suite, « Mousse part en vacances », dont je vous parlerai dans un autre article.

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Sur l’île des Zertes

Il me semblait impossible de faire un article sur les albums jeunesse fantaisistes sans citer un ouvrage de Claude Ponti. Le Béluga a beaucoup aimé celui-ci, que nous avons en format « poche ». Il est imprimé en France et paru en 1999 chez L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre).

On y suit des tranches de vie de Jules, un Zerte. Comme dans tous les albums de Claude Ponti, les illustrations sont très colorées et l’imaginaire débridé, que ce soit dans les dessins comme dans le texte.

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Il fait si froid !

Ce livre de Nick Butterworth est imprimé en Grande-Bretagne et paru en 1990 chez Gautier-Languereau (lien vers la fiche du livre). Il me semble idéal de 4 ans à 6 ans.

J’avais cet ouvrage étant enfant et j’étais très contente de le redécouvrir avec le Béluga. Et je l’étais encore plus de découvrir qu’il existe d’autres ouvrages dans la même série, comme « La chasse au trésor » ou « Un chemin secret ». Ils sont listés sur cet article du site Materalbum. Ils sont malheureusement tous épuisés, mais on les trouve encore dans certaines bibliothèques.

Chacun de ces livres se déroule dans un grand parc. Il probablement inspiré des parcs des villes anglaises, mi « civilisés », mi « sauvages », et dans lesquels vivent des oiseaux, des écureuils et d’autres animaux des bois. Percy, le gardien, est chargé de l’entretien du parc et il est aux petits soins pour les animaux qui y vivent.

Dans « Il fait si froid ! », c’est le soir et il neige. Percy va se mettre au lit mais on toque à la porte : c’est un animal du parc qui demande l’abri car il a trop froid dehors. Percy lui fait une place dans son lit. Puis on toque à nouveau, et ainsi de suite jusqu’à ce que le lit soit trop petit et qu’on entende gratter sous le plancher…

Comme il est peu probable que vous trouviez cet ouvrage, je vous mets ici son tapuscrit (histoire et illustrations clés) rédigé par La classe de Corinne.

Bien sûr que ce n’est pas du tout réaliste, mais je trouve très douce cette histoire d’animaux qui viennent se faire un lit douillet dans la maison du gardien de parc.

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Et chez vous, quels sont les livres tranquilles que vous aimez lire en famille pour vous détendre ?

Bon week-end !

Livres d’enfant sur le racisme et l’antisémitisme

20 Avr

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

On a déjà parlé des albums sur la différence en général. Je vous y ai notamment présenté « Quelle est ma couleur ? » qui est mon album favori pour évoquer la différence de couleur de peau et « Les questions des petits sur les religions », qui est mon préféré sur les différences de religion.

Mais je pense qu’un seul livre par sujet ne suffit pas pour aller à l’encontre des préjugés qui sont actuellement si répandus tout autour de nous et se trouvent même là où on ne les attend pas. En effet, vous avez sans doute vu à travers mes articles que la littérature jeunesse française contribue clairement à la diffusion du racisme ordinaire. Bien sûr, c’est en écho à la pensée actuellement majoritaire en France (à court terme, l’offre et la demande s’auto-entretiennent).

En fait, je me suis aperçue qu’il n’y a quasiment que deux types de livres sur les étagères des librairies et bibliothèques jeunesse. Soit le livre fait mine d’encourager le vivre ensemble, mais sans être réaliste : en dessinant des animaux à la place des humains. Soit le livre montre des personnages humains, et ils sont à 99,9 % blancs, que ce soit pour les rôles principaux mais aussi pour les rôles secondaires ! Et quand une personne noire fait partie des héros, c’est souvent que l’histoire se passe dans une cité. Comme si en France, à part dans les cités, il n’y avait que des blancs…

Or c’est dans la petite enfance que ces préjugés s’ancrent dans le cerveau.

Voici 4 livres qui m’ont semblé particulièrement utiles sur le sujet du racisme et de l’antisémitisme, en plus de « Quelle est ma couleur ? » et « Les questions des petits sur les religions », puis une réflexion sur les livres que nous avons pour lutter contre le racisme – notamment ceux achetés chez Mc’Donalds.

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Côté cœur

Ce livre de Rascal est imprimé en Italie et publié en 2000 chez l’École des loisirs (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, c’est François qui raconte sa relation joyeuse avec son amie Anissa, dans une cité (l’Ecole des loisirs, vous pensez réellement qu’il n’y a pas d’immeuble HLM en dehors des cités ?).

Francois observe les prises de position ouvertement racistes de son père, qui utilise des « mots sales » pour désigner les immigrés. On voit ensuite François et Anissa parcourir un dictionnaire pour lister des « mots qui puent » et des « mots qui sentent bon ».

L’histoire n’est pas pesante, et elle est très bien servie par les illustrations. On reste dans l’imaginaire du héros, qui se voit notamment marié avec Anissa. 

Ce livre montre que dans une même famille, tout le monde n’a pas les mêmes avis. On apprend également que la maman de François les a quittés, et qu’avant son papa n’était pas raciste. Ce sont autant de pistes de discussions possibles si on souhaite prolonger ce livre (ce qui n’a rien d’obligatoire, d’ailleurs nous ne l’avons pas encore fait). Je trouve notamment éclairant d’essayer de se mettre à la place du père pour comprendre comment il en est arrivé à cet état de frustration et d’aigreur.

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Peau noire, peau blanche

Ce livre de Yves Bichet est imprimé en Italie et publié en 2000 chez Gallimard jeunesse (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, c’est Issam qui raconte sa vie dans une cité de Marseille (Gallimard, vous pensez vraiment qu’à Marseille il n’y a pas d’habitants noirs en dehors des cités ?).

Il y a le calme et l’amour de sa mère (blanche), il y a son père (noir) qui n’arrive pas à trouver de travail de grutier, puis leur déménagement en région parisienne et la méchanceté d’autres enfants à cause de la couleur de peau d’Issam.

La famille déménage finalement au Sénégal, et là c’est la maman qui a du mal à être acceptée par ses voisines.

Avec ce livre, on voit que le rejet et la violence peuvent exister dans tous les milieux. Il n’y a pas que les blancs qui stigmatisent ceux qui ne leur ressemblent pas. Mais évidemment, une piste de discussion est qu’on est plus exposé au rejet quand on ne fait visiblement pas partie de la majorité.

Un détail qui me plait dans ce livre est  le jeu « pourquoi ? » « parce que » « pourquoi quoi ? » « parce que que » entre Issam et sa maman quand l’un d’entre eux est triste face à l’injustice de la vie. Cet échange rythme et allège l’histoire, qui ne se passe pas spécialement bien. En fait c’est comme dans la vie, tout n’est pas toujours facile ou juste, et on ne peut pas tout solutionner d’un coup de baguette magique, alors il faut trouver comment alléger les choses pour vivre avec.

A noter, il est utile qu’un adulte accompagne cette lecture, pour expliquer à l’enfant les alternatives à cette histoire. En effet, une fois le livre refermé, le Béluga a dit que si j’allais en Afrique, il faudrait que je peigne ma peau en noir ! J’ai rebondi sur ce qu’on a vu dans le livre « Horacio ne veut plus aller à l’école » : la solution pour vivre avec les autres, ce n’est pas d’effacer nos différences, c’est de faire comprendre à l’autre qu’elles ne sont pas dangereuses. Et de lui montrer qu’à côté de nos différences, il nous reste beaucoup de choses en commun, bien assez pour vivre ensemble. A ce sujet, je vous remets le lien vers la super publicité All That We Share (version sous titrée en français).

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Le petit garçon étoile

Un soir, le Béluga est rentré de l’école avec un bracelet publicitaire «t’as la parole – fête le 8 mai 2019 » en me demandant qu’on aille à cet événement qui incluait un pique-nique et des jeux. Méfiante (l’école du Béluga est catholique), je suis allée chercher plus d’informations sur internet et j’ai découvert cette page avec une vidéo promotionnelle montrant des enfants répétant en boucle « le 8 mai c’est la fête du caté ». Alors je suis très favorable à la liberté religieuse, mais j’ai mis les choses au point avec le Béluga : le 8 mai, ce n’est pas une fête religieuse. Le 8 mai, c’est un jour férié en France parce que c’est l’anniversaire de l’armistice de la seconde guerre mondiale, pendant laquelle il s’est passé des choses qu’on doit absolument garder en mémoire. J’ai montré la France et l’Allemagne sur une carte et expliqué au Béluga qu’il y a eu une première guerre mondiale, que l’Allemagne a perdu et s’est sentie humiliée suite aux réparations à payer. Puis j’ai continué avec l’émergence d’Adolf Hitler qui voulait rendre leur fierté aux Allemands… au détriment de tous ceux qui n’étaient pas blonds aux yeux bleus, et en particulier aux personnes de religion juive qui ont été accusées d’être la source de tous les malheurs, puis qui ont été capturées et tuées. (Pour simplifier, je n’ai pas précisé que les Tziganes ainsi que les opposants politiques et les personnes handicapées étaient aussi systématiquement tuées). Et j’ai ouvert ce bel album, « Le petit garçon étoile », que j’avais justement emprunté quelques jours plus tôt à la bibliothèque et dont je me demandais sous quel prétexte le lire aux enfants non sensibilisés. Le 8 mai, c’est donc une bonne occasion à mon avis.

Cet album de Rachel Hausfater est imprimé en France et paru en 2014 chez Castermann (lien vers la fiche du livre). Il raconte l’histoire d’un petit garçon à qui on a appris qu’il était une étoile.

Il y a des chasseurs d’étoile (avec un brassard arborant la croix gammée), des étoiles qui s’éteignent, le petit garçon qui part avec d’autres enfants à la campagne, puis qui réapprend à vivre. Je tire mon chapeau à l’autrice et à l’illustrateur pour cet album qui réussit le tour de force d’évoquer de manière poétique et parfaitement adaptée aux petits la réalité d’un des pires événements de notre histoire.

Avis aux adultes : il peut être utile de lire cet album d’abord seul-e, afin de vivre librement les émotions éventuellement déclenchées par l’évocation de la Shoah, et ensuite le lire à l’enfant avec du recul.

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Cité Babel

Ce livre de Pascale Hédelin est imprimé en Italie et publié en 2015 chez Les Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre).

Il est recommandé à partir de 7 ans mais je l’ai acheté quand le Béluga avait 5 ans. En effet, il est très accessible et il n’y a pas besoin de le lire de bout en bout pour en profiter.

Dans ce grand album, chaque page est découpée en 4 pour suivre la vie des 4 niveaux d’un immeuble : une boutique au rez-de-chaussée puis une famille par étage : une famille chrétienne, une famille juive et une famille musulmane. Dans la boutique, on voit des personnes d’autres religions ainsi que des personnes athées.

Les pages suivent le cours d’une année, avec le changement des saisons et les différentes fêtes religieuses (et parfois non religieuses) des familles et des clients du magasin. Il est donc très simple de regarder seulement ce qui se passe à une saison donnée, ou pour une famille donnée, et ainsi de se documenter concrètement sur les grandes religions monothéistes.

Cet album montre également ce qui devrait être une évidence : quelle que soit notre (absence de) religion, on a tous des repas, des fêtes, on s’occupe d’enfants… bref, même si on fait les choses différemment, l’autre n’est pas un diable, un abruti ni un sorcier.

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Et tous les autres livres ?…

Je finis cet article en citant cet article du blog Maëva danse, qui liste de nombreux ouvrages dont le personnage principal à la peau foncée, sans pour autant vivre dans la savane. En effet, on devrait tous lire ce type d’albums à nos enfants, de même que des livres où les garçons comme les filles ont des rôles variés. Parce que si on se contente de dire « il faut respecter les gens différents » ou « les filles et les noirs sont aussi chouettes que les autres », mais qu’en pratique ils sont absents de notre univers, y compris littéraire, l’enfant comprend bien qu’il y a les beaux discours d’un côté, et la réalité de l’autre.

Ici, on a effectivement plusieurs livres dans lesquels figurent des héros de différentes couleurs de peau. Les plus nombreux viennent des restaurants Mc Donald’s, et je voulais vous dire, une bonne fois pour toutes, tout le bien que j’en pense.

L’ouvrage disponible chez Mc Donald’s est édité en collaboration avec les éditions Hachette, mais il est vendu exclusivement dans les restaurants et il change tous les mois. Et chaque année, c’est la collection qui change. En 2018, Le club des aventuriers de l’histoire mettait en scène un groupe de 4 enfants (Cléa, Mehdi, Yoko et Georges) qui voyageaient dans chaque album à une époque différente du passé.

En 2019, le thème est la musique, et on a déjà « La cornemuse enchantée » dont vous avez vu la couverture un peu plus haut.

Je vais vous dire pourquoi j’aime ces ouvrages. D’abord, de ce que j’ai vu, ces livres sont de belle qualité : à la fois en terme de papier et de reliure, mais aussi pour la variété des sujets abordés, les illustrations, le texte et les petits ajouts ludiques comme des « cherche et trouve » au fil des pages. Et, ce qui les distingue très nettement des étagères des librairies standard, c’est que le contenu veille à ne pas exclure les minorités visibles, ni à cantonner filles et garçons dans le sempiternel modèle garçon fort et actif/fille douce et belle.

Et l’avantage clé, c’est que ces albums sont très faciles à trouver : les restaurants Mc Donald’s sont, qu’on le veuille ou non, présents sur tout le territoire français. Et le livre du mois peut être acheté indépendamment du menu Happy Meal, à un prix assez incroyable : 72 centimes d’euro !

Les esprits chagrins considèreront sans doute qu’acheter ces livres signifie mettre un pied, et donc cautionner, ce fast food. Moi je pense que c’est une honte pour toute la société, que des lecteurs éclairés en soient réduits à aller dans un restaurant pour être sûr de trouver une littérature inclusive, sans devoir devoir parcourir chaque livre pour vérifier l’absence de stéréotypes !

Et si vous craignez d’exposer votre enfant à l’ambiance des fast food, rien ne vous empêche d’y faire un saut sans lui, aux heures creuses, pour acheter le bouquin. Ensuite, il vous suffit de le garder pour une occasion, ou tout simplement d’ajouter le nom de l’enfant sur l’emballage plastique puis de déposer le livre dans votre boîte aux lettres. Les enfants adorent recevoir quelque chose dans la boîte aux lettres ! Et si vous le faites une fois par mois, cela mime efficacement les abonnements de l’École des loisirs tout en étant infiniment moins cher, plus facile à ranger (les albums des abonnements École des loisirs sont souvent grand format), plus fréquent (seulement 8 albums par an avec l’École des loisirs) et moins sujet aux stéréotypes de couleur de peau ou de genre.

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Pour conclure, il existe heureusement des maisons d’édition qui veillent à ne pas perpétuer de stéréotypes racistes, sexistes ou autres. Je les découvre au compte-goutte, puisque malheureusement elles ne sont pas très présentes sur les étagères des librairies ni celles des bibliothèques. D’après ce que j’ai vu, on peut au moins citer KaléidoscopeTalents hauts et Les Éditions des éléphants. J’aimerais dédier un article à chacun des éditeurs jeunesse qui publient des livres agréables et responsables, afin de les faire mieux connaître (et qu’ils prennent un peu de la trop grande place laissée aux satanées Éditions Fleurus !). Pouvez-vous m’aider en m’indiquant vos maisons d’édition jeunesse préférées ? Merci d’avance !

Bon week-end !

Livres pour enfant sur le végétarisme

13 Avr

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, on parle de végétarisme, au sens large d’une alimentation sans viande, basée sur des aliments végétaux. Les 3 livres que je vous présente aujourd’hui peuvent être utilisés pour expliquer le concept d’une alimentation végé aux enfants, ou pour le simple plaisir de lire une histoire.

Vous pouvez voir ici des livres montrant des exemples de plats végétaux, et des livres pour expliquer le véganisme aux enfants.

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L’ami du petit tyrannosaure

Ce livre de Florence Seyvos est imprimé en France et paru en 2005 à L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Je ne me lasse pas de ce livre, que le Béluga a découvert à 3 ans et qu’il lit encore de temps en temps alors qu’il en a 6.

A travers l’histoire de ce petit tyrannosaure qui apprend à ne plus manger ses amis, on voit qu’il est possible de trouver des solutions originales pour gérer nos envies tout en respectant nos valeurs.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Un loup dans le potager

Ce livre de Claire Bouiller est imprimé en Belgique et paru en 2013 aux Éditions Mijade (lien vers la fiche du livre). Il est épuisé mais c’est un livre apparemment classique des classes de maternelle donc il est trouvable en bibliothèque.

Monsieur Loup a eu si faim cet hiver qu’il a décidé de s’organiser : il cultive un potager et fait des conserves. Il est tellement occupé qu’il n’a plus le temps de chasser. Les animaux de la forêt sont soulagés, mais un matin, le loup découvre son potager saccagé et se met très en colère. Va-t-il recommencer à manger les autres animaux ? Le hibou lui chuchote alors une solution pleine de sagesse… Demander à ce qu’on lui apporte des graines pour replanter son potager !

D’abord tremblants, les animaux lui en apportent de toutes sortes et le loup est finalement très gentil. Tout le monde jardine ensemble puis partage un repas agréable sur une belle table dressée à l’ombre des arbres. On devine que c’est le début de nombreux autres bons moments.

J’aime beaucoup les couleurs douces, les dessins arrondis et l’ambiance « à l’ancienne » de ce livre. Petit plus, j’apprécie que lorsqun’il apprend que le petit lapin a fait une bêtise, le loup lui propose une réparation.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet et celui du blog Enfant végé.

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Qui a mangé mes cornichons ?

Ce livre d’Audrey Bouquet est imprimé en Bulgarie et paru en 2018 aux Éditions l’Âge d’homme (lien vers la fiche du livre). Comme les deux livres précédents, ce livre me semble bien adapté de 3 à 6 ans.

Pour moi, ce livre est la version plus actuelle d' »Un loup dans le potager ». L’histoire est bâtie sur le même principe mais les illustrations sont dans un style plus moderne et dynamique (couleurs plus vives, expressions exagérées), le texte est en rimes et le vocabulaire est différent. Entre les deux albums, mon préféré est « Un loup dans le potager », mais c’est « Qui a mangé mes cornichons ? » qui a les faveurs du Béluga.

Dans la forêt, les animaux ont tous peur de Carny le loup…. « Aoooooooouuuuh ! » Mais ce qui les occupe en ce moment, c’est que chaque nuit quelqu’un vole « des légumes, des fleurs et même des fruits ». Après avoir tenté en vrai de démasquer le voleur, ces animaux prennent leur courage à deux mains pour demander l’aide du terrible loup…

Vous devinez la chute : En fait Carny est devenu végétalien (oui oui, vous avez bien lu, il y a écrit « végétalien » dans ce livre) ! Et pour maintenir sa réputation terrifiante, il demande aux animaux de garder son secret. En échange, les animaux lui apprennent à jardiner pour ne plus qu’il ait à voler sa nourriture.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Pour finir cet article, je vais vous expliquer pourquoi, après réflexion, je n’apprécie finalement pas le livre T-Végi : le petit tyrannosaure dévoreur de légumes. Dans ce grand album aux couleurs acidulées, les amis d’un tyrannosaure végétarien se moquent de lui mais comprennent ensuite qu’on peut être végétarien et costaud.

Ce que j’aime dans cet ouvrage, c’est la profusion de plats végétaux aimés par Alex, le tyrannosaure surnommé T-Végi : un gâteau aux carottes et à la pastèque, des brocolis, un jus pomme banane, etc. Cela peut éventuellement donner envie à un enfant végé qui ne jure que par les pommes de terre, les pâtes et les crèmes dessert au soja.

Un autre aspect qui peut être utile, c’est le message que même si nos copains se moquent de nous, cela peut être complètement infondé, et de plus ils peuvent ne pas le penser vraiment. Ceci dit, d’autres livres jeunesse diffusent un message similaire, y compris avec le même schéma narratif d’un personnage moqué qui accomplit un exploit et gagne alors le respect de ses congenères. Je pense par exemple aux histoires de Kirikou.

Ce qui me gêne vraiment dans cet ouvrage, c’est sa conclusion : « Alex était ravi. Car pour la première fois, il était fier d’être lui… T-Végi ! » N’est-ce pas terrible d’imaginer qu’Alex n’a jamais été accepté avant, y compris tout simplement par ses parents ? D’autre part, je n’aime pas du tout qu’Alex s’identifie totalement à une étiquette (ici le végétarisme, mais c’est valable pour tout) au point de perdre toutes les autres facettes de sa personnalités, jusqu’à son propre prénom ! Si quelqu’un m’offrait cet album, je m’empresserais de coller un petit papier pour modifier cette phrase (puis je le donnerais à une récolte de livres pour enfant, car nous on en a bien assez). On pourrait par exemple remplacer cette phrase par : « Alex était ravi… Car ses amis se régalaient autant que lui ! » En tout cas, si Nourrir son enfant autrement est réédité, j’y remplacerai la recommandation de « T-Végi » par celle de « Qui a mangé mes cornichons ? ».

Bon week-end !

Livres pour enfant sur la différence

6 Avr

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, j’ai regroupé mes albums favoris évoquant le fait de se sentir ou d’être vu comme différent. C’est un sujet qui me tient à cœur, car je trouve que globalement la société française actuelle cherche soit à gommer les différences, soit à les brandir pour exclure. Sensibiliser dès l’enfance me semble donc nécessaire pour sortir petit à petit de ce modèle dommageable.

Les 6 livres de cet article sont tous des coups de cœur que j’ai achetés afin de les garder avec nous même quand ils seront épuisés en librairie et introuvables en bibliothèque (ce qui arrive trop souvent à mon goût, comme vous l’avez vu dans mes articles précédents).

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Nous sommes là

Ce livre d’Oliver Jeffers est imprimé en Chine (pfff !!) et paru en 2019 aux éditions Kaléidoscope (lien vers la fiche du livre, avec une liste de liens vers des blogs qui donnent leur avis sur ce livre).

Ce n’est pas précisément un livre sur la différence, mais un livre écrit par un papa pour rassembler tout ce qu’il pensait devoir dire à son bébé nouveau né : où est la Terre, ce qu’est la pluie, ce qu’est le corps… Et parmi ces informations clés, il y a le fait que tous les gens sont différents, et que ce n’est pas un problème.

Il y a aussi une page sur les animaux, qui ‘ne parlent pas, mais ce n’est pas une raison pour ne pas être gentils avec eux ».

Ce livre est une merveille absolue, tant au niveau des illustrations, magnifiques, que du texte, à la fois très agréable à lire, simple, profond et riche en informations. Je n’ai trouvé absolument rien à redire, ni au contenu, ni à la manière dont il est amené. Et j’aurais voulu photographier chaque page tellement chacune d’entre elle est parfaite.

Je recommande donc ce livre sans réserve, que ce soit pour un cadeau de naissance, un cadeau de 1 ou 2 mois (si, si, quand les jeunes parents sont au fond du trou de la fatigue) ou pour un enfant jusqu’à 6 ans. Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet et tous les avis cités sur la fiche officielle du livre. Merci à Chut, maman lit ! pour cette découverte !

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Bienvenus !

Cet album de Barroux est imprimé en Malaisie et publié en 2017 aux éditions Kaléidoscope (lien vers la fiche du livre). Je vous avais déjà parlé de Barroux pour son album Où est l’étoile de mer ? puis Où est l’éléphant ?.

Ici on voit un groupe d’ours blancs sur la banquise quand… crac ! Elle se fracture et laisse 3 ours dériver sur un morceau de glace, qui fond peu à peu. Ils vont atteindre plusieurs pays et à chaque fois l’accueil leur sera refusé. Barroux présente ces situations avec un excellent humour, ce n’est pas pesant ni triste. Puis les 3 ours s’établissent sur une île déserte. Et quand un groupe de singes arrive par la mer et demande l’accueil, que vont dire les 3 ours ?…

J’aime beaucoup cet un album qui se sert de l’humour pour évoquer le sujet des migrations. On peut donc se contenter de le lire pour sourire. Et si on le souhaite, on peut ensuite discuter de ce sujet, qui est vraiment bien expliqué malgré un texte très court. On y voit à la fois le point de vue des locaux et celui des migrants, les freins à l’accueil (la différence, les ressources, l’indifférence) et le fait qu’une fois bien installés, les migrants peuvent devenir des locaux.

Bref, pour moi c’est un album indispensable, surtout à notre époque où les migrations, qu’elles soient économiques, politiques ou écologiques, sont un sujet très souvent abordé dans l’actualité.

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La petite casserole d’Anatole

Ce livre d’Isabelle Carrier est imprimé en Europe et publié en 2009 aux éditions Bilboquet (lien vers la fiche du livre). Vous pouvez voir toutes ses pages sur cette vidéo de Bibliothèque inclusive. Il est malheureusement épuisé, mais on peut le trouver d’occasion à un prix raisonnable et il est au catalogue de plusieurs bibliothèques.

Dans cet album dont les illustrations sont simples et pourtant très expressives, on suit Anatole. Cet enfant traîne une petite casserole qui lui rend la vie plus difficile que ses camarades. Frustré d’être incompris, il décide de s’isoler jusqu’à ce qu’une adulte lui montre qu’elle aussi traîne une petite casserole, et lui apprenne à la gérer.

A la fin du livre, Anatole peut enfin interagir avec les autres enfants, et les autres adultes se rendent compte de ses qualités. Et pourtant, au fond Anatole est toujours le même.

Ce livre aborde de manière lumineuse la question du handicap en général, notamment ce que peut ressentir l’enfant handicapé, sans aucun des poncifs habituels, avec cette magnifique conclusion qu’avec l’accompagnement adapté, un enfant handicapé peut non seulement vivre avec les enfants non handicapés mais aussi être apprécié pour ses qualités spécifiques. C’est un gros coup de cœur pour moi.

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Les questions des petits sur les religions

Ce livre de Marie Aubinais et Martine Laffon est imprimé en Chine et publié en 2016 aux éditions Bayard (lien vers la fiche du livre).

Le sommaire est une liste de 6 questions comme « Pourquoi y a-t-il plusieurs religions ? » ou « Laquelle est la meilleure ? ».

Pour chaque question, une double page en bande dessinée introduit la question puis la conclut.

Entre ces deux double page se trouve une histoire illustrée. On peut sans problème la lire en tant que telle, sans s’occuper des bandes dessinées.

Le sujet des religions est un exemple parfait pour disciter avec un enfant de ce fait réel et important : On peut avoir des points de vue très différents de celui d’autres personnes, sans pour autant devoir diaboliser ces personnes ni devoir décider que l’une a totalement raison et l’autre totalement tort.

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Quelle est ma couleur?

Ce livre d’Antoine Guilloppé est imprimé en Chine et paru en 2010 aux éditions La joie de lire (lien vers la fiche du livre).

Je n’aime pas vraiment l’esthétique de cet album. Pourtant, après l’avoir emprunté à la bibliothèque, j’ai décidé de l’acheter pour le conserver avec nous (comme vous l’avez peut-être remarqué, rares sont les maisons d’édition jeunesse qui gardent longtemps un livre à leur catalogue). Pour moi, c’est encore un livre indispensable en France à l’heure actuelle.

On suit les pensées d’un enfant : Pour son chien, il est son maître. Pour son maître à lui, il est un élève. Pour les autres élèves, c’est « leur copain arabe ». Pour les africains, c’est un français. Pour les extra-terrestres, c’est un terrien, etc.

Cet ouvrage se conclut sur ce message qui devrait être une évidence pour tout le monde : « il y a des Français noirs, blancs, jaunes ou comme moi ». Merci à l’auteur d’avoir écrit ce livre qui parle simple et vrai.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Il y a d’autres livres que j’ai apprécié sur le sujet de la différence mais qu’on a simplement empruntés à la bibliothèque. Parmi ces livres, il y a des albums assez légers :

  • Jinju – ma soirée pyjama : Pour évoquer qu’il existe des différences de mode de vie (ici dormir par terre et manger salé au petit déjeuner) et que ce n’est pas grave. Je n’ai pas lu les autres albums de la série Jinju.
  • La cagoule : Un enfant visite un zoo avec sa classe. Il porte une cagoule pour cacher sa magnifique crinière rousse… L’ambiance est très rigolote et les élèves portent alors un autre regard sur ces cheveux. A noter cependant, cette histoire banalise la vie des animaux en zoo, et les présentent comme heureux et plutôt libres dans cet environnement ! Pour compléter, voici l’avis du site Ricochet.
  • Petit oursin : https://www.lci.fr/societe/petit-oursin-le-livre-pour-enfants-sur-la-diversite-qui-passe-mal-1526247.html Dans cet album, une petite fille métisse se plaint de ses cheveux crépus. Sa mère n’a visiblement aucune idée des soins à apporter à ce type de cheveux ni de l’importance d’éduquer à l’estime de soi, et n’est d’aucune aide. Puis son pere arrive et lui tresse les cheveux en y ajoutant des perles et autres jolis accessoires. Et à la fin de l’histoire, il tresse aussi les cheveux de toutes les amies de sa fille.
  • Le grand pique-nique : Ce livre sans aucun texte est très chouette. Il permet d’aborder tout plein de choses, car dans cet album sans aucun mot mais avec plein de détails, chacun des nombreux personnages a sa propre histoire. La principale porte les gâteaux précieusement transportés pour le pique-nique, et permet de parler du problème de croire sans preuve ceux qui désignent des coupables. Parmi les nombreuses histoires secondaires, un cerf-volant, un enfant qui en harcèle d’autres, malheureusement sans réaction des parents (c’est l’occasion de sensibiliser à ce problème), un autre qui mange trop de bonbons et finit par avoir une indigestion, etc. Pour compléter, voici l’avis du site Ricochet.
  • Le grand lapin blanc : Dans la forêt vivent des lapins de toutes les couleurs. Mais quelqu’un vole les légumes ! Le grand lapin blanc accuse et exclut les lapins noirs, puis les gris… jusqu’à ce qu’un lapin démasqué le voleur. Vous le devinez sans doute, c’était justement le lapin blanc ! C’est donc un scénario similaire à celui du Grand pique-nique, mais dans un album avec du texte.

J’ai aussi lu au Béluga « Horacio ne veut plus aller à l’école ». Cet album, épuisé, est à lire impérativement avec un adulte. En effet, l’ambiance est sombre et les sujets abordés sont graves, notamment les pensées suicidaires. Mais ce livre quasiment sans texte énonce clairement la définition et l’impact de la discrimination, et le moyen tout simple de passer à une situation normale (l’information des harceleurs, la main tendue aux harcelés). Pour compléter, voici l’avis du site Ricochet.

Je n’ai personnellement pas eu de coup de cœur pour Comme tout le monde, album paru aux éditions Talents hauts en collaboration avec Amnesty international (voici l’avis du site Ricochet). Et je me pose la question d’emprunter Kipik (voici l‘avis du site Ricochet).

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Et côté chanson, Aldebert (ici on est fans d’Aldebert) en a fait une sur le sujet de la différence (il est trop fort Aldebert !) : Les deux ogres. Au passage, si vous souhaitez acheter un CD avec cette chanson, il s’agit de l’édition spéciale Noël de l’elbum Enfantillages 1. (Aldebert on t’aime !!)

Et pour les enfants un peu plus grands, connaissez-vous All That We Share, cette publicité de la chaîne de télévision TV2 Danmark (ici en version sous titrée) ?

Bon week-end !

Livres pour enfant sur la préservation de la planète

30 Mar

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Vous avez déjà ici mes livres jeunesse préférés sur le réchauffement climatique (dès 1 an, si si !) et ceux sur les déchets. Aujourd’hui, on parle plus largement de l’écologie, au sens de la préservation des ressources.

Et Aldebert a une chouette chanson sur le sujet : Monsieur Toulmonde. Connaissez-vous ? Ici on aime toutes ses chansons pour enfants. D’ailleurs, sur la demande des enfants, on les écoute en boucle dans la voiture de Doudou – et on n’en a même pas marre, c’est dire !

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Pour les enfants de 1 à 2 ans, je voulais lire Coline, d’Anne-Claire Macé, paru en 2005 aux éditions Tournon jeunesse, mais il est malheureusement épuisé et introuvable d’occasion. L’autrice a écrit d’autres livres dans la même série et ils sont consultables sur son site internet – mais moi c’est Coline qui m’avait tapé dans l’œil.

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Ma planète change

Ce livre de Jimmy Lee est imprimé en Chine et paru en 2013 chez Minedition (lien vers la fiche du livre). Comme c’est un livre cartonné et sans aucun texte, il peut être utilisé dès 2 ans. Le Béluga, qui aura bientôt 7 ans, l’a également apprécié. C’est un livre que je vais probablement acheter à l’occasion, pour le garder avec nous.

L’absence de texte est pratique pour que chacun mette ses mots dessus. On voit d’abord un simple trou rond vide. Enfin non, quand on regarde bien on découvre une petite pousse verte à sa surface. Au fil des pages, le rond est entouré d’arbres. puis on observe un tractopelle récolter les troncs d’arbres coupés, et les arbres sont remplacés par des maisons, puis des immeubles, et finalement des usines qui encombrent toute la page de fumée et de sacs poubelles. Après cette image un peu oppressante qui pour moi représente les excès de notre civilisation, on voit de la glace pousser et de l’eau chasser tout cela :

Puis, sur la surface à nouveau vide autour du rond, des personnages (à la peau très blanche, comme d’habitude, pff…) semer des graines, qui donnent des arbres. Puis apparaissent des maisons… Cela va-t-il recommencer comme avant ?…

Ouf, l’album se termine sur une vision joyeuse où la surface est remplie d’arbres, de maisons, d’immeubles, d’éoliennes, etc. (c’est la même image de la couverture du livre). Bref, une coexistence entre la nature et la civilisation humaine.

Pour moi, cette conclusion est un message optimiste mais aussi pragmatique. En effet, cette situation n’est pas parfaite : on voit bien que tout est un peu serré, et il y a la sempiternelle vache allaitante dans un jardin. Mais honnêtement, la perfection est impossible, donc je pense qu’il est grand temps d’apprendre à arrêter de voir les choses et les gens en « tout blanc ou tout noir », pas vous ?

Pour compléter mon avis, voici celui du blog Des livres et des enfants. Et merci à Chut maman lit de m’avoir fait découvrir ce livre !

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Un confetti de paradis

Ce livre de Florence Langlois est imprimé en France et paru en 2010 chez Albin Michel Jeunesse. Il est recommandé de 3 à 6 ans.

Cet ouvrage est malheureusement épuisé, mais je l’aime tellement que je me devais de vous en parler. Vous aurez peut-être la chance d’en croiser un exemplaire, par exemple dans une bibliothèque ?

Dans ce livre, on suit quatre animaux qui vivent ensemble sur une petite île paradisiaque. Le lapin cultive des carottes, l’ours pêche, le mouton tricote des pulls avec sa laine et le tamanoir construit des jouets. Un jour, ils ont envie de plus : plusieurs pulls colorés au lieu d’un pull blanc, toutes sortes de plats à la carotte, pleins de jouets. Ils utilisent alors des engrains chimiques, testent des colorants, construisent des machines…

La mer et l’île deviennent polluées et les 4 personnages malades. Ils décident d’arrêter leur surconsommation et heureusement tout redevient aussi paradisiaque qu’avant.

Je trouve que ce conte aux illustrations joyeuses explique parfaitement comme nait la surconsommation (quand on confond désir et besoin) et quelles en sont les conséquences concrètes (pollution, santé physique et mentale en berne), tout en restant dans un registre léger et fantaisiste parfaitement adapté aux enfants. C’est un gros coup de cœur pour moi, et je regrette sincèrement qu’Albin Michel Jeunesse n’ait pas maintenu ce titre dans son catalogue.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Gare au gaspi !

Cet album écrit par Geneviève Rousseau est imprimé je en sais où (peut-être en France), paru en 2016 chez Mijade (lien vers la fiche du livre). Il est adapté pour un enfant de 3 à 7 ans.

L’histoire commence en classe, avec la maîtresse qui explique aux enfants que la planète va mal et donne des conseils pour la préserver au quotidien. L’enfant qu’on suit va donc faire de son mieux pour informer sa famille et changer leurs habitudes… il fait un compost dans le parc de sa petite sœur, remet une partie du linge sale dans les placards, éteint la lumière de la chambre de sa grande sœur et l’éclaire avec une lampe de poche à dynamo….

Sa famille se met en colère et il est triste de ne pas avoir bien agi, mais tout fini bien car sa famille lui montre que grâce à lui elle a changé son quotidien, avec de vraies bonnes idées : un compost dans le jardin, etc.

J’aime ce livre car c’est concret pour les enfants, ce petit garçon qui fait des bêtises en voulant bien faire, et ça permet d’expliquer pourquoi les enfants doivent souvent demander l’accord des adultes. Et j’apprécie évidemment le message fort : chaque famille peut agir à son échelle pour préserver la planète. Enfin, j’aime le second message, très pragmatique : pour changer durablement, il faut réfléchir afin de trouver le moyen que cela réponde aussi aux besoins de chaque membre de la famille. Et j’aime les images des couvertures intérieures, qui montrent au début des situations quotidiennes non écolo, et à la fin leur équivalent durable. L’impact de la consommation de produits d’origine animale n’est as abordé, mais on va dire qu’on ne pouvait pas tout traiter en quelques pages.

Concernant le problème de racisme ordinaire dans la littérature jeunesse, j’ai bien noté qu’il y avait des enfants de différentes couleurs de peau dans la classe, c’est bien.

… Sauf que tous les personnages de premier plan soient tous très blancs de peau (et minces, valides, etc). Pour le héros et sa famille passe encore, mais la maîtresse ? On n’a pas le droit d’exercer un métier intellectuel quand on a la peau foncée en France ?

Concernant le sexiste ordinaire, c’est la maman qui va chercher les enfants à l’école, lave et repasse le linge, prépare les goûters… mais au moins le papa épluche les légumes alors on ne va pas pinailler.

Malgré les défauts que j’ai pointés, ce livre reste ce que j’ai trouvé de mieux sur son sujet : la préservation de la planète au quotidien, pour les enfants de 3 à 7 ans.

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Cherche et trouve dans la nature

Ce livre de Thierry Laval est imprimé en Chine et paru en 2011 aux éditions Seuil (lien vers la fiche du livre). Je pense qu’il est adapté de 4 à 8 ans. Il est composé de 5 double-pages, montrant chacune une scène : à la montagne, dans la forêt, dans les champs, au bord de l’étang, sur le littoral.

Sur chaque double page, on voit d’abord un imagier. Puis on ouvre sur une grande scène peuplée de nombreux personnages occupés à différentes activités, dans laquelle on peut chercher les éléments de l’imagier.

Ce n’est écrit nulle part, mais le Béluga s’est aperçu tout seul qu’il y a un fil rouge : sur chaque scène se trouvent en plus un bateau en papier et un ballon de football.

Ce livre a vraiment plu au Béluga et je l’ai emporté à plusieurs reprises entre 4 et 6 ans pour l’occuper dans une salle d’attente. A noter, ce qui figure dans les 5 scènes permet d’aborder de nombreux sujets écologiques, mais jusqu’à présent nous n’avons pas discuté du contenu de ce livre, nous l’avons seulement utilisé pour sa dimension de jeu. Je pense qu’à partir de 6 ans par contre, les items se trouvent assez vite donc l’intérêt de ce livre est plus d’ouvrir des discussions.

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Pour finir, je voulais vous dire un mot sur Où est l’éléphant ?, un album de Barroux qui est bâti sur le même principe que Où est l’étoile de mer ?. Dans cet album « cherche et trouve », on suit un éléphant, un perroquet et un serpent dans la forêt dense qui est peu à peu coupée et remplacée par des habitations. Jusqu’à ce que les 3 animaux se retrouvent parqués dans un zoo avec le dernier arbre de la forêt. Je vous mets ici la dernière page de cette histoire sans paroles :

Je n’ai pas lu cet album à mes enfants  car il n’apportait rien de plus que ceux qu’ils connaissent déjà, que ce soit sur le thème de la préservation de la planète, ou sur le principe de l’histoire qui apparaît au fil du « cherche et trouve ». Mais il vous intéressera peut-être ? Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Et vous, quels sont les livres pour enfants que vous aimez au sujet de la préservation de la planète ? J’aimerais jeter un œil sur On commence demain, mais cet album récent n’est pour le moment dans aucune bibliothèque autour de moi (et j’ai déjà assez de livres sur ce sujet pour ne pas pouvoir me permettre d’en acheter un nouveau à l’aveugle, même d’occasion, donc il faudrait que je fasse un voyage en librairie dans l’espoir qu’il y soit en stock pour le feuilleter, et je n’ai pas le temps en ce moment).

Bon week-end !