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Livres pour enfant sur le parentage proximal

27 Juil

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, on parle parentage proximal. Vous avez déjà ma liste des livres d’enfant sur l’allaitement, mais les albums que je vous propose aujourd’hui évoquent bien d’autres aspects du parentage proximal : le fait de porter son enfant, de pratiquer le cododo de plus globalement de vivre au contact de son bébé, en se laissant dicter sa conduite par ses besoins et les nôtres… au lieu de nier son ressenti pour suivre les injonctions de type « coupe le cordon et commence à le rendre autonome dès qu’il quitte ton ventre, sinon il ne le sera jamais », qui sont d’ailleurs maintenant démenties par la science.

Je vous présente mes deux livres préférés sur le sujet. Ils nous suffisent amplement car le premier convient de 1 an à 6 ans ! Et je termine par deux autres albums, qui ne sont pas des coups de cœur pour moi mais qui plairont peut-être à d’autres.

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Mon enfant de la terre

Ce album de France Quatromme est imprimé au Portugal et paru en 2017 aux Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre).

Ce livre se présente comme une berceuse. A chaque page, le refrain encourage le bébé à dormir sans trembler, puis le couplet décrit ce que fait un enfant dans une région du monde.

J’aime beaucoup les illustrations de Sandra Bonini, des aquarelles aux couleurs chaudes et douces, comportant un certain nombre de détails à observer. Et il se trouve que la majorité des illustrations montrent un exemple de parentage proximal. C’est parfait pour que les enfants puissent reconnaître les pratiques de leur quotidien, tout en faisant en sorte que les personnes ne pratiquant pas cela puisse lire cet album sans se sentir stigmatisées. J’adore !

On peut notamment observer du portage, du cododo et de l’endormissement au sein. Il y a aussi un papa qui tient son bébé sur ses genoux et l’amuse en lui montrant un pendentif, des enfants qui dorment dans leur lit…

A travers le texte et les images, ce livre donne en fait le message que tous les humains font en sorte de chouchouter leurs enfants.

Mes petits (même le Béluga 7 ans), en sont complètement fans : on l’a d’abord emprunté à la bibliothèque puis ils ont demandé à ce qu’on l’ait en permanence à la maison !

Chaque double page cite une région du monde, donc on peut se servir de cet ouvrage pour introduire des notions de géographie, par exemple en montrant la localisation de chaque zone sur un globe terrestre. Et en soulignant au passage que l’Afrique n’est pas un pays mais un continent ! D’ailleurs s’il y avait une modification à faire sur cet ouvrage, ce serait de remplacer « Afrique » par le nom d’un pays. Sauriez-vous lequel correspondrait le mieux à cette page ?

Merci Emilie pour la découverte de ce livre ! Comme toi, je suis un peu embêtée que ce livre montre une succession de clichés sur chaque culture. Cela sous entend que dans un pays donné, il y a un seul type ethnique donné et une unique manière de vivre. Mais j’ai trouvé ma solution : veiller, en parallèle, à avoir des livres qui nuancent cela grâce à deux autres messages :

  • Tous les êtres vivants (les humains, les autres animaux, les plantes et les microorganismes) possèdent un instinct de survie et de bien-être. Et les mammifères, en particulier, prennent clairement soin de leur petits. Exemple de livres : La journée des bébés animaux, Mammifère, Nous sommes là.

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La journée des bébés animaux

Ce livre de l’agence Biosphoto est imprimé en France et publié en 2010 chez Actes Sud Junior. Il n’est malheureusement plus édité, mais je l’aime tellement que je voulais le citer pour le cas où vous pouvez le trouver en bibliothèque ou en achat d’occasion.

Cet album est entièrement composé de magnifiques photos d’animaux (non humains) classés en 7 chapitres, par activité typique des jeunes enfants : porte-moi, on joue, à table, en balade, au bain, des bisous, bonne nuit.

Au passage, parmi la centaine de photos montrant la vie quotidienne d’animaux variés, on voit donc 4 photos d’allaitement (une truie, une brebis, une mara et une ourse).

Bien sûr, je trouve également ce livre appréciable d’un point de vue végane, car comme l’album Mammifère, il montre clairement les similitudes entre les humains et de nombreux animaux non humains.

Vous pouvez voir ici un autre avis et d’autres extraits du livre.

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Après vous avoir présenté mes deux livres préférés, voici deux autres albums sur le même thème. Personnellement je n’ai pas eu de coup de coeur pour eux, mais ils ont des qualités donc peut-être qu’ils vous plairont ?

« Chez moi« , de Valérie Guénec et Roseline d’Oreye est imprimé en .. et publié en .. (lien vers la fiche du livre). Attention, il existe plusieurs albums jeunesse ayant le même titre. On peut acheter celui-ci sur le site de la maison d’édition ou sur la boutique de puériculture Jolie cerise.

Cet album montre que le parentage proximal se pratique dans de nombreuses régions du monde. A la fin, une carte du monde localise les pays cités.

Je ne suis personnellement pas fan du ton employé. Mais c’est une impression personnelle et vous pouvez notamment voir des extraits du livre et l’avis positif de Soline, du blog S’éveiller et s’épanouir de manière raisonnée.

Le Béluga l’a lu et m’a dit qu’il le trouvait bien, mais moins bien que « Mon enfant de la terre ». Je suis d’accord : s’il n’y avait pas « Mon enfant de la terre », on serait contents d’avoir « Chez moi » car ces ouvrages abordent quasiment les mêmes notions.

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« Toi, moi et la tétée » est un album qui parle d’allaitement mais aussi de parentage proximal en général. Vous pouvez voir ici un avis positif avec des extraits du livre. Personnellement, je n’apprécie pas ce livre pour deux raisons. La première, c’est qu’il présente le parentage proximal comme le seul et unique mode de vie qui convienne aux bébés. Or je suis personnellement une pratiquante assidue et comblée par le maternage proximal, mais j’observe que certains de mes amis ne sont pas dans ce type de parentage, tout en étant des parents aimants et attentifs aux besoins de leurs enfants. Il n’y a pas qu’un seul chemin possible pour vivre avec ses enfants.

La seconde raison qui me fait rejeter ce livre, c’est qu’il présente implicitement le parentage proximal comme un mode de vie évident et facile à mettre en place. Or dans la société française actuelle, ce n’est malheureusement pas le cas ! Donc présenter les choses de cette façon revient à mettre une pression de plus sur les parents et notamment les mères, qui sont déjà criblées d’injonctions de toutes sortes pour être déclarées « bonnes mères ».

Moi je préfère qu’on laisse les parents (et les gens en général) faire leurs choix de vie une fois qu’on leur a transmis : 1) des informations complètes et nuancées, 2) un soutien psychologique et matériel.

Et pour résumer, « Toi, moi et la tétée » est un livre agréable à feuilleter si vos proches (famille ou amis) et vous avez tous trouvé votre épanouissement dans le patentage proximal.

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Connaissez-vous d’autres ouvrages jeunesse faisant la part belle au parentage proximal ?

Bon week-end !

Mes magazines pour enfant préférés

6 Juil

Bonjour !

Pendant les vacances des enfants, vous aurez peut-être envie d’acheter un magazine jeunesse. Voici mes magazines préférés pour enfants de 1 à 7 ans, avec un critère spécial : pouvoir les trouver dans n’importe quel kiosque à journaux.

Je vous en propose un pour les 1-3 ans, un pour les 2-5 ans et, pour les 4-7 ans, trois magazines car chacun est sur un thème différent.

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Popi

En bref, Popi est un magazine bien pensé pour les enfants de 1 à 3 ans. Je n’aime pas certaines petites choses, mais je n’ai pas trouvé mieux pour cette tranche d’âge.

Popi est un magazine mensuel (il parait tous les mois). Il est édité par Bayard et destiné aux enfants de 1 à 3 ans.

Ce magazine est très pratique à parcourir par l’enfant, avec son format carré, sa couverture ni trop rigide, ni trop souple, et surtout son système d’onglets illustrés permettant de reconnaître et d’accéder directement à chaque rubrique.

Popi commence avec deux double-pages sur un instant de vie de Popi. Popi est un ours en tissu et il figure ici sur quatre grandes photos avec une légende toute simple pour les expliquer.

La double page suivante est une très courte histoire de Petit Ours Brun. A gauche, le texte avec certains mots remplacés par des dessins, pour que l’enfant participe à la lecture. A droite, une grande illustration. Personnellement, je déteste l’univers de Petit Ours Brun, que je trouve très sexiste et volontiers empreint de violence éducative ordinaire (VEO). Heureusement, ici l’histoire est extrêmement courte et il y a un effort notable pour qu’elle soit moins sexiste que les histoires traditionnelles de Petit Ours Brun.

La double page d’après est un imagier. Je ne vous le photographie pas car il est tout à fait classique (et cet article comporte déjà plus de 40 photos…).

Ensuite, c’est généralement l’histoire de Lili Souris. Un système très astucieux permet de détacher le personnage de Lili Souris et de la faire passer dans les deux double pages de l’histoire, éventuellement grâce à de petits volets à soulever. Attention, il faut souvent prévoir des ciseaux (ou un cutter) et/ou du scotch (ou de la colle) pour mettre en place les volets. Et une fois l’histoire lue, on perd généralement le petit personnage de Lili Souris, mais ce n’est pas grave car il y a tout le reste du magazine à lire et relire.

L’histoire suivante est la rubrique « Les aventures de Marcel ». Elle est très classique en terme de présentation (de grandes illustrations et quelques phrases de texte dessous) et de personnages (un petit garçon, sa maman, son papa, sa sœur, tous blancs de peau, minces, valides). Pas de coup de cœur en ce qui me concerne, mais ce n’est pas pire qu’ailleurs.

On trouve ensuite une de mes rubriques préférées : «  Le petit monde ». Il s’agit de deux double-pages avec un dessin aux mille détails. C’est chouette à regarder avec l’enfant, et il y a un réel effort pour être inclusif : on y voit des personnes de différentes couleurs de peau, des jumeaux, des personnes âgées, etc.

Sur la quatrième de couverture, une petite bande dessinée clôture le magazine. Ce sont les aventures de Cocotte et Le loup. Le loup essaye toujours de croquer Cocotte la poule, mais elle trouve toujours un stratagème pour le tenir en échec, et même le ridiculiser. Au passage, je ne suis pas d’accord avec la phrase située tout en bas de la couverture, « Après Popi, je lis Pomme d’Api » : moi je n’aime pas le magazine Pomme d’Api !

Le magazine Pop inclut aussi, au centre, un petit livret détachable destiné aux parents, avec des conseils de parentalité. Et parfois, il y a un bonus pour enfant à détacher, par exemple un « calendrier de l’avent de câlins » quand le Béluga était bébé. On avait a-do-ré !

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A noter, le magazine Picoti, édité par Milan, est un autre choix intéressant pour les enfants de 1 à 3 ans. Par rapport à Popi, Picoti contient plus d’histoires au format classique (une grande illustration et une phrase par page) et elles sont un peu plus longues. Comme dans Popi, on trouve aussi un imagier et un livret détachable destiné aux parents. Il y a également une page animée – mais à la différence de chez Popi, elle est toujours prédécoupée donc entièrement utilisable même sans ciseaux ou colle.

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Tralalire

En bref, Tralalire est un magazine original qui contient tout ce qu’il faut (histoires, atmosphère ludique…) pour plaire aux enfants de 2 à 5 ans. Je préfère l’ancienne version plutôt que la version actuelle, mais de toutes façons je n’ai pas trouvé mieux actuellement pour cette tranche d’âge.

Tralalire est un magazine mensuel. Il est édité par Bayard et destiné aux enfants de 2 à 5 ans.

Le sommaire est présenté sur 3 pages, avec un petit gag entre les personnages Pouët-Pouët et Cacahuète.

La première rubrique après le sommaire est une petite bande-désignée de Lou le loup, qui interagit souvent avec sa maman. Et comme pour la bande-dessinée « Cocotte et le loup » du magazine Popi, les yeux du loup sont très expressifs et c’est rigolo de le voir passer d’un regard agressif à un regard apeuré par exemple.

Ensuite on trouve une histoire illustrée classique, sur environ 5 double-pages.

Puis vient la seconde bande-dessinée, autour du mouton Tchà. Elle s’appelle Atchoum Tchà car ce mouton éternue beaucoup. J’aime Tchà car il figure dans le super Livre des saisons de Tchà.

La rubrique suivante est la seconde grande histoire du magazine. Elle fait plus ou moins écho au thème du magazine. Dans l’exemple photographié, le thème est la rentrée des classes, la première histoire est celle d’un éléphant qui va entrer à l’école, la seconde celle d’un hippopotame qui apprend à faire pipi dans un pot. Les histoires sont chouettes, même si elles sont assez classiques : les personnages sont des animaux pour éviter d’être raciste/antiraciste, le héros est le plus souvent de sexe masculin, les filles sont le plus souvent des personnages amoureux, et l’adulte qui s’occupe d’un héros enfant est généralement sa mère. Bref, les stéréotypes habituels de la littérature jeunesse française, pfff !

Le magazine se termine sur une rubrique que je trouve très chouette, même si on ne l’applique pas chez nous. Il s’agit de Cacahouète qui va au lit en faisant un petit rituel, différent dans chaque numéro,

Pour finir mon avis sur Tralalire, voici des extraits d’un numéro plus ancien (datant de 2009). En effet, on nous a donné certains magazines d’occasion, et en fait je les préfère à la version actuelle. Voici pourquoi :

Le gag présentant le sommaire avait pour personnages Archi, un homme, et Toupeti, un enfant. On ne sait pas si Archi est son père ou juste quelqu’un qui s’en occupe avec tendresse et fantaisie.

Une des rubriques du magazine était une comptine à faire sur le corps avec ses doigts.

Et la rubrique « surprise », qui est maintenant assez variable d’un numéro à l’autre, était signée du génial Hervé Tullet, dont je vous ai parlé ici. C’est grâce à ces magazine justement que j’avais découvert son travail si original et bien pensé.

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A noter, il y a quand même certains magazines de Bayard que je n’apprécie pas du tout. En particulier, j’évite Babar, Pomme d’Api et Pomme d’Api Soleil car je n’aime vraiment pas les valeurs qu’ils transmettent.

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La petite salamandre

En bref, La petite salamandre est un magazine génial pour les enfants de 4 à 7 ans qui s’intéressent à la nature ou aux animaux. Non seulement il évite de les bassiner avec toujours les mêmes animaux exotiques qu’il ne verra jamais (à part dans un zoo), mais en plus il est super bien conçu pour leur plaire : il a un graphisme moderne et agréable et contient de quoi jouer, lire, apprendre des choses, bricoler, cuisiner… le tout en respectant la planète, les animaux et les humains. Je le recommande absolument !

La petite salamandre est un magazine bimestriel (il parait tous les 2 mois) destiné aux enfants de 4 à 7 ans. Il est édité par La salamandre, un groupe implanté en France, Belgique et Suisse, qui publie des magazines, livres et DVD sur les animaux sauvages locaux en Europe.

Le magazine s’ouvre sur une petite BD humouristique mettant en scène Sam, la petite salamandre, et sur 3 petites fiches « quizz » à détacher (à utiliser une fois qu’on a lu le magazine).

Puis, juste après le sommaire, on retrouve Sam dans un dialogue illustré où elle rencontre un nouvel animal, qui est toujours une espèce sauvage et locale en Europe. C’est la rubrique « téquitoi ? ».

Ensuite, c’est la partie des jeux : 2 double-pages de petits jeux variés, puis une double page de jeux sur une grande scène pleine de détails.

Au milieu du magazine, on parcourt le dossier dédié à un animal : 3 double-pages assez classiques dans les magazines sur les animaux, et un grand poster (format A3) à détacher.

Les 3 double-page suivantes mettent en scène les personnages Crousti (une souris je pense) et Pioupiou. Sur la première double-page, c’est la rubrique « Ma p’tite planète », avec des gestes écolos à la portée des enfants. Il y a ensuite un page avec une recette de cuisine illustrée, une page avec un bricolage, et une double page intitulée « Les p’tits plaisirs », avec de belles idées toutes simples de choses à faire pour profiter de cette période de l’année. Par exemple pour ce numéro : jouer dans le vent, trouver des cônes d’épicéa grignotés, toucher le givre du bout de sa langue, goûter le panais…

Vient ensuite l’histoire sur deux double-pages illustrées classiques. Puis la rubrique « Nous on aime » avec des idées de livres et d’expositions, et « Les coulisses de la rédac », qui apporte des informations sur les personnes ou les étapes qui permettent de produire le magazine.

Merci à Sophie Cottarel du blog Enfant végé, pour son article qui m’a permis de découvrir ce magazine ! C’est un très gros coup de cœur pour moi. Le Béluga y a déjà été abonné et il l’appréciait, bien qu’il ne soit pas personnellement intéressé par la nature.

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Pyjamasques

En bref, Pyjamasques est un magazine à la mode, avec une grande histoire, beaucoup de jeux et d’autres rubriques. Et l’air de rien, il permet discrètement d’apprendre pas mal de choses, le tout en veillant à éviter tout préjugé sexiste. Chapeau !

Pyjamasques est un magazine trimestriel (il parait tous les 3 mois). Il est coédité par Milan France TV distribution. Il destiné aux enfants de 4 à 7 ans.

Le magazine s’ouvre avec le sommaire, accompagné d’un résumé des points clés de la série, et notamment le nom des personnages. Il est donc accessible aussi aux enfants qui ne connaissent pas le dessin animé en question.

La première rubrique est l’histoire, généralement tirée d’un épisode du dessin animé. Elle est présentée en bande-dessinée avec des cases irrégulières.

Ensuite, pour la version actuelle du magazine, se trouve la plus grosse partie : les jeux. Ils sont organisés en missions occupant chacune deux doublé-pages. Je vous montre ci-dessous un exemple de mission complète, menée par le Pyjamasque Yoyo.

Elles sont composées aussi bien de jeux avec des lettres, que de jeux assez créatifs (ci-dessus, on a colorié des fils de la toile d’araignée pour que les Pyjamasques puissent s’en échapper) et de jeux avec des chiffres (ci-dessous, il fallait compter les boules gluantes emprisonnant la chat-mobile).

Les autres Pyjamasques ont aussi leurs missions. Ci-dessous, je vous montre un extrait avec à gauche une sorte de mini sudoku avec des ballons de couleur à la place des chiffres.

A la fin de la partie jeux, où l’enfant a donc alterné entre activités très ludiques et jeux qui font appel à la réflexion, on trouve une petite affiche de félicitation, et une page de petites actualités sur le thème des héros.

D’autres rubriques suivent : « Les mystères de la nuit », où l’enfant apprend des choses sur une activité nocturne (ici les musées que l’on peut visiter la nuit), puis « La copine des Pyjamasques » avec un métier héroïque.

Eh il en reste encore ! Une double-page sur un bricolage.

Deux double-pages plus « développement personnel », avec ici des jeux pour que l’enfant sème du bonheur et du rire, et réfléchisse à ce qu’il aime (et n’aime pas).

Une page « SOS Pyjamasques » avec une question, la réponse mal avisée d’un « méchant » et la bonne réponse d’un Pyjamasque. J’apprécie beaucoup la page suivante, où se trouve une petite affiche à découper, qui transmet de manière attractive une bonne pratique.

Et ce n’est toujours pas fini, pour ce magazine qui vaut son pesant de cacahuètes (en même temps, il parait tous les 3 mois et comporte plus de pages que les autres) : une double page sur un « super pouvoir » d’animaux, ici celui d’animaux mâles qui s’occupent de leurs enfants.

Et pour finir, une rubrique que le Béluga adore : 6 cartes à découper avec un super pouvoir sur chacune.

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Olalar

En bref, Olalar est un magazine qui a tous les attributs d’un magazine jeunesse (histoire, jeux)… tout en parlant d’art ! Que l’on aime l’art ou que justement si l’art ne soit pas notre truc, c’est un chouette achat occasionnel car il est vraiment très accessible et ludique.

Olalar est un magazine mensuel destiné aux enfants de 4 à 7 ans. Il est produit par les éditions Faton.

Le magazine s’ouvre sur, à gauche, une illustration avec un petit jeu raccord avec le thème du numéro, et à droite le sommaire.

L’artiste du numéro est présenté d’une manière géniale : à la première personne. L’artiste explique son enfance et ce qu’il aime, et ces deux paragraphes dont illustrés par des œuvres de l’artiste. Dans la deuxième double-page, l’artiste parle de ses oeuvres et on trouve un jeu des 5 différences sur l’une d’elles.

Suit une double-page de jeu sur une œuvre de l’artiste, ici un « cherche et trouve » et un « trouve l’intrus ».

L’histoire du magazine est sous forme de bande dessinée. Les personnages sont un frère et une sœur qui visitent à chaque fois un endroit différent, généralement situé dans la région ou à vécu l’artiste. Ce peut être un site « historique » (les menhirs de Carnac, les hospices de Baune…) ou un musée (le musée de Monet à Giverny par exemple) et à chaque fois, cela donne envie d’aller y faire un tour ! C’est très fort je trouve.

Différentes rubriques suivent. Par exemple celle-ci ou l’enfant apprend à dessiner un élément, avec comme illustration des tableaux montrent cet élément. Ou une autre, sur un mot mystère, comme « atelier », « animal fantastique » ou « autoportrait », qui est expliqué avec un court texte, illustré avec une œuvre et accompagné d’un petit jeu.

Ou cette rubrique qui montre des œuvres d’art figurant un objet très courant : lit, cuillère, béret…

Et cette rubrique mignonne où des textes et des tableaux se rejoignent sur un sujet bien connu des enfants : le sommeil, les couleurs, les poissons qui nagent, la rentrée des classes…

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Voilà pour cet article, assez long, car je voulais vous montrer ce que j’aime dans les magazines que je vous recommande.

Évidemment, j’évite les magazines Papoum, Abricot et Pirouette car ils proviennent des éditions Fleurus. Si vous ne le savez pas, voici pourquoi je boycotte les éditions Fleurus et voilà en détails mon avis sur un exemple de livre.

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Bon week-end !

Livres d’enfant à manipuler

1 Juin

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, je vous propose des livres qui ont en commun le fait d’être plus que de simples pages à tourner. Ils peuvent contenir des éléments à soulever, à déplier, à toucher… Comme d’habitude, ceci est une sélection personnelle et non exhaustive, n’hésitez pas à me dire les ouvrages de ce type que vous appréciez !

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Cache-cache des grosses bêtes

Ce livre d’Olivier Latyk est imprimé en Malaisie et paru en 2014 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il me semble parfait pour les enfants de 1 à 3 ans.

Le principe de ce livre est qu’il contient des volets à soulever pour trouver les animaux. Soulever des volets plaît généralement beaucoup aux tout petits.

L’avantage de ce livre est que les volets ne sont pas des morceaux de carton collés sur la page, mais de larges morceaux de feutrine insérés dans une fente. Ils sont donc très faciles à soulever, mais aussi plus solidement attachés. Ces deux points sont importants pour que l’ouvrage soit utilisable dans la durée par des tout petits.

Par contre, question de goût personnel, je n’aime pas l’esthétique aux couleurs criardes.

Il existe d’autres livres de cache-cache avec volets en feutrine, et des couleurs qui me plaisent plus. Par exemple «  Où est le hibou ? » d’Ingela Arrhenius, paru aux éditions Gründ (dont j’avais apprécié un calendrier de l’avent, ici). Comme je n’ai pas eu l’occasion de parcourir ce livre ni de le voir dans les mains d’un bébé, je ne peux pas m’avancer sur la solidité de ses volets. Et il me semble utile de vérifier l’accord du contenu avec les valeurs du véganisme – je ne vous ai donc pas listé « Où est la poule ? » qui parle des animaux de ferme, mais « Où est le hibou ? » qui traite des animaux de la forêt. Il y a encore d’autres titres dans cette collection (Où est le lion ? Où est l’ours ? Où est la licorne ?…).

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Je t’aime

Ce livre de David A. Carter est imprimé en Chine et publié en 2017 aux éditions Gallimard (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté pour les enfants de 4 ans jusqu’à l’âge adulte.

J’adore les livres pop-up de David Carter et j’en ai acheté plusieurs au fil des années : Un point rouge, 600 pastilles noires, Bruit blanc. Quand le Béluga était petit et qu’ont commencé à sortir des ouvrages clairement identifiés « jeunesse » de David Carter, je lui ai acheté « Petite boite jaune ». Puis, à la bibliothèque, le Pinto a flashé sur « Je t’aime », et on a fini par le lui acheter pour Noël. Et en fait, si je ne devais avoir qu’un seul ouvrage de David Carter, ce serait celui-là.

A la différence du livre « Cache-cache des grosses bêtes », « Je t’aime » est un livre très fragile qui ne doit pas être laissé à la disposition des jeunes enfants. C’est un livre plaisir que l’adulte manipule pour le plaisir des yeux de l’enfant.

A l’ouverture de chaque page se déplie une création délicate et originale. Je n’ai malheureusement pas d’images à vous montrer car j’ai jeté mon exemplaire… Le Pinto prenait généralement soin de ce livre très précieux à ses yeux, donc je l’avais laissé en libre service, mais un jour le Pinto l’a utilisé sous la responsabilité d’un adulte qui l’a volontairement laissé le déchirer. De dépit, je l’ai jeté (le livre) et je n’ai pas voulu le racheter : on le consulte à nouveau seulement à la bibliothèque.

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Le château du dragon

Ce livre de Laurent Richard est imprimé en Chine et publié en 2014 aux éditions Elan vert (lien vers la fiche du livre). Il me semble parfait pour les enfants de 2 à 6 ans.

On retourne à un livre costaud qui peut être manipulé par les bambins. Cet ouvrage cartonné se déplie astucieusement au fil de la lecture.

Un chevalier et une aventurière parcourent un château, et j’apprécie qu’il n’y ait aucun stéréotype sexiste dans l’histoire ni dans ses illustrations ! C’est vraiment rare pour les ouvrages destinés aux enfants de maternelle et portant sur ce thème.

La fin est également originale et super chouette. Les enfants ne viennent pas pour agresser le dragon mais pour fêter son anniversaire !

Bref, j’ai un gros coup de cœur pour ce livre, que j’ai tout simplement emprunté par hasard à ma bibliothèque et que je n’ai donc pas besoin d’acheter pour en profiter. Mais je le garde dans ma tête si j’ai besoin d’une idée de cadeau pour un enfant et je vais essayer d’emprunter d’autres livres de cette maison d’édition qui me semble avoir un bel état d’esprit.

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Prendre et donner

Ce livre de Lucie Félix est imprimé en Chine et publié en 2014 aux éditions Les Grandes Personnes (lien vers la fiche d’un livre).

A chaque page de ce livre cartonné, on trouve un verbe et une pièce de carton à prendre… et à placer sur la page suivante. Au fil des pages, on illustre ainsi un mot puis son contraire.

Le principe est sympa et les illustrations sont originales. Par contre, retirer les pièces est assez difficile pour un tout petit, qui a donc besoin qu’on l’aide pour parcourir le livre – même une fois qu’il le connaît bien et pourrait donc avoir envie de l’utiliser seul. Par contre, le Pinto de maintenant 2 ans et demi peut l’utiliser seul, et il continue d’en retirer beaucoup de plaisir.

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Un livre

Ce livre d’Hervé Tullet est imprimé en Chine et paru en 2018 aux éditions Bayard jeunesse (lien vers la fiche du livre sur le site de l´éditeur et llien sur le site de l’auteur).

Je connais le travail d’Hervé Tullet pour le (chouette) magazine Tralalire. J’aime beaucoup sa fantaisie et le fait qu’il s’adresse directement à l’enfant pour le rendre acteur des pages qu’on lui lit. Je vous propose ici ce livre que nous avons acheté dans une gare (le grand Relay situé dans le Hall 1 de la Gare de Lyon, à Paris), mais nous empruntons aussi d’autres ouvrages d’Hervé Tullet à la bibliothèque, il en existe beaucoup beaucoup.

Dans cet ouvrage plutôt grand format, on suit les instructions comme si on était devant un écran, sauf qu’une fois qu’on a appuyé sur la « touche » il faut tourner la page pour afficher le résultat.

On fait ainsi apparaître et bouger des « billes » de couleur, c’est vraiment rigolo comme expérience avec un livre.

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L’abécédaire à toucher de Balthazar

Ce livre de Marie-Hélène Place est imprimé en Chine et paru en 2012 aux éditions Hatier (lien vers la fiche du livre).

On a reçu ce livre en cadeau pour le Béluga (merci Christel !) et il a plu à nos deux enfants. Sur chaque page, on trouve une lettre, et en face deux mots commençant par cette lettre avec illustration.

L’originalité, c’est que la grosse lettre a une texture rugueuse, que le Béluga a beaucoup aimé toucher, et de discrètes flèches indiquant comment tracer la lettre quand on l’écrit normalement.

Sur les pages de gauche, les expressions sont plutôt originales. Je ne les aime pas toutes, mais dans l’ensemble ça va. En fil rouge, sur les illustrations on trouve Balthazar, un garçon au bonnet avec de longues oreilles, et son doudou/ami Pépin.

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Mon livre des odeurs et des couleurs – les fruits

Ce livre de Mr Iwi est imprimé en Chine et paru en 2015 aux éditions Auzou (lien vers la fiche du livre).

A chaque double page, il y a à gauche un imagier d’aliments, animaux et divers objets de la couleur de la page.

Et à droite, on trouve un volet à soulever pour découvrir une photo de fruit… que l’on peut frotter avec le doigt pour libérer son arôme (artificiel) !

A la fin du livre, un imagier des fruits propose de nommer les fruits, et de les goûter s’il y en a à la maison.

On nous a offert ce livre pour le Pinto, il l’utilise beaucoup et pour le moment le livre tient bien le coup. A noter, il fait partie d’une collection de livres sur les couleurs et les odeurs, mais je n’ai pas eu l’occasion de feuilleter les autres ouvrages donc je ne peux pas vous les recommander.

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Bon week-end !

Livres pour enfant sur l’allaitement

18 Mai

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, voici des livres évoquant l’allaitement. Je dois dire que le marché du livre jeunesse francophone est très pauvre sur le thème de l’allaitement ! Mais cela semble commencer à s’améliorer un peu. Et c’est heureux, car le biberon et la tétine, omniprésents dans la littérature enfantine, ont une part de responsabilité évidente dans le taux d’allaitement très bas en France.

Je vous propose 3 albums centrés sur l’allaitement, puis un extrait de magazine et enfin un album pour accompagner le sevrage d’un bambin (= bébé qui marche, âgé d’environ 2 ans).

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Les tétées de Maïté

Ce livre de Jeanne Sélène est imprimé en Bulgarie et publié en 2018 en auto-édition. On peut le commander sur le site de l’autrice (avec frais de port inclus). A mon avis, il est adapté de 1 an à 4 ans.

Ce livre liste les différents rôles des tétées : pour la faim, pour la gourmandise, pour les retrouvailles, pour la sieste… avec une grande illustration à chaque fois. Ces dessins, à la fois colorés et doux, montrent l’enfant à différents âges. On voit aussi la maman, et, quasiment sur chaque dessin, le papa. J’apprécie vraiment qu’on voit clairement que le papa n’est pas exclu des moments de tétées ; au contraire on voit de nombreuses possibilités pour lui : câliner avec la mère, interagir avec l’enfant, avec les deux, ou tout simplement profiter de ce temps libre pour faire autre chose.

A noter, les 3 personnages ont la peau claire, mais la représentation artistique de leurs cheveux et de leurs yeux les rend plus abstraits et donc plus universels.

Mes enfants, qui ont longuement profité des tétées, ont apprécié cet album. Mais il peut tout à fait être lu à un enfant qui n’a pas été allaité et qui est curieux de ce sujet, par exemple en voyant un bambin encore allaité. En effet, ce livre permet d’expliquer que les enfants allaités ne tètent pas seulement par faim. Et on pourra alors chercher, avec l’enfant non allaité, quelle est pour lui l’alternative à la tétée dans chacune des situations évoquées (endormissement, peur, besoin de contact, etc).

Bref, ce livre est un coup de cœur pour moi, et il fait partie des livres que j’ai achetés et que je compte conserver quand mes enfants seront grands.

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Mammifère

Ce livre de Marion Cadet est imprimé en Bulgarie et publié en 2018 aux éditions Le Hêtre Myriadis (lien vers la fiche du livre). Il me semble bien adapté de 2 ans à 6 ans.

Cet album est notre deuxième livre préféré sur l’allaitement, juste derrière « Les tétées de Maïté ». Je compte également le conserver même quand mes enfants seront grands.

Il y a 3 polices d’écriture sur chaque double page, qui correspondent chacune à un niveau de lecture diffèrent. On a donc 3 manières de lire cet ouvrage.

En majuscules sur la page de gauche, une phrase très courte forme le titre de la double page et liste une raison de téter. Je trouve ce texte adapté pour lire cet album aux tout petits.

Dessous sur la même page, on trouve une phrase prononcée par une mère humaine qui s’adresse à son enfant allaité. Elle donne une information ou un souvenir sur l’allaitement de l’enfant, comme « ta petite main en étoile tapote ma joue » ou « je discute avec mes amis pendant que tu tètes ». Cela peut être intéressant pour les bambins allaités.

Et sur la page de droite, illustrée avec un animal en train de donner la tétée, une phrase en couleurs fait écho au dessin avec une information sur l’allaitement de cet animal. Ce niveau est parfait pour les enfants plus grands : il a intéressé le Béluga qui a maintenant 7 ans, et j’y ai moi-même appris de nombreuses choses.

J’aime beaucoup la douceur et la poésie des dessins, ainsi que la large variété des mammifères dessinés : chatte, louve, guenon et ourse, mais aussi chauve-souris, souris, koala, femelle cachalot…

Et bien sûr, d’un point de vue végane, je trouve très bienvenu un livre qui rappelle que les humains sont des animaux qui font partie du groupe des mammifères.

Pour un enfant qui n’a pas été allaité, cet album reste une lecture intéressante. Il suffit de le présenter comme un livre sur la tétée des bébés mammifères et de ne pas lire la seconde phrase de chaque double page.

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Bébé a faim

Ce livre de Virginie Maillard est imprimé en France et publié en 2017 en auto-édition. On peut le commander sur Bougribouillons, le blog de l’autrice.

A noter, Virginie Maillard propose également à la vente des impressions de ses (af)fiches sur la parentalité. Elles sont consultables gratuitement sur la partie blog de son site et je vous encourage vivement à les découvrir si vous ne les connaissez pas encore. Ces fiches pratiques, agréables à regarder et faciles à comprendre : bref, elles sont absolument géniales !!

Mais retournons à « Bébé à faim ». Dans cet album aux couleurs douces, on voit un enfant et ses parents rendre visite à la famille d’un nouveau-né. Le bébé montre des signes de faim et sa maman le met au sein, ce qui incite l’enfant en visite à poser quelques questions.

Ce livre tranche avec le style dynamique et enthousiaste auquel je suis habituée avec les fiches de l’autrice. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve qu’il manque un petit peu de gaité et de fantaisie pour rendre l’histoire vraiment joyeuse.

Cependant, ce côté un peu froid n’efface pas son intérêt pédagogique. En fait, cet album est comme un documentaire destiné aux tout petits, pour leur permettre de découvrir certaines informations sur l’allaitement, comme les signes de faim d’un nouveau-né. Je dirais qu’il est adapté de 2 à 4 ans.

Vous pouvez lire ici d’autres avis sur cet album. Personnellement, maintenant que j’ai « Les tétées de Maïté » et « Mammifère », je vais faire recirculer mon exemplaire de « Bébé a faim », je suis sûre qu’il sera utile pour d’autres familles, voire l’école de mes enfants.

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Pitaya magazine

Pitaya est un magazine engagé, promouvant clairement un mode de vie écologique, végane et basé sur le maternage proximal. Ce magazine est adapté aux enfants de 2 à 5 ans et a été publié en ligne à partir de 2012. Il y a 4 numéros, un par saison, et ils sont toujours téléchargeables gratuitement sur le site du magazine.

Dans Pitaya numéro 1, la bande dessinée « Benoit à la plage », illustrée par Delphine Chklé, montre un enfant qui achète une glace avec son papa. Et sa maman qui allaite le bébé constitue la petite blague qui clôt l’histoire.

Si l’on ne souhaite pas imprimer tout le magazine, on peut n’imprimer que cette BD de 4 pages et la conserver dans 2 pochettes plastiques reliées par du ruban adhésif. Elle est parfaite pour les enfants véganes de 3 ans à 6 ans.

 

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Fini la tétée !

Ce livre écrit par Sophie Pestipon est imprimé en Pologne et publié en 2018 aux éditions Le petit pont (lien vers la fiche du livre). Pour acheter cet ouvrage, le seul moyen à ma connaissance est de le commander sur Amazon.

Cet ouvrage a été conçu par une maman pour accompagner le sevrage de son enfant de 3 ans. On y voit d’abord le rôle des tétées quand il était bébé, puis on découvre la liste de tout ce que ce que l’enfant sait désormais faire.

Arrive alors la transition « On peut dire que tu as évolué : J’ai évolué aussi et j’ai envie d’arrêter la tétée avec toi. » Ce sont les câlins et bisous qui accompagnent maintenant l’endormissement du soir et le réveil du matin. Tout au long du livre revient le sentiment de fierté de passer chaque étape.

Après l’histoire, on trouve des pages blanches et la proposition que l’enfant à qui on a lu le livre dessine comment ce serait s’il arrêtait de téter.

Le principe du livre me plait beaucoup et je n’ai pas trouvé mieux actuellement sur ce sujet (le sevrage d’un enfant de 3 ans). Je suis cependant gênée que les illustrations correspondent à une famille particulière : un enfant qui a deux grands frères et une maman, tous bien blancs de peau et aux cheveux blonds ou châtain clair. D’autre part, on ne voit jamais le papa, et je trouve cela dommage, notamment dans cette illustration où la maman en longue robe blanche pourrait sembler mariée à ses enfants. Ceci dit, cela pourra peut-être justement convenir aux mamans solo ou homoparentales ?

 

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Et vous, quels sont vos livres jeunesse préférés montrant l’allaitement maternel ?

Au passage, j’en profite pour vous montrer une nouvelle page de Tous les bébés. Je vous ai déjà écrit dans cet article tout le bien que je pense de ce petit livre, donc j’ajoute juste ici l’une des deux pages où l’on voit un bébé nourri au sein.

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Enfin, je n’ai pas mis dans ma sélection les deux seuls livres qui étaient disponibles en français sur l’allaitement quand le Béluga était bébé, mais qui ne m’ont pas plu. Les voici :

  • Toi, moi et la tétée, qui raconte le quotidien d’un bébé qui est gardé par sa maman allaitante. Vous pouvez voir ici un avis avec des extraits du livre. Personnellement, je n’ai pas apprécié que cet ouvrage véhicule un message trop militant à mon goût sur le maternage proximal, mais il pourra justement plaire aux personnes qui sont engagées dedans et sont entourées de personnes dans la même situation.
  • On a volé mes tétés, qui parle du sevrage. Les illustrations sont un peu trop artistiques pour moi, et surtout le titre du livre ne correspond pas à l’état d’esprit dans lequel je souhaite mener le sevrage de mes enfants. Mais il pourra éventuellement être intéressant pour un bébé sevré contre son gré et des parents qui aiment ce type d’illustration ? Vous pouvez voir ici l’avis de Ricochet sur cet album.

Bon week-end !

Livres d’enfant pour sourire

11 Mai

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Vous avez déjà ici nos livres préférés pour rire. Aujourd’hui, on parle de livres qui nous font sourire et nous détendent. Ce sont des petites histoires pleines de fantaisie, sans réalisme, sans émotion forte et sans message particulier, juste pour passer un bon moment.

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Aldo

Ce livre de Magali Bonniol est imprimé en France et paru en 2010 aux éditions L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Je pense qu’il est parfait entre 2 et 4 ans.

Dans ce livre, on suit le lézard Aldo dans de petites tranches de vie : il cherche un bon endroit pour prendre un bain de soleil, il va récolter des mûres, il passe du temps avec la grenouille Josette…

Les dessins sont simples et lumineux,  Aldo et Josette sont joyeux et les petites histoires sont mignonnes. C’est une chouette lecture pour se détendre.

 

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Une journée avec Mousse

Ce livre de Claire Lebourg est imprimé en France et paru en 2015 aux éditions L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté de 3 ans à 7 ans.

Dans ce petit livre, on suit Mousse, pour une journée normale dans sa vie très tranquille. Il prend le temps de se réveiller puis prend son petit déjeuner pendant que la marée monte jusque dans sa salle à manger. Une fois la marée descendue, il ramasse les coquillages et autres trésors laissés par les vagues puis les photographie afin de les vendre sur internet. Mais un jour, un morse arrive avec la marée…

J’adore l’accent mis sur le plaisir des sens dans la vie de Mousse. On peut s’appuyer sur cette lecture pour montrer qu’on peut se détendre et profiter dans de nombreuses situations du quotidien. J’aime aussi qu’on voie que Mousse s’est construit un mode de vie atypique mais qui fonctionne pour lui.

Cet album a une suite, « Mousse part en vacances », dont je vous parlerai dans un autre article.

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Sur l’île des Zertes

Il me semblait impossible de faire un article sur les albums jeunesse fantaisistes sans citer un ouvrage de Claude Ponti. Le Béluga a beaucoup aimé celui-ci, que nous avons en format « poche ». Il est imprimé en France et paru en 1999 chez L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre).

On y suit des tranches de vie de Jules, un Zerte. Comme dans tous les albums de Claude Ponti, les illustrations sont très colorées et l’imaginaire débridé, que ce soit dans les dessins comme dans le texte.

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Il fait si froid !

Ce livre de Nick Butterworth est imprimé en Grande-Bretagne et paru en 1990 chez Gautier-Languereau (lien vers la fiche du livre). Il me semble idéal de 4 ans à 6 ans.

J’avais cet ouvrage étant enfant et j’étais très contente de le redécouvrir avec le Béluga. Et je l’étais encore plus de découvrir qu’il existe d’autres ouvrages dans la même série, comme « La chasse au trésor » ou « Un chemin secret ». Ils sont listés sur cet article du site Materalbum. Ils sont malheureusement tous épuisés, mais on les trouve encore dans certaines bibliothèques.

Chacun de ces livres se déroule dans un grand parc. Il probablement inspiré des parcs des villes anglaises, mi « civilisés », mi « sauvages », et dans lesquels vivent des oiseaux, des écureuils et d’autres animaux des bois. Percy, le gardien, est chargé de l’entretien du parc et il est aux petits soins pour les animaux qui y vivent.

Dans « Il fait si froid ! », c’est le soir et il neige. Percy va se mettre au lit mais on toque à la porte : c’est un animal du parc qui demande l’abri car il a trop froid dehors. Percy lui fait une place dans son lit. Puis on toque à nouveau, et ainsi de suite jusqu’à ce que le lit soit trop petit et qu’on entende gratter sous le plancher…

Comme il est peu probable que vous trouviez cet ouvrage, je vous mets ici son tapuscrit (histoire et illustrations clés) rédigé par La classe de Corinne.

Bien sûr que ce n’est pas du tout réaliste, mais je trouve très douce cette histoire d’animaux qui viennent se faire un lit douillet dans la maison du gardien de parc.

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Et chez vous, quels sont les livres tranquilles que vous aimez lire en famille pour vous détendre ?

Bon week-end !

Livres d’enfant sur le racisme et l’antisémitisme

20 Avr

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

On a déjà parlé des albums sur la différence en général. Je vous y ai notamment présenté « Quelle est ma couleur ? » qui est mon album favori pour évoquer la différence de couleur de peau et « Les questions des petits sur les religions », qui est mon préféré sur les différences de religion.

Mais je pense qu’un seul livre par sujet ne suffit pas pour aller à l’encontre des préjugés qui sont actuellement si répandus tout autour de nous et se trouvent même là où on ne les attend pas. En effet, vous avez sans doute vu à travers mes articles que la littérature jeunesse française contribue clairement à la diffusion du racisme ordinaire. Bien sûr, c’est en écho à la pensée actuellement majoritaire en France (à court terme, l’offre et la demande s’auto-entretiennent).

En fait, je me suis aperçue qu’il n’y a quasiment que deux types de livres sur les étagères des librairies et bibliothèques jeunesse. Soit le livre fait mine d’encourager le vivre ensemble, mais sans être réaliste : en dessinant des animaux à la place des humains. Soit le livre montre des personnages humains, et ils sont à 99,9 % blancs, que ce soit pour les rôles principaux mais aussi pour les rôles secondaires ! Et quand une personne noire fait partie des héros, c’est souvent que l’histoire se passe dans une cité. Comme si en France, à part dans les cités, il n’y avait que des blancs…

Or c’est dans la petite enfance que ces préjugés s’ancrent dans le cerveau.

Voici 4 livres qui m’ont semblé particulièrement utiles sur le sujet du racisme et de l’antisémitisme, en plus de « Quelle est ma couleur ? » et « Les questions des petits sur les religions », puis une réflexion sur les livres que nous avons pour lutter contre le racisme – notamment ceux achetés chez Mc’Donalds.

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Côté cœur

Ce livre de Rascal est imprimé en Italie et publié en 2000 chez l’École des loisirs (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, c’est François qui raconte sa relation joyeuse avec son amie Anissa, dans une cité (l’Ecole des loisirs, vous pensez réellement qu’il n’y a pas d’immeuble HLM en dehors des cités ?).

Francois observe les prises de position ouvertement racistes de son père, qui utilise des « mots sales » pour désigner les immigrés. On voit ensuite François et Anissa parcourir un dictionnaire pour lister des « mots qui puent » et des « mots qui sentent bon ».

L’histoire n’est pas pesante, et elle est très bien servie par les illustrations. On reste dans l’imaginaire du héros, qui se voit notamment marié avec Anissa. 

Ce livre montre que dans une même famille, tout le monde n’a pas les mêmes avis. On apprend également que la maman de François les a quittés, et qu’avant son papa n’était pas raciste. Ce sont autant de pistes de discussions possibles si on souhaite prolonger ce livre (ce qui n’a rien d’obligatoire, d’ailleurs nous ne l’avons pas encore fait). Je trouve notamment éclairant d’essayer de se mettre à la place du père pour comprendre comment il en est arrivé à cet état de frustration et d’aigreur.

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Peau noire, peau blanche

Ce livre de Yves Bichet est imprimé en Italie et publié en 2000 chez Gallimard jeunesse (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, c’est Issam qui raconte sa vie dans une cité de Marseille (Gallimard, vous pensez vraiment qu’à Marseille il n’y a pas d’habitants noirs en dehors des cités ?).

Il y a le calme et l’amour de sa mère (blanche), il y a son père (noir) qui n’arrive pas à trouver de travail de grutier, puis leur déménagement en région parisienne et la méchanceté d’autres enfants à cause de la couleur de peau d’Issam.

La famille déménage finalement au Sénégal, et là c’est la maman qui a du mal à être acceptée par ses voisines.

Avec ce livre, on voit que le rejet et la violence peuvent exister dans tous les milieux. Il n’y a pas que les blancs qui stigmatisent ceux qui ne leur ressemblent pas. Mais évidemment, une piste de discussion est qu’on est plus exposé au rejet quand on ne fait visiblement pas partie de la majorité.

Un détail qui me plait dans ce livre est  le jeu « pourquoi ? » « parce que » « pourquoi quoi ? » « parce que que » entre Issam et sa maman quand l’un d’entre eux est triste face à l’injustice de la vie. Cet échange rythme et allège l’histoire, qui ne se passe pas spécialement bien. En fait c’est comme dans la vie, tout n’est pas toujours facile ou juste, et on ne peut pas tout solutionner d’un coup de baguette magique, alors il faut trouver comment alléger les choses pour vivre avec.

A noter, il est utile qu’un adulte accompagne cette lecture, pour expliquer à l’enfant les alternatives à cette histoire. En effet, une fois le livre refermé, le Béluga a dit que si j’allais en Afrique, il faudrait que je peigne ma peau en noir ! J’ai rebondi sur ce qu’on a vu dans le livre « Horacio ne veut plus aller à l’école » : la solution pour vivre avec les autres, ce n’est pas d’effacer nos différences, c’est de faire comprendre à l’autre qu’elles ne sont pas dangereuses. Et de lui montrer qu’à côté de nos différences, il nous reste beaucoup de choses en commun, bien assez pour vivre ensemble. A ce sujet, je vous remets le lien vers la super publicité All That We Share (version sous titrée en français).

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Le petit garçon étoile

Un soir, le Béluga est rentré de l’école avec un bracelet publicitaire «t’as la parole – fête le 8 mai 2019 » en me demandant qu’on aille à cet événement qui incluait un pique-nique et des jeux. Méfiante (l’école du Béluga est catholique), je suis allée chercher plus d’informations sur internet et j’ai découvert cette page avec une vidéo promotionnelle montrant des enfants répétant en boucle « le 8 mai c’est la fête du caté ». Alors je suis très favorable à la liberté religieuse, mais j’ai mis les choses au point avec le Béluga : le 8 mai, ce n’est pas une fête religieuse. Le 8 mai, c’est un jour férié en France parce que c’est l’anniversaire de l’armistice de la seconde guerre mondiale, pendant laquelle il s’est passé des choses qu’on doit absolument garder en mémoire. J’ai montré la France et l’Allemagne sur une carte et expliqué au Béluga qu’il y a eu une première guerre mondiale, que l’Allemagne a perdu et s’est sentie humiliée suite aux réparations à payer. Puis j’ai continué avec l’émergence d’Adolf Hitler qui voulait rendre leur fierté aux Allemands… au détriment de tous ceux qui n’étaient pas blonds aux yeux bleus, et en particulier aux personnes de religion juive qui ont été accusées d’être la source de tous les malheurs, puis qui ont été capturées et tuées. (Pour simplifier, je n’ai pas précisé que les Tziganes ainsi que les opposants politiques et les personnes handicapées étaient aussi systématiquement tuées). Et j’ai ouvert ce bel album, « Le petit garçon étoile », que j’avais justement emprunté quelques jours plus tôt à la bibliothèque et dont je me demandais sous quel prétexte le lire aux enfants non sensibilisés. Le 8 mai, c’est donc une bonne occasion à mon avis.

Cet album de Rachel Hausfater est imprimé en France et paru en 2014 chez Castermann (lien vers la fiche du livre). Il raconte l’histoire d’un petit garçon à qui on a appris qu’il était une étoile.

Il y a des chasseurs d’étoile (avec un brassard arborant la croix gammée), des étoiles qui s’éteignent, le petit garçon qui part avec d’autres enfants à la campagne, puis qui réapprend à vivre. Je tire mon chapeau à l’autrice et à l’illustrateur pour cet album qui réussit le tour de force d’évoquer de manière poétique et parfaitement adaptée aux petits la réalité d’un des pires événements de notre histoire.

Avis aux adultes : il peut être utile de lire cet album d’abord seul-e, afin de vivre librement les émotions éventuellement déclenchées par l’évocation de la Shoah, et ensuite le lire à l’enfant avec du recul.

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Cité Babel

Ce livre de Pascale Hédelin est imprimé en Italie et publié en 2015 chez Les Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre).

Il est recommandé à partir de 7 ans mais je l’ai acheté quand le Béluga avait 5 ans. En effet, il est très accessible et il n’y a pas besoin de le lire de bout en bout pour en profiter.

Dans ce grand album, chaque page est découpée en 4 pour suivre la vie des 4 niveaux d’un immeuble : une boutique au rez-de-chaussée puis une famille par étage : une famille chrétienne, une famille juive et une famille musulmane. Dans la boutique, on voit des personnes d’autres religions ainsi que des personnes athées.

Les pages suivent le cours d’une année, avec le changement des saisons et les différentes fêtes religieuses (et parfois non religieuses) des familles et des clients du magasin. Il est donc très simple de regarder seulement ce qui se passe à une saison donnée, ou pour une famille donnée, et ainsi de se documenter concrètement sur les grandes religions monothéistes.

Cet album montre également ce qui devrait être une évidence : quelle que soit notre (absence de) religion, on a tous des repas, des fêtes, on s’occupe d’enfants… bref, même si on fait les choses différemment, l’autre n’est pas un diable, un abruti ni un sorcier.

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Et tous les autres livres ?…

Je finis cet article en citant cet article du blog Maëva danse, qui liste de nombreux ouvrages dont le personnage principal à la peau foncée, sans pour autant vivre dans la savane. En effet, on devrait tous lire ce type d’albums à nos enfants, de même que des livres où les garçons comme les filles ont des rôles variés. Parce que si on se contente de dire « il faut respecter les gens différents » ou « les filles et les noirs sont aussi chouettes que les autres », mais qu’en pratique ils sont absents de notre univers, y compris littéraire, l’enfant comprend bien qu’il y a les beaux discours d’un côté, et la réalité de l’autre.

Ici, on a effectivement plusieurs livres dans lesquels figurent des héros de différentes couleurs de peau. Les plus nombreux viennent des restaurants Mc Donald’s, et je voulais vous dire, une bonne fois pour toutes, tout le bien que j’en pense.

L’ouvrage disponible chez Mc Donald’s est édité en collaboration avec les éditions Hachette, mais il est vendu exclusivement dans les restaurants et il change tous les mois. Et chaque année, c’est la collection qui change. En 2018, Le club des aventuriers de l’histoire mettait en scène un groupe de 4 enfants (Cléa, Mehdi, Yoko et Georges) qui voyageaient dans chaque album à une époque différente du passé.

En 2019, le thème est la musique, et on a déjà « La cornemuse enchantée » dont vous avez vu la couverture un peu plus haut.

Je vais vous dire pourquoi j’aime ces ouvrages. D’abord, de ce que j’ai vu, ces livres sont de belle qualité : à la fois en terme de papier et de reliure, mais aussi pour la variété des sujets abordés, les illustrations, le texte et les petits ajouts ludiques comme des « cherche et trouve » au fil des pages. Et, ce qui les distingue très nettement des étagères des librairies standard, c’est que le contenu veille à ne pas exclure les minorités visibles, ni à cantonner filles et garçons dans le sempiternel modèle garçon fort et actif/fille douce et belle.

Et l’avantage clé, c’est que ces albums sont très faciles à trouver : les restaurants Mc Donald’s sont, qu’on le veuille ou non, présents sur tout le territoire français. Et le livre du mois peut être acheté indépendamment du menu Happy Meal, à un prix assez incroyable : 72 centimes d’euro !

Les esprits chagrins considèreront sans doute qu’acheter ces livres signifie mettre un pied, et donc cautionner, ce fast food. Moi je pense que c’est une honte pour toute la société, que des lecteurs éclairés en soient réduits à aller dans un restaurant pour être sûr de trouver une littérature inclusive, sans devoir devoir parcourir chaque livre pour vérifier l’absence de stéréotypes !

Et si vous craignez d’exposer votre enfant à l’ambiance des fast food, rien ne vous empêche d’y faire un saut sans lui, aux heures creuses, pour acheter le bouquin. Ensuite, il vous suffit de le garder pour une occasion, ou tout simplement d’ajouter le nom de l’enfant sur l’emballage plastique puis de déposer le livre dans votre boîte aux lettres. Les enfants adorent recevoir quelque chose dans la boîte aux lettres ! Et si vous le faites une fois par mois, cela mime efficacement les abonnements de l’École des loisirs tout en étant infiniment moins cher, plus facile à ranger (les albums des abonnements École des loisirs sont souvent grand format), plus fréquent (seulement 8 albums par an avec l’École des loisirs) et moins sujet aux stéréotypes de couleur de peau ou de genre.

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Pour conclure, il existe heureusement des maisons d’édition qui veillent à ne pas perpétuer de stéréotypes racistes, sexistes ou autres. Je les découvre au compte-goutte, puisque malheureusement elles ne sont pas très présentes sur les étagères des librairies ni celles des bibliothèques. D’après ce que j’ai vu, on peut au moins citer KaléidoscopeTalents hauts et Les Éditions des éléphants. J’aimerais dédier un article à chacun des éditeurs jeunesse qui publient des livres agréables et responsables, afin de les faire mieux connaître (et qu’ils prennent un peu de la trop grande place laissée aux satanées Éditions Fleurus !). Pouvez-vous m’aider en m’indiquant vos maisons d’édition jeunesse préférées ? Merci d’avance !

Bon week-end !

Livres pour enfant sur le végétarisme

13 Avr

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, on parle de végétarisme, au sens large d’une alimentation sans viande, basée sur des aliments végétaux. Les 3 livres que je vous présente aujourd’hui peuvent être utilisés pour expliquer le concept d’une alimentation végé aux enfants, ou pour le simple plaisir de lire une histoire.

Vous pouvez voir ici des livres montrant des exemples de plats végétaux, et des livres pour expliquer le véganisme aux enfants.

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L’ami du petit tyrannosaure

Ce livre de Florence Seyvos est imprimé en France et paru en 2005 à L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Je ne me lasse pas de ce livre, que le Béluga a découvert à 3 ans et qu’il lit encore de temps en temps alors qu’il en a 6.

A travers l’histoire de ce petit tyrannosaure qui apprend à ne plus manger ses amis, on voit qu’il est possible de trouver des solutions originales pour gérer nos envies tout en respectant nos valeurs.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Un loup dans le potager

Ce livre de Claire Bouiller est imprimé en Belgique et paru en 2013 aux Éditions Mijade (lien vers la fiche du livre). Il est épuisé mais c’est un livre apparemment classique des classes de maternelle donc il est trouvable en bibliothèque.

Monsieur Loup a eu si faim cet hiver qu’il a décidé de s’organiser : il cultive un potager et fait des conserves. Il est tellement occupé qu’il n’a plus le temps de chasser. Les animaux de la forêt sont soulagés, mais un matin, le loup découvre son potager saccagé et se met très en colère. Va-t-il recommencer à manger les autres animaux ? Le hibou lui chuchote alors une solution pleine de sagesse… Demander à ce qu’on lui apporte des graines pour replanter son potager !

D’abord tremblants, les animaux lui en apportent de toutes sortes et le loup est finalement très gentil. Tout le monde jardine ensemble puis partage un repas agréable sur une belle table dressée à l’ombre des arbres. On devine que c’est le début de nombreux autres bons moments.

J’aime beaucoup les couleurs douces, les dessins arrondis et l’ambiance « à l’ancienne » de ce livre. Petit plus, j’apprécie que lorsqun’il apprend que le petit lapin a fait une bêtise, le loup lui propose une réparation.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet et celui du blog Enfant végé.

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Qui a mangé mes cornichons ?

Ce livre d’Audrey Bouquet est imprimé en Bulgarie et paru en 2018 aux Éditions l’Âge d’homme (lien vers la fiche du livre). Comme les deux livres précédents, ce livre me semble bien adapté de 3 à 6 ans.

Pour moi, ce livre est la version plus actuelle d' »Un loup dans le potager ». L’histoire est bâtie sur le même principe mais les illustrations sont dans un style plus moderne et dynamique (couleurs plus vives, expressions exagérées), le texte est en rimes et le vocabulaire est différent. Entre les deux albums, mon préféré est « Un loup dans le potager », mais c’est « Qui a mangé mes cornichons ? » qui a les faveurs du Béluga.

Dans la forêt, les animaux ont tous peur de Carny le loup…. « Aoooooooouuuuh ! » Mais ce qui les occupe en ce moment, c’est que chaque nuit quelqu’un vole « des légumes, des fleurs et même des fruits ». Après avoir tenté en vrai de démasquer le voleur, ces animaux prennent leur courage à deux mains pour demander l’aide du terrible loup…

Vous devinez la chute : En fait Carny est devenu végétalien (oui oui, vous avez bien lu, il y a écrit « végétalien » dans ce livre) ! Et pour maintenir sa réputation terrifiante, il demande aux animaux de garder son secret. En échange, les animaux lui apprennent à jardiner pour ne plus qu’il ait à voler sa nourriture.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Pour finir cet article, je vais vous expliquer pourquoi, après réflexion, je n’apprécie finalement pas le livre T-Végi : le petit tyrannosaure dévoreur de légumes. Dans ce grand album aux couleurs acidulées, les amis d’un tyrannosaure végétarien se moquent de lui mais comprennent ensuite qu’on peut être végétarien et costaud.

Ce que j’aime dans cet ouvrage, c’est la profusion de plats végétaux aimés par Alex, le tyrannosaure surnommé T-Végi : un gâteau aux carottes et à la pastèque, des brocolis, un jus pomme banane, etc. Cela peut éventuellement donner envie à un enfant végé qui ne jure que par les pommes de terre, les pâtes et les crèmes dessert au soja.

Un autre aspect qui peut être utile, c’est le message que même si nos copains se moquent de nous, cela peut être complètement infondé, et de plus ils peuvent ne pas le penser vraiment. Ceci dit, d’autres livres jeunesse diffusent un message similaire, y compris avec le même schéma narratif d’un personnage moqué qui accomplit un exploit et gagne alors le respect de ses congenères. Je pense par exemple aux histoires de Kirikou.

Ce qui me gêne vraiment dans cet ouvrage, c’est sa conclusion : « Alex était ravi. Car pour la première fois, il était fier d’être lui… T-Végi ! » N’est-ce pas terrible d’imaginer qu’Alex n’a jamais été accepté avant, y compris tout simplement par ses parents ? D’autre part, je n’aime pas du tout qu’Alex s’identifie totalement à une étiquette (ici le végétarisme, mais c’est valable pour tout) au point de perdre toutes les autres facettes de sa personnalités, jusqu’à son propre prénom ! Si quelqu’un m’offrait cet album, je m’empresserais de coller un petit papier pour modifier cette phrase (puis je le donnerais à une récolte de livres pour enfant, car nous on en a bien assez). On pourrait par exemple remplacer cette phrase par : « Alex était ravi… Car ses amis se régalaient autant que lui ! » En tout cas, si Nourrir son enfant autrement est réédité, j’y remplacerai la recommandation de « T-Végi » par celle de « Qui a mangé mes cornichons ? ».

Bon week-end !