Cuisiner en couleurs

12 Jan

Bonjour !

J’aime les couleurs mais, en cuisine, je n’ai jamais été trop tentée par les colorants artificiels : je préfère me nourrir de vrais aliments plutôt que de gâteaux aux couleurs fluo. Et après tout, on peut décorer le gâteau avec des fruits frais de toutes les teintes, à part le bleu ciel !

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« Gâteau » d’anniversaire 100 % fruits pour les 2 ans du Béluga

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Puis  j’ai découvert par hasard comment fabriquer un magnifique colorant bleu 100 % naturel – je vous en ai parlé ici. Ça m’a donné envie de chercher comment fabriquer les autres couleurs de l’arc-en-ciel.

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Je me suis beaucoup amusée à jouer la sorcière scientifique dans la cuisine…

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Tout ce que j’avais à vous dire sur les colorants naturels faits maison dépassait allègrement la taille de mes articles de blog, qui sont pourtant plutôt longs ! Pourquoi ne pas rassembler mes astuces et recettes dans un livre ? Marie Laforêt a accepté de les mettre en scène et de les photographier, et les Éditions La Plage ont accepté de les publier.

C’est donc avec un très grand plaisir que je vous annonce la sortie de mon premier livre : Cuisiner en couleurs.

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Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir pour mettre des couleurs dans vos plats sucrés comme salés, fabriquer des colorants garantis sans risques d’effets indésirables sur la santé des enfants et réussir à conserver leur jolie teinte jusqu’à l’assiette de vos convives. En effet, si vous avez déjà essayé de jouer avec les colorants naturels en cuisine, vous savez qu’on n’obtient pas toujours la couleur espérée – colorer un gâteau en rose avec de la betterave est particulièrement hasardeux !

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Le livre commence par les méthodes générales de fabrication des colorants puis on suit les couleurs de l’arc-en-ciel, sans oublier le noir et le blanc ! Pour chaque couleur, vous trouverez les colorants naturels, des recettes pour les utiliser, mais aussi les fruits et légumes frais auxquels vous pouvez faire appel pour compléter votre nuancier.

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J’ai inclus des recettes simplissimes (paillettes décoratives, pâtes fuschia) et d’autres plus élaborées (macarons en nuances de rose), des recettes auxquelles on pense forcément (glace rayée, rainbow cake) et d’autres très surprenantes (boisson magique, carpaccio fleur bleue), des salées (gnocchi, idlis) et des sucrées (bonbons, glaçages, gâteau multicolore)…

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J’espère que ce livre vous plaira ! En tout cas c’est un régal pour les yeux grâce aux sublimes photos de Marie et à la maquette égayée d’aquarelles, mais aussi un recueil d’explications claires et complètes sur les colorants alimentaires naturels. Vous y apprendrez que le E160 n’est pas un truc louche, que les fleurs de mauve et les feuilles de chou rouge présentent les mêmes variations de couleur quand on y ajoute un soupçon d’acidité, et plein d’autres choses encore.

Il est disponible dès aujourd’hui en librairies et j’aurai l’occasion d’en parler dimanche à Lyon, avec une démonstration à 12h30 puis une séance de dédicaces de 13h30 à 14h30 au salon VeggieWorld. Edit : Si les éditions La Plage atteignent 3000 abonnés Instagram d’ici à dimanche, un abonné gagnera un exemplaire de mon livre – infos ici.

Repas de fin décembre

8 Jan

Bonjour !

A toute vitesse, voici nos repas de la fin d’année 2016. J’en profite pour consigner quelques choses que j’aurais aimé essayer en cette fin d’année : deux rituels pour la fin d’année, un pain à la bière à partager et des mini tartelettes à la pomme en forme de roses. Et les coiffures inspirées de Game of Thrones que je trouverai bien le temps de me faire un jour, en complément de celles du chouette livre Tresses et torsades de Marion Blush.

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Dessert Mont blanc

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Dans Noël vegan, Marie Laforêt a adapté le fameux Mont blanc en remplaçant la chantilly par une panna cotta moulée en demi sphère. Et moi j’ai adapté sa recette en remplaçant la crème de soja lactofermentée par du yaourt nature et une cuillerée à café d’huile – la saveur du dessert est alors plus acidulée et moins sucrée. J’ai également changé la déco en utilisant une douille étoilée pour déposer la crème de marrons. C’était pour l’anniversaire de ma maman, fan de crème de marron, et ce dessert à la fois gourmand et léger a plu à tout le monde.

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Repas du réveillon de Noël

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Pétales de fleurs en tranche de courge butternut et purée de pomme de terre. Centre en papillote de chou vert – les autres invités avaient un centre en viande.

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Repas de Noël 2016

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Apéritif : Toasts « sapins » en pain de mie aux céréales, tronc en mini bretzel (qui ramollit au cours du temps), feuilles en houmos et noix OU en guacamole, baies de goji et tranche de radis rose.

20170108-3Entrée : petite quiche aux morilles, laitue.

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Risotto à la truffe, avec de la purée d’amande blanche comme matière grasse.

Je ne vous ai pas photographié les habituels 13 desserts.

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Repas de la Saint Sylvestre

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Apéritif express et léger : olives vertes, olives noires, mini biscuits apéritifs au pavot, fleurs en radis, artichonade, tartare d’algue. Vous apercevez le bouquet sur lequel j’ai craqué en allant chercher un colis de vêtements d’occasion chez la fleuriste du coin :20170108-7

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Lasagne de courge, cèpes séchés, noix, crème de soja. Assemblée à l’avance et mise au four pour cuisson à l’arrivée des invités.

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Coeur coulant au chocolat (pour ceux qui m’ont vu faire cette recette dans l’émission des Carnets de Julie),  dés de poire.

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Et encore une petite douceur express : des truffes crème de marron & poudre d’amande, éventuellement roulées dans du cacao en poudre et accompagnées de lamelles de pomme.

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Bon dimanche !

Les 6 premières semaines avec le Pinto

1 Jan

Bonjour !

Je reprends la série du Coin des petits, pour le Pinto cette fois. Et je vous ai mis dans un seul (long) article l’accouchement et les 6 premières semaines, afin de ne pas lasser celles et ceux qui viennent ici pour la cuisine.

Comme d’habitude, ceci est simplement un témoignage de comment ça s’est passé ici, pour ceux qui veulent savoir comment ça se passe chez les autres. Mais chaque famille est différente, donc vous le savez : écoutez vous, et prenez ici comme inspiration ce qui vous parle, et laissez sans remords le reste de côté.

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Récit d’accouchement du Pinto

Vous aviez déjà ma liste d’idées pour se préparer à un accouchement et le récit d’accouchement du Béluga, voici maintenant celui du Pinto.

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Quand c’est pas l’heure, c’est pas l’heure

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Plage de Corbière, déserte en septembre

Et si le Pinto avait envie de sortir aussi tôt que son grand frère ? 3 semaines avant la date annoncée pour le terme de la grossesse, nous étions prêts à l’accueillir. Mais le temps a continué à passer, avec quasiment aucune contraction. Nous n’étions pas mécontents que le Pinto reste un peu plus au chaud que le Béluga, car ses débuts avaient été difficiles, et il parait qu’un bébé plus à terme a plus de force (pour téter notamment, ce qui avait été notre problème) et est plus calme (ce qui avait aussi été difficile à gérer pour moi qui suis phobique des pleurs de bébés et bambins).

2 semaines avant la date annoncée, je libère Doudou des préservatifs imposés depuis la naissance du Béluga dans un but de contraception (je n’ai pas eu/pris le temps de trouver quelqu’un pour me poser un DIU) puis continuée pendant la grossesse pour mettre toutes les chances du côté de la non sortie prématurée du Pinto (je sais que les prostaglandines du sperme ne suffisent probablement pas à déclencher un accouchement, mais quand même, pour le Béluga ça avait semblé décisif). Effectivement, après chaque rapport, des contractions surviennent et font que le bébé descend vers le bas du ventre, mais au bout de quelques heures elles s’arrêtent puis, au cours de la nuit suivante, le bébé s’étale à nouveau dans toute la hauteur de mon ventre.

Nous continuons à nous tenir sur nos gardes et à deux reprises faisons dormir nos parents à la maison pour cause de câlins contractions. Le matin de la date du terme, nous partons même à la maternité. Fausse alerte, le col est mou et dilaté à 2 doigts, mais il n’évolue pas au cours de l’heure d’examen. La sage femme de garde est confiante sur le fait que ça va arriver bientôt, dans la journée, pense-t-elle… En fait non, comme les autres fois, les contractions se calment au bout d’une dizaine d’heures.

2 jours après le terme, nous avons rendez-vous à la maternité pour vérifier que le bébé va toujours bien. Il va bien mais on commence à me parler de déclenchement au plus tard dans 5 jours. Arg, ça ne me botte pas du tout comme idée ! Pour le Béluga, je suis persuadée d’avoir pu accoucher vite car j’étais dans ma bulle, loin du contexte médical, alors j’ai peur qu’avec un déclenchement l’accouchement dure des plombes, avec à la clé une douleur qui ne serait plus gérable sans péridurale. Je signale au gynécologue donc que la date du terme calculée à partir de a date de début de grossesse m’a toujours parue en décalage avec mes dates de dernières règles et de début de grossesse. Et en fait c’était effectivement une date de terme erronée, que personne n’avait pensé à recalculer lors de mon suivi de grossesse. Bref, on gagne 4 jours et c’est toujours ça de pris pour que le Pinto sorte peut être spontanément !

2 jours après le nouveau terme, et alors que je bouge beaucoup (maison en escaliers + déballage de cartons + école en escaliers + grandes ballades dans le village), toujours aucun changement… à part une diminution du liquide amniotique vue à l’échographie de suivi. On m’annonce donc un déclenchement pour le lendemain matin, arg ! La procédure impose un monitoring à 21 h puis une hospitalisation avant déclenchement à 6 h le matin. Sauf qu’aucun examen ni geste ne sera effectué pendant la nuit. Donc, je demande à passer la nuit chez moi. Comme j’insiste fortement, la sage femme demande finalement l’avis du gynéco, qui accepte ma demande. Ouf !

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Quand faut y aller, faut y aller

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J’ai 18 h pour parvenir à inciter le bébé à sortir avant le déclenchement, donc je suis déterminée à tenter toutes les méthodes de grand mère. Je fais donc : du shopping, des escaliers, de la marche, le nettoyage des vitres, et quand Doudou rentre du boulot, un exercice d’haptonomie destiné à mettre le bébé bien dans l’axe du bassin et les derniers câlins avant un moment (oh l’excuse de déclencher l’accouchement !).

J’informe le Béluga que son frère va naître le lendemain ou au plus tard le surlendemain. Il est soulagé ! A force d’attendre la naissance, il avait fini par m’avouer quelques jours avant : « J’ai peur que le bébé (ne) nai(sse) jamais. »

Vers minuit, j’ai des contractions, comme attendu. Vers 4 h, les contractions sont toujours là, un peu douloureuses – c’est bon signe ! A 4h45, je sens comme un petit coup de poing dans la région du col de l’utérus. Est-ce la perte des eaux, même si aucun liquide ne sort ? Probablement, puisque de toute façon il restait peu de liquide, et qu’ensuite les contractions se font réellement douloureuses. Je me lève car je n’arrive plus à les gérer sans bouger.

A 5 h, le réveil sonne, Doudou se lève et me trouve avec des contractions vraiment douloureuses. De toute façon, il était l’heure de partir pour le déclenchement. Dehors, c’est l’orage, ça me distrait un peu pour gérer les contractions pendant le trajet, heureusement assez court.

A 5h30, nous arrivons à la maternité et réveillons les sage femmes de garde. Arrivés dans la salle de travail, Doudou enlève mes habits du bas et je monte à 4 pattes sur la table afin de m’allonger… ce que je n’ai pas le temps de faire avant d’avoir extrêmement mal. Si ça dure, je demande la péridurale ! Je ressens l’envie de déféquer et demande à Doudou de faire venir les sage femmes, qui se préparent.

A 5h35, je pousse un cri qui fait accourir tout le monde. Doudou vient vers ma tête et la sage femme tend les bras pour attraper le bébé dont la tête est déjà sortie – le reste du corps suit immédiatement. Tout le monde cherche sa montre, il est moins de 5h40 et le Pinto est né. Il a pris son temps pour se décider, mais ensuite il a fait encore plus vite que son frère ! Heureusement qu’on n’a pas prévu de faire un troisième enfant – si on change d’avis, on prendra des cours d’accouchement à domicile…

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Les premiers jours avec le Pinto

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Après la naissance, nous restons un moment dans la salle de naissance. La sage femme me recoud une déchirure. Une auxiliaire de puériculture passe à deux reprises pour emmener le bébé afin de lui faire les premiers soins, le peser et l’habiller – je refuse à chaque fois, en expliquant que tant qu’on me recoud je garde bébé sur moi pour me distraire des petites douleurs. En fait, je souhaite surtout le garder en peau à peau un moment – et c’est d’ailleurs ce qui est recommandé pour le bébé, elle devrait le savoir ! Finalement, après la relève, une nouvelle auxiliaire de puériculture passe et réalise ces opérations directement dans la salle de travail, sous mes yeux. Elle m’explique au passage qu’elle lui donne de la vitamine K ; mais bizarrement elle ne m’informe pas qu’elle lui met du collyre, alors que c’est noté comme fait dans son carnet de santé.

Pour les débuts de l’allaitement (ce grand sujet dont notre société a globalement oublié la culture, et donc les habitudes et connaissances associées), plutôt que d’écouter les conseils du personnel à la formation forcément approximative à ce sujet (et qui met d’autorité mon sein dans la bouche du Pinto !), je consulte le site de référence, celui de LLL : notamment ce bref article sur les questions habituelles au début de l’allaitement et celui-ci qui détaille, heure par heure, ce qui se passe lors des premiers jours d’allaitement.

A la maternité, j’ai une chambre de luxe : chambre individuelle située à un étage calme (certaines chambres sont à l’étage des consultations et des accouchements, ça ne doit pas être très reposant), avec apparemment un service de restauration haut de gamme dont vous avez eu un aperçu ici. On a demandé à nos parents de participer à la chambre comme cadeau de naissance, puisque côté matériel on a déjà quasiment tout. Au passage, nous n’avons pas fait de liste de naissance et c’était une erreur notable : nous avons été inondés de cadeaux inutiles, notamment de la part des nombreux amis de nos parents. Un vrai gâchis très frustrant pour moi. J’aurais dû faire comme pour le Béluga donner une ligne claire : « en 3 ou 6 mois, des pyjamas chauds qui s’ouvrent devant, des chaussettes, des bonnets, des bodys qui s’ouvrent devant » (ça laisse quand même le choix esthétique à l’acheteur).

J’avais réfléchi à la possibilité d’accoucher à domicile, mais je préfère la maternité pour plusieurs raisons. La première : le lit médicalisé, qui permet de s’allonger ou s’assoir juste en appuyant sur la télécommande, sans faire travailler les muscles fatigués par l’accouchement, et la douche à l’italienne pour se laver et faire pipi sous la douche (avec l’eau, ça fait moins mal quand on a une cicatrice) sans avoir à soulever les pieds… La seconde : les professionnels de santé qui viennent dans la chambre, les sage femmes pour regarder si je cicatrise bien, les auxiliaires de puériculture pour peser le bébé ou m’aider à la consoler la nuit, l’ostéo pour faire un premier bilan, l’ORL pour vérifier son audition, le pédiatre pour le bilan des 8 jours, la correspondante de l’Assurance maladie pour le PRADO (suivi à domicile par une sage femme après la sortie de la maternité – super !). Si j’avais accouché à la maison, il aurait fallu que je sorte de mon lit pour au moins une partie de ces consultations.

Doudou reste avec le Pinto et moi une grande partie des journées, que le Béluga passe à l’école ou avec ses grands parents, aux petits soins comme toujours. Le soir après dîner, Doudou rentre dormir à la maison avec le Béluga, comme prévu. Moi je suis plus courageuse pour passer la nuit sans Doudou que lors de la naissance du Béluga, et je n’hésite pas, une nuit, à sonner pour avoir un coup de main pour gérer le Pinto qui râle sans pouvoir se rendormir alors qu’il est 4 h du matin. Le personnel de la maternité est très aimable, ça aide à oser les « déranger ».

Côté baby blues, ça va plutôt bien. C’est survenu plutôt la deuxième semaine, sans doute en partie à cause de la fatigue. En effet, comme pendant toute la grossesse, la période 3 h – 5 h du matin est une période d’éveil du Pinto… J’espère que ça s’estompera vite, parce que c’est dur pour les nerfs d’avoir à gérer son insomnie en plein milieu de la nuit ! Concrètement, dur pour les nerfs ça signifie que tu as envie de jeter ton bébé contre le mur pour qu’il se taise et que tu puisses dormir… Oui, c’est affreux de penser ça face au même bébé qui te remplissait d’amour et d’émerveillement quelques minutes plus tôt, mais l’épuisement ça peut donner ça. Et dans ces moments tu comprends pourquoi il est écrit partout qu’il ne faut pas secouer les bébés… ça ne parait plus une évidence dans ces moments-là. Alors quand le papa est là, on le réveille pour passer le relai et souffler quelques minutes, ouf ! Sinon on peut poser le bébé et sortir quelques minutes de la pièce pour manger quelque chose par exemple (je parle pour moi ^^), il vaut mieux le laisser hurler plutôt que devenir violent… Mais avec un autre enfant on ajoute le risque de le réveiller. Et avec le cerveau embrumé de nuit et de fatigue, bon courage pour pondérer tout ça.

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Les premières semaines avec le Pinto

Globalement, le Pinto est un bébé très calme. A notre grand étonnement, il accepte d’être posé encore éveillé dans son lit, où il s’endort ensuite tranquillement (posé sur le ventre), à moins qu’il ne passe de longues minutes à regarder ce qui l’entoure (posé sur le dos).

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Nous sommes également très surpris qu’il ne s’endorme pas immédiatement quand on le porte en écharpe, Doudou a même l’impression que son calme en écharpe correspond à de la résignation. A la différence du Béluga, il ne semble pas déterminé à vivre en corps à corps quasi permanent avec nous. Parfois, notamment en début de soirée, il nous fait comprendre qu’il a envie de dormir dans nos bras, mais c’est plutôt une exception.

Autre grande différence avec le Béluga, il passe la majeure partie de la journée à dormir – sur son lit ! Vous pouvez lire dans cet article des informations utiles sur le sommeil des bébés les premières semaines, notamment le fait qu’à cette période la nuit est forcément ponctuée de réveils, le fait que les petits dormeurs pleurent plus que les gros dormeurs puisqu’ils sont éveillés plus longtemps et l’importance des tétées nocturnes pour la mise en place de l’allaitement.

En moins de deux jours, le Pinto émet deux niveaux de signaux de mécontentement : ceux où il montre son désaccord, et les hurlements de colère (par exemple quand on le déshabille puis qu’on le pose sur une balance). Ça me permet de beaucoup moins paniquer que pour le Béluga, qui ne semblait avoir que les hurlements comme moyen de communication les premiers mois.

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Le Béluga est très content que le Pinto soit enfin là. On dessine sur une grande feuille le contour des deux enfants, et on la décore ensuite. Une manière de fêter ensemble les deux enfants et, implicitement, de montrer au Béluga que le Pinto est beaucoup plus petit que lui, donc fragile. Pour amorcer positivement leur relation, on (les parents) a offert un cadeau de naissance au Béluga et nos proches ont eu la délicatesse d’offrir au Béluga un petit cadeau quand ils en apportaient un pour le Pinto. Sur un plan moins matériel, le Béluga passe une bonne partie de son temps libre chez ses grands parents, pour leur plus grande joie à tous, et ceci a facilité je pense le fait qu’il se sente aussi choyé qu’avant l’arrivée du Pinto.

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En deux ou trois jours, le Pinto a compris que quand je l’allonge contre moi il peut arrêter de râler pour demander à manger : il lui suffit d’attendre quelques dizaines de secondes pour que j’ouvre mon T shirt et il aura ce qu’il souhaite.

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A dix jours, le Pinto reçoit un mobile pour son berceau de la salle à manger. Il semble comprendre qu’on tapant le long de la paroi en tissu, il le fait vibrer. Pour le choix de ce berceau, nous en sommes contents même s’il est cher. C’est notre luxe pour ce nouveau bébé. De la marque Bednest, ce berceau est beau, « design », de hauteur et d’inclinaison réglable, super pour voir le bébé de l’extérieur grâce aux parois  en résille, pliable très facilement (parfait pour l’emporter en voiture) et fabriqué en Europe. Attention par contre, je le trouve mauvais comme lit de cododo (notre idée initiale) car les parois ne sont pas amovibles et qu’il ne peut pas sa mettre à la hauteur d’un lit futon.

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Le Béluga prend très au sérieux son statut de grand frère. Nous lui répétons qu’il n’a pas à gérer (porter, laver…) le Pinto car c’est le travail des parents, mais bien sûr il peut le distraire. Et le Béluga adore toucher le Pinto, lui sourire, d’autant que nous lui disons (parce que c’est vrai) qu’il est la personne que le Pinto semble préférer, celle à qui il sourit le plus. Par contre nous devons sans cesse lui rappeler de ne pas bouger trop vite, trop serrer, embrasser le Pinto pour ne pas l’effrayer ou le rendre malade. J’imagine que ce n’est rien à côté des rappels et de la surveillance qu’on doit faire quand l’ainé a 2 ans !

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Le Pinto semble souffrir du ventre : il tend ses jambes, crie dans son sommeil puis émet des gaz bruyants. Les massages du ventre ne le soulagent pas, au contraire, sans doute parce que ses intestins sont pleins d’air. On met en place un rot systématique après les tétées en journée (la nuit, le bénéfice est moindre) et effectivement les rots sont impressionnants ; le Pinto avale sans doute de l’air quand il gère le fort afflux de lait. Et pour les gaz peut-être produits lors de la digestion,  je lui donne des probiotiques L. reuteri, sous une forme pratique quand on allaite : 5 gouttes de Biogaia Protectis par jour, dans une petite cuillère. Je n’ai pas testé les probiotiques en poudre Lactibiane mais on m’a donné une astuce si besoin : déposer la poudre sur le mamelon avant une tétée.

Le Pinto a un strabisme : il louche très souvent. C’est normal pendant les 2 premiers mois, et effectivement ça s’estompera rapidement ensuite.

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Le Pinto en « transat humain », une position idéale pour interagir confortablement avec lui ou lui donner un médicament

Côté rythme, au bout de quelques semaines le Pinto se réveille à 7h et a presque une heure d’éveil calme avec une bonne partie dans son berceau. A 9h, il est fatigué donc grognon et se rendort pour une heure de sieste dans mes bras (j’adore l’avoir contre moi). La sieste suivante arrive vers 11h30 et je l’endors dans les bras puis le pose dans son berceau. Pour la sieste de 14h, on s’allonge tous les deux en cododo dans la chambre parce que je sais qu’il est très important que je m’allonge et dorme pour récupérer complètement de l’accouchement (d’autant que le reste de la journée je porte beaucoup le Pinto et pratique beaucoup les escaliers). Il se réveille à 16h, et s’il ne s’est pas réveillé spontanément, c’est moi qui le fait car on part en porte-bébé chercher le Béluga à l’école. Ensuite on va au parc jusqu’à 18h et souvent le Pinto dort tout le temps. De retour à la maison, il se rendort généralement dans les bras peu après 18h, puis après plusieurs tétées groupées, fait une dernière petite sieste à 20h, posé endormi dans son lit de cododo. Il s’endort pour la nuit, au sein, vers 22h30 puis se réveille à 1h30, 4h, 6h ; à chaque fois je ne réfléchis pas et lui tend le sein pour qu’il se rendorme sans que j’aie à me lever. Et selon les momens, soit le Pinto dort à côté de moi, soit il dort carrément sur moi et j’aime ça aussi. Je sais, pour l’avoir pratiqué avec le Béluga, que ça n’en fera pas un enfant collé à sa mère, donc j’en profite tant que ça me plait, sans me poser de question, je sais que quand j’en aurai assez je trouverai les ressources pour lui apprendre à faire différemment, ou que quand il en ara assez il me le montrera. Etre parent pour la deuxième fois ça permet de se poser tellement moins de questions !

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Notre chambre pour les premières semaines du Pinto

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Un lit futon : Pour éviter les chutes de lit, comme ça nous est arrivé à Paris. Par contre ce n’est pas une bonne idée pour récupérer de l’accouchement ! En effet, se lever et se coucher, a fortiori avec un bébé dans les bras, fait travailler le périnée. Mais ensuite, quelle tranquillité de pouvoir siester avec le bébé puis le laisser dormir sur place si on se réveille avant lui ! Bien sûr, le matelas ne doit pas être mou, les oreillers écartés et la couverture tendue pour diminuer les risques d’étouffement.

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Un vrai lit de cododo : Pour éviter tout mouvement inutile de ma part quand je gère les tétées nocturnes, à la différence d’avec le Béluga. Nous avons le Baybybay Midi et je recommande chaudement cette marque, les produits sont vraiment bien pensés ! Nous n’avons pas pris la forme arrondie car le lit étant contre le mur, il n’y a aucun risque de se cogner au lit de cododo en passant à côté. Côté matelas, comme pour le nôtre et celui du Béluga, il est en latex et fibres de coco.

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Suspendus au lit de cododo, un lange et de petites couvertures. Au-dessus, un tableau de Geneviève Laget.

Deux coussins et un « coussin de maternité » pour me constituer un support de sommeil en position semi assise (pour quand le Pinto dort sur moi) et éventuellement des accoudoirs pour allaiter. J’ai aussi une gourde d’eau, un lange (pour les fuites de lait du sein que le bébé n’a pas en bouche), une veilleuse.

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Le Pinto sur son matelas ergonomique toutes options (chauffage, alimentation, musique corporelle…)

Un petit matelas à langer : Petit pour que le bébé ne soit pas effrayé par ses possibilités de mouvement pendant le change. J’ai le matelas gonflable Ikea (comme d’habitude acheté d’occasion) et j’utilise une petite couverture pour à la fois recouvrir le haut du corps du Pinto (pour éviter qu’il ait froid pendant le change) et le caler (pour éviter qu’il ne se sente rouler de gauche à droite). Les premiers jours, j’emmaillotais le Pinto dans la diagonale d’un lange pour bien contenir ses mouvement de bras pendant le change, ça le rassurait.

J’avais acheté une table à langer (Alice de Combelle, en bois massif PEFC et fabriquée en France) mais vue la différence de hauteur avec le futon, je préfère changer le Pinto avec le matelas posé directement par terre. Comme ça, pendant qu’il s’aère les fesses en observant autour de lui, je peux m’éclipser pour me brosser les dents par exemple.

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A côté du matelas à langer, je mets tout ce qu’il faut pour le change et les soins des premières semaines : du liniment (maison ou, comme sur la photo, reçu en cadeau), du papier toilette (pour le premier nettoyage des selles), une pile de carrés en tissu éponge type débarbouillette (pour finir le nettoyage et mettre le liniment), des couches jetables écologiques (la gestion des lessives est compliquée au début je trouve, donc je ne m’ajoute pas la pression des couches lavables – j’ai utilisé 5 paquets de 24 couches taille 1 Tidoo puis on 2 paquets de taille 2), un mini radiateur, la corbeille métallique qui reçoit les débarbouillettes et les couches sales.

Un grand ballon pour continuer à le bercer quand mes jambes ne nous portent plus. Sinon ce qui l’endort le plus vite est quand on monte et descend des escaliers…

Dans le placard de la chambre sont rangées les autres affaires du Pinto : bodys qui s’ouvrent devant, pyjama qui s’ouvrent devant (celui-ci m’a beaucoup tentée, je le trouve rigolo), bonnets, combinaisons en peluche/surpyjamas, gilets et ponchos, chaussons et moufles, langes, stock de couches, turbulette (mais en fait on ne s’en sert pas) et petites couvertures, sorties de bain en éponge, draps housses (pour le lit et le berceau, le matelas à langer, le transat Transatdo de Béaba qui me sert aussi de transat en dehors du bain), porte-bébés (écharpe Storchenwiege, porte-bébé Boba 4G et sling Tonga).

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La supplémentation en vitamine D du Pinto

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Importance et solutions habituelles

La vitamine D est particulièrement importante chez les bébés et les enfants pour éviter le rachitisme. Son rôle le plus connu est de permettre l’absorption du calcium : on peut consommer tout le calcium qu’on veut, si on est carencé en vitamine D, on ne pourra pas le fixer. La vitamine D a également d’autres rôles importants.

Il y a de nombreux produits sur le marché français pour supplémenter les bébés en vitamine D. Le liste en est dressée par la Commission nationale de pharmacovigilance à la page 7  de son compte-rendu du 23 novembre 2010. Au passage, ce compte-rendu rappelle que l’Uvestérol ADEC (vitamines D, A, E et C) est indiqué chez les bébés prématurés donc je ne comprends pas pourquoi il m’a été prescrit sans explication à la sortie de la maternité.

Pour les mamans allaitantes, le discours classique est que le lait maternel ne permet pas de couvrir les besoins en vitamine D du bébé, surtout dans nos sociétés qui exposent peu les bébés (et les adultes !) au soleil. Comme la mère n’a pas assez de vitamine D dans son sang et dans son lait, il faut en donner au bébé (et il faudrait aussi en donner à la maman, et à la plupart des adultes de nos sociétés).

La question du type de vitamine D

La vitamine D existe sous différentes formes. La vitamine D2 est d’origine végétale, mais son action dure moins longtemps que celle de la vitamine D3, pour une dose identique. Il est donc particulièrement important de la prendre chaque jour, sans oubli. A noter, le Sterogyl contient de l’alcool donc les gouttes prises sans dilution dans un biberon de lait (ou un verre d’eau) n’ont pas bon goût.

Ma version

Une équipe travaillant depuis plusieurs années sur la question de la supplémentation des mères allaitantes en vitamine D a montré que que si la mère consomme quotidiennement 6400 UI de vitamine D3, les bébés en allaitement exclusif ont un statut normal en vitamine D. 6400 UI ça correspond par exemple  16 gouttes de Sterogyl (celui en flacon compte-goutte dosé à 2000000 UI/100 mL, vendu sans ordonnance en pharmacie).

Moi, je prends déjà chaque jour 1 comprimé de multivitamines spécial grossesse végane (Deva vegan prenatal, acheté sur un site revendeur officiel de la marque Deva pour éviter les contrefaçons) qui contient, entre autres, 400 UI de vitamine D, donc j’y ajoute désormais 15 gouttes de Sterogyl diluées dans un peu d’eau, et ainsi je n’ai plus besoin de donner de vitamine D au Pinto.

A noter, je prends quotidiennement le comprimé de multivitamines spécial grossesse végane depuis le désir de conception (pour combler d’éventuelles carences avant le début de grossesse) jusqu’à la fin de l’allaitement. Durant toute cette période, je prends également quotidiennement des oméga 3 EPA/DHA (sauf lors du dernier trimestre de grossesse).

La question de l’hypervitaminose maternelle

2000 UI/j est considéré comme ne posant pas de problème. 6400 UI/j est beaucoup plus élevé. Une hypervitaminose D peut causer de graves problèmes. Les études de l’équipe de Hollis ne montrent pas d’hypervitaminose D avec 6400 UI/j chez la mère, par un dosage sérique de vitamine D et de 25(OH)D.

La question de l’alcool

Dans 15 gouttes de Sterogyl, il y a 0,21 g d’alcool pur. Pour un maman de 65 kg, ça donne 0,0032 g/kg. Environ 5 % passe dans le lait et la concentration diminue à une vitesse de 0,15–0,2 g/L/h, soit 0,00016 g/L de lait maternel (au pic d’alcool, qui survient environ 60 minutes après la prise) qui est donc totalement éliminé (métabolisé) au bout de quelques minutes. L’apport d’alcool dû aux 15 gouttes quotidiennes de sterogyl que je consomme est donc sans danger, d’autant plus que par une précaution supplémentaire je les prends juste après la tétée du matin (9 h), qui est suivie d’au moins 2 h sans tétée.

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Bon dimanche et bonne année 2017 !

Menu de Noël imaginaire

22 Déc

Bonjour !

Je viens vous prévenir que ce dimanche vous n’aurez pas de recette de cuisine. L’esprit de Noël aura eu peu de prise sur moi cette année, donc si je viens vous parler dimanche (et ce n’est déjà pas sûr), ce ne sera pas du menu de Noël mais de ce qui m’a occupée ces derniers temps : le Pinto, dont je profite au maximum car il grandit à vue d’oeil.

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Après tout vous êtes probablement en train de préparer un beau repas ou vous en avez marre que tout le monde y pense, donc pas besoin d’en ajouter ? Si ? Alors si j’avais eu la possibilité de cuisiner un repas de Noël, voici ce que j’aurais aimé faire :

  • Pour l’apéro, des gourmandises pleines de fraîcheur pour contrebalancer les chips et mélanges de noix incontournables ici : les petits toasts de carotte marinée façon saumon gravlax, de Marie Laforêt dans Noël vegan, testés et approuvés l’an dernier et des mini verrines crème d’avocat/suprême de pamplemousse comme il y a 3 ans ;
  • Pour l’entrée, un pâté de pois chiche en croûte et une salade de mâche agrémentée de petites choses comme de la grenade – et des noix caramélisées à moins que je ne mette des noisettes dans le pâté ;
  • En plat, des éléments préparés à l’avance pour n’avoir plus qu’à les réchauffer et les répartir dans les assiettes : des paupiettes (je n’oserais pas la fausse dinde avec des omnivores) avec des pommes de terre sautées (oui c’est Noël donc on mange ce qu’on aime et ici on aime les pommes de terre sautées, alors zut aux omniprésentes pommes de terre hasselback, je les testerai quand la mode sera passée !) et une garniture au chou Romanesco ; ou alors les patates douces farcies de Marie Laforêt toujours dans Noël vegan ;
  • Avec les boissons chaudes, je serais tentée de réaliser les chocolats fourrés à la crème de speculoos de Marie Laforêt dans Joyeux Noël vegan ! même si par facilité j’achèterais sans doute plutôt des Espérantine : les Robe noire sont des chocolats noirs fourrés à une ganache classique… à ceci près que la crème est remplacée par de l’huile d’olive ! Les Classiques ont un fourrage délicieusement original et végane mais la coque est en chocolat blanc (si on continue à le leur demander, ils finiront peut être par faire des Robe noire avec le fourrage des Classiques ?).

J’aurais aimé avoir le temps de collecter et relayer des recettes parmi toutes celles qui ont été partagées sur la blogosphère ces dernières semaines. Mais j’arrive à peine à écrire le « bon pour X bisous » de chaque tiroir du calendrier de l’avent (choisi exprès pré-rempli avec une mini décoration en bois à accrocher dans le sapin du calendrier, histoire de se faciliter le remplissage et de réutiliser cette astuce chaque année – je vous en avait parlé ici).

Bon courage pour la dernière ligne droite avant les fêtes, et si possible joyeux Noël pour tou-te-s !

Repas végétariens de début décembre

18 Déc

Bonjour !

Voici nos repas du moment, avec des classiques d’hiver (lasagnes à la courge, tarte au poireau, aloo palak), une bonne dose de graines de sésame (je me rends compte en assemblant cet article que j’en mets partout) et nos plans « SOS repas » (que manger quand il est vraiment l’heure du diner et qu’on n’a rien préparé ?). Ne vous attendez pas à des repas miraculeux, ce sont nos solutions de dépannage actuelles.

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Lasagnes à la courge

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Une recette désormais classique chez mes beaux parents, avec de la courge, des cerneaux de noix, des cèpes séchés et de la crème de soja pour lier le tout. Je salive en y repensant !

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Tarte au poireau

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Des poireaux finement émincés et fondus à l’étouffée avec un peu d’huile et un peu d’eau si besoin, une sorte de béchamel préparée en ajoutant par-dessus (oui, directement dans la même casserole, en mode feignasse) de la faine, de la purée de noix de cajou, du sel, de la muscade et de l’eau. Un peu de levure de bière pour la nutrition. Je verse le tout sur une pâte (la pâte à pizza au levain de Biobleud, que j’ai au congélateur tant que je n’ai pas le temps de faire mes pâtes à tarte salée), je saupoudre de graines de sésame complet et hop au four !

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Bol au poireau

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De la fondue de poireau servie sur du riz semi complet avec plein de graines de sésame. Si j’en avais, j’aurais ajouté des dés de tofu fumé amande-sésame (Taifun).

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Aloo palak

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De l’oignon et de l’ail blondis dans de l’huile, du curcuma puis des épinards (ou, ici, du vert de blette) ajouté avec des dés de pomme de terre cuite à la vapeur puis épluchée. Ensuite on ajoute selon l’inspiration des pois chiche (pas ici car il y avait déjà beaucoup de pomme de terre)… ou des graines de sésame !

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Tajine de légumes racine

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Oignons, carottes, pommes de terre, patate douce (on pourrait aussi mettre de la courge ou du potimarron), avec des pois chiche, des amandes et des pruneaux. Servi avec de la semoule et, une entrée ou un dessert contenant de la vitamine C, pour un repas nutritionnellement complet, rassasiant et réconfortant.

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Salade de radis noir à l’orange

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Du radis noirr épluché et râpé, du jus d’orange, de l’huile et du sel. Une idée piochée dans l’Atelier bio et agrémentée par ma mère de dés d’orange (miam !) et de persil (encore plus de vitamine C !). En voyant la photo, je rajouterai bien quelques graines de sésame par-dessus…

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Pizza du Mistral

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On a trouvé notre pizzeria de base ! Les pizzas ne sont pas aussi variées que l’indéclassable Cerise sur la pizza, mais la pizza Végétarienne (à commander sans fromage) me convient : la pâte est bonne, les légumes sont bien cuits (je déteste des pizzas « 4 saisons » au poivron mi cru) et plutôt originaux : oignon, champignon, poivron jaune, poivron vert, olive et câpre.

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Couscous du Palmier

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Le couscous végétarien nous a plu. La semoule est servie avec une compotée d’oignons aux raisins sec (en bas à gauche) et les légumes son très variés et bien cuits : carotte, courgette, chou, fenouil, poivrons verts et rouges, pois chiche. En dessert, une salade d’orange à la cannelle me comble. Le restaurant sert à emporter et comme on demandait tous le même couscous, la patronne a spontanément proposé qu’on apporte un saladier pour mettre la graine, une cocotte pour les légumes, et elle a mis la salade d’orange dans le couvercle de notre saladier. On a donc très peu gonflé la poubelle sur ce coup !

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Des soupes de nouilles instantanées

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La soupe Tanoshi « légumes » vendue au Carrefour city du coin de la rue

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La soupe Natur compagnie vendue au magasin bio

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Les pains fantaisie de chez Hat’s

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Une « paillasse aux olives noires » : un pain roulé, moelleux et riche en goût.

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Une fougasse à l’huile d’olive comme une brioche : rebondie (cuite dans un moule) et à la texture délicieusement moelleuse… Un régal.

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Et en sucré, il y a quoi à part des clémentines, des pommes et de la compote pomme-coing de feignasse (des pommes épépinées et coupées en quartiers avec leur peau cuites dans un fond d’eau puis mixées avec de la pâte de coing pour aromatiser et sucrer) ? On a fait des biscuits sablés aux pépites de chocolat ! Réalisés avec le Béluga, en ajoutant des pépites à ma recette de shortbreads et en utilisant des emporte pièce en métal : des classiques et des emporte pièce à pâte fimo (Artemio) pour des mini biscuits super mignons. Un délice avec seulement de la farine, du sucre, du sel et de l’huile de coco – et ici des pépites de chocolat.

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Bon dimanche !

Chocolat chaud sans lait

11 Déc

Bonjour !

Pour faire des cadeaux gourmands inspirés des « sucettes de chocolat spécial chocolat chaud », j’étais à la recherche d’une recette de chocolat chaud sans lait – et je ne pouvais donc pas utiliser ma recette fétiche de chocolat chaud, qui se présente sous la forme d’une pâte à tartiner. Au final, je n’ai pas décliné les recettes de cet article en cadeau gourmand, faute de temps : je me suis contentée de m’en régaler pour des goûters express, ce qui est déjà bien ! (et adapté au temps que j’ai à consacrer à la cuisine en ce moment)

En cherchant « chocolat chaud sans lait » sur internet, une recette semble gagner tous les cœurs : le chocolat chaud d’aujourd’hui de Pierre Hermé : 125 g de chocolat noir Araguani à 72 % de cacao, 630 g d’eau, 40 g de sucre semoule, 0,2 g de fleur de sel de Guérande, 25 g de cacao en poudre. Elle est d’ailleurs déclinée sous forme de produit tout prêt dans sa boutique (mais la composition exacte ne figure pas sur le site, donc je me suis abstenue de l’acheter). Bon, revenons à la recette initiale.

  • Première impression : Génial, il n’y a que des ingrédients simples si je remplace le chocolat Araguani par celui que je trouve en biocoop ! Mmm, ça va justement être notre sujet de discussion.
  • Deuxième impression : Les proportions ne sont pas faciles à retenir (630 g d’eau ?!), voyons si c’est plus simple quand on recalcule pour 100 g de chocolat au lieu de 125 g. Par exemple il faut 630 x 100 / 125 = 504 donc on peut dire 500 g d’eau. C’est tout de suite mieux ! Retournons donc au choix du chocolat.

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Tous les chocolats noirs sont-ils semblables ?

Le chocolat noir est principalement composé de cacao et de sucre. Il peut contenir aussi en quantités infimes un émulsifiant, des arômes et, ô trahison, en quantité même pas infime, du beurre animal (appelé « beurre pâtissier » sur l’étiquette) – pour le rendre moins cassant je suppose. Bref, si vous choisissez du chocolat noir sans ce satané beurre, c’est un mélange de sucre et de cacao.

L’étiquette indique obligatoirement la teneur en cacao, généralement autour de 50 % pour du chocolat de cuisine (chocolat « pâtissier ») et autour de 70 % pour du chocolat de dégustation. On peut donc facilement en déduire la teneur en sucre du chocolat noir : 100 % – 72 % = 28 % pour le chocolat recommandé par Pierre Hermé dans sa recette de « chocolat chaud d’aujourd’hui ».

Est-ce que deux chocolats noirs ayant le même pourcentage de cacao auront le même goût ? Pas forcément ! D’abord parce que le goût des fèves de cacao dépend de leur variété, de leur terroir (comme l’explique Bernard Dauphin) et de la manière dont elles ont été fermentées puis torréfiées (ou non torréfiées dans le cas du chocolat cru). Mais aussi parce que le pourcentage de cacao ne détaille pas la teneur en pâte de cacao (= fèves de cacao broyées) et en beurre de cacao (= graisse extraite de la pâte de cacao). Exemples :

  • Le chocolat blanc contient au moins 20 % de cacao, mais uniquement sous la forme de beurre de cacao, d’où sa couleur pâle et son goût très différent d’un chocolat au lait qui aurait la même teneur en cacao.
  • Le chocolat de couverture contient au moins 35 % de cacao, dont au moins de 31 % de beurre de cacao, d’où sa plus grande onctuosité quand on le fait fondre par rapport à un chocolat noir, même « pâtissier », qui aurait la même teneur en cacao.

Choix du chocolat pour cette recette de chocolat chaud

Après dégustation comparée du chocolat chaud en utilisant soit du chocolat « de dégustation » à 70 % de cacao soit du chocolat « pâtissier » à 52 % de cacao (Nestlé ou Kaoka), nous avons été unanimes pour préférer la version au chocolat pâtissier, plus ronde. Je suppose que c’est surtout lié à sa teneur plus élevée en sucre (100 – 52 = 48 % de sucre dans le chocolat pâtissier, contre 100 – 70 = 30 % de sucre dans le chocolat de dégustation). Mais aussi un peu à cause de sa teneur plus élevée en beurre de cacao.

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Chocolat chaud sans lait, pour adultes

La version de Pierre Hermé, même avec du chocolat noir relativement sucré, a un goût corsé qui m’évoque une boisson type café. Et de fait, pour le café comme pour le cacao de cette boisson, on est en présence de fèves fermentées puis torréfiées et consommées infusées dans de l’eau. C’est donc une boisson aromatique et agréable à boire, mais n’y cherchez pas l’onctuosité des chocolats chauds au lait. Du coup, on peut tout à fait la servir en fin de repas à des gourmands qui veulent finir sur une boisson chaude qui change.

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Ingrédients pour 4 tasses
– 100 g de chocolat pâtissier (idéalement, en pépites)
– 30 g de sucre (3 cuillerée à soupe)
– 40 g de cacao en poudre (3 cuillerée à soupe)
– Facultatif : 1 pincée de sel
– Facultatif : 1 pincée de vanille ou de cannelle en poudre
– 500 mL d’eau bouillante

Préparation
– Hacher le chocolat au couteau, s’il n’est pas déjà sous forme de pépites.
– Mélanger tous les ingrédients sauf l’eau. Réaliser le mélange soit dans une chocolatière si vous en avez, soit dans un saladier (ou une casserole) si on utilisera ensuite un mixeur plongeant.
– Verser l’eau bouillante sur le mélange et laisser reposer 2 minutes.
– Émulsionner, avec l’ustensile prévu dans la chocolatière ou avec un mixeur plongeant.
– Servir aussitôt.

Remarques

  • Version pour 1 mug : Mélanger 35 g de chocolat, 1 cuillerée à soupe de sucre, 1 cuillerée à soupe de cacao, 170 mL d’eau bouillante. Si vous disposez d’un minifouet électrique type « aerolatte« , c’est le moment de l’utiliser !

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  • Version au lait d’oléagineux : Pour moi, 500 mL de lait d’oléagineux = 50 g de purée d’oléagineux (environ 3 cuillerées à soupe) et 450 mL d’eau. Ajouter la purée d’oléagineux (cajou, amande, noisette… selon vos goûts) avec le chocolat haché.
  • Version au lait tout prêt : Remplacer l’eau par du lait végétal. Dans ce cas, je trouve plus simple de se rapprocher du mode opératoire de Pierre Hermé : dans une casserole, mélanger tous les ingrédients sauf le chocolat haché. Porter à ébullition puis couper le feu et verser le chocolat haché. Laisser reposer 2 minutes puis émulsionner directement dans la casserole.

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Chocolat chaud sans lait, pour enfants

Pour un chocolat chaud doux et onctueux, plus adapté au goût des petits et grands gourmands, je conserve le principe de faire fondre du chocolat chaud dans de l’eau mais j’augmente la teneur en matières grasses. Pour cela, je remplace le cacao en poudre et le sucre, qui ne contiennent quasiment pas de matières grasses, par du chocolat. Pour des enfants au bec sucré, on peut ajouter un peu de sucre et, pour un goût réellement lacté, utiliser du lait végétal à la place de l’eau. Évidemment, cette boisson plus riche est plus adaptée à un goûter qu’à une fin de repas copieux.

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Ingrédients pour 4 tasses
– 200 g de chocolat pâtissier (idéalement, en pépites)
– Facultatif : 1 cuillerée à soupe de sucre
– Facultatif : 1 pincée de sel
– Facultatif : 1 pincée de vanille ou de cannelle en poudre
– 500 mL d’eau bouillante ou de lait végétal

Préparation
– Hacher le chocolat au couteau, s’il n’est pas déjà sous forme de pépites.
– Mélanger tous les ingrédients sauf l’eau. Réaliser le mélange soit dans une chocolatière si vous en avez, soit dans un saladier (ou une casserole) si on utilisera ensuite un mixeur plongeant.
– Verser l’eau bouillante sur le mélange et laisser reposer 2 minutes.
– Émulsionner, avec l’ustensile prévu dans la chocolatière ou avec un mixeur plongeant.
– Servir aussitôt.

Remarques

  • Version au goût lacté, comme un chocolat chaud classique : Comme indiqué dans les remarques de la recette précédente, remplacer l’eau par du lait, en ajoutant de la purée d’oléagineux (3 cuillerées à soupe) ou en utilisant du lait végétal tout prêt.
  • Version pour 1 tasse : Mélanger 50 g de chocolat, 1 belle cuillerée à café de purée de noix de cajou, 60 mL d’eau bouillante. Si vous disposez d’un minifouet électrique type « aerolatte« , c’est le moment de l’utiliser !
  • Version extra onctueuse : Clotilde de Chocolate & Zucchini propose un chocolat chaud sur le même principe, en extra onctueux car elle utilise de la purée d’oléagineux ET du lait tout prêt ! Et elle dit que le reste de boisson conservée au frigo donne une délicieuse crème dessert…

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Bon dimanche !

Repas de fin novembre

4 Déc

Bonjour !

Les journées avec le Pinto défilent vite – déjà 7 semaines ! Heureusement que j’avais prévu un certain nombre d’articles quasi prêts à publier, comme celui sur les croquants aux amandes… Les repas sont à l’avenant : le plus facile à préparer possible et photographiés en une seconde, voire pas photographiés du tout, comme nos dernières soupes (dont le classique velouté pois cassé & carottes de Doudou) et le faux camembert Happy white, qui a certes une saveur où la noix de cajou est nettementprésente, mais présente cette si chouette croûte blanche caractéristique du camembert.

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Assiette sans restes

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Arrivée à la maison à l’heure du déjeune, faim mais aucun repas prêt et aucun reste. Solution : du quinoa mis à cuire pour le manger tiède en vinaigrette, de la mâche et des radis en crudités, une conserve d’artichauts à l’huile (un basique essentiel chez nous, utilisé en apéro, en risotto…), et des tartines de tartinade à la truffe (enfin à l’arôme de truffe pfff, je n’ai jamais vu de produit dérivé de truffe (huile, tartinade…) sans ce satané arôme qui couvre tout et que Doudou digère mal ! Qui saurait où ça se trouve ?).

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Tarte fine tomate/oignon

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La variante « hiver » de cette tarte que Doudou a tant aimé : avec des oignons coupés en petits dés et brièvement blondis à la poêle dans de l’huile d’olive, du coulis de tomate ajouté par-dessus et cuit encore quelques minutes, le tout étalé sur la pâte à pizza au levain de Biobleud et saupoudré de thym avat d’être cuit au four.

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Salade tiède au potimarron

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Une recette adaptée de celle de Cléa dans son livre Variations potimarron, avec le contenu de nos placards (de la semoule au lieu du boulgour, pas de jus de citron) et notre flemme (potimarron cuit entier donc non enrobé d’épices, ingrédients jetés en vrac dans l’assiette). C’était bon quand même !

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Gratin de butternut

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J’ai enfin trouvé comme faire un gratin de courge qui me plait ! Je cuit la courge au four (pas à la casserole) pour la déssécher et l’éplucher facilement ensuite, puis je la coupe en cubes et le mélange avec une crème à base de purée d’oléagineux (1/4 purée de noix de cajou, 3/4 d’eau) et assaisonnée de sel, poivre et levure maltée. Et ensuite retour au four pour que les saveurs se mêlent et le plat se réchauffe bien !

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Gnocchi de courge

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Le Béluga prétend qu’il n’aime pas les courges. Qu’à cela ne tienne, on va tester de les planquer dans une recette qu’il aime et qu’on peut préparer ensemble en s’amusant : les gnocchis. Comme d’habitude, ça commence par cuire la courge entière au four, avant de la peler, l’épépiner et la couper en morceaux. Puis j’écrase à la fourchette, je sale et j’ajoute assez de farine pour former une pâte qui ne colle plus. Et on forme les gnocchis. Le Béluga en mange une bonne partie au passage, donc pari gagné pour la courge !

 

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Gnocchis (de potimarron) avec sauce tomate de Doudou, une valeur sûre.

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Gnocchis (de courge musquée) servis avec du « beurre » (en fait huile de coco et eau) infusé de sauge (en fait verveine…).

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Chou aux épices, pommes de terre et pois chiche

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Selon cette recette. Super bon, mais la digestion du Pinto n’aime pas que j’en consomme une platrée midi et soir..

Entrée à tremper

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Bâtonnets de carotte ou de radis noir, trempés dans du houmos puis des graines de sésame.

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Pâtes au chou fleur

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Vous devez en avoir marre de les voir, mais nous on n’en a pas marre de les manger…

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Gâteau César au chocolat

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Cette recette sans pépites, avec glaçage et paillettes de noix de coco colorée en bleu :

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Dessert viennois au chocolat

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Tant qu’à faire venir un colis d’Allemagne avec du Happy white, j’ai commandé de la chantilly végétale Schlagfix, bourrée d’ingrédients pas locaux ni bruts, mais vraiment délicieuse.

 

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Bon dimanche !