Repas de début mars

17 Mar

Bonjour !

Aujourd’hui, c’est plats basiques et goûters. Pour certains, ils sont encore plus vite/mal photographiés que d’habitude ! Oui je sais c’est difficile à croire mais vous allez voir…

 

Assiette express

De la polenta instantanée, des petits pois surgelés, du tofu fumé (surgelé, décongelé dans un saladier d’eau tiède).

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Houmous et chips de maïs

Le récipient de houmous est carrément posé sur une chaise pour que être accessible au Pinto, et les chips de maïs sont placées dans le couvercle. Comme ça je peux finir de préparer le repas pendant que lui commence à manger. Et comme charité bien ordonnée commence par soi-même, j’ai préalablement englouti une partie du houmous !

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Soupe toute orange

De la courge butternut (je la coupe en tranches et j’épluche les tranches au couteau éplucheur, puis je les coupe en dés), des carottes, un bel oignon paille et deux poignées de lentilles corail mises à tremper pendant que j’épluche les légumes. Avec du bouillon de légume en poudre (= sel aux plantes), de l’eau bouillante et hop en un quart d’heure on peut mixer ! En général, je mixe avec 1 cuillerée à café de carbonate de calcium et 2 cuillerées à soupe d’huile de colza cuisson, histoire d’assurer un apport en calcium et en oméga 3.

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Assiette au pané

Dans le petit restaurant Green love, à Marseille, on peut aussi acheter de la chantilly végétale Schlagfix, le complément alimentaire Veg1, des bonbons gélifiés 100% végétaux… et ces bâtonnets panés de la marque Vantastic foods qui rappellent vraiment les bâtonnets de poisson pané. Même si le Béluga trouve que la ressemblance n’est pas totale, Doudou et moi avons été impressionnés.

Ici, je l’ai servi avec de la mâche et du riz aux lentilles corail (pour faire une dose de légumineuses même si les enfants ne voulaient pas des bâtonnets).

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Gratin de chou fleur

Ce gratin est un délicieux plat inventé par ma Maman et qui a maintenant une bonne place dans son répertoire et recettes hivernales. Pendant que les bouquets de chou fleur cuisent à la vapeur, elle préchauffe le four et prépare une béchamel. Puis, dans un plat à gratin, elle dépose le chou fleur, des noix de cajou, la béchamel et passe le tout au four pour gratiner. J’adore !

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Steak de haricots rouges

Pour changer du steak aux lentilles, j’ai utilisé des haricots rouges. Ici, vous voyez un reste de steak, un reste de polenta et un reste de pommes de terre sautées. (J’ai mangé ça au petit déj, avec un reste de carottes râpées.)

Au passage, voici comme je procède pour cuire les grosses légumineuses sèches (pois chiches, haricots blancs ou rouges…). J’en fais tremper 500 g pendant au moins 12h. Mon critère est d’observer quelques bulles à la surface :

Ensuite je rince bien, je couvre avec le maximum d’eau que permet ma cocotte minute (environ 2 L d’eau) et je cuits sous pression pendant 1h30, avec ou sans sel, puis je laisse tiédir avant d’ouvrir la cocotte.  On obtient un grand saladier de légumineuses cuites, que je congèle en partie (égouttées, dans des moules à muffin en silicone puis, quand c’est solide, dans un sac à vrac).

La recette des steaks est ici et en bref j’émince un oignon et une gousse d’ail et je les fais cuire un peu dans de l’huile, puis je les mixe avec 300 g de légumineuses cuites et 2 cuillerées à soupe de ketchup. Puis j’ajoute environ 150 g de farine de blé, pour avoir une pâte qui a une texture de pâte à modeler collante. Je me mouille les mains et je forme des « steaks » que je fais cuire dans une poêle bien huilée.

Vous pouvez observer ici combien je peux rater mes pommes de terre sautées. Des fois c’est impec, d’autres j’obtiens comme ici de la bouillie frite… C’est peut-être une question de température de l’huile ? Si quelqu’un a un conseil, je prends.

 

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Cookies

Quand je pense qu’il y a à peine 2 ans je ne me pensais pas capable de faire de bons cookies « classiques » (mais sans œuf ni beurre)… Un jour j’ai décidé de m’y mettre sérieusement, fait un certains nombre d’essais (certains ratés, d’autres réussis) et maintenant j’ai une recette super simple qui me convient parfaitement et plait à toutes les personnes qui les goûtent ! A chaque fois que je fais ces cookies, je me dis que ça fait plaisir quand le travail paye. La recette est ici.

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Biscuits basiques à la fleur d’oranger

Ce sont les biscuits de petit déjeuner standard de Doudou et du Pinto, depuis qu’on n’achète plus de Navettes de Saint Victor. Tous les détails sont ici. Je double la recette et mélange 500 g de farine (farine de blé T80), 180 g de sucre, 2 cuillerées à café de carbonate de calcium, 60 g d’huile de colza cuisson et 140 ml d’eau aromatisée à la Fleur d’oranger (marque La Patelière). J’étale la pâte sur un tapis de cuisson (en toile de verre et silicone, on en trouve fabriqué en France sous différentes marques) à une épaisseur de 6 mm grâce à un rouleau de pâtisserie à anneaux (marque Joseph Joseph). Je découpe en formes avec un emporte-pièce et je cuits au four préchauffé à environ 175 °C pendant environ 15 minutes. Après 5 ou 10 minutes de tiédissement hors du four, je déplace les biscuits sur une volette à pâtisserie pour qu’ils refroidissent. Puis je les stocke dans une boîte en métal.

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Crêpes faciles

Ma recette est simple (voir ici pour les détails et d’autres variantes). Cette fois j’ai préparé une version sans soja. Pour environ 7 crêpes, mélanger 200 g de farine (toujours blé T80 ici), 50 g de sucre, éventuellement un peu de carbonate de calcium, un peu de vanille, 100 g de purée d’amande blanche et 450 g d’eau. Je cuits les crêpes dans une crêpière antiadhésive huilée.

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Chocolat chaud de Prêt à manger

Puisque je n’ai plus mon joli gobelet isotherme, j’ai mis dans mon sac un de nos gobelets basiques pour m’offrir une boisson chaude zéro déchet au Prêt à manger de la Gare de Lyon. Ce gobelet n’a pas de jolie décoration, de double paroi isolante ni de couvercle pour boire en marchant, mais il a une contenance de 330ml qui m’a permis d’avoir tout le volume normal de cette boisson.

Et non seulement les employés de Prêt à manger acceptent avec plaisir de servir la boisson dans mon récipient réutilisable, donc non seulement je ne me sens pas gênante quand je commande, mais maintenant il y a même un panneau informant d’une réduction de 0,50 euros sur la boisson chaude quand on apporte son gobelet réutilisable ! Bravo Prêt à manger ! https://www.pretamanger.fr/fr-fr

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Pâtisseries de saison chez Oh faon !

A Marseille, nous avons la chance d’avoir Oh faon !, une pâtisserie artisanale 100 % végétale qui crée de délicieuses pâtisseries tout au long de l’année afin de d’adapter aux saisons et propose le vendredi et le samedi des brioches et viennoiseries. Confort suprême, nos proches peuvent y commander des gâteaux aussi bons que beaux pour les fêtes de familles. Alors bien sûr, je me dévoue régulièrement pour acheter leurs gâteaux afin de soutenir le commerce ! Vous feriez pareil à ma place, n’est-ce pas ?

De gauche à droite, le Grodoudou, une tarte chocolat-noisette, le Black star (aussi présent dans la main), une délicieuse nouveauté toute chocolatée, au milieu le Sticky Mango, crémeux et fondant avec de la mangue et de la noix de coco, et au premier plan le Tanuki Mandarine, entremet au thé matcha et à la clémentine parfaitement dosés avec de l’amande pour que le goût reste très doux.

 

Je termine ce billet en partageant avec vous la joie d’avoir enfin obtenu une mutation dans l’académie d’Aix-Marseille ! Youpiii c’est la fête !!! (Prochaine étape en juin, j’espere être affectée à un établissement de Marseille.)

Bon dimanche !

Livres pour enfant sur les déchets

16 Mar

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, on parle des déchets. Pourquoi faut-il s’y intéresser ? Et que deviennent-ils une fois hors de notre vue ? Voici mes 2 livres préférés pour répondre à ces questions qui concernent tout le monde.

Un troisième ouvrage aurait pu figurer dans cette liste, Gare au gaspi !, mais je l’ai gardé pour un article ultérieur car il traite plus globalement de préservation de la planète.

 

Où est l’étoile de mer ?

Ce livre écrit par Barroux est imprimé en Malaisie et publié en 2016 chez Kaléidoscope diffusé par L’école des Loisirs (lien vers la fiche du livre). L’éditeur le propose pour les enfants de 3 à 6 ans, mais je l’ai montré au Pinto de 2 ans et il lui a beaucoup plu. Donc je dirais qu’il est adapté de 2 à 6 ans.

Ce grand album est un « cherche et trouve ». Il n’a pas de texte, à part pour nommer les 3 dessins à retrouver sur chaque page : une étoile de mer, une méduse et un poisson clown. Pour le Pinto, 2 ans, on ne cherche que l’étoile de mer et je l’aide si besoin. Pour le Béluga, à 6 ans, trouver ces items est assez facile.

Ce qui est intéressant dans cet album, c’est que les dessins racontent en fait une histoire. Sous l’eau, une baleine et de nombreux poissons multicolores peuplent les eaux, quand petit à petit s’accumulent les déchets. Finalement, la baleine pousse tous ces déchets sur la plage où ils bousculent les immeubles, et les animaux marins sont à nouveau tranquilles.

Comme il n’y a pas de texte, on a le choix de raconter ou pas cette histoire, c’est très pratique. Personnellement, je dis à chaque page « encore des déchets ! » ou « encore plus ?! » et on nomme ceux qu’on reconnaît (une bouteille, un tuyau, un four, un frigo…).

Le message de cet album est simple : les déchets se retrouvent forcément quelque part, donc il faut les jeter dans une vraie poubelle si on ne veut pas que ça encombre la mer.

Ce livre est un gros coup de cœur pour moi, car l’air de rien il permet à la fois de s’amuser et de poser les fondations pour de futures discussions sur le thème des déchets ou simplement pour expliquer à son enfant pourquoi on a un mode de vie qui privilegie le « zéro déchet ».

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet. Et si votre enfant vous semble trop grand pour cet album, le même message de sensibilisation à l’accumulation des déchets est transmis par le dessin animé Wall-E (mais le site Filmspourenfants.net ne recommande pas ce film avant 9 ans).

 

Voyage au pays du recyclage

Ce livre écrit par Elisabeth de Lambilly est imprimé en Chine et publié en 2012 aux éditions De La Martinière Jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il fait partie de la collection Encyclo des petits curieux qui traite de sujets variés.

Ce livre est composé de deux moitiés. Quand on ouvre la couverture, on voit à gauche un grand dépliant. Une face du dépliant est une très grande image pleine de détails (et sans mots). Elle montre tout ce qui se passe entre le moment où on met un déchet dans un bac de tri, et celui où un nouvel objet, contenant de la matière recyclée, est proposé en magasin.

L’autre face du dépliant est un résumé des informations du livre, en quelques phrases et en images.

Pour moi, ce dépliant permet de traiter le sujet avec un enfant à partir de 3 ans.

L’autre moitié de l’ouvrage est composé de pages classiques, et à mon avis cette partie est adaptée à partir de 5 ans. On y voit Louis et Louise, des jumeaux, se cacher dans une poubelle pour pénétrer dans un centre de tri, se retrouver au milieu d’une balle de déchets plastiques compressés, etc.

Comme dans tous les ouvrages de la collection Encyclo des petits curieux, on suit Louis et Louise dans histoire qui est à mi chemin entre une histoire fantaisiste classique de la littérature jeunesse et un documentaire. C’est vraiment ludique à lire avec un enfant, et au passage l’histoire évite les stéréotypes de genre.

Je regrette que cet ouvrage évoque pas le compostage, ni le traitement des eaux usées. Par contre j’apprécie la page proposant des astuces pour diminuer ses déchets car « malgré le tri et le recyclage, il y a encore bien trop de déchets dans les poubelles ! ».

Enfin, cet ouvrage a un gros point faible pour moi, qui est malheureusement très répandu dans la littérature jeunesse française (quand les illustrateurs ne bottent pas en touche en dessinant des personnages non humains). TOUS les très nombreux personnages de ce livre ont la peau blanche, sont minces et valides ! Ah pardon, il y a un figurant non blanc, sur une seule page et dessiné tout petit… Il n’y a que moi qui trouve cela déplorable ? C’est vraiment sidérant, cette incapacité de la plupart des illustrateurs français à montrer la société française telle qu’elle est ! Pourtant c’est possible, d’ailleurs le fast food Mc Donald’s le fait très bien dans les chouettes livres qu’il propose aux enfants (et qu’on peut acheter même sans commander de nourriture).

 

Pour finir cet article, je vous parle d’un livre qui m’a intéressée au premier abord mais que finalement je n’aime pas trop : Les déchets et le recyclage de Stéphanie Thurnbull aux éditions Usborne. Ce petit livre est un documentaire très illustré dans lequel on découvre la quantité des déchets produits, le ramassage, le transport, l’enfouissement, l’incinération, les déchets toxiques, les égouts. Puis on passe au recyclage : les métaux, le verre, le papier, le plastique et le compostage. Chaque sujet est traité en une double page avec environ 6 phrases, des dessins et des photos. Je pense qu’il est adapté dès 5 ans. De loin, il a l’air bien, d’autant que les personnages dessinés n’ont pas tous la peau blanche !

Voici ce que je n’apprécie pas du tout dans ce livre : il ne montre quasiment que des hommes (valides « bien sûr »), son graphisme est dans une tonalité très masculine de bleu, vert et d’orange et à chaque page l’accent est mis sur les véhicules. Bref, il semble conçu tout particulièrement pour les garçons, comme si les filles ne pouvaient pas s’intéresser à la question des déchets…

Sur le thème des déchets, je n’ai donc trouvé aucun livre pour les 4-6 ans qui ne soit à la fois juste envers les filles et envers les minorités visibles. Éditeurs jeunesse français, rèveillez-vous !

En tout cas, le site des éditions Usborne a la bonne idée de proposer une liste de liens sur le recyclage des déchets, ce qui peut être intéressant pour proposer une activité de sensibilisation aux déchets qui ne soit pas la lecture d’un album. On y trouve notamment de petits jeux à imprimer (rébus, devinettes, 7 différences..) et de petits jeux à faire en ligne.

 

Et vous, connaissez-vous des livres pour enfants sur les déchets ?

Malgré mes recherches, je n’en ai pas trouvé en version papier pour expliquer le compostage (à part une double page dans le livre « spécial garçon » Les déchets et le recyclage). Caillou : la magie du compost, me semble impeccable, d’autant que j’apprécie les dessins animés de Caillou malgré leur aspect un peu daté, mais il est disponible seulement en ebook.

Pour les anglophones, « Where in the world is away ? » de Michael Franti me semble interessant (j’adore son titre plein de bon sens !) mais je n’ai pas dû l’occasion de le feuilleter.

Bon week-end !

Choucroute végétale

10 Mar

Bonjour !

Le week-end, nous nous arrangeons generalement pour avoir une ou deux heures pour cuisiner un bon plat pour le dimanche et si possible de quoi avancer un peu les autres repas, comme préparer un lot de sauce tomate, une casserole de soupe et un grand bol de crudités. Pour que le parent qui cuisine soit tranquille, l’autre sort avec les enfants.

C’est pour ça que Doudou garde ses recettes plutôt secrètes : quand il me les raconte après coup, bizarrement il ne me dit pas tout (on dirait sa grand-mère ^^). Mais cette fois-ci je suis rentrée du square avant que Doudou ne termine de cuisiner sa fameuse choucroute, alors j’ai la recette complète !

Ceci est un reste de choucroute prêt à être réchauffé, car je n’ai jamais pris le temps d’essayer de photographier la cocotte fumante, et que nous ne prenons pas le temps de disposer artistiquement la choucroute sur un grand plat de service

 

Ingrédients pour 6/8 personnes
– 2 oignons
– 500 g de pommes de terre
– 4 cuillerées à soupe d’huile de cuisson (ici à base de colza)
– Environ 800 g de choucroute crue
– 1/2 cuillerée à café de cumin moulu
– 1/2 cuillerée à café de coriandre moulue
– 1/2 cuillerée à café de gingembre moulu
– 1 pincée de muscade moulue
– 12 baies de genièvre
– 12 grains de poivre noir
– 2 feuilles de laurier sauce
– Environ 1 cuillerée à café de gros sel
– 150 ml de vin blanc
– 4 pommes
– 8 saucisses végétales

Préparation
– Éplucher et émincer finement les oignons.
– Peler les pommes de terre et les rincer.
– Dans une cocotte, faire blondir les oignons avec l’huile.
– Pendant ce temps, dans une passoire, rincer la choucroute puis appuyer dessus avec les mains pour faire sortir l’excès d’eau.
– Quand les oignons sont blonds, ajouter la choucroute, tous les aromates et le vin blanc.
– Couvrir d’eau jusqu’à 1 cm au-dessus de la choucroute, puis ajouter les pommes de terre épluchées.


– Couvrir et laisser cuire pendant environ 30 minutes (sans pression), jusqu’à ce que les pommes de terre soient presque cuites.
– Pendant ce temps, couper les pommes en deux, les éplucher et retirer le trognon.
– Quand les pommes de terre sont presque cuites, ajouter les demi pommes épluchées et les saucisses.


– Couvrir à nouveau et cuire encore une quinzaine de minutes, pour que les saucisses soient chaudes et les pommes cuites.
– Servir en prévenant les convives de ne pas croquer dans les grains de poivre ou les baies de genièvre ! Doudou aime manger ce plat avec un peu de moutarde et de margarine végétale.

Ma photo ne vous fait sans doute pas envie, mais moi qui connait le plat, je salive en la voyant

 

Remarques

  • Vin blanc : Ma version préférée utilise du vin blanc sec, en général un Bourgogne blanc. On peut bien sûr le remplacer par un vin blanc moelleux comme du Gewurztraminer ou par de la bière, blonde ou blanche.
  • Saucisses végétales : Quand on fait un voyage jusqu’au magasin bio (une fois toutes les 3 semaines environ), on achète des saucisses végétales et on les congèle, de sorte d’en avoir sous la main quand on a envie. C’est Doudou qui gère ces courses et choisit les saucisses. J’aime bien les Tofu-Viennoises de la marque Taifun (saucisses à base de tofu, longues, fines et souples, presque aussi peu piquantes que les Knacki). Doudou achète aussi des saucisses à base de gluten, pour varier en proposant une texture plus ferme, mais je n’ai pas de référence précise à vous citer.

  • Épices : La recette est volontairement peu épicée, parce que c’est ainsi que je l’aime. N’hésitez pas à ajuster les quantités a votre goût !
  • Pommes : Doudou recommande d’utiliser plusieurs variétés de pommes, par exemple deux pommes acidulées de deux pommes douces. Mais rendons à César ce qui lui appartient : c’est ma Maman qui nous a initiés à la choucroute avec pommes.
  • Pour les enfants : En général, les enfants mangent les pommes de terre, les pommes et les saucisses de ce plat. Pour les motiver à goûter le chou, je leur en propose juste un « fil » en prétendant, à grand renfort de clins d’œil et de chuchotements, que c’est un poil de nez de sorcier ou autre idée dégoûtante… et on le mange en faisant des grimaces horribles. Le Béluga est généralement ravi de piocher un autre fil et de le dire ce que ça peut être horrible avant de l’avaler. Ça ne fait pas manger une portion entière de chou aux enfants, mais ça dédramatise l’expérience et leur apprend le goût de cet aliment afin qu’ils s’y habituent progressivement.
  • Reste de choucroute crue : On achète la choucroute crue par pot de 1 kg. Ce qui reste dans le pot après la préparation de cette recette est mangé en salade, soit « classique » : choucroute crue, carottes râpées, huile d’olive, soit « sucré salé » : choucroute crue, dés de pomme crue, graine de sésame, huile de colza cuisson. C’est cette dernière version qui a ma préférence, j’en ai mangé des kilos (sans plaisanter) pendant ma première grossesse et, sans doute pas par hasard, un bébé de ma connaissance en a même mangé avec appétit lors de sa diversification alimentaire…

Vous souvenez-vous de cette photo du Béluga ? Quand je pense qu’il va avoir 7 ans cette année !

 

Bon dimanche !

Livres pour enfant sur les chiffres

9 Mar

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Voici mes deux albums préférés sur les nombres de 1 à 10. Je les trouve bien faits et ils ont l’avantage assez rare de mettre en valeur la faune sauvage française : escargots, fourmis, coccinelles, grenouille, chenille… ça change des animaux domestiques ou exotiques !

 

La tournée de M. Escargot

Ce livre de Stuart Lynch est imprimé en Chine et paru en 2018 chez 1 2 3 Soleil (lien vers la fiche du livre). Je pense qu’il est adapté de 1 à 4 ans.

On suit M. Escargot qui apporte du courrier aux habitants de chaque numéro. Pour cela, une phrase explique le chemin à parcourir, qui se trouve être la forme du chiffre. Puis on soulève le volet et on découvre les habitants de cette maison et une petite phrase de M. Escargot.

J’adore l’ambiance joyeuse et claire de ce livre, et je le trouve particulièrement bien conçu pour amuser l’enfant avec sa petite histoire, ses volets à soulever et ses « chemins » à parcourir du doigt. Et bien sûr il initie aux chiffres, à la manière de les tracer et au dénombrement. Un gros coup de cœur !

 

Dix petites coccinelles

Ce livre d’Élisabeth de Galbert et Laura Huliska-Beith est imprimé en Chine et paru en 2001 aux Editions Quatre fleuves (lien vers la fiche du livre).

Je pense qu’il est adapté de 1 à 6 ans, car les tout-petits vont simplement toucher les 10 coccinelles en relief, tandis que les plus grands peuvent comprendre l’histoire et en profiter pour s’entrainer à compter et peut-être à soustraire.

J’avais acheté ce livre dans la librairie d’occasion qui se trouvait à côté de chez nous quand nous habitions Paris. J’ai mis du temps à m’habituer à son esthétique très colorée et sans bords mais le Béluga comme le Pinto l’ont adopté tout de suite et pour longtemps.

On commence avec 10 coccinelles en relief à toucher à travers la couverture. Sur chaque double page se trouve un chiffre et, astucieusement, le nombre de coccinelles correspondants et le même nombre de trous (à travers lesquels l’enfant peut mettre son doigt).

Les chiffres sont dans l’ordre décroissant, car à chaque page apparaît un animal avec lequel disparaît une coccinelle. L’adulte, ou l’enfant s’il n’est pas trop petit, peut se demander si les coccinelles se font manger.. mais à la dernière page on les découvre toutes rassemblées avec leurs nouveaux amis, et c’est l’occasion de compter encore une fois toutes les coccinelles.

 

Dix petites étoiles

Aux éditions Quatre fleuves, on trouve de nombreux albums bâtis sur le même principe que Dix petites coccinelles. Je n’ai pas eu l’occasion de le feuilleter mais, pour un enfant plus grand qui apprécie une histoire plus longue, Dix petites étoiles, illustré par Kate Stone est peut-être intéressant.

Attention : il existe un autre album sur le même principe (étoiles à toucher et nombres de 10 à 1), sous le même titre, mais publié aux éditions Gründ : Dix petites étoiles, illustré par Julian Russel. Il est épuisé mais encore trouvable d’occasion et il me semble bien adapté pour les tout petits car son texte est court et simple, avec parfois des onomatopées.

 

Bon week-end !

Repas de fin février

3 Mar

Bonjour !

Des repas simples et roboratifs, et aussi quelques astuces : voici le programme de cet article.

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Purée de pommes de terre & croquettes de lentilles

Une purée de pomme de terre assez classique, à part que je remplace le lait et le beurre par de l’eau et de la purée de cajou ou d’amande blanche. Pour les croquettes, c’est tout simplement la recette de steaks de lentilles façonnés en plus petit, pour changer.

 

Purée de pomme de terre mystère & saucisses

On a toujours au congélateur un paquet de mini saucisses végétales. Habituellement ce sont des Mini Viennoises de Taifun car elles sont à base de légumineuses (tofu) donc très bien pour équilibrer un sandwich ou manger avec des carottes râpées. Mais parfois, comme ici, Doudou achète des Mini Weennies de Wheaty, à base de gluten. Mais il se trouve qu’on a quand même une portion de légumineuses… car il y a des haricots blancs mixés dans la purée ! Ça passe tout seul, même avec les enfants, en remplaçant 1/3 de pommes de terre cuites par des haricots blancs cuits et bien égouttés et mixés – et en ajoutant un peu moins de liquide pour obtenir une bonne texture de purée.

Et quand on a un Pinto en pleine néophobie alimentaire qui ne mange ni purée ni saucisses à la maison (parce que chez la nounou, aucun problème…) ? On lui sert les carottes râpées figurant aussi au menu, sur des tartines de pain grillé tartiné de margarine. Et s’il en veut, il y a toujours « l’aliment de réserve » : chez nous, ce sont des pistaches (non salées).

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Poêlée de côtes de blette au lait de coco

Un petit plat rapide à préparer et à manger tout de suite, car il est moins beau une fois réchauffé. J’ai émincé des côtes de blette, et sans doute un peu d’ail ou d’oignon, et les au fait revenir dans de l’huile additionnée de circula. Puis j’ai ajouté du sel aux plantes, des pois chiche cuits et du lait de coco. Et zou, dans des tortilles du commerce !

 

Poêlée de vert de blette au tofu brouillé

Le vert des blettes se conserve mieux que les côtes. J’ai superposé le vert et y ai coupé des « tranches » pour l’émincer rapidement, puis je l’ai poêlé avec un peu d’ail, de l’huile, du sel et du tofu ferme (celui vendu stérilisé en supermarché) haché (on peut le faire au robot, ici je l’ai « râpé » en le frottant à la main dans une passoire à mailles fines). Pendant que le tout cuisait, j’ai préparé de la polenta instantanée (avec un peu de carbonate de calcium pour l’apport en calcium, et d’huile de colza cuisson pour les oméga 3). Et voilà, le repas est prêt !

 

Spaghetti rigolos à la betterave, sauce crémeuse à la cacahuète

Ici c’est un reste de spaghetti rigolos à la betterave, et on peut voir que quelques heures ont frigo ont permis aux cubes de colorer un peu les pâtes. Côté goût, les betteraves n’en apportent pas vraiment donc j’ai mélange quelques cuillerées de purée de cacahuète avec autant d’eau chaude pour obtenir une sauce crémeuse – et aussi un peu de sel pour relever la saveur et de carbonate de calcium pour le calcium.

 

Soupe et astuces

J’oublie très vite ce que je mets dans mes soupes, mais je me souviens que celle-ci doit sa couleur claire à l’ajout de carbonate de calcium, afin de nous assurer l’apport en calcium du jour (explications ici). Si on n’avait pas déjà une source d’iode grâce à la Veg1, je ferai cuire un morceau d’algue kombu, que je retirerais avant de mixer la soupe, afin de nous assurer un apport hebdomadaire en iode (explications ici).

Et pour le Pinto, qui mange sa soupe tiède et pas chaude, j’utilise un récipient d’eau à température ambiante dans lequel je place son assiette. Comme l’assiette du Pinto est en inox, elle conduit très bien la chaleur et ce bain froid l’amène rapidement à la température souhaitée, surtout si on mélange un peu la soupe avec la cuillère pendant ce temps.

 

Riz au blanc de poireau

On peut le faire pilaf ou en risotto, en tout cas j’aime bien émincer très fidèlement le blanc de plusieurs poireaux et le faire revenir dans de l’huile avant d’y ajouter le riz cru et d’autres aromates. Et quand on ne met que le vert des poireaux, ça passe bien auprès des enfants ici.

 

Salade de lentilles à composer

C’est un déjeuner rapide pour moi seule, mais avec du pain frais ce pourrait être un repas de samedi midi : on met sur la table tous les restes pouvant composer un repas ! Ici des carottes râpées, des graines de tournesol décortiquées, un reste de lentilles cuites et de la salade verte.

 

Repas au Daily Monop’

Lors de mes fréquents déplacements à Paris cette année, j’ai toujours un sac avec ma nourriture pour la journée : petit déjeuner, déjeuner, dîner et collations. Et un matin, horreur, j’ai oublié ce sac dans la gare… Avec mes repas si soigneusement préparés et leurs accessoires réutilisables ! (J’espère qu’au moins cela aura servi à quelqu’un, puisque le sac n’a pas été retrouvé.) Dans le TGV, j’ai donc petit déjeuné de thé, pain blanc, chocolat noir, compote de pommes et chips.

Le soir, pour manger mieux et un peu moins cher, j’ai acheté mon dîner chez Daily Monop : une assiette façon mezze qui était très bien, à part la sauce à base de produits laitiers (la prochaine fois, je reprendrai donc la classique assiette Bouddha bowl). En dessert, j’ai acheté, pour soutenir l’innovation, un yaourt végétal à base de lait de coco.

 

Repas chez Starbuck’s

Lors d’un autre trajet, j’ai dû prendre un train plus tard que prévu, trop tard pour dîner chez moi. J’en ai profité pour tester ce que proposait la boutique Starbucks de la Gare de Lyon. Il y a certes un seul sandwich et un seul gâteau végétaliens, mais ils sont tout à fait sympathiques : un wrap légèrement épicé et un gâteau chocolat-framboise. Miam !

 

Crème dessert ou flan à la châtaigne

Avec 60 g de farine de châtaigne (de La ferme du châtaignier, délicieuse, bio et AOP, merci Karine !), 60 g de sucre et 500 g de lait de soja et, si on le souhaite, un peu d’extrait de vanille et 1 cuillerée à café de carbonate de calcium, on peut préparer un délicieux dessert. Il suffit de chauffer le tout en remuant soigneusement au fouet jusqu’à épaississement, et cuire encore 1 minute avant de verser dans des ramequins. Si on le mange quelques minutes après, tiède, on a une texture de crème dessert. Et si on attend plusieurs heures pour un complet refroidissement, on peut la démouler et profiter d’une texture de type flan ou panna cotta. C’est délicieux tel quel, avec un peu de chantilly végétale (Schlagfix, un petit plaisir rare que j’achète maintenant au restaurant Green love à Marseille) ou avec des tranches de pomme.

 

Cacahuètes à décortiquer

Pour changer un peu, j’ai acheté des cacahuètes non décortiquées au rayon vrac de mon maraîcher. Les enfants ont été très intéressés, et le Pinto s’est bien entraîné à les décortiquer. Comme il n’a pas encore beaucoup de force dans les doigts, avant de lui donner ces cacahuètes, je presse la coquille entre deux doigts pour qu’elle s’ouvre plus facilement.

 

Astuce pour les pistaches fermées

Je termine sur nos pistaches bien aimées, qui sont l’aliment de réserve que nos enfants peuvent demander à chaque repas s’ils le souhaitent – d’après un conseil de Dina Rose, dans son livre Mettez fin à la querelle des brocolis (épuisé en version papier, mais dont je décris les principes dans mon dernier livre).

Je garde à part les pistaches impossibles à décortiquer à la main (vu leur prix, hors de question de les jeter), et de temps en temps je les décortique à l’aide de notre casse-noix à vis, comme vous pouvez le voir sur la photo.

 

Bon dimanche !

Livres pour enfant montrant une alimentation végétale

2 Mar

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, on ne parle pas de livres évoquant le végétarisme (un article ultérieur traitera de ce thème) mais d’albums qui, au cours de leur histoire, montrent des aliments végétaux. Et j’ai choisi de vous montrer uniquement des ouvrages de Kazuo Iwamura, dont j’aime beaucoup la plupart des livres. On peut les acheter en grand format relié (à couverture rigide) ou en plus petit format broché (à couverture souple).

J’aime la sérénité qui se dégage de ses ouvrages et j’apprécie la mise en valeur des plaisirs d’une vie simple. Et parmi les livres les plus connus de Kazuo Iwamura, figurent ceux de la famille Souris. Dans ces albums, les dessins sont très riches : on peut y observer de nombreux détails.

Par contre je n’aime pas le comportement souvent très genré des personnages : la cuisine et la vaisselle sont le plus souvent réalisées par les femmes, dans la famille Souris presque tous les garçons ont un prénom (Paulin, Grégoire, Pierrot, Octave, Benjamin) alors qu’aucune fille n’en a, etc. Mais c’est vraiment le seul défaut que je trouve à ces livres. Et j’en profite pour, quand ça s’y prête, questionner avec l’enfant cette répartition des rôles.

En terme d’âge, ces albums sont adaptés à partir de 2 ou 3 ans.

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La pomme rouge

Ce livre de Kazuo Iwamura a été imprimé en France et publié en 2010 chez L’école des loisirs (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album en gris et rouge, on suit Natchan qui fait tomber sa pomme et croise différents animaux à qui elle demande de l’aider à la rattraper. Puis on voit Natchan et ses nouveaux amis manger une pomme avec délice, en pleine conscience. Une manière de montrer à son enfant qu’on peut se régaler avec un simple fruit frais.

Un autre message qui me plait dans ce livre, c’est qu’on voit le plaisir des personnages qui attendent leur tour de croquer la pomme, leur joie quand ils la croquent puis leur contentement quand ils mâchent longuement leur bouchée. On les voit prendre leur temps pour profiter au maximum, ce qui est intéressant pour les enfants habitués à gober leur repas…

J’aime beaucoup ce livre, il fait partie de ceux que je garderai quand mes enfants seront grands. Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Le petit déjeuner de la famille Souris

Ce livre de Kazuo Iwamura a été imprimé en France et publié en 1985 chez L’école des loisirs (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, on observe le réveil des enfants Souris, on les voit s’habiller et se débarbouiller puis aller cueillir des framboises pendant que le reste de la famille prépare une boisson chaude, des petits pains et de la bouillie.

Enfin, on voit toute la famille se rassembler autour de la table pour prendre ce repas.

Pour compléter mon avis, voici celui de De chair et de lait.

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Le pique-nique de la famille Souris

Ce livre de Kazuo Iwamura a été imprimé en France et publié en 1988 chez L’école des loisirs (lien vers la fiche du livre).

On suit la famille Souris qui profite d’une belle journée de printemps pour faire une grande ballade près d’une rivière. Au passage, elle découvre ce qui se passe dans la nature en cette saison (oisillons, jeunes pousses, œufs de crapaud).

La famille Souris partage ensuite le pique-nique qu’elle avait préparé : des boulettes de riz (les spécialistes reconnaîtront des onigiri) en plat de résistance et des fruits séchés (pruneaux, raisins secs ?…) en dessert.

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La famille Souris et le potiron

Ce livre de Kazuo Iwamura a été imprimé en France et publié en 1997 chez L’école des loisirs (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, on assiste à la plantation d’une graine de potiron, à sa croissance jusqu’à devenir une belle plante sur laquelle pousse un gros potiron.

La famille Souris récolte alors sa chair avec laquelle elle prépare des croquettes, un gâteau, de la soupe et un pâté en croûte. Et bien sûr, elle conserve précieusement des graines…

Pour compléter mon avis, voici celui du Tiroir à histoires.

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La fête de l’automne de la famille Souris

Ce livre de Kazuo Iwamura a été imprimé en France et publié en 1993 chez L’école des loisirs (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, la famille Souris se promène en forêt pour ramasser des noisettes et des baies. Mais en terminant une grande partie de cache-cache, ils se retrouvent au milieu d’un moment de magie : la parade d’automne, au cours de laquelle les grenouilles et les glands font défiler les plus beaux champignons ! Puis un grand souffle fait s’envoler tout ce petit monde et la famille Souris rentre à la maison manger sa récolte.

Comme dans les autres albums que je vous présente ici, on peut ensuite voir les souris attablées autour d’un délicieux repas. Au fait, sur cette image, je reconnais bien des baies et des champignons, par contre je ne reconnais pas ce fruit dont le papa Souris gratte la chair. Avez-vous une idée de ce que cela peut être ?

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L’hiver de la famille Souris

Ce livre de Kazuo Iwamura a été imprimé en France et publié en 1986 chez l’Ecole des Loisirs (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, la famille Souris passe le début de la journée à l’intérieur pour fabriquer des luges, un jeu de société et préparer des chaussons à la confiture de fraise.

Après une partie de jeu et un goûter avec ces chaussons, la famille Souris sort faire de la luge et un bonhomme de neige.

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La famille Souris prépare le nouvel an

Ce livre de Kazuo Iwamura a été imprimé en France et publié en 2008 chez L’école des loisirs (lien vers la fiche du livre).

On voit la famille Souris préparer des mochis, ces petites pâtisseries à la farine de riz gluant que l’on trouve dans plusieurs régions d’Asie – et que Doudou, le Béluga et moi aimons beaucoup.

La technique traditionnelle, montrée dans ce livre, implique de cuire le riz gluant à la vapeur puis de le piler longuement jusqu’à obtenir une pâte élastique. On peut maintenant le préparer plus facilement avec de la farine de riz gluant, comme l’explique Mathilda Motte dans son livre Mochis Mochis qui me fait de l’œil depuis longtemps. Mais jusqu’à présent je choisis le luxe d’acheter de temps en temps les mochis qu’elle prépare elle-même en Touraine et vend sur sa boutique en ligne, La maison du Mochi, avec des parfums délicieusement originaux (je les congèle pour faire durer le plaisir plus longtemps), ou d’en acheter d’une autre marque au restaurant Yojisu (attention, certains parfums chez Yojisu ne sont pas véganes, comme le mochi daifuku au thé vert dont le fourrage contient des produits laitiers). Ceci dit, à ma prochaine commande sur La Maison du mochi, je vais sans doute acheter le mélange à mochis tout prêt et le garder pour faire un atelier « mochis maison » avec le Béluga… ou carrément le kit complet pour mochi daifuku « blanc » avec le livre. Mais je m’égare du sujet du jour !

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Je termine cet article sur un dernier album de la famille Souris, que je n’arrive pas à aimer. Je vous explique pourquoi. La famille Souris et la racine géante est sexiste de manière répétée. La famille Souris va récolter des baies et un légume racine, et ce sont uniquement les garçons qui grimpent et chahutent pendant que les filles, bizarrement réduites à 3 alors que normalement il y en a 4, font les effarouchées. De plus, il est particulièrement visible dans ce récit que le plus jeune garçon a un prénom, Benjamin, alors que la plus jeune fille n’a droit qu’à un surnom réducteur, Petite sœur. Heureusement, à la fin tout le monde cuisine, mais pour moi, cela reste trop déséquilibré pour que j’arrive à me laisser transporter par l’histoire et les dessins. Je le lis quand même aux enfants s’ils le demandent, en soulevant ce que je trouve anormal.

Sur le plan botanique, je n’ai pas reconnu le végétal qui donne une fine tige portant de petits fruits fripés (apparemment comestibles) et une longue racine claire en forme de fuseau. Mais finalement, quel que soit le légume racine, on peut le manger « en frites, en beignets et en purée » ! (Et aussi râpé avec de la vinaigrette ou une sauce crémeuse, en soupe, en quiche…)

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A noter, je n’ai pas détaillé ici l’album La famille Souris dine au clair de lune. En effet, dans ce livre les Souris construisent une plateforme dans l’arbre pour y passer une soirée à admirer la lune. L’accent de cette histoire n’est donc pas sur le contenu du repas. Au passage, quand je lis ce livre aux enfants un peu grands, je précise que ce n’est que quand la lune est pleine qu’elle se lève la nuit ! La plupart du temps, elle se lève à d’autres moments et on peut donc la voir en journée, comme expliqué ici.

Enfin, un dernier album de Kazuo Iwamura dont je voulais vous dire un mot : Fû, Hana et les pissenlits. Cet album à l’honneur des pissenlits a un sujet et un rythme très sympathiques, mais ses poncifs sexistes me gênent fortement. Fû, le lapin garçon habillé en bleu, avance toujours devant et en conclusion du livre sa maman lui dit qu’il est fort, tandis que sa sœur Hana s’intéresse aux fleurs et sa maman lui dit qu’elle est jolie. Pfff !

Bon week-end !

Crème de citron à l’amande (lemon curd), tarte et mousse

24 Fév

Bonjour !

Comme il y a peu de fruits de saison en ce moment, c’est l’occasion de s’intéresser aux desserts à base de citron. Parmi mes nombreux essais, j’ai créé le lemon curd citron-amande que je vous présente aujourd’hui. Sans œuf, sans beurre, mais avec des ingrédients simples et un résultat gourmand !

Comme le lemon curd classique, on peut utiliser cette crème de citron à l’amande sur des tartines, dans des crêpes, mélangée à un yaourt… On peut même l’étaler sur un fond de tarte pour obtenir une tarte au citron ultra fondante. Enfin, on peut aussi faire une variante de cette crème de citron pour obtenir très simplement une délicieuse mousse au citron.

Alors aujourd’hui c’est fête : vous avez 3 recettes en un seul article : une crème de citron à l’amande, une tarte au citron sans four et une mousse au citron !

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Crème de citron à l’amande (lemon curd à l’amande)

Ingrédients pour 1 pot
– 1 citron jaune, zeste et jus
– 100 g de sucre
– 1 cuillerée à soupe de fécule (8 g)
– 1/8 cuillerée à café d’agar-agar en poudre (1 grosse pincée, prise avec 3 doigts : pouce, index et majeur)
– 50 g d’eau (environ 3 cuillerées à soupe)
– 50 g de purée d’amande blanche (environ 3 cuillerées à soupe)

Préparation
– Prélever le zeste du citron avec une râpe fine. Je râpe au-dessus de la casserole qui servira pour la suite.

Une râpe Microplane est idéale car les zestes obtenus sont très fins.

– Couper le citron en deux et le presser pour récupérer son jus : 50 g (environ 3 cuillerées à soupe).

– Dans une casserole, mélanger le zeste et le jus de citron, le sucre, la fécule et l’agar-agar puis ajouter l’eau. Le mélange est jaune opaque et il ne doit pas y avoir de grumeaux. Si besoin, utiliser un fouet pour bien mélanger.

– Sur feu moyen-fort, porter à ébullition en mélangeant sans cesse, puis poursuivre la cuisson environ 30 secondes en continuant de mélanger vigoureusement. Le mélange devient épais et jaune transparent.

– Éteindre le feu et incorporer la purée d’amande blanche. Mélanger vigoureusement, pour qu’il ne reste aucun grumeau de purée d’amande.

La quantité de purée d’amande peut paraitre trop importante par rapport à la quantité de mélange, mais son goût ne sera pas trop présent au final.

Dans le mélange, en haut de la photo, on peut voir un grumeau de purée d’amande. J’ai donc continué à mélanger vigoureusement.

– Laisser tiédir avant de déguster.

 

Remarques

  • La couleur blonde de cette crème de citron vient à la fois de la cuisson des zestes de citron jaune, du sucre blond et de la purée d’amande blanche.
  • Ajout de la purée d’amande : Pour les premiers essais, je vous conseille d’ajouter la purée d’amande à la fin, comme indiqué dans la recette, pour bien vous rendre compte de ce qu’il se passe pendant la cuisson de la crème. Une fois que vous maitrisez la recette, vous pouvez ajouter la purée d’amande dès le début, cela fonctionnera tout aussi bien.
  • Version sans amande : J’ai essayé en diminuant un peu la quantité de jus de citron (30 ml au lieu de 50 ml) et en remplacer les 50 g de purée d’amande et 50 g d’eau par 100 ml de lait de soja nature, 2 cuillerées à soupe d’huile neutre et 1 cuillerée à café de fécule supplémentaire. Ça fonctionne, mais à mon goût c’est nettement moins bon que la version à l’amande.

 

Tarte amande-citron sans four

Comme dans ma recette de bavarois à la poire, je prépare un fond de tarte rustique, qui est habituellement utilisé pour les cheesecakes. Mais je l’utilise aussi pour toutes mes tartes sans four. Le secret de ce fond de tarte simplissime, c’est qu’il est à base de chapelure ! On peut l’acheter dans le commerce, mais je prépare la mienne en passant au robot, puis dans une passoire, tous mes restes de pain devenus secs.

La garniture de cette tarte très fondante est tout simplement la crème de citron à l’amande, directement étalée sur le fond de tarte. C’est donc un dessert particulièrement rapide à préparer, il faut juste lui laisser le temps de prendre au frais.

Ingrédients pour 3/4 personnes (16 cm de diamètre)
– 40 g de sucre
– 40 g d’huile de coco désodorisée
– 40 g d’eau
– 80 g de chapelure très fine
– Les ingrédients du lemon curd à l’amande (éventuellement préparé avec une pincée d’agar en plus)

Préparation
– Faire fondre le sucre, l’huile et l’eau, soit dans une casserole sur feu doux, soit dans un bol au four micro-ondes.

Huile de coco, sucre et eau avant chauffage

– Pendant ce temps, mixer la chapelure si elle n’est pas déjà très fine.

A gauche, mon bocal de chapelure maison (du pain sec coupé en gros dès et mixé au robot, puis tamise avec une passoire fine). A droite, le Personal blender de Triebest, que j’utilise pour que la chapelure devienne très fine.

– Incorporer la chapelure très fine au mélange fondu.


– Transférer cette pâte dans un un moule à charnière ou d’un cercle de pâtisserie de 16 cm de diamètre. Avant d’y étaler la pâte, on peut chemiser les parois verticales avec un ruban de Rhodoïd pour faciliter le démoulage.
– Avec les doigts, étaler la pâte dans le fond du moule et remonter un peu le long des parois verticales.
-Placer au frigo pour accélérer la solidification de ce fond de tarte.
– Préparer la crème de citron à l’amande, la faire tiédir un peu puis la verser sur le fond de tarte.

La photo est très moche car mon moule est un moule pour panettone, aux bords très hauts

– Lisser la surface, laisser refroidir puis placer au frais au moins 2h.
– Pour démouler, passer un couteau le long des parois verticales avant d’ouvrir le moule à charnière ou de soulever le cercle à pâtisserie.

 

Mousse au citron et à l’amande

C’est une recette assez simple et rapide, et surtout très bonne ! Il suffit de réaliser la recette de crème de citron à l’amande, la laisser tiédir pendant qu’on fouette de l’aquafaba en neige, puis incorporer la neige et laisser prendre au frais pendant au moins 1h.

Ingrédients pour 2/3 personnes
– Le zeste et le jus d’1 citron jaune
– 100 g de sucre
– 1 cuillerée à soupe de fécule (8 g)
– un peu plus de 1/8 cuillerée à café d’agar-agar en poudre (1 grosse pincée + 1 petite pincée)
– 25 g de purée d’amande blanche
– 75 ml d’eau
– 50 g d’aquafaba (environ 3 cuillerées à soupe)

Préparation
– Préparer la crème de citron à l’amande selon les étapes de la première recette et les ingrédients indiqués ici sauf l’aquafaba. Par rapport à la première recette, ici il y a un peu plus d’agar et d’eau, un peu moins de purée d’amande.
– Pendant que cette crème de citron tiédit, battre en neige l’aquafaba avec un fouet électrique, jusqu’à obtenir une neige ferme.


– Incorporer délicatement la neige à la crème de citron tiède, comme on le ferait pour une mousse au chocolat. Je commence par mélanger une petite quantité de neige.

Puis j’incorpore le reste en mélangeant doucement avec la spatule qui reste près des parois du récipient.


– Laisser prendre au frais pendant au moins 1h. On peut sans problème préparer cette mousse la veille pour le lendemain.

Remarque : En utilisant 1/4 de cuillerée à café d’agar, on obtient une mousse très ferme, qui ferait à mon avis une garniture parfaite pour un bavarois au citron.

 

Et vous, quels desserts au citron aimez-vous ?

Bon dimanche !