Nourrir son enfant autrement

16 Jan

Bonjour !

Aujourd’hui sort officiellement en librairies mon troisième livre, Nourrir son enfant autrement. Après deux petits ouvrages, Cuisiner en couleurs et Bonbons vegan, celui-ci est un gros livre de 300 pages ! Rassurez-vous, de nombreuses pages sont des illustrations, en particulier les jolies photos des recettes qui sont de Cécile de Cérou. Et il fallait bien ce volume pour partager toutes les informations que j’ai collectées depuis plusieurs années sur l’alimentation des familles qui consomment moins de produits animaux que la moyenne française.

Nourrir son enfant autrement a le même format que plusieurs livres cultes, notamment Élever son enfant autrement de Catherine Dumonteil-Kroemer, et il a le même objectif : proposer un large éventail d’informations et de conseils, parmi lesquels chacun peut piocher ce qui lui semble utile pour sa propre situation. J’ai voulu également qu’il soit très pratique à consulter, pour que chacun puisse trouver directement la réponse à ses questions sans avoir à lire tout l’ouvrage.

Nourrir son enfant autrement est préfacé par Margot Lahmer, interne en pédiatrie qui a fait sa thèse de médecine sur la croissance des enfants végé. Il est composé de 4 parties que voici.

 

Partie 1 : Autrement en toute sécurité

Dans cette première partie, je vous donne toutes les informations à connaître pour équilibrer une alimentation riche en végétaux, que vous l’adoptiez pour un repas, pour une journée ou pour tous les jours. Il y a donc :

  • Les groupes alimentaires d’une alimentation végétale
  • Les nutriments à surveiller, avec leur rôle dans l’organisme, les personnes  risque de déficience, les apports recommandés et les aliments qui en contiennent
  • Les dosages utiles pour vérifier que l’on n’est pas en carence, que l’on soit végane ou flexitarien
  • Le bilan nutritionnel d’une journée de menus végétaliens
  • Les aliments à limiter, avec en particulier un bilan clair et complet sur l’index glycémique, les aliments ultra transformés…
  • La réponse à quelques questions qui reviennent tout le temps : Faut-il bannir le four à micro-ondes ? Faut-il éviter le soja ? Comment modifier son alimentation ?
  • 4 règles d’or pour organiser une alimentation saine, qu’elle soit végétale ou non

Et comme pour chaque chapitre de ce livre, on termine par le témoignage d’une famille qui nourrit ses enfants autrement en France. On commence par la mienne, avec le Béluga et le Pinto que vous commencez à bien connaître si vous suivez ce blog (et pour ceux qui ne les connaissent pas, ces articles sont rassemblés dans Le coin des petits).

 

Partie 2 : Autrement avec les autres

Dans cette deuxième partie, je partage des idées utiles pour vivre dans un environnement non végane. En fait, un bon nombre de ces idées est valable de manière plus générale pour gérer un environnement qui n’a pas les mêmes valeurs, et j’ai classé ces techniques ainsi :

  • Vis-à-vis de soi
  • Vis-à-vis de ses enfants
  • Vis-à-vis des autres : l’autre parent, les amis, les professionnels de santé, la famille proche, l’école…

Et pour cette partie, c’est Mélanie, du super blog Le cul de poule, qui a accepté de témoigner sur l’alimentation de ses 3 enfants.

 

Partie 3 : Conseils alimentaires pour chaque âge

Quand on accompagne un enfant, on se trouve à chaque période de sa vie devant de nouvelles questions, qui sont souvent normales pour son âge. J’ai donc rassemblé un maximum de réponses pour chacune des périodes clés :

  • Pré-conception
  • Grossesse : gérer les nausées, éviter les carences, suivre le diabète gestationnel, préparer l’accouchement et le retour à la maison…
  • De la naissance à 6 mois : des informations claires et pratiques sur l’allaitement et sur le biberon, pour choisir en connaissance de cause
  • De 6 à 12 mois : la fameuse diversification alimentaire, avec les recommandations internationales les plus récentes pour la mener au mieux, ainsi que de nombreuses idées de repas
  • De 1 à 2 ans : un bilan sur l’équilibre alimentaire, les nutriments à surveiller, des idées repas et les réponses à de nombreuses autres questions sur l’alimentation végétale des jeunes enfants
  • De 2 à 6 ans : la tout aussi fameuse néophobie alimentaire, quand on s’arrache les cheveux parce qu’un enfant qui jusqu’alors mangeait à peu près de tout ne veut plus avaler que du pain, des pâtes et des crèmes desserts

A la fin de ce chapitre, c’est Omry du blog Les expériences d’Omry, qui partage son expérience et les recettes coups de cœur de sa famille.

 

Partie 4 : Menus et recettes

Dans cette partie également très fournie, je vous donne de nombreuses clés pour appliquer les recommandations des parties précédentes.

  • Mes conseils pour concevoir les menus et gagner du temps en cuisine
  • De nombreuses idées de menus simples mais équilibrés, classés par saison et par légumineuse
  • Des idées de menus pour les fêtes familiales

Ensuite, je partage plus de 60 recettes sucrées, classées en fonction du temps nécessaire :

  • Recettes sucrées en moins de 5 minutes : smoothies, tartines, chocolat chaud, comment proposer une pomme de manière créative… Pour un petit déjeuner ou un goûter prêt en un clin d’œil.
  • Recettes sucrées prêtes en 10 à 20 minutes : Cookies, crêpes et autres gourmandises pour lesquelles on un quart d’heure suffit entre le moment où on décide de les préparer, et le moment où on les déguste.
  • Recettes sucrées prêtes en moins d’une heure : Là aussi, ce délai inclut le temps de cuisson ou de repos de la recette, il ne faut en général pas plus de 10 minutes de préparation active. On y trouve des muffins, des tartes, des flans à l’agar-agar, du riz au « lait »…
  • Recettes sucrées prêtes en 2h ou plus : Il y a des gâteaux faciles à préparer, de la mousse au chocolat, des glaces…

J’ai intercalé entre les recettes un maximum de variantes et d’astuces : petit déjeuner à l’hôtel, poudre à lever maison, idées de goûter à emporter…

On continue avec du salé, avec plus de 70 recettes issus de mon quotidien que j’ai également essayé de classer de manière pratique :

  • Recettes salées pour tous les jours : 100 % ingrédients du placard (quand le frigo est vide), avec le frigo ou avec le congélateur
  • Idées salées sans réchauffage : parfait en pique-nique ou quand on est tellement affamé qu’il faut à manger tout-de-suite ! J’ai listé des idées de tartinades, de sandwichs, de salades, de cakes et tartes salés.
  • Idées par ingrédients : pour quand on ne sait pas quoi faire avec un gros chou rouge, des pois chiche ou un reste de soupe…
  • Recettes pour faire aimer un aliment : dans mes longues recherches pour sortir de la néophobie alimentaire du Béluga, j’ai appris de nombreuses astuces, et je vous les livre avec des recettes : proposer des aliments à manger avec les doigts, associer avec des pâtes, du riz ou des pommes de terre, associer à des valeurs phares (et pas seulement celle du ketchup).

Je vous propose également des astuces pour faire participer l’enfant en cuisine : des idées pour qu’il cuisine avec un adulte, des recettes qu’il peut faire entièrement seul, et une liste de livres de cuisine pour enfant (qui ne demandent pas des produits laitiers à chaque recette !).

Enfin, j’ai voulu partager de manière très concrète mes astuces pour se nourrir autrement quand on fait ses courses au supermarché :

  • Substituer rapidement un ingrédient de la cuisine française traditionnelle
  • Trouver un repas express en supermarché
  • Sélectionner la malbouffe, pour choisir des grignotages apéritifs, des desserts et des bonbons qui ne soient pas trop en désaccord avec une alimentation végétale et saine

Le témoignage qui clôt cette partie est celui de De chair et de lait.

 

Pour faciliter encore votre promenade dans ce livre, il se termine avec :

  • un index par mots-clefs, de « accouchement » à « vitamine K »
  • un index alphabétique des recettes
  • la liste de tous les livres cités dans cet ouvrage

 

J’espère que ce livre vous plaira et vous sera utile. En tout cas il semble déjà avoir convaincu ses premiers lecteurs, comme Elsa du blog Merci Montessori ! qui en parle ici.

Enfin, je profite de cette article pour corriger quelques coquilles et autres erreurs restant dans le texte malgré mes innombrables relectures :

  • Page 43, il manque de tableau des repères nutritionnels pour le calcium. L’EFSA conseille les apports suivants (27) :
Âge De 1 à 3 ans De 4 à 10 ans De 11 à 17 ans De 18 à 24 ans, y compris en cas de grossesse ou allaitement A partir de 25 ans, y compris en cas de grossesse ou allaitement
Apport recommandé en calcium 450 mg 800 mg 1 150 mg 1 000 mg 950 mg
  • Page 59, on n’utilise pas des graines de courgette mais des graines de courge…
  • Page 190, dans le menu avec purée de pommes de terres, mâche et steak de lentilles, le dessert est de la poire au sirop (la vitamine C du repas est fournie par la mâche).
  • Page 249, pour la quiche à la courge, l’ingrédient facultatif est du carbonate de calcium (pas du bicarbonate de sodium !).
  • Page 249, pour la quiche aux courgettes, il vaut mieux mettre 50 g de fécule au lieu de 30 g.
  • Page 250, pour le cake aux petits pois, l’ingrédient facultatif est du carbonate de calcium (pas du bicarbonate de sodium !).
  • Page 258, pour préparer la polenta, j’utilise 3 volumes d’eau pour 1 volume de polenta instantanée. Donc une fois que j’ai ajouté 1 volume d’eau froide, j’en ajoute seulement 2 d’eau chaude.

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Bonne journée !

Epinards aux pois chiche, façon aloo palak

13 Jan

Bonjour !

Dans la version que je vous présente, ce n’est plus un aloo palak car les pommes de terre (aloo) sont remplacées, au moins en partie, par des pois chiche.

Ce plat ne paye pas de mine : les ingrédients sont basiques, la préparation vraiment simple, la présentation pas chic… Mais c’est un plar délicieux et nourrissant ! Pour les dubitatifs, je vous explique en fin d’article comment je gère ce plat avec mes enfants.

Cela fait plusieurs années qu’on en fait avec différentes variantes, et à chaque fois c’est un plat réconfortant parfait pour l’hiver. On peut l’accompagner de riz ou la servir dans des galettes (tortillas ou crêpes salées).

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Ingrédients pour 4 personnes
– 2 à 4 cuillerées à soupe d’huile de colza cuisson (ou autre huile de cuisson)
– 1 ou 2 oignon(s)
– 1 ou 2 gousse(s) d’ail
– 1/2 cuillerée à café de curry ou de curcuma en poudre
– environ 300 g de pois chiche, cuits et égouttés
– 400 g d’épinards frais
– 1/2 cuillerée à café de sel, si les pois chiche ne sont pas déjà salés
– 8 cuillerées à soupe de sauce tomate


Préparation

– Equeuter les épinards : je les plie en deux et tire sur la tige pour qu’elle se détache. Cette activité est excellente à faire avec les enfants : le Pinto (2 ans) le fait avec moi qui tient la feuille, le Béluga (6 ans) le fait seul. Bien sûr, ils se lassent tous les deux avant que le saladier ne soit terminé, mais c’est un moyen sympa de leur faire connaître cet aliment. Il n’est cependant pas nécessaire d’enlever les queues quand on utilise des pousses d’épinard.


– Eplucher l’oignon, retirer sa base et le couper finement. Eplucher l’ail, retirer son germe et le couper finement. Dans une grande poêle, un grand wok ou une cocotte, les faire revenir avec l’huile et les épices.
-Au bout d’environ 5 minutes, ajouter les pois chiche égouttés. S’il sont congelés, les laisser décongeler à couvert. Puis ajouter les feuilles d’épinard équeutées. Si possible, couvrir pour limiter les pertes de chaleur.

Ne vous inquiétez pas de l’énorme volume occupé par les épinards : ils vont réduire de manière impressionnante :

– Une fois les épinards réduits, saler et ajouter la sauce tomate. Ajuster le goût et laisser cuire à découvert pour que le liquide s’évapore jusqu’à obtenir la texture qui vous plait.


– Servir avec du riz, du pain plat, dans des tortillas ou des crêpes.

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Remarques

  • Version sans pois chiche : remplacer les pois chiche cuits par des dés de pomme de terre préalablement cuite à la vapeur (ou un reste de pommes de terre sautées) et 2 poignées de pistaches. Dans ce cas, servir en plat unique, sans riz. La version aux pommes de terre est plus proche de la recette d’aloo palak. Je choisis d’y ajouter des pistaches afin d’apporter des protéines et des minéraux. On peut bien sûr opter pour la voie du milieu : moitié pomme de terre et moitié pois chiche :

  • Version sans épinard : remplacer les feuilles d’épinard par du vert de blette découpé en lanières. Pour cela, je plie chaque feuille de blette en deux afin de découper le blanc d’un trait de couteau. Puis j’empile les feuilles de blettes ainsi pliées et je découpe des lanières.
  • Version sans sauce tomate : remplacer la sauce tomate par 2 cuillerées à soupe de purée d’oléagineux (cacahuète ou cajou par exemple) délayée avec 4 cuillerées à soupe d’eau chaude. je suppose qu’on peut aussi la remplacer par de la crème de coco non allégée, mais je n’ai jamais essayé.
  • Choix de l’huile : J’utilise de l’huile de colza cuisson pour son apport en oméga 3 et son goût neutre. Il faut juste veiller à ne pas l’utiliser en friture, car ses oméga 3 seraient détruits. On en trouve en magasin bio (sous la mention « huile de colza désodorisée ») comme en supermarché (marque Fleur de colza par exemple).
  • Choix des épices : La recette traditionnelle utilise du curcuma, du curry, de la coriandre et d’autres épices. J’aime garder le curcuma/curry car ils apportent une belle couleur aux oignons et aux pommes de terre.
  • Astuces de congélateur : On peut utiliser des épinards équeutés/blettes en lanières congelés, des pois chiche cuits puis égouttés et congelés par portion (j’utilise des moules à muffins en silicone pour les portionner, puis une fois congelés je les démoule et les stocker dans des sachets en tissu fin, normalement vendus pour acheter des aliments en vrac) et de la sauce tomate congelée (je la congèle comme pour les pois chiche).
  • Astuces spécial enfant : Lui demander d’aider à équeuter les épinards permet de le familiariser avec l’aliment sans aucune pression pour le goûter. Puis, quand le plat sera servi, je suis les conseils de Dina Rose et se sert pas de plat alternatif, n’oblige pas à goûter (l’enfant doit juste trouver 2 mots concernant le plat, ceci permet de continuer à la familiariser avec) et veille à l’apport en nutriments et énergie avec le reste du repas (du riz mélangé à 1/3 de lentilles corail bien cuites, un fruit en dessert et/ou des bâtonnets de carotte et des pistaches à volonté en entrée).

Pour préparer du riz aux lentilles corail, je pèse 50 g de lentilles corail sèches pour environ 120 g de riz. Si j’ai le temps, je les fais tremper chacun dans un grand bol d’eau, c’est plus nutritif et ils cuisent plus vite. Je fais bouillir un grand volume d’eau salée, j’y plonge les lentilles. J’ajoute ensuite le riz en fonction de son temps de cuisson, sachant que je compte 20 minutes de cuisson pour les lentilles. Ce riz amélioré passe très bien auprès des enfants.

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Bon dimanche !

Repas de début janvier

6 Jan

Bonjour !

En fait je triche : ici ce sont tous des repas de décembre 2018, mais j’avais déjà un article nommé « repas de fin décembre »…

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Radis et chips

Toujours ces beaux radis Blue candle, ici en version tèes attractive pour les enfants et sans gluten (histoire de varier). On a la chance de pouvoir acheter des chips en vrac et sans sel dans les baraques à panisses en bas de notre rue, ce serait dommage de ne pas en profiter…

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Soupe simplissime

Un oignon, des carottes, une poignée de lentilles corail, du bouillon de légumes en poudre et de l’eau. Par ici la bonne soupe !

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Coleslaw au chou rouge

Pour un repas de Noël au travail, Doudou a eu l’idée de préparer notre coleslaw, avec du chou rouge. Ses collègues ont tout mangé alors j’ai eu envie d’en refaire le lendemain, en y ajoutant un reste de pois chiche cuits pour obtenir un plat rassasiant.

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Galette au curry

Un plat de fond de frigo avec des légumes coupés menu et cuits à la poêle avec du curry puis mélangés avec de la crème de coco et du tofu fume (décongelé) coupé en allumettes, puis servi comme garniture de galettes aux deux farines (blé et sarrasin).

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Petit déjeuner au calme

Après une nuit hachée, j’étais en train de prendre un moment tranquille pour emballer les derniers cadeaux de Noël, quand le Béluga m’a apporté ce super plateau de petit déjeuner concocté par Doudou. Comme pour un petit déjeuner au lit, sans lit mais en gardant la douce sensation de calme et de plaisir gustatif. Thé, pain grillé, margarine, gelée de pomme et reste d’omelette (de pois chiche) aux pommes de terre.

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Apéritif de fête

Je ne sais plus quel était le plat principal, mais voici l’apéritif/entrée : des chips de mais, un bol de houmous joliment décoré par Doudou avec de l’huile d’olive, du paprika et du cumin, des panisses, un beau plateau de crudités et une petite salade de quinoa.

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Repas d’anniversaire au resto

Pour un anniversaire en famille dans un resto, une des entrées à partager était végétalienne : les panisses (vive Marseille !). Pour le plat, ci-dessous, c’était simple mais rassasiant : un plat de pommes de terres aux champignons. Le gâteau en dessert n’était pas végétalien, mais comme ce n’était pas mon anniversaire personne n’a fait attention à ce que je n’en mange pas.

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Déjeuner chez Yoji

La carte d’hiver du restaurant Yoj des Terrasses du port a une nouvelle création : des makis farcis de légumes et de tempura. L’ajout de tempura n’est pas heureux je trouve, cela n’apporte pas grand chose en texture et affadit le goût. Du coup, avec la carte actuelle je prends plutôt une tempura de légumes, du riz vinaigré, du thé vert au riz soufflé et une petite portion d’épinard au sésame (j’adore !).

Pour le dessert par contre, une très agréable surprise qui change de leur (délicieuse) mangue fraîche : les pâtisseries proposées sont celles de Oh faon, et il y a même une création exclusive : ce gâteau façon Snickers, cacahuète, matcha et chocolat blanc. Mélanie, j’ai pensé très fort à toi en le dégustant !

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Déjeuner chez VEj

En parlant de Oh faon, j’ai découvert que dans la même rue que leur boutique se trouve un tout petit snack végane, VEj, qui propose une sorte de « healthy junk food ». Je ne me rappelle plus le nom de ce sandwich, tout à fait correct. Et pour le dessert, je suis bien sûr allée acheter un beau cookie chez Oh faon.

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Des verrines sucrées

Voici la mousse de la recette de bavarois aux poires, surmontée de son miroir. Cet essai était réalisé avec des poires Williams en conserve du supermarché et, clairement, le goût n’avait rien à voir avec la même recette réalisée avec des poires Louise Bonne fraîches.

La fan de verrines, c’est ma Maman. Voici ses créations du jour : compote de pomme surmontée de petits des d’ananas, et riz au lait végétal surmontée d’une confiture de potimarron..

Yaourt aromatisé

Il faut aussi que je partage avec vous le dessert préféré du Pinto en ce moment : le yaourt (de soja nature) égoutté puis aromatisé lors du service avec un peu de sirop de grenadine. Même le Béluga s’y est mis ! Le fait d’égoutter le yaourt pendant une nuit permet de concentrer ses nutriments, ce qui est parfait pour équilibrer un plat sans légumineuses, mais aussi de l’épaissir pour ensuite le parfumer en ajoutent un sirop tout en obtenant à la fin la texture d’un yaourt aromatisé du commerce. Avec en bonus l’absence d’épaississants des desserts de soja du commerce, et beaucoup moins de déchets produits (j’achète des gros pots de 400g de yaourt nature ou, le plus souvent, je fais les yaourts moi même avec des briques de 1 L de lait de soja nature).

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Bonne année à tous et toutes !

Repas de Noël 2018

30 Déc

Bonjour !

Voici un aperçu des repas dégustés le 24 au soir et le 25 au midi, dans ma famille et ma belle famille. Ça vous donnera peut être des idées pour le menu du nouvel an ? Pour mémoire, vous avez ici nos menus de Noël de 2012, celui du réveillon 2013, ceux de 2014, ceux de 2015, ceux de 2016 et ceux de 2017.

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Diner du réveillon de Noël

Apéritif : chips et toasts avec diverses tartinades du commerces : aux tomates séchées, aux olives noires, caviar d’aubergines et pistou au basilic (et pour les non végé, foie gras  préparé par un de mes frères)

Entrée : velouté potimarron et oignon du jardin servi dans des soupières individuelles en potimarron (cru, qu’on n’a pas mangé)

Plat : risotto aux morilles et aux carottes, steak (végétal ou non, selon les personnes), tranche de courge rôtie et petites pommes de terre sautées. Un plateau de fromages a suivi le plat, pour ceux que ça intéressait.

Dessert : les 13 desserts provençaux, comme d’habitude à la mode moderne. C’est à dire qu’on propose des desserts traditionnels (amandes, noisettes, raisins secs, nougat blanc, nougat noir, pompe à l’huile…) et tous les autres desserts que l’on souhaite (fruits frais, chocolats, bûche…) et chacun pioche dans ce qu’il veut. Sachant que la superstition dit qu’il faut manger (au moins) une bouchée de 13 desserts différents (un quartier de clémentine, un de de pomme, une amande…) pour être riche l’année suivante. C’est pas sympa, comme tradition ?

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Déjeuner de Noël

Apéritif et entrée : buffet avec un beau plat de légumes crus (pas forcément de saison…) préparé par le maraîcher, des champignons marinés entièrement préparés par mon beau père (y compris la cueillette des champignons) et plein de sauces/tartinades apportées par différents membres de la famille : ailatade, houmous, pesto de pistache et pâté façon foie gras (et anchoïade, saumon mariné et sauce à la crème pour les non vege)

 

Plat : ravioli maison ! La veille, on s’était réuni pour préparer des centaines de ravioli, avec soit la farce oignon-châtaigne de Melle Pigut, soit une farce classique. Pour la pâte, c’était tout simplement de la farine de blé dur (aussi appelée semoule fine de blé dur) et de l’eau – ici 1 kg de farine de blé dur et 500 ml d’eau. Il n’y a pas besoin de saler la pâte quand on cuit les ravioli dans de l’eau salée. Et le jour même, on a propose deux sauces : la sauce tomate de Doudou, et une sauce blanche aux cèpes séchés, champagne et crème de cajou. Chacun pouvait choisir ses ravioli et sa sauce.

Dessert : pas de photo du beau buffet des 13 dessers car j’étais à la sieste avec le Pinto. Voici ce qu’il en restait à l’heure du goûter : on distingue la pompe à l’huile, les fruits secs, les roses au chocolat de Marie, les cartedatte et les makrouts de la grand-mère de Doudou, les fruits frais…

J’ai mangé le dessert pendant le traditionnel « super loto ripou de Noël ». Chaque foyer apporte 3 objets déjà présents chez lui et dont il souhaite se débarrasser. C’est le seul loto où tu es soulagé quand un autre joueur gagne !

Bon dimanche, et comme on dit ici entre Noël et le jour de l’an, bon bout d’an !

Mes emballages cadeaux 2018

24 Déc

Bonjour !

Voici comment j’ai emballé mes cadeaux cette année.

Cet article aidera peut être pour les personnes qui ont réalisé qu’il était temps d’arrêter d’acheter des dizaines de mètres de papier cadeau et de scotch pour les jeter à la poubelle non recyclable 5 minutes après les avoir sortis… mais qui ne savent pas trop comment faire autrement. Chacun sa méthode, voici les miennes. En particulier, je suis plutôt fière d’avoir trouvé une solution pour l’étiquetage minimaliste des cadeaux emballés dans du tissu.

On n’est pas obligé d’être à 100 % conventionnel ou alternatif. Ici Doudou emballe encore de manière classique, et en un sens c’est tant mieux car actuellement je n’aurais pas assez d’emballages réutilisables pour ses cadeaux (voyons le positif). Pour l’an prochain, j’espère avoir agrandi légèrement mes stocks et/ou convaincu Doudou qu’on offre moins de choses… On progresse lentement mais sûrement.

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Mes fournitures pour des emballages de cadeau écologiques

Un sac à tissus : furoshiki (carrés de tissu opaque et généralement joli, de 50 cm de côté), étoles que je ne porte plus, opaques ou transparentes. J’aimerais compléter ce stock en achetant des coupons de tissus, si possible bio et fabriqués en France.

Une boîte à rubans : rubans récupérés sur des chocolats de Pâques, mini rubans récupérés sur des habits (vous savez, ces petits rubans qui servent à accrocher certains habits sur un cintre) et, pour compléter, de longs rubans (1 m environ par ruban) achetés en vrac à la mercerie.

Une boîte à emballages opaques : petites pochettes en tissu récupérées, papier bulle récupéré, papier de soie récupéré, grandes feuilles de papier récupéré. Je les collecte au fil de l’année, par exemple quand j’achète des articles sur internet. Bien pliés, ils rentrent tous dans une boîte à chaussures.

Pour les étiquettes réutilisables, je prends dans mon stock de papeterie des feuilles cartonnées (anciens intercalaires de classeurs), une paire de ciseaux, un feutre, un crayon et couvercle de gros pot de confiture (ou un compas).

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Créer des étiquettes de cadeau réutilisables

Avec le crayon et le couvercle (ou avec le compas), tracer un cercle d’environ 8 cm de diamètre sur la feuille cartonnée. Découper selon ce trait.

Percer un trou au milieu à l’aide d’un objet pointu, comme la mine d’un style à bille ou la pointe des ciseaux.

Élargir le trou avec les ciseaux et découper pour obtenir un anneau. Pour cela, tous les moyens sont bons. En général, je coupe une croix pour délimiter grossièrement le cercle à découper à l’intérieur.

Écrire le nom du destinataire sur l’anneau. L’étiquette réutilisable est terminée !

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Emballer un cadeau dans un tissu

C’est la méthode classique du furoshiki, qui sert à emballer tout objet plutôt rectangulaire.

Étaler le carré du tissu en le disposant comme un losange. Poser l’objet au centre, puis le faire rouler vers une des pointes.

Poser cette pointe sur l’objet et rouler l’objet dans le tissu jusqu’à l’autre extrémité.

Rabattre les deux autres pointes et enfiler l’étiquette en anneau sur l’une d’elles.

Nouer les pointes avec un nœud simple, puis les nouer à nouveau.

Selon la manière de faire le second nœud, les pointes seront soient à l’horizontale (c’est un nœud plat), soit à la verticale. À vous de choisir, c’est juste une question de style .

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Emballer un cadeau avec un grand ruban et du papier de soie

Comme le papier de soie n’est pas très opaque, superposer deux feuilles.

Emballer comme un paquet classique : enrouler l’objet puis former des rabats à chaque extrémité.

Maintenir les rabats avec un objet le temps de passer un grand ruban sous le paquet. Veiller à ce que les deux pans du ruban soient bien de la même taille, de part et d’autre du paquet. Enfiler l’étiquette en anneau dans le ruban.

Nouer le ruban autour du paquet de manière classique : croiser le ruban sur le paquet, puis retourner le paquet et passer les deux bouts du ruban sous la première partie du ruban, et faire un joli nœud.

On peut aussi ajouter l’étiquette anneau au moment de faire le nœud, l’effet est un peu différent.

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Idées diverses

Dans ma boîte à emballages opaques, il y avait des feuilles uniques d’un ton blanc cassé. Comme dans cet article, j’ai mis à contribution les enfants pour en décorer une.

Pour ne pas abuser de leur patience (et limiter la probabilité qu’ils dessinent hors de la feuille, c’est à dire sur le sol…), je leur ai fourni une grande feuille et c’est seulement après que je l’ai découpée aux dimensions nécessaires pour les petits cadeaux à emballer (ici, une photo par paquet).

Ensuite, j’ai adapté mes paquets à la forme des objets et à mes fournitures :

  • Le paquet vert est un foulard qui entoure des gobelets, j’ai rentré le tissu dans le creux des gobelets d’un côté, de l’autre je l’ai noué avec un ruban et l’étiquette.
  • Le paquet blanc à ruban vert clair est emballé dans un petit sac en tissu blanc, puis serré grâce au ruban.
  • Le paquet blanc et rose à ruban violet est un port emballé dans du papier de soie, posé dans une mini cagette et serré grâce au ruban.

Joyeux Noël à tous et toutes ! Au fait, avez-vous signé pour l’Affaire du siècle ?

Repas de fin décembre

23 Déc

Bonjour !

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Salade de lentilles, mâche et betterave

Une assiette spéciale restes (un reste de lentilles cuites, une betterave cuite, de la mâche) avec une vinaigrette à la moutarde, qui m’a fait un repas rassasiant et parfaitement à mon goût. J’en ai mangé 2 assiettes et je n’ai pas ressenti le besoin d’un dessert.

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Pommes de terre sautées, ketchup et lentilles

Voici le diner qui a fourni le reste de lentilles. Un repas également très simple : des lentilles cuites avec du bouillon de légumes (et mises à tremper un peu avant dans de l’eau puis rincées, pour augmenter leur teneur nutritionnelle et diminuer leur temps de cuisson), des pommes de terre sautées et du ketchup pour compléter. En dessert, il y avait des clémentines.

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Pâtes au chou fleur violet

Dans ce repas très chou et pastel, il y avait donc des pâtes au chou fleur (recette ici, c’est toujours notre manière favorite de manger ce légume) et du velouté de chou romanesco à la purée d’amande. J’en profite pour vous raconter une anecdote qui, à mon avis, illustre bien le succès de l’éducation alimentaire selon les principes de Dina Rose. L’hiver dernier, j’ai passé un moment à montrer au Béluga la forme magique du chou romanesco, avant de le cuisiner sous forme de purée, que le Béluga n’a pas souhaitée manger. Cet hiver, je montre au Béluga le chou romanesco que je viens d’acheter en lui rappelant sa forme magique. Lui, enthousiaste, s’exclame « Oui j’adore le chou romanesco ! », il en détache un morceau et le croque avec enthousiasme… avant de faire la grimace quelques secondes après l’avoir mâché.. « Non je n’aime pas en fait… ». Moi non plus mon fils, je n’aime pas manger le chou romanesco cru… mais cuit si ! Ce soir la, il n’a pas mangé la bonne soupe veloutée que j’ai cuisinée avec, mais je sais qu’on continue d’avancer vers le jour où il aura suffisamment appris à connaître ce légume dans une atmosphère positive pour arriver à en manger avec plaisir. Et en parallèle, je peux toujours en glisser en petites quantités dans certains plats (tajine par exemple).

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Gnocchi de potimarron

C’est le plat classique chez nous pour cuisiner le potimarron de manière familiale. Je prépare la pâte et on la met en forme à plusieurs (explications ici). Le Béluga mange généralement une partie de ses gnocchi avant la cuisson… Pour la sauce, c’est toujours la sauce tomate de Doudou.

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Soupe et chips de mais

Pour changer des petits morceaux de pain ou de biscotte à déposer sur la soupe, on propose parfois des chips de maïs ou de pomme de terre. Gros succès auprès du Pinto ! Pour le Béluga, on est dans une longue période plus ou moins sans soupe.

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Repas de fête par mon papa

Un midi, mon papa a pris un livre du type « 1000 recettes de cuisine », classé par entrée, plat et dessert. Et il nous a préparé ce sublime repas. En entrée, une salade de boulgour avec de la grenade, des pignons et de la menthe. Un délice !

En plat, des tortillas avec une garniture aux légumes et à la ciboulette.

Et en dessert, des pommes farcies de fruits secs et cuites au four. Bravo et merci Papa !

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Jus de pomme chaud

Je n’aime pas le goût de l’alcool, alors ça fait un moment que je connais l’astuce de préparer du jus de pomme chaud pour obtenir un équivalent simplissime et sans alcool au vin chaud. Pour cela, il suffit de faire chauffer du jus de pomme avec des épices au choix, par exemple de la cannelle ou un mélange pour pain d’épices. Les enfants aiment, et d’ailleurs l’an prochain je compte proposer à l’école d’offrir ça aux enfants plutôt que du chocolat chaud lors de la fête de Noël. C’est une boisson plus simple à préparer, moins chère (donc permettant d’utiliser des ingrédients de haute qualité), inclusive (végane et sans allergène) et qui plait aux enfants comme aux adultes : pourquoi s’en priver ?

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Petits cœurs à la fleur d’oranger

Le matin, Doudou déjeune avec des biscuits. Pour éviter d’acheter les désormais honteuses navettes de Saint Victor (explications et recette alternative ici), je lui prépare, avec l’aide du Pinto, des petits cœurs à la fleur d’oranger. Pour gagner du temps, j’en prépare une grande quantité d’un coup : 500 g de farine, 180 g de sucre, 2 cuillerées à café de carbonate de calcium (pour un apport en calcium), 2 grosses pincées de bicarbonate de sodium, 60 g d’huile de colza cuisson et 140 g d’eau aromatisée à la fleur d’oranger (j’aime la marque La Patelière). J’étale sur 1 cm d’épaisseur avec un rouleau à anneaux (marque Joseph Joseph) et on découpe en petits cœurs puis on cuit environ 15 minutes à environ 175 °C, sur une feuille de cuisson. Je transfère sur une volette à pâtisserie pour le refroidissement et zou, on range le tout dans une boîte en métal.

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Crêpes pour la fête de l’école

Il fallait apporter des crêpes pour la fête de l’école. je n’ai pas de photos de la belle pile que j’ai obtenue à la fin, mais elle était aussi belle que les crêpes étaient souples et bonnes. Pour environ 24 crêpes, j’ai mélangé au robot 600 g de farine de blé T45, 150 g de sucre (ici du sucre de coco rapporté de Thaïlande par mon amie Karine, merci !), 160 g d’huile de colza désodorisée, 1L de lait de soja à la vanille, environ 400 ml de lait de soja nature. Grâce au sucre de coco jaune-orangé, la pâte a la même teinte qu’une pâte avec jaunes d’œuf. Sinon, j’aurais utilisé du sucre blond et testé l’ajout d’un peu de farine de maïs à la place d’une partie de la farine de blé.

Ma toute première crêpe réalisée en dehors d’une poêle, étalée avec le petit racloir en bois !

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Je profite de cet article pour partager avec vous cette magnifique aurore : ici, les longues nuits se traduisent en la possibilité de les admirer à une heure où on est déjà bien réveillés, et si je n’en avais pas la preuve en photo, je ne croirais pas que la mer puisse parfois apparaitre toute mauve, sous les nuages roses. Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année, qu’elles soient aussi joyeuses et reposantes que possible.

Bon dimanche !

Bavarois à la poire 100% végétal

16 Déc

Bonjour !

C’est la saison des poires, j’ai enfin pu réaliser mon projet de bavarois à la poire ! J’y pense depuis mon article sur les mousses aux fruits, mais comme je suis une tête de mule, je refusais de faire mes tests avec des poires en conserve – par souci écologique mais aussi parce que les poires fraîches ont plus de goût. Et des tests, il m’en a fallu un paquet pour vérifier qu’on ne pouvait pas faire mieux (selon mes propres critères) que la recette que j’ai le plaisir de partager avec vous aujourd’hui ! Du coup c’est la fin de la saison des poires…

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Pour le fond de tarte, j’ai suivi le classique parfum speculoos. Sauf que je n’achète généralement pas de speculoos, donc je les ai remplacés par de la chapelure fine, du sucre, de la cannelle et un petit peu plus de matière grasse.

Pour la mousse gélifiée aux poires, dans les recettes classiques on mixe des poires pour en faire un coulis, on ajoute un gélifiant et on incorpore délicatement à ce mélange de la crème montée en chantilly. J’ai fait de nombreux essais (avec ou sans lait de soja, avec ou sans aquafaba, en variant la température et la manière de mélanger les préparations…) et la recette qui me semble le plus réussie garde la méthode classique, en remplaçant la chantilly par de l’aquafaba monté en neige et, pour compenser le manque de crémeux de l’aquafaba, en enrichissant le coulis de poire avec de la purée d’amande blanche.

Pour la présentation, on peut bien sûr presser le fond de tarte et couler la mousse dans un moule à bûche (j’adore le visuel de cette bûche d’Epices et moi). Ici on ne mange pas de bûche à Noël (fans des 13 desserts !) donc je l’ai classiquement préparé dans un moule rond, avec un miroir à la poire sur le dessus. Je pense que cette mousse à la poire serait très bien aussi pour préparer une charlotte, mais pour le moment je n’ai pas de solution facile, végétale et zéro déchet pour les biscuits à la cuillère.

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Ingrédients pour 6/8 personnes (un moule de 18 cm de diamètre)

Fond de tarte parfum speculoos
– 60 g de sucre
– 60 g d’eau
– 60 g d’huile de coco désodorisée
– 100 g de chapelure très fine
– Une bonne dose de cannelle en poudre

Mousse à la poire
– 500 g de chair de poire (environ 700 g de poires)
– 100 g d’eau
– 2 à 4 g d’agar-agar en poudre (1 à 2 cuillerées à café) – voir les remarques
– 100 g de sucre
– 50 g de purée d’amande blanche
– 100 g d’aquafaba

Miroir à la poire
– 100 g de chair de poire
– 80 g d’eau
– 20 g de sucre
– 0,5 g (1/4 de cuillerée à café) d’agar-agar en poudre

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Préparation

Préparation du fond de tarte parfum speculoos
– Dans une casserole sur feu très doux, verser le sucre et l’eau, et chauffer en mélangeant jusqu’à ce que le sucre soit dissout.
– Dans un bol, déposer la margarine (ou l’huile de coco et l’eau) puis ajouter le sirop et mélanger.
– Ajouter la chapelure, la cannelle et former une boule de pâte.
– Tasser bien le tout dans le fond d’un moule à charnière (ou un cercle à pâtisserie posé sur le plat de service) de 18 cm de diamètre chemisé de papier cuisson.
– Placer au frais. Cela permettra de solidifier plus vite le bavarois.

Préparation de la mousse
– Éplucher les poires, retirer le centre et couper la chair en dés.
– Dans une casserole (j’utilise la même que pour le fond de tarte), déposer les morceaux de chair de poire et et faire cuire à couvert pendant quelques minutes, jusqu’à ce que ça sente bon.
– Ajouter l’eau et l’agar-agar, mélanger et porter à ébullition.
– Maintenir l’ébullition pendant 30 secondes tout en remuant.
– Couper le feu, ajouter le sucre et la purée d’amande et mixer le tout pour avoir un coulis bien lisse.
– Transvaser dans un grand saladier et laisser tiédir jusqu’à ce que le coulis ait une température d’environ 55 °C (chaud mais pas brulant). On peut garder la casserole vide mais pas lavée pour la suite (pour y faire cuire le miroir à la poire).
– Pendant ce temps, monter en neige l’aquafaba dans un autre saladier, plus petit.
– Incorporer délicatement la neige au coulis de poire, en mélangeant à la spatule comme quand on réalise une mousse au chocolat.
– Ajouter un peu de sucre si besoin.
– Verser immédiatement sur le fond de tarte froid puis laisser prendre au frais pendant au moins 30 minutes. Cette durée dépend de la température du fond de tarte, de la taille du moule, etc. Vérifier en touchant doucement le centre que tout est bien solidifié.

Miroir à la poire
– Dans un blender, mixer soigneusement 100 g de chair de poire avec 20 g de sucre et 80 g d’eau. On doit obtenir un liquide bien homogène, sans aucun morceau : du nectar de poire.
– Dans une casserole (j’utilise encore la même casserole, toujours pas lavée), verser le nectar de poire, un tout petit peu d’eau (30 g environ, utilisé pour rincer le blender) et les 0,5 g d’agar-agar. Sur feu moyen/vif, porter à ébullition tout en mélangeant.
– Laisser tiédir quelques minutes. Pendant ce temps, vérifier que toute la surface du bavarois est solide avant de verser délicatement le miroir dessus.
– Placer au frais au moins 15 minutes avant de servir. On peut sans problème préparer ce dessert la veille, il se conserve et s’emporte très bien.

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Remarques

  • La cuisson des poires permet de désactiver les enzymes responsables de l’oxydation du fruit. Et on en profite pour activer l’agar.
  • Version avec poires au sirop : C’est franchement moins bon, mais on peut utiliser environ 460 g de poires au sirop égouttées (donc une boîte de 850 g poids net, 465 g poids égoutté OU 2 boîtes de 425 g poids net, 225 g poids égoutté). Égoutter les poires tout en conservant le sirop. Comme les poires au sirop sont déjà cuites, ce n’est pas la peine de cuire les poires avant d’ajouter les autres ingrédients dans la casserole. Pour le miroir, j’ai essayé de le préparer avec uniquement du sirop de la conserve et de l’agar, mais ça manque vraiment de saveur.
  • La quantité d’agar-agar dans la mousse est de 4 g s’il faut une solidification rapide de la mousse, ce qui est important quand on prépare le dessert 1h avant de le servir. Si on le prépare ce bavarois plusieurs heures à l’avance ou la veille, il faut utiliser deux fois moins d’agar pour la mousse : 2 g (1 cuillerée à café).
  • Version sans amande : Je suppose qu’on peut remplacer la purée d’amande par de la purée de noix de cajou, mais je n’ai pas testé. Pour cette recette, je déconseillerais par contre d’utiliser une purée de noisette ou cacahuète car leur saveur risquerait de prendre dessus sur celle de la poire.
  • Miroir à la poire super express : On peut utiliser du nectar de poire du commerce, qui est composé d’environ 100 g de chair de poire, 20 g de sucre et 80 g d’eau. Dans une casserole, porter à ébullition 200 ml de nectar de poire avec 0,5 g d’agar-agar.
  • Délai entre la mousse et le miroir : Si on n’attend pas assez pour que la mousse soit bien solidifiée, le miroir va couler à pic quand on le versera. J’ai testé pour vous :
  • Version sans miroir : Le glaçage miroir apporte une texture supplémentaire que je trouve agréable, et une petite solidité bienvenue s’il fait transporter le bavarois. Ceci dit, il est facultatif, comme le montre la version ci-dessous.

  • Version poire – chocolat : A la différence des bavarois à la gélatine, on ne peut pas empiler les couches gélifiées à l’agar : elles n’adhèrent pas vraiment les unes aux autres. A mon avis, ça peut marcher avec une mousse au chocolat classique (chocolat, aquafaba) mais je n’ai pas testé. Par contre j’ai testé une version simplissime où le chocolat est juste présent en décoration et dans le fond de tarte, pour un léger contraste de couleur et de goût qui met en valeur la poire. Pour le fond de tarte, comme pour ma tarte au chocolat simplissime, faire fondre 50 g de chocolat avec 50 g d’eau et 25 g de sucre, puis mélanger avec 100 g de chapelure très fine (je mixe du pain sec ou des biscottes au blender) et étaler au fond du moule. Pour la décoration, après avoir versé le miroir à la poire, attendre environ une minute et toucher délicatement la surface pour vérifier que le glaçage est tiède mais plus chaud, puis parsemer le dessus de pépites et/ou de pistoles de chocolat.

  • Version individuelle : Étaler la pâte en disques individuels, en utilisant des moules à nonettes, puis les placer au frigo. Couler la mousse dans des moules à muffin, si possible des moules en silicone ayant une jolie forme. Quand la mousse a bien pris (attendre au moins 1h), démouler délicatement chaque forme et la placer sur un disque. Je ne réalise alors pas de glaçage miroir.

J’ai aussi des montages hasardeux mais tout à fait délicieux avec mes essais de de mousse à la poire et de bavarois au chocolat :

Il faudra d’ailleurs que je partage avec vous ma recette de bavarois au chocolat… Vous préférez que ce soit en cette fin décembre, ou plus tard parce que vous en avez assez de voir des recettes de dessert en ce moment ?

Bon dimanche !