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Cupcakes tout chocolat

19 Oct

Bonjour !

Aujourd’hui, je vous propose une recette très festive. Parce que vendredi prochain, nous avons quelque chose à fêter, vous et moi… Alors vous avez la recette en avance pour pouvoir faire vos courses et préparer ces petits gâteaux pour vendredi prochain. On pourra alors les manger le même jour, histoire de faire la fête ensemble malgré la distance.

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Les cupcakes, en général, ce n’est pas mon truc. Le glaçage est souvent trop sucré pour moi, et en France, il est rare d’en trouver végétaliens (on peut en trouver par exemple chez Vegan Folie’s). Mais depuis que j’ai goûté mon premier cupcake, tout début 2010, j’ai envie de le refaire. Regardez ce joli cupcake 100 % américain, il fait envie, non ?

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Et maintenant, voici ma version :

Je pense que je me suis plutôt pas mal débrouillée ! Avec en plus une recette vraiment rapide, facile et sans ingrédients compliqués. Le glaçage est simplissime, sans margarine : il doit sa tenue à la matière grasse du chocolat pâtissier. Et le gâteau est une simple application de mon gâteau César, en diminuant un peu le sucre pour compenser le sucré du glaçage.

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Ingrédients pour 23 mini cupcakes

Glaçage
– 75 g de lait de soja nature
– 20 g de sucre
– 1 pincée de bicarbonate
– 100 g de chocolat noir pâtissier

Gâteaux
– 150 g de farine de blé (ici T80)
– 100 g de sucre
– environ 20 g de cacao en poudre
– 1/2 cuillerée à café de bicarbonate (ou 1/2 sachet de poudre à lever)
– 50 g d’huile neutre (ici colza cuisson)
– 150 g de lait de soja nature
– 1 cuillerée à café de jus de citron ou 1/2 cuillerée à soupe vinaigre de cidre (ou rien si on utilise de la poudre à lever)

Décoration
18 pistoles de chocolat noir pâtissier

Préparation

Préparation du glaçage
– Faire fondre les ingrédients du glaçage dans une casserole, à feu doux.
– Transférer dans un saladier à bords hauts et laisser tiédir puis placer au frigo jusqu’à refroidissement complet. Le mélange va épaissir et prendre la texture d’une pâte à tartiner.

– Quand les gâteaux ont refroidi, monter le glaçage en « chocolat chantilly » avec un fouet électrique.


– Utiliser une grande cuillère ou une spatule pour transférer le glaçage fouetté dans une poche à douille munie d’une douille en étoile.


– Conserver au frigo.

Préparation des gâteaux
– Préchauffer le four à 180 °C. Huiler les alvéoles des moules à muffin en silicone.
– Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : farine, sucre, cacao, bicarbonate (ou poudre à lever).
– Ajouter l’huile et le lait et bien mélanger.
– Ajouter le jus de citron ou le vinaigre, mélanger vite et bien et immédiatement verser la pâte dans les alvéoles des moules. Attention, on remplit seulement les alvéoles à la moitié (maximum aux 2/3) car la pâte va gonfler. Si des alvéoles sont vides, y mettre un fond d’eau.


– Immédiatement transférer sur une grille dans le four chaud. Cuire 12 minutes environ, jusqu’à ce qu’une pique plantée au milieu ressorte sans pâte collée dessus.
– Laisser tiédir 12 minutes environ.


– Démouler en retournant le moule et en pressant doucement au fond.

– Placer les gâteaux sur une volette à pâtisserie (tête en haut) ou un torchon propre (tête en bas), puis les laisser sécher un peu et refroidir complètement.

Montage des cupcakes
– Napper les gâteaux de glaçage crémeux, grâce à la poche à douille.


– Ajouter une pistole de chocolat noir. J’ai essuyé les pistoles avec un torchon propre pour qu’elles soient bien foncées.


– Conserver au frigo.

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Remarques

  • Le chocolat chantilly est une invention d’Hervé This et je vous en ai parlé dans ce vieil article sur les mousses au chocolat (maintenant je fais la mousse au chocolat comme ça). On peut remplacer le lait de soja par tout autre lait végétal, en diminuant la quantité de sucre si le lait végétal est déjà sucré.
  • La quantité de cacao en poudre est à adapter en fonction de votre goût et surtout n fonction de la couleur de votre poudre. Si elle est marron foncé, comme le cacao Van Houten, le cacao a été alcalinisé et son goût est intense. Si elle est marron clair, comme souvent avec les marques équitables, elle n’a pas été alcalinisée et son goût est moins intense : il faut alors en mettre plus. Je vous parle de cette nuance ici.
  • Version chocolat & vanille : J’ai initialement testé ma recette de glaçage sur la recette de « fluffy white cupcakes » du livre « Vegan lunch box » de Jennifer Mc Cann. On peut les voir dans la photo ci-dessous. J’avais alors doublé la quantité de glaçage. C’était bon, mais ma gourmandise vote pour la version tout chocolat.
  • Quantités doublées : Pour le glaçage, 150 g de lait de soja nature, 40 g de sucre, 1 belle pincée de bicarbonate et 200 g de chocolat noir pâtissier. Pour les gâteaux, 300 g de farine de blé, 200 g de sucre, environ 40 g de cacao en poudre, 1 cuillerée à café de bicarbonate, 100 g d’huile neutre (ici colza cuisson), 300 g de lait de soja nature et 2 CC jus de citron/1,5 cuillerée à soupe de vinaigre de cidre. Décoration : 18 pistoles de chocolat pâtissier. On obtient 30 mini muffins et 6 muffins de taille standard.

Une boîte pour mes collègues de boulot, l’autre pour les collègues de Doudou. Ça a été un gros succès !

  • Conservation : Si les cupcakes sont préparés la veille, les placer dans une boîte hermétique et les conserver au frigo.

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Les photos des étapes de préparation de la recette ne sont pas terribles, parce qu’en plus de les avoir prises en vitesse comme d’habitude, elles n’ont pas été prises à la lumière du soleil. Voyez-vous, en ce matin de vacances, le Pinto est réveillé depuis 6h… alors j’en ai profité pour préparer ces gâteaux avec lui entre 7h15 et 7h45. Quand je vous dis que c’est une recette simple et rapide. 🙂

Maintenant Doudou et levé et il est sorti avec les enfants, donc j’ai pu vous faire des photos plus chouettes.

Bon week-end !

Mozza de psyllium

22 Sep

Bonjour !

Pour avoir une version végétalienne de la fameuse assiette de tomates à la mozzarella et au basilic, on peut simplement remplacer la mozza par une poignée de pignons de pin. C’est simplissime et on peut trouver dans le commerce des pignons de pin cultivés en Italie afin de respecter le caractère local des ingrédients de cette salade italienne.

Mais comment faire si on a envie de tranches blanches et moelleuses à intercaler avec les tranches de tomate ? On préparer un substitut végétal ! Et cela faisait longtemps que l’on n’avait pas fait d’Atelier Faussaire Frankenstein, pas vrai ? Bien sûr, le goût et le texture ne sont pas identiques à la version au lait de bufflonne… Mais c’est vraiment un substitut sympathique, et facile à faire.

Tomates cerises, cubes de mozza & cubes de polenta

Et ça fond en faisant des fils !

J’ai découvert la mozzarella au psyllium, version graines de tournesol, sur le blog de Mélanie Mardelay, qui a elle-même découvert la recette, version noix de cajou, dans le sympathique livre La guinguette d’Angèle. Je continue la chaine de création culinaire en vous proposant ma version.

La recette originale propose de mixer toute la pâte au robot, ce qui le fait trop forcer à mon goût (je ne possède pas de superblender). J’ai donc complètement changé le mode opératoire. D’abord, je mixe le psyllium avec un moulin électrique pour obtenir une poudre bien fine. Puis, je chauffe les ingrédients de la crème végétale et j’ajoute sel, jus de citron et poudre de psyllium. Il suffit alors de donner quelques coups de mixeur plongeant pour obtenir immédiatement un mélange gélifié prêt à être mis en forme.

Ma recette utilise de la crème végétale liquide, mais je n’aime pas les crèmes végétales du commerce (je vous en parlerai plus précisément bientôt). Je vous propose deux possibilités : une version de luxe à base de purée d’amande blanche, et une version économique à base de lait de soja.

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Ingrédients pour 2 personnes (1 boule)
– 125 g de crème végétale liquide (voir Remarques)
– 1/4 cuillerée à café un peu bombée de sel fin
– 1/4 cuillerée à café un peu bombée de jus de citron
– 10 g de fine poudre de cosses de psyllium blond (5 cuillerées à café)

Préparation
– Faire chauffer les ingrédients de la crème végétale : dans une casserole sur une plaque ou dans un bol au four micro-ondes. Il n’y a pas besoin de faire bouillir, juste que ce soit bien chaud.
– Dans la casserole, un saladier ou dans le bol d’un mini blender (j’utilise alors le Personal blender), mélanger ce liquide chaud avec le jus de citron, le sel et la poudre de psyllium, à l’aide d’une fourchette ou d’un mini fouet.

Le mélange va épaissir.


– Quand le mélange est bien homogène, le mixer par à coups avec un mixeur plongeant ou le bloc moteur du blender. On obtient très rapidement un gel épais et élastique.


– Transférer le mélange dans un petit bol mouillé et laisser tiédir.
– Avec les mains mouillées, retourner la boule dans son bol et le placer au frigo. Il faut au moins 30 minutes pour que la mozza atteigne sa texture finale.

J’aime retourner la pâte au bout d’un moment pour que toutes les faces soient lisses.

– Conserver dans un récipient couvert (je place simplement une petite assiette sur le bol), au frigo, pendant 2 ou 3 jours maximum.
– Utiliser coupé en tranches fines ou en petits dés.

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Remarques

  • Crème végétale liquide pour mozza de luxe : 55 g de purée d’amande blanche, 70 g eau et 1 petite pincée de sucre. Si la purée d’amande est dure, la mixer avec l’eau chaude pour obtenir un liquide bien homogène, puis ajouter les autres ingrédients.
  • Crème végétale liquide pour mozza économique : 90 ml de lait de soja nature non sucré, 2,5 cuillerées à soupe (35 g) d’huile neutre. J’ai essayé avec de l’huile d’olive, mais je n’ai pas trouvé le résultat intéressant, donc j’utilise de l’huile de colza désodorisée.

  • Les doses de sel et de jus de citron est à ajuster à votre goût. N’hésitez pas à en mettre plus que le tiers de cuillerée à café indiqué ici et qui donne une mozza très neutre (pour ne pas dire fadasse).
  • Les cosses de psyllium blond sont vendues comme complément alimentaire. Attention, ce n’est pas la même chose que les graines entières de psyllium que l’on peut acheter en pharmacie ! La cosse de psyllium (aussi appelée enveloppe ou tégument) est uniquement l’enveloppe extérieure de la graine de psyllium. J’ai un sachet de 200 g de téguments de psyllium acheté en magasin bio pour environ 9 euros. Il faut environ 10 g de psyllium par boule de mozza, soit un coût de 45 centimes par boule.

  • La poudre de cosses de psyllium : L’étiquette de mon sachet Indique « poudre » de psyllium, mais franchement je ne trouve pas ça très fin comme poudre, comme vous le voyez sur la photo ci-dessus. J’utilise donc mon moulin électrique (Personal blender avec bloc 2 lames) pour mixer d’avance un peu de psyllium, et je conserve ensuite cette poudre dans une petite boîte, à température ambiante (dans un placard).
  • Il est très important de bien mélanger avant de mixer, sinon la mozza contiendra des grumeaux de psyllium, comme sur cette photo :

  • Version mini : Quand la pâte vient d’être mixée, détacher des morceaux de la taille d’une noix et les tapoter pour les arrondir puis les déposer sur une assiette plate. Cela permet d’obtenir de mini « boules ». Elles sont bombées dessus mais plates dessous. Pour avoir un dessous bombé, je suppose qu’il faudrait déposer chaque morceau dans un coquetier.

Encore une fois, cette mozza végétale  n’a pas pour objectif de tromper quiconque, mais simplement d’offrir une alternative plaisante à couper en fines tranches ou en petits cubes, pour un salade, des brochettes apéritives, des panini…

Bon dimanche !

Repas de fin août

1 Sep

Bonjour !

C’est la rentrée scolaire, et elle a une tonalité particulièrement positive pour moi cette année. J’ai enfin eu une mutation là où je vis depuis 3 ans, et je reprends donc un travail salarié quasiment à plein temps, dans un domaine que j’adore (l’enseignement en section technologique Sciences et Technique de Laboratoire et dans un BTS scientifique, vous me direz si vous voulez que je vous en parle un jour, ce sont en tout cas des filières super pour les élèves intéressés par les sciences) avec des collègues très chouettes.

Et ce qui me met en joie par-dessus tout ça, c’est que je vais à nouveau me faire des bentô pour le midi ! Alors j’ai commencé dès la pré-rentrée, voyez-vous, parce que j’adore me faire ces cadeaux comestibles.

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Bentô de rentrée

Omelette de pois chiche toute fine (sans pommes de terre), tomates cerise, tranches de concombre, olives de Nyons, mini brochettes de tomate cerise et de mozza végétale, riz et petit récipient de sauce soja.

Je suis encore en phase de tests pour la mozza, et je partagerai bien sûr la recette dès que ce sera finalisé. En attendant, vous avez ci-dessus à gauche la version à base d’amandes (à améliorer) et à droite la version à base de lait de soja. Dans les deux cas, il y a du psyllium en poudre comme gélifiant.

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Apéro chez des amis

Nous avons été invités à diner chez des amis non végé et qui n’aiment pas passer trop de temps en cuisine, et on s’est régalé ! On avait apporté du houmous (en haut à gauche, saupoudré de paprika et cumin pour décorer) et eux ont acheté des olives noires et vertes, du houmous et d’autres tartinades végétales avec un délicieux pain à la semoule et des chips.

Je ne vous ai pas photographié le plat. C’était des pizzas, dont certaines commandées sans produits d’origine animale : une aux aubergines, champignons et olives, et une avec des tomates et de la salade ajoutée après cuisson.

Pour le dessert, j’avais apporté ma mousse au chocolat simplissime et ils avaient coupé des rondelles de banane pour accompagner.

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Entrée du jardin (méditerrannéen)

Chez d’autres amis, nous avons dégusté ce délicieux plateau de crudités entièrement tiré de leur jardin : des concombre, des tomates, du pourpier, et pour les amateurs, du piment « petit marseillais ».

En plat, ils ont cuisiné une sorte de couscous. En dessert, ils ont sorti les glaces de supermarché, avec notamment un sorbet à la poire tout à fait sympathique.

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Trio à la vinaigrette

Des lentilles, des oignons rouges coupés tout petit et mélangés à du vinaigre pour les « cuire », et des carottes. Je crois qu’après ça, on a mangé des spaghetti à la sauce tomate express.

Pour préparer une sauce tomate express, mixer 4 tomates avec 1 gousse d’ail, 1/2 cuillerée à café de sel et (au moins) 4 cuillerées à soupe d’huile (olive ici). Verser ce coulis dans une poêle et faire cuire environ 10 minutes en remuant de temps en temps. En général, pendant la cuisson de la sauce, je fais cuire les spaghetti.

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Tarte à l’oignon

Des amis en séjour chez nous ont préparé un de leurs plats signature : une tarte à l’oignon. Ils émincent beaucoup d’oignon et les font mijoter à couvert jusqu’à ce qu’ils soient bien tendres. Ils salent et éventuellement ajoutent un peu de sucre en fin de cuisson. Puis ils étalent cette garniture sur des pâtes à tarte, parsèment d’olives noires et font dorer au four. Ici, la tarte était servir avec de la mâche qu’ils avaient aussi achetée.

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Poêlée de restes aux courgettes

Quand on avait fait cuire les spaghetti, on en avait gardé certains sans sauce. Ici, je les ai coupés en morceaux avec des ciseaux et les ai ajouté à une poêlée d’oignons et de courgettes. J’ai aussi mis des pois chiche, des graines de sésame, de la sauce soja et de l’huile de sésame grillé. Ce n’est pas un plat d’une grande finesse, mais c’est parfait pour utiliser les restes et ça se mange bien avec une salade à côté.

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Tartine de houmous rose

On a aussi utilisé des pois chiche pour préparer un houmous, et on en a mixé une partie avec de la betterave cuite pour obtenir un houmous rose. Ici, en tartine avec de la mâche. Pour moi, c’est parfait au petit déjeuner.

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Garniture à « quichettes »

Le Béluga initie ses copains aux plaisirs de manger à même le plat la garniture pour nos tartelettes carotte-pois chiche

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Déjeuner chez Why not us coffee ?

Je vous avait parlé de Why not us coffee ? dans cet article. Nous y étions allés pour un petit déjeuner, et on avait été très tentées de revenir un midi. C’est chose faite !

Mon amie a pris une salade et moi un burger. J’ai choisi qu’il contienne un steak maison, sachant qu’on peut aussi avoir un steak végétal Beyond meat. Il faudra que je retourne goûter ça… L’ambiance est toujours aussi calme et chaleureuse, avec une petite cour intérieure si l’on souhaite manger dehors.

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Bon dimanche !

Quiche aux courgettes sans oeuf

30 Juin

Bonjour !

Avant de commencer, j’ai une annonce pour les personnes se trouvant pas loin de Caen : aujourd’hui je serai à Saint Germain d’Ectot dans le cadre du festival L’oreille perchée ! Dans ma valise, j’apporte du camembert végétal multicolore… Pour celles et ceux qui ne nous verront pas en vrai, voici la synthèse de l’aventure 2019 de notre collectif d’affinage, avec une photo de mon fromage en cours d’affinage (il y a même une photo du Pinto).

Voici une recette qui devrait être normale et accessible à tout le monde, puisqu’on est dans la pleine saison des courgettes. Mais en ce moment, l’idée même d’allumer le four est totalement inenvisageable !

Après la recette, j’ai certes inclus une variante sans four, de type frittata aux courgettes, mais clairement je vais attendre la fin de cet épisode de canicule pour poêler des courgettes. Actuellement, je me contente de les manger très brièvement cuites (en velouté) ou carrément crues, coupées en tranches dans un sandwich au houmous (fait maison à partir de pois chiches en conserve : hors de question d’en cuire moi-même ces jours-ci) ou découpées en spaghetti/allumettes et assaisonnées de graines de sésame, d’huile de sésame grillé et de sauce soja.

J’espère que cet épisode caniculaire qui bat des records fera basculer un maximum de personnes dans un mode de vie plus écologique. D’ailleurs, j’aime les petites astuces contre la chaleur d’Insolente veggie. Bon, revenons à la recette.

Vous avez déjà vu cette quiche toute simple ici et la voici maintenant en détails.

Cette recette figure aussi dans Nourrir son enfant autrement, avec une petite erreur sur la quantité de fécule à utiliser (30 g au lieu de 50 g).

Ingrédients pour une tarte
– 2 petites courgettes (300 g)
– 3 cuillerées à soupe d’huile
– 1 pâte à tarte
– 50 g de fécule (de pomme de terre, de maïs…)
– 300 ml de lait de soja nature
– 1 cube de bouillon de légumes ou 2 cuillerées à café de bouillon de légumes en poudre/sel aux plantes
– 1/4 cuillerée à café de curcuma en poudre
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium

Préparation
– Couper les courgettes en tranches d’environ 5 mm d’épaisseur et les faire cuire dans une grande poêle avec l’huile, en remuant régulièrement. Cette cuisson prend environ 10 minutes.

– Pendant ce temps, allumer le four à 180-190 °C.
– Étaler une pâte à tarte dans un moule de 30 cm de diamètre et la placer dans le four pour la précuire.
– Dans un blender ou un saladier, utiliser un fouet pour bien mélanger la fécule, le sel, le curcuma et le calcium, puis ajouter progressivement le lait de soja tout en continuant à mélanger.
– Quand le fond de tarte est devenu mat (il ne doit pas devenir coloré), y répartir les tranches de courgette puis verser le mélange aromatisé.


– Faire cuire pendant 30 minutes environ. La pâte doit être bien dorée et le dessus doré par endroits.
– Laisser refroidir complètement avant de couper en tranches. Comme une quiche normale, celle-ci peut sans problème être réalisée la veille.

 

Remarques

  • Coloration jaune de l’appareil : Dans cette recette, le curcuma sert un peu à relever le goût, et beaucoup à donner une jolie coloration blonde. Vous pouvez remplacer le curcuma et une partie de la fécule par de la farine de lupin ou de la farine de pois chiche. Il faut que je refasse des essais pour vous donner des quantités précises.
  • Version sans courgette : En hiver, on peut remplacer la courgette par de la carotte.
  • Version très protéinée : Remplacer les 50 g de fécule le quart de cuillerée à café de curcuma par 70 g de farine de pois chiche.

Je trouve cependant que la quiche est alors moins moelleuse.

  • Version sans four : Au lieu de préparer une quiche, préparer une frittata aux courgettes. Pour cela, utilisez ma recette d’omelette en remplaçant les pommes de terre par des courgettes et la moitié du sel par du sel aux plantes/bouillon de légumes.
  • La pâte à tarte : Mes enfants ne sont pas fans de quiche en général, donc je ne fais pas cette recette souvent : c’est plutôt quand on a un pique-nique avec des ami-e-s. J’utilise alors une pâte feuilletée du commerce, pour deux raisons. D’abord parce que c’est ainsi que je la préfère (et comme j’en utilise peu, je m’autorise cet écart au fait maison/zéro déchet/zéro huile de palme. D’autre part, parce que cela me permet d’expliquer très simplement la recette quand on me la demande, afin que même une personne qui cuisine très peu la considère comme accessible.
  • Le bouillon de légumes/sel aux plantes : Il faut que je vous fasse un article sur ce type de produits ! En attendant, sachez que le sel aux plantes, comme le bouillon de légumes en poudre, est composé d’environ moitié sel et moitié plantes séchées. Et le bouillon de légumes en cubes, c’est à peu près pareil, avec de l’huile pour agglomérer le tout en un cube facile à doser.
  • Version bento : Utiliser un petit moule à tarte (22 cm de diamètre) et deux mini moules à cake. On obtient alors une petite tarte au format familial, et deux portions pour bento, à utiliser tout de suite ou à conserver au congélateur.

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Bon dimanche !

Repas de fin mars

31 Mar

Bonjour !

C’est bientôt la fin des légumes d’hiver ! Mon maraicher n’a déjà plus de courges ni de mâche, alors je profite de ces dernières semaines sans légumes de printemps pour enfin tester certaines des recettes à base de chou vert, chou fleur ou céleri rave qui sont dans ma liste depuis des mois.

Et après je prépare des repas express, parce qu’en ce moment je cours après le temps (encore plus que d’habitude). Il y a notamment eu cette semaine le concours Saveurs durables 2019 !

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Salade de lentilles, chou Romanesco et graines de courge

Je mets des lentilles à tremper, à la fois pour accélérer la cuisson (économie d’énergie et de temps de surveillance) et améliorer la nutrition. J’en prépare une quantité pour 2 ou 3 repas différents (ici salade de lentilles, steaks de lentilles et pâté de lentilles). Je détaille le chou Romanesco en fleurettes et les fais cuire à la vapeur, et je garde les « troncs » pour mettre dans la prochaine soupe. Puis je cuis les lentilles de l’eau bouillante et du bouillon de légumes en poudre. Ensuite j’égoutte et laisse tiédir avant de mettre dans ma boîte avec des graines de courge et un peu de vinaigrette à l’huile de colza (toujours colza cuisson ici). Avec un peu de pain, et une pomme en dessert, cela m’a fait un repas complet bien agréable à manger.

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Lasagnes vert blanc rouge

Voici la recette que j’ai suivie approximativement, avec deux pieds de blettes, du travail mais un délicieux plat pour un dimanche midi en famille. Pour faciliter l’organisation, j’ai préparé la veille la poêlée de blettes au tofu ainsi que la sauce tomate. Et le matin même, je prépare la béchamel et assemble le tout puis fait cuire en milieu de matinée, pour le servir dès la fin de la cuisson.

J’ai emporté le reste au travail, et comme je n’ai plus ma boîte hermétique en verre (oubliée dans une gare…), j’ai utilisé une boîte en métal. Et pour la réchauffer, une assiette en plastique.

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Colcannon

J’ai découvert à l’occasion de la Saint Patrick le colcannon, cette recette irlandaise qui me plait beaucoup ! Je compte bien la ressortir le jour d’Halloween, en appliquant la tradition d’y cacher une pièce de monnaie ou autre petit objet (anneau, dé à coudre ou bouton) pour être touché par la chance dans les jours qui suivent.Et j’en profiterai sans doute pour cacher 2 ou 3 objets dans le plat, histoire qu’il n’y ait pas qu’un·e seul·e gagnant·e… Je garde aussi sous le coude la possibilité de faire écouter The skillet pot, la chanson traditionnelle sur le colcannon.

Ici, j’ai cuit à l’eau 1 kg de pommes de terre épluchées, puis émincé finement et poêlé 2 oignons avec 1/2 chou vert. Enfin, j’ai mouliné les pommes de terre égouttées avec 50 g de purée de noix de cajou, 50 ml d’huile de colza cuisson, du sel, du carbonate de calcium, et de l’eau ou lait de soja, afin de faire une purée bien crémeuse. On y incorpore la poêlée juste avant de servir.

J’en profite pour partager mon amour pour notre nouveau couteau éminceur. On se l’est offert quand notre précédent grand couteau a enfin rendu l’âme et je suis vraiment ravie de l’avoir. On a depuis plusieurs années le couteau d’office 10 cm et on a profité d’une réduction sur le coffret des 2 couteaux pour se payer les 2 au prix de l’éminceur. J’adore le design de ces couteaux et j’aime encore plus qu’ils soient entièrement forgés et fabriqués en France selon une méthode qui doit encore ressembler à cette vidéo de la marque mère. L‘article de Natasha sur sa marque de casseroles favorite m’a donné envie d’aller demander à Lion Sabatier si je pourrais visiter leur usine…

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Pique-nique nuggets

En anticipant ces semaines intenses, j’ai préparé une double dose de nuggets de pois chiche et les ai congelés (étalés sur un tapis de cuisson, puis transférés dans un sac à vrac). Une partie a servi un soir de réunion de parents d’élève. Je les ai sortis le matin pour qu’ils décongèlent. Ici, dans une boîte avec des bâtonnets de carotte préparés quelques jours avant et stockés dans un bocal au frigo (avec un fond d’eau pour éviter qu’ils ne sèchent), des dosettes de ketchup (versé dans une mini coupelle). A gauche, vous voyez aussi notre boîte de pistaches (qui contient un petit sac à vrac, pour les coques)… et un des livres de la bibliothèques apportés dans l’espoir d’occuper tranquillement les enfants.

Ici, une photo du mélange à nuggets qui va se faire broyer au robot. Ensuite j’ajoute la farine, le robot se charge de l’incorporer, et je laisse reposer le tout au moins 10 minutes (24h de repos ne pose aucun problème) avant de former des boulettes un peu aplaties et de les cuire dans une poêle avec un bon fond d’huile.

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Pique-nique saucisses

La semaine suivante, je n’avais vraiment pas l’énergie de cuisiner. Alors j’ai assemblé un menu à l’arrache et expliqué que ce soir, c’était pique-nique à la maison. J’ai étendu un drap par terre et posé dessus les bâtonnets de carotte, les mini saucisses végétales décongelées et le pain de mie grillé et tartiné de margarine. Ça a plu aux enfants, et en plus c’était bien équilibré puisque j’ai utilisé des saucisses de tofu. Bon, le souci de manger par terre, c’est que le Pinto a passé le repas à essayer de mettre son pied dans l’assiette de saucisses…

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Pâtes en sauce tomate avec lentilles blondes

Doudou a préparé le diner un soir où j’étais vraiment fatiguée. Il a fait cuire des lentilles corail et les a mélangées avec sa sauce tomate, puis a servi le tout avec des pâtes. La photo ne vous le montre pas forcément, mais qu’est ce que c’était bon !

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Déjeuner au lycée René Auffray

Je n’ai pas pris le temps de vous en parler, mais je travaille toujours (bénévolement) sur le concours Saveurs durables, désormais officiellement organisé par l’association Bon pour le climat. Cette année, les équipes 5 établissements de formation hôtelière se sont retrouvées au lycée René Auffray (Clichy). Entre autres innovations, il y avait une équipe de CAP Agent Polyvalents de restauration (ceux qui officient en restauration collective), et on a calculé le poids carbone des recettes avec l’éco-calculateur de Bon pour le climat. Vous pouvez lire ici un article sur cette édition du concours.

En photo, mon plat lors du repas préparé par des élèves du lycée  servi aux participants ce jour-là : riz aux légumes, asperges, croûtons. Je n’avais pas osé prévenir à l’avance que je ne consommais pas de produits animaux, pour ne pas perturber son organisation, et j’ai quand même eu une très belle assiette. Le chef m’a par contre précisé qu’il aurait vraiment préféré être prévenu à l’avance, ne serait-ce que le matin même, car il aurait voulu me faire une assiette plus variée. Merci, c’est noté pour les prochaines fois !

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Petit déjeuner sur le pouce

Depuis que j’ai perdu le mug de voyage Gaspajoe, j’utilise la petite gourde isotherme de la même marque, initialement achetée pour le Béluga… Et en fait je l’adore, elle est parfaite ! Doudou aussi la trouve vraiment bien conçue. Elle est facile à prendre en main (plus étroite qu’un mug isotherme classique), son bec verseur est très pratique pour boire, elle est isotherme et hermétique, facile à nettoyer, sa contenance est de 350 ml et j’adore le dessin de plume. Bref, gros coup de coeur pour cette gourde Trendy Gaspajoe ! Pour ma dose d’eau au travail, j’utilise la grosse gourde Sporty, toujours de chez Gaspajoe, que j’aime parce qu’elle est très facile à nettoyer (j’ai retiré l’anneau pour ne pas entendre de cliquetis dans mon sac). Cette marque française ne fabrique pas en France, parce que visiblement il n’y a pas/plus d’usine produisant ce type de produit dans notre pays.

Pour en revenir à la photo, un de mes petits déjeuners à emporter consiste en une grande tasse de roibos à la vanille, un sandwich de pain de mie PB&J, dans lequel une tranche de pain grillé est tartiné de purée de cacahuète, et l’autre de confiture (ici myrtille). Et comme ce sandwich est un peu sec et manque de vitamine C, je l’accompagne d’une clémentine ou une petite pomme. D’ailleurs, pou un enfant, cela doit être sympa avec la pomme râpée ou coupée en fines tranches et disposée sur la purée de cacahuète avant d’assembler le sandwich…

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Petit déjeuner de la supérette

Lors d’une de mes nuits à Paris, je savais qu’il me fallait apporter de quoi mettre sur les tartines au petit déjeuner, mais je n’avais pas le temps de mettre un peu de purée d’oléagineux dans un pot à glisser dans ma valise. Alors je suis entrée dans une supérette à la recherche d’un pot de purée de cacahuète, qu’on trouve assez souvent au rayon « exotique ». Il n’y en avais pas, alors j’ai pris à la place un pot de Spéculoos à tartiner, dont j’entends parler depuis longtemps. C’est effectivement très gourmand, et a été apprécié par mes hôtes à qui j’ai offert le pot. Et grâce à la présence d’une bonne quantité d’huile (colza et « palme durable »), cela m’a plus tenu au corps que de la simple confiture.

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Goûter façon Pic-nic break

Dédicace à Melkiok pour ce ogûter des années 80-90 ! Il semble que l’équivalent actuel se nomme Nutella & Go. En fait, ce jour-là j’ai masqué l’absence totale de biscuits dans mes placards sous le prétexte de faire découvrir ce goûter au Béluga. Une petite boîte de tartinade chocolat noisette, un sachet de gressins italiens (pas ceux au romarin…) et c’est parti ! A côté, une gourde à compote lavable remplie avec de la purée de pomme. J’emporte aussi une gourde d’eau.

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Bon dimanche !

Graines de courge caramélisées

2 Déc

Bonjour !

Il y a deux ans, j’ai découvert les graines de courges enrobées de sucre à la cannelle. Elles étaient proposées à la dégustation sur un stand Les produits de la vie lors d’un salon Veggieworld et j’en ai immédiatement acheté plusieurs pots. J’étais d’autant plus contente que cette gourmandise constituait pour nous un nouveau moyen d’apprécier les graines de courge, qui ont l’avantage d’être riches en zinc (et le désavantage d’être riches en oméga 6, aucun aliment n’est parfait !).

Sauf qu’une fois nos pots de graines de courge sucrées terminés, je n’ai trouvé nulle part où en racheter. J’ai donc retroussé les manches pour en fabriquer moi même. J’ai d’abord essayé de les reproduire à l’identique, en les enrobant de caramel puis en les roulant dans du sucre en poudre mélangé à de la cannelle. Cette méthode m’a posé deux problèmes : mon sucre en poudre était plus grossier que celui de la recette originale, et il est difficile d’obtenir des graines bien séparées les unes des autres.

Puis, en Italie, j’ai goûté des barres aux graines de courge, simplement composées de graines de courge et de différents sucrants. Ça m’a rappelé la nougatine, en plus moelleux, et les Choco Sesamini que j’aime depuis longtemps (et qui sont assez difficiles à trouver en magasin). C’est cela que je vous propose aujourd’hui : une nougatine où les amandes effilées ont cédé la place aux graines de courge, et qu’on enrobe de chocolat si on le souhaite. On garde la gourmandise associée aux graines de courge, avec une recette plus facile à faire à la maison.

 

Ingrédients pour un bol de gourmandises
– 100 g de sucre en poudre (blanc ou blond)
– 1/2 cuillerée à café de jus de citron (2,5 g)  OU 1 cuillerée à café de vinaigre de cidre (5 g)
– 100 g de graines de courge décortiquées
– Facultatif, … de cannelle en poudre

Préparation
– Préparer une feuille de cuisson (papier cuisson ou tapis en silicone) posé sur une surface qui ne craint pas la chaleur (j’utilise une épaisse planche à découper en bois ou une lèchefrite posée sur un dessous de plat).
– Verser le sucre dans une poêle ou une très grande casserole (… cm de diamètre environ pour les 100 g de sucre). Il doit absolument être en fine couche, sinon le sucre du dessous va caraméliser alors que celui du dessus sera encore sous forme de sucre en poudre.
– Ajouter le jus de citron (ou le vinaigre) et placer sur feu moyen/vif.
– Remuer uniquement en inclinant la casserole, pas avec une cuillère ni aucun autre ustensile. Il paraît qu’il faudrait même ne pas remuer du tout, mais je n’ai jamais réussi à attendre sans remuer…
– Quand tout le sucre est fondu et commence à blondir, ajouter les graines de courge et la cannelle éventuelle en les versant « en pluie » (dispersées dans la casserole). Si nécessaire, remuer brièvement avec une cuillère en bois pour les répartir dans le sucre.
– Attendre quelques secondes que le caramel ait la couleur souhaitée (ou que le sucre éventuellement cristallisé lors de l’ajout fonde à nouveau).
– Verser le contenu de la casserole sur la feuille de cuisson, et utiliser une  cuillère en bois (ou autre matériau qui ne craint pas la chaleur) pour immédiatement étaler la masse en couche fine.
– Laisser refroidir avant de casser en morceaux et déguster, de préférence le jour même sinon l’humidité présente dans l’air fera ramollir puis liquéfier le caramel.

 

Remarques

  • Le jus de citron (ou le vinaigre) en présence de chaleur transforme une partie du sucre (saccharose) en glucose et fructose. Le glucose (et peut être aussi le fructose) va éviter au sucre cuit de cristalliser dès qu’on le perturbe, par exemple quand on y incorpore les graines de courge.
  • Version enrobée de chocolat : Laisser refroidir les graines de courge caramélisées puis les casser en morceaux de la taille voulue. Faire fondre du chocolat de couverture (ou du chocolat pâtissier mélangé à un tout petit peu de beurre de cacao ou d’huile de coco désodorisée) puis y tremper les morceaux. Déposer sur une feuille de cuisson et laisser solidifier. En plus du bon goût de chocolat, la version enrobée à l’avantage de se conserver plusieurs jours car la couche de chocolat protège le sucre cuit de l’humidité présente dans l’air.

Bon dimanche !

 

Tarte au chocolat simplissime

30 Sep

Bonjour !

Voici ma recette de tarte au chocolat simplissime. Très rapide à confectionner, avec uniquement des ingrédients très simples, sans four ni robot. Il faut simplement prévoir 3 h (ou plus) de repos au frais pour que la garniture se raffermisse.

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Pour la garniture, j’ai d’abord préparé une sorte de ganache, moitié chocolat et moitié lait végétal. Malgré l’ajout d’un peu de sucre et de vanille, le goût était un peu fort. Plus précisément, il était un peu acide, manquant de la douceur habituelle des tartes avec produits laitiers. Mais j’ai trouvé la solution : comme quand une sauce tomate maison est un peu acide en fin de cuisson, il faut ajouter une minuscule pincée de bicarbonate pour la neutraliser. Cette astuce s’applique aussi pour les préparations au chocolat !

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Pour le fond de tarte, je n’ai pas utilisé l’habituelle astuce des biscuits réduits en poudre. En effet, je n’ai généralement pas de biscuits sablés à la maison, et ceux des commerces près de chez moi ne correspondent pas à mes valeurs. J’ai donc tout simplement remplacé les miettes de biscuits par de la chapelure et du sucre.

Et tant qu’à faire, j’ai aussi remplacé la margarine utilisée pour lier les miettes, et le cacao en poudre utilisé pour aromatiser la pâte ! A la place, j’ai fait fondre du chocolat avec un peu d’eau. J’ai fait fondre en même temps le sucre des biscuits, afin qu’il n’y ait pas de cristaux de sucre dans la pâte.

 

Ingrédients pour un moule de 22 cm de diamètre

Pour le fond de tarte
– 80 g de chapelure fine
– 40 g d’eau
– 20 g de sucre
– 40 g de chocolat noir pâtissier coupé en morceaux

Pour la garniture
– 200 g de chocolat noir pâtissier coupé en morceaux
– 200 g de lait végétal (lait de soja nature ici)
– 60 g de sucre
– Un peu d’extrait de vanille
– Si besoin, une minuscule pincée de bicarbonate de sodium
– Facultatif : environ 150 g de fruits en morceaux (par exemple 1 ou 2 poires, ou 1 barquette de framboises)

Préparation
– Dans une casserole sur feu très doux (ou un bol placé au four micro-onde), verser l’eau, le sucre et le chocolat du fond de tarte et chauffer en mélangeant jusqu’à avoir un mélange homogène.


– Ajouter la chapelure et mélanger.

– Tasser bien le tout dans le fond d’un moule à tarte de 22 cm de diamètre chemisé de papier cuisson.
– Dans le récipient qui a servi à faire fondre le chocolat, mélanger le chocolat, le sucre et le lait végétal de la garniture.
– Chauffer sur feu doux en remuant de temps en temps jusqu’à obtenir un mélange bien homogène.
– Pendant ce temps, éplucher et couper la poire en fines tranches, et la répartir sur le fond de tarte.


– Quand le mélange chocolaté est bien homogène, le goûter. S’il est un peu fort en chocolat, ajouter une minuscule pincée de bicarbonate. Bien mélanger, attendre 30 secondes, bien mélanger et goûter à nouveau pour vérifier que le goût convient.
– Verser doucement le mélange chocolaté sur le fond de tarte puis laisser refroidir.


– Une fois la tarte froide, la conserver au frigo au moins 3 h, afin qu’elle devienne ferme.

Ici une version de test, sans fruit et avec deux fois moins de garniture

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Remarques

  • Chapelure fine : On peut obtenir 80 g de chapelure en mixant 9 biscottes, au robot ou avec un pilon. Mais en général je fais ma chapelure maison avec du pain dur : le pain acheté en trop grande quantité que je n’ai pas tranché et congelé à temps. Je râpe finement le pain dur au robot puis je passe le mélange à travers une passoire fine. Ce qui passe au travers est la chapelure fine, ce qui reste repasse au robot, en mode mixeur, puis à nouveau à travers la passoire. La passoire permet d’éviter tout grain un peu trop gros qu’on sentirait dans le fond de tarte, comme ci-dessous.

  • Version sans gluten : Je suppose qu’on peut remplacer les biscottes par des tartines craquantes sans gluten (Pain des fleurs), mais je n’ai pas encore testé.
  • Bicarbonate : La minuscule pincée de bicarbonate sert à neutraliser la légère acidité du chocolat, et donc de faire ressortir la douceur du mélange. Il en faut extrêmement peu, sinon ça donnera un goût très désagréable à l’ensemble !
  • Fissure : Quand on laisse la tarte plus de 6 h au frais, la garniture se fendille. On peut masquer les fissures en ajoutant des fruits sur le dessus, ou en parsemant la tarte de noix de coco râpée. Autre solution, couper les parts en bouchées, comme ci-dessous.

  • Version bouchées : Diviser par deux la quantité de garniture. Après refroidissement, couper en 8 parts puis recouper chaque part en 4 triangles.

Couper des bouchées permet aussi de camoufler la disparition d’une part… c’était pour vérifier que la tarte était bonne avant de la servir ! 😉

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Bon dimanche !