Tag Archives: Cacao

Kit SOS cookies 100 % végétal

2 Juil

Bonjour !

Comme promis, voici la recette de cookies que le Béluga me demande souvent pour le goûter. Elle est 100 % végétale, très simple et gourmande, sans margarine ni huile de coco. Je n’ai pas cherché en plus à diminuer la quantité de sucre.

J’ai construit cette recette avec l’idée d’en faire des cadeaux gourmands… et je me prépare aussi souvent des bocaux pour lancer un chouette goûter en 5 minutes quand des invités arrivent et que je n’ai rien de prêt.

Résultat avec les quantités pour 20 cookies

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Ingrédients pour un pot de confiture standard (350 ml environ)
– 100 g de farine de blé blanche (T65 ici)
– 1 grosse pincée de bicarbonate de sodium (ou de poudre à lever)
– 1 pincée de sel
– 60 g de sucre (blond, blanc ou roux)
– Facultatif : ¼ de cuillerée à café de vanille en poudre
– 40 g de pépites de chocolat

Préparation
– Dans un bol, mélanger la farine de blé, le bicarbonate de sodium (ou la poudre à lever) et le sel.
– Dans le bocal, déposer ce mélange puis tapoter le bocal pour que la couche soit bien horizontale.
– Ajouter le sucre mélangé avec la vanille en poudre  puis tapoter à nouveau pour bien tasser.
– Ajouter les pépites de chocolat.

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Utilisation (pour obtenir 10 cookies)
– Préchauffer le four à 170 °C. Déposer une feuille de papier cuisson sur une lèchefrite.
– Verser le contenu du pot, mélanger puis ajouter 3 cuillerées à soupe d’eau (45 g) et 3 cuillerées à soupe d’huile de cuisson liquide (40 g).
– Former une boule de pâte.
– Prélever 10 boules d’environ 3 cm de diamètre et les répartir sur le papier cuisson en les aplatissant avec la main.
– Cuire 12 minutes.
– Sortir du four et laisser reposer 5-10 min sur la lèchefrite avant de détacher les cookies et les laisser refroidir sur une grille (ou un torchon propre).

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Remarques

  • Épaisseur des cookies : Ces cookies ne s’étalent pas lors de la cuisson. Il vont simplement devenir un peu plus épais et un peu plus larges. Il est donc important de bien aplatir les boulettes de pâte sur la feuille de cuisson, à moins que vous ayez envie de cookies en forme de rochers.
  • Variante sans huile : Remplacer les 3 cuillerées à soupe d’huile par 3 cuillerées à soupe de purée d’oléagineux  purée d’amande, purée de noisette, beurre de cacahuète… Le goût sera bien sûr modifié, c’est délicieux aussi !
  • Variante avec vanille liquide : Bien mélanger la vanille liquide avec le sucre avant de les verser dans le bocal. La quantité de vanille à utiliser dépend de l’intensité de votre extrait liquide.
  • Variante avec plus de couches : On peut diviser le mélange de farine/sel/bicarbonate en deux pour déposer une couche au fond du bocal et une sur le dessus, mais la farine du dessus s’infiltre entre les pépites de chocolat et je ne trouve pas le résultat plus esthétique.

  • Variante pour un bocal de 700 ml : Utiliser 200 g de farine de blé blanche, ¼ de cuillerée à café de bicarbonate de sodium (ou ¼ de sachet de poudre à lever), 2 pincées de sel, 125 g de sucre blond ou roux, ½ de cuillerée à café de vanille en poudre, 80 g de pépites de chocolat. Puis, pour obtenir 20 cookies, ajouter 1/3 cup (= 80 mL = 5-6 cuillerées à soupe) d’eau (80 g si on préfère peser) et autant d’huile (72 g).

 

Bon dimanche !

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Chocolat chaud sans lait

11 Déc

Bonjour !

Pour faire des cadeaux gourmands inspirés des « sucettes de chocolat spécial chocolat chaud », j’étais à la recherche d’une recette de chocolat chaud sans lait – et je ne pouvais donc pas utiliser ma recette fétiche de chocolat chaud, qui se présente sous la forme d’une pâte à tartiner. Au final, je n’ai pas décliné les recettes de cet article en cadeau gourmand, faute de temps : je me suis contentée de m’en régaler pour des goûters express, ce qui est déjà bien ! (et adapté au temps que j’ai à consacrer à la cuisine en ce moment)

En cherchant « chocolat chaud sans lait » sur internet, une recette semble gagner tous les cœurs : le chocolat chaud d’aujourd’hui de Pierre Hermé : 125 g de chocolat noir Araguani à 72 % de cacao, 630 g d’eau, 40 g de sucre semoule, 0,2 g de fleur de sel de Guérande, 25 g de cacao en poudre. Elle est d’ailleurs déclinée sous forme de produit tout prêt dans sa boutique (mais la composition exacte ne figure pas sur le site, donc je me suis abstenue de l’acheter). Bon, revenons à la recette initiale.

  • Première impression : Génial, il n’y a que des ingrédients simples si je remplace le chocolat Araguani par celui que je trouve en biocoop ! Mmm, ça va justement être notre sujet de discussion.
  • Deuxième impression : Les proportions ne sont pas faciles à retenir (630 g d’eau ?!), voyons si c’est plus simple quand on recalcule pour 100 g de chocolat au lieu de 125 g. Par exemple il faut 630 x 100 / 125 = 504 donc on peut dire 500 g d’eau. C’est tout de suite mieux ! Retournons donc au choix du chocolat.

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Tous les chocolats noirs sont-ils semblables ?

Le chocolat noir est principalement composé de cacao et de sucre. Il peut contenir aussi en quantités infimes un émulsifiant, des arômes et, ô trahison, en quantité même pas infime, du beurre animal (appelé « beurre pâtissier » sur l’étiquette) – pour le rendre moins cassant je suppose. Bref, si vous choisissez du chocolat noir sans ce satané beurre, c’est un mélange de sucre et de cacao.

L’étiquette indique obligatoirement la teneur en cacao, généralement autour de 50 % pour du chocolat de cuisine (chocolat « pâtissier ») et autour de 70 % pour du chocolat de dégustation. On peut donc facilement en déduire la teneur en sucre du chocolat noir : 100 % – 72 % = 28 % pour le chocolat recommandé par Pierre Hermé dans sa recette de « chocolat chaud d’aujourd’hui ».

Est-ce que deux chocolats noirs ayant le même pourcentage de cacao auront le même goût ? Pas forcément ! D’abord parce que le goût des fèves de cacao dépend de leur variété, de leur terroir (comme l’explique Bernard Dauphin) et de la manière dont elles ont été fermentées puis torréfiées (ou non torréfiées dans le cas du chocolat cru). Mais aussi parce que le pourcentage de cacao ne détaille pas la teneur en pâte de cacao (= fèves de cacao broyées) et en beurre de cacao (= graisse extraite de la pâte de cacao). Exemples :

  • Le chocolat blanc contient au moins 20 % de cacao, mais uniquement sous la forme de beurre de cacao, d’où sa couleur pâle et son goût très différent d’un chocolat au lait qui aurait la même teneur en cacao.
  • Le chocolat de couverture contient au moins 35 % de cacao, dont au moins de 31 % de beurre de cacao, d’où sa plus grande onctuosité quand on le fait fondre par rapport à un chocolat noir, même « pâtissier », qui aurait la même teneur en cacao.

Choix du chocolat pour cette recette de chocolat chaud

Après dégustation comparée du chocolat chaud en utilisant soit du chocolat « de dégustation » à 70 % de cacao soit du chocolat « pâtissier » à 52 % de cacao (Nestlé ou Kaoka), nous avons été unanimes pour préférer la version au chocolat pâtissier, plus ronde. Je suppose que c’est surtout lié à sa teneur plus élevée en sucre (100 – 52 = 48 % de sucre dans le chocolat pâtissier, contre 100 – 70 = 30 % de sucre dans le chocolat de dégustation). Mais aussi un peu à cause de sa teneur plus élevée en beurre de cacao.

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Chocolat chaud sans lait, pour adultes

La version de Pierre Hermé, même avec du chocolat noir relativement sucré, a un goût corsé qui m’évoque une boisson type café. Et de fait, pour le café comme pour le cacao de cette boisson, on est en présence de fèves fermentées puis torréfiées et consommées infusées dans de l’eau. C’est donc une boisson aromatique et agréable à boire, mais n’y cherchez pas l’onctuosité des chocolats chauds au lait. Du coup, on peut tout à fait la servir en fin de repas à des gourmands qui veulent finir sur une boisson chaude qui change.

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Ingrédients pour 4 tasses
– 100 g de chocolat pâtissier (idéalement, en pépites)
– 30 g de sucre (3 cuillerée à soupe)
– 40 g de cacao en poudre (3 cuillerée à soupe)
– Facultatif : 1 pincée de sel
– Facultatif : 1 pincée de vanille ou de cannelle en poudre
– 500 mL d’eau bouillante

Préparation
– Hacher le chocolat au couteau, s’il n’est pas déjà sous forme de pépites.
– Mélanger tous les ingrédients sauf l’eau. Réaliser le mélange soit dans une chocolatière si vous en avez, soit dans un saladier (ou une casserole) si on utilisera ensuite un mixeur plongeant.
– Verser l’eau bouillante sur le mélange et laisser reposer 2 minutes.
– Émulsionner, avec l’ustensile prévu dans la chocolatière ou avec un mixeur plongeant.
– Servir aussitôt.

Remarques

  • Version pour 1 mug : Mélanger 35 g de chocolat, 1 cuillerée à soupe de sucre, 1 cuillerée à soupe de cacao, 170 mL d’eau bouillante. Si vous disposez d’un minifouet électrique type « aerolatte« , c’est le moment de l’utiliser !

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  • Version au lait d’oléagineux : Pour moi, 500 mL de lait d’oléagineux = 50 g de purée d’oléagineux (environ 3 cuillerées à soupe) et 450 mL d’eau. Ajouter la purée d’oléagineux (cajou, amande, noisette… selon vos goûts) avec le chocolat haché.
  • Version au lait tout prêt : Remplacer l’eau par du lait végétal. Dans ce cas, je trouve plus simple de se rapprocher du mode opératoire de Pierre Hermé : dans une casserole, mélanger tous les ingrédients sauf le chocolat haché. Porter à ébullition puis couper le feu et verser le chocolat haché. Laisser reposer 2 minutes puis émulsionner directement dans la casserole.

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Chocolat chaud sans lait, pour enfants

Pour un chocolat chaud doux et onctueux, plus adapté au goût des petits et grands gourmands, je conserve le principe de faire fondre du chocolat chaud dans de l’eau mais j’augmente la teneur en matières grasses. Pour cela, je remplace le cacao en poudre et le sucre, qui ne contiennent quasiment pas de matières grasses, par du chocolat. Pour des enfants au bec sucré, on peut ajouter un peu de sucre et, pour un goût réellement lacté, utiliser du lait végétal à la place de l’eau. Évidemment, cette boisson plus riche est plus adaptée à un goûter qu’à une fin de repas copieux.

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Ingrédients pour 4 tasses
– 200 g de chocolat pâtissier (idéalement, en pépites)
– Facultatif : 1 cuillerée à soupe de sucre
– Facultatif : 1 pincée de sel
– Facultatif : 1 pincée de vanille ou de cannelle en poudre
– 500 mL d’eau bouillante ou de lait végétal

Préparation
– Hacher le chocolat au couteau, s’il n’est pas déjà sous forme de pépites.
– Mélanger tous les ingrédients sauf l’eau. Réaliser le mélange soit dans une chocolatière si vous en avez, soit dans un saladier (ou une casserole) si on utilisera ensuite un mixeur plongeant.
– Verser l’eau bouillante sur le mélange et laisser reposer 2 minutes.
– Émulsionner, avec l’ustensile prévu dans la chocolatière ou avec un mixeur plongeant.
– Servir aussitôt.

Remarques

  • Version au goût lacté, comme un chocolat chaud classique : Comme indiqué dans les remarques de la recette précédente, remplacer l’eau par du lait, en ajoutant de la purée d’oléagineux (3 cuillerées à soupe) ou en utilisant du lait végétal tout prêt.
  • Version pour 1 tasse : Mélanger 50 g de chocolat, 1 belle cuillerée à café de purée de noix de cajou, 60 mL d’eau bouillante. Si vous disposez d’un minifouet électrique type « aerolatte« , c’est le moment de l’utiliser !
  • Version extra onctueuse : Clotilde de Chocolate & Zucchini propose un chocolat chaud sur le même principe, en extra onctueux car elle utilise de la purée d’oléagineux ET du lait tout prêt ! Et elle dit que le reste de boisson conservée au frigo donne une délicieuse crème dessert…

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Bon dimanche !

Oeufs surprises en chocolat

26 Mar

Bonjour !

Exceptionnellement, je publie l’article dominical un samedi, pour vous laisser le temps de vous en inspirer d’ici le jour de Pâques.

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Pour Pâques, cette année nous ne sommes pas chez les grands parents. J’ai donc eu l’occasion de réfléchir un peu à ce que je voulais proposer au Béluga, et en prévision j’avais soigneusement conservé les oeufs-boîtes en plastiques qu’il avait reçu l’an dernier. Comme sa nounou lui a offert de la friture en chocolat, nous en avons placé un peu dans chaque boîte oeuf, puis j’ai coupé de petites bandes de papier que le Béluga a décorées avec des gommettes et sur lesquelles j’ai écrit « Bon pour… » : pour un bisou, un petit cadeau surprise, un câlin, une partie de Uno, un jus d’orange pressé, une séance de peinture, etc. Comme petit cadeau, j’ai acheté un jeu de Mikado (qu’il réclame depuis qu’il y a joué chez ses grands parents), un mini kaléidoscope, un hélicoptère à fabriquer avec des ballons gonflables. Rien de fabriqué localement malheureusement, mais je n’ai pas eu l’énergie d’anticiper ces petits achats.

Nous avons aussi fait des oeufs surprise en chocolat grâce à une plaque de moules demi-oeufs en plastique que j’ai acheté il y a quelques années. Comme le Béluga n’est pas familier des oeufs Kinder, il a souhaité faire uniquement une couche de chocolat pâtissier – et c’est tant mieux car après avoir essayé dans mon coin je trouve difficile de déposer la couche de chocolat blanc (maison) sans faire fondre la couche de chocolat noir déjà étalée et solidifiée dans les moules ! Pourtant d’autres y arrivent très bien. Mais je manque sans doute de pratique : ça fait 6 ans que je n’avais plus fait de chocolats maison.

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Nécessaire pour 2 oeufs de 8 cm de long
– 100 g de chocolat pâtissier
– 1 petit bol
– 1 bain marie (pour moi, un bol à moitié rempli d’eau bouillante + un couvercle)
– 1 plaque avec 4 empreintes de 1/2 oeuf
– 1 frigo
– des surprises (pour moi, des petits mots doux et des pralines faites maison grâce à la recette de Linda Louis dans l’Atelier des bonbons bio, en utilisant 25 g d’amandes, autant de sucre et d’eau)
– 1 assiette chaude

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Préparation
– Faire fondre le chocolat au bain marie.
– Quand le chocolat est fondu, le laisser tiédir jusqu’à environ 30 °C (le mon doigt trempé a la sensation d’un bain tiède).
– Déposer 2 cuillerées à café de chocolat fondu au centre de chaque empreinte puis incliner le moule pour répartir le chocolat dans les empreintes.
– Placer au frigo pendant 15 minutes.
– Déposer le reste du chocolat dans les empreintes, incliner pour répartir.

20160326-1– Placer au frigo pendant 1 h ou plus.
– Préparer les surprises à placer dans les oeufs. Démouler les demi oeufs, idéalement avec des mains munies de gants afin de ne pas déposer d’empreintes.

20160326-2– Verser de l’eau bouillante dans l’assiette pour la chauffer, l’essuyer puis y déposer un demi oeuf – une astuce de la Super Supérette.
– Remplacer le premier demi oeuf par un deuxième, placer la surprise dans le demi oeuf au bord chauffé, puis y accoler le deuxième oeuf.
– Recommencer pour former le second oeuf surprise.  20160326-3– Conserver dans un endroit frais. On peut emballer chaque oeuf avec un ruban de 2 cm de large et 60 cm de long. Je prépare un premier noeud et je l’enfile autour de l’oeuf puis, délicatement, je serre un peu puis je fais le second noeud.

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Edit : Pour ceux qui en douteraient (les mêmes qui pensent que les moules pour flans démoulables supportent le bain marie…), le moule à chocolat en plastique (polycarbonate) ne passe PAS au lave-vaisselle. Du coup je me pose la question : pour l’an prochain, je rachète un en polycarbonate ou je passe au silicone ?

Nous avons profité de mon chocolat blanc inutilisé pour faire des dessins en chocolat. Le chocolat orange est teinté avec de l’urucum en poudre, celui à petits points verts avec de la spiruline en poudre. Entre chaque couleur, on a laissé solidifier au frigo (enfin, au congélateur pour aller plus vite, mais ça gondole un peu le dessin). Comme pinceau, j’ai utilisé un pinceau classique pour peinture que je réserve aux utilisations « mangeables ».

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Si vous n’êtes pas chocolat, vous pouvez rester dans le thème des oeufs et du sucré en faisant de faux oeufs à la coque, sucrés (avec de la confiture d’abricot à la place du jaune) ou des rochers coco déguisés en poules.

Bon dimanche !

Le meilleur fondant au chocolat

25 Mai

Bonjour !

Continuons la quête du méchant gâteau au chocolat, cette fois dans la catégorie « fondant moelleux au chocolat ». Les critères sont rigoureux : une texture et un goût tellement fondants, sucrés et chocolatés qu’on se dit qu’il fait sans doute grossir mais qu’il est trop bon pour qu’on n’en reprenne pas un petit bout – comme le gâteau moelleux des boulangeries Paul.

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Je cherchais une recette non seulement décadente, mais aussi simple et, si possible, réalisable uniquement à partir d’ingrédients du placard. Et cette recette existait déjà, il suffisait de remplacer la pincée de sel par un sachet de poudre à lever et d’adapter la liste d’ingrédients au contenu de mes placards (en remplaçant notamment le lait par de l’eau). Edit : En fait, pas besoin de poudre à lever pour que le gâteau lève un peu, donc je suis revenue à la pincée de sel de la recette originelle.

J’ai donc trouvé ma recette favorite de gâteau au chocolat : extra gourmand, facile à faire, végétal et 100 % ingrédients bio du placard. Youpi ! Par contre il faut chemiser le moule, soit avec du papier cuisson soit avec du papier alu, sinon le démoulage est un carnage. Le résultat est approuvé par mes ados d’élèves !

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Gâteau délicieux mais pas sortable…

Ingrédients pour 6-8 personnes
– 200 g de chocolat
– 200 g de sucre
– 150 g de margarine OU 60 g d’huile de coco + 60 g de purée d’amande + 30 g d’eau
– 150 g d’eau ou de lait végétal
– 150 g de farine de blé OU 135 g de farine + 15 g de fécule
– 1 pincée de sel

Préparation
– Préchauffer le four à 160 °C.
– Chemiser le moule d’une feuille de papier cuisson ou de papier alu, sur le fond et sur les parois verticales.
– Dans une grande casserole, faire fondre le chocolat, la margarine et le sucre.
– Éteindre le feu et incorporer l’eau puis la farine mélangée avec la poudre à lever.
– Verser immédiatement dans le moule chemisé et enfourner.
– Attendre la fin de la cuisson SANS ouvrir la porte du four – sinon le gâteau va « retomber » d’un coup.
– Le gâteau est cuit quand la cuisine embaume et qu’un couteau planté dans le gâteau en ressort propre. Il faut environ 40 minutes (ce temps dépend de la taille du gâteau et du matériau du moule).

20140525-2– Laisser le gâteau refroidir totalement puis le démouler délicatement.
– Le gâteau va un peu « retomber » lors du refroidissement, comme les moelleux traditionnels.

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Ce gâteau est délicieux accompagné de chantilly de coco et de fruits rouges.

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Remarques

  • Taille du moule : J’utilise soit un cercle à pâtisserie de 20 cm de diamètre et de 5 cm de haut, ce qui fait un gâteau très épais (qu’on doit donc couper en parts assez fines), soit un moule à manqué de 25 cm de diamètre (pour un résultat comme chez Paul). Si je dois faire un gâteau avec deux fois moins de chaque ingrédient, j’utilise un moule à cake.
  • Version sans margarine : J’utilise ma margarine maison, ce qui fait remplacer les 150 g de margarine par 60 g d’huile de coco, 60 g de purée d’amande blanche et 30 g d’eau. Pour une version sans noix, on peut remplacer la purée d’amande par de l’huile d’olive.
  • Version qui s’émiette moins : utiliser du lait de soja à la place de l’eau et le mélange farine/fécule à la place de la farine seule. Sinon, une solution de facilité est de cuire le mélange dans des ramequins individuels et de consommer les fondants à la petite cuillère dans ces ramequins, mmmh encore tièdes, ça doit être vraiment top avec une boule de glace…

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Au fait, avez-vous voté pour Ôna sur le site de la Miss Bio 2014 ? Si elle gagne, l’association Saveurs durables recevra 5000 €, un sacré coup de pouce qui nous permettra d’organiser plus d’ateliers culinaires ludiques et gourmands l’an prochain !

D’ailleurs, si vous voulez exprimer vos souhaits pour l’avenir de Saveurs durables, ou si vous voulez tout simplement passer un bon moment, rejoignez-nous au pique-nique de l’Assemblée Générale de l’association, dimanche prochain (le 1er juin) à midi sur une pelouse en bas du parc de Belleville. Il y aura du fondant au chocolat…

Edit : Mathilda de Cuisine en bandoulière a créé une recette de fondant au chocolat, avec un ingrédient mystère. Il faut que je la tente !

Bon dimanche !

Recette de cuisine durable

Chocolat blanc sans lait

27 Avr

Bonjour !

Pour Pâques, je reçois chaque année une belle figurine en bon chocolat noir. Cette année, c’était un perroquet avec un bec en chocolat blanc peint de plusieurs couleurs. Ceci m’a donné envie d’avoir une recette de chocolat blanc végétal, qui me permettra peut-être un jour de créer ce type de fantaisies, par exemple avec le Béluga devenu plus grand.

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Chocolat blanc onctueux vanille-amande, chocolat blanc express à la vanille, chocolat blanc à la noix de coco

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La solution de facilité pour faire du chocolat blanc sans lait est de remplacer la poudre de lait de vache par du lait végétal en poudre – il en existe maintenant de toute sorte. Marie Laforêt a ainsi fait de jolies tablettes.

Mais je préfère une recette utilisant des ingrédients plus bruts. Pour éviter de réinventer la roue, j’ai d’abord testé des recettes déjà disponibles sur la blogosphère, avec un moule à mini tablettes (initialement un moule à mini financiers je crois) :

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  • D’après Veg An Bio, j’ai tenté un mélange de 5 g (1 cuillerée à soupe) de lucuma (ingrédient acheté sur un coup de tête et qui ne m’inspire pas du tout), 1 grosse pincée de vanille en poudre, 35 g de beurre de cacao et 1/2  cuillère à café de paillettes de noix de coco séchée. J’ai obtenu 6 mini barres avec un très bel effet bicolore, mais je n’aime pas le goût de l’ensemble, d’autant que le beurre de cacao est en grande partie séparé des autres ingrédients. Je sens que je vais donner mon sachet de lucuma à quelqu’un qui saura en profiter mieux que moi…

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  • D’après le Chaudron pastel de Mély, j’ai mélangé 20 g de beurre de cacao, 20 g de sucre (soit blond, soit complet) mixé et 1 pincée de vanille en poudre. J’ai obtenu 4 mini barres, jolies (bien qu’avec le sucre complet on puisse observer un très léger biphasage) et dont le goût me plait. Seul bémol, la texture est un peu cristalline sous la langue, sans doute dû au sucre pas parfaitement incorporé au beurre de cacao. Il faudrait ajouter un émulsifiant (poudre de lait ou purée d’oléagineux par exemple).

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  • D’après cette recette de Nourishing Meals découverte chez De Chair et de lait, j’ai mélangé 30 g de beurre de cacao, 10 g de purée d’amande blanche (je n’avais pas de purée de cajou), 20 g de sucre blond mixé (je n’avais pas de « miel ») et 1 pincée de vanille en poudre. J’ai obtenu 6 mini barres dont j’adore le goût et la texture onctueuse en bouche.

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Voilà les résultats de tout ces tests :

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La recette ci-dessous est une simple variante de celle de Nourishing Meals. Merci à De Chair et de lait d’avoir permis cette savoureuse découverte !

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Ingrédients pour 6 mini barres de 10 g
– 10 g de purée d’oléagineux (amande blanche ou cajou)
– 20 g de sucre blond mixé
– 1 grosse pincée de vanille en poudre
– 30 g de beurre de cacao de bonne qualité

Préparation
– Préparer un bain marie : pour moi, quand je ne suis pas pressée, c’est un petit bol dans un grand bol contenant de l’eau bouillante et fermé d’un couvercle du diamètre du grand bol.
– Mélanger la purée d’oléagineux, le sucre et la vanille (et les autres arômes/colorants éventuels).

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– Ajouter le beurre de cacao détaillé en gros morceaux (ou en petits morceaux si on est pressé que ça fonde).

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– Mélanger de temps en temps jusqu’à obtenir un mélange bien homogène – remplacer l’eau quand elle a tiédi.
– Couler dans un moule bien propre et sec.
– Laisser prendre à température ambiante, au réfrigérateur ou au congélateur. Pour que les tablettes soient bien dures, il faut attendre plusieurs heures (je dirais au moins 4 h, mais je laisse toute la nuit).
– Conserver les tablettes au frais ou à température ambiante (environ 20-25 °C).

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Remarques

  • Beurre de cacao : La qualité du beurre de cacao est primordiale pour le goût du chocolat blanc. Ma biocoop vend la marque Life food, que j’ai trouvé bien. Il parait que les marques Ecomil et Sol Semilia sont bien aussi. Le beurre de cacao brut a, dans tous les cas, un goût fort. Il est donc important de l’adoucir avec une bonne quantité de vanille.
  • Absence de tempérage : Comme je suis une feignasse, je ne tempère pas le mélange, donc des cristaux blanchâtres peuvent se former dans le chocolat. Mais comme c’est du chocolat blanc ça ne se verra pas trop. J’imagine qu’on peut appliquer à cette recette les paliers de tempérage du chocolat blanc pour obtenir un chocolat très brillant, mais je n’ai pas essayé.
  • Version express : Si vous voulez des tablettes à utiliser de toute urgence (après 1 h environ au frigo), il faut augmenter la teneur en beurre de cacao, car il durcit plus vite que la purée d’oléagineux. Pour 10 mini barres, utilisez les proportions suivantes : 10 g de purée d’oléagineux, 25 g de sucre blond mixé, 1 grosse pincée de vanille en poudre, 40 g de beurre de cacao de bonne qualité.
  • Version sans oléagineux : Mély propose d’utiliser du sucre glace, c’est à dire du sucre mixé avec un peu de fécule (environ 2,5 g de fécule pour 100 g de sucre). Je n’ai pas testé cette variante, mais apparemment elle fonctionne très bien sous forme de chocolat blanc à la noix de coco (avec des paillettes de noix de coco séchée et de l’huile de coco à la place d’une partie du beurre de cacao).
  • Ajout de couleur et de parfum : Mély propose de colorer le chocolat avec de la poudre de fruit rouge séché ou du macha, Marie Laforêt d’y ajouter des brisures de violettes en sucre, d’amande & de fèves de cacao, ou encore de la noix de coco & des baies de Goji. Le blog Yeux friands et bouche bée a testé de nombreux colorants et parfums ! Choix d’un autre édulcorant (le sucre complet donnera une tablette de couleur caramel), d’une autre purée d’oléagineux (amande complète, sésame blanc, sésame noir, noisette, cacahuète…), ajout de thé matcha, cannelle, fève tonka râpée, paillettes de noix de coco séchée, zeste de citron en poudre, fraises séchées, morceaux de banane séchée, brisures de fèves de cacao ou de bonbons, à placer dans le moule avant coulage du chocolat ou directement dans le mélange au bain-marie… Les possibilités sont infinies !

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Et voilà le résultats de toutes mes fournées de chocolat blanc du jour ! De gauche à droite : celui adapté de Veg An Bio, ceux adaptés de Mély (au sucre blond, au sucre complet), celui de Nourishing Meals, la version express et la version express à la noix de coco.

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Bon dimanche !

Le meilleur gâteau au chocolat

2 Mar

Bonjour !

Je sais, j’ai déjà des recettes de muffins double chocolat, de chouette gâteau choco-banane, de gâteau au yaourt au chocolat et de quatre quarts au chocolat (le tout compatible sans soja ni gluten). Mais je n’avais pas encore trouvé mon bonheur quand je veux un méchant gâteau au chocolat, celui qui est tellement moelleux, tellement sucré et tellement chocolaté qu’on se dit qu’il fait peut-être grossir mais qu’il est trop bon pour qu’on n’en reprenne pas un petit bout.

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En plus d’être délicieuse, il fallait que la recette soit simple et, si possible, réalisable uniquement à partir d’ingrédients du placard. En fait elle existait déjà, il suffisait de demander au dieu internet !

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Dans le palmarès des meilleurs gâteaux au chocolat du monde, j’ai l’impression qu’il y a deux camps : ceux qui recherchent le meilleur gâteau moelleux surmonté d’un glaçage, et ceux qui pistent le fondant le plus chocolaté. Alors pas de jaloux, il y aura une recette pour chacun ! Pour éviter l’overdose de cacao, je vous propose de commencer par le gâteau moelleux et son glaçage tout chocolat, et de nous réserver le fondant pour un prochain article. Edit : La recette du super fondant au chocolat est désormais publiée ici.

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En version mini, le résultat est délicieux mais le démoulage beaucoup plus aléatoire

Après simple recherche sur le web anglophone, une recette est sortie du lot. Je me suis contentée de la traduire en français avec des mesures en grammes, de changer la recette de glaçage pour une que je trouve plus facile à faire, et comme d’habitude de tester plein de substitutions possibles. Enjoy !

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Ingrédients pour 1 gâteau (1 moule à manqué de 21 cm de diamètre ou 1 moule à cake moyen)
– 170 g de farine de blé (1 1/4 cups) OU, de préférence, 165 g de farine de blé et 7 g (1 cuillère à soupe) de fécule
– 170 g ou 200 g de sucre (1 cup)
– 35 g de cacao en poudre non sucré (1/3 cup)
– 5 g de bicarbonate de sodium (1 tsp)
– Facultatif : 2 g de sel (1/2 tsp)
– 200 g d’eau, éventuellement chaude (1 cup)
– 1 cuillère à café d’extrait de vanille (1 tsp)
– 70 g d’huile (1/3 cup)
– 5 g de vinaigre ou jus de citron (ici, vinaigre de cidre) (1 tsp)

Ingrédients pour le glaçage
– 100 g de chocolat noir
– 50 g de lait végétal
– 50 g de sucre
– 1 cuillère à café d’extrait de vanille

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Préparation
– Préchauffer le four à 180 °C.
– Préparer le moule à gâteau en y tartinant de l’huile puis en le farinant.
– Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : farine, sucre, cacao, bicarbonate et sel.
– Ajouter les ingrédients liquides : eau, extrait de vanille, huile et, en dernier, vinaigre.
– Immédiatement verser dans le moule et enfourner.
– Le gâteau est cuit quand la cuisine embaume et qu’un couteau planté dans le gâteau en ressort propre.
– Laisser tiédir le gâteau puis le démouler et le laisser refroidir sur une grille ou un torchon.

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– Sur feu doux, faire chauffer le lait végétal et le sucre afin qu’il se dissolve. Ajouter le chocolat coupé en morceaux et  l’extrait de vanille, bien mélanger jusqu’à ce obtenir un mélange homogène.
– Verser le glaçage chaud (ou tartiner le glaçage tiède) sur le gâteau refroidi. Le glaçage va solidifier en refroidissant.
– Avec le glaçage, ce gâteau se conserve facilement deux jours. Je le trouve même meilleur le lendemain !

20150222-8Avec un moule plus gros, on peut bien sûr doubler les quantités :

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Remarques

  • Attention au démoulage : Ce gâteau moelleux est fragile tant qu’il n’est pas complètement refroidi. Je vous encourage donc à huiler et fariner vos moules, même s’ils sont antiadhésif (silicone, téflon), et pour être 100 % sûrs du démoulage, d’ajouter un disque de papier sulfurisé au fond du moule. Sinon, en cas de ratés, le glaçage au chocolat pourra permettre de recoller des morceaux. Par contre, comme il est peu épais, il peut difficilement masquer une irrégularité – pour combler des fissures, il faudrait trouver un glaçage plus épais ou de la chantilly (de coco ou de chocolat ou au beurre de cacao par exemple).
  • Choix de l’huile : J’utilise de l’huile de coco fondue ou de l’huile d’olive. On peut aussi utiliser du beurre de cacao. De l’huile de noisette traditionnelle (celle qui a une délicieuse odeur de noisette grillée) doit être très bien aussi, maintenant que je sais qu’on peut la cuire. On peut aussi remplacer les 70 g d’huile d’huile et 100 g d’eau par : 100 g de margarine et 70 g d’eau. Quand j’utilise de l’huile solide ou de la margarine, je les place dans un bol et je les fais fondre en versant dessus l’eau chaude de la recette, puis j’incorpore ce mélange aux ingrédients secs.
  • Pour les cuisines non bio, le bicarbonate et le jus de citron sont remplacés par un sachet de levure chimique (= poudre à lever). La fécule peut être de la Maïzena. La cuillère à café d’extrait de vanille et 10 g de sucre peuvent être remplacés par 1 ou 2 sachets de sucre vanillé.
  • Variante avec « chocolat en poudre » – vous savez, le cacao en poudre déjà sucré du petit déj’ : On peut supposer que 100 g de cette préparation cacaotée en poudre contiennent environ 3 g de cacao en poudre et 70 g de sucre. Dans cette recette, on peut donc remplacer les 35 g de cacao non sucré et les 200 g de sucre par : 100 g de « chocolat en poudre » et 130 g de sucre.
  • Variante avec chocolat en tablette ou en pépites : On considérer que 180 g de chocolat noir est composé d’environ 90 g de sucre, 60 g de matière grasse (beurre de cacao) et 30 g de cacao dégraissé (si vous voulez fabriquer des tablettes de chocolat avec ces ingrédients, faites fondre le sucre sur feu doux puis coupez le feu et ajoutez le beurre de cacao puis le cacao en poudre et un peu d’extrait de vanille, tempérez, coulez dans un moule et laissez refroidir). On peut donc remplacer les 35 g de cacao en poudre, les 70 g d’huile et les 200 g de sucre par : 180 g de chocolat fondu, 10 g d’huile et 110 g de sucre. Le résultat est bon mais un peu plus friable que la version au cacao en poudre (et je n’ai pas d’explication pour cette différence).
  • Variante sans gluten : On peut remplacer les 170 g de farine de blé par de la farine de riz blanc, ou, en suivant le mix Makanai, par 120 g de farine sans gluten (riz (semi-)complet, pois chiche par exemple) et 50 g de fécule. Pour que le gâteau monte raisonnablement et se tienne, il est important que l’huile soit sous forme solide : huile de coco, beurre de cacao, version à la margarine ou au chocolat en tablette. Sinon, je ne l’ai pas encore testé, mais la recette de De chair et de lait a l’air super.
Gâteau sans gluten, avec huile de coco, coulé en moules à muffin

Gâteau sans gluten, avec huile de coco, coulé en moules à muffin

  • Variante plus corsée : La recette originale propose de substituer une partie de l’eau par du café, cette recette aussi propose de le faire, et de faire un décor à la noix de coco. On peut aussi, comme proposé ici, on peut piquer le dessus du gâteau refroidi avec une fourchette et y verser un peu de liqueur de café (kalhua) maison avant de napper de glaçage chocolaté. On peut aussi remplacer le sucre blond par du sucre complet.
  • Le glaçage chocolaté : La recette originale propose de mélanger sucre, margarine (ou huile de coco), cacao en poudre, lait végétal et extrait de vanille. Je trouve plus simple de réaliser une ganache en faisant fondre 200 g de chocolat pâtissier avec 100 g de lait végétal et 2 sachets de sucre vanillé, puis en ajoutant du sucre selon le goût (100 g environ). Ce glaçage permet de décorer mais aussi de rendre le gâteau plus moelleux le lendemain et moins friable.

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  • Gros gâteau à l’américaine (layered cake) : Pour obtenir ce type de gâteau, on peut réaliser deux fois la recette et superposer un gâteau, du glaçage ou de la chantilly de chocolat, l’autre gâteau puis tartiner tout l’extérieur de glaçage.
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Mini gâteau à étages : recette divisée par 2, coulée dans un moule à cake, coupée après refroidissement pour supprimer le dôme et former 3 carrés, empilés avec de la ganache sur chaque étage

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Et pour les fans, des nouvelles de la pouponnière : Voici une semaine que je ne tire plus mon lait quand le Béluga est en garde. J’ai remplacé le biberon du goûter, qui était devenu tout petit (50 mL) par de la purée de fruits ou de la compote, actuellement en gourde en plastique jetable – en attendant de trouver une gourde en plastique réutilisable qui ne soit pas fabriquée en Chine.

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Le Béluga s’est très bien fait au changement et il continue d’apprécier le lait de sa maman de 18h à 21h puis de 4h à 7h en semaine (et quand il veut le week-end).

Pour les curieux, de 21h à 4h le Béluga est sous la responsabilité de son papa – ce qui n’a pas du tout modifié la fréquence de ses réveils nocturnes pour le moment (ça fait 2 semaines)… affaire à suivre.

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Béluga du matin qui n’a pas envie de mettre pantalon, sous-pull ni gilet : le body et la couche lavable sont donc couverts par un poncho, des jambières Leg Huggers et des chaussures Playshoes

J’en profite aussi pour vous annoncer que la journée Saveurs durables 2014 aura lieu le samedi 5 avril de 10h30 à 18h au Centre Goscinny, 14 rue René Goscinny, Paris 13ème. Au programme : ateliers culinaires, conférences, diffusion du film de la finale du concours et de nombreuses autres animations, le tout gratuit comme chaque année ! Réservez votre 5 avril :).

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Bon dimanche !

Recette de cuisine durable

Chantilly végétale (sans lait, sans soja)

7 Juil

Bonjour !

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Depuis la mousse au chocolat simplissime au siphon, je suis obsédée par l’idée de déguster une chantilly végétale maison… Et de reproduire le simple et sublime dessert dégusté il y a bien longtemps, en un jour ensoleillé, dans le jardin d’amis : des fraises Gariguette parfumées, de la crème fouettée vanillée maison et des croquants aux amandes… j’étais gamine et j’avais adoré ces goûts et textures à combiner à loisir en prenant le temps de discuter sous les pins.

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Il y a bien la recette  classique de chantilly de coco, réalisée à partir de crème de coco (pas la « coco cuisine », la crème bien épaisse qu’on achète en briquette ou qu’on récolte sur le dessus d’une canette de lait de coco mise à reposer au frigo), le chocolat chantilly et la Soja du chef. Mais je voulais une chantilly goût vanille et sans soja.

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Après bien des expérimentations malheureuses, avec ou sans agar/fécule/margarine/lait de soja/etc, je suis tombée sur la recette de chantilly au beurre de cacao de Valérie Cupillard, dans son génialissime Cuisinez gourmand sans gluten, sans lait, sans oeuf. Je recommande très chaudement ce livre à tous ceux qui ont envie de cuisiner autrement, par curiosité ou pour des proches, qu’ils soient allergiques ou intolérants ou végétaliens. C’est une bible très agréable à feuilleter, où on trouve rapidement l’information voulue, qui regorge de recettes gourmandes, sans ingrédient complexe, originales (même si on a déjà lu ses autres livres et son blog !). Parmi les dizaines de livres de cuisine que je possède, c’en est un que je garde précieusement, un must, un de ceux qui valent le coup même si votre bibliothèque est déjà bien pleine. Oui, carrément.

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Je suis donc (re)partie de la recette de Valérie Cupillard et je l’ai très légèrement adaptée à mes goûts. Il n’y avait à peu près rien à changer à vrai dire, tellement la recette fonctionne bien : mes essais de variantes étaient à peu près tous moins réussis que la recette originale !

Voici le résultat, dont le léger goût de beurre de cacao est la principale différence d’avec une chantilly traditionnelle. Doudou, par exemple, n’aime pas la manger telle quelle ou avec des fraises. Mais avec une glace au chocolat ou un chocolat chaud, façon chocolat viennois, elle fait l’unanimité.

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Afin d’approcher encore plus le goût traditionnel de la chantilly, j’ai testé le remplacement du beurre de cacao par de l’huile de palme bio. Oui, l’huile de palme n’est pas un ingrédient particulièrement consensuel, mais en passant, je ne suis pas sûre que la production de beurre de cacao bio ou celle d’huile de coco bio, qui semblent actuellement en plein boom, soient totalement angéliques comparées à la production d’huile de palme bio… En tout cas, si quelqu’un a des infos, je suis preneuse !

Bref, il ne me reste plus qu’à trouver de bonnes petites fraises et une recette végétalienne de croquants aux amandes. Un immense bravo à Valérie Cupillard, et un grand merci aussi pour m’avoir autorisé à publier ceci.

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Ingrédients pour 1 siphon de 0,5 L
– 365 g de lait de riz (ou autre lait végétal)
– 2 g d’agar-agar en poudre (1 cuillère à café rase)
– 80 ou 90 g de beurre de cacao (voir les Remarques pour la variante à l’huile de palme)
– 45 g de purée d’amande blanche (ou autre purée d’oléagineux, comme la purée de noix de cajou)
– 2 gousses de vanilles fendues, grattées et infusées dans le lait bouillant OU 4 cuillerées à café d’extrait de vanille
– 2 cuillères à soupe de sucre glace (ou de sucre blond mixé) OU 2 sachets de sucre vanillé
– 1 cartouche de gaz pour chantilly (N2O)

Préparation (à faire au moins 4h avant le service, et si possible la veille)
– Dans une casserole, mélanger le lait végétal, l’agar, le sucre (et les gousses de vanilles fendues et grattées) puis porter à ébullition pendant au moins 30 secondes.
– Éteindre le feu et ajouter le beurre de cacao et la purée d’oléagineux.
– Quand le beurre de cacao est complètement fondu, bien mélanger et déposer la casserole dans un bain d’eau froide (chez moi, il s’agit d’une plus grande casserole contenant de l’eau du robinet, que je remplace dès qu’elle devient tiède). Mélanger régulièrement jusqu’à ce que le mélange ait refroidi. Le but est d’empêcher le beurre de cacao de se séparer du mélange, jusqu’à ce que la prise de l’agar prenne le relai.
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– Mixer, afin d’obtenir un mélange parfaitement lisse (j’utilise un mixeur plongeant).
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– Si besoin, ajuster le goût avec du sucre et de l’extrait de vanille.
– Verser le mélange dans le siphon. Enclencher une cartouche de gaz et secouer 10 fois le siphon la tête en bas.
– Stocker le siphon au frigo, couché, pendant au moins 3 heures (si possible une journée ou une nuit).
– Bien secouer le siphon et appuyer doucement sur la poignée pour faire sortir la chantilly.
– La chantilly s’affaisse au bout de plusieurs minutes,comme la chantilly traditionnelle, donc il vaut mieux ne pas attendre trop une fois qu’elle est sortie du siphon.

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Remarques

  • Comment ça marche ? Le beurre de cacao apporte les graisses saturées nécessaires à la tenue de la chantilly. Le lait de riz est naturellement sucré. La purée d’amande et l’agar jouent le rôle d’émulsifiant afin de maintenir ensemble le beurre de cacao et le lait végétal. Le siphon permet d’incorporer du gaz dans le mélange afin d’obtenir une mousse.
  • On peut mélanger tous les ingrédients dès le début dans la casserole si on ne se soucie pas de perdre un peu de nutriments lors du chauffage du beurre de cacao et de la purée d’amande. L’émulsion se fera ainsi plus facilement.
  • Cette recette de Valérie Cupillard est une recette « à ratio » : Pour X g de purée d’amande, on utilise 2X g de beurre de cacao et 8X de « crème végétale liquide » (la recette de la crème végétale liquide est aussi dans le super livre Cuisiner gourmand sans gluten, sans lait, sans oeufs).
  • On peut remplacer le lait de riz par un autre lait végétal, et éventuellement par un mélange de purée d’oléagineux et d’eau (30 g de purée d’amande blanche + 335 g d’eau par exemple) mais je trouve le résultat moins fin. De plus, le lait de riz étant naturellement sucré, il faudra alors ajouter du sucre selon votre goût (environ 3 cuillerées à soupe si le lait n’est pas du tout sucré).
  • On peut remplacer les 80-90 g de beurre de cacao par 100 g d’huile de palme bio. J’utilise alors 50 g de purée d’oléagineux au lieu de 45 g (elle joue le rôle d’émulsifiant, donc il faut en mettre plus puisqu’il y a plus d’huile à émulsionner). Attention, la production d’huile de palme bio n’étant pas dénuée de polémique sociale, elle est à utiliser avec modération. Et l’huile de palme non bio, même certifiée RSPO, est à proscrire car elle pose de graves problèmes pour la flore, la faune et les travailleurs.
  • On ne peut pas remplacer le beurre de cacao par de l’huile de coco ou de la margarine, car ces matières grasses ne sont pas assez solides et dures à la température du frigo (à cette température, elles sont encore « tartinables »), donc la chantilly ne tiendrait pas aussi bien. Ou alors il faudrait augmenter largement la quantité de matière grasse de la recette (Valérie Cupillard propose une recette de chantilly à base de lait de riz et huile de coco, toujours dans le même livre). Sinon, il parait que le beurre de karité est aussi solide que le beurre de cacao (et l’huile de palme ou l’huile de palmiste…) mais je n’en ai pas trouvé au rayon alimentaire de ma biocoop.
  • On peut remplacer le siphon par un batteur électrique et un saladier bien froid, mais le risque d’éclaboussures est non nul, la chantilly sera bien moins aérienne et il faudra la transvaser dans une poche à douille si on veut la mettre en forme joliment. Bref, entre cette recette et la mousse au chocolat simplissime, je trouve que ça vaut la peine d’acheter un siphon… et d’essayer de trouver un moyen pour compenser l’impact écologique de cet achat et de celui de cartouches de gaz N2O !
  • Si vous voulez tenter d’autres variantes, il me semble que le point clé pour avoir une crème végétale montable en chantilly est d’obtenir une crème ayant la texture de la crème de coco, c’est à dire une crème qui, une fois refroidie au réfrigérateur (4 °C) est assez épaisse pour se tenir mais assez molle pour qu’un doit posé dessus y laisse son empreinte. Voici par exemple le résultat pour la recette de cet article :

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  • Comme autres variantes, je compte notamment essayer de mélanger (au blender ou au mixeur plongeant) 100 g d’huile de coco fondue + 4 cuillerées à soupe de sucre vanillé (05 g) + 250 g de yaourt nature (édit : ça marche et ça donne une saveur lactée) ou de tofu soyeux mixé (à tester) ou de crème végétale (du commerce ou préparée en faisant bouillir puis en mixant 250 g de lait de riz avec 1 cuillerée à café (2 g) d’agar et 2 cuillerées à café (4 g) de fécule) (à tester).

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Rien à voir mais je ne peux pas m’empêcher de vous signaler cette histoire qui se déroule en ce moment même près de Marseille et qui me fend le coeur : un bébé de six mois soudainement retiré à sa famille, apparemment parce qu’il ne grandit pas assez… ou parce que sa maman est végétalienne ?! L’enfant est placé dans un centre (même pas dans une famille) et ses parents peuvent le voir 8 h par semaine. Alors qu’ils ont docilement suivi les recommandations des services de santé. C’est à y perdre la raison, j’en frémis d’horreur quand je pense que ça pourrait m’arriver quand je déménagerai dans cette ville. Vous pouvez signer une pétition pour les aider.

Bon dimanche  !

Recette de cuisine durable