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Mousse au chocolat simplissime

16 Juin

Bonjour !

Dans les premiers temps de mon blog, j’avais proposé des recettes de mousse au chocolat sans œuf : la fameuse chantilly de chocolat d’Hervé This, et une étonnante mousse inventée par Julie, qui tenait alors le créatif blog Plaisir végétal. Puis Joël Roussel a découvert l’aquafaba en neige, avec toutes ses applications allant des mousses aux meringues.

Grâce à ces personnes et à mon cheminement personnel, j’ai désormais ma propre recette de mousse au chocolat. Elle est vraiment à mon goût : végétale, facile à préparer, avec des ingrédients peu nombreux, peu transformés et simples à trouver dans le commerce.

Ma trouvaille, c’est d’avoir trouvé comment remplacer la douceur normalement apportée par les produits laitiers dans la mousse ! Je vous explique tout ci-dessous. Et si vous voulez juste la recette, allez directement à la fin de l’article.

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Faire ressortir la douceur du cacao

Si vous avez déjà goûté un dessert au chocolat sans crème ni lait (animal ou végétal), vous savez qu’il a un goût plus fort, un peu plus amer que les autres desserts au chocolat.

La raison ? Elle est étonnante ! C’est parce que les produits laitiers gomment une partie de l’acidité du chocolat. Or pour nos papilles, le goût acide et le goût sucré sont en compétition. Donc diminuer l’acidité du chocolat permet de mieux sentir son goût sucré.

A propos d’acidité, vous savez certainement que le jus de citron, le vinaigre et les yaourts sont acides (pH inférieur à 7). Et vous savez probablement que le bicarbonate de sodium est alcalin (pH supérieur à 7). Le cacao en poudre, lui, est naturellement acide : son pH est entre 5,3 et 5,8. (Si cela vous intéresse, je vous expliquerai pourquoi.)

On peut trouver de la poudre de cacao « naturelle » dans certains magasins bio (en anglais on parle de natural cocoa powder). On la reconnaît à sa couleur marron clair. Attention, ici je parle du cacao maigre constitué à 100 % de cacao. Parce que bien sûr, le chocolat en poudre (constitué d’un mélange de cacao maigre et de sucre) est toujours marron clair, lui.

Mais la plupart des poudres de cacao du commerce ne sont pas « naturelles » : elles sont alcalinisées (en anglais, on parle de dutch-processed cocoa powder). On les reconnaît à leur couleur marron foncé, comme le cacao Van Houten. Et justement, le traitement du cacao par des substances alcalines a été inventé par Coenraad Johannes van Houten. A noter, le cacao en poudre alcalinisé existe aussi en bio.

Le but de l’alcalinisation du cacao est de neutraliser son acidité. En effet, son pH devient compris entre 5,8 et 8. Mais à quoi cela sert-il ? Comme on l’a vu, le cacao alcalinisé a une couleur sombre, mais aussi une saveur plus douce et plus longue en bouche. De plus, il se mélange mieux avec l’eau et les liquides aqueux comme le lait.

Alors voilà la solution pour rendre plus douce la saveur des desserts chocolatés sans produits laitiers ! Il suffit d’y ajouter une substance alcaline. Avez-vous deviné laquelle ?…

C’est un produit tout simple…

Une petite pincée de bicarbonate de sodium !

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Ma recette de mousse au chocolat

Voici une mousse au chocolat sans œufs, sans produits laitiers et sans ingrédients très transformés ! Sa texture et sa préparation sont identiques à celle d’une mousse classique.

Pour le goût, c’est à la fois subtilement différent et tout aussi délicieux, d’après les non végé qui y ont goûté.

Ingrédients pour 4/6 personnes
– 50 g d’eau
– 1 petite pincée de bicarbonate de sodium
– 50 g de sucre (ou plus, selon votre goût)
– 1 sachet de sucre vanillé OU 10 g de sucre et un peu de vanille
– 200 g de chocolat noir pâtissier
– 150 g d’aquafaba (le liquide d’une boîte de 650 g de pois chiche au naturel)

Préparation
– Dans une casserole sur feu doux (ou un petit saladier passant au four micro onde), verser l’eau, le bicarbonate de sodium, le sucre, le sucre vanillé et le chocolat noir pâtissier coupé en morceaux.
– Chauffer doucement jusqu’à ce que la majorité du chocolat soit fondu. Puis éteindre le feu et mélanger jusqu’à obtenir un coulis parfaitement lisse.
– Pendant que le chocolat fond, dans un saladier, fouetter l’aquafaba en neige.

Avec les pois chiche, on peut faire du houmous, un curry, une salade composée, des nuggets…

 

L’aquafaba battu en neige

– Goûter le mélange chocolaté. Si le goût est encore trop « fort en chocolat », pas assez doux, ajouter une minuscule pincée de bicarbonate et bien mélanger.
– Incorporer petit à petit la neige, délicatement, à l’aide d’une grande cuillère. C’est ma partie préférée, j’adore regarder le mélange du brun et du blanc, en salivant d’avance.


– Verser dans un petit saladier ou dans 4 à 6 ramequins.
– Mettre la mousse au réfrigérateur pendant au moins 8 heures ou au congélateur pendant 3 heures afin qu’elle devienne ferme.

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Remarques

  • Version sans chocolat : Pour le cas où vous préférez une mousse sans chocolat, je vous propose ma mousse au citron avec lait de soja ou ma mousse au citron avec purée d’oléagineux.
  • Choix du chocolat : On peut utiliser du chocolat pâtissier classique. Mais je préfère les palets de chocolat à 55 % de cacao de la marque Kaoka : il est bio et équitable, on peut l’acheter en sac de 1 kg bien hermétique pour le faire durer longtemps, et la présentation en palets/pistoles permet de le verser directement dans la casserole, sans avoir besoin de le couper en morceaux. On peut aussi répartir les pistoles sur une tartine, au lieu de râper du chocolat en tablette… Miam !
  • Choix de l’eau : Par souci de simplicité, j’utilise de l’eau du robinet comme liquide de la recette. Je pense qu’on peut la remplacer par du lait végétal ou par un liquide aromatique comme un jus de fruit.
  • Ajout du bicarbonate : Il est très important que le bicarbonate soit parfaitement dispersé dans le mélange. C’est pour cela que je l’ajoute à des moments où l’ont peut mélanger vivement et longuement sans casser la mousse : avant de faire fondre le chocolat et éventuellement avant d’incorporer la neige dans le chocolat.
  • Transport : Une fois complètement refroidie, cette mousse se transporte sans problème. J’insiste sur « complètement refroidie » ! Pour un saladier de mousse, il faut compter une nuit complète au frigo.

Et s’il vous reste un peu de mousse, un petit secret : ça se mange très bien en tartines…

Bon dimanche !

Repas de début mai

12 Mai

Bonjour !

Il n’y a pas encore de petits pois frais chez mon primeur et j’ai encore des recettes de légumes d’hiver à tester, alors une bonne partie des recettes de cet article pourraient être réalisées en hiver. Et vue la météo actuellement, je pense que personne ne va s’en plaindre… bon appétit !

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Pique-nique de fin de vacances

Du pain de mie grillé et tartiné de margarine, prêt à être assemblé avec de mini saucisses de tofu (Taifun). Pour compléter, un reste de tartelettes carotte – haricots blancs – saucisse de tofu, des petits pois (surgelés) à grignoter tels quels (enfin après cuisson dans de l’eau salée). En dessert, des tranches d’orange coupées en 4 pour être grignotées avec les doigts. On avait aussi des galettes de riz soufflé nappées de chocolat noir.

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Tartines de crudités

Le week-end, un déjeuner simplissime mais qui s’est révélé multicolore : houmous, bâtonnets de carotte, tartines de radis violet et de radis rose.

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Pâtes express à la cacahuète

Voici une de mes recettes pour un repas express plutôt équilibré. On fait cuire des pâtes et, 5 minutes avant la fin de leur cuisson, on ajoute dans la casserole des petits pois surgelés. Puis dans un bol ou un petit mixeur, on mélange 1 part de purée de cacahuète avec 3 parts d’eau et du sel au goût. On égoutte le contenu de la casserole, on mélange avec la sauce et c’est prêt ! Ce plat contient des céréales avec les pâtes, des légumineuses avec les cacahuètes et des légumes avec les petits pois. Reste à ajouter une source de vitamine C (fruit ou légume cru, jus de citron…) pour bien absorber le fer.

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Bricks « soleil »

Et voici une troisième recette avec les petits pois surgelés, qui nous ont bien dépanné ce printemps en attendant les légumes primeur. Ici, j’ai appliqué une recette de mon beau-père. Au milieu d’une feuille de brick, on dépose une écrasée de pommes de terre (= une purée épaisse avec encore des morceaux) et des câpres (remplacés par des petits pois pour les enfants). On plie la brick en deux, tout simplement, et on fait cuire dans une poêle bien huilée. Et cela fait comme un lever de soleil dans l’assiette avec ce demi disque doré, croustillant autour et moelleux au milieu. Pour les petits, j’ai coupé les bricks en deux avant de les garnir, afin d’obtenir de plus petites portions.

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Soupe à la semoule

Je ne sais plus quels légumes composaient cette soupe, probablement carottes, poireau et lentilles corail avec du bouillon de légumes. L’intérêt ici est de vous montrer un exemple d’ajout de carbonate de calcium dans le plat du dîner, à raison de 1/4 de cuillerée à café par personne et par jour pour nous assurer de coller aux recommandations nutritionnelles. Vous pouvez en profiter pour voir mon astuce de feignasse pour ajouter des « petites pâtes » dans la soupe : ici ce ne sont pas vraiment des pâtes mais… un reste de semoule cuite. Ça fait le job aussi !

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Soupe à l’oignon

Vous allez voir un peu plus bas une délicieuse tarte à l’oignon préparée par mon ami Romain. Il avait fait mijoter plus d’oignons que nécessaire, donc nous avons accommodé le reste en soupe. Des oignons fondants dans du bouillon de légumes, un peu de paprika fumé et des croûtons de pain grillé, c’était très bon.

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Ragoût aux lentilles de Hafida

Lors d’une de mes nuitées à Paris, j’ai dormi chez mon amie Hafida. Sa famille et elle ne sont pas du tout végétaliens au quotidien, mais comme la plupart des familles ils ont à leur répertoire au moins un plat végétalien. Ici, ce délicieux ragoût de lentilles. La photo ne vous montre sans doute pas à quel point c’était goûteux et réconfortant, un vrai plat doudou !

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Céleri rave

Avant la fin de l’hiver, je voulais absolument tester cette intrigante recette du livre Petits plats d’hiver de Catherine Schiellein, un petit livre (apparemment épuisé) très chouette, sans illustration mais bourré de recettes originales classées par légumes d’hiver. C’est une amie de l’autrice qui l’avait goûtée dans un ferry allant de Sète à Tanger, et le résultat est vraiment original et délicieux, parfait pour l’hiver. On pèle et râpe un céleri rave de 600 g, puis on le mélange avec des raisins secs et une sauce obtenue en écrasant/mixant 1 banane avec le jus d’1 ou 2 citrons et un peu d’huile d’argan grillé. A défaut d’huile d’argan, l’autrice propose d’utiliser de l’huile de noix, ici on a utilisé de l’huile de sésame grillé.

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Korean pancakes

Notre ami Romain a apporté à la maison des cébettes et des panais, qui sont pile poil les légumes utilisés dans la recette de korean pancakes que nous a apprise une amie commune. Alors c’est ce qu’on a préparé pour ce diner, avec du riz et quelques allumettes de tofu fumé. Les enfants ont d’ailleurs seulement mangé le riz et le tofu fumé… tant pis pour eux, cela a fait plus de galettes pour nous !

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Tarte à l’oignon

Et voici la spécialité végétale de notre ami Romain (qui n’est pas du tout végé) : une tarte à l’oignon ! Il fait cuire les oignons dans une casserole couverte, puis les étale sur une pâte à pizza du commerce et parsème d’olives noires et d’herbes de Provence avant de cuire le tout au four. C’est délicieux, merci Romain !

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Crumble aux pommes

Je n’allume pas souvent mon four, à cause de sa grosse consommation électrique. Mais quand j’ai vu la recette de crumble de Mélanie Mardelay, je me suis dit que c’était un dessert facile et sympa pour nos invités. Ici, j’ai fait classique : 500 g de pommes coupées en dés et saupoudrées de cannelle au fond d’un petit plat à gratin, puis le mélange à crumble (100 g de farine de blé, 100 g de poudre d’amande blanche, 100 g de sucre, 1 pincée de sel et 5 cuillerées à soupe (70 g) d’huile de colza cuisson) parsemé dessus et le tout cuit au four. Miam, merci Mélanie !

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Amandes au sucre et dés de pomme

Le midi du week-end, j’essaye de proposer un peu plus qu’un simple fruit frais. Mais dans vraiment passer plus de temps en cuisine… Exemple ici : j’ai acheté des amandes façon chouchou au rayon vrac du petit supermarché Casino en bas de chez moi. C’est une gourmandise absolue ! Avec de simples dés de pomme attrapes avec des piques apéritifs, je salive en y repensant…

 

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Repas de Pâques

(Oui je suis en retard, Pâques était au mois d’avril.) Pour Pâques, la grand-mère de Doudou prépare toujours ces biscuits géants aux formes variées et aux yeux en clou de girofle.

En entrée, la mère de Doudou prépare une « salade de Pâques » avec une garniture d’œufs durs qui est désormais servie à part.

Pour le plat, c’était les pizzas maison du père de Doudou, le plat classique des repas d’été chez mes beaux-parents : festif et adaptable selon les goûts.

Pour le dessert, ma belle-mère a eu l’idée géniale d’assembler des rouleaux de crêpe (recette ici) pour former les lettres SEPT car on a aussi fêté l’anniversaire du Béluga. Il y avait des rouleaux garnis de tartinade chocolat-noisette, des rouleaux garnis d’une crème au citron et des fruits rouges en déco. C’était délicieux et très pratique pour continuer à en manger par petit bouts tout au long de l’après-midi…

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Bon dimanche !

Number cake simplissime

5 Mai

Bonjour !

Le jour des 7 ans du Béluga, nous étions en vacances chez mes parents. Si on avait été seuls, je pense que j’aurais réparti des fruits multicolores dans une assiette et piqué les bougies dessus. Mais là, il fallait donc un dessert d’anniversaire qui ressemble à un joli gâteau, pour faire plaisir aux grands-parents, mais sans être vraiment un gâteau, car le Béluga n’aime pas trop les gâteaux à part les Savane ou Napolitain industriels bien entendu…

J’ai donc pensé à un number cake, ce type de gâteau découpé en forme du nombre d’années à fêter. Voici ma version, simplissime, parce que c’était les vacances alors il ne fallait pas trop m’en demander !

Ce dessert est composé de deux couches de pâte feuilletée tartinées d’une crème pâtissière au lait de coco, et surmontées de fruits rouges et de vermicelles de sucre coloré.

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Ingrédients pour 4-5 personnes

  • 80 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 40 g de fécule de maïs (60 ml)
  • 1 pincée d’agar-agar
  • 400 ml de lait de coco
  • 1 pâte feuilletée sans beurre
  • 2 barquettes de fruits rouges
  • Facultatif : vermicelles en sucre multicolore 100 % végétaux
  • Bougies

Préparation

Dans une casserole, utiliser un fouet pour mélanger le sucre, la fécule et l’agar-agat. Ajouter le lait de coco et faire cuire à feu moyen tout en mélangeant au fouet, jusqu’à obtenir une crème épaisse.

Verser cette crème pâtissière à la noix de coco dans un bol et la faire refroidir. Pour cela, si l’on est pressé, on peut placer le bol dans un saladier contenant de l’eau froide, puis une fois que le contenu est tiède, placer le bol (sans saladier) au congélateur pendant quelques minutes.

Allumer le four à 180-190 °C.

Pendant que le four préchauffe, découper la pâte feuilletée de façon à obtenir deux nombres identiques. Le mieux est de découper un papier qui servira de patron, le poser sur la pâte et découper autour avec la pointe d’un couteau.

Le nombre doit faire à peu près la moitié de la pâte feuilletée, de sorte qu’avec un rouleau de pâte, en mettant les chutes de pâte bout à bout, on ait de quoi faire les deux nombres. Faire cuire aussi les dernières chutes de pâte, ici découpées en forme de cœur.

Déposer sur une plaque de cuisson couverte d’une feuille de cuisson, et enfourner jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

Laisser refroidir les numéros. Pendant ce temps, préparer le plat de service : ici, une planche à découper recouverte de papier aluminium.

Quand la crème et les numéros sont froids, placer un numéro sur le plat de service et le tartiner de crème. On utilise environ un quart de la crème pour cette étape.

Ajouter le second chiffre et tartiner à nouveau de crème.

Disposer les fruits par-dessus. Éventuellement, ajouter des vermicelles de sucre.

Servir avec le reste de la crème, des fruits et les mini cœurs de pâte, afin que chacun puisse se resservir.

 

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Remarques

  • Le lait de coco : Je le choisis toujours non allégé. Il est alors composé d’environ 60 % de noix de coco (on le voit dans la liste des ingrédients) et contient entre 15 et 20 % de matières grasses (on le voit dans le tableau nutritionnel). Les version « light » contiennent plus d’eau, d’épaississants et/ou d’arômes, donc de mon point de vue ils sont à éviter en cuisine et à réserver à un usage occasionnel comme boisson plaisir.
  • La pâte feuilletée : Ici on parle d’un gâteau d’anniversaire spécial feignasse, donc la pâte feuilletée est achetée toute prête. Mais bien évidemment n’hésitez pas à la faire vous-même si vous le souhaitez. Les pâtes feuilletées du commerce existent souvent en version sans beurre, et elles contiennent alors de l’huile de palme. Je ne trouve pas cela choquant pour un usage très occasionnel.
  • La fécule, ou amidon, peut provenir de la pomme de terre, du maïs, du tapioca… Leur composition est alors légèrement différente. Ici il faut de la fécule de maïs (Maïzena en supermarché), c’est important pour ne pas se retrouver avec une crème élastique et difficile à étaler sur la pâte feuilletée.
  • Les fruits : La saison nous a permis d’utiliser des fruits rouges, mais en hiver aussi on peut obtenir un dessert multicolore : en utilisant des kiwis, des poires et des fruits au sirop.
  • Les vermicelles en sucre sont totalement facultatifs, mais j’étais tellement contente d’en trouver des bio ET végétaux (sans carmin ni shellac) ET sans huile de palme ET fabriqués en France, que j’ai tenu à en acheter un petit pot (en plastique). Il s’agit de la marque La Patelière, que l’on peut trouver à la fois en supermarché et en magasin bio (j’apprécie également leur arôme fleur d’oranger, même s’il n’est pas bio).
  • Préparation à l’avance : On peut cuire la crème la veille et la stocker au frais dans une boîte hermétique (ici, un bol recouvert d’une petite assiette). La pâte feuilletée sera meilleure cuite le jour même et conservée à température ambiante. Et je ne ferais pas le montage plus de quelques heures avant le service, de peur que la pâte garnie ne ramollisse.

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Bon dimanche !

Purée de pommes de terre et haricots blancs

7 Avr

Bonjour !

(Heureusement que j’avais préparé à l’avance quasiment tous les articles de ces dernières semaines, parce que d’ici fin avril je vais continuer à avoir un emploi du temps surchargé… Pardon pour mon retard de réponse à vos commentaires !)

L’astuce la plus simple pour consommer plus de légumineuses est de les mixer dans un plat. Vous connaissez les nuggets de pois chiche, les steaks de lentilles ou de haricots noirs, les soupes veloutées grâce à l’ajout de légumineuses, voici aujourd’hui la purée aux haricots blancs.

Les haricots blancs ont une texture moelleuse qui se prête bien à une purée, et leur couleur beige rosé ne change pas trop de la couleur blonde des pommes de terre.

Avec cette recette, on a quasiment le goût et la texture d’une purée de pommes de terre, tout en profitant d’une belle quantité de légumineuses !

 

Ingrédients pour 4 personnes
– 400 g de pommes de terre, crues
– 200 g de haricots blancs, cuits et égouttés
– Sel
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium
– De la matière grasse : purée de noix de cajou ou d’amande blanche, ou huile de colza cuisson
– Du liquide : eau (si la matière grasse est de la purée dnoleaguneux) OU lait de soja nature (si la matière grasse est de l’huile)

Préparation
– Faire cuire les pommes de terre dans une casserole d’eau bouillante salée. Je les coupe en 2 ou en 4 pour accélérer la cuisson. Il faut que les pommes de terre soient bien lavées, mais pour l’épluchage c’est au choix : à l’économe avant cuisson, ou au doigt après cuisson (attention, les pommes de terre seront chaudes !).
– Faire cuire les pommes de terre jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Chez moi, ça correspond à une dizaine de minutes à la cocotte minute ou une vingtaine de minutes sans pression. Bien sûr, la durée dépend de la taille des morceaux de pommes de terre.
– Pendant ce temps, placer les haricots blancs dans le plat de service de la purée, et les mixer finement avec un mixeur plongeant.


– Égoutter les pommes de terre cuites, les éplucher si ça n’a pas été fait avant cuisson et les placer dans un moulin à légumes posé sur le plat de service.
– Mouliner les pommes de terre, tout en ajoutant les autres ingrédients – doser la matière grasse et le liquide pour obtenir une texture et un goût de purée qui vous plait.

 

 

Remarques

  • Cuisson des pommes de terre : La cuisson à l’eau fait que certains nutriments des pommes de terre vont migrer dans l’eau de cuisson. Mais c’est cette cuisson qui permet ensuite d’obtenir une purée moelleuse. On peut profiter des nutriments perdus en utilisant l’eau de cuisson pour préparer une soupe. En plus, si on utilise directement cette eau encore chaude, la soupe cuira plus vite. Exemple de soupe facile : un oignon, 3 carottes, un bol de haricots blancs cuits et du bouillon de légumes en poudre.
  • Proportion de haricots blancs : J’ai déjà essayé de mélanger autant de pommes de terres que de haricots blancs, mais cela donne une purée dense dans laquelle le goût de haricots blancs est plus perceptible.

  • Choix de la matière grasse et du liquide : Je remplace généralement le lait et le beurre des purées traditionnelles par de la purée d’oléagineux (amande blanche ou cajou) et de l’eau. Mais on peut aussi simplement utiliser du lait de soja nature (vérifier l’absence de sucre dans les ingrédients) et de l’huile neutre, en particulier de l’huile de colza cuisson (pour sa teneur en oméga 3, on en trouve par exemple sous la marque Emile Noël ou Bio planète en magasin bio, ou Fleur de colza en supermarché).
  • Le carbonate de calcium permet d’apporter du calcium quand on ne consomme ni produits laitiers, ni eau riche en calcium, ni laits ou desserts végétaux enrichis en calcium.
  • Menu purée : On peut bien sûr servir cette purée avec des saucisses végétales, comme des Mini Weenies (saucisses à base de gluten de la marqué Wheaty) ou des Mini Viennoises (saucisses à base de tofu de la marque Taifun). Mais vue la composition de cette purée, on peut aussi servir la purée toute seule ! Pour obtenir un repas complet, il suffit d’ajouter une source de vitamine C, comme une crudité comme des carottes râpées ou un fruit frais.
  • Version sans pommes de terre : On peut remplacer les pommes de terre par un autre légume racine, comme des carottes. Avec une moitié de haricots blancs et une moitié de carottes, on obtient une belle purée orange, que l’on peut manger avec des gressins ou des mini bretzels pour mimer des bougies et s’amuser avec cette purée d’anniversaire. De manière plus « adulte », on peut accompagner cette purée de pain grillé par exemple.

  • Version sans haricots blancs : Comme je l’indique dans Nourrir son enfant autrement, on peut facilement préparer des purées de pomme de terre colorées, c’est rigolo et ça permet d’écouler certains légumes. En remplaçant les haricots blancs par du chou rouge cuit (reste de la préparation d’un risotto indigo), la purée est mauve. Avec des betteraves cuites, elle est rose. Avec des radis roses cuits, elle est rose pâle. Je suppose qu’avec du chou fleur cuit ce serait également bon, avec sans doute un petit goût de chou fleur – à tester !
  • Autres recettes avec des haricots blancs : On aime manger les haricots blancs mélangés avec de la sauce tomate de Doudou, à la manière des baked beans. En général, je les sers avec du riz, ou avec des grosses pâtes creuses (conchiglie).

 

Repas roboratif spécial haricots blancs : en version visible, et en version cachée…

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Et vous, comment aimez-vous manger les haricots blancs ? Et quelles sont vos purées préférées ?

Bon dimanche !

Crème de citron à l’amande (lemon curd), tarte et mousse

24 Fév

Bonjour !

Comme il y a peu de fruits de saison en ce moment, c’est l’occasion de s’intéresser aux desserts à base de citron. Parmi mes nombreux essais, j’ai créé le lemon curd citron-amande que je vous présente aujourd’hui. Sans œuf, sans beurre, mais avec des ingrédients simples et un résultat gourmand !

Comme le lemon curd classique, on peut utiliser cette crème de citron à l’amande sur des tartines, dans des crêpes, mélangée à un yaourt… On peut même l’étaler sur un fond de tarte pour obtenir une tarte au citron ultra fondante. Enfin, on peut aussi faire une variante de cette crème de citron pour obtenir très simplement une délicieuse mousse au citron.

Alors aujourd’hui c’est fête : vous avez 3 recettes en un seul article : une crème de citron à l’amande, une tarte au citron sans four et une mousse au citron !

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Crème de citron à l’amande (lemon curd à l’amande)

Ingrédients pour 1 pot
– 1 citron jaune, zeste et jus
– 100 g de sucre
– 1 cuillerée à soupe de fécule (8 g)
– 1/8 cuillerée à café d’agar-agar en poudre (1 grosse pincée, prise avec 3 doigts : pouce, index et majeur)
– 50 g d’eau (environ 3 cuillerées à soupe)
– 50 g de purée d’amande blanche (environ 3 cuillerées à soupe)

Préparation
– Prélever le zeste du citron avec une râpe fine. Je râpe au-dessus de la casserole qui servira pour la suite.

Une râpe Microplane est idéale car les zestes obtenus sont très fins.

– Couper le citron en deux et le presser pour récupérer son jus : 50 g (environ 3 cuillerées à soupe).

– Dans une casserole, mélanger le zeste et le jus de citron, le sucre, la fécule et l’agar-agar puis ajouter l’eau. Le mélange est jaune opaque et il ne doit pas y avoir de grumeaux. Si besoin, utiliser un fouet pour bien mélanger.

– Sur feu moyen-fort, porter à ébullition en mélangeant sans cesse, puis poursuivre la cuisson environ 30 secondes en continuant de mélanger vigoureusement. Le mélange devient épais et jaune transparent.

– Éteindre le feu et incorporer la purée d’amande blanche. Mélanger vigoureusement, pour qu’il ne reste aucun grumeau de purée d’amande.

La quantité de purée d’amande peut paraitre trop importante par rapport à la quantité de mélange, mais son goût ne sera pas trop présent au final.

Dans le mélange, en haut de la photo, on peut voir un grumeau de purée d’amande. J’ai donc continué à mélanger vigoureusement.

– Laisser tiédir avant de déguster.

 

Remarques

  • La couleur blonde de cette crème de citron vient à la fois de la cuisson des zestes de citron jaune, du sucre blond et de la purée d’amande blanche.
  • Ajout de la purée d’amande : Pour les premiers essais, je vous conseille d’ajouter la purée d’amande à la fin, comme indiqué dans la recette, pour bien vous rendre compte de ce qu’il se passe pendant la cuisson de la crème. Une fois que vous maitrisez la recette, vous pouvez ajouter la purée d’amande dès le début, cela fonctionnera tout aussi bien.
  • Version sans amande : J’ai essayé en diminuant un peu la quantité de jus de citron (30 ml au lieu de 50 ml) et en remplacer les 50 g de purée d’amande et 50 g d’eau par 100 ml de lait de soja nature, 2 cuillerées à soupe d’huile neutre et 1 cuillerée à café de fécule supplémentaire. Ça fonctionne, mais à mon goût c’est nettement moins bon que la version à l’amande.

 

Tarte amande-citron sans four

Comme dans ma recette de bavarois à la poire, je prépare un fond de tarte rustique, qui est habituellement utilisé pour les cheesecakes. Mais je l’utilise aussi pour toutes mes tartes sans four. Le secret de ce fond de tarte simplissime, c’est qu’il est à base de chapelure ! On peut l’acheter dans le commerce, mais je prépare la mienne en passant au robot, puis dans une passoire, tous mes restes de pain devenus secs.

La garniture de cette tarte très fondante est tout simplement la crème de citron à l’amande, directement étalée sur le fond de tarte. C’est donc un dessert particulièrement rapide à préparer, il faut juste lui laisser le temps de prendre au frais.

Ingrédients pour 3/4 personnes (16 cm de diamètre)
– 40 g de sucre
– 40 g d’huile de coco désodorisée
– 40 g d’eau
– 80 g de chapelure très fine
– Les ingrédients du lemon curd à l’amande (éventuellement préparé avec une pincée d’agar en plus)

Préparation
– Faire fondre le sucre, l’huile et l’eau, soit dans une casserole sur feu doux, soit dans un bol au four micro-ondes.

Huile de coco, sucre et eau avant chauffage

– Pendant ce temps, mixer la chapelure si elle n’est pas déjà très fine.

A gauche, mon bocal de chapelure maison (du pain sec coupé en gros dès et mixé au robot, puis tamise avec une passoire fine). A droite, le Personal blender de Triebest, que j’utilise pour que la chapelure devienne très fine.

– Incorporer la chapelure très fine au mélange fondu.


– Transférer cette pâte dans un un moule à charnière ou d’un cercle de pâtisserie de 16 cm de diamètre. Avant d’y étaler la pâte, on peut chemiser les parois verticales avec un ruban de Rhodoïd pour faciliter le démoulage.
– Avec les doigts, étaler la pâte dans le fond du moule et remonter un peu le long des parois verticales.
-Placer au frigo pour accélérer la solidification de ce fond de tarte.
– Préparer la crème de citron à l’amande, la faire tiédir un peu puis la verser sur le fond de tarte.

La photo est très moche car mon moule est un moule pour panettone, aux bords très hauts

– Lisser la surface, laisser refroidir puis placer au frais au moins 2h.
– Pour démouler, passer un couteau le long des parois verticales avant d’ouvrir le moule à charnière ou de soulever le cercle à pâtisserie.

 

Mousse au citron et à l’amande

C’est une recette assez simple et rapide, et surtout très bonne ! Il suffit de réaliser la recette de crème de citron à l’amande, la laisser tiédir pendant qu’on fouette de l’aquafaba en neige, puis incorporer la neige et laisser prendre au frais pendant au moins 1h.

Ingrédients pour 2/3 personnes
– Le zeste et le jus d’1 citron jaune
– 100 g de sucre
– 1 cuillerée à soupe de fécule (8 g)
– un peu plus de 1/8 cuillerée à café d’agar-agar en poudre (1 grosse pincée + 1 petite pincée)
– 25 g de purée d’amande blanche
– 75 ml d’eau
– 50 g d’aquafaba (environ 3 cuillerées à soupe)

Préparation
– Préparer la crème de citron à l’amande selon les étapes de la première recette et les ingrédients indiqués ici sauf l’aquafaba. Par rapport à la première recette, ici il y a un peu plus d’agar et d’eau, un peu moins de purée d’amande.
– Pendant que cette crème de citron tiédit, battre en neige l’aquafaba avec un fouet électrique, jusqu’à obtenir une neige ferme.


– Incorporer délicatement la neige à la crème de citron tiède, comme on le ferait pour une mousse au chocolat. Je commence par mélanger une petite quantité de neige.

Puis j’incorpore le reste en mélangeant doucement avec la spatule qui reste près des parois du récipient.


– Laisser prendre au frais pendant au moins 1h. On peut sans problème préparer cette mousse la veille pour le lendemain.

Remarque : En utilisant 1/4 de cuillerée à café d’agar, on obtient une mousse très ferme, qui ferait à mon avis une garniture parfaite pour un bavarois au citron.

 

Et vous, quels desserts au citron aimez-vous ?

Bon dimanche !

Epinards aux pois chiche, façon aloo palak

13 Jan

Bonjour !

Dans la version que je vous présente, ce n’est plus un aloo palak car les pommes de terre (aloo) sont remplacées, au moins en partie, par des pois chiche.

Ce plat ne paye pas de mine : les ingrédients sont basiques, la préparation vraiment simple, la présentation pas chic… Mais c’est un plar délicieux et nourrissant ! Pour les dubitatifs, je vous explique en fin d’article comment je gère ce plat avec mes enfants.

Cela fait plusieurs années qu’on en fait avec différentes variantes, et à chaque fois c’est un plat réconfortant parfait pour l’hiver. On peut l’accompagner de riz ou la servir dans des galettes (tortillas ou crêpes salées).

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Ingrédients pour 4 personnes
– 2 à 4 cuillerées à soupe d’huile de colza cuisson (ou autre huile de cuisson)
– 1 ou 2 oignon(s)
– 1 ou 2 gousse(s) d’ail
– 1/2 cuillerée à café de curry ou de curcuma en poudre
– environ 300 g de pois chiche, cuits et égouttés
– 400 g d’épinards frais
– 1/2 cuillerée à café de sel, si les pois chiche ne sont pas déjà salés
– 8 cuillerées à soupe de sauce tomate


Préparation

– Equeuter les épinards : je les plie en deux et tire sur la tige pour qu’elle se détache. Cette activité est excellente à faire avec les enfants : le Pinto (2 ans) le fait avec moi qui tient la feuille, le Béluga (6 ans) le fait seul. Bien sûr, ils se lassent tous les deux avant que le saladier ne soit terminé, mais c’est un moyen sympa de leur faire connaître cet aliment. Il n’est cependant pas nécessaire d’enlever les queues quand on utilise des pousses d’épinard.


– Eplucher l’oignon, retirer sa base et le couper finement. Eplucher l’ail, retirer son germe et le couper finement. Dans une grande poêle, un grand wok ou une cocotte, les faire revenir avec l’huile et les épices.
-Au bout d’environ 5 minutes, ajouter les pois chiche égouttés. S’il sont congelés, les laisser décongeler à couvert. Puis ajouter les feuilles d’épinard équeutées. Si possible, couvrir pour limiter les pertes de chaleur.

Ne vous inquiétez pas de l’énorme volume occupé par les épinards : ils vont réduire de manière impressionnante :

– Une fois les épinards réduits, saler et ajouter la sauce tomate. Ajuster le goût et laisser cuire à découvert pour que le liquide s’évapore jusqu’à obtenir la texture qui vous plait.


– Servir avec du riz, du pain plat, dans des tortillas ou des crêpes.

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Remarques

  • Version sans pois chiche : remplacer les pois chiche cuits par des dés de pomme de terre préalablement cuite à la vapeur (ou un reste de pommes de terre sautées) et 2 poignées de pistaches. Dans ce cas, servir en plat unique, sans riz. La version aux pommes de terre est plus proche de la recette d’aloo palak. Je choisis d’y ajouter des pistaches afin d’apporter des protéines et des minéraux. On peut bien sûr opter pour la voie du milieu : moitié pomme de terre et moitié pois chiche :

  • Version sans épinard : remplacer les feuilles d’épinard par du vert de blette découpé en lanières. Pour cela, je plie chaque feuille de blette en deux afin de découper le blanc d’un trait de couteau. Puis j’empile les feuilles de blettes ainsi pliées et je découpe des lanières.
  • Version sans sauce tomate : remplacer la sauce tomate par 2 cuillerées à soupe de purée d’oléagineux (cacahuète ou cajou par exemple) délayée avec 4 cuillerées à soupe d’eau chaude. je suppose qu’on peut aussi la remplacer par de la crème de coco non allégée, mais je n’ai jamais essayé.
  • Choix de l’huile : J’utilise de l’huile de colza cuisson pour son apport en oméga 3 et son goût neutre. Il faut juste veiller à ne pas l’utiliser en friture, car ses oméga 3 seraient détruits. On en trouve en magasin bio (sous la mention « huile de colza désodorisée ») comme en supermarché (marque Fleur de colza par exemple).
  • Choix des épices : La recette traditionnelle utilise du curcuma, du curry, de la coriandre et d’autres épices. J’aime garder le curcuma/curry car ils apportent une belle couleur aux oignons et aux pommes de terre.
  • Astuces de congélateur : On peut utiliser des épinards équeutés/blettes en lanières congelés, des pois chiche cuits puis égouttés et congelés par portion (j’utilise des moules à muffins en silicone pour les portionner, puis une fois congelés je les démoule et les stocker dans des sachets en tissu fin, normalement vendus pour acheter des aliments en vrac) et de la sauce tomate congelée (je la congèle comme pour les pois chiche).
  • Astuces spécial enfant : Lui demander d’aider à équeuter les épinards permet de le familiariser avec l’aliment sans aucune pression pour le goûter. Puis, quand le plat sera servi, je suis les conseils de Dina Rose et se sert pas de plat alternatif, n’oblige pas à goûter (l’enfant doit juste trouver 2 mots concernant le plat, ceci permet de continuer à la familiariser avec) et veille à l’apport en nutriments et énergie avec le reste du repas (du riz mélangé à 1/3 de lentilles corail bien cuites, un fruit en dessert et/ou des bâtonnets de carotte et des pistaches à volonté en entrée).

Pour préparer du riz aux lentilles corail, je pèse 50 g de lentilles corail sèches pour environ 120 g de riz. Si j’ai le temps, je les fais tremper chacun dans un grand bol d’eau, c’est plus nutritif et ils cuisent plus vite. Je fais bouillir un grand volume d’eau salée, j’y plonge les lentilles. J’ajoute ensuite le riz en fonction de son temps de cuisson, sachant que je compte 20 minutes de cuisson pour les lentilles. Ce riz amélioré passe très bien auprès des enfants.

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Bon dimanche !

Repas de fin décembre

23 Déc

Bonjour !

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Salade de lentilles, mâche et betterave

Une assiette spéciale restes (un reste de lentilles cuites, une betterave cuite, de la mâche) avec une vinaigrette à la moutarde, qui m’a fait un repas rassasiant et parfaitement à mon goût. J’en ai mangé 2 assiettes et je n’ai pas ressenti le besoin d’un dessert.

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Pommes de terre sautées, ketchup et lentilles

Voici le diner qui a fourni le reste de lentilles. Un repas également très simple : des lentilles cuites avec du bouillon de légumes (et mises à tremper un peu avant dans de l’eau puis rincées, pour augmenter leur teneur nutritionnelle et diminuer leur temps de cuisson), des pommes de terre sautées et du ketchup pour compléter. En dessert, il y avait des clémentines.

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Pâtes au chou fleur violet

Dans ce repas très chou et pastel, il y avait donc des pâtes au chou fleur (recette ici, c’est toujours notre manière favorite de manger ce légume) et du velouté de chou romanesco à la purée d’amande. J’en profite pour vous raconter une anecdote qui, à mon avis, illustre bien le succès de l’éducation alimentaire selon les principes de Dina Rose. L’hiver dernier, j’ai passé un moment à montrer au Béluga la forme magique du chou romanesco, avant de le cuisiner sous forme de purée, que le Béluga n’a pas souhaitée manger. Cet hiver, je montre au Béluga le chou romanesco que je viens d’acheter en lui rappelant sa forme magique. Lui, enthousiaste, s’exclame « Oui j’adore le chou romanesco ! », il en détache un morceau et le croque avec enthousiasme… avant de faire la grimace quelques secondes après l’avoir mâché.. « Non je n’aime pas en fait… ». Moi non plus mon fils, je n’aime pas manger le chou romanesco cru… mais cuit si ! Ce soir la, il n’a pas mangé la bonne soupe veloutée que j’ai cuisinée avec, mais je sais qu’on continue d’avancer vers le jour où il aura suffisamment appris à connaître ce légume dans une atmosphère positive pour arriver à en manger avec plaisir. Et en parallèle, je peux toujours en glisser en petites quantités dans certains plats (tajine par exemple).

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Gnocchi de potimarron

C’est le plat classique chez nous pour cuisiner le potimarron de manière familiale. Je prépare la pâte et on la met en forme à plusieurs (explications ici). Le Béluga mange généralement une partie de ses gnocchi avant la cuisson… Pour la sauce, c’est toujours la sauce tomate de Doudou.

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Soupe et chips de mais

Pour changer des petits morceaux de pain ou de biscotte à déposer sur la soupe, on propose parfois des chips de maïs ou de pomme de terre. Gros succès auprès du Pinto ! Pour le Béluga, on est dans une longue période plus ou moins sans soupe.

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Repas de fête par mon papa

Un midi, mon papa a pris un livre du type « 1000 recettes de cuisine », classé par entrée, plat et dessert. Et il nous a préparé ce sublime repas. En entrée, une salade de boulgour avec de la grenade, des pignons et de la menthe. Un délice !

En plat, des tortillas avec une garniture aux légumes et à la ciboulette.

Et en dessert, des pommes farcies de fruits secs et cuites au four. Bravo et merci Papa !

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Jus de pomme chaud

Je n’aime pas le goût de l’alcool, alors ça fait un moment que je connais l’astuce de préparer du jus de pomme chaud pour obtenir un équivalent simplissime et sans alcool au vin chaud. Pour cela, il suffit de faire chauffer du jus de pomme avec des épices au choix, par exemple de la cannelle ou un mélange pour pain d’épices. Les enfants aiment, et d’ailleurs l’an prochain je compte proposer à l’école d’offrir ça aux enfants plutôt que du chocolat chaud lors de la fête de Noël. C’est une boisson plus simple à préparer, moins chère (donc permettant d’utiliser des ingrédients de haute qualité), inclusive (végane et sans allergène) et qui plait aux enfants comme aux adultes : pourquoi s’en priver ?

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Petits cœurs à la fleur d’oranger

Le matin, Doudou déjeune avec des biscuits. Pour éviter d’acheter les désormais honteuses navettes de Saint Victor (explications et recette alternative ici), je lui prépare, avec l’aide du Pinto, des petits cœurs à la fleur d’oranger. Pour gagner du temps, j’en prépare une grande quantité d’un coup : 500 g de farine, 180 g de sucre, 2 cuillerées à café de carbonate de calcium (pour un apport en calcium), 2 grosses pincées de bicarbonate de sodium, 60 g d’huile de colza cuisson et 140 g d’eau aromatisée à la fleur d’oranger (j’aime la marque La Patelière). J’étale sur 1 cm d’épaisseur avec un rouleau à anneaux (marque Joseph Joseph) et on découpe en petits cœurs puis on cuit environ 15 minutes à environ 175 °C, sur une feuille de cuisson. Je transfère sur une volette à pâtisserie pour le refroidissement et zou, on range le tout dans une boîte en métal.

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Crêpes pour la fête de l’école

Il fallait apporter des crêpes pour la fête de l’école. je n’ai pas de photos de la belle pile que j’ai obtenue à la fin, mais elle était aussi belle que les crêpes étaient souples et bonnes. Pour environ 24 crêpes, j’ai mélangé au robot 600 g de farine de blé T45, 150 g de sucre (ici du sucre de coco rapporté de Thaïlande par mon amie Karine, merci !), 160 g d’huile de colza désodorisée, 1L de lait de soja à la vanille, environ 400 ml de lait de soja nature. Grâce au sucre de coco jaune-orangé, la pâte a la même teinte qu’une pâte avec jaunes d’œuf. Sinon, j’aurais utilisé du sucre blond et testé l’ajout d’un peu de farine de maïs à la place d’une partie de la farine de blé.

Ma toute première crêpe réalisée en dehors d’une poêle, étalée avec le petit racloir en bois !

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Je profite de cet article pour partager avec vous cette magnifique aurore : ici, les longues nuits se traduisent en la possibilité de les admirer à une heure où on est déjà bien réveillés, et si je n’en avais pas la preuve en photo, je ne croirais pas que la mer puisse parfois apparaitre toute mauve, sous les nuages roses. Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année, qu’elles soient aussi joyeuses et reposantes que possible.

Bon dimanche !