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Livres pour enfant sur la danse classique – les documentaires

25 Juin

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, le thème est la danse classique et j’ai le plaisir de vous informer qu’il existe des livres jeunesse avec plus de diversité que la traditionnelle danseuse blonde ou brune à la peau blanche.

Cela n’est pas encore systématique, et certains livres que je vous recommande sont épuisés donc à trouver en bibliothèque ou sur le marché de l’occasion, mais vous verrez qu’il y a du choix, au point que j’ai découpé ma sélection en deux articles.

Dans cet article, je vous propose une sélection de livres documentaires sur la danse classique. Nous verrons les fictions dans un prochain article.

Comme d’habitude, j’ai classé les ouvrages en fonction de l’âge recommandé pour commencer à les lire. Certains de ces livres sont des coups de cœur, pour d’autres j’ai un avis mitigé et je vous explique pourquoi.

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La danse

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Ce livre de Sophie Bordet-Petillon est illustré par Elsa Fouquier. Il est imprimé en Chine et publié en 2016 aux éditions Gallimard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 3 à 6 ans.

J’ai un avis mitigé sur cet album. D’une part, cet album est facile à manipuler par les enfants car il est compact et que ses pages sont cartonnées ou en calque épais.

Il y a un calque toutes les 3 double pages. Son utilisation n’apporte pas l’effet de surprise qu’il peut avoir dans d’autres albums de cette collection, mais c’est toujours sympa d’avoir ce petit effet varié entre les pages.

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Les trois quarts du livre traitent de la danse classique. Le quart restant abordé d’autres danses à raison d’une double page danse contemporaine, modern’jazz, comédies musicales, hip hop. Il y a également d’autres danses évoquées avec seulement une petite illustration une phrase de commentaire. Je ne suis personnellement pas à l’aise avec le concept de « la » danse africaine : il y a tellement de danses différentes sur le continent africain !

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Bref, pour un enfant de 4 à 6 ans je vous recommande plutôt l’album que je vous présente juste après : « J’apprends la danse classique ».

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J’apprends la danse classique

Ce livre d’Emmanuelle Ousset est illustré par Marie Spénale. Il est imprimé en Roumanie et publié en 2018 aux éditions Milan (lien vers la fiche du livre). Je le trouve adapté de 4 à 7 ans.

Ce petit livre est léger, ses pages sont plastifiées et il montre aussi des enfants qui semblent avoir 4 ans, donc il peut être montré sans problème à un·e enfant de 3 ans si le sujet de la danse classique l’intéresse.

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On trouve dans cet album toutes les informations utiles pour se familiariser avec la danse classique : vocabulaire (vêtements, positions des bras et des pieds…), organisation des cours de danse (pour les tout petits et pour les plus grands) et exemples de professionnel·les de la danse.

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Les illustrations d’enfants sont très nombreuses et montrent des filles et des garçons de différents âges et de différentes couleurs de peau, idem pour les adultes : l’enseignante a des traits asiatiques, parmi les professionnel·les sont cités Marie-Agnès Gillot aussi bien qu’Alvin Ailey (danseur et chorégraphe afro-américain). C’est très agréable de voir cet effort pour qu’un maximum de monde se sente inclus !

Cet album est mon documentaire coup de cœur pour les enfants de 3 à 7 ans.

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La danse

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Ce livre de Françoise de Guibert est illustré par Delphine Renon. Il est publié en 2014 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 4 à 7 ans.

Ce petit livre a des pages en carton léger avec des animations : pop up, volet à soulever, molette à tourner…

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Comme souvent en France métropolitaine, « la danse » désigne ici la danse classique (« ballet » en anglais). Mais il y a quand même dans ce livre un certain nombre de pages dédié aux autres types de danses. La dernière double page du livre les montre toutes.

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Personnellement, je n’ai pas de coup de cœur pour ce livre, mais il vous plaira peut-être.

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A la découverte du ballet

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Ce livre de Mary Kate Mellow et Stéphanie Troeller est traduit de l’anglais. Il est imprimé en Chine et publié en 2010 aux éditions Gremese (lien vers la fiche du livre en italien).

Ce livre est richement illustré par de nombreuses photos de filles. Les textes qui accompagnent les photos sont longs mais n’ont pas forcément besoin d’être lus, ils seront utiles quand l’enfant voudra en savoir plus.

La première partie de l’ouvrage présente un cours d’éveil à la danse, pour filles de 4 à 6 ans. Les enfants des photos sont déguisés en tutu ou en papillon et dansent dans un jardin. Leur enseignant est M. Chris, que l’on voit brièvement en photo. M. Chris comme les enfants ont des carnation variées, ce que j’apprécie. Comme dans tout le livre, le texte raconte les scènes des photos et sont écrits par « Prima Princessa », la fée danseuse dessinée par Stéphanie Troeller.

La deuxième partie de l’ouvrage explique le déroulement d’un cours de danse classique, pour filles de 6 à 13 ans. Sont évoqués la tenues, les positions et les pas de base de la danse classique. Ils sont tous illustrés de photos de filles prenant un cours de danse dans un studio et il y a une certain diversité dans leur couleur de peau.

La troisième partie de l’ouvrage montre des filles et des garçons de 14 ans et plus, et explique des pas de niveau avancé, sur pointes pour les filles, quelques pas pour garçons puis évoque la préparation d’un spectacle (maquillage et costume d’une jeune fille en tutu).

Les photos de la deuxième et de la troisième parties sont prises à la School of American Ballet, l’école de danse classique la plus prestigieuse des USA.

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Tout sur… la danse classique

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Ce livre de Jane Hackett est imprimé en Chine et publié en 2011 aux éditons Langue au chat. Il est recommandé à partir de 6 ans. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion.

Ce grand album illustré de nombreuses photos est un un vrai manuel pour apprendre les positions et de nombreux pas de danse classique.

Pour chaque pas, des photos et du texte montrent précisément ce qui fait le pas, et ce qui fait que le pas est réalisé de manière correcte.

Il s’agit de la traduction d’un ouvrage anglais et les tenues vestimentaires ainsi que certains termes techniques ne correspondent pas tout à fait à l’école française, mais cela relève du détail.

Les modèles pris en photo sont des danseurs et danseuses de l’école « Tring Park School for the Performing Arts » : 4 filles et 3 garçons d’âge et de couleur de peau variée. Ainsi la plupart des enfants peuvent se sentir inclus dans ces leçons.

C’est un coup de cœur pour moi si votre enfant a envie d’apprendre sur la technique de la danse classique.

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Le livre de danse classique le + facile au monde

Ce livre de Mitéki Kudo est illustré par Delphine Soucail. Il est imprimé en Espagne et publié en 2019 aux éditions Hachette enfants. Il est recommandé de 6 à 10 ans. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion.

Ce petit album détaille comment réaliser tous les principaux pas de la danse classique : pliés, dégagés, ronds de jambe, arabesque, révérence…

Les explications comme les illustrations sont une merveille de justesse.

Les illustrations sont également douces, et il y a une représentativité aussi bien garçon/filles que des couleurs de peau.

Ce livre est intéressant aussi pour les ados et adultes qui démarrent en danse classique car il est à la fois simple et très précis. Pour tout vous dire, après l’avoir découvert à la bibliothèque, j’en ai acheté un exemplaire pour mon plaisir, et le Pinto l’a lu avec intérêt ! Et voici l’avis de Danse avec la plume.

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La danse classique – questions/réponses

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Ce livre de Claudine Colozzi est illustré par Delphine Soucail. Il est imprimé en France et publié en 2017 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 7 ans.

Chaque double page répond à deux questions liées à la danse classique (qu’est-ce que l’en-dehors ? tous les danseurs portent-ils un collant ? les danseurs mangent-ils des pâtes ?…) et distille des informations en plus grâce aux photos et à un petit encadré illustré.

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La plupart des photos sont issues de l’école de danse de l’Opéra de Paris, ce qui permet de montrer presque autant de garçons que de filles. On peut aussi se rendre compte qu’il y a réellement quelques élèves à la peau foncée dans cette école. Et pour le coup, les vêtements comme les termes techniques sont scrupuleusement conformes à l’école française.

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Cet album est un très bon documentaire pour les enfants de 7 à 11 ans qui sont intéressés par la danse classique et plus particulièrement par l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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La vie en danse

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Ce livre de Cécile Guibert Brussel est illustré par Julie Guillem. Il est imprimé en Belgique et publié en 2018 aux éditions actes Sud junior (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 10 ans.

Cet album au format original découpe chacune de ses parties en plusieurs double pages, paragraphe par paragraphe.

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Ce livre décrit des éléments clés de la danse classique, puis raconte l’histoire de la danse classique de Louis XIV au ballet romantique, liste quelques danseurs et chorégraphes (uniquement des hommes : Petipa, Diaghilev, Béjart) et décrit brièvement l’École et le Ballet de l’Opéra de Paris.

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Puis l’autrice décrit d’autres types de danse : « la » danse africaine, « la » danse indienne, « la » danse orientale, les danses latines, le flamenco, les danses de salon, la comédie musicale, le modern jazz, la danse moderne, la danse contemporaine, le hip-hop.

Personnellement, je n’ai pas de coup de cœur pour ce livre, mais il vous plaira peut-être.

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Le ballet

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Ce livre écrit et illustré par Kate Castle est recommandé de 6 à 12 ans. Il est imprimé en Espagne et publié en 1996 aux éditions Nathan. Il est épuisé mais on peut le trouver d’occasion à très bas prix.

Vous y trouverez de jolies illustrations réalistes réalisées au crayon qui veillent à représenter des garçons comme des filles avec des couleurs de peau variées, une histoire du ballet, des informations sur les cours de danse, sur les représentations, sur la variété de métiers impliqués dans la réalisation d’un spectacle, et des informations sur les plus grands spectacles, artistes et compagnies.

Ce livre montre une variété dans la couleur de peau des enfants – nettement moins dans celle des adultes. Les illustrations semblent réalisées au crayon d’après photo, mais le nom de interprètes n’est généralement pas mentionné (même pas en petits caractères à la fin du livre), c’est dommage.

D’autre part, le contenu est daté (cela se sent particulièrement quand il parle des danseurs « actuels », qui sont à la retraite depuis longtemps maintenant) et par moments on sent que c’est la traduction d’un livre écrit en Angleterre (les danseurs cités sont principalement anglais ou connus en Angleterre, les petits sauts sont appelés « petit allegro »).

Un point que je n’aime pas vraiment dans ce livre, mais qui ne posait pas question à l’époque où il a été écrit, c’est l’utilisation du masculin comme un neutre, tout particulièrement dans le monde du ballet où il y a beaucoup plus de filles/femmes que de garçons/hommes. D’ailleurs la double-page intitulée « Le danseur » parle à environ 80 % d’Anna Pavlova et à 20 % de Mikhaïl Baryshnikov.

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Ma grande encyclopédie de danse

Ce livre de Lorrie Mack est imprimé en Chine et publié en 2013 aux éditions Milan. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion. Il est recommandé à partir de 10 ans.

Ce livre grand format est divisé en 6 chapitres : la danse dans le monde, les danses de salon, le ballet classique, pieds et sentiments à nu, magiques comédies musicales, breakdance et danses de rue.

Chaque double page est richement illustrée avec des nombreuses photos montrant des couleurs de peau et des âges variés. La majorité sont des double-pages de découverte de l’histoire d’un type de danse, mais il y a aussi quelques tutoriels montrant des exemples de pas et de costumes sur une danse précise, des double-pages dédiées à un·e chorégraphe ou une compagnie.

J’apprécie que ce livre sorte des sentiers battus, non seulement en abordant des types de danse qu’on ne trouve pas dans les ouvrages équivalents, mais aussi en traitant d’arts qui en sont proches comme le théâtre kabuki ou la compagnie du Cirque du Soleil.

Et j’aime vraiment que, pour toutes les danses, une grande diversité d’âge, couleur de peau et genre soit présenté, à la fois dans les textes et dans les images. Cela se retrouve vraiment pour toutes les danses et tout au long du livre !

Cette encyclopédie propose des informations qu’on ne trouve pas ailleurs. Maria Tallchief est citée dans la liste des danseuses étoiles, à plusieurs occasion l’apport de personnes afro-américaines pour créer diverses danses, films ou émissions, et globalement il y a un effort pour ne pas se limiter aux pays habituellement cités dans les ouvrages sur la danse.

Par contre, il y a plusieurs tournures de phrases que je n’ai pas aimées et je vais vous les lister.

Il y a d’abord le jeu de mot « danses anciennes du Nouveau Monde », l’utilisation du mot « indigène » plutôt qu’autochtone, l’association entre être aristocrate et avoir des mouvements dignes, le fait que dans la double-page sur « mélanges latinos » il soit mentionné à 3 reprises que les africains d’Amérique latine étaient des esclaves alors qu’il n’est rien mentionné pour les européens d’Amérique latine (qui ont colonisé la région puis y ont emmenés de force des personnes d’Afrique), l’affirmation complètement arbitraire (et sans doute fausse) que les danses populaires des premiers siècles étaient échevelées, pas « policées » et, de manière sous-entendue, n’avaient aucun objectif.

Je n’aime pas que la conception que l’origine afro-américaine du jazz ne soit pas mentionnée alors que de nombreuses genres musicaux, connus ou non, voient leur origine précisée, de même que je regrette que le « cake-walk » soit seulement cité et illustré d’un dessin qui ne permet pas d’imaginer que cette danse a été créée par les esclaves afro-américains pour se moquer de la démarche de leurs maîtres au bal.

De plus, je n’aime pas du tout que sur la double page « rythmes africains » il y ait à la fois la guedra, une danse saharaouie, et l’affirmation que les Ballets africains (qui effectuent des danses tribales d’Afrique de l’Ouest) représentent « la » danse africaine. Et je n’apprécie pas vraiment que la double-page « danses d’Orient » soit un grand fourre-tout comprenant à la fois les danses d’Asie du Sud et la « danse orientale » d’Égypte. Je suppose que la raison de cet éclatement des danses d’Afrique du Nord vient qu’il n’y ait pas eu de place pour elles dans la double-page « danses méditerranéennes », laquelle ne contient que des danses des pays du Nord de la Méditerranée, mais je n’approuve pas ce choix.

Ensuite, je trouve dommage que l’encadré sur la « troupe nationale de chants et danse des ethnies minoritaires » affirme que la Chine « fait honneur aux traditions et à l’art des quelques 50 groupes ethniques recensés dans le pays ». D’ailleurs, je ne crois pas que cette troupe existe encore.

Voilà, je vous ai listé toutes les parties qui me gênent dans ce livre. Malgré elles, ce livre me semble le meilleur choix à ma connaissance si vous cherchez une encyclopédie pour découvrir la danse au sens large pour enfant ou adolescent·e.

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Ballet – une histoire illustrée

Ce livre collectif est imprimé en Chine et publié en 2019 aux éditions Flammarion (lien vers la fiche du livre). Il est adapté aux ados et adultes.

Parmi ma sélection du jour, c’est de loin le plus grand et le plus épais : 359 pages ! Son sous-titre annonce son contenu : une histoire illustrée du ballet. Il couvre de 1550 à aujourd’hui et il est, en effet, très richement illustré.

Chaque chapitre traite une période historique d’environ 40 ans et est introduit par une grande photo où figurent des interprètes de compagnies de ballet britanniques : Fumi Kaneko, danseuse au Royal Ballet, et José Alves, danseur au Ballet Black.

On trouve ensuite, pour chaque chapitre, environ une double-page pour chaque sujet traité : une introduction, l’histoire de ballets, d’artistes, de compagnies et de lieux marquants pour cette période, toujours avec beaucoup de photos.

Je regrette que les artistes de ballet afro-américains ne soient évoqués que par la courte biographie d’Alvin Alley et de Misty Copeland à la fin du livre et par quelques lignes de texte sur la double-page « revisiter les classiques ».

En fait, l’histoire des danseurs et danseuses de ballet afro-américains n’est que peu traitée dans cette encyclopédie, de même que la problématique du racisme dans l’histoire du ballet. Je suppose que la ligne de cet ouvrage est de ne pas évoquer de sujet polémique. Malgré ce manque, je trouve que ce livre est un très bel ouvrage de référence et je le recommande.

Pour vous informer sur les ballerines afro-américaines, il existe un ouvrage en anglais : « Black ballerinas« , écrit par Misty Copeland, illustré par Salena Barnes et publié en 2021.

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ladanse-milanJe ne recommande pas « La danse » de Pascale Hédelin, illustré par Robert Barborini, Benjamin Bécue, Marion Biller et Hélène Convert, et paru en 2017 aux éditions Milan. Certes, ce livre réalise un bel effort de montrer des couleurs de peau variées pour chaque type de personnage, et une fois un personnage en fauteuil roulant. J’aime aussi le fait que sont abordés les différents métiers de la danse et que, globalement, ce livre réponde à toutes sortes de questions de manière claire et pédagogique. Mais il a plusieurs problèmes. Tout d’abord, les pages 16-17 et 24-25 montrent un spectacle intitulé « Il était une fois dans l’Ouest » avec des enfants déguisés en natifs d’Amérique, ce qui est un exemple d’appropriation culturelle. De plus, certains dessins montrent comme par hasard de personnes à la peau noire interprétant des personnages exotiques (un lion page 90, Carlos Acosta avec une sorte de pagne page 88), tandis que des illustrations de personnages principaux sont uniquement blancs dans les exemples pages 90-91. Enfin l’illustration évoquant la danse à la préhistoire montre un groupe de 4 « hommes préhistoriques » avec, comme par hasard, aucune femme parmi eux. Bref, il est évident que ce livre, sorti en 2017, est en fait une réédition à l’identique (à part la couverture légèrement modifiée) de la version de 2011 et qu’il serait vraiment pertinent de la mettre à jour… Exactement comme l’album « La préhistoire » de la même collection !

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Je ne vous recommande pas « Le manuel de la danseuse » de Delphine Godard, illustré par Valérie Coeugniet et paru en 2012 aux éditions Nathan. Certes, les 4 personnages principaux de ce livre ont des couleurs de peau, d’yeux et de cheveux variées. Mais les cheveux de la jeune fille noire ne sont pas crépus, et les quelques garçons dessinés dans le livre sont tous blancs de peau. Et surtout je n’aime pas le dessin irréaliste des corps féminins très minces aux jambes interminables, ni le texte que je trouve très jugeant, voire carrément dangereux. Par exemple, un quizz pour savoir si on est une graine de danseuse contient une question sur l’appétit, et un manque d’appétit est relié à la fait d’être fait pour la danse classique !

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Conclusion

Voici mes recommandations personnelles d’ouvrages sur l’histoire et la technique de la danse classique :

  • Pour un·e enfant de moins de 7 ans : « J’apprends la danse classique » aux éditions Milan.
  • Pour un·e enfant à partir de 7 ans qui est intéressé·e par la technique : « Le livre de danse classique le + facile au monde » aux éditions Hachette.
  • Pour un·e enfant de 9 à 12 ans, le choix dépend des intérêts de l’enfant et de ce qu’iel connait déjà. Pour en savoir plus sur les pas, « Tout sur… la danse classique » me semble une bonne idée si vous pouvez le trouver (il est épuisé). Pour des informations dans le contexte de l’École de Danse de l’Opéra de Paris, « La danse classique – questions/réponses » est un bon choix. Pour une petite encyclopédie du ballet, je trouve que « Le ballet » est intéressant si vous pouvez le trouver (il est épuisé). Pour une encyclopédie qui ouvre sur des nombreux types de danse (en plus de proposer un beau panorama de la danse classique), allez vers « Ma grande encyclopédie de danse ».
  • Pour un·e ado à qui on veut offrir un grand et beau livre : « Ballet, une histoire illustré ».

Dans un prochain article, on verra les livres jeunesse de fiction sur la danse classique. Pour cela, il me reste encore quelques livres à lire. D’ici là, j’espère que ma sélection du jour vous a intéressée.

Bon week-end !

Entremet citron vanille

12 Juin

Bonjour !

Mon papa ne mange pas de chocolat (en théorie) donc ma première idée de dessert pour un repas de famille a été de végétaliser l’entremet au citron d’Une irrésistible envie de sucré : une génoise, une mousse à la vanille (celle du fraisier de Mélanie Mardelay) et un glaçage miroir à base de lemon curd.

Mais en ce moment ma grand-mère perd son dentier, alors j’ai adapté mon idée en remplaçant la génoise par du lemon curd gélifié en ajoutant de l’agar-agar à ma recette de lemon curd à l’amande. Et pour le glaçage miroir, j’ai choisi une version bien jaune et légèrement épicée.

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Ingrédients pour un cercle de 18 cm ou moule équivalent

Lemon curd à l’amande gélifié
– Zeste et jus de 1 citron (50 ml de jus)
– 100 g de sucre
– 1 cuillerée à soupe de fécule de maïs
– 1/4 cuillerée à café d’agar-agar
– 75 ml d’eau (75 g)
– 1 grosse cuillerée à soupe de purée d’amande blanche (25 g)

Mousse à la vanille
– 150 g de sucre
– 80 g de fécule de maïs
– 500 ml de lait de soja
– 1 cuillerée à café d’extrait de vanille
– 180 g de margarine

Glaçage miroir couleur jaune citron
– 100 g de lait de soja nature
– 1/2 cuillerée à café d’agar-agar (1 g)
– 25 g de sucre
– 1/2 cuillerée à café d’extrait de vanille
– 1 minuscule pincée de curcuma en poudre (1 « drop » si vous avez cette cuillère à mesurer)

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Préparation

– L’entremet sera monté sur un disque à l’aide d’un cercle à entremet. Déposer ces deux éléments au frigo ou au congélateur pour qu’ils soient très froids.

– Mélanger la fécule avec 150 g de sucre puis ajouter progressivement 500 ml de lait de soja.
– Cuire en remuant sans cesse, de préférence avec un fouet.


– Quand la crème est devenu très épaisse, au bout d’environ 10 minutes, elle est cuite. On peut la goûter pour le vérifier. Ajouter 1 cuillerée à café d’extrait de vanille.

– Verser la crème dans une boîte hermétique.


– Placer la boîte dans un bac d’eau (j’utilise comme bac l’évier de cuisine). Cela va permettre de la faire refroidir assez vite, sans frigo. Conserver le fouet et la casserole (pas besoin de les laver), on va les réutiliser.

– Râper le zeste du citron et le placer dans la casserole.

– Couper le citron en deux et le presser pour récupérer son jus : 50 g (environ 3 cuillerées à soupe).

– Dans la casserole, mélanger le zeste et le jus de citron, le sucre, la fécule et l’agar-agar puis ajouter l’eau. Le mélange est jaune opaque et il ne doit pas y avoir de grumeaux. Si besoin, utiliser un fouet pour bien mélanger.

– Sur feu moyen-fort, porter à ébullition en mélangeant sans cesse, puis poursuivre la cuisson environ 30 secondes en continuant de mélanger vigoureusement. Le mélange devient épais et jaune transparent.

– Éteindre le feu et incorporer la purée d’amande blanche. Mélanger vigoureusement, pour qu’il ne reste aucun grumeau de purée d’amande.

– Laisser tiédir.

– Sortir le disque et le cercle à entremet du congélateur, les assembler et verser le mélange dessus. Il doit gélifier immédiatement au contact du moule froid.


– Placer au frigo.

– Dans un saladier, ou le bac du robot pâtissier si on en utilise un, placer la margarine et la fouetter au fouet électrique pour qu’elle s’attendrisse.

– Fouetter un peu la crème pâtissière (qui est désormais à température ambiante) avec le fouet à main que l’on avait utilisé pour la préparer.


– Sans cesser de fouetter la margarine, y ajouter la crème pâtissière cuillerée par cuillerée. Mélanie insiste : c’est très important d’attendre que la cuillerée précédente soit incorporée avant d’ajouter la suivante.

– Quand toute la crème pâtissière a été incorporée, la crème mousseline est prête.

– Étaler la crème mousseline sur le lemon curd gélifié, en utilisant une petite spatule ou un couteau sans dents.

– Placer l’entremet au frigo pendant au moins 6 h, puis passer un couteau sans dents contre le moule pour détacher l’entremet.

– Ici j’ai utilisé un couteau et le reste de crème mousseline pour créer une forme bombée, un peu comme ce qu’on obtiendrait avec ce moule.

– Replacer l’entremet au frigo. On ne doit commencer à préparer le glaçage miroir que quand l’entremet est entièrement froid !

– Dans une casserole, mélanger tous les ingrédients et porter à ébullition, tout en remuant. Le mélange doit bouillir pendant 30 secondes à 1 minute.

– Filtrer le mélange à travers une passoire fine (j’utilise une passoire à thé) posée sur un bocal.

–  Laisser tiédir le mélange, en remuant de temps en temps le bocal afin d’homogénéiser sa température (remuer doucement pour ne pas créer de bulles). La bonne température est quand le bocal a la température d’un bain trop chaud (environ 45 °C). Le liquide est alors sur le point de solidifier.

– Placer délicatement le gâteau sur une grille, elle-même posée sur un grand plat.

– Verser doucement le glaçage sur l’entremet. L’excès coule dans le grand plat.

– Placer au frigo l’entremet sur son disque et sa grille.
– Au bout d’environ 10 minutes, la glaçage miroir a bien pris. Utiliser un couteau sans dents pour découper et retirer le glaçage qui s’est étalé sur le disque.


– Remettre l’entremet au frigo.

– Peu de temps avant de servir, décorer l’entremet avec des étoiles en sucre blanches et jaunes.

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Je n’ai pas beaucoup de photos de l’intérieur parce que je n’étais pas présente au repas – je me suis faite représenter par mon entremet !

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Remarques

  • J’ai utilisé comme moule le cercle en inox « coeur » De Buyer (fabriqué en France), qui équivaut à un moule rond de 18 cm.
  • Je récupère l’excédent de glaçage miroir et le mange avec du yaourt, comme une confiture.
  • Au bout de plusieurs heures, les étoiles en sucre s’humidifient au contact du glaçage. C’est pour cela qu’on les ajoute peu avant de servir.

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Bon dimanche !

Repas véganes de fin mai

5 Juin

Bonjour !

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Polenta, courgettes poêlées et lentilles

Il restait de la polenta, des lentilles et une courgette crue au frigo. J’ai rapidement cuit la courgette coupée en tranches avec de l’huile et des graines de tournesol. En dessert, un reste de pomme crue.

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Nuggets de pois chiche et courgettes poêlées aux graines de courge

Cette fois-ci, les courgettes ont été poêlées avec de l’huile, des graines de courge et des herbes de Provence. Ajouter des graines aux poêlées de légumes est un moyen de les enrichir en protéines et en minéraux, tout en diminuant l’indice glycémique. Ici les légumes sont accompagnés de nuggets de pois chiche – version au beurre de cacahuète, comme dans Cuisine vegan pour étudiant.

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Risotto à la courgette

Encore une recette de dans Cuisine vegan pour étudiant : un risotto aux courgettes, coloré avec ud curcuma. A l’automne, il se décline en risotto à la courge et n’a pas besoin de curcuma pour avoir une couleur ensoleillée. On l’accompagne de pistaches pour la même raison que je mets des graines dans les poêlées de légumes.

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Polenta et artichauts rôtis

Dans mon panier de légumes de la ferme Terre de Mars, il y avait de petits artichauts. Je les ai préparés comme dans cette recette de Ita-Liana, en remplaçant la chapelure et le parmesan par du parmesan d’amande et en ne salant pas l’eau de cuisson des artichauts. C’était bon et j’ai apprécié de pouvoir cuisiner les jeunes tiges (pas encore filandreuses) en même temps.

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Ragoût de petits pois et pommes de terre

Toujours cette recette de Doudou. Avec des pistaches à grignoter à côté car il n’y avait pas de « source de protéines » dans le plat. Et toujours une pomme en dessert.

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Fèves fraîches et riz à la sauce soja

Là aussi, un repas cuisiné par Doudou. Des fèves fraîches de Terre de Mars et du riz parfumé à l’huile de sésame grillé et à la sauce soja.

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Taboulé au chou fleur caché

Pour ce taboulé aux légumes, mon amie Mathilde voulait tester le chou fleur. Et mon amie Noémie voulait qu’il y quand même des féculents. On a donc fait de la semoule moitié chou fleur réduit en semoule avec un robot à lame en S puis cuit à l’eau, moitié semoule de blé. Avec de la menthe du jardin, c’était délicieux !

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Pique-nique express

J’ai fait une sortie scolaire dans le Parc Régional des Calanques avec mes élèves de première STL, et j’ai oublié mes sandwichs chez moi… Je suis donc passée dans une supérette pour y acheter du houmous de la marque Carrefour (sans produit laitier) et un sachet de salade pour manger avec ce que j’avais apporté pour partager : de la foccacia et des chips.

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Déjeuner à la Fondation Goodplanet

Je n’ai pas pris le temps de vous en reparler, mais ma conférence à la fondation Goodplanet, sur une alimentation durable quand on attend un enfant, a été reportée samedi 21 mai ! J’ai pris comme déjeuner une salade de carotte, concombre, maïs, tofu fumé, framboise et riz noir (caché sous les garnitures) assaisonnée de houmous de betterave.

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Entremet citron vanille

J’ai réalisé cet entremet avec le Pinto pour un repas de famille. Je vous donnerai la recette dimanche prochain.

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Je termine avec ce joli bouquet de pivoines que j’ai commandé avec un panier de la ferme Terre de Mars, en profitant de leur très courte saison sur cette exploitation.

Les rares fois où j’achète des fleurs coupées, je commande généralement sur Lilas Rose boutique car ce sont de beaux bouquets de fleurs de saison cultivées en France et vendus pas plus chers qu’un bouquet de fleuriste classique.

Ou alors j’achète auprès de fleuristes locaux, dont certains achètent leurs fleurs auprès de pépinières locales. Mais la plupart du temps, je n’ose pas demander aux fleuristes d’où viennent leurs fleurs car j’ai trop peur d’entendre qu’elles viennent d’un endroit lointain où elles sont arrosées d’eau et de pesticides en dépit du respect de l’environnement. Alors j’achète peu souvent, pour des occasions où je sais qu’un bouquet de fleurs coupées comptera vraiment pour la personne à qui je l’offre (et cette personne peut être moi).

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Bon week-end !

Imprimer des billets One Piece

4 Mai

Bonjour,

Pour l’anniversaire One Piece du Beluga, j’ai fait marcher la planche à billets !

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J’ai téléchargé cette image Pinterest d’un billet de 10 000 Beris. C’est la version anglophone, car en français on parle de Berry, mais cela n’a dérangé personne lors de la fête.

Par contre, quelque chose me dérange : la personne qui a créé cette image n’est pas identifiée. Si vous regardez l’image, elle semble pourtant avoir un filigrane qui permettrait de l’identifier. Personnellement, je lis « Mugen » donc je me dis que cette image est peut-être prise du jeu amateur créé par Danteg9. Alors si c’est ça, merci Danteg9 !

J’ai modifié les couleurs de cette image pour qu’elle soit en noir et blanc et je l’ai disposée par planche de 8 billets. Voici le fichier obtenu : billets-onepiece-recto (vous pouvez le télécharger).

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Pour avoir des billets recto-verso, j’ai triché ! J’ai imprimé le fichier ci-dessus en recto-verso. Il permet d’obtenir deux billets différents, mais chaque billet comporte le même dessin au recto et au verso !

Pourquoi faire cela au lieu d’imprimer un seul type de billet, avec un recto différent du verso ? Parce que je n’avais ni le logiciel ni le temps pour précisément aligner le recto et le verso du billet, de sorte qu’ils soient vraiment positionnés l’un contre l’autre après impression… Voici ce que donne mon fichier imprimé en recto-verso de sorte que chaque billet ait un recto différent de son verso : par transparence, on voit qu’ils ne sont pas bien alignés, et ça se verrait à la découpe.

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Par contre, pour avoir des billets plus « réalistes » tout en imprimant en noir et blanc, je les ai imprimés sur du papier de couleur pastel. Et j’ai choisi une qualité d’impression supérieure (à droite ci-dessous) car les détails des billets étaient mieux rendus qu’avec une qualité d’impression économique (à gauche ci-dessous).

Pour un découpage bien droit, l’idéal est d’utiliser un massicot. Avec le massicot, on peut découper plusieurs billets d’un coup, mais il ne faut pas en découper trop sinon les feuilles risquent de glisser  : l’idéal me semble de massicoter les billets 4 par 4. Sinon, on peut découper les billets avec des ciseaux, c’est plus long mais cela fonctionne bien aussi.

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A vous de jouer si vous voulez être riche dans l’univers One Piece ! Ici j’avais prévu 4 billets par enfant et ils étaient ravis.

Bon mercredi !

Besoin de sieste

20 Mar

Bonjour,

Un petit mot pour vous dire qu’il n’y a pas d’article ce week-end car j’ai vraiment trop de travail et autres occupations en ce moment.

Je n’arrive donc pas à terminer les articles que je voudrais publier, notamment une recette de trianon que j’ai rédigée mais toujours pas pris le temps de photographier et une revue de livres pour enfants dont il me reste deux livres à décrire et les photos à importer.

Je pense à vous et vous dit à bientôt, probablement dimanche prochain pour mes repas de fin mars.

Bon dimanche !

Petites vacances à Menton

19 Fév

Bonjour !

Voici notre deuxième voyage en amoureux depuis la naissance des enfants ! Le premier a eu lieu l’été dernier et on était près d’Angers. Cette fois-ci, on partait seulement 2 nuits et on voulait en profiter pour aller au Domaine du Rayol, donc il fallait une destination proche de Marseille.

On a choisi Menton car cela faisait longtemps que je voulais découvrir les jardins d’agrumes de cette Riviera française. Et janvier-février est une période idéale pour y aller : les mimosas sont fleuris et les agrumes sont de sortie, il y a peu de monde (à part pendant la fête du citron bien sûr) et la météo est beaucoup plus douce et ensoleillée que dans le reste de la France métropolitaine.

Quand je pars en vacances, ce que je préfère c’est (par ordre de priorité) : ne pas avoir froid, me reposer, aller dans des parcs, bien manger et faire du geocaching. Voici ma sélection pour répondre à ces besoins dans la région de Menton. Je vous mets les éléments dans l’ordre où on les a vécus, à vous de les réorganiser selon votre bon vouloir si vous prévoyez un séjour dans le coin.

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Dormir à l’hôtel Lemon

Nous sommes arrivés à l’hôtel le soir, après avoir passé la journée au Domaine du Rayol. Nous sommes donc arrivés en voiture. Mais il me semble possible de faire le séjour que je vous propose en prenant uniquement les transports en commun.

L’hôtel Lemon est situé près de la gare. De Marseille, le trajet en train prend un peu moins de 4h, avec une correspondance à Nice ou à Antibes. De Paris, le trajet en train prend environ 7h, avec une correspondance à Nice.

Ce petit hôtel familial contient 15 chambres récemment rénovées, à la décoration douce, réparties entre rez-de-chaussée, premier et deuxième étage (sans ascenseur). Une partie des chambres donne sur la rue, qui est plutôt tranquille mais située non loin des rails ferroviaires, et l’autre partie donne sur le « jardin », une jolie petite cours parsemée d’arbres en pots et de sièges pour profiter de son calme. Au-delà du « jardin » se trouve une école, qui est complètement silencieuse quand on séjourne pendant les vacances de la zone scolaire B.

Nous avions réservé une chambre double avec vue sur le « jardin » et avons été spontanément surclassés dans une chambre de taille familiale, au 2ème et dernier étage (la chambre 20). Si on aime avoir une chambre spacieuse, peut-être qu’on peut directement réserver dans ce type de chambre même si on ne vient qu’à deux ?

Le site internet de l’hôtel mentionne que le petit déjeuner est entièrement bio. Normalement il est présenté sous forme de buffet, mais actuellement le service est fait à table et le menu est restreint aux classiques : jus d’orange, boisson chaude, pain, croissant, beurre, trio de confitures. Pour avoir un petit déjeuner végétalien et un index glycémique pas trop élevé, j’avais prévu mon pot de purée d’amande blanche.

J’ai donc donné mon croissant à Doudou, on a rendu le beurre et j’ai demandé à avoir la dose de chocolat en poudre et de l’eau chaude pour préparer moi-même mon chocolat chaud. La purée d’amande m’a aussi servi à remplacer le beurre sur le pain.

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Dîner chez A Braïjade Meridiounale

Le premier soir, une fois nos sacs posés à l’hôtel Lemon, nous sommes repartis à pieds vers la vieille ville pour profiter du restaurant A Braïjade Meridiounale. Il est ouvert tous les midis du lundi au vendredi et tous les soirs du lundi au samedi, et il propose, entre autres, un menu entrée-plat-dessert complètement végétalien.

En ce moment la salle habituelle est en travaux, donc le restaurant est situé sur le site Palais des princes, un peu plus loin dans la même rue. Pour réserver, il faut donc appeler le numéro du Palais des princes : il est donné par le répondeur qui se déclenche au bout d’un moment quand on appelle le numéro classique du restaurant.

Avec une bande son de type Radio Nostalgie, nous avons donc profité de cette entrée :

Suivie du plat caractéristique de ce restaurant (et semble-t-il inventé par le chef) : des brochettes flambées et leur garniture. Ici vous voyez l’assortiment prévu pour 2 personnes.

L’assiette contient des légumes, des champignons et du riz bien assaisonnés, et les brochettes végétales contiennent des créations du chef. Ce que vous voyez de vert en bas de la photo ci-dessous, ce sont des boulettes à la spiruline.

Pour le dessert, une jolie salade de fruits frais parsemée de mini dragées contenant chacune au centre une graine de fenouil. Miam !

A la fin du repas, on peut payer en euros ou en June. Connaissez-vous June, la monnaie libre ? (Nous on ne connaissait pas.)

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Manger une pizza chez Chef’Zïolo

Le restaurant Chef’Zïolo est situé à mi-chemin entre l’hôtel Lemon et la vieille ville de Menton. De la terrasse, on a pu voir les sculptures d’agrumes disposées sur le On a pris la planche antipasti pour 2 puis 1 pizza chacun (marinara pour Doudou, végétarienne sans fromage pour moi) mais 1/2 planche + 1 pizza dépassent ce qu’un estomac normal peut contenir. De plus, le pain garni, la foccacia ainsi que la bruscetta de la planche antipasti sont abondamment garnis de charcuterie ou fromage.

Si c’était à refaire, je prendrai plutôt un « mini calzone  et salade mixte » en choisissant la version végétarienne et en demandant sans fromage ni viande ni poisson pour la pizza et la salade. La pâte à pizza était vraiment délicieuse, les légumes parfaitement cuits, mais on voit bien que ce restaurant n’est pas habitué aux alimentations végé – et je n’ai pas du tout aimé mon cocktail Virgin colada.

Ceci dit, si je devais recommencer cette journée, je tenterai plutôt un autre restaurant, plus près de la vieille ville (pour être moins loin du jardin du Val Rameh, notre visite de l’après-midi) : soit le restaurant Umi cuisine fusion (il propose de composer son bento ! je me demande si on peut l’emporter), soit le restaurant Little bao (mais il est situé dans une ruelle étroite, et moi je voulais une terrasse au soleil), soit le restaurant Poivre et sel (en vérifiant que parmi ses 5 risotto végétariens il y a en au moins un qu’on peut avoir en version 100 % végétale).

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Visiter le jardin du Val Rameh

Après ce repas, on a filé au jardin du Val Rameh, situé de l’autre côté de la ville. Si on y va à pied, cela prend 20 minutes depuis le centre-ville. Nous on y est allé en voiture mais cela n’a pas suffit pour qu’on arrive à l’heure pour la visite guidée du site, qui est payante et a lieu à 15h le lundi ou à 10h15 le jeudi. Le site est fermé le mardi.

Le jardin est relativement petit (1 hectare), mais c’est un concentré de dépaysement et d’ambiances variées. Par contre il est difficilement accessible aux personnes à mobilité réduite : les sentiers sont étroits et, pour accéder à l’extension du jardin il faut monter un escalier.

On a parcouru le site avec un audioguide, qui est plutôt scolaire et très orienté sur la botanique. La visite guidée avait l’air passionnante et j’ai l’impression qu’elle dure 2h le lundi ! Et sans audioguide ni visite, il y a toujours les panneaux pour nous apprendre plein de choses, comme l’arbre généalogique des agrumes.

Si on a des enfants, à mon avis le plus chouette est de venir après le repas de midi et de suivre le trajet recommandé (on nous donne un plan à l’entrée) en s’imaginant qu’on est des pirates en expédition sur des îles lointaines. En effet, le jardin du Val Rameh a été aménagé au début du XXème siècle et il contient un très grand nombre de plantes exotiques. Un des buts de l’expédition pourrait être de trouver la fontaine (située vers la fin du trajet recommandé), à côte de laquelle il y a un banc au frais, endroit impeccable pour prendre le goûter (je ne sais pas si manger est autorisé dans le jardin, ceci dit).

Le jardin ne contient pas que des plantes exotiques : il y a aussi des oliviers de 400 ans, au tronc impressionnant.

Le jardin ferme à 17h en hiver. Et non loin de l’entrée se trouve une petite géocache.

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Boire un cocktail chez Coco Loco

En sortant du jardin du Val Rameh, on a décidé de prendre un goûter sur le port. Pour continuer dans l’ambiance tropicale, on est allé au Coco Loco et on a dégusté des cocktails sans alcool abondamment garnis de fruits.

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Manger « japonais » chez Sasano

Pour ce deuxième soir à Menton, j’aurais aimé manger au Loving Hut, cet ensemble de restaurants à l’ambiance étrange dont le slogan est « Be vegan, make peace ». On a mangé quelquefois dans le restaurant de Paris et je me réjouissais de retrouver des plats originaux comme les « joyeux croustillants » et des desserts gourmands.

Mais le Loving Hut Menton est fermé le lundi, donc nous sommes allés dans le restaurant situé juste à côté : Sasano. Les deux restaurants donnent directement sur la mer, donc ça doit être agréable d’y manger en terrasse quand il fait jour.

On a mangé des gyoza au légumes, des edemame, des maki avocat-radis mariné et leur version croquante : le riz est entouré d’une feuille de salade puis d’une feuille de riz.

Pour le dessert, le choix végétalien comprenait une salade de litchis et du nougat. En version végétarienne, il y avait des mochi daifuku (avec produits laitiers) ou des perles de coco (avec oeuf).

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Faire du géocaching dans le parc du Pian

On ne l’a pas visité, mais j’ai repéré une série de 4 géocaches dans ce jardin public.

Comme le parc du Pian est situé assez près des jardins du Val Rameh, on peut imaginer passer une journée entière dans ce quartier de Menton, en ayant prévu un pique-nique à manger dans le parc du Pian.

Ce pique-nique pourrait par exemple être acheté dans le magasin Naturalia situé dans le centre ville. Personnellement, quand je voyage j’emporte toujours une petite trousse avec des couverts et une serviette en tissu, pour ce type d’éventualité.

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Passer une journée au jardin d’Anbury

On a terminé notre séjour en passant la frontière italienne, pour aller voir le jardin d’Anbury. Il est situé sur la commune de Vintimille, mais loin du centre ville. Pour y aller en transports en commun, il faut environ 15 minutes en train de Menton à Vintimille puis il faut 15 minutes de bus pour aller de Vintimille à La Mortola. Je n’ai pas testé ce mode de transport : on est venu en voiture et on s’est garé au bord de la route.

On avait prévu de visiter le jardin le matin puis retourner à Menton pour déjeuner au Loving hut et visiter le cimetière du vieux château. Mais j’ai eu un tel coup de cœur pour le jardin d’Anbury qu’on y a passé la journée entière !

Parmi tous les parcs qu’il m’ait été donné de visiter, c’est mon préféré ! Il a exactement tout ce que j’aime : un climat doux, la proximité de la mer, des allées dans tous les sens, des recoins avec un banc pour profiter de l’ambiance, des végétaux variés, de petites constructions perdues au milieu du parc, ce qui fait que la plupart du temps on se retrouve juste entre les plantes, le ciel et la mer.

La multitude de petits chemins fait qu’on peut y passer la journée entière, surtout si on profite des bancs pour faire des pauses en plongeant dans le merveilleux panorama ou en s’intéressant aux diverses plantes.

Comme au jardin du Val Rameh, il y a des panneaux. Par contre pour les lire il faut comprendre soit l’italien soit l’anglais.

Et comme au jardin du Val Rameh, il y a un mélange de plantes exotiques et de plantes locales.

Et il y a des cycas, ces « fossiles vivants » qui existaient déjà à la préhistoire ! En cette saison on voit bien les fruits de ce Cycas revoluta.

Et en bas du jardin, il y a une buvette. Et comme on est en Italie, même s’il n’y a rien de végétal dans la courte, on peut quand même nous proposer un sandwich goûteux : ciabatta, tomates (quand cessera donc de proposer les mêmes légumes toute l’année même si ce n’est pas du tout leur saison ?!), huile d’olive, sel, origan. Pour s’assurer de ne pas avoir faim, on y a ajouté un sachet de chips et j’ai pris un nectar de pêche.

Si on avait anticipé, on aurait pu emporter un pique-nique et le manger sur les tables situées à côté de la buvette.

Encore plus en bas, la propriété est délimitée à l’ancienne : par une clôture en métal ou par un épais mur comportant de larges ouvertures pour qu’on profite de la vue sur le bord de mer. Je n’ai pas pris de photo, toute occupée à profiter en direct.

La seule chose qui m’a déplu dans ce jardin, c’est la présence d’une statue d’esclave sur la fontaine : ça me dépasse qu’à une époque cela ait pu constituer un sujet d’agrément.

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J’espère que ce petit voyage vous a plu.

Bon week-end !

Repas véganes de début janvier

23 Jan

Bonjour !

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Repas hot dog

Un reste de salade de chou de Caravane café, mélangé avec des pois chiche (décongelés) pour en faire une salade complète. Deux petits hot dogs (je vous explique dimanche prochain comment je les fais), une gourde de compte et une clémentine.

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Repas soupe et choucroute

Un reste de velouté de courge mangé directement dans son bocal, du pain, un reste de choucroute végétale et des tranches de pomme pour le dessert.

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Repas dhal et sandwich

Une soupe de lentilles corail aux épices douces et aux raisins secs, un sandwich houmous-salade, et pour le dessert des tranches de pomme et un reste de galette à la frangipane.

Pour une très grande galette, on a fait la garniture en mélangeant 250 g de poudre d’amande, 100 g de sucre, 100 g de purée d’amande, 150 g de lait de soja, 30 g de farine et 1/4 cuillerée à café d’extrait d’amande amère, et on l’a mise entre 2 pâtes feuilletées.

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Repas salade de carotte

Un reste de riz, un reste de carottes râpées que j’ai mélangées avec des raisins secs et des graines de courge, et des tranches de pomme en dessert. Ce bento utilise les restes de notre diner de la veille :

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Repas polenta

Du tofu fumé, de la polenta, de la mâche avec raisins secs, graines de courge et petit flacon « cochon » de vinaigrette. Des tranches de pomme pour le dessert (je crois que mes gènes normands s’expriment bien !).

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Assiette poireau en béchamel

Une assiette pleine de douceur préparée par Doudou : poireaux à la béchamel, riz aux pistaches.

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Repas chez ma grand-mère maternelle

Ma grand-mère maternelle (pas celle qui habite dans ma rue) avait 93 ans, une maladie d’Alzheimer modérée et un cancer des ganglions agressif. On a pu être présent·es avec elle, chez elle, pour sa difficile dernière semaine de vie. Pour ce repas, des légumes rôtis et du houmous.

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Repas chez ma grand-mère maternelle

On a acheté de la socca au marché, j’ai râpé des carottes et on a préparé à 6 mains une quiche aux poireaux.

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Chocolat chaud Brioche dorée

Sur le chemin du retour, j’ai fait une pause à l’aire de Cambarette Nord et j’ai tenté ma chance au comptoir de Brioche dorée en demandant s’il était possible d’avoir un chocolat chaud avec du lait végétal, même si rien de tel n’était mentionné sur la carte. Oui, c’était possible avec du lait d’avoine ! Je partage donc ce tuyau : cela vaut la peine de poser la question dans ce genre de situation.

Sur la photo, vous pouvez voir en fond ma voiture. Il faudrait que je vous fasse un article dessus, elle représente tellement pour moi (même si je suis contente d’aller au travail en transports en commun).

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Bon dimanche !

Bilan de 3 ans de thérapie

22 Jan

Bonjour !

Il y a 3 ans, mon « mot de l’année », celui dont j’avais l’intuition qu’il allait représenter mon année était : germination. Début janvier 2019, J’avais mon premier rendez-vous avec le psychologue que je consulte depuis chaque semaine. C’est un gros investissement en argent, en temps, en émotions mais les effets sont incroyables. J’avais besoin d’en faire le bilan.

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Les psy que j’ai consultés avant, pour différents motifs

Rien à voir avec le reste de l’article, mais il y a plus de 15 ans, Doudou et moi avons consulté un sexologue pour m’aider à sortir de douleurs persistantes de type vaginisme (ce mot n’a pas été utilisé par le praticien et je l’ai découvert bien après dans les bandes dessinées de Cy « Le vrai sexe de la vraie vie« ). Je crois que ce qui m’a beaucoup aidée, en plus de ces 6 mois de consultations, a été de m’habituer à utiliser une cup.

Quand j’ai été enceinte du Béluga, j’ai décidé de consulter la psychologue associée au groupe de sage-femmes qui accompagnait cette grossesse, pour m’aider à régler ma relation avec mes parents. Car pendant plus de 10 ans j’ai fait des cauchemars horribles au moins une fois par semaine, et systématiquement avant de voir mes parents (quand on habitait en région parisienne je les voyais un week-end par mois environ). Et quand je voyais mes parents, j’étais très tendue pendant toute la première journée. Le lendemain cela allait mieux. Malgré des centaines d’heures à discuter du pourquoi et du comment avec Doudou (merci Doudou !), je ne comprenais pas du tout pourquoi cela se passait comme ça. En apparence tout s’était toujours bien passé avec mes parents.

Bref, en tout cas je n’ai fait qu’un rendez-vous avec cette psy, parce que tout ce qu’elle a trouvé à me dire c’est « votre famille est bizarre ». Certes, toutes les familles sont plus ou moins bizarres, et on fait quoi maintenant ? On en parle dans le vide pendant des années ?

Quand j’ai eu à nouveau un peu de disponibilité mentale et physique (passées les deux premières années avec le Béluga), j’ai cherché une autre psy, spécialisée en Thérapie Cognitive et Comportementale (TCC). Mais celle que j’ai consulté m’a dit qu’elle ne traitait que les phobies « simples », donc pas ma « phobie de mes parents ».

Quand le Béluga a eu une phobie des médecins qui ne s’atténuait pas (vers trois ans), on a consulté pour lui une psychologue formée à l’approche d’Isabelle Filliozat. Elle a déclaré que le Béluga allait très bien, par contre « Madame, ce serait bien qu’on se revoie toutes les deux ». Ok, nouvel essai pour travailler sur ma relation à mes parents. On a fait des mois de consultations, elle me faisait parler de ma famille mais je n’avais pas l’impression d’avancer du tout.

On a arrêté les séances quand j’ai déménagé à Marseille, près de nos parents. On allait donc voir beaucoup plus souvent nos parents, pour des durées généralement plus courtes, par exemple parce qu’ils se relaieraient pour garder le Béluga les mercredis. J’avais donc l’espoir de me désensibiliser, un peu comme les allergiques.

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Le contexte, à Marseille

On a emménagé à Marseille à l’été 2016. La première année scolaire, j’étais en congé maternité + 6 mois de congé parental et je gérais la totalité des tâches domestiques à part le ménage (une responsabilité de Doudou). C’est donc moi qui gérais les relations avec nos deux couples de parents, à savoir les rendez-vous pour se voir en famille ou pour qu’ils voient les enfants, mais aussi la mise en place de règles de vie. Par exemple, quand nos enfants sont chez nos parents, ce sont nos parents qui décident ce qu’ils mangent. A l’époque, nos parents savaient que nous souhaitons qu’ils donnent aussi peu de produits animaux que possible à nos enfants (mais ils en donnaient à chaque repas) et aucun produit laitier (mais on faisait une exception à leur demande pour « le yaourt de brebis artisanal »).

Malheureusement, c’est le contraire de la désensibilisation qui s’est produit. J’avais l’impression d’étouffer, et la période d’avant Noël a été particulièrement difficile à supporter car à partir de mi-novembre j’angoissais de la trentaine de cadeaux que le Béluga allait recevoir de toute la famille élargie (y compris les voisins et les amis de nos parents) et aussi des cadeaux non désirés que j’allais recevoir.

Nos familles savent que nous sommes engagés sur le plan écologique et que notre souhait est notamment que le Béluga ait un nombre raisonnable de cadeaux (si possible fabriqués de manière responsable, mais là c’est carrément impossible à envisager pour eux). Mais aucun membre de notre famille n’accepte de participer à un cadeau collectif : chacun tient à offrir « le paquet de SON père Noël » (et 10 ans plus tard, on en est toujours au même point). Bref, ça me rendait dingue ! Mais Doudou me répétait qu’il ne fallait rien dire parce que « c’est Noël donc il faut absolument faire comme si on est content ».

L’année scolaire suivante, cela a été encore plus dur. Je n’avais toujours pas de mutation dans l’académie d’Aix-Marseille donc j’ai repris un an de congé parental. Les règles de vie de nos enfants chez nos parents se modifiaient au fil de l’eau et j’avais beaucoup de mal à le supporter. J’ai essayé d’utiliser mon blog pour évacuer mais cet article a été vécu comme une déclaration de guerre par une partie de ma famille. Et mon angoisse d’avant Noël a commencé encore plus tôt : mi octobre. J’ai essayé de consulter une kinésiologue. On a fait une séance intéressante, mais je sentais que j’avais besoin de plus d’aide que les séances occasionnelles qu’elle proposait.

L’année scolaire d’après, je n’avais toujours pas de mutation et plus la possibilité de prendre une troisième année de congé parental (depuis la dernière réforme, il faut qu’au moins 1 année sur les 3 soit prise par l’autre parent). Mais j’ai eu la chance de pouvoir reprendre à mi-temps, tous mes cours rassemblés sur un seul jour par semaine, dans un lycée parisien. J’étais donc à Paris du dimanche au lundi, pour enseigner à nouveau, une activité qui me plait énormément. Le Pinto était gardé chez une nounou, ce qui lui a permis de faire une année de transition vers son entrée à l’école maternelle. Cette année-là, j’ai commencé à m’angoisser pour Noël mi-septembre. En plus, Doudou tenait à ce que je gère seule le froid qui persistait avec la partie de la famille qui avait mal vécu mon article de l’année précédente. Moi j’avais fait de mon mieux jusqu’au maximum de mes possibilités, y compris aller seule en toute humilité, les voir pour crever l’abcès. Je me suis entendu dire et j’ai accepté énormément de jugements négatifs, sans que cela ne débouche sur une réconciliation claire.

En décembre cette année-là, j’étais une loque, à la limite du burn out – un burn out parental. Aller enseigner était alors ma planche de survie, le moment où je pouvais m’extraire de cet environnement où j’avais l’impression d’être enterrée vivante. J’ai imposé à Doudou de nous trouver une psychologue de couple, on a fait quelques séances avec elle mais sans résultats probants.

En parallèle, les nounous que je côtoyais au parc me faisaient remarquer certaines particularités du Pinto pouvant relever de l’autisme. J’ai donc cherché des informations sur l’autisme sans déficit intellectuel. Cela pouvait coller pour le Pinto… et pour moi ! C’était peut-être cela la clé de mes relations infructueuses avec ma famille ? De mon sentiment général de ne pas comprendre ni d’être comprise par qui que ce soit, y compris Doudou ? J’en ai parlé dans cet article.

Ainsi j’ai pris rendez-vous pour moi, en janvier 2019, auprès d’un psy spécialisé en autisme. Doudou m’a fait remarquer qu’il était aussi spécialisé en troubles de l’attachement, ce qui pouvait m’être utile selon lui. Moi, à l’époque, je pensais que mes difficultés pouvaient toutes s’expliquer par un autisme, donc j’ai pris rendez-vous uniquement pour évoquer un diagnostic d’autisme.

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Le faux positif de l’autisme

Consulter ce psychologue m’a immédiatement fait beaucoup de bien. A la différence de la totalité du monde qui m’entoure, j’avais l’impression que je pouvais tout lui dire : il accueillait et validait toutes mes émotions.

A partir de ce que je lui disais et d’une consultation avec ma mère, il a établi un diagnostic d’autisme sans déficit intellectuel, en précisant que j’étais à la limite du spectre. Cette étiquette m’a soulagée : elle mettait des mots sur mes difficultés et elle nous donnait des outils pour les gérer ! Par exemple, porter des bouchons d’oreilles à la maison quand je suis fatiguée, m’isoler quand je n’ai plus du tout d’énergie (notamment pendant le syndrome pré-menstruel), le fait que c’est désormais Doudou qui gère les relations avec nos parents (décider quand et où on se voit pour récupérer les enfants par exemple). Tout cela m’a fait énormément de bien, au quotidien. Et bonus : je me sentais entendue, au moins par Doudou et une petite partie de ma famille. Je sortais la tête de la terre.

Au printemps de cette année-là, j’ai eu la bonne nouvelle que j’attendais depuis 8 ans : une mutation à Marseille. Et forte du diagnostic d’autisme, j’ai eu le courage de demander à ne pas avoir d’heures supplémentaires dans mon nouveau poste, pour pouvoir m’y habituer dans de bonnes conditions – à la différence de mon premier poste où j’ai vécu 2 premières années catastrophiques (il faut dire que ça avait coïncidé avec l’arrivée du Béluga).

Après l’été, je suis passée à ma deuxième question : ma relation avec mes parents. Là, le psy m’a immédiatement demandé pourquoi je ne lui en avais pas parlé avant ! Je n’y avais pas pensé : dans ma tête c’étaient des dossiers séparés.

On a d’abord essayé la thérapie cognitive et comportementale. Mais au bout de plusieurs semaines, on ne voyait pas d’effet notable. On a alors essayé une nouvelle technique sur laquelle mon psy venait d’être formé : l’EMDR. Je vous en ai parlé ici.

Au bout d’un an et demi d’EMDR, mon psy m’a annoncé qu’il était convaincu que je n’étais pas autiste. Et presque un an plus tard, je suis totalement d’accord avec lui. Je ne suis plus dans l’état de délabrement qu’il y a trois ans. Et ce qui s’est passé dans l’intervalle, c’est que ce psy m’a permis d’assumer d’avoir des besoins, et qu’on s’est occupé ensemble d’émotions non digérées depuis ma toute petite enfance.

L’explication de mon psy, à laquelle j’adhère, est que mon profond sentiment de non appartenance est causé par plusieurs évènements très précoces (dès la naissance) qui ont empêché que je crée un attachement avec mes parents et m’ont mise dans une situation de carence affective – comme, j’en suis sûre, mes deux parents quand ils étaient enfants.

Toutes mes autres difficultés en sont des conséquences, comme la croyance que personne ne peut me comprendre, et mes difficultés sans lien apparent avec la psychologie comme la maladresse physique (je me cogne et tache souvent) et la sensibilité auditive. L’exceptionnellement bonne nouvelle qui va avec, c’est que l’EMDR me permet de guérir progressivement tout cela.

Ce n’est pas encore gagné pour que j’aie confiance en mes parents. Si mon raisonnement sait que je ne suis plus la petite fille qui accepte tout ce qu’ils demandent, par peur que la famille n’explose si je mets un grain de sable dedans, mes émotions profondes ne savent pas encore complètement que je ne suis plus en danger quand ils sont dans les parages. Ma relation affective avec mes propres enfants reste très imparfaite. Je continue à faire des cauchemars à chaque fois qu’une réunion de famille est prévue. Mais cela fait un bon moment que je n’ai plus fait les terribles cauchemars où des inconnus me poursuivaient pour me tuer pendant que j’essaye en vain de leur échapper en me demandant ce que j’ai bien pu faire pour mériter leur acharnement.

Je continue donc ma thérapie avec confiance et gratitude (et je sais ma chance d’avoir la capacité de la payer). 3 ans c’est long, mais je mesure le bénéfice que cela m’a apporté. Je trouve que mes « mots de l’année » le représentent bien.

Comme le propose Florence Arnaud, je choisis mon mot de l’année à la toute fin de l’année précédente en essayant de ressentir ce qui pourrait être une de mes tendances de l’année à venir. Et je suis impressionnée de leur pertinence ! Après « germination » pour 2019 (sortir la tête de la tête au lieu de me sentir complètement enterrée), il y a eu « boule de feu » pour 2020 (le retour de mon énergie intérieure).

En 2021, j’avais le mot « adultat » (oui j’invente des mots ! Celui-ci veut dire me considérer comme une adulte, notamment dans mes relations vis à vis des autres adultes – au lieu de systématiquement me mettre dans une position de soumission).

Avec le recul je peux dire qu’en 2021 il y a aussi eu « fantaisie » et j’en suis bien contente (devinez qui est allée chez le kiné déguisée en majorette pour l’exercice où on marche sur une barre en mousse en levant les genoux ?).

Pour 2022, ma première idée de mot a été « fierté » : je suis fière du travail accompli, que ce soit mon travail salarié, mes articles de blog, l’énergie que je mets pour accompagner mes élèves… Et là je me dis qu’elle (re)vient, ma confiance en moi !

Mais en fait je pense que mon mot 2022 est plutôt « verbalisation » : dans le sens de réussir à mettre des mots sur mes états intérieurs, mais aussi de parler réellement avec les autres au lieu de croire que c’est complètement inutile parce qu’on est trop différents et de mettre comme couvercle un sourire silencieux, même quand ça ne va pas.

Alors voilà, il me paraissait important de vous tenir au courant de ces changements, maintenant que je suis capable de mettre des mots dessus. 🙂

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Bon week-end !

Brick soleil à la pomme de terre

2 Jan

Bonjour !

C’est mon beau-père qui m’a appris ce plat gourmand. Je le fais à ma manière, comme vous avez pu le voir ici et .

Ça fait comme un lever de soleil dans l’assiette, croustillant autour et moelleux au milieu. On peut le servir en entrée (un par adulte) ou en plat (compter 2 par adulte) et ça plait aussi aux enfants.

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Ingrédients pour une portion (j’en prévois 2 par personne)
– 1 feuille de brick
– 100 g de purée de pomme de terre écrasée grossièrement (voir Remarques)
– 20 g de petits pois
– Facultatif, 1 cornichon ou quelques câpres
– Facultatif, du poivre moulu

Préparation

– Déposer 100 g de purée de pomme de terre sur la moitié d’une feuille de brick, en laissant une large bande libre tout autour. Ajouter les petits pois.

– Plier la feuille de brick en deux pour la refermer.

– Dans une poêle généreusement huilée et bien chaude, faire frire la brick environ 2 minutes de chaque côté.

Certains l’aiment à peine dorée, d’autres très croustillante. A vous d’affiner la cuisson selon vos goûts ! Servir immédiatement.

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Remarques

  • Purée de pomme de terre  avec oléagineux : Pour 500 g de pommes de terre (poids une fois épluchées, cuites dans de l’eau salée puis égouttées), mettre 50 g de purée d’amande blanche ou de purée de noix de cajou, une ou deux cuillerées à soupe d’eau et du sel au goût.
  • Purée de pomme de terre avec haricots blancs : Faire cette recette (il y aura de la purée pour 6 bricks) en écrasant les pommes de terre à la fourchette.
  • Purée de pomme de terre avec lait de soja : Écraser les pommes de terre et ajouter quelques cuillerées à soupe de lait de soja (nature non sucré) et du sel au goût.
  • Demi portion : Pour les enfants ou pour servir plus de personnes rapidement, on peut couper les feuilles de brick en deux avant de les garnir et ainsi en cuire deux à la fois dans la poêle, comme dans le haut de la photo ci-dessous.

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  • S’il vous reste 8 feuilles de brick, j’ai repéré la pastilla de légumes de Lovely veggie. J’ai déjà fait la garniture en remplaçant les pommes de terre par les pois chiche, les amandes effilées torréfiées par des amandes entières et en faisant cuire les oignons dans de l’huile au lieu de la margarine et du sucrant, c’était délicieux et m’a rappelé ce tajine de légumes. J’ai utilisé cette garniture pour faire des bricks pliés en triangle et frits à la poêle.
  • S’il vous reste peu de feuilles de brick, je les utilise en dessert. J’aime les bricks poire/cannelle (je fais légèrement cuire les tranches/gros dés de poire à l’étouffée puis je les laisse tiédir avant de garnir une demi feuille de brick avec 1/4 de poire et de la cannelle) et les bricks à l’amande, cannelle et fleur d’oranger de Quitterie Pasquesoone (je fais sa recette avec du sucre normal, un peu d’eau pour amalgamer la pâte et sans tremper les bricks dans le miel à la fin).

Bon dimanche !

Guirlande d’étoiles en papier

1 Jan

Bonjour,

Pour fêter le passage à la nouvelle année, ici on aime les ambiances étoilées, jusqu’à en faire des pâtes. Aujourd’hui, je vous propose de faire une guirlande d’étoiles. L’inspiration me vient directement de cette guirlande en kit de Ciloubidouille.

Matériel pour 3 petites guirlandes de 1 m
– 3 feuilles de papier de couleurs assorties
– 3 fois 1 m de ficelle ou de raphia
– Deux gabarits d’étoile (ici des étoiles en plastique phosphorescent mais on peut aussi fabriquer des gabarits en carton), par exemple un de 8,5 cm de diamètre et un de 4 cm de diamètre
– Un crayon à papier ou un stylo
– Des ciseaux
– De la colle à papier

Préparation

– Tracer le contour des gabarits au crayon pour dessiner des étoiles sur chaque feuille, par exemple 6 grandes étoiles et 10 petites étoiles.

– Découper les étoiles. J’ai découpé les pointes des étoiles bien pointues parce que c’était plus rapide que de suivre le contour arrondi obtenu en traçant le contour du gabarit au crayon. Conserver les chutes de papier.

– Positionner les étoiles sur les 3 morceaux de raphia/ficelle. Ici, le Pinto a décidé de suivre l’algorithme suivant : une grosse étoile de la 1ère couleur, une petite étoile de la 2ème couleur, une grosse étoile de la 3ème couleur, une petite étoile de la 1ère couleur, une grosse étoile de la 2ème couleur, une petite étoile de la 3ème couleur, et ainsi de suite jusqu’à avoir 6 grosses étoiles et 5 petites étoiles sur la guirlande.

– Pour fixer les grandes étoiles à la guirlande, encoller une chute de papier de la couleur de la grande étoile.

– Pour fixer les petites étoiles à la guirlande, je trouve plus facile d’encoller une autre petite étoile de la même couleur.

– Et voilà une guirlande terminée ! Recommencer pour faire les autres guirlande, en changeant la couleur de la première étoile.

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Remarques

  • Version couronne : Comme sur le tutoriel de Fêtes vous même, on colle les étoiles sur un support en forme de couronne. Dans ce tutoriel, il s’agit d’un support en carton, mais je pense qu’on peut aussi utiliser un cintre en métal déformé pour le rendre rond comme dans cet article de Ciloubidouille.

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J’en profite pour vous souhaiter une bonne année 2022, en particulier que vous trouviez des sources de joie dans le quotidien !