Tag Archives: Alimentation éthique

Repas de début mai

12 Mai

Bonjour !

Il n’y a pas encore de petits pois frais chez mon primeur et j’ai encore des recettes de légumes d’hiver à tester, alors une bonne partie des recettes de cet article pourraient être réalisées en hiver. Et vue la météo actuellement, je pense que personne ne va s’en plaindre… bon appétit !

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Pique-nique de fin de vacances

Du pain de mie grillé et tartiné de margarine, prêt à être assemblé avec de mini saucisses de tofu (Taifun). Pour compléter, un reste de tartelettes carotte – haricots blancs – saucisse de tofu, des petits pois (surgelés) à grignoter tels quels (enfin après cuisson dans de l’eau salée). En dessert, des tranches d’orange coupées en 4 pour être grignotées avec les doigts. On avait aussi des galettes de riz soufflé nappées de chocolat noir.

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Tartines de crudités

Le week-end, un déjeuner simplissime mais qui s’est révélé multicolore : houmous, bâtonnets de carotte, tartines de radis violet et de radis rose.

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Pâtes express à la cacahuète

Voici une de mes recettes pour un repas express plutôt équilibré. On fait cuire des pâtes et, 5 minutes avant la fin de leur cuisson, on ajoute dans la casserole des petits pois surgelés. Puis dans un bol ou un petit mixeur, on mélange 1 part de purée de cacahuète avec 3 parts d’eau et du sel au goût. On égoutte le contenu de la casserole, on mélange avec la sauce et c’est prêt ! Ce plat contient des céréales avec les pâtes, des légumineuses avec les cacahuètes et des légumes avec les petits pois. Reste à ajouter une source de vitamine C (fruit ou légume cru, jus de citron…) pour bien absorber le fer.

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Bricks « soleil »

Et voici une troisième recette avec les petits pois surgelés, qui nous ont bien dépanné ce printemps en attendant les légumes primeur. Ici, j’ai appliqué une recette de mon beau-père. Au milieu d’une feuille de brick, on dépose une écrasée de pommes de terre (= une purée épaisse avec encore des morceaux) et des câpres (remplacés par des petits pois pour les enfants). On plie la brick en deux, tout simplement, et on fait cuire dans une poêle bien huilée. Et cela fait comme un lever de soleil dans l’assiette avec ce demi disque doré, croustillant autour et moelleux au milieu. Pour les petits, j’ai coupé les bricks en deux avant de les garnir, afin d’obtenir de plus petites portions.

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Soupe à la semoule

Je ne sais plus quels légumes composaient cette soupe, probablement carottes, poireau et lentilles corail avec du bouillon de légumes. L’intérêt ici est de vous montrer un exemple d’ajout de carbonate de calcium dans le plat du dîner, à raison de 1/4 de cuillerée à café par personne et par jour pour nous assurer de coller aux recommandations nutritionnelles. Vous pouvez en profiter pour voir mon astuce de feignasse pour ajouter des « petites pâtes » dans la soupe : ici ce ne sont pas vraiment des pâtes mais… un reste de semoule cuite. Ça fait le job aussi !

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Soupe à l’oignon

Vous allez voir un peu plus bas une délicieuse tarte à l’oignon préparée par mon ami Romain. Il avait fait mijoter plus d’oignons que nécessaire, donc nous avons accommodé le reste en soupe. Des oignons fondants dans du bouillon de légumes, un peu de paprika fumé et des croûtons de pain grillé, c’était très bon.

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Ragoût aux lentilles de Hafida

Lors d’une de mes nuitées à Paris, j’ai dormi chez mon amie Hafida. Sa famille et elle ne sont pas du tout végétaliens au quotidien, mais comme la plupart des familles ils ont à leur répertoire au moins un plat végétalien. Ici, ce délicieux ragoût de lentilles. La photo ne vous montre sans doute pas à quel point c’était goûteux et réconfortant, un vrai plat doudou !

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Céleri rave

Avant la fin de l’hiver, je voulais absolument tester cette intrigante recette du livre Petits plats d’hiver de Catherine Schiellein, un petit livre (apparemment épuisé) très chouette, sans illustration mais bourré de recettes originales classées par légumes d’hiver. C’est une amie de l’autrice qui l’avait goûtée dans un ferry allant de Sète à Tanger, et le résultat est vraiment original et délicieux, parfait pour l’hiver. On pèle et râpe un céleri rave de 600 g, puis on le mélange avec des raisins secs et une sauce obtenue en écrasant/mixant 1 banane avec le jus d’1 ou 2 citrons et un peu d’huile d’argan grillé. A défaut d’huile d’argan, l’autrice propose d’utiliser de l’huile de noix, ici on a utilisé de l’huile de sésame grillé.

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Korean pancakes

Notre ami Romain a apporté à la maison des cébettes et des panais, qui sont pile poil les légumes utilisés dans la recette de korean pancakes que nous a apprise une amie commune. Alors c’est ce qu’on a préparé pour ce diner, avec du riz et quelques allumettes de tofu fumé. Les enfants ont d’ailleurs seulement mangé le riz et le tofu fumé… tant pis pour eux, cela a fait plus de galettes pour nous !

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Tarte à l’oignon

Et voici la spécialité végétale de notre ami Romain (qui n’est pas du tout végé) : une tarte à l’oignon ! Il fait cuire les oignons dans une casserole couverte, puis les étale sur une pâte à pizza du commerce et parsème d’olives noires et d’herbes de Provence avant de cuire le tout au four. C’est délicieux, merci Romain !

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Crumble aux pommes

Je n’allume pas souvent mon four, à cause de sa grosse consommation électrique. Mais quand j’ai vu la recette de crumble de Mélanie Mardelay, je me suis dit que c’était un dessert facile et sympa pour nos invités. Ici, j’ai fait classique : 500 g de pommes coupées en dés et saupoudrées de cannelle au fond d’un petit plat à gratin, puis le mélange à crumble (100 g de farine de blé, 100 g de poudre d’amande blanche, 100 g de sucre, 1 pincée de sel et 5 cuillerées à soupe (70 g) d’huile de colza cuisson) parsemé dessus et le tout cuit au four. Miam, merci Mélanie !

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Amandes au sucre et dés de pomme

Le midi du week-end, j’essaye de proposer un peu plus qu’un simple fruit frais. Mais dans vraiment passer plus de temps en cuisine… Exemple ici : j’ai acheté des amandes façon chouchou au rayon vrac du petit supermarché Casino en bas de chez moi. C’est une gourmandise absolue ! Avec de simples dés de pomme attrapes avec des piques apéritifs, je salive en y repensant…

 

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Repas de Pâques

(Oui je suis en retard, Pâques était au mois d’avril.) Pour Pâques, la grand-mère de Doudou prépare toujours ces biscuits géants aux formes variées et aux yeux en clou de girofle.

En entrée, la mère de Doudou prépare une « salade de Pâques » avec une garniture d’œufs durs qui est désormais servie à part.

Pour le plat, c’était les pizzas maison du père de Doudou, le plat classique des repas d’été chez mes beaux-parents : festif et adaptable selon les goûts.

Pour le dessert, ma belle-mère a eu l’idée géniale d’assembler des rouleaux de crêpe (recette ici) pour former les lettres SEPT car on a aussi fêté l’anniversaire du Béluga. Il y avait des rouleaux garnis de tartinade chocolat-noisette, des rouleaux garnis d’une crème au citron et des fruits rouges en déco. C’était délicieux et très pratique pour continuer à en manger par petit bouts tout au long de l’après-midi…

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Bon dimanche !

Number cake simplissime

5 Mai

Bonjour !

Le jour des 7 ans du Béluga, nous étions en vacances chez mes parents. Si on avait été seuls, je pense que j’aurais réparti des fruits multicolores dans une assiette et piqué les bougies dessus. Mais là, il fallait donc un dessert d’anniversaire qui ressemble à un joli gâteau, pour faire plaisir aux grands-parents, mais sans être vraiment un gâteau, car le Béluga n’aime pas trop les gâteaux à part les Savane ou Napolitain industriels bien entendu…

J’ai donc pensé à un number cake, ce type de gâteau découpé en forme du nombre d’années à fêter. Voici ma version, simplissime, parce que c’était les vacances alors il ne fallait pas trop m’en demander !

Ce dessert est composé de deux couches de pâte feuilletée tartinées d’une crème pâtissière au lait de coco, et surmontées de fruits rouges et de vermicelles de sucre coloré.

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Ingrédients pour 4-5 personnes

  • 80 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 40 g de fécule de maïs ou de pomme de terre (60 ml)
  • 1 pincée d’agar-agar
  • 400 ml de lait de coco
  • 1 pâte feuilletée sans beurre
  • 2 barquettes de fruits rouges
  • Facultatif : vermicelles en sucre multicolore 100 % végétaux
  • Bougies

Préparation

Dans une casserole, utiliser un fouet pour mélanger le sucre, la fécule et l’agar-agat. Ajouter le lait de coco et faire cuire à feu moyen tout en mélangeant au fouet, jusqu’à obtenir une crème épaisse.

Verser cette crème pâtissière à la noix de coco dans un bol et la faire refroidir. Pour cela, si l’on est pressé, on peut placer le bol dans un saladier contenant de l’eau froide, puis une fois que le contenu est tiède, placer le bol (sans saladier) au congélateur pendant quelques minutes.

Allumer le four à 180-190 °C.

Pendant que le four préchauffe, découper la pâte feuilletée de façon à obtenir deux nombres identiques. Le mieux est de découper un papier qui servira de patron, le poser sur la pâte et découper autour avec la pointe d’un couteau.

Le nombre doit faire à peu près la moitié de la pâte feuilletée, de sorte qu’avec un rouleau de pâte, en mettant les chutes de pâte bout à bout, on ait de quoi faire les deux nombres. Faire cuire aussi les dernières chutes de pâte, ici découpées en forme de cœur.

Déposer sur une plaque de cuisson couverte d’une feuille de cuisson, et enfourner jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

Laisser refroidir les numéros. Pendant ce temps, préparer le plat de service : ici, une planche à découper recouverte de papier aluminium.

Quand la crème et les numéros sont froids, placer un numéro sur le plat de service et le tartiner de crème. On utilise environ un quart de la crème pour cette étape.

Ajouter le second chiffre et tartiner à nouveau de crème.

Disposer les fruits par-dessus. Éventuellement, ajouter des vermicelles de sucre.

Servir avec le reste de la crème, des fruits et les mini cœurs de pâte, afin que chacun puisse se resservir.

 

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Remarques

  • Le lait de coco : Je le choisis toujours non allégé. Il est alors composé d’environ 60 % de noix de coco (on le voit dans la liste des ingrédients) et contient entre 15 et 20 % de matières grasses (on le voit dans le tableau nutritionnel). Les version « light » contiennent plus d’eau, d’épaississants et/ou d’arômes, donc de mon point de vue ils sont à éviter en cuisine et à réserver à un usage occasionnel comme boisson plaisir.
  • La pâte feuilletée : Ici on parle d’un gâteau d’anniversaire spécial feignasse, donc la pâte feuilletée est achetée toute prête. Mais bien évidemment n’hésitez pas à la faire vous-même si vous le souhaitez. Les pâtes feuilletées du commerce existent souvent en version sans beurre, et elles contiennent alors de l’huile de palme. Je ne trouve pas cela choquant pour un usage très occasionnel.
  • Les fruits : La saison nous a permis d’utiliser des fruits rouges, mais en hiver aussi on peut obtenir un dessert multicolore : en utilisant des kiwis, des poires et des fruits au sirop.
  • Les vermicelles en sucre sont totalement facultatifs, mais j’étais tellement contente d’en trouver des bio ET végétaux (sans carmin ni shellac) ET sans huile de palme ET fabriqués en France, que j’ai tenu à en acheter un petit pot (en plastique). Il s’agit de la marque La Patelière, que l’on peut trouver à la fois en supermarché et en magasin bio (j’apprécie également leur arôme fleur d’oranger, même s’il n’est pas bio).
  • Préparation à l’avance : On peut cuire la crème la veille et la stocker au frais dans une boîte hermétique (ici, un bol recouvert d’une petite assiette). La pâte feuilletée sera meilleure cuite le jour même et conservée à température ambiante. Et je ne ferais pas le montage plus de quelques heures avant le service, de peur que la pâte garnie ne ramollisse.

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Bon dimanche !

Yaourt végétal à la noix de coco

21 Avr

Bonjour !

J’ai l’impression que les boissons et desserts végétaux à la noix de coco sont de plus en plus répandus dans les magasins. Et j’avais envie de vous en parler avec un peu de lecture d’étiquette, comme on l’avait déjà fait ici.

Je vais prendre comme exemple un yaourt, mais ce qui suit est valable pour tout produit alimentaire, qu’il se mange ou qu’il se boive. J’invite notamment les personnes achetant des briques de « lait d’amande », ou de crème végétales à cuisiner, à regarder d’un peu plus près la liste des ingrédients de ces produits.

 

Quand un yaourt affiche sur son étiquette « saveur coco », cela signifie la même chose que « yaourt aromatisé à la noix de coco ». C’est à dire qu’il n’y a pas de vraie noix de coco dedans, juste des arômes. Vous pouvez le vérifier très simplement en lisant la liste des ingrédients. Au passage, la liste des ingrédients est TOUJOURS présente sur l’étiquette, grâce à une loi européenne appelée règlement INCO, pour INformation du COnsommateur (il y a du bon dans l’Europe !).

Quand un yaourt affiche sur son étiquette « à la noix de coco », cela signifie qu’il y a forcément de la vraie noix de coco dedans. Le règlement INCO impose alors que dans la liste des ingrédients figure le pourcentage de noix de coco. Et il est très important de le vérifier, savez-vous pourquoi ? Parce que ce pourcentage peut être ridiculement bas, par exemple 4,3 % pour le yaourt végétal à la noix de coco Alpro !

Et attention, ce n’est pas 4,3 % de noix de coco, mais de lait de coco… dont on ne connait pas la teneur en noix de coco. Or les laits de coco contiennent entre 15 et 60 % de noix de coco. Donc si on est optimiste, il y a 4,3×60/100 = 2,6 % de noix de coco dans ce yaourt. Et si on est pessimiste, il n’y en a que 4,3×15/100 = 0,6 % !

Incroyable non ?

Vous vous demandez sûrement comme un yaourt à la noix de coco contenant 2,6 % de noix de coco peut avoir l’onctuosité et la délicieuse saveur qu’on en attend ?…

Pardi, le fabricant ajoute des épaississants (pectines par exemple) et des arômes !

Du coup la texture et le goût de ce yaourt « à la noix de coco » sont aussi peu naturels que ceux d’un yaourt « saveur coco »… Mais le prix, lui, est bien plus élevé !

Alors tant qu’à avoir de l’arôme coco dans mes desserts, je préfère personnellement que ce soit à un prix économique et en mode zéro déchet. Et je partage avec vous ma recette simplissime.

Ceci dit, certaines marques vendent un « vrai » yaourt de coco, composé à plus de 95 % de lait de coco ET ne contenant aucun arôme, comme celui de la marque Les petites pousses (que je n’ai pas goûté mais découvert grâce à cet article de Sweet & Sour). 

 

Yaourt végétal saveur coco

Cette recette est tellement facile et rapide que je la prépare à la commande quand mes enfants veulent du « yaourt à la noix de coco ». Et elle plait aussi aux copains du Béluga !

Pour avoir une texture bien épaisse, j’utilise de préférence du yaourt de soja égoutté, comme dans cette recette de « petits suisses goût fruité ». Cela marche aussi avec des yaourts végétaux sans soja, mais je préfère nettement l’apport nutritionnel et le petit prix des yaourts de soja.

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Ingrédient pour 1 portion
– 100 g de yaourt nature (ici soja)
– 1/4 à 1/2 cuillerée à café d’arôme de noix de coco liquide
– Facultatif : 1 cuillerée à café d’huile de colza cuisson
– Facultatif : 2 cuillerées à café de sucre, ou autre agent sucrant

Préparation
– Verser tous les ingrédients dans un ramequin et bien mélanger à la cuillère.


– Voilà, c’est prêt !

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Remarques

  • Version fromage blanc : Pour une texture plus épaisse et un apport nutritionnel plus concentré, j’aime utiliser du yaourt de soja égoutté. Je vous explique ici comment égoutter du yaourt.

  • Arôme de noix de coco : Adaptez le dosage selon votre goût et la recommandation figurant sur votre produit. J’ai testé avec succès l’arôme noix de coco liquide de la marque Scrapcooking et un arôme liquide trouvé en supermarché. Je n’ai pas testé d’arôme en poudre, comme ce que vend désormais la marque Scrapcooking.
  • Autres arômes : Je n’utilise pas d’autres arômes que la noix de coco. En effet, les arômes habituent nos papilles à des goûts intenses, qu’on ne peut pas retrouver dans des aliments bruts ou peu transformés. Mais pour la noix de coco, c’est trop tard chez nous : on est tous fans du rizcoco, donc je cède à la facilité pour varier de nos « petits suisses » aromatisés au sirop de grenadine ou de menthe.
  • L’huile de colza est facultative, mais je la mets dès que possible, pour 3 raisons. D’une part, elle apporte une onctuosité supplémentaire. D’autre part, elle apporte des oméga 3 (avec un goût parfaitement neutre si on utilise de l’huile de colza cuisson). Enfin, elle me permet de diminuer l’index glycémique et d’ajouter discrètement des calories, ce qui est particulièrement utile pour les jeunes enfants et les ados végétaliens.
  • Le sucre blond en poudre est composé de grains légèrement plus gros que le sucre blanc des supermarchés. Et je trouve cela plutôt sympa ici. En effet, quand on mange le dessert immédiatement après l’avoir préparé, ça ajoute du croquant sur la langue. Bien sûr, si vous préférez une texture très onctueuse, il suffit d’attendre 2 minutes après avoir mélangé, le temps que les grains de sucre fondent complètement dans la yaourt.

  • Conservation : On peut sans problème préparer une grande quantité de mélange et le conserver au frais dans un bocal, pendant environ 3 jours (je n’ai pas testé une conservation plus longue).

 

Bon dimanche !

Repas de début avril

14 Avr

Bonjour !

Cette semaine, après mes cours à Paris, j’ai filé en Normandie retrouver des membres du Collectif d’affinage et poursuivre le projet participatif, artistique et culinaire autour des fromages organisé par l’AVEC et sa directrice Elsa.R.

Il y a un an, je vous parlais (ici) de notre résidence de tests de camemberts de cajou et de fromages frais de soja colorés. Cette semaine, c’était le moment pour plusieurs personnes du groupe de réaliser le fromage qu’elles avaient imaginé. Le mien, c’est un trompe-l’œil de camembert, coloré bien sûr. Voici quelques images de sa préparation.

Tout d’abord, le nuancier de pâtes de cajou colorées (avec des aliments) en pleine fermentation près d’un radiateur :

Et voici les 3 futurs trompe-l’œil, chacun ayant son propre jeu de couleurs. A gauche, un arc-en-ciel plutôt classique (vert, jaune, orange, rose). Au milieu, un « licorne » (violet, rose, orange, jaune). A droite, un « marin » (blanc, bleu, vert-bleu, vert).

Une fois les formes un peu raffermies au frigo, on peut les retourner pour bien aplanir l’autre côté. Voici le « licorne » vu de l’autre face.

Ensuite on sale chaque face, et il n’y a plus qu’à retourner régulièrement et attendre qu’une croûte blanche recouvre toutes ces couleurs, laissant ainsi croire que l’on est face à des camemberts classiques…

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Bien sûr, en parallèle il faut aussi manger, alors voici des exemples de nos repas de cette semaine.

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Poêlée de carottes, poireaux et panais

Elsa.R a le talent pour associer des ingrédients tout simples et obtenir des mets délicieux. Ici une poêlée de carottes, panais et poireaux, un riz pilaf avec des oignons, et des pois chiche.

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Restes multicolores

Ici, 3 préparations dans une seule assiette. Des pâtes colorées en rose avec un peu de jus de betterave ajouté après la cuisson (comme expliqué dans mon livre Cuisiner en couleurs) et servies avec des poivrons marinés à l’huile. Une salade de chou rouge avec des carottes et des noix. Une salade de boulgour et lentilles, surmontée d’un peu d’ail nouveau émincé.

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Fromages frais de soja

Comme l’année dernière, nous avons fait cailler du lait de soja nature (sans sucre ni jus de fruits concentrés !) avec du jus de citron afin d’obtenir d’onctueuses tartinades. On égoutte le caillé, on mélange avec des colorants, du sel et des aromates puis on laisse encore égoutter jusqu’à obtenir la texture souhaitée (ici 2 jours et 2 nuits). Ici, il y avait du jus d’épinard, de l’extrait bleu de spiruline (top avec un peu de poivre), du jus de chou vert (impec avec du zaatar) et du jus de betterave (très bon avec du cumin).

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Maffé aux pois chiche rôtis

J’ai préparé une sauce maffé pour aller avec un reste de pois chiche que nous avions faits rôtir au four pour grignoter à l’apéro. Ici, le riz qui l’accompagne est un reste de riz aux blettes et aux carottes. L’assiette contient aussi un « soleil de maïs » (obtenu en sciant en tranches un émis de maïs cuit).

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Plateau de fermentines

Dorine Lepêcheur, créatrice de la fromagerie végétale Des ferments et des graines, nous a fait l’honneur d’une visite et elle a eu la gentillesse d’apporter deux de ses créations appelées « fermentines ». A gauche, une fermentine fraîche roulée dans des aromates provençaux. A droite, une bûchette bleue.

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Salade de fruits d’hiver

On n’a pas mangé de dessert à chaque repas, mais il y a eu cette jolie salade de fruits, de la compote (telle qu’elle ou mélangée à un peu de purée d’amande blanche), des biscuits et du chocolat.

Si cela vous intéresse, vous pouvez suivre l’avancée du projet sur le blog de l’AVEC et sur la plateforme numérique Variations (en cours de création par Cendres Delors). L’exposition et la dégustation de nos créations aura lieu le 29 ou le 30 juin lors du festival l’Oreille perchée, à Saint Germain d’Ectot (Normandie).

Bon dimanche !

Purée de pommes de terre et haricots blancs

7 Avr

Bonjour !

(Heureusement que j’avais préparé à l’avance quasiment tous les articles de ces dernières semaines, parce que d’ici fin avril je vais continuer à avoir un emploi du temps surchargé… Pardon pour mon retard de réponse à vos commentaires !)

L’astuce la plus simple pour consommer plus de légumineuses est de les mixer dans un plat. Vous connaissez les nuggets de pois chiche, les steaks de lentilles ou de haricots noirs, les soupes veloutées grâce à l’ajout de légumineuses, voici aujourd’hui la purée aux haricots blancs.

Les haricots blancs ont une texture moelleuse qui se prête bien à une purée, et leur couleur beige rosé ne change pas trop de la couleur blonde des pommes de terre.

Avec cette recette, on a quasiment le goût et la texture d’une purée de pommes de terre, tout en profitant d’une belle quantité de légumineuses !

 

Ingrédients pour 4 personnes
– 400 g de pommes de terre, crues
– 200 g de haricots blancs, cuits et égouttés
– Sel
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium
– De la matière grasse : purée de noix de cajou ou d’amande blanche, ou huile de colza cuisson
– Du liquide : eau (si la matière grasse est de la purée dnoleaguneux) OU lait de soja nature (si la matière grasse est de l’huile)

Préparation
– Faire cuire les pommes de terre dans une casserole d’eau bouillante salée. Je les coupe en 2 ou en 4 pour accélérer la cuisson. Il faut que les pommes de terre soient bien lavées, mais pour l’épluchage c’est au choix : à l’économe avant cuisson, ou au doigt après cuisson (attention, les pommes de terre seront chaudes !).
– Faire cuire les pommes de terre jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Chez moi, ça correspond à une dizaine de minutes à la cocotte minute ou une vingtaine de minutes sans pression. Bien sûr, la durée dépend de la taille des morceaux de pommes de terre.
– Pendant ce temps, placer les haricots blancs dans le plat de service de la purée, et les mixer finement avec un mixeur plongeant.


– Égoutter les pommes de terre cuites, les éplucher si ça n’a pas été fait avant cuisson et les placer dans un moulin à légumes posé sur le plat de service.
– Mouliner les pommes de terre, tout en ajoutant les autres ingrédients – doser la matière grasse et le liquide pour obtenir une texture et un goût de purée qui vous plait.

 

 

Remarques

  • Cuisson des pommes de terre : La cuisson à l’eau fait que certains nutriments des pommes de terre vont migrer dans l’eau de cuisson. Mais c’est cette cuisson qui permet ensuite d’obtenir une purée moelleuse. On peut profiter des nutriments perdus en utilisant l’eau de cuisson pour préparer une soupe. En plus, si on utilise directement cette eau encore chaude, la soupe cuira plus vite. Exemple de soupe facile : un oignon, 3 carottes, un bol de haricots blancs cuits et du bouillon de légumes en poudre.
  • Proportion de haricots blancs : J’ai déjà essayé de mélanger autant de pommes de terres que de haricots blancs, mais cela donne une purée dense dans laquelle le goût de haricots blancs est plus perceptible.

  • Choix de la matière grasse et du liquide : Je remplace généralement le lait et le beurre des purées traditionnelles par de la purée d’oléagineux (amande blanche ou cajou) et de l’eau. Mais on peut aussi simplement utiliser du lait de soja nature (vérifier l’absence de sucre dans les ingrédients) et de l’huile neutre, en particulier de l’huile de colza cuisson (pour sa teneur en oméga 3, on en trouve par exemple sous la marque Emile Noël ou Bio planète en magasin bio, ou Fleur de colza en supermarché).
  • Le carbonate de calcium permet d’apporter du calcium quand on ne consomme ni produits laitiers, ni eau riche en calcium, ni laits ou desserts végétaux enrichis en calcium.
  • Menu purée : On peut bien sûr servir cette purée avec des saucisses végétales, comme des Mini Weenies (saucisses à base de gluten de la marqué Wheaty) ou des Mini Viennoises (saucisses à base de tofu de la marque Taifun). Mais vue la composition de cette purée, on peut aussi servir la purée toute seule ! Pour obtenir un repas complet, il suffit d’ajouter une source de vitamine C, comme une crudité comme des carottes râpées ou un fruit frais.
  • Version sans pommes de terre : On peut remplacer les pommes de terre par un autre légume racine, comme des carottes. Avec une moitié de haricots blancs et une moitié de carottes, on obtient une belle purée orange, que l’on peut manger avec des gressins ou des mini bretzels pour mimer des bougies et s’amuser avec cette purée d’anniversaire. De manière plus « adulte », on peut accompagner cette purée de pain grillé par exemple.

  • Version sans haricots blancs : Comme je l’indique dans Nourrir son enfant autrement, on peut facilement préparer des purées de pomme de terre colorées, c’est rigolo et ça permet d’écouler certains légumes. En remplaçant les haricots blancs par du chou rouge cuit (reste de la préparation d’un risotto indigo), la purée est mauve. Avec des betteraves cuites, elle est rose. Avec des radis roses cuits, elle est rose pâle. Je suppose qu’avec du chou fleur cuit ce serait également bon, avec sans doute un petit goût de chou fleur – à tester !
  • Autres recettes avec des haricots blancs : On aime manger les haricots blancs mélangés avec de la sauce tomate de Doudou, à la manière des baked beans. En général, je les sers avec du riz, ou avec des grosses pâtes creuses (conchiglie).

 

Repas roboratif spécial haricots blancs : en version visible, et en version cachée…

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Et vous, comment aimez-vous manger les haricots blancs ? Et quelles sont vos purées préférées ?

Bon dimanche !

Repas de fin mars

31 Mar

Bonjour !

C’est bientôt la fin des légumes d’hiver ! Mon maraicher n’a déjà plus de courges ni de mâche, alors je profite de ces dernières semaines sans légumes de printemps pour enfin tester certaines des recettes à base de chou vert, chou fleur ou céleri rave qui sont dans ma liste depuis des mois.

Et après je prépare des repas express, parce qu’en ce moment je cours après le temps (encore plus que d’habitude). Il y a notamment eu cette semaine le concours Saveurs durables 2019 !

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Salade de lentilles, chou Romanesco et graines de courge

Je mets des lentilles à tremper, à la fois pour accélérer la cuisson (économie d’énergie et de temps de surveillance) et améliorer la nutrition. J’en prépare une quantité pour 2 ou 3 repas différents (ici salade de lentilles, steaks de lentilles et pâté de lentilles). Je détaille le chou Romanesco en fleurettes et les fais cuire à la vapeur, et je garde les « troncs » pour mettre dans la prochaine soupe. Puis je cuis les lentilles de l’eau bouillante et du bouillon de légumes en poudre. Ensuite j’égoutte et laisse tiédir avant de mettre dans ma boîte avec des graines de courge et un peu de vinaigrette à l’huile de colza (toujours colza cuisson ici). Avec un peu de pain, et une pomme en dessert, cela m’a fait un repas complet bien agréable à manger.

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Lasagnes vert blanc rouge

Voici la recette que j’ai suivie approximativement, avec deux pieds de blettes, du travail mais un délicieux plat pour un dimanche midi en famille. Pour faciliter l’organisation, j’ai préparé la veille la poêlée de blettes au tofu ainsi que la sauce tomate. Et le matin même, je prépare la béchamel et assemble le tout puis fait cuire en milieu de matinée, pour le servir dès la fin de la cuisson.

J’ai emporté le reste au travail, et comme je n’ai plus ma boîte hermétique en verre (oubliée dans une gare…), j’ai utilisé une boîte en métal. Et pour la réchauffer, une assiette en plastique.

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Colcannon

J’ai découvert à l’occasion de la Saint Patrick le colcannon, cette recette irlandaise qui me plait beaucoup ! Je compte bien la ressortir le jour d’Halloween, en appliquant la tradition d’y cacher une pièce de monnaie ou autre petit objet (anneau, dé à coudre ou bouton) pour être touché par la chance dans les jours qui suivent.Et j’en profiterai sans doute pour cacher 2 ou 3 objets dans le plat, histoire qu’il n’y ait pas qu’un·e seul·e gagnant·e… Je garde aussi sous le coude la possibilité de faire écouter The skillet pot, la chanson traditionnelle sur le colcannon.

Ici, j’ai cuit à l’eau 1 kg de pommes de terre épluchées, puis émincé finement et poêlé 2 oignons avec 1/2 chou vert. Enfin, j’ai mouliné les pommes de terre égouttées avec 50 g de purée de noix de cajou, 50 ml d’huile de colza cuisson, du sel, du carbonate de calcium, et de l’eau ou lait de soja, afin de faire une purée bien crémeuse. On y incorpore la poêlée juste avant de servir.

J’en profite pour partager mon amour pour notre nouveau couteau éminceur. On se l’est offert quand notre précédent grand couteau a enfin rendu l’âme et je suis vraiment ravie de l’avoir. On a depuis plusieurs années le couteau d’office 10 cm et on a profité d’une réduction sur le coffret des 2 couteaux pour se payer les 2 au prix de l’éminceur. J’adore le design de ces couteaux et j’aime encore plus qu’ils soient entièrement forgés et fabriqués en France selon une méthode qui doit encore ressembler à cette vidéo de la marque mère. L‘article de Natasha sur sa marque de casseroles favorite m’a donné envie d’aller demander à Lion Sabatier si je pourrais visiter leur usine…

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Pique-nique nuggets

En anticipant ces semaines intenses, j’ai préparé une double dose de nuggets de pois chiche et les ai congelés (étalés sur un tapis de cuisson, puis transférés dans un sac à vrac). Une partie a servi un soir de réunion de parents d’élève. Je les ai sortis le matin pour qu’ils décongèlent. Ici, dans une boîte avec des bâtonnets de carotte préparés quelques jours avant et stockés dans un bocal au frigo (avec un fond d’eau pour éviter qu’ils ne sèchent), des dosettes de ketchup (versé dans une mini coupelle). A gauche, vous voyez aussi notre boîte de pistaches (qui contient un petit sac à vrac, pour les coques)… et un des livres de la bibliothèques apportés dans l’espoir d’occuper tranquillement les enfants.

Ici, une photo du mélange à nuggets qui va se faire broyer au robot. Ensuite j’ajoute la farine, le robot se charge de l’incorporer, et je laisse reposer le tout au moins 10 minutes (24h de repos ne pose aucun problème) avant de former des boulettes un peu aplaties et de les cuire dans une poêle avec un bon fond d’huile.

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Pique-nique saucisses

La semaine suivante, je n’avais vraiment pas l’énergie de cuisiner. Alors j’ai assemblé un menu à l’arrache et expliqué que ce soir, c’était pique-nique à la maison. J’ai étendu un drap par terre et posé dessus les bâtonnets de carotte, les mini saucisses végétales décongelées et le pain de mie grillé et tartiné de margarine. Ça a plu aux enfants, et en plus c’était bien équilibré puisque j’ai utilisé des saucisses de tofu. Bon, le souci de manger par terre, c’est que le Pinto a passé le repas à essayer de mettre son pied dans l’assiette de saucisses…

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Pâtes en sauce tomate avec lentilles blondes

Doudou a préparé le diner un soir où j’étais vraiment fatiguée. Il a fait cuire des lentilles corail et les a mélangées avec sa sauce tomate, puis a servi le tout avec des pâtes. La photo ne vous le montre pas forcément, mais qu’est ce que c’était bon !

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Déjeuner au lycée René Auffray

Je n’ai pas pris le temps de vous en parler, mais je travaille toujours (bénévolement) sur le concours Saveurs durables, désormais officiellement organisé par l’association Bon pour le climat. Cette année, les équipes 5 établissements de formation hôtelière se sont retrouvées au lycée René Auffray (Clichy). Entre autres innovations, il y avait une équipe de CAP Agent Polyvalents de restauration (ceux qui officient en restauration collective), et on a calculé le poids carbone des recettes avec l’éco-calculateur de Bon pour le climat. Vous pouvez lire ici un article sur cette édition du concours.

En photo, mon plat lors du repas préparé par des élèves du lycée  servi aux participants ce jour-là : riz aux légumes, asperges, croûtons. Je n’avais pas osé prévenir à l’avance que je ne consommais pas de produits animaux, pour ne pas perturber son organisation, et j’ai quand même eu une très belle assiette. Le chef m’a par contre précisé qu’il aurait vraiment préféré être prévenu à l’avance, ne serait-ce que le matin même, car il aurait voulu me faire une assiette plus variée. Merci, c’est noté pour les prochaines fois !

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Petit déjeuner sur le pouce

Depuis que j’ai perdu le mug de voyage Gaspajoe, j’utilise la petite gourde isotherme de la même marque, initialement achetée pour le Béluga… Et en fait je l’adore, elle est parfaite ! Doudou aussi la trouve vraiment bien conçue. Elle est facile à prendre en main (plus étroite qu’un mug isotherme classique), son bec verseur est très pratique pour boire, elle est isotherme et hermétique, facile à nettoyer, sa contenance est de 350 ml et j’adore le dessin de plume. Bref, gros coup de coeur pour cette gourde Trendy Gaspajoe ! Pour ma dose d’eau au travail, j’utilise la grosse gourde Sporty, toujours de chez Gaspajoe, que j’aime parce qu’elle est très facile à nettoyer (j’ai retiré l’anneau pour ne pas entendre de cliquetis dans mon sac). Cette marque française ne fabrique pas en France, parce que visiblement il n’y a pas/plus d’usine produisant ce type de produit dans notre pays.

Pour en revenir à la photo, un de mes petits déjeuners à emporter consiste en une grande tasse de roibos à la vanille, un sandwich de pain de mie PB&J, dans lequel une tranche de pain grillé est tartiné de purée de cacahuète, et l’autre de confiture (ici myrtille). Et comme ce sandwich est un peu sec et manque de vitamine C, je l’accompagne d’une clémentine ou une petite pomme. D’ailleurs, pou un enfant, cela doit être sympa avec la pomme râpée ou coupée en fines tranches et disposée sur la purée de cacahuète avant d’assembler le sandwich…

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Petit déjeuner de la supérette

Lors d’une de mes nuits à Paris, je savais qu’il me fallait apporter de quoi mettre sur les tartines au petit déjeuner, mais je n’avais pas le temps de mettre un peu de purée d’oléagineux dans un pot à glisser dans ma valise. Alors je suis entrée dans une supérette à la recherche d’un pot de purée de cacahuète, qu’on trouve assez souvent au rayon « exotique ». Il n’y en avais pas, alors j’ai pris à la place un pot de Spéculoos à tartiner, dont j’entends parler depuis longtemps. C’est effectivement très gourmand, et a été apprécié par mes hôtes à qui j’ai offert le pot. Et grâce à la présence d’une bonne quantité d’huile (colza et « palme durable »), cela m’a plus tenu au corps que de la simple confiture.

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Goûter façon Pic-nic break

Dédicace à Melkiok pour ce ogûter des années 80-90 ! Il semble que l’équivalent actuel se nomme Nutella & Go. En fait, ce jour-là j’ai masqué l’absence totale de biscuits dans mes placards sous le prétexte de faire découvrir ce goûter au Béluga. Une petite boîte de tartinade chocolat noisette, un sachet de gressins italiens (pas ceux au romarin…) et c’est parti ! A côté, une gourde à compote lavable remplie avec de la purée de pomme. J’emporte aussi une gourde d’eau.

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Bon dimanche !

Mousse au citron 100% végétale

24 Mar

Bonjour !

La mousse au citron ce n’est pas un classique dans ma famille, mais c’est un dessert qui m’intrigue depuis l’enfance quand je l’ai découvert dans un petit livre de recettes publié par l’Unicef. Et bien sûr, je voulais le recréer avec des ingrédients végétaux, peu transformés et assez simples à trouver. C’est chose faite !

Il y a exactement un mois, vous avez eu ma recette de mousse citron amande, que tout le monde aime, et qui est ma version préférée car elle est très douce. Mais aujourd’hui, je vous propose une version de mousse au citron végétale sans oléagineux, avec des ingrédients encore plus simples à trouver dans un supermarché.

Cette mousse est parfaite pour les fans de citron ! Pour la faire plus douce, il suffit de diminuer la quantité de jus de citron. Je vous explique tout ça.

Mousse au citron 100 % végétale, avec lait de soja

Ingrédients pour 3/4 personnes
– 1 citron jaune, zeste et jus (j’utilise la moitié du jus, sinon c’est trop acide à mon goût)
– 100 g de sucre (environ 165 ml)
– 1 cuillerée à soupe de fécule (8 g)
– Un peu plus de 1/8 cuillerée à café d’agar-agar en poudre (1 pincée ..)
– 100 g de lait de soja nature
– 2 cuillerées à soupe d’huile neutre (ici de l’huile de colza cuisson)
– 50 g d’aquafaba (environ 3 cuillerées à soupe)

Préparation
– Prélever le zeste du citron avec une râpe fine (une râpe Microplane est idéale car les zestes obtenus sont très fins). Je râpe au-dessus de la casserole qui servira pour la suite.

– Couper le citron en deux et le presser pour récupérer son jus. On utilise la totalité (50 g, environ 3 cuillerées à soupe) pour une mousse très citronnée, moi je mets seulement 30 g (2 cuillerées à soupe).

– Dans une casserole, mélanger le zeste et le jus de citron, le sucre, la fécule et l’agar-agar puis ajouter l’huile et le lait de soja. Il ne doit pas y avoir de grumeaux. Si besoin, utiliser un fouet pour bien mélanger.

– Sur feu moyen-fort, porter à ébullition en mélangeant sans cesse. Poursuivre la cuisson pendant environ 1 minute après épaississement du mélange, en continuant de mélanger vigoureusement.

– Éteindre le feu et laisser tiédir le mélange. Pour que le tiédissement soit plus rapide, poser la casserole hors de la plaque, laisser la casserole découverte et remuer vigoureusement son contenu à plusieurs reprises.
-Pendant ce temps, battre en neige l’aquafaba.

Aquafaba fait maison et conservé au congélateur, puis décongelé et battu en neige

Aquafaba issu d’une conserve de pois chiche, battu en neige

– Incorporer délicatement la neige à la crème citronnée, comme pour une mousse au chocolat. Je commence par mélanger une petite quantité de neige. Puis j’incorpore délicatement le reste, en passant la cuillère près des parois. Et voilà !

– Verser dans des ramequins et laisser solidifier pendant au moins 1h.

– Conserver au frais et consommer le jour même ou le lendemain.

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Remarques

  • La couleur légèrement jaune de la mousse est due à la cuisson des zestes de citron jaune ainsi qu’à l’utilisation de sucre de canne blond.
  • L’agar-agar sert à éviter que la mousse ne se sépare en deux phases. Si vous n’avez pas de cuillères doseuses pour mettre un peu plus de 1/8 cuillerée à café, mettez-en une grosse pincée et une petite pincée.
  • Au moment d’incorporer la neige, le mélange doit être assez chaud pour être encore souple, mais pas trop chaud pour qu’il solidifie rapidement dans les ramequins. Avec les quantités que j’indique, en préparant d’abord la crème, puis en battant l’aquafaba en neige tout en remuant vigoureusement de temps en temps dans la casserole, la température est impeccable. Si vous mettez du temps à battre l’aquafaba en neige, vous pouvez poser un couvercle sur la casserole pour que le tiédissement soit plus lent. Si au contraire, vous avez battu l’aquafaba en neige avant de chauffer le mélange au citron, transférez-le après cuisson dans un saladier afin qu’il tiédisse plus vite.
  • Version sans soja, avec purée d’amande. Comme indiqué ici, utiliser le zeste et le jus d’1 citron jaune, 100 g de sucre, 1 cuillerée à soupe de fécule (8 g), un peu plus de 1/8 cuillerée à café d’agar-agar en poudre (1 grosse pincée + 1 petite pincée), 25 g de purée d’amande blanche, 75 ml d’eau et incorporer la crème obtenue à 50 g d’aquafaba (environ 3 cuillerées à soupe) monté en neige.

A gauche, la mousse citron-amande, à adroite la mousse citron-soja. Les deux sont délicieusement mousseuses et 100 % végétales.

Bon dimanche !