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Plastique fou en gobelets jetables

1 Jan

Bonjour !

je vous souhaite à tous et toutes une très bonne année 2020 ! Pour la démarrer, je vous propose un petit bricolage créatif qui a aussi l’intérêt de sensibiliser à la problématique des plastiques jetables.

Je pense aux repas collectifs ou aux goûters de fête qui utilisent encore souvent un grand nombre de gobelets jetables en plastique.

Je vous invite à regarder sous le gobelet pour voir si le petit symbole triangle contient le numéro 6 et/ou les lettres PS (polystyrène expansé). Si oui, récupérez-en un max !

On peut les transformer en décoration de Noël (c’était une de nos activités de calendrier de l’Avent cette année), mais aussi en dessous de verre, en étiquette pour emballage zéro déchet (comme ici), en magnet… C’est très ludique, plutôt facile et quasi gratuit !

En plus, une fois les fêtes passées, vous pourrez montrer vos créations aux organisateurs du repas afin d’ouvrir la conversation et de leur proposer qu’ils n’achètent plus des gobelets dans cette matière, qui ne se recycle pas. Les alternatives actuelles sont un plastique recyclable comme le plastique 1 ou PET (polyéthylène) ou, encore mieux, des gobelets compostables (l’idéal étant bien sûr de prévoir une poubelle séparée pour qu’ils soient effectivement jetés dans un compost). Ou bien sur, des gobelets réutilisables (pas de déchet, c’est le top, mais il faut un volontaire pour les laver à l’issue de la fête). Un dernier conseil si vous achetez quand même des gobelets jetables en plastique : évitez le faux ami, le plastique 5 ou PP (polypropylène) : il ne se recycle pas et il ne permet pas non plus de faire du plastique fou…

Et si par chance vous ne trouvez pas de gobelets en plastique 6 dans vos fêtes du travail, de l’école ou autre, mettez à contribution vos collègues de travail, amis ou voisins. Ceci permet de récupérer les gobelets en PS déjà achetés mais aussi de piquer la curiosité de vos proches qui vont évidemment se demander pourquoi vous vous intéressez à ces objets. Cela crée une occasion simple et positive de les informer sur les différents types de plastique et la problématique de leur retraitement.

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J’ai rédigé cet article comme dans la rubrique Histoire d’objet : en vous expliquant mon cheminement. Parce que faire du plastique fou à partir d’un gobelet jetable, c’est autre chose qu’avec un couvercle de boîte à sushi (tutoriel ici) !

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Essai – erreur N°1

Lors de mon premier tutoriel sur le plastique fou récup, je vous avais proposé de colorer le plastique en utilisant du papier de verre et des crayons de couleur.

Avec des gobelets, poncer la surface est faisable mais nettement moins simple et le résultat est moins joli. Vous pouvez voir le résultat en photo :

Je vous propose donc ici d’utiliser des marqueurs permanents.

Attention, l’encre de ces marqueurs contient des solvants organiques, donc il est important d’aérer la pièce après avoir utilisé ces marqueurs.

De plus, il faut éviter de les faire utiliser par de très jeunes enfants, pour ne pas les exposer aux vapeurs de solvant émises par ces feutres ; et pour éviter l’irréparable si vient aux enfants l’idée de gribouiller ailleurs que sur le plastique fou…

Enfin, je vous recommande pas d’acheter une pochette de marqueurs permanents si vous n’en avez pas déjà chez vous, car ce sont des produits polluants. Mais vous avez probablement chez vous un feutre indélébile de couleur noire, et avec ça on peut déjà réaliser de jolies choses.

En ce qui me concerne, j’ai deux pochettes entières de marqueurs fins de couleurs variées, datant de quand la modernité était d’illustrer son cours en dessinant à la main sur des feuilles transparentes pour rétroprojecteur. (Oui, on peut dire que je suis un peu vieille, et mes marqueurs aussi.)

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Essai – erreur N°2

Avec le Béluga, nous avons commencé dans le même ordre que les tutoriels habituels de plastique fou : dessiner avant de cuire.

Sauf que les gobelets plastiques se déforment de manière très spéciale dans le four ! Je vous laisse en juger :

Le gobelet de gauche est décoré d’un dessin de Pikachu. Avant cuisson, le dessin a des proportions normales… après cuisson le personnage est tout aplati !

Pour être honnête, je le savais car cette photo a été prise en décembre 2019 et si vous remontez à la photo de gobelets décorés au crayon, qui elle date de novembre 2018, vous pouvez voir en haut à gauche un gobelet décoré de 3 têtes de Pikachu, dont deux sont tellement aplaties qu’elles sont complètement méconnaissables. Je vous la mets en gros plan ci-dessous. Les gribouillis noir du tour étaient initialement des étoiles…

La solution, c’est de dessiner avant cuisson de manière très étirée : le dessin doit être environ 4 fois plus haut que la normale. Ainsi, après cuisson il sera normalement proportionné. Voici la démonstration en images :

Il y a un seul motif que l’on peut faire très facilement avant cuisson sur un gobelet. On peut profiter des crans présents sur la paroi pour obtenir des rayures concentriques. Il suffit de colorier chaque bande, en changeant de couleur entre les bandes. Donc en alternant bande noire et bande non colorée, si vous avez juste un marqueur noir.

Sur cette production qui aurait pu devenir un dessous de verre, j’ai utilisé des marqueurs non permanents… erreur, ça bave des qu’on touche l’objet !

Cette astuce de colorier les bandes, je ne l’ai pas inventée, mais découverte ici (en anglais).

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Tutoriel pour faire du plastique fou en gobelet jetable

Maintenant que je vous ai montré mes erreurs et ce que j’en ai appris, voici comment je vous recommande de procéder. C’est très simple !

Matériel à prévoir

  • Gobelets en plastique PS 6
  • Facultatif : ciseaux et perforatrice
  • Four traditionnel (pas a micro ondes)
  • Lèchefrite
  • Gant ou maniques pour manipuler la lèchefrite
  • Papier cuisson non froissé (à défaut, huiler la lèchefrite puis laver les objets)
  • Si on n’a pas de papier cuisson, une spatule fine résistant à la chaleur
  • Planche à découper ou autre support plat résistant à la chaleur
  • Gros verre à fond épais ou livre épais ou gant isolant si le vôtre est bien épais et plat
  • Marqueur indélébile (permanent) moyen ou fin, de la couleur souhaitée

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Étape 1 : avant la cuisson

Si l’on souhaite écrire un nom ou faire un dessin, il faut que ce soit sur une partie lisse du gobelet (les couleurs ne seront pas homogènes après cuisson) et, si l’on dessine sur la paroi du gobelet. Si vous dessinez sur le fond du gobelet, vous pouvez dessiner normalement et le dessin deviendra simplement plus petit. Par contre, si vous dessinez sur la paroi verticale, le dessin va beaucoup se raccourcir en hauteur lors de la cuisson ! Ceci dit, vous avez vu plus haut que je déconseille généralement de dessiner ou écrire avant cuisson.

Pour obtenir une décoration à suspendre, il faut faire un trou. Le plus facile est de percer un trou en haut du gobelet avec une perforatrice, avant cuisson. Attention, comme pour les dessins réalisés sur la paroi verticale, le trou perdra beaucoup en longueur lors de la cuisson : un petit rond de perforatrice deviendra une petite fente. Pour la photo ci-dessous, j’ai fait deux trous dans la hauteur et cela a donné un trou assez allongé, parfait pour passer un de ces petits rubans qui servent à suspendre certains hauts de vêtements.

Si vous souhaitez obtenir un très grand trou bien rond et situé au milieu, par exemple pour en faire une décoration à enfiler sur le branche du sapin, ou une étiquette à enfiler sur un ruban ou un bout de furoshiki, découpez le fond du gobelet avec des ciseaux. C’est assez facile :

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Étape 2 : la cuisson

Régler le four à environ 120 °C. Placer le papier cuisson sur la lèchefrite et les objets sur le papier cuisson (ou sur la lèchefrite huilée, mais il faudra ensuite laver l’objet).

Enfourner et, si votre four a une porte vitrée, regarder les gobelets se déformer. C’est assez fascinant !

Quand ils se sont transformés en disques plats, la cuisson est terminée. Cela prend environ 2 minutes.

Sortir la lèchefrite du four et déplacer les objets sur le support plat : soit avec une spatule soit, si on utilise du papier cuisson, transférant carrément le papier cuisson avec son contenu.

Si les disques ne sont pas bien plats, immédiatement appuyer dessus pendant quelques secondes avec le verre à fond épais (ou avec un autre objet plat, épais et ne craignant pas le chaud).

Laisser refroidir quelques minutes avant de donner l’objet aux enfants.

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Étape 3 : après la cuisson

Décorer les objets comme bon vous semble, avec des marqueurs permanents (aérez la pièce après usage), du masking tape, des gommettes…

Vous pouvez aussi décorer l’objet de manière éphémère, avec des feutres pour tableau blanc.

Pour le transformer en magnet, on peut y appliquer du ruban adhésif magnétique, ici acheté chez Hema :

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J’espère que ces idées vous ont plu. Je ne sais pas si elles sont écolo à court terme, et j’espère qu’à long terme ce tutoriel n’aura plus de raison d’être, car il n’existera plus de gobelets en plastique 6. Mais à moyen terme, je suis convaincue que ce petit atelier permet de sensibiliser de manière positive sur un sujet que la plupart du gens évitent : les déchets.

Je vous souhaite à nouveau une très bonne année 2020 !

Fromage de pomme de terre

25 Août

Bonjour !

J’ai découvert le fromage de pomme de terre en 2016, lors du (super) cours de Melle Pigut sur les fromages végétaux. Mais bizarrement, je n’en avais jamais fait à la maison, et j’ai redécouvert le « fromage patate » cet été.

En fait, j’ai parcouru « Paris au 20ème siècle » de Jules Verne et, devinez quoi ? Il évoque « une préparation qui se faisait alors sous le nom de fromage de pommes de terre, pâte homogène, cuite et pilée ». Alors au 21eme siècle, on a bien le droit l’appeler comme ça nous aussi, ce fromage sans fromage.

Il fait merveille en sandwich chaud, dans des galettes, sur les tartines d’une soupe à l’oignon ou tout simplement versée sur une assiette de légumes. Et à mon avis, en gratin et en tartiflette, cela doit être bien aussi…

En plus, comme dans le roman de Jules Verne, c’est une recette très très économique (et facile à préparer).

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Ingrédients pour 6 personnes
– 300 g de pommes de terre (3 pommes de terre assez petites ou 250 ml une fois coupées en petits dés)
– 100 ml d’huile au goût neutre (90 g)
– 2 cuillerées à café de jus de citron
– Environ 80 ml de levure de bière en paillettes (environ 20 g)
– 1/2 à 1 cuillerée à café de sel

Préparation
– Éplucher les pommes de terre, les laver et les couper en dés. Si vous êtes pressé-es, couper les dés en petit afin d’accélérer leur cuisson.
– Les faire cuire dans une casserole d’eau bouillante salée. Cela prend environ un quart d’heure, selon la taille des dés. Ils doivent être bien cuits à cœur.
– Égoutter les dés de pomme de terre et les mixer avec l’huile, le jus de citron et 1/2 cuillerée à café de sel, en utilisant un mixeur plongeant.
– Mixer encore en ajoutant la levure de bière, et la versant petit à petit pour s’arrêter quand le goût est agréable. Ajuster la quantité de sel.
– Utiliser une cuillère pour servir le fromage de pomme de terre bien chaud.

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Remarques

  • Quantités pour 2 personnes : 1 petite pomme de terre (100 g), 2 cuillerées à soupe d’huile (30 g), 1 petite cuillerée à café de jus de citron, 1/4 cuillerée à café de sel, environ 1,5 cuillerée à soupe de levure de bière en paillettes.
  • La levure de bière en paillettes se trouve au rayon « diététique » des supermarchés, dans des boîtes à bec verseur illustrées d’une photo de salade verte. En magasin bio, elle se trouve en vrac ou au rayon des condiments, le plus souvent de la marque Rapunzel. On trouve alors souvent deux produits : la variété standard et la variété maltée. Cette dernière est plus forte en goût, et certain-es lui trouvent un goût évocateur de fromage. Attention, la levure maltée contient du gluten.
  • L’huile neutre est de préférence une huile qui tient la cuisson. Cela permet que le fromage de pomme de terre soit ensuite chauffé. Ici,  j’utilise de l’huile de colza désodorise/raffiné car elle est neutre en goût, économique, riche en oméga 3 et assez locale.
  • Variantes de couleur : pour un fromage orangé, remplacer 1 pomme de terre par le même poids de carotte. Je suppose qu’on peut la remplacer par de la betterave pour une préparation rose… Et avec des pommes de terre vitelotte pour un fromage violet, hihi. Je testerai tout ça cet hiver. Je vais aussi tester l’idée d’Ephée : utiliser de la patate douce. Je mettrai à jour l’article, bien sûr.
  • Congélation : La préparation se conserve au frigo, et est à consommer dans les 3 jours. Il suffira de la réchauffer avant de la servir. Si nécessaire, le fromage patate peut être conservé au congélateur. Mais il faudra impérativement le repasser au mixeur après décongélation pour qu’il retrouve sa belle texture lisse et coulante.
  • Nutrition : Les pommes de terre bouillies ont un index glycémique élevé. La présence d’huile le diminue nettement, mais le fromage de pomme de terre reste probablement un aliment à index glycémique assez haut. Il est donc important de l’associer, au cours du repas, à une source de fibres. Par exemple des légumes verts qui seront délicieusement nappés de fromage de pomme de terre… Rien que d’y penser, miam !

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Bon dimanche !

Number cake simplissime

5 Mai

Bonjour !

Le jour des 7 ans du Béluga, nous étions en vacances chez mes parents. Si on avait été seuls, je pense que j’aurais réparti des fruits multicolores dans une assiette et piqué les bougies dessus. Mais là, il fallait donc un dessert d’anniversaire qui ressemble à un joli gâteau, pour faire plaisir aux grands-parents, mais sans être vraiment un gâteau, car le Béluga n’aime pas trop les gâteaux à part les Savane ou Napolitain industriels bien entendu…

J’ai donc pensé à un number cake, ce type de gâteau découpé en forme du nombre d’années à fêter. Voici ma version, simplissime, parce que c’était les vacances alors il ne fallait pas trop m’en demander !

Ce dessert est composé de deux couches de pâte feuilletée tartinées d’une crème pâtissière au lait de coco, et surmontées de fruits rouges et de vermicelles de sucre coloré.

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Ingrédients pour 4-5 personnes

  • 80 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 40 g de fécule de maïs (60 ml)
  • 1 pincée d’agar-agar
  • 400 ml de lait de coco
  • 1 pâte feuilletée sans beurre
  • 2 barquettes de fruits rouges
  • Facultatif : vermicelles en sucre multicolore 100 % végétaux
  • Bougies

Préparation

Dans une casserole, utiliser un fouet pour mélanger le sucre, la fécule et l’agar-agat. Ajouter le lait de coco et faire cuire à feu moyen tout en mélangeant au fouet, jusqu’à obtenir une crème épaisse.

Verser cette crème pâtissière à la noix de coco dans un bol et la faire refroidir. Pour cela, si l’on est pressé, on peut placer le bol dans un saladier contenant de l’eau froide, puis une fois que le contenu est tiède, placer le bol (sans saladier) au congélateur pendant quelques minutes.

Allumer le four à 180-190 °C.

Pendant que le four préchauffe, découper la pâte feuilletée de façon à obtenir deux nombres identiques. Le mieux est de découper un papier qui servira de patron, le poser sur la pâte et découper autour avec la pointe d’un couteau.

Le nombre doit faire à peu près la moitié de la pâte feuilletée, de sorte qu’avec un rouleau de pâte, en mettant les chutes de pâte bout à bout, on ait de quoi faire les deux nombres. Faire cuire aussi les dernières chutes de pâte, ici découpées en forme de cœur.

Déposer sur une plaque de cuisson couverte d’une feuille de cuisson, et enfourner jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

Laisser refroidir les numéros. Pendant ce temps, préparer le plat de service : ici, une planche à découper recouverte de papier aluminium.

Quand la crème et les numéros sont froids, placer un numéro sur le plat de service et le tartiner de crème. On utilise environ un quart de la crème pour cette étape.

Ajouter le second chiffre et tartiner à nouveau de crème.

Disposer les fruits par-dessus. Éventuellement, ajouter des vermicelles de sucre.

Servir avec le reste de la crème, des fruits et les mini cœurs de pâte, afin que chacun puisse se resservir.

 

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Remarques

  • Le lait de coco : Je le choisis toujours non allégé. Il est alors composé d’environ 60 % de noix de coco (on le voit dans la liste des ingrédients) et contient entre 15 et 20 % de matières grasses (on le voit dans le tableau nutritionnel). Les version « light » contiennent plus d’eau, d’épaississants et/ou d’arômes, donc de mon point de vue ils sont à éviter en cuisine et à réserver à un usage occasionnel comme boisson plaisir.
  • La pâte feuilletée : Ici on parle d’un gâteau d’anniversaire spécial feignasse, donc la pâte feuilletée est achetée toute prête. Mais bien évidemment n’hésitez pas à la faire vous-même si vous le souhaitez. Les pâtes feuilletées du commerce existent souvent en version sans beurre, et elles contiennent alors de l’huile de palme. Je ne trouve pas cela choquant pour un usage très occasionnel.
  • La fécule, ou amidon, peut provenir de la pomme de terre, du maïs, du tapioca… Leur composition est alors légèrement différente. Ici il faut de la fécule de maïs (Maïzena en supermarché), c’est important pour ne pas se retrouver avec une crème élastique et difficile à étaler sur la pâte feuilletée.
  • Les fruits : La saison nous a permis d’utiliser des fruits rouges, mais en hiver aussi on peut obtenir un dessert multicolore : en utilisant des kiwis, des poires et des fruits au sirop.
  • Les vermicelles en sucre sont totalement facultatifs, mais j’étais tellement contente d’en trouver des bio ET végétaux (sans carmin ni shellac) ET sans huile de palme ET fabriqués en France, que j’ai tenu à en acheter un petit pot (en plastique). Il s’agit de la marque La Patelière, que l’on peut trouver à la fois en supermarché et en magasin bio (j’apprécie également leur arôme fleur d’oranger, même s’il n’est pas bio).
  • Préparation à l’avance : On peut cuire la crème la veille et la stocker au frais dans une boîte hermétique (ici, un bol recouvert d’une petite assiette). La pâte feuilletée sera meilleure cuite le jour même et conservée à température ambiante. Et je ne ferais pas le montage plus de quelques heures avant le service, de peur que la pâte garnie ne ramollisse.

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Bon dimanche !

Purée de pommes de terre et haricots blancs

7 Avr

Bonjour !

(Heureusement que j’avais préparé à l’avance quasiment tous les articles de ces dernières semaines, parce que d’ici fin avril je vais continuer à avoir un emploi du temps surchargé… Pardon pour mon retard de réponse à vos commentaires !)

L’astuce la plus simple pour consommer plus de légumineuses est de les mixer dans un plat. Vous connaissez les nuggets de pois chiche, les steaks de lentilles ou de haricots noirs, les soupes veloutées grâce à l’ajout de légumineuses, voici aujourd’hui la purée aux haricots blancs.

Les haricots blancs ont une texture moelleuse qui se prête bien à une purée, et leur couleur beige rosé ne change pas trop de la couleur blonde des pommes de terre.

Avec cette recette, on a quasiment le goût et la texture d’une purée de pommes de terre, tout en profitant d’une belle quantité de légumineuses !

 

Ingrédients pour 4 personnes
– 400 g de pommes de terre, crues
– 200 g de haricots blancs, cuits et égouttés
– Sel
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium
– De la matière grasse : purée de noix de cajou ou d’amande blanche, ou huile de colza cuisson
– Du liquide : eau (si la matière grasse est de la purée dnoleaguneux) OU lait de soja nature (si la matière grasse est de l’huile)

Préparation
– Faire cuire les pommes de terre dans une casserole d’eau bouillante salée. Je les coupe en 2 ou en 4 pour accélérer la cuisson. Il faut que les pommes de terre soient bien lavées, mais pour l’épluchage c’est au choix : à l’économe avant cuisson, ou au doigt après cuisson (attention, les pommes de terre seront chaudes !).
– Faire cuire les pommes de terre jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Chez moi, ça correspond à une dizaine de minutes à la cocotte minute ou une vingtaine de minutes sans pression. Bien sûr, la durée dépend de la taille des morceaux de pommes de terre.
– Pendant ce temps, placer les haricots blancs dans le plat de service de la purée, et les mixer finement avec un mixeur plongeant.


– Égoutter les pommes de terre cuites, les éplucher si ça n’a pas été fait avant cuisson et les placer dans un moulin à légumes posé sur le plat de service.
– Mouliner les pommes de terre, tout en ajoutant les autres ingrédients – doser la matière grasse et le liquide pour obtenir une texture et un goût de purée qui vous plait.

 

 

Remarques

  • Cuisson des pommes de terre : La cuisson à l’eau fait que certains nutriments des pommes de terre vont migrer dans l’eau de cuisson. Mais c’est cette cuisson qui permet ensuite d’obtenir une purée moelleuse. On peut profiter des nutriments perdus en utilisant l’eau de cuisson pour préparer une soupe. En plus, si on utilise directement cette eau encore chaude, la soupe cuira plus vite. Exemple de soupe facile : un oignon, 3 carottes, un bol de haricots blancs cuits et du bouillon de légumes en poudre.
  • Proportion de haricots blancs : J’ai déjà essayé de mélanger autant de pommes de terres que de haricots blancs, mais cela donne une purée dense dans laquelle le goût de haricots blancs est plus perceptible.

  • Choix de la matière grasse et du liquide : Je remplace généralement le lait et le beurre des purées traditionnelles par de la purée d’oléagineux (amande blanche ou cajou) et de l’eau. Mais on peut aussi simplement utiliser du lait de soja nature (vérifier l’absence de sucre dans les ingrédients) et de l’huile neutre, en particulier de l’huile de colza cuisson (pour sa teneur en oméga 3, on en trouve par exemple sous la marque Emile Noël ou Bio planète en magasin bio, ou Fleur de colza en supermarché).
  • Le carbonate de calcium permet d’apporter du calcium quand on ne consomme ni produits laitiers, ni eau riche en calcium, ni laits ou desserts végétaux enrichis en calcium.
  • Menu purée : On peut bien sûr servir cette purée avec des saucisses végétales, comme des Mini Weenies (saucisses à base de gluten de la marqué Wheaty) ou des Mini Viennoises (saucisses à base de tofu de la marque Taifun). Mais vue la composition de cette purée, on peut aussi servir la purée toute seule ! Pour obtenir un repas complet, il suffit d’ajouter une source de vitamine C, comme une crudité comme des carottes râpées ou un fruit frais.
  • Version sans pommes de terre : On peut remplacer les pommes de terre par un autre légume racine, comme des carottes. Avec une moitié de haricots blancs et une moitié de carottes, on obtient une belle purée orange, que l’on peut manger avec des gressins ou des mini bretzels pour mimer des bougies et s’amuser avec cette purée d’anniversaire. De manière plus « adulte », on peut accompagner cette purée de pain grillé par exemple.

  • Version sans haricots blancs : Comme je l’indique dans Nourrir son enfant autrement, on peut facilement préparer des purées de pomme de terre colorées, c’est rigolo et ça permet d’écouler certains légumes. En remplaçant les haricots blancs par du chou rouge cuit (reste de la préparation d’un risotto indigo), la purée est mauve. Avec des betteraves cuites, elle est rose. Avec des radis roses cuits, elle est rose pâle. Je suppose qu’avec du chou fleur cuit ce serait également bon, avec sans doute un petit goût de chou fleur – à tester !
  • Autres recettes avec des haricots blancs : On aime manger les haricots blancs mélangés avec de la sauce tomate de Doudou, à la manière des baked beans. En général, je les sers avec du riz, ou avec des grosses pâtes creuses (conchiglie).

 

Repas roboratif spécial haricots blancs : en version visible, et en version cachée…

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Et vous, comment aimez-vous manger les haricots blancs ? Et quelles sont vos purées préférées ?

Bon dimanche !

Crème de citron à l’amande (lemon curd), tarte et mousse

24 Fév

Bonjour !

Comme il y a peu de fruits de saison en ce moment, c’est l’occasion de s’intéresser aux desserts à base de citron. Parmi mes nombreux essais, j’ai créé le lemon curd citron-amande que je vous présente aujourd’hui. Sans œuf, sans beurre, mais avec des ingrédients simples et un résultat gourmand !

Comme le lemon curd classique, on peut utiliser cette crème de citron à l’amande sur des tartines, dans des crêpes, mélangée à un yaourt… On peut même l’étaler sur un fond de tarte pour obtenir une tarte au citron ultra fondante. Enfin, on peut aussi faire une variante de cette crème de citron pour obtenir très simplement une délicieuse mousse au citron.

Alors aujourd’hui c’est fête : vous avez 3 recettes en un seul article : une crème de citron à l’amande, une tarte au citron sans four et une mousse au citron !

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Crème de citron à l’amande (lemon curd à l’amande)

Ingrédients pour 1 pot
– 1 citron jaune, zeste et jus
– 100 g de sucre
– 1 cuillerée à soupe de fécule (8 g)
– 1/8 cuillerée à café d’agar-agar en poudre (1 grosse pincée, prise avec 3 doigts : pouce, index et majeur)
– 50 g d’eau (environ 3 cuillerées à soupe)
– 50 g de purée d’amande blanche (environ 3 cuillerées à soupe)

Préparation
– Prélever le zeste du citron avec une râpe fine. Je râpe au-dessus de la casserole qui servira pour la suite.

Une râpe Microplane est idéale car les zestes obtenus sont très fins.

– Couper le citron en deux et le presser pour récupérer son jus : 50 g (environ 3 cuillerées à soupe).

– Dans une casserole, mélanger le zeste et le jus de citron, le sucre, la fécule et l’agar-agar puis ajouter l’eau. Le mélange est jaune opaque et il ne doit pas y avoir de grumeaux. Si besoin, utiliser un fouet pour bien mélanger.

– Sur feu moyen-fort, porter à ébullition en mélangeant sans cesse, puis poursuivre la cuisson environ 30 secondes en continuant de mélanger vigoureusement. Le mélange devient épais et jaune transparent.

– Éteindre le feu et incorporer la purée d’amande blanche. Mélanger vigoureusement, pour qu’il ne reste aucun grumeau de purée d’amande.

La quantité de purée d’amande peut paraitre trop importante par rapport à la quantité de mélange, mais son goût ne sera pas trop présent au final.

Dans le mélange, en haut de la photo, on peut voir un grumeau de purée d’amande. J’ai donc continué à mélanger vigoureusement.

– Laisser tiédir avant de déguster.

 

Remarques

  • La couleur blonde de cette crème de citron vient à la fois de la cuisson des zestes de citron jaune, du sucre blond et de la purée d’amande blanche.
  • Ajout de la purée d’amande : Pour les premiers essais, je vous conseille d’ajouter la purée d’amande à la fin, comme indiqué dans la recette, pour bien vous rendre compte de ce qu’il se passe pendant la cuisson de la crème. Une fois que vous maitrisez la recette, vous pouvez ajouter la purée d’amande dès le début, cela fonctionnera tout aussi bien.
  • Version sans amande : J’ai essayé en diminuant un peu la quantité de jus de citron (30 ml au lieu de 50 ml) et en remplacer les 50 g de purée d’amande et 50 g d’eau par 100 ml de lait de soja nature, 2 cuillerées à soupe d’huile neutre et 1 cuillerée à café de fécule supplémentaire. Ça fonctionne, mais à mon goût c’est nettement moins bon que la version à l’amande.

 

Tarte amande-citron sans four

Comme dans ma recette de bavarois à la poire, je prépare un fond de tarte rustique, qui est habituellement utilisé pour les cheesecakes. Mais je l’utilise aussi pour toutes mes tartes sans four. Le secret de ce fond de tarte simplissime, c’est qu’il est à base de chapelure ! On peut l’acheter dans le commerce, mais je prépare la mienne en passant au robot, puis dans une passoire, tous mes restes de pain devenus secs.

La garniture de cette tarte très fondante est tout simplement la crème de citron à l’amande, directement étalée sur le fond de tarte. C’est donc un dessert particulièrement rapide à préparer, il faut juste lui laisser le temps de prendre au frais.

Ingrédients pour 3/4 personnes (16 cm de diamètre)
– 40 g de sucre
– 40 g d’huile de coco désodorisée
– 40 g d’eau
– 80 g de chapelure très fine
– Les ingrédients du lemon curd à l’amande (éventuellement préparé avec une pincée d’agar en plus)

Préparation
– Faire fondre le sucre, l’huile et l’eau, soit dans une casserole sur feu doux, soit dans un bol au four micro-ondes.

Huile de coco, sucre et eau avant chauffage

– Pendant ce temps, mixer la chapelure si elle n’est pas déjà très fine.

A gauche, mon bocal de chapelure maison (du pain sec coupé en gros dès et mixé au robot, puis tamise avec une passoire fine). A droite, le Personal blender de Triebest, que j’utilise pour que la chapelure devienne très fine.

– Incorporer la chapelure très fine au mélange fondu.


– Transférer cette pâte dans un un moule à charnière ou d’un cercle de pâtisserie de 16 cm de diamètre. Avant d’y étaler la pâte, on peut chemiser les parois verticales avec un ruban de Rhodoïd pour faciliter le démoulage.
– Avec les doigts, étaler la pâte dans le fond du moule et remonter un peu le long des parois verticales.
-Placer au frigo pour accélérer la solidification de ce fond de tarte.
– Préparer la crème de citron à l’amande, la faire tiédir un peu puis la verser sur le fond de tarte.

La photo est très moche car mon moule est un moule pour panettone, aux bords très hauts

– Lisser la surface, laisser refroidir puis placer au frais au moins 2h.
– Pour démouler, passer un couteau le long des parois verticales avant d’ouvrir le moule à charnière ou de soulever le cercle à pâtisserie.

 

Mousse au citron et à l’amande

C’est une recette assez simple et rapide, et surtout très bonne ! Il suffit de réaliser la recette de crème de citron à l’amande, la laisser tiédir pendant qu’on fouette de l’aquafaba en neige, puis incorporer la neige et laisser prendre au frais pendant au moins 1h.

Ingrédients pour 2/3 personnes
– Le zeste et le jus d’1 citron jaune
– 100 g de sucre
– 1 cuillerée à soupe de fécule (8 g)
– un peu plus de 1/8 cuillerée à café d’agar-agar en poudre (1 grosse pincée + 1 petite pincée)
– 25 g de purée d’amande blanche
– 75 ml d’eau
– 50 g d’aquafaba (environ 3 cuillerées à soupe)

Préparation
– Préparer la crème de citron à l’amande selon les étapes de la première recette et les ingrédients indiqués ici sauf l’aquafaba. Par rapport à la première recette, ici il y a un peu plus d’agar et d’eau, un peu moins de purée d’amande.
– Pendant que cette crème de citron tiédit, battre en neige l’aquafaba avec un fouet électrique, jusqu’à obtenir une neige ferme.


– Incorporer délicatement la neige à la crème de citron tiède, comme on le ferait pour une mousse au chocolat. Je commence par mélanger une petite quantité de neige.

Puis j’incorpore le reste en mélangeant doucement avec la spatule qui reste près des parois du récipient.


– Laisser prendre au frais pendant au moins 1h. On peut sans problème préparer cette mousse la veille pour le lendemain.

Remarque : En utilisant 1/4 de cuillerée à café d’agar, on obtient une mousse très ferme, qui ferait à mon avis une garniture parfaite pour un bavarois au citron.

 

Et vous, quels desserts au citron aimez-vous ?

Bon dimanche !

Spaghetti rigolos 100% végétaux

10 Fév

Bonjour !

Imaginez un soir de semaine, rien de prêt pour le repas et des enfants qui s’ennuient… Si on cuisinait des spaghetti rigolos ?

Cette photo date d’il y a un an, et on peut observer un discret fil rouge en ce qui concerne une passion du Béluga…

 

J’ai découvert l’idée de jouer avec des spaghetti dans cet article de Ciloubidouille et c’est apparemment une astuce qui a fait le tour de la blogosphère.

Le principe est de couper des saucisses Knacki en tranches et de faire traverser chaque tranche par plusieurs spaghetti, comme ici. Mais comme Ciloubidouille, j’ai préféré laisser libre court à notre créativité :

De plus, on n’est pas obligé de se limiter aux saucisses, classiques ou végétales : on peut aussi se servir de cette préparation rigolote pour utiliser un bloc de tofu ou des légumes assez mous pour se laisser transpercer facilement !

 

Ingrédients pour 4 personnes
– 400 g de spaghetti (secs)
– 400 g de saucisses végétales ou de tofu ferme
– Du sel pour l’eau des pâtes
– 4 cuillerées à soupe de sauce ou d’huile

Préparation
– Casser les spaghetti en 2 : ils seront plus faciles à manipuler par les enfants, et leurs créations rentreront ensuite plus facilement dans la casserole.
– Couper la garniture en dés de 2 cm de côté environ.

Cette photo date d’il y a quelques jours et il se trouve qu’il y a à nouveau le même type de carte sur la table, on en voit un tout petit coin en haut de la photo.

– S’amuser ! A la fin, tous les cubes doivent être utilisés. Il peut rester des spaghetti sans garniture, ils cuiront ensemble.

Vous avez repéré le fil rouge sur la manche du Béluga ? 😉

– Mettre tout ça à cuire dans une marmite d’eau bouillante salée.

– Quand les pâtes sont cuites, égoutter et ajouter la sauce ou l’huile.

 

Remarques

  • Si on a juste une petite casserole, certaines pâtes commenceront par dépasser, mais au bout de quelques minutes, quand les autres auront ramolli, elles rentreront aussi dans l’eau.

  • Choix des saucisses : J’utilise de préférence des saucisses Viennoises de la marque Taifun. Elles sont un tout petit peu plus épicées que des Knacki, mais à part ça je trouve que leur apparence et leur goût en sont très proches. Elles ont une composition plutôt simple, pour un produit transformé, et comme ce sont des saucisses à base de tofu, cela permet d’avoir une légumineuse pour équilibrer le repas. Je les achète en format « mini » plutôt que standard, car on en consomme très peu et ça me permet d’en acheter plusieurs paquets et de les stocker directement au congélateur, pour en avoir toujours en stock sans aller au magasin bio. Je les décongèle soit en les mettant la veille au frigo, soit en les plaçant dans un saladier d’eau tiède.
  • Choix du tofu : On peut utiliser du tofu aromatisé (tofu fumé par exemple), mais aussi du tofu nature. En effet, comme les pâtes, il absorbera le sel de l’eau de cuisson et sera donc moins fade dans l’assiette. Ceci dit, c’est mieux si vous pouvez éviter le tofu Bjorg car il a une texture plus grumeleuse que les autres marques et il a donc un peu tendance à s’émietter quand on le transperce de spaghetti. On le voit dans la photo ci-dessous :

  • Garniture à base de légume : Doubler la quantité de garniture : par exemple 200 g de betterave cuite pour 100 g de spaghetti secs. Attention, une partie des nutriments de la betterave partira dans l’eau de cuisson, donc 1) il est judicieux de la garde pour faire une soupe, 2) les pâtes ne seront quasiment pas colorées en rose par la cuisson. Pour avoir des pâtes roses, il faut mélanger les pâtes cuites et égouttés avec un peu de jus de betterave, comme je l’explique dans Cuisiner en couleurs. Je suppose qu’on pourrait utiliser d’autres légumes racine, cuits pour les ramollir, ou des olives dénoyautées, mais je n’ai pas testé.

  • Avantage bonus : En plus d’amuser les enfants et de permettre un repas rapide avec seulement des spaghetti, du tofu nature et un peu de sauce, l’astuce des spaghetti traversant les cubes permet de garder en permanence un mélange bien homogène, sans que la garniture ne se fasse la malle ! La preuve avec ce bol de restes que j’ai dégusté le lendemain avec un reste de fondue de poireau en guise de sauce :

 

Bon dimanche !

Petit suisse goût fruité

27 Jan

Bonjour !

Vous avez déjà sur ce blog une recette de petit suisse sans lait, si rigolos à démouler et à saupoudrer de sucre. On les prépare en mélangeant un peu de purée d’amande blanche à du yaourt de soja nature, puis en égouttant le tout plusieurs heures avant de le répartir dans de petits moules chemisés d’un morceau d’étamine. Sauf que maintenant j’ai 2 enfants susceptibles d’en manger, donc il a fallu trouver une autre recette, tout aussi délicieuse et ludique, mais plus facile à réaliser en grande quantité (bye bye les étamines individuelles). C’est ainsi que j’ai obtenu ces desserts qui ressemblent aux petits suisses goût fruit vendus à mon époque sous le nom Petit Gervais, et maintenant appelés Danonino.

Mais pourquoi vouloir éviter les Danonino ? Déjà, pour l’impact éthique et écologique des produits laitiers. Mais aussi pour éviter la masse de déchets non recyclables que représentent les petits pots et leurs opercules. Et enfin parce que d’un point de vue nutritionnel il est recommandé d’en consommer seulement quelquefois, et en quantité modérée.

Mais alors, comment faire pour avoir malgré tout un dessert gourmand et riche en protéines ? Utiliser du yaourt de soja égoutté pardi, et du sirop pour aromatiser et sucrer le tout. C’est simplissime, et il suffit de 5 minutes de travail ! Et d’un point de vue nutritionnel, le yaourt de soja nature est au top quand on le choisit nature et sans additif, c’est à dire uniquement composé de soja, d’eau, de ferments et éventuellement de phosphate de calcium. En magasin bio, je choisis la marque Sojade, et en supermarché la marque Sojasun. Les deux sont de plus fabriqués en France à partir de soja d’origine française.

Et c’est très efficace : mon fils ainé, qui n’a jamais aimé les yaourts de soja nature, même noyés sous le sucre en poudre, engloutit avec plaisir ce dessert qui a un joli look de sundae. Et moi je lui en sers avec plaisir car je sais qu’il a ainsi un dessert riche en protéines, sans additifs ni épaississants (car je choisis un lait de soja/yaourt qui n’en contient pas), sans lipides saturés, sans conservateurs et sucré à notre goût.

Il n’y a donc aucun défaut à cette recette ? Si : il faut lancer l’égouttage du yaourt quelques heures avant la dégustation. Personnellement, je prépare le dimanche soir 1 kg de yaourt dans la Délices box de Seb (n’ayant plus la yaourtière Multi Délices associée, je place ce bac dans mon four réglé à 40 °C), le lundi matin je le verse dans l’égouttoir associé et hop, le lundi soir on a de plusieurs jours de base pour petits suisses fruités ! Le yaourt de soja égoutté se conserve très bien une semaine dans un récipient couvert, et peut également servir en cuisine salée.

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Ingrédients et matériel pour 1 portion de 50 g
– 1 yaourt de soja nature (100 g)
– 1 verre, 1 entonnoir et 1 filtre à café en papier (ou 1 feuille de Sopalin ou un tissu fin bien propre)
– 1 cuillerée à café de sirop à l’arôme de votre choix

Ingrédients et matériel pour 4 portions de 50 g
– 400 g yaourt de soja nature
– 1 petit saladier, 1 passoire et 1 tissu fin bien propre (étamine, sac à vrac… ou du Sopalin) OU la Délices box de Seb
– 4 cuillerées à café de sirop à l’arôme de votre choix

Ingrédients et matériel pour 10 portions de 50 g
– 1 kg yaourt de soja nature, ici fait maison
– 1 petit saladier, 1 passoire et 1 tissu fin bien propre (étamine, sac à vrac… ou du Sopalin) OU la Délices box de Seb
– 50 ml de sirop à l’arôme de votre choix

 

Préparation
– Verser le yaourt nature dans le dispositif d’égouttage. Pour la version avec filtre à café, on place le filtre dans un entonnoir posé dans un verre, et on met le yaourt dans le filtre. Il ne faut pas qu’il y ait plus de 100 g de yaourt dans le filtre, sinon il risque de se déchirer.

Pour la version avec passoire, on place le tissu fin dans la passoire posée dans un saladier, et on y met le yaourt.

Pour la version avec Délices box, le yaourt est dans le bac à gauche, je le transfère dans le filtre, je racle avec la maryse puis je place le filtre sur le bac vide.

Je en sais pas pourquoi mes yaourts maison ont souvent une légère couleur rosée en surface. En tout cas cela ne nous a jamais rendus malades !

– Placer dans un endroit frais et patienter quelques heures (chez moi, c’est au frigo pendant toute une nuit ou une journée). Plus on égoutte une grosse masse de yaourt, plus l’égouttage prend du temps – avec seulement 100 g, il suffit de 2h alors qu’avec 1 kg il faut 12h. La Délices box comporte un couvercle, ce qui fait qu’on peut sans problème empiler l’ensemble avec d’autres choses dans le frigo.

On obtient un yaourt égoutté, qui représente environ la moitié du yaourt initial. L’autre moitié est le petit lait.

– Si le yaourt égoutté a une texture grumeleuse, le mixer avec un mixeur plongeant. On obtient alors une texture délicieusement épaisse et onctueuse. On peut en profiter pour ajouter un peu d’huile de colza (une cuillerée à café par portion, donc 20 ml pour 4 portions ou 50 ml pour 10 portions) afin que le dessert soit plus riche en calories et apporte des oméga 3.
– Conserver le yaourt égoutté au frais dans un récipient fermé, comme un bocal ou simplement un bol couvert d’une petite assiette.
– Au moment de servir, prélever du yaourt égoutté dans un petit récipient et ajouter un filet de sirop.

Ici, on aromatise à la grenadine, car c’est un sirop qui est présent toute l’année dans notre frigo.

Petit suisse végétal à la grenadine

Bon dimanche !