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Chantilly pour la peau

21 Jan

Bonjour !

Connaissez-vous la chantilly pour la peau, aussi appelée chantilly de massage ou encore baume fouetté ? C’est un produit très agréable à utiliser, pour un massage ou pour hydrater son corps. Mais elle ne se mange pas !

Les chantillys du commerce ont souvent beaucoup d’ingrédients ou un prix élevé, comme 22 euros les 100 ml pour la chantilly de karité bio Lulu & Guite. Pourtant, c’est facile à faire à la maison, il suffit de beurre de karité, d’une huile liquide et d’un fouet électrique ! Et si vous n’avez pas de balance, voici les proportions générales : 1 volume d’huile pour 4 volumes de beurre de karité.

Je vous ai mis les quantités pour 1 ou 3 pots, selon si vous avez envie d’en préparer juste un pot pour vous, ou plusieurs pour offrir en cadeau.

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Ingrédients pour 1 petit pot de 90 ml
– 50 g de beurre de karité
– 1 cuillerée à soupe d’huile liquide
– Facultatif, 1/4 cuillerée à café d’arôme d’amande amère

Ingrédients pour 2 pots de 180 ml
– 200 g de beurre de karité
– 2 à 4 cuillerées à soupe d’huile liquide, selon le moelleux désiré
– Facultatif, 1 cuillerée à café d’arôme d’amande amère

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Préparation

  • Testez votre beurre de karité pour savoir s’il a tendance à faire des grumeaux. Prélevez un peu de beurre de karité et étalez-le sur votre peau. Si vous sentez des grains quand vous étalez un peu de beurre de karité sur votre peau, vous les sentirez aussi dans la chantilly de massage ! La solution est de mettre les doses de beurre de karité et d’huile dans un bol, de faire fondre le tout en le plaçant au bain-marie ou au four micro-onde, puis de laisser solidifier complètement avant d’ajouter les éventuels autres ingrédients. Pour accélérer le refroidissement, on peut placer le bol au congélateur.

  • Désinfectez le matériel. Faites bouillir de l’eau et versez-la dans les pots dans lesquels on conditionnera la chantilly. Il faut les remplir à ras bord d’eau bouillante. Si on a plusieurs pots à remplir, le plus simple est de remplir d’eau bouillante une casserole propre (ou un saladier qui supporte la chaleur) et d’y plonger les pots. De même, faites bouillir de l’eau dans le saladier, en y plaçant le fouet, une cuillère à soupe, la cuillère doseuse pour l’arôme, un couteau sans dents ou une maryse. Laissez ainsi 5 minutes (ou plus).

  • Séchez le matériel. Videz les pots et en sécher l’intérieur avec un torchon bien propre. Faites de même avec le saladier et les ustensiles. Puis placez les pots au frigo pour qu’ils soient bien froids quand on y déposera la chantilly de massage.
  • Commencez à fouetter le beurre de karité. Dans un bol ou un saladier, déposez le beurre de karité. Commencez à battre avec le fouet électrique, à vitesse minimale.

  • Ajoutez les autres ingrédients : l’huile liquide, éventuellement l’arôme. Continuez à battre longuement avec le fouet électrique, en augmentant progressivement la vitesse.

  • Finalisez la chantilly. Quand le mélange est bien homogène, blanc et mousseux, arrêter le fouet et passer une cuillère dans le mélange : on doit entendre les petites bulles éclater. Ajustez la quantité d’arôme si besoin puis fouettez encore 1 ou 2 minutes, à vitesse maximale, pour incorporer un maximum d’air.

  • Transférez la chantilly dans les pots. Utilisez une cuillère à soupe pour prélever de la chantilly et un couteau sans dents/une maryse pour transférer la chantilly de la cuillère vers le pot.

  • Affinez le remplissage des pots. Écrasez un peu la chantilly à la cuillère pour supprimer les poches d’air situées au fond ou sur les parois du pot. Passez le dos du couteau à l’intérieur du pas de vis pour retirer la chantilly qui s’y trouve, puis aplanissez le dessus de la chantilly.

  • Étiquetez les pots. Refermez le pot et l’étiqueter : nom, ingrédients, date de préparation, avertissement de ne pas manger la chantilly de massage.
  • Conservez les pots. Stockez à température ambiante, sauf en cas de canicule – il faut alors la stocker au frigo pour éviter que la chantilly ne fonde.

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Remarques

  • Version sans fouet : On obtient non pas une chantilly, mais un baume facile à appliquer. Dans un bol, chauffer légèrement le beurre de karité avec l’huile, au bain-marie ou dans un four micro-onde, pour qu’il fonde et qu’on obtienne un mélange homogène. Répartir dans les pots et laisser refroidir complètement. On peut placer les pots au frigo ou au congélateur si on veut que le baume prenne plus vite.
  • Le beurre de karité : J’utilise le beurre de karité brut de la marque Oka Cosmétics. Il est bio, équitable, produit en Guinée Conakry et disponible sous des conditionnements variés afin de correspondre aux besoins de tout le monde. Et les photos d’utilisation du produit sont celles de la famille du fondateur de la marque !

  • La vitamine E est un anti-oxydant des huiles. Il permet d’éviter que les matières grasses de la chantilly ne s’oxydent au fil du temps. D’après Aroma-Zone, le beurre de karité l’est très peu, mais selon l’huile liquide que vous choisissez, cela peut être pertinent d’ajouter de la vitamine E.
  • L’huile liquide est à choisir selon votre goût. Et j’ai une super astuce pour vous : pour avoir une huile neutre, qui ne s’oxyde pas et qui est très économique… utilisez de l’huile pour friture (qui n’a encore jamais servi) ! Si cette idée ne vous plait pas, je vous en propose d’autres, plus classiques, dans les remarques suivantes.
  • L’arôme d’amande que j’utilise vient du rayon pâtisserie et contient de l’éthanol. C’est important pour l’intégrer très facilement au beurre de karité et ne causer aucun risque de multiplication des germes.
  • Chantilly aromatisée à la vanille : Remplacer l’arôme d’amande par de l’extrait de vanille concentré, là aussi à base d’alcool. Par contre, je vous déconseille de parfumer la chantilly avec de la poudre/pâte de vanille pure car on sent les grains de vanille – un peu comme si c’était un gommage.

  • Chantilly aromatisée minimaliste : Remplacer l’huile neutre et l’arôme d’amande par de l’huile de prune, par exemple celle de la marque Mira. On obtient une odeur subtile, qui mêle le karité à des nuances d’amande et de vanille.
  • Chantilly aromatisée aux huiles essentielles : Je n’ai pas essayé de parfumer le mélange avec des huiles essentielles, mais je suppose qu’une goutte d’huile essentielle d’ylang-ylang ajouterait une odeur agréable.
  • Chantilly beige rosé : Souhaitant fabriquer une chantilly pailletée, j’ai essayé d’ajouter 1 smidgen de mica pour 50 g de beurre de karité. Mais, comme en cuisine, la poudre métallisée perd sa brillance quand elle est mélangée à une crème… Personnellement, j’ai acheté du Mica nacré bronze de la marque WAAM chez AyaNature car il contient uniquement du mica (aussi appelé CI 77019) et des oxydes de fer (aussi appelés CI 77941, CI 77492 ou CI 77499 dans les produits cosmétiques), donc aucun composant comme le dioxyde de titane, soupçonné de poser problème pour la santé des personnes qui l’utilisent. Par contre, le mica est controversé pour son effet sur la santé des personnes qui l’extraient d’après Slow cosmétique, et je n’ai pas trouvé de marque de mica en poudre labellisé Slow cosmétique. Je ne recommande donc pas le mica pour colorer en rose votre chantilly, vu son impact négatif. Il faudrait essayer un autre colorant minéral ou végétal, mais attention : pas un colorant hydrosoluble comme le rouge betterave car il ne se mélangerait pas bien à la chantilly. Et si vous voulez une chantilly végétale, il faut aussi éviter le colorant carmin.

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Bon week-end !

Livres pour enfant sur la danse classique – les fictions

8 Oct

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. La liste de ces articles se trouve ici.

Nous avons vu ici des livres documentaires sur la danse classique. Aujourd’hui, place aux fictions, qu’elles soient en album, roman ou bande-dessinée.

J’ai classé les ouvrages en fonction de l’âge recommandé pour commencer à les lire. Certains de ces livres sont des coups de cœur, pour d’autres j’ai un avis mitigé et je vous explique pourquoi.

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Fais de beaux rêves Kimi

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Ce livre de Médiatrice Mujawamariya est imprimé en Belgique et publié en 2020 aux éditions Little Africans (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé pour les enfants de 0 à 3 ans.

Je vous ai parlé de cet album dans cet article sur la librairie inclusive Les Enfants du Bruit et de l’Odeur. On y trouve 7 métiers auxquels Kimi peut rêver. Une double page montre Kimi en ballerine.

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Ce n’est donc pas un livre centré sur la danse, juste un album qui introduit ce métier comme une possibilité.

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Danse, Prosper, danse !

Ce livre de Laure Monloubou est imprimé en Italie et publié en 2011 aux éditions Kaléidoscope (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 3 à 5 ans.

Prosper adore danser chez lui, et à 5 ans il prend avec enthousiasme ses premiers cours de danse classique. Mais les moqueries des petites filles du cours l’atteignent au point qu’il ne veut plus danser. Finalement, il prend un dernier cours où il faut faire des pirouettes, ce que les petites filles n’arrivent pas à faire correctement et que lui, grâce à ses chaussettes antidérapantes, réussit très bien.

J’ai un avis mitigé sur cet album. J’aime la joie de Prosper et le soutien inconditionnel de ses parents. Je n’aime pas qu’à aucun moment Mme Yolanda, la professeure de danse, ne soit mentionnée en ce qui concerne l’accueil de Prosper. En effet, pour moi c’est à elle d’introduire ce nouvel élève de manière à prévenir les réactions négatives des autres élèves, ou au moins de réagir quand il est évident que Prosper est découragé.

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Vive la danse !

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Ce livre de Didier Lévy est illustré par Magali Le Huche. Il est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Sarbacane (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté de 5 à 8 ans.

Cet album a des illustrations à trait noir sur fond blanc, d’une légèreté malicieuse, qui me font penser aux illustrations du Petit Nicolas par Sempé.

Il raconte l’histoire d’un garçon plein d’énergie qui se passionne de danse classique, un peu comme le danseur étoile Patrick Dupond. L’histoire est localisée dans une ville qui évoque fortement Paris dans ses quartiers haussmaniens, et tous les personnages sont blancs.

Puis l’histoire emprunte complètement la voie de la fantaisie, avec des personnages qui s’envolent dans les airs quand ils se laissent porter par l’alchimie de la danse, ce qui m’évoque la scène du thé chez l’oncle Albert dans le film Mary Poppins.

Au final, le message est qu’il ne faut pas craindre le regard des autres et s’autoriser à vivre selon notre fantaisie, comme celui de danser tout le temps pour notre simple plaisir, qu’on soit un enfant ou un adulte, femme ou homme.

Le Béluga a beaucoup aimé cet album. Et moi aussi je le trouve très chouette !

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Les chaussons noirs

Ce livre de Sophie Noël est illustré par Maud Riemann. Il est imprimé en France et publié en 2022 aux éditions Magnard Jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté de 5 à 8 ans.

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Diane et le ballet

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Ce livre de Luciano Lozano est imprimé au Portugal et publié en 2022 aux Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Ce bel album est à la fois une histoire, celle de Diane, une petite fille qui aime la danse classique, et un documentaire. Je le trouve très agréable à lire : on suit un morceau de vie de Diane et que la partie documentaire est racontée par Diane elle-même, qui se souvient des propos de sa professeure de danse.

De plus, les illustrations, pleines pages, sont à la fois belles, vivantes et intégrant une large variété de corpulences, de genres et de couleurs de peau pour les enfants, et de genres et de couleur de peau pour les adultes.

Sur le plan documentaire, cet album n’explique pas vraiment les pas, par contre il donne des repères historiques intéressants et cite des exemples d’œuvres… quitte à en adapter l’aspect pour montrer une variété de couleur de peau à chaque page.

Une double page étonnante liste les avantages de prendre des cours de ballet, qui incluent « devenir plus tolérant et avoir moins de stéréotypes ». Je n’avais jamais entendu parler ce cela, voire j’aurais pensé qu’il y a quand même beaucoup de préjugés autour du ballet, mais après tout pourquoi ne pas écrire cela dans un album pour enfants comme une prophétie autoréalisatrice ?

Bref, c’est un gros coup de cœur pour moi !

A noter, cet album a un prologue : « Diane danse« , dans lequel Diana a de mauvais résultats à l’école et des difficultés d’attention, mais aucun médecin ne trouve d’explication. Elle se rend compte par hasard qu’elle aime danser et qu’il lui est beaucoup plus facile de se concentrer et d’apprendre quand elle bouge. C’est ainsi qu’elle obtient de meilleurs résultats à l’école et qu’elle se projette de faire de la danse son métier… ou pas ! A la différence de « Diane et le ballet », « Diane danse » n’est pas vraiment un album sur la danse, mais plutôt une histoire où Diane passe de l’incompréhension et la honte à une connaissance d’elle-même qui lui permet de reprendre confiance en elle et de profiter avec liberté de sa passion pour la danse. C’est également un album que je trouve super !

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Tous à la danse !

Ce livre d’Anne-Claire Lévêque est illustré par Mary-Gaël Tramon. Il est imprimé en France et publié en 2019 aux éditions Belin jeunesse. Il est (déjà !) épuisé. Il est recommandé pour le niveau CP.

J’ai un avis mitigé sur ce petit livre, donc je vais vous expliquer ce que j’aime et ce que je n’aime pas afin que vous puissiez vous faire votre propre avis.

J’apprécie les premières pages qui préparent la lecture de l’histoire : mini dico, conseil pour prononcer les mots, illustration des personnages. Et à la fin, il y a un quiz sur l’histoire et un autre pour exprimer son avis.

J’aime aussi que le texte soit court, écrit gros, avec les mots du mini dico écrits en gras et de nombreuses illustrations. Tout est prévu pour que l’enfant qui lit depuis peu réussisse à lire le livre.

Autre point appréciable : les personnages ont des couleurs de peau variées.

Je trouve que l’histoire est intéressante au début. Un garçon, Milo, se moque de Nina parce qu’elle va à un cours de danse classique. En réaction, elle lui propose un concours de tirs au but, qu’elle gagne. Elle donne donc à Nino un gage : celui d’assister à son cours de danse classique.

Par contre, je trouve la fin de l’histoire abrupte et simpliste : Milo admire Nina parce qu’elle est aussi forte à la danse qu’au foot, et « finalement, être un footballeur-danseur, c’est la classe ». En fait, je trouve que le personnage de Milo a simplement un rôle de faire-valoir de Nina. Comme si la puissance des personnages féminins se faisait au détriment des personnages masculins. Ce n’est pas du tout, du tout, ma vision du féminisme.

Je préfère donc nettement un autre petit livre écrit par la même autrice et publié 3 ans auparavant chez le même éditeur : « Le pari de Malika ».

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Le pari de Malika

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Ce livre d’Anne-Claude Lévêque est illustré par Isabelle Maroger. Il est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Belin jeunesse. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion. Il est adapté de 6 à 8 ans.

C’est le deuxième tome de la série « L’académie de danse Gala ». Je n’ai pas lu le premier tome, « Lou veut danser ! ».

Une double page montre les personnages, qui sont quasiment tous féminins. Puis on plonge directement dans l’histoire, en suivant Malika, petite fille joyeuse, espiègle et passionnée de danse classique.

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Dans l’histoire, la majorité des élèves qui suivent le cours sont des filles, reconnaissables à leurs cheveux coiffés, à leur justaucorps rose, à leurs collants blancs et à leurs chaussons roses à rubans. On observe aussi quelques enfants non genrés : cheveux courts, justaucorps vert, collants blancs et chaussons verts. Je suppose que l’illustratrice a souhaité représenter des garçons, mais ce n’est pas comme cela qu’ils s’habillent d’habitude dans les cours de danse classique.

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Malika aime faire des sauts et en invente un, puis fait le pari avec ses amies d’oser le faire lors du prochain cours de danse.

A la fin de l’histoire, il y a une double-page de quiz, puis une page sur les 5 positions de base en danse classique, illustrée avec 5 enfants blancs dont 2 garçons.

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Saut de chat !

Ce livre de Nathalie Dargent est illustré par Colonel Moutarde. Il est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Ce petit livre est le premier tome d’une série de romans première lecture intitulée « Le petit chat de l’Opéra ».

« Saut de chat ! » a d’abord été publié dans un livre éponyme. Mais si vous voulez l’acheter maintenant, il a été réimprimé avec une autre histoire (que je n’ai pas lue), « La danse des abeilles », dans un recueil intitulé « La reine des abeilles« .

Les danseuses Yasmine, Chloé et Lili Fang vont répéter une variation du Lac des cygnes et ont laissé le chaton Tutu et le chiot Strap dans leur loge. Tutu tient à les rejoindre et surgit dans le studio en entendant la maîtresse de ballet demander aux danseuses de faire des sauts de chat…

La danseuse Yasmine a la peau marron, de longs cheveux blonds (je n’ai jamais vu personne ayant naturellement la peau sombre et les cheveux blonds, et vous ?). Dans ce tome, elle a aussi des formes plus rondes que la majorité des danseuses de ballet.

Les illustrations de cette série d’albums montrent une grande proportion de personnages à la peau foncée dans le corps de ballet de l’Opéra de Paris. Dans le Ballet de l’Opéra de Paris, il y a en effet des danseurs et des danseuses à la peau noire, et ces albums sont sans doute publiés pour encourager des vocations supplémentaires. Le choix graphique est de colorier en blanc (pas en beige) la peau des personnages blancs, et en marron plus ou moins foncé la peau des autres personnages.

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Le petit chat de l’Opéra – Des rats à l’Opéra

Ce livre de Nathalie Dargent est illustré par Colonel Moutarde. Il est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Dans ce tome, il y a 5 personnages principaux : deux danseuses de l’Opéra (Chloé et Lili Fang), deux animaux (Tutu le chaton et Strap le chiot) et une élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris (Bintou).

Dans cette histoire, le chaton Tutu et le chiot Strap se demandent où sont les rats de l’Opéra, tout en se promenant au milieu des élèves de l’École de danse de l’Opéra de Paris, qui se préparent pour le défilé du Ballet. Bintou est l’élève choisie pour ouvrir la marche mais elle n’est pas prête. Tutu et Strap attirent donc l’attention de Lili Fang et Chloé, qui viennent finir de coiffer et de chausser Bintou. A la fin de l’ouvrage, Tutu et Strap comprennent qui sont réellement les rats de l’Opéra.

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Il existe encore d’autres ouvrages dans cette collection. Les voici classés par ordre chronologique de publication :

  • Le sorcier des coulisses (publié en juin 2020) : Le chaton Tutu et le chiot Strap veulent assister à la représentation dans laquelle dansent leurs maîtresses, Chloé et Lili Fang. Dans cette histoire, on découvre Maestro, le perroquet de Tom, le régisseur de ballet. On découvre également un personnage du lac des cygnes : le sorcier Rothbart, interprété par Lucien, un danseur à la peau noire.
  • Le fantôme de l’Opéra (publié en janvier 2021) : Le chiot Strap est soupçonné d’avoir volé les macarons de Yasmine. Avec le chaton Tutu, ils vont mener l’enquête, jusqu’à la loge du fantôme de l’Opéra… Dans cette histoire, on croise le chat Miss Moustache.
  • Le trésor du lac (publié en mars 2021) : Le chaton Tutu joue avec le diadème du costume de Chloé, et il finit par tomber dans le lac situé sous l’Opéra. C’est Awa (une femme à la peau marron), la cheffe des pompiers de l’Opéra, qui va sauver la situation. On croise également le perroquet Maestro.
  • L’étoile magique (publié en juillet 2021) : Tutu et Strap jouent dans la grande salle de l’Opéra Garnier pendant que l’orchestre répète. Dans cette histoire à rebondissement, Lili Fang a perdu son porte-bonheur et on croise un joueur de hautbois (à la peau marron) appelé Baba.
  • Frissons en répétition ! (publié en octobre 2021) : Chloé va danser le rôle principal de Giselle, et Lili Fang celui de la reine des Willis. Dans cette histoire, en plus de Tutu et Strap, on recroise Maestro et Miss Moustache qui font des bêtises.
  • La danse des abeilles : Tutu et Strap voient des abeilles et les suivent dans tout l’Opéra Garnier pour trouver leur ruche. Sur le toit, ils trouvent l’apiculteur qui leur offre un rayon de miel. Je n’ai pas aimé cet album pour deux raisons : d’une part parce que je suis végane dont je n’approuve pas le fait d’exploiter le travail des abeilles comme si cela n’était aucunement gênant ; d’autre part je ne comprends pas pourquoi les dessins de Jasmine, qui a la peau foncée et les cheveux blonds, sont coloriés en vert kaki là où ses cheveux se superposent à sa peau.

Maintenant, ces histoires sont publiées par deux (un livre contient deux histoires) :

Et il y a aussi un livre-jeu, « Le petit chat à l’Opéra – Mon premier escape game« , dont je vous avais déjà parlé ici. Il comporte un personnage supplémentaire : Marius, élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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Ballet with heart

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Ce livre d’Emily Joof est illustré par Sawyer Clood. Il est imprimé aux USA et publié en 2021 aux éditions M’bifé Books (lien vers la fiche du livre). Il s’achète via Amazon et est adapté pour les enfants de 4 à 8 ans.

Cet album est recommandé par le Royal Ballet. Il est écrit en anglais, mais je le trouve tellement chouette que je tenais à vous le présenter ici ! Même si vous ne lisez pas l’anglais, les illustrations permettent de comprendre suffisamment de choses.

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Les illustrations sont douces, chaleureuses et montrent les personnages plus divers de tous les albums que j’aie pu voir sur la danse classique ! Dans l’école de danse de cet album, en plus d’enfants de différentes taille, corpulence, couleur de peau et genre, on voit une petite fille en déambulateur.

Les deux personnages principaux sont Ella et Louis, qui sont frère et sœur et ont une égale importance dans l’histoire et dans les illustrations.

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A la fin du livre, il y a des photos de vrais danseurs : Ella et Louis les enfants de l’autrice, Adji Cissoko, Gina Tse et Clydes Emmanuel Archer. J’ai trouvé très chouette de terminer cette jolie fiction avec ces personnes réelles (en fait Ella et Louis ne sont pas interviewés : le texte accompagnant leur photo et l’interview d’Adji Cissoko).

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20 allée de la danse – Amies et rivales (roman)

Ce livre d’Elizabeth Barféty est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 8 ou 9 ans.

« Amie et rivales » est le 1er tome de la saison 1 des romans « 20 allée de la danse ». On y découvre la vie des « petits rats de l’opéra », ces jeunes de 8 à 18 ans scolarisés à l’École de danse de l’Opéra de Paris. Et surtout, cette série de romans est intéressante même si on n’est pas passionné·e de danse classique. En effet, le contexte de l’École de danse est aussi le prétexte pour traiter de nombreux sujets importants pour les enfants, comme avoir une passion, penser à soi ou aux autres, être timide, être jaloux de son grand frère…

Le texte est écrit en gros caractères sur un papier plutôt épais, et parsemé de quelques illustrations en noir et blanc, de Magalie Foutrier. La lecture est donc tout à fait accessible pour un enfant, malgré l’épaisseur apparente du livre.

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Dans cette série, il y a 6 personnages principaux, qui forment une bande d’ami·es :

  • Maïna, dont la famille habite en Martinique (elle me fait penser à Raphaëlle Delaunay, qui a aussi des origines martiniquaises)
  • Bilal, dont la famille d’origine maghrébine habite dans un quartier socialement défavorisé près de Nanterre
  • Sofia, timide, dont les cheveux sont blonds et la famille habite en Italie
  • Zoé, la plus jeune du groupe, espiègle, dont les cheveux sont roux et la famille habite en Corse (sa couleur de cheveux me fait penser à Sylvie Guillem, ses origines familiales à Marie-Claude Pietragalla, son caractère et son talent à Patrick Dupond)
  • Constance, anxieuse, première de la classe, dont les cheveux sont bruns
  • Colas, dont les parents viennent du milieu de la danse, sont socialement favorisés, et dont le grand frère est déjà scolarisé à l’École de danse.

Chaque tome est centré sur un de ces 6 personnages. Je trouve très appréciable l’effort de proposer des personnages variés, et que chacun soit le personnage principal de plusieurs tomes !

Cette collection est réalisée en partenariat avec l’Opéra de Paris. On a donc un point de vue très bien informé sur le fonctionnement de l’École de danse de l’Opéra de Paris, mais aussi des propos toujours positifs, voire idéalisés, sur cette institution (à la différence de la série de romans « Les pointes noires » dont je vous parle ensuite).

Les tomes centrés sur Maïna sont :

  • « Amies et rivales » : Maïna est tellement occupée à aider les autres que sa danse en pâtit alors que deux danseuses de son niveau vont être sélectionnées pour danse un petit rôle dans le spectacle La Bayadère. Ce tome existe aussi en bande dessinée (je vous en parle plus loin dans l’article).
  • « Le rêve américain » où est clairement posée la question de la couleur de peau à l’Opéra de Paris et Mlle Pita, qui est dans le livre la directrice de l’École de danse, donne la réponse officielle (qui est peut-être devenue vraie, mais ne l’était pas par le passé) : « la couleur de peau n’est pas un sujet pour l’Opéra ! Ce qui compte, ce sont les aptitudes de chacun, la qualité de la danse. » En terme de vocabulaire, dans ce tome, Maïna et son grand frère Olympe parlent des personnes noires en disant « personnes de couleur ». Maïna dit une fois « peau noire », une fois « peau sombre » et le narrateur décrit un personnage comme « afro-américain ». Un point que j’ai trouvé vraiment dommage dans cette fiction, c’est que la compagnie new-yorkaise qui sert dans ce livre de modèle en terme d’intégration est le New York City Ballet. Je sais bien que le New York City Ballet est la compagnie la plus connue, mais je me serais attendue à ce que la compagnie citée dans ce libre soit l’American Ballet Theatre, l’autre grande compagnie de danse classique de renommée internationale basée à New York qui, elle, a déjà promu plusieurs danseur·ses afro-américain·es au rang d’étoile : Desmond Richardson, Misty Copeland, Calvin Royal III. Le New York City Ballet s’est quant à lui illustré par son retard en ce domaine, comme le montrent les expériences de Llanchie Stevenson (qui a été formée à l’école du New York City Ballet mais que Balanchine a ensuite refusé d’engager dans le corps de ballet car elle aurait « cassé la ligne »), d’Aesha Ash (première danseuse afro-américaine à faire partie du corps de ballet au New York City Ballet, qu’elle a ensuite quitté car elle a compris qu’elle ne pourrait y grimper les échelons malgré son talent) et de Misty Copeland (danseuse étoile américaine dont le talent évident à l’adolescence a intéressé toutes les compagnies des USA sauf le New York City Ballet). Ceci dit, le New York City Ballet semble déterminé à combler son retard en continuant à recruter plusieurs danseuses à la peau foncée pour son corps de ballet (actuellement on y trouve notamment India Bradley et Olivia Boisson) et en nommant Aesha Ash à un poste de la School of American Ballet (l’école du New York City Ballet) où elle apporte sa voix en faveur de l’inclusion. De fait, une élève à la peau noire, Charlotte Nebres, a dansé le rôle de Marie dans le ballet Casse Noisette du New York City Ballet en 2019.

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20 allée de la danse – L’ombre d’un frère (roman)

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Dans la série « 20 allées de la danse » dont je viens de parler, il y a plusieurs tomes ayant pour personnage principal un garçon élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris. Voici les tomes centrés sur Colas, un petit blond issu d’un milieu favorisé et dont le grand frère est aussi à l’École de danse de l’Opéra de Paris :

  • « L’ombre d’un frère » : Il parle de danser quand on est un garçon, de danser pour soi ou pour faire plaisir à ses parents qui auraient aimé cette carrière, de vouloir grandir plus vite et aussi du risque de blessure quand on danse intensément. Un des personnages de ce tome est Nigel Miller, un chorégraphe noir qui va créer un spectacle pour l’École de danse de l’Opéra de Paris. J’ai beaucoup aimé ce roman, dont voici un extrait.

  • « Sous les projecteurs » : Les élèves de l’école passent une audition pour jouer un rôle dans un film et Colas est recruté. Or il se sent à cette période fatigué et moins au niveau dans sa danse, donc il hésite à s’orienter vers une carrière dans le cinéma plutôt que dans la danse.
  • « La nouvelle » : L’histoire est centrée sur une nouvelle élève à l’école, que Colas connaissait plus jeune, et parle de la difficulté de s’intégrer à un groupe déjà formé. Colas n’y est donc pas le personnage principal, mais c’est le personnage secondaire le plus important.

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20 allée de la danse – Petit rat, malgré tout (roman)

Toujours dans la série de roman « 20 allée de la danse », voici les tomes centrés sur Bilal, un élève dont le milieu ne le destine pas à la danse classique :

  • « Petit rat, malgré tout« : Les anciens amis et une partie de la famille de Bilal ne comprennent pas qu’il soit dans une école de danse classique. Quand Bilal se fait harceler et agresser par des jeunes de son quartiers, il n’ose pas en parler à ses amis, à sa famille ni aux adultes. Mais comme toujours dans cette série, l’histoire se termine bien. Au passage, le harcèlement verbal existe pour les élèves danseurs de l’École de danse de l’Opéra de Paris :  le danseur étoile Hugo Marchand l’évoque dans son autobiographie (pour ados et adultes) Danser. Ce tome existe aussi en bande-dessinée.
  • « Un pas de côté » : En plus des habitudes de l’École de danse de l’Opéra de Paris, ce tome parle du Musée d’Orsay, de la sensation de ne pas appartenir à un groupe de personnes riches et cultivées, de la honte d’avoir besoin d’aides sociales.
  • « Le défi » : Des enfants de l’École de danse montent une semaine de cours de danse destinés aux jeunes de Nanterre, quasiment sans aide d’adultes et en gérant en parallèle leur scolarité. Je n’ai pas aimé cette histoire car je l’ai trouvée trop peu crédible.

Au passage, il n’y a pas besoin de lire la série dans l’ordre car tous les éléments importants sont rappelés au fil du texte.

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20 allée de la danse – Amies et rivales (bande dessinée)

Ce livre d’Elizabeth Barféty est illustré par Laure Ngo. Il est imprimé en France et publié en 2019 aux éditions Jungle (lien vers la fiche du livre). Il est adapté à partir de 8 ou 9 ans.

Je trouve cette adaptations en bande-dessinée très réussie ! Le récit est forcément un peu simplifié par rapport au roman, mais les points clés sont tous présents.

Voici pour comparaison la page qui correspond à l’extrait que je vous ai photographié dans le roman « Amies et rivales ».

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Dans cette bande-dessinée, Maïna et Capucine dansent un petit rôle dans le ballet « La bayadère » au Palais Garnier.

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20 allée de la danse – L’ombre d’un frère (bande dessinée)

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Ce livre d’Elizabeth Barféty est illustré par Laure Ngo. Il est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Jungle (lien vers la fiche du livre). Il est adapté à partir de 8 ou 9 ans.

C’est l’adaptation du roman « L’ombre d’un frère ». Voici pour comparaison la page qui correspond à l’extrait que je vous ai photographié précédemment.

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J’aime les illustrations lumineuses de Laure Ngo et j’apprécie que le fait qu’elle ait dessiné les personnages avec des proportions corporelles plutôt réalistes (c’est une caractéristique assez rare pour être soulignée). La seule (minuscule !) chose qui m’a un peu déçue dans l’adaptation est que j’imaginais Colas avec des cheveux blonds très clairs, pas blonds tirant sur le roux… autant dire que je recommande chaudement cette bande-dessinée !

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20 allée de la danse – Petit rat, malgré tout (bande dessinée)

Ce livre d’Elizabeth Barféty est illustré par Laure Ngo. Il est imprimé en France et publié en 2022 aux éditions Jungle (lien vers la fiche du livre). Il est adapté à partir de 8 ou 9 ans.

Actuellement, les 7 premiers tomes de la série ont été adaptés en version bande-dessinée :

  • « Amies et rivales » est centré sur Maïna et je vous en ai parlé juste avant.
  • « Parfaite… ou presque » est centré sur Capucine, qui se met une telle pression pour réussir qu’elle fait un malaise et que sa santé mentale devient problématique, puis qui trouve le soutien pour sortir par le haut.
  • « L’ombre d’un frère » est centré sur Colas, qui est jaloux de son grand frère élève de la même école.
  • « Petite rebelle » est centré sur Zoé, qui est déjà élève à l’École de danse de l’Opéra de Paris mais a encore l’âge de faire les bêtises d’un enfant de 9 ans.
  • « L’envol d’une discrète » est centré sur Sophia.
  • « Petit rat malgré tout » est centré sur Bilal.
  • « La tournée au Japon » est centré sur Maïna.

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20 allée de la danse – Petits secrets

Ce livre d’Elizabeth Barféty est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 8 ou 9 ans.

Ce roman est le premier tome de la saison 2 de la série. On y suit une nouvelle bande d’ami·es : Jade, Charlie, Demba et Alice. Ils sont stagiaires à l’école de danse de l’Opéra de Paris, pour le « petit stage« . Ils forment le « club des Capybaras » et se sont donné pour mission d’aider des autres.

Dans ce tome, le personnage principal est Charlie, dont les parents sont deux mamans. Un documentaire va être réalisé sur l’école, et Demba meurt d’envie d’être sélectionné, tandis que Charlie redoute de l’être car cela signifierai montrer ses mères à la télévision. Et le club des Capybaras va essayer d’aider Ania, qui souffre d’être dans cette école non pour son propre plaisir mais pour satisfaire l’envie de sa mère. Petit clin d’œil à la saison 1, à un moment on voit passer Zoé, Sofia, Maïna, Constance et Colas, qui sont alors en 4ème division.

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Le 2ème tome de la saison 2 est appelé « Jeu de piste« . Le personnage principal est Demba, qui a 10 ans, la peau noire, un caractère bien trempé, une famille socialement favorisée qui habite en région parisienne et l’objectif de devenir danseur étoile de l’Opéra de Paris. Dans ce tome, les élèves font un jeu de piste dans l’Opéra Garnier et Demba suit sa curiosité au sujet de Thaïs, une stagiaire timide qui semble cacher quelque chose.

Le 3ème tome de la saison 2 est appelé « Seule contre tous« . Le personnage principal est Jade, qui souffre de sa dyslexie mais n’ose pas l’avouer. En parallèle, les élèves se préparent pour la journée où l’école de danse est ouverte aux familles des élèves, et Jade aimerait que ses parents, en voyage à l’étranger, y assistent. On suit également sa rencontre avec le fils d’une pianiste de l’école de danse, sa pratique du skate, et les réflexions de certains personnages sur les relations entre parents et enfants.

Le 4ème tome de la saison 2 est appelé « La vie en grand« . Le personnage principal est Alice, qui veut toujours aider les autres, rentre le week-end dans sa famille recomposée et va chercher une Petite Mère. Il y a aussi Zoé, Sofia, Maïna, Constance et Colas. On y apprend l’origine du club des Capybaras et on suit Louis, un petit stagiaire qui ne se sent pas bien à l’École de danse.

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Les pointes noires

Ce roman de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2018 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Cette série de livres a pour personnage principal Eve, une jeune fille originaire du Mali, adoptée par une famille habitant en Ile-de-France, dont le rêve est de devenir danseuse classique. Ce parcours n’est pas simple malgré son talent, car elle a la peau noire.

Ces livres sont écrits en hommage à deux danseuses :

De la vie de Michaela DePrince, « Les pointes noires » tire l’adoption par une famille occidentale d’une toute petite fille noire qui vit dans un orphelinat d’Afrique, a trouvé une photo de danseuse classique, rêve d’en devenir une, a le soutien de sa famille d’adoption pour travailler à ce rêve et faire face au racisme ordinaire.

Par rapport à Michaela DePrince, il y a deux grandes différences. La première, c’est que quasiment tous les évènements (très) traumatisants vécus dans le pays de naissance ont été supprimés. La deuxième différence, c’est que toute l’action est située non pas aux USA mais en France métropolitaine, plus particulièrement en région parisienne. L’Opéra de Paris y est donc la référence et l’objectif ultime pour la danse classique.

Dans ce premier tome, on lit la vie d’Eve dans son pays de naissance puis son adoption internationale et ses premières années en France, jusqu’à son audition pour l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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Les pointes noires à l’Opéra

Ce livre de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Ce roman est la suite de « Les pointes noires » et on y suit Eve pendant sa scolarité à l’École de danse de l’Opéra de Paris. On découvre l’envers du décors de cette prestigieuse école, en particulier la compétition entre les élèves.

Le racisme est également présent, ici à l’occasion du ballet la Bayadère dans lequel est prévu une « danse des négrillons ». Au passage, ce nom est réellement le nom traditionnel de ce morceau ! Le rapport sur la diversité à l’Opéra National de Paris indique que c’est en 2015 qu’il a été décidé de le renommer « danse des enfants ».

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A la fin du livre, Eve quitte l’École de danse de l’Opéra de Paris pour s’orienter vers des compagnies au moule moins rigide. Si on regarde cette fin de manière optimiste, elle rappelle qu’il n’y a pas que l’Opéra de Paris, comme compagnie au sein duquel évoluer quand on fait de la danse classique à un niveau professionnel. Si vous en doutez, regardez les vidéos inspirantes de compagnies professionnelles à l’occasion du World Ballet Day (sous la bande-annonce vidéo se trouve une liste de compagnies avec un lien à cliquer pour voir leur vidéo du World Ballet Day 2019).

Au passage, tout n’est pas forcément simple dans les autres compagnies. Chloé Anaïs Lopes Gomes, de nationalité française, est danseuse au Staatsballett de Berlin, y a aussi subi du racisme et elle lutte pour faire bouger les choses. Sur une note plus positive, on a vu ici que Precious Adams est danseuse à l’English National Ballet et a le soutien de sa hiérarchie pour danser avec des pointes et collants adaptés à sa carnation. Voici Precious Adams dansant une des odalisques dans Le Corsaire, photographiée par Laurent Liotardo :

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Revenons au livre « Les pointes noires à l’Opéra ». Si on regarde la fin de ce livre de manière pessimiste, elle signifie que les danseuses noires n’ont toujours pas de place à l’Opéra de Paris. Et dans la réalité ? On en a parlé dans cet article.

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Les pointes noires à New York

Ce livre de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Eve a pour objectif d’intégrer l’American Ballet Theatre, seule compagnie à ses yeux où elle pourra trouver une diversité de couleur de peau.

Je n’ai globalement pas apprécié cet ouvrage, car il me semble refléter l’état de la danse classique d’il y a une dizaines d’année, particulièrement avant « Black lives matter ». Mais bien sûr, je ne suis pas spécialiste et je ne connais de ce milieu que ce que je peux en lire sur internet.

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Pour finir cette sélection, je ne vous recommande pas la série de bande-dessinées « Studio danse« . D’abord, tous les personnages sont à la fois très minces et très sexués, avec notamment une forte poitrine pour toutes les jeunes filles. C’est souvent le cas dans les bandes-dessinées, mais on peut quand même signaler que cela met des attentes irréalistes, et donc malsaines, dans la tête des enfants. D’autre part, je comprends l’effort de faire figurer « la » danse africaine, mais je n’aime pas qu’elle soit appelée « l’africain ». Enfin, ce qui me semble également très problématique, c’est que Luce, le seul personnage de corpulence normale (= pas très mince), est aussi le seul personnage qui a une attirance immodérée pour les gâteaux. Je suis la seule à trouver tout cela grossophobe et très gênant, et à me demander pourquoi cette série de bande-dessinée est largement diffusée ?

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Conclusion

Pour des livres évoquant la danse classique en France, je vous recommande tout particulièrement les collections « Le chat de l’Opéra » et « 20 allée de la danse » pour plusieurs raisons. D’abord, les formats proposés soient variés : album première lecture pour « Le chat de l’Opéra », roman ou bande-dessinée pour « 20 allée de la danse ». De plus, le fait que ces collections soient en partenariat officiel avec l’Opéra de Paris permet d’obtenir des informations que l’on ne trouve pas ailleurs. Enfin, la diversité des personnages principaux est très pertinente pour qu’un maximum d’enfants se sente inclus dans le monde de la danse classique.

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Comme vous pouvez le constater, les éditions Nathan proposent de nombreux livres jeunesse en partenariat avec l’Opéra de Paris. Un certain nombre montre une diversité de couleurs de peau et de caractères : les collections « Le chat de l’Opéra », « 20 allée de la danse » et l’album documentaire « La danse classique ». C’est un très beau signe d’ouverture de l’Opéra de Paris, qui participe ainsi à éveiller des vocations pour aller vers plus de diversité dans son personnel et son public.

Par contre, la série de romans photo jeunesse « Léna rêve d’étoile » ne semble avoir que des personnages blancs de peau, dans une ambiance et des sujets qui me font penser à une sitcom américaine. Bref, du peu que j’en aie feuilleté, « Léna rêve d’étoile » ne m’a pas plu du tout.

Enfin, pour les livres des éditions Nathan sur la danse classique, j’ai un avis mitigé sur la série « Danser jusqu’aux étoiles », des romans recommandés de 9 à 12 ans. D’un côté, l’autrice veille à inclure des personnages de couleur de peau et de caractère varié, d’un autre côté je n’aime pas la manière dont sont traitées les relations amoureuses des personnages.

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Si vous lisez l’anglais, en plus de « Ballet with heart » j’ai repéré d’autres très bons albums écrits et illustrés par des personnes noires et je vous ai mis en lien chaque album lu en vidéo :

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Bon week-end !

Traitements anti poux écologiques

10 Sep

Bonjour !

Après les pantalons de jogging pour enfant, abordons un autre sujet « spécial rentrée scolaire » : les poux. Je vous explique notre parcours dans la lutte anti-poux, et si vous ne voulez pas tout lire il vous suffit d’aller directement à la fin de l’article pour lire la conclusion.

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Étape 1 : Le peigne à poux

Voici les 3 marques que nous avons testées :

  • Peigne Fini les poux : Il est tout en inox. Ses dents sont très serrées et très longues. On l’a acheté 9,50 € sur sans-bpa.com et on l’utilise depuis 7 ans avec satisfaction.
  • Peigne Apaisyl, offert avec le shampoing traitant anti-poux de la marque : Il est tout en plastique. Sa couleur claire qui permet de bien voir les poux, mais ses dents courtes ne permettent pas de peigner beaucoup de cheveux à la fois.
  • Peigne Puressentiel, offert avec le shampoing traitant anti-poux de la marque : Il a une poignée en plastique et des dents en inox. Ses dents sont longues, mais les dents ont tendance à s’écarter les unes des autres. Vous pouvez voir ci-dessous à gauche le peigne Fini les poux et à droite le Puressentiel :

En théorie, un peigne à poux permet d’éliminer tous les poux et lentes, mais je trouve que le peignage est long fastidieux, surtout quand on n’a pas les cheveux courts ! Donc on ne l’utilise pas seul pour éliminer les poux.

Ici, on utilise le peigne à poux avec grande satisfaction en outil diagnostique : quand un enfant se gratte la tête, Doudou leur passe le peigne à poux et le tapote sur une feuille de papier blanc pour voir s’il observe des poux ou des lentes.

On l’utilise aussi pour finaliser l’effet d’un shampoing anti-poux : quand les cheveux sont encore humides après le rinçage d’un traitement anti-poux, Doudou le passe pour éliminer les lentes, les nymphes et les poux qui sont encore accrochés aux cheveux.

Après chaque passage du peigne dans les cheveux, Doudou tapote le peigne sur une feuille blanche afin d’observer ce qui tombe du peigne. Si ce qui tombe est une nymphe ou un poux, il observe s’ils bougent spontanément ou quand on approche un cheveu d’eux : cela signifie alors qu’ils sont encore vivants. Si on trouve encore des nymphes ou poux vivants après un shampoing anti-poux, on en conclut que ce  traitement anti-poux n’a pas été 100 % efficace.

Et bien qu’on soit un foyer végane, on utilise l’arrête du peigne à poux pour écraser soigneusement les lentes, nymphes et poux qui sont tombés sur la feuille de papier, pour être sûrs qu’ils ne viendront pas nous réinfecter !

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Étape 2 : Le bain d’huile de coco

La première fois que le Béluga a attrapé des poux, j’ai tenté de lui enduire généreusement les cheveux d’huile de coco et de laisser poser environ 1 heure. Cela n’a pas été efficace. Peut-être que ce serait efficace avec une nuit de pose, mais comment s’assurer qu’il reste assez de produit pendant le sommeil ? De plus, je n’ai pas le temps de faire une application d’une nuit et de laver les cheveux le matin avant d’aller à l’école.

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Étape 3 : Le shampoing anti-poux Pouxit XF

Pouxit est, à ma connaissance, la marque de traitement anti-poux disponible dans toutes les pharmacies. C’est celui que j’ai acheté dès le lendemain du bain d’huile de coco… J’ai alors choisi Pouxit XF, qui est efficace en une seule application de 15 minutes.

Il ne contient pas d’insecticide neurotoxique comme les traitements anti-poux de première génération. Son principe actif est la diméticone, un silicone qui enrobe les poux et les tue de manière mécanique.

  • Prix : 16,99 € les 200 ml sur easypara
  • Présentation : Boîte contenant un flacon de 100 ou 200 ml, dont l’embout est un bouchon à vis.
  • Contenu : Produit de texture huileuse, à l’odeur « chimique ».
  • Composition INCI : Dimethicone, 1,6,10-Dodecatrien-3-Ol, 3,7,11-Trimethyl, PEG/PPG Dimethicone Co-Polymer, Silica Silylate
  • Procédure : Attention, cette lotion ne se rince pas ! Secouer le flacon avant d’appliquer le produit sur les cheveux. Après les 15 minutes d’application de la lotion, il faut appliquer du shampoing directement sur la lotion et bien masser pour essayer d’émulsionner la lotion, puis rincer le tout. Et le pas hésiter à relaver les cheveux une ou deux fois pour retirer toute la lotion… Il faut aussi faire attention à ne pas glisser dans la douche ou la baignoire, rendues glissantes par la Pouxit.
  • Contre-indications :
  • Ma conclusion : Pouxit XF est très efficace contre les poux mais il n’est pas écologique (rejet de silicones dans l’environnement), il a une odeur qui n’est pas spécialement agréable et il est très difficile à éliminer des cheveux (au bout de 3 lavages de cheveux on en a encore assez sur les cheveux pour qu’on aie l’impression qu’ils sont mouillés en permanence).

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Étape 4 : Le shampoings anti-poux et lentes Fini les poux

On a testé le shampoing de la marque Fini les poux, que l’on apprécie pour son peigne anti-poux. Et le shampoing a une présentation attractive : « Action rapide, aux actifs 100% d’origine naturelle, ne contient pas d’insecticides nuisibles à la santé, pour enfants à partir de 3 mois » ainsi qu’un prix au litre nettement inférieur aux autres shampoings anti-poux. De plus, le format est familial (200 ml), la texture et le parfum agréables. Aurait-on trouvé le shampoing anti-poux idéal ?

Pas vraiment… Car la notice précise : « Renouveler l’opération tous les 2 jours pendant 1 semaine ».

C’est à dire qu’à chaque infestation par les poux on doit laver 3 ou 4 fois en une semaine les cheveux, mais aussi les draps et les vêtements/accessoires en contact avec les cheveux ?!

Non seulement ça fait beaucoup de travail et les enfants ne sont pas ravis de se faire traiter tous les deux jours, aussi agréable soit le parfum poire du shampoing. Mais en plus, le prix de revient n’est alors plus du tout intéressant par rapport aux autres marques !

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Étape 5 : Les shampoings anti-poux et lentes « 1 application de 15 minutes » sans insecticide et sans silicones

Maintenant que nous avons vécu une expérience certaine dans les traitements anti-poux, j’ai eu le temps de réfléchir à mes critères :

  • Traitement en une seule application
  • Application de 15 minutes maximum
  • Efficace sur les poux et les lentes
  • Sans insecticide
  • Sans silicones comme la diméticone
  • Si possible conditionné en flacon d’au moins 200 ml (pour des cheveux longs comme les miens, un seul traitement anti-poux utilise 200 ml de lotion)

J’ai trouvé 3 produits qui répondent à ces critères. Je vous les classe en commençant par celui que nous n’avons pas aimé et en terminant par celui que nous préférons.

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Puressentiel Lotion traitante anti-poux

  • Prix : Environ 18,90 € les 200 ml sur easypara
  • Présentation : Boîte contenant un flacon de 100 ou 200 ml, dont l’embout est une canule qui permet d’appliquer le traitement. La boîte inclut aussi un peigne anti-poux avec des dents en acier micro-cannelées. La notice contient des informations sur les poux et explique en détail comment utiliser le traitement et le peigne à poux.
  • Contenu : Produit de texture huileuse, à l’odeur de plantes diverses.
  • Composition INCI : Elle ne figure pas sur l’emballage ni sur la notice, je trouve très dommage ce manque de transparence ! On sait juste qu’il y a diverses huiles et huiles essentielles, mais je ne pense vraiment pas qu’il n’y ait que cela dans le flacon.
  • Procédure : Attention, cette lotion ne se rince pas ! Après les 15 minutes d’application de la lotion, il faut appliquer du shampoing directement sur la lotion et bien masser, puis rincer le tout. Et le pas hésiter à relaver les cheveux une ou deux fois pour retirer toute la lotion.
  • Contre-indications : Ne pas utiliser pour un enfant de moins de 3 ans ni pour une femme enceinte ou allaitante.
  • Ma conclusion : Je ne vous recommande pas ce produit. Sa texture liquide coule sur les épaules pendant les 15 minutes, donc il vaut mieux l’utiliser avec une charlotte imperméable, non fournie. De plus, il est vraiment difficile à éliminer des cheveux. Mais surtout, il n’est pas 100 % efficace même quand on respecte le mode d’emploi !

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Apaisyl Anti-poux Xpress 15′

  • Prix : Environ 14,90 € les 200 ml sur easypara
  • Présentation : Boîte contenant un flacon de 100 ml ou de 200 ml, dont l’embout est un bouchon à clip. La boîte inclut aussi un peigne anti-poux en plastique.
  • Composition INCI : Dérivés d’huile de coco CDE (25 %), eau, sodium methyl cocoyl laurate, propanediol, sodium laureth sulfate, PEG-8, acide citrique, cocoamidopropyl PG – dimonium chloride phosphate
  • Procédure : Après les 15 minutes d’application de la lotion, mouiller les cheveux, masser et rincer abondamment, puis passer le peigne anti-poux sur les cheveux encore humides. Le passage du peigne permet d’éliminer les lentes.
  • Contre-indications : Ne pas utiliser chez un enfant de moins de 2 ans. Pour une femme enceinte ou allaitante, consulter un médecin pour décider d’utiliser ou non ce produit.
  • Ma conclusion : On utilise ce produit si on ne trouve pas notre préféré. Il est nécessaire d’utiliser le peigne à poux après le traitement, sinon le traitement n’est pas efficace !

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Parasidose Soin traitant anti-poux et lentes

  • Prix : 12,49 € les 200 ml sur easypara
  • Présentation : Boîte contenant un tube de 100 ml ou 200 ml, dont l’embout est une canule. La boîte contient aussi une charlotte jetable.
  • Contenu : Produit de texture crémeuse, à l’odeur qui fait penser à une crème hydratante.
  • Composition INCI : Elle ne figure pas sur la boîte ni sur la notice. On sait juste qu’il y a du Biococidine® (qu’est-ce que c’est ?), des conservateurs (lesquels ? on sait juste que ce ne sont pas des parabens ni du phénocyéthanol), du parfum et des excipients (lesquels ?)
  • Procédure : Appliquer le produit sur les cheveux secs. On peut ensuite les envelopper avec la charlotte fournie. Au bout des 15 minutes d’application, la notice recommande de laver les cheveux normalement, mais il suffit de rincer abondamment sans ajouter de shampoing.
  • Contre-indications : Ne pas utiliser pour un enfant de moins de 3 moins.
  • Ma conclusion : J’aime bien ce traitement, même si je regrette le manque de transparence de la marque sur la composition. Il est pratique à appliquer grâce à la canule et à son parfum, confortable à garder pendant 15 minutes grâce à la charlotte, simple à rincer car on n’a pas besoin d’ajouter de shampoing. En plus, on ne s’encombre pas d’un nouveau peigne anti-poux à chaque fois qu’on rajoute une boîte. Et il est utilisable par les enfants à partir de 3 mois et les adultes quel que soit leur situation.

Le laboratoire Biogaran, qui produit Parasidose, produit aussi un produit équivalent nommé « Soin traitant anti-poux Biogaran conseil ». Il a la même composition, et est présenté dans le même tube à embout de canule. Par contre, au lieu d’être accompagné d’une charlotte jetable, il est accompagné d’un peigne anti-poux : pour nous qui avons déjà un peigne efficace, c’est moins bien.

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Conclusion

Voici notre routine anti-poux. Comme les poux s’invitent sur les têtes des enfants plusieurs fois par ans, on a donc en permanence à la maison de quoi appliquer ce plan.

  • Si un enfant ou un adulte se gratte la tête, surtout au niveau de la nuque ou autour des oreilles, passage du peigne anti-poux pour voir s’il y a des lentes ou des poux. Notre modèle préféré est le peigne de la marque Fini les poux.
  • Si un enfant ou un adulte a des poux, on traite le même jour les cheveux toute la maisonnée, enfants et adultes. Ici, il nous faut en tout 500 ml de lotion anti-poux et lentes efficace en une seule application de 15 minutes. Notre préférée est de la marque Parasidose.

  • Après avoir rincé le produit, on fait un dernier rinçage à l’eau contenant du bicarbonate. Puis on essuie les cheveux pour éponger l’excès d’eau et on passe le peigne anti-poux : pour retirer les cadavres et surtout vérifier que tous les poux sont morts.
  • On isole tout ce qui a été en contact avec les cheveux : draps, vêtements, brosse à cheveux, chapeau. On les place dans un grand sac poubelle pendant 4 jours et ensuite on peut les réutiliser directement car les poux ne peuvent pas survivre plus de 36h loin du cuir chevelu.
  • Une semaine après le traitement, ou avant si l’enfant se gratte à nouveau la tête, on repasse le peigne anti-poux pour savoir s’il faut refaire un traitement.

Si vous avez d’autres questions au sujet de la lutte contre les poux, je vous recommande cet article de Que choisir.

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Bon week-end !

Pantalons de jogging durables pour enfant

27 Août

Bonjour !

Les pantalons que mes enfants préfèrent porter sont les plus confortables des pantalons de jogging.

J’achète de préférence les vêtements d’occasion, si possible des lots de vêtements ou du moins plusieurs vêtements qui m’intéressent auprès de la même personne histoire de ne pas multiplier les colis.

Mais pour les pantalons de jogging d’enfant, il y a peu de produits qui conviennent vraiment à nos besoins. Par exemple, la ceinture n’est pas complètement élastiquée, le tissu pas molletonné, ou la coupe est trop large pour la morphologie de mes enfants.

J’ai donc décidé d’acheter aussi des pantalons de jogging neufs, de marques qui correspondent tout à fait à nos critères :

  • Pantalon de jogging un peu épais, donc en coton molletonné
  • Facile à enfiler et à baisser en toute autonomie, donc sans bouton, pince ni lien de serrage à la ceinture
  • Éthique et écologique, donc fabriqué localement avec du coton bio.

Et tant qu’à faire les choses bien, les marques que je vous présente proposent ces pantalons dans des couleurs variées, avec des modèles de divers genres et de diverses couleur de peau. Youpi !

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Mimookids

J’ai acheté ces pantalons sur Elo is bio. Ils sont fabriqués en Espagne avec du coton bio GOTS et Oeko test (je ne connais pas le pays où a été cultivé le coton).

Un pantalon coûte 38 € hors promotion. Actuellement il y a une promotion à 26,60 €.

Ils existent de la taille 1/2 ans à la taille 7/8 ans et en 3 couleurs : jaune avec ceinture rouge, orange avec ceinture bleue ou bleu avec ceinture rouge.

Ces pantalons sont quasiment identiques sur le devant et le derrière, ce qui fait que l’erreur reste discrète si un enfant enfilant son pantalon devant-derrière.

Ces pantalons sont utilisables plus longtemps que les pantalons classiques, puisque le bas du pantalon est cousu façon retourné. Comme vous le voyez sur les photos, cela a pour but d’encourager à le retourner encore plus afin de porter le pantalon même quand il est encore trop long pour les jambes de l’enfant.

Mon expérience : J’ai acheté les 3 couleurs de ces pantalons en 3/4 ans puis en 5/6 ans pour le Pinto en j’en suis ravie.

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Perpète, modèle Easy

On peut acheter ces pantalons sur le site de la marque. Ils sont fabriqués au Portugal (de la teinture du coton à la confection du pantalon) en coton bio GOTS et Oeko-test.

Ils existent du 3 ans au 10 ans, en 5 couleurs unisexes : jaune, orange, rouge, bleu, bleu marine et vieux rose.

Un pantalon Easy Perpète coûte 59 € neuf. On peut en acheter d’occasion à prix très réduit, car la marque rachète tous ses vêtements pour les réparer et les revendre d’occasion. Je trouve le concept super !

Pour acheter d’occasion chez Perpète, mieux vaut être inscrit à la newsletter de la marque : cela permet d’être prévenu·e des prochaines dates de réassort de vêtements de seconde main.

Ces pantalons sont conçus pour durer. Par exemple, le tissu est renforcé au niveau des genoux : là où la plupart des pantalons pour enfants s’abîment le premier.

Et pour adapter le pantalon à la morphologie d’un enfant fin, il y a à l’intérieur de la ceinture un système de bouton pour resserrer l’élastique de taille. Il y a un bouton pression, qui ne me semble pas indispensable à utiliser.

Mon expérience : Le Béluga porte le Easy caramel et le Easy bleu, en 10 ans. J’apprécie que la coupe du Easy soit assez droite pour en faire un pantalon « de ville » et son tissu assez souple pour que le Béluga puisse l’utiliser quand c’est jour de sport à l’école.

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J’ai repéré deux autres marques de jogging, que je n’ai pas testées car mes enfants ont une garde-robe minimaliste qui ne contient pas que des pantalons de jogging. Mais je les garde en tête si besoin :

  • Pantalons Dedicated, dont les valeurs sont décrites ici (en anglais). Je trouve très chouettes leur tissus imprimés. Par contre, leur ceinture comporte un lien de serrage.
  • Pantalons L’asticot, dont les valeurs sont décrites ici (en anglais). Le bas de plusieurs de ces pantalons est comme celui de Mimookids, ce qui permet de les retourner pour les raccourcir s’ils sont trop longs pour l’enfant. Certains comportent un lien de serrage à la ceinture.

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Bon week-end !

Louche et écumoire durables

9 Juil

Bonjour !

Je ne sais plus depuis combien de temps on a acheté notre écumoire en inox, sans doute plus de 10 ans. Et il y a quelques semaines, son manche a fait sécession ! Il s’est dessoudé du disque à trous.

J’ai bien essayé d’utiliser juste le disque pour récupérer mes gnocchis dans leur eau de cuisson, mais je me suis évidemment brûlé les doigts.

Je me suis donc mise en quête d’une nouvelle écumoire, en veillant à la choisir d’une seule pièce ! Plus question de choisir un modèle où le manche est soudé au disque.

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A gauche, mon disque esseulé. A droite, un écumoire composée d’une seule pièce d’inox

Et tant qu’à faire, j’ai cherché une écumoire fabriquée localement. Plusieurs marques fabriquent en France des écumoires d’une seule pièce. Mais la plupart du temps, les dimensions sont adaptées à la cuisine collective, avec en particulier un très long manche.

Heureusement, une marque fabrique en France une écumoire en inox d’une seule pièce avec des dimensions adaptées pour une cuisine personnelle : Christel.

Youpi ! Pour une trentaine d’euros et les frais de port (aucune boutique alentour ne pouvait me commander ce modèle), j’ai obtenu notre nouvelle écumoire qui j’espère bien va nous accompagner pendant tout le reste de notre vie !

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Tout est bien qui finit bien, n’est-ce pas ?

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Deux semaines plus tard, devinez ce qui s’est passé…

C’est notre louche en inox qui a fait sécession !

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J’étais verte à l’idée de devoir refaire une commande sur le site Christel, mais aussi de ne plus avoir la louche qu’on avait choisie comme cadeau de mariage, avec tous les couverts assortis.

En attendant de trouver une solution, je nous ai acheté une louche d’occasion, en veillant bien à ce qu’elle soit d’une seule pièce, hein !

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Je me suis posée la question de conserver uniquement le rond de la louche et de l’utiliser comme petit bol original.

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Et puis j’ai contacté la marque de ma chère louche : Guy Degrenne.

Le Service Après Vente a été très réactif et a répondu à toutes mes questions. On m’a expliqué que la marque aurait pris cette réparation en charge sans frais si ma louche avait moins de 2 ans, ce qui n’était pas mon cas. Mais qu’il était possible de me faire un devis pour la réparation, sous réserve que je paye pour renvoyer la louche.

J’ai donc payé pour l’envoyer à l’usine Guy Degrenne située à Vire. Au passage, cette usine est ouverte aux visites, et j’aimerais beaucoup la visiter quand l’occasion se présentera.

Le devis pour ressouder ma louche s’élevait à 35 €. Apparemment ce type de service après-vente n’est pas fréquent, ce qui se comprend vu le prix. Mais personnellement, je tiens à cette louche, alors je suis bien contente d’avoir pu payer cette réparation pour continuer de l’avoir dans ma vie.

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Conclusion

Je suis très satisfaite du service après-vente de Guy Degrenne et de leur réparation d’ustensile de cuisine dessoudé.

Pour les ustensiles de cuisine en inox, je préfèrerai tout de même, autant que possible, les ustensiles forgés d’une seule pièce, par exemple la gamme POC de la marque Christel.

Bon week-end !

Fil à coudre éthique et écologique

2 Juil

Bonjour !

Après avoir traité la question des ustensiles de couture (ici et ) et des écussons à broder, passons à la question du fil à coudre.

On recommande généralement d’utiliser un fil de la même matière que le tissu cousu. C’est utile en théorie pour que le vêtement puisse être recyclé – mais en pratique, la plupart des vêtements qui sont triés sont soit revendus d’occasion, soit utilisés pour fabriquer de l’isolant.

Personnellement, j’ai des fils de coton et je les utilise pour tous les vêtements, y compris ceux en synthétique. Mais à plusieurs reprises j’ai eu la désagréable surprise que le fil casse ! Je suppose que c’est pour cela que les fils de polyester sont généralement privilégiés pour coudre : ils sont apparemment plus solides que les fils de coton. En tout cas, j’ai l’impression qu’en fait les deux types de fil peuvent plus ou moins s’utiliser sur tout type de tissu.

J’ai donc essayé de lister les avantages et inconvénients des principaux types de fil à coudre : fil en coton et fil en polyester.

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Les fils de coton

Il existe des fils en coton fabriqués en France, par exemple sous la marque Au chinois.

Avantages du fil en coton

  • Ce fil permet de coudre sans ajouter de plastique à l’environnement.
  • Il est facile à trouver dans le commerce.
  • Le fil peut être fabriqué en France, donc dans des conditions de travail a priori éthiques.

Inconvénients du fil en coton

  • La matière première est non locale.
  • Le lieu de fabrication du coton est inconnu/lointain et sans label écologique, donc on n’a aucune garantie sur le respect de l’environnement lors de la production du coton, en particulier la gestion de l’eau et l’utilisation de pesticides.
  • Le lieu de fabrication du coton est inconnu/lointain et sans label équitable, donc on n’a aucune garantie sur le droit du travail lors de la production du coton.

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Il existe aussi des fils de coton bio GOTS, vendus en bobine de 100 m sous la marque Scanfil, avec un nuancier de 34 couleurs (en comptant le noir et le blanc).

Avantages du fil en coton bio GOTS

  • Ce fil permet de coudre sans ajouter de plastique à l’environnement.
  • Le fil fabriqué aux Pays Bas, donc dans des conditions de travail a priori éthiques.
  • La bobine est en bois (hêtre) fabriquée en Europe (mais on ne sait pas si le bois a été cultivé en Europe).
  • La production du coton n’utilise pas de pesticides ni d’engrais de synthèse.
  • Le produit fini est garanti sans produits toxiques (mais rien n’est garanti concernant ceux utilisés pendant la fabrication).

Inconvénients du fil en coton bio GOTS

  • Ce fil est peu présent dans le commerce physique – mais facile à acheter sur internet.
  • La matière première est non locale (coton cultivé aux USA).
  • La bobine est plus volumineuse qu’une bobine en plastique ou en carton.
  • Absence de label équitable, donc pas de garantie du droit du travail notamment lors de la production du coton.

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Les fils de polyester

Il existe des fils de polyester fabriqués en France, par exemple sous les marques Filoom, Au chinois…

Avantages du fil en polyester

  • Ce fil est plus résistant que le fil 100 % coton.
  • Il peut être fabriqué en France, donc avec un respect du droit du travail.
  • Très large choix de couleurs.
  • Très large choix de taille de cocon/bobine.
  • Très facile à trouver dans le commerce.

Inconvénients du fil en polyester

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Il existe enfin des fils en polyester 100 % recyclé, en bobine (en plastique) de 100 m sous la marque Gütermann, avec un nuancier de 50 couleurs (en comptant le noir et le blanc) ou en bobine (en carton) de 120 m sous la marque ALB Stoffe.

Avantages du fil en polyester 100 % recyclé

  • Ce fil est plus résistant que le fil 100 % coton.
  • Le polyester recyclé est fabriqué à partir de bouteilles en plastique, issues des centres de tri des déchets, donc c’est un recyclage de déchet post-consommation qui participe à la réduction des déchets plastiques et dont la fabrication pollue moins que du polyester fabriqué directement à partir de pétrole.
  • Ce fil est 100 % recyclé, c’est à dire que ce n’est pas un mélange de polyester recyclé et de polyester classique.
  • Il est fabriqué en Allemagne, donc avec un respect du droit du travail.

Inconvénients du fil en polyester 100 % recyclé

  • Ce fil est peu présent dans le commerce physique – mais facile à acheter sur internet.
  • Le lieu de collecte des bouteilles n’est pas connu. Il existe du polyester recyclé fabriqué à partir de bouteilles récoltées en Europe, mais la majorité vient d’Asie et représente donc une matière première non locale. C’est probablement cas des fils Gütermann, puisque rien n’est précisé à ce sujet dans leur fiche produit.
  • Il libère à chaque utilisation et à chaque lavage des micro-plastiques dans l’environnement.

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Conclusion

Faut-il préférer du fil en plastique fabriqué localement à partir d’une matière première pas forcément locale ou du fil sans plastique produit dans un pays lointain, la plupart du temps sans aucune garantie salariale ni environnementale ? Quel choix difficile !

Pour la box de couture Ju & Jo que j’ai achetée, le fil fourni était le fil 100 % polyester recyclé Gütermann, peut-être parce que le choix des couleurs est plus large et qu’un fil en polyester est généralement plus solide qu’un fil en coton.

Et si on coud très peu, par exemple pour repriser un trou ou recoudre un bouton, faut-il acheter des bobines de 100 m de fil écologique, soit plus de fil que nécessaire, ou choisir un fil non écologique et non éthique en toute petite quantité ? On peut par exemple utiliser les échantillons de fil présents dans les mini kits de couture, acheter neuf de toutes petites quantités de fil sous la forme d’une tresse multifils ou récupérer auprès de proches/acheter d’occasion des bobines entamées. Cela me semble préférable si on coud très peu, et c’est ce que j’ai pratiqué jusqu’à présent.

Personnellement, j’avais besoin de fil bleu turquoise et de fil bleu clair (mes petits stocks précédents étant épuisés). J’ai décidé de piocher dans les deux types de fil les plus responsables d’après mes recherches : une bobine de fil de coton bio GOTS Sanfil (coloris écume 4814) et une bobine de fil de polyester 100 % recyclé Gütermann (coloris turquoise 736). J’ai pu commander ces deux produits auprès de la boutique en ligne Ma petite mercerie.

Et vous, qu’utilisez-vous comme fil à coudre ?

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Bon week-end !

Livres pour enfant sur la danse classique – les documentaires

25 Juin

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, le thème est la danse classique et j’ai le plaisir de vous informer qu’il existe des livres jeunesse avec plus de diversité que la traditionnelle danseuse blonde ou brune à la peau blanche.

Cela n’est pas encore systématique, et certains livres que je vous recommande sont épuisés donc à trouver en bibliothèque ou sur le marché de l’occasion, mais vous verrez qu’il y a du choix, au point que j’ai découpé ma sélection en deux articles.

Dans cet article, je vous propose une sélection de livres documentaires sur la danse classique. Les fictions pour enfant sur la danse  classique sont dans cet article.

Comme d’habitude, j’ai classé les ouvrages en fonction de l’âge recommandé pour commencer à les lire. Certains de ces livres sont des coups de cœur, pour d’autres j’ai un avis mitigé et je vous explique pourquoi.

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La danse

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Ce livre de Sophie Bordet-Petillon est illustré par Elsa Fouquier. Il est imprimé en Chine et publié en 2016 aux éditions Gallimard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 3 à 6 ans.

J’ai un avis mitigé sur cet album. D’une part, cet album est facile à manipuler par les enfants car il est compact et que ses pages sont cartonnées ou en calque épais.

Il y a un calque toutes les 3 double pages. Son utilisation n’apporte pas l’effet de surprise qu’il peut avoir dans d’autres albums de cette collection, mais c’est toujours sympa d’avoir ce petit effet varié entre les pages.

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Les trois quarts du livre traitent de la danse classique. Et le fait de représenter sur scène un ballet classique avec des danseuses de diverses couleurs de peau qui portent un maquillage et des collants adaptés à leur couleur de peau n’est pas une vue de l’esprit mais une réalité. On peut le voir par exemple avec Nardia Boodoo au Washington Ballet (elle a par exemple dansé dans le corps de ballet pour Le lac des cygnes, ainsi que pour Giselle) ou Miachaela DePrince au Boston Ballet.

Revenons au livre : son dernier quart aborde d’autres danses, à raison d’une double page danse contemporaine, modern’jazz, comédies musicales, hip hop. Il y a également d’autres danses évoquées avec seulement une petite illustration une phrase de commentaire. Je ne suis personnellement pas à l’aise avec le concept de « la » danse africaine : il y a tellement de danses différentes sur le continent africain !

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Bref, pour un enfant de 4 à 6 ans je vous recommande plutôt l’album que je vous présente juste après : « J’apprends la danse classique ».

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J’apprends la danse classique

Ce livre d’Emmanuelle Ousset est illustré par Marie Spénale. Il est imprimé en Roumanie et publié en 2018 aux éditions Milan (lien vers la fiche du livre). Je le trouve adapté de 4 à 7 ans.

Ce petit livre est léger, ses pages sont plastifiées et il montre aussi des enfants qui semblent avoir 4 ans, donc il peut être montré sans problème à un·e enfant de 3 ans si le sujet de la danse classique l’intéresse.

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On trouve dans cet album toutes les informations utiles pour se familiariser avec la danse classique : vocabulaire (vêtements, positions des bras et des pieds…), organisation des cours de danse (pour les tout petits et pour les plus grands) et exemples de professionnel·les de la danse.

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Les illustrations d’enfants sont très nombreuses et montrent des filles et des garçons de différents âges et de différentes couleurs de peau, idem pour les adultes : l’enseignante a des traits asiatiques, parmi les professionnel·les sont cités Marie-Agnès Gillot aussi bien qu’Alvin Ailey (danseur et chorégraphe afro-américain). C’est très agréable de voir cet effort pour qu’un maximum de monde se sente inclus !

Cet album est mon documentaire coup de cœur pour les enfants de 3 à 7 ans.

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La danse

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Ce livre de Françoise de Guibert est illustré par Delphine Renon. Il est publié en 2014 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 4 à 7 ans.

Ce petit livre a des pages en carton léger avec des animations : pop up, volet à soulever, molette à tourner…

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Comme souvent en France métropolitaine, « la danse » désigne ici la danse classique (« ballet » en anglais). Mais il y a quand même dans ce livre un certain nombre de pages dédié aux autres types de danses. La dernière double page du livre les montre toutes.

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Personnellement, je n’ai pas de coup de cœur pour ce livre, mais il vous plaira peut-être.

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A la découverte du ballet

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Ce livre de Mary Kate Mellow et Stéphanie Troeller est traduit de l’anglais. Il est imprimé en Chine et publié en 2010 aux éditions Gremese (lien vers la fiche du livre en italien).

Ce livre est richement illustré par de nombreuses photos de filles. Les textes qui accompagnent les photos sont longs mais n’ont pas forcément besoin d’être lus, ils seront utiles quand l’enfant voudra en savoir plus.

La première partie de l’ouvrage présente un cours d’éveil à la danse, pour filles de 4 à 6 ans. Les enfants des photos sont déguisés en tutu ou en papillon et dansent dans un jardin. Leur enseignant est M. Chris, que l’on voit brièvement en photo. M. Chris comme les enfants ont des carnation variées, ce que j’apprécie. Comme dans tout le livre, le texte raconte les scènes des photos et sont écrits par « Prima Princessa », la fée danseuse dessinée par Stéphanie Troeller.

La deuxième partie de l’ouvrage explique le déroulement d’un cours de danse classique, pour filles de 6 à 13 ans. Sont évoqués la tenues, les positions et les pas de base de la danse classique. Ils sont tous illustrés de photos de filles prenant un cours de danse dans un studio et il y a une certain diversité dans leur couleur de peau.

La troisième partie de l’ouvrage montre des filles et des garçons de 14 ans et plus, et explique des pas de niveau avancé, sur pointes pour les filles, quelques pas pour garçons puis évoque la préparation d’un spectacle (maquillage et costume d’une jeune fille en tutu).

Les photos de la deuxième et de la troisième parties sont prises à la School of American Ballet, l’école de danse classique la plus prestigieuse des USA.

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Diane et le ballet

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Ce livre de Luciano Lozano est imprimé au Portugal et publié en 2022 aux Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Ce bel album est à la fois une histoire, celle de Diane, une petite fille qui aime la danse classique, et un documentaire. C’est un gros coup de cœur pour moi et je vous en dis plus dans cet article.

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Tout sur… la danse classique

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Ce livre de Jane Hackett est imprimé en Chine et publié en 2011 aux éditons Langue au chat. Il est recommandé de 6 à 10 ans. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion.

Ce grand album illustré de nombreuses photos est un un vrai manuel pour apprendre les positions et de nombreux pas de danse classique.

Pour chaque pas, des photos et du texte montrent précisément ce qui fait le pas, et ce qui fait que le pas est réalisé de manière correcte.

Il s’agit de la traduction d’un ouvrage anglais et les tenues vestimentaires ainsi que certains termes techniques ne correspondent pas tout à fait à l’école française, mais cela relève du détail.

Les modèles pris en photo sont des danseurs et danseuses de l’école « Tring Park School for the Performing Arts » : 4 filles et 3 garçons d’âge et de couleur de peau variée. Ainsi la plupart des enfants peuvent se sentir inclus dans ces leçons.

C’est un coup de cœur pour moi si votre enfant a envie d’apprendre sur la technique de la danse classique.

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Le livre de danse classique le + facile au monde

Ce livre de Mitéki Kudo est illustré par Delphine Soucail. Il est imprimé en Espagne et publié en 2019 aux éditions Hachette enfants. Il est recommandé de 6 à 10 ans. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion.

Ce petit album détaille comment réaliser tous les principaux pas de la danse classique : pliés, dégagés, ronds de jambe, arabesque, révérence…

Les explications comme les illustrations sont une merveille de justesse.

Les illustrations sont également douces, et il y a une représentativité aussi bien garçon/filles que des couleurs de peau.

Ce livre est intéressant aussi pour les ados et adultes qui démarrent en danse classique car il est à la fois simple et très précis. Pour tout vous dire, après l’avoir découvert à la bibliothèque, j’en ai acheté un exemplaire pour mon plaisir, et le Pinto l’a lu avec intérêt ! Et voici l’avis de Danse avec la plume.

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La danse classique – questions/réponses

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Ce livre de Claudine Colozzi est illustré par Delphine Soucail. Il est imprimé en France et publié en 2017 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 7 ans.

Chaque double page répond à deux questions liées à la danse classique (qu’est-ce que l’en-dehors ? tous les danseurs portent-ils un collant ? les danseurs mangent-ils des pâtes ?…) et distille des informations en plus grâce aux photos et à un petit encadré illustré.

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La plupart des photos sont issues de l’école de danse de l’Opéra de Paris, ce qui permet de montrer presque autant de garçons que de filles. On peut aussi se rendre compte qu’il y a réellement quelques élèves à la peau foncée dans cette école. Et pour le coup, les vêtements comme les termes techniques sont scrupuleusement conformes à l’école française.

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Cet album est un très bon documentaire pour les enfants de 7 à 11 ans qui sont intéressés par la danse classique et plus particulièrement par l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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La vie en danse

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Ce livre de Cécile Guibert Brussel est illustré par Julie Guillem. Il est imprimé en Belgique et publié en 2018 aux éditions actes Sud junior (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 10 ans.

Cet album au format original découpe chacune de ses parties en plusieurs double pages, paragraphe par paragraphe.

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Ce livre décrit des éléments clés de la danse classique, puis raconte l’histoire de la danse classique de Louis XIV au ballet romantique, liste quelques danseurs et chorégraphes (uniquement des hommes : Petipa, Diaghilev, Béjart) et décrit brièvement l’École et le Ballet de l’Opéra de Paris.

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Puis l’autrice décrit d’autres types de danse : « la » danse africaine, « la » danse indienne, « la » danse orientale, les danses latines, le flamenco, les danses de salon, la comédie musicale, le modern jazz, la danse moderne, la danse contemporaine, le hip-hop.

Personnellement, je n’ai pas de coup de cœur pour ce livre, mais il vous plaira peut-être.

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Le ballet

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Ce livre écrit et illustré par Kate Castle est recommandé de 6 à 12 ans. Il est imprimé en Espagne et publié en 1996 aux éditions Nathan. Il est épuisé mais on peut le trouver d’occasion à très bas prix.

Vous y trouverez de jolies illustrations réalistes réalisées au crayon qui veillent à représenter des garçons comme des filles avec des couleurs de peau variées, une histoire du ballet, des informations sur les cours de danse, sur les représentations, sur la variété de métiers impliqués dans la réalisation d’un spectacle, et des informations sur les plus grands spectacles, artistes et compagnies.

Ce livre montre une variété dans la couleur de peau des enfants – nettement moins dans celle des adultes. Les illustrations semblent réalisées au crayon d’après photo, mais le nom de interprètes n’est généralement pas mentionné (même pas en petits caractères à la fin du livre), c’est dommage.

D’autre part, le contenu est daté (cela se sent particulièrement quand il parle des danseurs « actuels », qui sont à la retraite depuis longtemps maintenant) et par moments on sent que c’est la traduction d’un livre écrit en Angleterre (les danseurs cités sont principalement anglais ou connus en Angleterre, les petits sauts sont appelés « petit allegro »).

Un point que je n’aime pas vraiment dans ce livre, mais qui ne posait pas question à l’époque où il a été écrit, c’est l’utilisation du masculin comme un neutre, tout particulièrement dans le monde du ballet où il y a beaucoup plus de filles/femmes que de garçons/hommes. D’ailleurs la double-page intitulée « Le danseur » parle à environ 80 % d’Anna Pavlova et à 20 % de Mikhaïl Baryshnikov.

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Ma grande encyclopédie de danse

Ce livre de Lorrie Mack est imprimé en Chine et publié en 2013 aux éditions Milan. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion. Il est recommandé à partir de 10 ans.

Ce livre grand format est divisé en 6 chapitres : la danse dans le monde, les danses de salon, le ballet classique, pieds et sentiments à nu, magiques comédies musicales, breakdance et danses de rue.

Chaque double page est richement illustrée avec des nombreuses photos montrant des couleurs de peau et des âges variés. La majorité sont des double-pages de découverte de l’histoire d’un type de danse, mais il y a aussi quelques tutoriels montrant des exemples de pas et de costumes sur une danse précise, des double-pages dédiées à un·e chorégraphe ou une compagnie.

J’apprécie que ce livre sorte des sentiers battus, non seulement en abordant des types de danse qu’on ne trouve pas dans les ouvrages équivalents, mais aussi en traitant d’arts qui en sont proches comme le théâtre kabuki ou la compagnie du Cirque du Soleil.

Et j’aime vraiment que, pour toutes les danses, une grande diversité d’âge, couleur de peau et genre soit présenté, à la fois dans les textes et dans les images. Cela se retrouve vraiment pour toutes les danses et tout au long du livre !

Cette encyclopédie propose des informations qu’on ne trouve pas ailleurs. Maria Tallchief est citée dans la liste des danseuses étoiles, à plusieurs occasion l’apport de personnes afro-américaines pour créer diverses danses, films ou émissions, et globalement il y a un effort pour ne pas se limiter aux pays habituellement cités dans les ouvrages sur la danse.

Par contre, il y a plusieurs tournures de phrases que je n’ai pas aimées et je vais vous les lister.

Il y a d’abord le jeu de mot « danses anciennes du Nouveau Monde », l’utilisation du mot « indigène » plutôt qu’autochtone, l’association entre être aristocrate et avoir des mouvements dignes, le fait que dans la double-page sur « mélanges latinos » il soit mentionné à 3 reprises que les africains d’Amérique latine étaient des esclaves alors qu’il n’est rien mentionné pour les européens d’Amérique latine (qui ont colonisé la région puis y ont emmenés de force des personnes d’Afrique), l’affirmation complètement arbitraire (et sans doute fausse) que les danses populaires des premiers siècles étaient échevelées, pas « policées » et, de manière sous-entendue, n’avaient aucun objectif.

Je n’aime pas que la conception que l’origine afro-américaine du jazz ne soit pas mentionnée alors que de nombreuses genres musicaux, connus ou non, voient leur origine précisée, de même que je regrette que le « cake-walk » soit seulement cité et illustré d’un dessin qui ne permet pas d’imaginer que cette danse a été créée par les esclaves afro-américains pour se moquer de la démarche de leurs maîtres au bal.

De plus, je n’aime pas du tout que sur la double page « rythmes africains » il y ait à la fois la guedra, une danse saharaouie, et l’affirmation que les Ballets africains (qui effectuent des danses tribales d’Afrique de l’Ouest) représentent « la » danse africaine. Et je n’apprécie pas vraiment que la double-page « danses d’Orient » soit un grand fourre-tout comprenant à la fois les danses d’Asie du Sud et la « danse orientale » d’Égypte. Je suppose que la raison de cet éclatement des danses d’Afrique du Nord vient qu’il n’y ait pas eu de place pour elles dans la double-page « danses méditerranéennes », laquelle ne contient que des danses des pays du Nord de la Méditerranée, mais je n’approuve pas ce choix.

Ensuite, je trouve dommage que l’encadré sur la « troupe nationale de chants et danse des ethnies minoritaires » affirme que la Chine « fait honneur aux traditions et à l’art des quelques 50 groupes ethniques recensés dans le pays ». D’ailleurs, je ne crois pas que cette troupe existe encore.

Voilà, je vous ai listé toutes les parties qui me gênent dans ce livre. Malgré elles, ce livre me semble le meilleur choix à ma connaissance si vous cherchez une encyclopédie pour découvrir la danse au sens large pour enfant ou adolescent·e.

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Ballet – une histoire illustrée

Ce livre collectif est imprimé en Chine et publié en 2019 aux éditions Flammarion (lien vers la fiche du livre). Il est adapté aux ados et adultes.

Parmi ma sélection du jour, c’est de loin le plus grand et le plus épais : 359 pages ! Son sous-titre annonce son contenu : une histoire illustrée du ballet. Il couvre de 1550 à aujourd’hui et il est, en effet, très richement illustré.

Chaque chapitre traite une période historique d’environ 40 ans et est introduit par une grande photo où figurent des interprètes de compagnies de ballet britanniques : Fumi Kaneko, danseuse au Royal Ballet, et José Alves, danseur au Ballet Black.

On trouve ensuite, pour chaque chapitre, environ une double-page pour chaque sujet traité : une introduction, l’histoire de ballets, d’artistes, de compagnies et de lieux marquants pour cette période, toujours avec beaucoup de photos.

Je regrette que les artistes de ballet afro-américains ne soient évoqués que par la courte biographie d’Alvin Alley et de Misty Copeland à la fin du livre et par quelques lignes de texte sur la double-page « revisiter les classiques ».

En fait, l’histoire des danseurs et danseuses de ballet afro-américains n’est que peu traitée dans cette encyclopédie, de même que la problématique du racisme dans l’histoire du ballet. Je suppose que la ligne de cet ouvrage est de ne pas évoquer de sujet polémique. Malgré ce manque, je trouve que ce livre est un très bel ouvrage de référence et je le recommande.

Pour vous informer sur les ballerines afro-américaines, il existe un ouvrage en anglais : « Black ballerinas« , écrit par Misty Copeland, illustré par Salena Barnes et publié en 2021.

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ladanse-milanJe ne recommande pas « La danse » de Pascale Hédelin, illustré par Robert Barborini, Benjamin Bécue, Marion Biller et Hélène Convert, et paru en 2017 aux éditions Milan. Certes, ce livre réalise un bel effort de montrer des couleurs de peau variées pour chaque type de personnage, et une fois un personnage en fauteuil roulant. J’aime aussi le fait que sont abordés les différents métiers de la danse et que, globalement, ce livre réponde à toutes sortes de questions de manière claire et pédagogique. Mais il a plusieurs problèmes. Tout d’abord, les pages 16-17 et 24-25 montrent un spectacle intitulé « Il était une fois dans l’Ouest » avec des enfants déguisés en natifs d’Amérique, ce qui est un exemple d’appropriation culturelle. De plus, certains dessins montrent comme par hasard de personnes à la peau noire interprétant des personnages exotiques (un lion page 90, Carlos Acosta avec une sorte de pagne page 88), tandis que des illustrations de personnages principaux sont uniquement blancs dans les exemples pages 90-91. Enfin l’illustration évoquant la danse à la préhistoire montre un groupe de 4 « hommes préhistoriques » avec, comme par hasard, aucune femme parmi eux. Bref, il est évident que ce livre, sorti en 2017, est en fait une réédition à l’identique (à part la couverture légèrement modifiée) de la version de 2011 et qu’il serait vraiment pertinent de la mettre à jour… Exactement comme l’album « La préhistoire » de la même collection !

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Je ne vous recommande pas « Le manuel de la danseuse » de Delphine Godard, illustré par Valérie Coeugniet et paru en 2012 aux éditions Nathan. Certes, les 4 personnages principaux de ce livre ont des couleurs de peau, d’yeux et de cheveux variées. Mais les cheveux de la jeune fille noire ne sont pas crépus, et les quelques garçons dessinés dans le livre sont tous blancs de peau. Et surtout je n’aime pas le dessin irréaliste des corps féminins très minces aux jambes interminables, ni le texte que je trouve très jugeant, voire carrément dangereux. Par exemple, un quizz pour savoir si on est une graine de danseuse contient une question sur l’appétit, et un manque d’appétit est relié à la fait d’être fait pour la danse classique !

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Conclusion

Voici mes recommandations personnelles d’ouvrages sur l’histoire et la technique de la danse classique :

  • Pour un·e enfant de moins de 7 ans : « J’apprends la danse classique » aux éditions Milan ou « Diane et le ballet » aux éditions des Éléphants.
  • Pour un·e enfant à partir de 7 ans qui est intéressé·e par la technique : « Le livre de danse classique le + facile au monde » aux éditions Hachette.
  • Pour un·e enfant de 9 à 12 ans, le choix dépend des intérêts de l’enfant et de ce qu’iel connait déjà. Pour en savoir plus sur les pas, « Tout sur… la danse classique » me semble une bonne idée si vous pouvez le trouver (il est épuisé). Pour des informations dans le contexte de l’École de Danse de l’Opéra de Paris, « La danse classique – questions/réponses » est un bon choix. Pour une petite encyclopédie du ballet, je trouve que « Le ballet » est intéressant si vous pouvez le trouver (il est épuisé). Pour une encyclopédie qui ouvre sur des nombreux types de danse (en plus de proposer un beau panorama de la danse classique), allez vers « Ma grande encyclopédie de danse ».
  • Pour un·e ado à qui on veut offrir un grand et beau livre : « Ballet, une histoire illustré ».

Dans un prochain article, on verra les livres jeunesse de fiction sur la danse classique. Edit : L’article est en ligne ici.

Bon week-end !

Choisir une tunique de danse classique

4 Juin

Bonjour !

Après avoirtrouvé des tuniques de danse classique fabriquées en France et des tuniques de danse classique taille XL, je me suis décidée à acheter de quoi remplacer mes justaucorps trop petits par des tuniques adaptées à ma morphologie et fabriquées le plus localement possible.

Je vous explique mes essais puis vous montre des photos où je porte chacune de ces tuniques. Si vous ne souhaitez pas tout lire, je vous donne tout de suite la conclusion : j’ai trouvé mon bonheur auprès de la marque Vicard, qui fabrique au Portugal des tuniques avec tailles adulte et qui peut, sur demande et sans payer plus, adapter la coupe ou la couleur du produit choisi.

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Premier essai

Vus le prix élevé d’une tunique fabriquée en France et l’absence de magasins autour de chez moi où je puisse essayer ces produits, j’ai tenté un premier achat d’occasion. J’ai eu la chance de trouver en état neuf une tunique 2125 de la marque Degas en lycra bleu ciel non doublé et en taille 4.

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Niveau taille, c’est parfait pour moi et j’aime beaucoup la coupe très courte de la jupette. Par contre, comme c’est déjà visible sur la fiche produit de la marque, le tissu est assez transparent pour qu’on voie le haut du collant à travers. De plus, la coupe du justaucorps est trop décolletée à mon goût et je trouve ma poitrine pas assez maintenue.

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Cet achat m’a permis de réaliser que les deux marques fabriquant en France, Degas et Baïlarem Pro, n’ont pas de produits vendus aux particuliers qui correspondent à mes critères. En effet, grâce à ce premier essai, j’ai mieux compris ce que je souhaite :

  • une tunique opaque et mat : en coton ou Meryl, avec tissu doublé au niveau de la poitrine,
  • sans empiècement de tulle ni de dentelle,
  • à bretelles fines, si possible croisées dans le dos,
  • à encolure droite ou très peu décolletée,
  • avec une jupette en voile plutôt courte, sans pliage portefeuille,
  • compatible avec ma morphologie, qui est de taille 42 avec un buste plus long que la moyenne.

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Deuxième essai

Au bout de plusieurs mois de réflexion, j’ai acheté la tunique Ophélie de la marque Vicard, en Meryl noir, taille 42. Elle est fabriquée en Portugal.

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J’aime la coupe, l’opacité du justaucorps et la relative transparence de la jupette. Je note aussi l’originalité de la coupe de la jupette (courte devant, mi-longue derrière,) même si je la trouve un tout petit peu moins pratique qu’une jupette très courte.

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Par contre la taille est trop petite pour mon long buste : les bretelles me serrent, et pour relâcher cette pression je n’ai pas d’autre choix que de remonter le tissu du justaucorps, qui est alors un peu trop échancré à mon goût au niveau de l’entrejambe.

De plus, les bretelles sont entrelacées, ce qui fait que je passe du temps à les remettre en place pour qu’elles soient dans la position que je souhaite.

Bref, mes collègues de danse me complimentent sur cette tunique mais elle n’est pas aussi confortable que j’espérais. Comme la tunique précédente, je la porte donc en attendant mieux.

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Dernier essai

Après plusieurs mois, j’ai pris le temps d’écrire à l’adresse de contact de la marque Vicard pour demander des conseils sur l’achat d’une autre tunique, plus adaptée à ma morphologie et d’une couleur qui n’était pas proposée sur le site pour ce modèle.

J’ai reçu des réponses chaleureuses, attentives à mes questions et détaillées pour y répondre, quel service client agréable et efficace !

Et j’ai eu les informations adaptées pour avoir une tunique qui me correspondra vraiment. J’aurais dû leur écrire avant ma première commande…

En effet, Rosa a confirmé ma question sur les tailles : pour les tenues de danse classique, on commande en général une taille au-dessus des vêtements de ville. Et comme j’ai un buste plus long que la moyenne, il est pertinent d’ajouter encore quelque chose pour allonger le justaucorps – en fait c’est comme les collants : on augmente d’une taille si on a besoin d’une plus grande largeur ou d’une plus grande longueur.

De plus, Rosa m’a expliqué qu’il est possible d’adapter les modèles de Vicard. Il suffit de choisir un modèle avec sa taille et son tissu et d’ensuite lister, dans l’encadré commentaire qui apparait lors de la commande, les modifications que l’on souhaite. On peut par exemple demander à ce que la jupette soit plus courte ou les bretelles plus longues.

Dans mon cas, j’ai choisi à nouveau la tunique Ophélie et je l’ai commandée en taille 44, en Meryl noir. J’ai précisé dans l’encadré commentaire que je souhaitais des bretelles croisées (pas entrelacées) et un coloris Aqua (pas noir). Et magie, j’ai reçu ce paquet !

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J’adore la couleur de cette tunique !

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Comme pour mon achat précédent, je suis ravie de la qualité. Mais en plus, je suis touchée d’avoir pu bénéficier d’une commande ajustée à mes besoins pour que cette tunique me suive, je l’espère bien, pour le reste de ma vie d’adulte !

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Comparaison des 3 modèles

Pour vous donner une meilleur idée de la différence qu’apportent le tissu, la couleur, la coupe et la taille, je vous ai fait des photos.

De face, on voit que la tunique 2125 de Degas en lycra bleu ciel taille 4 a un tissu plus fin, une coupe plus décolletée et une jupette un peu plus courte devant que les tuniques Ophélie de Vicard en Meryl noir taille 42  ou en Meryl aqua taille 44. Entre ces deux dernières, on voit que le justaucorps en taille 44 est moins étiré qu’en taille 42.

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De dos, on voit la différence entre bretelles droites, bretelles entrelacées et bretelles croisées. Ma préférence va aux dernières car je sais qu’il n’y a aucun risque qu’elle ne glissent et que leur mise en place est plus spontanée que les bretelles entrelacées.

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Voilà, ma recherche pour une tunique durable adaptée à mes critères est terminée, avec succès ! J’espère que cet article vous a été utile, si vous cherchez à vous équiper d’une jolie tenue de danse qui vous servira longtemps.

Et si vous connaissez une personne à qui les deux premières tuniques iraient bien, je serais ravie de les revendre – pour les remplacer par une tunique Ophélie en Meryl noir, taille 44, avec bretelles croisées et une jupette un peu plus courte.

Bon week-end !

De la diversité au Ballet de l’Opéra de Paris

2 Avr

Bonjour !

Dans cet article, on ne va pas parler de la diversité des styles d’œuvre, ni de la diversité des corps qui peuvent faire de la danse classique (on en a déjà parlé ici), mais de la diversité des couleurs de peau.

Dans le Ballet de l’Opéra de Paris, il y a actuellement 5 danseuses et danseurs noirs ou métis : les danseuses Letizia Galloni et Awa Johannais, les danseurs Jack Gasztowtt, Guillaume Diop et Isaac Lopes Gomes (frère de la danseuse Chloé Anaïs Lopes Gomes).

En fait, cela fait très longtemps qu’il y a un peu de diversité dans la couleur de peau des danseurs et danseuses du Ballet de l’Opéra de Paris. Mais c’est généralement peu visible dans les ballets classiques car les artistes se fardent la peau et portent des collants opaques.

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Pourquoi masquer la diversité naturelle des couleurs de peau des artistes ? Parce qu’une habitude très ancienne veut/voulait que le Corps de ballet soit composé de personnes ayant la même couleur de peau, pour ne pas « casser les lignes » du corps de ballet. Ce sont les mots du célèbre chorégraphe Balanchine pour refuser d’engager la danseuse Llanchie Stevenson dans sa compagnie (le New York City Ballet) et cette opinion était largement répandue à l’époque.

Et même parmi une compagnie de danseurs et danseuses au physique très homogène, il y a des choix d’attribution des rôles qui ne dépendent pas que du talent : sa taille, la forme de son visage et la couleur de ses cheveux peuvent vite cantonner l’artiste à certains rôles.

De fait, les danseurs à la peau foncée sont plus facilement distribués dans :

  • des ballets contemporains ;
  • dans des rôles « exotiques » : le guerrier Solor dans le ballet « La Bayadère », le barbier Basilio dans « Don Quichotte », la Danse arabe dans « Casse-Noisette », la Danse espagnole dans « Le lac des cygnes » ;
  • dans des rôles de « méchants » : Rothbart dans « Le lac des cygnes », Tybalt dans « Roméo et Juliette », Abderam dans « Raymonda »

plutôt que dans les rôles traditionnellement « caucasiens » des ballets romantiques : le prince Siegfried ou Odette/Odile dans « Le lac des cygnes », Roméo ou Juliette dans « Roméo et Juliette », Giselle, le prince Albrecht ou Myrtha dans « Giselle », Raymonda ou le chevalier Jean de Brienne dans « Raymonda ».

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Heureusement, les habitudes peuvent évoluer ! Les artistes et employés noirs et métis de l’Opéra de Paris ont signé en 2020, avec d’autres employés de cette institution, un manifeste pour supprimer la discrimination raciale héritée des traditions de l’Opéra de Paris.

Ce manifeste a immédiatement été pris en compte et a conduit à un rapport sur la diversité à l’Opéra National de Paris par Pap Ndiaye et Constance Rivière. Si vous ne souhaitez pas lire le rapport (et même si vous l’avez lu), je vous recommande son décryptage de ce rapport par Danse avec la plume.

Et l’institution évolue. C’est confirmé de l’intérieur : par les danseurs de l’Opéra Isaac Lopes Gomes et Guillaume Diop, et par le chef de projet évènementiel et chargé de relations publiques à l’AROP Binkady-Emmanuel Hié, qui avait initié la réflexion. On trouve même ces confirmations dans un article du New York Times (en anglais).

Par exemple, les danseuses noires de l’Opéra de Paris peuvent maintenant se voir fournir du maquillage, des collants et des pointes d’une couleur adaptée à leur carnation. Cela a été appliqué pour le ballet « La bayadère » et pour le défilé du Ballet de 2021 (photo ci-dessous tirée de l’article de Danse avec la plume). Les coiffures des danseurs semblent également être plus variées, comme vous le verrez sur les photos de Guillaume Diop.

defile2021-photobyJulienBehamou

Le Ballet de l’Opéra de Paris a aussi une démarche active pour aider les jeunes de tous profils à se projeter dans une carrière de danse classique, grâce à de très chouettes livres pour enfants documentaires (je vous en parle ici) ou de fiction (je vous en parle ).

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Pour mettre en valeur la diversité des danseurs et danseuses de l’Opéra de Paris, j’ai listé des artistes qui ne correspondent pas au stéréotype peau blanche & cheveux clairs, et je vous les montre en photo en train de danser des rôles traditionnels du répertoire classique de cette compagnie. Pour trouver les photos de cet article, j’ai, entre autres, utilisé le site « Les étoiles de l’Opéra de Paris » et le forum Dansomanie. J’ai également puisé dans le fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra (on peut y accéder en demandant un pass Recherche pour projet personnel).

Étant une simple amatrice, il est très possible que cette liste soit incomplète : n’hésitez pas à me donner des noms si vous voyez que j’en ai oubliés !

J’ai classé ces artistes selon la date de leur engagement dans le Corps de ballet de l’Opéra de Paris. Je vous précise également leur grade dans la compagnie, sachant qu’il existe actuellement 5 grades dans le Ballet de l’Opéra de Paris et que chaque grade est généralement associé à certains types de rôles :

  • Les quadrilles dansent uniquement en groupe, dans le Corps de Ballet. Les quadrilles sont stagiaires lors de la première année qui suit leur réussite au concours d’entrée dans le Ballet.
  • Les coryphées dansent en groupe mais peuvent parfois danser de petits rôles de soliste.
  • Les sujets dansent de petits rôles de soliste et dansent en groupe.
  • Les premières danseuses et premiers danseurs dansent des rôles de soliste, y compris des rôles principaux.
  • Les danseuses et danseurs étoiles sont des artistes exceptionnels qui dansent uniquement les rôles principaux et ont leur loge personnelle au Palais Garnier.

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1957 : Marjorie Tallchief

Marjorie Tallchief est la seule native d’Amérique (de père osage, de mère irlandaise) à avoir été engagée dans le Ballet de l’Opéra de Paris.

Un article du journal Combat du 15 juillet 1957, qui relate sa nomination. Le titre utilisé est « première danseuse-étoile », un grade qui n’existe plus actuellement mais qui semble correspondre à l’actuelle titre d’étoile.

Voici une photo de Marjorie Tallchief, prise par Commelynck, probablement dans un des petits balcons autour du grand escalier de l’Opéra Garnier, et stockée dans le fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra de Paris.

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Voici une photo de Marjorie Tallchief et George Skibine, prise par Commelynck, à mon avis dans le grand foyer de l’Opéra Garnier :

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Et voici une photo de Marjorie Tallchief prise par le Studio Liseg (là-aussi une photo issue du fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra de Paris) :

MarjorieTallchief-photobyStudioLiseg-mini

Cela ne se fait plus actuellement, mais à cette période, certains artistes ont en effet été engagés directement dans la compagnie au grade d’étoile : il y a eu Alexandre Kalioujny en 1947 (qui a démissionné en 1953), Nina Vyroubova en 1949 (qui a a démissionné en 1957), Marjorie Tallchief et son mari George Skibine en 1957 (celui-ci est devenu maître de ballet l’année suivante) et Ghislaine Thesmar en 1972.

Je ne sais pas pourquoi Marjorie Tallchief ne figure pas dans certaines listes des danseuses étoiles de l’Opéra de Paris, ni pourquoi elle a quitté la compagnie en 1961 (en même temps que son mari) : peut-être parce qu’elle menait en parallèle une carrière aux USA. En tout cas, les engagements qui duraient seulement quelques années semblent plutôt fréquents à cette période.

Pour information, quatre autres natives d’Amérique ont été des ballerines d’envergure internationale :

  • Maria Tallchief, sœur ainée de Marjorie, qui a dansé à l’Opéra de Paris en tant qu’artiste invitée en 1947-1948 et a continué sa carrière aux USA pour devenir la première grande ballerine américaine. La voici en photo avec Peter Van Dyck dans les costumes du ballet Giselle, photographiés par Serge Lido (photo issue du fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra de Paris) :

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  • Rosella Hightower, d’origine choctaw, qui a été l’étoile du Grand Ballet du Marquis de Cuevas (à la période où Marjorie Tallchief y dansait aussi, comme on peut le voir sur cette affiche de 1950) puis qui a fondé l’École supérieure de danse de Cannes ;
  • Moscelyne Larkin, de la tribu Shawnee-Peoria ;
  • Yvonne Chouteau, d’origine shawnee et cherokee.

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1972 : Charles Jude

Charles Judes (de père français, de mère sino-vietnamienne) est entré en 1972 dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Il a été nommé danseur étoile en 1977.

Voici Charles Jude avec Noëlla Pontois dans Le Lac des cygnes, photographiés par C. Masson :

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Voici Charles Judes avec Isabelle Guérin dans Joyaux, photographiés par DR :

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Voici Charles Judes avec Elisabeth Platel dans Le lac des cygnes :

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Avec également Rudolf Noureev dans le même ballet :

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1975 : Jean-Marie Didière

Jean-Marie Didière est entré en 1971 à l’École de danse puis en 1976 dans le Ballet de l’Opéra de Paris.

Jean-Marie Didière est le premier danseur noir a avoir été engagé dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Il a fini sa carrière au grade de sujet, après une blessure au talon d’Achille qui a compromis son ascension.

Voici Jean-Marie Didière en 1980 lors du concours de promotion où il a été nommé coryphée, photographié par Francette Levieux :

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Voici Jean-Marie Didière en Tybalt dans « Roméo et Juliette », photographié par R. Torette :

En parallèle de l’Opéra de Paris, Jean-Marie Didière a dansé au sein du groupe « Dupond et ses stars ». Dans cet entretien, Jean-Marie Didière parle de Patrick Dupond et de lui-même et on les voit tous les deux en photo et en vidéo.

Voici Jean-Marie Didière en 2003 lors de son dernier Défilé, photographié par Michel Lidvac :

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Après sa retraite de Ballet de l’Opéra de Paris, Jean-Marie Didière a continué à interpréter des rôles de caractère ou de pantomime, comme Don Quichotte dans le ballet éponyme, la Sorcière dans « La sylphide », le Rajah dans « La bayadère », ainsi que certaines pièces comme « Nuit des sens » en 2004 ou « Wuthering heigths » en 2007.

Voici Jean-Marie Didière en Rajah dans « La bayadère », avec Dorothée Gilbert :

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1979 : Eric Vu-An

Eric Vu-An (d’origine vietnamienne par son père) est entré en 1974 à l’École de danse puis en 1979 dans le Ballet de l’Opéra de Paris, à seulement 15 ans !

Voici Eric Vu-An dans « Le bal des cadets », probablement en 1976 ou 1977, photographié par Francette Levieux (photo issue du fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra de Paris) :

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Voici Eric Vu-An dans « Roméo et Juliette », en 1983 ou 1984, photographié par Rodolphe Torette (photo issue du fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra de Paris) :

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En 1986, Maurice Béjart le nomme danseur étoile pour son rôle de Mephisto dans le ballet « Arepo » qu’il a chorégraphié. Mais cette nomination est annulée par Rudolph Noureev, qui était alors directeur de la danse et donc seul responsable de ces nominations. Eric Vu-An aurait été le premier danseur étoile métis à l’Opéra de Paris.

Eric Vu-An quitte ensuite le Ballet de l’Opéra de Paris pour devenir artiste indépendant et danser des rôles d’étoile dans diverses compagnies. Il reviendra danser à l’Opéra de Paris en tant que soliste invité.

Voici Eric Vu-An dans « Le lac des cygnes » au Ballet du Capitole (Toulouse) photographié par Guy Jungblut :

Voici Eric Vu-An avec Clothilde Vayer dans « Le lac des cygnes » le 28 octobre 1987 en tant que danseur invité au Ballet de l’Opéra de Paris :

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Voici Eric Vu-An dans « Giselle » (je n’arrive pas à trouver la date et le lieu de cette représentation) :

Voici Eric Vu-An avec Noëlla Pontois dans « Giselle » (je n’arrive pas à trouver la date et le lieu de cette représentation) :

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Voici Eric Vu-An dans le ballet « Raymonda » avec Carla Fracci (je n’arrive pas à trouver la date et le lieu de cette représentation) :

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Voici Eric Vu-An en Basilio avec Laetitia Pujol dans le ballet « Don Quichotte » en 2003 en tant que danseur invité lors d’une soirée d’hommage à Rudolph Noureev :

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1980 : Kader Belarbi

Kader Belarbi est né en 1962. Il est entré en 1975 à l’École de danse puis en 1980 dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Il en a été nommé danseur étoile en 1989.

Voici Kader Belarbi dans le rôle de l’oiseau bleu de « La belle au bois dormant » le jour de sa nomination d’étoile :

Voici Kader Belarbi dans « Giselle » avec Elisabeth Platel :

Voici Kader Belarbi dans « La bayadère » :

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Voici un extrait vidéo où on voit Kader Belarbi quelques mois après sa nomination.

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1986 : Miteki Kudo

Miteki Kudo est née en 1970. Elle est entrée en 1981 à l’École de danse puis en 1986 dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Elle a terminé sa carrière au grade de sujet.

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1986 : Gil Isoart

Gil Ioart est né en 1968. Il est entré en 1984 à l’École de danse puis en 1986 dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Il a terminé sa carrière au grade de sujet.

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1988 : José Martinez

José Carlos Martinez est né en 1969. Il est entré en 1987 à l’École de danse puis en 1988 dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Il en a été nommé danseur étoile en 1997.

Voici José Martinez dans le ballet « Le lac des cygnes », photographié par Icare :

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Le voici, toujours dans « Le lac des cygnes », avec Agnès Letestu, photographié par J. Moatti :

Voici José Martinez dans « La bayadère », photographié par Icare :

Et voici José Martinez dans « Études », photographié par Icare :

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1992 : Raphaëlle Delaunay

Raphaëlle Delaunay est née en 1976. Elle est entrée en 1986 à l’École de danse puis en 1992 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris.

Voici une photo de Raphaëlle Delaunay photographiée par Jacques Moatti et publiée dans son livre « Danse ». Elle y est montrée, encore à l’École de danse mais probablement en toute fin de formation (première division ?) en train de suivre l’enseignement du danseur étoile Michel Renault.

RaphaelleDelaunay-photobyJacquesMoatti

A 16 ans, encore quadrille stagiaire, Raphaëlle Delaunay a participé au concours Eurovision des jeunes danseurs en 1993 et y a gagné la 3ème place. A cette époque, la danseuse étoile Hislaine Thesmar lui prédisait une superbe carrière d’après le magazine FranceIles de septembre-octobre-novembre 1993. Voici une photo de Raphaëlle Delaunay à cette époque, prise par P. Perazio et publie dans le magazine Danser d’otcobre 1993 avec une interview de la danseuse :

RephaelleDelaunay-photobyPPerazio

Raphaëlle Delaunay a dansé notamment la Bohémienne dans le ballet « Le loup ».

Elle quitte cette compagnie cinq ans plus tard mais a dansé à nouveau à l’Opéra de Paris en 2004 en tant qu’artiste invitée pour « One of a kind ».

Dans cet entretien filmé, Raphaëlle Delaunay revient sur son parcours de danseuse. Et cet article montre un autre regard sur Raphaëlle Delaunay et présente la suite de son parcours professionnel : chorégraphe.

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1997 : Alice Renavand

Alice Renavand est née en 1980. Elle est entrée en 1990 à l’École de danse puis en 1997 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Elle en a été nommée danseuse étoile en 2013, à l’âge de 33 ans, et c’est à partir de ce moment qu’elle a réellement été distribuée dans les grands rôles du répertoire classique.

Voici Alive Renavand dans « La fille mal gardée », photographiée par Francette Levieux :

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Voici Alice Renavand en Kitri dans « Don Quichotte » avec François Alu, photographiés par Julien Benhamou :

AliceRenavand-FrancoisAlu-photobyJulienBenhamou

Voici Alice Renavand dans le rôle titre de « Giselle », photographiée par Agathe Poupeney :

AliceRenavand-photobyAgathePoupeney

Dans cette vidéo, Alice Renavand explique son parcours. Cet article de Danse avec la plume retrace sa carrière singulière. Et dans cet article, Alice Renavand explique ses projets, y compris créer un collectif pour les danseurs et danseuses de l’Opéra de Paris qui ont plus de 42 ans.

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2004 : Mathias Heymann

Mathias Heymann est né en 1987. Il est entré en 2001 à l’École de danse puis en 2004 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est danseur étoile depuis 2009 – il a été nommé étoile à 21 ans. Dans cette vidéo, Mathias Heymann explique son parcours et on le voit danser.

Voici Mathias Heymann avec Hannah O’Neill dans « Paquita », photographiés par Laurent Philippe :

Du Samedi 02 Mai 2015 au Mardi 19 Mai 2015

Voici Mathias Heymann dans « La bayadère », photographié par S. Mathé :

Voici Mathias Haymann dans « Giselle », photographié par Yonathan Kellerman

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2008 : Takeru Coste

Keita Youssef Bellali est entré en 2002 à l’école de danse, puis en 2008 au Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement quadrille.

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2009 : Letizia Galloni

Letizia Galloni est née en 1991. Elle est entrée en 2001 à l’École de danse puis en 2009 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement sujet.

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Letizia Galloni est ici photographiée par Benoîte Fanton en Lise dans La jeune fille Mal gardée. Letizia Galloni est la première danseuse métisse à danser ce rôle de soliste à l’Opéra de Paris.

LetiziaGalloni-photobyBenoiteFanton

Voici Laetitia Galloni avec Mathias Heymann (je n’arrive pas à trouver quelle est cette représentation) :

LaetitiaGalloni-MathiasHeymann

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2011 : Hanna O’Neill

Hannah O’Neill est entrée en 2011 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris, après deux années en tant que surnuméraire. Elle y est actuellement première danseuse.

Il est possible de devenir étoile de l’Opéra de Paris quand on n’est pas né·e en France et que l’on n’a pas fréquenté l’école de danse de l’Opéra de Paris. C’est très rare et il faut avoir la patience de monter les échelons à partir de zéro, mais Ludmila Pagliero et Sae Eun Park l’ont réussi. On peut espérer que Hanna O’Neill le réussisse un jour. Elle parle de son parcours dans cet entretien.

Voici Hannah O’Neill à 16 ans, quand elle était encore à l’Australian Ballet School, photographiée par Neil Bennett/The AGE/Fairfax Media :

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Voici Hannk O’Neill photographiée par Lycette Wills :

Voici Hannah O’Neill avec Matthias Heymann dans « Paquita » :

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2012 : Sae Eun Park

Sae Eun Park est née en 1989. Elle est entrée en 2012 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris, après une année en tant que surnuméraire. Elle y est danseuse étoile depuis 2021 – voici des photos du jour de sa nomination.

Sae Eun Park est la première danseuse étoile d’origine asiatique à l’Opéra de Paris. Elle parle dans cette vidéo de son état d’esprit. Cet article est complémentaire à la vidéo et explique son parcours : de soliste au Ballet National en Corée du Sud en 2010, elle a recommencé sa carrière professionnelle à zéro au Ballet de l’Opéra de Paris.

Voici Sae Eun Park dans « Giselle », photographiée par Yonathan Kellerman :

Voici Sae Eun Park dans « Joyaux », photographiée par Michel Lidvac :

Voici Sae Eun Park dans « Le lac des cygnes », photographiée par Julien Benhamou :

Voici Sae Eun Park en reine de Willis dans « Giselle », photographiée par Yonathan Kellerman :

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2014 : Isaac Gomes Lopes

Isaac Gomes Lopes est entré en 2007 à l’École de danse puis en 2014 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement coryphée.

Isaac Gomes Lopes est ici photographié par David Elofer lors de l’audition pour intégrer le Ballet de l’Opéra de Paris.

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2014 : Awa Joannais

Awa Joannais est entrée à l’École de danse puis en 2014 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement quadrille.

AwaJoannais-photobyDavidElofer

Awa Joannais est ici photographiée par David Elofer, probablement à l’occasion du concours d’entrée à l’Opéra ou d’un concours de promotion interne.

Il existe aussi des photos d’Awa Joannais avec des collants adaptés à la couleur de sa peau, comme celle-ci prise par Nisian Hughes :

AwaJoannais-photobyNisianHughes

Voici Awa Joannais dans « Giselle », photographiée par Isabelle Aubert :

Et voici Awa Joannais dans « Le lac des Cygnes », photographiée par La Petite Photographe.

AwaJoannais-photobyLaPetitePhotographe

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2015 : Chun-Wing Lam

Chun-Wing Lam est entré en 2011 à l’École de danse puis en 2015 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement coryphée.

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2017 : Jack Gasztowtt

Jack Gasztowtt est entré en 2011 à l’École de danse puis en 2017 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement sujet.

JackGasztowtt-photobyFrancetteLevieux

Jack Gasztowtt est ici photographié par Francette Levieux alors qu’il était encore à l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris.

Jack Gasztowtt a aussi dansé le rôle de Rothbart dans le pas de 3 du cygne noir du « Lac des cygnes » le 19 mars 2021, mais je n’en ai pas trouvé de photo. Il a également dansé la totalité du rôle de Rothbart les 16, 25 et 28 décembre 2022.

Le voici photographié le 16 décembre par Ballet & Cie avec Myriam Ould-Braham et Marc Moreau.

JackGasztowtt-MyriamOuldBraham-MarcMoreau-photobyBalletetcie

Et le voici photographié le 28 décembre par Neophyte, du forum Dansomanie.

JackGasztowtt-HeloiseBourdon-MarcMoreau-photobyNeophyte

Il a aussi dansé le rôle de soliste Czardas dans « Le lac des cygnes » les 10, 11, 13, 14, 17, 19 et 23 décembre 2022.

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2017 : Seohoo Yun

Seohoo Yun est entrée en 2017 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement quadrille.

Je n’ai pas trouvé de photo de Seohoo Yun dans le Corps de ballet de l’Opéra de Paris.

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2018 : Hohyun Kang

Hohyun Kang est entrée en 2018 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement sujet.

Voici Hohyun Kang en Cupidon dans « Don Quichotte », photographiée par Isabelle Aubert :

HohyunKang-photobyIsabelleAubert

Voici Hohyun Kang et Guillaume Diop dans « La belle au bois dormant », photographiés par Svetlana Loboff, en studio puis sur scène :

HohyunKang-GuillaumeDiop-photobySvetlanaLoboff

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Hohyun Kang parle de son parcours professionnel dans cet article.

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2018 : Guillaume Diop

Guillaume Diop (de mère auvergnate et de père sénégalais) est entré en 2012 à l’École de danse puis en 2018 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement sujet. C’est le premier danseur du Ballet de l’Opéra de Paris ayant des origines africaines qui y danse un rôle de prince.

Guillaume a déjà dansé des rôles de soliste, comme Basilio dans « Don Quichotte ». Le voici photographié par Julien Benhamou :

GuillaumeDiop-photobyJulienBenhamou

Le voici, dans le même ballet, avec Héloïse Bourdon, photographiés par Julien Benhamou :

GuillaumeDiop-HeloiseBourdon-photobyJulienBenhamnou

Voici Guillaume Diop en Roméo dans « Roméo et Juliette » avec Léonore Baulac, photographiés par Agathe Poupeney :

GuillaumeDiop-LeonoreBaulac-photobyAgathePoupeney

Voici Guillaume Diop et Léonore Baulac dans « Le lac des cygnes » (probablement un extrait dansé lors d’un gala en dehors de Paris, mais je n’arrive pas à avoir plus d’informations) :

GuillaumeDioLeonoreBaulac

Et voici Guillaume Diop en Solor dans « La bayadère » (le lien comporte une interview avec son avis sur ses rôles dans ce ballet) :

GuillaumeDiop-photobyJulienBenhamou2

Enfin, Guillaume Diop a dansé le Prince Siegfried dans « Le lac des cygnes » les 11, 14, 19 et 23 décembre 2022. Le voici avec Dorothée Gilbert, photographié par Yonathan Kellerman lors de la pré-générale du 2 décembre 2022 :

GuillaumeDiop-DorotheeGilbert-photobyYonathanKellerman

Et à nouveau photographié par Yonathan Kellerman à la même date :

Pre-generale du Lac des Cygnes de Rudolf Noureev, a l’Opera Bastille

Guillaume Diop parle brièvement de ses débuts dans la danse dans cet article du site Afronantais. On peut aussi lire une interview de Guillaume Diop datant de 2022 sur le site du Magazine Mixte. Pendant un confinement, Guillaume Diop a proposé sur la chaine youtube NeoDance Academy une barre classique sur des musiques de Rihanna.

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2019 : Saki Kuwabara

Saki Kuwabara est entrée en 2019 au Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement quadrille.

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2020 : Keita Bellali

Keita Youssef Bellali est entré en 2018 à l’école de danse, puis en 2020 au Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement quadrille.

Le voici photographié par Chris Dève :

KeitaBellali-photobyChrisDeve

Le voici avec Victoire Anquetil dans « Fête des fleurs à Genzano » à l’occasion de la soirée Jeunes danseurs de l’Opéra de juillet 2021, photographiés par SvetlanaLoboff :

KeitaBellali-VictoireAnquetil-photobySvetlanaLoboff

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2020 : Alycia Hiddinga

Alycia Hiddinga est entrée en 2014 à l’école de danse, puis en 2020 au Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement quadrille.

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2020 : Osiris Onambele Ngono

Osiris Onambele Ngono est entré en 2017 ou avant à l’école de danse, puis en 2020 au Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement quadrille.

Le voici photographié par Chris Dève :

OsirisOnambeleNgono

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Danseuses et danseurs invités

On a vu, avec Maria Tallchief, Eric Vu-An et Raphaëlle Delaunay, qu’il est possible de danser des rôles de soliste avec le Corps de Ballet de l’Opéra de Paris en tant qu’artiste invité.

Ainsi, Carlos Acosta a été invité à danser avec le Ballet de l’Opéra de Paris Basilio dans « Don Quichotte » en 2004, un soliste dans « Voice of spring » en 2004 et Solor dans « La bayadère » en 2006 (on l’y voit ci-dessus, avec Aurélie Dupont, photo prise par haydn du forum Dansomanie).

Et Frances Taylor a été la première, et à ce jour la seule, danseuse afro-américaine invitée à danser dans un registre classique. Elle en parle à 5:25 de cette vidéo (en anglais) et c’était a priori en 1948 avec Max Bozzoni au Théâtre des Champs Elysées, mais pour le moment il n’y en a aucune trace visible.

J’espère qu’un jour on verra sur une scène de l’Opéra National de Paris une danseuse dans un rôle classique du répertoire, en collants adaptés à sa couleur de peau, que ce soit une danseuse du Ballet de l’Opéra ou une danseuse invitée, comme Misty Copeland de l’American Ballet Theatre, Precious Adams de l’English National Ballet, Isabela Coracy du Ballet Black ou Ingrid Silva du Dance Theater of Harlem. Ce serait un symbole tellement fort !

En tout cas, j’aimerais beaucoup voir danser ces artistes en vrai !

Bon week-end !

Le couscoussier, une marmite et un cuit-vapeur

26 Fév

Bonjour !

Je réfléchis à acheter un couscoussier : pour cuisiner du couscous mais aussi pour que son faitout me serve à faire du pot-au-feu et de la choucroute, et que son panier vapeur me permette de cuire et de décongeler à la vapeur.

J’ai besoin que la partie faitout ait une contenance d’au moins 5 L, ce qui correspond à un diamètre de 24 ou 26 cm.

Je veux que ce couscoussier soit tout en inox, y compris les poignées, pour éviter l’aspect disgracieux des poignées en bakélite après des années de passage au lave-vaisselle.

Je souhaite qu’il soit joli, parce que je le stockerai probablement sur mes plaques de cuisine, faute de place dans mes placards.

Je voudrais que ses poignées soient fines, parce que c’est plus facile à attraper et que je trouve ça plus joli.

J’aimerais qu’il soit fabriqué localement.

Mon produit idéal existe, ou plutôt a existé. Il était produit par la marque Sitram en 2013. Le voici :

sitram-couscoussier-inox

  • Fabriqué en France
  • Diamètre : 24 cm
  • Capacité : 8 L
  • Forme : forme pansue
  • Prix : produit épuisé

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Comme il n’est plus disponible, j’ai cherché des alternatives. Je vous les propose classées de la plus chère à la moins chère.

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Ecovitam : faitout + insert vapeur

  • Fabriqué en Italie
  • Diamètre : de 20 à 24 cm
  • Hauteur : 39,5 cm pour la version 24 cm
  • Capacité : 3,8 à 9 L (en choisissant le faitout 9 L + l’insert pour cuisson vapeur 24 cm)
  • Poids : 3,5 kg pour la version 24 cm
  • Épaisseur du fond : 11 mm et il est compatible avec l’induction
  • Remarque : le couvercle ne passe pas au lave-vaisselle, à cause de son bouchon qui contient un thermomètre
  • Prix : de 220 € à 279 €

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Cristel : couscoussier Medina

cristel-couscoussier-medina

  • Fabriqué en France
  • Diamètre : 26 cm
  • Hauteur : 27 cm
  • Capacité : 8,6 L
  • Poids : 3,7 kg
  • Épaisseur du fond : inconnue mais le produit a un fond thermo-diffuseur et il est compatible avec l’induction
  • Remarque : la poignée du couvercle, en forme de goutte, ne me semble pas du tout pratique
  • Prix : 249 €

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Vitaliseur de Marion

  • Fabriqué au Portugal
  • Diamètre : 24 cm
  • Hauteur : 36 cm
  • Capacité : 8 L
  • Poids : 3,2 kg
  • Épaisseur du fond : inconnue mais le produit est compatible avec l’induction
  • Prix : 232 €
  • Remarque 1 : La partie inférieure de la poignée du couvercle semble être en bakélite et l’entreprise ne vend pas de pièce détachée, donc je ne suis pas suivre que l’on puisse suivre la recommandation de passer l’ensemble de l’appareil au lave-vaisselle.
  • Remarque 2 : Je n’adhère pas du tout aux recommandations nutritionnelles de Marion Kaplan, donc si j’achetais cet appareil je ne me gênerais pas pour l’utiliser aussi pour faire revenir des aliments.

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Pradel : couscoussier inox

pradel-couscoussier-inox

  • Lieu de fabrication : inconnu (la marque n’a pas répondu à mes messages)
  • Diamètre : 24 cm
  • Hauteur : inconnue
  • Capacité : 9 L
  • Poids : inconnu
  • Épaisseur du fond : inconnue mais le produit a un triple fond thermo-diffuseur et il est compatible avec l’induction
  • Prix : 100 €

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Beka : couscoussier Chambord

beka-couscoussier-chambord

  • Fabriqué en Chine
  • Diamètre : 28 ou 26 cm
  • Hauteur : 29,5 cm
  • Capacité : 15 ou 11 L
  • Poids : 2,78 kg
  • Épaisseur du fond : 3,6 mm et il est compatible avec l’induction
  • Prix : 97 ou  112 €

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Baumalu : couscoussier Medina

baumalu-couscoussier

  • Fabriqué en Asie
  • Diamètre : 24, 26 ou 30 cm
  • Hauteur : la version 26 cm fait 22,5 cm de haut pour le faitout, 10 cm de haut pour le panier vapeur
  • Capacité : 9, 11 ou 15 L
  • Poids : 2,5 kg
  • Épaisseur du fond : inconnu mais le produit a un triple fond thermo-diffuseur et il est compatible avec l’induction
  • Prix : 70 ou 81 €, et nettement moins cher sur d’autres boutiques en ligne

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Conclusion

Je ne me suis pas encore décidée sur ce que j’achèterai. Aucune alternative n’est aussi belle, pratique et fabriquée localement que le couscoussier de mes rêves.

A noter, parmi tous les produits que j’ai trouvés, les seuls qui ne sont pas fabriqués de l’autre côté de la planète ont un prix est supérieur à 200 €.

Bon week-end !