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Les coussinets d’allaitement

6 Jan

Bonjour !

On continue dans ma rubrique Histoire d’objets, qui est décidément souvent dans une thématique parentale.

Ceux qui allaitent (oui, chez nous on dit que le Papa aussi allaite, puisque son soutien est nécessaire pour que l’allaitement fonctionne), même peu de temps, ont généralement besoin de coussinets d’allaitement pour éviter les fuites de lait intempestives : en dehors des tétées ou tout simplement pendant une tétée par le sein qui n’est pas dans la bouche du bébé.

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Étape 1 : les coussinets jetables

Au début, ne connaissant rien à l’allaitement et n’ayant pas anticipé, j’ai utilisé ce que j’avais sous la main : les débarbouillettes en éponge prévues pour le bébé (!) puis très vite des coussinets jetables vendus en pharmacie. Je leur ai trouvé deux défauts : la quantité de déchets associée (les coussinets ne durent que quelques heures chacun) et leur forme plate qui les rend détectables si on a un soutien gorge fin et un haut près du corps.

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Étape 2 : les coussinets lavables préformés

Ces coussinets résolvent les deux inconvénients des coussinets précédents, mais ils ont un gros désavantage que je n’avais pas prévu : ils n’ont pas de face imperméable. Donc comme une éponge, quand ils sont pleins ils sont humides de partout et le lait arrive sur les vêtements. Ce qui est justement ce qu’on souhaite éviter en portant des coussinets !

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Étape 3 : les coussinets lavables avec une face imperméable

Ces coussinets ne mouillent pas automatiquement les habits quand ils sont pleins et ils sont lavables. Sauf que… ils ne sont pas discrets ! Leur forme est plate donc ils font des plis quand ils sont dans le soutien gorge, ce qui n’est pas pratique quand on porte des hauts près du corps.

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Étape 4 : les coquillages d’allaitement

Alors là j’ai mis longtemps à me décider de les acheter car les coquillages ce n’est pas végane (je suppose que l’entreprise en question ne se contente pas de récolter les coquillages vides sur des plages), mais l’aspect non jetable l’a emporté. En effet, nos déchets aussi représentent un problème pour les animaux, donc si une montagne de coussinets jetables est évitée par deux coquillages ça me semble rentable du point de vue éthique. C’était censé être très discret, tout doux et totalement réutilisable.

Comment dire… j’ai failli écrire au fabriquant pour lui crier mon sentiment de m’être faite arnaquer. Parce que non seulement ça n’absorbe pas le lait, évidemment, mais je n’ai même pas tellement testé si ça évitait les fuites car la pointe des coquillages était hyper visible sous les vêtements, c’était très gênant ! Et inconfortable car la taille moyenne que j’avais choisie est plus petite que mes aréoles. Donc les conseils de choix de la taille laissent à désirer. Et sincèrement, y a-t-il a des femmes qui sont satisfaites de ce produit ? Je suis tombée sur un lot défectueux ou c’est une arnaque complète ?

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Étape 5 : les coussinets en silicone

Pour le Pinto j’ai pu tester ce type de coussinets qui ne semblait pas exister quand j’allaitais le Béluga, et ça marche ! Enfin ! Je recommande donc les coussinets d’allaitement en silicone : au look sympa, discrets, efficaces, zéro déchet, qui dit mieux ?

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Étape 6 : surprise

Un coussinet d’allaitement, vous vous en doutez, ca s’enlève du sein pour laisser le bebe téter, et ça se remet ensuite. Et c’est là que je me faite rattraper par mon étourderie. J’oublie très souvent de remettre le coussinet.

Ceci a deux conséquences fâcheuses. La première, quelques heures plus tard, mon soutien gorge est mouillé et mon haut tâché par une fuite de lait, comme si je n’avais jamais mis de coussinet. Et  la deuxième, c’est que je cherche partout le coussinet en goguette !

Après avoir souvent perdu un coussinet dans le lit lors des allaitements nocturnes, le coup de grâce est venu quand je l’ai oublié sur le bureau de Doudou le jour où je suis venue présenter le Pinto à ses collègues de travail. Heureusement il a son propre bureau donc personne n’a remarqué l’étrange objet qui traînait…

Bref, ce jour-là j’ai décidé que les coussinets, j’en mettrai quand je reprendrai le travail et que je n’aurai donc pas de tétée à gérer à l’extérieur. Et à la maison ? La nuit, je mets un lange près de mon oreiller (ou carrément une serviette éponge, plus volumineuse donc plus facile à trouver dans le noir quand on n’est pas bien réveillé). Et le jour, j’utilise mes soutien gorge de grossesse (= des soutien gorge de plus grande taille et sans armature) qui sont assez mous pour qu’on puisse écarter la coque lors de la tétée et assez épais pour absorber de petites fuites de lait. Je suis donc mouillée certaines fois mais au moins je n’ai plus à gérer les coussinets, et étant actuellement mère au foyer personne ne s’attend à ce que je sois très apprêtée (si ce n’est pas une fuite de lait qui me tâche, ce peut être une régurgitation ou plein d’autres choses liées aux enfants directement ou indirectement – comme toutes ces taches que je me fais en cuisinant ou mangeant d’une main alors que je tiens un bébé avec l’autre).

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Je me demande quoi faire de tous ces coussinets maintenant que je n’en ai plus besoin. Quelqu’un en aurait-il l’utilité ? À part le Pinto qui aime les éparpiller…

 

Voilà, vous savez tout ! Ah oui, pendant combien de temps a-t-on des fuites de lait ? Ça varie selon les personnes, personnellement j’en ai pendant les 9 premiers mois d’allaitement je crois.

Bon samedi !

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Les dosettes de sérum physiologique

25 Nov

Bonjour !

Pour continuer la rubrique Histoire d’objets, je partage aujourd’hui avec vous mes réflexions de parent tendant vers le zéro déchet. J’ai la chance d’éviter la grande majorité des déchets liés à la présence d’un bébé en le nourrissant de lait maternel et de plats similaires aux nôtres (pas de boîtes de lait ni de petits pots) et en le changeant quasi uniquement avec des couches lavables et des débarbouillettes lavables (quasi pas de couches jetables ni de lingettes). Mais les dosettes de sérum physiologique, vendues par boîtes de 40 unidoses ? Voici les étapes par lesquelles je suis passée dans ma réflexion. Sachant que, comme d’habitude, mon simple témoignage n’est pas à prendre comme évangile !

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Quand et comment je lave le nez du bébé ?

Pour le Béluga comme pour le Pinto, je n’ai jamais effectué de lavage de nez systématique. Je ne leur lave le nez qu’en cas de nez bouché ou nez qui coule.

Quand ils ont le nez encombré, je leur lave à chaque change, avant chaque sieste, si possible avant chaque repas. Et à tout moment où je sens qu’ils respirent par la bouche ou que leur nez coule beaucoup. On m’a dit que chez les bébés, le lavage de nez est l’arme numéro 1 pour combattre le rhume et éviter qu’il ne s’aggrave en bronchite ou autre. Une fréquence élevée de lavage est donc très importante.

Quant à la méthode de lavage de nez, je pose ma main sur une joue pour qu’il tourne la tête sur le côté et j’appuie sur la dosette pour envoyer de l’eau dans la narine du bas. En général ça vide la moitié de la dosette et, si le nez n’est pas bouché, du liquide (et des mucosités éventuelles) sort par la narine du haut. Immédiatement, tout en conservant ma main sur la joue, j’envoie le reste de la dosette dans la narine du haut. Et tout de suite après je prends le bébé dans les bras Pour le réconforter. De l’eau coule en général encore des narines dans les secondes suivantes, je l’essuie avec une débarbouillette.

Le Béluga détestait les lavages de nez, au début le Pinto aussi. Il criait après le lavage, ce qui avait l’avantage de maximiser l’expulsion du liquide. Assez rapidement, le Pinto a pris son mal en patience et ne hurle plus quand on lui lave le nez, ce qui est certes un peu moins efficace mais je suis loin de m’en plaindre !

 

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Étape 1 : les dosettes remplies de lait maternel

On dit que le lait maternel est légèrement antiseptique et cicatrisant. Il a aussi un goût sucré. Autant d’arguments qui m’ont incitée à utiliser mon lait pour laver le nez de mes nourrissons.

Les premières semaines ou mois, quand je devais laver le nez du Béluga et du Pinto, je prévoyais 2 petits récipients en plus de la dosette de sérum et la débarbouillette. Dans le premier j’exprimais un peu de lait maternel en massant le sein. Dans le second je vidais le dosette de sérum. Puis je trempais la dosette (vide et propre) dans le lait maternel et j’appuyais sur la dosette pour chasser l’air et le remplacer par le lait. Et je lavais donc le nez du bébé au lait maternel plutôt qu’au sérum physiologique.

Ensuite je faisais téter le bébé pour qu’il avale les glaires restantes. Et en fait, pour le Béluga, je remplaçais souvent le lavage de nez par une tétée en position allongée, moi sur le dos et lui sur le ventre. Ca suffisait généralement à lui déboucher le nez – mais pour le Pinto ça n’a jamais fonctionné.

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Étape 2 : les dosettes de sérum physiologique

Quand j’ai considéré que remplacer le sérum par mon lait n’était plus aussi important pour le bien être du bébé,  j’ai utilisé les dosettes avec leur contenu normal.

Et je les laisse mettre en bouche le petit opercule, qui est souvent à leur portée car je n’ai pas de poubelle près de coin à langer ni dans la salle de bain. J’ai une jolie assiette creuse en métal qui me sert de corbeille d’appoint (et que je vais bientôt jeter parce qu’elle a rouillé au fil du temps).

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Étape 3 : Le sérum physiologique fait maison ?

Le sérum physiologique est un mélange stérile d’eau pure et de sel à hauteur de 9 g par litre. Pour un usage externe comme le lavage de nez, il n’est pas nécessaire d’avoir un mélange stérile. On peut donc fabriquer un liquide similaire en mélangeant 3 g (1/2 cuillère à café) de sel pour 330 ml d’eau du robinet. Par précaution, mieux vaut utiliser du sel sans additif, comme l’antiagglomerent présent dans certains sels fins. On peut utiliser du gros sel, dans ce cas en mettre un peu plus en volume pour avoir la même masse.

On peut conserver ce mélange 3 jours au frigo, mais à mon avis laver le nez avec du liquide froid doit être très désagréable donc je préfère le conserver à température ambiante et le jeter chaque soir.

Le problème du sérum physiologique maison (ou vendu en bouteille), c’est le contenant. En effet, lors du premier lavage de nez, des microbes se déposent sur la dosette (ou tout autre dispositif lavable, comme une seringue ou une poire). La dosette va donc contaminer le pot de sérum physiologique si on la trempe directement dedans pour la remplir : il faut donc prévoir une petite tasse pour y verser du sérum et remplir la dosette. De plus, la dosette risque de contaminer le prochain nez à laver. Elle doit donc être personnelle et changée très souvent : chaque jour ? Le problème est similaire si on utilise un dispositif de lavage de spécialement conçu pour être réutilisable : il faut le désinfecter régulièrement avec soin, et ce n’est généralement pas bien fait comme le montre l’étude « Le lavage de nez » de Grégory Gardin).

Au final, remplacer les dosettes de sérum physiologique est assez contraignant, et surtout ne doit pas être pris à la légère.

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Bilan

Ici, on garde les dosettes à usage unique pour l’extérieur et hors maladie imposant un lavage de nez fréquent. Et encore, même si je dois faire un lavage de nez fréquent, je garde la plupart du temps les dosettes à usage unique, car l’énergie et l’attention nécessaires pour préparer et gérer le mélange et le petit pot de transfert sans que le bébé ne les renverse et en veillant à ne jeter toutes les dosettes vides chaque soir… je préfère les investir dans des actions plus rentables en terme de diminution des déchets, par exemple l’utilisation de lingettes et couches lavables.

 

Et vous, comment faites-vous ?

Bon samedi !

Histoire d’objet : les gourdes à compote

1 Oct

Bonjour !

Je vous propose une nouvelle catégorie d’articles : « Histoire d’objet ». Pour un objet (ou une catégorie d’objet) présent(e) chez moi, je vous explique quelle était ma situation au départ, je fais le point sur ce que j’en fait, s’il me satisfait pleinement ou si j’espère améliorer la situation dans le futur.

Aujourd’hui, je vous parle de mon cheminement au sujet des gourdes à compote. Vous avez déjà vu au fil des articles comment je procède, mais je voulais rassembler mes réflexions et mes astuces en un seul texte.

Edit : Au vu de vos commentaires, je me rends compte qu’il manque un préambule « pourquoi une gourde à compote ? » voire « pourquoi une compote au goûter ? ». La compote, c’est tout simplement parce que c’est un moyen pratique de leur faire absorber une dose de fibres et de réduire la quantité de biscuits (ou autres produits céréaliers) nécessaire pour calmer leur faim. Je suis entièrement d’accord avec le problème actuel des la nourriture qui est trop molle : compotes, purées, pain de mie, viande coupée en tous petits morceaux, poisson haché dans des bâtonnets frits… Le manque de stimulation mécanique de la mâchoire pendant l’enfance est la cause de nos mâchoires trop petites pour accueillir nos dents définitives. Je pourrais remplacer la compote par des fruits frais, au lieu de proposer compote et (quand je peux) fruit. Mais comme je n’ai pas toujours le temps de préparer un contenant de fruit, la compote est bien pratique. A la maison, je ne propose pas de compote mais des fruits crus par contre.

Et pourquoi une gourde à compote plutôt qu’un pot + cuillère ? D’une part, par simplicité pour l’enfant. Nous prenons notre goûter au parc avec d’autres copains du Béluga, et ils expédient le goûter assez vite pour courir jouer. Ils ont tous une gourde à compote et quelques biscuits (généralement « pain des fleurs » + amandes enrobées de chocolat noir pour le Béluga), parfois des fruits frais (quand j’en apporte), une gourde d’eau. Et la seconde raison pour les gourdes à compotes, c’est pour ne pas que le Béluga se sente dévalorisé par rapport à ses copains. Il est déjà différent pour un certain nombre de choses donc j’arbitre entre le respect de mes valeurs (éthique, écologie, minimalisme), son bien-être et la faisabilité au quotidien. Concernant les gourdes à compote, je pense qu’une gourde lavable est un bon compromis pour nous.

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Étape 1 : les gourdes à compote jetables écologiques

Avantages des gourdes à compote jetables
  • Corps flexible permettant d’aspirer son contenu sans cuillère (et sans se salir une fois que l’enfant est assez grand pour appuyer de manière contrôlée sur la gourde, disons 2 ans ?).
  • Selon la marque, capuchon à ailettes permettant à l’enfant de le dévisser sans aide.
  • Produit stérile, se conservant très longtemps à température ambiante tant qu’il n’est pas ouvert.
  • Produit solide, qui peut être trimballé sans s’abîmer.
  • Si la compote est une purée de fruit sans sucre ajouté,  c’est un produit à la fois sain et bien accepté par les enfants.
Inconvénients des gourdes à compote jetables
  • Les marques écologiques n’ont généralement pas de capuchon à ailettes.
  • Les marques conventionnelles n’ont généralement pas de version à la fois sans sucre ajouté et bio – sans parler de la différence entre le bio de supermarché et la vraie agriculture bio cohérente.
  • Les marques écologiques sont chères et n’ont généralement pas de gros conditionnement en goût 100 % pomme , ce qui augmente la quantité de déchets associés à cet achat quand on consomme une gourde à chaque goûter d’école.
  • Et surtout, toutes les marques font produire une quantité gigantesque de déchets : une gourde avec son capuchon pour chaque utilisation, plus un emballage carton pour chaque lot de 4 ou 12 gourdes.
Ma situation vis à vis des gourdes de compote jetables

Quand le Béluga a commencé à consommer des compotes, il n’existait pas de gourdes à compote lavables fabriquées localement : toutes venaient de Chine. Je suis donc partie sur l’idée d’utiliser des gourdes jetables (fabriquées où ?…) contenant de la purée de fruit sans sucre ajouté, de marque réellement bio, donc avec capuchon sans ailettes qui permettent à l’enfant de le dévisser seul.

J’ai soigneusement conservé toutes les gourdes vides dans un grand sac pour les renvoyer à TerraCycle afin qu’elles soient recyclées dans la filière spéciale des gourdes à compote. Sauf que pour renvoyer les gourdes il fallait les donner à un point de collecte, et le plus près de chez moi ne répondait pas le jour où il a fallu que je me débarrasse du sac (pour cause de déménagement). Ce jour-là, j’ai donc jeté le fameux sac à la poubelle ménagère, en me jurant que désormais je passerai aux gourdes lavables.

Actuellement, je fonctionne comme pour les couches : à 99 % en lavable, et de manière exceptionnelle, quand le lavable pose trop de complications, en jetables. Par exemple, si on part en voyage, je prend des gourdes lavables pour le trajet aller ; et pour le trajet retour, si je n’ai pas eu l’occasion de laver puis remplir les gourdes avec un gros pot de compote acheté sur place ni d’acheter des fruits frais pour le trajet, j’accepte d’acheter une gourde jetable.

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Étape 2 : les gourdes à compote lavables

Avantages des gourdes lavables
  • Corps flexible permettant d’aspirer son contenu sans cuillère.
  • Selon la marque, gros capuchon permettant à l’enfant de le dévisser sans aide.
  • Si le remplissage est correct et la gourde non défectueuse, produit solide, qui peut être trimballé sans s’abîmer.
  • On peut remplir la gourde de ce qu’on veut : purée maison, purée de fruit bio sans sucre ajouté…
  • Peu de déchets produits, que l’on utilise de la compote maison ou de la compote du commerce vendue en bocaux.
  • Produit généralement joli et pensé pour être aussi bien accepté par les enfants que les jetables.
  • Selon la marque, fabrication locale : les gourdes Squiz sont fabriquées en Suisse à partir de matériaux européens, puis conditionnées en France dans un emballage fabriqué en France.
Inconvénients des gourdes lavables
  • Produit non stérile, qui ne se conserve que quelques heures à température ambiante, 3 jours maximum au frigo. Pour un stockage plus long, utiliser le congélateur.
  • Si la gourde remplie est conservée au congélateur, il faut penser à la décongélation. Soit la placer la veille au frigo, soit la placer encore congelée dans le sac du goûter (elle décongèlera tranquillement pendant la journée, enveloppée dans une serviette de table en tissu pour absorber la condensation). Soit, si on est pressé, la méthode en 5 minutes : placer la gourde congelée dans un bac (petit plat à gratin par exemple) à moitié rempli d’eau du robinet, ajouter de l’eau bouillante pour obtenir une eau tiède-chaude et masser la gourde au bout de 2 minutes pour casser les blocs encore gelés.

Gourde en train de décongeler dans un grand plat à gratin, parce que c’est ce que j’avais sous la main… Un petit plat suffit, tant que la gourde rentre dedans.

  • Si la gourde est défectueuse ou le remplissage mal fini, la compote peut sortir de la gourde par le fond et donc salir complètement le sac de transport.
  • Le nettoyage des gourdes doit être minutieux. Si on nettoie la gourde le jour même il est facile d’éliminer tous les résidus de compote. Mais si on oublie, il faut nettoyer minutieusement l’embout et surtout les recoins du fond, car tout résidu finira par moisir. Dans ce cas, je fais tremper la gourde dans de l’eau savonneuse et brosse soigneusement tous les recoins avec une brosse écouvillon (la même que pour les biberons).
  • Une gourde ne dure pas éternellement : selon Squiz, une cinquantaine d’utilisation. Personnellement je n’ai pas compté…

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Ma situation actuelle

J’ai donc acheté des gourdes Squiz. J’ai d’abord passé commande sur le site de la marque afin d’avoir un maximum de choix et d’acheter aussi des accessoires (capuchons supplémentaires, gourdes plus petites, embout en silicone pour bébé) que je n’utilise finalement pas (les capuchons sont solides, les gourdes standard peuvent être remplies à moitié si besoin et l’embout en silicone n’est pas hyper pratique car ne s’ajoute qu’une fois la gourde dévissée, d’ailleurs je l’ai rapidement perdu à force de le trimballer).

A gauche, gourde lavable « mini », de la taille des gourdes jetables habituelles, à droite gourde lavable « standard »

J’ai choisi un lot avec le plus grand nombre de gourdes (7)  afin de minimiser le prix par gourde (moins de 5 euros).

J’ai ensuite profité d’une commande sur un site de produits écologiques (Brindilles, mon site de référence pour les produits de puériculture) pour acheter un nouveau lot de gourdes. C’est ce que je vous recommande de faire afin de grouper vos achats, à moins bien sûr que votre magasin bio ne vende ces gourdes. Je trouve utile d’avoir (au moins) 10 gourdes afin de vider d’un coup un gros pot du commerce (1 kg voire 1,5 kg selon la marque).

J’ai eu une fois une gourde défectueuse, dont un zip s’est détaché. J’ai envoyé un mail avec photo au service client Squiz, qui m’a aussitôt renvoyé une gourde neuve. Comme indiqué dans la FAQ de leur site, si une gourde n’est pas hermétique ce n’est pas normal et il faut les contacter pour un remplacement gratuit.

J’achète de la purée de pomme sans sucre ajouté en gros pots de verre, soit au magasin bio, soit en supermarché si je suis à court.

Je visse le capuchon sur chaque gourde et je les pose tête en bas sur le plein de travail.

Je remplis les gourdes avec une grande cuillère (cuillère à salade) ou une petite louche en évitant toute coulure sur les zips et en veillent à ne pas trop remplir la gourde. Dans les gourdes Squiz, la ligne de remplissage montre le remplissage maximum une fois les zips fermés, donc je remplis jusqu’à environ 2 cm en dessous quand la gourde est ouverte, ce qui donne environ 100 g de compote.

Je ferme les zips normalement, comme pour un sachet congélation. Si la gourde est sans défaut et qu’il n’y a pas de coulure de compote sur le zip, c’est très simple.

Je reste la solidité de la fermeture des zips. J’oriente la gourde capuchon vers le haut, au-dessus du pot de compote, et j’appuie fortement sur le gourde. Si le zip n’est pas parfaitement fermé, il va s’ouvrir et le contenu de la gourde coulera dans le pot. Dans ce cas, je la vide complètement dans le pot, je la rince bien (afin que les zips soient propres) et je recommence le remplissage.

Je stocke au congélateur, à part pour la gourde du jour ou du lendemain. Avec un pot de 1 kg de purée de pomme bio sans sucre ajouté, j’obtiens 10 gourdes.

Le soir, je nettoie à l’eau du robinet. En général, pas besoin de frotter ni de mettre du liquide vaisselle. Mais si j’ai oublié de nettoyer la gourde le jour-même, je fais tremper puis je brosse soigneusement avec du liquide vaisselle. J’évite le lave-vaisselle pour prolonger la durée de vue des gourdes.

Je fais sécher les gourdes en plaçant le capuchon à l’intérieur, pour qu’il maintienne le fond ouvert ce qui permet à l’air de bien circuler pour que la gourde sèche complètement.

Je stocke les gourdes dans une boite sans couvercle, toujours avec le capuchon dedans, pour que l’air circule.

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Bonus : gourde à compote pour adulte

Implicitement dans cet article, je ne vous ai parlé que des gourdes à compote utilisées par les enfants. En ce qui me concerne j’utilise la gourde à compote de Béaba, en silicone pour le corps et bouchon plastique. elle présente l’avantage d’avoir une grande contenance, de passer au lave vaisselle et d’être utilisable beaucoup plus longtemps que les gourdes à zip. Je ne la recommande pas pour les enfants, à cause de sa contenance trop grande pour eux, de son bouchon difficile à ouvrir pour eux et de la pression qui se gère un peu différemment des gourdes à compote standard. Mais pour un adulte je la trouve parfaite.

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Voila pour mon histoire de gourdes à compote. Ça fait un an que je les utilise et j’en suis très satisfaite. Et vous, ça vous intéresse cette nouvelle rubrique ?

Bon dimanche !

Mes chaussures automne/hiver véganes

11 Oct

Bonjour !

Voici le pendant de cet article sur mes chaussures de printemps/été. Mon travail ne m’impose pas une apparence particulièrement stylée donc je peux facilement pratiquer une simplicité volontaire. Au quotidien, je mets avant tout des chaussures fermées et confortables.

Comme je garde chaque paire plusieurs années, je n’ai pas encore eu l’occasion de faire une recherche exhaustive des meilleures paires de chaussures sur le plan esthétique, écologique et éthique. Mais au moins ça vous donne un point de départ pour vos propres recherches. Pour mémoire, il y a notamment les marques listées par Code planète, les sites listés sur Mangez végétarien et le sites de vente Kenka avec filtre « vegan ».

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Vegetarian shoes – Panther Sneaker Black

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Je les ai achetées chez Un Monde vegan, à l’époque où ils vendaient encore des chaussures. Une paire (pointure 40) me tient 2 ans. Les photos montrent le côté brillant de certaines parties de la chaussure, qui semblent presque grises en photo mais qui en réalité sont moins voyantes et bien noires, façon cuir. Les parties très noires sur la photo sont une imitation de daim. Côté fabrication, ça se passe au Portugal, avec de la gomme pour la semelle et du synthétique pour le dessus. Prix : 70 £ soit environ 95 €.

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Jana – Ilaraba

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Je les ai trouvées sur le site Sarenza en sélectionnant « synthétique » dans les matières (attention, certains modèles contiennent malgré tout un peu de cuir : il faut le vérifier dans le descriptif du produit) et en choisissant un modèle de « low boots » confortables. Le modèle Ilaraba (pointure 39) est épuisé mais le site propose un modèle similaire, Vodoju.

Elles sont effectivement plutôt confortables mais, à la fin d’une journée, je suis bien contente de retirer les chaussures ! Elles sont donc à éviter si on prévoit une longue journée de marche en ville. Côté fabrication, c’est sans doute dans un pays lointain, avec de la gomme pour la semelle, du synthétique pour le dessus et du textile pour l’intérieur. Prix : entre 40 et 50 €.

 

Lauréana – escarpins

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Je les ai achetés en vitesse dans le magasin La Halle d’à côté de chez moi, en 2011, la veille de la finale du concours de cuisine Saveurs durables, saveurs véganes. Et en fait c’est un excellent achat : je n’ai pas souvent l’occasion de les porter mais ils sont très confortables (pointure 39). Par contre elles sont sans doutes fabriquées de l’autre côté de la planète. Prix : entre 40 et 50 €.

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Dets – ballerines/babies

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J’ai initialement acheté ces babies noires en synthétique, très souples, pour danser le rock’n’roll. Maintenant je les utilise les jours où je dois porter des chaussures plus habillées que des baskets mais où je ne veux pas porter de talons. La bride est alors masquée par le tombé du pantalon, ce qui laisse croire que les chaussures sont des ballerines. Ce n’est pas idéal mais ça passe. Je les remplacerai le jour où elles seront trop usées.

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Ixoo – bottes 2513204006

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Je viens de craquer sur cette paire de bottes à la boutique La Halle à côté de chez moi, où je venais pour acheter des chaussons au Béluga (je tiens à lui faire essayer la paire et mon fournisseur de chaussons Collégiens, La dinette de Sophie, a malheureusement fermé). Elles sont sans cuir et confortables, mais sans doutes fabriquées de l’autre côté de la planète. J’ai évidemment cherché d’abord une paire de bottes sans cuir fabriquées de manière éthique ou du moins plus locale, mais les rares que j’ai vues étaient de type « Rangers » ou « UGG boots », donc vraiment pas le style que je cherchais. Pointure : 40. Prix : 65 €.

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Isotoner – chaussons ballerines

isotoner-chaussonsVous allez penser que je ne me chausse presque qu’en noir… mais dans le magasin où j’ai acheté ces chaussons, il n’y avait pas d’autre coloris pour ce modèle sans cuir, et de toute façon mes habits sont plus colorés que mes chaussures. Ils sont en velours, avec une semelle plutôt épaisse qui tient le pied bien au chaud (pointure 39-40). Il existe aussi des chaussons en polaire, en flanelle, avec talon, semelle ergonomique… mais je n’ai pas eu l’occasion de les tester. De même pour les chaussons en coton : quand il ne fait plus froid, je préfère être pieds nus ! Côté fabrication, c’est en Chine, avec de la gomme pour la semelle (attention, certains modèles ont une semelle en cuir !) et du textile pour le reste. Prix : entre 20 et 30 €.

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Et tant qu’on est dans les achats de saison, je vous donne la marque de ma veste d’hiver coup de cœur : Lolë. J’ai le modèle Masella, en beige. Les finitions sont parfaites, le vêtement hyper confortable et bien pensé, joli, solide et fabriqué à 50 % avec du polyester issu de bouteilles en plastiques reçyclées. Je l’ai acheté en soldes chez Greenweez ce qui a en plus donné un prix d’achat très doux  – mais maintenant que je connais bien le produit, je suis prête à acheter le prochain au prix fort (200 €), il le vaut vraiment.

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Et tant qu’à parler d’indispensables hivernaux, je suis désormais fan des mouchoirs-livres Hanky book : super doux pour le nez, lavables donc écolo, jolis (il existe plusieurs motifs possible pour la couverture) et surtout très hygiéniques car on utilise une page par mouchage et ensuite on ne la touche plus. Je n’avais pas de mouchoirs lavables traditionnels, et finalement c’est tant mieux car sinon je n’aurais jamais pensé acheter ceux-là et j’aurais raté cette super découverte ! Prix : 8,50 €, sur le toujours génial site Sans-bpa.com (où j’achète aussi des pinces à linge en métal, des boîtes de conservation en inox hermétiques, des pailles en verre ou en inox, la vaisselle du Béluga, son ballon en caoutchouc, des boîtes hermétiques en verre gainé de silicone pour mes déjeuners…). Edit : il se trouve que Sans-bpa.com fête ses 6 ans jusqu’au 28 octobre 2015, avec des kits à gagner et 10 % de réduction sur la boutique jusqu’au 15 octobre !

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Et pour parler cuisine malgré tout, un peu de teasing : super recette de bonbons gélifiés tout bio à venir…

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Bon dimanche !

Mes chaussures printemps/été véganes

30 Août

Bonjour !

La saison d’été se termine doucement, j’en profite pour faire le bilan des chaussures que je porte en printemps et en été (quand je n’ai pas les pieds nus, ce qui est mon habitude en vacances d’été).

Cette liste me permet de recenser les références de ces chaussures afin d’en racheter quand elles seront usées (quand j’aime un produit, j’y suis fidèle) mais aussi de vous poser la question : et vous, qu’avez-vous trouvé comme chaussures jolies, confortables et éthiques ?

J’ai bien repéré les marques listées par Code planète, les sites listés sur Mangez végétarien et le sites de vente Kenka avec filtre « vegan », mais pour le moment je n’y ai pas trouvé de sandales à mon goût. Alors n’hésitez pas à partager vos trouvailles ou partager vos infos en commentaires (auxquels je n’ai pas souvent le temps de répondre, j’en suis désolée !).

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Chaussures plutôt fermées

Je travaille en laboratoire, donc généralement en pantalon et chaussures fermées. Comme je suis principalement debout ou en train de marcher, je les choisis confortables et sans talon.

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Spring court – baskets G2 springcourt-G2

Les Spring Court, modèle classique, en toile blanche, ont été pendant très longtemps mes chaussures favorites pour le printemps, malgré le temps d’habituation entre mon pied et le rebord à l’arrière de la chaussure (je els portais souvent pieds nus), puis l’odeur de pied qu’elles développent au fil du temps. En particulier, je trouve qu’elles donnent une silhouette équilibrée (pas trop longue) à mon pied en pointure 40. Côté fabrication, ça se passe en Espagne, avec de la gomme pour la semelle et du textile pour le reste. Prix : 69 €.

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Adidas – baskets Nizza Remodel, coloris gris/bleu

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Cette année, ce modèle a remplacé mes sempiternelles Spring Court. Elles sont confortables et passe-partout, impeccables avec un jean, sans être trop classiques ni tristes. Comme indiqué sur le site de vente Sarenza, elles sont fabriquées au Viêt-Nam, avec de la gomme pour la semelle et du textile pour le reste. Prix : 55 €.

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Desigual – ballerines Lasa, coloris turquoise

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Elles sont très souples, légères et confortables. Comme indiqué sur le site de vente Sarenza, elles sont fabriquées en Chine, avec de la gomme pour la semelle et du textile pour le reste. Je regrette de ne pas en avoir acheté deux paires d’un coup afin de pouvoir les porter pendant de longues années – j’espère que Desigual ressortira un modèle semblable. Prix : 59 €.

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Sandales

Comme pour les chaussures de travail, je cherche avant tout des modèles confortables et sans matières animales. Et si possible fabriquées de manière éthique, mais ça c’est plus difficile à connaître que la composition de la chaussure !

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Stradivarius – salomés à talon

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J’ai acheté ces chaussures à l’été 2011 à Barcelone dans une boutique Stradivarius. Après une journée de ballade en ville, elles étaient toujours aussi confortables, alors je suis retournée en acheter une seconde paire ! La composition est végane mais je ne la retrouve pas. Côté pays de fabrication, c’est sans doute lointain. Côté prix, c’était il me semble une vingtaine d’euros.

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La Marine – sandales Classic

sandale-la-marine-nesa-plate-corde-bateau-torsadee-anthracite-jauneJ’ai acheté cette paire en 5 minutes au Mont Saint Michel, enthousiaste de découvrir que ce modèle de chaussures, dont on m’avait vanté le confort et la résistance, ne contient pas de cuir ! Attention, d’autres chaussures de cette marque peuvent en contenir. En tout cas, je pense continuer d’en acheter car elles semblent fabriquées de manière éthique. Pour la prochaine paire, ce sera sans doute une version sans lacets à attacher autour de la cheville, pour un enfilage plus rapide. Prix : 34 €.

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Ipanema – Fashion sand

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J’envisage d’acheter cet autre modèle de sandale à la fois « tout terrain » et féminine, portée avec succès depuis plusieurs années par une amie : les sandales/tongs structurées avec bride talon. Comme indiqué sur le site de vente Sarenza, elles sont fabriquées au Brésil, avec de la gomme pour la semelle et caoutchouc et synthétique pour le reste. Prix : 27 €.

Edit : J’habite maintenant à Marseille, et je portais tous les jours la même paire de sandales La Marine. Pour varier, j’ai donc finalement acheté la paire de sandales Ipanema Fashion sand. Elle a l’avantage de s’enfiler et se retirer sans les mains si on le souhaite, elle va très bien dans l’eau, et passés les premiers jours je n’ai plus la sensation que les brides glissent quand je marche ou me serrent les gros orteils. Je suis donc satisfaite de cette paire.

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Voilà où j’en suis : des chaussures confortables, véganes et plutôt solides, mais peu d’infos sur l’aspect humain et environnemental de leur fabrication. Si vous avez des infos pour faire mieux, je suis preneuse !

Et comme je ne vous ai pas proposé de recette de cuisine dans cet article, voici quelques unes qui me tentent en ce moment : les boulettes , la tartinade aux noix façon tarama de Cuisine Saine, les boulettes de pois chiche de Vegan Dad (recette en anglais) et des cookies au chocolat à faire avec le liquide de cuisson des pois chiche (recette en anglais).

Bon dimanche !