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Livres pour enfant sur la danse classique – les fictions

8 Oct

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. La liste de ces articles se trouve ici.

Nous avons vu ici des livres documentaires sur la danse classique. Aujourd’hui, place aux fictions, qu’elles soient en album, roman ou bande-dessinée.

J’ai classé les ouvrages en fonction de l’âge recommandé pour commencer à les lire. Certains de ces livres sont des coups de cœur, pour d’autres j’ai un avis mitigé et je vous explique pourquoi.

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Fais de beaux rêves Kimi

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Ce livre de Médiatrice Mujawamariya est imprimé en Belgique et publié en 2020 aux éditions Little Africans (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé pour les enfants de 0 à 3 ans.

Je vous ai parlé de cet album dans cet article sur la librairie inclusive Les Enfants du Bruit et de l’Odeur. On y trouve 7 métiers auxquels Kimi peut rêver. Une double page montre Kimi en ballerine.

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Ce n’est donc pas un livre centré sur la danse, juste un album qui introduit ce métier comme une possibilité.

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Danse, Prosper, danse !

Ce livre de Laure Monloubou est imprimé en Italie et publié en 2011 aux éditions Kaléidoscope (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 3 à 5 ans.

Prosper adore danser chez lui, et à 5 ans il prend avec enthousiasme ses premiers cours de danse classique. Mais les moqueries des petites filles du cours l’atteignent au point qu’il ne veut plus danser. Finalement, il prend un dernier cours où il faut faire des pirouettes, ce que les petites filles n’arrivent pas à faire correctement et que lui, grâce à ses chaussettes antidérapantes, réussit très bien.

J’ai un avis mitigé sur cet album. J’aime la joie de Prosper et le soutien inconditionnel de ses parents. Je n’aime pas qu’à aucun moment Mme Yolanda, la professeure de danse, ne soit mentionnée en ce qui concerne l’accueil de Prosper. En effet, pour moi c’est à elle d’introduire ce nouvel élève de manière à prévenir les réactions négatives des autres élèves, ou au moins de réagir quand il est évident que Prosper est découragé.

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Vive la danse !

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Ce livre de Didier Lévy est illustré par Magali Le Huche. Il est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Sarbacane (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté de 5 à 8 ans.

Cet album a des illustrations à trait noir sur fond blanc, d’une légèreté malicieuse, qui me font penser aux illustrations du Petit Nicolas par Sempé.

Il raconte l’histoire d’un garçon plein d’énergie qui se passionne de danse classique, un peu comme le danseur étoile Patrick Dupond. L’histoire est localisée dans une ville qui évoque fortement Paris dans ses quartiers haussmaniens, et tous les personnages sont blancs.

Puis l’histoire emprunte complètement la voie de la fantaisie, avec des personnages qui s’envolent dans les airs quand ils se laissent porter par l’alchimie de la danse, ce qui m’évoque la scène du thé chez l’oncle Albert dans le film Mary Poppins.

Au final, le message est qu’il ne faut pas craindre le regard des autres et s’autoriser à vivre selon notre fantaisie, comme celui de danser tout le temps pour notre simple plaisir, qu’on soit un enfant ou un adulte, femme ou homme.

Le Béluga a beaucoup aimé cet album. Et moi aussi je le trouve très chouette !

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Diane et le ballet

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Ce livre de Luciano Lozano est imprimé au Portugal et publié en 2022 aux Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Ce bel album est à la fois une histoire, celle de Diane, une petite fille qui aime la danse classique, et un documentaire. Je le trouve très agréable à lire : on suit un morceau de vie de Diane et que la partie documentaire est racontée par Diane elle-même, qui se souvient des propos de sa professeure de danse.

De plus, les illustrations, pleines pages, sont à la fois belles, vivantes et intégrant une large variété de corpulences, de genres et de couleurs de peau pour les enfants, et de genres et de couleur de peau pour les adultes.

Sur le plan documentaire, cet album n’explique pas vraiment les pas, par contre il donne des repères historiques intéressants et cite des exemples d’œuvres… quitte à en adapter l’aspect pour montrer une variété de couleur de peau à chaque page.

Une double page étonnante liste les avantages de prendre des cours de ballet, qui incluent « devenir plus tolérant et avoir moins de stéréotypes ». Je n’avais jamais entendu parler ce cela, voire j’aurais pensé qu’il y a quand même beaucoup de préjugés autour du ballet, mais après tout pourquoi ne pas écrire cela dans un album pour enfants comme une prophétie autoréalisatrice ?

Bref, c’est un gros coup de cœur pour moi !

A noter, cet album a un prologue : « Diane danse« , dans lequel Diana a de mauvais résultats à l’école et des difficultés d’attention, mais aucun médecin ne trouve d’explication. Elle se rend compte par hasard qu’elle aime danser et qu’il lui est beaucoup plus facile de se concentrer et d’apprendre quand elle bouge. C’est ainsi qu’elle obtient de meilleurs résultats à l’école et qu’elle se projette de faire de la danse son métier… ou pas ! A la différence de « Diane et le ballet », « Diane danse » n’est pas vraiment un album sur la danse, mais plutôt une histoire où Diane passe de l’incompréhension et la honte à une connaissance d’elle-même qui lui permet de reprendre confiance en elle et de profiter avec liberté de sa passion pour la danse. C’est également un album que je trouve super !

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Tous à la danse !

Ce livre d’Anne-Claire Lévêque est illustré par Mary-Gaël Tramon. Il est imprimé en France et publié en 2019 aux éditions Belin jeunesse. Il est (déjà !) épuisé. Il est recommandé pour le niveau CP.

J’ai un avis mitigé sur ce petit livre, donc je vais vous expliquer ce que j’aime et ce que je n’aime pas afin que vous puissiez vous faire votre propre avis.

J’apprécie les premières pages qui préparent la lecture de l’histoire : mini dico, conseil pour prononcer les mots, illustration des personnages. Et à la fin, il y a un quiz sur l’histoire et un autre pour exprimer son avis.

J’aime aussi que le texte soit court, écrit gros, avec les mots du mini dico écrits en gras et de nombreuses illustrations. Tout est prévu pour que l’enfant qui lit depuis peu réussisse à lire le livre.

Autre point appréciable : les personnages ont des couleurs de peau variées.

Je trouve que l’histoire est intéressante au début. Un garçon, Milo, se moque de Nina parce qu’elle va à un cours de danse classique. En réaction, elle lui propose un concours de tirs au but, qu’elle gagne. Elle donne donc à Nino un gage : celui d’assister à son cours de danse classique.

Par contre, je trouve la fin de l’histoire abrupte et simpliste : Milo admire Nina parce qu’elle est aussi forte à la danse qu’au foot, et « finalement, être un footballeur-danseur, c’est la classe ». En fait, je trouve que le personnage de Milo a simplement un rôle de faire-valoir de Nina. Comme si la puissance des personnages féminins se faisait au détriment des personnages masculins. Ce n’est pas du tout, du tout, ma vision du féminisme.

Je préfère donc nettement un autre petit livre écrit par la même autrice et publié 3 ans auparavant chez le même éditeur : « Le pari de Malika ».

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Le pari de Malika

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Ce livre d’Anne-Claude Lévêque est illustré par Isabelle Maroger. Il est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Belin jeunesse. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion. Il est adapté de 6 à 8 ans.

C’est le deuxième tome de la série « L’académie de danse Gala ». Je n’ai pas lu le premier tome, « Lou veut danser ! ».

Une double page montre les personnages, qui sont quasiment tous féminins. Puis on plonge directement dans l’histoire, en suivant Malika, petite fille joyeuse, espiègle et passionnée de danse classique.

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Dans l’histoire, la majorité des élèves qui suivent le cours sont des filles, reconnaissables à leurs cheveux coiffés, à leur justaucorps rose, à leurs collants blancs et à leurs chaussons roses à rubans. On observe aussi quelques enfants non genrés : cheveux courts, justaucorps vert, collants blancs et chaussons verts. Je suppose que l’illustratrice a souhaité représenter des garçons, mais ce n’est pas comme cela qu’ils s’habillent d’habitude dans les cours de danse classique.

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Malika aime faire des sauts et en invente un, puis fait le pari avec ses amies d’oser le faire lors du prochain cours de danse.

A la fin de l’histoire, il y a une double-page de quiz, puis une page sur les 5 positions de base en danse classique, illustrée avec 5 enfants blancs dont 2 garçons.

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Saut de chat !

Ce livre de Nathalie Dargent est illustré par Colonel Moutarde. Il est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Ce petit livre est le premier tome d’une série de romans première lecture intitulée « Le petit chat de l’Opéra ».

« Saut de chat ! » a d’abord été publié dans un livre éponyme. Mais si vous voulez l’acheter maintenant, il a été réimprimé avec une autre histoire (que je n’ai pas lue), « La danse des abeilles », dans un recueil intitulé « La reine des abeilles« .

Les danseuses Yasmine, Chloé et Lili Fang vont répéter une variation du Lac des cygnes et ont laissé le chaton Tutu et le chiot Strap dans leur loge. Tutu tient à les rejoindre et surgit dans le studio en entendant la maîtresse de ballet demander aux danseuses de faire des sauts de chat…

La danseuse Yasmine a la peau marron, de longs cheveux blonds (je n’ai jamais vu personne ayant naturellement la peau sombre et les cheveux blonds, et vous ?). Dans ce tome, elle a aussi des formes plus rondes que la majorité des danseuses de ballet.

Les illustrations de cette série d’albums montrent une grande proportion de personnages à la peau foncée dans le corps de ballet de l’Opéra de Paris. Dans le Ballet de l’Opéra de Paris, il y a en effet des danseurs et des danseuses à la peau noire, et ces albums sont sans doute publiés pour encourager des vocations supplémentaires. Le choix graphique est de colorier en blanc (pas en beige) la peau des personnages blancs, et en marron plus ou moins foncé la peau des autres personnages.

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Le petit chat de l’Opéra – Des rats à l’Opéra

Ce livre de Nathalie Dargent est illustré par Colonel Moutarde. Il est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Dans ce tome, il y a 5 personnages principaux : deux danseuses de l’Opéra (Chloé et Lili Fang), deux animaux (Tutu le chaton et Strap le chiot) et une élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris (Bintou).

Dans cette histoire, le chaton Tutu et le chiot Strap se demandent où sont les rats de l’Opéra, tout en se promenant au milieu des élèves de l’École de danse de l’Opéra de Paris, qui se préparent pour le défilé du Ballet. Bintou est l’élève choisie pour ouvrir la marche mais elle n’est pas prête. Tutu et Strap attirent donc l’attention de Lili Fang et Chloé, qui viennent finir de coiffer et de chausser Bintou. A la fin de l’ouvrage, Tutu et Strap comprennent qui sont réellement les rats de l’Opéra.

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Il existe encore d’autres ouvrages dans cette collection. Les voici classés par ordre chronologique de publication :

  • Le sorcier des coulisses (publié en juin 2020) : Le chaton Tutu et le chiot Strap veulent assister à la représentation dans laquelle dansent leurs maîtresses, Chloé et Lili Fang. Dans cette histoire, on découvre Maestro, le perroquet de Tom, le régisseur de ballet. On découvre également un personnage du lac des cygnes : le sorcier Rothbart, interprété par Lucien, un danseur à la peau noire.
  • Le fantôme de l’Opéra (publié en janvier 2021) : Le chiot Strap est soupçonné d’avoir volé les macarons de Yasmine. Avec le chaton Tutu, ils vont mener l’enquête, jusqu’à la loge du fantôme de l’Opéra… Dans cette histoire, on croise le chat Miss Moustache.
  • Le trésor du lac (publié en mars 2021) : Le chaton Tutu joue avec le diadème du costume de Chloé, et il finit par tomber dans le lac situé sous l’Opéra. C’est Awa (une femme à la peau marron), la cheffe des pompiers de l’Opéra, qui va sauver la situation. On croise également le perroquet Maestro.
  • L’étoile magique (publié en juillet 2021) : Tutu et Strap jouent dans la grande salle de l’Opéra Garnier pendant que l’orchestre répète. Dans cette histoire à rebondissement, Lili Fang a perdu son porte-bonheur et on croise un joueur de hautbois (à la peau marron) appelé Baba.
  • Frissons en répétition ! (publié en octobre 2021) : Chloé va danser le rôle principal de Giselle, et Lili Fang celui de la reine des Willis. Dans cette histoire, en plus de Tutu et Strap, on recroise Maestro et Miss Moustache qui font des bêtises.
  • La danse des abeilles : Tutu et Strap voient des abeilles et les suivent dans tout l’Opéra Garnier pour trouver leur ruche. Sur le toit, ils trouvent l’apiculteur qui leur offre un rayon de miel. Je n’ai pas aimé cet album pour deux raisons : d’une part parce que je suis végane dont je n’approuve pas le fait d’exploiter le travail des abeilles comme si cela n’était aucunement gênant ; d’autre part je ne comprends pas pourquoi les dessins de Jasmine, qui a la peau foncée et les cheveux blonds, sont coloriés en vert kaki là où ses cheveux se superposent à sa peau.

Maintenant, ces histoires sont publiées par deux (un livre contient deux histoires) :

Et il y a aussi un livre-jeu, « Le petit chat à l’Opéra – Mon premier escape game« , dont je vous avais déjà parlé ici. Il comporte un personnage supplémentaire : Marius, élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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Ballet with heart

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Ce livre d’Emily Joof est illustré par Sawyer Clood. Il est imprimé aux USA et publié en 2021 aux éditions M’bifé Books (lien vers la fiche du livre). Il s’achète via Amazon et est adapté pour les enfants de 4 à 8 ans.

Cet album est recommandé par le Royal Ballet. Il est écrit en anglais, mais je le trouve tellement chouette que je tenais à vous le présenter ici ! Même si vous ne lisez pas l’anglais, les illustrations permettent de comprendre suffisamment de choses.

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Les illustrations sont douces, chaleureuses et montrent les personnages plus divers de tous les albums que j’aie pu voir sur la danse classique ! Dans l’école de danse de cet album, en plus d’enfants de différentes taille, corpulence, couleur de peau et genre, on voit une petite fille en déambulateur.

Les deux personnages principaux sont Ella et Louis, qui sont frère et sœur et ont une égale importance dans l’histoire et dans les illustrations.

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A la fin du livre, il y a des photos de vrais danseurs : Ella et Louis les enfants de l’autrice, Adji Cissoko, Gina Tse et Clydes Emmanuel Archer. J’ai trouvé très chouette de terminer cette jolie fiction avec ces personnes réelles (en fait Ella et Louis ne sont pas interviewés : le texte accompagnant leur photo et l’interview d’Adji Cissoko).

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Les chaussons noirs

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Ce livre de Sophie Noël est imprimé en France et publié en 2022 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 5 ans.

Je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire.

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20 allée de la danse – Amies et rivales (roman)

Ce livre d’Elizabeth Barféty est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 8 ou 9 ans.

« Amie et rivales » est le 1er tome de la saison 1 des romans « 20 allée de la danse ». On y découvre la vie des « petits rats de l’opéra », ces jeunes de 8 à 18 ans scolarisés à l’École de danse de l’Opéra de Paris. Et surtout, cette série de romans est intéressante même si on n’est pas passionné·e de danse classique. En effet, le contexte de l’École de danse est aussi le prétexte pour traiter de nombreux sujets importants pour les enfants, comme avoir une passion, penser à soi ou aux autres, être timide, être jaloux de son grand frère…

Le texte est écrit en gros caractères sur un papier plutôt épais, et parsemé de quelques illustrations en noir et blanc, de Magalie Foutrier. La lecture est donc tout à fait accessible pour un enfant, malgré l’épaisseur apparente du livre.

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Dans cette série, il y a 6 personnages principaux, qui forment une bande d’ami·es :

  • Maïna, dont la famille habite en Martinique (elle me fait penser à Raphaëlle Delaunay, qui a aussi des origines martiniquaises)
  • Bilal, dont la famille d’origine maghrébine habite dans un quartier socialement défavorisé près de Nanterre
  • Sofia, timide, dont les cheveux sont blonds et la famille habite en Italie
  • Zoé, la plus jeune du groupe, espiègle, dont les cheveux sont roux et la famille habite en Corse (sa couleur de cheveux me fait penser à Sylvie Guillem, ses origines familiales à Marie-Claude Pietragalla, son caractère et son talent à Patrick Dupond)
  • Constance, anxieuse, première de la classe, dont les cheveux sont bruns
  • Colas, dont les parents viennent du milieu de la danse, sont socialement favorisés, et dont le grand frère est déjà scolarisé à l’École de danse.

Chaque tome est centré sur un de ces 6 personnages. Je trouve très appréciable l’effort de proposer des personnages variés, et que chacun soit le personnage principal de plusieurs tomes !

Cette collection est réalisée en partenariat avec l’Opéra de Paris. On a donc un point de vue très bien informé sur le fonctionnement de l’École de danse de l’Opéra de Paris, mais aussi des propos toujours positifs, voire idéalisés, sur cette institution (à la différence de la série de romans « Les pointes noires » dont je vous parle ensuite).

Les tomes centrés sur Maïna sont :

  • « Amies et rivales » : Maïna est tellement occupée à aider les autres que sa danse en pâtit alors que deux danseuses de son niveau vont être sélectionnées pour danse un petit rôle dans le spectacle La Bayadère. Ce tome existe aussi en bande dessinée (je vous en parle plus loin dans l’article).
  • « Le rêve américain » où est clairement posée la question de la couleur de peau à l’Opéra de Paris et Mlle Pita, qui est dans le livre la directrice de l’École de danse, donne la réponse officielle (qui est peut-être devenue vraie, mais ne l’était pas par le passé) : « la couleur de peau n’est pas un sujet pour l’Opéra ! Ce qui compte, ce sont les aptitudes de chacun, la qualité de la danse. » En terme de vocabulaire, dans ce tome, Maïna et son grand frère Olympe parlent des personnes noires en disant « personnes de couleur ». Maïna dit une fois « peau noire », une fois « peau sombre » et le narrateur décrit un personnage comme « afro-américain ». Un point que j’ai trouvé vraiment dommage dans cette fiction, c’est que la compagnie new-yorkaise qui sert dans ce livre de modèle en terme d’intégration est le New York City Ballet. Je sais bien que le New York City Ballet est la compagnie la plus connue, mais je me serais attendue à ce que la compagnie citée dans ce libre soit l’American Ballet Theatre, l’autre grande compagnie de danse classique de renommée internationale basée à New York qui, elle, a déjà promu plusieurs danseur·ses afro-américain·es au rang d’étoile : Desmond Richardson, Misty Copeland, Calvin Royal III. Le New York City Ballet s’est quant à lui illustré par son retard en ce domaine, comme le montrent les expériences de Llanchie Stevenson (qui a été formée à l’école du New York City Ballet mais que Balanchine a ensuite refusé d’engager dans le corps de ballet car elle aurait « cassé la ligne »), d’Aesha Ash (première danseuse afro-américaine à faire partie du corps de ballet au New York City Ballet, qu’elle a ensuite quitté car elle a compris qu’elle ne pourrait y grimper les échelons malgré son talent) et de Misty Copeland (danseuse étoile américaine dont le talent évident à l’adolescence a intéressé toutes les compagnies des USA sauf le New York City Ballet). Ceci dit, le New York City Ballet semble déterminé à combler son retard en continuant à recruter plusieurs danseuses à la peau foncée pour son corps de ballet (actuellement on y trouve notamment India Bradley et Olivia Boisson) et en nommant Aesha Ash à un poste de la School of American Ballet (l’école du New York City Ballet) où elle apporte sa voix en faveur de l’inclusion. De fait, une élève à la peau noire, Charlotte Nebres, a dansé le rôle de Marie dans le ballet Casse Noisette du New York City Ballet en 2019.

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20 allée de la danse – L’ombre d’un frère (roman)

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Dans la série « 20 allées de la danse » dont je viens de parler, il y a plusieurs tomes ayant pour personnage principal un garçon élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris.

Voici les tomes centrés sur Colas, un petit blond issu d’un milieu favorisé et dont le grand frère est aussi à l’École de danse de l’Opéra de Paris :

  • « L’ombre d’un frère » : Il parle de danser quand on est un garçon, de danser pour soi ou pour faire plaisir à ses parents qui auraient aimé cette carrière, de vouloir grandir plus vite et aussi du risque de blessure quand on danse intensément. Un des personnages de ce tome est Nigel Miller, un chorégraphe noir qui va créer un spectacle pour l’École de danse de l’Opéra de Paris. J’ai beaucoup aimé ce roman, dont voici un extrait.

  • « Sous les projecteurs » : Les élèves de l’école passent une audition pour jouer un rôle dans un film et Colas est recruté. Or il se sent à cette période fatigué et moins au niveau dans sa danse, donc il hésite à s’orienter vers une carrière dans le cinéma plutôt que dans la danse.
  • « La nouvelle » : L’histoire est centrée sur une nouvelle élève à l’école, que Colas connaissait plus jeune, et parle de la difficulté de s’intégrer à un groupe déjà formé. Colas n’y est donc pas le personnage principal, mais c’est le personnage secondaire le plus important.

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Voici les tomes centrés sur Bilal, un élève dont le milieu ne le destine pas à la danse classique :

  • « Petit rat, malgré tout« : Les anciens amis et une partie de la famille de Bilal ne comprennent pas qu’il soit dans une école de danse classique. Quand Bilal se fait harceler et agresser par des jeunes de son quartiers, il n’ose pas en parler à ses amis, à sa famille ni aux adultes. Mais comme toujours dans cette série, l’histoire se termine bien. Au passage, le harcèlement verbal existe pour les élèves danseurs de l’École de danse de l’Opéra de Paris :  le danseur étoile Hugo Marchand l’évoque dans son autobiographie (pour ados et adultes) Danser. Ce tome existe aussi en bande-dessinée.
  • « Un pas de côté » : En plus des habitudes de l’École de danse de l’Opéra de Paris, ce tome parle du Musée d’Orsay, de la sensation de ne pas appartenir à un groupe de personnes riches et cultivées, de la honte d’avoir besoin d’aides sociales.
  • « Le défi » : Des enfants de l’École de danse montent une semaine de cours de danse destinés aux jeunes de Nanterre, quasiment sans aide d’adultes et en gérant en parallèle leur scolarité. Je n’ai pas aimé cette histoire car je l’ai trouvée trop peu crédible.

Au passage, il n’y a pas besoin de lire la série dans l’ordre car tous les éléments importants sont rappelés au fil du texte.

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20 allée de la danse – Amies et rivales (bande dessinée)

Ce livre d’Elizabeth Barféty est illustré par Laure Ngo. Il est imprimé en France et publié en 2019 aux éditions Jungle (lien vers la fiche du livre). Il est adapté à partir de 8 ou 9 ans.

Je trouve cette adaptations en bande-dessinée très réussie ! Le récit est forcément un peu simplifié par rapport au roman, mais les points clés sont tous présents.

Voici pour comparaison la page qui correspond à l’extrait que je vous ai photographié dans le roman « Amies et rivales ».

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Dans cette bande-dessinée, Maïna et Capucine dansent un petit rôle dans le ballet « La bayadère » au Palais Garnier.

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20 allée de la danse – L’ombre d’un frère (bande dessinée)

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Ce livre d’Elizabeth Barféty est illustré par Laure Ngo. Il est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Jungle (lien vers la fiche du livre). Il est adapté à partir de 8 ou 9 ans.

C’est l’adaptation du roman « L’ombre d’un frère ». Voici pour comparaison la page qui correspond à l’extrait que je vous ai photographié précédemment.

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J’aime les illustrations lumineuses de Laure Ngo et j’apprécie que le fait qu’elle ait dessiné les personnages avec des proportions corporelles plutôt réalistes (c’est une caractéristique assez rare pour être soulignée). La seule (minuscule !) chose qui m’a un peu déçue dans l’adaptation est que j’imaginais Colas avec des cheveux blonds très clairs, pas blonds tirant sur le roux… autant dire que je recommande chaudement cette bande-dessinée !

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Actuellement, les 7 premiers tomes de la série ont été adaptés en version bande-dessinée :

  • « Amies et rivales » est centré sur Maïna et je vous en ai parlé juste avant.
  • « Parfaite… ou presque » est centré sur Capucine, qui se met une telle pression pour réussir qu’elle fait un malaise et que sa santé mentale devient problématique, puis qui trouve le soutien pour sortir par le haut.
  • « L’ombre d’un frère » est centré sur Colas, qui est jaloux de son grand frère élève de la même école.
  • « Petite rebelle » est centré sur Zoé, qui est déjà élève à l’École de danse de l’Opéra de Paris mais a encore l’âge de faire les bêtises d’un enfant de 9 ans.
  • « L’envol d’une discrète » est centré sur Sophia.
  • « Petit rat malgré tout » est centré sur Bilal.
  • « La tournée au Japon » est centré sur Maïna.

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20 allée de la danse – Petits secrets

Ce livre d’Elizabeth Barféty est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 8 ou 9 ans.

Ce roman est le premier tome de la saison 2 de la série. On y suit une nouvelle bande d’ami·es : Jade, Charlie, Demba et Alice. Ils sont stagiaires à l’école de danse de l’Opéra de Paris, pour le « petit stage« . Ils forment le « club des Capybaras » et se sont donné pour mission d’aider des autres.

Dans ce tome, le personnage principal est Charlie, dont les parents sont deux mamans. Un documentaire va être réalisé sur l’école, et Demba meurt d’envie d’être sélectionné, tandis que Charlie redoute de l’être car cela signifierai montrer ses mères à la télévision. Et le club des Capybaras va essayer d’aider Ania, qui souffre d’être dans cette école non pour son propre plaisir mais pour satisfaire l’envie de sa mère. Petit clin d’œil à la saison 1, à un moment on voit passer Zoé, Sofia, Maïna, Constance et Colas, qui sont alors en 4ème division.

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Le 2ème tome de la saison 2 est appelé « Jeu de piste« . Le personnage principal est Demba, qui a 10 ans, la peau noire, un caractère bien trempé, une famille socialement favorisée qui habite en région parisienne et l’objectif de devenir danseur étoile de l’Opéra de Paris. Dans ce tome, les élèves font un jeu de piste dans l’Opéra Garnier et Demba suit sa curiosité au sujet de Thaïs, une stagiaire timide qui semble cacher quelque chose.

Le 3ème tome de la saison 2 est appelé « Seule contre tous« . Le personnage principal est Jade, qui souffre de sa dyslexie mais n’ose pas l’avouer. En parallèle, les élèves se préparent pour la journée où l’école de danse est ouverte aux familles des élèves, et Jade aimerait que ses parents, en voyage à l’étranger, y assistent. On suit également sa rencontre avec le fils d’une pianiste de l’école de danse, sa pratique du skate, et les réflexions de certains personnages sur les relations entre parents et enfants.

Le 4ème tome de la saison 2 est appelé « La vie en grand« . Le personnage principal est Alice, qui veut toujours aider les autres, rentre le week-end dans sa famille recomposée et va chercher une Petite Mère. Il y a aussi Zoé, Sofia, Maïna, Constance et Colas. On y apprend l’origine du club des Capybaras et on suit Louis, un petit stagiaire qui ne se sent pas bien à l’École de danse.

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Les pointes noires

Ce roman de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2018 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Cette série de livres a pour personnage principal Eve, une jeune fille originaire du Mali, adoptée par une famille habitant en Ile-de-France, dont le rêve est de devenir danseuse classique. Ce parcours n’est pas simple malgré son talent, car elle a la peau noire.

Ces livres sont écrits en hommage à deux danseuses :

De la vie de Michaela DePrince, « Les pointes noires » tire l’adoption par une famille occidentale d’une toute petite fille noire qui vit dans un orphelinat d’Afrique, a trouvé une photo de danseuse classique, rêve d’en devenir une, a le soutien de sa famille d’adoption pour travailler à ce rêve et faire face au racisme ordinaire.

Par rapport à Michaela DePrince, il y a deux grandes différences. La première, c’est que quasiment tous les évènements (très) traumatisants vécus dans le pays de naissance ont été supprimés. La deuxième différence, c’est que toute l’action est située non pas aux USA mais en France métropolitaine, plus particulièrement en région parisienne. L’Opéra de Paris y est donc la référence et l’objectif ultime pour la danse classique.

Dans ce premier tome, on lit la vie d’Eve dans son pays de naissance puis son adoption internationale et ses premières années en France, jusqu’à son audition pour l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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Les pointes noires à l’Opéra

Ce livre de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Ce roman est la suite de « Les pointes noires » et on y suit Eve pendant sa scolarité à l’École de danse de l’Opéra de Paris. On découvre l’envers du décors de cette prestigieuse école, en particulier la compétition entre les élèves.

Le racisme est également présent, ici à l’occasion du ballet la Bayadère dans lequel est prévu une « danse des négrillons ». Au passage, ce nom est réellement le nom traditionnel de ce morceau ! Le rapport sur la diversité à l’Opéra National de Paris indique que c’est en 2015 qu’il a été décidé de le renommer « danse des enfants ».

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A la fin du livre, Eve quitte l’École de danse de l’Opéra de Paris pour s’orienter vers des compagnies au moule moins rigide. Si on regarde cette fin de manière optimiste, elle rappelle qu’il n’y a pas que l’Opéra de Paris, comme compagnie au sein duquel évoluer quand on fait de la danse classique à un niveau professionnel. Si vous en doutez, regardez les vidéos inspirantes de compagnies professionnelles à l’occasion du World Ballet Day (sous la bande-annonce vidéo se trouve une liste de compagnies avec un lien à cliquer pour voir leur vidéo du World Ballet Day 2019).

Au passage, tout n’est pas forcément simple dans les autres compagnies. Chloé Anaïs Lopes Gomes, de nationalité française, est danseuse au Staatsballett de Berlin, y a aussi subi du racisme et elle lutte pour faire bouger les choses. Sur une note plus positive, on a vu ici que Precious Adams est danseuse à l’English National Ballet et a le soutien de sa hiérarchie pour danser avec des pointes et collants adaptés à sa carnation. Voici Precious Adams dansant une des odalisques dans Le Corsaire, photographiée par Laurent Liotardo :

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Revenons au livre « Les pointes noires à l’Opéra ». Si on regarde la fin de ce livre de manière pessimiste, elle signifie que les danseuses noires n’ont toujours pas de place à l’Opéra de Paris. Et dans la réalité ? On en a parlé dans cet article.

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Les pointes noires à New York

Ce livre de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Eve a pour objectif d’intégrer l’American Ballet Theatre, seule compagnie à ses yeux où elle pourra trouver une diversité de couleur de peau.

Je n’ai globalement pas apprécié cet ouvrage, car il me semble refléter l’état de la danse classique d’il y a une dizaines d’année, particulièrement avant « Black lives matter ». Mais bien sûr, je ne suis pas spécialiste et je ne connais de ce milieu que ce que je peux en lire sur internet.

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Pour finir cette sélection, je ne vous recommande pas la série de bande-dessinées « Studio danse« . D’abord, tous les personnages sont à la fois très minces et très sexués, avec notamment une forte poitrine pour toutes les jeunes filles. C’est souvent le cas dans les bandes-dessinées, mais on peut quand même signaler que cela met des attentes irréalistes, et donc malsaines, dans la tête des enfants. D’autre part, je comprends l’effort de faire figurer « la » danse africaine, mais je n’aime pas qu’elle soit appelée « l’africain ». Enfin, ce qui me semble également très problématique, c’est que Luce, le seul personnage de corpulence normale (= pas très mince), est aussi le seul personnage qui a une attirance immodérée pour les gâteaux. Je suis la seule à trouver tout cela grossophobe et très gênant, et à me demander pourquoi cette série de bande-dessinée est largement diffusée ?

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Conclusion

Pour des livres évoquant la danse classique en France, je vous recommande tout particulièrement les collections « Le chat de l’Opéra » et « 20 allée de la danse » pour plusieurs raisons. D’abord, les formats proposés soient variés : album première lecture pour « Le chat de l’Opéra », roman ou bande-dessinée pour « 20 allée de la danse ». De plus, le fait que ces collections soient en partenariat officiel avec l’Opéra de Paris permet d’obtenir des informations que l’on ne trouve pas ailleurs. Enfin, la diversité des personnages principaux est très pertinente pour qu’un maximum d’enfants se sente inclus dans le monde de la danse classique.

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Comme vous pouvez le constater, les éditions Nathan proposent de nombreux livres jeunesse en partenariat avec l’Opéra de Paris. Un certain nombre montre une diversité de couleurs de peau et de caractères : les collections « Le chat de l’Opéra », « 20 allée de la danse » et l’album documentaire « La danse classique ». C’est un très beau signe d’ouverture de l’Opéra de Paris, qui participe ainsi à éveiller des vocations pour aller vers plus de diversité dans son personnel et son public.

Par contre, la série de romans photo jeunesse « Léna rêve d’étoile » ne semble avoir que des personnages blancs de peau, dans une ambiance et des sujets qui me font penser à une sitcom américaine. Bref, du peu que j’en aie feuilleté, « Léna rêve d’étoile » ne m’a pas plu du tout.

Enfin, pour les livres des éditions Nathan sur la danse classique, j’ai un avis mitigé sur la série « Danser jusqu’aux étoiles », des romans recommandés de 9 à 12 ans. D’un côté, l’autrice veille à inclure des personnages de couleur de peau et de caractère varié, d’un autre côté je n’aime pas la manière dont sont traitées les relations amoureuses des personnages.

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Si vous lisez l’anglais, en plus de « Ballet with heart » j’ai repéré d’autres très bons albums écrits et illustrés par des personnes noires et je vous ai mis en lien chaque album lu en vidéo :

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Bon week-end !

Livres pour enfant sur la danse classique – les documentaires

25 Juin

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, le thème est la danse classique et j’ai le plaisir de vous informer qu’il existe des livres jeunesse avec plus de diversité que la traditionnelle danseuse blonde ou brune à la peau blanche.

Cela n’est pas encore systématique, et certains livres que je vous recommande sont épuisés donc à trouver en bibliothèque ou sur le marché de l’occasion, mais vous verrez qu’il y a du choix, au point que j’ai découpé ma sélection en deux articles.

Dans cet article, je vous propose une sélection de livres documentaires sur la danse classique. Les fictions pour enfant sur la danse  classique sont dans cet article.

Comme d’habitude, j’ai classé les ouvrages en fonction de l’âge recommandé pour commencer à les lire. Certains de ces livres sont des coups de cœur, pour d’autres j’ai un avis mitigé et je vous explique pourquoi.

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La danse

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Ce livre de Sophie Bordet-Petillon est illustré par Elsa Fouquier. Il est imprimé en Chine et publié en 2016 aux éditions Gallimard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 3 à 6 ans.

J’ai un avis mitigé sur cet album. D’une part, cet album est facile à manipuler par les enfants car il est compact et que ses pages sont cartonnées ou en calque épais.

Il y a un calque toutes les 3 double pages. Son utilisation n’apporte pas l’effet de surprise qu’il peut avoir dans d’autres albums de cette collection, mais c’est toujours sympa d’avoir ce petit effet varié entre les pages.

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Les trois quarts du livre traitent de la danse classique. Et le fait de représenter sur scène un ballet classique avec des danseuses de diverses couleurs de peau qui portent un maquillage et des collants adaptés à leur couleur de peau n’est pas une vue de l’esprit mais une réalité. On peut le voir par exemple avec Nardia Boodoo au Washington Ballet (elle a par exemple dansé dans le corps de ballet pour Le lac des cygnes, ainsi que pour Giselle) ou Miachaela DePrince au Boston Ballet.

Revenons au livre : son dernier quart aborde d’autres danses, à raison d’une double page danse contemporaine, modern’jazz, comédies musicales, hip hop. Il y a également d’autres danses évoquées avec seulement une petite illustration une phrase de commentaire. Je ne suis personnellement pas à l’aise avec le concept de « la » danse africaine : il y a tellement de danses différentes sur le continent africain !

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Bref, pour un enfant de 4 à 6 ans je vous recommande plutôt l’album que je vous présente juste après : « J’apprends la danse classique ».

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J’apprends la danse classique

Ce livre d’Emmanuelle Ousset est illustré par Marie Spénale. Il est imprimé en Roumanie et publié en 2018 aux éditions Milan (lien vers la fiche du livre). Je le trouve adapté de 4 à 7 ans.

Ce petit livre est léger, ses pages sont plastifiées et il montre aussi des enfants qui semblent avoir 4 ans, donc il peut être montré sans problème à un·e enfant de 3 ans si le sujet de la danse classique l’intéresse.

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On trouve dans cet album toutes les informations utiles pour se familiariser avec la danse classique : vocabulaire (vêtements, positions des bras et des pieds…), organisation des cours de danse (pour les tout petits et pour les plus grands) et exemples de professionnel·les de la danse.

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Les illustrations d’enfants sont très nombreuses et montrent des filles et des garçons de différents âges et de différentes couleurs de peau, idem pour les adultes : l’enseignante a des traits asiatiques, parmi les professionnel·les sont cités Marie-Agnès Gillot aussi bien qu’Alvin Ailey (danseur et chorégraphe afro-américain). C’est très agréable de voir cet effort pour qu’un maximum de monde se sente inclus !

Cet album est mon documentaire coup de cœur pour les enfants de 3 à 7 ans.

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La danse

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Ce livre de Françoise de Guibert est illustré par Delphine Renon. Il est publié en 2014 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 4 à 7 ans.

Ce petit livre a des pages en carton léger avec des animations : pop up, volet à soulever, molette à tourner…

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Comme souvent en France métropolitaine, « la danse » désigne ici la danse classique (« ballet » en anglais). Mais il y a quand même dans ce livre un certain nombre de pages dédié aux autres types de danses. La dernière double page du livre les montre toutes.

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Personnellement, je n’ai pas de coup de cœur pour ce livre, mais il vous plaira peut-être.

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A la découverte du ballet

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Ce livre de Mary Kate Mellow et Stéphanie Troeller est traduit de l’anglais. Il est imprimé en Chine et publié en 2010 aux éditions Gremese (lien vers la fiche du livre en italien).

Ce livre est richement illustré par de nombreuses photos de filles. Les textes qui accompagnent les photos sont longs mais n’ont pas forcément besoin d’être lus, ils seront utiles quand l’enfant voudra en savoir plus.

La première partie de l’ouvrage présente un cours d’éveil à la danse, pour filles de 4 à 6 ans. Les enfants des photos sont déguisés en tutu ou en papillon et dansent dans un jardin. Leur enseignant est M. Chris, que l’on voit brièvement en photo. M. Chris comme les enfants ont des carnation variées, ce que j’apprécie. Comme dans tout le livre, le texte raconte les scènes des photos et sont écrits par « Prima Princessa », la fée danseuse dessinée par Stéphanie Troeller.

La deuxième partie de l’ouvrage explique le déroulement d’un cours de danse classique, pour filles de 6 à 13 ans. Sont évoqués la tenues, les positions et les pas de base de la danse classique. Ils sont tous illustrés de photos de filles prenant un cours de danse dans un studio et il y a une certain diversité dans leur couleur de peau.

La troisième partie de l’ouvrage montre des filles et des garçons de 14 ans et plus, et explique des pas de niveau avancé, sur pointes pour les filles, quelques pas pour garçons puis évoque la préparation d’un spectacle (maquillage et costume d’une jeune fille en tutu).

Les photos de la deuxième et de la troisième parties sont prises à la School of American Ballet, l’école de danse classique la plus prestigieuse des USA.

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Diane et le ballet

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Ce livre de Luciano Lozano est imprimé au Portugal et publié en 2022 aux Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Ce bel album est à la fois une histoire, celle de Diane, une petite fille qui aime la danse classique, et un documentaire. C’est un gros coup de cœur pour moi et je vous en dis plus dans cet article.

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Tout sur… la danse classique

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Ce livre de Jane Hackett est imprimé en Chine et publié en 2011 aux éditons Langue au chat. Il est recommandé de 6 à 10 ans. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion.

Ce grand album illustré de nombreuses photos est un un vrai manuel pour apprendre les positions et de nombreux pas de danse classique.

Pour chaque pas, des photos et du texte montrent précisément ce qui fait le pas, et ce qui fait que le pas est réalisé de manière correcte.

Il s’agit de la traduction d’un ouvrage anglais et les tenues vestimentaires ainsi que certains termes techniques ne correspondent pas tout à fait à l’école française, mais cela relève du détail.

Les modèles pris en photo sont des danseurs et danseuses de l’école « Tring Park School for the Performing Arts » : 4 filles et 3 garçons d’âge et de couleur de peau variée. Ainsi la plupart des enfants peuvent se sentir inclus dans ces leçons.

C’est un coup de cœur pour moi si votre enfant a envie d’apprendre sur la technique de la danse classique.

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Le livre de danse classique le + facile au monde

Ce livre de Mitéki Kudo est illustré par Delphine Soucail. Il est imprimé en Espagne et publié en 2019 aux éditions Hachette enfants. Il est recommandé de 6 à 10 ans. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion.

Ce petit album détaille comment réaliser tous les principaux pas de la danse classique : pliés, dégagés, ronds de jambe, arabesque, révérence…

Les explications comme les illustrations sont une merveille de justesse.

Les illustrations sont également douces, et il y a une représentativité aussi bien garçon/filles que des couleurs de peau.

Ce livre est intéressant aussi pour les ados et adultes qui démarrent en danse classique car il est à la fois simple et très précis. Pour tout vous dire, après l’avoir découvert à la bibliothèque, j’en ai acheté un exemplaire pour mon plaisir, et le Pinto l’a lu avec intérêt ! Et voici l’avis de Danse avec la plume.

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La danse classique – questions/réponses

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Ce livre de Claudine Colozzi est illustré par Delphine Soucail. Il est imprimé en France et publié en 2017 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 7 ans.

Chaque double page répond à deux questions liées à la danse classique (qu’est-ce que l’en-dehors ? tous les danseurs portent-ils un collant ? les danseurs mangent-ils des pâtes ?…) et distille des informations en plus grâce aux photos et à un petit encadré illustré.

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La plupart des photos sont issues de l’école de danse de l’Opéra de Paris, ce qui permet de montrer presque autant de garçons que de filles. On peut aussi se rendre compte qu’il y a réellement quelques élèves à la peau foncée dans cette école. Et pour le coup, les vêtements comme les termes techniques sont scrupuleusement conformes à l’école française.

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Cet album est un très bon documentaire pour les enfants de 7 à 11 ans qui sont intéressés par la danse classique et plus particulièrement par l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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La vie en danse

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Ce livre de Cécile Guibert Brussel est illustré par Julie Guillem. Il est imprimé en Belgique et publié en 2018 aux éditions actes Sud junior (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 10 ans.

Cet album au format original découpe chacune de ses parties en plusieurs double pages, paragraphe par paragraphe.

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Ce livre décrit des éléments clés de la danse classique, puis raconte l’histoire de la danse classique de Louis XIV au ballet romantique, liste quelques danseurs et chorégraphes (uniquement des hommes : Petipa, Diaghilev, Béjart) et décrit brièvement l’École et le Ballet de l’Opéra de Paris.

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Puis l’autrice décrit d’autres types de danse : « la » danse africaine, « la » danse indienne, « la » danse orientale, les danses latines, le flamenco, les danses de salon, la comédie musicale, le modern jazz, la danse moderne, la danse contemporaine, le hip-hop.

Personnellement, je n’ai pas de coup de cœur pour ce livre, mais il vous plaira peut-être.

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Le ballet

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Ce livre écrit et illustré par Kate Castle est recommandé de 6 à 12 ans. Il est imprimé en Espagne et publié en 1996 aux éditions Nathan. Il est épuisé mais on peut le trouver d’occasion à très bas prix.

Vous y trouverez de jolies illustrations réalistes réalisées au crayon qui veillent à représenter des garçons comme des filles avec des couleurs de peau variées, une histoire du ballet, des informations sur les cours de danse, sur les représentations, sur la variété de métiers impliqués dans la réalisation d’un spectacle, et des informations sur les plus grands spectacles, artistes et compagnies.

Ce livre montre une variété dans la couleur de peau des enfants – nettement moins dans celle des adultes. Les illustrations semblent réalisées au crayon d’après photo, mais le nom de interprètes n’est généralement pas mentionné (même pas en petits caractères à la fin du livre), c’est dommage.

D’autre part, le contenu est daté (cela se sent particulièrement quand il parle des danseurs « actuels », qui sont à la retraite depuis longtemps maintenant) et par moments on sent que c’est la traduction d’un livre écrit en Angleterre (les danseurs cités sont principalement anglais ou connus en Angleterre, les petits sauts sont appelés « petit allegro »).

Un point que je n’aime pas vraiment dans ce livre, mais qui ne posait pas question à l’époque où il a été écrit, c’est l’utilisation du masculin comme un neutre, tout particulièrement dans le monde du ballet où il y a beaucoup plus de filles/femmes que de garçons/hommes. D’ailleurs la double-page intitulée « Le danseur » parle à environ 80 % d’Anna Pavlova et à 20 % de Mikhaïl Baryshnikov.

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Ma grande encyclopédie de danse

Ce livre de Lorrie Mack est imprimé en Chine et publié en 2013 aux éditions Milan. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion. Il est recommandé à partir de 10 ans.

Ce livre grand format est divisé en 6 chapitres : la danse dans le monde, les danses de salon, le ballet classique, pieds et sentiments à nu, magiques comédies musicales, breakdance et danses de rue.

Chaque double page est richement illustrée avec des nombreuses photos montrant des couleurs de peau et des âges variés. La majorité sont des double-pages de découverte de l’histoire d’un type de danse, mais il y a aussi quelques tutoriels montrant des exemples de pas et de costumes sur une danse précise, des double-pages dédiées à un·e chorégraphe ou une compagnie.

J’apprécie que ce livre sorte des sentiers battus, non seulement en abordant des types de danse qu’on ne trouve pas dans les ouvrages équivalents, mais aussi en traitant d’arts qui en sont proches comme le théâtre kabuki ou la compagnie du Cirque du Soleil.

Et j’aime vraiment que, pour toutes les danses, une grande diversité d’âge, couleur de peau et genre soit présenté, à la fois dans les textes et dans les images. Cela se retrouve vraiment pour toutes les danses et tout au long du livre !

Cette encyclopédie propose des informations qu’on ne trouve pas ailleurs. Maria Tallchief est citée dans la liste des danseuses étoiles, à plusieurs occasion l’apport de personnes afro-américaines pour créer diverses danses, films ou émissions, et globalement il y a un effort pour ne pas se limiter aux pays habituellement cités dans les ouvrages sur la danse.

Par contre, il y a plusieurs tournures de phrases que je n’ai pas aimées et je vais vous les lister.

Il y a d’abord le jeu de mot « danses anciennes du Nouveau Monde », l’utilisation du mot « indigène » plutôt qu’autochtone, l’association entre être aristocrate et avoir des mouvements dignes, le fait que dans la double-page sur « mélanges latinos » il soit mentionné à 3 reprises que les africains d’Amérique latine étaient des esclaves alors qu’il n’est rien mentionné pour les européens d’Amérique latine (qui ont colonisé la région puis y ont emmenés de force des personnes d’Afrique), l’affirmation complètement arbitraire (et sans doute fausse) que les danses populaires des premiers siècles étaient échevelées, pas « policées » et, de manière sous-entendue, n’avaient aucun objectif.

Je n’aime pas que la conception que l’origine afro-américaine du jazz ne soit pas mentionnée alors que de nombreuses genres musicaux, connus ou non, voient leur origine précisée, de même que je regrette que le « cake-walk » soit seulement cité et illustré d’un dessin qui ne permet pas d’imaginer que cette danse a été créée par les esclaves afro-américains pour se moquer de la démarche de leurs maîtres au bal.

De plus, je n’aime pas du tout que sur la double page « rythmes africains » il y ait à la fois la guedra, une danse saharaouie, et l’affirmation que les Ballets africains (qui effectuent des danses tribales d’Afrique de l’Ouest) représentent « la » danse africaine. Et je n’apprécie pas vraiment que la double-page « danses d’Orient » soit un grand fourre-tout comprenant à la fois les danses d’Asie du Sud et la « danse orientale » d’Égypte. Je suppose que la raison de cet éclatement des danses d’Afrique du Nord vient qu’il n’y ait pas eu de place pour elles dans la double-page « danses méditerranéennes », laquelle ne contient que des danses des pays du Nord de la Méditerranée, mais je n’approuve pas ce choix.

Ensuite, je trouve dommage que l’encadré sur la « troupe nationale de chants et danse des ethnies minoritaires » affirme que la Chine « fait honneur aux traditions et à l’art des quelques 50 groupes ethniques recensés dans le pays ». D’ailleurs, je ne crois pas que cette troupe existe encore.

Voilà, je vous ai listé toutes les parties qui me gênent dans ce livre. Malgré elles, ce livre me semble le meilleur choix à ma connaissance si vous cherchez une encyclopédie pour découvrir la danse au sens large pour enfant ou adolescent·e.

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Ballet – une histoire illustrée

Ce livre collectif est imprimé en Chine et publié en 2019 aux éditions Flammarion (lien vers la fiche du livre). Il est adapté aux ados et adultes.

Parmi ma sélection du jour, c’est de loin le plus grand et le plus épais : 359 pages ! Son sous-titre annonce son contenu : une histoire illustrée du ballet. Il couvre de 1550 à aujourd’hui et il est, en effet, très richement illustré.

Chaque chapitre traite une période historique d’environ 40 ans et est introduit par une grande photo où figurent des interprètes de compagnies de ballet britanniques : Fumi Kaneko, danseuse au Royal Ballet, et José Alves, danseur au Ballet Black.

On trouve ensuite, pour chaque chapitre, environ une double-page pour chaque sujet traité : une introduction, l’histoire de ballets, d’artistes, de compagnies et de lieux marquants pour cette période, toujours avec beaucoup de photos.

Je regrette que les artistes de ballet afro-américains ne soient évoqués que par la courte biographie d’Alvin Alley et de Misty Copeland à la fin du livre et par quelques lignes de texte sur la double-page « revisiter les classiques ».

En fait, l’histoire des danseurs et danseuses de ballet afro-américains n’est que peu traitée dans cette encyclopédie, de même que la problématique du racisme dans l’histoire du ballet. Je suppose que la ligne de cet ouvrage est de ne pas évoquer de sujet polémique. Malgré ce manque, je trouve que ce livre est un très bel ouvrage de référence et je le recommande.

Pour vous informer sur les ballerines afro-américaines, il existe un ouvrage en anglais : « Black ballerinas« , écrit par Misty Copeland, illustré par Salena Barnes et publié en 2021.

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ladanse-milanJe ne recommande pas « La danse » de Pascale Hédelin, illustré par Robert Barborini, Benjamin Bécue, Marion Biller et Hélène Convert, et paru en 2017 aux éditions Milan. Certes, ce livre réalise un bel effort de montrer des couleurs de peau variées pour chaque type de personnage, et une fois un personnage en fauteuil roulant. J’aime aussi le fait que sont abordés les différents métiers de la danse et que, globalement, ce livre réponde à toutes sortes de questions de manière claire et pédagogique. Mais il a plusieurs problèmes. Tout d’abord, les pages 16-17 et 24-25 montrent un spectacle intitulé « Il était une fois dans l’Ouest » avec des enfants déguisés en natifs d’Amérique, ce qui est un exemple d’appropriation culturelle. De plus, certains dessins montrent comme par hasard de personnes à la peau noire interprétant des personnages exotiques (un lion page 90, Carlos Acosta avec une sorte de pagne page 88), tandis que des illustrations de personnages principaux sont uniquement blancs dans les exemples pages 90-91. Enfin l’illustration évoquant la danse à la préhistoire montre un groupe de 4 « hommes préhistoriques » avec, comme par hasard, aucune femme parmi eux. Bref, il est évident que ce livre, sorti en 2017, est en fait une réédition à l’identique (à part la couverture légèrement modifiée) de la version de 2011 et qu’il serait vraiment pertinent de la mettre à jour… Exactement comme l’album « La préhistoire » de la même collection !

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Je ne vous recommande pas « Le manuel de la danseuse » de Delphine Godard, illustré par Valérie Coeugniet et paru en 2012 aux éditions Nathan. Certes, les 4 personnages principaux de ce livre ont des couleurs de peau, d’yeux et de cheveux variées. Mais les cheveux de la jeune fille noire ne sont pas crépus, et les quelques garçons dessinés dans le livre sont tous blancs de peau. Et surtout je n’aime pas le dessin irréaliste des corps féminins très minces aux jambes interminables, ni le texte que je trouve très jugeant, voire carrément dangereux. Par exemple, un quizz pour savoir si on est une graine de danseuse contient une question sur l’appétit, et un manque d’appétit est relié à la fait d’être fait pour la danse classique !

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Conclusion

Voici mes recommandations personnelles d’ouvrages sur l’histoire et la technique de la danse classique :

  • Pour un·e enfant de moins de 7 ans : « J’apprends la danse classique » aux éditions Milan ou « Diane et le ballet » aux éditions des Éléphants.
  • Pour un·e enfant à partir de 7 ans qui est intéressé·e par la technique : « Le livre de danse classique le + facile au monde » aux éditions Hachette.
  • Pour un·e enfant de 9 à 12 ans, le choix dépend des intérêts de l’enfant et de ce qu’iel connait déjà. Pour en savoir plus sur les pas, « Tout sur… la danse classique » me semble une bonne idée si vous pouvez le trouver (il est épuisé). Pour des informations dans le contexte de l’École de Danse de l’Opéra de Paris, « La danse classique – questions/réponses » est un bon choix. Pour une petite encyclopédie du ballet, je trouve que « Le ballet » est intéressant si vous pouvez le trouver (il est épuisé). Pour une encyclopédie qui ouvre sur des nombreux types de danse (en plus de proposer un beau panorama de la danse classique), allez vers « Ma grande encyclopédie de danse ».
  • Pour un·e ado à qui on veut offrir un grand et beau livre : « Ballet, une histoire illustré ».

Dans un prochain article, on verra les livres jeunesse de fiction sur la danse classique. Edit : L’article est en ligne ici.

Bon week-end !

Choisir une tunique de danse classique

4 Juin

Bonjour !

Après avoirtrouvé des tuniques de danse classique fabriquées en France et des tuniques de danse classique taille XL, je me suis décidée à acheter de quoi remplacer mes justaucorps trop petits par des tuniques adaptées à ma morphologie et fabriquées le plus localement possible.

Je vous explique mes essais puis vous montre des photos où je porte chacune de ces tuniques. Si vous ne souhaitez pas tout lire, je vous donne tout de suite la conclusion : j’ai trouvé mon bonheur auprès de la marque Vicard, qui fabrique au Portugal des tuniques avec tailles adulte et qui peut, sur demande et sans payer plus, adapter la coupe ou la couleur du produit choisi.

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Premier essai

Vus le prix élevé d’une tunique fabriquée en France et l’absence de magasins autour de chez moi où je puisse essayer ces produits, j’ai tenté un premier achat d’occasion. J’ai eu la chance de trouver en état neuf une tunique 2125 de la marque Degas en lycra bleu ciel non doublé et en taille 4.

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Niveau taille, c’est parfait pour moi et j’aime beaucoup la coupe très courte de la jupette. Par contre, comme c’est déjà visible sur la fiche produit de la marque, le tissu est assez transparent pour qu’on voie le haut du collant à travers. De plus, la coupe du justaucorps est trop décolletée à mon goût et je trouve ma poitrine pas assez maintenue.

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Cet achat m’a permis de réaliser que les deux marques fabriquant en France, Degas et Baïlarem Pro, n’ont pas de produits vendus aux particuliers qui correspondent à mes critères. En effet, grâce à ce premier essai, j’ai mieux compris ce que je souhaite :

  • une tunique opaque et mat : en coton ou Meryl, avec tissu doublé au niveau de la poitrine,
  • sans empiècement de tulle ni de dentelle,
  • à bretelles fines, si possible croisées dans le dos,
  • à encolure droite ou très peu décolletée,
  • avec une jupette en voile plutôt courte, sans pliage portefeuille,
  • compatible avec ma morphologie, qui est de taille 42 avec un buste plus long que la moyenne.

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Deuxième essai

Au bout de plusieurs mois de réflexion, j’ai acheté la tunique Ophélie de la marque Vicard, en Meryl noir, taille 42. Elle est fabriquée en Portugal.

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J’aime la coupe, l’opacité du justaucorps et la relative transparence de la jupette. Je note aussi l’originalité de la coupe de la jupette (courte devant, mi-longue derrière,) même si je la trouve un tout petit peu moins pratique qu’une jupette très courte.

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Par contre la taille est trop petite pour mon long buste : les bretelles me serrent, et pour relâcher cette pression je n’ai pas d’autre choix que de remonter le tissu du justaucorps, qui est alors un peu trop échancré à mon goût au niveau de l’entrejambe.

De plus, les bretelles sont entrelacées, ce qui fait que je passe du temps à les remettre en place pour qu’elles soient dans la position que je souhaite.

Bref, mes collègues de danse me complimentent sur cette tunique mais elle n’est pas aussi confortable que j’espérais. Comme la tunique précédente, je la porte donc en attendant mieux.

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Dernier essai

Après plusieurs mois, j’ai pris le temps d’écrire à l’adresse de contact de la marque Vicard pour demander des conseils sur l’achat d’une autre tunique, plus adaptée à ma morphologie et d’une couleur qui n’était pas proposée sur le site pour ce modèle.

J’ai reçu des réponses chaleureuses, attentives à mes questions et détaillées pour y répondre, quel service client agréable et efficace !

Et j’ai eu les informations adaptées pour avoir une tunique qui me correspondra vraiment. J’aurais dû leur écrire avant ma première commande…

En effet, Rosa a confirmé ma question sur les tailles : pour les tenues de danse classique, on commande en général une taille au-dessus des vêtements de ville. Et comme j’ai un buste plus long que la moyenne, il est pertinent d’ajouter encore quelque chose pour allonger le justaucorps – en fait c’est comme les collants : on augmente d’une taille si on a besoin d’une plus grande largeur ou d’une plus grande longueur.

De plus, Rosa m’a expliqué qu’il est possible d’adapter les modèles de Vicard. Il suffit de choisir un modèle avec sa taille et son tissu et d’ensuite lister, dans l’encadré commentaire qui apparait lors de la commande, les modifications que l’on souhaite. On peut par exemple demander à ce que la jupette soit plus courte ou les bretelles plus longues.

Dans mon cas, j’ai choisi à nouveau la tunique Ophélie et je l’ai commandée en taille 44, en Meryl noir. J’ai précisé dans l’encadré commentaire que je souhaitais des bretelles croisées (pas entrelacées) et un coloris Aqua (pas noir). Et magie, j’ai reçu ce paquet !

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J’adore la couleur de cette tunique !

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Comme pour mon achat précédent, je suis ravie de la qualité. Mais en plus, je suis touchée d’avoir pu bénéficier d’une commande ajustée à mes besoins pour que cette tunique me suive, je l’espère bien, pour le reste de ma vie d’adulte !

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Comparaison des 3 modèles

Pour vous donner une meilleur idée de la différence qu’apportent le tissu, la couleur, la coupe et la taille, je vous ai fait des photos.

De face, on voit que la tunique 2125 de Degas en lycra bleu ciel taille 4 a un tissu plus fin, une coupe plus décolletée et une jupette un peu plus courte devant que les tuniques Ophélie de Vicard en Meryl noir taille 42  ou en Meryl aqua taille 44. Entre ces deux dernières, on voit que le justaucorps en taille 44 est moins étiré qu’en taille 42.

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De dos, on voit la différence entre bretelles droites, bretelles entrelacées et bretelles croisées. Ma préférence va aux dernières car je sais qu’il n’y a aucun risque qu’elle ne glissent et que leur mise en place est plus spontanée que les bretelles entrelacées.

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Voilà, ma recherche pour une tunique durable adaptée à mes critères est terminée, avec succès ! J’espère que cet article vous a été utile, si vous cherchez à vous équiper d’une jolie tenue de danse qui vous servira longtemps.

Et si vous connaissez une personne à qui les deux premières tuniques iraient bien, je serais ravie de les revendre – pour les remplacer par une tunique Ophélie en Meryl noir, taille 44, avec bretelles croisées et une jupette un peu plus courte.

Bon week-end !

De la diversité au Ballet de l’Opéra de Paris

2 Avr

Bonjour !

Dans cet article, on ne va pas parler de la diversité des styles d’œuvre, ni de la diversité des corps qui peuvent faire de la danse classique (on en a déjà parlé ici), mais de la diversité des couleurs de peau.

Dans le Ballet de l’Opéra de Paris, il y a actuellement 5 danseuses et danseurs noirs ou métis : les danseuses Letizia Galloni et Awa Johannais, les danseurs Jack Gasztowtt, Guillaume Diop et Isaac Lopes Gomes (frère de la danseuse Chloé Anaïs Lopes Gomes).

En fait, cela fait très longtemps qu’il y a un peu de diversité dans la couleur de peau des danseurs et danseuses du Ballet de l’Opéra de Paris. Mais c’est généralement peu visible dans les ballets classiques car les artistes se fardent la peau et portent des collants opaques.

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Pourquoi masquer la diversité naturelle des couleurs de peau des artistes ? Parce qu’une habitude très ancienne veut/voulait que le Corps de ballet soit composé de personnes ayant la même couleur de peau, pour ne pas « casser les lignes » du corps de ballet. Ce sont les mots du célèbre chorégraphe Balanchine pour refuser d’engager la danseuse Llanchie Stevenson dans sa compagnie (le New York City Ballet) et cette opinion était largement répandue à l’époque.

Et même parmi une compagnie de danseurs et danseuses au physique très homogène, il y a des choix d’attribution des rôles qui ne dépendent pas que du talent : sa taille, la forme de son visage et la couleur de ses cheveux peuvent vite cantonner l’artiste à certains rôles.

De fait, les danseurs à la peau foncée sont plus facilement distribués dans :

  • des ballets contemporains ;
  • dans des rôles « exotiques » : le guerrier Solor dans le ballet « La Bayadère », le barbier Basilio dans « Don Quichotte », la Danse arabe dans « Casse-Noisette », la Danse espagnole dans « Le lac des cygnes » ;
  • dans des rôles de « méchants » : Rothbart dans « Le lac des cygnes », Tybalt dans « Roméo et Juliette », Abderam dans « Raymonda »

plutôt que dans les rôles traditionnellement « caucasiens » des ballets romantiques : le prince Siegfried ou Odette/Odile dans « Le lac des cygnes », Roméo ou Juliette dans « Roméo et Juliette », Giselle, le prince Albrecht ou Myrtha dans « Giselle », Raymonda ou le chevalier Jean de Brienne dans « Raymonda ».

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Heureusement, les habitudes peuvent évoluer ! Les artistes et employés noirs et métis de l’Opéra de Paris ont signé en 2020, avec d’autres employés de cette institution, un manifeste pour supprimer la discrimination raciale héritée des traditions de l’Opéra de Paris.

Ce manifeste a immédiatement été pris en compte et a conduit à un rapport sur la diversité à l’Opéra National de Paris par Pap Ndiaye et Constance Rivière. Si vous ne souhaitez pas lire le rapport (et même si vous l’avez lu), je vous recommande son décryptage de ce rapport par Danse avec la plume.

Et l’institution évolue. C’est confirmé de l’intérieur : par les danseurs de l’Opéra Isaac Lopes Gomes et Guillaume Diop, et par le chef de projet évènementiel et chargé de relations publiques à l’AROP Binkady-Emmanuel Hié, qui avait initié la réflexion. On trouve même ces confirmations dans un article du New York Times (en anglais).

Par exemple, les danseuses noires de l’Opéra de Paris peuvent maintenant se voir fournir du maquillage, des collants et des pointes d’une couleur adaptée à leur carnation. Cela a été appliqué pour le ballet « La bayadère » et pour le défilé du Ballet de 2021 (photo ci-dessous tirée de l’article de Danse avec la plume). Les coiffures des danseurs semblent également être plus variées, comme vous le verrez sur les photos de Guillaume Diop.

defile2021-photobyJulienBehamou

Le Ballet de l’Opéra de Paris a aussi une démarche active pour aider les jeunes de tous profils à se projeter dans une carrière de danse classique, grâce à de très chouettes livres pour enfants documentaires (je vous en parle ici) ou de fiction (je vous en parle ).

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Pour mettre en valeur la diversité des danseurs et danseuses de l’Opéra de Paris, j’ai listé des artistes qui ne correspondent pas au stéréotype peau blanche & cheveux clairs, et je vous les montre en photo en train de danser des rôles traditionnels du répertoire classique de cette compagnie. Pour trouver les photos de cet article, j’ai, entre autres, utilisé le site « Les étoiles de l’Opéra de Paris » et le forum Dansomanie. J’ai également puisé dans le fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra (on peut y accéder en demandant un pass Recherche pour projet personnel).

Étant une simple amatrice, il est très possible que cette liste soit incomplète : n’hésitez pas à me donner des noms si vous voyez que j’en ai oubliés !

J’ai classé ces artistes selon la date de leur engagement dans le Corps de ballet de l’Opéra de Paris. Je vous précise également leur grade dans la compagnie, sachant qu’il existe actuellement 5 grades dans le Ballet de l’Opéra de Paris et que chaque grade est généralement associé à certains types de rôles :

  • Les quadrilles dansent uniquement en groupe, dans le Corps de Ballet. Les quadrilles sont stagiaires lors de la première année qui suit leur réussite au concours d’entrée dans le Ballet.
  • Les coryphées dansent en groupe mais peuvent parfois danser de petits rôles de soliste.
  • Les sujets dansent de petits rôles de soliste et dansent en groupe.
  • Les premières danseuses et premiers danseurs dansent des rôles de soliste, y compris des rôles principaux.
  • Les danseuses et danseurs étoiles sont des artistes exceptionnels qui dansent uniquement les rôles principaux et ont leur loge personnelle au Palais Garnier.

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1957 : Marjorie Tallchief

Marjorie Tallchief est la seule native d’Amérique (de père osage, de mère irlandaise) à avoir été engagée dans le Ballet de l’Opéra de Paris.

Un article du journal Combat du 15 juillet 1957, qui relate sa nomination. Le titre utilisé est « première danseuse-étoile », un grade qui n’existe plus actuellement mais qui semble correspondre à l’actuelle titre d’étoile.

Voici une photo de Marjorie Tallchief, prise par Commelynck, probablement dans un des petits balcons autour du grand escalier de l’Opéra Garnier, et stockée dans le fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra de Paris.

MarjorieTallchief-photobyCommelynck2-mini

Voici une photo de Marjorie Tallchief et George Skibine, prise par Commelynck, à mon avis dans le grand foyer de l’Opéra Garnier :

MarjorieTallchief-photobyCrommelynck-mini

Et voici une photo de Marjorie Tallchief prise par le Studio Liseg (là-aussi une photo issue du fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra de Paris) :

MarjorieTallchief-photobyStudioLiseg-mini

Cela ne se fait plus actuellement, mais à cette période, certains artistes ont en effet été engagés directement dans la compagnie au grade d’étoile : il y a eu Alexandre Kalioujny en 1947 (qui a démissionné en 1953), Nina Vyroubova en 1949 (qui a a démissionné en 1957), Marjorie Tallchief et son mari George Skibine en 1957 (celui-ci est devenu maître de ballet l’année suivante) et Ghislaine Thesmar en 1972.

Je ne sais pas pourquoi Marjorie Tallchief ne figure pas dans certaines listes des danseuses étoiles de l’Opéra de Paris, ni pourquoi elle a quitté la compagnie en 1961 (en même temps que son mari) : peut-être parce qu’elle menait en parallèle une carrière aux USA. En tout cas, les engagements qui duraient seulement quelques années semblent plutôt fréquents à cette période.

Pour information, quatre autres natives d’Amérique ont été des ballerines d’envergure internationale :

  • Maria Tallchief, sœur ainée de Marjorie, qui a dansé à l’Opéra de Paris en tant qu’artiste invitée en 1947-1948 et a continué sa carrière aux USA pour devenir la première grande ballerine américaine. La voici en photo avec Peter Van Dyck dans les costumes du ballet Giselle, photographiés par Serge Lido (photo issue du fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra de Paris) :

MariaTallchief-PeterVanDyck-photobySergeLido-2-mini

  • Rosella Hightower, d’origine choctaw, qui a été l’étoile du Grand Ballet du Marquis de Cuevas (à la période où Marjorie Tallchief y dansait aussi, comme on peut le voir sur cette affiche de 1950) puis qui a fondé l’École supérieure de danse de Cannes ;
  • Moscelyne Larkin, de la tribu Shawnee-Peoria ;
  • Yvonne Chouteau, d’origine shawnee et cherokee.

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1972 : Charles Jude

Charles Judes (de père français, de mère sino-vietnamienne) est entré en 1972 dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Il a été nommé danseur étoile en 1977.

Voici Charles Jude avec Noëlla Pontois dans Le Lac des cygnes, photographiés par C. Masson :

CharlesJude-NoellaPontois-photobyCMasson

Voici Charles Judes avec Isabelle Guérin dans Joyaux, photographiés par DR :

ChalresJude-IsabelleGuerin-photobyDR

Voici Charles Judes avec Elisabeth Platel dans Le lac des cygnes :

CharlesJude-ElisabethPlatel

Avec également Rudolf Noureev dans le même ballet :

CharlesJudes-ElisabethPlatel-RudolfNoureev

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1975 : Jean-Marie Didière

Jean-Marie Didière est entré en 1971 à l’École de danse puis en 1976 dans le Ballet de l’Opéra de Paris.

Jean-Marie Didière est le premier danseur noir a avoir été engagé dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Il a fini sa carrière au grade de sujet, après une blessure au talon d’Achille qui a compromis son ascension.

Voici Jean-Marie Didière en 1980 lors du concours de promotion où il a été nommé coryphée, photographié par Francette Levieux :

JeanMarieDidiere-phytobyFLevieux

Voici Jean-Marie Didière en Tybalt dans « Roméo et Juliette », photographié par R. Torette :

En parallèle de l’Opéra de Paris, Jean-Marie Didière a dansé au sein du groupe « Dupond et ses stars ». Dans cet entretien, Jean-Marie Didière parle de Patrick Dupond et de lui-même et on les voit tous les deux en photo et en vidéo.

Voici Jean-Marie Didière en 2003 lors de son dernier Défilé, photographié par Michel Lidvac :

JeanMarieDidiere-phytobyMLidvac

Après sa retraite de Ballet de l’Opéra de Paris, Jean-Marie Didière a continué à interpréter des rôles de caractère ou de pantomime, comme Don Quichotte dans le ballet éponyme, la Sorcière dans « La sylphide », le Rajah dans « La bayadère », ainsi que certaines pièces comme « Nuit des sens » en 2004 ou « Wuthering heigths » en 2007.

Voici Jean-Marie Didière en Rajah dans « La bayadère », avec Dorothée Gilbert :

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1979 : Eric Vu-An

Eric Vu-An (d’origine vietnamienne par son père) est entré en 1974 à l’École de danse puis en 1979 dans le Ballet de l’Opéra de Paris, à seulement 15 ans !

Voici Eric Vu-An dans « Le bal des cadets », probablement en 1976 ou 1977, photographié par Francette Levieux (photo issue du fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra de Paris) :

EricVuan-photobuFLevieux-mini

Voici Eric Vu-An dans « Roméo et Juliette », en 1983 ou 1984, photographié par Rodolphe Torette (photo issue du fond de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra de Paris) :

EricVuAn-photobyRodolpheTorette-mini

En 1986, Maurice Béjart le nomme danseur étoile pour son rôle de Mephisto dans le ballet « Arepo » qu’il a chorégraphié. Mais cette nomination est annulée par Rudolph Noureev, qui était alors directeur de la danse et donc seul responsable de ces nominations. Eric Vu-An aurait été le premier danseur étoile métis à l’Opéra de Paris.

Eric Vu-An quitte ensuite le Ballet de l’Opéra de Paris pour devenir artiste indépendant et danser des rôles d’étoile dans diverses compagnies. Il reviendra danser à l’Opéra de Paris en tant que soliste invité.

Voici Eric Vu-An dans « Le lac des cygnes » au Ballet du Capitole (Toulouse) photographié par Guy Jungblut :

Voici Eric Vu-An avec Clothilde Vayer dans « Le lac des cygnes » le 28 octobre 1987 en tant que danseur invité au Ballet de l’Opéra de Paris :

EricVuAn-ClotildeVayer

Voici Eric Vu-An dans « Giselle » (je n’arrive pas à trouver la date et le lieu de cette représentation) :

Voici Eric Vu-An avec Noëlla Pontois dans « Giselle » (je n’arrive pas à trouver la date et le lieu de cette représentation) :

EricVuAn-NoellaPontois

Voici Eric Vu-An dans le ballet « Raymonda » avec Carla Fracci (je n’arrive pas à trouver la date et le lieu de cette représentation) :

EricVuAn-CarlaFracci

Voici Eric Vu-An en Basilio avec Laetitia Pujol dans le ballet « Don Quichotte » en 2003 en tant que danseur invité lors d’une soirée d’hommage à Rudolph Noureev :

EricVuAn-LaetitiaPujol

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1980 : Kader Belarbi

Kader Belarbi est né en 1962. Il est entré en 1975 à l’École de danse puis en 1980 dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Il en a été nommé danseur étoile en 1989.

Voici Kader Belarbi dans le rôle de l’oiseau bleu de « La belle au bois dormant » le jour de sa nomination d’étoile :

Voici Kader Belarbi dans « Giselle » avec Elisabeth Platel :

Voici Kader Belarbi dans « La bayadère » :

KaderBelarbi

Voici un extrait vidéo où on voit Kader Belarbi quelques mois après sa nomination.

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1986 : Miteki Kudo

Miteki Kudo est née en 1970. Elle est entrée en 1981 à l’École de danse puis en 1986 dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Elle a terminé sa carrière au grade de sujet.

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1986 : Gil Isoart

Gil Ioart est né en 1968. Il est entré en 1984 à l’École de danse puis en 1986 dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Il a terminé sa carrière au grade de sujet.

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1988 : José Martinez

José Carlos Martinez est né en 1969. Il est entré en 1987 à l’École de danse puis en 1988 dans le Ballet de l’Opéra de Paris. Il en a été nommé danseur étoile en 1997.

Voici José Martinez dans le ballet « Le lac des cygnes », photographié par Icare :

JoseMartinez-photobyIcare

Le voici, toujours dans « Le lac des cygnes », avec Agnès Letestu, photographié par J. Moatti :

Voici José Martinez dans « La bayadère », photographié par Icare :

Et voici José Martinez dans « Études », photographié par Icare :

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1992 : Raphaëlle Delaunay

Raphaëlle Delaunay est née en 1976. Elle est entrée en 1986 à l’École de danse puis en 1992 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris.

Voici une photo de Raphaëlle Delaunay photographiée par Jacques Moatti et publiée dans son livre « Danse ». Elle y est montrée, encore à l’École de danse mais probablement en toute fin de formation (première division ?) en train de suivre l’enseignement du danseur étoile Michel Renault.

RaphaelleDelaunay-photobyJacquesMoatti

A 16 ans, encore quadrille stagiaire, Raphaëlle Delaunay a participé au concours Eurovision des jeunes danseurs en 1993 et y a gagné la 3ème place. A cette époque, la danseuse étoile Hislaine Thesmar lui prédisait une superbe carrière d’après le magazine FranceIles de septembre-octobre-novembre 1993. Voici une photo de Raphaëlle Delaunay à cette époque, prise par P. Perazio et publie dans le magazine Danser d’otcobre 1993 avec une interview de la danseuse :

RephaelleDelaunay-photobyPPerazio

Raphaëlle Delaunay a dansé notamment la Bohémienne dans le ballet « Le loup ».

Elle quitte cette compagnie cinq ans plus tard mais a dansé à nouveau à l’Opéra de Paris en 2004 en tant qu’artiste invitée pour « One of a kind ».

Dans cet entretien filmé, Raphaëlle Delaunay revient sur son parcours de danseuse. Et cet article montre un autre regard sur Raphaëlle Delaunay et présente la suite de son parcours professionnel : chorégraphe.

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1997 : Alice Renavand

Alice Renavand est née en 1980. Elle est entrée en 1990 à l’École de danse puis en 1997 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Elle en a été nommée danseuse étoile en 2013, à l’âge de 33 ans, et c’est à partir de ce moment qu’elle a réellement été distribuée dans les grands rôles du répertoire classique.

Voici Alive Renavand dans « La fille mal gardée », photographiée par Francette Levieux :

AliceRenavand-photobyFLevieux

Voici Alice Renavand en Kitri dans « Don Quichotte » avec François Alu, photographiés par Julien Benhamou :

AliceRenavand-FrancoisAlu-photobyJulienBenhamou

Voici Alice Renavand dans le rôle titre de « Giselle », photographiée par Agathe Poupeney :

AliceRenavand-photobyAgathePoupeney

Dans cette vidéo, Alice Renavand explique son parcours. Cet article de Danse avec la plume retrace sa carrière singulière. Et dans cet article, Alice Renavand explique ses projets, y compris créer un collectif pour les danseurs et danseuses de l’Opéra de Paris qui ont plus de 42 ans.

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2004 : Mathias Heymann

Mathias Heymann est né en 1987. Il est entré en 2001 à l’École de danse puis en 2004 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est danseur étoile depuis 2009 – il a été nommé étoile à 21 ans. Dans cette vidéo, Mathias Heymann explique son parcours et on le voit danser.

Voici Mathias Heymann avec Hannah O’Neill dans « Paquita », photographiés par Laurent Philippe :

Du Samedi 02 Mai 2015 au Mardi 19 Mai 2015

Voici Mathias Heymann dans « La bayadère », photographié par S. Mathé :

Voici Mathias Haymann dans « Giselle », photographié par Yonathan Kellerman

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2008 : Takeru Coste

Keita Youssef Bellali est entré en 2002 à l’école de danse, puis en 2008 au Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement quadrille.

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2009 : Letizia Galloni

Letizia Galloni est née en 1991. Elle est entrée en 2001 à l’École de danse puis en 2009 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement sujet.

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Letizia Galloni est ici photographiée par Benoîte Fanton en Lise dans La jeune fille Mal gardée. Letizia Galloni est la première danseuse métisse à danser ce rôle de soliste à l’Opéra de Paris.

LetiziaGalloni-photobyBenoiteFanton

Voici Laetitia Galloni avec Mathias Heymann (je n’arrive pas à trouver quelle est cette représentation) :

LaetitiaGalloni-MathiasHeymann

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2011 : Hanna O’Neill

Hannah O’Neill est entrée en 2011 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris, après deux années en tant que surnuméraire. Elle y est actuellement première danseuse.

Il est possible de devenir étoile de l’Opéra de Paris quand on n’est pas né·e en France et que l’on n’a pas fréquenté l’école de danse de l’Opéra de Paris. C’est très rare et il faut avoir la patience de monter les échelons à partir de zéro, mais Ludmila Pagliero et Sae Eun Park l’ont réussi. On peut espérer que Hanna O’Neill le réussisse un jour. Elle parle de son parcours dans cet entretien.

Voici Hannah O’Neill à 16 ans, quand elle était encore à l’Australian Ballet School, photographiée par Neil Bennett/The AGE/Fairfax Media :

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Voici Hannk O’Neill photographiée par Lycette Wills :

Voici Hannah O’Neill avec Matthias Heymann dans « Paquita » :

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2012 : Sae Eun Park

Sae Eun Park est née en 1989. Elle est entrée en 2012 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris, après une année en tant que surnuméraire. Elle y est danseuse étoile depuis 2021 – voici des photos du jour de sa nomination.

Sae Eun Park est la première danseuse étoile d’origine asiatique à l’Opéra de Paris. Elle parle dans cette vidéo de son état d’esprit. Cet article est complémentaire à la vidéo et explique son parcours : de soliste au Ballet National en Corée du Sud en 2010, elle a recommencé sa carrière professionnelle à zéro au Ballet de l’Opéra de Paris.

Voici Sae Eun Park dans « Giselle », photographiée par Yonathan Kellerman :

Voici Sae Eun Park dans « Joyaux », photographiée par Michel Lidvac :

Voici Sae Eun Park dans « Le lac des cygnes », photographiée par Julien Benhamou :

Voici Sae Eun Park en reine de Willis dans « Giselle », photographiée par Yonathan Kellerman :

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2014 : Isaac Gomes Lopes

Isaac Gomes Lopes est entré en 2007 à l’École de danse puis en 2014 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement coryphée.

Isaac Gomes Lopes est ici photographié par David Elofer lors de l’audition pour intégrer le Ballet de l’Opéra de Paris.

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2014 : Awa Joannais

Awa Joannais est entrée à l’École de danse puis en 2014 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement quadrille.

AwaJoannais-photobyDavidElofer

Awa Joannais est ici photographiée par David Elofer, probablement à l’occasion du concours d’entrée à l’Opéra ou d’un concours de promotion interne.

Il existe aussi des photos d’Awa Joannais avec des collants adaptés à la couleur de sa peau, comme celle-ci prise par Nisian Hughes :

AwaJoannais-photobyNisianHughes

Voici Awa Joannais dans « Giselle », photographiée par Isabelle Aubert :

Et voici Awa Joannais dans « Le lac des Cygnes », photographiée par La Petite Photographe.

AwaJoannais-photobyLaPetitePhotographe

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2015 : Chun-Wing Lam

Chun-Wing Lam est entré en 2011 à l’École de danse puis en 2015 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement coryphée.

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2017 : Jack Gasztowtt

Jack Gasztowtt est entré en 2011 à l’École de danse puis en 2017 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement sujet.

JackGasztowtt-photobyFrancetteLevieux

Jack Gasztowtt est ici photographié par Francette Levieux alors qu’il était encore à l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris.

Jack Gasztowtt a aussi dansé le rôle de Rothbart dans le pas de 3 du cygne noir du « Lac des cygnes » le 19 mars 2021, mais je n’en ai pas trouvé de photo. Il a également dansé la totalité du rôle de Rothbart les 16, 25 et 28 décembre 2022.

Le voici photographié le 16 décembre par Ballet & Cie avec Myriam Ould-Braham et Marc Moreau.

JackGasztowtt-MyriamOuldBraham-MarcMoreau-photobyBalletetcie

Et le voici photographié le 28 décembre par Neophyte, du forum Dansomanie.

JackGasztowtt-HeloiseBourdon-MarcMoreau-photobyNeophyte

Il a aussi dansé le rôle de soliste Czardas dans « Le lac des cygnes » les 10, 11, 13, 14, 17, 19 et 23 décembre 2022.

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2017 : Seohoo Yun

Seohoo Yun est entrée en 2017 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement quadrille.

Je n’ai pas trouvé de photo de Seohoo Yun dans le Corps de ballet de l’Opéra de Paris.

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2018 : Hohyun Kang

Hohyun Kang est entrée en 2018 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement sujet.

Voici Hohyun Kang en Cupidon dans « Don Quichotte », photographiée par Isabelle Aubert :

HohyunKang-photobyIsabelleAubert

Voici Hohyun Kang et Guillaume Diop dans « La belle au bois dormant », photographiés par Svetlana Loboff, en studio puis sur scène :

HohyunKang-GuillaumeDiop-photobySvetlanaLoboff

HohyunKang-GuillaumeDiop-photobySvetlanaLoboff2

Hohyun Kang parle de son parcours professionnel dans cet article.

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2018 : Guillaume Diop

Guillaume Diop (de mère auvergnate et de père sénégalais) est entré en 2012 à l’École de danse puis en 2018 dans le corps de Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement sujet. C’est le premier danseur du Ballet de l’Opéra de Paris ayant des origines africaines qui y danse un rôle de prince.

Guillaume a déjà dansé des rôles de soliste, comme Basilio dans « Don Quichotte ». Le voici photographié par Julien Benhamou :

GuillaumeDiop-photobyJulienBenhamou

Le voici, dans le même ballet, avec Héloïse Bourdon, photographiés par Julien Benhamou :

GuillaumeDiop-HeloiseBourdon-photobyJulienBenhamnou

Voici Guillaume Diop en Roméo dans « Roméo et Juliette » avec Léonore Baulac, photographiés par Agathe Poupeney :

GuillaumeDiop-LeonoreBaulac-photobyAgathePoupeney

Voici Guillaume Diop et Léonore Baulac dans « Le lac des cygnes » (probablement un extrait dansé lors d’un gala en dehors de Paris, mais je n’arrive pas à avoir plus d’informations) :

GuillaumeDioLeonoreBaulac

Et voici Guillaume Diop en Solor dans « La bayadère » (le lien comporte une interview avec son avis sur ses rôles dans ce ballet) :

GuillaumeDiop-photobyJulienBenhamou2

Enfin, Guillaume Diop a dansé le Prince Siegfried dans « Le lac des cygnes » les 11, 14, 19 et 23 décembre 2022. Le voici avec Dorothée Gilbert, photographié par Yonathan Kellerman lors de la pré-générale du 2 décembre 2022 :

GuillaumeDiop-DorotheeGilbert-photobyYonathanKellerman

Et à nouveau photographié par Yonathan Kellerman à la même date :

Pre-generale du Lac des Cygnes de Rudolf Noureev, a l’Opera Bastille

Guillaume Diop parle brièvement de ses débuts dans la danse dans cet article du site Afronantais. On peut aussi lire une interview de Guillaume Diop datant de 2022 sur le site du Magazine Mixte. Pendant un confinement, Guillaume Diop a proposé sur la chaine youtube NeoDance Academy une barre classique sur des musiques de Rihanna.

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2019 : Saki Kuwabara

Saki Kuwabara est entrée en 2019 au Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement quadrille.

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2020 : Keita Bellali

Keita Youssef Bellali est entré en 2018 à l’école de danse, puis en 2020 au Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement quadrille.

Le voici photographié par Chris Dève :

KeitaBellali-photobyChrisDeve

Le voici avec Victoire Anquetil dans « Fête des fleurs à Genzano » à l’occasion de la soirée Jeunes danseurs de l’Opéra de juillet 2021, photographiés par SvetlanaLoboff :

KeitaBellali-VictoireAnquetil-photobySvetlanaLoboff

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2020 : Alycia Hiddinga

Alycia Hiddinga est entrée en 2014 à l’école de danse, puis en 2020 au Ballet de l’Opéra de Paris. Elle y est actuellement quadrille.

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2020 : Osiris Onambele Ngono

Osiris Onambele Ngono est entré en 2017 ou avant à l’école de danse, puis en 2020 au Ballet de l’Opéra de Paris. Il y est actuellement quadrille.

Le voici photographié par Chris Dève :

OsirisOnambeleNgono

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Danseuses et danseurs invités

On a vu, avec Maria Tallchief, Eric Vu-An et Raphaëlle Delaunay, qu’il est possible de danser des rôles de soliste avec le Corps de Ballet de l’Opéra de Paris en tant qu’artiste invité.

Ainsi, Carlos Acosta a été invité à danser avec le Ballet de l’Opéra de Paris Basilio dans « Don Quichotte » en 2004, un soliste dans « Voice of spring » en 2004 et Solor dans « La bayadère » en 2006 (on l’y voit ci-dessus, avec Aurélie Dupont, photo prise par haydn du forum Dansomanie).

Et Frances Taylor a été la première, et à ce jour la seule, danseuse afro-américaine invitée à danser dans un registre classique. Elle en parle à 5:25 de cette vidéo (en anglais) et c’était a priori en 1948 avec Max Bozzoni au Théâtre des Champs Elysées, mais pour le moment il n’y en a aucune trace visible.

J’espère qu’un jour on verra sur une scène de l’Opéra National de Paris une danseuse dans un rôle classique du répertoire, en collants adaptés à sa couleur de peau, que ce soit une danseuse du Ballet de l’Opéra ou une danseuse invitée, comme Misty Copeland de l’American Ballet Theatre, Precious Adams de l’English National Ballet, Isabela Coracy du Ballet Black ou Ingrid Silva du Dance Theater of Harlem. Ce serait un symbole tellement fort !

En tout cas, j’aimerais beaucoup voir danser ces artistes en vrai !

Bon week-end !

Faire de la danse classique quand on a des poils visibles

5 Fév

Bonjour !

On a vu dans cet article qu’on peut pratiquer la danse classique sur scène même quand on est bien loin des stéréotypes. Aujourd’hui, place au sujet que je vous avais alors promis d’évoquer : les poils.

Je suppose que les poils sont aussi un sujet pour les danseurs classiques, en particulier au niveau du torse, mais je n’ai pas d’expérience à ce sujet. Je vais donc seulement parler de quand on porte un justaucorps sur des collants qui ne sont pas complètement opaques.

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Dans l’esthétique traditionnelle de la danse classique, les cheveux ne doivent jamais dépasser du chignon et les poils ne doivent jamais dépasser des vêtements.

Or voici un schéma de la répartition naturelle des poils après la puberté, tiré de cet article Wikipedia.

Je suppose que les couleurs beige ou marron de ce schéma indiquent les zones comportant des poils visibles (poils terminaux). Personnellement j’en ai aussi sur certaines zones blanches de ce schéma.

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Solutions vestimentaires pour masquer les poils

Avec des vêtements de danse soigneusement choisis, on peut cacher la plupart de ces poils.

Pour les poils du ventre, le justaucorps suffit à les masquer.

Pour les poils des jambes, si on ne regarde pas de près, les collants (qui sont semi opaques) suffisent à masquer les poils. C’est à dire qu’on ne voit pas les poils quand on est au milieu de la salle et qu’on se regarde dans le miroir. De plus près ils se voient, bien sûr !

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Pour les poils pubiens, voici les solutions vestimentaires, de la plus rare à la plus fréquente :

  • un justaucorps peu échancré, voire un combishort comme Michaela DePrince sur la photo ci-dessous :

Bootie leg unitard (Energetiks)

  • une tunique avec jupette en tissu opaque

Short sleeve skirted leotard (Angelo Luzio)

  • une tunique avec jupette en voile de couleur sombre : noir ou bordeaux par exemple

Tunique Ophélie (Vicard)

  • une jupette en voile de couleur sombre portée par-dessus le justaucorps
  • un mini short par dessus le justaucorps.

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Pour les poils des aisselles, la solution vestimentaire est, en hiver, de porter un justaucorps à manches longues.

Awa Joannais photographiée par David Elofer

En été, je suppose qu’on peut porter un justaucorps à manches courtes, comme le justaucorps 9740 de Degas. Attention : il ne faut pas confondre les justaucorps à manches courtes avec avec les justaucorps à mancherons, qui eux ne couvrent pas les aisselles.

Justaucorps 9740 (Degas)

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Conclusion

Il est possible de trouver des vêtements de danse assez couvrants pour masquer la plupart des poils. Mais ce n’est pas forcément compatible avec l’uniforme de certaines écoles de danse ni avec les costumes de la plupart des ballets.

Ceci dit, il est possible de trouver des solutions en faisant preuve de créativité et en portant des vêtements sous le costume. C’est ce que fait Stéphanie Kurlow, la première ballerine qui danse avec un hijab.

Stéphanie Kurlow photographiée par Taylor-Ferné Morris

Bon week-end !

Jouets pour enfant sur la danse classique

6 Nov

Bonjour !

Il existe de nombreux jouets, vêtements, accessoires et livres destinés aux filles qui aiment la danse classique. Qu’y-a-t-il pour les garçons ? Et pour les personnes à la peau foncée ?

Dans cet article, je partage avec vous les idées de jouets qui mettent en valeur l’inclusivité dans la danse classique, en particulier les produits montrant des danseuses classiques à la peau foncée et les produits montrant des garçons.

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Poupée en crochet

louison-alicebalice

Si on sait faire du crochet, il existe deux tutoriels pour fabriquer une ballerine noire :

ballerine-facroch

Attention, les fournitures et le matériel de crochet ne sont pas fournis avec les tutoriels.

Il existe aussi un tutoriel gratuit simplement pour la tenue de danseuse sur le blog Lubies de filles. La poupée a été réalisée sans tutoriel mais on peut trouver dans le commerce des poupées noires fabriquées au crochet.

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Colibri dolls danseuse étoile

L’association « Nous, vous, îles » est basée en Ile de France et promeut les produits d’Outre Mer. Elle a créé les Colibri dolls, une gamme de poupons et poupées de 32 cm de long aux couleurs de peau variées, y compris albinos ou avec du vitiligo. Chacune existe en une multitude de tenues.

Vinny de Colibri dolls, en danseuse étoile portant un madras rose

Pour les tenues de danseuse classique, il y a 29 possibilités, entre le type de peau, de cheveux, d’yeux et le vêtement ! Une poupée danseuse coûte entre 45 € et 58 €.

Maïly de Colibri dolls, en danseuse étoile portant un tissu polynésien

Zély de Colibri dolls, en danseuse étoile portant du wax violet

Symphony de Colibri dolls, en danseuse étoile portant un madras turquoise

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Poupée Götz

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La marque Götz a plusieurs très grandes poupées : 50 cm de long. Et dans cette gamme il y a le modèle « Hannah ballet afro-américaine » (référence GO11598500). Elle coûte environ 100 €.

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Poupée Barbie

Cela fait longtemps que Mattel produit des poupées Barbie danseuses de différentes couleurs de peau.

En 1975 est sortie la poupée ballerine appelée Cara (référence 6528). Elle est noire, avec des collants couleur de sa peau, un tutu et des pointes roses, et une petite couronne dorée posée sur ses longs cheveux noirs. Vous pouvez voir sa photo sur le blog barbiecathdolls.

En 2016 est sortie la poupée Oiseau de feu (référence DGW41), du nom du rôle de ballet dansé par Misty Copeland, la première danseuse étoile afro-américaine à l’American Ballet Theatre (prestigieuse compagnie de danse des Etats-Unis). Misty Copeland a participé à l’élaboration de la poupée afin que la forme de son nez, de ses lèvres et de ses muscles lui ressemble au mieux et elle parle de son lien avec les poupées Barbie dans cette vidéo (en anglais).

DGW41-mattel

Actuellement, Mattel propose une ballerine « brune » (référence GJL61) et une ballerine « châtain » (référence GJL60). Il existe bien sûr aussi une version « blonde » (référence GJL59). Chaque version a un costume de danse peint directement sur la poupée : justaucorps violet ou rose, collants assortis. Je pense que la jupette façon tutu est amovible, mais c’est à confirmer en ayant le produit dans les mains.

barbie-mattel

Et les danseurs ? En 1988 est sorti une poupée danseur appelée My first Ken (référence 1389). Il y en a eu une autre version en 1991 (référence 3841). Je ne crois pas qu’il y ait actuellement une poupée Mattel représentant un danseur classique. Les deux versions de Ken « danseur » n’ont d’ailleurs pas une tenue très classique, et peuvent donc à mon avis être avantageusement remplacées par des Ken plus habituels.

1389-3841-mattel

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Mega Construx danse classique

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Mattel propose aussi des kits de type Lego, appelés Mega Bloks ou Mega Construx. Une différence importante avec les lego est que les personnages sont plus grands, ce qui permet de les articuler aussi au niveau des genoux. La boîte « American Girl – Isabelle’s ballet recital » (référence DPK86) comporte un personnage à la peau un peu foncée, avec des yeux noisette et des cheveux châtains en queue de cheval et un personnage à la peau blanche avec des yeux bleus et des cheveux blonds en queue de cheval. Les deux personnages portent des collants rose très clair.

Il existe aussi une boîte « American Girl – Isabelle’s dance studio » mais le seul personnage est une fille blanche aux cheveux blonds. Ceci dit, on peut acheter séparément un lot de 3 personnages féminins appelé « American Girls – Sporty Style Collection » (référence DXX00).  Il y a une poupée châtain clair avec des yeux verts (qui m’évoque les photos d’enfants turcs d’Abdullah Aydemir) portant un tutu vert, avec des pointes et des collants assortis. Et il y a deux poupées portant ce qui pourrait être considéré comme un justaucorps avec une jupette, si ce n’étaient les baskets qu’elles portent aux pieds.

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Je n’ai pas vu de personnages masculins.

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Lego danse classique

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Lego propose une mini boîte à transporter appelée Le cube de danse de Stéphanie, mais son unique personnage est, comme d’habitude, une jeune fille blonde à la peau blanche. Ceci dit, comme elle « porte » simplement un débardeur, une jupe et de petites chaussures, je pense qu’on peut la remplacer par un autre personnage Lego friends qui porte ce type de tenue.

Je pense par exemple à Olivia dans Le cube de jeu d’Olivia (qui est en fait un labo scientifique, quel scandale de le réduire à un jeu !), Le cube de jeu vidéo d’Olivia ou dans Le cube flamant rose d’Olivia.

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Andréa de la boîte La voiture et la scène d’Andréa ne convient pas malgré sa jupe de type tutu, car elle porte des bottines. Par contre, la maman, le papa et la petite sœur d’Andréa dans la boîte La maison familiale d’Andréa (référence 41449) peuvent convenir. Cette boîte a donc l’avantage d’apporter des personnages noirs de différents âges et genre portant des tenues compatibles avec la danse classique.

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Pour représenter un spectacle, on peut utiliser Le cinéma de Heartlake city (référence 41448) car cette boîte a un contenu compatible avec l’entrée d’une salle de spectacle et des loges ainsi que des personnages de différentes couleurs de peau, deux féminins et un masculin, dont la tenue peut être celle d’un spectacle de danse classique.

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Il existe aussi la boîte La grande roue et le toboggan magique (référence 41689), dont le personnage masculin pourrait être un danseur à la peau un peu foncée en costume de spectacle.

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J’habille mes amies les fées danseuses

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Ce grand album (30,5 cm de haut) propose des autocollants à disposer sur 44 pages. Il est recommandé à partir de 5 ans et coûte 6,95 €.

Je ne l’ai pas feuilleté, mais je connais un autre ouvrage de la même collection : « J’habille mes amies les sportives et les danseuses« , qui contient à chaque des personnes de couleur de peau variée. Par contre, dans ce dernier album il y a une erreur dommageable : la seule page dédiée au ballet comporte une erreur de couleur d’autocollant pour la ballerine noire : ses jambes sont marrons mais l’autocollant figurant ses pointes a un collant de couleur bleu clair !

Un album d’autocollant dédié aux ballerines paraîtra bientôt aux éditions Usborne et son titre sera « Les fées danseuses« .

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Album de coloriage Brown girls do ballet

Le livre de coloriage produit par Brown girls do ballet est vendu 16,99 $. Mais attention : les frais de port pour la France sont de 15 $ et à réception du colis il faut prévoir de payer 11 € de frais de douane…

Cet album de coloriage comporte 26 beaux dessins à colorier. Et chaque dessin a la particularité d’être obtenu à partir de photos réelles, d’enfants ou d’adultes : on peut les voir dans The Photo Project de Brown Girls Do Ballet. C’est génial ! Je n’ai vu nulle part ailleurs ce concept, qui permet de sortir des images idéales d’adultes athlétiques, bien éloignées de la réalité du corps de la plupart des personnages pratiquant la danse classique de manière amateure.

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Et ce qui est encore plus chouette rare, c’est que certaines personnes illustrées dans cet album ont les cheveux crépus lâchés, avec leur beau volume. De manière générale cet album offre une très belle variété de dessins à colorier : enfants, adultes, en justaucorps tout simple ou en costume de scène, illustration de chaussons seuls.

La quasi totalité des personnes représentées sont des filles/femmes, quelques personnes apparaissant non genrées. L’album se parcourt de gauche à droite ou de droite à gauche (comme dans un manga) : sur une face la couverture est dans les tons roses, sur l’autre face (habituellement la 4ème de couverture) il y a la couverture dans les tons bleus.

La boutique de Brown girls do ballet propose des articles variés (vêtements, sacs, gourde, écussons…).

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Le petit chat de l’Opéra – Mon premier escape game

Ce livre-jeu de Nathalie Dargent est illustré par Colonel Moutarde. Il est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre).

Deux élèves de l’Ecole de danse, Bintou et Marius, disparaissent à l’Opéra alors qu’ils doivent y danser un petit rôle le soir même. On mène donc l’enquête avec le chaton Tutu et le chiot Strap (contrairement à ce que suggère la couverture du livre).

Ce livre-jeu est recommandé pour des enfants de niveau fin de CP ou CE1. Sur chaque double page se trouve un paragraphe d’histoire et une petite énigme à déchiffrer pour savoir à quelle page continuer l’histoire. Il y a les solutions de chaque énigme à la fin du livre.

Si l’enfant se fatigue encore vite à la lecture, il est prévu qu’il ne lise que le texte des bulles, et qu’un adulte lise le reste.

Au fil des pages, on trouve certains mots surlignés en jaune et il faut les assembler pour trouver la formule magique qui termine l’enquête.

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Conclusion

J’ai volontairement centré cet article sur les jouets et donc exclu les livres classiques, les vrais vêtements et les accessoires de danse. Mais il reste encore beaucoup d’autres idées, comme :

On trouve donc sur internet plusieurs jouets destinés aux filles montrant des ballerines à la peau foncée.

Pour les danseurs classiques, quelle que soit leur couleur de peau, je n’ai trouvé que très peu de choix. Le moins mauvais me semble être des Lego : on peut combiner une boîte à thème danse classique (comme Le cube de danse de Stéphanie) avec une boîte comportant un personnage pouvant être considéré comme une danseur·se classique (comme La maison familiale d’Andrea, Le cinéma de Heartlake city ou La grande roue et le toboggan magique).

En dehors des jouets, je pense que des photos de danseur ou de danseuse est une idée de cadeau intéressante. Cela peut être des danseur·ses actuel·les comme Misty Copeland, ou historiques comme Patrick Dupond, Rudolf Noureev, Arthur Mitchell, Mikhaïl Barychnikov, Carlos Acosta… Si vous cherchez des noms de danseur·ses classiques noir·es, vous pouvez utiliser la liste de MoBBallet et filtrer les résultats par compagnie (par exemple Paris Opera Ballet).

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Bon week-end !

Qui peut pratiquer la danse classique ?

30 Oct

Bonjour !

La danse classique au plus haut niveau n’est pas réservée à un genre ou à une carnation. Pour de magnifiques photos d’hommes danseurs, on peut par exemple voir The Male Dancer Project du photographe Carlos Quezada.

Dans ma sélection de collants de danse classique, on a vu des exemples de danseurs et danseuses à la peau foncée comme Llanchie Stevenson, Aesha Ash, Precious Adams et le mouvement Brown girls do ballet. Dans mon article sur les pointes, on a vu les danseuses Misty Copeland, Ingrid Silva et Isabela Coracy.

Il existe bien d’autres danseuses et danseurs classiques noir·es. Pour apprendre leur histoire et leur impact, il y a des ressources gratuites en anglais : d’une part, l’article Wikipedia listant des ballerines afro-américaines, mais surtout le super Constellation project ou la Timeline du MoBBallet. La liste la plus complète, à ma connaissance, des biographies d’artistes de danse classique noirs est justement sur le MOBBallet rollcall (et elle n’est pas exhaustive). Du côté des danseurs classiques noirs, on peut par exemple citer Keith Lee, Arthur Mitchell, Albert Evans, Eric Vu An, Jean-Marie Didière et Carlos Acosta.

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On a vu dans l’article sur les justaucorps XL qu’on peut faire de la danse classique quand on atteint ou dépasse la taille 44, avec les exemples de Frejé Randall, Lizzy Howell, Thaina Silva, Júlia Del Bianco, Erik Cavanaugh, la troupe russe The Big Ballet Compagny (et les danseurs et danseuses amatrices du projet britannique Big Ballet). Leurs performances n’atteignent pas forcément le niveau des étoiles, mais sont compatibles avec une carrière professionnelle.

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Maintenant, je vous propose d’élargir encore notre regard. On peut pratiquer la danse classique sur scène…

… quand on a eu une double scoliose au point de porter un corset des cuisses au haut du cou pendant 21 h par jour, comme la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot,

… quand on a un pied en dedans (pigeon-toed) comme Evelyn Cisneros,

… quand on est un homme qui mesure moins de 1,70 m comme le danseur étoile Mikhaël Baryshnikov,

… quand on mesure 1,80 m et qu’on a des cuisses « qui doivent s’affiner » comme le danseur étoile François Alu,

… quand on commence la danse à 10 ans, comme le danseur étoile Mathias Heymann,

… quand on est un homme marocain comme le danseur, chorégraphe et réalisateur Lahcen Zinoun,

… quand on est un homme qui porte un tutu comme les Ballets Trockadero,

… quand on est non binaire comme Ashton Edwards,

… quand on porte le hijab comme Stéphanie Kurlow,

… quand on a les cheveux tressés comme Samrawit Saleem,

… quand on a un vitiligo comme Michaela DePrince,

… quand on est né·e sans bras comme Vitoria Bueno qui a participé à l’émission America Got’s Talent All-Stars,

… quand on est amputé·e d’un fémur comme Gabi Shull,

… quand on a une paralysie cérébrale comme Larke Johnson,

… quand on est unijambiste comme Sandra Escudé qui a dansé en 2016 à l’Opéra de Paris,

… quand on est sourde comme Simone Welgemoed, comme Nina Falaise, ballerine et artiste aux multiples facettes, comme Cai Glover, danseur dans la compagnie canadienne Cas Public, mais aussi Rose Ayling-Ellis dans un registre non classique,

… quand on est malvoyant·e comme la danseuse étoile Alicia Alonso, comme Fabienne Haustant en France, mais aussi Saïd Gharbi dans un registre non classique,

… quand on est aveugle comme les danseuses de l’association Fernanda Bianchini qui ont participé à la cérémonie de clôture des jeux paralympiques en 2012. Au passage, lors de la cérémonie d’ouverture de ces jeux, a dansé David Toole, danseur (non classique) amputé des deux jambes – on peut le voir à partir de 3:11:36 dans cette vidéo de la cérémonie.

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En France, la « Fédération Handidanse adaptée inclusive » (anciennement FFHD) propose des formations destinées aux professeur·es de danse – en voici des témoignages.. Et chaque année, elle organise une rencontre et un concours national de danse.

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Pour aider à la formation des professeur·es de danse, le Centre National de la Danse a lancé une série de cahiers pédagogiques :

Chacun de ces cahiers liste des professionnel·les de la danse atteint·es de handicap, des outils pour faire découvrir le patrimoine chorégraphique aux personnes atteintes de handicap ainsi que des outils pour leur enseigner la danse. Ces cahiers sont bien conçus et agréables à lire, il n’y a pas besoin d’être prof de danse pour les apprécier.

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On peut également commencer la danse classique à l’âge adulte, y compris quand on est senior. Pour cela, si vous êtes à Paris, je vous recommande l’école Makodanse, fondée par Masako Inoue. Masako Inoue est une professeure de danse fantastique.

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Bien sûr, il faut avoir l’envie et la disponibilité pour s’entrainer régulièrement. Il est également important est d’avoir un·e professeur·e capable d’adapter les exercices classiques pour nous permettre de progresser en tenant compte de notre propre corps, y compris quand on n’a pas de handicap.

Il existe malheureusement des professeur·es de danse qui se contentent de faire singer des mouvements que l’on ne pourra jamais exécuter correctement et qui risquent donc de causer des blessures. Danse ta santé ! est un site développé par une kinésithérapeute, Mathilde Renard, qui propose de nombreux conseils destinés aux danseur·ses classiques. Elle propose par exemple un article de conseils pour l’en-dehors.

Pour savoir comment bien se placer et réaliser les mouvements, on peut s’aider du « Manuel pratique de danse classique » de Jacqueline Challet-Haas (dont l’introduction insiste justement sur l’importance de ne pas chercher à singer les danseur·ses professionnel·les). Ce gros ouvrage technique est paru pour la première fois en 1979 et a été réédité à plusieurs reprises, dont dernièrement aux éditions Ressouvenances. Il peut être rebutant à la lecture (il ne contient quasiment pas d’illustrations) mais il est très précis.

Si vous préférez un livre beaucoup plus court, simple et très illustré tout en étant précis, je vous recommande « Le livre de danse classique le + facile au monde« .

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Enfin, pour afficher son soutien à une danse classique inclusive, la marque de « vêtements de danse éthiques » Cloud and Victory (dont je vous ai déjà parlé ici) propose différents produits en ayant à cœur l’inclusivité, que ce soit pour le message affiché sur les T-shirts ou pour les mannequins qui portent les vêtements. En voici des exemples.

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Autocollants Everybody can danse

La planche d’autocollants « Everybody dance stickers » est joyeuse et dynamique, tout en montrant une très grande variété de corps. La planche d’autocollants coûte 6 $.

Il existe d’autres planches d’autocollants, avec des jeux de mots en anglais (turnout signifie en-dehors).

Il existait aussi le sac « Everybody can danse » et le T-shirt « Everybody can danse » coupe ajustée ou coupe unisexe, mais dans les deux cas il est épuisé. La photo ci-dessous le montre porté par Precious Adams. Je vous ai parlé ici de Precious Adams et elle est interviewée ici par la marque Cloud & Victory (en anglais).

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T shirt The ballet body guide

Le T-shirt « Ballet Body » existe en noir et en rose clair. Il coûte 48 $. Comme le T-shirt précédent, il est fabriqué de manière éthique avec du coton bio et une démarche de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

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Pour finir, il reste un tabou en danse classique que l’on n’a pas évoqué : la pilosité. On en parlera plus tard. La semaine prochaine, je vous proposerai des cadeaux pour (petits ou grands) enfants sur le thème de la danse classique.

Bon week-end !

Justaucorps de danse classique taille XL

27 Oct

Bonjour !

La dernière fois, on a vu que les seules deux marques fabriquent en France des justaucorps et tuniques de danse classique : Degas et Baïlarem Pro. Malheureusement, leur gamme s’arrête à la taille 42.

Il existe une autre marque réputée pour ses tenues de danse : Ballet Rosa. C’est une marque portugaise qui fabrique ses produits en Europe et va jusqu’à la taille 44.

Mais on peut faire de la danse classique en faisant plus qu’une taille 44 ! Par exemple quand on est une jeune fille obèse comme Lizzy Howell, un homme obèse comme Erik Cavanaugh, une femme ronde comme les danseuses de la troupe russe The Big Ballet Compagny, à ne pas confondre avec les danseurs et danseuses du projet britannique Big Ballet (qui a été filmé pour donner une série documentaire en 3 épisodes). On peut aussi citer Thaina Silva, Júlia Del Bianco (danseuse, mannequin et professeure de danse) et Frejé Randall et qui a introduit, avec 5 autres danseuses noires, la chanson « Cuz I love you » de Lizzo aux Grammy Awards 2020 (à 1:45 sur cette vidéo).

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Pour les marques qui vont jusqu’à la taille XXL (taille 48 ou 50), je vais vous parler de deux marques que je trouve intéressantes : Vicard et Cloud & Victory.

Pour mieux comparer ces trois marques avec les deux marques de mon article précédent, je vous ai sélectionné les mêmes types de produits s’ils existent : une tunique à fines bretelles et jupette courte en voile, et un justaucorps à fines bretelles doubles croisées dans le dos, le tout en taille adulte.

Mais pour des grandes tailles, les bretelles fines ne sont pas ce qui met le plus en valeur, donc je vous montre aussi d’autres modèles.

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Ballet Rosa

Les justaucorps et tuniques Ballet Rosa de la collection Essentiel, Createur et Bamboo sont fabriqués en Europe. On trouve ses produits en magasins spécialisés de danse (boutiques physiques ou en ligne).

Ils existent jusqu’à la taille 44 : tour de taille environ 81 cm, tour de hanches environ 106 cm. La marque est réputée tailler petit, donc il faut prendre la taille au-dessus de notre taille habituelle. Je ne suis donc pas sûre qu’on puisse considérer que cette marque va jusqu’à la taille XL.

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Voici le nuancier de Ballet Rosa.

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Modèle Mady

Le modèle Mady coûte 46 €. C’est une tunique avec bretelles fines entrelacées dans le dos et jupette courte en voile. La tunique est en lycra recouvert de tulle stretch, ce qui évite toute démarcation. Je pense qu’elle est doublée au niveau de la poitrine devant (et on a vu ici que c’est un détail important).

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Modèle Toko

Le modèle Toko coûte normalement 49,5 €. C’est un justaucorps avec de fines bretelles doubles croisées dans le dos, une encolure droite devant avec un discret empiècement texturé. Je pense qu’il est en microfibre/meryl.

J’aime le fait que les bretelles doubles soient croisées derrière, et que je le justaucorps remonte tout de même assez haut pour qu’on ne risque pas de voir le haut du collant.

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Modèle Hope

Le modèle Hope coûte 49,5 €. C’est un justaucorps avec de larges bretelles croisées dans le dos. Il a l’air aussi confortable qu’élégant. Il est en microfibre.

Ballet Rosa a aussi un large choix de justaucorps à la fois originaux et élégants (asymétriques, avec des imprimés chics, etc) et de jupettes.

Ballet Rosa, marque créée par un homme, Luis Guimaraes, propose également une belle sélection de justaucorps « pour garçon/homme ».

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Vicard

Les justaucorps et tuniques Vicard sont fabriqués sur commande au Portugal.

Ils existent jusqu’à la taille 48 : tour de poitrine environ 108 cm, tour de taille environ 91 cm, tour de bassin environ 114 cm.

Personnellement je fais du 40/42 et la taille 42 de Vicard me va juste, donc cette marque taille petit : je pense qu’il faut commander une taille au-dessus de votre taille habituelle.

Les tissus sont soit du meryl soit du lycra. Voici un nuancier datant de 2016 pour vous faire une idée des couleurs de la marque.

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Modèle Ophélie

Le modèle Ophélie (TN19) coûte 53 €. C’est une tunique avec bretelles fines entrelacées dans le dos et jupette en voile qui est courte devant et de longueur moyenne derrière. La tunique est en lycra ou en meryl (selon les coloris) et elle est doublée devant (et on a vu ici que c’est un détail important).

J’ai ce modèle en meryl noir et je suis contente de cet achat. J’aurais cependant préféré que les bretelles soient croisées plutôt qu’entrelacées.

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Modèle Célia

Le modèle Célia (J79) coûte 45,5 €. C’est un justaucorps avec bretelles fines croisées dans le dos, sans dentelle ni tulle. Il existe en lycra ou en meryl (selon les coloris) et il est doublé devant.

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Modèle Yoanna

Le modèle Yoanna (J58) coûte 35 €. C’est un justaucorps avec bretelles moyennes, fronces devant et dos carré. Il est en lycra ou en meryl et il est doublé devant.

La coupe de ce justaucorps est compatible avec le port d’un soutien gorge.

Ce modèle existe en 26 couleurs différentes, et elon la couleur, le tissu est du lycra mat ou du meryl.

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Je vous ai montré trois exemples de produits Vicard qui correspondent à mes propres goûts, mais il existe d’autres modèles, en justaucorps comme en tunique.

Vicard propose aussi quelques justaucorps « pour garçon/homme ».

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Cloud & Victory

La marque Cloud & Victory est basée à Singapour et a été fondée par Min, qui a découvert la danse classique à l’âge adulte après une période de dépression et de troubles du comportement alimentaire.

Cloud & Victory propose des vêtements de ville, des accessoires et des vêtements de danse pour adulte en veillant à l’inclusivité, que ce soit pour l’âge, la couleur de peau ou la corpulence, et en n’hésitant pas à manier l’humour.

Les justaucorps sont disponibles jusqu’à la taille XXL : tour de poitrine environ 100 cm, tour de hanches environ 109 cm.

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Modèle Constellation

Le justaucorps Constellation coûte 72 $, son tissu est de la microfibre et il est entièrement doublé devant.

Le haut est du tulle, avec une coupe droite devant et en V dans le dos.

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Modèle Dark Floral

Le justaucorps Dark Floral coûte 69 $ et ressemble beaucoup au modèle Constellation (la seule différence est le motif du tissu).

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Cloud & Victory a d’autres modèles de justaucorps, certains de couleur claire, toujours avec des motifs originaux.

Aucun des modèles de justaucorps sans manches ou à manches courtes de Cloud & Victory ne me semble compatible avec le port d’un soutien gorge, soit parce qu’il y a du tulle au niveau des bretelles, soit parce que le dos est trop décolleté.

On pourrait porter discrètement un soutien-gorge sous le modèle Empress car il a des manches longues et remonte jusqu’au cou, mais personnellement je trouve que ce type de modèle tient trop chaud.

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Je ne sais pas dans quel pays la marque Cloud & Victory fabrique ses justaucorps, mais elle respecte certains labels éthiques. Et j’apprécie qu’elle mette en valeur une diversité de mannequins sur les photos de ses produits !

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Conclusion

Vous connaissez maintenant deux marques proposant des justaucorps existant en grande taille :

  • Vicard qui fabrique ses produits localement, au Portugal.
  • Cloud & Victory qui met en valeur l’inclusion en danse classique, notamment en ce qui concerne l’âge, la taille et la couleur de peau.

Il y a une troisième marque prometteuse, actuellement en cours de création : Curvy ballerina.

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Le soutien de la poitrine

Les modèles de Vicard et de Cloud & Victory maintiennent la poitrine en place par compression. Pour voir ce que cela donne en mouvement sur une personne qui a des formes,  je vous conseille la vidéo « leotard sizing for curvy dancer » de Jana, une des deux créatrices de la chaîne youtube Ballerinas by night.

Si la compression ne suffit pas, certaines marques ont des modèles avec bretelles ajustables et armature (« underwire » en anglais) pour soutenir la poitrine (« support cup » en anglais). J’ai un justaucorps de ce type de la marque Mirella (fabriqué aux USA), mais cette marque ne semble plus en proposer. La marque Capezio semble proposer ce type de soutien sous le nom « bra tek ».

Enfin, il existe une autre solution pour avoir la poitrine très maintenue : de porter un soutien-gorge sous le justaucorps. Voici une vidéo de Everyday Starlet sur la question de pourquoi et comment porter un soutien-gorge de sport sous un justaucorps. Si je devais acheter un justaucorps qui permette de porter un soutien-gorge en toute discrétion, je choisirais personnellement le modèle Yoanna de Vicard.

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Bon week-end !

Justaucorps de danse fabriqués en France

23 Oct

Bonjour !

Entre deux articles de recettes et d’activités pour enfant, je continue ma série sur la danse classique. On a parlé des collants de danse classique, des demi pointes et des pointes, maintenant parlons du haut !

Aujourd’hui, je vous propose de répondre à la question : que peut-on trouver comme justaucorps et tuniques de danse classique fabriqués en France ?

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Les marques qui fabriquent en France

La marque française d’articles de danse classique la plus connue est Repetto, notamment pour ses chaussures de ville de type ballerine et ses chaussons de danse de type pointe. Ces deux produits emblématiques semblent fabriqués en France. Repetto vend de nombreux autres produits, dont des justaucorps, mais il n’y a aucune indication du lieu ni des conditions de production sur la boutique en ligne de la marque.

Ceci dit, j’ai trouvé deux marques fabriquant en France des justaucorps et tuniques de danse classique : Degas et Baïlarem Pro.

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Les tissus

Ces deux marques proposent principalement deux sortes de tissu : du lycra ou du meryl. Le lycra est plus ou moins brillant et généralement un peu transparent. Le meryl est mat et je le trouve un tout petit peu plus épais et opaque que le lycra. Personnellement, je préfère le meryl.

Quand le tissu d’un justaucorps est doublé, cela peut être seulement au niveau de la poitrine ou sur tout l’avant. La doublure permet d’éviter de voir à travers le tissu par transparence (les mamelons, les coutures du collant, les poils pubiens), elle peut permettre de soutenir un peu plus le corps et la poitrine en particulier, mais elle tient forcément un peu plus chaud. Pour les adultes, une doublure est préférable, au moins au niveau de la poitrine. Et à mon avis une doublure est nécessaire quand la couleur du tissu est claire.

La marque Baïlarem Pro propose aussi quelques modèles en coton élasthanne (coton lycra), un tissu qui a l’avantage de ne pas être à 100 % composé de plastique.

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Les modèles

Comme ces deux marques ont de nombreux modèles, il m’a fallu faire un choix pour ceux que j’allais vous montrer. J’ai décidé de lister ici seulement les modèles qui correspondent à mes propres goûts :

  • un justaucorps à bretelles fines, doubles et croisées dans le dos, à encolure droite (pas de décolleté profond), sans empiècement de tulle ni de dentelle, pour remplacer celui que que je porte depuis des années : le modèle Stefani de la marque Sansha en coton élastiqué et qui est doublé au niveau de la poitrine (on parle de « shelf bra » en anglais) ;
  • une tunique à bretelles fines, à encolure droite (pas de décolleté profond), avec une jupette en voile plutôt courte, sans empiècement de tulle ni de dentelle.

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Degas

Degas est LA grande marque française de justaucorps et tuniques puisque c’est le fournisseur officiel du Ballet de l’Opéra National de Paris et de l’École de Danse de l’Opéra de Paris. Tous ses produits sont fabriqués en France, chapeau !

Je pense que les produits Degas sont photographiés à l’École de Danse de l’Opéra de Paris, portés par des élèves de cette école. Ces photos montrent donc des enfants et adolescents avec un physique très spécifique.

La taille minimum des justaucorps et tuniques Degas est le 4 ans, et la taille maximum est la taille 4. Elle est recommandée pour 94 cm de tour de bassin, ce qui correspond à une taille 40/42.

La matière est soit du « lycra »(noté LN sur la référence du modèle) soit du « méryl ». Le tissu n’est généralement pas doublé, mais comme les justaucorps sont souvent fabriqués à la commande on peut demander une doublure.

Il y a 31 coloris possibles, correspondant soit à du lycra, soit à du meryl.

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On ne peut pas commander en ligne sur le site de la marque. Il y a des revendeurs en boutique physique ou en boutique en ligne.

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Justaucorps Degas avec bretelles fines croisées dans le dos, sans dentelle ni tulle

Le modèle 928 a une encolure carrée devant et des bretelles fines qui ne semblent pas croisées dans le dos. Il ne faut pas le confondre avec le modèle 928F, qui a en plus une fronce devant.

Le modèle 9505 a une encolure carrée et de fines bretelles doubles qui se rejoignent dans le dos. La photo ci-dessous le montre, à mon avis, en lycra de couleur blanche. Malgré la doublure tout devant, on devine la délimitation du haut du collant ainsi que des mamelons. C’est souvent le problème des tissus de couleur claire.

Le modèle 9545 a de fins bretelles doubles croisées dans le dos mais je ne sais pas s’il a une encolure carrée devant (probablement pas). La photo ci-dessous le montre, à mon avis, en lycra de couleur roy.

Le modèle 9514 a une encolure carrée devant et des bretelles fines. Sans photo disponible pour l’illustrer, il est difficile d’en dire plus.

Le modèle 9564 a une encolure droite, une couture sous la poitrine et de fines bretelles triples, dont celle du milieu est blanche. La photo ci-dessous le montre, à mon avis, en meryl de couleur indigo.

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Tuniques Degas avec bretelles fines et jupette courte en voile, sans dentelle ni tulle

Le modèle 2527 a des bretelles fines croisées dans le dos. Je vous cite ce modèle bien qu’il ne soit actuellement plus disponible sur le site de la marque, parce que son illustration est une des rares photos où apparait une danseuse noire. La photo ci-dessous le montre, à mon avis, en meryl de couleurs lagon et corail.

Le modèle 2532 a des bretelles fines croisées dans le dos, une encolure carrée devant, des pinces sous la poitrine et une jupette ultra courte. La photo ci-dessous le montre, à mon avis, en lycra de couleur glacier. On voit que cette matière est transparente, puisqu’on voit le repli du tissu au niveau de la couture du dos, et qu’on devine la délimitation du haut du collant.

Le modèle 2545 a de fines bretelles doubles croisées dans le dos. La photo ci-dessous le montre, à mon avis, en lycra de couleur encre.

Mais le décolleté est trop profond pour moi.

Le modèle 2552 a des bretelles fines et une encolure relativement haute, mais sa poitrine est recouverte de tulle. La photo ci-dessous le montre, à mon avis, en meryl de couleur begonia. On peut l’acheter pour 59 € sur le site Alldanse, mais il ne semble pas y avoir la taille 4.

Degas propose aussi des jupettes vendues seules, notamment un modèle de jupette courte à ceinture élastiquée (sans lien à nouer) : JP200TL. Ce modèle n’existe que dans des coloris roses sur le site de la marque, mais il y a des coloris beaucoup plus variés sur d’autres sites comme Tenues de danse, où la jupette coûte 28 €. Mais je ne sais pas si elle existe en taille 4.

Degas propose aussi des justaucorps « pour garçon/homme » (le mannequin pour cette photo semble être Osiris Onambele Ngono, qui a intégré le Corps de Ballet de l’Opéra de Paris en 2020).

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Baïlarem Pro

Baïlarem Pro est un atelier de confection. Les photos des produits sont prises la plupart du temps sur un mannequin en plastique.

La taille minimum des justaucorps et tuniques Baïlarem Pro est le 4 ans et la taille maximum est la taille 4. La taille 4 chez Baïlarem Pro correspond à 102 cm de tour de bassin, donc a priori un peu plus grand que la taille maximum chez Degas.

La boutique en ligne de Baïlarem Pro ne semble pas fonctionner, donc il semble plus simple de commander auprès de revendeurs comme Sophie danse. Dans tous les cas, les produits sont pour la plupart fabriqués à la commande, donc il faut tenir compte du délai de production (2 semaines) en plus de celui de livraison.

Il y a trois matières possibles : « coton élasthanne », « lycra mat » (80% polyamide, 20% élasthanne) ou « meryl » (90% polyamide, 10% élasthanne). Certains produits ne sont pas disponibles en coton élasthanne. Les produits en meryl sont toujours doublés avec un tissu de même composition. Les produits en lycra peuvent être doublés sur demande. Voici les couleurs disponibles actuellement pour chacun de ces tissus :

nuancier-bailarem

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Justaucorps Baïlarem Pro avec bretelles fines croisées dans le dos, sans dentelle ni tulle ni fronce sur le devant

Le modèle Janis a une encolure droite, une couture sous la poitrine, une fronce dans le dos et des bretelles doubles croisées dans le dos. Sur la boutique en ligne Sophie danse, il coûte 32 € en meryl (avec doublure) ou 25 € en lycra mat (sans doublure). La photo ci-dessous montre, à mon avis, la version lycra mat couleur aqua marina.

Le modèle Mélodie existe en coton élasthanne. Il a de fines bretelles, une encolure carrée devant et des coutures princesse. Sur la boutique en ligne Sophie danse, il coûte 24 €.

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Tuniques Baïlarem Pro avec bretelles fines et jupette courte en voile, sans dentelle ni tulle

Le modèle Psyché semble être l’équivalent en tunique du justaucorps Mélodie : avec une jupette croisée devant. J’ai pris la photo ci-dessous sur la boutique en ligne e-zabel et, à mon avis, la tunique qu’elle montre est en lycra de couleur rouge foncé. Sur cette boutique en ligne, elle coûte 39 €.

Le modèle Danaë semble être l’équivalent en tunique du justaucorps Juliette. Il ressemble au modèle Psyché à part qu’il n’a pas les coutures princesse. J’ai pris la photo ci-dessous sur la boutique en ligne body langage et, à mon avis, la tunique qu’elle montre est en lycra de couleur jaune. Sur la boutique en ligne Sophie danse, il coûte 25,50 € (sans précision de la matière ni de la doublure).

Le modèle Iris semble être l’équivalent en tunique du justaucorps Janis. Il a une couture sous la poitrine, une petite fronce dans le dos et des bretelles double croisées dans le dos. La photo ci-dessous montre, à mon avis, la version lycra mat couleur rose clair.

Le modèle Thémis ne semble plus disponible. Il ressemblait au modèle Iris à part que la jupette n’était pas croisée devant.

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Conclusion

Je vous ai montré seulement quelques modèles des marques Degas et Baïlarem Pro : ceux que je pourrais éventuellement acheter. En tout cas, il faut noter que j’ai de la chance de faire une taille M/L (taille 40/42), car Degas comme Baïlarem Pro s’arrêtent à cette taille !

Le jour où j’aurai besoin d’un nouveau justaucorps, j’achèterai probablement le modèle Janis de Baïlarem Pro, en meryl noir (en vérifiant avant de commander qu’il est doublé devant, au moins au niveau de la poitrine).

Si j’abandonnais mon critère des bretelles croisées dans le dos, j’achèterais plutôt un justaucorps en coton élasthanne, comme le modèle Mélodie de Baïlarem Pro, histoire d’émettre un peu moins de plastique dans l’environnement.

Et pour la tunique, je n’ai pas trouvé exactement ce que je cherchais dans les deux marques de cet article donc j’ai préféré prendre un modèle qui est fabriqué au Portugal : la tunique Ophélie de la marque Vicard.

Au passage, vous avez pu observer que ces deux marques ont peu de photos de mannequin adulte et vraiment très peu de photos de mannequin à la peau non blanche. Bref, cela représente sans doute la majorité de la clientèle actuelle de ces marques, mais certainement pas la société française.

En attendant que cela change, j’ai trouvé des marques produisant, en dehors de France, des justaucorps allant jusqu’à la taille XXL.

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Bon week-end !

Chaussons de danse véganes – pointes

18 Sep

Bonjour !

On a parlé ici des solutions pour trouver des demi pointes 100 % végétales, et cinq marques font des demi pointes véganes : So dança, Sansha, Cynthia King, Basilica et Grishko.

Aujourd’hui, parlons des pointes. Parmi les 5 marques précédentes, 2 proposent des pointes véganes : Sansha et Grishko. Et au fil de mes recherches, j’en ai découvert d’autres, avec un large choix de couleurs possibles. On peut donc trouver les pointes qui vont avec les collants pour toutes les couleurs de peau.

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Des pointes véganes

Sansha

Pointes véganes Debutante « rose » Sansha

Sansha propose plusieurs modèles de pointes véganes. Sur le site de la marque, ils sont reconnaissables car il y a écrit « pointes véganes » dans le sous-titre du modèle.

Le prix est d’environ 50 €, sans compter les élastiques et les rubans. Parmi ces modèles, deux sont actuellement à moitié prix, donc à moins de 30 € : Débutante et Etudes.

Pointes véganes Etudes « rose » Sansha

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Grishko

Pointes véganes Exam « rose » Grishko

Grishko propose plusieurs modèles de pointes véganes, faciles à trouver car ils sont dans une catégorie « pointes véganes » sur la boutique en ligne.

Les prix commencent à 54 € la paire. Elles sont fabriquées à la commande, donc il faut prévoir un délai de fabrication.

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Un certain nombre de marques proposent, comme Grishko, de fabriquer des pointes véganes à la demande. Je vais vous en parler plus précisément ci-dessous.

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Des pointes de toutes les couleurs

On peut porter des pointes « rose clair » quelle que soit la couleur de sa peau et de ses collants, comme le montre Nikisha Fogo, principal dancer au Ballet de San Francisco, sur plusieurs photos dont celle qui a fait la couverture du magazine Dance.

nishikafogo-DanceMagazine

Il y a maintenant plusieurs marques qui proposent des pointes qui sortent de la classique couleur « rose clair ». C’est utile pour s’amuser avec des pointes rouges ou bleues, et surtout c’est important pour les danseurs et danseuses à la peau noire. Jusqu’à il y a quelques années, c’était un gros travail supplémentaire qui leur était imposé pour teindre leurs pointes, comme le montre cet article du New York Times.

Je vous les ai classées par ordre de prix croissant. Attention, certains modèles ne sont pas véganes. A la fin de l’article, je vous fais un bilan des marques intéressantes. C’est parti pour le défilé !

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Freed of London

Pointes « brown » Freed of London (avec semelle en cuir)

J’ai découvert cette marque grâce à ces vidéos de la danseuse Kira Robinson.

Une paire de pointes Freed of London coûte environ 55 €. Elles existent en couleur « pink », « bronze » ou « brown ». Elles sont fabriquées à la commande, donc il faut prévoir un délai de fabrication.

Pointes « pink », « bronze », « brown » Freed of London (avec semelle en cuir)

Malheureusement je pense que la semelle de ces pointes est en cuir et je n’ai pas vu d’option pour demander qu’une semelle 100 % végétale soit utilisée lors de la fabrication de la paire.

Les rubans assortis sont vendus séparément. Je n’ai pas vu d’élastiques assortis. Il y a plusieurs modèles de coIlants assortis, avec pied ou convertibles, taille enfant ou adulte. Il y a une boutique Freed of London à Paris.

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Sansha

La paire de pointes véganes « Etudes » Sansha existe en blanc, rose clair et « chair », de la pointure 33 à la pointure 43, en 4 largeurs différentes. Elles coûtent normalement 60 € mais sont actuellement à 30 €.

Malheureusement, comme souvent chez Sansha, il n’y a pas de photos des pointes « chair ». Et quand il y a des photos de différentes couleurs, on ne sait pas laquelle correspond à chaque option de commande !

La marque m’a indiqué que la couleur de ces pointes « chair » est un peu plus foncée la couleur de ces chaussures de danse Juanita.

juanita-sansha

Chaussures Juanita Sansha

Les élastiques et rubans sont vendus séparément. Les élastiques existent en « beige clair » mais le nombre de couleurs photographiées ne correspond pas à ce qu’on peut commander donc il est impossible de savoir laquelle correspond à « beige clair »… Et les rubans ne semblent pas exister en couleur « chair ». Ceci dit, on peut acheter tout cela en mercerie : 50 cm d’élastique d’environ 1,5 cm de large et 240 cm de ruban satin d’environ 2 cm de large.

Pour les collants, Sansha propose plusieurs modèles et je vous en ai parlé dans cet article sur les collants de danse classique pour toutes les couleurs de peau.

Il y a une boutique Sansha à Paris et les produits Sansha sont vendus dans différents magasins spécialisés dans les articles de danse.

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Capezio

Une paire de pointes Ava Capezio coûte 99 $. Ce modèle existe avec une tige normale ou une tige renforcée à 3,5. Les élastiques et rubans assortis sont vendus séparément pour 6 $.

Attention, il faut utiliser le site basé aux États-Unis pour commander les coloris « skintone 55 » ou « skintone 60 » – et ils ne sont pas photographiés, ni pour les pointes, ni pour les élastiques et les rubans ! De plus, il semble que ce site n’expédie qu’aux USA et aux pays voisins.

D’autre part, la semelle de ces pointes est en cuir, donc elles ne sont pas véganes. Mais d’après cet article, la marque pourrait mettre une semelle végane à la demande.

Il semble exister des revendeurs de produits Capezio en Europe. Il faudrait de toutes façon y aller pour essayer les chaussons avant de les commander. Et, cela m’étonnerait, mais peut-être que la boutique peut s’arranger avec le site américain pour livrer les chaussons chez eux ?

Pour les collants, Capezio propose de nombreux coloris et je vous en ai parlé dans cet article sur les collants de danse classique pour toutes les couleurs de peau.

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Russian pointe

Pointes « hazelnut » Russian pointe (avec semelle en cuir)

Russian pointe propose des pointes couleur « cashew », « almond » ou « hazelnut » pour 95 $. Les rubans assortis coûtent 5 $ et les élastiques assortis coûtent 2 $. Je ne suis pas sûre qu’ils soient inclus avec les pointes.

Rubans Russian Pointe

Elastiques Russian Pointe

Il y a des revendeurs dans plusieurs pays du globe. Dans la boutique Balletto dance shop, ces trois couleurs sont renommées « café au lait », « cacao » ou « chocolat » et une paire coûte 110 €, avec rubans et élastiques inclus.

Sur le site de la marque, on trouve des rubans et des collants convertibles assortis, taille enfant ou taille adulte (on ne trouve pas ces produits sur la boutique Balletto dance shop).

Pointes « cashew » Russian pointe (avec semelle en cuir)

Malheureusement la semelle de ces pointes est en cuir, donc elles ne sont pas véganes, et je n’ai pas vu d’option pour demander qu’une semelle végétale soit utilisée lors de la fabrication de la paire.

Les pointes Russian Pointe sont fabriquées dans la même usine que les pointes R-class et les pointes Energetiks.

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R-class

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Pointes colorées R-class

R-class propose 16 coloris de satin dont 3 nuances marron appelées « tan », « brown » et « bronze ». D’autre part, R-class propose un modèle de pointes véganes pour 95 €. Comme les pointes sont fabriquées à la commande, on doit pouvoir combiner les deux.

Pointes « bronze » R-class

Pour les élastiques, rubans et collants, je n’ai pas vu de coloris « tan », « brown » ni « bronze ».

Pointes « brown » R-class

A priori, il faut choisir la taille des chaussons grâce au questionnaire de la marque.

Pointes « tan » R-class

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Energetiks

Plusieurs modèles de pointes Energetiks sont disponibles dans 7 coloris, dont 3 nuances de marron. Une paire coûte 120 $. Il ne semble pas y avoir de rubans ni d’élastiques assortis.

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Pointes colorées Energetiks

Energetiks vend aussi de la peinture pour pointes, que l’on pourrait utiliser pour teindre des rubans et élastiques.

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Grishko

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Pointes colorées Grishko

Pointes Grishko

La paire de pointes SmartPointe de la marque Grishko coûte 106 €. Elle est fabriquée à la commande, donc il faut prévoir un délai de fabrication. Elle existe en de nombreux coloris : 11 en satin et 4 en toile.

Nuancier des tissus pour pointes Grishko

Les coloris « satin » ont un fini brillant. Les coloris « canvas » sont en toile, comme pour les demi-pointes en toile.

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Pointes en toile « tan » Grishko

Ce modèle possède normalement une semelle en cuir. Mais comme il est fabriqué à la demande et que la marque propose aussi des pointes véganes, je pense qu’on peut préciser lors de la commande que l’on souhaite une semelle 100 % végétale.

Sur la boutique en ligne, je n’ai pas trouvé d’élastiques, rubans ni collants assortis aux coloris « dark nude ». On pourrait poser la question de leur existence en boutique physique lors de l’essayage des pointes. Il y a une boutique Grishko à Paris.

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Sous la marque Nikolay, Grishko produit le modèle Katya. Comme SmartPointe, il existe en « dark nude », peut être végane à la demande et je n’ai pas trouvé sur le site de rubans, élastiques ni rubans assortis.

Pointes « dark nude » Nikolay/Grishko

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Gaynor Minden

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Pointes « mocha », « espresso », « cappuccino » Gaynor Minden

Les pointes Gaynor Minden existent en couleur « cappuccino », « mocha » ou « expresso ». Elles sont fabriquées à la commande, donc il faut prévoir un délai de fabrication.

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On commande les chaussons en choisissant de nombreux paramètres, ce qui explique sans doute que le coût d’une paire soit supérieur à 100 € (139 $). D’après cet article, la marque pourrait mettre une semelle végane à la demande.

La boutique en ligne propose des élastiques pour 2 $, des rubans pour 5 $ et des collants assortis à chaque coloris des chaussons.

Apparemment on peut acheter ces pointes dans une boutique du réseau Qualidanse, ce qui est important pour savoir quels paramètres conviennent à nos pieds. Il y a des boutiques dans différentes villes de France métropolitaine.

Bonus : Le site de Gaynor Minden inclut une galerie variée de photos de danseurs et danseuses classiques sur pointes.

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Conclusion

Le pays de production des chaussons est soit la Russie pour les marques Grishko/Nikolay, R-class est Russian pointe, soit un pays non précisé. On ne peut donc pas savoir si la fabrication se fait dans des conditions correctes.

Pour avoir des pointes véganes, le plus rapide et le plus économique est de les choisir chez Sansha. Elles coûtent 60 €, ou 30 € actuellement, sans rubans ni élastiques. Ces pointes existent en 2 coloris : « rose clair » et « chair » (qui a priori correspond à un marron clair). Pour essayer, il y a une boutique Sansha à Paris et des boutiques vendant des produits Sansha dans plusieurs villes de France métropolitaine.

Pour avoir des pointes véganes ET livrées en Europe ET dans des coloris variés, il y a actuellement trois marques : Gaynor Minden propose 4 coloris de satin, R-class propose 16 coloris de satin, Grisko/Nikolay propose 11 coloris de satin et 4 coloris de toile.

Plusieurs marques proposent des pointes assorties à plusieurs couleurs de peau. Pour qu’on s’y retrouve plus facilement, je vous ai établi une correspondance entre les coloris des différentes marques citées dans mon article. Cette correspondance est établie sur photo par mes propres yeux, donc elle est à confirmer en ayant les produits en main.

Voici des pointes que j’appelle marron clair, portées par la danseuse Misty Copeland :

Misty Copeland, photographiée par Richard Corman/ CPI Syndication

Voici des pointes que j’appelle marron, portées par la danseuse Ingrid Silva :

Ingrid Silva, photographiée par Lucinda Grange

Voici des pointes que j’appelle marron foncé, portées par la danseuse Isabela Coracy :

Isabela Coracy, photographiée par Rick Guest

Et voici ma proposition de correspondances entre les différentes marques. Je précise au passage si les pointes sont véganes ou pas.

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Pour avoir des pointes véganes ET livrées en Europe ET dans les tonalités marron, il y a donc :

  • Sansha : coloris « chair » (marron clair). Une paire coûte 60 €, sans rubans ni élastiques. Pour essayer, il y a une boutique Sansha à Paris et des boutiques vendant des produits Sansha dans plusieurs villes de France métropolitaine.
  • Grishko ou Nikolay : coloris « dark nude » (marron clair). Une paire coûte 106 €, sans rubans ni élastiques. Il faut préciser à la commande qu’on souhaite une semelle 100 % végétale et prévoir le délai de fabrication des chaussons. Pour essayer, il existe une boutique Grishko à Paris.
  • Gaynor Minden : coloris « mocha » (marron clair) et « espresso » (marron). Une paire coûte environ 123 € avec rubans et des élastiques (à acheter séparément). Il faut préciser à la commande qu’on souhaite une semelle 100 % végétale et prévoir le délai de fabrication des chaussons. Pour essayer, il y a des boutiques vendant des produits Gaynor Minden dans plusieurs villes de France métropolitaine.
  • R-class : coloris « tan » (marron clair), « brown » (marron) et « bronze » (marron foncé). Une paire coûte 95 €, sans rubans ni élastiques. Il faut préciser à la commande qu’on souhaite une semelle 100 % végétale et prévoir le délai de fabrication des chaussons. Il n’y a pas de boutique physique, mais un questionnaire pour savoir quel taille et modèle nous conviendrait.

Pour les rubans et élastiques assortis aux pointes dans les tonalités marron, voici ce qui existe (et que l’on doit coudre avec du fil assorti) :

Ruban satin « chocolat » Rascol

Bon à savoir : Brown girls do ballet a un programme de soutien pour les danseuses noires qui ont des difficultés financières pour se procurer de quoi danser, notamment des pointes.

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Pour finir, on peut aussi porter des pointes quand on est un homme. Dans l’article sur les collants, je vous ai donné l’exemple des Trocks. On peut aussi citer les Chicos Mambo. Ces deux compagnies dansent de manière professionnelle, dans un registre plutôt humouristique, de même que José Martinez quand il revisite l’adage à la rose. Cet article de Laetitia Basselier pour Danse avec la plume donne un beau tour d’horizon sur le sujet des hommes qui dansent sur pointe.

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Qu’avez-vous pensé de cette petite série d’articles ?

Bon week-end !