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Du féminisme quand on est mère

24 Mar

Bonjour !

Attention, aujourd’hui je vide mon sac. Alors c’est long et vous allez peut-être trouver que je me plains pour pas grand chose. Je ne vous oblige pas à lire, j’avais besoin de poser ma frustration quelque part.

Mes deux parents sont ingénieurs dans la même spécialité (la pétrochimie). Ils se sont rencontrés dans leur école d’ingénieur et on fait la majorité de leur carrière sur le même site industriel, tous les deux employés à temps plein. (Et quand j’étais petite j’avais décidé de ne pas devenir ingénieure car « rentrer à 18h30 a la maison, ça fait trop tard » quand on en part à 7h30. Ah, ah, ah… Bref.)

Je n’ai jamais su s’ils gagnaient le même salaire – ce serait logique, mais on sait que ce n’est pas un critère suffisant malheureusement. Par contre je sais qu’ils faisaient les mêmes heures, au point de généralement partager la voiture pour aller et revenir du travail. Mais une fois rentrés à la maison, je garde en tête l’image de mon père sur le canapé en train de lire le journal pendant que ma mère préparait le dîner. Puis ma mère débarrasser et faire la vaisselle pendant que mon père, mes deux frères et moi jouons aux cartes ou à un jeu de société.

Je pensais que c’était mon père qui refusait de participer aux tâches ménagères et je trouvais ça injuste. Alors à 16 ans, quand j’ai commencé à sortir avec Doudou, j’ai laissé passer quelques semaines puis quand j’ai vu qu’on s’entendait bien et que ça pouvait devenir sérieux entre nous, je lui ai dit, solennellement : « Il faut que tu saches une chose : je ne ferai JAMAIS plus de 50 % des tâches ménagères. Si ça ne te convient pas, il vaut mieux qu’on arrête là. »

Quand on a emménagé ensemble, on s’est partagé les tâches de manière bien égale, en fonction de nos goûts. A lui le nettoyage du sol, la vaisselle, la sortie des poubelles. A moi le nettoyage des sanitaires, la gestion du linge. A nous deux les courses, la cuisine et la (quasi absence de) bricolage et de nettoyage des vitres.

A la fin de nos études, j’ai préparé une thèse de doctorat en biologie et lui a pris un poste qui s’est rapidement révélé chronophage et à responsabilité car il a dû remplacer son chef. Il rentrait vers 20h30 le soir et recommençait souvent à travailler une fois rentré. Cette situation me permettait de faire de longues journées au laboratoire, ce qui est l’habitude des doctorants et des post-doctorants en sciences expérimentales : on est comme enchaînés à notre paillasse, toute la semaine mais aussi le week-end de temps en temps. C’est à ce moment-là que j’ai ouvert mon blog : pour réfléchir sur la vie qu’on voulait construire (à commencer par ce qu’on mange, un sujet qui a toujours été très important pour moi), pour avoir un projet qui avançait lentement mais sûrement (pas comme un projet de recherche) et pour occuper mes soirées en jouant à détourner mes connaissances en biologie expérimentale pour les appliquer à la cuisine végétalienne.

A l’issue de ma thèse, j’ai refusé de continuer dans la recherche académique. Et je salue bien bas ceux qui ont la vocation dans ce domaine. En ce qui me concerne, j’ai été rebutée par les horaires à rallonge, le petit salaire et la précarité à supporter pendant de longues années pour espérer avoir un poste dans lequel on restera très sous-payé par rapport au privé, avec une grosse partie administrative afin de chercher les financements nécessaires pour faire tourner le labo et une quête effrénée pour publier coûte que coûte. Sans compter que quand on a envie d’enseigner, on ajoute à ce plein temps, pour un salaire pas vraiment plus élevé, une sorte de mi-temps pour préparer et donner les cours et accompagner les élèves, ces tâches ne comptant en rien pour l’avancement de la carrière. Ce qui fait qu’on se retrouve à espérer les vacances scolaires pour avoir un peu plus de temps à passer au labo, alors la majorité des gens vont considérer que « tu es prof donc tu as plein de vacances (que tu passes évidemment à te tourner les pouces) ». Au milieu de ça, on peut arriver à jongler pour voir un peu ses enfants, ou avoir un peu de temps pour soi ou son couple, ou avoir un petit engagement citoyen. Au choix, hein, parce que même pour faire un seul de ces 3 choix il ne faut déjà pas beaucoup dormir la nuit. Donc moi qui voulais passer du temps avec les enfants (vous vous rappelez pourquoi je ne voulais pas faire le métier de mes parents ?) et avoir une petite implication citoyenne, j’ai passé mon chemin. Et vue l’insertion professionnelle des docteurs en biologie en France, même avec un ou deux post-doctorats, malheureusement, je me dis que j’ai bien fait de fuir.

J’ai donc suivi ma vocation d’enseigner en le faisant à plein temps au sein de l’Éducation Nationale. Mon salaire a tout de suite été meilleur, même s’il est resté inférieur à celui de Doudou. Cette différence s’explique par le fait qu’il avait un poste plus élevé, et elle n’a fait que s’accentuer par la suite car l’avancement de poste des enseignants se fait très lentement. A contrario, dans son corps (lui aussi est fonctionnaire) il doit changer de poste environ tous les 4 ans (pendant TOUTE sa carrière) mais son salaire progresse plus vite.

Quand je suis tombée enceinte (quelle expression !) du Béluga, je ne savais pas si je serais capable d’être une bonne mère. Et je ne voulais pas prendre de congé parental, par peur de me retrouver en tête à tête trop longtemps avec le bébé, mais aussi par peur de perdre le statut social qui va avec un travail classique. J’ai donc repris le boulot quand il avait 4 mois et demi, et j’étais fière de combiner ma reprise du travail avec le maintien son allaitement. Parce que pour moi le féminisme c’est avoir le choix d’être la sorte de femme qui nous correspond. Travailleuse et maternante à la fois, en ce qui me concerne à cette époque.

Avec Doudou, comme on travaillait tous les deux à temps plein, on a géré la fatigue des nuits hachées de façon équitable. Doudou, qui a le sommeil léger et beaucoup de mal à se rendormir, ne gérait pas les réveils nocturnes du Béluga (et moi je décidais de comment les gérer : avec du cododo, ce qui faisait que Doudou a souvent dormi dans la chambre du Béluga pour être tranquille). En échange, Doudou me permettait de faire la grasse-matinée le samedi et le dimanche jusqu’à 11h, en passant ces deux matinées avec le Béluga en dehors de l’appartement (sinon je n’arrivais pas à dormir). En ce qui concerne le temps passé avec le Béluga, sur le papier c’était censé être égal, mais en réalité c’est un peu moins équitable : Doudou l’amenait certes chez la nounou le matin (comptons large : 1h de soin) et c’est moi qui allais le chercher le soir à 18h et le gérais jusqu’au retour de Doudou, à 20h30. Je passais donc au minimum 1h30 par jour de plus que lui seule avec le Béluga. Et ce n’était pas simple car j’étais fatiguée et que j’aurais aimé me détendre ou travailler un peu pendant ce temps là… Côté tâches ménagères, on restait quasi à égalité, y compris pour la cuisine : le dimanche après-midi, pendant que je sortais le Béluga, Doudou cuisinait pour le début de la semaine. Et le soir, je cuisinais très rapidement en milieu et fin de semaine, en mettant le Béluga devant la télé…

Quand suis tombée enceinte du Pinto, je savais que Doudou allait obtenir un poste à Marseille. C’est chouette pour élever nos enfants près de la famille ! En fait, la proximité avec nos parents était de toute façon une condition que j’avais imposée à Doudou pour faire un deuxième enfant. Parce que seuls à Paris avec le Béluga, on ne faisait plus rien d’autre que joindre péniblement le boulot et la vie avec le Béluga, et une implication citoyenne pour moi (les associations dans lesquelles j’étais bénévole, y compris Saveurs durables que j’avais créée). Et j’avais suffisamment vu mes parents ne pas faire grand chose pour eux-même, leur couple ou la société pour là aussi avoir envie de faire les choses différemment.

En fin de grossesse, on a donc eu le bonheur d’emménager à Marseille. Le boulot de Doudou lui plait, le Béluga se fait chouchouter par ses grands-parents et accepte (donc ?) très bien la naissance de son frère, et moi je savoure la chance de m’occuper du Pinto un peu comme s’il était enfant unique, puisque le Béluga va a l’école et en plus passe souvent du temps avec ses grands-parents. Au niveau professionnel, par contre, ce n’est pas idéal. Même si ça fait 6 ans que je demande une mutation (en prévision de ce fameux temps de vie à Marseille) et que j’ai gagné assez de points pour espérer un poste, ça ne marche toujours pas. Je ne m’en plains pas, tout le reste roule tellement bien ! En plus, en France on a la chance de pouvoir prendre un congé parental, ce qui va me permettre d’avoir une rémunération pour garder le Pinto et faire tourner la maison : tâches ménagères, soins aux enfants, organisation des week-ends. J’assure désormais la totalité de la charge mentale de la famille (avec une grosse aide des grands-parents pendant la première année de vie du Pinto).

Avec Doudou, on a réorganisé les tâches domestiques pour maintenir un peu d’équité : il assure toutes les tâches administratives, il gère le Béluga le matin, on gère les enfants à égalité le week-end,  il fait la vaisselle, il repasse ses chemises et il prend sur son salaire pour payer 2h30 de ménage par semaine. Il a toujours un boulot très prenant, et travaille souvent une fois les enfants couchés. Il refuse autant que possible le présencéisme au travail et on la chance que son travail soit à 20 minutes de la maison. Il s’organise pour rentrer à 18h20 le vendredi pour que je puisse prendre 1h de cours de danse, les autres soirs il rentre vers 19h30. Moi j’ai mis en sourdine mon « 50 % des tâches ménagères » : j’accepte pour le moment d’être la femme au foyer qui prépare le dîner pour son mari, qui assure le ménage quotidien, l’entretien de fond de la maison, le changement des draps, la lessive, les rendez-vous médicaux et autres, qui fait dîner les enfants, qui connaît l’état des stocks de nourriture, vêtements et chaussures et arbitre quand il faut cuisiner, réparer, acheter, qui réfléchit aux idées de cadeaux pour les anniversaires, et qui déploie ses antennes pour évaluer l’état de chaque membre de la maison et arbitrer tous les choix du quotidien pour maximiser le bien être de tous et les finances du ménage.

Je sais ma chance d’avoir un mari qui soutient ouvertement et sincèrement  le féminisme, à son travail, dans les tâches ménagères, avec moi et dans ses paroles avec nos enfants, et qui me soutient moi, de manière quasi inconditionnelle. Je sais ma chance de bénéficier pendant au maximum 2 ans d’une rémunération pour gérer nos deux enfants et la vie de la maison (merci les impôts). Et en même temps aujourd’hui je suis lasse car malgré ma situation ultra favorisée à tous points de vue et ma vigilance continuelle, j’ai glissé dans la rupture d’égalité et surtout, ce qui est nettement plus embêtant, dans la rupture d’équité. Progressivement, en ayant un puis deux enfants, j’ai pris en charge plus de 50 % des tâches ménagères et perdu complètement l’égalité salariale d’avec mon mari, à niveau de formation égal, niveau d’implication domestique égal et fibre parentale égale.

Je sais qu’il me reste un moyen de rattraper ça : décrocher un boulot dans le privé de travailler d’arrache-pied pour gravir les échelons. En fin de carrière j’aurai alors probablement comblé l’écart avec Doudou. Mais entre temps, on aura piétiné notre vie de famille, notre vie personnelle et mon engagement citoyen. Suis-je prête à sacrifier ça ? Je ne pense pas. Mais alors comment éviter de perpétuer ce modèle où c’est la femme qui a la charge mentale, le majorité des tâches ménagères et du soin des enfants, et la plus petite rémunération ? (Sans compter la question du statut social.) Le problème est connu et je ne vois pas comment nous en sortir.

J’ai évidemment proposé à Doudou de prendre la 3ème année de congé parental à laquelle on a droit et qui doit dorénavant être prise par le second parent ou perdue, mais ol a refusé car il craint en la prenant de perdre le réseau qui lui est nécessaire pour rebondir tous les 4 ans, en particulier car il est plus difficile pour lui de trouver une succession de postes à Marseille qu’en région parisienne.

Alors on fait quoi ? On continue à partager les tâches domestiques de manière inéquitable tout en disant à nos enfants que Papa pourrait aussi bien s’en occuper que Maman – mais ne le fait pas en pratique ? Avoir des valeurs féministes ou avoir des enfants, à l’heure actuelle ce sont encore deux choix en partie incompatibles !

Et je ne parle pas du sexisme éhonté de la majorité des jeux, livres, dessins animés, vêtements destinés aux enfants ni des stéréotypes sexués transmis par la société dans son ensemble… (Ce matin, le Béluga en voyant les poils de mes jambes : « berk Maman tu as des poils », ah mes poils je vous en reparlerai plus tard, là aussi c’est une longue histoire de femme).

PS : Si vous vous posez la question, je n’ai pas eu la mutation cette année non plus, car une partie des points que j’avais précieusement acquis m’ont été retirés àcause du fait que je suis en congé parental. Comme je tiens à ma vocation d’enseigner dans un lycée public, je reprends donc en septembre en région parisienne. Et pour ne pas avoir à vivre loin de mes enfants ou de mon mari, je reprends à mi-temps. Autant vous dire qu’en terme de salaire, je continue mon décrochage. Par contre côté tâches domestiques, Doudou va gérer quasi entièrement les enfants 2 soirs par semaine, ce qui est une bonne chose. Et bien sûr on croise fort les doigts pour avoir ma mutation l’an prochain.

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Le lutin de Noël

7 Jan

Bonjour !

Je viens vous parler d’une chouette tradition que j’ai découverte dans cet article de Ciloubidouille. Nous l’avons mise en place cette année (enfin en 2017 ^^) et elle a motivé le Béluga à sortir du lit tous les matins du 1er au 23 décembre !

Chez nous, les lutins, on connaît. Ils s’amusent très souvent à nous voler certains objets, qu’ils nous rendent ensuite après une durée plus ou moins longue. Une chaussette, mon téléphone, les ciseaux de cuisine font partie de leurs prises fréquentes. Ils les cachent derrière la machine à laver, sur une étagère, dans le lave vaisselle… Vous en avez aussi chez vous ?

Parfois ils font des cadeaux. L’an dernier, quand j’ai supprimé le sac à surprises dans lequel le Béluga pouvait demander à piocher,  j’ai appris au Béluga une formule magique à dire en touchant un poteau bordant une haie du parc : « Gloubi boulga abracadabra, un sac de billes apparaîtra ! » Et parfois un sachet contenant quelques billes apparaît dans la haie. Parfois non. Et parfois, grâce à un texto discrètement envoyé à Doudou resté à la maison, on trouve en rentrant le sachet de billes dans notre boite aux lettres ! Ces fois là on sait que notre lutin officiel est en vacances : le remplaçant ne connaît pas l’emplacement à billes du parc. Le Béluga sait maintenant que je garde en haut d’un placard une boite pleine de billes, achetées un jour en brocante, mais il continue à demander les billes au lutin. Un peu comme pour Noël où il peut à la fois clamer que le père Noël n’existe pas (je lui ai toujours dit la vérité à ce sujet : le père Noël c’est comme les dragons : ça n’existe pas mais on peut aimer faire semblant d’y croire) et à d’autres moments il semble penser qu’il existe.

Et en prévision de Noël justement, saviez-vous que des lutins viennent dans les maisons voir si tout le monde est assez sage pour avoir des cadeaux ? (Quand j’étais petite, la nounou nous disait que les pigeons, omniprésents, étaient les espions du père Noël, ça calme !) Sauf que les lutins de Noël sont de petites canailles surtout occupées s’amuser ! Tellement qu’ils oublient souvent de retourner la nuit au pôle Nord faire leur rapport. Et le matin, les lutins de Noël restés dans les maisons se transforment en marionnettes… immobilisées en pleine action !

Notre lutin est une figurine articulée qui traînait chez mes parents et servait au départ de modèle de dessin. C’est très pratique car il garde ainsi facilement la pose. Il est habillé d’une tunique en T découpée dans un morceau de tissu rouge et d’un ruban vert pour la serrer à sa taille. Il avait un bonnet qu’il a rapidement perdu car il était trop petit. Si vous n’avez pas de marionnette à détourner mais que vous disposez de cure-pipes, de tissu et d’un pistolet à colle (ou une aiguille et du fil), vous pouvez aussi fabriquer votre lutin ! Cette vidéo de Hectoogano1, par exemple, donne les explications avec du cure-pipe (= fil chenille), feutrine (à choisir acrylique, pas laine) et pistolet à colle.

Il ne faut surtout pas toucher un lutin de Noël transformé en statue, sinon il ne pourra plus redevenir un vrai lutin ! Cette règle donne habituellement très envie de le toucher… Heureusement il y a une solution : saupoudrer le lutin d’un tout petit peu de poudre. Ici le Béluga allait tout seul chercher une pincée de farine.

Notre lutin de Noël aime explorer la maison.

Il essaye aussi de copier ce que nous avons fait pendant la journée. Il a même ouvert un bocal de kit à cookies que le Béluga et moi avions préparé comme cadeau de Noël.

Il semble s’être lié d’amitié avec un mini cheval du Béluga, « Barbie ». Il a fait une course de voiture avec lui.

Il lui a aussi passé le peigne à poux (Doudou, responsable anti poux de la maison, l’utilise très souvent pour le Béluga en ce moment).

Notre lutin de Noël s’intéresse aussi aux Pokémon du Béluga, mais d’après le Béluga qui a bien vérifié la partie en cours, les lutins ont défaussé n’importe quoi comme cartes… Les deux autres lutins ont été fabriqués par ma Maman avec un morceau de bois pour le corps, un bouton pour le nez, deux punaises pour les yeux, un morceau de tapis pour la barbe et un cornet de tissu pour le chapeau.

À la fin on a même appris le nom de notre lutin de Noël : Gino !

On espère bien qu’il reviendra l’année prochaine. Il paraîtrait que d’ici-là il dort au fond du sac noir où je range les emballages cadeaux réutilisables…

Bon dimanche !

Les coussinets d’allaitement

6 Jan

Bonjour !

On continue dans ma rubrique Histoire d’objets, qui est décidément souvent dans une thématique parentale.

Ceux qui allaitent (oui, chez nous on dit que le Papa aussi allaite, puisque son soutien est nécessaire pour que l’allaitement fonctionne), même peu de temps, ont généralement besoin de coussinets d’allaitement pour éviter les fuites de lait intempestives : en dehors des tétées ou tout simplement pendant une tétée par le sein qui n’est pas dans la bouche du bébé.

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Étape 1 : les coussinets jetables

Au début, ne connaissant rien à l’allaitement et n’ayant pas anticipé, j’ai utilisé ce que j’avais sous la main : les débarbouillettes en éponge prévues pour le bébé (!) puis très vite des coussinets jetables vendus en pharmacie. Je leur ai trouvé deux défauts : la quantité de déchets associée (les coussinets ne durent que quelques heures chacun) et leur forme plate qui les rend détectables si on a un soutien gorge fin et un haut près du corps.

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Étape 2 : les coussinets lavables préformés

Ces coussinets résolvent les deux inconvénients des coussinets précédents, mais ils ont un gros désavantage que je n’avais pas prévu : ils n’ont pas de face imperméable. Donc comme une éponge, quand ils sont pleins ils sont humides de partout et le lait arrive sur les vêtements. Ce qui est justement ce qu’on souhaite éviter en portant des coussinets !

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Étape 3 : les coussinets lavables avec une face imperméable

Ces coussinets ne mouillent pas automatiquement les habits quand ils sont pleins et ils sont lavables. Sauf que… ils ne sont pas discrets ! Leur forme est plate donc ils font des plis quand ils sont dans le soutien gorge, ce qui n’est pas pratique quand on porte des hauts près du corps.

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Étape 4 : les coquillages d’allaitement

Alors là j’ai mis longtemps à me décider de les acheter car les coquillages ce n’est pas végane (je suppose que l’entreprise en question ne se contente pas de récolter les coquillages vides sur des plages), mais l’aspect non jetable l’a emporté. En effet, nos déchets aussi représentent un problème pour les animaux, donc si une montagne de coussinets jetables est évitée par deux coquillages ça me semble rentable du point de vue éthique. C’était censé être très discret, tout doux et totalement réutilisable.

Comment dire… j’ai failli écrire au fabriquant pour lui crier mon sentiment de m’être faite arnaquer. Parce que non seulement ça n’absorbe pas le lait, évidemment, mais je n’ai même pas tellement testé si ça évitait les fuites car la pointe des coquillages était hyper visible sous les vêtements, c’était très gênant ! Et inconfortable car la taille moyenne que j’avais choisie est plus petite que mes aréoles. Donc les conseils de choix de la taille laissent à désirer. Et sincèrement, y a-t-il a des femmes qui sont satisfaites de ce produit ? Je suis tombée sur un lot défectueux ou c’est une arnaque complète ?

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Étape 5 : les coussinets en silicone

Pour le Pinto j’ai pu tester ce type de coussinets qui ne semblait pas exister quand j’allaitais le Béluga, et ça marche ! Enfin ! Je recommande donc les coussinets d’allaitement en silicone : au look sympa, discrets, efficaces, zéro déchet, qui dit mieux ?

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Étape 6 : surprise

Un coussinet d’allaitement, vous vous en doutez, ca s’enlève du sein pour laisser le bebe téter, et ça se remet ensuite. Et c’est là que je me faite rattraper par mon étourderie. J’oublie très souvent de remettre le coussinet.

Ceci a deux conséquences fâcheuses. La première, quelques heures plus tard, mon soutien gorge est mouillé et mon haut tâché par une fuite de lait, comme si je n’avais jamais mis de coussinet. Et  la deuxième, c’est que je cherche partout le coussinet en goguette !

Après avoir souvent perdu un coussinet dans le lit lors des allaitements nocturnes, le coup de grâce est venu quand je l’ai oublié sur le bureau de Doudou le jour où je suis venue présenter le Pinto à ses collègues de travail. Heureusement il a son propre bureau donc personne n’a remarqué l’étrange objet qui traînait…

Bref, ce jour-là j’ai décidé que les coussinets, j’en mettrai quand je reprendrai le travail et que je n’aurai donc pas de tétée à gérer à l’extérieur. Et à la maison ? La nuit, je mets un lange près de mon oreiller (ou carrément une serviette éponge, plus volumineuse donc plus facile à trouver dans le noir quand on n’est pas bien réveillé). Et le jour, j’utilise mes soutien gorge de grossesse (= des soutien gorge de plus grande taille et sans armature) qui sont assez mous pour qu’on puisse écarter la coque lors de la tétée et assez épais pour absorber de petites fuites de lait. Je suis donc mouillée certaines fois mais au moins je n’ai plus à gérer les coussinets, et étant actuellement mère au foyer personne ne s’attend à ce que je sois très apprêtée (si ce n’est pas une fuite de lait qui me tâche, ce peut être une régurgitation ou plein d’autres choses liées aux enfants directement ou indirectement – comme toutes ces taches que je me fais en cuisinant ou mangeant d’une main alors que je tiens un bébé avec l’autre).

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Je me demande quoi faire de tous ces coussinets maintenant que je n’en ai plus besoin. Quelqu’un en aurait-il l’utilité ? À part le Pinto qui aime les éparpiller…

 

Voilà, vous savez tout ! Ah oui, pendant combien de temps a-t-on des fuites de lait ? Ça varie selon les personnes, personnellement j’en ai pendant les 9 premiers mois d’allaitement je crois.

Bon samedi !

Décorations en bandes de papier

23 Déc

Bonjour !

Voici des décorations de Noël (qu’on peut adapter à d’autres occasions) qui sont à la fois jolies, faciles et rapides à réaliser et nécessitant très peu de matériel. On les a faites dans le cadre du calendrier de l’Avent du Béluga, mais pourquoi ne pas en faire une activité pour la soirée de Noël ? On peut les suspendre, les caler entre les branches du sapin ou les poser sur la table.

Comme pour les flocons à découper, je reprends dans cet article des idées connues pour les adapter à ma sauce minimaliste et écolo.

 

Fournitures
– Bandes de papier longues et étroites, à récupérer dans un magazine, une enveloppe ou du papier cadeau. Ici j’ai utilisé des bandelettes toutes prêtes pour quilling achetées il y a longtemps (j’aimerais me mettre au quilling) qui mesurent 50 cm de long pour 0,5 cm de large. Je pense qu’avec 1 ou 2 cm de large c’est très bien aussi.
– Ciseaux
– Agrafes, œillets ou éventuellement fil avec aiguille et dé à coudre
– Pour suspendre : perforatrice et ficelle, ou aiguille et fil épais

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Cœur à suspendre (mon préféré, joli et facile)

J’ai appris à le faire grâce à cette vidéo qui explique aussi comment récupérer de longues bandes de papier dans un magazine

– Couper 3 bandes de papier : Couper d’abord deux longues bandes (50 cm ici mais ça peut être moins long). Laisser la première intacte, ce sera le cœur extérieur. Couper la deuxième en deux, ce sera le cœur intérieur et la bande de suspension. Couper une troisième bande de taille intermédiaire (38 cm ici), ce sera le cœur intermédiaire.
– Plier en deux chaque bande à part la bande de suspension.
– Superposer les bandes les unes dans les autres par leur pli central : la grande, la moyenne puis la petite au milieu. Plier et placer la bande de suspension au centre.
– Tenir le pli et replier chaque bout de bande contre la bande de suspension, en commençant par les bandes du milieu. Ceci forme les 3 cœurs.
– Agrafer. À défaut, on peut aussi faire un point de couture.

Si on a seulement des bandes courtes (ou si on veut faire un cœur XXL), remplacer chaque bande pliée en deux par deux bandes non pliées. C’est un peu moins pratique car les plis permettent de caler les boucles avant d’agrafer le tout.

Suspendre grâce à la bande de suspension, avec une ficelle glissée dans un trou réalisé à la perforatrice ou un fil passé à travers avec une aiguille.

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« Boule » sans bande de suspension

– Couper 5 bandes de papier : 1 de la hauteur voulue pour la boule (par exemple 6 cm de long pour 1 cm de large), 2 un peu plus longues (par exemple 7 cm) et 2 encore un peu plus longues (par exemple 8 cm).
– Superposer les bandes dans cet ordre : grande, moyenne, petite, moyenne, grande.
– Aligner un de leurs bords, ajouter éventuellement au milieu et l’agrafer (ou mettre un petit œillet).
– Assembler leur autre bord (la bande centrale reste droite et les autres se courbent) et l’agrafer (ou mettre un petit œillet).

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« Boule » à suspendre

– Couper 2 bandes moyennes et 3 longues bandes.
– Superposer les bandes en alternant longues et moyennes.
– Aligner un des bords à part pour la grande bande du milieu : la faire dépasser un peu (2 cm par exemple).
– Agrafer et terminer comme précédemment.

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Losange

– Couper les 5 bandes comme pour la boule.
– Plier en deux les bandes moyennes et grandes puis les déplier.
– Superposer les 5 bandes comme précédemment en mettant à chaque fois la pointe du pli vers l’extérieur.
– Agrafer comme pour la boule.

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On a disposé ces décorations sur notre sapin (en plastique vert et doré, acheté d’occasion, je l’adore). Vous pouvez les apercevoir dans cette photo, où on voit aussi notre lutin de Noël pris d’une envie d’escalade.

Bon samedi !

Flocons de neige à découper

16 Déc

Bonjour !

Dans le calendrier de l’Avent du Béluga, j’ai mis un bon pour fabriquer des flocons. Nous n’avons pas eu le temps de les faire le jour même et le Béluga a eu la patience d’attendre que le week-end arrive, pour que Doudou promène le Pinto pendant qu’on profitait d’un moment juste tous les deux pour faire ce petit bricolage.

En fait, la fabrication de flocons était justement un prétexte pour nous isoler tous les deux, car au quotidien je n’accorde pas beaucoup de moments au Béluga où je suis toute entière disponible pour lui. Il faut qu’on arrive à améliorer ça petit à petit.

Bref, le but était d’avoir une activité simple et rapide pour profiter tranquillement de notre petit moment ensemble. Je vous mets donc ici les astuces que j’ai collectées pour optimiser cette activité qui semble être un classique de l’hiver.

Fournitures
– Feuilles les plus fines possibles, dans mon cas récupérées : papier de soie, papier entourant le pain, page de magazine, anciennes enveloppes, sachet en papier, voire ancienne chemise en plastique si elle est fine et très souple
– Ciseaux normaux
– Pour les petits flocons et pour certains modèles, une paire à bouts pointus est utile – les ciseaux à ongles, petits, pointus et courbes sont idéaux, j’utilise une ancienne paire que j’ai donnée au Béluga (je réserve « ma » paire de ciseaux à ongles à leur usage normal, les ongles)
– Pour accrocher : patafix ou ruban adhésif transparent

Étape 1 (si besoin) : découpe de la feuille en carré ou rond

Pour obtenir un carré, si la feuille est rectangulaire, rabattre un coin vers le côté opposé puis appuyer sur le pli et couper la bande de papier qui reste en simple épaisseur. Déplier.

Avec une feuille A4 on peut faire un grand flocon et deux petits

Pour obtenir un rond, utiliser un compas ou une assiette afin de tracer son contour.

Étape 2 : pliage de la feuille

Voici les propositions de pliage les plus courantes. J’ai indiqué le nombre d’épaisseurs que l’on se retrouve à découper à chaque fois pour que vous compreniez qu’il faut vraiment un papier ou un plastique fin. Une feuille fine laisse aussi passer un peu de lumière, ce qui est appréciable si on la place ensuite sur une fenêtre.

  • Flocon à 4 branches : plier la feuille (carrée ou ronde) en deux à 3 reprises. On obtient un triangle de 8 épaisseurs à travers lesquelles il faut couper pour former le flocon.
  • Flocons à 8 branches : plier la feuille (carrée ou ronde) en deux à 4 reprises. On obtient un triangle de 8 à 16 épaisseurs. Couper et jeter la partie ne contenant que 8 épaisseurs.
  • Flocon à 6 branches (l’idéal) :
    – Avec une feuille ronde, plier en 2 puis faire au mieux pour la plier en 3 à partir d’un même point puis plier à nouveau en 2 :


– Avec une feuille rectangulaire, suivre cette méthode assez facile en vidéo sur la Cabane à idées.

Dans les deux cas, on obtient 12 épaisseurs à couper pour faire un flocon.

Étape 3 : découpe du flocon

Découper des formes dans les deux longs côtés du triangle obtenu.

  • Flocon simple : couper des triangles et des rectangles toujours dans le même côté du triangle. Les triangles doivent se chevaucher sinon on obtient une dentelle, comme dans la deuxième photo.


  • Flocon dentelle : couper des triangles en alternant dans chaque grand côté du triangle.
  • Flocon cœur : couper des demi cœur dans les grands côtés du triangle comme dans cet exemple de la Cabane à idées
  • Flocon soleil : découper de petites courbes qui se suivent (mais ne se touchent pas) de chaque grand côté du triangle, comme dans deux des flocons de cet article.

Sur la Cabane à idées, il y a toute une série d’articles sur les flocons à découper, avec le gabarit et la photo du résultat. J’aime particulièrement ce flocon typique. En mode facile (sans découpes contournées), je vous ai mis ci-dessous à droite mon gabarit préféré :

Fin de l’activité

– Déplier.
– Accrocher aux vitres grâce à la patafix ou au scotch. Pour les flocons avec un trou au milieu, volontairement ou en coupant un peu trop fort/loin, au lieu de pousser des jurons parce qu’on a encore raté le centre du flocon, on peut enfiler le flocon sur une branche du sapin de Noël.
– Passer l’aspirateur pour éliminer tous les mini bouts de feuilles qui auront probablement atterri sur le sol…

Au final, le Béluga n’a pas voulu découper, on a donc choisi les feuilles ensemble puis j’ai manié les ciseaux selon ses instructions. On a passé un bon moment et il était fier de « ses » flocons. On recommencera sans doute cette activité l’année prochaine, peut être en y associant le Pinto qui aura alors 2 ans. Actuellement il cherche surtout à arracher les flocons des fenêtres…

Notre lutin de Noël aussi a apprécié les flocons, à sa manière. Il a l’air de se trouver beau ainsi.

Bon samedi !

Le calendrier de l’avent du Béluga, 5 ans et demi

9 Déc

Bonjour !

J’ai grandi avec un calendrier de l’avent en bois où 24 cases étaient surmontées d’un petit sapin piqué de 24 clous. Dans chaque case, ma mère (seule puis secondée de mes frères et moi) plaçait une des petites décorations de l’arbre puis une surprise : petit mot, chocolat ou pièce. Avoir chaque année la même structure et les mêmes mini décorations ne nous gênait pas du tout, ça faisait justement partie de la tradition. Et les petites surprises personnalisées m’ont toujours paru de plus grande valeur qu’un chocolat par jour. J’ai naturellement souhaité reproduire la même chose pour le Béluga.

Pour la structure, n’ayant pas la motivation de la faire moi-même (à la différence de Ciloubidouille, dont vous pouvez voir ici les calendriers de l’avent, tres variés et créatifs), je me suis tournée vers un modèle tout prêt, celui de la marque Legler. Il n’est pas donné, il est plus encombrant et moins bien fini que celui de mes parents, sans doute fabriqué dans un pays lointain et bourré de colle, mais c’est le seul que j’aie trouvé à l’époque. Et je tenais au système de sapin à décorer au fil des jours. A noter, si vous aimez le principe du tableau à compléter au fil du calendrier, j’ai vu dans ma librairie des calendriers de l’avent où chaque jour on trouve un autocollant à placer sur un grand dessin.

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Pour le contenu, il y a les mini décorations à suspendre fournies avec la structure, et je vous propose ici le bonus que nous y avons ajouté chaque jour. L’an dernier, on avait fait au plus simple : chaque jour un petit papier coloré avec un « bon pour … bisous sur … » avec schéma pour le nombre de bisous et la zone concernée. Très simple (parfait pour les parents épuisés que nous étions à l’époque) et satisfaisant pour le Béluga qui adore les bisous et s’amusait à déchiffrer nos petits dessins pour deviner son dû.

Cette année, nous avons essayé de prévoir les activités plus longues pour les week-end et de coller à ce qui pourrait plaire au Béluga qui a maintenant 5 ans et demi. C’est loin d’être parfait mais ça vous inspirera peut être ?

On a écrit le bon pour chaque surprise sur un petit papier et on met chaque soir dans le tiroir celui du lendemain.

  1. Fabriquer des flocons (article à venir samedi prochain)
  2. Décorer le sapin
  3. Fabriquer une bougie à huile (comme dans cette vidéo d’Animassiettes avec un verre à moitié rempli d’eau puis de quelques cm d’huile, un flotteur en rondelle de bouchon de liège ou en fond de bouteille en plastique ou en couvercle de bocal dans lequel on perce un trou, une mèche d’environ 3 cm en coton (tissu ou papier toilette) qui dépasse de 1 cm au-dessus et 2 cm en-dessous)
  4. Planter des graines (activité obligatoire en Provence le jour de la Sainte Barbe)
  5. Un massage
  6. Fabriquer une décoration de Noël (en bandelettes de papier, article à venir)
  7. Des feutres magiques (Ökonorm, qu’on aura caché dans la maison et qu’on lui fera trouver en jeu de piste ou par indices) (aaaargh il y a du fiel dans ces feutres, je n’avais pas pensé à vérifier au moment de les acheter !!)
  8. Cuisiner du pop corn (tout simple ou ma version croustillante au chocolat)
  9. Fabriquer des cartes à gratter (pas écolo à cause du blanco, mais il avait adoré l’an dernier)
  10. Fabriquer une bougie flottante (en faisant fondre de la cire dans de petits moules avec une mèche coincée dans je ne sais pas encore quoi qui la maintiendra au fond du moule… Édit : on a maintenu avec des cure dents le haut de la mèche)
  11. Une surprise à partager (un père Noël en chocolat noir qu’il a souhaité acheter quand on est allé faire les courses en famille – d’habitude Doudou y va seul pour éviter les tentations)
  12. Aller à l’école en voiture (Doudou l’y emmène habituellement à pied)
  13. Une surprise (le CD « Enfantillages de Noël » d’Aldebert) (on a désormais tous les CD Enfantillages et le Béluga est allé voir Aldebert en concert, je crois qu’on peut dire qu’on est fans)
  14. De la pâte à sel
  15. Regarder un film (probablement Tous en scène ou Merlin l’enchanteur, ses préférés) (En fait ce sont les seuls long métrages qu’il accepte de regarder, avec les autres il craint d’avoir peur)
  16. Fabriquer des cookies boule de neige (article à venir demain, avec seulement des photos préliminaires mais au moins vous aurez la recette)
  17. Un jeu Pokémon (on joue à Invizimals depuis un an quand le Béluga a souhaité acheter un deck dans une brocante, je crois que Pokémon est sur le même principe)
  18. Une pièce (un euro qu’on cachera dans la maison)
  19. Des chaussettes (le Béluga aime recevoir de nouveaux habits et certaines de ses chaussettes sont vraiment usées)
  20. Jouer avec l’aspirateur (il me demande souvent de l’aspirer quand je fais le ménage, ce que je refuse généralement ; c’est l’occasion de lui accorder ce jeu)
  21. Un massage (probablement d’une autre zone du corps que la fois précédente)
  22. Des crêpes au goûter
  23. Se faire maquiller
  24. Un petit déjeuner au lit avec un parent (c’est à dire moi vu que Doudou n’aime pas les petits déjeuners au lit, héhéhé, ça fait longtemps que je n’en ai pas eu) (oui je suis une mère indigne, je profite du calendrier de l’Avent du Béluga pour me faire un cadeau) (j’ai bien précisé « parent » pour maximiser mes chances d’être choisie, mais à la réflexion il choisira peut être un de ses grands-parents) (j’aurais dû carrément écrire « avec Maman » !)

Cette année, pendant l’Avent, nous avons aussi la présence d’un lutin de Noël, vous connaissez le principe ? Il est censé observer si on est sages, mais en réalité il passe ses nuits à s’amuser si bien qu’il se fait souvent surprendre le matin, encore occupé à ses explorations… Il a alors l’apparence d’un pantin, qu’il ne « faut pas » toucher sinon il ne pourra plus se retransformer en vrai lutin ; sauf si on le saupoudre d’une pincée de poudre. On a utilisé un vieux mannequin en bois articulé (ceux qui servent à s’entraîner à dessiner), un morceau de tissu rouge récupéré sur un ancien pyjama et un morceau de ruban vert pour l’habiller. Je vous montrerai quelques photos de ses activités nocturnes…

Et pour être tout à fait honnête, cette année nous avons acheté au Béluga un calendrier de l’Avent « classique » avec chocolat (végane) : on avait trainé les enfants au Veggie World et quand le Béluga a bloqué devant le calendrier, on a accepté de lui offrir en échange de son calme. Entre les deux calendriers que le Béluga a donc chez nous et celui qu’il a chez chacun de ses grands-parents, on peut dire que c’est un enfant choyé.

Bon samedi !

Lettre de Noël à ceux.elles qui nous aiment

2 Déc

Voici le message que Doudou et moi avons envoyé à nos proches il y a quelques jours, en espérant éviter que le Béluga et le Pinto ne reçoivent chacun une vingtaine de cadeaux dont la plupart ne correspondent pas à nos valeurs. Ce texte vous inspirera peut être si vous êtes dans une situation similaire ?

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Chers tous,

Très préoccupés par l’avenir de notre planète, nous avons entrepris depuis plusieurs années de changer nos comportements de consommation. Nous vous proposons aujourd’hui de nous aider dans cette démarche, en vous guidant dans les choix de cadeaux que vous pourriez faire pour le Béluga et le Pinto, pour Noël ou lors de leurs anniversaires futurs.

Pour ce Noël, nous aimerions offrir au Pinto un cadeau collectif : un très beau porteur en bois fabriqué en France, sur lequel nous pourrions pyrograver les noms des gentils Pères et Mères Noël ayant participé à son dépôt sous le sapin. Pour le Béluga, sur ce même principe nous pensons qu’une tente cachette (fabriquée avec du coton bio et des montants en bois du Jura) lui plairait.

Si vous préférez offrir un cadeau individuel, nous avons indiqué ci-dessous la liste de cadeaux souhaités par le Béluga. Si vous piochez dans cette liste, merci de nous prévenir pour qu’il ne les reçoive pas plusieurs fois. Nous pouvons aussi vous indiquer quels jouets nous possédons déjà ; pour le Pinto nous avons déjà, par exemple, plusieurs livres-puzzles.

Nous savons qu’il n’est pas facile de se repérer dans la foule des marques, des matériaux et des provenances, c’est pourquoi nous sommes bien sûr prêts à vous aiguiller, voire à passer commande pour vous. Si vous vous lancez, voici quelques repères et marques que nous avons identifiés pour choisir des cadeaux respectueux de la planète et des travailleurs.

En ligne, vous pouvez  acheter des jouets sur Jeujouethique, des vêtements sur Eloisbio, et tout plein d’autres choses sur Brindilles.

En magasin, vous pouvez cibler les jouets de marque Goki et Haba ou ceux en plastique fabriqués en France (on trouve par exemple chez ToysRus une sélection de jouets fabriqués en France). Pour les vêtements, la marque Petit bateau ne fabrique pas entièrement en France mais elle fait un effort d’emploi local et comme ses produits sont très solides nous pourrons les utiliser de manière intensive.

Le Béluga sera aussi très heureux de recevoir des bons pour une sortie : bon pour une promenade au parc, à la bibliothèque ou au cinéma, bon pour un spectacle de clowns ou de contes, un concert, une pièce de théâtre ou de cirque contemporain. De préférence, vous savez que nous sommes sensibles à ce que ces spectacles ne sollicitent pas d’animaux.

Nous vous remercions sincèrement pour tout ce que vous pourrez faire en ce sens et vous faisons de grosses bises de fin d’année.