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Cartes pop-up simplissimes

8 Déc

Bonjour !

J’aime les pop-up. Le Pinto aussi, et il a eu un gros coup de cœur pour Je t’aime, super petit livre pop-up de David A Carter, un auteur/créateur de pop-up que j’adore et dont j’achèterais volontiers tous les livres, y compris ceux pour enfants ! (Une des raisons qui me freinent est que ses livres sont imprimés en Chine.)

Aujourd’hui je vous propose un des pop-up les plus simples à faire (on est donc bien loin des géniales créations de David Carter), et je vous explique tout en détails pour que vous puissiez vous y mettre aussi. (Mélanie, je te ferai un atelier quand on se verra si tu ne veux pas le tenter seule !)

J’ai créé ces cartes il y a déjà longtemps, pour l’anniversaire Pyjamasques du Béluga. Peut-être que ce DIY très simple vous inspirera pour créer des cartes de vœux ? Ces cartes sont préparées très rapidement, sans aucune fourniture de loisirs créatifs, simplement avec du papier blanc et des feutres ou crayons de couleur. Et pourtant elles ont l’effet de surprise des pop-up.

 


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Matériel
– papier blanc A4 d’épaisseur normale
– ciseaux
– colle pour papier
– feutres

Préparation
– Dessiner, coller ou imprimer sur chaque feuille dessin choisi, en veillant qu’il soit placé en bas à droite de la feuille. Plus précisément, en haut du 4ème quart de la feuille. On le voit mieux sur la photo de l’étape suivante.

– Plier la feuille en 4, appuyer sur les plis puis la déplier. On voit bien maintenant l’emplacement du dessin : les plis forment 4 rectangles et le dessin est centré et en haut du 4ème rectangle.


– Plier la feuille en 2 dans la longueur, dessin visible.


– Donner un coup de ciseau de chaque côté du logo. On coupe donc 2 épaisseurs du papier.


– Plier au niveau du bas du dessin, puis déplier complètement la feuille.

– Plier la feuille la feuille en 2, pour que le logo apparaissent en pop up à intérieur.

– Plier à nouveau en 2 : on a alors l’impression que d’avoir simplement une feuille pliée en 4. Mais quand on l’ouvre apparait le pop-up.

– Encoller les bords de la feuille afin de fixer ensemble les deux épaisseurs de papier.
– Inscrire un message à l’intérieur, et le prénom (ou autre message) à l’extérieur. Tadam, c’est prêt !

Bon samedi !

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Nos calendriers de l’Avent 2018

30 Nov

Bonjour !

Ce n’est pas un jour habituel de publication, mais j’avais envie de partager avec vous nos calendriers de l’Avent 2018, au cas où vous n’auriez pas encore préparé le vôtre.

D’habitude, je remplis de petits mots et « bons pour » un calendrier de l’Avent réutilisable contenant déjà un petit sapin en bois et une décoration à y ajouter chaque jour. Je vous en avait parlé en détails ici.

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Cette année, j’ai profité d’une commande de vêtements d’occasion pour acheter, d’occasion aussi, un petit calendrier de l’Avent parfait pour le Pinto, qui a 2 ans : le calendrier de l’Avent « La forêt » de Grund, édité en 2010. Chaque case contient un mini livre cartonné à lire (vraiment mini : il y a une seule phrase, répartie en 4 pages) puis à accrocher au sapin familial.

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Et en passant dans un supermarché, j’ai eu un coup de cœur pour le calendrier Lego Friends 2018, qui contient une mini décoration à construire et à accrocher au sapin familial : parfait pour le Béluga, qui a 6 ans ! Notamment pour le côté « petite surprise à construire » similaire aux oeufs surprise Kinder, que nous n’achetons pas malgré les demandes ponctuelles du Béluga.

J’ai validé que ça lui plairait en lui montrant le calendrier. Au passage, il y avait aussi un calendrier Lego Star Wars à côté, mais j’ai prévenu le Béluga que c’était le Lego Friends que je proposais d’acheter, et je savais qu’il ne serait pas frustré car il n’est pas fan de l’univers Star Wars.

C’est donc certes un objet neuf, mais les lego sont réutilisables, ça lui fait des petites surprises à construire comme dans les œufs Kinder, et surtout ce coffret est impeccable pour continuer à montrer au Béluga qu’il a le droit de profiter de jouets violets et roses. En effet, les Lego Friends sont visiblement pensés pour plaire aux filles, mais je trouve que le contenu de cette boîte, sur le thème des décorations de Noël, est tout à fait unisexe, et l’illustration de la boîte n’est pas trop fifille (visiblement, c’est une exception pour ces produits). Et bonus, elle montre des personnages pas forcément à la peau blanche : ça compense un peu la sous représentation injustifiée des minorités ethniques dans les visuels en France !

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On reprendra sans doute notre calendrier en bois l’année prochaine, mais je suis contente de faire une exception pour cette année. Et c’est peut être un hasard, mais ces calendriers ont tous les deux une surprise à double effet : un cadeau pour l’enfant (mini livre à lire, mini surprise à construire) qu’il peuvent ensuite partager avec la maisonnée (les deux sont prévus pour être utilisés en décoration d’arbre de Noël). Je trouve que symboliquement c’est chouette.

Et bien sûr, ces calendriers du commerce ne nous empêcheront pas d’ajouter des petits mots bonus, par exemple apportés par Gino, notre lutin de Noël

Bonne journée !

Petites vacances près de Rome

10 Nov

Bonjour !

Nous avons profité d’une semaine de vacances tous les 4 à la toute fin du mois d’octobre. C’est seulement la deuxième fois (après le Gard l’an dernier à la même époque) que Doudou et moi partons pour un séjour de plusieurs nuits avec les enfants sans la compagnie de mes parents ou des siens ! On est très famille et en plus, avoir les grands parents en vacances arrange tout le monde, y compris Doudou et moi qui en profitons pour souffler quelques heures en amoureux (depuis la naissance des enfants, je pense qu’on n’a pas encore passé plus de 12h d’affilée en amoureux).

Bref, ça faisait un bon moment que Doudou et moi avions envie d’aller (retourner) en Italie. Alors, même si ce n’est pas la meilleure saison pour profiter de ce pays magnifique, on a choisi de découvrir l’automne là bas.

J’aurais aimé prendre un train de nuit, comme le Paris-Florence que nous avions emprunté il y a bien longtemps. Sauf qu’il n’y en a pas au départ de Marseille, que ce soit de jour ou de nuit. Et un long trajet en voiture était exclu car le Pinto, comme son frère au même âge, ne l’accepte pas. Et en cette saison, il n’y a pas de bateau qui relie la France à l’Italie. On a donc choisi notre destination parmi les vols directs depuis Marseille ayant des horaires compatibles avec un rythme de jeune enfant (donc pas d’arrivée à 23h à Palerme). Et c’est comme ça que nous avons atterri à Rome.

À ceci près que nous n’avions aucune envie de quitter la ville de Marseille pour aller dans une autre ville. C’est Doudou qui a trouvé la solution : les Castelli Romani, parfaits pour nos envies de promenades tranquilles comme le montre le guide touristique de la région. En fait, c’est ce qu’on préfère en vacances : visiter des parcs et des jardins, et éventuellement les bâtisses ou les ruines qui les habitent, histoire de faire le plein de calme et de verdure, avec une petite dose d’histoire ou de culture lors de la promenade.

 

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A Frascati

La ville où nous avons choisi de dormir pendant ce séjour est agréable à parcourir à pied. On trouve de jolies façades colorées, des commerces variés, une belle vue sur Rome (quand il ne pleut pas…), de somptueuses villas, un chouette parc avec jeux d’enfants… et un sympathique café végane : Il Borgo verde ! Autant dire qu’on y est allé plusieurs fois au cours de la semaine !

Nectar de poire, golden milk à la vanille, boisson à l’orge comme un café

Chocolat chaud merveilleusement épais, comme une crème dessert encore chaude

Sandwich avec crudités et crème fromagère

Et sur les hauteurs au-dessus de Frascati (il faut y aller en voiture), on s passé un moment dans un parc archéologique assez sauvage, avec plus de traces de sangliers que d’antiquités, et toujours une belle vue sur les alentours quand il n’y a pas d’orage…

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A Castel Gandolfo

On voulait visiter les jardins de la villa Barberini, résidence d’été des papes. Mais ils étaient fermés à cause du mauvais temps, on a donc visité à la place l’intérieur de la résidence. On avait un audio guide chacun, ce qui a ravi le Béluga qui a écouté en toute autonomie de nombreux morceaux. La visite était courte, ce qui était un bon point pour nous, et elle était variée : les appartements du pape avec leurs magnifiques sols en marbres de couleur et la sublime vue sur le lac d’Albano, des costumes de la cours du pape, une galerie de portraits de chaque pape avec son histoire dans l’audioguide.

Ensuite nous avons déambulé dans les rues du village et admiré la sublime vue sur le lac Albano. Comme ça ne passionnait pas le Béluga, on a inventé une chasse aux indices de trésor, en observant les recoins et en ouvrant les nombreuses petites portes de compteurs d’eau afin de récolter des indices : le numéro du compteur, la présence d’un papier, etc. On se disait qu’en mettant tous les indices ensembles à la fin et en réfléchissant bien on arriverait à trouver le trésor… et surtout pendant ce temps Doudou et moi en profitions pour admirer les rues et le paysage.

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A Tivoli

Pour cette journée annoncée comme la moins pluvieuse de la semaine, on n’est pas rentré à l’appartement pour la sieste du Pinto. On a emporté un pique-nique et prévu qu’il fasse la sieste dans le porte-bébé.

Le matin nous avons visité la villa d’Este, dont l’intérieur est vide de meuble mais riche de peintures sur les murs et les plafonds. Et surtout, pour permettre au Pinto de déambuler, on a parcouru les jardins en trempant les mains dans les innombrables fontaines.

Et l’après-midi, on s’est promené dans l’immense villa Adriana. J’ai adoré le calme de ces étendues vertes entre les chants d’oiseau et les ruines et les plans d’eau.

Les explications étaient le plus souvent en italien ou en anglais. Sauf dans cette salle montrant une maquette du site… et un matou qui se la coulait douce sur un radiateur.

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Une mini incursion dans Rome

Sur le trajet retour vers l’aéroport, nous sommes allés voir la Centrale Montemartini. C’est un musée archéologique (annexe du musée du Capitole) situé dans une ancienne usine électrique ! On y trouve donc des statues et des mosaïques anciennes, mais aussi d’immenses machines industrielles.

La visite inclut aussi un vrai train ! Le train de Pie X, pape qui a fait installer les premières voies de chemin de fer dans les états pontificaux.

Parmi les antiquités présentes, on peut voir des objets ayant appartenues à une petite fille, dont sa poupée et une bague, ce qui est parlant pour les enfants. De manière générale, j’ai trouvé ce musée plein de potentiel pour intéresser les enfants mais pas tres adapté à eux, avec par exemple des pupitres présentant des vidéos places trop d’habits pour qu’ils y accèdent. Mais j’ai l’impression que des travaux étaient justement en cours dans certaines salles pour proposer un parcours pense pour les enfants.

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Jouets pour enfants achetés au supermarché

Passer ses vacances avec des enfants suppose aussi de trouver un moyen qu’ils s’occupent seuls pendant certains moments afin que les parents soufflent. Et vue la météo pluvieuse voire orageuse de cette semaine, le chouette parc pour enfants de la ville n’a pas été souvent une option. Et bien sûr les jeux apportes de la maison n’ont pas suffi.

Comme nous n’avions pas envie de proposer la télévision trop longtemps chaque jour, nous avons acheté quelques petits jeux au supermarché du coin.Avec donc les critères suivants : de petite taille pour pouvoir les rapporter à la maison, non salissants pour l’appartement de location (ni peinture ni pâte à modeler), et les critères habituels : sans stéréotypes sexistes qui enferment les enfants dans une vision étriquée du monde, fabriques localement autant que possible, écologiques si possibles. Ouaip. Autant te dire qu’on n’a pas pu satisfaire tous les critères…

Voici ce qu’on a trouvé :

Un set de ballons de caoutchouc avec leur gonfle ballon : fait en Italie !

Un mini pistolet avec des cartouches en mousse, dans le style des gros fusils « Nerf » que le Béluga aimerait avoir. Donc maintenant il ne nous embête plus avec les fusils puisqu’il a deja l’équivalent, certes en version mini mais ca fait un compromis acceptable pour tout le monde. Et avec ça et les ballons, on a fait un jeu pour le Béluga et le Pinto : un stand de tir comme à la fête foraine. Je gonflais le ballon et le tenais pas le gonfle ballon, le Béluga tirait dessus avec le Nerf, et apres chaque rue si le ballon était encore en place le pompais un coup pour le gonfler plus. Et on regardait ensuite le ballon voler quand la cartouche finissait pas le decrocher.

Une roue magnétique (« magnétique spun wheel ») : avec le bon mouvement du poignet on l’a fait tourne sur son support et elle s’allume. J’ai été un peu déçue car je pensais qu’elle s’allumait avec une dynamo mais la composition indiqué que la roue contient des piles.

Un mini kit pour creer des ballons (« crystal ball »), composé d’un tube de pâte et d’un petit tuyau pour en déposer une goutte et souffler pour la transformer en bulle ballon. C’est totalement chimique, mais minimaliste, plutôt impressionnant et fabriqué en Italie.

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Notre choix de gîte

Depuis que nous avons des enfants, nous partons systématiquement en gîte. Par rapport à l’hôtel ou une chambre d’hôte, les voisins ont moins de risque d’entendre le bruit des enfants, et le fait d’avoir un appartement complet nous permet d’avoir assez d’espace pour rester tranquillement à l’intérieur si le temps est mauvais.

Nous avons trouvé le gîte sur un site classique (Booking.com) en veillant à ce qu’il y ait :

  • Une cuisine, pour préparer des plats qu’on aime, qui sont équilibrés et peu coûteux. Même si on prend certains repas au restaurant, c’est toujours un peu fatigant de veiller à ce que ça ne perturbe pas les horaires de sommeil et surtout avec que les enfants restent tranquilles pendant tout le repas.
  • Un lave linge, pour pouvoir utiliser nos couches lavables et emporter moins de vêtements, on fait une machine tous les 2 ou 3 jours. Pour remplir la première machine, je n’hésite pas à emporter un peu de linge sale (en général les couches lavables de la veille du départ).
  • Peu de meubles qui semblent fragiles ou dangereux pour les enfants (pas de chaises pliables par exemple)
  • Des lits disposés de manière compatible avec nos préférences nocturnes. Donc pour Doudou et moi un lit deux places, pour le Béluga un lit une place qui soit situé dans la même chambre qu’un autre dormeur, pour le Pinto un lit une ou deux places qui ne présente pas de risque de chute et me permette d’y dormir aussi en fin de nuit (lit deux places dont un côté est contre un mur, ou matelas une place posé par terre).
  • Éventuellement une baignoire, pour le bain du Pinto. Ici il n’y en avait pas (et on a eu la flemme de demander au loueur s’il pouvait nous en prêter une) mais on a trouvé dans le gîte une grande bassine (bassine à linge) que l’on pose dans la douche pour la remplir d’eau. Si j’avais été inquiète, j’aurais emmené notre baignoire bébé pliable Stokke, comme l’an dernier.

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Notre organisation pour les repas

La prochaine fois, j’apporterai notre mixeur plongeant. C’est un indispensable pour moi (soupe, nuggets de pois chiche, steak de lentilles…) et je m’aperçois qu’il n’y en a pas souvent dans les locations.

Dans notre sac à main, j’avais une petite pochette avec :

  • une petite fourchette,
  • un petit couteau,
  • des pailles en inox,
  • un bavoir et/ou un crochet pour transformer les serviettes de restaurant en bavoir,
  • deux petits sacs à vrac : un avec des pistaches non salées (notre aliment de réserve), et un destiné à recevoir les coquilles de pistache.

En bagage soute, pour l’alimentaire,  on a emporté :

  • une gourde,
  • un couteau pliable,
  • nos compléments alimentaires (Veg1, DHA, carbonate de calcium),
  • quelques pinces pour refermer les sachets des produits alimentaires achetés sur place (pour les ramener ensuite dans notre valise),
  • notre sachet de farine de pois chiche entamé,
  • un bocal de 250 g de purée de noix de cajou. Pendant cette semaine, la purée de noix de cajou nous a servi à remplacer le beurre sur les tartines, la crème dans la soupe et comme matière grasse dans les crêpes sucrées.

Pour les courses alimentaires, on avait vu sur Happy Cow qu’il y avait un magasin bio à Frascati. Malheureusement, il avait fermé (visiblement remplacé par un bar à jeux). Heureusement, le supermarché Carrefour Market de la ville était bien fourni en produits bio et en biscuits et yaourts véganes. Et il était ouvert 24h sur 24, ce qui a été bien pratique pour le soir de notre arrivée.

Près de chez nous se trouvait également un magasin de bonbons en vrac comportant plusieurs variétés végétaliennes, ce qui était parfait pour acheter les bonbons hebdomadaires du Béluga. Il a notamment apprécié une sucette Chupa chups « Melody pops » avec lequel on peut jouer de la musique.

Voici, de mémoire, quelques un de nos menus :

  • Tofu pané bio du commerce (sympa !), riz, tranches de courge poêlées.
  • Omelette de pois chiche aux pommes de terre, soupe de légumes (oignon, carottes, courgette, bouillon de légumes).
  • Nuggets de pois chiche, velouté de courgettes (courgettes, un peu d’oignon, bouillon de légumes, purée de cajou ajoutée lors du mixage).
  • Pique-nique : Nuggets de pois chiche froids (avec ketchup), bâtonnets de carottes, pistaches, tranches de pomme
  • Ragoût de légumes et pois chiche lointainement inspiré d’un couscous, semoule de blé
  • Pique nique : tartelettes carotte pois chiche, salade de riz avec mais et lentilles.

Pour le dessert, on a acheté des fruits frais (raisin, mandrines, pommes) et testé les nombreuses références de yaourts de soja (principalement des « bianco » qui sont sucrés et aromatisés et des yaourts aromatisés à la pêche).

Il y a aussi eu des repas au restaurant, des repas avec des plats pris à emporter (dont des pizzas naturellement végétaliennes !) et des repas « restes ».

Dans les resto, on a été surpris de l’absence de jus de fruits iuvsirop pour les enfants : il y avait seulement des sodas comme boisson sans alcool ! On a donc acheté au rayon buobdu supermarché de petites bouteilles de jus pour les emporter au resto (bouteilles individuelles en verre, avec un jus visiblement très répandu en Italie : le nectar de poire).

Et bonne surprise dans l’avion Alitalia du retour : les grignotages salés et sucrés proposés étaient végétaliens et avec une composition courte.

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Bon samedi !

PS : J’ai glissé dans cet article 3 photos montrant des sculptures antiques avec des seins pleins de lait… Les avez-vous vues ? (2 photos représentent la même sculpture)

Le Pinto de 18 à 24 mois

20 Oct

Bonjour !

Voici la suite de mes aventures avec le Pinto, de ses 18 à ses 24 mois. Comme d’habitude, ce type d’article est surtout utile pour moi, pour m’aider à retenir ces souvenirs. Ce n’est en aucun cas un article de conseils, même si vous pouvez évidemment y piocher des choses si ça vous inspire.

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Petits et grands moments de 18 à 24 mois

A 18 mois, le Béluga est très intéressé par nommer les couleurs, il nous demande très souvent dans la journée de nommer la couleur de tel ou tel objet ou propose lui-même la couleur, mais il se trompe quasiment à chaque fois.

Il est toujours fan de ballon et de tout ce qui tourne : les toupies Beyblade et le Handspinner du Béluga, une petite voiture placée sur le toit…

A 18 mois et demi, je lui dis le soir qu’on va partir quelque part le lendemain… et il passe une nuit agitée de nombreux réveils. Arg, je le savais pourtant : j’aurais dû le prévenir le matin même ! Il faut que je le prévienne le soir seulement si le départ chamboulera son lever…

Le Pinto se passionne pour la brosse des toilettes. Je lui dis qu’il ne peut pas la toucher, que c’est seulement Maman qui la touche, mais il persiste à la prendre… en disant « b(r)osse de maman ». Et il plonge sa main dans la cuvette ! Après des rappels à l’ordre multiples, je finis par l’autoriser à prendre la brosse et lui montrer comment la plonger dans la cuvette (propre)… Et heureusement, quelques semaines plus tard, cette fixation sur la cuvette des toilettes lui a complètement passé, sans doute parce avait intégré les codes associés.

A 19 mois, il arrive à nommer les couleurs, ce qui le récompense de ses efforts assidus (et totalement spontanés !) depuis plusieurs semaines.

Il a une poussée dentaire, avec 30 h de douleurs et une forte fièvre malgré le Doliprane. Donc 2 nuits terribles, des siestes de 40 minutes seulement et uniquement à l’extérieur et en porte bébé. Pendant ce temps, il mange très peu et tète moins souvent. Il garde le sein dans sa bouche ouverte, sans téter. Ça doit vraiment lui faire mal…

A 20 mois, il marche ! Seulement quelques pas seul, avec une démarche hésitante, mais en parallèle il s’entraîne beaucoup à marcher avec sa main dans la nôtre : on sent que le sujet l’intéresse (enfin).

Il fait des phrases, même si sa prononciation n’est pas encore compréhensible par tous : « veux appeler Nono » par exemple.

Il commence à reconnaître les lettres, et est demandeur de s’entrainer. Je lui propose les lettres magnétiques Vilac. On fait des lettres super faciles en pâte à modeler grâce à une planche a embosser. Il tape en Arial 72 sur mes genoux. Au passage, il pense que le signe « ? » se dit « flamant rose »…

A 21 mois, il se passionne pour les chiffres, c’est une véritable obsession. Il lit les chiffres du réveil en s’endormant le soir et en ouvrant les yeux le matin, il demande à aller dans la rue pour voir les plaques d’immatriculation des voitures, il vient nous voir avec une feuille et un crayon pour qu’on lui « dessine » des chiffres, il emporte des quilles de Mölkky avec lui comme des doudous, il voit même des 8 dans les trous du guéridon de ma grand mère et le double bouton de chasse d’eau de mes parents…

Le Pinto en vadrouille avec des quilles de Mölkky

Il se coince la main droite dans la porte coulissante de la pharmacie, et comme il a très mal au moindre mouvement de son articulation du poignet, il passe 2 semaines avec un plâtre. Heureusement, il n’y a pas de fracture, donc dès qu’on lui enlève le plâtre temporaire, tout est bien qui finit bien.

Le Pinto en couche lavable (Milovia One size Pocket Coolmax), plâtre et sac plastique pour imperméabiliser le plâtre. Et tout plein de piqures de moustiques…

A 22 mois, il profite de nos vacances en Normandie pour marcher énormément sur l’herbe, et il marche bien désormais.

Le volume de la couche lavable étonne encore beaucoup ceux qui observent le Pinto. C’est effectivement hors norme, mais ça ne gène aucunement ses mouvements, c’est très économique, très écologique, et très joli : pas besoin de cacher la couche avec une culotte ou un body ! Et ici la couche bouffe, elle s’aplatit ensuite en partie quand on ajoute un pantalon.

Il continue à être obsédé par les chiffres et aime quand on compte à deux : il dit 1, l’autre dit 2, il dit 3, etc. Quand ce n’est pas à lui de dire 20, 30 ou 40, ça peut aller très loin. Une autre de ses obsessions, le lave linge. Peut-être parce qu’il comporte des chiffres lumineux…

A noter, la couche lavable fait un plus gros popotin qu’une couche lavable, mais rien de grotesque.

Le Pinto fait des phrases complètes, en partie parce qu’il semble avoir une très bonne mémoire auditive. Par exemple, il dit « Maman ze peux avoi(r) des bonbons s’il te plaît ? » (en fait il n’en veut pas, ouf).

Il commence à râler très fort quand il n’a pas ce qu’il souhaite.

A 23 mois, je reprends le travail et il est gardé par une nounou. Quand on lui a rappelé cette perspective cet été, il a répondu « 9 ». J’ai d’abord pensé qu’il n’avait pas compris ce que j’avais dit… avant de réaliser qu’il avait parfaitement capté puisque c’est le numéro de la maison de la nounou !

Je l’autorise à monter sur un marchepied pour manipuler le robot culinaire. C’est donc lui qui mixe le houmous et autres préparations. Il adore, et bien sûr je cuisine juste à côté pour le rattraper s’il tombe du marchepied. Il me voit souvent cuisiner et ça l’intéresse beaucoup, depuis longtemps. Il reconnait et nomme la plupart des ingrédients qu’on utilise en cuisine.

Le Pinto continue à être obsédé par les chiffres : il essaye de les dessiner, il adore regarder défiler le chronomètre sur mon téléphone et il compte seul jusqu’à 29. Il commence à arriver à prononcer le son « r » de temps en temps.

Le Pinto va avoir 2 ans et il y a encore un matelas pour moi dans la chambre des enfants. Je m’y allonge pour endormir le Pinto au sein, et j’y dors la nuit quand il se réveille.

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L’adaptation chez la nounou

Pour le Béluga, débordée pendant la grossesse et comptant sur une place en crèche, j’avais fait la lourde erreur de ne pas chercher sérieusement une nounou. Ce qui s’est soldé par une adaptation catastrophique et l’interruption du contrat de garde pendant la période d’essai, puis la recherche d’une autre nounou en ultra urgence. J’en parle ici.

Pour le Pinto, j’ai donc veillé à aller au parc très souvent pour observer les nounous et voir celles qui s’occupaient des enfants d’une manière qui me convienne. Et j’y ai trouvé mon bonheur. Autre avantage de cette technique, amplifié par mon long congé parental, on a pu passer de nombreux moments au parc à côté de la nounou donc le Pinto connaissait déjà bien sa nounou quand elle a commencé à le garder. On a donc fait une adaptation sans que je reste chez la nounou : il y était déjà allé deux fois avec moi, pour discuter puis signer le contrat, donc pour le premier jour d’adaptation on a simplement fait 1h de garde, puis une matinée pour le deuxième jour, et ensuite des journées complètes puisqu’elles sont de toutes façon plutôt courtes (8h-16h).

La première semaine, la nounou m’annonce : « Il va falloir sevrer le Pinto, pour son bien car il demande beaucoup « téter » pendant la journée ». Je lui réponds ce qui me semble une évidence : s’il était sevré, ce serait pareil sauf qu’il demanderait « maman » à la place !… En plus, un sevrage pendant l’adaptation serait au contraire lui ajouter du stress, puisque ça signifierait modifier en même temps le contenu de ses journées (il va chez la nounou) mais aussi tout le reste (plus de tétées quand maman est là). D’autant que, dès le premier jour, il a parfaitement bien mangé et dormi chez elle (à la différence de la petite fille du même âge gardée chez la même nounou…), ce qui signifie qu’il se sent bien chez elle et que l’allaitement n’est pas un problème. Je n’ai donc pas cherché à argumenter plus, et pour couper court aux questions sur l’allaitement et ne pas avoir à demander à m’assoir pour la tétée de retrouvailles, je le mets directement dans le porte bébé, comme ça il peut téter tranquillement pendant que je discute avec la nounou.

Quand j’en ai parlé avec mes parents, ils ont répondu que c’est pour éviter ce « problème » qu’on sèvre les bébés avant de les mettre en garde. Et là je me suis énervée, parce qu’on peut parfaitement allaiter en travaillant (je l’ai fait longtemps pour le Béluga) et c’est tous les bébés qui devraient être allaités jusqu’à 2 ans au moins, pour tout un tas de raisons toutes aussi importantes les unes que les autres. Alors j’en ai marre de me faire regarder de travers alors que justement je fais ce qui devrait être normal !! En tout cas, la suite me donne raison : au bout de moins de 2 semaines, le Pinto me quitte sans problème le matin pour aller dans les bras de son papa (c’est Doudou qui l’accompagne chez la nounou, autre technique importante que j’ai apprise avec l’expérience du Béluga) et il ne pleure plus en arrivant chez elle le matin.

Biberon en verre MAM 2ème âge (il existe un modèle 1er âge, plus petit)

Vis à vis du véganisme, on a informé la nounou que le Pinto mangeait actuellement végétalien et que ça lui convenait très bien, donc que pour les plats il ne fallait lui servir de la viande/poisson/oeuf que s’il en faisait la demande (donc pas mis par défaut dans son assiette) et que pour le dessert elle pouvait acheter en supermarché des yaourts de soja (j’ai vérifié quelques temps avant l’adaptation que le Pinto les mangeait avec plaisir). Et pour le biberon du goûter, on a acheté un biberon Mam en verre et une tétine X, et Doudou le remplit avec un mélange maison que le Pinto apprécie : 200 ml de lait de soja nature non sucré, 1 cuillerée à café de sucre, 1/2 cuillerée à café d’eau de fleur d’oranger. Pour les biscuits du goûter, on n’a pas cherché à restreindre, de toute manière le Pinto est assez difficile sur les biscuits, donc on a simplement précisé qu’il aime les galettes de riz nature ou au chocolat.

Couches lavables, « lingettes » lavables, sac à couche

Dans le sac pour la nounou, Doudou place aussi 3 ou 4 couches lavables (Milovia One size pocket coolmax ici, puisque nous n’avons jamais eu l’occasion de tester le système Hamac), un sac à couches, et pour nettoyer les fesses : des petits carrés lavables et un petit flacon de liniment (du commerce, pour ne pas effrayer la nounou avec une préparation maison). On a bien sûr proposé ceci à la nounou en expliquant 1) qu’il lui suffit de mettre la couche sale dans le sac à couche et je me débrouille le soir pour jeter le voile de protection aux toilettes s’il contient des selles, puis séparer le reste et le mettre à laver, 2) que bien sûr, si au bout de quelques jours de tests elle sent qu’elle n’est pas à l’aise avec ça, on peut passer aux jetables en journée.  Au final, ça lui convient et elle jette même le voile de protection aux toilettes quand il y a une selle. Et on a trouvé une solution aux fuites pendant la sieste chez la nounou : il ne faut pas serrer la couche dans l’espoir d’éviter les fuites, au contraire, je suppose que ça forme des plis qui laissent passer l’urine, tandis que quand on ferme normalement la couche il n’y a pas de fuites.

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Les chaussures pour les premiers pas du Pinto, au printemps/été

En version hiver, vous avez la liste ici. En version printemps et été, le Pinto a porté :

Des sneakers en toile, héritées de copains. Dans une démarche écologique et économique, je n’hésite pas à utiliser des chaussures d’occasion pour mes enfants, pourvu qu’elles soient peu usées et que mes enfants apprécient de les porter.

Les chaussures d’eau Playshoes héritées du Béluga.

Des sandales en cuir, héritées du Béluga et de copains. Là aussi, j’ai préféré réutiliser ces chaussures, encore en bon état, plutôt que de les jeter pour en acheter des neuves. En effet, même si je déteste ce qu’implique la fabrication du cuir, je considère que jeter des objets encore en bon état pour en acheter d’autres, aussi véganes soient-ils, a un impact sur la planète que je préfère éviter. Et bien entendu, dès que l’objet est usé, je profite des économies réalisées pour acheter à la place un objet qui satisfait un maximum de critères positifs !

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Les livres aimés par le Pinto, entre 18 et 24 mois

J’ai peur de l’eau !, de Pierrick Bisinski : Le Pinto a a-do-ré ce livre aux illustrations très simples, où une petite souris a peur de se noyer, est récupéré par une grenouille… qui tombe à l’eau elle aussi.

Léo et Popi – au parc, de Claire Clément et Helen Oxenbury : Le Pinto a beaucoup apprécié ce petit livre aux épaisses pages cartonnées, dans lequel on voit évoluer Léo et son doudou Popi, ammenés au square par la maman de Léo.

Cache-cache des grosses bêtes, d’Olivier Latyk : Cet album aux couleurs vives est assez solide, pour un livre à rabats. Les pages sont cartonnées et les rabats sont en feutrine (synthétique j’espère…), et les rabats sont toujours très appréciés des petits.

Petit-bleu et Petit-jaune de Léo Lionni : J’ai acheté ce livre surtout pour moi, mais il a bien plu au Pinto.

Prendre et donner, de Lucie Félix : Dans ve livre cartonné, on peut détacher à chaque page de droite une ou plusieurs pièces de carton pour illustrée un verbe, et on les place sur la page suivante pour illustrer le verbe contraire.

Il ne faut pas toucher un dinosaure, de Stuart Lynch : La première fois qu’on parcourt ce livre, la multiplicité des polices fait mal aux yeux je trouve. Mais ensuite, on le connait par coeur et c’est tellement drôle de « ne pas » toucher les reliefs de chaque dinosaure… et de risquer de se faire chatouiller, embrasser ou autre. Approuvé par le Pinto et le Béluga.

La tournée de M. Escargot, de Stuart Linch (ce n’est donc pas le même auteur que le livre précédent !) : Un livre sympathique sur les chiffres de 1 à 10, à nommer et à suivre du doigt au fil de la tourbe du facteur.

Le prince aux petits pois, de Fred L. : Fred L est l’illustrateur de cet album dont l’histoire a été inventée par des enfants. La princesse fan de petit pois est une aventurière qui parcourt le monde. Pendant ce temps, trois princes se présentent au palais et récent de l’épouser…

Un livre, d’Hervé Tullet : J’au découvert Hervé Tullet grâce au super magazine Tralalire, et ce livre est dans le même esprit. On y suit des boules, et à chaque page le livre nous propose une action simple pour agir sur les boules. C’est un peu comme un jeu sur écran présenté sous forme de livre, le Béluga l’a bien aimé aussi.

Le Pinto aime également qu’on lui lise des albums hérités du Béluga, comme La pomme rouge, Mon arbre…

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Les jouets et jeux aimés par le Pinto, entre 18 et 24 mois

Ses activités ont évolué peu à peu au fil des mois. Par ordre chronologique, il y a eu :

  • Vider les placards
  • Parcourir des livres en nommant les couleurs présentes sur chaque page
  • Secouer les cloches musicales, nommer leur couleur et le tout petit chiffre gravé dessus
  • Reconnaitre les chiffres, à toute occasion : dans la rue, sur les plaques des voitures, sur les pages des livre, sur des chiffres aimantés….

Le Pinto au paradis (un centre de tri de La Poste)

  • Jouer avec un puzzle à deux pièces sur le there des chiffres
  • Jouer avec de la pâte à modeler, en particulier des formes à appuyer : timbres pour pâte à modeler, emporte pièces, plaque de lettres à embosser…
  • De loin en loin, la dînette et faire semblant de nourrir une poupée. Je veille à ce que mes enfants aient accès aux jouets des deux sexes.

  • Dessiner, une de ses passions. Que ce soit avec des crayons, des feutres, des pinceaux, des craies de trottoir…
  • Taper sur mon clavier d’ordinateur. J’ai bien essayé de lui fournir un vieux clavier, mais je suppose que d’une part il veut faire exactement comme maman, et ensuite avec un clavier seul il manque l’écran sur lequel s’affiche la suite de chiffres. Comme je n’ai pas de pavé numérique, je maintiens en permanence le doigt appuyé sur la touche majuscule. Et vers 23 mois, je lui apprends à appuyer lui-même sur cette touche.
  • Au parc, aller dans les endroits interdits. Je pense qu’ainsi il apprivoise la règle (il prononce en même temps l’interdiction) et en même temps ça lui plait de me voir venir (dans le parc où on va, plusieurs endroits ne sont pas sécurisés donc je ne peux pas le laisser seul dans ces coins-là). Pour préciser, je ne le gronde pas quand je vais le voir, j’essaye de le convaincre de changer d’endroit mais s’il ne veut pas, je le laisse rester dans l’endroit, pourvu qu’il ne dépasse pas la limite vers la zone dangereuse. Heureusement que, pendant ce temps, le Béluga est assez grand pour ne pas que j’aie besoin de le surveiller !

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Bon samedi !

Kit de magie licorne

7 Oct

Bonjour !

Avant de parler des licornes, je veux vous informer d’une autre magie : les fermentines, des fromages végétaux affinés de toutes sortes pourraient bien voir le jour en Normandie grâce à une campagne de financement participatif. N’hésitez pas à jeter un œil ici pour baver sur les photos, et donner un coup de pouce au projet si le cœur vous en dit, car il ne reste plus beaucoup de temps et la barre n’est pas encore atteinte.

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Savez-vous quelle est la fleur préférée des licornes ? Une jolie fleur, en apparence toute simple mais qui se prête merveilleusement bien à un tour de magie des couleurs…

Dans d’autres régions je ne sais pas, mais en Europe c’est sûr : la fleur préférée des licornes, c’est la grande mauve (Malva sylvestris). On la trouve au bord des chemins, mais pour que la magie opère au mieux, je l’achète dans le commerce, au rayon tisanes des magasins bio, sous la marque Altaïr.

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Matériel nécessaire

Pour préparer un kit de magie licorne, il vous faut :

  • 4 fleurs de mauve séchée, si possible de la marque Altaïr (il est bon d’en prévoir plus, pour refaire le tour de magie)
  • une touillette baguette magique, ici un pique apéritif orné d’une étoile
  • un mini contenant, si possible de forme spéciale (ici un mini poisson qui contient normalement de la sauce soja), rempli de jus de citron ou de vinaigre blanc
  • un mini contenant (ici une mini boîte en plastique, on pourrait aussi utiliser un carré de papier aluminium), rempli de bicarbonate de sodium
  • un petit couvercle, ici un carré de papier aluminium

Il faut aussi prévoir :

  • 4 petits récipients, si possible blancs ou transparents, par exemple des tasses à café
  • de l’eau bouillante, par exemple stockée dans un thermos
  • de l’eau tempérée, par exemple stockée dans une gourde
  • une cuillère à soupe, pour ajouter l’eau en petite quantité

Si on réalise le tour avec un groupe d’enfants, il faut prévoir pour chaque enfant une baguette magique et un récipient, plus un récipient avec couvercle pour le groupe. Et un supplément de fleurs pour qu’ils puissent recommencer le tour…

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Déroulé du tour de magie

Disposer les 4 petits récipients. Dans le troisième récipient, verser une cuillerée d’eau tempérée. A côté du quatrième récipient, placer le couvercle.

Placer une fleur de mauve séchée dans chaque récipient.

Ajouter 2 cuillerées à soupe d’eau chaude dans le premier, le deuxième et le quatrième récipients, 1 cuillerée d’eau chaude dans le troisième. Placer le couvercle sur le quatrième récipient.

Admirer les volutes bleu sombre qui se forment autour de la fleur dans les deux premiers récipients. Selon le pH de votre eau, les volutes seront peut être violettes.

Au bout de quelques minutes, toute l’eau sera bleue (ou violette). On peut touiller avec la baguette.

Dans le premier récipient, ajouter une goutte de jus de citron et découvrir son effet magique.

On peut ajouter encore une ou deux gouttes.

Remuer avec la baguette magique. L’eau est devenue complètement rose !

Recommencer cette magie dans le deuxième récipient.

Tremper la baguette magique dans la poudre blanche puis déposer un petit tas de poudre dans le premier récipient. Découvrir son effet magique.

Remuer avec la baguette magique, et recommencer à ajouter un peu de poudre blanche. L’eau est devenue verte !

Dernière étape du tour de magie : essayer de deviner la couleur dans le quatrième récipient. Est-elle bleue (ou violette), comme dans le troisième récipient ?

Soulever le couvercle du quatrième récipient. Selon les cas, l’eau est turquoise, émeraude ou elle est mauve !

On peut aussi utiliser un cinquième récipient, y mettre 2 cuillerées à soupe d’eau chaude, une fleur de mauve séchée, et y ajouter un tout petit peu de bicarbonate. L’eau, si elle était violette au départ, devient bleue. Et elle vire au violet puis au rose quand on ajoute du jus de citron.

Les enfants ont ajouté une fin à ce tour de magie : ils ont mélangé le contenu des différents pots pour voir la couleur qui ressortait, puis il y ont vidé le jus de citron et le bicarbonate, ce qui a entrainé la formation d’une mousse !

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Variantes magiques

Quand j’ai fait ce tour avec un groupe d’enfants, je n’ai pas parlé des licornes, juste d’un tour de magie, et je les ai laissés choisir leur fleur parmi celles que j’avais apportées : en plus des fleurs de mauve séchées, il y avait : des pétales d’hibiscus séchés (au rayon tisane des magasins bio, en herboristerie ou dans les magasins exotiques), des pétales de coquelicot séchés (en herboristerie) et même des  fleurs de pois bleu séchées (rapportées de Thaïlande, merci Karine !).

Voici le résultat en infusant les fleurs dans de l’eau chaude : en haut à gauche de l’hibiscus, en haut à droite de la mauve de mauvaise qualité (je en citerai pas la marque), en bas à gauche de la fleur de pois bleu, en bas à droite du coquelicot.

 

Quand on ajoute du jus de citron, les couleurs changent… (sauf pour l’hibiscus, qui est déjà acide au départ) :

 

Et quand on ajoute du bicarbonate, les couleurs changent à nouveau (et les pigments de cette marque de mauve ne tiennent pas le choc) :

  • Tour de magie avec de l’hibiscus séché : Il suffit de 2 récipients, car l’infusion ne change pas de couleur quand on ajoute du jus de citron ni quand on la laisse bien au chaud sous un couvercle. Au début, on observe des volutes rouges, l’eau reste rouge vif quand on ajoute le jus de citron, et devient brun-violet quand on ajoute le bicarbonate.
  • Tour de magie avec du coquelicot séché : Il suffit de 3 récipients, car l’infusion ne change pas de couleur quand on la laisse bien au chaud sous un couvercle. Au début, on observe des volutes brunes, puis l’eau devient rouge quand on ajoute le jus de citron, et redevient brune quand on ajoute le bicarbonate.

Les enfants peuvent essayer de boire les infusions, le goût n’est pas désagréable… sauf quand on a ajouté le bicarbonate !

 

On peut aussi réaliser un repas licorne en préparant du risotto au chou rouge, avec un bouillon qui est d’abord violet et peut devenir rose clair si on y ajoute du vin blanc, ou bleu indigo si on met la juste quantité de bicarbonate de sodium. Attention, si on met un peu trop de bicarbonate, la couleur deviendra vert kaki et le goût vraiment mauvais…

Enfin, comme illustré dans le magnifique livre Veggie kids, on peut cuire des nouilles de riz dans du bouillon de chou rouge, pour qu’elles soient violettes ou bleues. Et dans l’assiette, ajouter quelques gouttes de citron pour les rendre roses. Je n’ai jamais essayé moi même car je n’ai jamais de nouilles de riz à la maison.

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L’explication de la magie

Comme je l’explique dans mon livre Cuisiner en couleurs, le chou rouge ainsi que les fleurs roses, rouges, violettes ou bleues contiennent un pigment de la famille des anthocyanes. Ces pigments ont la capacité de changer de couleur en fonction de l’acidité de l’eau dans laquelle on les plonge. Avec un acide comme le jus de citron ou le vinaigre, les pigments sont rouges. Avec une substance basique ou alcaline comme le bicarbonate ou le savon, les pigments sont violets ou bruns puis, selon leur variété, ils peuvent ou non passer au bleu puis au vert.

Les anthocyanes peuvent être détruits par une chaleur prolongée, c’est ce qui se passe pour les pétales de mauve qui restent au chaud sous le couvercle.

Quant à la mousse, elle est due au dégagement de CO2 qui se produit quand on mélange du bicarbonate de sodium et un acide. C’est exactement ce qui fait lever les pâtes à gâteau avec de la poudre à lever ou « levure chimique ».

 

Alors, ça vous dit de faire un peu de magie dans votre cuisine ?…

Bon dimanche !

Peinture corporelle naturelle

22 Sep

Bonjour !

En période de canicule, ou tout simplement pour donner immédiatement envie à mes enfants de prendre le bain, je leur propose de faire de la peinture corporelle. On s’installe dans la salle de bain, on sort les pinceaux et c’est parti ! Quand on veut nettoyer tout ça, une petite douche et c’est réglé. Je vous montre ça plus en détails.

Dessin réalisé sous la commande du Béluga : Pikachu lançant des éclairs contre Abo

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Tout a commencé avec un pot d’argile blanche que j’avais acheté il y a plusieurs années. Ca nous aurait suffi, d’autant que notre baignoire étant bleue les enfants s’en servaient aussi pour peindre sur les parois.

L’eau du bain est colorée avec le « jus » de betterave contenu dans un sachet de betteraves sous vide

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Mais quand je suis allée sur Aroma Zone pour acheter du carbonate de calcium en poudre à un prix plus modique qu’en pharmacie, j’en ai profité pour acheter un nouveau sachet d’argile blanche, de l’argile jaune, de l’argile rouge et de l’argile violette (qui est de l’argile blanche colorée par du violet de manganèse).

Ca a permis de varier nettement les peintures. D’ailleurs j’aurais dû acheter l’argile verte qui était aussi disponible à la vente !

 

Pour obtenir de la peinture, j’utilise un petit récipient (un couvercle de tartare d’algue du commerce) et j’ajoute une ou deux cuillerées d’eau. Je mélange doucement et j’ajuste la quantité d’eau ou d’argile jusqu’à obtenir un liquide bien épais, comme la peinture gouache. Les enfants tiennent les pinceaux mais pas le godet, sinon ils le remplissent d’eau ou le vident dans le bain !

On s’en sert donc comme peinture de bain… pour la baignoire elle-même autant que pour la peau !

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Pour les dessins sur la peau, vous vous doutez du thème demandé par le Béluga, non ? Des Pokémon bien sûr ! Alors on a parcouru le Pokédex (la liste des Pokémon) pour savoir lesquels étaient pas trop durs à dessiner ET à base des quatre couleurs que nous avions en stock. Il y en a pas mal ! (même si avec du vert on aurait eu un choix encore plus large). Voici par exemple un Abo :

 

Et un Pikachu, dont les détails noirs auraient probablement pu être faits avec un peu de charbon en poudre. Mais par flemme j’ai utilisé un produit déjà présent dans ma salle de bain : un peu de khôl noir et son pinceau biseauté. Vous pouvez remarquer sur le bas du dessin que l’argile a une teinte beaucoup plus claire quand elle est sèche.

 

Pour ne pas stocker tous les sachets d’argile dans notre mini salle de bain, j’ai rempli de « peinture » mes godets et j’ai laissé sécher dans un endroit sec. Ensuite je stocke les godets sur une étagère de salle de bain. A noter, j’ai essayé de faire d’autres couleurs en utilisant des colorants alimentaires mélangés à de l’argile blanche. Pour le bleu, obtenu avec un fond de pot de colorant bleu spiruline de la marque Scrapcooking, ça marche bien. Pour le vert et le rose, j’ai utilisé des colorants bio mais les couleurs n’étaient pas vives, et en plus la peinture a moisi, peut-être parce que j’avais utilisé un godet étroit et profond, dans lequel l’air circulait moins bien.

Les peintures sont en cours de séchage, donc leur teinte est encore assez intense. Une fois sèche, elles sont plus claires (et encore plus craquelées)

Quand on veut les utiliser, on met un peu d’eau dans le godet et on mélange.

Et voici deux serpents à pois enlacés, en argile rouge et jaune.

Bon samedi !

Plastique fou récup

2 Sep

Bonjour !

Aujourd’hui, on utilise le four mais pas pour y cuire des aliments… Connaissez-vous le plastique fou ? Il s’agit de feuilles de plastique sur lesquelles on dessine puis qu’on place au four pour qu’elles se rétractent et épaississent jusqu’à devenir du plastique bien dur.

On peut en acheter dans le commerce, et le Béluga et moi avons beaucoup aimé fabriquer un porte clé et un pendentif en plastique fou lors d’un atelier organisé par l’office de tourisme du Dévoluy. Mais ensuite j’avais la flemme d’aller spécialement dans un magasin de loisirs créatifs pour acheter un paquet de feuilles de plastique fou et surtout, j’ai lu qu’on peut en faire avec un plastique récupéré ! Il faut que ce soit un plastique de type polystyrène, qu’on reconnait car il comporte le numéro 6 au centre du logo en triangle moulé à un endroit du plastique :

Le Béluga et moi avons donc passé nos vacances à scruter les emballages plastiques à la recherche du fameux numéro 6, qui est assez rare – et c’est tant mieux car c’est un plastique non recyclable apparemment. C’est finalement un restaurant japonais (Yoj et sa mangue fraîche à emporter) qui nous a fourni le matériel.

Voici comment on a réalisé cette activité, avec plein de détails pour que vous aussi puissiez la faire à votre tour si vous avez récupéré ce type de plastique. Pour le Béluga, le thème a été vite choisi, comme vous pouvez le voir ci-dessous :

Matériel à prévoir

  • Plastique PS 6
  • Marqueur indélébile
  • Ciseaux
  • Perforatrice
  • Papier de verre fin (grain 100 ou plus)
  • Crayons de couleur
  • Four
  • Lèchefrite
  • Papier cuisson
  • Moule à tarte en métal ou autre objet similaire plat, résistant à la chaleur et moyennement lourd
  • Livre épais ou planche à découper

Étape 1 : le dessin

On choisit le dessin (imprimé sur une feuille de papier ou affiché sur un écran), on pose par-dessus la feuille de plastique fou et on utilise un marqueur permanent pour dessiner les contours. Bref, on décalque le dessin choisi sur la feuille de plastique. Ou on dessine à main levée si la feuille de plastique 6 n’est pas transparente !

Attention, le dessin doit être beaucoup plus grand que l’objet souhaité ! Le plastique fou rétrécit fortement à la cuisson : il faut compter environ 2,5 cm pour au final obtenir 1 cm.

Si on veut savoir précisément de combien le plastique rétrécit, in peut découper une bande de plastique et faire un trait tous les 5 mm puis passer directement à l’étape de cuisson. On obtiendra alors un étalon.

Étape 2 : la découpe

On découpe l’objet selon son souhait, en évitant un contour trop compliqué (le plastique risquerait de se rendre) et en arrondissant les angles (sinon on risque de se faire mal avec quand ils seront devenus très durs).

On perfore l’objet avant cuisson si on souhaite ensuite suspendre l’objet, par exemple pour le suspendre à un collier ou un support de porte clé. On peut utiliser une perforatrice classique, le trou rétrécira fortement à la cuisson.

Étape 3 : la mise en couleurs

On peut mettre en couleurs en utilisant des marqueurs indélébiles de couleur. Mais à part moi qui en traîne deux pochettes depuis l’antique temps où les enseignants illustraient leurs cours avec des transparents et un rétroprojecteur, je ne crois pas que beaucoup de monde en ai. De plus je n’aime pas l’idée de les faire utiliser par un enfant, qui risque d’en mettre ailleurs que sur le plastique et qui va respirer l’odeur de solvant qui se dégagent de ces d’autres. J’ai donc cherché une autre solution.

Les feuilles de plastique fou du commerce ont une face lisse et une face légèrement rugueuse, sur laquelle on peut colorier au crayon.

Il suffit d’un papier de verre fin pour réaliser la même chose.

Retourner la feuille de plastique, pour ne pas effacer le dessin. Si la table risque d’être abimée par le papier de verre, la protéger, par exemple en utilisant une planche à découper. Frotter la face du dessus avec le papier de verre jusqu’à ce qu’elle soit uniformément blanchie.

Colorier la surface rugueuse en utilisant des crayons de couleur. Un crayon blanc est utile si on souhaite une couleur bien blanche après cuisson sur certaines zones du dessin.

Étape 4 : la cuisson

Allumer le four à une température pas trop élevée, environ 120 °C.

Placer les pièces sur une plaque de cuisson couverte d’une feuille de papier cuisson. Une feuille jetable ou un tapis en silicone bien lisse sont préférables pour ne pas que le plastique se déforme selon les irrégularités de la plaque de cuisson ou d’une toile de cuisson Silpat.

Eventuellement, ajouter un léger poids sur les pièces pour ne pas qu’elles « cloquent » ou se replient sur elles-mêmes, par exemple une feuille de papier cuisson et un moule à tarte en métal.

Enfourner. Sortir du four au bout de 5 minutes et évaluer si la cuisson est finie : Les pièces doivent avoir fortement rétrécies, être devenues dures et d’environ 2 mm d’épaisseur. En cas de doute, remettre 2 minutes au four.

Si les pièces ne sont pas bien plates quand elles sortent du four, appuyer immédiatement dessus avec un livre épais ou une planche à découper en bois. Ci-dessous, je n’avais pas mis de poids en début de cuisson et la feuille a formé une cloque, que j’ai aplatie après cuisson mais qui reste visible  :

Étape 5 : la finition

Il est conseillé de vernir l’objet sur les deux faces afin que le dessin (sur une face) et les couleurs (sur l’autre face) ne partent pas lors des frottements avec la main ou les tissus quand les objets seront portés.

Personnellement je n’ai pas de vernis transparent et le Béluga n’a pas porte longtemps ses pendentifs Pokémon, mais il a eu quelques traces de marqueur sur les doigts, donc si le port avait été régulier j’aurais acheté du vernis. Au fait, qui a des noms de vernis transparent un peu écologique ?

Conclusion

C’est une activité relativement facile à réaliser entre adultes ou avec un enfant. Le Béluga a adoré créer des pendentifs Pokémon à nouer sur un fil de cuisine pour porter en bracelet ou en collier.

Et je viens de m’apercevoir que les pots de yaourt Sojasun (en supermarché) sont aussi fabriqués dans ce plastique, donc je vais voir si on trouve une astuce pour les utiliser malgré leur courbure !

Bon dimanche !