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Le Pinto de 18 à 24 mois

20 Oct

Bonjour !

Voici la suite de mes aventures avec le Pinto, de ses 18 à ses 24 mois. Comme d’habitude, ce type d’article est surtout utile pour moi, pour m’aider à retenir ces souvenirs. Ce n’est en aucun cas un article de conseils, même si vous pouvez évidemment y piocher des choses si ça vous inspire.

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Petits et grands moments de 18 à 24 mois

A 18 mois, le Béluga est très intéressé par nommer les couleurs, il nous demande très souvent dans la journée de nommer la couleur de tel ou tel objet ou propose lui-même la couleur, mais il se trompe quasiment à chaque fois.

Il est toujours fan de ballon et de tout ce qui tourne : les toupies Beyblade et le Handspinner du Béluga, une petite voiture placée sur le toit…

A 18 mois et demi, je lui dis le soir qu’on va partir quelque part le lendemain… et il passe une nuit agitée de nombreux réveils. Arg, je le savais pourtant : j’aurais dû le prévenir le matin même ! Il faut que je le prévienne le soir seulement si le départ chamboulera son lever…

Le Pinto se passionne pour la brosse des toilettes. Je lui dis qu’il ne peut pas la toucher, que c’est seulement Maman qui la touche, mais il persiste à la prendre… en disant « b(r)osse de maman ». Et il plonge sa main dans la cuvette ! Après des rappels à l’ordre multiples, je finis par l’autoriser à prendre la brosse et lui montrer comment la plonger dans la cuvette (propre)… Et heureusement, quelques semaines plus tard, cette fixation sur la cuvette des toilettes lui a complètement passé, sans doute parce avait intégré les codes associés.

A 19 mois, il arrive à nommer les couleurs, ce qui le récompense de ses efforts assidus (et totalement spontanés !) depuis plusieurs semaines.

Il a une poussée dentaire, avec 30 h de douleurs et une forte fièvre malgré le Doliprane. Donc 2 nuits terribles, des siestes de 40 minutes seulement et uniquement à l’extérieur et en porte bébé. Pendant ce temps, il mange très peu et tète moins souvent. Il garde le sein dans sa bouche ouverte, sans téter. Ça doit vraiment lui faire mal…

A 20 mois, il marche ! Seulement quelques pas seul, avec une démarche hésitante, mais en parallèle il s’entraîne beaucoup à marcher avec sa main dans la nôtre : on sent que le sujet l’intéresse (enfin).

Il fait des phrases, même si sa prononciation n’est pas encore compréhensible par tous : « veux appeler Nono » par exemple.

Il commence à reconnaître les lettres, et est demandeur de s’entrainer. Je lui propose les lettres magnétiques Vilac. On fait des lettres super faciles en pâte à modeler grâce à une planche a embosser. Il tape en Arial 72 sur mes genoux. Au passage, il pense que le signe « ? » se dit « flamant rose »…

A 21 mois, il se passionne pour les chiffres, c’est une véritable obsession. Il lit les chiffres du réveil en s’endormant le soir et en ouvrant les yeux le matin, il demande à aller dans la rue pour voir les plaques d’immatriculation des voitures, il vient nous voir avec une feuille et un crayon pour qu’on lui « dessine » des chiffres, il emporte des quilles de Mölkky avec lui comme des doudous, il voit même des 8 dans les trous du guéridon de ma grand mère et le double bouton de chasse d’eau de mes parents…

Le Pinto en vadrouille avec des quilles de Mölkky

Il se coince la main droite dans la porte coulissante de la pharmacie, et comme il a très mal au moindre mouvement de son articulation du poignet, il passe 2 semaines avec un plâtre. Heureusement, il n’y a pas de fracture, donc dès qu’on lui enlève le plâtre temporaire, tout est bien qui finit bien.

Le Pinto en couche lavable (Milovia One size Pocket Coolmax), plâtre et sac plastique pour imperméabiliser le plâtre. Et tout plein de piqures de moustiques…

A 22 mois, il profite de nos vacances en Normandie pour marcher énormément sur l’herbe, et il marche bien désormais.

Le volume de la couche lavable étonne encore beaucoup ceux qui observent le Pinto. C’est effectivement hors norme, mais ça ne gène aucunement ses mouvements, c’est très économique, très écologique, et très joli : pas besoin de cacher la couche avec une culotte ou un body ! Et ici la couche bouffe, elle s’aplatit ensuite en partie quand on ajoute un pantalon.

Il continue à être obsédé par les chiffres et aime quand on compte à deux : il dit 1, l’autre dit 2, il dit 3, etc. Quand ce n’est pas à lui de dire 20, 30 ou 40, ça peut aller très loin. Une autre de ses obsessions, le lave linge. Peut-être parce qu’il comporte des chiffres lumineux…

A noter, la couche lavable fait un plus gros popotin qu’une couche lavable, mais rien de grotesque.

Le Pinto fait des phrases complètes, en partie parce qu’il semble avoir une très bonne mémoire auditive. Par exemple, il dit « Maman ze peux avoi(r) des bonbons s’il te plaît ? » (en fait il n’en veut pas, ouf).

Il commence à râler très fort quand il n’a pas ce qu’il souhaite.

A 23 mois, je reprends le travail et il est gardé par une nounou. Quand on lui a rappelé cette perspective cet été, il a répondu « 9 ». J’ai d’abord pensé qu’il n’avait pas compris ce que j’avais dit… avant de réaliser qu’il avait parfaitement capté puisque c’est le numéro de la maison de la nounou !

Je l’autorise à monter sur un marchepied pour manipuler le robot culinaire. C’est donc lui qui mixe le houmous et autres préparations. Il adore, et bien sûr je cuisine juste à côté pour le rattraper s’il tombe du marchepied. Il me voit souvent cuisiner et ça l’intéresse beaucoup, depuis longtemps. Il reconnait et nomme la plupart des ingrédients qu’on utilise en cuisine.

Le Pinto continue à être obsédé par les chiffres : il essaye de les dessiner, il adore regarder défiler le chronomètre sur mon téléphone et il compte seul jusqu’à 29. Il commence à arriver à prononcer le son « r » de temps en temps.

Le Pinto va avoir 2 ans et il y a encore un matelas pour moi dans la chambre des enfants. Je m’y allonge pour endormir le Pinto au sein, et j’y dors la nuit quand il se réveille.

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L’adaptation chez la nounou

Pour le Béluga, débordée pendant la grossesse et comptant sur une place en crèche, j’avais fait la lourde erreur de ne pas chercher sérieusement une nounou. Ce qui s’est soldé par une adaptation catastrophique et l’interruption du contrat de garde pendant la période d’essai, puis la recherche d’une autre nounou en ultra urgence. J’en parle ici.

Pour le Pinto, j’ai donc veillé à aller au parc très souvent pour observer les nounous et voir celles qui s’occupaient des enfants d’une manière qui me convienne. Et j’y ai trouvé mon bonheur. Autre avantage de cette technique, amplifié par mon long congé parental, on a pu passer de nombreux moments au parc à côté de la nounou donc le Pinto connaissait déjà bien sa nounou quand elle a commencé à le garder. On a donc fait une adaptation sans que je reste chez la nounou : il y était déjà allé deux fois avec moi, pour discuter puis signer le contrat, donc pour le premier jour d’adaptation on a simplement fait 1h de garde, puis une matinée pour le deuxième jour, et ensuite des journées complètes puisqu’elles sont de toutes façon plutôt courtes (8h-16h).

La première semaine, la nounou m’annonce : « Il va falloir sevrer le Pinto, pour son bien car il demande beaucoup « téter » pendant la journée ». Je lui réponds ce qui me semble une évidence : s’il était sevré, ce serait pareil sauf qu’il demanderait « maman » à la place !… En plus, un sevrage pendant l’adaptation serait au contraire lui ajouter du stress, puisque ça signifierait modifier en même temps le contenu de ses journées (il va chez la nounou) mais aussi tout le reste (plus de tétées quand maman est là). D’autant que, dès le premier jour, il a parfaitement bien mangé et dormi chez elle (à la différence de la petite fille du même âge gardée chez la même nounou…), ce qui signifie qu’il se sent bien chez elle et que l’allaitement n’est pas un problème. Je n’ai donc pas cherché à argumenter plus, et pour couper court aux questions sur l’allaitement et ne pas avoir à demander à m’assoir pour la tétée de retrouvailles, je le mets directement dans le porte bébé, comme ça il peut téter tranquillement pendant que je discute avec la nounou.

Quand j’en ai parlé avec mes parents, ils ont répondu que c’est pour éviter ce « problème » qu’on sèvre les bébés avant de les mettre en garde. Et là je me suis énervée, parce qu’on peut parfaitement allaiter en travaillant (je l’ai fait longtemps pour le Béluga) et c’est tous les bébés qui devraient être allaités jusqu’à 2 ans au moins, pour tout un tas de raisons toutes aussi importantes les unes que les autres. Alors j’en ai marre de me faire regarder de travers alors que justement je fais ce qui devrait être normal !! En tout cas, la suite me donne raison : au bout de moins de 2 semaines, le Pinto me quitte sans problème le matin pour aller dans les bras de son papa (c’est Doudou qui l’accompagne chez la nounou, autre technique importante que j’ai apprise avec l’expérience du Béluga) et il ne pleure plus en arrivant chez elle le matin.

Biberon en verre MAM 2ème âge (il existe un modèle 1er âge, plus petit)

Vis à vis du véganisme, on a informé la nounou que le Pinto mangeait actuellement végétalien et que ça lui convenait très bien, donc que pour les plats il ne fallait lui servir de la viande/poisson/oeuf que s’il en faisait la demande (donc pas mis par défaut dans son assiette) et que pour le dessert elle pouvait acheter en supermarché des yaourts de soja (j’ai vérifié quelques temps avant l’adaptation que le Pinto les mangeait avec plaisir). Et pour le biberon du goûter, on a acheté un biberon Mam en verre et une tétine X, et Doudou le remplit avec un mélange maison que le Pinto apprécie : 200 ml de lait de soja nature non sucré, 1 cuillerée à café de sucre, 1/2 cuillerée à café d’eau de fleur d’oranger. Pour les biscuits du goûter, on n’a pas cherché à restreindre, de toute manière le Pinto est assez difficile sur les biscuits, donc on a simplement précisé qu’il aime les galettes de riz nature ou au chocolat.

Couches lavables, « lingettes » lavables, sac à couche

Dans le sac pour la nounou, Doudou place aussi 3 ou 4 couches lavables (Milovia One size pocket coolmax ici, puisque nous n’avons jamais eu l’occasion de tester le système Hamac), un sac à couches, et pour nettoyer les fesses : des petits carrés lavables et un petit flacon de liniment (du commerce, pour ne pas effrayer la nounou avec une préparation maison). On a bien sûr proposé ceci à la nounou en expliquant 1) qu’il lui suffit de mettre la couche sale dans le sac à couche et je me débrouille le soir pour jeter le voile de protection aux toilettes s’il contient des selles, puis séparer le reste et le mettre à laver, 2) que bien sûr, si au bout de quelques jours de tests elle sent qu’elle n’est pas à l’aise avec ça, on peut passer aux jetables en journée.  Au final, ça lui convient et elle jette même le voile de protection aux toilettes quand il y a une selle. Et on a trouvé une solution aux fuites pendant la sieste chez la nounou : il ne faut pas serrer la couche dans l’espoir d’éviter les fuites, au contraire, je suppose que ça forme des plis qui laissent passer l’urine, tandis que quand on ferme normalement la couche il n’y a pas de fuites.

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Les chaussures pour les premiers pas du Pinto, au printemps/été

En version hiver, vous avez la liste ici. En version printemps et été, le Pinto a porté :

Des sneakers en toile, héritées de copains. Dans une démarche écologique et économique, je n’hésite pas à utiliser des chaussures d’occasion pour mes enfants, pourvu qu’elles soient peu usées et que mes enfants apprécient de les porter.

Les chaussures d’eau Playshoes héritées du Béluga.

Des sandales en cuir, héritées du Béluga et de copains. Là aussi, j’ai préféré réutiliser ces chaussures, encore en bon état, plutôt que de les jeter pour en acheter des neuves. En effet, même si je déteste ce qu’implique la fabrication du cuir, je considère que jeter des objets encore en bon état pour en acheter d’autres, aussi véganes soient-ils, a un impact sur la planète que je préfère éviter. Et bien entendu, dès que l’objet est usé, je profite des économies réalisées pour acheter à la place un objet qui satisfait un maximum de critères positifs !

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Les livres aimés par le Pinto, entre 18 et 24 mois

J’ai peur de l’eau !, de Pierrick Bisinski : Le Pinto a a-do-ré ce livre aux illustrations très simples, où une petite souris a peur de se noyer, est récupéré par une grenouille… qui tombe à l’eau elle aussi.

Léo et Popi – au parc, de Claire Clément et Helen Oxenbury : Le Pinto a beaucoup apprécié ce petit livre aux épaisses pages cartonnées, dans lequel on voit évoluer Léo et son doudou Popi, ammenés au square par la maman de Léo.

Cache-cache des grosses bêtes, d’Olivier Latyk : Cet album aux couleurs vives est assez solide, pour un livre à rabats. Les pages sont cartonnées et les rabats sont en feutrine (synthétique j’espère…), et les rabats sont toujours très appréciés des petits.

Petit-bleu et Petit-jaune de Léo Lionni : J’ai acheté ce livre surtout pour moi, mais il a bien plu au Pinto.

Prendre et donner, de Lucie Félix : Dans ve livre cartonné, on peut détacher à chaque page de droite une ou plusieurs pièces de carton pour illustrée un verbe, et on les place sur la page suivante pour illustrer le verbe contraire.

Il ne faut pas toucher un dinosaure, de Stuart Lynch : La première fois qu’on parcourt ce livre, la multiplicité des polices fait mal aux yeux je trouve. Mais ensuite, on le connait par coeur et c’est tellement drôle de « ne pas » toucher les reliefs de chaque dinosaure… et de risquer de se faire chatouiller, embrasser ou autre. Approuvé par le Pinto et le Béluga.

La tournée de M. Escargot, de Stuart Linch (ce n’est donc pas le même auteur que le livre précédent !) : Un livre sympathique sur les chiffres de 1 à 10, à nommer et à suivre du doigt au fil de la tourbe du facteur.

Le prince aux petits pois, de Fred L. : Fred L est l’illustrateur de cet album dont l’histoire a été inventée par des enfants. La princesse fan de petit pois est une aventurière qui parcourt le monde. Pendant ce temps, trois princes se présentent au palais et récent de l’épouser…

Un livre, d’Hervé Tullet : J’au découvert Hervé Tullet grâce au super magazine Tralalire, et ce livre est dans le même esprit. On y suit des boules, et à chaque page le livre nous propose une action simple pour agir sur les boules. C’est un peu comme un jeu sur écran présenté sous forme de livre, le Béluga l’a bien aimé aussi.

Le Pinto aime également qu’on lui lise des albums hérités du Béluga, comme La pomme rouge, Mon arbre…

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Les jouets et jeux aimés par le Pinto, entre 18 et 24 mois

Ses activités ont évolué peu à peu au fil des mois. Par ordre chronologique, il y a eu :

  • Vider les placards
  • Parcourir des livres en nommant les couleurs présentes sur chaque page
  • Secouer les cloches musicales, nommer leur couleur et le tout petit chiffre gravé dessus
  • Reconnaitre les chiffres, à toute occasion : dans la rue, sur les plaques des voitures, sur les pages des livre, sur des chiffres aimantés….

Le Pinto au paradis (un centre de tri de La Poste)

  • Jouer avec un puzzle à deux pièces sur le there des chiffres
  • Jouer avec de la pâte à modeler, en particulier des formes à appuyer : timbres pour pâte à modeler, emporte pièces, plaque de lettres à embosser…
  • De loin en loin, la dînette et faire semblant de nourrir une poupée. Je veille à ce que mes enfants aient accès aux jouets des deux sexes.

  • Dessiner, une de ses passions. Que ce soit avec des crayons, des feutres, des pinceaux, des craies de trottoir…
  • Taper sur mon clavier d’ordinateur. J’ai bien essayé de lui fournir un vieux clavier, mais je suppose que d’une part il veut faire exactement comme maman, et ensuite avec un clavier seul il manque l’écran sur lequel s’affiche la suite de chiffres. Comme je n’ai pas de pavé numérique, je maintiens en permanence le doigt appuyé sur la touche majuscule. Et vers 23 mois, je lui apprends à appuyer lui-même sur cette touche.
  • Au parc, aller dans les endroits interdits. Je pense qu’ainsi il apprivoise la règle (il prononce en même temps l’interdiction) et en même temps ça lui plait de me voir venir (dans le parc où on va, plusieurs endroits ne sont pas sécurisés donc je ne peux pas le laisser seul dans ces coins-là). Pour préciser, je ne le gronde pas quand je vais le voir, j’essaye de le convaincre de changer d’endroit mais s’il ne veut pas, je le laisse rester dans l’endroit, pourvu qu’il ne dépasse pas la limite vers la zone dangereuse. Heureusement que, pendant ce temps, le Béluga est assez grand pour ne pas que j’aie besoin de le surveiller !

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Bon samedi !

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Kit de magie licorne

7 Oct

Bonjour !

Avant de parler des licornes, je veux vous informer d’une autre magie : les fermentines, des fromages végétaux affinés de toutes sortes pourraient bien voir le jour en Normandie grâce à une campagne de financement participatif. N’hésitez pas à jeter un œil ici pour baver sur les photos, et donner un coup de pouce au projet si le cœur vous en dit, car il ne reste plus beaucoup de temps et la barre n’est pas encore atteinte.

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Savez-vous quelle est la fleur préférée des licornes ? Une jolie fleur, en apparence toute simple mais qui se prête merveilleusement bien à un tour de magie des couleurs…

Dans d’autres régions je ne sais pas, mais en Europe c’est sûr : la fleur préférée des licornes, c’est la grande mauve (Malva sylvestris). On la trouve au bord des chemins, mais pour que la magie opère au mieux, je l’achète dans le commerce, au rayon tisanes des magasins bio, sous la marque Altaïr.

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Matériel nécessaire

Pour préparer un kit de magie licorne, il vous faut :

  • 4 fleurs de mauve séchée, si possible de la marque Altaïr (il est bon d’en prévoir plus, pour refaire le tour de magie)
  • une touillette baguette magique, ici un pique apéritif orné d’une étoile
  • un mini contenant, si possible de forme spéciale (ici un mini poisson qui contient normalement de la sauce soja), rempli de jus de citron ou de vinaigre blanc
  • un mini contenant (ici une mini boîte en plastique, on pourrait aussi utiliser un carré de papier aluminium), rempli de bicarbonate de sodium
  • un petit couvercle, ici un carré de papier aluminium

Il faut aussi prévoir :

  • 4 petits récipients, si possible blancs ou transparents, par exemple des tasses à café
  • de l’eau bouillante, par exemple stockée dans un thermos
  • de l’eau tempérée, par exemple stockée dans une gourde
  • une cuillère à soupe, pour ajouter l’eau en petite quantité

Si on réalise le tour avec un groupe d’enfants, il faut prévoir pour chaque enfant une baguette magique et un récipient, plus un récipient avec couvercle pour le groupe. Et un supplément de fleurs pour qu’ils puissent recommencer le tour…

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Déroulé du tour de magie

Disposer les 4 petits récipients. Dans le troisième récipient, verser une cuillerée d’eau tempérée. A côté du quatrième récipient, placer le couvercle.

Placer une fleur de mauve séchée dans chaque récipient.

Ajouter 2 cuillerées à soupe d’eau chaude dans le premier, le deuxième et le quatrième récipients, 1 cuillerée d’eau chaude dans le troisième. Placer le couvercle sur le quatrième récipient.

Admirer les volutes bleu sombre qui se forment autour de la fleur dans les deux premiers récipients. Selon le pH de votre eau, les volutes seront peut être violettes.

Au bout de quelques minutes, toute l’eau sera bleue (ou violette). On peut touiller avec la baguette.

Dans le premier récipient, ajouter une goutte de jus de citron et découvrir son effet magique.

On peut ajouter encore une ou deux gouttes.

Remuer avec la baguette magique. L’eau est devenue complètement rose !

Recommencer cette magie dans le deuxième récipient.

Tremper la baguette magique dans la poudre blanche puis déposer un petit tas de poudre dans le premier récipient. Découvrir son effet magique.

Remuer avec la baguette magique, et recommencer à ajouter un peu de poudre blanche. L’eau est devenue verte !

Dernière étape du tour de magie : essayer de deviner la couleur dans le quatrième récipient. Est-elle bleue (ou violette), comme dans le troisième récipient ?

Soulever le couvercle du quatrième récipient. Selon les cas, l’eau est turquoise, émeraude ou elle est mauve !

On peut aussi utiliser un cinquième récipient, y mettre 2 cuillerées à soupe d’eau chaude, une fleur de mauve séchée, et y ajouter un tout petit peu de bicarbonate. L’eau, si elle était violette au départ, devient bleue. Et elle vire au violet puis au rose quand on ajoute du jus de citron.

Les enfants ont ajouté une fin à ce tour de magie : ils ont mélangé le contenu des différents pots pour voir la couleur qui ressortait, puis il y ont vidé le jus de citron et le bicarbonate, ce qui a entrainé la formation d’une mousse !

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Variantes magiques

Quand j’ai fait ce tour avec un groupe d’enfants, je n’ai pas parlé des licornes, juste d’un tour de magie, et je les ai laissés choisir leur fleur parmi celles que j’avais apportées : en plus des fleurs de mauve séchées, il y avait : des pétales d’hibiscus séchés (au rayon tisane des magasins bio, en herboristerie ou dans les magasins exotiques), des pétales de coquelicot séchés (en herboristerie) et même des  fleurs de pois bleu séchées (rapportées de Thaïlande, merci Karine !).

Voici le résultat en infusant les fleurs dans de l’eau chaude : en haut à gauche de l’hibiscus, en haut à droite de la mauve de mauvaise qualité (je en citerai pas la marque), en bas à gauche de la fleur de pois bleu, en bas à droite du coquelicot.

 

Quand on ajoute du jus de citron, les couleurs changent… (sauf pour l’hibiscus, qui est déjà acide au départ) :

 

Et quand on ajoute du bicarbonate, les couleurs changent à nouveau (et les pigments de cette marque de mauve ne tiennent pas le choc) :

  • Tour de magie avec de l’hibiscus séché : Il suffit de 2 récipients, car l’infusion ne change pas de couleur quand on ajoute du jus de citron ni quand on la laisse bien au chaud sous un couvercle. Au début, on observe des volutes rouges, l’eau reste rouge vif quand on ajoute le jus de citron, et devient brun-violet quand on ajoute le bicarbonate.
  • Tour de magie avec du coquelicot séché : Il suffit de 3 récipients, car l’infusion ne change pas de couleur quand on la laisse bien au chaud sous un couvercle. Au début, on observe des volutes brunes, puis l’eau devient rouge quand on ajoute le jus de citron, et redevient brune quand on ajoute le bicarbonate.

Les enfants peuvent essayer de boire les infusions, le goût n’est pas désagréable… sauf quand on a ajouté le bicarbonate !

 

On peut aussi réaliser un repas licorne en préparant du risotto au chou rouge, avec un bouillon qui est d’abord violet et peut devenir rose clair si on y ajoute du vin blanc, ou bleu indigo si on met la juste quantité de bicarbonate de sodium. Attention, si on met un peu trop de bicarbonate, la couleur deviendra vert kaki et le goût vraiment mauvais…

Enfin, comme illustré dans le magnifique livre Veggie kids, on peut cuire des nouilles de riz dans du bouillon de chou rouge, pour qu’elles soient violettes ou bleues. Et dans l’assiette, ajouter quelques gouttes de citron pour les rendre roses. Je n’ai jamais essayé moi même car je n’ai jamais de nouilles de riz à la maison.

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L’explication de la magie

Comme je l’explique dans mon livre Cuisiner en couleurs, le chou rouge ainsi que les fleurs roses, rouges, violettes ou bleues contiennent un pigment de la famille des anthocyanes. Ces pigments ont la capacité de changer de couleur en fonction de l’acidité de l’eau dans laquelle on les plonge. Avec un acide comme le jus de citron ou le vinaigre, les pigments sont rouges. Avec une substance basique ou alcaline comme le bicarbonate ou le savon, les pigments sont violets ou bruns puis, selon leur variété, ils peuvent ou non passer au bleu puis au vert.

Les anthocyanes peuvent être détruits par une chaleur prolongée, c’est ce qui se passe pour les pétales de mauve qui restent au chaud sous le couvercle.

Quant à la mousse, elle est due au dégagement de CO2 qui se produit quand on mélange du bicarbonate de sodium et un acide. C’est exactement ce qui fait lever les pâtes à gâteau avec de la poudre à lever ou « levure chimique ».

 

Alors, ça vous dit de faire un peu de magie dans votre cuisine ?…

Bon dimanche !

Peinture corporelle naturelle

22 Sep

Bonjour !

En période de canicule, ou tout simplement pour donner immédiatement envie à mes enfants de prendre le bain, je leur propose de faire de la peinture corporelle. On s’installe dans la salle de bain, on sort les pinceaux et c’est parti ! Quand on veut nettoyer tout ça, une petite douche et c’est réglé. Je vous montre ça plus en détails.

Dessin réalisé sous la commande du Béluga : Pikachu lançant des éclairs contre Abo

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Tout a commencé avec un pot d’argile blanche que j’avais acheté il y a plusieurs années. Ca nous aurait suffi, d’autant que notre baignoire étant bleue les enfants s’en servaient aussi pour peindre sur les parois.

L’eau du bain est colorée avec le « jus » de betterave contenu dans un sachet de betteraves sous vide

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Mais quand je suis allée sur Aroma Zone pour acheter du carbonate de calcium en poudre à un prix plus modique qu’en pharmacie, j’en ai profité pour acheter un nouveau sachet d’argile blanche, de l’argile jaune, de l’argile rouge et de l’argile violette (qui est de l’argile blanche colorée par du violet de manganèse).

Ca a permis de varier nettement les peintures. D’ailleurs j’aurais dû acheter l’argile verte qui était aussi disponible à la vente !

 

Pour obtenir de la peinture, j’utilise un petit récipient (un couvercle de tartare d’algue du commerce) et j’ajoute une ou deux cuillerées d’eau. Je mélange doucement et j’ajuste la quantité d’eau ou d’argile jusqu’à obtenir un liquide bien épais, comme la peinture gouache. Les enfants tiennent les pinceaux mais pas le godet, sinon ils le remplissent d’eau ou le vident dans le bain !

On s’en sert donc comme peinture de bain… pour la baignoire elle-même autant que pour la peau !

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Pour les dessins sur la peau, vous vous doutez du thème demandé par le Béluga, non ? Des Pokémon bien sûr ! Alors on a parcouru le Pokédex (la liste des Pokémon) pour savoir lesquels étaient pas trop durs à dessiner ET à base des quatre couleurs que nous avions en stock. Il y en a pas mal ! (même si avec du vert on aurait eu un choix encore plus large). Voici par exemple un Abo :

 

Et un Pikachu, dont les détails noirs auraient probablement pu être faits avec un peu de charbon en poudre. Mais par flemme j’ai utilisé un produit déjà présent dans ma salle de bain : un peu de khôl noir et son pinceau biseauté. Vous pouvez remarquer sur le bas du dessin que l’argile a une teinte beaucoup plus claire quand elle est sèche.

 

Pour ne pas stocker tous les sachets d’argile dans notre mini salle de bain, j’ai rempli de « peinture » mes godets et j’ai laissé sécher dans un endroit sec. Ensuite je stocke les godets sur une étagère de salle de bain. A noter, j’ai essayé de faire d’autres couleurs en utilisant des colorants alimentaires mélangés à de l’argile blanche. Pour le bleu, obtenu avec un fond de pot de colorant bleu spiruline de la marque Scrapcooking, ça marche bien. Pour le vert et le rose, j’ai utilisé des colorants bio mais les couleurs n’étaient pas vives, et en plus la peinture a moisi, peut-être parce que j’avais utilisé un godet étroit et profond, dans lequel l’air circulait moins bien.

Les peintures sont en cours de séchage, donc leur teinte est encore assez intense. Une fois sèche, elles sont plus claires (et encore plus craquelées)

Quand on veut les utiliser, on met un peu d’eau dans le godet et on mélange.

Et voici deux serpents à pois enlacés, en argile rouge et jaune.

Bon samedi !

Plastique fou récup

2 Sep

Bonjour !

Aujourd’hui, on utilise le four mais pas pour y cuire des aliments… Connaissez-vous le plastique fou ? Il s’agit de feuilles de plastique sur lesquelles on dessine puis qu’on place au four pour qu’elles se rétractent et épaississent jusqu’à devenir du plastique bien dur.

On peut en acheter dans le commerce, et le Béluga et moi avons beaucoup aimé fabriquer un porte clé et un pendentif en plastique fou lors d’un atelier organisé par l’office de tourisme du Dévoluy. Mais ensuite j’avais la flemme d’aller spécialement dans un magasin de loisirs créatifs pour acheter un paquet de feuilles de plastique fou et surtout, j’ai lu qu’on peut en faire avec un plastique récupéré ! Il faut que ce soit un plastique de type polystyrène, qu’on reconnait car il comporte le numéro 6 au centre du logo en triangle moulé à un endroit du plastique :

Le Béluga et moi avons donc passé nos vacances à scruter les emballages plastiques à la recherche du fameux numéro 6, qui est assez rare – et c’est tant mieux car c’est un plastique non recyclable apparemment. C’est finalement un restaurant japonais (Yoj et sa mangue fraîche à emporter) qui nous a fourni le matériel.

Voici comment on a réalisé cette activité, avec plein de détails pour que vous aussi puissiez la faire à votre tour si vous avez récupéré ce type de plastique. Pour le Béluga, le thème a été vite choisi, comme vous pouvez le voir ci-dessous :

Matériel à prévoir

  • Plastique PS 6
  • Marqueur indélébile
  • Ciseaux
  • Perforatrice
  • Papier de verre fin (grain 100 ou plus)
  • Crayons de couleur
  • Four
  • Lèchefrite
  • Papier cuisson
  • Moule à tarte en métal ou autre objet similaire plat, résistant à la chaleur et moyennement lourd
  • Livre épais ou planche à découper

Étape 1 : le dessin

On choisit le dessin (imprimé sur une feuille de papier ou affiché sur un écran), on pose par-dessus la feuille de plastique fou et on utilise un marqueur permanent pour dessiner les contours. Bref, on décalque le dessin choisi sur la feuille de plastique. Ou on dessine à main levée si la feuille de plastique 6 n’est pas transparente !

Attention, le dessin doit être beaucoup plus grand que l’objet souhaité ! Le plastique fou rétrécit fortement à la cuisson : il faut compter environ 2,5 cm pour au final obtenir 1 cm.

Si on veut savoir précisément de combien le plastique rétrécit, in peut découper une bande de plastique et faire un trait tous les 5 mm puis passer directement à l’étape de cuisson. On obtiendra alors un étalon.

Étape 2 : la découpe

On découpe l’objet selon son souhait, en évitant un contour trop compliqué (le plastique risquerait de se rendre) et en arrondissant les angles (sinon on risque de se faire mal avec quand ils seront devenus très durs).

On perfore l’objet avant cuisson si on souhaite ensuite suspendre l’objet, par exemple pour le suspendre à un collier ou un support de porte clé. On peut utiliser une perforatrice classique, le trou rétrécira fortement à la cuisson.

Étape 3 : la mise en couleurs

On peut mettre en couleurs en utilisant des marqueurs indélébiles de couleur. Mais à part moi qui en traîne deux pochettes depuis l’antique temps où les enseignants illustraient leurs cours avec des transparents et un rétroprojecteur, je ne crois pas que beaucoup de monde en ai. De plus je n’aime pas l’idée de les faire utiliser par un enfant, qui risque d’en mettre ailleurs que sur le plastique et qui va respirer l’odeur de solvant qui se dégagent de ces d’autres. J’ai donc cherché une autre solution.

Les feuilles de plastique fou du commerce ont une face lisse et une face légèrement rugueuse, sur laquelle on peut colorier au crayon.

Il suffit d’un papier de verre fin pour réaliser la même chose.

Retourner la feuille de plastique, pour ne pas effacer le dessin. Si la table risque d’être abimée par le papier de verre, la protéger, par exemple en utilisant une planche à découper. Frotter la face du dessus avec le papier de verre jusqu’à ce qu’elle soit uniformément blanchie.

Colorier la surface rugueuse en utilisant des crayons de couleur. Un crayon blanc est utile si on souhaite une couleur bien blanche après cuisson sur certaines zones du dessin.

Étape 4 : la cuisson

Allumer le four à une température pas trop élevée, environ 120 °C.

Placer les pièces sur une plaque de cuisson couverte d’une feuille de papier cuisson. Une feuille jetable ou un tapis en silicone bien lisse sont préférables pour ne pas que le plastique se déforme selon les irrégularités de la plaque de cuisson ou d’une toile de cuisson Silpat.

Eventuellement, ajouter un léger poids sur les pièces pour ne pas qu’elles « cloquent » ou se replient sur elles-mêmes, par exemple une feuille de papier cuisson et un moule à tarte en métal.

Enfourner. Sortir du four au bout de 5 minutes et évaluer si la cuisson est finie : Les pièces doivent avoir fortement rétrécies, être devenues dures et d’environ 2 mm d’épaisseur. En cas de doute, remettre 2 minutes au four.

Si les pièces ne sont pas bien plates quand elles sortent du four, appuyer immédiatement dessus avec un livre épais ou une planche à découper en bois. Ci-dessous, je n’avais pas mis de poids en début de cuisson et la feuille a formé une cloque, que j’ai aplatie après cuisson mais qui reste visible  :

Étape 5 : la finition

Il est conseillé de vernir l’objet sur les deux faces afin que le dessin (sur une face) et les couleurs (sur l’autre face) ne partent pas lors des frottements avec la main ou les tissus quand les objets seront portés.

Personnellement je n’ai pas de vernis transparent et le Béluga n’a pas porte longtemps ses pendentifs Pokémon, mais il a eu quelques traces de marqueur sur les doigts, donc si le port avait été régulier j’aurais acheté du vernis. Au fait, qui a des noms de vernis transparent un peu écologique ?

Conclusion

C’est une activité relativement facile à réaliser entre adultes ou avec un enfant. Le Béluga a adoré créer des pendentifs Pokémon à nouer sur un fil de cuisine pour porter en bracelet ou en collier.

Et je viens de m’apercevoir que les pots de yaourt Sojasun (en supermarché) sont aussi fabriqués dans ce plastique, donc je vais voir si on trouve une astuce pour les utiliser malgré leur courbure !

Bon dimanche !

Un cartable de CP éthique

19 Août

Bonjour !

Désolée de casser l’ambiance vacances, mais il fallait bien que je prépare la rentrée scolaire… Il n’y a pas de recette dans cet article donc si vous n’avez pas besoin d’acheter un cartable d’enfant vous pouvez retourner à des occupations plus reposantes. 🙂

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Pour l’école maternelle, le Béluga a d’abord porté un joli sac offert par sa marraine. Puis je lui ai proposé de choisir un sac un peu plus grand et plus pratique à ouvrir et fermer. Pour avoir une touche écolo sans faire les recherches moi-même, j’ai fait choisir le Béluga parmi les produits du site Sans-bpa.com (sur lequel j’achète pailles et assiettes en inox pour les enfants, boîtes de conservation, moules à glaces…) et qui avait alors une large gamme de sacs pour enfants.

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Mes critères de recherche

Pour la rentrée en CP, il fallait trouver au Béluga un cartable plus grand et j’étais décidée à prendre le temps pour investir dans un produit en accord avec mes valeurs. J’ai donc cherché un cartable :

  • De 38 cm de large environ : c’est la taille recommandée pour le début de l’école élémentaire.
  • Sans roulettes : apparemment les roulettes se cassent vite et c’est très inconfortable quand il faut monter des escaliers : soit l’enfant tire le cartable d’une main et adopte alors une mauvaise posture, soit il porte le cartable sur le dos mais c’est inconfortable.
  • Solide : pour que le Beluga l’utilise au moins jusqu’au CE2 (ou plus, on verra !). Comme ça, même si le produit est fabriqué dans des matériaux difficilement recyclables ou s’il vient de loin, il aura au moins évité l’achat de plusieurs cartables.
  • Végane : sans cuir, ou alors vraiment en quantité minuscule si c’est inévitable.
  • Produit de manière éthique : avec une rémunération correcte des travailleurs.
  • Si possible, fabriqué localement, pour des raisons éthiques et écologiques.
  • Qui plaise au Béluga, pour qu’il ait plaisir à l’utiliser plusieurs années.
  • Et un dernier critère, ajouté après essayage en magasin : Pas trop lourd. Car pour deux cartables vides de même taille, on a pu sentir une sacrée différence de poids !

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Résultat de mes recherches sur internet

Alors déjà pour le critère local, j’ai fait totalement chou blanc ! Je n’ai pas trouvé une seule marque de cartables pour école élémentaire qui donne la moindre information sur le lieu de production de ses cartables !

J’ai trouvé 4 marques qui, d’après les commentaires des internautes, proposent des cartables qui durent longtemps. Les voici avec, pour chacune, mes remarques personnelles :

  • Tanns : cartables en tissu synthétique recyclé mais avec des parties en cuir (au minimum la poignée et les protections de fermetures). Prix moyen : 65 euros.
  • Bakker : cartables de forme retro et au style graphique et coloré, en coton ou en vinyle. Quasiment aucune chance de plaire au Béluga. Prix moyen : 65 euros.
  • Jeune premier : cartables en polyester et « cuir écologique », avec un style moderne ou rétro. Prix moyen : 120 euros.
  • Poids plume : cartables en polyester, avec détails en cuir végane, de style moderne – certains cartables ont même des LED ! Prix moyen : 55 euros (65 euros avec LED).

La marque Poids plume a donc gagné haut la main le comparatif pour mes critères. D’autant que pour avoir testé ensuite en magasin, le cartable est effectivement bien plus léger que d’autres et c’est évidemment un gros avantage pour le dos des enfants. On peut voir ici le détail des caractéristiques de cette marque.

Et le prix ? J’étais prête à casser la tirelire si je trouvais un cartable qui satisfaisait tous les critères, surtout s’il durait au moins 3 ans. Au final, je n’ai pas trouvé le cartable idéal (il aurait fallu que le polyester soit recyclé et que le cartable soit fabriqué en Europe) mais j’ai un compromis satisfaisant et dont le prix est moins élevé que celui les autres marques de cartables réputés solides.

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L’achat du cartable

Puisque je ne pouvais pas trouver un cartable fabriqué en France, j’ai décidé d’au moins soutenir un petit commerce de proximité. Pour cela, j’ai consulté la liste des revendeurs sur le site de la marque Poids plume et téléphoné à celui qui était le plus proche de chez moi afin de vérifier qu’il avait un peu de choix.

Il y avait peu de modèles en stock mais le Béluga a flashé sur l’un d’eux, donc tout le monde était content. Y compris mon porte monnaie car il m’en a finalement coûté moins que prévu : 49,90 euros pour ce modèle.

Mission cartable accomplie !

Bon dimanche !

Le Pinto de 12 à 18 mois

15 Juil

Bonjour !

Voici la suite de mes petits souvenirs du Pinto. Je vous parle en particulier de son sevrage nocturne, de ses chaussures et de ses jouets préférés.

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Le développement du Pinto de 12 à 18 mois

A 12 mois, il essaye de répéter ce qu’on dit. Il dit « boumbo » quand il fait tomber un objet, « go » pour encore.

À 12 mois et demi, avec le changement d’heure on doit trouver un nouveau rythme pour ses journées.

Il vide tous les récipients : pot avec tickets de manège, tiroir avec vêtements, portefeuille (ne plus lui donner les clés de la maison, il les planque n’importe où !). Il joue à lancer des objets dans l’escalier. Il arrache encore le visage et les cheveux des autres quand on est à sa portée. Je m’aperçois qu’il descend très bien du canapé, je pense qu’il s’était exercé tout seul sur notre futon.

Il dit « tata » pour le bruit des boules métalliques qui rebondissent sur le carrelage (bien plus intéressant que sur le tapis…), « pom » pour pomme ou poire, « penta » pour polenta, « pata » pour banane.

Il dit parfois « caca » quand il fait dans sa couche, mais souvent aussi sans déclencheur visible. Je me demande si c’est « pour rien » ou quand il fait pipi. On s’apercevra plus tard que c’est quand il fait pipi (pas tous quand même).

Il commence à aimer les livres sonores avec emplacement à toucher pour déclencher le son.

A 13 mois, il explore intensément sa tête : il joue beaucoup à poser des choses dessus, à la toucher. Il joue à mettre un bâton dans sa bouche comme s’il s’agissait d’une fourchette, je suppose que ça l’entraîne à améliorer son geste. Il arrive à prendre un petit cube sur une pile de cubes, et parfois à en ajouter un sans faire tomber la pile.

Il dit « au bain », « l’eau » et essaye de répéter nos paroles et les bruits (porte qui grince par exemple).

A 13 mois et demi, il dit « main », « ouaoua » (chien). Il aime regarder les avions qu’il entend dans le ciel. Il joue beaucoup à poursuivre un ballon à 4 pattes.

Il aime toujours jouer avec la passoire à manche ou avec l’écumoire. Il fouille dans les placards et manipule délicatement les pots en verre (je le surveille et n’autorise pas les gros pots ou bouteilles de verre).

Il préfère boire l’eau au biberon (on nous avait offert un biberon pour nouveau né donc j’ai élargi le trou avec un couteau pointu pour augmenter le débit).

Comme pour le Béluga, j’institue un sevrage nocturne selon une méthode adaptée du Dr Gordon, de 21h30 à 4h30.

À 14 mois, on passe 5 nuits horribles avec la poussée et percée des prémolaires, malgré le suppositoire de Doliprane. Certaines nuits je donne alors le sein à l’intérieur de la période normalement dans têtée – une de ces nuits il a pleuré pendant 3h dans les bras, avant de s’endormir quand je lui ai donné le sein.

Il aime chahuter avec le Béluga ou son papa (qu’il appelle enfin Papa !). Il dit « seu » mais je ne sais pas ce que ça signifie. Le soir, coucher est à 20h ou peu après, avec une tétée pendant 45 min, un réveil à 22h20 puis un à23h, une tétée à 4h puis une à 6h, et généralement un lever à 7h30.

Il dit « pépé » pour pipi et « caca » pour caca, quand il le fait.

Il est très intéressé par les toilettes, entre quand on y est puis se met debout les mains sur la lunette pour regarder le contenu de la cuvette. Puis il soulève les mains quand on rabat le couvercle pour tirer la chasse, et tient d’ailleurs brièvement debout sans appui à cette occasion.

Il verse l’eau hors du bain, c’est atténué en  proposant de verser sur une roue.

Il dit « non » en faisant les choses interdites (se mettre debout sur sa chaise puis aller sur la table, débrancher le câble de l’aspirateur). On aménage autant que possible l’environnement pour limiter les possibilités de situations interdites. Exemple : tiroirs de cuisine avec frein intégré, et surveillance quand il joue à en sortir le contenu.

A 14 mois et demi, il répond « non » quand il refuse quelque chose (je préfère ça à sa main qui repousse ce que je lui tends !).

On a à nouveau 3 jours et nuits horribles avec la percée des prémolaires suivantes. Rhino, fièvre et grosses douleurs malgré le Doliprane. Ne se nourrit que de lait, couches peu mouillées, il a sans doute perdu un peu de poids car on le sent plus léger et ses couches lui vont un peu lâches avec le réglage actuel.

Il dit « maman » pour être pris dans les bras. Son langage semble se construire et parfois se déconstruire, comme ici avec la nouvelle utilisation du mot Maman. Je suppose que ces pas en avant et en arrière sont normaux puisque ça se retrouve aussi dans d’autres compétences (sommeil, émotions etc).

Il énumère régulièrement le nom de ses proches quand ils ne sont pas la, je lui réponds de temps en temps en souriant et en disant où ils sont (au travail, à l’école etc) et en disant qu’ils vont revenir.

Il comprend et peut attendre, par exemple quand on dit qu’on va prendre la voiture pour rentrer à la maison et téter.

Sa première canine sort une semaine après deux pré molaires. Il est grognon, collé à moi et les nuits sont terribles, mais du coup on sait pourquoi !

A 15 mois, passe plusieurs jours quasi uniquement au sein pour manger, pendant que le Béluga est malade de la grippe. Je suppose que c’est pour profiter des anticorps du lait maternel.

A 16 mois, il descend les escaliers et peut marcher debout en se tenant avec les mains le long d’un placard ou derrière une chaise qu’il pousse (il l’a fait une seule fois).

Il parle pour se faire comprendre : non, donner, tétée, boire, (gr)essin, (p)istache, pois chiche, (r)adis, (y)aou(r)t (aussi dit « assou »), (radi)ateu(r), poute = atchoum, nez, bouche, dent, main, (c’)est bon, boumbé = tombé, pali = panisse, bonjour, au (re)voir, cousse = couche, ado = radio, ido = rideau, obè = le bon roi Dagobert, ass(is)… et voui !

Il a ses 4 incisives et prémolaires et les 2 canines du haut, ce qui aide certainement pour le langage. Il en profite aussi pour croquer son quart de comprimé de Veg1 et les demi pistaches décortiquées.

S’il fait une sieste le matin (1 cycle, toujours de 40 minutes chez lui), il sieste vers 15h l’après-midi (2 cycles). Si non, il sieste vers 13h (2 cycles) puis 17h (1 cycle).

Parfois je ne ferme pas les volets sur la sieste afin de travailler tout en profitant d’une sieste câlin…

A 16 mois et demi, dit ouvert, (f)ermé pour la gourde à compote, paboum quand il ne faut pas faire tomber un objet. Il dit pour la première fois (spontanément !) « méci » quand je lui tends quelque chose.

A 17 mois, il a une infection du zizi qui le fait souffrir et ne réduit pas après 2 applications de Dakin, donc on passe à son premier traitement antibiotique.

Il aime « danser » (être dans mes bras pendant que je danse), manger la pulpe des oranges bien sucrées, il adore les ballons, il marche assis sur une jambe pour tenir des objets tout en se déplaçant, il pousse le ballon avec le pied en marchant pendant qu’on lui tient les bras pour maintenir son équilibre, il aime regarder les photos de ses proches.

il cherche à acquérir du vocabulaire en nous faisant répéter des dizaines de fois le mot qui l’intéresse : boulloi(re), b(l)ende(r), pét(r)in, écumoi(re), oignon, chou fleu(r)… on sent que la cuisine est une activité clé chez nous !

Il aime beaucoup le fenouil cru, la levure diététique, le (yaourt de soja nature au) pralin, le jus de pomme, le chocolat noir. Et il apprécie le tartare d’algue (comme ça on est deux à en manger à la maison, héhé) !

On espère un changement de chambre. Au lieu d’avoir son lit en cododo de celui de ses parents, il est maintenant à côté de celui de son frère, et du coup je mets un matelas à côté de son lit car je déteste me lever la nuit donc à partir de son premier réveil je dors dans la chambre des enfants.

Il s’attache un peu à son doudou.

A 17 mois et demi, il répète des morceaux de phrase qu’il a entendus, souvent à bon escient.

Il a souvent les fesses rouges, peut-être à cause de la dernière canine qui tarde à sortir.

Il ne s’est pas encore lâché pour marcher sur deux pieds et ça ne semble d’ailleurs pas du tout l’intéresser, mais je ne m’inquiète pas car il est agile, et monte par exemple tout seul le toboggan par la pente.

Il aime jouer à faire rouler puis à récupérer un ballon ou une balle, il « dessine » et il adore transvaser les solides comme les liquides, et jeter en l’air les objets contenus dans une caisse.

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Le sevrage nocturne du Pinto

Comme pour le Béluga (explications ici), j’ai effectué un sevrage nocturne sur une période de 7 h, d’après les méthodes du Dr Gordon et de Valérie Darmangeat. Le soir je lui explique qu’on continue à téter le soir et le matin mais la nuit c’est dodo et que je resterai avec lui.

  • La première nuit, réveil à 22h15 suivi de 2h30 de pleurs accompagnés en le berçant, en chantant, en le caressant, en parlant et en le promenant dans les bras (dur pour moi, mais j’étais sereine car déterminée). Ensuite, il se réveille à 4h30 et c’est la tétée « du matin ». Puis il se réveille définitivement à 7h30 (et tête à nouveau).
  • La deuxième nuit, réveil à 22h et rendormissement immédiat dans les bras, puis réveil à 4h (mais je n’ai pas chipoté) et tétée, puis réveil a 7h30.
  • La troisième nuit, il se réveille à nouveau à 22h et se rendort immédiatement dans mes bras, mais se réveille ensuite 2 minutes après être déposé dans son lit, je le rendors dans les bras puis le repose. Il se réveille ensuite à 1h30 et c’est dur de rendormir dans les bras d’autant que je titube de fatigue. Je me rendors donc couché sur moi, il a du mal mais ne hurle pas, ouf. Il se réveille à 5h30 (je le rendors donc au sein)puis à 8h.
  • La quatrième nuit, réveil à 22h15 et rendormissement rapide en marchant, puis réveil à 1h je crois (à ce stade la je ne sais plus ni à quelle heure il s’est réveillé ni comment je l’ai rendormi, à part que ce n’était pas au sein), réveil à 4h et tétée, puis à 6h30 et tétée, puis à 8h.
  • La cinquième nuit : réveil à 22h puis à 23h30, tétée à 4h et à 6h.
  • La sixième nuit : réveil à 22h, puis un réveil rendormi dans mes bras dans le lit, puis tétée à 5h30.
  • La septième nuit, après 1 cycle de sieste le matin et 3 cycles enchainés sur maman l’après-midi, il se réveille à 23h, je le rendors dans mes bras dans le lit, puis réveil et tétée à 7h ! Ceci ne se reproduira quasiment plus jamais…
  • Les nuits suivantes : réveil à 22h20 puis un peu avant 4h30 (tétée).

Mon objectif de réduire le nombre de tétées nocturnes est donc atteint et les nuits sont redevenues aussi « reposantes » qu’avant le sevrage. Par contre mon objectif de réduire le nombre de tétées par jour afin de limiter le risque de caries n’est pas encore atteint : pour le moment le Pinto compense en tétant plus souvent en journée !

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Chaussures pour avant la marche et premiers pas en hiver

Pour le Béluga, j’étais déjà convaincue par l’intérêt des chaussures souples, grâce notamment à ce document sur le site Petits pas de géant. Je trouve également très éclairant le schéma d’évolution des pieds de bébé présenté sur le site de la marque Bobux.  Voici les marques et modèles que j’avais repérés :

Chaussons

Chaussons Domyos : J’en avais acheté pour le Béluga. Ils sont vendus en magasin Décathlon donc faciles à trouver mais fabriqués dans des conditions inconnues. Ils sont souples mais taillent bizarrement, s’enlèvent trop facilement et ne peuvent être utilisés en extérieur car non imperméables au niveau de la semelle.

Chaussons Collegien : Fabrication française, bons chaussons, antidérapants et isolants du froid venu du sol mais pas plus chauds que des chaussettes par ailleurs. Et ne convenaient bizarrement pas du tout aux pieds du Pinto, alors qu’ils avaient été parfaits pour le Béluga.

Chaussons Les belles créations d’Anna : Fabrication artisanale française, élastique pour que les chaussons tiennent bien au pied, large choix de couleurs et possibilité de faire une commande personnalisée. Le top ! Les chaussons sont en double pointure (prendre du 20 pour faire 19 et 20) ce qui n’a pas été gênant pour nous. Le tissu est soit de la polaire, parfait pour l’hiver et la demi saison, soit du coton, très bien en été si on ne veux pas que son enfant soit pieds nus.

Chaussures d’hiver

Chaussures bébés de la marque Keen : Assemblées en Europe, et certains modèles sont sans cuir. C’était mon choix N°1. J’avais repéré les Coronado crib pour la demi saison et les Rover crib pour l’hiver (parfait pour les pieds qui dépassent du manteau de portage =) et je comptais les demander en cadeau de Noël pour les grands-parents du Pinto. Mais à ce moment-là il ne restait plus la pointure du Pinto en stock… Dommage, du coup je n’ai pas pu les tester !

Chaussures Step up de la marque Bobux : La fabrication n’est p as locale mais ces chaussures sont flexibles, plusieurs modèles sont sans cuir et je les trouve très jolies, avec beaucoup de coloris unisexes. Ces chaussures sont de type baskets donc plutôt chaudes et parfaites en mi saison et hiver, même si elles ne sont pas imperméables. Elles ont été parfaites pour sortir le Pinto en porte bébé en garantissant qu’il n’ait pas froid au pieds. Une fois la paire trop petite mais encore en très bon état, j’ai naturellement pris la pointure au dessus dans la même marque, mais la nouvelle paire s’est fortement usée à l’avant car le Pinto marchait désormais à quatre pattes en extérieur. À savoir donc : malgré un empiècement spécial à l’avant des chaussures, elles ne résistent pas au quatre pattes intensif en extérieur – enfin le pied reste protégé mais comme le bout de l’empiècement est défoncé l’esthétique en prend un coup.

Chaussures Bobux Step in, en pointure 20 à gauche et 21 à droite.

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Les jouets du Pinto de 12 à 18 mois

Le Béluga a un certain nombre de jouets… Et tous ne figurent évidemment pas sur cette photo.

Cubes gigognes : J’aime bien les cubes Les 4 saisons de Janod. J’ai découvert (au chouette restaurant Les p’tits poissons verts) les triangles Les animaux du monde de Janod, qui pour une fois montrent les animaux dans leur milieu naturel.

Balles et ballons : Le Pinto ADORE lancer les balles métalliques Smartmax sur le sol et écouter le « tatata » des rebonds sur le carrelage. Il adore faire rouler des ballons et aussi dribbler quand on le tient par les mains.

Faire tomber des constructions : Que ce soient les planchettes Jeujura du Béluga ou le jeu de construction Jeujura, ou des personnages aimantés à assembler en 3 pièces.

Livres sonores avec pastille à toucher pour déclencher le son. Mais pas les livres avec CD, qu’il ne peut pas manipuler en autonomie.

Objets variés du quotidien : Tripoter la radio. Utiliser l’ancien joint de l’autocuiseur, à mettre et enlever comme collier ou à regarder rouler comme un cerceau…

Structures à vider : Toutes boites, placard, tiroir (attention les doigts !) à vider de son contenu. Il pose avec soin les pots par terre donc je le laisse aussi fouiner dans le tiroir à épices (douces)… qui ne ferment pas tous bien donc peuvent être étalés par terre ou sur son cuir chevelu… Du coup on a maintenant mis en hauteur  tous les pots d’épice qui s’ouvrent trop facilement !

Imagiers : Il adore une série de cartes rigides avec chacune dessin d’animal dont je fais le cri quand il me le montre, il aime aussi beaucoup un imagier avec photos de fruits, dont il apprend le nom avec application…

Un livre avec une histoire courte contenant des onomatopées comme « plouf » l’a passionné pendant des semaines. Il s’agit de l’album « J’ai peur de l’eau« .

Jouets dans le bain : Des petites cuillères et fourchettes, la roue des merveilles Sassy, la balle percée Pluï. Et en terme de jeux d’eau, il aime beaucoup ouvrir l’eau du bidet et remplir le gobelet en inox dans lequel on se rince les dents.

Jeux : Il aime jouer à cache cache avec maman qui se cache, être poursuivi et chatouillé… Il aime aussi être dehors, que ce soit en poussette, en porte bébé ou en marchant.

Je suis toujours complètement fan de mon porte bébé Boba 4G, de ma veste de portage Zoli, et du sac à langer Béaba (qui a maintenant rendu l’a^me m’ai m’a duré 2 enfants). Ne me demandez pas pourquoi je suis si penchée sur la photo de droite, je n’en ai aucune idée… Le gilet moletonné super confortable du Béluga est un Saint James, fabriqué en France.

Autres jouets pour enfant : Jouet à pousser Tattolo de Selecta, dinette, petites voitures (qu’il préfère utiliser comme toupies en les mettant sur le toit), handspinner du Béluga (posé par terre pour le faire tourner comme une toupie), coussin en forme de crayon géant sur lequel il grimpe à califourchon…

On fait en sorte que les enfants aient accès à des jouets variés, de préférence unisexe, mais aussi traditionnellement attribués au sexe opposé. Ici le maquillage jouer que j’avais quand j’étais enfant.

Rainbow twirler : ce jouet ne l’a pas passionné longtemps mais moi je le trouve bluffant, alors je voulais quand même vous en parler. Vous connaissez ?

Bon dimanche !

Babysoif zéro déchet

10 Juin

Bonjour !

Après les Navettes de Saint Victor, je vous propose aujourd’hui une nouvelle séance de lecture d’étiquette. Cette fois-ci, on s’aventure dans le marketing bébé. Une industrie très lucrative, car on est prêt à payer cher pour la santé et le bonheur d’un bout de chou. Mais un grand nombre de produits « spécial bébé » ne valent vraiment pas la peine qu’on dépense de l’argent et qu’on génère des déchets pour ce qu’ils apportent au bébé !

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Connaissez-vous Babysoif ? Voici ce qu’en dit le fabricant : « Grâce à son savoir-faire Milumel a développé des préparations instantanées pour boisson aux extraits naturels de plantes, adaptées aux besoins spécifiques de votre bébé dès 4 mois. En cas de fortes chaleurs ou si Bébé a soif entre deux biberons, vous pouvez lui proposer Babysoif pour l’hydrater. Avec ses différents parfums originaux, Babysoif contribue à l’acquisition des nouveaux goûts. »

Génial : de quoi hydrater le bébé qui ne veut pas d’eau pure, et on nous garantit que ça répond à ses besoins spécifiques !

Le Babysoif le plus connu est à la fleur d’oranger. Voyons-le de plus près, en lisant sa présentation sur le site de Milumel. « Caractéristiques :

  • A base d’extraits naturels de fleur d’oranger, pour que Bébé bénéficie de tous les bienfaits de la nature.
  • Faible valeur énergétique, avec seulement 18 kcal pour 100 ml de boisson reconstituée. »

Trop bien : Notre bébé va bénéficier de tous les bienfaits de la nature, rien que ça ! Avec une boisson qui ne le fera pas grossir, même si on ne se rend pas bien compte de ce que signifie 18 kcal… En tout cas, il est bien écrit « à base d’extraits naturels de fleur d’oranger », donc il ne doit pas y avoir de cochonneries dedans, ou alors en très petite quantité, n’est ce pas ?

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Maintenant, observons si la composition du produit est en accord avec ce qu’une personne normalement constituée en attend après avoir lu ces mentions.

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L’extrait naturel d’eau de fleur d’oranger

Quand le nom d’un aliment ou une illustration sur l’étiquette mentionne un ingrédient, la loi oblige le fabriquant à écrire sa quantité dans la liste des ingrédients.

Jouons un peu. D’après vous, quel est le pourcentage d’eau de fleur d’oranger dans ce produit « à base d’extrait naturel d’eau de fleur d’oranger » ?

Allez je vous propose de choisir entre trois valeurs : 50 %, 10 % ou 0,5 %.

L’étiquette indique 0,5 % d’extrait de fleur d’oranger !

Et encore, ça c’est dans le sachet, pas dans la boisson reconstituée. D’après mes calculs, il y a 0,025 % d’extrait naturel de fleur d’oranger dans la boisson reconstituée.

Bref, vue la quantité, cet extrait n’est pas là pour ses effets thérapeutiques…

Et il n’est même pas responsable du goût de la boisson, à mon avis.

En effet, la liste des ingrédients mentionne aussi de l’arôme de fleur d’oranger, dont le goût est sans doute bien plus puissant. D’autant que d’après mes calculs l’arôme est présent à hauteur de 0,5 %, soit autant que l’extrait de fleur d’oranger.

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Le dextrose

Et il y a aussi ce dextrose… Vu que c’est le premier cité dans la liste des ingrédients, c’est celui qui est présent en plus grande quantité.

Mais qu’est ce que le dextrose ?

Vois ne devinez pas ?

Bon, je vous donne un indice. Rappelez-vous que toute mention flatteuse pour le produit est forcément écrite en toutes lettres. Laquelle ne figure pas, alors qu’elle nous paraîtrait logique ?

« Boisson sans sucre » !

Hé oui, le dextrose c’est du glucose, purement et simplement…

Du sucre ? Ce n’est pas absolument déconseillé pour les bébés de moins de 1 an, tout comme le sel ?!

Il n’y en a peut être pas beaucoup, n’est ce pas ? Après tout ce produit est vendu en pharmacie, ça ne peut pas être mauvais !

On peut vérifier ça.

Pour connaître la réelle quantité de sucre apportée par un aliment, il faut regarder la déclaration nutritionnelle. C’est maintenant obligatoirement indiqué, généralement sous forme de tableau listant la teneur en protéines, lipides, glucides dont les sucres.

Petite subtilité, la déclaration nutritionnelle peut correspondre soit au produit situé dans l’emballage, soit au produit reconstitué. C’est cette deuxième solution qui est généralement utilisée pour les cubes de bouillon de légume, les bouteilles de sirop… Et pour le Babysoif.

L’étiquette mentionne 4,5 g de sucres pour 100 ml de boisson. Pour obtenir cette boisson, on mélange 100 ml d’eau avec 1 sachet de Baby soif. Donc le tableau est également valable pour un sachet de Babysoif. Un sachet de 5 g de Babysoif contient donc 4,5 g de sucre !

Babysoif Fleur d’oranger est donc composé à 90 % de sucre, 5 % d’extrait aromatique de fleur d’oranger et 5 % d’arôme fleur d’oranger. Bref, c’est tout bêtement du sucre aromatisé à la fleur d’oranger !! Qui coûte environ 4 euros les 50 g…

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Je ne vois donc pas en quoi Babysoif répond aux besoins spécifiques du bébé. Par contre je vois bien combien ça fait dépenser les parents et comment ça habitué le bebe à se désaltérer avec des boissons sucrées.

Ceci dit, ce produit est largement utilisé depuis longtemps, vendu en pharmacie et même recommandé par des pédiatres pour ajouter au biberon d’un enfant qui refuse de le boire. Donc pourquoi pas l’acheter si ça reste un usage très occasionnel. Par contre, si on est un consommateur régulier, on a tout intérêt à le faire soi même.

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A noter, mon avis n’est pas le même pour le concurrent, Ptit’soif de Bébisol… Ce produit est pire ! Lui aussi se trouve en pharmacie. La composition est impressionnante : « Maltodextrines, dextrose, fructose, fenouil (1,2%), amidon, sirop de glucose, extrait de fenouil (0,5%), émulsifiant : lécithine de soja ». On obtient alors pour un sachet de 5g, qui donne là aussi 100 ml de boisson reconstituée 4,9 g de glucides dont 2,7g de sucres. Pourquoi donc tous ces ingrédients, en particulier 3 sucres différents, de l’amidon de de l’émulsifiant ? À mon avis. tout ça sert à afficher une teneur en sucres plus faible que Babysoif, vu que l’amidon ne compte pas comme sucre. Sauf qu’on sait maintenant que l’amidon se comporte dans l’organisme comme un sucre rapide… Alors passez votre chemin, c’est vraiment essayer d’entourlouper le client en se moquant totalement de la qualité réelle du produit !! Autant acheter le produit qui a la liste d’ingrédients la plus courte. Ou n’en acheter aucun, et le faire soi même, tellement c’est simple…

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Babysoif fait maison

La boisson Babysoif, c’est juste de l’eau sucrée et aromatisée. On peut la faire soi-même !

Les avantages :

  • Moins cher
  • Moins de déchets
  • Très rapide à préparer
  • Possibilité de mettre moins de sucre – parce que quasiment un carreau de sucre par biberon de 100 ml, c’est quand même pas anodin !

Version Fleur d’oranger

Le seul inconvénient, c’est qu’il faut trouver de la bonne eau de fleur d’oranger. En effet, surtout pour un bébé il faut éviter autant que possible celle de la marque Vahiné (contient un conservateur, le sorbate de potassium) et celle de la marque Cook (contient de l’alcool). Préférer de la véritable eau de fleur d’oranger (Ladrôme par exemple) ou au moins un mélange avec arôme mais sans conservateur (La Patelière par exemple). Je suppose qu’on peut aussi préparer soi-même une infusion de fleurs d’oranger séchées, mais je n’en avais pas pour tester.

Pour 100 ml de boisson, je mélange au dernier moment 1/2 cuillerée à café de sucre et 1/2 cuillerée à café d’arôme de fleur d’oranger de la marque La Patelière. Sachant que si on voulait atteindre la quantité du Babysoif, il faudrait mettre 1,5 cuillerée à café de sucre !

Version au fenouil ou à la camomille

Je supppse qu’on peut Préparer une infusion de graines de fenouil ou de fleurs de camomille séchées, puis ajouter un peu de sucre. Mais je n’ai pas pris la peine de tester.

On trouve les graines de fenouil et les fleurs de camomille au rayon tisanes/herboristerie des magasins bio. Au passage, l’infusion de graines de fenouil a un goût simple mais agréable pour les adultes aussi.

Version aux fruits

Comme l’indique la marque, « Babysoif est une préparation aux extraits naturels de plantes à diluer dans l’eau, 2 fois moins sucrée qu’un jus de fruit. »

Pour obtenir un Babysoif maison aux fruits, il suffit donc de diluer au demi un jus de fruit ! C’est une version pratique si on est en extérieur, qu’il fait chaud et que le bébé ne veut pas boire d’eau pure. On peut acheter un jus de fruit ou une boissons aromatisées au fruit et, dans son biberon, le mélanger au même volume d’eau. Il est évidemment possible (et souhaitable) de diluer plus, par exemple de mettre seulement 1/3 de jus de fruit et 2/3 d’eau, si le bébé accepte de boire ainsi.

Autres saveurs

Je pense honnêtement que l’arôme Fleur d’oranger ou autre est un artifice destiné à masquer la très haute teneur en sucre du produit. En effet, j’e pense qu’en ajoutant simplement un peu de sucre à un biberon d’eau, il le boirait avec empressement…

Ceci dit, si vous avez envie de faire découvrir des saveurs au bébé, rien ne vous empêche d’utiliser un sirop, comme celui à l’orgeat ou à la grenadine. Pour obtenir la même quantité de sucre que le Babysoif, il faut mettre 3/4 cuillerées à café de sirop dans 100 ml d’eau.

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Donc LISEZ LES ETIQUETTES. Il faut regarder la liste des ingrédients pour voir si elle est longue et contient des ingrédients à éviter, mais aussi la déclaration nutritionnelle pour connaitre la teneur en sucre. Par exemple, s’il y a environ 10 g de sucres pour 100 ml, c’est aussi sucré qu’un jus de fruit ou un soda, donc une boisson plaisir plus qu’une boisson santé, quoi qu’affirme le marketing.

Bon dimanche !