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Babysoif zéro déchet

10 Juin

Bonjour !

Après les Navettes de Saint Victor, je vous propose aujourd’hui une nouvelle séance de lecture d’étiquette. Cette fois-ci, on s’aventure dans le marketing bébé. Une industrie très lucrative, car on est prêt à payer cher pour la santé et le bonheur d’un bout de chou. Mais un grand nombre de produits « spécial bébé » ne valent vraiment pas la peine qu’on dépense de l’argent et qu’on génère des déchets pour ce qu’ils apportent au bébé !

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Connaissez-vous Babysoif ? Voici ce qu’en dit le fabricant : « Grâce à son savoir-faire Milumel a développé des préparations instantanées pour boisson aux extraits naturels de plantes, adaptées aux besoins spécifiques de votre bébé dès 4 mois. En cas de fortes chaleurs ou si Bébé a soif entre deux biberons, vous pouvez lui proposer Babysoif pour l’hydrater. Avec ses différents parfums originaux, Babysoif contribue à l’acquisition des nouveaux goûts. »

Génial : de quoi hydrater le bébé qui ne veut pas d’eau pure, et on nous garantit que ça répond à ses besoins spécifiques !

Le Babysoif le plus connu est à la fleur d’oranger. Voyons-le de plus près, en lisant sa présentation sur le site de Milumel. « Caractéristiques :

  • A base d’extraits naturels de fleur d’oranger, pour que Bébé bénéficie de tous les bienfaits de la nature.
  • Faible valeur énergétique, avec seulement 18 kcal pour 100 ml de boisson reconstituée. »

Trop bien : Notre bébé va bénéficier de tous les bienfaits de la nature, rien que ça ! Avec une boisson qui ne le fera pas grossir, même si on ne se rend pas bien compte de ce que signifie 18 kcal… En tout cas, il est bien écrit « à base d’extraits naturels de fleur d’oranger », donc il ne doit pas y avoir de cochonneries dedans, ou alors en très petite quantité, n’est ce pas ?

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Maintenant, observons si la composition du produit est en accord avec ce qu’une personne normalement constituée en attend après avoir lu ces mentions.

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L’extrait naturel d’eau de fleur d’oranger

Quand le nom d’un aliment ou une illustration sur l’étiquette mentionne un ingrédient, la loi oblige le fabriquant à écrire sa quantité dans la liste des ingrédients.

Jouons un peu. D’après vous, quel est le pourcentage d’eau de fleur d’oranger dans ce produit « à base d’extrait naturel d’eau de fleur d’oranger » ?

Allez je vous propose de choisir entre trois valeurs : 50 %, 10 % ou 0,5 %.

L’étiquette indique 0,5 % d’extrait de fleur d’oranger !

Et encore, ça c’est dans le sachet, pas dans la boisson reconstituée. D’après mes calculs, il y a 0,025 % d’extrait naturel de fleur d’oranger dans la boisson reconstituée.

Bref, vue la quantité, cet extrait n’est pas là pour ses effets thérapeutiques…

Et il n’est même pas responsable du goût de la boisson, à mon avis.

En effet, la liste des ingrédients mentionne aussi de l’arôme de fleur d’oranger, dont le goût est sans doute bien plus puissant. D’autant que d’après mes calculs l’arôme est présent à hauteur de 0,5 %, soit autant que l’extrait de fleur d’oranger.

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Le dextrose

Et il y a aussi ce dextrose… Vu que c’est le premier cité dans la liste des ingrédients, c’est celui qui est présent en plus grande quantité.

Mais qu’est ce que le dextrose ?

Vois ne devinez pas ?

Bon, je vous donne un indice. Rappelez-vous que toute mention flatteuse pour le produit est forcément écrite en toutes lettres. Laquelle ne figure pas, alors qu’elle nous paraîtrait logique ?

« Boisson sans sucre » !

Hé oui, le dextrose c’est du glucose, purement et simplement…

Du sucre ? Ce n’est pas absolument déconseillé pour les bébés de moins de 1 an, tout comme le sel ?!

Il n’y en a peut être pas beaucoup, n’est ce pas ? Après tout ce produit est vendu en pharmacie, ça ne peut pas être mauvais !

On peut vérifier ça.

Pour connaître la réelle quantité de sucre apportée par un aliment, il faut regarder la déclaration nutritionnelle. C’est maintenant obligatoirement indiqué, généralement sous forme de tableau listant la teneur en protéines, lipides, glucides dont les sucres.

Petite subtilité, la déclaration nutritionnelle peut correspondre soit au produit situé dans l’emballage, soit au produit reconstitué. C’est cette deuxième solution qui est généralement utilisée pour les cubes de bouillon de légume, les bouteilles de sirop… Et pour le Babysoif.

L’étiquette mentionne 4,5 g de sucres pour 100 ml de boisson. Pour obtenir cette boisson, on mélange 100 ml d’eau avec 1 sachet de Baby soif. Donc le tableau est également valable pour un sachet de Babysoif. Un sachet de 5 g de Babysoif contient donc 4,5 g de sucre !

Babysoif Fleur d’oranger est donc composé à 90 % de sucre, 5 % d’extrait aromatique de fleur d’oranger et 5 % d’arôme fleur d’oranger. Bref, c’est tout bêtement du sucre aromatisé à la fleur d’oranger !! Qui coûte environ 4 euros les 50 g…

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Je ne vois donc pas en quoi Babysoif répond aux besoins spécifiques du bébé. Par contre je vois bien combien ça fait dépenser les parents et comment ça habitué le bebe à se désaltérer avec des boissons sucrées.

Ceci dit, ce produit est largement utilisé depuis longtemps, vendu en pharmacie et même recommandé par des pédiatres pour ajouter au biberon d’un enfant qui refuse de le boire. Donc pourquoi pas l’acheter si ça reste un usage très occasionnel. Par contre, si on est un consommateur régulier, on a tout intérêt à le faire soi même.

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A noter, mon avis n’est pas le même pour le concurrent, Ptit’soif de Bébisol… Ce produit est pire ! Lui aussi se trouve en pharmacie. La composition est impressionnante : « Maltodextrines, dextrose, fructose, fenouil (1,2%), amidon, sirop de glucose, extrait de fenouil (0,5%), émulsifiant : lécithine de soja ». On obtient alors pour un sachet de 5g, qui donne là aussi 100 ml de boisson reconstituée 4,9 g de glucides dont 2,7g de sucres. Pourquoi donc tous ces ingrédients, en particulier 3 sucres différents, de l’amidon de de l’émulsifiant ? À mon avis. tout ça sert à afficher une teneur en sucres plus faible que Babysoif, vu que l’amidon ne compte pas comme sucre. Sauf qu’on sait maintenant que l’amidon se comporte dans l’organisme comme un sucre rapide… Alors passez votre chemin, c’est vraiment essayer d’entourlouper le client en se moquant totalement de la qualité réelle du produit !! Autant acheter le produit qui a la liste d’ingrédients la plus courte. Ou n’en acheter aucun, et le faire soi même, tellement c’est simple…

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Babysoif fait maison

La boisson Babysoif, c’est juste de l’eau sucrée et aromatisée. On peut la faire soi-même !

Les avantages :

  • Moins cher
  • Moins de déchets
  • Très rapide à préparer
  • Possibilité de mettre moins de sucre – parce que quasiment un carreau de sucre par biberon de 100 ml, c’est quand même pas anodin !

Version Fleur d’oranger

Le seul inconvénient, c’est qu’il faut trouver de la bonne eau de fleur d’oranger. En effet, surtout pour un bébé il faut éviter autant que possible celle de la marque Vahiné (contient un conservateur, le sorbate de potassium) et celle de la marque Cook (contient de l’alcool). Préférer de la véritable eau de fleur d’oranger (Ladrôme par exemple) ou au moins un mélange avec arôme mais sans conservateur (La Patelière par exemple). Je suppose qu’on peut aussi préparer soi-même une infusion de fleurs d’oranger séchées, mais je n’en avais pas pour tester.

Pour 100 ml de boisson, je mélange au dernier moment 1/2 cuillerée à café de sucre et 1/2 cuillerée à café d’arôme de fleur d’oranger de la marque La Patelière. Sachant que si on voulait atteindre la quantité du Babysoif, il faudrait mettre 1,5 cuillerée à café de sucre !

Version au fenouil ou à la camomille

Je supppse qu’on peut Préparer une infusion de graines de fenouil ou de fleurs de camomille séchées, puis ajouter un peu de sucre. Mais je n’ai pas pris la peine de tester.

On trouve les graines de fenouil et les fleurs de camomille au rayon tisanes/herboristerie des magasins bio. Au passage, l’infusion de graines de fenouil a un goût simple mais agréable pour les adultes aussi.

Version aux fruits

Comme l’indique la marque, « Babysoif est une préparation aux extraits naturels de plantes à diluer dans l’eau, 2 fois moins sucrée qu’un jus de fruit. »

Pour obtenir un Babysoif maison aux fruits, il suffit donc de diluer au demi un jus de fruit ! C’est une version pratique si on est en extérieur, qu’il fait chaud et que le bébé ne veut pas boire d’eau pure. On peut acheter un jus de fruit ou une boissons aromatisées au fruit et, dans son biberon, le mélanger au même volume d’eau. Il est évidemment possible (et souhaitable) de diluer plus, par exemple de mettre seulement 1/3 de jus de fruit et 2/3 d’eau, si le bébé accepte de boire ainsi.

Autres saveurs

Je pense honnêtement que l’arôme Fleur d’oranger ou autre est un artifice destiné à masquer la très haute teneur en sucre du produit. En effet, j’e pense qu’en ajoutant simplement un peu de sucre à un biberon d’eau, il le boirait avec empressement…

Ceci dit, si vous avez envie de faire découvrir des saveurs au bébé, rien ne vous empêche d’utiliser un sirop, comme celui à l’orgeat ou à la grenadine. Pour obtenir la même quantité de sucre que le Babysoif, il faut mettre 3/4 cuillerées à café de sirop dans 100 ml d’eau.

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Donc LISEZ LES ETIQUETTES. Il faut regarder la liste des ingrédients pour voir si elle est longue et contient des ingrédients à éviter, mais aussi la déclaration nutritionnelle pour connaitre la teneur en sucre. Par exemple, s’il y a environ 10 g de sucres pour 100 ml, c’est aussi sucré qu’un jus de fruit ou un soda, donc une boisson plaisir plus qu’une boisson santé, quoi qu’affirme le marketing.

Bon dimanche !

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Anniversaire Pokémon (6 ans)

19 Mai

Bonjour !

Nous n’avons pas de télé à la maison, mais deux ordinateurs et une tablette. Le Béluga peut donc regarder des dessins animés, soit achetés et téléchargés sur la tablette (pratique en voyage), soit en streaming. Nous encourageons les dessins animés conformes à nos valeurs, en particulier peu sexistes. Le Béluga a beaucoup apprécié Peppa Pig, Didou, puis Doc la peluche, Pyjamasques (c’était d’ailleurs le thème de son anniversaire de 5 ans).

Actuellement, il est à fond dans l’univers Pokémon, qui est relativement peu sexiste et porteur de belles valeurs comme l’entraide, la persévérance et l’esprit sportif (en particulier accepter de perdre un combat). Son gros défaut, c’est le spécisme : je vois bien que le concept de Dresseur de Pokémon acculture le Béluga à trouver normal de capturer et domestiquer les animaux. Mais parmi les dessins animés de son âge, je trouve que c’est le moins mauvais compromis possible. Bref, tout ça pour vous dire qu’il n’a eu aucune hésitation pour le thème de son anniversaire !

J’ai vadrouillé sur internet pour collecter des idées, et voici ce que ça a donné. Je me suis bien amusée à préparer ça – il y a longtemps, j’étais mordue de petits bricolages créatifs. Par contre j’ai limité au minimum le temps de préparation ainsi que les achats nécessaires. Mais j’ai bien utilisé notre imprimante !

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Les invitations

Je vous ai expliqué ici comment j’ai fabriqué les invitations, en forme de Pokéball, avec le Béluga.

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L’accueil

Pour commencer et attendre que tous les invités arrivent, le Béluga et ses copains ont joué dans la chambre, plus ou moins calmement… Heureusement il n’y a absolument rien de fragile dans cette pièce !

Si les enfants avaient été plus grands (ou moi plus courageuse), j’aurais proposé un atelier de fabrication de Pokéballs. Par exemple avec des balles de ping-pong blanches sur lesquelles j’aurais préalablement délimité l’équateur au crayon, de la gouache rouge, du ruban d’électricien noir, des petits adhésifs ronds. Ça nous aurait servi pour l’activité 1 et les invités auraient pu repartir avec.

On a donc accueilli les invités à la maison, où se déroulaient les premiers jeux. L’activité 5 était prévue dans le square situé non loin de chez nous (nous n’avons pas de jardin). L’objectif de l’après-midi : s’entraîner pour être un dresseur de Pokémon (je déteste l’expression « dresseur » mais c’est le nom officiel et je n’ai pas réussi à trouver d’alternative).

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Activité 1 : Lancer de Pokéball

Un premier entraînement assez évident puisque pour attraper un Pokémon il faut l’atteindre avec une Pokéball.

Si on dégage bien la pièce, ce jeu peut être réalisé un intérieur. C’est d’ailleurs ce qu’on a fait.

J’ai utilisé deux petites balles (une suffirait, mais deux permet de ne pas devoir récupérer la balle entre chaque lancer) récupérées dans les jouets des enfants.

Dans un grand carton épais (encore assemblé), j’ai percé un grand trou et un trou moyen (par rapport à la taille de ma balle) avec de grands ciseaux. J’ai collé une image de Pokémon Base à côté du grand trou, et une image de Niveau 1 à côté du trou moyen. Et j’ai posé le carton sur des chaises (leur dossier évite la chute du carton).

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Activité 2 : Tous ensemble

Les enfants étaient déchaînés très en forme après l’activité 1, j’ai donc supposé qu’ils n’accrocheraient pas à une activité calme et on leur a donc proposé une autre activité qui bouge (d’habitude j’alterne).

Comme l’entraide est une valeur importante dans la série, j’ai proposé un jeu de chaises musicales coopératives. En vrai, je voulais absolument proposer cette activité car je la trouve très rigolote !

Le but est qu’à chaque arrêt de la musique, tout le monde soit sur une chaise… et pas forcément seul sur sa chaise ! Doudou, qui animait ce jeu, aidait si besoin à maintenir en l’air certains joueurs à la fin (surtout quand tous devaient tenir sur une seule chaise, sans que leurs pieds ne touchent le sol).

Pour ne pas avoir à emporter nos chaises et des enceintes au square, là aussi on a fait ce jeu dans la plus grande pièce de notre maison.

Pour la musique, on a utilisé le générique du dessin animé.

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Activité 3 : Allumer la flamme de Dracofeu

C’est simplement une adaptation du classique jeu où on doit placer la queue sur le dessin d’un âne, les yeux bandés et après avoir fait un tour sur soi-même.

On peut conjuguer le jeu à la sauce Pokémon en plaçant la queue de Pikachu, mais il n’est pas simple de trouver une image assez grande où Pikachu est de profil, afin de facilement séparer la queue du corps. J’ai donc préféré la version « allumer la flamme de Dracofeu » – on aurait aussi pu choisir Salamèche.

Je suis très fière de mon montage super feignasse et récupération : j’ai scotché une feuille de papier blanchâtre (récupérée dans un colis) sur le tableau de notre jeu de fléchettes magnétique et ajouté le dessin de Dracofeu (en veillant à effacer sa flamme avant de l’imprimer). Chaque fléchette magnétique peut alors être utilisée pour symboliser la flamme – en plus elles sont jaunes et rouges ! Pour masquer les yeux du joueur, j’ai ressorti un cache-yeux acheté il y a très longtemps.

Et puisque le support de cette activité est un jeu de fléchettes (magnétique), on peut également proposer aux enfants, s’il reste du temps, de jouer avec les yeux découverts à lancer les fléchettes le plus près possible de la queue de Dracofeu.

Activité 4 : Sacha a dit

Ce jeu est tout simplement « Jacques a dit » en utilisant le prénom du héros de la série. On s’est servi de ce jeu pour canaliser les enfants sur le trajet du square. Pendant que je m’éloignais rapidement pour installer l’activité suivante, Doudou les ralentissait à coups de « Sacha a dit, on marche à reculons », etc.

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Activité 5 : Devine le Pokémon

On prend une dizaine de cartes Pokémon représentant chacune un Pokémon – éliminer les cartes Énergie, Objet, etc.

L’animateur tient les cartes placées en éventail, face visible vers lui. Le premier enfant joueur pioche une carte, la regarde en silence puis la rend à l’animateur.

L’animateur étale les cartes devant les enfants, et l’enfant doit leur faire deviner le Pokémon sans prononcer son nom.

Comme toutes les activités de cet anniversaire, il n’est pas nécessaire d’être familier avec l’univers Pokémon pour jouer : celui qui pense avoir deviné montre la carte du doigt.

On avait initialement prévu ce jeu en debut d’anniversaire, mais finalement on l’a fait en arrivant au square, quand les enfants étaient moins excités.

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Activité 6 : Trouve les Pokémons

C’était l’activité la plus longue de l’anniversaire, pensée pour accorder du répit aux gentils organisateurs pendant que les enfants cherchaient les Pokémons disséminés dans le square.

Doudou a téléchargé 18 dessins de dessins de Pokémons puis les a alignés sur deux feuilles et les a imprimées 2 fois chacune. Le premier exemplaire des 2 feuilles à été laissé entier et collé sur un carton pour le solidifier : c’est la liste des Pokémons à trouver.

J’ai découpé les Pokémons du second exemplaire et je les ai collés sur des morceaux de carton (récupérés d’emballages de notre sac de tri) et découpés.

J’ai caché les 18 petits cartons dans le square pendant que Doudou accompagnait les enfants sur le chemin tout en jouant à « Sacha a dit ».

On avait emporté une gourde d’eau, qui a bien servi.

J’aurais pu donner une règle compétitive, en donnant à chaque enfant un exemplaire de la liste, mais j’ai préféré un mode coopératif. L’animateur garde la liste au milieu de la zone de recherche, et on a gagné quand tous les Pokémons ont été récupérés. Ou du moins tous ceux qu’on a trouvé… car j’avais oublié la cachette de certains (je n’avais pas pris la peine de faire à l’avance un plan du parc pour cocher l’endroit où je mettais chaque carton).

J’ai recaché les cartons restants pour faire une nouvelle partie, puis les enfants ont joué librement. A 16h30, on est rentré pour le gouter.

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Activités en plus

J’avais prévu des idées de petits jeux supplémentaires pour canaliser les enfants au cas où le groupe s’éparpille trop ou n’arrive pas à jouer librement sans dégâts. On a uniquement utilisé la première idée de cette liste.

  • Coloriage : J’avais disposé sur la table des feutres et des feuilles de coloriage, à côté de la carafe d’eau et des gobelets. Pour cela, j’ai imprimé des dessins de Pokémon téléchargés sur le site Poketruc. Ils ont l’avantage d’indiquer le nom de chaque Pokémon, ce qui est utile pour ceux qui ne sont pas fans de l’univers (ou qui le suivent de très loin, comme moi). Je ne misais pas un centime sur cette activité, pourtant quand ils ont vu l’installation, entre deux jeux, ils s’y sont mis spontanément et ont tous colorié au moins une feuille. Et ils s’y sont remis avant le gouter ! J’avais imprimé chaque dessin en deux exemplaires pour éviter les disputes, et c’était une bonne idée.

  • Chuchote le nom du Pokémon : Le jeu classique du téléphone arabe. L’animateur qui souffle le nom du Pokémon peut utiliser les cartes de l’activité 3 comme inspiration pour les noms, ou sa propre imagination…
  • Qui est le dresseur ? : Le jeu classique du chef d’orchestre.
  • La course de Pokémons : Avant la fête, décorer des gobelets en plastique fin avec un dessin de Pokémon sur chacun. Chacun doit souffler sur son verre pour le faire avancer, sans le toucher, jusqu’à la ligne d’arrivée tracée par terre.
  • Des planches d’activités classiques (labyrinthe, 7 différences, mot mystère…) à la sauce Pokémon. On en trouve à acheter et télécharger sur le site Party Games Plus mais c’est en anglais. En français, on peut trouver en magasin des carnets d’activités, qu’il suffit de désosser pour séparer les pages . Et bien sûr, si on a le temps, rien n’empêche de les créer soi-même… mais c’était clairement impossible dans mon planning.

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Final

Pour symboliser la réussite de cette série d’épreuves, chaque enfant a reçu :

  • Un diplôme, rapidement assemblé avec des éléments trouvés sur internet : le logo Pokémon, une image de Sacha portant Pikachu et une image de dresseuse en action (plus rare que les images de dresseuses immobiles en mini short !). Et je me suis débrouillée pour NE PAS mentionner le terme « dresseur », na ! Au passage, les enfants ont eu du mal à intégrer qu’il n’y avait ni gagnant ni perdant dans nos jeux, ni d’ailleurs obligation de réussir l’activité (comme mettre la flamme bien subvint de la queue de Dracofeu ou trouver tous les cartons de Pokémon).
  • Une carte Pokémon rarissime ! Doudou a utilisé le génial site Mypokecard pour créer une carte personnalisée avec une photo du Béluga et des textes adaptés. On a imprimé en couleur 9 exemplaires par feuille A4 en suivant les instructions du site puis j’ai découpé et collé chacun sur une carte Pokémon sacrifiée. Certaines personnes ajoutent quelque chose pour avoir la brillance habituelle des cartes, on n’est pas allé à ce niveau de finition et les enfants ont malgré tout été bluffés.

  • Un jeton Pokémonpris au hasard dans un lot (que j’avais acheté d’occasion) et disposé dans un petit sac opaque qui contenait environ deux fois plus de jetons que d’enfants. Chacun avait le droit de remettre son jeton dans le sac pour essayer d’en piocher un qui lui plaisait le plus, autant de fois qu’il le souhaitait (mais chacun à son tour).

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Les boissons du goûter

Je me suis accordé un bon petit délire pour les boissons. Et au final elles ont représenté une activité en elles-mêmes pour les enfants !

J’ai préparé une grande quantité de citronnade : 300 g de jus de citron (le jus de 7-8 citrons), 300 g de sucre (idéalement blanc, mais j’ai utilisé le sucré blond que j’avais en stock) et 2 L d’eau.

Et j’ai récupéré des bocaux de 750 ml en transvasant dans des bols mes graines et herbes… Il faut un bocal pour chaque type d’énergie ! J’ai dessiné sur chaque bocal le symbole de l’énergie avec un feutre noir pour ardoise/tableau blanc.

  • Énergie rouge – Feu : Du jus de raisin additionné d’un petit peu d’eau du robinet pour l’éclaircir un peu. Pour un rouge moins foncé, J’aurais pu préparer une décoction d’hibiscus et colorer en rouge la citronnade.
  • Énergie jaune – Électricité : 8 stigmates de safran séchés infusés dans 3 cuillerées à soupe d’eau bouillante (ou d’eau tempérée si on pense à le faire la veille). J’ai ensuite retiré les stigmates et mélangé le liquide bien jaune avec 700 ml de citronnade. C’était bon !
  • Énergie bleue – Eau : De l’extrait bleu de spiruline, que j’ai commencé à préparer la veille en écrasant au pilon 5 comprimés de spiruline (500 mg chacun) puis en mélangeant avec 200 g d’eau dans un verre. Après macération au frigo pendant au moins 12h (j’ai laissé 24h), j’ai filtré le liquide (en laissant la boue verte dans le verre) à travers un filtre à café en papier. Dés que le filtre se bouche, je change de filtre. Puis je filtre à nouveau, car mes filtres écolo ne sont pas aussi efficaces que les filtres classiques, ceux qui sont bien blancs. J’ai mélangé le liquide obtenu avec environ 600 ml de citronnade et j’ai ajouté un peu de sucre pour le goût. J’aurais dû faire ce mélange au dernier moment car le colorant semble avoir précipité au cours du temps, dans doute à cause de l’acidité. Ou alors j’aurais pu remplacer la citronnade par de l’eau, du sucre et de l’eau de fleur d’oranger afin de ne pas avoir un mélange acide.
  • Énergie verte – Plante : J’ai utilisé 3 doses de mélange jaune pour 1 dose de mélange bleu, puis ajusté le goût avec du sirop de menthe.
  • Énergie rose – Fée : Un peu de liquide de betteraves cuites sous vides (une cuillerée à café ?), du sirop de grenadine pour le goût et 700 ml de citronnade.
  • Énergie violette – Psy : Je crois que j’ai utilisé 2 doses de mélange rose, 1 dose de mélange bleu et 1 dose de citronnade, mais on sentait trop le citron. À refaire, je mettrais plutôt de la grenadine ou du jus de raisin dans du mélange bleu.

J’ai distribué aux enfants un mini verre (verre à thé) chacun pour qu’ils puissent tester plusieurs énergies. Et ils ont quasiment tous testé chaque couleur ! Ainsi qu’un mélange de tout, qu’ils ont jugé délicieux. J’avais prévu un grand verre dans lequel ils pouvaient verser le contenu de leur petit verre si la boisson ne leur plaisait pas.

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Le goûter

Pour les gâteaux décorés sur le thème Pokémon, le plus facile est un gâteau avec déco Pokéball. Pour le décorer, j’ai d’abord pensé à le couvrir d’un glaçage blanc puis de préparer une gelée rouge (à la grenadine) à verser sur une assiette puis à couper en deux une fois solidifiée et à déposer délicatement sur la moitié du dessus du gâteau. Et une gelée noire (au charbon) pour la bande de fermeture de la balle. Mais je sais que le Béluga n’est pas fan de gâteaux élaborés, alors finalement j’ai fait un cake au chocolat tout simple, en considérant que les bougies suffiraient à sa déco. Et comme je n’ai pas de plat à cake en vaisselle de tous les jours (= qu’on peut casser sans s’arracher les cheveux), j’ai couvert un petit plateau avec du papier aluminium.

Ceci dit, je ne voulais pas renoncer à un clin d’œil au thème Pokémon. Pour cela, j’ai utilisé les assiettes de fruits frais que je propose toujours en accompagnement du gâteau. En plus, c’est la saison des fraises, donc le rouge était tout trouvé. Pour le blanc, j’aurais pu utiliser les dernières pommes mais pour le côté festif (les assiettes de fruits font oublier l’absence de bonbons), j’ai préféré des bananes. Et pour le noir, des amandes enrobées de chocolat noir, que les enfants apprécient. Pour une assiette 100 % fruits, j’aurais pu faire le noir avec des pruneaux dénoyautés. J’avais coupé les fruits en morceaux à l’avance et les avait stocké au frigo (couverts quasiment au contact pour éviter l’oxydation des bananes) et j’ai assemblé l’assiette au dernier moment, pour éviter que le chocolat des amandes ne soit mouillé par je contact des morceaux de fruits.

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Pour finir sur les délires de nourriture, si j’avais eu le temps, pour le midi ou le soir, ça m’aurait fait rigoler de proposer des Pokéball en onigiri. Dans un carré de film étirable (ou une étamine), je pense étaler un disque découpé dans un poivron mariné, ajouter un peu de riz cuit et assaisonné, refermer le carré et torsader le reste de film pour former une belle boule avec le contenu. Sortir la boule et ajouter une bande découpée dans une feuille de nori. Ça doit le faire, non ? Et ça doit être bon ! Et après tout, comme on trouve des Pokéball de différentes couleurs, on pourrait varier avec de l’avocat ou du concombre, des poivrons jaunes ou un peu d’omelette de pois chiche, etc.

Bon samedi !

Cartes d’invitation Pokéball

13 Mai

Bonjour !

L’an dernier pour l’anniversaire Pyjamasques du Béluga, j’avais préparé les cartes d’invitation tellement en retard (et tard) que je n’avais pas pris de photos, et ensuite je n’ai jamais pris le temps de refaire une carte pour vous montrer mon petit bricolage. Alors cette année, on s’y est mis de bon matin, j’ai fait quelques photos et je vous mets le tutoriel en ligne le jour même. Je tape le texte sur mon téléphone pendant la sieste du Pinto et j’ajoute les photos en vitesse. Ha ! Végébon 1 – le planning surchargé 0 !

Le Béluga a donc demandé un anniversaire Pokémon. Voyons comment organiser ça en mode écolo et feignasse (entre autres critères).

Pour les invitations, j’ai répété ces jolies cartes Pokéball sur le blog Les hobbies d’Aurelie. Sauf que je n’ai pas de papier blanc épais pour imprimer les gabarits qu’elle propose. Je vous propose donc ma version, totalement récup en puisant dans mes restes de papeterie d’étudiante.

Bonus : On peut le faire avec son enfant si on se moque d’obtenir un résultat parfait ! Ce qui est mon cas car 1) ces cartes seront vite jetées à la poubelle, 2) je souhaite apprendre à mon fils qu’on n’a pas besoin d’être parfait dans la vie.

Je vous mets les fournitures pour 12 cartes car c’est ce qui utilise toutes les feuilles. Moi j’en ai fait seulement 6, car j’impose la règle « autant de personnes que d’années ». J’aurais aimé vous dire que la 6ème carte était pour le Béluga, car il aimerait avoir aussi sa carte… mais une de ses invités à une sœur jumelle et « on ne peut pas inviter l’une sans l’autre », d’après le Béluga. J’ai donc fait une exception à la règle ;).

Fournitures pour 12 invitations
– Un feuille cartonnée blanche format A4 (ici récupérée d’anciens mémoires de stage)
– Une feuille cartonnée rouge A4 (ici un ancien intercalaire)
– Deux feuilles cartonnées de couleur au choix (ici ancien intercalaire, orange)
– Des mini gommettes rondes (ici les ronds qui sont au centre des œillets de papeterie)
– Du ruban adhésif transparent : 2 morceaux par carte
– De quoi tracer des cercles de 10 cm de diamètre (ici un compas)
– Un feutre noir
– Règle, ciseaux, crayon à papier, gomme

Préparation
– Tracer 6 ronds de 10 cm de diamètre (donc en réglant le compas sur 5 cm) dans chaque intercalaire. Version avec enfant qui ne sait pas bien utiliser un compas : tracer et découper un cercle, puis le lui donner ainsi qu’un crayon a papier afin qu’il trace son contour pour former les autres cercles. Découper les cercles.


– Couper en deux moitiés égales les ronds blancs et rouges. Version avec enfant : Découper un rond et lui donner un demi fond afin qu’il l’applique sur les autres ronds pour tracer le trait. Selon ses capacités, le laisser ou pas découper les moitiés.
– Dessiner un large trait au feutre noir sur la partie droite de chaque moitié. Version avec enfant : Lui montrer sur une première moitié puis le laisser faire les autres, en fournissant une feuille de papier brouillon pour ne pas que les (inévitables) débordement salissent la table.


– Écrire le texte d’invitation sur les ronds restants. Écrire le prénom de chaque invité sur les demi ronds rouges. Gommer toutes les traces de crayon. Version avec enfant : Écrire les prénoms des invités sur une feuille de brouillon et l’enfant les recopie sur les demi ronds rouges.


– Assembler tous les demi ronds (un rouge face à un blanc). Dessiner au feutre la zone d’ouverture de la Pokéball. Appliquer au milieu un mini autocollant rond pour maintenir les moitiés ensemble. L’avantage des cartes est fini ! Version avec enfant : C’est l’enfant qui dépose l’autocollant.


– Couper 2 petits morceaux de scotch pour chaque carte. Les réserver – je les dépose sur le bord de la table.
– Étape la plus délicate : Appliquer la moitié d’un morceau d’adhésif en haut du rond où figure le texte d’invitation, et l’autre moitié en haut de la face avant (du côté qui fait face au rond arrière). Faire de même en bas de la carte avec un autre morceau d’adhésif.


Et voilà ! Zéro achat, préparation rapide et moment partagé avec le Béluga sans trop de stress ! Et tant pis si les ronds ne sont pas identiques, si certains traits noirs ne sont pas droits du tout…

Bon début de semaine !

Du féminisme quand on est mère

24 Mar

Bonjour !

Attention, aujourd’hui je vide mon sac. Alors c’est long et vous allez peut-être trouver que je me plains pour pas grand chose. Je ne vous oblige pas à lire, j’avais besoin de poser ma frustration quelque part.

Mes deux parents sont ingénieurs dans la même spécialité (la pétrochimie). Ils se sont rencontrés dans leur école d’ingénieur et on fait la majorité de leur carrière sur le même site industriel, tous les deux employés à temps plein. (Et quand j’étais petite j’avais décidé de ne pas devenir ingénieure car « rentrer à 18h30 a la maison, ça fait trop tard » quand on en part à 7h30. Ah, ah, ah… Bref.)

Je n’ai jamais su s’ils gagnaient le même salaire – ce serait logique, mais on sait que ce n’est pas un critère suffisant malheureusement. Par contre je sais qu’ils faisaient les mêmes heures, au point de généralement partager la voiture pour aller et revenir du travail. Mais une fois rentrés à la maison, je garde en tête l’image de mon père sur le canapé en train de lire le journal pendant que ma mère préparait le dîner. Puis ma mère débarrasser et faire la vaisselle pendant que mon père, mes deux frères et moi jouons aux cartes ou à un jeu de société.

Je pensais que c’était mon père qui refusait de participer aux tâches ménagères et je trouvais ça injuste. Alors à 16 ans, quand j’ai commencé à sortir avec Doudou, j’ai laissé passer quelques semaines puis quand j’ai vu qu’on s’entendait bien et que ça pouvait devenir sérieux entre nous, je lui ai dit, solennellement : « Il faut que tu saches une chose : je ne ferai JAMAIS plus de 50 % des tâches ménagères. Si ça ne te convient pas, il vaut mieux qu’on arrête là. »

Quand on a emménagé ensemble, on s’est partagé les tâches de manière bien égale, en fonction de nos goûts. A lui le nettoyage du sol, la vaisselle, la sortie des poubelles. A moi le nettoyage des sanitaires, la gestion du linge. A nous deux les courses, la cuisine et la (quasi absence de) bricolage et de nettoyage des vitres.

A la fin de nos études, j’ai préparé une thèse de doctorat en biologie et lui a pris un poste qui s’est rapidement révélé chronophage et à responsabilité car il a dû remplacer son chef. Il rentrait vers 20h30 le soir et recommençait souvent à travailler une fois rentré. Cette situation me permettait de faire de longues journées au laboratoire, ce qui est l’habitude des doctorants et des post-doctorants en sciences expérimentales : on est comme enchaînés à notre paillasse, toute la semaine mais aussi le week-end de temps en temps. C’est à ce moment-là que j’ai ouvert mon blog : pour réfléchir sur la vie qu’on voulait construire (à commencer par ce qu’on mange, un sujet qui a toujours été très important pour moi), pour avoir un projet qui avançait lentement mais sûrement (pas comme un projet de recherche) et pour occuper mes soirées en jouant à détourner mes connaissances en biologie expérimentale pour les appliquer à la cuisine végétalienne.

A l’issue de ma thèse, j’ai refusé de continuer dans la recherche académique. Et je salue bien bas ceux qui ont la vocation dans ce domaine. En ce qui me concerne, j’ai été rebutée par les horaires à rallonge, le petit salaire et la précarité à supporter pendant de longues années pour espérer avoir un poste dans lequel on restera très sous-payé par rapport au privé, avec une grosse partie administrative afin de chercher les financements nécessaires pour faire tourner le labo et une quête effrénée pour publier coûte que coûte. Sans compter que quand on a envie d’enseigner, on ajoute à ce plein temps, pour un salaire pas vraiment plus élevé, une sorte de mi-temps pour préparer et donner les cours et accompagner les élèves, ces tâches ne comptant en rien pour l’avancement de la carrière. Ce qui fait qu’on se retrouve à espérer les vacances scolaires pour avoir un peu plus de temps à passer au labo, alors la majorité des gens vont considérer que « tu es prof donc tu as plein de vacances (que tu passes évidemment à te tourner les pouces) ». Au milieu de ça, on peut arriver à jongler pour voir un peu ses enfants, ou avoir un peu de temps pour soi ou son couple, ou avoir un petit engagement citoyen. Au choix, hein, parce que même pour faire un seul de ces 3 choix il ne faut déjà pas beaucoup dormir la nuit. Donc moi qui voulais passer du temps avec les enfants (vous vous rappelez pourquoi je ne voulais pas faire le métier de mes parents ?) et avoir une petite implication citoyenne, j’ai passé mon chemin. Et vue l’insertion professionnelle des docteurs en biologie en France, même avec un ou deux post-doctorats, malheureusement, je me dis que j’ai bien fait de fuir.

J’ai donc suivi ma vocation d’enseigner en le faisant à plein temps au sein de l’Éducation Nationale. Mon salaire a tout de suite été meilleur, même s’il est resté inférieur à celui de Doudou. Cette différence s’explique par le fait qu’il avait un poste plus élevé, et elle n’a fait que s’accentuer par la suite car l’avancement de poste des enseignants se fait très lentement. A contrario, dans son corps (lui aussi est fonctionnaire) il doit changer de poste environ tous les 4 ans (pendant TOUTE sa carrière) mais son salaire progresse plus vite.

Quand je suis tombée enceinte (quelle expression !) du Béluga, je ne savais pas si je serais capable d’être une bonne mère. Et je ne voulais pas prendre de congé parental, par peur de me retrouver en tête à tête trop longtemps avec le bébé, mais aussi par peur de perdre le statut social qui va avec un travail classique. J’ai donc repris le boulot quand il avait 4 mois et demi, et j’étais fière de combiner ma reprise du travail avec le maintien son allaitement. Parce que pour moi le féminisme c’est avoir le choix d’être la sorte de femme qui nous correspond. Travailleuse et maternante à la fois, en ce qui me concerne à cette époque.

Avec Doudou, comme on travaillait tous les deux à temps plein, on a géré la fatigue des nuits hachées de façon équitable. Doudou, qui a le sommeil léger et beaucoup de mal à se rendormir, ne gérait pas les réveils nocturnes du Béluga (et moi je décidais de comment les gérer : avec du cododo, ce qui faisait que Doudou a souvent dormi dans la chambre du Béluga pour être tranquille). En échange, Doudou me permettait de faire la grasse-matinée le samedi et le dimanche jusqu’à 11h, en passant ces deux matinées avec le Béluga en dehors de l’appartement (sinon je n’arrivais pas à dormir). En ce qui concerne le temps passé avec le Béluga, sur le papier c’était censé être égal, mais en réalité c’est un peu moins équitable : Doudou l’amenait certes chez la nounou le matin (comptons large : 1h de soin) et c’est moi qui allais le chercher le soir à 18h et le gérais jusqu’au retour de Doudou, à 20h30. Je passais donc au minimum 1h30 par jour de plus que lui seule avec le Béluga. Et ce n’était pas simple car j’étais fatiguée et que j’aurais aimé me détendre ou travailler un peu pendant ce temps là… Côté tâches ménagères, on restait quasi à égalité, y compris pour la cuisine : le dimanche après-midi, pendant que je sortais le Béluga, Doudou cuisinait pour le début de la semaine. Et le soir, je cuisinais très rapidement en milieu et fin de semaine, en mettant le Béluga devant la télé…

Quand suis tombée enceinte du Pinto, je savais que Doudou allait obtenir un poste à Marseille. C’est chouette pour élever nos enfants près de la famille ! En fait, la proximité avec nos parents était de toute façon une condition que j’avais imposée à Doudou pour faire un deuxième enfant. Parce que seuls à Paris avec le Béluga, on ne faisait plus rien d’autre que joindre péniblement le boulot et la vie avec le Béluga, et une implication citoyenne pour moi (les associations dans lesquelles j’étais bénévole, y compris Saveurs durables que j’avais créée). Et j’avais suffisamment vu mes parents ne pas faire grand chose pour eux-même, leur couple ou la société pour là aussi avoir envie de faire les choses différemment.

En fin de grossesse, on a donc eu le bonheur d’emménager à Marseille. Le boulot de Doudou lui plait, le Béluga se fait chouchouter par ses grands-parents et accepte (donc ?) très bien la naissance de son frère, et moi je savoure la chance de m’occuper du Pinto un peu comme s’il était enfant unique, puisque le Béluga va a l’école et en plus passe souvent du temps avec ses grands-parents. Au niveau professionnel, par contre, ce n’est pas idéal. Même si ça fait 6 ans que je demande une mutation (en prévision de ce fameux temps de vie à Marseille) et que j’ai gagné assez de points pour espérer un poste, ça ne marche toujours pas. Je ne m’en plains pas, tout le reste roule tellement bien ! En plus, en France on a la chance de pouvoir prendre un congé parental, ce qui va me permettre d’avoir une rémunération pour garder le Pinto et faire tourner la maison : tâches ménagères, soins aux enfants, organisation des week-ends. J’assure désormais la totalité de la charge mentale de la famille (avec une grosse aide des grands-parents pendant la première année de vie du Pinto).

Avec Doudou, on a réorganisé les tâches domestiques pour maintenir un peu d’équité : il assure toutes les tâches administratives, il gère le Béluga le matin, on gère les enfants à égalité le week-end,  il fait la vaisselle, il repasse ses chemises et il prend sur son salaire pour payer 2h30 de ménage par semaine. Il a toujours un boulot très prenant, et travaille souvent une fois les enfants couchés. Il refuse autant que possible le présencéisme au travail et on la chance que son travail soit à 20 minutes de la maison. Il s’organise pour rentrer à 18h20 le vendredi pour que je puisse prendre 1h de cours de danse, les autres soirs il rentre vers 19h30. Moi j’ai mis en sourdine mon « 50 % des tâches ménagères » : j’accepte pour le moment d’être la femme au foyer qui prépare le dîner pour son mari, qui assure le ménage quotidien, l’entretien de fond de la maison, le changement des draps, la lessive, les rendez-vous médicaux et autres, qui fait dîner les enfants, qui connaît l’état des stocks de nourriture, vêtements et chaussures et arbitre quand il faut cuisiner, réparer, acheter, qui réfléchit aux idées de cadeaux pour les anniversaires, et qui déploie ses antennes pour évaluer l’état de chaque membre de la maison et arbitrer tous les choix du quotidien pour maximiser le bien être de tous et les finances du ménage.

Je sais ma chance d’avoir un mari qui soutient ouvertement et sincèrement  le féminisme, à son travail, dans les tâches ménagères, avec moi et dans ses paroles avec nos enfants, et qui me soutient moi, de manière quasi inconditionnelle. Je sais ma chance de bénéficier pendant au maximum 2 ans d’une rémunération pour gérer nos deux enfants et la vie de la maison (merci les impôts). Et en même temps aujourd’hui je suis lasse car malgré ma situation ultra favorisée à tous points de vue et ma vigilance continuelle, j’ai glissé dans la rupture d’égalité et surtout, ce qui est nettement plus embêtant, dans la rupture d’équité. Progressivement, en ayant un puis deux enfants, j’ai pris en charge plus de 50 % des tâches ménagères et perdu complètement l’égalité salariale d’avec mon mari, à niveau de formation égal, niveau d’implication domestique égal et fibre parentale égale.

Je sais qu’il me reste un moyen de rattraper ça : décrocher un boulot dans le privé de travailler d’arrache-pied pour gravir les échelons. En fin de carrière j’aurai alors probablement comblé l’écart avec Doudou. Mais entre temps, on aura piétiné notre vie de famille, notre vie personnelle et mon engagement citoyen. Suis-je prête à sacrifier ça ? Je ne pense pas. Mais alors comment éviter de perpétuer ce modèle où c’est la femme qui a la charge mentale, le majorité des tâches ménagères et du soin des enfants, et la plus petite rémunération ? (Sans compter la question du statut social.) Le problème est connu et je ne vois pas comment nous en sortir.

J’ai évidemment proposé à Doudou de prendre la 3ème année de congé parental à laquelle on a droit et qui doit dorénavant être prise par le second parent ou perdue, mais ol a refusé car il craint en la prenant de perdre le réseau qui lui est nécessaire pour rebondir tous les 4 ans, en particulier car il est plus difficile pour lui de trouver une succession de postes à Marseille qu’en région parisienne.

Alors on fait quoi ? On continue à partager les tâches domestiques de manière inéquitable tout en disant à nos enfants que Papa pourrait aussi bien s’en occuper que Maman – mais ne le fait pas en pratique ? Avoir des valeurs féministes ou avoir des enfants, à l’heure actuelle ce sont encore deux choix en partie incompatibles !

Et je ne parle pas du sexisme éhonté de la majorité des jeux, livres, dessins animés, vêtements destinés aux enfants ni des stéréotypes sexués transmis par la société dans son ensemble… (Ce matin, le Béluga en voyant les poils de mes jambes : « berk Maman tu as des poils », ah mes poils je vous en reparlerai plus tard, là aussi c’est une longue histoire de femme).

PS : Si vous vous posez la question, je n’ai pas eu la mutation cette année non plus, car une partie des points que j’avais précieusement acquis m’ont été retirés àcause du fait que je suis en congé parental. Comme je tiens à ma vocation d’enseigner dans un lycée public, je reprends donc en septembre en région parisienne. Et pour ne pas avoir à vivre loin de mes enfants ou de mon mari, je reprends à mi-temps. Autant vous dire qu’en terme de salaire, je continue mon décrochage. Par contre côté tâches domestiques, Doudou va gérer quasi entièrement les enfants 2 soirs par semaine, ce qui est une bonne chose. Et bien sûr on croise fort les doigts pour avoir ma mutation l’an prochain.

Le lutin de Noël

7 Jan

Bonjour !

Je viens vous parler d’une chouette tradition que j’ai découverte dans cet article de Ciloubidouille. Nous l’avons mise en place cette année (enfin en 2017 ^^) et elle a motivé le Béluga à sortir du lit tous les matins du 1er au 23 décembre !

Chez nous, les lutins, on connaît. Ils s’amusent très souvent à nous voler certains objets, qu’ils nous rendent ensuite après une durée plus ou moins longue. Une chaussette, mon téléphone, les ciseaux de cuisine font partie de leurs prises fréquentes. Ils les cachent derrière la machine à laver, sur une étagère, dans le lave vaisselle… Vous en avez aussi chez vous ?

Parfois ils font des cadeaux. L’an dernier, quand j’ai supprimé le sac à surprises dans lequel le Béluga pouvait demander à piocher,  j’ai appris au Béluga une formule magique à dire en touchant un poteau bordant une haie du parc : « Gloubi boulga abracadabra, un sac de billes apparaîtra ! » Et parfois un sachet contenant quelques billes apparaît dans la haie. Parfois non. Et parfois, grâce à un texto discrètement envoyé à Doudou resté à la maison, on trouve en rentrant le sachet de billes dans notre boite aux lettres ! Ces fois là on sait que notre lutin officiel est en vacances : le remplaçant ne connaît pas l’emplacement à billes du parc. Le Béluga sait maintenant que je garde en haut d’un placard une boite pleine de billes, achetées un jour en brocante, mais il continue à demander les billes au lutin. Un peu comme pour Noël où il peut à la fois clamer que le père Noël n’existe pas (je lui ai toujours dit la vérité à ce sujet : le père Noël c’est comme les dragons : ça n’existe pas mais on peut aimer faire semblant d’y croire) et à d’autres moments il semble penser qu’il existe.

Et en prévision de Noël justement, saviez-vous que des lutins viennent dans les maisons voir si tout le monde est assez sage pour avoir des cadeaux ? (Quand j’étais petite, la nounou nous disait que les pigeons, omniprésents, étaient les espions du père Noël, ça calme !) Sauf que les lutins de Noël sont de petites canailles surtout occupées s’amuser ! Tellement qu’ils oublient souvent de retourner la nuit au pôle Nord faire leur rapport. Et le matin, les lutins de Noël restés dans les maisons se transforment en marionnettes… immobilisées en pleine action !

Notre lutin est une figurine articulée qui traînait chez mes parents et servait au départ de modèle de dessin. C’est très pratique car il garde ainsi facilement la pose. Il est habillé d’une tunique en T découpée dans un morceau de tissu rouge et d’un ruban vert pour la serrer à sa taille. Il avait un bonnet qu’il a rapidement perdu car il était trop petit. Si vous n’avez pas de marionnette à détourner mais que vous disposez de cure-pipes, de tissu et d’un pistolet à colle (ou une aiguille et du fil), vous pouvez aussi fabriquer votre lutin ! Cette vidéo de Hectoogano1, par exemple, donne les explications avec du cure-pipe (= fil chenille), feutrine (à choisir acrylique, pas laine) et pistolet à colle.

Il ne faut surtout pas toucher un lutin de Noël transformé en statue, sinon il ne pourra plus redevenir un vrai lutin ! Cette règle donne habituellement très envie de le toucher… Heureusement il y a une solution : saupoudrer le lutin d’un tout petit peu de poudre. Ici le Béluga allait tout seul chercher une pincée de farine.

Notre lutin de Noël aime explorer la maison.

Il essaye aussi de copier ce que nous avons fait pendant la journée. Il a même ouvert un bocal de kit à cookies que le Béluga et moi avions préparé comme cadeau de Noël.

Il semble s’être lié d’amitié avec un mini cheval du Béluga, « Barbie ». Il a fait une course de voiture avec lui.

Il lui a aussi passé le peigne à poux (Doudou, responsable anti poux de la maison, l’utilise très souvent pour le Béluga en ce moment).

Notre lutin de Noël s’intéresse aussi aux Pokémon du Béluga, mais d’après le Béluga qui a bien vérifié la partie en cours, les lutins ont défaussé n’importe quoi comme cartes… Les deux autres lutins ont été fabriqués par ma Maman avec un morceau de bois pour le corps, un bouton pour le nez, deux punaises pour les yeux, un morceau de tapis pour la barbe et un cornet de tissu pour le chapeau.

À la fin on a même appris le nom de notre lutin de Noël : Gino !

On espère bien qu’il reviendra l’année prochaine. Il paraîtrait que d’ici-là il dort au fond du sac noir où je range les emballages cadeaux réutilisables…

Bon dimanche !

Les coussinets d’allaitement

6 Jan

Bonjour !

On continue dans ma rubrique Histoire d’objets, qui est décidément souvent dans une thématique parentale.

Ceux qui allaitent (oui, chez nous on dit que le Papa aussi allaite, puisque son soutien est nécessaire pour que l’allaitement fonctionne), même peu de temps, ont généralement besoin de coussinets d’allaitement pour éviter les fuites de lait intempestives : en dehors des tétées ou tout simplement pendant une tétée par le sein qui n’est pas dans la bouche du bébé.

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Étape 1 : les coussinets jetables

Au début, ne connaissant rien à l’allaitement et n’ayant pas anticipé, j’ai utilisé ce que j’avais sous la main : les débarbouillettes en éponge prévues pour le bébé (!) puis très vite des coussinets jetables vendus en pharmacie. Je leur ai trouvé deux défauts : la quantité de déchets associée (les coussinets ne durent que quelques heures chacun) et leur forme plate qui les rend détectables si on a un soutien gorge fin et un haut près du corps.

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Étape 2 : les coussinets lavables préformés

Ces coussinets résolvent les deux inconvénients des coussinets précédents, mais ils ont un gros désavantage que je n’avais pas prévu : ils n’ont pas de face imperméable. Donc comme une éponge, quand ils sont pleins ils sont humides de partout et le lait arrive sur les vêtements. Ce qui est justement ce qu’on souhaite éviter en portant des coussinets !

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Étape 3 : les coussinets lavables avec une face imperméable

Ces coussinets ne mouillent pas automatiquement les habits quand ils sont pleins et ils sont lavables. Sauf que… ils ne sont pas discrets ! Leur forme est plate donc ils font des plis quand ils sont dans le soutien gorge, ce qui n’est pas pratique quand on porte des hauts près du corps.

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Étape 4 : les coquillages d’allaitement

Alors là j’ai mis longtemps à me décider de les acheter car les coquillages ce n’est pas végane (je suppose que l’entreprise en question ne se contente pas de récolter les coquillages vides sur des plages), mais l’aspect non jetable l’a emporté. En effet, nos déchets aussi représentent un problème pour les animaux, donc si une montagne de coussinets jetables est évitée par deux coquillages ça me semble rentable du point de vue éthique. C’était censé être très discret, tout doux et totalement réutilisable.

Comment dire… j’ai failli écrire au fabriquant pour lui crier mon sentiment de m’être faite arnaquer. Parce que non seulement ça n’absorbe pas le lait, évidemment, mais je n’ai même pas tellement testé si ça évitait les fuites car la pointe des coquillages était hyper visible sous les vêtements, c’était très gênant ! Et inconfortable car la taille moyenne que j’avais choisie est plus petite que mes aréoles. Donc les conseils de choix de la taille laissent à désirer. Et sincèrement, y a-t-il a des femmes qui sont satisfaites de ce produit ? Je suis tombée sur un lot défectueux ou c’est une arnaque complète ?

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Étape 5 : les coussinets en silicone

Pour le Pinto j’ai pu tester ce type de coussinets qui ne semblait pas exister quand j’allaitais le Béluga, et ça marche ! Enfin ! Je recommande donc les coussinets d’allaitement en silicone : au look sympa, discrets, efficaces, zéro déchet, qui dit mieux ?

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Étape 6 : surprise

Un coussinet d’allaitement, vous vous en doutez, ca s’enlève du sein pour laisser le bebe téter, et ça se remet ensuite. Et c’est là que je me faite rattraper par mon étourderie. J’oublie très souvent de remettre le coussinet.

Ceci a deux conséquences fâcheuses. La première, quelques heures plus tard, mon soutien gorge est mouillé et mon haut tâché par une fuite de lait, comme si je n’avais jamais mis de coussinet. Et  la deuxième, c’est que je cherche partout le coussinet en goguette !

Après avoir souvent perdu un coussinet dans le lit lors des allaitements nocturnes, le coup de grâce est venu quand je l’ai oublié sur le bureau de Doudou le jour où je suis venue présenter le Pinto à ses collègues de travail. Heureusement il a son propre bureau donc personne n’a remarqué l’étrange objet qui traînait…

Bref, ce jour-là j’ai décidé que les coussinets, j’en mettrai quand je reprendrai le travail et que je n’aurai donc pas de tétée à gérer à l’extérieur. Et à la maison ? La nuit, je mets un lange près de mon oreiller (ou carrément une serviette éponge, plus volumineuse donc plus facile à trouver dans le noir quand on n’est pas bien réveillé). Et le jour, j’utilise mes soutien gorge de grossesse (= des soutien gorge de plus grande taille et sans armature) qui sont assez mous pour qu’on puisse écarter la coque lors de la tétée et assez épais pour absorber de petites fuites de lait. Je suis donc mouillée certaines fois mais au moins je n’ai plus à gérer les coussinets, et étant actuellement mère au foyer personne ne s’attend à ce que je sois très apprêtée (si ce n’est pas une fuite de lait qui me tâche, ce peut être une régurgitation ou plein d’autres choses liées aux enfants directement ou indirectement – comme toutes ces taches que je me fais en cuisinant ou mangeant d’une main alors que je tiens un bébé avec l’autre).

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Je me demande quoi faire de tous ces coussinets maintenant que je n’en ai plus besoin. Quelqu’un en aurait-il l’utilité ? À part le Pinto qui aime les éparpiller…

 

Voilà, vous savez tout ! Ah oui, pendant combien de temps a-t-on des fuites de lait ? Ça varie selon les personnes, personnellement j’en ai pendant les 9 premiers mois d’allaitement je crois.

Bon samedi !

Décorations en bandes de papier

23 Déc

Bonjour !

Voici des décorations de Noël (qu’on peut adapter à d’autres occasions) qui sont à la fois jolies, faciles et rapides à réaliser et nécessitant très peu de matériel. On les a faites dans le cadre du calendrier de l’Avent du Béluga, mais pourquoi ne pas en faire une activité pour la soirée de Noël ? On peut les suspendre, les caler entre les branches du sapin ou les poser sur la table.

Comme pour les flocons à découper, je reprends dans cet article des idées connues pour les adapter à ma sauce minimaliste et écolo.

 

Fournitures
– Bandes de papier longues et étroites, à récupérer dans un magazine, une enveloppe ou du papier cadeau. Ici j’ai utilisé des bandelettes toutes prêtes pour quilling achetées il y a longtemps (j’aimerais me mettre au quilling) qui mesurent 50 cm de long pour 0,5 cm de large. Je pense qu’avec 1 ou 2 cm de large c’est très bien aussi.
– Ciseaux
– Agrafes, œillets ou éventuellement fil avec aiguille et dé à coudre
– Pour suspendre : perforatrice et ficelle, ou aiguille et fil épais

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Cœur à suspendre (mon préféré, joli et facile)

J’ai appris à le faire grâce à cette vidéo qui explique aussi comment récupérer de longues bandes de papier dans un magazine

– Couper 3 bandes de papier : Couper d’abord deux longues bandes (50 cm ici mais ça peut être moins long). Laisser la première intacte, ce sera le cœur extérieur. Couper la deuxième en deux, ce sera le cœur intérieur et la bande de suspension. Couper une troisième bande de taille intermédiaire (38 cm ici), ce sera le cœur intermédiaire.
– Plier en deux chaque bande à part la bande de suspension.
– Superposer les bandes les unes dans les autres par leur pli central : la grande, la moyenne puis la petite au milieu. Plier et placer la bande de suspension au centre.
– Tenir le pli et replier chaque bout de bande contre la bande de suspension, en commençant par les bandes du milieu. Ceci forme les 3 cœurs.
– Agrafer. À défaut, on peut aussi faire un point de couture.

Si on a seulement des bandes courtes (ou si on veut faire un cœur XXL), remplacer chaque bande pliée en deux par deux bandes non pliées. C’est un peu moins pratique car les plis permettent de caler les boucles avant d’agrafer le tout.

Suspendre grâce à la bande de suspension, avec une ficelle glissée dans un trou réalisé à la perforatrice ou un fil passé à travers avec une aiguille.

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« Boule » sans bande de suspension

– Couper 5 bandes de papier : 1 de la hauteur voulue pour la boule (par exemple 6 cm de long pour 1 cm de large), 2 un peu plus longues (par exemple 7 cm) et 2 encore un peu plus longues (par exemple 8 cm).
– Superposer les bandes dans cet ordre : grande, moyenne, petite, moyenne, grande.
– Aligner un de leurs bords, ajouter éventuellement au milieu et l’agrafer (ou mettre un petit œillet).
– Assembler leur autre bord (la bande centrale reste droite et les autres se courbent) et l’agrafer (ou mettre un petit œillet).

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« Boule » à suspendre

– Couper 2 bandes moyennes et 3 longues bandes.
– Superposer les bandes en alternant longues et moyennes.
– Aligner un des bords à part pour la grande bande du milieu : la faire dépasser un peu (2 cm par exemple).
– Agrafer et terminer comme précédemment.

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Losange

– Couper les 5 bandes comme pour la boule.
– Plier en deux les bandes moyennes et grandes puis les déplier.
– Superposer les 5 bandes comme précédemment en mettant à chaque fois la pointe du pli vers l’extérieur.
– Agrafer comme pour la boule.

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On a disposé ces décorations sur notre sapin (en plastique vert et doré, acheté d’occasion, je l’adore). Vous pouvez les apercevoir dans cette photo, où on voit aussi notre lutin de Noël pris d’une envie d’escalade.

Bon samedi !