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Je boycotte les éditions Fleurus

26 Fév

Bonjour !

Aujourd’hui j’ai besoin de parler des éditions Fleurus, dont les productions m’ont suffisamment déçue pour que je les supprime de chez moi. Et pour la note positive, je vous explique en seconde partie comment fabriquer un jeu de l’oie express.

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J’ai découvert les éditions Fleurus à travers leur collection P’tit garçon. Avec le Béluga, couvert de cadeaux par toute la famille, on a eu les livres, une mallette avec livre + puzzle, un livre de bain… A chaque fois, j’ai été surprise par des histoires d’une platitude achevée, où de plus les filles ne sont présentes que comme faire-valoir (Julie se fait sauver de l’incendie par les pompiers, etc), de même que les minorités visibles (jamais personnages à part entière, ce que j’ai vu). Bien sûr, quand elles ne sont pas tout simplement absentes : tous les personnages actifs sont des garçons à la peau bien blanche et au prénom toujours bien « français ». image

Une fois le Béluga un peu plus grand, je pensais être débarrassée de ces petits WASP (ah pardon, Fleurus est de tradition catholique) et de leurs histoires sans relief. Hé bien non, la collection P’tit garçon continue avec les cahiers d’activités, tout aussi lisses et bourrés de stéréotypes.

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Je trouve totalement irresponsable d’entretenir une vision du monde aussi ennuyeuse que fausse, à la fois en terme de sexisme et de multiculturalisme ! Car c’est dès la petite enfance qu’on construit les représentations sociales, comme le rappelle cet article sur l’égalité des filles et des garçons du super site des Vendredis intellos.

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Allo les éditions Fleurus ? Les filles aussi peuvent conduire des voitures, des scooters, des camions de pompier, des grues et des vélos. Ah ? On me souffle dans l’oreillette que chez Fleurus, la seule possibilité quand on est une fille, c’est d’être une princesse ! Heu… on n’a le droit à aucun vrai métier donc ? Côté cahier d’activités ça s’appelle Mademoiselle au lieu de Petites princesses, et on a juste le choix entre le salon de beauté et des coloriages – les autres activités, c’est peut être trop actif pour une fifille…150-coloriages-geants-pour-filles

Ahem, en fait à l’origine il y avait bien le pendant exact de la collection P’tit garçon : P’tite fille, avec effectivement des activités concrètes : faire le ménage, jouer à la dinette, à la poupée ou à la secrétaire. Vous vous étranglez ? Moi aussi. Et non hélas, ce n’est pas du tout une (mauvaise) blague mais visiblement un projet de société bien ancré dans cette maison d’édition.

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Allez Fleurus, je suis bonne joueuse, je note que vous avez aussi une collection Champions où la couverture des livres montre à la fois un garçon et une fille. Sur les couvertures, on voit les deux sexes au même niveau pour la natation, le judo et le foot, la fille au premier plan pour la danse et l’équitation, et le garçon au premier plan pour le rugby, le ski, le basket.

On retrouve ce mélange de titres modernes et de titres rétrogrades dans les collections des tranches d’âges suivantes : il y a par exemple « Le foot c’est aussi pour les filles » (wahouh, un titre militant pour faire passer la pilule de tous les autres) et « Emma aime trop manger » (une fille, forcément, et faisons comme si le surpoids était juste lié à un péché de gourmandise). Je trouve ces livres dangereux. Comme le Dico des filles, qui sous couvert d’info se livre à une désinformation complètement scandaleuse, comme expliqué ici pour l’édition 2014.

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Résumons ce que je comprends du projet éditorial : un pas en avant et deux pas en arrière pour le sexisme, arrière toute pour la sociologie. Alors adieu Fleurus !! Vos gros livres d’histoires du soir sont pratiques, mais je vais m’en débarrasser, de même que les quelques magazines Abricot qu’on nous a offerts. Et désormais je me fournirai ailleurs, il y a d’autres maisons d’éditions plus actuelles, plus responsables et plus ludiques.

PS : Pour moi, le point de vue étriqué des éditions Fleurus sur la société n’est pas spécialement lié au catholicisme, même si il est vrai que certains catholiques sont terriblement à côté de la plaque.

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Jeu de l’oie express

Comme le Béluga avait aimé le jeu de l’oie du cahier d’activités Pompier, je lui ai proposé de le recréer en choisissant un autre thème (parce que le cahier d’activité, il va soit finir brûlé soit, plus raisonnablement, partir à la poubelle de tri). J’attendais une idée du type « animaux », « fruits », « construction d’une maison »…

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Lui, voulant sans doute me faire plaisir, propose le thème « princesse ». Hé oui, c’est ça aussi les stéréotypes de genre : ça réduit l’imagination ! Au lieu de l’arc en ciel, on ne pense plus que bleu ou rose. Au lieu de tous les thèmes possibles, on n’a plus le choix qu’entre véhicules/dinosaures/chevaliers ou princesse/mode/dinette. Et quand on découvre un bonhomme pompier dans le premier Kinder surprise de sa vie, on pense que « les Kinder surprise, c’est que pour les garçons » !

Bref. Tirée du jeu de l’oie du fameux cahier d’activité, voici la marche à suivre pour créer un mini jeu de l’oie :

  • Dessiner un parcours en 18 cases. Le Béluga a décalqué les contours du fameux jeu en utilisant un papier assez fin (oui c’est bien un antique « papier machine »).

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  • Sur la case 5, dessiner un objet permettant d’avancer de 2 cases. En thème princesse, le Béluga a choisi un carrosse.
  • Sur la case 9, dessiner un objet obligeant à passer son tour. Pour nous, un puit.
  • Sur la case 12, dessiner un objet permettant d’avancer de 1 case. Pour nous, un dragon.
  • Sur la case 17, dessiner un objet obligeant à reculer de 4 cases. Pour nous, quelqu’un qui nous pousse (c’est toujours le Béluga qui a choisi ^^).

Écrire le titre de votre jeu, trouver ou fabriquer un dé à 6 face et prendre 2 petits objets pour les pions (ici une bougie flottante et un badge).

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Voilà, amusez-vous bien ! Le jeu se fabrique en 2 minutes et une partie se joue en 5 minutes environ. C’est donc une activité parfaite quand on a un enfant et un quart d’heure de temps libre.

Et si vous en avez, donnez-moi des idées de références/maisons d’éditions sympa pour acheter des recueils d’histoires du soir… Pour le moment on utilise nos albums et deux recueils des éditions Lito que j’avais soigneusement conservés depuis mon enfance. Il faut aussi qu’on retourne à la bibliothèque, abandonnée depuis la naissance du Pinto car pas pratique d’accès. Merci d’avance.

Bon dimanche ! Promis, dimanche prochain on parle à nouveau de nourriture !

 

Les 6 premières semaines avec le Pinto

1 Jan

Bonjour !

Je reprends la série du Coin des petits, pour le Pinto cette fois. Et je vous ai mis dans un seul (long) article l’accouchement et les 6 premières semaines, afin de ne pas lasser celles et ceux qui viennent ici pour la cuisine.

Comme d’habitude, ceci est simplement un témoignage de comment ça s’est passé ici, pour ceux qui veulent savoir comment ça se passe chez les autres. Mais chaque famille est différente, donc vous le savez : écoutez vous, et prenez ici comme inspiration ce qui vous parle, et laissez sans remords le reste de côté.

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Récit d’accouchement du Pinto

Vous aviez déjà ma liste d’idées pour se préparer à un accouchement et le récit d’accouchement du Béluga, voici maintenant celui du Pinto.

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Quand c’est pas l’heure, c’est pas l’heure

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Plage de Corbière, déserte en septembre

Et si le Pinto avait envie de sortir aussi tôt que son grand frère ? 3 semaines avant la date annoncée pour le terme de la grossesse, nous étions prêts à l’accueillir. Mais le temps a continué à passer, avec quasiment aucune contraction. Nous n’étions pas mécontents que le Pinto reste un peu plus au chaud que le Béluga, car ses débuts avaient été difficiles, et il parait qu’un bébé plus à terme a plus de force (pour téter notamment, ce qui avait été notre problème) et est plus calme (ce qui avait aussi été difficile à gérer pour moi qui suis phobique des pleurs de bébés et bambins).

2 semaines avant la date annoncée, je libère Doudou des préservatifs imposés depuis la naissance du Béluga dans un but de contraception (je n’ai pas eu/pris le temps de trouver quelqu’un pour me poser un DIU) puis continuée pendant la grossesse pour mettre toutes les chances du côté de la non sortie prématurée du Pinto (je sais que les prostaglandines du sperme ne suffisent probablement pas à déclencher un accouchement, mais quand même, pour le Béluga ça avait semblé décisif). Effectivement, après chaque rapport, des contractions surviennent et font que le bébé descend vers le bas du ventre, mais au bout de quelques heures elles s’arrêtent puis, au cours de la nuit suivante, le bébé s’étale à nouveau dans toute la hauteur de mon ventre.

Nous continuons à nous tenir sur nos gardes et à deux reprises faisons dormir nos parents à la maison pour cause de câlins contractions. Le matin de la date du terme, nous partons même à la maternité. Fausse alerte, le col est mou et dilaté à 2 doigts, mais il n’évolue pas au cours de l’heure d’examen. La sage femme de garde est confiante sur le fait que ça va arriver bientôt, dans la journée, pense-t-elle… En fait non, comme les autres fois, les contractions se calment au bout d’une dizaine d’heures.

2 jours après le terme, nous avons rendez-vous à la maternité pour vérifier que le bébé va toujours bien. Il va bien mais on commence à me parler de déclenchement au plus tard dans 5 jours. Arg, ça ne me botte pas du tout comme idée ! Pour le Béluga, je suis persuadée d’avoir pu accoucher vite car j’étais dans ma bulle, loin du contexte médical, alors j’ai peur qu’avec un déclenchement l’accouchement dure des plombes, avec à la clé une douleur qui ne serait plus gérable sans péridurale. Je signale au gynécologue donc que la date du terme calculée à partir de a date de début de grossesse m’a toujours parue en décalage avec mes dates de dernières règles et de début de grossesse. Et en fait c’était effectivement une date de terme erronée, que personne n’avait pensé à recalculer lors de mon suivi de grossesse. Bref, on gagne 4 jours et c’est toujours ça de pris pour que le Pinto sorte peut être spontanément !

2 jours après le nouveau terme, et alors que je bouge beaucoup (maison en escaliers + déballage de cartons + école en escaliers + grandes ballades dans le village), toujours aucun changement… à part une diminution du liquide amniotique vue à l’échographie de suivi. On m’annonce donc un déclenchement pour le lendemain matin, arg ! La procédure impose un monitoring à 21 h puis une hospitalisation avant déclenchement à 6 h le matin. Sauf qu’aucun examen ni geste ne sera effectué pendant la nuit. Donc, je demande à passer la nuit chez moi. Comme j’insiste fortement, la sage femme demande finalement l’avis du gynéco, qui accepte ma demande. Ouf !

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Quand faut y aller, faut y aller

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J’ai 18 h pour parvenir à inciter le bébé à sortir avant le déclenchement, donc je suis déterminée à tenter toutes les méthodes de grand mère. Je fais donc : du shopping, des escaliers, de la marche, le nettoyage des vitres, et quand Doudou rentre du boulot, un exercice d’haptonomie destiné à mettre le bébé bien dans l’axe du bassin et les derniers câlins avant un moment (oh l’excuse de déclencher l’accouchement !).

J’informe le Béluga que son frère va naître le lendemain ou au plus tard le surlendemain. Il est soulagé ! A force d’attendre la naissance, il avait fini par m’avouer quelques jours avant : « J’ai peur que le bébé (ne) nai(sse) jamais. »

Vers minuit, j’ai des contractions, comme attendu. Vers 4 h, les contractions sont toujours là, un peu douloureuses – c’est bon signe ! A 4h45, je sens comme un petit coup de poing dans la région du col de l’utérus. Est-ce la perte des eaux, même si aucun liquide ne sort ? Probablement, puisque de toute façon il restait peu de liquide, et qu’ensuite les contractions se font réellement douloureuses. Je me lève car je n’arrive plus à les gérer sans bouger.

A 5 h, le réveil sonne, Doudou se lève et me trouve avec des contractions vraiment douloureuses. De toute façon, il était l’heure de partir pour le déclenchement. Dehors, c’est l’orage, ça me distrait un peu pour gérer les contractions pendant le trajet, heureusement assez court.

A 5h30, nous arrivons à la maternité et réveillons les sage femmes de garde. Arrivés dans la salle de travail, Doudou enlève mes habits du bas et je monte à 4 pattes sur la table afin de m’allonger… ce que je n’ai pas le temps de faire avant d’avoir extrêmement mal. Si ça dure, je demande la péridurale ! Je ressens l’envie de déféquer et demande à Doudou de faire venir les sage femmes, qui se préparent.

A 5h35, je pousse un cri qui fait accourir tout le monde. Doudou vient vers ma tête et la sage femme tend les bras pour attraper le bébé dont la tête est déjà sortie – le reste du corps suit immédiatement. Tout le monde cherche sa montre, il est moins de 5h40 et le Pinto est né. Il a pris son temps pour se décider, mais ensuite il a fait encore plus vite que son frère ! Heureusement qu’on n’a pas prévu de faire un troisième enfant – si on change d’avis, on prendra des cours d’accouchement à domicile…

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Les premiers jours avec le Pinto

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Après la naissance, nous restons un moment dans la salle de naissance. La sage femme me recoud une déchirure. Une auxiliaire de puériculture passe à deux reprises pour emmener le bébé afin de lui faire les premiers soins, le peser et l’habiller – je refuse à chaque fois, en expliquant que tant qu’on me recoud je garde bébé sur moi pour me distraire des petites douleurs. En fait, je souhaite surtout le garder en peau à peau un moment – et c’est d’ailleurs ce qui est recommandé pour le bébé, elle devrait le savoir ! Finalement, après la relève, une nouvelle auxiliaire de puériculture passe et réalise ces opérations directement dans la salle de travail, sous mes yeux. Elle m’explique au passage qu’elle lui donne de la vitamine K ; mais bizarrement elle ne m’informe pas qu’elle lui met du collyre, alors que c’est noté comme fait dans son carnet de santé.

Pour les débuts de l’allaitement (ce grand sujet dont notre société a globalement oublié la culture, et donc les habitudes et connaissances associées), plutôt que d’écouter les conseils du personnel à la formation forcément approximative à ce sujet (et qui met d’autorité mon sein dans la bouche du Pinto !), je consulte le site de référence, celui de LLL : notamment ce bref article sur les questions habituelles au début de l’allaitement et celui-ci qui détaille, heure par heure, ce qui se passe lors des premiers jours d’allaitement.

A la maternité, j’ai une chambre de luxe : chambre individuelle située à un étage calme (certaines chambres sont à l’étage des consultations et des accouchements, ça ne doit pas être très reposant), avec apparemment un service de restauration haut de gamme dont vous avez eu un aperçu ici. On a demandé à nos parents de participer à la chambre comme cadeau de naissance, puisque côté matériel on a déjà quasiment tout. Au passage, nous n’avons pas fait de liste de naissance et c’était une erreur notable : nous avons été inondés de cadeaux inutiles, notamment de la part des nombreux amis de nos parents. Un vrai gâchis très frustrant pour moi. J’aurais dû faire comme pour le Béluga donner une ligne claire : « en 3 ou 6 mois, des pyjamas chauds qui s’ouvrent devant, des chaussettes, des bonnets, des bodys qui s’ouvrent devant » (ça laisse quand même le choix esthétique à l’acheteur).

J’avais réfléchi à la possibilité d’accoucher à domicile, mais je préfère la maternité pour plusieurs raisons. La première : le lit médicalisé, qui permet de s’allonger ou s’assoir juste en appuyant sur la télécommande, sans faire travailler les muscles fatigués par l’accouchement, et la douche à l’italienne pour se laver et faire pipi sous la douche (avec l’eau, ça fait moins mal quand on a une cicatrice) sans avoir à soulever les pieds… La seconde : les professionnels de santé qui viennent dans la chambre, les sage femmes pour regarder si je cicatrise bien, les auxiliaires de puériculture pour peser le bébé ou m’aider à la consoler la nuit, l’ostéo pour faire un premier bilan, l’ORL pour vérifier son audition, le pédiatre pour le bilan des 8 jours, la correspondante de l’Assurance maladie pour le PRADO (suivi à domicile par une sage femme après la sortie de la maternité – super !). Si j’avais accouché à la maison, il aurait fallu que je sorte de mon lit pour au moins une partie de ces consultations.

Doudou reste avec le Pinto et moi une grande partie des journées, que le Béluga passe à l’école ou avec ses grands parents, aux petits soins comme toujours. Le soir après dîner, Doudou rentre dormir à la maison avec le Béluga, comme prévu. Moi je suis plus courageuse pour passer la nuit sans Doudou que lors de la naissance du Béluga, et je n’hésite pas, une nuit, à sonner pour avoir un coup de main pour gérer le Pinto qui râle sans pouvoir se rendormir alors qu’il est 4 h du matin. Le personnel de la maternité est très aimable, ça aide à oser les « déranger ».

Côté baby blues, ça va plutôt bien. C’est survenu plutôt la deuxième semaine, sans doute en partie à cause de la fatigue. En effet, comme pendant toute la grossesse, la période 3 h – 5 h du matin est une période d’éveil du Pinto… J’espère que ça s’estompera vite, parce que c’est dur pour les nerfs d’avoir à gérer son insomnie en plein milieu de la nuit ! Concrètement, dur pour les nerfs ça signifie que tu as envie de jeter ton bébé contre le mur pour qu’il se taise et que tu puisses dormir… Oui, c’est affreux de penser ça face au même bébé qui te remplissait d’amour et d’émerveillement quelques minutes plus tôt, mais l’épuisement ça peut donner ça. Et dans ces moments tu comprends pourquoi il est écrit partout qu’il ne faut pas secouer les bébés… ça ne parait plus une évidence dans ces moments-là. Alors quand le papa est là, on le réveille pour passer le relai et souffler quelques minutes, ouf ! Sinon on peut poser le bébé et sortir quelques minutes de la pièce pour manger quelque chose par exemple (je parle pour moi ^^), il vaut mieux le laisser hurler plutôt que devenir violent… Mais avec un autre enfant on ajoute le risque de le réveiller. Et avec le cerveau embrumé de nuit et de fatigue, bon courage pour pondérer tout ça.

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Les premières semaines avec le Pinto

Globalement, le Pinto est un bébé très calme. A notre grand étonnement, il accepte d’être posé encore éveillé dans son lit, où il s’endort ensuite tranquillement (posé sur le ventre), à moins qu’il ne passe de longues minutes à regarder ce qui l’entoure (posé sur le dos).

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Nous sommes également très surpris qu’il ne s’endorme pas immédiatement quand on le porte en écharpe, Doudou a même l’impression que son calme en écharpe correspond à de la résignation. A la différence du Béluga, il ne semble pas déterminé à vivre en corps à corps quasi permanent avec nous. Parfois, notamment en début de soirée, il nous fait comprendre qu’il a envie de dormir dans nos bras, mais c’est plutôt une exception.

Autre grande différence avec le Béluga, il passe la majeure partie de la journée à dormir – sur son lit ! Vous pouvez lire dans cet article des informations utiles sur le sommeil des bébés les premières semaines, notamment le fait qu’à cette période la nuit est forcément ponctuée de réveils, le fait que les petits dormeurs pleurent plus que les gros dormeurs puisqu’ils sont éveillés plus longtemps et l’importance des tétées nocturnes pour la mise en place de l’allaitement.

En moins de deux jours, le Pinto émet deux niveaux de signaux de mécontentement : ceux où il montre son désaccord, et les hurlements de colère (par exemple quand on le déshabille puis qu’on le pose sur une balance). Ça me permet de beaucoup moins paniquer que pour le Béluga, qui ne semblait avoir que les hurlements comme moyen de communication les premiers mois.

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Le Béluga est très content que le Pinto soit enfin là. On dessine sur une grande feuille le contour des deux enfants, et on la décore ensuite. Une manière de fêter ensemble les deux enfants et, implicitement, de montrer au Béluga que le Pinto est beaucoup plus petit que lui, donc fragile. Pour amorcer positivement leur relation, on (les parents) a offert un cadeau de naissance au Béluga et nos proches ont eu la délicatesse d’offrir au Béluga un petit cadeau quand ils en apportaient un pour le Pinto. Sur un plan moins matériel, le Béluga passe une bonne partie de son temps libre chez ses grands parents, pour leur plus grande joie à tous, et ceci a facilité je pense le fait qu’il se sente aussi choyé qu’avant l’arrivée du Pinto.

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En deux ou trois jours, le Pinto a compris que quand je l’allonge contre moi il peut arrêter de râler pour demander à manger : il lui suffit d’attendre quelques dizaines de secondes pour que j’ouvre mon T shirt et il aura ce qu’il souhaite.

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A dix jours, le Pinto reçoit un mobile pour son berceau de la salle à manger. Il semble comprendre qu’on tapant le long de la paroi en tissu, il le fait vibrer. Pour le choix de ce berceau, nous en sommes contents même s’il est cher. C’est notre luxe pour ce nouveau bébé. De la marque Bednest, ce berceau est beau, « design », de hauteur et d’inclinaison réglable, super pour voir le bébé de l’extérieur grâce aux parois  en résille, pliable très facilement (parfait pour l’emporter en voiture) et fabriqué en Europe. Attention par contre, je le trouve mauvais comme lit de cododo (notre idée initiale) car les parois ne sont pas amovibles et qu’il ne peut pas sa mettre à la hauteur d’un lit futon.

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Le Béluga prend très au sérieux son statut de grand frère. Nous lui répétons qu’il n’a pas à gérer (porter, laver…) le Pinto car c’est le travail des parents, mais bien sûr il peut le distraire. Et le Béluga adore toucher le Pinto, lui sourire, d’autant que nous lui disons (parce que c’est vrai) qu’il est la personne que le Pinto semble préférer, celle à qui il sourit le plus. Par contre nous devons sans cesse lui rappeler de ne pas bouger trop vite, trop serrer, embrasser le Pinto pour ne pas l’effrayer ou le rendre malade. J’imagine que ce n’est rien à côté des rappels et de la surveillance qu’on doit faire quand l’ainé a 2 ans !

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Le Pinto semble souffrir du ventre : il tend ses jambes, crie dans son sommeil puis émet des gaz bruyants. Les massages du ventre ne le soulagent pas, au contraire, sans doute parce que ses intestins sont pleins d’air. On met en place un rot systématique après les tétées en journée (la nuit, le bénéfice est moindre) et effectivement les rots sont impressionnants ; le Pinto avale sans doute de l’air quand il gère le fort afflux de lait. Et pour les gaz peut-être produits lors de la digestion,  je lui donne des probiotiques L. reuteri, sous une forme pratique quand on allaite : 5 gouttes de Biogaia Protectis par jour, dans une petite cuillère. Je n’ai pas testé les probiotiques en poudre Lactibiane mais on m’a donné une astuce si besoin : déposer la poudre sur le mamelon avant une tétée.

Le Pinto a un strabisme : il louche très souvent. C’est normal pendant les 2 premiers mois, et effectivement ça s’estompera rapidement ensuite.

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Le Pinto en « transat humain », une position idéale pour interagir confortablement avec lui ou lui donner un médicament

Côté rythme, au bout de quelques semaines le Pinto se réveille à 7h et a presque une heure d’éveil calme avec une bonne partie dans son berceau. A 9h, il est fatigué donc grognon et se rendort pour une heure de sieste dans mes bras (j’adore l’avoir contre moi). La sieste suivante arrive vers 11h30 et je l’endors dans les bras puis le pose dans son berceau. Pour la sieste de 14h, on s’allonge tous les deux en cododo dans la chambre parce que je sais qu’il est très important que je m’allonge et dorme pour récupérer complètement de l’accouchement (d’autant que le reste de la journée je porte beaucoup le Pinto et pratique beaucoup les escaliers). Il se réveille à 16h, et s’il ne s’est pas réveillé spontanément, c’est moi qui le fait car on part en porte-bébé chercher le Béluga à l’école. Ensuite on va au parc jusqu’à 18h et souvent le Pinto dort tout le temps. De retour à la maison, il se rendort généralement dans les bras peu après 18h, puis après plusieurs tétées groupées, fait une dernière petite sieste à 20h, posé endormi dans son lit de cododo. Il s’endort pour la nuit, au sein, vers 22h30 puis se réveille à 1h30, 4h, 6h ; à chaque fois je ne réfléchis pas et lui tend le sein pour qu’il se rendorme sans que j’aie à me lever. Et selon les momens, soit le Pinto dort à côté de moi, soit il dort carrément sur moi et j’aime ça aussi. Je sais, pour l’avoir pratiqué avec le Béluga, que ça n’en fera pas un enfant collé à sa mère, donc j’en profite tant que ça me plait, sans me poser de question, je sais que quand j’en aurai assez je trouverai les ressources pour lui apprendre à faire différemment, ou que quand il en ara assez il me le montrera. Etre parent pour la deuxième fois ça permet de se poser tellement moins de questions !

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Notre chambre pour les premières semaines du Pinto

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Un lit futon : Pour éviter les chutes de lit, comme ça nous est arrivé à Paris. Par contre ce n’est pas une bonne idée pour récupérer de l’accouchement ! En effet, se lever et se coucher, a fortiori avec un bébé dans les bras, fait travailler le périnée. Mais ensuite, quelle tranquillité de pouvoir siester avec le bébé puis le laisser dormir sur place si on se réveille avant lui ! Bien sûr, le matelas ne doit pas être mou, les oreillers écartés et la couverture tendue pour diminuer les risques d’étouffement.

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Un vrai lit de cododo : Pour éviter tout mouvement inutile de ma part quand je gère les tétées nocturnes, à la différence d’avec le Béluga. Nous avons le Baybybay Midi et je recommande chaudement cette marque, les produits sont vraiment bien pensés ! Nous n’avons pas pris la forme arrondie car le lit étant contre le mur, il n’y a aucun risque de se cogner au lit de cododo en passant à côté. Côté matelas, comme pour le nôtre et celui du Béluga, il est en latex et fibres de coco.

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Suspendus au lit de cododo, un lange et de petites couvertures. Au-dessus, un tableau de Geneviève Laget.

Deux coussins et un « coussin de maternité » pour me constituer un support de sommeil en position semi assise (pour quand le Pinto dort sur moi) et éventuellement des accoudoirs pour allaiter. J’ai aussi une gourde d’eau, un lange (pour les fuites de lait du sein que le bébé n’a pas en bouche), une veilleuse.

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Le Pinto sur son matelas ergonomique toutes options (chauffage, alimentation, musique corporelle…)

Un petit matelas à langer : Petit pour que le bébé ne soit pas effrayé par ses possibilités de mouvement pendant le change. J’ai le matelas gonflable Ikea (comme d’habitude acheté d’occasion) et j’utilise une petite couverture pour à la fois recouvrir le haut du corps du Pinto (pour éviter qu’il ait froid pendant le change) et le caler (pour éviter qu’il ne se sente rouler de gauche à droite). Les premiers jours, j’emmaillotais le Pinto dans la diagonale d’un lange pour bien contenir ses mouvement de bras pendant le change, ça le rassurait.

J’avais acheté une table à langer (Alice de Combelle, en bois massif PEFC et fabriquée en France) mais vue la différence de hauteur avec le futon, je préfère changer le Pinto avec le matelas posé directement par terre. Comme ça, pendant qu’il s’aère les fesses en observant autour de lui, je peux m’éclipser pour me brosser les dents par exemple.

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A côté du matelas à langer, je mets tout ce qu’il faut pour le change et les soins des premières semaines : du liniment (maison ou, comme sur la photo, reçu en cadeau), du papier toilette (pour le premier nettoyage des selles), une pile de carrés en tissu éponge type débarbouillette (pour finir le nettoyage et mettre le liniment), des couches jetables écologiques (la gestion des lessives est compliquée au début je trouve, donc je ne m’ajoute pas la pression des couches lavables – j’ai utilisé 5 paquets de 24 couches taille 1 Tidoo puis on 2 paquets de taille 2), un mini radiateur, la corbeille métallique qui reçoit les débarbouillettes et les couches sales.

Un grand ballon pour continuer à le bercer quand mes jambes ne nous portent plus. Sinon ce qui l’endort le plus vite est quand on monte et descend des escaliers…

Dans le placard de la chambre sont rangées les autres affaires du Pinto : bodys qui s’ouvrent devant, pyjama qui s’ouvrent devant (celui-ci m’a beaucoup tentée, je le trouve rigolo), bonnets, combinaisons en peluche/surpyjamas, gilets et ponchos, chaussons et moufles, langes, stock de couches, turbulette (mais en fait on ne s’en sert pas) et petites couvertures, sorties de bain en éponge, draps housses (pour le lit et le berceau, le matelas à langer, le transat Transatdo de Béaba qui me sert aussi de transat en dehors du bain), porte-bébés (écharpe Storchenwiege, porte-bébé Boba 4G et sling Tonga).

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La supplémentation en vitamine D du Pinto

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Importance et solutions habituelles

La vitamine D est particulièrement importante chez les bébés et les enfants pour éviter le rachitisme. Son rôle le plus connu est de permettre l’absorption du calcium : on peut consommer tout le calcium qu’on veut, si on est carencé en vitamine D, on ne pourra pas le fixer. La vitamine D a également d’autres rôles importants.

Il y a de nombreux produits sur le marché français pour supplémenter les bébés en vitamine D. Le liste en est dressée par la Commission nationale de pharmacovigilance à la page 7  de son compte-rendu du 23 novembre 2010. Au passage, ce compte-rendu rappelle que l’Uvestérol ADEC (vitamines D, A, E et C) est indiqué chez les bébés prématurés donc je ne comprends pas pourquoi il m’a été prescrit sans explication à la sortie de la maternité.

Pour les mamans allaitantes, le discours classique est que le lait maternel ne permet pas de couvrir les besoins en vitamine D du bébé, surtout dans nos sociétés qui exposent peu les bébés (et les adultes !) au soleil. Comme la mère n’a pas assez de vitamine D dans son sang et dans son lait, il faut en donner au bébé (et il faudrait aussi en donner à la maman, et à la plupart des adultes de nos sociétés).

La question du type de vitamine D

La vitamine D existe sous différentes formes. La vitamine D2 est d’origine végétale, mais son action dure moins longtemps que celle de la vitamine D3, pour une dose identique. Il est donc particulièrement important de la prendre chaque jour, sans oubli. A noter, le Sterogyl contient de l’alcool donc les gouttes prises sans dilution dans un biberon de lait (ou un verre d’eau) n’ont pas bon goût.

Ma version

Une équipe travaillant depuis plusieurs années sur la question de la supplémentation des mères allaitantes en vitamine D a montré que que si la mère consomme quotidiennement 6400 UI de vitamine D3, les bébés en allaitement exclusif ont un statut normal en vitamine D. 6400 UI ça correspond par exemple  16 gouttes de Sterogyl (celui en flacon compte-goutte dosé à 2000000 UI/100 mL, vendu sans ordonnance en pharmacie).

Moi, je prends déjà chaque jour 1 comprimé de multivitamines spécial grossesse végane (Deva vegan prenatal, acheté sur un site revendeur officiel de la marque Deva pour éviter les contrefaçons) qui contient, entre autres, 400 UI de vitamine D, donc j’y ajoute désormais 15 gouttes de Sterogyl diluées dans un peu d’eau, et ainsi je n’ai plus besoin de donner de vitamine D au Pinto.

A noter, je prends quotidiennement le comprimé de multivitamines spécial grossesse végane depuis le désir de conception (pour combler d’éventuelles carences avant le début de grossesse) jusqu’à la fin de l’allaitement. Durant toute cette période, je prends également quotidiennement des oméga 3 EPA/DHA (sauf lors du dernier trimestre de grossesse).

La question de l’hypervitaminose maternelle

2000 UI/j est considéré comme ne posant pas de problème. 6400 UI/j est beaucoup plus élevé. Une hypervitaminose D peut causer de graves problèmes. Les études de l’équipe de Hollis ne montrent pas d’hypervitaminose D avec 6400 UI/j chez la mère, par un dosage sérique de vitamine D et de 25(OH)D.

La question de l’alcool

Dans 15 gouttes de Sterogyl, il y a 0,21 g d’alcool pur. Pour un maman de 65 kg, ça donne 0,0032 g/kg. Environ 5 % passe dans le lait et la concentration diminue à une vitesse de 0,15–0,2 g/L/h, soit 0,00016 g/L de lait maternel (au pic d’alcool, qui survient environ 60 minutes après la prise) qui est donc totalement éliminé (métabolisé) au bout de quelques minutes. L’apport d’alcool dû aux 15 gouttes quotidiennes de sterogyl que je consomme est donc sans danger, d’autant plus que par une précaution supplémentaire je les prends juste après la tétée du matin (9 h), qui est suivie d’au moins 2 h sans tétée.

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Bon dimanche et bonne année 2017 !

Le Béluga de 3 ans et demi à 4 ans

31 Juil

Bonjour !

Voici des nouvelles du Béluga. Pour les bilans suivants, je ferai peut-être des articles couplés pour le Béluga & le deuxième enfant… On verra bien comment les choses se mettent en place.

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Le développement du Béluga de 3 ans et demi à 4 ans

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Palette d’aquarelle avec 12 couleurs 100 % naturelles (Ökonorm)

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A 42 mois, pendant quelques jours il dort particulièrement mal et a tellement peur la nuit qu’on doit aller le chercher dans son lit principal (situé dans sa chambre) pour l’amener dans son lit à barreaux situé en cododo dans notre chambre. On essaye d’en parler pour savoir ce qui le gêne, de lui expliquer que ce n’est pas tenable pour nous, de faire en sorte de remplir son réservoir affectif. Rien n’y fait.

Je propose un conseil de famille pour trouver des solutions, mais à chaque fois que j’aborde avec le Béluga le sujet des nuits en disant qu’il y a un problème donc qu’on doit trouver des solutions, il dit « j’ai pas d’idée ». Je pense qu’il a besoin qu’on lui propose/impose quelque chose de précis. Je fais donc la liste des contraintes. Pour moi, c’est ne rien avoir à faire la nuit (en particulier, ne pas avoir à me lever). Pour Doudou, c’est avoir un vrai temps avec moi le soir (donc pas entre 22h20 et 23h00) et ne pas se faire réveiller plus d’une fois par nuit.

Je propose donc au Béluga de s’endormir directement sur son lit situé dans notre chambre, ce qui lui évitera le stress de nous rejoindre dans la nuit quand/s’il se réveille (et à nous, ça évitera de nous lever). En contrepartie, « parce que son papa est très triste de ne pas me voir le soir », il doit s’endormir seul, bien sûr après avoir tété. Il râle, évidemment, et je lui précise qu’il a le droit d’être mécontent et de le dire, mais que dans une famille on doit faire attention à chacun, et que actuellement son papa n’est pas bien donc on doit changer les choses pour lui. Il m’appelle 2 fois pour que je le mouche (il a effectivement le nez qui coule) et je lui propose de s’endormir avec de la musique. Il accepte et s’endort au son du radio réveil (radio Latina !). Cette méthode fonctionne très bien, même après une semaine de vacances (et donc d’endormissement au sein) qui a lieu à peine 5 jours après le démarrage de ce nouveau rituel.

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A 43 mois, le Béluga me dit : « Les parents des autres enfants de la classe leur disent : « Non non non ! ». » Je lui répond que nous aussi, ça nous arrive. Il nie, alors que quelques minutes avant je lui avais dit : « Non non, on ne découpe pas sur le lit, sinon on va y oublier de petits morceaux de papier qui vont nous piquer les fesses et nous gratter le dos ! On va faire le découpage dans la salle à manger. ». En fait, je pense avoir compris ce qu’il veut dire : Doudou et moi ne disons jamais « non » sans ajouter immédiatement une explication. On a envie de le faire à la fois par respect pour son intelligence (il a, comme nous, envie de comprendre le pourquoi des règles) et pour éviter qu’il ne nous dise « non » par mimétisme. Et on a la capacité de le faire parce que globalement on est deux adultes pour s’occuper d’un enfant, ce qui fait que dès que l’un de nous a son réservoir affectif vide, donc plus de capacité d’être à l’écoute du Béluga, il peut passer la main à l’autre parent afin de prendre du temps pour soi (ne serait-ce que 10 minutes à feuilleter des livres de cuisine dans la salle de bain, moi ça me requinque déjà bien !).

Le Béluga joue avec les rimes et on continue à s’amuser à remplacer les syllabes des chansons.

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Mais où sont cachées les 3 petites voitures ?…

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A 44 mois, les deux versions de Noël coexistent harmonieusement dans sa tête. D’une part, il sait que « à Noël ceux qui nous aiment nous font des cadeaux » et m’a vu en acheter et en emballer (pas les siens, bien sûr, sinon il en aurait eu envie). D’autre part, il est persuadé d’avoir rencontré le père Noël au spectacle de fin d’année du travail de Doudou, et le soir de Noël mes parents l’ont emmené se promener dehors voir s’il l’apercevait – le temps qu’on dépose tous les cadeaux au pied du sapin. Toute notre famille est donc rassurée de pouvoir jouer au père Noël avec lui, et moi satisfaite de ne pas avoir à lui mentir de manière éhontée. On joue à faire semblant que le père Noël existe, comme on peut jouer, adulte, à penser qu’on a un ange gardien ou que nos chers disparus sont chacun une étoile la nuit.

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L’ersatz de sapin de Noël dans notre appartement, en attendant les « vrais » des grands-parents : une guirlande et quelques décorations accrochées à l’aide de magnets sur notre grand radiateur mural

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Un jour, le Béluga dit à sa nounou : « Je ne mange pas de viande chez moi parce que mes parents n’en mangent pas. Je peux en manger chez les grands-parents, à la cantine, chez toi… »

Il dit ne pas aimer la soupe, mais la mange sans problème passées les 2 premières cuillères – on mange devant une histoire ou un dessin animé. Il demande parfois à manger du pain de mie.

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Il ne mange pas trop de riz, alors pour lui en donner de manière ludique on forme des cubes, comme ici.

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Le Béluga est toujours sensible au sucré. Le mercredi, il me dit avoir refusé un chocolat, conformément à mon souhait qu’il refuse généralement les confiseries. Le vendredi, il me dit avoir accepté de manger des bonbons car ses deux copines de nounou ont accepté. Le soir même, il était irritable, demandant à téter, voulant manger du sucré à la place du repas, etc. A bas les bonbons proposés aux enfants à tout bout de champ ! Ça ne leur rend pas service !

Il écrit son prénom, lettres à l’envers mais mot pour la première fois de gauche à droite.

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A 45 mois, on joue à celui qui s’habille le plus vite. Il n’arrive pas à pressionner les 3 boutons d’épaule de son col roulé. Je saisis cette occasion de lui expliquer que ces pressions sont difficiles à attacher soi-même et qu’elles sont là car les bébés n’aiment pas enfiler les cols roulés qui leur serrent le visage. Il est d’accord pour passer aux cols roulés de grand, sans pression, qu’il pourra donc enfiler entièrement seul. Et ça m’arrange, parce que les pressions ne se font plus sur les cols roulés taille 4 ans…

Je l’emmène avec moi voir mon docteur (pour la prescription d’un bilan sanguin) afin de dédramatiser le fait d’aller chez un médecin (pas d’otoscope, ni de piqûre !) puis je demande au labo d’analyse s’il peut venir avec moi dans la salle de prélèvement. L’infirmière, très gentille, lui explique les étapes et il voit que la piqûre dure longtemps mais que je la supporte bien. Je prévois aussi de l’emmener voir mon rappel de vaccination… c’est qu’il va falloir lui en faire un, alors je prépare ! On a aussi pris rendez-vous chez une psychologue formée par Isabelle Filliozat, pour parler phobie médicale et éventuellement le rassurer sur les nuits (on dort côte à côte et pourtant il cherche souvent à se serrer contre moi pendant la nuit, ce qui me réveille). En fait, visiblement les peurs c’est de son âge, et il n’y a pas de problème particulier.

Je crois que c’est à cette période qu’on a commencé à lui mettre des couches jetables (enfin « recommencé », puisque c’est ce qu’il avait porté pendant ses premières semaines de vie). Ses couches lavables en taille L étant trop petites, j’ai acheté plusieurs modèles de couches lavables XL mais ils se révèlent encombrants (inserts trop épais) et donc inconfortables pour lui. Il est de plus satisfait de rester les fesses très au sec dans une couche jetable. J’espère que sa continence de nuit arrivera bientôt, parce que ça fait un déchet chaque matin et des paquets à racheter régulièrement, pfff.

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A 46 mois, les progrès du Béluga nous impressionnent. Il colorie et dessine nettement mieux qu’il y a quelques semaines et écrit de mieux en mieux son prénom.

En vacances chez ses grands parents, il se gave de produits animaux (à leur grande joie – ils lui en proposent à tous les repas !) : jambon, steak haché, sole, œuf à la coque, yaourt de brebis à la myrtille… Heureusement pour mes nerfs, ils ne lui proposent pas de produits laitiers de type babybel, kiri, yaourt à boire, auxquels je crains que le Béluga ne devienne rapidement accro si on lui en propose souvent – il en a déjà déjà le midi à la cantine. Conséquence évidente : au bout de quelques jours, ses selles deviennent dures et malodorantes. Pfff… On passe le message aux grands-parents qu’il faut rééquilibrer l’alimentation pour éviter la constipation. Passée une première frustration, ils essayent de penser à lui proposer plus de légumes/fruits, mais ce n’est pas évident dans un modèle carniste standard : crudités (que les enfants délaissent en général, et le Béluga ne fait pas exception) + viande + pâtes/pommes de terre + yaourt + un peu de fruit. Du coup ils sont obligés de lui faire du chantage pour qu’il mange… Alors qu’avec un modèle céréales semi complètes + légumineuses (qui contiennent des fibres) + un tout petit peu de légumes (soupe ou quelques bouchées à croquer) + fruit, on y arrive sans aucun problème !

Il continue à jouer aux Lego Duplo, au Labo éducatif, et commence à jouer à un coffret de tours de magie (Glitter Magic), au Verger (Haba), aux Lego classique (ceux de ses parents et ses oncles quand ils étaient petits), à la Pyramide d’animaux (Haba, décidément ma marque préférée de jeux de société pour enfants), au Cochon qui rit (dans la version classique tout plastique avec 3 dés ou dans une version en bois et plastique avec un seul dé, qui a une face « charcutier » qui impose de rendre un membre du cochon).

Pendant ces vacances de février, les grands parents sont nettement plus raisonnables en terme de cadeaux : seulement un toutes les 48 h (Pyramide d’animaux, Cochon qui rit, ballon, magazine, etc) au lieu du double lors des vacances précédentes (en plus des cadeaux de Noël, évidemment). Bref.

Enfin, c’est à ce moment-là que le Béluga ne fait quasiment plus la sieste, et je cesse donc de l’allaiter en journée. Ne reste que la tétée du matin, qui disparaitra quelques jours plus tard, comme je le raconte ici.

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Les habits du Béluga

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Déguisement de détective improvisé : un chapeau de maman, une loupe et une robe de chambre

Côté vêtements, il porte de manière quotidienne :

  • Des habits achetés chez Décathlon : des T shirt manches longues, à col roulé pressionnable à l’épaule, en coton bio, de la marque Domyos + des chaussettes Mid Artengo pointure 27-30.
  • Des habits achetés chez Petit bateau : des pantalons de jogging molletonnés avec élastique à la cheville + des boxers, taille 4 ans.
  • Des habits achetés d’occasion sur ebay : Je tape « lots vêtements garçon 4 ans » par exemple, et vérifie l’état des vêtements (comme neuf) et éventuellement leur marque. C’est comme ça que j’ai acheté des polos et des T shirt manche longue, deux manteaux d’hiver, une veste de pluie…

Le Béluga porte aussi des vestes de jogging, des pulls tricotés par les arrière grand-mères et une petite veste en polaire, issue d’une veste de pluie avec polaire amovible de la marque Quechua (veste Arpenaz 500 3en1) en taille 4 ans (achetée sur ebay).

Côté pyjama, il a 3 pyjamas en coton taille 4 ans des marques Petit bateau et DPAM, achetés en un seul lot sur ebay. Le soir on y ajoute une robe de chambre en polaire, de la marque Petit bateau, achetée neuve. Je trouve que les vêtements de cette marque sont un bon investissement : ils chers mais confortables et solides ; j’évite juste les pantalons sans taille élastiquée, car le Béluga est frustré de sa difficulté à gérer le bouton.

Côté chaussures, il a des basket New Feasy de Domyos en pointure 27 et des bottes de pluie achetées d’occasion mais comme neuves (en boutique Ding Fring) en taille 26 puis en taille 27. Et une paire de chaussons achetée à La Halle aux chaussures, puisque la boutique de quartier qui vendait des Collégien a malheureusement fermé et que je rechigne à lui acheter des chaussures et chaussons sans les lui faire essayer.

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En attendant le passage du père Noël, les chaussons sont au pied du sapin

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Ses vêtements sont majoritairement situés dans un tiroir sous son lit, afin qu’il y ait accès – même si en général c’est son papa qui sort les vêtements du matin.

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Le Béluga a aussi une armoire avec une étagère accessible pour les chaussures, une pour les chapeaux/écharpes/bavoirs et, malheureusement, une tringle trop haute pour lui où on range les vestes autres que celle qu’il met quotidiennement – la veste courante est accrochée à un portemanteau vissé à la hauteur du Béluga.

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Les dessins animés du Béluga

En semaine Béluga regarde environ 50 minutes par jour la télévision, pendant son dîner. J’en profite pour cuisiner ou être sur mon ordinateur, Doudou lui est encore au travail ou dans les transports.Le week-end et en vacances, on évite bien sûr de mettre « la télé » (en fait, des vidéos sur Youtube ou en DVD).

Le Béluga aime toujours regarder « Peppa Pig », les « Zoubi Doubi », « Caillou » et « Didou dessine-moi » et découvre « La cuisine est un jeu d’enfants » , des dessins animés de recettes de cuisine (on se demande de qui il tire cet intérêt  pour la cuisine…) hélas pleines de produits animaux.

On découvre aussi avec plaisir des dessins animés muets (sans parole mais en musique) qui sont rigolos sans être gnan-gnan : « Pat & Mat, les petits bricoleurs » de Lubomír Beneš et Vladimír Jiránek, « La petite taupe (Taupek) » et « Le criquet » de Zdenek Miler. Si je les avais connus avant, je les aurais proposés plus tôt au Béluga. Sur le même modèle, il y a aussi Bolek et Lolek, mais je n’ai pas eu l’occasion de le visionner. Pour tous ces dessins animés muets, on peut acheter les épisodes en DVD français mais on peut aussi sur internet dans différentes langues (c’est à dire que la langue du titre change, mais pas le contenu puisqu’il est sans parole !).

Le Béluga demande également des dessins animés que je trouve sexistes, comme « Robot Car Poli » ou « Sam le pompier ». Je m’arrange donc pour ne quasiment jamais les lui mettre. Par contre j’accepte les clips de Maître Gims, Stromae ou Soprano.

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Le Béluga et les poux

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Argile blanche et eau pour fabriquer une peinture de bain express, miroir pour que le Béluga se l’applique seul :  rien à voir avec les poux, c’est un de nos jeux de bain

Avec l’entrée du Béluga à l’école, nous sommes confrontés à sa première épidémie de poux. En prévention, nous lui mettons une goutte d’huile essentielle de lavande derrière chaque oreille et sur la nuque.

Le jour où le Béluga attrape des poux, je tente d’abord un traitement anti-poux naturel : le soir, le passage du peigne à poux et un bain capillaire d’huile de coco, censé asphyxier les poux. Mais le lendemain, les poux sont toujours là. Il faudrait peut-être laisser l’huile pendant 2 heures et/ou refaire un bain d’huile, mais pour stopper au plus vite la multiplication des poux je préfère passer à la méthode conventionnelle du shampoing anti-poux, choisi le plus naturel possible parmi l’arsenal disponible en pharmacie.

On shampouine le Béluga, Doudou et moi (vue la longueur de mes cheveux, il m’a fallu la dose pour 3 ou 4 personnes !) et on passe le peigne à poux tous les soirs au Béluga pour éviter une nouvelle infestation. Et 10 jours plus tard (je crois), on refait tous un shampoing pour tuer les éventuels poux adultes issus de larves ayant survécu au premier shampoing.

Entre temps, on emballe dans un sac fermé les accessoires ayant touché les cheveux (bonnet, écharpe, taie d’oreiller…) pendant 3 jours (visiblement il faudrait compter plutôt 10 jours), pour que les poux meurent de faim. Bénéfice inattendu de ce traitement (bain d’huile ou shampoing plus agressif qu’à l’ordinaire ?) pour le Béluga, ses croûtes de lait disparaissent.

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Le décès de son arrière grand père

Le Béluga voyait son arrière grand-père à chaque vacance scolaire car il habitait chez mes beaux-parents. Quand il a fait un AVC et a été hospitalisé, nous avons informé le Béluga qu’il était malade et hospitalisé. Deux semaines, quand nous sommes descendus pour le voir, une énième tentative de réveil n’a pas fonctionné. J’ai simplement dit au Béluga : « Papy R était très très très très très très vieux. Il est mort, donc qu’on ne le verra plus jamais. Donc la prochaine fois que tu iras chez N & N, tu ne le verras pas. » J’ai ensuite attendu qu’il rebondisse sur ces informations. Il a regardé attentivement mon visage, qui était neutre (j’avais choisi un moment calme où on était juste tous les deux et où je n’étais pas trop triste).

Il m’a juste posé une question : « Mais il était à l’hôpital ? » J’ai répondu que quand on était très très très très vieux, on peut avoir mal à des endroits, qu’on peut aller à l’hôpital pour que les docteurs essayent de nous soigner, et que pour Papy R ça n’a pas réussi. Il n’a rien demandé de plus. Le lendemain, quand on est allé chez ses grand parents, il a regardé partout dans l’appartement occupé par Papy R et à constaté qu’effectivement il n’était pas là. Je n’ai donc pas eu à faire face à sa tristesse ni à des questions sur le corps, le ciel, le chien Pilou qui était décédé un an plus tôt, etc. J’imagine qu’il aurait eu une réaction plus forte si c’était un de des grands parents qui était décédé.

Deux semaines plus tard, au milieu d’une bataille d’oreillers sur le lit parental, le Béluga me demande de l’enterrer sous les oreillers. Je comprends qu’il veut que je le recouvre et on y a déjà joué avant, mais je ne crois pas qu’il utilisais le terme « enterrer ». Je le couvre de coussins, on rigole et, quelques minutes plus tard, quand le rythme se calme, il me demande ce que veut dire « enterrer ». Je lui réponds que ça veut dire « mettre dans la terre ». Ses questions dérivent sur où on enterre les gens qui sont morts. Je lui explique que c’est au cimetière, qu’on creuse un trou où on met la boîte avec le corps de la personne morte, puis par-dessus une plaque avec son nom, que ça s’appelle une tombe ou un caveau, et que les autres personnes peuvent aller y déposer des fleurs pour se rappeler combien elles l’ont aimée. Je lui ai demandé s’il connaissait quelqu’un qui est dans un cimetière. Il a dit « oui, papy R ». Je lui ai dit qu’on pourrait aller le voir s’il voulait. Il a dit oui, et qu’il voulait apporter des fleurs. Finalement on n’est jamais allé au cimetière avec lui, car il ne l’a pas redemandé quand on était dans le coin.

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Les cadeaux du Béluga

Cadeaux de Noël, à 3 ans et demi

Une boîte de planchettes de bois de Jeujura : Des planchettes type Kapla, qui sentent bon le bois, fabriquées en France, le top ! J’aurais choisi une boîte Técap ? Classic, mais les grands parents ont préféré une boîte Técap ? 3XL, avec 3 longueurs de planchettes différentes.

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Les plus petites planchettes du Técap 3XL

De la dinette : une valisette avec un service à thé India de la marque Egmont Toys + un set de petits couverts en inox de la marque Martin Fuchs.

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Le jeu « Vole avec nous, petit hibou » : Un jeu coopératif où on peut adapter la difficulté en choisissant le nombre de hiboux à faire rentrer au nid avant le lever du soleil. On aime beaucoup !

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Le jeu Pigs in pants (« cochons en caleçon ») de Orchard Toys : Chaque joueur a un cochon nu et tire 2 cartes à chaque tour. Quand il forme une paire avec son jeu, les cartes posées sur la table ou le caleçon d’un cochon adversaire, il met les cartes sur son cochon. Celui qui a le plus de caleçons à la fin de la partie a gagné. Un jeu compétitif, mais le Béluga l’aime et en tant qu’adulte on ne s’ennuie pas trop.

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Des puzzles de 12 pièces environ : Il a reçu des puzzles au format habituel (pièces globalement carrées, situées dans une boîte par puzzle) et aussi un set de 4 puzzles superposés plus originaux, qu’il utilisera plus tard et après marquage de chaque étage de pièces avec un point de couleur, comme celui-ci sur l’évolution d’un oeuf de poule :

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Puzzle fourni sans boîte, ici rangé dans une pochette plastifiée. Marquage au dos de chaque pièce pour distinguer facilement chacun des 4 étages du puzzle

Des pots de pâte à modeler Play Doh + des mini emporte pièces en métal Artemio. Parfait pour emporter en voyage : on ajoute deux emporte pièces dans un pot et c’est parti ! Je n’ai donc pas eu l’occasion de tester la pâte à modeler faite maison, à base de farine, fécule, sel, eau et huile.

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Un coffret de pâte à modeler : Il a eu celui de Melissa & Doug : un cadeau sympathique avec 4 petits pots de pâte à modeler contenant un mini moule dans le couvercle, et des accessoires en bois : 3 rouleaux, 4 timbres à embosser, une roulette. J’y ai cependant trouvé des inconvénients : 1) l’ensemble est rangé dans un plateau (en bois) et non dans une boîte qui se ferme, 2) je trouve qu’il manque un outil fin pour retirer la pâte à modeler éventuellement bourrée dans les timbres, 3) au fil des mois, la pâte à modeler fournie garde moins sa consistance que la pâte Play Doh. S’il avait été en stock, j’aurais plutôt acheté le coffret de pâte à modeler Selecta, fabriqué en Allemagne.

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Coffret « pâte à modeler » de Melissa & Doug

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Coffret « pâte à modeler » de Selecta

Un sac à dos de L’Oiseau Bateau : Brodé avec le prénom de l’enfant, il est entièrement en tissu – on noue les bretelles pour les ajuster.

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Le déguisement de magicien de Melissa & Doug : Il est composé d’un gilet, une cape avec nœud papillon, un haut de forme avec poche secrète et un petit lapin en tissu à faire apparaître. L’ensemble est joli, solide et pratique à enfiler seul. Malheureusement, les matériaux employés sont synthétiques et la fabrication n’est sans doute pas locale.

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Un serpent magique (Goki) : Un jouet en bois astucieusement articulé avec un ruban qui permet de faire changer la couleur du serpent (selon si on le tient par l’arrière de la tête ou par la langue) ou de réaliser d’autres combinaisons « magiques ». Sympa même pour les adultes, qui se cassent la tête à prévoir les transformations quand on saisit une des articulations. Ce jouet est visiblement un classique, qu’on peut trouver fabriqué en France.

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Un lecteur de CD nomade (Idena) : Pour écouter en toute autonomie ses CD musicaux (issus des magazines Toupie chanson ou sous forme de livre + CD). Visiblement il n’existe aucun lecteur CD pour petits enfants sans double micro : quelle bizarrerie ! Cet appareil est à piles mais apparemment il y a possibilité de le brancher sur le secteur, en achetant un câble transformateur (je n’ai pas essayé).

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Un set de masques à assembler Mask’Animo de Mitik : 8 masques d’animaux en carton à assembler sans ciseaux ni colle, puis à peindre s’il l’on veut. Ce set est fait en France avec du papier recyclé. Un minuscule regret : le masque de vache comporte une étiquette d’oreille. Mitik fait aussi des sets de figurines dinosaures (Dinodulo), d’animaux de la savane (Anim’odulo Savane), etc, ainsi que des jeux de cartes qui me font envie.

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Une cage de football pliable Playbul qu’on utilise avec un ballon en caoutchouc Crocodile Creek.

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A 3 ans et demi, le Béluga a aussi aimé (moi moins) :

  • Le déguisement de pompier de Melissa & Doug, avec sa veste, son casque, son extincteur… et son mégaphone à piles promptement « perdu » (à bas les jouets bruyants). Il n’est pas fabriqué en France, mais les déguisements de pompier faits en France, par exemple de la marque Le Panache blanc, étaient bleu marine au lieu de rouge, et n’étaient pas disponible dans sa taille.

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  • Une valisette avec le set Playmobil Dragons 5609 : Il y a beaucoup joué, surtout avec le dragon et le feu. Le nombre de pièce n’était pas trop élevé et le rangement valisette pratique.

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  • Des feutres-toupies feutre, 100 % plastique
  • Un pingouin musical dans son igloo, 100 % plastique et à piles (pfff)

J’ai inclus dans ces listes les cadeaux que le Béluga a reçus autour du jour de Noël, en particulier ceux du sac à surprises, où, à sa demande, j’ai pioché plusieurs fois la semaine de la rentrée de janvier. Doudou et moi n’offrons pas de cadeau au Béluga pour Noël ni pour son anniversaire, car il en reçoit déjà une quantité énorme de la famille et des amis. Je préfère distiller mes cadeaux au fil de l’année, quand le besoin s’en fait sentir, avec le système du « sac à surprise » : quand le Béluga a une contrariété qu’il ne peut pas faire passer avec un câlin ou autre temps ensemble, par manque d’envie ou de temps (par exemple les matins où il a vraiment du mal à se réveiller), il peut demander une surprise. J’accepte en général, mais choisis la surprise, éventuellement en lui demandant, si j’ai le choix en stock, s’il préfère un livre, un DVD, un set de gommettes, etc. Dans ce sac, je mets de petits livres achetés neufs ou d’occasion, des jouets ou autres objets que je pense utiles (mini sac à main, nouvelle brosse à dents, etc) neufs ou récupérés de quand j’étais petite. L’idée est de compenser son faible espace de décision, en particulier le matin avant d’aller à l’école : en tant qu’adulte, on peut compenser en s’offrant un petit plaisir (à manger, à lire, etc), lui a le sac à surprises à cet effet.

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Maïs expansé, récupéré de colis et utilisé comme jeu de construction à assembler avec un peu d’eau ou de salive

 

Les cadeaux d’anniversaire de 4 ans du Béluga

Un rallye de dominos en bois de Toys Pure : Avec des dominos, de quoi faire une pente, un portique à clochette, et un sac en tissu pour ranger le tout. Un coup de cœur !

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La mallette Geoforme de Djeco : Une mallette avec des magnets pour créer en toute liberté, mais aussi des cartes pour jouer à reproduire le dessin qu’elles figurent. Très chouette !

Play Set Magnetic Tanagram

Un set de Magformers : Ce set a l’air tout simple mais la magie des aimants opère : le jour de l’anniversaire, le Béluga comme les adultes se sont amusés avec. Pratique à emporter pour patienter dans une salle d’attente.

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Un cerf-volant monofil : Le Béluga a beaucoup aimé, même si pour le moment ce n’est pas vraiment lui qui le manie.

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Un jeu de pétanque : Le sien est en plastique (les boules sont remplies d’eau), mais à choisir j’en aurais acheté un en bois, comme celui-ci fabriqué dans le Jura.

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Un panier de basket ball évolutif et nomade, avec ballon gonflable inclus.

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Un jeu Graines d’explorateurs sur le thème du jardin ou sur le thème de l’espace : On pioche des cartes avec chacune une question à lire (il faut donc un adulte ou un grand enfant pour y jouer) à laquelle on répond en choisissant une des trois images. Puis on retourne la carte pour essayer de reconstituer un puzzle à 6 cartes. Le ton est volontairement humouristique, on n’est pas dans la pédagogie pure ! Il y a deux niveaux de questions : 4/5 ans et 6/8 ans, mais dans tous les cas il faut quelqu’un pour les lire. Je peux vous recommander la boîte sur le jardin et celle sur l’espace (qui aborde aussi les saisons), d’autres sont peut être acceptable aussi (corps humain, forêt ?) mais en tout cas je vous déconseille fortement le thème sur les chevaliers, entre autres parce qu’il est nettement sexiste voire encourage la culture du viol comme sur la carte « Le chevalier a gagné le tournoi, il a le droit d’embrasser la princesse. Montre la princesse. Un bisous, un bisou ! » A noter, dans la boîte sur l’espace, le personnage principal est une femme, Miss Haricot.

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Un déguisement de tigre : Composé d’une combinaison, d’une cagoule et de moufles, il plait au Béluga mais il ne peut pas l’enfiler tout seul car la combinaison se ferme dans le dos. Je préfèrerais un modèle qui se ferme devant, par exemple avec une fermeture éclair, pour favoriser son autonomie. Ou alors ce magnifique déguisement de tigre de la marque Ratatam, qui se pose simplement sur la tête et qui est fabriqué en France. Le prix est élevé mais en accord avec la qualité de l’objet.

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Le Béluga a aussi reçu, et ça a malheureusement constitué la majorité de ses nombreux cadeaux, des véhicules de toutes les manières possibles : voiture, bus, camions de pompier, tractopelle, hélicoptère, camions poubelle, etc. Sous forme de livre, de magazine, de puzzle, en Playmobil, télécommandé, en papier cartonné à assembler, etc. (Si si, il a eu tout ça juste pour son anniversaire !) Avec Doudou, on anticipe avec angoisse les cadeaux sexués de type sois-belle-et-occupe-toi-des-gosses-c-est-tout-ce-que-tu-sais-faire qui seront offerts en toute bonne foi si notre bébé à venir est une fille…

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Les livres du Béluga

Le Béluga reçoit des magazines, soit en cadeau de la part de ses grands parents, soit par Doudou et moi à l’occasion d’un voyage en train. On achète :

  • Tralalire, des éditions Bayard, pour les histoires et activités,
  • Peppa Pig, des éditions Milan, pour les activités,
  • Toupie chansons, des éditions Milan, pour les CD de chansons.

Côté livres, le Béluga continue d’apprécier ceux qu’il avait avant, mais comme il demande souvent une lecture, nous apprécions qu’il en ait aussi de nouveaux.

Des livres de l’École des loisirs, édition Lutin poche (parfaits pour être transportés) :

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  • Encore des histoires de la famille Souris, on ne s’en lasse pas
  • L’ami du petit tyrannosaure : pour la capacité à changer (et un clin d’oeil appréciable pour les végé, avec ce tyrannosaure qui a la force d’apprend à se débrouiller pour ne plus manger ses amis)
  • Cornebidouille et sa suite : pour les expressions insultantes rigolotes

chaperon pas tt vu_COUV.inddLe petit chaperon rouge n’a pas tout vu de Mar Ferrero : Pour équilibrer toutes les histoires effrayantes de loup dont on bassine les enfants depuis… le XVIIème siècle et même avant ! Je trouve que ces histoires éducatives sont maintenant complètement inadaptées, dans notre société urbanisée où la plupart d’entre nous n’ont jamais croisé de bête sauvage en dehors des zoos et où on essaye d’éduquer les enfants non pas par la peur mais autant que possible par la réflexion. En tout cas, le Béluga a tendance à avoir peur de beaucoup de choses et je ne vois pas d’argument positif à faire une place à ces contes (Le petit chaperon rouge, Le loup et les 7 chevreaux…) et chansons (Il était un petit navire, Maman les p’tits bateaux…) introduisant des règles qui n’ont plus/ne devraient plus avoir cours.

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Les livres de la collection « Entre dans le conte », aux éditions Hachette jeunesse : Ce sont les livres offerts avec le menu Happy Meal de Mc Donald’s (si on ne choisit pas le jouet). Ces petits livres revisitent des contes classiques (Le loup et les 7 chevreaux, Le chat botté…) de manière volontairement non sexiste. Très sympa ! A chaque page se trouve aussi un mini jeu (trouver un dessin sur la page, compter des items…) et le Béluga apprécie. Nous avons aussi quelques livres avec les aventures de Lucas & Chloé, aux éditions Nathan : même taille que les « Entre dans le conte », même présence d’un jeu par page, même succès auprès du Béluga, mais histoire plus gnan-gnan, et spéciste, de mon point de vue.eliott-cuisine

Eliott cuisine avec son papa : Un livre qu’on aurait pu lui offrir dès ses 2 ans et demi, car c’est un livre carton avec volets à soulever (le Béluga adore). Il cuisine un gâteau avec oeufs et beurre, mais c’est l’occasion d’aller voir les voisins pour leur emprunter des oeufs puis les inviter à partager le gâteau. Et surtout, pour une fois c’est le papa et le garçon qui cuisinent !

Nous avons aussi de gros livres rassemblant des dizaines d’histoires : pere-castor-endormircertains conservés de quand j’étais petite, d’autres neufs, en tout cas d’éditions variées. Par exemple Le père Castor raconte ses histoires pour s’endormir, une compilation de 18 histoires dont une sur les mamans qui sont parfois bien fatiguées de tant donner d’elles même pour élever leurs bambins, ou Histoires pour faire de beaux rêves, une compilation de (seulement) 9 histoires dont plusieurs montrent un parent seul, maman ou papa, avec son enfant.

Le voyage de Polo de Régis Faller : Un gros flop, contrairement à ce que j’attendais ! levoyagedepoloJe l’avais choisi car c’est une histoire poétique, type bande dessinée mais sans mots. Mais le Béluga n’a pas du tout aimé, donc j’ai fini par donner le livre à un autre enfant. Visiblement, le concept « je comprends un livre seul » n’intéresse pas du tout le Béluga : il adore les livres pour y « jouer » avec nous, à lire et à discuter de ce qu’on voit et comprend. Peut être aussi parce que la lecture à deux est un prétexte pour passer un moment collés, comme pour un câlin.

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Et voilà pour cette fois ! On verra comment les choses évoluent à Marseille et à l’arrivée du bébé…

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Bon dimanche !

Récit d’allaitement du Béluga

26 Juin

Bonjour !

Voici un article commencé il y a 4 ans, mais que je tenais à publier seulement une fois l’allaitement du Béluga terminé, afin de mettre tout ce que j’avais à dire dans un seul article que vous pourrez zapper si le sujet ne vous intéresse pas.

Mais que vous soyez femme ou homme, jeune ou âgé, sachez que vous avez une influence sur la capacité des femmes à allaiter : par votre regard dans la rue, par vos remarques à vos proches. Et comme pour la parentalité en général, bienveillance (et aide aux tâches ménagères) sont d’une valeur inestimable.

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Faut-il allaiter ?

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Voici ci-dessous un certain nombre de raisons objectives, mais soyons honnêtes : quand on a des enfants (et aussi dans d’autres situations), il n’y a pas que la raison qui compte ! Il y a surtout la réalité : de quoi est-on capable ici et maintenant, en fonction de nos convictions mais aussi de notre état de fatigue, du soutien de nos proches, etc ? Comme la Poule pondeuse, je suis convaincue qu’être un bon parent n’est PAS faire quelque chose parce que sur le papier ça semble l’idéal, mais plutôt de faire de son mieux en étant honnête avec soi-même et ses enfants – c’est important de leur montrer que nous aussi on fait des erreurs, et qu’une erreur ça se gère. Donc les raisons, c’est pour information : comme vous vous doutez allaiter c’est le top, mais il faut aussi avoir en tête qu’allaiter n’est pas la seule voie pour être un bon parent !

Raisons d’allaiter

Côté bébé, le lait maternel a une composition idéale, validée par des milliers d’années de sélection évolutive. Même si les laboratoires travaillent pour améliorer sans cesse les préparation pour nourrissons et que celles-ci permettent une santé correcte aux bébé, le lait maternel offre une protection immunitaire, contient des oméga 3 si la mère en consomme, etc.

Côté maman, allaiter facilite la contraction de l’utérus (nécessaire pour qu’il reprenne une taille normale), retarde le retour de couche (yesss !), facilite la perte de poids (le stockage des graisses pendant la grossesse est une prévision pour l’allaitement) et diminue les risques de cancer.

Côté organisation, une maman qui mange un peu plus (comme pendant la grossesse) coûte évidemment moins cher que l’achat continuel de boîtes de lait. L’allaitement permet aussi de voyager léger (pas de biberon, de doseuse de poudre, de bouteille d’eau) et de ne pas avoir de souci d’hygiène de l’eau ou des biberons (pas d’arbre à biberons à acheter ni à stocker), de température ou de dissolution du lait, ni de psychose pour un bébé qui ne finit pas ses biberons (au sein, on ne sait pas combien de lait est exactement tété, alors on se fie à son comportement et à sa courbe de poids – attention ce n’est pas la même pour les bébés allaités).

Côté karma, l’allaitement est l’idéal sur le plan écologique, voire sur le plan religieux (islam par exemple) et éthique (heureusement il existe maintenant des substituts de lait maternel véganes).

Fausses bonnes raisons de ne pas allaiter

Ne pas abimer ses seins : J’ai longtemps cru que les femmes aux seins nus des photos ethnographiques avaient les seins plats parce qu’elles ne portaient pas de soutien gorge et/ou avaient allaité. En fait, il est prouvé que l’allaitement n’abime pas les seins. Leur aspect change pendant l’allaitement, car ils sont sous la forme de glande en activité, mais une fois l’allaitement fini, ils reprennent leur aspect « normal ».

Ne pas retirer les seins au papa : Alors celle-là elle est forte ! Mes seins ne sont ni au papa, ni au bébé, il sont à moi. Je les leur prête temporairement si je veux. Et effectivement quand le bébé tète toute la journée (et la nuit), mes mamelons n’ont pas envie de caresses. Mais il y a tout le reste du sein, avec sa peau douce, et là ça continue à me plaire. Comme pour le reste de notre vie, notre vie sexuelle s’est adaptée après la naissance du Béluga, certains jeux érotiques sont/ont été en pause mais il nous reste des dizaines d’années pour en profiter, une fois les enfants un peu plus grands. Et Doudou était le premier à parler autour de lui des aspects positifs de l’allaitement – au fait, il vous recommande la chanson « Brave Margot » de Georges Brassens, pour exprimer en contrepoint son avis (et partager notre amour des chansons de Georges Brassens).

Donner une place valorisante au papa : Laissons parler les hommes, avec Papallaitants et cet extrait (en anglais) de Mon beau-père et moi 2. La réponse se trouve aussi en photos ici : la place du père n’a pas grand chose à voir avec le type d’alimentation du bébé.

Être moins fatiguée : Cette photo montre une maman allaitante et sa lassitude, mais on pourrait faire la même avec une maman au biberon. Et qu’on ne vienne pas me dire que grâce au biberon, la maman peut passer le relais : c’est une fausse raison parmi tant d’autres ! Relayer la maman, ce peut être promener le bébé pendant 2 heures pour qu’elle fasse une grasse matinée ou une sieste. Ne nous leurrons pas, biberon ou sein, c’est la maman qui nourrit dans l’immense majorité des cas.

Boire de l’alcool : L’alcool met un peu de temps à passer dans le sang puis dans le lait de la mère. On peut donc faire téter le bébé au moment de boire, et ensuite éviter de le faire téter pendant les 5 heures qui suivent. Le pic d’alcool dans le lait survient 1h30 après la boisson. Pour éviter d’avoir à faire téter le bébé, on peut avoir préalablement tiré son lait pour constituer un petit stock, ou utiliser une autre nourriture adaptée à l’âge du bébé. A noter, il faut moins d’alcool pour être saoûl-e une fois qu’on a perdu l’habitude de boire. Et en tout cas, même si le bébé tétait du lait de sa mère alcoolisée, son alcoolémie sanguine serait moins élevée que si la mère buvait pendant la grossesse.

Gérer une rupture d’allaitement : Comme l’explique ce rapport de l’OMS, si le personnel médical et la communauté soutiennent la mère, une remise en route de la lactation est possible.

Se faire poser un DIU (stérilet) : On peut le faire sans attendre le retour de couche, comme l’explique Martin Wincker.

Prendre des médicaments incompatibles avec l’allaitement : La plupart des notices de médicaments déconseillent de les prendre en cas de grossesse ou allaitement ou de demander conseil à son médecin, et les médecins ne sont pas tous formés sur l’allaitement, loin s’en faut. Heureusement, il existe un site de référence indiquant la compatibilité des médicaments avec la grossesse ou l’allaitement : le site du CRAT. On peut donc vérifier directement pendant la consultation médicale la compatibilité avec le traitement proposé. Et si le médicament est incompatible mais à prendre sur une période courte, il reste la solution de tirer et jeter son lait afin de maintenir la lactation, pendant que le bébé est nourri avec des stocks de laits préalablement congelés ou une préparation pour nourrissons.

Vraie bonnes raisons de ne pas allaiter

Mastectomie ou autre condition physique ou psychique très rare. Et encore, pour les impossibilités physiques, il y a des solutions, comme le montre le site Allaitement pour tous. Pour les impossibilités psychologiques, effectivement il vaut mieux donner un biberon avec bon cœur qu’un sein en étant dégoutée : comme dans ce témoignage, le plus important à mon sens c’est d’avoir une bonne relation avec son bébé et de garder sa santé mentale ! Certaines femmes décident de tire-allaiter de manière exclusive, pour que le bébé soit nourri de leur lait mais sans contact bébé-sein.

Pour la majorité des femmes : manque de soutien. Pour corriger une mauvaise position, détecter un frein de langue gênant, informer sur le fait que l’allaitement mixte est néfaste pour la mise en place d’une lactation efficace, et surtout soulager sa fatigue et son stress. Parce que la réalité pour moi, c’est que ce sont la fatigue (fatigue normale ou fatigue dûe à des suites de couches compliquées) et le stress (phrases décourageantes sur l’allaitement comme celles listées dans cet article de Pop’n’baby, mais aussi douleur persistant après l’accouchement) qui sont les vraies causes de la baisse de lactation précoce et de la fin de l’allaitement de la plupart des femmes en France quelques semaines après l’accouchement. Ce qui à mon avis explique la sensibilité du débat sein/biberon, et l’importance de ne pas rajouter une couche de culpabilité aux mamans biberonnantes : c’est à leur entourage (famille comme professionnels de santé) de se sentir coupable ! En tout cas, mon expérience personnelle est que c’est grâce au soutien (paroles de confiance, tâches ménagères, etc) de Doudou que je n’ai pas abandonné l’allaitement quelques jours après la naissance du Béluga. Merci à Doudou, et merci aux copains qui eux ont soutenu Doudou (courses, etc) !

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Mon début d’allaitement

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Les difficultés d’allaitement du Béluga nouveau-né m’ont amenée à aller à une réunion de soutien à l’allaitement. Celle qui avait lieu le plus tôt était organisée par La Leche League (LLL). Avant de rencontrer des membres de LLL, j’en avais l’image standard : un groupe de femmes dont le but dans la vie était d’allaiter, bref, pas méchantes mais un peu extrêmes et limitées quoi… La honte, quand j’y repense ! Car en fait LLL soutient tout projet d’allaitement quel qu’il soit, donc ne culpabilise pas celles et ceux qui veulent faire un allaitement mixte ou qui veulent faire un sevrage précoce. LLL leur donne les infos pour faire un choix éclairé, par exemple des astuces pour concilier allaitement et travail si le choix du sevrage précoce est en fait lié à une crainte de ne pas arriver à gérer cette situation, mais en aucun cas le choix des parents n’est jugé… et ça c’est tellement précieux et rare dans l’entourage de néo-parents !

Ma première réunion LLL, où je suis allée accompagnée de Doudou, m’a fait l’effet d’une réunion des alcooliques anonymes (ou du moins ce que j’imagine de ce type de réunion) : chacun se présente, raconte sa situation, ses soucis éventuels, et tous ceux qui ont une réponse pertinente s’expriment. Ça parait cliché et inutile, mais qu’est ce que ça fait du bien quand on a justement un problème ! Et le fait de ne pas être seul(e) à en avoir est justement très rassurant, d’autant que certains sont déjà passés par les mêmes et viennent aux réunions pour témoigner que tout va bien maintenant.

Au début, je n’étais pas tentée par aller à une réunion, j’aurais préféré une sorte de consultation individuelle, d’autant que l’animatrice me disait « tu vas voir, en plus on se fait des copines ». Des copines ? Mais j’en ai déjà et je n’ai pas le temps de les voir assez, je n’en veux pas d’autres ! En fait si, c’est super de rencontrer des gens qui sont exactement dans la même situation que soi. Et si je n’ai pas le temps de les voir en vrai, il y a une mailing list qui permet d’échanger sans langue de bois ni jugement sur tous les sujets et les questions qui nous titillent.

Mais pourquoi LLL a-t-elle cette étiquette d’association extrémiste voire asociale ? En lisant L’Art de l’allaitement maternel, j’ai compris : leur message sur les bénéfices de l’allaitement, de l’importance d’allaiter à la demande et sur les techniques de maternage proximal est actuellement prouvé par des études scientifiques et complètement dans l’air du temps. Mais la première édition de ce livre a été publié en 1958, dans un contexte totalement différent où le discours admis était « laisse le pleurer, il doit faire ses poumons » et autres aberrations (pas toutes disparues d’ailleurs, comme le montrent ces dessins de Bougribouillons). En fait, LLL traine une réputation d’extrémisme uniquement parce qu’elle avait raison avant tout le monde !

LLL n’est pas la seule association de soutien aux mères allaitantes, il en existe d’autres listées ici. Et les réunions ne sont pas le seul moyen offert par ces associations pour partager du soutien : il y a aussi les listes de discussions, mises en place par un groupe local (c’est le cas pour le groupe LLL Paris Nord) ou de manière nationale, comme la lactaliste. Échanges concrets et bienveillants garantis, et qu’est ce que ça fait du bien !! Pour moi ça a été irremplaçable, et pourtant j’avais aussi le très fort soutien de Doudou.

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Mes livres sur l’allaitement

L’art de l’allaitement maternel, de La Leche League : Ne faites pas l’impasse sur ce livre si vous souhaitez allaiter ! Je l’ai fait, un peu effrayée par l’épaisseur et le prix du livre, et je le regrette amèrement car il aurait évité toutes les erreurs que j’ai faites au début de l’allaitement du Béluga. D’autant qu’en fait il se lit très facilement et qu’il existe maintenant en version poche ! Même si vous ne le lisez pas en entier pendant la grossesse, gardez-le sous le coude en cas de questions, car il est alors une mine d’informations, de conseils et de témoignages. Il est facile d’y trouver la réponse à sa question grâce aux chapitres bien pensés (Chez vous avec votre bébé, Répondre aux besoins de la famille, Le père, etc.) et à l’index. La Leche League a aussi un site internet extrêmement utile et complet, et ses réunions sont un outil précieux. Je la voyais comme une sorte de secte de l’allaitement, j’avais complètement tort !!

Allaiter, aux Éditions Vigot : Je l’ai emprunté à la bibliothèque. Le sous-titre, « Comment choisir pour bébé ce qu’il y a de mieux », est doublement mal choisi : d’une part il est stupidement culpabilisant, d’autre part il ne rend pas compte du contenu du livre. Le livre commence par un classique chapitre sur les raisons d’allaiter, mais tout le reste du livre est une somme de conseils concrets sur tout ce qui tourne autour de l’allaitement, des premières heures au sevrage, en passant par les achats utiles et quelques conseils éducatifs. Le tout se lit très facilement grâce aux nombreux encarts et aux illustrations. Autant je n’aime pas certains autres livres de cette maison d’édition (notamment ceux sur l’alimentation de la femme enceinte et du bébé) autant celui-ci peut être intéressant, pour faire un premier tour de ce qu’il faut savoir sur l’allaitement avant de passer à L’Art de l’allaitement maternel.

Je ne recommande pas L’Allaitement, de France Guillain, un des rares livres des Éditions La Plage qui ne fait pas référence sur son sujet. Je le trouve facile à lire avec son format questions-réponses, mais vraiment trop incomplet ! Ses omissions m’ont induite en erreur au début de l’allaitement du Béluga, et il en a frôlé l’hospitalisation pour perte de poids une dizaine de jours après sa naissance !

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Cadeaux de naissance liés à l’allaitement

De nombreux sites proposent des bijoux d’allaitement, comme cette bague, permettant à une maman fatiguée de se rappeler quel sein elle a donné en dernier, donc quel sein elle devra donner en premier lors de la tétée suivante. Je n’ai jamais ressenti le besoin de ce type d’accessoire, déjà parce que le Béluga tétait à chaque fois les deux côtés (voire il changeait toutes les 5 minutes, probablement parce que j’avais peu de stock dans chaque sein) mais aussi parce que je ne vois pas l’intérêt de lire un mot sur un bijou alors qu’on peut directement tâter le sein pour voir lequel est le plus tendu, donc le plus plein. Autre bijou d’allaitement que je n’ai eu envie de tester mais qui semble bien conçu, le bracelet qui aide à noter l’heure de la dernière tétée.

Pour moi, encore une fois, le meilleur cadeau est le cadeau-temps : un bon pour un repas chaud, pour 1 h de ménage, pour un remplissage de frigo…

Ou alors un bon cadeau sur un des nombreux sites vendant des vêtements et de la lingerie d’allaitement, souvent coûteux quand ils sont de qualité. Ou éventuellement un haut de peau à peau.

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S’habiller pour allaiter
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Haut d’allaitement Fiona de la marque Envie de fraises

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Voici un bilan tiré du congrès 2007  de La Leche League présentant de manière complète les conseils et astuces afin de s’habiller pour allaiter.

Mes vêtements d’allaitement préférés sont de la marque Pomkin. Ils sont très confortables, totalement indétectables comme vêtement d’allaitement et leur qualité n’a pas bougé d’un fil malgré un portage et des lavages intensifs pendant plusieurs années. En hiver, j’ai porté leur sous-pull grossesse/allaitement à col roulé  et le reste du temps leur top d’allaitement manches courtes Lisa. Les prix sont élevés mais les vêtements sont beaux, le tissu est de bonne qualité (pas de transparence indésirable) et surtout ils peuvent donc réellement être utilisés pendant toute la grossesse et l’allaitement – contrairement aux autres marques que j’ai testées (notamment les chouettes hauts Fiona de la marque Envie de fraise) et dont le tissu est joli et confortable les premières fois mais se détend fortement au bout de quelques lavages en machine. Le prix des vêtements Pomkin est donc parfaitement justifié à mon sens, par contre il faut effectivement prévoir la dépense, par exemple en demandant à en recevoir comme cadeau de naissance. J’ai aussi, une fois n’est pas coutume, profité des soldes pour augmenter mon fond de vêtements, en achetant sur le site des distributeurs, comme Mamanana, ou directement sur le site des marques fabriquant, comme Pompkin ou Boob.

J’ai aussi acheté sous la marque Pomkin mes jolies robes de grossesse et allaitement, à porter pour aller au resto (modèle Camille, 2016) ou pour des cérémonies (modèle Imani, 2012). Elles sont à la fois jolies et on peut allaiter avec sans aucune suspicion des passants, qui pensent que le bébé est simplement endormi. J’ai en particulier porté la robe Imani avec plaisir pour deux mariages (en été en allaitant, au printemps en étant enceinte) et une fête de Noël, donc je considère l’investissement comme tout à fait rentable. J’ai aussi porté avec plaisir une robe grossesse/allaitement de la marque Boob (modèle Audrey). Certaines robes de la marque Séraphine sont aussi jolies et utilisables la fois pour la grossesse et l’allaitement, mais je n’ai pas eu l’occasion de les tester.

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Robe Imani, portée avec une étole

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Côté jolie robe permettant l’allaitement mais cette fois pas avec une totale discrétion, j’ai aussi utilisé les robes à décolleté croisé, dont il suffit d’écarter un pan pour dégager un sein. Et après tout, un bébé qui tète ce n’est pas obscène, c’est même beau, comme les montrent ces photos de Stacie Turner et ces photos amateurs. Ma robe préférée dans cette catégorie : la robe Bukit de la marque Anatopik, fabriquée en Europe, très confortable et vague sur les courbes d’après grossesse.

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Côté pulls, il n’y a pas beaucoup de choix compatible allaitement et véganisme. J’ai utilisé des sweats de la marque Boob, 100 % polaire ou avec doublure polaire sous le pan de vêtement couvrant la poitrine.

Et si vous souhaitez continuer à porter vos vêtements d’avant, il est possible de les faire modifier pour les rendre compatibles avec l’allaitement ! C’est sur le site Les belles créations d’Anna et je compte essayer pour le prochain bébé.

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Autres astuces à avoir pour préparer l’allaitement
  • L’accord et le soutien réel du conjoint, à la fois matériellement pour pouvoir passer plusieurs journées couchée pour se reposer, si possible en peau à peau avec le bébé, et pour tenir bon sur l’allaitement même s’il y a des difficultés et qu’évidemment on psychote alors en se disant qu’il va mourir de faim dans l’heure, ou  que les proches essayent de nous aider en insistant pour qu’on passe au biberon.
  • Le numéro de téléphone d’un soutien même nocturne (en avoir plusieurs : association en journée, SOS allaitement pour les mamans parisiennes, connaissance en soirée…) parce que quand on est au milieu d’une grosse angoisse (pour ne pas dire panique, déprime ou crise de nerf) ça fait du bien d’avoir des paroles qui rassurent et des conseils tout simples.
  • Un hydratant pour les mamelons : J’ai d’abord utilisé de l’homéoplasmine car j’en avais chez moi, mais il existe aussi de nombreuses huiles de soin des mamelons, à utiliser en prévention des crevasses, par exemple après chaque tétée. J’ai notamment utilisé celle de Pranarom.
  • Un soutien-gorge d’allaitement évolutif pour commencer. On peut ensuite acheter les autres après, avec la taille et la forme (armatures ou non) qui vont bien une fois la montée de lait passée. Voici des conseils pour les acheter dès la grossesse.
  • En cas de crevasses, des protège-mamelon pour supporter le contact du tissu. Je ne les ai pas acheté à temps donc pas utilisés pour le Béluga, et ça m’a manqué lors des premières semaines. Pour le prochain bébé, je les commanderai avant le terme.
  • Du lait maternisé en poudre (on dit « préparation pour nourrisson ») : j’avais une version au riz mais le cas échéant je n’aurais pas hésité à prendre la version au soja.
  • De quoi le donner au nouveau né : une cuillère à café normale (à remplir de quelques gouttes de lait et poser sur la lèvre inférieure du bébé) ou un autre dispositif de nutrition qui ne soit pas un biberon. C’est rassurant à avoir sous le coude quand le bébé ne tète pas, qu’il fait nuit et qu’on angoisse en se disant qu’il ne tiendra pas jusqu’au matin sans mourir de faim (oui, j’ai psychoté : j’avais pensé au lait en poudre mais pas à comment le lui donner !).
  • Des coussinets d’allaitement : Les coussinets jetables sont généralement plus discrets et plus absorbants que ceux en tissu. Je testerai quand même pour le prochain bébé ceux de la marque Plim.

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Ma reprise du travail

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J’ai repris le travail quand le Béluga avait 4 mois et demi. Il n’était donc quasiment pas diversifié (il suçait occasionnellement un morceau de pain ou de pomme) mais avait des besoins caloriques assez élevés. J’avais (je me mettais) donc un peu la pression pour arriver à gérer la transition entre le sein exclusif et le lait donné par la nounou.

Pour gérer la transition allaitement / travail, le site de référence à mon sens est le blog A tire d’ailes, de Véronique Darmangeat, consultante en lactation certifiée IBCLC. Il est bien organisé, pratique, riche en témoignages.

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Il existe aussi un petit livre sur le sujet, « Petit guide de l’allaitement pour la mère qui travaille » de Claude Didierjean-Jouveau. Je n’ai pas eu l’occasion de lire ce livre mais je fais confiance à l’auteure, présidente de La Leche League, pour qu’il soit concret et bienveillant.

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La transition entre le sein et « la nounou »

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Je dis « la nounou », mais ceci s’applique à toute personne gardant l’enfant : papa, grands parents… Il semble que l’idéal est de laisser l’enfant téter tranquillement jusqu’à la date de début de garde. Le moment venu, en l’absence de sa maman, le bébé comprendra la nécessité de trouver un autre mode d’alimentation. Personnellement, je me suis bornée à donner une fois mon lait au biberon au Béluga avant la reprise du travail, et il l’a pris. Mes proches n’ont jamais eu à le nourrir en mon absence avant la reprise du travail, en général ils l’avaient en charge entre deux tétées, ce qui suffit amplement pour partir 2 h en promenade.

Et si le bébé refuse de s’alimenter avec la personne qui le garde ? Comme l’écrit le Dr Carlos Gonzalez dans le génial livre « Mon enfant ne mange pas » (j’en parle ici), un enfant ne se laisse jamais mourir de faim. Le problème peut être technique, et dans ce cas on peut lui proposer le lait dans une pipette compte goutte, un DAL fixé au doigt ou un biberon-tasse Soft Cup et, si le bébé a plus de cinq ou six mois, on peut aussi commencer sa diversification. Mais le problème est généralement affectif, donc il s’atténue au bout de quelques jours, quand le bébé a établi un début de bonne relation avec la personne qui le garde.

Avec sa toute première nounou, le Béluga a refusé catégoriquement le biberon, pendant une semaine d’adaptation où il a hurlé de longues heures chaque jour. La nounou était vraiment inquiète à l’idée qu’il ne boise pas en journée, même si je la rassurais sur le fait qu’il se rattrapait soir, nuit et matin. J’ai finalement arrêté le contrat et trouvé une autre nounou, dont le mode relationnel était beaucoup plus proche du mien (sourire, empathie et écoute du bébé). Le premier jour, comme il refusait le biberon, elle a testé de lui donner le lait à la pipette compte goutte, tout en le rassurant (il était en porte bébé), le calmant (il était en promenade) et le distrayant (elle agitait un petit jouet). Ca a marché, et ensuite elle a pu lui donner le lait progressivement de manière de plus en plus conventionnelle. Avec le recul, je me dis que plutôt de se prendre la tête à passer au biberon, il est vraiment plus important d’observer les nounous au parc pour en choisir une qui s’occupe des bébés selon les mêmes principes que nous.

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Tirer son lait

Avec une ordonnance de sa sage-femme ou de son médecin indiquant « location d’un tire-lait pour toute la durée de l’allaitement », on peut se faire livrer en quelques dizaines d’heures un appareil. Le plus économique, en attendant le remboursement des frais, est de passer par un site internet spécialisé dans la location de tire lait. Ils proposent un large choix de marques et de modèles, mais la plus efficace semble de loin la marque Medela, avec deux modèles en particulier :

  • Medela Symphony : Le top des tire lait d’après ce que j’ai entendu, mais un modèle qui ne peut pas être déplacé chaque jour car assez lourd.
  • Medela Freestyle : Le top des tire lait à emporter d’après ce que j’ai entendu, mais je n’ai pas pu le tester car Grandir nature, le site que j’avais comme loueur de tire lait, n’en avait pas en stock.

J’ai eu comme tire lait le modèle Calypso de la marque Ardo puis Lactaline de la marque Ameda. Aucun des deux ne m’a permis d’exprimer de gros volumes à chaque tirage, malgré les astuces classiques : regarder une photo de son bébé, écouter un enregistrement de ses bruits, être détendue, utiliser le hands on pumping pour maximiser l’expression du lait.

J’ai finalement rendu le tire lait de location car j’exprimais autant de lait avec seulement mes mains qui massaient le sein (un sein à la fois, et je changeais de sein dès que le lait ne sortais plus, puis je revenais au premier sein, etc) qu’avec le tire lait + mes mains ! Il me suffisait donc d’apporter au travail une mini glacière avec un « pain de glace » (récupéré), deux corps de biberons et deux pots de recueil à ouverture large (pots Avent, que je n’utilisais que pour le recueil car ils se vissent parfois de travers ce qui occasionne une fuite du précieux lait). Pour le prochain, je ne sais pas si je ferai directement du 100 % manuel ou si je tenterai le Medela Freestyle – en tout cas ce sera cette marque ou rien.

Pour ne pas trop me stresser avec les volumes de lait à tirer, j’avais donné à la nounou une boîte de préparation pour nourrisson – Modilac Expert Riz, mais pour le prochain je testerai Prémiriz. Elle avait pour instruction de l’utiliser pour préparer le dernier biberon de la journée si mon stock de lait frais ne suffisait pas (je n’ai pas réussi à constituer de stock suffisant au congélateur) et que le Béluga avait encore faim.

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Mon allaitement « prolongé »

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Mon idéal secret, purement intellectuel et jamais partagé avec quiconque, était d’allaiter jusqu’à la fin du premier hiver que le Béluga passerait en collectivité, ceci afin qu’il profite de mes anticorps pour minimiser la longue enfilage de maladies réputées atteindre les bébés quand ils commencent à passer leurs journées en collectivité.

Quand je n’ai pas eu de place en crèche pour le Béluga, j’ai compris que ce critère signifiait l’allaiter jusqu’à 3 ans et demi bien tassés. Ça fait vraiment beaucoup plus que la moyenne en France… Ok, me suis-je dit, laissons cet objectif loin dans un coin de ma tête et essayons de vivre au mieux, on verra bien où la vie quotidienne nous mènera !

De toute manière, la période où j’ai eu le plus de remarques et questions sur le moment où j’allais arrêter d’allaiter a été autour des 9 mois du Béluga, un stade où je n’étais pas prête à cesser de l’allaiter. C’était un moment où il tétait encore beaucoup, la diversification étant bien commencée mais étant loin de constituer son apport calorique majeur. Arrêter l’allaitement à ce moment là était signifiait donc remplacer le lait maternel par une préparation pour nourrisson, situation clairement défavorable pour moi ne serait-ce qu’en terme de coût et d’organisation. J’éludais donc questions et remarques, et au bout d’un moment nos proches ont cessé d’en faire : ils étaient résignés à me voir faire différemment de la moyenne et voyaient bien que le Béluga se développait merveilleusement bien de toute façon.

Je n’ai donc pas eu besoin de tester ces réponses radicales (et jubilatoires) à la question « mais quand vas-tu cesser de l’allaiter ? ». Enfin si, juste avec mes collègues de travail qui me demandaient comment le Béluga pouvait téter sans me faire mal puisqu’il avait maintenant des dents (la première a poussé quand il avait 4 mois je crois). La réponse est simple et diablement efficace : « On peut tout à fait sucer sans mordre, y compris à l’âge adulte, n’est ce pas ?… »

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Donc voilà, l’allaitement n’est pas réservé aux nouveaux nés, d’ailleurs au Canada il y a même eu une campagne gouvernementale pour promouvoir l’allaitement « prolongé ». Vous pouvez voir ici une vidéo poétique montrant l’allaitement d’une petite fille qui n’est plus vraiment un bébé mais qui reste encore toute petite et continue à profiter de téter sa maman.

Pour ma part, j’ai adoré le fait que les tétées étaient un prétexte pour faire des câlins, une solution immédiate et d’une efficacité inégalée pour calmer le Béluga, le nourrir et l’hydrater, et pour l’endormir en 5 minutes chrono dans un train ou un avion – et ceci en toute discrétion grâce aux vêtements d’allaitement :

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Une fois le Béluga endormi, il suffisait de rabattre le pan supérieur de ce sweat d’allaitement de la marque Boob.

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Avec l’allaitement prolongé, se posent certains questions :

Le bébé ne fait toujours pas ses nuits, c’est à cause de l’allaitement ?

De l’expérience du Béluga et celle de Doudou enfant, on peut se réveiller de multiples fois la nuit sans être allaité. Comme vous le savez, j’ai testé le sevrage nocturne, avec la méthode la plus douce possible, celle du Dr Jay Gordon, mais le Béluga a été capable de pleurer en continu pendant 1h30, et moi je ne suis pas capable de supporter ça, à la fois parce que je sais que pleurer la nuit n’est pas favorable à son développement, mais surtout parce que tout simplement je ne supporte pas d’entendre un bébé pleurer, que ce soit le mien ou celui d’un autre. Plus tard, sans sevrage nocturne planifié, le Béluga a cessé de demander à téter la nuit. Mais il n’a pas pour autant cessé de se réveiller !

Cette page du site de LLL rassemble un certain nombre d’articles sur le sujet, si souvent évoqué, du sommeil nocturne. Et au sujet du cododo, qui est un moyen pratique d’allaiter la nuit en se fatigant un minimum, voici un article qui explore ce qui se fait autour du monde.

Le bébé tripote mes seins, j’en ai marre !

Comme le montre ce tableau de Zurbaran, c’est visiblement une attitude universelle que de tripoter le sein de sa mère quand on tète. Peut-être un geste évolutif qui favorise le réflexe d’éjection du lait ? On peut essayer de détourner ce geste en portant un collier à grosses perles colorées (voire un collier qui peut aussi être machouillé, comme ceux de la marque Chewellery), ou en proposant un à prendre en main.

Le bébé me mord

C’est généralement en période de poussée dentaire, quand il a très mal aux dents. Je n’ai pas eu ce problème avec le Béluga. La solution est visiblement d’être attentive pour voir arriver la morsure et retirer le bébé du sein avant qu’il morde. Et quand il a mordu, de le retirer du sein et d’expliquer, le plus calmement possible, qu’on peut mordre un jouet ou un morceau de tissu, mais pas le sein.

Le bébé a des caries, c’est à cause du lait maternel ?

Comme vous pouvez le lire en détails ici, il n’y a pas de lien entre caries et allaitement maternel, même nocturne. L’important est plutôt de limiter fortement les aliments sucrés, surtout en dehors des repas, et de brosser les dents régulièrement.

 

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Le sevrage du Béluga

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Quand le Béluga a eu 3 ans et a commencé à évoquer ses 4 ans, je lui ai dit qu’à 4 ans on est grand, donc qu’on ne tète plus. A 3 ans, il ne tétait plus qu’en cas de besoin particulier de réconfort (bobo), à l’endormissement (sieste et nuit) et au réveil. A cet âge, il a commencé à ne plus faire de sieste : il tétait comme pour s’endormir mais 20 minutes plus tard il décidait de se lever (grrr). Un jour je lui ai donc dit que comme il ne faisait plus de sieste, la tétée de sieste était finie elle aussi.

Pour  le soir, je ne me souviens plus précisément comment la tétée a disparu, mais elle était déjà dissociée de l’endormissement. En effet, le Béluga avait le choix entre : 1) endormissement au sein dans sa chambre (puis lever seul pour rejoindre la chambre parental si/quand il se réveillait la nuit), 2) tétée puis endormissement seul dans son lit accolé au nôtre. Et depuis sa rentrée à l’école, il choisissait systématiquement de s’endormir dans notre chambre. J’ai donc probablement supprimé la tétée du soir en même temps que la tétée de début de sieste, et la remplaçant par un câlin.

A noter, à cet période je commençais ma deuxième grossesse, donc les tétées me devenaient physiquement inconfortables, ce que j’exprimais au Béluga en disant : « tu es grand, ça me fait un peu mal quand tu tètes, alors il faut que les tétées soient courtes ». Oui, je lui ai menti sur ce point, car je pense que l’inconfort venait non pas de sa succion mais de ma grossesse…

Restait la tétée du matin. Là j’ai mis à profit le « sac à surprises », un sac où je stocke des petits cadeaux (livres, petits jouets achetés ou récupérés de quand j’étais petite, nouvelle brosse à dents, gommettes…). Le Béluga a le droit de demander un objet de ce sac quand il a un besoin de réconfort que les câlins ou un jeu ne calment pas. C’est le cas des matins où il a du mal à se réveiller. Avant il avait donc la tétée et, si besoin, une surprise. Un jour je lui ai annoncé que désormais c’était tétée OU surprise. Pendant une semaine, il a choisi la surprise tous les matins, puis les jours suivants il est revenu à son rythme habituel d’une surprise de temps en temps.

Et voilà, une fin de sevrage très progressive mais pile dans les temps : deux mois avant l’anniversaire de ses 4 ans ! Et un mois après mon début de deuxième grossesse, donc comme je le souhaitais, bien avant que le second bébé n’occupe une place notable chez nous (avant les 3 mois de grossesse, j’en parle le moins possible).

Je n’ai pas ressenti le besoin de lire au Béluga des livres sur le sevrage : je préférais laisser s’atténuer doucement l’existence des tétées dans sa vie. Mais j’avais repéré deux livres, qui sont actuellement les seuls à ma connaissance à traiter spécifiquement de l’allaitement, donc j’en profite pour vous en parler.

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  • « Toi, moi et la tétée » de Monica Calaf : Les dessins sont originaux et assez poétiques, mais on plonge directement dedans avec un bout de sein visible (et pas très joli, je trouve) dès la première page. Pour les textes, c’est un résumé de l’histoire de l’allaitement d’un bébé écrit à la première personne. Pourquoi pas, c’est même une bonne idée de faire un livre qui montre pourquoi une maman aime allaiter ! Sauf que la maman en question fait du maternage proximal +++ donc pour moi ce livre est destiné à ce type de maman, et j’éviterais soigneusement de le montrer à une maman lambda pour évoquer le sujet de l’allaitement (elle risquerait de penser « allaitement = mode de vie extrême = pas pour moi »). Bref, je n’ai pas gardé ce livre.on-a-vole-mes-tetes
  • « On a volé mes tétées » de Christelle Vaudour : Les illustrations sont belles, colorées et poétiques. Mais où le sujet est plus le bien être associé aux tétées plutôt que l’accompagnement face à une situation de sevrage. Seule la dernière page dit que maintenant il y a d’autres choses à vivre. Je compte l’offrir au second bébé quand il en sera à se faire lire des histoires, et ça parlera sans doute aussi au Béluga.

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A_propos_du_sevragePour me préparer au sevrage, j’ai par contre utilisé le livre « A propos du sevrage… quand l’allaitement se termine » de Diane Bengson. Comme tous les livres de La Leche League, il est conçu comme une boîtes à outils et un recueil de témoignages, qui permet à chaque parent de choisir sa voie en toute connaissance de cause et sans culpabilisation.

Maintenant, à 4 ans passés, le Béluga demande de temps en temps à téter. Je le laisse faire semblant de téter à condition que ce soit à travers mes vêtements et sur la peau du sein, pas sur le mamelon. Il « tète » la bouche presque fermée, ce qui me confirme qu’il a oublié comment on tète vraiment, même s’il conserve visiblement un souvenir vivace du bien-être associé à la tétée. Et c’est trop drôle, quand je me déshabille, de voir 2 paires d’yeux (le Béluga et Doudou) immédiatement attirés par ma poitrine, chacun sans doute avec une image bien différente dans la tête !

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Souvenirs divers

Le Béluga a toujours remué les jambes en têtant, même à 3 ans. Au début ça m’énervait, je pensais que c’était parce qu’il maîtrisait mal son corps (acquisition de la marche, etc) mais au fil du temps j’ai compris qu’il n’y avait rien à faire pour l’empêcher et j’ai fini par m’y habituer.

Le Béluga jouait parfois, quand il me voyait sein à l’air parce que j’étais en train de m’habiller, à téter debout à la manière d’un veau, comme sur cette belle photo.

A 40 mois, il me faisait sourire quand, à la tétée du soir, il considérait qu’il en avait assez eu, me disait « range ton tété Maman » et se tournait pour s’endormir.

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Voilà mon partage sur l’allaitement : volontairement engagé mais je l’espère pas agressif pour celles et ceux qui ne souhaitent pas allaiter, car dans le domaine de la parentalité comme du reste, chacun fait comme il veut et peut avec sa situation actuelle, qui ne peut être identique à aucune autre.

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Bon dimanche !

Les repas du Béluga, 4 ans

8 Mai

Bonjour !

Voici un petit article en attendant le bilan du Béluga de 3 ans et demi à 4 ans. Vous savez ce que je mange, mais le Béluga mange-t-il la même chose ? Non, déjà parce qu’il est végane avec ses parents et omnivore avec les autres (cantine, grands-parents, resto).

En semaine, il mange à la cantine de son école et j’évite de regarder les menus en ligne pour ne pas être frustrée par la quantité de produits d’origine animale qui lui sont proposés.

Les soirs de semaine, il mange de la soupe de légumes souvent additionnée de lentilles corail ou d’un peu de farine de pois chiche, puis des féculents : pâtes en sauce tomate de Doudou, semoule, pommes de terre sautées, pain… Au maximum une fois par semaine (et en général exactement une fois par semaine ^^), on achète des frites à emporter dans un snack près de chez nous, et on les mange avec le ketchup du magasin bio.

Et une autre fois par semaine, le féculent est une pizza à emporter de La Cerise sur la pizza : pendant que Doudou et moi mangeons une « Goudes sans la mozza », le Béluga se régale d’une Pitchounette, pizza au fromage en forme de tête d’ourson -le seul aliment non végétal qu’il consomme à la maison. Quand on sera à Marseille, je compte profiter de la transition pour me mettre aux pizzas faites maison, en garnissant celle du Béluga avec le « fromage bassine » dont j’ai appris la fabrication à un cours de cuisine de Melle Pigut.

En dessert, il y a généralement un fruit, en hiver une clémentine ou pomme ou poire épluchée coupée en morceaux. Parfois, en plus, un flan au cacao. On peut aussi planter des pépites de chocolat pâtissier dans les morceaux de fruits pour faire un hérisson :

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Le Béluga mange donc principalement des légumes sous forme de soupe, et les fruits frais sont donc un complément que je considère comme nécessaire et suffisant dans son cas pour les fibres et les vitamines.

Mais en ce début de printemps, j’ai souvent dîné d’asperges vertes cuites à la vapeur et trempées dans de la vinaigrettes, accompagnées de pommes de terre grenaille cuites à la vapeur avec leur peau puis coupées en deux et tartinées de houmos. Du coup le Béluga s’est habitué à goûter puis apprécier les asperges – et bien sur les pommes de terre vapeur, épluchées :

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Ci-dessous, de la soupe de légumes, des chutes de pâte feuilletée non cuite, des pommes de terre vapeur (en quantité supérieure à l’appétit du Béluga !), du tofu fumé coupé en allumettes.

Bref, il faut que je pense à lui proposer plus souvent à goûter nos plats, ne serait-ce qu’en posant sa langue sur un morceau d’aliment.

En semaine, on peut aussi préparer des « quichettes » : une pâte feuilletée découpée avec des emporte pièces, une garniture préparée en mixant grossièrement des carottes crues coupées en petit morceaux et mélangées avec une cuillerée à soupe d’huile d’olive, un peu de sel et juste assez d’eau pour que le Personal Blender fonctionne ; j’ajoute ensuite des pois chiche cuits (conservés au congélateur dans des moules à muffin en silicone) et mixe à nouveau puis fait valider le mélange auprès du Béluga, qui en mange volontiers une ou deux cuillerées. J’étale la garniture sur la pâte et cuit à 190 °C jusqu’à ce que les bords soient légèrement dorés.

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Le Béluga mange occasionnellement quelques panisses, il en est moins fan qu’il y a un an. Ci-dessous, des pâtes lettres à la margarine, des panisses, des bâtonnets de carotte avec un peu de ketchup pour l’encourager à en grignoter un ou deux de plus.

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Chez ses grands parents, le Béluga mange aussi quelques produits animaux qu’il adore : oeufs à la coque avec des mouillettes de pain, steak haché, yaourt de brebis à la confiture de myrtille. Ses grands parents lui font aussi manger du poisson, du poulet et autres viandes. Mais pas trop souvent, sinon ça gonfle trop ses parents il devient constipé en quelques jours.

Pour le petit déjeuner, depuis septembre le Béluga mangeait comme moi du chocolat chaud à la purée d’amande (source de calcium et magnésium) dans lequel il trempait des tartines de pain. Maintenant c’est variable : ça peut être un verre de boisson Riz Coco et une petite de tasse de chocolat en poudre, un morceau de biscuit, un verre de jus de fruit…

En goûter, c’est généralement biscuits et purée de fruits en gourde. Ça peut aussi être baguette et carrés de chocolat, gressins, et bien sur fruits frais.

Au resto, le Béluga consomme une pizza au fromage, une crêpe oeuf-jambon ou un steak haché-frites. Et en dessert, une glace à la fraise ou une crêpe au sucre.

Voilà l’équilibre qu’on trouve pour le moment. Ça ne me fait évidemment pas plaisir que le Béluga mange des produits animaux mais il est heureux ainsi pour le moment et peut ainsi intégrer qu’il aura réellement le choix entre végétalisme et omnivores me plus tard. Et moi j’attends secrètement le moment ou il sera peut être dégouté à l’idée de manger des animaux : je ne lui en parle pas pour le moment même si je ne cache pas le fait que la viande vient des animaux.

Bon dimanche !

Le Béluga de 3 ans à 3 ans et demi

15 Nov

Bonjour !

Voici la suite de mes bilans souvenir de l’évolution du Béluga et des objets qui accompagnent sa vie.

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Le développement du Béluga de 3 ans à 3 ans et demi

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A 37 mois, on discute en « conseil de famille » pour trouver ensemble une solution aux demandes récurrentes de bonbons du Béluga – et à nos refus systématiques de cette demande. Le Béluga décide qu’en notre présence il se contentera d’un bonbon par semaine, le dimanche, au goûter, et qu’il ne (nous) demandera pas d’autres bonbons même quand il en verra dans un magasin.

Un jour qu’il dessine, le Béluga m’appelle avec beaucoup d’enthousiasme en tendant une feuille de papier blanc vierge (alors qu’il a habituellement à disposition du papier brouillon, imprimé sur une face) : « Maman, regarde ! Il (y) a deux feuilles !! »

Quand le Béluga fait une bêtise, c’est à dire une action indésirable et involontaire, il la répare généralement avec empressement et application, par exemple en allant chercher une serpillère s’il a renversé son verre d’eau (en inox) par terre. Parfois, il arrive qu’il se mette à pleurer et je me suis aperçue que ça correspond aux bêtises qu’il ne sait pas encore réparer. Dans ce cas, je le prends dans les bras pour le consoler et le rassurer sur le fait que je l’aime aussi dans ces cas-là, puis je lui explique comment réparer ce nouveau type de bêtise. Bien sûr, il arrive aussi qu’il ne veuille pas réparer une bêtise. Dans ce cas je lui rappelle que quand il voudra jouer avec moi il faudra qu’il ait réparé sa bêtise – avec mon aide si besoin (par exemple pour fignoler l’essuyage du sol ou ramasser avec lui des pièces de puzzle).

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A 38 mois, il prend son premier traitement antibiotique. Le goût du médicament n’est pas particulièrement mauvais, mais le Béluga est très réticent à l’avaler. Heureusement, ses grand-parents trouvent « l’astuce du canard » : on se pince le nez pour jouer au canard mais aussi pour avaler le médicament sans sentir ses arômes. Après ce traitement, j’aurais pu lui proposer des probiotiques en poudre pour ré-ensemencer sa flore intestinale, mais je n’y ai pas pensé et le Béluga finalement n’a eu aucun signe d’inconfort.

Le frère de sa nounou est diagnostiqué positif à la tuberculose, donc tout l’entourage, y compris le Béluga, doit subir un diagnostic de la tuberculose. Pour le Béluga et M, la plus jeune fille de la nounou, il s’agit une injection et une radio des poumons. Je tente la minimisation et la distraction (quel tattoo choisis-tu pour après la piqûre ?) mais le Béluga vit très mal l’injection puis, malgré ma présence avec tablier protecteur, panique totalement pour la radio qui se déroule juste après. Du coup je me plonge dans le site Sparadrap, qui propose de nombreuses ressources pour les enfants, les parents et les soignants, par exemple pour se préparer aux piqûres comme celles des vaccins, à la radio, à la visite chez un médecin, un guide pour gérer la douleur de son enfant au quotidien, etc. On peut télécharger gratuitement ces fiches, les acheter à l’unité ou acheter en librairie un livre rassemblant plusieurs d’entre elles. Je suis motivée car j’ai appris que le diagnostic n’est pas fini : dans 3 mois, le protocole impose de recommencer l’injection et la radio et de faire en plus une prise de sang

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A 39 mois, en vacances dans le sud, le Béluga se plaint du soleil dans les yeux donc on lui achète une paire de lunettes de soleil (protection 3), en complément du chapeau (bob) règlementaire et de la forte limitation des sorties entre midi et 16h.

Pour ces vacances, on oublie de prendre des couches donc on décide qu’il me réveille la nuit pour aller aux toilettes (une à deux fois par nuit). Ça marche étonnamment bien, sauf certaines nuit où il ne s’est pas réveillé alors qu’il avait besoin d’uriner.

Il est vêtu de T-shirts taille 3 ans, de boxers Petit bateau taille 3 ans et, éventuellement vue la chaleur et le fait qu’il reste principalement dans l’enceinte du jardin, de shorts taille 3 ou 4 ans (ou de son increvable bermuda Quicksilver !). Côté, sandales, il a des sandales lumineuses Cars en pointure 24 achetées à La Halle – je lui ai laissé le choix avec des sandales Pataugas beige, car c’étaient les 2 paires sans cuir dont la semelle me paraissait souple. Il a aussi des sabots types Crocs de la marque Playshoes en pointure 24/25, encore un peu grandes pour lui. Enfin, pour les plages rocailleuses, il a une paire de « méduses » en plastique en pointure 24.

Il a toujours des croûtes de lait, jaune orangé, sur le cuir chevelu. Elles ne le gênent pas du tout (il ne se gratte jamais la tête), elles ne partent pas avec un shampoing simple, et comme c’est déjà la guerre pour faire un shampoing simple au Béluga (même avec une visière de bain), je le laisse généralement tranquille avec ça. Je lui brosse le cuir chevelu avec ma brosse corporelle, une brosse en bois à poils souples.

Il dit à sa grand mère : « Je deviens un peu plus grand… j’ai moins peur des animaux qui bougent vite… je tète moins. » De fait, les tétées semblent de moins en moins un besoin impérieux qui s’impose à lui, de plus en plus un plaisir choisi consciemment. Je suis contente d’observer cette évolution car je vois arriver avec elle la possibilité d’un sevrage progressif d’un commun accord, d’autant qu’il a bien intégré que ce sont les bébés qui tètent, donc que le jour où il voudra être considéré comme grand il devra avoir arrêté.

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A 40 mois, avec les brassards gonflables de l’an dernier, il se tient seul dans la piscine et nage « comme un petit chien ».

Il arrive à mettre ses méduses seul : enfiler la languette dans la boucle, etc.

Il fait pipi au lit environ une fois par semaine, certaines fois à la sieste et certaines fois la nuit.

Je lui coupe les cheveux, toujours avec des ciseaux droits de coiffeur, en plusieurs jours car il en a très vite marre, bien qu’il soit installé devant un jeu ou un dessin animé : d’abord le front pour que les mèches ne lui atteignent plus les yeux, puis la nuque pour ne plus que ça lui couvre tout le cou, puis un peu partout sur le dessus de la tête pour ne pas que ça donne une coupe au bol.

J’installe une lunette double en bois dans les WC, que je trouve plus facile à utiliser en autonomie qu’un réducteur. J’ai découvert ce système chez sa pédiatre, qui l’avait acheté chez Leroy Merlin, mais visiblement ils ne vendent plus ce produit (photos ci-dessous). J’ai trouvé une lunette double en bois sous la marque Gelco, très bien conçue « à part » les fixations, qui ne tiennent vraiment pas bien. Elle semble très proche de celle de la marque Galedo.

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A 41 mois, le Béluga commence l’école et la cantine. Il est dans la même classe que M, sa copine de nounou, dans une école qu’il connait car il y accompagnait la grande sœur de M. Au début, M n’a pas forcément envie d’aller en classe, alors le Béluga, déjà arrivé depuis quelques minutes, lui dit souvent « viens M » et l’entraine jouer. Un jour par contre, il l’accueille avec « je n’ai pas besoin de toi, je suis là depuis longtemps ».

Le Béluga refait pipi au lit la nuit. On a 2 jeux de housse de couette + taie d’oreiller car elles ne sont généralement pas atteintes, mais 3 jeux de drap de dessous + alèse (choisie imperméable aussi sur les côtés car la fuite a parfois lieu sur un bord du lit) + pyjamas (taille 4 ans, marque Petit bateau ou DPAM, achetés d’occasion comme neufs), dont 1 placé juste à côté du lit.

La nuit, il se réveille souvent en panique, sans parvenir à nous expliquer ce qui lui fait peur. On lui achète une veilleuse Super nomade Pabobo, qui se tient facilement avec une main d’enfant, a une excellente autonomie et éclaire beaucoup. Ceci dit, ça ne règle pas la question des réveils nocturnes ni le fait qu’il a en ce moment trop peur du noir pour se lever de son lit situé dans sa chambre et rejoindre seul notre chambre pour se rendormir en autonomie sur son matelas à côté du nôtre. On doit donc aller le chercher sur son lit et c’est vraiment fatigant.

Une nuit, il s’endort avec ma main dans la sienne sans penser à demander à téter pour s’endormir. Ce qui signifie que tous les autres soirs il demande à téter, puis soit détourne sa tête pour s’endormir, soit tète jusqu’à être endormi.

Deuxième session de diagnostic de la tuberculose. J’ai géré à fond : brochures Sparadrap lues à l’avance avec lui, vidéo Sparadrap sur la prise de sang, distractions (nouveau livre pop up, tube à bulles, bonbons), présence de M à qui on fera exactement les mêmes examens et qui ne dit pas un mot… En plus il connait maintenant le lieu, on fait la radio en premier et ça se passe très bien, les deux infirmières sont super gentilles. Malheureusement, ça ne suffit pas, le Béluga panique totalement. Je suis convaincue qu’il est phobique des soins médicaux et qu’il va falloir trouver un pédopsychiatre pour sortir de cette situation.

Un bonbon par semaine ne suffit plus au Béluga, donc on décide en conseil de famille qu’il pourra en manger « autant qu’il veut » mais un seul jour par semaine. Il choisit le lundi, et c’est un jour pratique car ça rend le retour au travail/à l’école plus joyeux. Du coup je prépare mes bonbons gélifiés maison le jeudi soir ou le vendredi matin afin qu’ils aient le temps de sécher sans déshydrateur. Le lundi, il en mange quelques un au petit déjeuner et parfois quelques uns au repas du soir. L’idée n’est pas de céder à une addiction mais de prendre en main le sujet : ne pas interdire totalement mais ne pas autoriser chaque jour, éviter l’habituation aux bonbons industriels, utiliser une recette maison dans laquelle je pourrai diminuer progressivement la teneur en sucre.

Un soir de retour de l’école, au parc, le Béluga me dit « A la cantine on a mangé de l’omelette aux œufs ! ». Les adultes présents ont la délicatesse de ne pas relever cette lapalissade… qui n’en est pas une chez nous qui mangeons des omelettes de pois chiche !

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L’alimentation du Béluga de 3 ans à 3 ans et demi

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A la rentrée, on inscrit le Béluga à la cantine de l’école maternelle. La seule alternative proposée par la Caisse des écoles est un repas sans porc. On coche donc cette case, et on signe la pétition pour qu’un menu alternatif végé soit proposé dans les cantines.

Le Béluga mange toujours comme la personne dont il est sous la responsabilité : il est végane chez nous, flexitarien chez ses grands parents, omnivore classique à la cantine. Avec ses grands parents, il découvre et adore les œufs à la coque avec mouillettes de baguette, il prend finalement du plaisir à manger du poulet et de la pizza au fromage. Ça ne me fait pas plaisir de le voir manger des produits animaux de manière innocente (= sans avoir fait ce choix avec tous les paramètres, dont l’éthique) mais je ne nous (le Béluga, ses parents et ses grands parents) sens pas encore prêts pour l’explication de leur mode de production.

Chez nous, il mange ordinairement de la soupe (légumes + légumineuses), des pâtes semi complètes en sauce tomate Doudou, des fruits frais. Selon les jours, il y a des panisses, du riz, des pois chiche entiers, de petits dés de tofu fumé, des quichettes à la carotte, des frites (une fois par semaine max)…

Le matin, c’est un bol de chocolat chaud partagé entre le Béluga et moi, préparé avec 1 petite cuillerée à soupe de cacao en poudre, 1 petite cuillerée à soupe de sucre complet, 2 cuillerées à soupe de purée d’amande blanche, et de l’eau bouillante versée progressivement en mélangeant bien. Le Béluga le boit à la petite cuillère et y trempe des tranches de baguette décongelées au grille pain.

Les snacks préférés du Béluga sont de la boisson végétale riz-coco ou riz nature, du « pain baguette », du chocolat en poudre fait maison (1 volume de cacao pour 1 volume de sucre complet) qu’il mange à la petite cuillère ou en y trempant des tranches de pomme épluchée, du pain des fleurs avec des pépites de chocolat, des fruits frais, des gressins, des Twibio à la fraise ou à la framboise, des sablés chocolat noisette Moulin du Pivert, des pruneaux.

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Le soir, il mange devant Youtube, en regardant La ligne, Zoubi Doubi, Mimi la souris, en plus de Peppa Pig, Caillou et les Enfoirés. Il regarde l’écran presque 1 h par jour, entre 19h15 et 20h, pendant qu’il mange. Je sais que ce n’est clairement pas idéal en terme d’alimentation consciente, mais pour le moment ça équilibre nos soirées – pendant qu’il regarde l’écran, je peux finir de préparer à manger, négocier pour qu’il finisse sa soupe sinon j’arrête « la télé », regarder moi-même mon ordi pour me détendre brièvement (Doudou rentre à 20h30 le soir), etc.

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Le marquage des vêtements du Béluga

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La maîtresse a demandé de marquer tous les vêtements que le Béluga était susceptible d’enlever. Elle parlait juste des vestes, bonnets et gilets, mais nous on pensait que ça incluait aussi les pantalons et pulls pour la sieste. J’ai donc cherché comment marquer ses vêtements. Voici les possibilités que j’ai vues :

  • Étiquettes à coudre : Solution écologique et amovible, mais c’est moi la responsable couture de la maison, et je n’avais pas envie de passer plusieurs minutes sur chaque étiquette.
  • Marqueur ou tampon textile sur l’étiquette de lavage du vêtement : Le marquage n’est pas assez visible car l’étiquette de lavage n’a pas forcément de grand espace blanc pour y écrire le prénom de manière visible et surtout elle est parfois située ailleurs que sur le col du vêtement.
  • Pressions personnalisées : Elles sont jolies mais chères et surtout elles sont faites pour être placées à l’extérieur du vêtement, donc pas assez évidentes à trouver par le personnel de l’école.
  • Étiquettes autocollantes : Les Ludisticks de Ludilabel sont à coller sur une étiquette de vêtement, donc toujours le problème d’emplacement, en plus de la probable présence de solvants.
  • Étiquettes thermocollantes : La plupart des étiquettes thermocollantes sont permanentes (vous pouvez trouver la liste de la plupart des marques à la fin de cet article de Milymaman & les mogwais). Certaines sont dé-collables, et c’est ce que j’ai choisi afin de faciliter la future transmission des vêtements trop petits à de nouveaux propriétaires. C’est Doudou, responsable du fer à repasser à la maison, qui s’y est mis. Comme il n’y avait pas d’indication de puissance du fer pour coller, il a utilisé la puissance moyenne et ce n’était pas assez chaud : certaines étiquettes se sont décollées après quelques lavages. On les a récupérées afin de les recoller.

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Les nouveaux livres du Béluga de 3 ans à 3 ans et demi

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Les livres du Béluga sont alignés par terre, pour être accessibles. Je n’ai pas eu l’occasion d’acheter des étagères à barreau ou des boîtes solides pour placer les livres couverture visible (au lieu de tranche visible), ce qui faciliterait la reconnaissance des livres par le Béluga.

Livres pour préparer à l’école maternelle

  • L’école de Tchoupi (éditions Nathan) : Un grand album à volets à soulever pour cherche le doudou de Tchoupi dans toute l’école. Il présente donc les lieux et activités clés de manière ludique.
  • Vive l’école ! (éditions Nathan) : Ce livre semble avoir l’avantage des deux livres précédents, car il a un format portable mais aussi des volets à soulever. Je n’ai pas eu l’occasion de l’acheter.
  • La provision de bisous de Zou (éditions École des loisirs) : Ce livre parle de colonie de vacances, mais l’idée était d’introduire la possibilité de « papiers bisous » comme objets transitionnels. Finalement le Béluga n’en a pas eu besoin, mais il apprécie de lire cette histoire. Je vais essayer de feuilleter les autres livres de cette série, comme « Zou n’a pas peur ».

Magazines

Le magazine Popi est remplacé par Tralalire (à garder comme livre d’histoire facile à emporter).

Occasionnellement, le Béluga reçoit aussi : Histoires pour les petits, Toupie chansons (livret de paroles avec CD), Zouzous (magazine avec jeux) voire Peppa Pig (magazine avec jeux).

Autres livres

  • Hulul (éditions École des loisirs) : En format « poche », de petites histoires que le Béluga a beaucoup appréciées. On va sans doute lui offrir la suite, « Hulul et compagnie ».
  • Cherche et trouve dans la nature (éditions Seuil) : Un petit livre jeu, où le Béluga a aimé cherché les dessins présentés, mais aussi les objets qui sont à chaque fois cachés dans le paysage. Ce livre peut ouvrir une discussion sur l’écologie : il montre un pétrolier en train de faire une marée noire et, dans une autre page, des chasseurs plutôt ridicules.
  • Lily & Chloé, le premier vol (éditions Sarbacane) : Ce livre fait partie d’une collection qui a pour but de montrer que « à deux c’est mieux ». Je ne suis pas fan de la plupart de ces livres, que je trouve un peu niais, mais celui-ci m’ennuie moins que les autres car il montre les essais de la fourmi pour se fabriquer des ailes à partir de ce qu’elle trouve dans la nature.

 

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Les nouveaux jouets du Béluga de 3 ans à 3 ans et demi

Jeux de société

  • Les p’tits génies : Un jeu de plateau avec des cartes posant trois types de questions, de deux niveau de difficulté. Certaines questions demandent de reconnaître le triangle dans un dessin, d’autres de sauter en l’air ou de reproduire un assemblage avec les petits blocs de mousse fournis. Le Béluga aime bien.
  • Uno ! : Un jeu classique dans ma famille. Le Béluga en est fan. On y joue sans le +4 ni le joker et en considérant les cartes « action » comme des cartes normales, et avec jeux ouverts car le Béluga ne sait pas encore tenir les cartes en éventail. Edit : Il existe un jeu très proche, adapté aux petits (sans carte action, avec des animaux à la place des numéros) et fabriqué en France : les Barbouilleurs, édité par Dagobert. Edit : Il existe un accessoire pour aider les petits à tenir leurs cartes : le porte-cartes de Djeco.
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Le Zenlaptop sert de mini table basse et notre appart a des airs de tripot

  • Dobble : On y joue à deux. Je compte jusqu’à 10 avant de regarder les cartes afin de jouer à ma vitesse tout en conservant des victoires équilibrées pour chaque joueur.
  • Woolfy : Il y joue avec Doudou à la ludothèque le samedi matin.

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Jeux d’imitation

  • Une poupée : Ici une poupée Warlof avec des habits non genrés (salopette, pantalon et manteau rouges, T-shirt blanc, tablier vert et jaune, bonnet et écharpe marrons), fabriquée par la Grenouille citadine. Le Béluga fait aussi semblant que ses peluches sont des bébés.

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  • Un parapluie pliant pour enfant : On le voit ci-dessous accroché au radiateur (éteint !). Quand le radiateur sera allumé, je l’accrocherai à un porte-manteau situé à hauteur du Béluga, comme celui qu’on voit sur la droite de la photo.

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  • Une petite table : Je l’ai achetée dans une brocante en bas de chez moi, elle est issue du set « Le grand marché » de House of toys. Avantages : elle est en bois, elle lui sert de plan de travail pour cuisiner ou bricoler, elle comporte une balance simplissime mais fonctionnelle, elle est démontable.

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 Jeux de plein air

  • Trampoline : Le Béluga en est très fan. Il est situé chez ses grands-parents paternels.
  • Pêche à la ligne dans bassine d’eau : On y joue surtout chez ses grands-parents maternels.

Je n’ai pas encore eu l’occasion de lui acheter un meilleur modèle de draisienne (j’ai repéré la marque Puky) ou de trottinette (j’ai repéré la marque Mini micro).

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Jeux « éducatifs »

  • Le labo éducatif Carotte magique : Un ensemble de jeux pouvant être utilisés comme puzzles mais aussi comme question/réponse. C’est une carotte en plastique, à piles, qui corrige la réponse en émettant un son différent si elle est juste ou fausse. Sauf que la question est écrite, donc quasi impossible à comprendre par l’enfant seul. Je ne conseille pas plus que ça, même si le Béluga l’aime bien. En fait, c’est juste que le Béluga aime les puzzles composés de 4 à 12 pièces.
  • « Comment est mon corps » de Ravensburger : Un jeu de quand j’étais petite. Le Béluga ne peut pas encore le faire seul car il ne comprend pas encore vraiment que le trait relie une partie du corps en vignette et dans le dessin global, mais il aime bien. Toujours l’attrait du puzzle.

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Je compte donc lui acheter des puzzles d’environ 12 pièces. Je louche très fort vers les puzzles en bois de Goki, fabriqués en Allemagne et comprenant 4 puzzles sur une même planchette. J’hésite encore entre la croissance de la grenouille, la poule qui pond un oeuf, les 4 saisons et, sur le même principe mais sous la marque Beleduc, la formation d’une pomme de terre. Edit : J’ai acheté les puzzles « grenouille » et « poule ».

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Autres jeux

  • Hippos gloutons : Un jeu acheté par hasard dans une brocante, sans doute à cause de la pub que j’ai reçue enfant – ça marche même 20 ans plus tard ! Doudou et le Béluga ont aussi adhéré tout de suite. C’est du 100 % plastique mais aussi un jeu sympa pour se défouler un peu sans sauter sur un lit (ce qui est notre défouloir par défaut si on ne peut pas aller dehors).
  • Les incollables 2/3 ans : J’en ai plusieurs « éventails », que le Béluga a pioché au fur et à mesure comme cadeau du matin.
  • Un jeu de quilles : Classique mais apprécié du Béluga. Il en a reçu différents modèles.

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Les activités manuelles du Béluga de 3 ans à 3 ans et demi

Je n’ai pas eu l’occasion de tester les crayons toutes surfaces aquarellables Stabilo.

MegaSketcher : Cette ardoise magique est en plastique, plutôt grande et lourde (donc pas facilement transportable) et les aimants ne sont pas faciles à décrocher par le Béluga, mais elle est solide et le Béluga l’apprécie.

Ciseaux pour tout petits : Ils sont tout en plastique mais permettent de couper assez efficacement le papier et pas la peau.

Flocons de maïs expansé : J’en ai de la marque PlayMaïs (merci Christel !) et on peut les utiliser aussi bien pour construire que pour « dessiner » sur une feuille de papier. Je mets à disposition du Béluga une éponge mouillée posée sur une assiette afin qu’il humidifie les flocons.

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Aquarelle : On trouve maintenant, sous différentes marques, une très belle palette en métal contenant 12 superbes couleurs 100 % naturelles (curcuma, gardénia, paprika, betterave, sureau noir, chou rouge, spiruline, mûrier, ortie, carthame, caramel, charbon végétal), placés dans des mini godets amovibles (c’est très pratique pour nettoyer la palette et pour n’utiliser que certaines couleurs). Cet objet très bien conçu, très bien fini, fabriqué en Allemagne et résolument écologique a un seul inconvénient : les poils du pinceau sont des soies naturelles, ici des crins de cheval. La palette 6 couleurs de la même marque. est, elle, en plastique, avec godets non détachables, et semble-t-il avec un pinceau en plastique et poils synthétiques.

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Pâte à modeler : Le Béluga a reçu le set Glacier pâte à modeler de Universe of Imagination et en adore la mini presse (celle qui ressemble à une seringue) et le moule à gaufres – par contre il n’a quasiment pas utilisé la grande presse, qui me semble vraiment mal conçue (dure à manipuler, ne rentre plus dans la boîte une fois montée, contient des interstices difficiles à nettoyer mais cruciaux pour y enfiler les languettes d’embouts), je l’ai carrément mise à la poubelle après quelques jours d’essais ! J’ai aussi jeté la grande boîte en carton du jeu. Pour ranger le reste (et les petits jeux du Béluga en général), j’utilise de petits sacs en tissu vendus pour les achats d’aliments en vrac. J’ai notamment de petits filets à fruits achetés sur Sans-bpa.com, qui ont l’avantage de permettre de voir le contenu.

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Personnellement, j’aurais aimé acheter le kit à modeler Knetix de Selecta, qui contient des boîtes de pâte, aussi une mini presse et d’autres accessoires en bois, le tout écologique et fabriqué en Allemagne. Bref, un produit complet qui me semble idéal, pour un prix raisonnable vu sa qualité. Alternativement, Melissa & Doug, qui a toujours des produits originaux et bien pensés, propose un sympathique coffret à modeler en bois que j’aimerais bien acheter pour compléter son kit en plastique.

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Bon dimanche !

Le Béluga de 30 à 36 mois

13 Sep

Bonjour !

Voici la suite de mes bilans souvenir de l’évolution du Béluga et des objets qui accompagnent sa vie, par tranches de 6 mois. De 30 à 36 mois, je me souviens surtout de son 3ème noël puis de son 3ème anniversaire (on va donc beaucoup parler de jouets et livres dans cet article), et d’un loulou qui devient de plus en plus autonome tout en restant câlin. Une belle période !

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Le développement du Béluga de 30 à 36 mois

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A 30 mois, il commence à prendre son bain seul. Les premiers jours de sa vie, on a tenté de le baigner dans différents types de baignoires, avec une eau soigneusement tempérée, mais il hurlait à chaque fois. On a fini par le baigner sur moi (avec tétée en bonus) et là ça lui a convenu. Maintenant qu’il est très à l’aise dans l’eau, une fois déshabillé et vessie vidée, je le pose dans la baignoire et je m’occupe à autre chose dans la salle de bain (brossage, épilation, rangement des tiroirs… ce qui me permet de rester à proximité et attentive à une noyade éventuelle) jusqu’à ce qu’il réclame ma présence dans la baignoire. Je le savonne alors dans les endroits clés (aisselles, fesses et endroits sales), on rince son zizi et éventuellement je lui nettoie les oreilles (au coton-tige pendant qu’il tète). On le baigne entre 2 et 3 fois par semaine, ce.

A 32 mois, le Béluga croit au père Noël. Pourtant j’ai pris soin d’emballer des cadeaux devant lui (pas ceux qui lui étaient destinés, sinon il aurait absolument voulu les ouvrir) et on a lu ensemble Agathe ne croit pas au père Noël et Noël chez Ernest et Célestine. J’ai l’impression qu’à cet âge il ne différencie pas encore la réalité et l’imaginaire (père Noël, fée, dragon, licorne…).

J’ai acheté un calendrier de l’avent avec un sapin en bois à décorer (marque Legler), dont les décorations, réutilisables, sont à trouver chaque jour dans les tiroirs. Je tenais à ce principe, qui est celui que j’ai eu étant enfant (nous étions 3, donc nous piochions un jour sur trois une décoration + un petit mot, un chocolat ou une pièce) et j’aurais préféré acheter le même calendrier que mes parents (L’Homme moderne d’il y a 30 ans ?) car celui de Legler est plus grand et lourd – même s’il a l’avantage d’avoir de vrais tiroirs que je pourrai garnir plus tard de petits mots ou mini jouets.

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A Noël, le Béluga apprend à reconnaître la lettre majuscule qui débute son prénom, pour savoir quels paquets sont pour lui parmi ceux disposés sous le sapin de Noël.

Doudou et moi n’avons pas eu le courage d’expliquer diplomatiquement à notre famille notre point de vue sur les cadeaux du Béluga (peu, peu fragiles, si possible non sexués et fabriqués de manière éthique et écologique), du coup il reçoit énormément de cadeaux, dont la plupart sont très sexués : un château fort en Duplo, 2 kits de bricolage 100% plastique, un hélicoptère télécommandé, un quad télécommandé, un camion de pompier à monter, etc. Je laisse tous ceux qui ne me plaisent pas (la majorité) chez les grands parents, sous prétexte que chez nous c’est trop petit et que ça nous évitera d’apporter des jouets quand on va chez eux – ce qui n’est pas faux d’ailleurs.

A 33 mois, le Béluga dessine quelques soleils avec leurs rayons. Wahouh !

Il reconnait quelques chiffres, alors on s’amuse à taper ensemble les deux digicodes de l’immeuble. Dans la rue, en réaction à cet article qui montre que les enfants n’ont plus vraiment la possibilité de marcher seuls, je cherche des situations où le laisser marcher indépendamment (quand il ne demande pas à être dans mes bras), par exemple en le déposant sur le trottoir au dernier carrefour avant chez nous et en lui proposant de m’amener à la porte de l’immeuble.

Quand il est contrarié, il est souvent capable de demander du réconfort : « téter » ou « un p’tit calin » ou « un p’tit cadeau ».

Pendant deux nuits, ils se réveille quasiment toutes les heures en hurlant et peine beaucoup à se rendormir. On réalise que ça correspond à deux jours où son papa était un peu malade et a donc passé beaucoup de temps au lit pour se reposer. Une fois qu’on lui a dit et montré que son papa était guéri, il a dormi de 22h à 6h sans se réveiller, ce qui est rarissime.

A 34 mois, le Béluga se réveille toujours deux fois par nuit : au premier réveil, entre 2h et 4h, il vient tout seul finir sa nuit en cododo (on a toujours son lit à barreaux accolé à notre lit). Le second réveil a lieu vers 6h et il tête puis se rendort. On le réveille ensuite à 7h30 (où il tète à nouveau).

Son endormissement de la nuit se passe toujours au sein quand je suis là (ça fait mon moment quotidien de relaxation, en silence, dans le noir). Quand je ne suis pas là, il est contrarié et s’endort allongé contre la personne qui le garde. Pour la sieste, il s’endort facilement : soit au sein si je suis là (le week-end), soit allongé pas loin d’un autre dormeur (en semaine, c’est la petite fille avec qui il est gardé).

Il dit qu’il a peur du noir, alors on continue à mettre la veilleuse la nuit et on l’accompagne pour allumer la lumière quand il va entrer dans une pièce sombre.

Côté hygiène, il prend un bain 2 fois par semaine (on est en février). On lui brosse les dents tous les soirs et, quand il ne prend pas de bain, on lui fait une toilette du zizi : encore assis sur son pot après avoir fait pipi, il « fait sortir son zizi » (décalottage partiel) et on verse de l’eau dessus puis il « range son zizi ».

Quand il est sur le pot, situé dans la salle de bain, il prend le miroir de son lavabo et fait semblant que c’est une tablette sur laquelle il me demande de lui mettre des vidéos.

Côté habits, le matin, il demande à enfiler des habits chauffés. Le soir, on lui met donc son T shirt manches longues en coton, sa couche lavable et sa paire de chaussettes (Petit Bateau 3/4 ans), préalablement posés sur le radiateur chauffe-serviette de la salle de bain. Le matin, on y ajoute un T shirt manches longues à col roulé avec pressions sur l’épaule (en 3 ans, peu de marques en proposent, j’en ai trouvé chez Décathlon/Domyos en coton bio, pour les modèles unis, ou chez Kiabi pour les modèles à motif), une paire de jambières (toujours les mêmes Babylegs ou Legs Huggers, taille unique), un pantalon de jogging épais (Petit Bateau 3 ans), un pull (tricoté par une de ses arrières grand-mères) ou un gilet/veste en polaire, chauffés en les plaçant sous la couette le temps que le Béluga soit assez réveillé pour s’habiller.

Pour sortir, il a un manteau épais de type doudoune (j’en ai deux, achetés d’occasion, pour pouvoir les laver), un bonnet (idem), une écharpe (idem), des gants (j’en ai deux paires, mais ça c’est pour compenser les pertes probables) et des chaussures (baskets Domyos… ou chaussures d’hiver bien montantes bien rigides et bien pleines de cuir achetées par ses grands-parents – grrr, mais les relations familiales c’est précieux, alors chacun d’entre nous fait des compromis).

Côté écrans, pour changer de Peppa Pig, Caillou, et des vidéos de comptines en français ou en anglais, il regarde Mouk, dont l’histoire est peu crédible mais que nous apprécions pour son objectif de découverte des cultures des autres pays et pour la sortie de nouveaux épisodes le vendredi. Le Béluga est aussi tenté par d’autres dessins animés qu’il voit dans la liste des vidéos connexes sur Youtube ; dans ce cas nous regardons ensemble un seul épisode afin de voir si le nouveau dessin animé est validé ou si on fera en sorte de le regarder très peu souvent.

Côté petits plaisirs, il utilise abondamment la « boîte à cadeaux » (petit livre ou jouet) initialement mise en place pour le consoler les matins où il n’a pas envie d’aller chez la nounou, et qui se résume pour le moment à une boîte à gommettes (en plastique, indéchirables : marque Tweeny par exemple) où il a le droit de piocher, le matin et une fois par jour maximum, une mini planche de gommettes (je découpe les plaquettes en morceaux contenant environ 4 gommettes).

Côté alimentation, il est toujours allaité et végétalien à la maison (matins, soirs et week-ends, où il mange surtout des pâtes en sauce tomate, de la soupe de légumes et légumineuses, des pois chiche entiers ou en panisse, du pain (baguettes ou « pain des fleurs » au quinoa), des pommes de terre sautées ou frites ou en purée, des « quichettes »/tartelettes garnies de carottes, pois chiches et éventuellement tofu fumé mixés avec de l’huile d’olive, des fruits crus ou en compote).

Il est faiblement consommateur de produits animaux le midi chez sa nounou (il y mange de la soupe, des tajines, des pâtes, du riz, des fruits, des biscuits au chocolat pas toujours végétaliens, parfois des omelettes, parfois du poulet mixé dans une sauce – elle est musulmane donc il n’a pas l’occasion de s’habituer au jambon héhé) et chez ses grands-parents (deux repas par mois en moyenne, où il refuse spontanément les produits animaux sauf un peu de poulet s’il est effiloché et caché au milieu du reste).

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Goûter composé de « pain de fleurs » au quinoa et de pépites de chocolat noir (la gourde d’eau et l’éventuelle compote ne sont pas photographiées)

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Les jouets du Béluga de 30 à 36 mois

En plus des peluches, des petites voitures, du kit pelle + seau + arrosoir, de la dinette + légumes à découper, des crayons de couleur (en cire ou en bois), de la boîte de Lego Duplo généraliste (dont j’ai parlé ici) qu’il utilise encore abondamment, le Béluga a reçu de nombreux cadeaux – pour Noël, pour son anniversaire, mais aussi quand il voit ses grands parents, en cas de grosse tristesse, etc.

Il joue avec des Lego Duplo spécialisés :

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  • Le château royal (10577) : je n’étais pas heureuse quand il a reçu cette boîte (j’ai d’ailleurs fait disparaître assez vite les épées), mais le Béluga aime cacher le coffre au trésor dans des châteaux de son invention réalisés avec les pièces de cette boîte, et aussi utiliser le canon (attention à ne pas cibler le visage !).

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  • J’aurais aimé lui acheter la maison (10505), mais ça ferait sans doute trop actuellement. Je garde l’idée pour plus tard, à balancer avec le choix d’une maison en bois.

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Il joue avec des jeux de rail/route à construire en bois, dont les rails sont compatibles entre eux :

  • Circuit Village (Wood’n’play), qui a l’avantage d’être vendu dans une boîte compacte, mais que je ne conseille pas. En effet, son pont est trop difficile à assembler par le Béluga, il y beaucoup de petits panneaux (qui ne ressemblent pas à ceux du code de la route), les bâtiments sont en carton fin donc trop fragiles, et il n’y a aucune notice pour expliquer comment créer un circuit utilisant tous les rails de la boîte.

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  • Circuit Story Express Pompier (Janod), qui est vraiment mieux conçu et est très adapté au fan de pompiers qu’est le Béluga : des maisons solides, des personnages, des accessoires (feu, échelle, hélicoptère…), un plan pour construire un circuit avec toutes les pièces de la boîte, la liste des pièces pour vérifier qu’on n’en a pas perdues. Par contre, il est vendu avec suremballage dans une boîte immense et peu pratique à utiliser. Je pense que l’emballage est conçu pour être jeté – la caserne/hôpital est en fait une boîte où entrent, si on les serre bien, tous les éléments thématiques. Il ne reste qu’à ranger les rails, par exemple dans une boîte qui contient aussi les rails d’autres boîtes. En tout cas, si on les serre bien, la boîte thématique et les rails rentrent dans un carton de livraison de dosettes Nespresso (oui Doudou possède une Nespresso, pfff).

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  • Le Béluga n’a pas eu l’occasion de tester le circuit en 8 de Doug & Melissa, qui a l’avantage d’être conditionné dans une boîte compacte ET listant les pièces qu’elle contient, ni de train Brio, la marque habituelle pour ce type de jeu. Il n’a pas non plus testé le train Treno (Selecta), dont les rails ne sont pas standard mais qui a l’avantage d’être fabriqué en Allemagne et pas en Asie.

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Il joue à des jeux de société coopératifs :

  • Mon premier verger (Haba), fabriqué en Allemagne, comme l’indique le site Jeu Jouet Ethique (super site qui vend un grand nombre de jouets fabriqués localement). Le Béluga demande souvent à y jouer et s’amuse particulièrement quand c’est le corbeau qui gagne. Le site Tric Trac, qui rassemble de nombreuses critiques de jeux, a bien sûr une page sur Mon premier verger. Je recommande tout particulièrement !

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  • Le jeu des bisous (Arplay), un jeu très chouette (voir sa fiche sur Trictrac), qui peut se jouer en coopératif ou en compétition (mais peut-on parler de compétition quand l’enjeu est de gagner des bisous ?). On peut l’acheter chez l’éditeur, moi je l’ai trouvé en biocoop. Je recommande !

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  • Little cooperation (Djeco) : un jeu coopératif sympathique (voir sa fiche sur Trictrac) même si ses figurines sont en plastique. Le Béluga le demande un peu moins souvent que les deux précédents. Et personnellement je trouve le sujet un peu triste : le but est de faire traverser tous les animaux avant que la font de glaces ait détruit le pont.

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Le Béluga aime aussi des jeux de motricité fine (connaissez-vous ce site québécois, Naître et grandir ? Il me semble très bien fait et utile, une belle découverte !) :

  • De la pâte à modeler (OEoknorm) : Achetées dans ma biocoop (par manque de temps de la faire moi même comme expliqué ici ou et de la colorer comme ici), j’en suis très satisfaite. En particulier, elle ne sèche pas même au bout de plusieurs mois. Edit : Au bout d’un an après ouverture de l’emballage, les dernières barrettes de pâte à modeler conservées dans le film plastique ont fini par devenir non malléables, et coller à tout.

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  • Des craies de couleur pour dessiner dans la cour de l’immeuble.
  • De grosses perles en bois (Janod) avec du fil synthétique et une aiguille en bois, le tout conditionné dans un sac plastique très pratique pour le rangement.

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  • Une voiture téléguidée Billy Big Wheels jaune (Chicco) avec une télécommande en forme de volant, plus facile à gérer que les télécommandes à manettes gauche/droite avancer/reculer.

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  • J’aurais aimé lui offrir un cadre avec deux pans de tissu à boutonner, inspiré de Montessori, car le Béluga souhaitait apprendre à manier les boutons. Ça aurait pu être sous forme de poupée pédagogique ou de chouettes cubes gigogne en bois. Mais finalement il s’est entraîné sur un de ses manteaux et sur les chemises de Doudou et ça lui a convenu.
  • J’aurais aimé lui offrir une pêche à la ligne modèle « Boat family » (Janod) pour éviter de pêcher des animaux tout en conservant le principe de ce jeu d’habilité. Les manches des canes sont en bois et les hameçons en métal, les bateaux sont en plastique. Je ne l’ai pas acheté car le Béluga a entre temps reçu une pêche à la ligne classique, donc acheter celle que je préfère aurait signifier consommer trop.

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Le Béluga utilise aussi des cadeaux divers :

  • Des ballons de baudruche qu’on gonfle pour lui
  • Un camion de pompier démontable en bois (Janod) : le principe est chouette mais la qualité n’est pas au rendez-vous : après quelques utilisations, les vis ont commencé à se casser entre la tête et le pas de vis. Dommage ! Si c’était à refaire, j’achèterais plutôt la pelle chargeuse démontable de Brio, qu’il pourrait en plus utiliser au bac à sable.
  • Un gros camion range-voitures (Team City) en plastique, fabriqué en Chine malheureusement, mais très pratique : il sert de boîte de rangement à 12 petites voitures en métal (fournies) et contient de la place pour en ranger 16 autres (par exemple les petites voitures Kinsmart qu’il avait déjà).

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  • Des lettres magnétiques en bois (Vilac) : Pour répondre à l’intérêt du Béluga pour les lettres, je voulais des lettres majuscules magnétiques en bois, et plus particulièrement des lettres complètement détourées afin d’inciter l’enfant à suivre leur trait (comme les lettres rugueuses de Montessori), avec plusieurs exemplaires de certaines lettres afin de les utiliser pour créer des mots. Ce type de jeu est vendu par plusieurs marques françaises : 56 lettres Vilac (15 € environ), 83 lettres Djeco (20 € environ), 37 lettres + 13 chiffres Janod (10 € environ). Ces trois articles ne figurent pas sur JeuJouethique, donc on peut supposer qu’ils malheureusement fabriqués en Chine ou dans un autre pays lointain. A noter, JeuJura propose un alphabet fabriqué en France mais les lettres ne sont pas rigidifiées avec du bois et semblent donc nettement plus fragiles. J’ai finalement choisi les lettres magnétiques Vilac, qui ont toutes un imprimé différents donc permettent de jouer assez facilement à « je choisis telle lettre, trouve l’autre ». A noter, toutes les lettres sont en 2 exemplaires, sauf A, E et I (qui sont par 4), O (qui est par 3), Q X et Z (qui sont en un seul exemplaire), d’où l’intérêt d’acheter deux boîtes pour écrire plusieurs mots à la suite.

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Le Béluga a aussi reçu des cadeaux qu’il n’a pas vraiment utilisés :

  • Des cartes à lacer, avec lesquelles il a peu joué, même après l’ajout de gros boutons de récup
  • Mon premier calendrier (Nature & Découvertes) en polyester et coton, tringle en bois : ça l’a intéressé mais plus pour jouer à accrocher et décrocher les scratchs que comme calendrier, d’autant que les mots sont écrits en attaché donc complètement incompréhensibles pour lui. Ce n’est donc pas spécialement un cadeau que je recommande.
  • Une draisienne (B’Twin, en métal) : elle est plutôt grande (mais pas lourde) donc le Béluga l’a un peu utilisée sans selle – on plaçait un bouchon de Champagne dans le trou. Il n’a jamais voulu l’emporter au square.
  • Une trottinette : De même, il l’a un peu utilisée à la maison et jamais à l’extérieur.
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Le Béluga enfourche la draisienne d’un autre enfant… un de ses très rares essais.

 

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Les livres du Béluga de 30 à 36 mois

Pour aérer cet article, j’ai séparé les jouets et les livres mais le Béluga les reçoit de manière indistincte : ce sont tous des cadeaux. En plus des livres dont j’ai déjà parlé ici (livres-CD musicaux qu’il utilise encore assidûment en voiture ou à la maison, magazines Popi ou Tralalire, livres coups de cœur comme Mon arbre ou La famille Souris), il aime particulièrement :

  • Aldo (édition École des loisirs) : En édition « lutin poche », c’est un petit livre sympathique, fin et facile à glisser dans un sac pour le lire pendant un trajet (comme les petits livres de La Famille Souris).
  • De tout mon cœur (éditions Gallimard) : Un livre acheté d’occasion au Lieu bleu un jour que j’y apportais des livres à donner, pour son histoire toute douce qui invite aux câlins. J’ai changé une phrase au début (tu vas risques de tomber malade) et l’histoire reste un peu gnangnan (et bien sûr peu réaliste), mais le Béluga aime ce livre.

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Vous avez sans doute remarqué que cet article ne contient pas beaucoup de photos du Béluga. Comme ses traits ressemblent sans doute de plus en plus à ceux qu’il aura à l’âge adulte, j’évite dorénavant de les montrer tant qu’il ne me donnera pas son accord éclairé.

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Le Béluga avec une peluche portée en Tonga (ici raccourci à l’aide d’une de mes barrettes à cheveux)

 

Bon dimanche !