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Livres pour préparer un enfant à l’arrivée d’un bébé

5 Oct

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, je vous propose des albums destinés à un enfant qui va bientôt avoir un petit frère ou une petite sœur.

Il y en a beaucoup sur le marché, mais je n’aime pas la plupart d’entre eux. Je trouve qu’ils ne donnent pas un aperçu réaliste de la situation et qu’ils n’outillent pas vraiment l’enfant qui va rencontrer un bébé. Et d’ailleurs, c’est aussi ce que je reproche aux réflexions des proches au futur aîné, de « tu es content ? » (comme si c’était lui qui avait demandé à ce qu’un bébé arrivé dans la famille) à « c’est super d’avoir un petit frère/une petite sœur, tu vas pouvoir jouer avec » (comme si on pouvait jouer avec un nouveau-né, et comme si les enfants uniques ne pouvaient pas inviter d’ami-es avec qui jouer). Bref, cela part d’un bon sentiment (s’adresser à l’enfant et l’aider à positiver), mais à mon avis ça dessert l’enfant…. Ou il n’y a que moi qui voit les choses ainsi ?

Voici donc les livres qui m’ont plu sur ce sujet. Je vous ai mis en premier mon coup de cœur intégral, puis j’ai classé les suivants par âge de l’enfant qui va devenir un ainé. Certains ouvrages sont utiles pendant la grossesse, d’autres une fois que le bébé est là, d’autres couvrent ces deux périodes.

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Le bibou

Ce livre d’Isol est imprimé en France (youpi !) et paru en 2015 aux éditions Rue du Monde (lien vers la fiche du livre). Ce livre est un très gros coup de cœur pour moi.

Il est parfait pour un enfant à partir de 4 ans et convient jusqu’à l’âge adulte. Oui oui, il sera aussi apprécié par un enfant ou un ado qui va avoir un petit frère ou une petite sœur, que par de futurs parents ! (Je l’ai déjà offert plusieurs fois en cadeau de grossesse.)

Dans cet album à la fois tendre, réaliste et humouristique, on a une description du bébé comme si c’était un objet inconnu.

C’est un super livre pour rigoler, et mine de rien apprendre des choses importantes sur les bébés. Y compris certaines dont on ne nous parle jamais avant qu’on devienne parents, qui peuvent d’ailleurs être difficiles à accepter, et qui sont ici abordées brièvement, avec humour et délicatesse.

Pour compléter mon avis, voici celui de Chut Maman lit !, que je remercie pour cette superbe découverte.

J’espère qu’énormément de personnes achèteront ce livre et/ou en demanderont l’achat à leur bibliothèque, afin qu’il devienne un classique !

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Et après il y aura

Ce livre de Jeanne Ashbé est imprimé en Malaisie et publié en 2000 aux éditions Pastel (lien vers la fiche du livre).

Si j’avais eu des enfants d’âge rapprochés (environ 2 ans d’écart entre les naissance), c’est clairement ce livre-là que j’aurais choisi pour mon ainé. Je l’aime beaucoup !

Je le trouve parfaitement adapté aux tout petits, avec des textes courts et simples et une présentation ludique (un volet à soulever à chaque page).

A mon avis, cet album bien pensé leur dit tout ce qu’ils doivent savoir. Il est parfait pendant la grossesse, mais reste utile pendant les premier temps après la naissance.

En bonus, on voit la maman allaiter, et l’atmosphère de toutes les pages est bienveillante. Je signale tout de même que cet ouvrage a les défauts habituels en littérature jeunesse. D’une part, la famille représentée est « classique » (vous avez vu ici mon avis à ce sujet). Et, comme tous les albums cartonnés, ils est imprimé en Asie du Sud-Est. Mais cela reste un ouvrage que je trouve génial !

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Dans mes bras

Ce livre d’Emile Jadoul (qui est aussi auteur de Les mains de papa) est imprimé en Belgique et paru en 2016 aux éditions L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Je pense qu’il est adapté pour des enfants de 2 à 5 ans.

Dans cet album, Léon le petit pingouin vient de devenir grand frère. Et sa grande préoccupation est qu’il n’y a pas de place dans la maison pour ce nouvel enfant. En effet, le bébé ne peut pas aller dans SA chambre, il n’y a pas non plus de place entre ses parents puisqu’il y est déjà. Enfin, en regardant en dehors de l’igloo familial, Léon annonce qu’il a trouvé où mettre le bébé…

Cet album aborde la question clé des aînés : puisque la famille fonctionnait bien avant ce nouveau bébé, ne va-t-il pas se faire une place au détriment de l’ainé ? La fin de l’histoire est une pirouette, pas une solution miracle.

L’intérêt pour moi est que ce livre permet à l’aîné d’exprimer son inquiétude et son mécontentement pendant les premiers mois de vie du nouveau bébé. Et il en a besoin, à mon avis ! Car ce n’est que looongtemps après la naissance qu’un aîné profite réellement de l’arrivée d’un bébé. Au début (les 2-3 premières années, je dirais), sauf disposition particulière, il n’y a quasiment que des désavantages pour l’ainé, notamment la diminution du temps de présence réelle des parents et l’obligation de prendre en compte le rythme du bébé.

Ce livre se trouve assez facilement en bibliothèque. Et pour être honnête, je vous recommande de l’emprunter plutôt que de l’acheter, car il sert plus de déclencheur de discussion que d’album de référence à feuilleter plusieurs années durant.

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Il y a d’autres ouvrages dans cette série, et notamment « Gros boudeur », toujours d’Emile Jadoul, paru en 2015 aux éditions l’École des loisirs. Cet ouvrage précède « Dans mes bras » et il est utile pendant la grossesse.

Cet album montre Léon très renfrogné. Ses amis essayent de le réconforter, en vain. On comprend à la fin qu’il est en fait inquiet, parce qu’il a appris qu’il allait être grand frère… Il a donc peut de devoir passer au stade « grand » alors qu’il a encore envie que ses parents le chouchoutent comme un petit.

Au passage, les communications entre personnages ne sont pas très douces, puisque Léon est d’abord étiqueté comme « gros boudeur » avant qu’on comprenne qu’il a une bonne raison de se sentir mal. A voir si vous trouvez cela gênant (les réactions des autres ne sont pas un modèle) ou utile (pour parler de ces réactions, qui sont quand même majoritaires dans notre société).

Comme « Dans mes bras », cet album ne propose pas de solution miracle mais permet d’aborder le sujet avec humour. Ensuite, c’est aux parents de prendre le relai du livre pour écouter ce qu’en pense leur enfant et lui répondre de manière pertinente. Parce que l’inquiétude de Léon est fondée… Il est tout à fait vrai qu’une fois le nouveau-né arrivé, les parents ont subitement l’impression que l’aîné est grand et autonome, puisque le nouveau-né l’est si peu !

 

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Un petit frère pour Nina

Ce livre de Christine Naumann-Villebin est imprimé en Italie et paru en 2004 chez Kaleidoscope (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, Nina va avoir un petit frère et un cauchemar vient la titiller la nuit. Il lui dit que son frère prendra toute la place, etc. Le cauchemar grossit mais Nina ne se laisse pas déstabiliser et a toujours une repartie.

Comme les livres précédents, la fin du livre est une pirouette : Nina et son petit frère dorment dans la même chambre, et c’est le réveil du petit frère qui fait fuir le cauchemar à jamais. Entre temps, plusieurs pages ont illustré les inconvénient de la présence du petit frère (notamment le fait qu’il casse les oreilles avec ses hurlements). C’est donc un livre génial pour aborder l’arrivée du bébé, et les inquiétudes légitimes que ça engendre, avec un enfant de 3 à 6 ans. Par contre je l’ai simplement emprunté à la bibliothèque, pas acheté, car il est d’usage très ponctuel : pendant la grossesse.

J’aime beaucoup les illustrations, tendres et expressives, de Marianne Barcilon.

Pour compléter mon avis, voici celui de Ricochet jeunes.

Christine Naumann-Villebin propose d’autres ouvrages dans cette série (et on voit le petit frère dans certains). Elle a aussi écrit de nombreux autres livres pour enfants, et je vous en reparlerai parce que j’apprécie ce qu’elle fait !

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Un amour de petite sœur

Ce livre d’Astrid Desbordes et Pauline Martin est imprimé en France (youpi !) et paru en 2016 aux éditions Albin Michel Jeunesse (lien vers la fiche du livre). Je le trouve parfait pour les enfants de 3 à 6 ans.

Cet album a le même format et la même esthétique que Ce que papa m’a dit. Mais ici, le texte est la succession des pensées du garçon qui devient grand frère.

Le texte est volontairement à hauteur d’enfant, à la fois candide et aiguisé. Les réflexions couvrent à la fois la période de la grossesse, les premiers mois avec la petite sœur et la période présente, où la petite sœur a environ 2 ans. Il pourra donc être lu pendant plusieurs années : si votre enfant est assez grand pour le lire quand le bébé va arriver, c’est donc un livre intéressant à lui offrir.

Au passage, quand je l’ai offert au Béluga, je lui ai proposé de choisir s’il voulait que je lui lise ce livre en version « petite sœur », comme le texte original, ou s’il préférait que je colle à notre propre situation en remplaçant par « petit frère ».

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Je voulais également citer un dernier album pour enfants, pour lesquels j’ai des réticences mais pour qui, au final, j’ai plutôt un avis positif. Ma maman a besoin de moi, de Midred Pitts Walter est imprimé en France et paru en 2007 chez Bayard (lien vers la fiche du livre). Il est adapté de 3 à 5 ans.

Chouette, une histoire où les personnages ne sont pas blancs ! Mais les vêtements et décors sont bizarrement datés, comme dans une Amérique du siècle dernier. Je n’ai pas les connaissances pour savoir si c’est réaliste, mais cela me laisse dans tous les cas une impression étrange.

Chouette, une histoire où l’on voit la maman allaiter et, de manière très réaliste, essayer de dormir quand son bébé dort ! Mais la maman sort de la maternité avec un ventre ultraplat, accompagnée par un papa en costume trois pièces avec pour tout bagage une petite mallette comme celle qu’on emporte au travail…

Chouette, une histoire où l’ainé cherche sa place, entre sa croyance que sa maman a besoin de lui (et qu’il lui faut donc être présent pour l’aider) et la réalité des les premières semaines, où la mère est dans une relation fusionnelle avec le nouveau-né. Mais le jeune ainé, qui semble avoir 3 ans, semble vraiment livré à lui-même : il semble décider seul d’aller et partir de chez sa voisine, puis de se promener avec M. Pompey.

Au final, je pense avoir l’explication : l’histoire est racontée telle que l’enfant la voit. Et les illustrations reflètent ce regard mêlant réalité et imaginaire : il considère sa maman très belle (conformément aux critères de beauté qu’il a intégrés), il a l’impression qu’il passe sa journée en décidant lui-même ce qu’il doit faire, etc.

En tout cas, cette histoire finit avec beaucoup de douceur, avec un gros câlin entre la maman et son fils, qui décide ensuite d’aller jouer avec ses copains. J’aime également la douceur des illustrations (même si elles sont irréalistes), et le rythme « hors du temps » de cette histoire, comme pendant celui des premières semaines après une naissance.

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Je termine par un retour d’expérience personnel sur l’arrivée d’un deuxième enfant dans la famille. J’ai lu au Béluga les albums de cet article adaptés à son âge, quand il en avait envie – c’est à dire pas souvent ! Et surtout, avec Doudou on lui a expliqué très honnêtement qu’avoir deux enfants était notre choix de parents depuis le début, et qu’avec cette deuxième naissance notre vie allait changer mais qu’on ne pouvait pas vraiment prévoir comment. Et donc qu’on se parlerait quand des choses nous gênent, afin de trouver des ajustements au fur et à mesure. Bref, la même discussion qu’on avait eu entre futurs parents avant la naissance du Béluga, sur le conseil avisé de notre sage-femme.

Un autre pilier chez nous, quel que soit le nombre d’enfants, c’est qu’on (la famille) est une équipe. Donc chacun fait un effort pour que les choses se passent correctement, c’est à dire pour que les besoins de chacun soient à peu près comblés. Bien sûr, chacun fait un effort à sa mesure ! Ici, les enfants doivent par exemple accepter que non, Maman ne lit pas d’album lors du coucher, parce qu’elle est trop fatiguée.

Pour finir, je partage avec vous deux recommandations que nous avons appliquées avec succès pour l’arrivée du Pinto, alors que le Béluga avait 4 ans et demi.

  • Lire le formidable livre « Frères et sœurs sans rivalité » de Faber et Mazlich. Comme pour les autres livres de ces deux autrices, il est extrêmement pratique, facile à lire, plein d’images éclairantes et de conseils concrets. Il est d’ailleurs utile même si l’on n’a pas d’enfants, pour revisiter les relations qu’on a eu avec ses frères et sœurs. C’est un indispensable, à mon avis ! Si je ne devais n’en extraire que deux conseils pour gérer l’adelphie, ce serait : 1) Ne jamais comparer les enfants. 2) Autoriser l’expression verbale de ses émotions, mais pas le passage à l’acte violent – que ce soit physique (coups) ou psychologique (insultes).
  • Offrir un cadeau (matériel ou immatériel) à l’ainé-e à l’occasion de la naissance du bébé. Ici, quand le Béluga est venu rencontrer son petit frère à la maternité, nous lui avons offert un jouet qui lui faisait envie. Puis, quand nos proches nous demandaient ce qu’ils pouvaient nous offrir lors de leur visite pour la naissance du bébé, nous leur suggérions d’offrir un cadeau au grand, qui se sent souvent mal lors de ces visites. Ces cadeaux peuvent être matériels ou, encore mieux, ils peuvent être l’annonce d’une chouette sortie pendant laquelle ces proches emmènent uniquement l’ainé-e. Un spectacle, une salle de jeux spécial enfants, ou tout simplement un après-midi au parc avec un goûter un peu spécial, afin que l’ainé se rende compte qu’il peut continuer à être chouchouté, seul à seul, comme avant – même si c’est moins fréquent. Il rentrera requinqué, et pendant ce temps les parents auront passé un moment tranquille, sans avoir à jongler entre leur rythme (santé physique et mentale, tâches ménagères et tâches professionnelles), celui du bébé et celui de l’ainé-e.

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Bon week-end !

Livres pour enfant sur les différentes familles

21 Sep

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, je vous propose des albums qui montrent autre chose que la famille « classique » (blanche, hétéroparentale, neurotypique, etc.). Elle est omniprésente dans la littérature jeunesse française, et cette situation a une part de responsabilité dans le maintien de la discrimination envers les membres de notre société qui ne collent pas à ce modèle : personnes non blanches, LGBTQI+, handicapé-es, en surpoids, neuroatypiques, de culture non occidentale, etc.

Je tiens donc à proposer à mes enfants des ouvrages montrant les diverses personnes et familles qui existent aussi réellement dans notre pays. Au passage, je remercie les auteurs, autruches autrices et maisons d’édition qui font l’effort de ne pas entretenir les préjugés de notre société.

Dans cet article, vous trouverez en premier mon ouvrage préféré, le seul que j’aie acheté dans cette liste. Les autres sont tous des emprunts à la bibliothèque. Ils montrent chacun une différence plus ou moins grande par rapport au modèle familial classique.

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Familles

Ce livre de Patricia Hegarty est imprimé en Chine et publié en 2017 aux éditions Flammarion jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est adapté de 2 à 6 ans.

Sur chaque double page, 10 illustrations montrent autant de familles différentes, que l’on suit au fil du livre.

C’est un gros coup de cœur pour mes enfants et moi ! On peut profiter de cet ouvrage de différentes manières : en lisant le texte qui est un ode à l’amour familial, en décrivant chaque image, en regardant comment chaque situation d’une double page illustre le texte, ou en suivant l’histoire en images d’une même famille au fil des pages.

J’ai trouvé un seul petit défaut à ce livre (à part celui d’être imprimé en Chine !). Il omet les dissensions inévitables dans une famille, aussi aimante soit-elle. Mais pour ce sujet précis, je vous propose deux autres ouvrages.

Cet album est à mes yeux exceptionnel : coloré, très doux, et propice aux discussions pour les tout petits (2 ans) comme pour les enfants plus grands (6 ans). Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

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Catalogue de parents pour les enfants qui veulent en changer

Ce livre de Claude Ponti est imprimé en France et publié en 2008 chez l’Ecole des loisirs (lien vers la fiche du livre).

Pour le coup, on est directement dans le sujet des dissensions familiales ! Ici, ce sont celles d’un enfant envers ses parents. Car absolument tout dans cet album est formulé comme si on pouvait commander de nouveaux parents pour remplacer les siens ! Cela peut d’ailleurs être un peu difficile à expliquer à un enfant qui prend la proposition au pied de la lettre…

Ce catalogue montre une galerie de familles variées, toutes très fantaisistes (certaines étant présentes dans d’autres albums de Claude Ponti). Elles sont décrites ici en détails, afin que l’enfant puisse observer la grande variété des familles et réfléchir à quels parents lui conviendraient le mieux.

L’âge recommandé par l’éditeur est de 6 à 8 ans. Moi je le recommanderais volontiers de 4 à 99 ans ! Avant 7 ans, on profite surtout du concept du livre (choisir des parents pour remplacer les siens), des illustrations de parents et de leur nom. Et à partir de 7 ans, on peut se régaler du texte décrivant chaque choix de parents.

On trouve aussi une page avec « Les 5 mamans »

Comme toujours chez Claude Ponti, son incroyable fantaisie permet de s’évader, mais aussi de faire passer aux enfants, tout en finesse, des messages très importants sur la réalité de la vie.

On trouve aussi une page avec « La kostodedabord »

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

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Heu-reux !

Ce livre de Christian Voltz est imprimé en Italie et publié 2016 aux éditions du Rouergue (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 5 ans.

Dans cet ouvrage, le roi Grobul décide de marier son fils. Il charge donc son premier ministre de convoquer toutes les vaches du pays. Puis, comme aucune ne plait à son fils, il ordonne la parution des brebis, des chèvres, bref de n’importe quel parti car, il le répète tout au long du livre, il veut que son fils soit heu-reux !

Et c’est comme ça que son fils finit par choisir la personne qu’il aimait depuis longtemps en cachette, par crainte de la colère de son père… Car on est bien d’accord, l’important c’est d’être heu-reux !

J’apprécie le message de cet album sur la capacité d’un parent d’accepter une caractéristique inattendue de son enfant. J’aime aussi le ton employé, qui fait d’abord de ce livre un ouvrage humoristique. Et j’aime les illustrations en collage : je les trouve agréables à regarder et expressives, alors qu’habituellement je ne suis pas fan de ce type d’images.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

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Ma grand-mère Nonna

Ce livre de Mireille Vautier est imprimé en France et publié en 2002 aux éditions Gallimard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 5 à 9 ans.

Ce livre est raconté à la première personne par une petite fille. Elle raconte les étranges cadeaux que sa grand-mère Nonna, qui habite loin, lui envoie en colis pour ses anniversaires. Il s’agit à chaque fois d’un gros biscuit décoré et sculpté pour prendre la forme d’un personnage : un diable, une femme avec de nombreux seins, un coq…

Les parents de la petite fille ne comprennent pas le sens de ces cadeaux, surtout la mère (Nonna est sa belle-mère), mais il n’osent rien dire. Jusqu’au jour où la petite fille raconte à sa mère un cauchemar où apparaissent les personnages en biscuit. Les personnages sont retirés de sa chambre et cela lui fait un pincement au cœur. Je préfère ne pas vous raconter la fin de l’histoire…

Je ne sais pas si le Béluga a vu autre chose qu’une simple histoire. En ce qui me concerne, j’ai été touchée par ce petit album centré sur la relation privilégiée entre un enfant et ses grands-parents, et sur la difficulté des parents à ne pas empiéter dessus malgré leurs propres relations et idées sur leur enfant et sur leurs (beaux-)parents.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

 

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???

Dans cet article dédié aux jeunes enfants, j’aurais voulu ajouter un album que j’avais rapidement lu et trouvé sympathique, mais dont je n’ai pas réussi à mémoriser le titre. Peut-être le connaissez-vous ?

Il me semble que les personnages sont tous des animaux et qu’un enfant (lapin ?) décide de changer de famille (ou juste de changer de maman ?). Je crois que l’enfant trouve alors un livre magique qui liste d’autres mamans/familles et lui donne 3 essais possibles. Je me souviens qu’une des familles/mamans testées est un animal nocturne, ce qui est rigolo au début (pas besoin de se coucher tôt) mais pas si bien en fait (il faut dormir le jour). Connaitriez-vous cet ouvrage ?

Sur le même sujet, et avec des structures familiales variées (pas seulement représentées par des mamans), il existe un autre album : Camille veut une nouvelle famille. J’aurais justement aimé le comparer à cet album dont je ne retrouve pas le titre.

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J’ai découvert l’album « Heu-reux ! » dans le numéro spécial LGBTQI+ de Plouf !, le webzine de la Mare aux mots. N’hésitez pas à vous promener sur cet excellent site qui propose des chroniques de livres jeunesse classés par âge ainsi que dès interview. Et, si le cœur vous en dit, vous pouvez soutenir la Mare aux mots, par exemple en vous y abonnant.

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Bon week-end !

Livres pour enfant sur le parentage proximal

27 Juil

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, on parle parentage proximal. Vous avez déjà ma liste des livres d’enfant sur l’allaitement, mais les albums que je vous propose aujourd’hui évoquent bien d’autres aspects du parentage proximal : le fait de porter son enfant, de pratiquer le cododo de plus globalement de vivre au contact de son bébé, en se laissant dicter sa conduite par ses besoins et les nôtres… au lieu de nier son ressenti pour suivre les injonctions de type « coupe le cordon et commence à le rendre autonome dès qu’il quitte ton ventre, sinon il ne le sera jamais », qui sont d’ailleurs maintenant démenties par la science.

Je vous présente mes deux livres préférés sur le sujet. Ils nous suffisent amplement car le premier convient de 1 an à 6 ans ! Et je termine par deux autres albums, qui ne sont pas des coups de cœur pour moi mais qui plairont peut-être à d’autres.

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Mon enfant de la terre

Ce album de France Quatromme est imprimé au Portugal et paru en 2017 aux Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre).

Ce livre se présente comme une berceuse. A chaque page, le refrain encourage le bébé à dormir sans trembler, puis le couplet décrit ce que fait un enfant dans une région du monde.

J’aime beaucoup les illustrations de Sandra Bonini, des aquarelles aux couleurs chaudes et douces, comportant un certain nombre de détails à observer. Et il se trouve que la majorité des illustrations montrent un exemple de parentage proximal. C’est parfait pour que les enfants puissent reconnaître les pratiques de leur quotidien, tout en faisant en sorte que les personnes ne pratiquant pas cela puisse lire cet album sans se sentir stigmatisées. J’adore !

On peut notamment observer du portage, du cododo et de l’endormissement au sein. Il y a aussi un papa qui tient son bébé sur ses genoux et l’amuse en lui montrant un pendentif, des enfants qui dorment dans leur lit…

A travers le texte et les images, ce livre donne en fait le message que tous les humains font en sorte de chouchouter leurs enfants.

Mes petits (même le Béluga 7 ans), en sont complètement fans : on l’a d’abord emprunté à la bibliothèque puis ils ont demandé à ce qu’on l’ait en permanence à la maison !

Chaque double page cite une région du monde, donc on peut se servir de cet ouvrage pour introduire des notions de géographie, par exemple en montrant la localisation de chaque zone sur un globe terrestre. Et en soulignant au passage que l’Afrique n’est pas un pays mais un continent ! D’ailleurs s’il y avait une modification à faire sur cet ouvrage, ce serait de remplacer « Afrique » par le nom d’un pays. Sauriez-vous lequel correspondrait le mieux à cette page ?

Merci Emilie pour la découverte de ce livre ! Comme toi, je suis un peu embêtée que ce livre montre une succession de clichés sur chaque culture. Cela sous entend que dans un pays donné, il y a un seul type ethnique donné et une unique manière de vivre. Mais j’ai trouvé ma solution : veiller, en parallèle, à avoir des livres qui nuancent cela grâce à deux autres messages :

  • Tous les êtres vivants (les humains, les autres animaux, les plantes et les microorganismes) possèdent un instinct de survie et de bien-être. Et les mammifères, en particulier, prennent clairement soin de leur petits. Exemple de livres : La journée des bébés animaux, Mammifère, Nous sommes là.

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La journée des bébés animaux

Ce livre de l’agence Biosphoto est imprimé en France et publié en 2010 chez Actes Sud Junior. Il n’est malheureusement plus édité, mais je l’aime tellement que je voulais le citer pour le cas où vous pouvez le trouver en bibliothèque ou en achat d’occasion.

Cet album est entièrement composé de magnifiques photos d’animaux (non humains) classés en 7 chapitres, par activité typique des jeunes enfants : porte-moi, on joue, à table, en balade, au bain, des bisous, bonne nuit.

Au passage, parmi la centaine de photos montrant la vie quotidienne d’animaux variés, on voit donc 4 photos d’allaitement (une truie, une brebis, une mara et une ourse).

Bien sûr, je trouve également ce livre appréciable d’un point de vue végane, car comme l’album Mammifère, il montre clairement les similitudes entre les humains et de nombreux animaux non humains.

Vous pouvez voir ici un autre avis et d’autres extraits du livre.

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Après vous avoir présenté mes deux livres préférés, voici deux autres albums sur le même thème. Personnellement je n’ai pas eu de coup de coeur pour eux, mais ils ont des qualités donc peut-être qu’ils vous plairont ?

« Chez moi« , de Valérie Guénec et Roseline d’Oreye est imprimé en Belgique et publié en 2016 (lien vers la fiche du livre). Attention, il existe plusieurs albums jeunesse ayant le même titre. On peut acheter celui-ci sur le site de la maison d’édition ou sur la boutique de puériculture Jolie cerise.

Cet album montre que le parentage proximal se pratique dans de nombreuses régions du monde. A la fin, une carte du monde localise les pays cités.

Je ne suis personnellement pas fan du ton employé. Mais c’est une impression personnelle et vous pouvez notamment voir des extraits du livre et l’avis positif de Soline, du blog S’éveiller et s’épanouir de manière raisonnée.

Le Béluga l’a lu et m’a dit qu’il le trouvait bien, mais moins bien que « Mon enfant de la terre ». Je suis d’accord : s’il n’y avait pas « Mon enfant de la terre », on serait contents d’avoir « Chez moi » car ces ouvrages abordent quasiment les mêmes notions.

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« Toi, moi et la tétée » est un album qui parle d’allaitement mais aussi de parentage proximal en général. Vous pouvez voir ici un avis positif avec des extraits du livre. Personnellement, je n’apprécie pas ce livre pour deux raisons. La première, c’est qu’il présente le parentage proximal comme le seul et unique mode de vie qui convienne aux bébés. Or je suis personnellement une pratiquante assidue et comblée par le maternage proximal, mais j’observe que certains de mes amis ne sont pas dans ce type de parentage, tout en étant des parents aimants et attentifs aux besoins de leurs enfants. Il n’y a pas qu’un seul chemin possible pour vivre avec ses enfants.

La seconde raison qui me fait rejeter ce livre, c’est qu’il présente implicitement le parentage proximal comme un mode de vie évident et facile à mettre en place. Or dans la société française actuelle, ce n’est malheureusement pas le cas ! Donc présenter les choses de cette façon revient à mettre une pression de plus sur les parents et notamment les mères, qui sont déjà criblées d’injonctions de toutes sortes pour être déclarées « bonnes mères ».

Moi je préfère qu’on laisse les parents (et les gens en général) faire leurs choix de vie une fois qu’on leur a transmis : 1) des informations complètes et nuancées, 2) un soutien psychologique et matériel.

Et pour résumer, « Toi, moi et la tétée » est un livre agréable à feuilleter si vos proches (famille ou amis) et vous avez tous trouvé votre épanouissement dans le patentage proximal.

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Connaissez-vous d’autres ouvrages jeunesse faisant la part belle au parentage proximal ?

Bon week-end !

Mes dessins animés préférés pour enfant

20 Juil

Bonjour !

Ici, on n’a pas de télévision mais on consomme quand même des écrans ! Pendant ses premières années, le Béluga regardait « la télé » une demi heure à une heure tous les soirs de semaine (pas le week-end), sur notre ordinateur fixe. Je n’en suis pas fière, mais à cette époque il m’était impossible de faire mieux. Le Pinto a la chance de passer ses premières années dans un contexte beaucoup plus serein.

Actuellement, j’arrive mieux à gérer mon énergie et mon temps le soir, Doudou rentre plus tôt et les enfants sont beaucoup plus autonomes, donc le Béluga est exposé moins souvent aux écrans. Il regarde des dessins animés, non pas les soirs de semaine, mais les après-midis du week-end, sur la tablette de Doudou, quand Doudou, le Pinto et moi faisons la sieste.

Bref, tout ça pour dire qu’on a une certaine expérience des dessins animés. Mais pas sur télévision classique, ni sur application pour enfants (type Zouzous). Et justement, ce choix du type de support a deux avantages importants pour faire en sorte que l’exposition aux écrans, avec ses effets néfastes sur le développement cérébral des enfants, ne se double pas d’une incitation au consumérisme ou d’une intégration de valeurs qui ne sont pas les nôtres :

  • éviter les pubs, sachant que notre navigateur internet dispose d’un blogueur de publicité actif sur YouTube,
  • choisir les dessins animés diffusés.

Encore une fois, je ne vous encourage vraiment pas à exposer vos enfants aux écrans ! Mais si c’est la seule solution pour préserver votre santé mentale tout en suivant les conseils de la campagne 3 6 9 12, voici les dessins animés qui nous ont plu. Comme pour les livres, j’essaye d’éviter d’exposer mes enfants aux stéréotypes sexistes, racistes et à la violence éducative ordinaire malheureusement encore si fréquents dans notre société.

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Les dessins animés visibles gratuitement en streaming

Pour éviter les pubs incessantes, j’utilise un bloqueur de publicités.

Peppa Pig

Cette série, toujours en cours, a commencé en 2004 au Royaume Uni. Elle est destinée aux enfants de 2 à 4-5 ans. Le Béluga a vraiment aimé ces dessins animés.

Chaque épisode dure 5 minutes. Les épisodes sont visibles sur la chaîne YouTube Peppa Pig Français. Cette chaîne contient aussi des compilations durant 45 minutes.

La série met en scène Peppa, son petit frère George, leur papa, leur maman et leurs proches : grands-parents, ami-es, voisin-es, commercant-es, maitresse… Tous les personnages sont des animaux. Ceux ayant un comportement d’humain sont des mammifères (cochon, mouton, gazelle, renard, etc), ceux jouant le rôle d’animaux sont des non mammifères (oiseaux, poissons, insectes…).

En suivant la vie quotidienne de Peppa, on en apprend discrètement du vocabulaire et les règles sociales. Pour l’enfant, les épisodes sont drôles, mais ils peuvent aussi être appréciés par les parents, à cause de leur humour pince sans rire.

L’éducation montrée est globalement bienveillante. Il y a une exception incompréhensible à la bienveillance quand cela concerne le papa de Peppa, qui a pour défauts d’être « gros » et peu compétent, et se fait parfois humilier pour cela, avec l’aval de tout le monde ! C’est heureusement rare, mais je trouve cela déplacé (pour ne pas dire malsain) et je ne manque pas de le relever auprès des enfants.

La série est traduite dans de nombreuses langues et donne lieu à une grande variété de produits dérivés (livres, autocollants, jouets).

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Zoubi Doubi

Cette série, toujours en cours, a commencé en 2011 (je crois) au Canada (anglophone). Elle est destinée aux enfants de 2 à 4-5 ans.

Chaque épisode dure 7 minutes. Les épisodes sont visibles sur la chaîne YouTube Zoubi Doubi. Cette chaîne contient aussi des compilations de 2 ou 3 épisodes.

La série met en scène Zack, Lily et leurs ami-es. Ce sont tous des véhicules télécommandés qui vivent dans une forêt.

En suivant ces véhicules pas très futés mais plein d’enthousiasme, on voit des histoires de voitures dans la nature et on apprend leur mantra : « Essayons encore et encore ! ». En plus de ce message de persévérance, toutes les histoires sont empreintes de bonne humeur pour profiter des activités simples de la vie. Un sorte de vie simple et joyeuse en pleine conscience, par des petites voitures !

Pour un enfant qui aime les véhicules, c’est un bon choix de dessin animé ! Au passage, il n’est pas du tout sexiste, à la différence de la série Robot Car Poli, qui fait semblant d’inclure les filles mais les relègue à des stéréotypes sexistes…

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Caillou

Cette série a été créée en 1997 au Canada. Elle est destinée aux enfants de 2 à 4-5 ans.

Chaque épisode dure 20 minutes. Les épisodes sont visibles sur la chaîne YouTube Caillou en Français. Cette chaîne contient aussi des compilations de 1h et plus.

La série met en scène Caillou, un enfant chauve de 4 ans, sa petite sœur Mousseline, ses parents, grands-parents… Caillou ne va pas encore à l’école, il fréquente un jardin d’enfants. Mais cet aspect est très peu présent dans la série : les épisodes montrent surtout Caillou vivre sa vie à la maison, dans le jardin, en sortie avec sa famille, etc.

La plupart des personnages sont classiquement blancs de peau, minces et valides. La principale originalité concernant le physique des personnages est Caillou, qui est chauve, et on ne sait pas pourquoi. Je trouve ça plutôt sympathique, parce que cela illustre qu’on n’est pas obligé de devoir toujours expliquer une différence physique : on peut simplement accepter la personne telle qu’elle est.

Les maisons en bois peintes en couleurs vives et entourées d’un jardin, les larges avenues et le bus scolaire jaune à l’américaine placent le cadre dans un univers assez loin de la réalité française. Je suppose que pour des québécois-es c’est plus naturel.

Dans cette série, on voit les personnages vivre les situations de la vie quotidienne d’un enfant réel. C’est assez rare finalement !

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Mouk

Cette série, toujours en cours, a été crée en 2011 en France. Elle est destinée aux enfants de 3 à 6 ans. Le Béluga a apprécié la regarder dès 2 ans et demi.

Chaque épisode dure 11 minutes, sauf certains mini épisodes qui durent 1 minute. Les épisodes sont visibles sur la chaîne YouTube Mouk en français. On trouve aussi des compilations de 1h, et des regroupements d’épisodes par continent visité.

La série met en scène Mouk, un ours (antropomorphe, comme d’habitude dans les histoires enfantines) et Chavapa, un chat. Mouk déborde toujours d’énergie, Chavapa est plutôt un peu râleur. Les deux amis font un tour du monde à vélo et chaque épisode les montre découvrir une région donnée. Pour compenser le fait que les deux héros soient des garçons, leur contact dans le pays est souvent une fille.

Cette série a le grand intérêt d’être agréable à regarder, de faire voyager le spectateur et d’ouvrir son esprit sur le mode de vie actuel d’habitants de régions plutôt lointaines. J’insiste sur « actuel », car ici on est dans la réalité moderne : les locaux peuvent avoir des téléphones portables, s’habiller plus ou moins à l’occidentale, etc. C’est donc un bon compromis entre la découverte culturelle des régions du monde, sans les vieux stéréotypes qui peuvent encore traîner dans dans notre imaginaire collectif.

Bien sûr, ce n’est pas une série réaliste, puisqu’en plus de l’anthropomorphisme on parle quand même de deux enfants qui sont complètement autonomes pour faire le tourbillon du monde, à vélo, sans aucun problème de langage entre eux et les habitant-es des différentes régions du monde. Mais cela reste très intéressant à mon avis.

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Les dessins animés que l’on a achetés

Doc la peluche

Cette série, toujours en cours, a été créée en 2012 aux États Unis. Elle est destinée aux enfants de 3 à 6 ans.

Chaque épisode dure 22 minutes. Au départ, on les a regardé en streaming sur des chaînes non officielles puis, quand le Béluga a montré son intérêt en voulant continuer à en regarder, on les a acheté en version numérique.

La série met en scène Dottie, une petite fille noire qui est capable de voir les jouets vivants, quand elle est seule, et de les « soigner » dans sa « clinique ». On voit aussi son petit frère, et sa mère qui est médecin.

Cette série a beaucoup plu au Béluga, qui a même insisté pour avoir une mallette de Doc la peluche à son 4ème anniversaire.

Je trouve cette série très chouette car elle est effectivement amusante pour les petits, tout en montrant une fille comme personnage principal, une profession intellectuelle pour une femme noire, et en permettant de parler du docteur : la peur des actes médicaux, les instruments utilisés, les mots bizarres… Lors du soin, D’ortie chante une chanson à chaque fois différente, incluant généralement un message de prévention/bonne hygiène de vie.

Il me semble donc particulièrement important d’afficher notre soutien populaire à Doc la peluche afin que Disney continue de produire cette série, comme indiqué ici. Alors s’il vous plaît, achetez ou louez les épisodes que vous visionnez afin que votre soutien soit comptabilisé !

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Les Pyjamasques

Cette série, toujours en cours, a été créée en 2015 par une collaboration entre la France, le Royaume Uni et les États Unis . Elle est destinée aux enfants de 4 à 8 ans.

Chaque épisode dure 12 minutes. Au départ, on les a regardé en streaming sur des chaînes non officielles puis, quand le Béluga a montré son intérêt en voulant continuer à en regarder, on les a acheté en version numérique.

La série met en scène trois enfants : Sacha (un garçon brun à la peau café au lait mais aux yeux bleus), Greg (un garçon bond aux yeux verts) et Amaya (une fille brune aux yeux bridés portant des lunettes).

Chaque épisode commence le jour et les 3 amis découvrent un problème. Puis la nuit tombe (et étonnement c’est à chaque fois une nuit de pleine lune !) et ils se transforment alors en Pyjamasques pour « régler les tracas ». Ils changent alors de nom et acquièrent des super pouvoirs : Sacha devient Yoyo, déguisé en chat bleu qui peut se déplacer très vite. Greg devient Gluglu, déguisé en lézard vert qui a beaucoup de force, Amaya devient Bibou, déguisée en hibou rouge (avec une pointe de rose) qui peut voler.

Il y a 3 méchants possibles : Roméo le savant fou qui veut devenir le maître du monde, Sorceline, une magicienne qui vole sur une sorte de surf, qui vole des objets pour jouer avec, Ninjaka et son équipe de Ninjazouaves qui veulent aussi s’amuser à leur façon.

Cette série exploite les codes des super héros (super pouvoirs, double identité, quartier général bourré de technologies, véhicules futuristes…) de manière adaptée aux jeunes enfants, sans sexisme et sans racisme. C’est chouette ! Et comme pour Doc la peluche, on a veille à acheter les épisodes qu’on regarde pour montrer notre envie que la série continue.

De très nombreux dérivés sont sortis autour de la série ! Ici on a seulement de petites peluches des 3 Pyjamasques et on achète de temps en temps le magazine officiel, dont je vous avait parlé ici. Attention, j’ai lu une fois des albums Pyjamasques et j’avais été déçue de l’atmosphère très différente, avec en particulier une violence verbale dans un album se déroulant dans un zoo. Je ne recommande donc pas a priori les albums Pyjamasques.

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Les Enfoirés

Ok les spectacles des Enfoirés, ce n’est pas un dessin animé, mais le Béluga a vraiment apprécié les spectacles des Enfoirés, dès ses 18 mois !

Je me sentais moins mal de lui afficher cela que des dessins animés, car certes cela restait une image en 2 dimensions, mais au moins il voyait de vraies personnes humaines, avec de vraies expressions du visage. Et accessoirement, je trouvais les chansons et les sketchs des Enfoirés bien moins gênants à entendre en boucle que les génériques des dessins animés pour tout-petits…

On a acheté quelques spectacles en DVD, qu’il a regardé des dizaines de fois chacun. On nous en a aussi offert un en CD puisque le Béluga aimait tellement ça. Et je dois dire qu’il ne s’est toujours pas lassé de ce spectacle 2014 : il est encore dans ma voiture et le Pinto le demande aussi !

Bonus : acheter un CD ou un DVD permet aux Restos du cœur d’offrir 17 repas à celles et ceux qui en ont besoin. Et si on n’aime pas les spectacles des Enfoirés, rien n’empêche de faire directement un don aux Restos du Cœur, que ce soit en nature, en temps ou en argent.

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Les autres dessins animés

L’idéal est de les acheter, mais en pratique sur Youtube, de nombreuses chaines non officielles les diffusent.

La linea

Cette série a été créée en 1971 en Italie par Osvaldo Cavandoli.

Chaque épisode dure 3 minutes. Je vous laisse lire la présentation de La linea sur Wikipedia.

Le personnage est toujours survolté donc ce n’est pas un visionnage destiné à calmer un enfant le soir. A part ça c’est vraiment tout public : le Béluga a apprécié dès 3 ans il me semble, et je l’ai regardé avec plaisir avec lui.

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Pat & Mat

Cette série, toujours en production, a été créée en 1976 par Lubomír Beneš et Vladimír Jiránek, et les épisodes sont désormais produits par l’Atelier Bonton Zlin.

On peut trouver les anciens épisodes, d’environ 6 minutes chacun, sur des chaînes non officielles, il existe désormais de longs métrages (que je n’ai pas vus) avec les mêmes personnages.

On a découvert Pat & Mat quand le Bèluga avait 4 ans. Personnellement je ne suis pas plus fan que cela, mais c’est vraiment une question de goût personnel, et je n’ai rien à reprocher à ces bricoleurs dont les bricolage ne se passent jamais comme prévu mais qui trouvent toujours une solution originale à leurs déboires.

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Pour être honnête, le Béluga a aussi aimé regarder d’autres dessins animés :

  • Magic – la famille féerique. Je sais qu’il a regardé ça vers 5 ans à la télévision chez ses grands parents. C’est un dessin animé moderne, pas du tout réaliste, mais qui ne me parait pas trop mal. Au fil des situations loufoques, on aborde le respect de la différence.
  • Didou dessine-moi, qu’il a regardé vers 3-4 ans. J’ai laissé faire parce que c’est censé être éducatif mais je le regrette, en particulier car c’est assez sexiste (le héros est un garçon lapin, son acolyte et faire-valoir une fille coccinelle écervelée). Au passage. même après avoir vu beaucoup d’épisodes, le Béluga n’en a absolument rien retiré en terme d’envie ni de capacité à dessiner.
  • La cuisine est un jeu d’enfant, qui n’est pas végane, qu’il a regardé vers 3-4 ans. Mais cette série a le mérite de montrer deux enfants apprendre à cuisiner auprès de Michel, un homme.
  • Les As de la jungle. Je ne connais pas du tout ce dessin animé, le Béluga regardait apparemment ça chez sa nounou et appréciait.
  • Pokémon, qu’il regarde depuis ses 5 ans. La série met en valeur l’esprit sportif : l’envie de gagner et le plaisir d’avoir fait de son mieux, même si au final on a perdu le combat. L’histoire est un peu sexiste mais bon, il y a bien pire ailleurs. Le problème, c’est surtout le concept de chasser des Pokémon, qui sont des êtres sauvages qui, dès qu’ils sont capturés, sont atteints d’une sorte de syndrome de Stockholm et deviennent les meilleurs amis de leur chasseur/dresseur et on alors pour objectif de vie de combattre pour leur dresseur. C’est quand même un concept étrange, et qui induit évidemment à penser que les êtres sauvages (animaux mais aussi plantes) n’ont pas de vie propre, et ne souffrent pas d’être capturés et domestiqués !

J’ai limité au maximum les dessins animés que je déteste, comme Robot Car Poli ou Sam le pompier. Par contre j’autorise les clips musicaux que j’ai préalablement approuvés – ce qui nécessite de rester à côté de l’enfant pour ne pas qu’il regarde ce qui est automatiquement proposé ensuite.

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Pour finir, voici des dessins animés que j’avais notés comme potentiellement intéressants mais que je n’ai pas forcément eu l’occasion de montrer aux enfants.

Tout d’abord, il y a le site Films-pour-enfants.com, qui liste des courts métrages pour enfants de grande qualité, visionnables gratuitement et classées par âge, avec des mots clés de thèmes. Un site génial !

Au passage, il ne faut pas le confondre avec Filmspourenfants.net, qui est un autre site à connaître. Il analyse en détails quasiment tous les films et les séries pour enfant du marché, afin de permettre aux adultes de décider s’ils sont adaptés à l’âge et s la sensibilité de leurs enfants. Vous pouvez donc rechercher dedans tous les dessins animés cités dans mon article afin d’obtenir un avis complémentaire au mien sur chacun d’eux.

Et voici mes dernières idées, pas forcément testées donc :

  • Taupek la petite taupe : C’est une série de dessins animés muets (en musique) pendant lesquels on suit les aventures d’une petite taupe dans la forêt. On trouve facilement des épisodes sur YouTube, y compris sur des chaines tchèques, et le fait qu’ils soient en version originale ne pose aucun problème puisqu’il n’y a pas de paroles. J’en avais offert un DVD au Béluga mais il n’a pas accroché, et le Pinto n’est actuellement pas du tout intéressé par les dessins animés.
  • Bolek & Lolek : Là aussi, c’est une série de dessins animés muets. Les personnages principaux sont deux enfants, la grande sœur et le petit frère. Comme la plupart des dessins animés pour enfants, leurs aventures ne sont pas réalistes, un peu comme les rêves des enfants. Peut être que cela peut plaire à partir de 3 ans ? Là aussi, on peut les visionner sur des chaînes non officielles, y compris polonaises, ou acheter les épisodes en DVD.
  • Dora l’exploratrice : Je n’ai jamais eu l’occasion de visionner un épisode de cette série. On m’a dit que c’était horripilant, ce serait dommage car c’est quand même original, une héroïne occidentale non blanche qui part à l’aventure. Je crois que cela peut convenir à partir de 2 ans.
  • Les octonautes : Je n’ai jamais eu l’invasion de visionner un épisode de cette série, mais on m’en a dit du bien. Il s’agit d’une équipe d’explorateurs sous-marins. Peut être à partir de 4 ans ?
  • Animalia : Je n’ai jamais eu l’invasion de visionner un épisode de cette série mais en m’en a dit du bien. Peut être à partir de 5 ans ?

Bon week-end !

Mes magazines pour enfant préférés

6 Juil

Bonjour !

Pendant les vacances des enfants, vous aurez peut-être envie d’acheter un magazine jeunesse. Voici mes magazines préférés pour enfants de 1 à 7 ans, avec un critère spécial : pouvoir les trouver dans n’importe quel kiosque à journaux.

Je vous en propose un pour les 1-3 ans, un pour les 2-5 ans et, pour les 4-7 ans, trois magazines car chacun est sur un thème différent.

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Popi

En bref, Popi est un magazine bien pensé pour les enfants de 1 à 3 ans. Je n’aime pas certaines petites choses, mais je n’ai pas trouvé mieux pour cette tranche d’âge.

Popi est un magazine mensuel (il parait tous les mois). Il est édité par Bayard et destiné aux enfants de 1 à 3 ans.

Ce magazine est très pratique à parcourir par l’enfant, avec son format carré, sa couverture ni trop rigide, ni trop souple, et surtout son système d’onglets illustrés permettant de reconnaître et d’accéder directement à chaque rubrique.

Popi commence avec deux double-pages sur un instant de vie de Popi. Popi est un ours en tissu et il figure ici sur quatre grandes photos avec une légende toute simple pour les expliquer.

La double page suivante est une très courte histoire de Petit Ours Brun. A gauche, le texte avec certains mots remplacés par des dessins, pour que l’enfant participe à la lecture. A droite, une grande illustration. Personnellement, je déteste l’univers de Petit Ours Brun, que je trouve très sexiste et volontiers empreint de violence éducative ordinaire (VEO). Heureusement, ici l’histoire est extrêmement courte et il y a un effort notable pour qu’elle soit moins sexiste que les histoires traditionnelles de Petit Ours Brun.

La double page d’après est un imagier. Je ne vous le photographie pas car il est tout à fait classique (et cet article comporte déjà plus de 40 photos…).

Ensuite, c’est généralement l’histoire de Lili Souris. Un système très astucieux permet de détacher le personnage de Lili Souris et de la faire passer dans les deux double pages de l’histoire, éventuellement grâce à de petits volets à soulever. Attention, il faut souvent prévoir des ciseaux (ou un cutter) et/ou du scotch (ou de la colle) pour mettre en place les volets. Et une fois l’histoire lue, on perd généralement le petit personnage de Lili Souris, mais ce n’est pas grave car il y a tout le reste du magazine à lire et relire.

L’histoire suivante est la rubrique « Les aventures de Marcel ». Elle est très classique en terme de présentation (de grandes illustrations et quelques phrases de texte dessous) et de personnages (un petit garçon, sa maman, son papa, sa sœur, tous blancs de peau, minces, valides). Pas de coup de cœur en ce qui me concerne, mais ce n’est pas pire qu’ailleurs.

On trouve ensuite une de mes rubriques préférées : «  Le petit monde ». Il s’agit de deux double-pages avec un dessin aux mille détails. C’est chouette à regarder avec l’enfant, et il y a un réel effort pour être inclusif : on y voit des personnes de différentes couleurs de peau, des jumeaux, des personnes âgées, etc.

Sur la quatrième de couverture, une petite bande dessinée clôture le magazine. Ce sont les aventures de Cocotte et Le loup. Le loup essaye toujours de croquer Cocotte la poule, mais elle trouve toujours un stratagème pour le tenir en échec, et même le ridiculiser. Au passage, je ne suis pas d’accord avec la phrase située tout en bas de la couverture, « Après Popi, je lis Pomme d’Api » : moi je n’aime pas le magazine Pomme d’Api !

Le magazine Pop inclut aussi, au centre, un petit livret détachable destiné aux parents, avec des conseils de parentalité. Et parfois, il y a un bonus pour enfant à détacher, par exemple un « calendrier de l’avent de câlins » quand le Béluga était bébé. On avait a-do-ré !

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A noter, le magazine Picoti, édité par Milan, est un autre choix intéressant pour les enfants de 1 à 3 ans. Par rapport à Popi, Picoti contient plus d’histoires au format classique (une grande illustration et une phrase par page) et elles sont un peu plus longues. Comme dans Popi, on trouve aussi un imagier et un livret détachable destiné aux parents. Il y a également une page animée – mais à la différence de chez Popi, elle est toujours prédécoupée donc entièrement utilisable même sans ciseaux ou colle.

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Tralalire

En bref, Tralalire est un magazine original qui contient tout ce qu’il faut (histoires, atmosphère ludique…) pour plaire aux enfants de 2 à 5 ans. Je préfère l’ancienne version plutôt que la version actuelle, mais de toutes façons je n’ai pas trouvé mieux actuellement pour cette tranche d’âge.

Tralalire est un magazine mensuel. Il est édité par Bayard et destiné aux enfants de 2 à 5 ans.

Le sommaire est présenté sur 3 pages, avec un petit gag entre les personnages Pouët-Pouët et Cacahuète.

La première rubrique après le sommaire est une petite bande-désignée de Lou le loup, qui interagit souvent avec sa maman. Et comme pour la bande-dessinée « Cocotte et le loup » du magazine Popi, les yeux du loup sont très expressifs et c’est rigolo de le voir passer d’un regard agressif à un regard apeuré par exemple.

Ensuite on trouve une histoire illustrée classique, sur environ 5 double-pages.

Puis vient la seconde bande-dessinée, autour du mouton Tchà. Elle s’appelle Atchoum Tchà car ce mouton éternue beaucoup. J’aime Tchà car il figure dans le super Livre des saisons de Tchà.

La rubrique suivante est la seconde grande histoire du magazine. Elle fait plus ou moins écho au thème du magazine. Dans l’exemple photographié, le thème est la rentrée des classes, la première histoire est celle d’un éléphant qui va entrer à l’école, la seconde celle d’un hippopotame qui apprend à faire pipi dans un pot. Les histoires sont chouettes, même si elles sont assez classiques : les personnages sont des animaux pour éviter d’être raciste/antiraciste, le héros est le plus souvent de sexe masculin, les filles sont le plus souvent des personnages amoureux, et l’adulte qui s’occupe d’un héros enfant est généralement sa mère. Bref, les stéréotypes habituels de la littérature jeunesse française, pfff !

Le magazine se termine sur une rubrique que je trouve très chouette, même si on ne l’applique pas chez nous. Il s’agit de Cacahouète qui va au lit en faisant un petit rituel, différent dans chaque numéro,

Pour finir mon avis sur Tralalire, voici des extraits d’un numéro plus ancien (datant de 2009). En effet, on nous a donné certains magazines d’occasion, et en fait je les préfère à la version actuelle. Voici pourquoi :

Le gag présentant le sommaire avait pour personnages Archi, un homme, et Toupeti, un enfant. On ne sait pas si Archi est son père ou juste quelqu’un qui s’en occupe avec tendresse et fantaisie.

Une des rubriques du magazine était une comptine à faire sur le corps avec ses doigts.

Et la rubrique « surprise », qui est maintenant assez variable d’un numéro à l’autre, était signée du génial Hervé Tullet, dont je vous ai parlé ici. C’est grâce à ces magazine justement que j’avais découvert son travail si original et bien pensé.

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A noter, il y a quand même certains magazines de Bayard que je n’apprécie pas du tout. En particulier, j’évite Babar, Pomme d’Api et Pomme d’Api Soleil car je n’aime vraiment pas les valeurs qu’ils transmettent.

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La petite salamandre

En bref, La petite salamandre est un magazine génial pour les enfants de 4 à 7 ans qui s’intéressent à la nature ou aux animaux. Non seulement il évite de les bassiner avec toujours les mêmes animaux exotiques qu’il ne verra jamais (à part dans un zoo), mais en plus il est super bien conçu pour leur plaire : il a un graphisme moderne et agréable et contient de quoi jouer, lire, apprendre des choses, bricoler, cuisiner… le tout en respectant la planète, les animaux et les humains. Je le recommande absolument !

La petite salamandre est un magazine bimestriel (il parait tous les 2 mois) destiné aux enfants de 4 à 7 ans. Il est édité par La salamandre, un groupe implanté en France, Belgique et Suisse, qui publie des magazines, livres et DVD sur les animaux sauvages locaux en Europe.

Le magazine s’ouvre sur une petite BD humouristique mettant en scène Sam, la petite salamandre, et sur 3 petites fiches « quizz » à détacher (à utiliser une fois qu’on a lu le magazine).

Puis, juste après le sommaire, on retrouve Sam dans un dialogue illustré où elle rencontre un nouvel animal, qui est toujours une espèce sauvage et locale en Europe. C’est la rubrique « téquitoi ? ».

Ensuite, c’est la partie des jeux : 2 double-pages de petits jeux variés, puis une double page de jeux sur une grande scène pleine de détails.

Au milieu du magazine, on parcourt le dossier dédié à un animal : 3 double-pages assez classiques dans les magazines sur les animaux, et un grand poster (format A3) à détacher.

Les 3 double-page suivantes mettent en scène les personnages Crousti (une souris je pense) et Pioupiou. Sur la première double-page, c’est la rubrique « Ma p’tite planète », avec des gestes écolos à la portée des enfants. Il y a ensuite un page avec une recette de cuisine illustrée, une page avec un bricolage, et une double page intitulée « Les p’tits plaisirs », avec de belles idées toutes simples de choses à faire pour profiter de cette période de l’année. Par exemple pour ce numéro : jouer dans le vent, trouver des cônes d’épicéa grignotés, toucher le givre du bout de sa langue, goûter le panais…

Vient ensuite l’histoire sur deux double-pages illustrées classiques. Puis la rubrique « Nous on aime » avec des idées de livres et d’expositions, et « Les coulisses de la rédac », qui apporte des informations sur les personnes ou les étapes qui permettent de produire le magazine.

Merci à Sophie Cottarel du blog Enfant végé, pour son article qui m’a permis de découvrir ce magazine ! C’est un très gros coup de cœur pour moi. Le Béluga y a déjà été abonné et il l’appréciait, bien qu’il ne soit pas personnellement intéressé par la nature.

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Pyjamasques

En bref, Pyjamasques est un magazine à la mode, avec une grande histoire, beaucoup de jeux et d’autres rubriques. Et l’air de rien, il permet discrètement d’apprendre pas mal de choses, le tout en veillant à éviter tout préjugé sexiste. Chapeau !

Pyjamasques est un magazine trimestriel (il parait tous les 3 mois). Il est coédité par Milan France TV distribution. Il destiné aux enfants de 4 à 7 ans.

Le magazine s’ouvre avec le sommaire, accompagné d’un résumé des points clés de la série, et notamment le nom des personnages. Il est donc accessible aussi aux enfants qui ne connaissent pas le dessin animé en question.

La première rubrique est l’histoire, généralement tirée d’un épisode du dessin animé. Elle est présentée en bande-dessinée avec des cases irrégulières.

Ensuite, pour la version actuelle du magazine, se trouve la plus grosse partie : les jeux. Ils sont organisés en missions occupant chacune deux doublé-pages. Je vous montre ci-dessous un exemple de mission complète, menée par le Pyjamasque Yoyo.

Elles sont composées aussi bien de jeux avec des lettres, que de jeux assez créatifs (ci-dessus, on a colorié des fils de la toile d’araignée pour que les Pyjamasques puissent s’en échapper) et de jeux avec des chiffres (ci-dessous, il fallait compter les boules gluantes emprisonnant la chat-mobile).

Les autres Pyjamasques ont aussi leurs missions. Ci-dessous, je vous montre un extrait avec à gauche une sorte de mini sudoku avec des ballons de couleur à la place des chiffres.

A la fin de la partie jeux, où l’enfant a donc alterné entre activités très ludiques et jeux qui font appel à la réflexion, on trouve une petite affiche de félicitation, et une page de petites actualités sur le thème des héros.

D’autres rubriques suivent : « Les mystères de la nuit », où l’enfant apprend des choses sur une activité nocturne (ici les musées que l’on peut visiter la nuit), puis « La copine des Pyjamasques » avec un métier héroïque.

Eh il en reste encore ! Une double-page sur un bricolage.

Deux double-pages plus « développement personnel », avec ici des jeux pour que l’enfant sème du bonheur et du rire, et réfléchisse à ce qu’il aime (et n’aime pas).

Une page « SOS Pyjamasques » avec une question, la réponse mal avisée d’un « méchant » et la bonne réponse d’un Pyjamasque. J’apprécie beaucoup la page suivante, où se trouve une petite affiche à découper, qui transmet de manière attractive une bonne pratique.

Et ce n’est toujours pas fini, pour ce magazine qui vaut son pesant de cacahuètes (en même temps, il parait tous les 3 mois et comporte plus de pages que les autres) : une double page sur un « super pouvoir » d’animaux, ici celui d’animaux mâles qui s’occupent de leurs enfants.

Et pour finir, une rubrique que le Béluga adore : 6 cartes à découper avec un super pouvoir sur chacune.

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Olalar

En bref, Olalar est un magazine qui a tous les attributs d’un magazine jeunesse (histoire, jeux)… tout en parlant d’art ! Que l’on aime l’art ou que justement si l’art ne soit pas notre truc, c’est un chouette achat occasionnel car il est vraiment très accessible et ludique.

Olalar est un magazine mensuel destiné aux enfants de 4 à 7 ans. Il est produit par les éditions Faton.

Le magazine s’ouvre sur, à gauche, une illustration avec un petit jeu raccord avec le thème du numéro, et à droite le sommaire.

L’artiste du numéro est présenté d’une manière géniale : à la première personne. L’artiste explique son enfance et ce qu’il aime, et ces deux paragraphes dont illustrés par des œuvres de l’artiste. Dans la deuxième double-page, l’artiste parle de ses oeuvres et on trouve un jeu des 5 différences sur l’une d’elles.

Suit une double-page de jeu sur une œuvre de l’artiste, ici un « cherche et trouve » et un « trouve l’intrus ».

L’histoire du magazine est sous forme de bande dessinée. Les personnages sont un frère et une sœur qui visitent à chaque fois un endroit différent, généralement situé dans la région ou à vécu l’artiste. Ce peut être un site « historique » (les menhirs de Carnac, les hospices de Baune…) ou un musée (le musée de Monet à Giverny par exemple) et à chaque fois, cela donne envie d’aller y faire un tour ! C’est très fort je trouve.

Différentes rubriques suivent. Par exemple celle-ci ou l’enfant apprend à dessiner un élément, avec comme illustration des tableaux montrent cet élément. Ou une autre, sur un mot mystère, comme « atelier », « animal fantastique » ou « autoportrait », qui est expliqué avec un court texte, illustré avec une œuvre et accompagné d’un petit jeu.

Ou cette rubrique qui montre des œuvres d’art figurant un objet très courant : lit, cuillère, béret…

Et cette rubrique mignonne où des textes et des tableaux se rejoignent sur un sujet bien connu des enfants : le sommeil, les couleurs, les poissons qui nagent, la rentrée des classes…

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Voilà pour cet article, assez long, car je voulais vous montrer ce que j’aime dans les magazines que je vous recommande.

Évidemment, j’évite les magazines Papoum, Abricot et Pirouette car ils proviennent des éditions Fleurus. Si vous ne le savez pas, voici pourquoi je boycotte les éditions Fleurus et voilà en détails mon avis sur un exemple de livre.

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Bon week-end !

Les couches pour bébés : mon expérience

15 Juin

Bonjour !

Pour ce nouvel article de la rubrique Histoire d’objets, on reste dans un sujet de parentalité. Le Pinto est maintenant âgé de 2 ans et demi et nous ne comptons pas avoir d’autre enfant. J’ai donc envie de partager avec vous sur les sujets « bébé » tant que ce n’est pas trop lointain dans ma tête. Bon, pour dire vrai, j’oublie tout au bout d’environ 6 mois, mais heureusement j’ai noté beaucoup de choses dans les récapitulatifs que j’ai publié ici.

Aujourd’hui, parlons des couches. C’est une grosse dépense pour les parents ! Quand achète des couches lavables bien sûr, mais encore plus quand ce sont des couches jetables. Et pourtant, malgré le prix de ces paquets achetés chaque mois, malgré l’offre de couches lavables modernes et la présence d’un lave-linge automatique dans la plupart des foyers, les couches lavables ne sont pas encore redevenues la norme.

Comme d’habitude, cet article n’est pas un guide de la meilleure manière d’agir, mais un simple témoignage de comment cela s’est passé pour nous. Installez vous confortablement, je vous dis TOUT !

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Étape 1 : Les couches jetables pour les premières semaines (tailles 0/1 ou XS)

J’ai la chance d’avoir les ressources matérielles et mentales pour tenter l’aventure des couches lavables avec mes enfants. Malgré cela, on m’a conseillé de laisser passer les premiers temps avant de m’y mettre.

Pour le Béluga, j’avais donc acheté sur internet un petit stock de couches jetables écologiques. Ma Biocoop vendait certes des couches jetables écologiques, mais la plus petite taille vendue était la 3-5kg (taille 2). Or je voulais être sûre d’être équipée au cas où le Béluga naîtrait en avance. J’avais donc commandé sur le très chouette site Brindilles plusieurs paquets de couches écologiques jetables 2-4 kg (taille 1).

Et en effet, les 6 semaines après la naissance du Béluga ont été éprouvantes, avec en premier lieu la difficulté d’arriver à le nourrir suffisamment. J’ai donc vraiment apprécié de ne pas m’occuper du lavage du linge (normalement une de mes tâches ménagères) pendant cette période troublée.

En journée, je changeais les couches toutes les 2h, voire plus souvent. Si j’attendais plus, le Béluga avait des rougeurs. Pendant ses 6 premières semaines, j’ai donc utilisé environ 350 couches jetables – à priori la moitié en taille 1 et l’autre moitié en taille 2.

Lit parental type futon, lit bébé cododo Babybay, matelas à langer Ikea

Pour le Pinto, comme en général les seconds bébés sont plus gros que les premiers et que j’avais confiance sur le fait qu’il ne naîtrait pas trop en avance, je n’ai pas fait de stock de couches de toute petite taille. Et de toutes façons, ma Biocoop vendait des couches jetables Tidoo taille 1 (2-5 kg). J’en ai utilisé 5 paquets, soit 120 couches jetables. Puis je suis passée à la taille 2, avec 2 paquets format économique, soit 116 couches jetables.

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Étape 2 : Location de couches lavables pendant le 2ème mois (taille 2 ou S)

Quand le Béluga a eu 1 mois et demi, j’ai loué un lot de couches lavables chez Api Napi. On donnait le poids du bébé et sa morphologie et on obtenait un assortiment de couches variées : TE1, couche + culotte, à pression ou à scratch… Et si le bébé grandissait beaucoup lors de ce mois, on pouvait échanger gratuitement les couches devenues trop petites pour leur équivalent à la bonne taille ! Ainsi, le Béluga a testé des couches taille XS et taille S.

Ces couches comprenaient un gousset de protection au niveau des cuisses. C’est important pour être sûr que les selles de bébé allaité et pas encore diversifié, qui sont liquides, ne s’échappent pas. Mes couches préférées pour cette période étaient de la marque Imse Vimse : des couches TE1 à gousset fabriquées en Lettonie, avec des imprimés sympa, fermées par des scratches, à 22 euros la couche. Je n’en ai pas acheté, mais j’ai beaucoup aimé les utiliser dans le cadre de la location.

Pendant toute cette période de selles très molles, il est également très utile de mettre dans chaque couche un papier de protection épais. Nous avons été très satisfaits du papier de protection épais Popolini, que l’on peut laver et réutiliser environ 2 fois quand la couche a juste contenu de l’urine. Il suffit de bien le déplier quand il sort du lave-linge. Un rouleau de 120 feuilles nous tenait environ 1 mois et demi. Lors de la première utilisation de chaque feuille, il faut la plier quasiment en 2 dans la largeur, pour qu’elle rentre bien dans la couche. C’est important, car si un morceau de papier dépasse de la couche, il va conduire l’urine à l’extérieur de la couche…

Peu confiante en notre capacité à changer de fonctionnement, j’avais demandé à la vendeuse d’Api Napi quelle était la principale erreur des parents qui tentaient les couches lavables. Elle m’avait répondu sans hésiter : « C’est l’erreur de vouloir passer du jour au lendemain à 100 % de couches lavables ». Elle donnait donc l’excellent conseil de remplacer seulement une couche jetable par jour par une lavable puis, si cela convenait, de remplacer une deuxième couche, etc. En parallèle, on a complété par des couches jetables achetées en Biocoop.

En bref, j’ai adoré le service de location de couches Api Napi ! Il nous a permis de tester une variété de modèles pour découvrir ce qui nous convenait, et de bénéficier de conseils, le tout sans nous mettre aucune pression car le prix de la location était très économique et qu’il n’y avait aucun engagement. Api Napi ne propose plus ce service de location, mais une entreprise appelée Locacouche semble proposer une offre identique.

Pour le Pinto, dans l’idéal j’aurais repris une location de couches, à la même période. En effet, comme les bébés grandissent très vite pendant les 3 premiers mois, une location de couches lavables est particulièrement intéressante. Elle permet de ne pas avoir à acheter un lot de taille XS + un lot de taille S, qui sont utilisés vraiment peu de temps (quelques semaines chacun). Mais par manque d’énergie (pour ne pas dire « épuisement »), j’ai choisi de continuer avec des couches jetables jusqu’à ce que le Pinto atteigne la taille M. Hé oui, pour moi le développement durable,  c’est aussi gérer au mieux ses ressources mentales et physiques : appliquer ses valeurs tout en trouvant un équilibre réaliste pour le tenir sur le long terme sans se retrouver en burn-out.

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Étape 3 : Achat de couches lavables d’occasion (taille 3 ou M)

Quand le Béluga a eu 10 semaines (2 mois et demi), j’étais convaincue que les couches lavables nous convenaient. Je nous ai donc équipés en couches de taille M de notre modèle favori : les couches à poche, aussi appelées « TE1 à poche ». Ce sont celles qui ressemblent le plus aux couches jetables, ce qui est pratique pour les proposer aux proches ou à la nounou. Dans mon souvenir, j’avais acheté toutes ses couches taille M d’occasion sur Ebay.

Pour le Pinto, j’ai fait la transition quand il a eu 3 mois et demi. Mais pour une raison inconnue, je n’ai retrouvé que 2 des couches lavables taille M du Béluga. J’ai donc acheté pour le Pinto, toujours d’occasion, un lot de 10 couches TE1 taille M (sans gousset).

Le Pinto en couche lavable TE1 taille M

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Avec 12 couches, je n’avais pas tout à fait assez pour tourner à 100 % en lavables. En effet, il me faut un minimum de 15 couches pour avoir le temps de laver et faire sécher couches et inserts. Mais comme le Pinto grandissait très vite et que je ne voyais pas d’autres offres de couches d’occasion, j’ai décidé de gérer les quelques mois de taille M en insérant quelques couches jetables dans notre roulement. Le Pinto portait donc des couches lavables le jour (environ 6 par jour car on le changeait toutes les 2h30 – 3h), et une couche jetable la nuit. Une alternative encore plus écologique aurait été de faire une location partielle de couches lavables, par exemple auprès de Locacouche.

A noter, nous n’avons pas eu l’occasion de tester les couches Hamac. Ce concept n’existait pas quand le Béluga était petit. Et pour le Pinto, j’ai choisi de garder le même type de couches que le Béluga, afin que nos proches profitent de leurs compétences acquises.

Nous garnissons les poches des couches avec des inserts en microfibre. Ils ne sont pas d’origine aussi naturelle que les inserts en coton ou en bambou, mais ils sont plus légers, ne se déforment pas au fil des lavages et surtout ils sèchent beaucoup plus vite.

J’ai volontairement choisi des couches « à taille », ce qui signifie qu’il faut acheter un nouveau lot de couches quand le bébé grandit et change de taille (S, M, L). A contrario, il existe sur le marché des couches évolutives, aussi appelées couches à taille unique, ce qui signifie qu’on est censé utiliser le même lot de la naissance jusqu’à la « propreté » (continence), grâce à des pressions pour diminuer la longueur de la couche quand le bébé fait seulement une taille S ou M.

A gauche, couche évolutive repliée au minimum sur l’avant, garnie de 2 inserts taille S puis réglée au minimum à la taille. A droite, couche identique non repliée sur l’avant, garnie d’un insert M et un L, et réglée presque au maximum à la taille.

Sur le papier, les couches évolutives semblent donc un meilleur choix, plus économique. Mais le problème des couches évolutives, c’est quand le bébé fait une taille S ou M. Les replis font que la couche est plus épaisse et rigide qu’une couche lavable « à taille », autour du bassin et surtout au niveau de l’entrejambe. C’est donc moins confortable pour le bébé quand il fait une taille M, et je n’imagine même pas en taille S. Et en ce qui me concerne, c’était justement pour les tailles S/M qu’il me fallait convaincre mes proches que les couches lavables étaient aussi pratiques pour eux et confortables pour le bébé que des couches jetables… A noter, cela ne m’a pas empêchée d’acheter des couches évolutives, mais nous les avons utilisées uniquement quand nos bébés ont fait une taille L.

J’ai privilégié les couches fermant par pressions (idéalement une seule rangée de pressions). Les fermetures par scratch/velcro paraissent plus rassurantes quand on débute, car elles sont ajustables encore plus précisément que les fermetures à pressions. Mais je ne les ai pas appréciées pour 3 raisons. 1) La bande de scratch fait une petite épaisseur en plus sur le ventre. 2) Les scratchs s’usent beaucoup plus vite que les pressions, donc les couches d’occasion à scratch sont assez rapidement trop usées pour fermer solidement, surtout pour les couches que l’on utilise longtemps (taille L). 3) Détail important pour l’achat des couches en taille L : le bébé apprend plus vite comment ouvrir une couche à scratch…

J’ai fait le choix d’acheter quasiment toutes les couches lavables du Béluga en état d’occasion. D’une part, cela diminuait très fortement l’investissement, donc 1) je me serais moins mis la pression si finalement un modèle qui ne nous convient pas (c’est arrivé une fois) et 2) j’aurais moins grincé des dents si la nounou avait refusé de les utiliser. D’autre part, les couches d’occasion ont déjà été lavées de nombreuses fois donc elles ont une absorption maximale dès réception. Et comme je ne voulais pas me déplacer (flemme), j’ai tout acheté sur Ebay. Il y a souvent des lots de couches lavables en vente, à un prix très intéressant. Autre astuce : si l’on n’est pas sûr de la qualité de la couche proposée à la vente, on peut lire des avis d’utilisateurs sur le site Consobaby.

Je fais en sorte qu’on ait environ 18 couches à poche et 36 inserts en microfibre. Pour les couches livrées avec des inserts en coton ou bambou, j’ai acheté à part des inserts neufs en microfibre. Bien sûr, quand on fait du lavable à temps partiel, par exemple parce que le bébé est gardé en crèche, on a besoin de moins de couches. Une copine dans cette situation a ainsi utilisé seulement 4 couches lavables pour son bébé : cela peut paraître dérisoire, mais en fait cela économise déjà beaucoup de couches jetables !

Pendant cette période de selles encore irrégulières, on a continué à mettre dans chaque couche un papier de protection épais Popolini, que l’on peut laver et réutiliser environ 2 fois quand la couche a juste contenu de l’urine.

Inserts taille S, inserts taille M, couches taille unique Milovia, papier de protection épais Pinolino

Enfin, j’ai toujours eu un paquet de couches jetables écologiques au fond du placard. Un peu pour montrer que je n’étais pas sectaire, mais surtout pour pallier un souci éventuel de machine à laver, plusieurs jours de gastroentérite ou un bébé en visite qui aurait un besoin de couche imprévu.

J’ai acheté une seule fois des couches de maman couseuse. D’une part, c’était des TE1 traditionnelles donc trop longues à sécher pour moi. D’autre part, elles manquaient des petits détails pratiques des couches « industrielles ». Ceci dit, l’imprimé de ces deux couches artisanales était introuvable ailleurs !

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Le Béluga dans sa couche de supporter

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A 7 mois et demi, le Pinto pesait quasiment 9 kg et il était entre deux tailles de couches. Les couches taille M étaient trop petites. J’ai donc repris les anciennes couches taille L du Béluga – qui sont des couches évolutives, mais je vous ai expliqué plus haut que je ne les utilise qu’en taille L. Par contre, je trouvais que le Pinto était encore trop petit pour garnir les couches d’inserts taille L, qui font 13 cm de large. J’ai donc utilisé comme inserts mes langes les plus usés. Plié en 4 puis replié en 3, un lange rentrait bien dans la poche d’une couche. Cela faisait certes un gros popotin mais c’était assez absorbant pour tenir toute la nuit.

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Étape 4 : Achat de couches lavables neuves (taille 4/4+ ou L)

Si l’on n’a pas tenté l’aventure jusque là, les 11 kg du bébé sont un très bon moment pour commencer en couches lavables. En effet :

  • La vie quotidienne est souvent plus simple à gérer.
  • 11 kg est le début de la taille L, qui va tenir jusqu’à la « propreté » (continence). C’est donc un achat exceptionnellement rentable, y compris quand on ne compte pas avoir plusieurs enfants. Alors que les couches taille XS et S sont portées seulement pendant quelques semaines et les couches taille M pendant quelques mois, les couches taille L servent pendant environ 2 ans !
  • Bonus : les couches lavables, c’est bien plus joli que les couches jetables, et cela tient mieux au corps. Donc on n’a plus besoin d’utiliser de bodys ! En été, il suffit d’un T-shirt et d’une couche, voire de seulement une couche s’il fait très chaud.

Le Pinto au restaurant en plein été

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En plus, on peut acheter une couche pour vérifier qu’elle convient bien au bébé, puis proposer l’achat du reste des couches en cadeau collectif pour le premier anniversaire du bébé. Détail sympa : chaque proche peut choisir son imprimé favori ! Les boutiques internet Api Napi (qui existe aussi en boutique physique à Paris) et Lilinappy proposent un large choix de couches, aux imprimés tous plus craquants les uns que les autres.

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Et cela tombe bien, les couches de taille L sont plus économiques à acheter neuves. Comme le bébé grandit alors principalement en longueur, il les porte normalement de ses 11 kg jusqu’à ce qu’il soit continent. Pour le Béluga, j’avais acheté toutes ses couches d’occasion, y compris les taille L. Elles étaient d’occasion mais en excellent état, sûrement peu portées au moment où je les ai achetées. Et pourtant, un certain nombre de couches de taille L ont été inutilisables avant la continence de jour du Béluga : soit à cause des scratchs trop usés, soit à cause des élastiques de cuisse qui se sont détendus. Donc j’en ai rachetées, petit à petit, toujours d’occasion, et au final je pense avoir payé autant que si j’avais acheté dès le début des couches taille L neuves qui auraient tenu jusqu’à la fin. Alors pour le Pinto, j’ai acheté ses couches taille L neuves. Et au bout de plus d’un an de lavages très fréquents, certains élastiques commencent en effet à être un peu fatigués. CQFD : pour les tailles XS, S et M, un achat d’occasion est rentable, mais pour les tailles L, l’idéal est d’acheter un lot neuf.

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A gauche, couches de jour (1 insert) de marques variées, à droite couche de nuit (2 inserts) de marque FuzziBunz, le tout de taille L

 

Pour les couches taille L du Pinto, j’ai donc cherché à les acheter neuves, et autant que possible fabriqués localement. Il n’y avait malheureusement aucune couche TE1 à poche fabriquée en France. Par contre, une marque fabriquait, et fabrique encore, en Pologne : Milovia. En plus, ses imprimés sont chouettes et variés (et ils changent une fois par an je crois), les couches ferment avec une rangée de pressions et les inserts sont en microfibre ! Il existe 2 tissus pour l’intérieur de la couche, mon préféré est le coolmax. Le Pinto a donc un stock de 18 belles couches Milovia One size Pocket Coolmax. Je les ai achetées petit à petit, histoire de lisser l’impact sur notre budget (il faut compter 28 euros par couche) et, je l’avoue, pour varier encore plus les imprimés. A noter, même à ce prix et en comptant le coût des lessives, on économise 1000 € par rapport au coût des couches jetables 4 et 4+ ! Je vous livre le calcul complet plus bas.

Chaque couche Milovia One size Pocket venant avec un insert taille S et un insert taille M, je les ai complétées avec les inserts taille L des anciennes couches du Béluga, ou avec de vieux langes pliés en 4 puis en 3. Bien sûr, on peut aussi acheter des inserts taille L séparément.

Pour le voile de protection qui sert à retirer facilement la selle éventuelle, à cet âge on n’utilise un papier épais (absorbant) mais voile fin (qui n’absorbe pas du tout l’urine). J’apprécie les rouleaux de voiles fins de la marque Tots bots. Ils sont réputés jetables après chaque change mais, personnellement, quand je mets une couche dans le lave linge, je mets aussi l’insert et je me suis aperçue qu’en étirant l’insert encore mouillé, à la sortie du lave-linge, on peut le réutiliser une fois.

A gauche, papier de protection épais Popolini. A droite, voile de protection fin Tots Bots.

A noter, ce changement du type de papier/voile de protection me semble vraiment important. Pour le Pinto, j’ai oublié de le faire et on a gardé le papier de protection épais Popolini jusqu’à ses 2 ans et demi. Or, à partir d’1 an et demi, il a eu des inflammations du prépuce à répétition, qui se sont arrêtées uniquement quand on lui a mis une couche jetable la nuit ! On pense que c’est l’urine qui restait absorbée dans le papier épais lui irritait le prépuce et on était bien étonné de rencontrer ce problème alors que pour le Béluga il n’y en avait pas eu. Et en écrivant cet article, je me rends compte qu’il aurait sans doute suffi qu’à l’âge d’un an et demi on remplace le papier de protection épais par un voile de protection fin… Pfff, il y a tellement de choses à gérer avec un bébé, c’est vraiment difficile de penser à tout !

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Voici mon calcul des coûts pour les couches jetables ou lavables, des 11 kg du bébé jusqu’à sa propreté de jour :

  • Hypothèse : Un enfant passe 2 ans en couches taille L ou 4/4+, à raison de 6 changes par jour.
  • Avec des couches jetables, il faut donc 6 x 365 x 2 = 4380 couches. En supposant que la moitié est en taille 4, à 20 € le paquet de 50 couches, et l’autre moitié en taille 4+, à 20 € le paquet de 48 couches, le tout de marque Tidoo, cela coûte 44×20 + 45×20 = 1780 €. A cela, il faudrait ajouter le coût du traitement de la quantité de déchets que représentent ces milliers de couches.

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Sur cette photo, la couche bouffe : elle s’aplatit ensuite en partie quand on ajoute un pantalon

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Un petit mot pour le choix des habits de bébé quand on met des couches lavables. A 11 mois, le Pinto mettait du 18 mois en pyjama, T-shirt et pantalon. Par contre il mettait du 24 mois pour les bodys de la plupart des marques et du 36 mois pour les bodys Petit Bateau (ma marque préférée car les bodys ne s’abiment pas au fil des lavages). De manière général, les enfants mettaient des habits à la taille normale pour leur âge, mais des bodys une taille au-dessus. Pour préciser, j’ai habillé le Pinto et le Béluga avec des pyjamas (à pressions qui se ferment devant) jour et nuit tant qu’ils ne marchaient pas, puis avec des pantalons jogging à la fois souples et épais (autant que possible de la marque Petit Bateau, achetés d’occasion, toujours impeccables malgré de nombreuses lessives). C’était très confortable pour les enfants et il y avait sans problème assez d’espace pour la couche lavable.

Une couche lavable fait tout de même un plus gros popotin qu’une couche jetable. Mais comme vous le voyez sur les photos, ce n’est pas grotesque, et surtout c’est confortable pour l’enfant. Personnellement, je pense que ce qui devrait être considéré comme anormal, c’est d’habiller les bébés et jeunes enfants avec des habits peu confortables, juste pour leur donner une apparence d’adultes en miniature !

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La gestion des couches au quotidien

Pour le lavage des couches, je mélange les couches et les lingettes lavables sales avec le reste de notre linge sale (comme indiqué au début de l’article, le lavage du linge fait partie de mes tâches ménagères). Quand on est hors de la maison et chez la nounou, on les met dans un sac à couche ou tout simplement un sac plastique (le change est une tâche ménagère partagée).

Prêts pour une sortie d’une bonne demi-journée : couches lavables (Milovia), lingettes lavables (faites maison), sac à couches (acheté d’occasion avec un lot de couches lavables), petite veste, gourde et sac pour transporter le tout

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Au moment de remplir la machine, je retire les inserts des couches, parce que je pense qu’ainsi ils doivent être mieux lavés, et surtout parce que le séchage sera plus rapide. Si la couche a contenu une selle, le voile souillé a été jeté (à la poubelle, de préférence, autant que possible il faut éviter de le jeter dans les toilettes), en général au moment du change, sinon je le jette au moment de remplir la machine à laver. Si les selles ont débordé du papier, je rince bien la couche avant de la mettre dans la machine à laver. Si la couche n’a contenu que de l’urine, je mets le voile dans le lave-linge.

Quand Doudou et moi étions seuls à la maison, je faisais 3 à 4 machines par semaine. Avec le Béluga, ses habits, ses draps et ses couches, on est passé à 6-7. Puis avec le Pinto, on est à 7-8 machines par semaine – toujours en mélangeant nos vêtements, notre linge de maison et les couches.

Je lave à 40 °C avec de la lessive écologique en poudre achetée par seau de 5 kg (marque Lerutan). Je sèche les couches à l’air libre, sur un étendoir. Elles sèchent en 24 h à Marseille. Quand nous habitions dans un petit appartement humide en région parisienne, j’étendais les couches sur l’envers pour qu’elles sèchent bien même dans les coins, et il fallait compter 48 h de séchage en hiver – j’accélérais le séchage en utilisant un radiateur chauffe serviettes.

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Couches lavables à poche évolutive en train de sécher sur un radiateur chauffe serviettes.

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Quand le linge est sec, on empile les inserts choisis et les met dans la poche de chaque couche.

Couches One size Pocket et inserts de taille S et M (Milovia)

Puis on ajoute une feuille de voile de protection (épais pendant les premiers mois, fin par la suite).

Couches garnies d’un papier épais Popolini. A droite, papier neuf, à gauche papier réutilisé après lavage

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On a proposé les couches lavables aux nounous de nos enfants en leur disant que :

  • On lui fournit chaque jour des couches prêtes à être enfilées.
  • Il lui suffit de mettre la couche sale dans le sac à couches, et je me débrouille le soir pour jeter le voile de protection s’il contient des selles, puis séparer le reste et le mettre à laver.
  • Bien sûr, si au bout de quelques jours de tests elle sent qu’elle n’est pas à l’aise avec ça, on peut passer aux jetables en journée.

Au final, cela leur a convenu à chaque fois et elles jetaient même le voile de protection quand il y avait une selle.

On a juste eu deux ajustements à faire. Premier souci, une nounou a eu des fuites de couche pendant les siestes. On s’est aperçu que c’est parce qu’elle serrait beaucoup la couche, justement dans l’espoir d’éviter les fuites, mais cela devait former des plis qui laissaient passer l’urine. Les fuites ont disparu quand elle a fermé la couche normalement. Deuxième souci, pas trop gênant donc on ne lui en a pas parlé : la nounou mettait une quantité notable de liniment et/ou de crème pour le change à chaque fois qu’elle changeait la couche. Les couches s’encrassaient donc plus vite (3 fois par an pour le Pinto, contre jamais pour le Béluga).

Le décrassage des couches et inserts consiste à faire partir tous les résidus (crème pour le change, liniment, lessive liquide) qui finissent par boucher les mailles du tissu et empêcher la couche de bien absorber l’urine. On détecte qu’une couche est encrassée parce qu’elle a une odeur forte et qu’elle absorbe moins bien. La solution est expliquée ici : laver les couches et inserts normalement (avec lessive en poudre) puis les relaver dans un cycle sans lessive, à 60 °C. Si besoin, répéter encore une fois ce cycle sans lessive à 60 °C.

Lors de courts séjours de 1 ou 2 jours hors de la maison, on a utilisé soit des couches jetables (quand on était à l’hôtel), soit un stock de couches lavables laissé sur place (quand on était chez nos parents). Et pour les séjours de 3 jours ou plus, je vérifiais que le logement comportait un lave-linge, j’emportais une dizaine de couches propres et un peu de linge sale de la maison. Ainsi, avec les couches et le linge sale du premier jour, combinés au linge sale apporté de la maison, j’avais de quoi remplir une machine le matin du deuxième jour. En veillent à l’étendre devant les radiateurs, elle était sèche le matin du troisième jour. Bonus : on rentrait à la maison avec moins de linge sale à laver !

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Notre espace à langer

Voici comment on a organisé notre zone de change.

Pendant les premières semaines avec le Béluga, j’avais apprécié d’utiliser une table à langer car j’avais du mal à me pencher et me redresser – même en changeant le Béluga sur notre lit à caissons, pourtant relativement haut. Mes parents nous avaient donc acheté en urgence une commode à langer, hélas pas du tout durable (neuve, sans doute fabriquée en Chine dans de mauvaises conditions, et dont les tiroirs étaient difficiles à utiliser). Pour le Pinto, j’avais anticipé en achetant une table à langer écologique et fabriquée en France : Alice, de la marque Combelle. Je l’ai trouvée d’occasion sur Ebay, à un prix très économique et dans un excellent état. (Par contre, je ne l’ai finalement pas utilisée, et elle a fait le bonheur d’une autre famille.)

Assez vite pour le Béluga et immédiatement pour le Pinto, j’ai préféré langer au sol. A côté du matelas à langer posé par terre, je mets tout ce qu’il faut pour le change :

  • des couches prêtes à être utilisées,
  • du liniment pendant les premières semaines,
  • du papier toilette, pour le premier nettoyage des selles,
  • une pile de lingettes lavables en tissu éponge, pour finir le nettoyage avec du liniment ou de l’eau,
  • un mini radiateur, indispensable chez nous pour les premiers mois de change,
  • une petite corbeille ou un sac à couche, qui reçoit les lingettes et les couches sales.

Espace de change pour les premières semaines du Pinto

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Pour le choix du matelas à langer, je n’ai trouvé aucun matelas qui soit assez solide pour tenir de la naissance à la propreté d’un bébé ! Le matelas à gonfler Ikea est solide, mais au bout d’un moment il est trop petit. Et les plus grands matelas à langer, garnis de mousse, ont toujours eu leur enveloppe plastique qui s’est déchirée au bout d’un moment !

Pour la crème pour les rougeurs du siège, j’ai commencé avec la crème pour le change de Weleda en pensant à tort que sa composition était végétale. J’en ai utilisé en tout un tube et demi pour le Béluga. En finissant ce deuxième tube pour le Pinto, j’ai découvert avec une grande déception que cette crème contient en fait de la cire d’abeille et de la lanoline ! J’ai donc testé d’autres marques (à la composition végétale) une fois ce tube fini. Mais aucune d’elle ne permettait de guérir les quelques rougeurs de siège du Pinto, au contraire… Je suis donc revenue à la crème pour le change de Weleda, qui est non végane mais qui est tellement efficace que je n’ai eu que 2 tubes à acheter pour chacun de mes enfants, de leur naissance à leur continence.

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Quand la continence de nuit est tardive

Le Béluga a été « propre » (continent) de nuit à 5 ans et demi, plusieurs années après avoir été continent de jour. Vers 4 ans, ses couches lavables en taille L ont donc été trop petites. J’ai alors acheté plusieurs modèles de couches lavables XL. Mais ils se sont révélés encombrants au niveau des inserts, et donc inconfortables pour lui. De plus, le Béluga préférait avoir les fesses très au sec dans une couche jetable. Pendant un an et demi (je crois), on a donc racheté régulièrement des couches jetables écologiques taille 5 puis 6 en hypermarché, en espérant à chaque fois que ce paquet serait le dernier.

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Bon week-end !

Livres d’enfant à manipuler

1 Juin

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, je vous propose des livres qui ont en commun le fait d’être plus que de simples pages à tourner. Ils peuvent contenir des éléments à soulever, à déplier, à toucher… Comme d’habitude, ceci est une sélection personnelle et non exhaustive, n’hésitez pas à me dire les ouvrages de ce type que vous appréciez !

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Cache-cache des grosses bêtes

Ce livre d’Olivier Latyk est imprimé en Malaisie et paru en 2014 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il me semble parfait pour les enfants de 1 à 3 ans.

Le principe de ce livre est qu’il contient des volets à soulever pour trouver les animaux. Soulever des volets plaît généralement beaucoup aux tout petits.

L’avantage de ce livre est que les volets ne sont pas des morceaux de carton collés sur la page, mais de larges morceaux de feutrine insérés dans une fente. Ils sont donc très faciles à soulever, mais aussi plus solidement attachés. Ces deux points sont importants pour que l’ouvrage soit utilisable dans la durée par des tout petits.

Par contre, question de goût personnel, je n’aime pas l’esthétique aux couleurs criardes.

Il existe d’autres livres de cache-cache avec volets en feutrine, et des couleurs qui me plaisent plus. Par exemple «  Où est le hibou ? » d’Ingela Arrhenius, paru aux éditions Gründ (dont j’avais apprécié un calendrier de l’avent, ici). Comme je n’ai pas eu l’occasion de parcourir ce livre ni de le voir dans les mains d’un bébé, je ne peux pas m’avancer sur la solidité de ses volets. Et il me semble utile de vérifier l’accord du contenu avec les valeurs du véganisme – je ne vous ai donc pas listé « Où est la poule ? » qui parle des animaux de ferme, mais « Où est le hibou ? » qui traite des animaux de la forêt. Il y a encore d’autres titres dans cette collection (Où est le lion ? Où est l’ours ? Où est la licorne ?…).

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Je t’aime

Ce livre de David A. Carter est imprimé en Chine et publié en 2017 aux éditions Gallimard (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté pour les enfants de 4 ans jusqu’à l’âge adulte.

J’adore les livres pop-up de David Carter et j’en ai acheté plusieurs au fil des années : Un point rouge, 600 pastilles noires, Bruit blanc. Quand le Béluga était petit et qu’ont commencé à sortir des ouvrages clairement identifiés « jeunesse » de David Carter, je lui ai acheté « Petite boite jaune ». Puis, à la bibliothèque, le Pinto a flashé sur « Je t’aime », et on a fini par le lui acheter pour Noël. Et en fait, si je ne devais avoir qu’un seul ouvrage de David Carter, ce serait celui-là.

A la différence du livre « Cache-cache des grosses bêtes », « Je t’aime » est un livre très fragile qui ne doit pas être laissé à la disposition des jeunes enfants. C’est un livre plaisir que l’adulte manipule pour le plaisir des yeux de l’enfant.

A l’ouverture de chaque page se déplie une création délicate et originale. Je n’ai malheureusement pas d’images à vous montrer car j’ai jeté mon exemplaire… Le Pinto prenait généralement soin de ce livre très précieux à ses yeux, donc je l’avais laissé en libre service, mais un jour le Pinto l’a utilisé sous la responsabilité d’un adulte qui l’a volontairement laissé le déchirer. De dépit, je l’ai jeté (le livre) et je n’ai pas voulu le racheter : on le consulte à nouveau seulement à la bibliothèque.

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Le château du dragon

Ce livre de Laurent Richard est imprimé en Chine et publié en 2014 aux éditions Elan vert (lien vers la fiche du livre). Il me semble parfait pour les enfants de 2 à 6 ans.

On retourne à un livre costaud qui peut être manipulé par les bambins. Cet ouvrage cartonné se déplie astucieusement au fil de la lecture.

Un chevalier et une aventurière parcourent un château, et j’apprécie qu’il n’y ait aucun stéréotype sexiste dans l’histoire ni dans ses illustrations ! C’est vraiment rare pour les ouvrages destinés aux enfants de maternelle et portant sur ce thème.

La fin est également originale et super chouette. Les enfants ne viennent pas pour agresser le dragon mais pour fêter son anniversaire !

Bref, j’ai un gros coup de cœur pour ce livre, que j’ai tout simplement emprunté par hasard à ma bibliothèque et que je n’ai donc pas besoin d’acheter pour en profiter. Mais je le garde dans ma tête si j’ai besoin d’une idée de cadeau pour un enfant et je vais essayer d’emprunter d’autres livres de cette maison d’édition qui me semble avoir un bel état d’esprit.

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Prendre et donner

Ce livre de Lucie Félix est imprimé en Chine et publié en 2014 aux éditions Les Grandes Personnes (lien vers la fiche d’un livre).

A chaque page de ce livre cartonné, on trouve un verbe et une pièce de carton à prendre… et à placer sur la page suivante. Au fil des pages, on illustre ainsi un mot puis son contraire.

Le principe est sympa et les illustrations sont originales. Par contre, retirer les pièces est assez difficile pour un tout petit, qui a donc besoin qu’on l’aide pour parcourir le livre – même une fois qu’il le connaît bien et pourrait donc avoir envie de l’utiliser seul. Par contre, le Pinto de maintenant 2 ans et demi peut l’utiliser seul, et il continue d’en retirer beaucoup de plaisir.

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Un livre

Ce livre d’Hervé Tullet est imprimé en Chine et paru en 2018 aux éditions Bayard jeunesse (lien vers la fiche du livre sur le site de l´éditeur et llien sur le site de l’auteur).

Je connais le travail d’Hervé Tullet pour le (chouette) magazine Tralalire. J’aime beaucoup sa fantaisie et le fait qu’il s’adresse directement à l’enfant pour le rendre acteur des pages qu’on lui lit. Je vous propose ici ce livre que nous avons acheté dans une gare (le grand Relay situé dans le Hall 1 de la Gare de Lyon, à Paris), mais nous empruntons aussi d’autres ouvrages d’Hervé Tullet à la bibliothèque, il en existe beaucoup beaucoup.

Dans cet ouvrage plutôt grand format, on suit les instructions comme si on était devant un écran, sauf qu’une fois qu’on a appuyé sur la « touche » il faut tourner la page pour afficher le résultat.

On fait ainsi apparaître et bouger des « billes » de couleur, c’est vraiment rigolo comme expérience avec un livre.

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L’abécédaire à toucher de Balthazar

Ce livre de Marie-Hélène Place est imprimé en Chine et paru en 2012 aux éditions Hatier (lien vers la fiche du livre).

On a reçu ce livre en cadeau pour le Béluga (merci Christel !) et il a plu à nos deux enfants. Sur chaque page, on trouve une lettre, et en face deux mots commençant par cette lettre avec illustration.

L’originalité, c’est que la grosse lettre a une texture rugueuse, que le Béluga a beaucoup aimé toucher, et de discrètes flèches indiquant comment tracer la lettre quand on l’écrit normalement.

Sur les pages de gauche, les expressions sont plutôt originales. Je ne les aime pas toutes, mais dans l’ensemble ça va. En fil rouge, sur les illustrations on trouve Balthazar, un garçon au bonnet avec de longues oreilles, et son doudou/ami Pépin.

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Mon livre des odeurs et des couleurs – les fruits

Ce livre de Mr Iwi est imprimé en Chine et paru en 2015 aux éditions Auzou (lien vers la fiche du livre).

A chaque double page, il y a à gauche un imagier d’aliments, animaux et divers objets de la couleur de la page.

Et à droite, on trouve un volet à soulever pour découvrir une photo de fruit… que l’on peut frotter avec le doigt pour libérer son arôme (artificiel) !

A la fin du livre, un imagier des fruits propose de nommer les fruits, et de les goûter s’il y en a à la maison.

On nous a offert ce livre pour le Pinto, il l’utilise beaucoup et pour le moment le livre tient bien le coup. A noter, il fait partie d’une collection de livres sur les couleurs et les odeurs, mais je n’ai pas eu l’occasion de feuilleter les autres ouvrages donc je ne peux pas vous les recommander.

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Bon week-end !