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Baguette magique avec étoile et rubans

12 Nov

Bonjour !

Je me suis fabriqué une baguette de fée des lutins ! En principe, je ne fais pas vraiment de bricolages qui nécessitent du plastique. Mais pour l’anniversaire des 6 ans du Pinto, je souhaitais proposer la fabrication de baguettes magiques pailletées.

J’ai donc acheté de la mousse pailletée, mais du coup j’ai cherché à ce que ces baguettes soient solides pour durer un maximum de temps – pas comme les baguettes en plastique du commerce qui se cassent facilement.

Pour que ce soit gérable pour un groupe d’enfants de 6 ans, je voulais m’inspirer du tutoriel de baguette magique de 10 doigts. Ce tuto demande de la mousse pailletée adhésive et il est réalisable en autonomie par les enfants, surtout si on a découpé à l’avance pour eux les étoiles de mousse pailletée.

Sauf que je n’ai pas l’habitude d’acheter ce type de matériau, et à la place j’ai acheté de la mousse pailletée non adhésive ! J’ai donc plutôt suivi le tutoriel de baguette magique de Tête à modeler et il a fallu que nous soyons deux adultes pour disposer la colle sur la mousse et il a fallu attendre que la colle soit bien sèche avant d’utiliser les baguettes.

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Matériel pour une baguette
– 1 pic fin en bois d’environ 25 cm de long
– environ 7,5 x 15 cm de feuille de mousse adhésive pailletée
– 4 morceaux de ruban satin de 9 mm de large et d’environ 20 cm de long
– de la colle toutes surfaces
– un crayon ou un stylo bille
– des ciseaux
– une forme d’étoile d’environ 7,5 cm d’envergure
– un couteau pour effiler un bout du pic en bois
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Préparation

  • Utiliser le couteau de manière sécuritaire pour effiler le bout du pic en bois. On veut qu’il ait en quelque sorte la forme de bec de canard.
  • Placer la forme d’étoile sur la mousse, côté sans paillettes, près du bord de la feuille. Utiliser le stylo bille pour dessiner le contour de la forme.
  • Répéter cette étape à côté de la forme précédente.

  • Utiliser les ciseaux pour découper ces deux formes.

  • Poser une forme, côté paillettes vers la table. Positionner l’extrémité effilée du pic et une extrémité de chacun des rubans sur cette forme, avec à chaque fois 1 ou 2 cm sur la forme et le reste à l’extérieur.
  • Quand la disposition vous satisfait, retirez le pic et les rubans le temps d’encoller la forme. La colle doit être à environ 5 mm du bord afin de ne pas déborder de la forme quand on appuiera dessus.
  • Replacer le pic (côté effilé contre la mousse, pas comme sur la photo ci-dessous) et les rubans.

  • Encoller la face sans paillettes de la deuxième forme, placer cette face sur la première forme et appuyer.

  • Laisser sécher complètement la colle avant d’utiliser la baguette. Il faut au moins 3 heures de séchage, si possible toute nuit.

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Remarques

  • Version sans couteau et avec un pic en bois : Sans couteau, on ne peut pas effiler une extrémité du pic en bois. Découper une 3ème forme, avec un trou à l’emplacement du pic, ou  utiliser les chutes de mousse pailletée. Cette 3ème épaisseur de mousse permet de compenser l’épaisseur du bout du pic en bois.

  • Version sans pic en bois : Je n’ai pas essayé d’utiliser une paille en carton. A priori cela supprime l’étape de rembourrage puisque le bout de la paille en carton s’écrasera quand on collera les deux étoiles, mais je crains que la baguette obtenue ne soit pas durable car une paille en carton est moins solide qu’un pic en bois.

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Bon week-end !

Carte pop-up arc-en-ciel

5 Nov

Bonjour,

Vous avez reçu du courrier !

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Oui bon, c’est le nom de ma grand-mère là, pas le vôtre… Mais bon, ouvrez quand même !

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Oh, un arc-en-ciel !

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C’est vraiment facile à fabriquer, venez avec moi, je vous montre !

J’ai imprimé en couleurs ce document gratuit du magazine Prima, sur du papier blanc un peu cartonné. Mais si vous n’avez pas d’imprimante, vous pouvez faire sans !

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Dans cette planche, je n’ai pas utilisé les 3 arcs-en-ciel, mais seulement celui d’en haut (celui de taille moyenne). En effet, l’agencement proposé pour les 3 arcs-en-ciel ne fonctionne pas vraiment comme indiqué sur le modèle de Prima, et en plus il ne resterait plus de place pour écrire.

Voilà la carte que nous allons réaliser ensemble :

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Il vous faudra des ciseaux et un peu de colle à papier.

Prenez vos ciseaux et découpez l’arc-en-ciel de taille moyenne sur le modèle.

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Si vous n’avez pas d’imprimante, dessinez un arc-en-ciel qui fait à peu près un quart de la taille de votre carte, et qui est bien symétrique (identique à gauche et à droite), puis ajoutez à ses pieds deux petits rectangles qui serviront à le coller sur la carte.

Voilà, on a donc la carte et son arc-en-ciel ! Pliez vers l’arrière les rectangles qui serviront à coller l’arc.

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Pliez l’arc-en-ciel en deux. Comme il est bien symétrique, on ne voit plus qu’un demi arc.

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Dépliez l’arc et positionnez-le sur la carte. Il faut qu’il soit placé de manière symétrique, c’est à dire que le pli de l’arc-en-ciel soit bien au-dessus du pli de la carte.

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Faire un petit trait léger de crayon au-niveau de l’emplacement d’un des deux rectangles.

Déposer de la colle sur ce rectangle, du côté où il touchera la carte.

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Placez ce rectangle sur le trait de crayon et appuyer pour coller..

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Pliez l’arc-en-ciel et déposez de la colle sur le deuxième rectangle. Attention, la magie va arriver !

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Refermer la carte et appuyez pour coller…

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Et voilà, vous avez un arc-en-ciel pop-up !

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Il ne reste plus qu’à fabriquer l’enveloppe.

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Si vous n’avez pas d’imprimante, prenez une feuille de forme carrée. Elle n’a pas besoin d’être en papier cartonné. Il faut que votre carte puisse rentrer dans la diagonale de cette feuille. Dessinez le contour de la carte, en prenant 2 mm de marge tout autour de la carte.

Découpez des triangles aux quatre coins de ce contour. Cela facilitera le pliage de l’enveloppe.

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Puis repliez les côtés et ajoutez de la colle sur leur bord inférieur : la zone en pointillés sur la photo ci-dessous.

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Repliez le bas de l’enveloppe par-dessus. Et voilà l’enveloppe est terminée !

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A vous de jouer, si vous avez envie de fabriquer une jolie carte pleine de couleurs et son enveloppe assortie !

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Bon week-end !

Lettre pour prévenir d’Halloween + chauve-souris facile à découper

30 Oct

Bonjour !

L’an dernier, on a pour la première fois fait notre petite tournée d’Halloween dans notre propre rue (et pas dans celle de nos ami-es). Et on a pris la plupart de nos voisins et voisines de court !

Cette année, on a décidé de les prévenir du moment où on allait passer. Comme ça, celleux qui ne veulent pas en entendre parler peuvent éviter d’ouvrir la porte, et celleux qui ont envie de participer peuvent s’y préparer.

On a donc mis dans les boîtes aux lettres un petit message, assorti d’un mini cadeau : une petite silhouette de chauve-souris.

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La petite lettre

Pour le message, le Béluga et moi avons décidé du texte ensemble, puis le Béluga l’a tapé sur mon ordinateur et a choisi la police d’écriture.

Comme on voulait de petits messages, format A6, j’ai choisi une taille de police de 44 et j’ai copié 4 fois le message pour l’imprimer à 4 feuilles par page, sur du papier légèrement épais.

Voici ce que cela donne après avoir coupé les 4 lettres d’une feuille.

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La petite chauve-souris

On a découpé les chauve-souris dans du carton léger de couleur violette, en utilisant des morceaux d’environ 8 cm (un quart de la hauteur de notre feuille de carton) sur 3,5 cm.

Pour trouver des silhouettes faciles à découper, j’ai tapé « easy bat cutout » dans un moteur de recherche. Le Béluga a recopié la silhouette choisie au crayon sur chaque morceau de carton avant de la découper.

Pour ces découpages minutieux et courbes, on utilise nos ciseaux à ongles : c’est beaucoup plus facile qu’avec de grands ciseaux droits.

Et pour ma part, j’avais la flemme de dessiner. Voici comment j’ai fait pour découper mes petites chauve-souris :

D’abord, deux encoches un peu en biais pour l’extérieur des oreilles.

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Puis deux encoches un peu moins profondes pour l’intérieur des oreilles, et un coup de ciseaux pour le dessus de la tête.

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Ensuite, les parties courbes, et c’est là que les ciseaux à ongles sont super pratiques ! On part du milieu du bas, et on découpe deux courbes qui remontent, quasiment jusqu’au bord du morceau, pour former le bas d’une aile.

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Un dernier petit coup de ciseaux pour arriver dans le coin en haut du morceau, et voilà !

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Il n’y a plus qu’à faire la même chose de l’autre côté. Personnellement je retourne le morceau de carton afin de faire exactement le même geste que précédemment.

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Et maintenant on forme le haut des ailes, en découpant une courbe entre la pointe d’une aile et le bas de l’oreille la plus proche.

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De même, je retourne le morceau de carton pour faire la même chose de l’autre côté. Et la chauve-souris est terminée !

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L’assemblage

J’ai proposé au Béluga de faire une fente dans la lettre afin d’y glisser la chauve-souris. Et il a eu la super idée de découper deux fentes côte à côte pour que la chauve-souris soit bien calée tout en étant visible.

Pour faire cela, plier très légèrement la lettre en bas à droite et y donner deux petits coups de ciseaux.

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Quand on déplie le papier, on obtient deux fentes.

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Et voilà la lettre terminée ! Le Béluga a fait le facteur pour en glisser un exemplaire dans chaque boîte aux lettres de la rue. On verra si cela nous procure plus de portes ouvertes que l’an dernier.

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L’année prochaine, si on recommence on variera peut-être en écrivant notre message à la main sur une guirlande en papier au thème d’Halloween, comme celle proposée par One Little Project.

Bon dimanche !

Déguisement de squelette super facile

22 Oct

Bonjour !

Pour Halloween, j’accompagne mes enfants avec d’autres familles, parce qu’ils tiennent à se déguiser pour collecter des bonbons dans le quartier. Ensuite on allume des bougies pour les manger dans une ambiance spéciale. Du coup j’ai bien envie d’être déguisée, moi aussi ! Un déguisement fait maison mais facile, dans le thème d’Halloween mais qui reste rigolo et confortable, et qui se voit bien même quand il y a peu de lumière. Alors j’ai décidé de me déguiser en squelette !

Un déguisement de squelette rend particulièrement bien quand il y a peu de lumière. De plus, on peut en faire un facilement avec pour seul matériel du ruban adhésif de bricolage de couleur blanche ! Il suffit de prévoir des habits noirs et d’y coller des morceaux de scotch blanc.

Après la soirée, on pourra décoller le scotch pour réutiliser les habits. Il ne faut donc pas prendre des habits fragiles : personnellement j’utilise un T-shirt à manches longues et un pantalon de jogging.

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Matériel pour le déguisement de squelette
– 1 haut noir à manches longues (T-shirt ou sweat-shirt)
– 1 pantalon noir (pantalon de jogging)
– du scotch pour travaux électriques de couleur blanche
– une paire de ciseaux

Pour savoir comment placer les morceaux de scotch, j’ai utilisé le modèle de squelette en 3D de Corpus Canopé (une ressource de l’Éducation Nationale), nettement simplifié.

J’ai d’abord enfilé les vêtements noirs, afin de positionner le scotch directement sur moi, en utilisant un miroir ou des photos pour visualiser le résultat.

J’ai coupé de petits morceaux de scotch pour la colonne vertébrale, deux morceaux à peine plus longs pour le sternum, deux longs morceaux pour les clavicules, et des morceaux de taille assortie pour les côtes. Puis j’ai aligné d’autres morceaux de scotch pour former le bassin.

Enfin, j’ai formé les os des bras (humérus) et des jambes (fémur) avec à chaque fois un long morceau de scotch et, à chaque extrémité, deux petits morceaux de scotch.

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Remarques

  • Je n’ai pas essayé de remplacer le scotch pour travaux électriques avec du ruban à masquer, mais je pense que cela pourrait fonctionner. Et bien sûr, on doit pouvoir utiliser du scotch qui n’est pas blanc, pour changer un peu : pourquoi pas un squelette jaune, ou vert fluo ?
  • J’ai utilisé comme haut un T-shirt pas trop près du corps, afin de pouvoir l’enfiler par-dessus un T-shirt à col roulé. Avec ces deux épaisseurs, je n’ai pas eu froid pendant la soirée.
  • Si votre pantalon a une ficelle de serrage au niveau de la ceinture, pensez à la rentrer dans le pantalon, sinon cela fera comme deux petits os supplémentaires…

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Les photos de cet article sont celles prises en 2021. Pour 2022, je compte refaire la même chose, et y ajouter un maquillage assorti. Voici mon plan ci-dessous, et je mettrai l’article à jour avec des photos quand j’en aurai.

Matériel pour le maquillage de squelette
– du maquillage blanc zéro déchet
– 1 crayon noir ou marron, type crayon pour les yeux ou eye liner

Préparation
Maquillage selon le tutoriel de Vegaoo Party (sans faire les contours du visage en noir) et le livre « Simplissime, les maquillages pour enfants les plus faciles du monde » : je compte dessiner et colorier le crâne sur mon visage en blanc, et dessiner les dents avec le crayon noir.

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Si vous avez envie de vous déguiser mais qu’un squelette ne vous attire pas, voici une liste d’idées de déguisements faciles. Ou je vous ai expliqué ici comment confectionner un serre-tête de déguisement, avec simplement un serre-tête et des cure-pipe (fil chenille).

Bonne journée !

Livres pour enfant sur la danse classique – les fictions

8 Oct

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. La liste de ces articles se trouve ici.

Nous avons vu ici des livres documentaires sur la danse classique. Aujourd’hui, place aux fictions, qu’elles soient en album, roman ou bande-dessinée.

J’ai classé les ouvrages en fonction de l’âge recommandé pour commencer à les lire. Certains de ces livres sont des coups de cœur, pour d’autres j’ai un avis mitigé et je vous explique pourquoi.

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Fais de beaux rêves Kimi

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Ce livre de Médiatrice Mujawamariya est imprimé en Belgique et publié en 2020 aux éditions Little Africans (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé pour les enfants de 0 à 3 ans.

Je vous ai parlé de cet album dans cet article sur la librairie inclusive Les Enfants du Bruit et de l’Odeur. On y trouve 7 métiers auxquels Kimi peut rêver. Une double page montre Kimi en ballerine.

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Ce n’est donc pas un livre centré sur la danse, juste un album qui introduit ce métier comme une possibilité.

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Danse, Prosper, danse !

Ce livre de Laure Monloubou est imprimé en Italie et publié en 2011 aux éditions Kaléidoscope (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 3 à 5 ans.

Prosper adore danser chez lui, et à 5 ans il prend avec enthousiasme ses premiers cours de danse classique. Mais les moqueries des petites filles du cours l’atteignent au point qu’il ne veut plus danser. Finalement, il prend un dernier cours où il faut faire des pirouettes, ce que les petites filles n’arrivent pas à faire correctement et que lui, grâce à ses chaussettes antidérapantes, réussit très bien.

J’ai un avis mitigé sur cet album. J’aime la joie de Prosper et le soutien inconditionnel de ses parents. Je n’aime pas qu’à aucun moment Mme Yolanda, la professeure de danse, ne soit mentionnée en ce qui concerne l’accueil de Prosper. En effet, pour moi c’est à elle d’introduire ce nouvel élève de manière à prévenir les réactions négatives des autres élèves, ou au moins de réagir quand il est évident que Prosper est découragé.

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Vive la danse !

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Ce livre de Didier Lévy est illustré par Magali Le Huche. Il est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Sarbacane (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté de 5 à 8 ans.

Cet album a des illustrations à trait noir sur fond blanc, d’une légèreté malicieuse, qui me font penser aux illustrations du Petit Nicolas par Sempé.

Il raconte l’histoire d’un garçon plein d’énergie qui se passionne de danse classique, un peu comme le danseur étoile Patrick Dupond. L’histoire est localisée dans une ville qui évoque fortement Paris dans ses quartiers haussmaniens, et tous les personnages sont blancs.

Puis l’histoire emprunte complètement la voie de la fantaisie, avec des personnages qui s’envolent dans les airs quand ils se laissent porter par l’alchimie de la danse, ce qui m’évoque la scène du thé chez l’oncle Albert dans le film Mary Poppins.

Au final, le message est qu’il ne faut pas craindre le regard des autres et s’autoriser à vivre selon notre fantaisie, comme celui de danser tout le temps pour notre simple plaisir, qu’on soit un enfant ou un adulte, femme ou homme.

Le Béluga a beaucoup aimé cet album. Et moi aussi je le trouve très chouette !

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Diane et le ballet

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Ce livre de Luciano Lozano est imprimé au Portugal et publié en 2022 aux Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Ce bel album est à la fois une histoire, celle de Diane, une petite fille qui aime la danse classique, et un documentaire. Je le trouve très agréable à lire : on suit un morceau de vie de Diane et que la partie documentaire est racontée par Diane elle-même, qui se souvient des propos de sa professeure de danse.

De plus, les illustrations, pleines pages, sont à la fois belles, vivantes et intégrant une large variété de corpulences, de genres et de couleurs de peau pour les enfants, et de genres et de couleur de peau pour les adultes.

Sur le plan documentaire, cet album n’explique pas vraiment les pas, par contre il donne des repères historiques intéressants et cite des exemples d’œuvres… quitte à en adapter l’aspect pour montrer une variété de couleur de peau à chaque page.

Une double page étonnante liste les avantages de prendre des cours de ballet, qui incluent « devenir plus tolérant et avoir moins de stéréotypes ». Je n’avais jamais entendu parler ce cela, voire j’aurais pensé qu’il y a quand même beaucoup de préjugés autour du ballet, mais après tout pourquoi ne pas écrire cela dans un album pour enfants comme une prophétie autoréalisatrice ?

Bref, c’est un gros coup de cœur pour moi !

A noter, cet album a un prologue : « Diane danse« , dans lequel Diana a de mauvais résultats à l’école et des difficultés d’attention, mais aucun médecin ne trouve d’explication. Elle se rend compte par hasard qu’elle aime danser et qu’il lui est beaucoup plus facile de se concentrer et d’apprendre quand elle bouge. C’est ainsi qu’elle obtient de meilleurs résultats à l’école et qu’elle se projette de faire de la danse son métier… ou pas ! A la différence de « Diane et le ballet », « Diane danse » n’est pas vraiment un album sur la danse, mais plutôt une histoire où Diane passe de l’incompréhension et la honte à une connaissance d’elle-même qui lui permet de reprendre confiance en elle et de profiter avec liberté de sa passion pour la danse. C’est également un album que je trouve super !

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Tous à la danse !

Ce livre d’Anne-Claire Lévêque est illustré par Mary-Gaël Tramon. Il est imprimé en France et publié en 2019 aux éditions Belin jeunesse. Il est (déjà !) épuisé. Il est recommandé pour le niveau CP.

J’ai un avis mitigé sur ce petit livre, donc je vais vous expliquer ce que j’aime et ce que je n’aime pas afin que vous puissiez vous faire votre propre avis.

J’apprécie les premières pages qui préparent la lecture de l’histoire : mini dico, conseil pour prononcer les mots, illustration des personnages. Et à la fin, il y a un quiz sur l’histoire et un autre pour exprimer son avis.

J’aime aussi que le texte soit court, écrit gros, avec les mots du mini dico écrits en gras et de nombreuses illustrations. Tout est prévu pour que l’enfant qui lit depuis peu réussisse à lire le livre.

Autre point appréciable : les personnages ont des couleurs de peau variées.

Je trouve que l’histoire est intéressante au début. Un garçon, Milo, se moque de Nina parce qu’elle va à un cours de danse classique. En réaction, elle lui propose un concours de tirs au but, qu’elle gagne. Elle donne donc à Nino un gage : celui d’assister à son cours de danse classique.

Par contre, je trouve la fin de l’histoire abrupte et simpliste : Milo admire Nina parce qu’elle est aussi forte à la danse qu’au foot, et « finalement, être un footballeur-danseur, c’est la classe ». En fait, je trouve que le personnage de Milo a simplement un rôle de faire-valoir de Nina. Comme si la puissance des personnages féminins se faisait au détriment des personnages masculins. Ce n’est pas du tout, du tout, ma vision du féminisme.

Je préfère donc nettement un autre petit livre écrit par la même autrice et publié 3 ans auparavant chez le même éditeur : « Le pari de Malika ».

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Le pari de Malika

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Ce livre d’Anne-Claude Lévêque est illustré par Isabelle Maroger. Il est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Belin jeunesse. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion. Il est adapté de 6 à 8 ans.

C’est le deuxième tome de la série « L’académie de danse Gala ». Je n’ai pas lu le premier tome, « Lou veut danser ! ».

Une double page montre les personnages, qui sont quasiment tous féminins. Puis on plonge directement dans l’histoire, en suivant Malika, petite fille joyeuse, espiègle et passionnée de danse classique.

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Dans l’histoire, la majorité des élèves qui suivent le cours sont des filles, reconnaissables à leurs cheveux coiffés, à leur justaucorps rose, à leurs collants blancs et à leurs chaussons roses à rubans. On observe aussi quelques enfants non genrés : cheveux courts, justaucorps vert, collants blancs et chaussons verts. Je suppose que l’illustratrice a souhaité représenter des garçons, mais ce n’est pas comme cela qu’ils s’habillent d’habitude dans les cours de danse classique.

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Malika aime faire des sauts et en invente un, puis fait le pari avec ses amies d’oser le faire lors du prochain cours de danse.

A la fin de l’histoire, il y a une double-page de quiz, puis une page sur les 5 positions de base en danse classique, illustrée avec 5 enfants blancs dont 2 garçons.

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Saut de chat !

Ce livre de Nathalie Dargent est illustré par Colonel Moutarde. Il est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Ce petit livre est le premier tome d’une série de romans première lecture intitulée « Le petit chat de l’Opéra ».

« Saut de chat ! » a d’abord été publié dans un livre éponyme. Mais si vous voulez l’acheter maintenant, il a été réimprimé avec une autre histoire (que je n’ai pas lue), « La danse des abeilles », dans un recueil intitulé « La reine des abeilles« .

Les danseuses Yasmine, Chloé et Lili Fang vont répéter une variation du Lac des cygnes et ont laissé le chaton Tutu et le chiot Strap dans leur loge. Tutu tient à les rejoindre et surgit dans le studio en entendant la maîtresse de ballet demander aux danseuses de faire des sauts de chat…

La danseuse Yasmine a la peau marron, de longs cheveux blonds (je n’ai jamais vu personne ayant naturellement la peau sombre et les cheveux blonds, et vous ?). Dans ce tome, elle a aussi des formes plus rondes que la majorité des danseuses de ballet.

Les illustrations de cette série d’albums montrent une grande proportion de personnages à la peau foncée dans le corps de ballet de l’Opéra de Paris. Dans le Ballet de l’Opéra de Paris, il y a en effet des danseurs et des danseuses à la peau noire, et ces albums sont sans doute publiés pour encourager des vocations supplémentaires. Le choix graphique est de colorier en blanc (pas en beige) la peau des personnages blancs, et en marron plus ou moins foncé la peau des autres personnages.

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Le petit chat de l’Opéra – Des rats à l’Opéra

Ce livre de Nathalie Dargent est illustré par Colonel Moutarde. Il est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Dans ce tome, il y a 5 personnages principaux : deux danseuses de l’Opéra (Chloé et Lili Fang), deux animaux (Tutu le chaton et Strap le chiot) et une élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris (Bintou).

Dans cette histoire, le chaton Tutu et le chiot Strap se demandent où sont les rats de l’Opéra, tout en se promenant au milieu des élèves de l’École de danse de l’Opéra de Paris, qui se préparent pour le défilé du Ballet. Bintou est l’élève choisie pour ouvrir la marche mais elle n’est pas prête. Tutu et Strap attirent donc l’attention de Lili Fang et Chloé, qui viennent finir de coiffer et de chausser Bintou. A la fin de l’ouvrage, Tutu et Strap comprennent qui sont réellement les rats de l’Opéra.

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Il existe encore d’autres ouvrages dans cette collection. Les voici classés par ordre chronologique de publication :

  • Le sorcier des coulisses (publié en juin 2020) : Le chaton Tutu et le chiot Strap veulent assister à la représentation dans laquelle dansent leurs maîtresses, Chloé et Lili Fang. Dans cette histoire, on découvre Maestro, le perroquet de Tom, le régisseur de ballet. On découvre également un personnage du lac des cygnes : le sorcier Rothbart, interprété par Lucien, un danseur à la peau noire.
  • Le fantôme de l’Opéra (publié en janvier 2021) : Le chiot Strap est soupçonné d’avoir volé les macarons de Yasmine. Avec le chaton Tutu, ils vont mener l’enquête, jusqu’à la loge du fantôme de l’Opéra… Dans cette histoire, on croise le chat Miss Moustache.
  • Le trésor du lac (publié en mars 2021) : Le chaton Tutu joue avec le diadème du costume de Chloé, et il finit par tomber dans le lac situé sous l’Opéra. C’est Awa (une femme à la peau marron), la cheffe des pompiers de l’Opéra, qui va sauver la situation. On croise également le perroquet Maestro.
  • L’étoile magique (publié en juillet 2021) : Tutu et Strap jouent dans la grande salle de l’Opéra Garnier pendant que l’orchestre répète. Dans cette histoire à rebondissement, Lili Fang a perdu son porte-bonheur et on croise un joueur de hautbois (à la peau marron) appelé Baba.
  • Frissons en répétition ! (publié en octobre 2021) : Chloé va danser le rôle principal de Giselle, et Lili Fang celui de la reine des Willis. Dans cette histoire, en plus de Tutu et Strap, on recroise Maestro et Miss Moustache qui font des bêtises.
  • La danse des abeilles : Tutu et Strap voient des abeilles et les suivent dans tout l’Opéra Garnier pour trouver leur ruche. Sur le toit, ils trouvent l’apiculteur qui leur offre un rayon de miel. Je n’ai pas aimé cet album pour deux raisons : d’une part parce que je suis végane dont je n’approuve pas le fait d’exploiter le travail des abeilles comme si cela n’était aucunement gênant ; d’autre part je ne comprends pas pourquoi les dessins de Jasmine, qui a la peau foncée et les cheveux blonds, sont coloriés en vert kaki là où ses cheveux se superposent à sa peau.

Maintenant, ces histoires sont publiées par deux (un livre contient deux histoires) :

Et il y a aussi un livre-jeu, « Le petit chat à l’Opéra – Mon premier escape game« , dont je vous avais déjà parlé ici. Il comporte un personnage supplémentaire : Marius, élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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Ballet with heart

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Ce livre d’Emily Joof est illustré par Sawyer Clood. Il est imprimé aux USA et publié en 2021 aux éditions M’bifé Books (lien vers la fiche du livre). Il s’achète via Amazon et est adapté pour les enfants de 4 à 8 ans.

Cet album est recommandé par le Royal Ballet. Il est écrit en anglais, mais je le trouve tellement chouette que je tenais à vous le présenter ici ! Même si vous ne lisez pas l’anglais, les illustrations permettent de comprendre suffisamment de choses.

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Les illustrations sont douces, chaleureuses et montrent les personnages plus divers de tous les albums que j’aie pu voir sur la danse classique ! Dans l’école de danse de cet album, en plus d’enfants de différentes taille, corpulence, couleur de peau et genre, on voit une petite fille en déambulateur.

Les deux personnages principaux sont Ella et Louis, qui sont frère et sœur et ont une égale importance dans l’histoire et dans les illustrations.

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A la fin du livre, il y a des photos de vrais danseurs : Ella et Louis les enfants de l’autrice, Adji Cissoko, Gina Tse et Clydes Emmanuel Archer. J’ai trouvé très chouette de terminer cette jolie fiction avec ces personnes réelles (en fait Ella et Louis ne sont pas interviewés : le texte accompagnant leur photo et l’interview d’Adji Cissoko).

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20 allée de la danse – Amies et rivales (roman)

Ce livre d’Elizabeth Barféty est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 8 ou 9 ans.

« Amie et rivales » est le 1er tome de la saison 1 des romans « 20 allée de la danse ». On y découvre la vie des « petits rats de l’opéra », ces jeunes de 8 à 18 ans scolarisés à l’École de danse de l’Opéra de Paris. Et surtout, cette série de romans est intéressante même si on n’est pas passionné·e de danse classique. En effet, le contexte de l’École de danse est aussi le prétexte pour traiter de nombreux sujets importants pour les enfants, comme avoir une passion, penser à soi ou aux autres, être timide, être jaloux de son grand frère…

Le texte est écrit en gros caractères sur un papier plutôt épais, et parsemé de quelques illustrations en noir et blanc, de Magalie Foutrier. La lecture est donc tout à fait accessible pour un enfant, malgré l’épaisseur apparente du livre.

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Dans cette série, il y a 6 personnages principaux, qui forment une bande d’ami·es :

  • Maïna, dont la famille habite en Martinique
  • Bilal, dont la famille d’origine maghrébine habite dans un quartier socialement défavorisé près de Nanterre
  • Sofia, timide, dont les cheveux sont blonds et la famille habite en Italie
  • Zoé, la plus jeune du groupe, espiègle, dont les cheveux sont roux et la famille habite en Corse
  • Constance, anxieuse, première de la classe, dont les cheveux sont bruns
  • Colas, dont les parents viennent du milieu de la danse, sont socialement favorisés, et dont le grand-frère est déjà scolarisé à l’École de danse.

Chaque tome est centré sur un de ces 6 personnages. Je trouve très appréciable l’effort de proposer des personnages variés, et que chacun soit le personnage principal de plusieurs tomes !

Cette collection est réalisée en partenariat avec l’Opéra de Paris. On a donc un point de vue très bien informé sur le fonctionnement de l’École de danse de l’Opéra de Paris… et des propos toujours positifs, voire idéalisés, sur cette institution (à la différence de la série de romans « Les pointes noires » dont je vous parle ensuite).

Les tomes centrés sur Maïna sont :

  • « Amies et rivales » : Maïna est tellement occupée à aider les autres que sa danse en pâtit alors que deux danseuses de son niveau vont être sélectionnées pour danse un petit rôle dans le spectacle La Bayadère.
  • « Le rêve américain » où est clairement posée la question de la couleur de peau à l’Opéra de Paris et Mlle Pita, qui est dans le livre la directrice de l’École de danse, donne la réponse officielle (qui est peut-être devenue vraie, mais ne l’était pas par le passé) : « la couleur de peau n’est pas un sujet pour l’Opéra ! Ce qui compte, ce sont les aptitudes de chacun, la qualité de la danse. » En terme de vocabulaire, dans ce tome, Maïna et son grand frère Olympe parlent des personnes noires en disant « personnes de couleur ». Maïna dit une fois « peau noire », une fois « peau sombre » et le narrateur décrit un personnage comme « afro-américain ». Un point que j’ai trouvé vraiment dommage dans cette fiction, c’est que la compagnie new-yorkaise qui sert dans ce livre de modèle en terme d’intégration est le New York City Ballet. Je sais bien que le New York City Ballet est la compagnie la plus connue, mais je me serais attendue à ce que la compagnie citée dans ce libre soit l’American Ballet Theatre, l’autre grande compagnie de danse classique de renommée internationale basée à New York qui, elle, a déjà promu plusieurs danseur·ses afro-américain·es au rang d’étoile : Desmond Richardson, Misty Copeland, Calvin Royal III. Le New York City Ballet s’est quant à lui illustré par son retard en ce domaine, comme le montrent les expériences de Llanchie Stevenson (qui a été formée à l’école du New York City Ballet mais que Balanchine a ensuite refusé d’engager dans le corps de ballet car elle aurait « cassé la ligne »), d’Aesha Ash (première danseuse afro-américaine à faire partie du corps de ballet au New York City Ballet, qu’elle a ensuite quitté car elle a compris qu’elle ne pourrait y grimper les échelons malgré son talent) et de Misty Copeland (danseuse étoile américaine dont le talent évident à l’adolescence a intéressé toutes les compagnies des USA sauf le New York City Ballet). Ceci dit, le New York City Ballet semble déterminé à combler son retard en continuant à recruter plusieurs danseuses à la peau foncée pour son corps de ballet (actuellement on y trouve notamment India Bradley et Olivia Boisson) et en nommant Aesha Ash à un poste de la School of American Ballet (l’école du New York City Ballet) où elle apporte sa voix en faveur de l’inclusion. De fait, une élève à la peau noire, Charlotte Nebres, a dansé le rôle de Marie dans le ballet Casse Noisette du New York City Ballet en 2019.

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20 allée de la danse – L’ombre d’un frère (roman)

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Dans la série « 20 allées de la danse » dont je viens de parler, il y a plusieurs tomes ayant pour personnage principal un garçon élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris.

Voici les tomes centrés sur Colas, un petit blond issu d’un milieu favorisé et dont le grand frère est aussi à l’École de danse de l’Opéra de Paris :

  • « L’ombre d’un frère » : Il parle de danser quand on est un garçon, de danser pour soi ou pour faire plaisir à ses parents qui auraient aimé cette carrière, de vouloir grandir plus vite et aussi du risque de blessure quand on danse intensément. Un des personnages de ce tome est Nigel Miller, un chorégraphe noir qui va créer un spectacle pour l’École de danse de l’Opéra de Paris. J’ai beaucoup aimé ce roman, dont voici un extrait.

  • « Sous les projecteurs » : Les élèves de l’école passent une audition pour jouer un rôle dans un film et Colas est recruté. Or il se sent à cette période fatigué et moins au niveau dans sa danse, donc il hésite à s’orienter vers une carrière dans le cinéma plutôt que dans la danse.
  • « La nouvelle » : L’histoire est centrée sur une nouvelle élève à l’école, que Colas connaissait plus jeune, et parle de la difficulté de s’intégrer à un groupe déjà formé. Colas n’y est donc pas le personnage principal, mais c’est le personnage secondaire le plus important.

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Voici les tomes centrés sur Bilal, un élève dont le milieu ne le destine pas à la danse classique :

  • « Petit rat, malgré tout« : Les anciens amis et une partie de la famille de Bilal ne comprennent pas qu’il soit dans une école de danse classique. Quand Bilal se fait harceler et agresser par des jeunes de son quartiers, il n’ose pas en parler à ses amis, à sa famille ni aux adultes. Mais comme toujours dans cette série, l’histoire se termine bien. Au passage, le harcèlement verbal existe pour les élèves danseurs de l’École de danse de l’Opéra de Paris :  le danseur étoile Hugo Marchand l’évoque dans son autobiographie (pour ados et adultes) Danser. LIEN
  • « Un pas de côté » : En plus des habitudes de l’École de danse de l’Opéra de Paris, ce tome parle du Musée d’Orsay, de la sensation de ne pas appartenir à un groupe de personnes riches et cultivées, de la honte d’avoir besoin d’aides sociales.
  • « Le défi » : Des enfants de l’École de danse montent une semaine de cours de danse destinés aux jeunes de Nanterre, quasiment sans aide d’adultes et en gérant en parallèle leur scolarité. Je n’ai pas aimé cette histoire car je l’ai trouvée trop peu crédible.

Au passage, il n’y a pas besoin de lire la série dans l’ordre car tous les éléments importants sont rappelés au fil du texte.

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20 allée de la danse – Amies et rivales (bande dessinée)

Ce livre d’Elizabeth Barféty est illustré par Laure Ngo. Il est imprimé en France et publié en 2019 aux éditions Jungle (lien vers la fiche du livre). Il est adapté à partir de 8 ou 9 ans.

Je trouve cette adaptations en bande-dessinée très réussie ! Le récit est forcément un peu simplifié par rapport au roman, mais les points clés sont tous présents.

Voici pour comparaison la page qui correspond à l’extrait que je vous ai photographié dans le roman « Amies et rivales ».

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Dans cette bande-dessinée, Maïna et Capucine dansent un petit rôle dans le ballet « La bayadère » au Palais Garnier.

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20 allée de la danse – L’ombre d’un frère (bande dessinée)

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Ce livre d’Elizabeth Barféty est illustré par Laure Ngo. Il est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Jungle (lien vers la fiche du livre). Il est adapté à partir de 8 ou 9 ans.

C’est l’adaptation du roman « L’ombre d’un frère ». Voici pour comparaison la page qui correspond à l’extrait que je vous ai photographié précédemment.

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J’aime les illustrations lumineuses de Laure Ngo et j’apprécie que le fait qu’elle ait dessiné les personnages avec des proportions corporelles plutôt réalistes (c’est une caractéristique assez rare pour être soulignée). La seule (minuscule !) chose qui m’a un peu déçue dans l’adaptation est que j’imaginais Colas avec des cheveux blonds très clairs, pas blonds tirant sur le roux… autant dire que je recommande chaudement cette bande-dessinée !

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Actuellement, seuls les 5 premiers tomes de la série ont été adaptés en version bande-dessinée :

  • « Amies et rivales » est centré sur Maïna et je vous en ai parlé juste avant.
  • « Parfaite… ou presque » est centré sur Capucine, qui se met une telle pression pour réussir qu’elle fait un malaise et que sa santé mentale devient problématique, puis qui trouve le soutien pour sortir par le haut.
  • « L’ombre d’un frère » est centré sur Colas, qui est jaloux de son grand frère élève de la même école.
  • « Petite rebelle » est centré sur Zoé, qui est déjà élève à l’École de danse de l’Opéra de Paris mais a encore l’âge de faire les bêtises d’un enfant de 9 ans.
  • « L’envol d’une discrète » est centré sur Sophia.

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20 allée de la danse – Petits secrets

Ce livre d’Elizabeth Barféty est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 8 ou 9 ans.

Ce roman est le premier tome de la saison 2 de la série. On y suit une nouvelle bande d’ami·es : Jade, Charlie, Demba et Alice. Ils sont stagiaires à l’école de danse de l’Opéra de Paris, pour le « petit stage« . Ils forment le « club des Capybaras » et se sont donné pour mission d’aider des autres.

Dans ce tome, le personnage principal est Charlie, dont les parents sont deux mamans. Un documentaire va être réalisé sur l’école, et Demba meurt d’envie d’être sélectionné, tandis que Charlie redoute de l’être car cela signifierai montrer ses mères à la télévision. Et le club des Capybaras va essayer d’aider Ania, qui souffre d’être dans cette école non pour son propre plaisir mais pour satisfaire l’envie de sa mère. Petit clin d’œil à la saison 1, à un moment on voit passer Zoé, Sofia, Maïna, Constance et Colas, qui sont alors en 4ème division.

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Le 2ème tome de la saison 2 est appelé « Jeu de piste« . Le personnage principal est Demba, qui a 10 ans, la peau noire, un caractère bien trempé, une famille socialement favorisée qui habite en région parisienne et l’objectif de devenir danseur étoile de l’Opéra de Paris. Dans ce tome, les élèves font un jeu de piste dans l’Opéra Garnier et Demba suit sa curiosité au sujet de Thaïs, une stagiaire timide qui semble cacher quelque chose.

Le 3ème tome de la saison 2 est appelé « Seule contre tous« . Le personnage principal est Jade, qui souffre de sa dyslexie mais n’ose pas l’avouer. En parallèle, les élèves se préparent pour la journée où l’école de danse est ouverte aux familles des élèves, et Jade aimerait que ses parents, en voyage à l’étranger, y assistent. On suit également sa rencontre avec le fils d’une pianiste de l’école de danse, sa pratique du skate, et les réflexions de certains personnages sur les relations entre parents et enfants.

Le 4ème tome de la saison 2 est appelé « La vie en grand« . Le personnage principal est Alice, qui veut toujours aider les autres, rentre le week-end dans sa famille recomposée et va chercher une Petite Mère. Il y a aussi Zoé, Sofia, Maïna, Constance et Colas. On y apprend l’origine du club des Capybaras et on suit Louis, un petit stagiaire qui ne se sent pas bien à l’École de danse.

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Les pointes noires

Ce roman de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2018 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Cette série de livres a pour personnage principal Eve, une jeune fille originaire du Mali, adoptée par une famille habitant en Ile-de-France, dont le rêve est de devenir danseuse classique. Ce parcours n’est pas simple malgré son talent, car elle a la peau noire.

Ces livres sont écrits en hommage à deux danseuses :

De la vie de Michaela DePrince, « Les pointes noires » tire l’adoption par une famille occidentale d’une toute petite fille noire qui vit dans un orphelinat d’Afrique, a trouvé une photo de danseuse classique, rêve d’en devenir une, a le soutien de sa famille d’adoption pour travailler à ce rêve et faire face au racisme ordinaire.

Par rapport à Michaela DePrince, il y a deux grandes différences. La première, c’est que quasiment tous les évènements (très) traumatisants vécus dans le pays de naissance ont été supprimés. La deuxième différence, c’est que toute l’action est située non pas aux USA mais en France métropolitaine, plus particulièrement en région parisienne. L’Opéra de Paris y est donc la référence et l’objectif ultime pour la danse classique.

Dans ce premier tome, on lit la vie d’Eve dans son pays de naissance puis son adoption internationale et ses premières années en France, jusqu’à son audition pour l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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Les pointes noires à l’Opéra

Ce livre de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Ce roman est la suite de « Les pointes noires » et on y suit Eve pendant sa scolarité à l’École de danse de l’Opéra de Paris. On découvre l’envers du décors de cette prestigieuse école, en particulier la compétition entre les élèves.

Le racisme est également présent, ici à l’occasion du ballet la Bayadère dans lequel est prévu une « danse des négrillons ». Au passage, ce nom est réellement le nom traditionnel de ce morceau ! Le rapport sur la diversité à l’Opéra National de Paris indique que c’est en 2015 qu’il a été décidé de le renommer « danse des enfants ».

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A la fin du livre, Eve quitte l’École de danse de l’Opéra de Paris pour s’orienter vers des compagnies au moule moins rigide. Si on regarde cette fin de manière optimiste, elle rappelle qu’il n’y a pas que l’Opéra de Paris, comme compagnie au sein duquel évoluer quand on fait de la danse classique à un niveau professionnel. Si vous en doutez, regardez les vidéos inspirantes de compagnies professionnelles à l’occasion du World Ballet Day (sous la bande-annonce vidéo se trouve une liste de compagnies avec un lien à cliquer pour voir leur vidéo du World Ballet Day 2019).

Au passage, tout n’est pas forcément simple dans les autres compagnies. Chloé Anaïs Lopes Gomes, de nationalité française, est danseuse au Staatsballett de Berlin, y a aussi subi du racisme et elle lutte pour faire bouger les choses. Sur une note plus positive, on a vu ici que Precious Adams est danseuse à l’English National Ballet et a le soutien de sa hiérarchie pour danser avec des pointes et collants adaptés à sa carnation. Voici Precious Adams dansant une des odalisques dans Le Corsaire, photographiée par Laurent Liotardo :

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Revenons au livre « Les pointes noires à l’Opéra ». Si on regarde la fin de ce livre de manière pessimiste, elle signifie que les danseuses noires n’ont toujours pas de place à l’Opéra de Paris. Et dans la réalité ? On en a parlé dans cet article.

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Les pointes noires à New York

Ce livre de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Eve a pour objectif d’intégrer l’American Ballet Theatre, seule compagnie à ses yeux où elle pourra trouver une diversité de couleur de peau.

Je n’ai globalement pas apprécié cet ouvrage, car il me semble refléter l’état de la danse classique d’il y a une dizaines d’année, particulièrement avant « Black lives matter ». Mais bien sûr, je ne suis pas spécialiste et je ne connais de ce milieu que ce que je peux en lire sur internet.

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Pour finir cette sélection, je ne vous recommande pas la série de bande-dessinées « Studio danse« . D’abord, tous les personnages sont à la fois très minces et très sexués, avec notamment une forte poitrine pour toutes les jeunes filles. C’est souvent le cas dans les bandes-dessinées, mais on peut quand même signaler que cela met des attentes irréalistes, et donc malsaines, dans la tête des enfants. D’autre part, je comprends l’effort de faire figurer « la » danse africaine, mais je n’aime pas qu’elle soit appelée « l’africain ». Enfin, ce qui me semble également très problématique, c’est que Luce, le seul personnage de corpulence normale (= pas très mince), est aussi le seul personnage qui a une attirance immodérée pour les gâteaux. Je suis la seule à trouver tout cela grossophobe et très gênant, et à me demander pourquoi cette série de bande-dessinée est largement diffusée ?

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Conclusion

Pour des livres évoquant la danse classique en France, je vous recommande tout particulièrement les collections « Le chat de l’Opéra » et « 20 allée de la danse » pour plusieurs raisons. D’abord, les formats proposés soient variés : album première lecture pour « Le chat de l’Opéra », roman ou bande-dessinée pour « 20 allée de la danse ». De plus, le fait que ces collections soient en partenariat officiel avec l’Opéra de Paris permet d’obtenir des informations que l’on ne trouve pas ailleurs. Enfin, la diversité des personnages principaux est très pertinente pour qu’un maximum d’enfants se sente inclus dans le monde de la danse classique.

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Comme vous pouvez le constater, les éditions Nathan proposent de nombreux livres jeunesse en partenariat avec l’Opéra de Paris. Un certain nombre montre une diversité de couleurs de peau et de caractères : les collections « Le chat de l’Opéra », « 20 allée de la danse » et l’album documentaire « La danse classique ». C’est un très beau signe d’ouverture de l’Opéra de Paris, qui participe ainsi à éveiller des vocations pour aller vers plus de diversité dans son personnel et son public.

Par contre, la série de romans photo jeunesse « Léna rêve d’étoile » ne semble avoir que des personnages blancs de peau, dans une ambiance et des sujets qui me font penser à une sitcom américaine. Bref, du peu que j’en aie feuilleté, « Léna rêve d’étoile » ne m’a pas plu du tout.

Enfin, pour les livres des éditions Nathan sur la danse classique, j’ai un avis mitigé sur la série « Danser jusqu’aux étoiles », des romans recommandés de 9 à 12 ans. D’un côté, l’autrice veille à inclure des personnages de couleur de peau et de caractère varié, d’un autre côté je n’aime pas la manière dont sont traitées les relations amoureuses des personnages.

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Si vous lisez l’anglais, en plus de « Ballet with heart » j’ai repéré d’autres très bons albums écrits et illustrés par des personnes noires et je vous ai mis en lien chaque album lu en vidéo :

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Bon week-end !

Pantalons de jogging durables pour enfant

27 Août

Bonjour !

Les pantalons que mes enfants préfèrent porter sont les plus confortables des pantalons de jogging.

J’achète de préférence les vêtements d’occasion, si possible des lots de vêtements ou du moins plusieurs vêtements qui m’intéressent auprès de la même personne histoire de ne pas multiplier les colis.

Mais pour les pantalons de jogging d’enfant, il y a peu de produits qui conviennent vraiment à nos besoins. Par exemple, la ceinture n’est pas complètement élastiquée, le tissu pas molletonné, ou la coupe est trop large pour la morphologie de mes enfants.

J’ai donc décidé d’acheter aussi des pantalons de jogging neufs, de marques qui correspondent tout à fait à nos critères :

  • Pantalon de jogging un peu épais, donc en coton molletonné
  • Facile à enfiler et à baisser en toute autonomie, donc sans bouton, pince ni lien de serrage à la ceinture
  • Éthique et écologique, donc fabriqué localement avec du coton bio.

Et tant qu’à faire les choses bien, les marques que je vous présente proposent ces pantalons dans des couleurs variées, avec des modèles de divers genres et de diverses couleur de peau. Youpi !

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Mimookids

J’ai acheté ces pantalons sur Elo is bio. Ils sont fabriqués en Espagne avec du coton bio GOTS et Oeko test (je ne connais pas le pays où a été cultivé le coton).

Un pantalon coûte 38 € hors promotion. Actuellement il y a une promotion à 26,60 €.

Ils existent de la taille 1/2 ans à la taille 7/8 ans et en 3 couleurs : jaune avec ceinture rouge, orange avec ceinture bleue ou bleu avec ceinture rouge.

Ces pantalons sont quasiment identiques sur le devant et le derrière, ce qui fait que l’erreur reste discrète si un enfant enfilant son pantalon devant-derrière.

Ces pantalons sont utilisables plus longtemps que les pantalons classiques, puisque le bas du pantalon est cousu façon retourné. Comme vous le voyez sur les photos, cela a pour but d’encourager à le retourner encore plus afin de porter le pantalon même quand il est encore trop long pour les jambes de l’enfant.

Mon expérience : J’ai acheté les 3 couleurs de ces pantalons en 3/4 ans puis en 5/6 ans pour le Pinto en j’en suis ravie.

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Perpète, modèle Easy

On peut acheter ces pantalons sur le site de la marque. Ils sont fabriqués au Portugal (de la teinture du coton à la confection du pantalon) en coton bio GOTS et Oeko-test.

Ils existent du 3 ans au 10 ans, en 5 couleurs unisexes : jaune, orange, rouge, bleu, bleu marine et vieux rose.

Un pantalon Easy Perpète coûte 59 € neuf. On peut en acheter d’occasion à prix très réduit, car la marque rachète tous ses vêtements pour les réparer et les revendre d’occasion. Je trouve le concept super !

Pour acheter d’occasion chez Perpète, mieux vaut être inscrit à la newsletter de la marque : cela permet d’être prévenu·e des prochaines dates de réassort de vêtements de seconde main.

Ces pantalons sont conçus pour durer. Par exemple, le tissu est renforcé au niveau des genoux : là où la plupart des pantalons pour enfants s’abîment le premier.

Et pour adapter le pantalon à la morphologie d’un enfant fin, il y a à l’intérieur de la ceinture un système de bouton pour resserrer l’élastique de taille. Il y a un bouton pression, qui ne me semble pas indispensable à utiliser.

Mon expérience : Le Béluga porte le Easy caramel et le Easy bleu, en 10 ans. J’apprécie que la coupe du Easy soit assez droite pour en faire un pantalon « de ville » et son tissu assez souple pour que le Béluga puisse l’utiliser quand c’est jour de sport à l’école.

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J’ai repéré deux autres marques de jogging, que je n’ai pas testées car mes enfants ont une garde-robe minimaliste qui ne contient pas que des pantalons de jogging. Mais je les garde en tête si besoin :

  • Pantalons Dedicated, dont les valeurs sont décrites ici (en anglais). Je trouve très chouettes leur tissus imprimés. Par contre, leur ceinture comporte un lien de serrage.
  • Pantalons L’asticot, dont les valeurs sont décrites ici (en anglais). Le bas de plusieurs de ces pantalons est comme celui de Mimookids, ce qui permet de les retourner pour les raccourcir s’ils sont trop longs pour l’enfant. Certains comportent un lien de serrage à la ceinture.

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Bon week-end !

Pourquoi mes enfants sont-ils si difficiles pour l’alimentation ?

20 Août

Bonjour !

Mes deux enfants, le Béluga (10 ans) et le Pinto (presque 6 ans) sont très difficiles sur le plan alimentaire. Je partage avec vous mes réflexions pour essayer de comprendre ce qui les a amenés là.

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Doudou et moi mangeons végétalien depuis avant la naissance de nos enfants, donc ils ont été aussi végétaliens, de leur conception à leur diversification alimentaire. Ils ont ensuite pris de temps en temps des repas avec leurs grands-parents puis avec leur nounou, incluant des produits d’origine animale. Ensuite, ils ont été inscrits à la cantine dès leur entrée à l’école maternelle, en choisissant le « menu sans porc » puisque c’était ça ou le menu complètement classique.

Nous avons décidé que nos enfants mangeraient à la manière des adultes qui en avaient la responsabilité : ils mangent végane à la maison (le matin, le soir et le week-end), flexitarien chez leurs grands-parents (un jour par semaine) et comme ils le souhaitent à la cantine (4 fois par semaine) et chez leurs ami·es. Comme j’en ai parlé dans cet article, cette situation est un compromis de la part de tout le monde.

De manière générale, nous expliquons un maximum de choses à nos enfants. Nous leur avons donc naturellement expliqué d’où venaient les produits animaux et pourquoi nous ne souhaitons pas en consommer à la maison. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur des livres adaptés à leur âge, et je vous les ai présentés ici, et .

A partir de 2 ans, le Béluga comme le Pinto sont progressivement entrée dans la phase de néophobie alimentaire. Mais en plus de refuser de goûter les aliments inhabituels, ils se sont mis à refuser les aliments habituels qu’ils avaient oubliés qu’ils aimaient, par exemple parce qu’on ne les avait pas cuisinés depuis la saison précédente. Pour le Béluga, on a essayé de suivre les conseils habituels, en vain. Il en venait à avoir un réflexe vomitif quand on voulait le forcer à goûter une cuillerée d’un plat, et les repas étaient devenus une zone de conflit dont personne ne sortait gagnant.

Comme j’en ai un peu parlé dans cet article, j’ai lu de nombreux ouvrages à la recherche de conseils efficaces et en ai trouvé dans « Mettez fin à la querelle des brocolis » de Dina Rose. J’ai repris ces conseils, avec l’autorisation de l’autrice, dans « Nourrir son enfant autrement« . Ils nous ont donné une ligne de conduite qui nous a permis de sortir de la lutte de pouvoir au moment des repas et d’avoir une stratégie de long terme pour que nos enfants aient une relation plutôt saine avec la nourriture. Mais cela n’en a pas fait des aventuriers du goût.

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A l’heure actuelle, je peux lister les aliments végétaux non sucrés le Béluga et le Pinto mangent tous les deux sans aucun problème : le pain sans graines, le « pain des fleurs », les pâtes à rien, le riz nature, les frites, le tofu fumé Soy, les saucisses végétales type Knacki, les panisses, les nuggets de pois chiche, l’omelette de sarrasin, les bâtonnets de carotte, les carottes râpées sans vinaigrette, le cœur de laitue, les tranches de radis rose sur du pain « beurré », les chips, les pistaches, les cacahuètes salées, les noix de cajou. Voila !

Bien sûr, chaque enfant séparément mange des aliments supplémentaires, et chaque enfant mange aussi sans problème certains produits d’origine animale, par exemple du jambon et des desserts lactés, et de nombreux aliments sucrés. Et évidemment ce ne sont pas les seuls aliments que nous leur proposons ! Mais tout de même, on est bien dans la situation des enfants extrêmement sélectifs sur le plan alimentaire.

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Quand je réfléchis à ce qui peut expliquer la sélectivité alimentaire de mes enfants, plusieurs raisons me viennent en tête.

D’une part, je pense qu’il y a une part d’hérédité. Personnellement, je n’ai jamais été difficile sur le plan alimentaire, mais Doudou l’a été pendant longtemps, et le reste un peu. Il est très sensible aux odeurs et il y a de nombreux aliments qu’il n’a pas mangé avant l’âge adulte.

Bien entendu, on peut penser qu’il y a en plus un lien avec notre végétalisme. Non pas parce que l’on a diabolisé certains aliments : j’ai toujours été très vigilante sur ce point.

Par contre, il est vrai que nos enfants nous voient souvent bénéficier de plats personnalisés chez nos proches, au restaurant, voire ne pas manger toutes les composantes d’un repas proposé à la cantine. Ils savent que c’est lié à notre véganisme, et eux ne se définissent pas comme véganes, mais je pense qu’inconsciemment, cela leur montre qu’il y a moyen de refuser ce que mangent les autres personnes.

Mais à mon avis, ce n’est pas cela le principal impact de notre véganisme sur leur alimentation. Selon moi, la conséquence la plus importante du véganisme est notre peur que nos enfants n’aient pas tous les nutriments et toutes les calories nécessaires à leur croissance.

En effet, nous étions convaincus qu’il était possible d’élever des enfants en bonne santé de manière végane, pour avoir lu de nombreux textes de diététique et avoir les capacités d’équilibrer une alimentation végétale. Il n’en reste pas moins que nous avions peur du regard du monde médical et que nous devions aussi gérer l’anxiété de nos proches.

Il n’était donc pas envisageable pour nous d’adopter la position simple et détendue de poser un plat sur la table et d’informer qu’il n’y en avait pas d’autre, et que si l’enfant n’en mangeait pas il n’aurait qu’à avoir faim jusqu’au repas suivant, environ 3 heures plus tard.

Il n’était pas non plus envisageable pour moi de faire du « chantage au dessert ».

Enfin, il n’était pas facile, ni pour moi, ni pour les grands-parents, de gérer la frustration de mes enfants. Je sais maintenant que c’est lié à des troubles affectifs, et je travaille à guérir de cela grâce à l’EMDR, mais cela ne se fait pas en un claquement de doigt, ni pour changer mon attitude présente, ni évidemment pour neutraliser l’impact de mon comportement passé.

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En conclusion, je ne pense pas que notre véganisme soit la raison pour laquelle mes enfants sont difficiles sur le plan alimentaire, même si je considère que cela a eu un impact indirect. J’ai plutôt l’impression qu’il y a eu plusieurs raisons indépendantes qui se sont conjuguées. Et je continue d’appliquer les conseils de Dina Rose pour continuer d’aller en douceur vers une relation saine et riche entre mes enfants et leur nourriture.

Et vous, avez-vous une expérience ou un avis sur les enfants difficiles sur le plan alimentaire ?

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Bon week-end !

Flextangles à imprimer

13 Août

Bonjour !

Connaissez-vous les flextangles ? Ils sont aussi appelés kaléidocycles, mais je trouve le mot « flextangle » plus simple à prononcer.

Ce sont de petits objets en papier que l’on s’amuse à faire pivoter pour montrer un des 4 dessins qu’il contient. Un peu comme des cubes magiques, en version plus simple.

C’est une chouette idée d’activité calme avec des enfants à partir de 6 ans ! Ou une idée de petit cadeau original si on offre le flextangle tout prêt.

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Réalisation d’un flextangle

On réalise un flextangle par pliage d’un modèle dessiné ou imprimé sur du papier épais ou cartonné. Pour cela, on utilise un outil pour marquer les plis (par exemple une règle et un couteau sans dent ou un un stylo bille vide) et on fixe le tout avec du ruban adhésif (la colle en bâtonnet n’est pas assez solide à mon avis).

C’est une réalisation simple en théorie, mais il y a un certain nombre de plis à marquer, avec précision. C’est donc accessible pour un adulte, un enfant de 10 ans ou un enfant à partir de 7 ans qui a l’habitude des travaux manuels. Pour un enfant plus petit ou moins patient, je vous recommande de réaliser le pliage vous-même et de l’offrir à l’enfant en cadeau.

Sur Babble Dabble Do, vous pourrez voir des photos expliquant comment plier un flextangle – et des conseils en anglais.

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Modèles de flextangles à imprimer

Si vous n’avez pas d’imprimante, vous pouvez acheter des modèles tout prêts, aux couleurs chatoyantes, sous la marque Djeco : Flex’animaux ou Flex’affreux.

Si vous avez une imprimante, voici quelques idées de modèles :

  • Feux d’artifice : Ce flextangle d’Artsy Fartsy Mama est très simple à colorier sans risque de dépasser, car le modèle est à fond noir. Mais du coup il faut vraiment l’imprimer en mode économie d’énergie pour ne pas vider sa cartouche d’encre. Je l’ai testé avec le Pinto (5 ans) : il l’a colorié et ensuite je me suis chargée du pliage.
  • Opérations mathématiques : Ces flextangles du Blog du cancre permettent de réviser toutes les tables d’addition, de multiplication et de division. Ils existent en version en couleurs ou à colorier soi-même.

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Je suis bien contente d’avoir découvert ce type de jouet en papier ! Une prochaine fois, j’aimerais créer moi-même un modèle de flextangle, histoire de ne pas dépendre d’une imprimante et de laisser libre cours à ma créativité.

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Bon week-end !

Fabriquer un cryptex en rouleau de papier toilette

23 Juil

Bonjour !

Ici on ne va pas fabriquer un vrai cryptex avec un mécanisme permettant de verrouiller l’accès à une cachette, mais un cylindre comportant plusieurs anneaux coulissants que l’on doit aligner pour former un mot mystère.

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Avec un rouleau de papier toilette, qui fait 15 cm de périmètre et environ 9,5 cm de longueur, on peut fabriquer un cryptex à 5 anneaux coulissants, et ça suffit pour faire une belle étape dans un escape game. Avec la photo ci-dessus, avez-vous deviné le thème du jeu dans lequel s’insèrent les cryptex que j’ai fabriqués ?

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Matériel
– 1 rouleau de papier toilette vide
– 1 feuille de papier de 8,5 cm sur 16 cm, un stylo et une règle OU une feuille A4 et une imprimante
– du scotch transparent
– Facultatif : de scotch en kraft gommé
– du carton fin ou épais
– des ciseaux
– un crayon

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Préparation

  • Composer le tableau de votre cryptex. Il doit faire 8,5 cm de large sur 16 cm de haut. Ici, je l’ai découpé en 5 lignes et 5 colonnes. Identifier chaque case : ici j’ai mis un numéro de ligne et une lettre de colonne. Puis distribuer dans différentes lignes les syllabes du mot à faire deviner. Dans les autres cases, j’ai mis des syllabes au hasard et des syllabes permettant de composer des mots rigolos qui n’ont rien à voir avec celui que l’on cherche.
  • Découper les bords du tableau, en laissant juste une bande en plus au-dessus.

  • Vérifier que, quand on enroule le tableau autour du rouleau de papier toilette, la bande en plus est cachée par la ligne du bas du tableau, et que la largeur du tableau ne dépasse pas du rouleau.

  • Pour que le cryptex soit plus solide, couvrir l’avant et l’arrière du tableau (mais pas la bande en plus) à l’aide de scotch transparent.

  • Découper en suite les colonnes du tableau. Chacune va constituer un anneau du cryptex, et chacune a un peu de la bande en plus.

  • Enrouler chaque colonne sur elle-même de manière à masquer le morceau de bande en plus. On obtient un gros anneau. Utiliser un morceau de scotch pour le fermer de manière solide.

  • Enfiler cet anneau sur le rouleau de papier toilette.

  • Former et scotcher les 4 autres anneaux, et les placer dans l’ordre autour du rouleau de papier toilette.

  • Pour fermer les deux trous du cryptex, on fait comme pour les crackers à confetti. Avec un crayon, dessiner le contour de la base du rouleau sur le carton épais.

  • Découper ce rond aux ciseaux.

  • Recommencer pour découper un autre disque de carton.
  • Utiliser du scotch, idéalement en kraft gommé (plus écologique), pour fixer solidement ce rond à une extrémité du rouleau. Pour cela, j’ai trouvé pratique de retirer temporairement les anneaux.

  • Remettre les anneaux en place, en vérifiant qu’ils sont dans le bon sens et le bon ordre pour pouvoir former le mot mystère. Puis tasser un peu les anneaux afin de libérer assez d’espace pour scotcher solidement le rond de carton permettant de fermer l’autre trou du cryptex.

Et voilà, le cryptex est prêt à être utilisé !

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Ici, les enfants auront des défis à relever pour qu’on leur donne petit à petit le nom des cases à aligner pour former le nom des deux dinosaures mystère.

Bon week-end !

Fabriquer l’encyclopédie des fruits du Démon (One Piece)

16 Juil

Bonjour !

Savez-vous ce qu’est un fruit du démon ? C’est un objet très spécial du manga One Piece. Voici une liste synthétique des fruits du démon (merci Wikipédia !).

L’encyclopédie des fruits du Démon que j’ai fabriquée pour l’anniversaire One Piece du Béluga fait 251 pages et je vais vous expliquer en détails comment la fabriquer.

Comme dans le manga, c’est un livre très épais. Donc même si vous n’êtes pas intéressé·e par One Piece, vous pouvez rester pour découvrir comment j’ai fait pour relier les pages entre elles : ce n’était pas évident vue l’épaisseur de ce livre !

Sanji consultant l’encyclopédie des fruits du Démon

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Le contenu de l’encyclopédie des fruits du Démon

Dans cette partie, je vais vous citer toutes les sources, car je ne veux surtout pas voler le travail d’autrui.

Pour fabriquer ce fichier, il m’a fallu un certain nombre d’heures et surtout l’aide d’encyclopédies virtuelles bâties par des fans de One piece : One Piece Encyclopédie, One Piece Wiki et One Piece Role-Play, dont j’ai copié de nombreux extraits.

Pour l’introduction, j’ai utilisé cet article sur l’encyclopédie des fruits du Démon. Pour le plan, j’ai tiré profit de cet article sur les fruits du Démon. Puis j’ai continué en copiant quelques phrases sur la fiche de chaque fruit du Démon naturel (je n’ai pas mis dans cette encyclopédie les fruits du Démon artificiels, notamment pas les SMILE).

Quand les encyclopédies virtuelles ne contenaient pas d’illustration du fruit, j’en ai cherchées sur internet. Voici l’origine de toutes illustrations que j’ai trouvées en dehors des trois encyclopédies virtuelles citées plus haut :

Une fois le fichier final obtenu, je l’ai imprimé en 2 pages par feuille. J’ai ensuite découpé les pages au massicot. Il faut les massicoter par petits groupes, sinon les feuilles glissent et ne sont pas toutes coupées aux bonnes dimensions. Et dès qu’un tas est massicoté, il faut remettre les pages dans l’ordre.

A noter, mon encyclopédie est uniquement en recto. Imprimer en recto-verso aurait été trop complexe car il aurait fallu modifier l’ordre de toutes les pages.

Pour la page 8, j’ai imprimé l’arbre créé par Perona & Coin-coin au format A4 paysage. Je l’ai massicoté et l’ai plié en deux de manière asymétrique pour avoir une grosse marge à gauche et constituer une page « à flap », et enfin je l’ai mise à la place de la page 8 vierge obtenue lors du massicotage. Voici ce que cela donne dans le livre fini :

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La reliure d’un cahier

J’ai ensuite relié les pages avec une méthode qui est entre celle du ruban et celle de la feuille simple. Chaque tas de pages que l’on coud ensemble est appelé un cahier. J’ai séparé le contenu de l’encyclopédie en cahiers de 10 pages, sauf 11 pages pour le 25ème cahier.

Le choix de 10 pages par cahier vient du fait que 10 feuilles était l’épaisseur maximale que j’étais capable de percer à l’aide d’une grande aiguille.

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J’ai donc utilisé une grande et solide aiguille (aiguille à repriser n°3), un dé de couture en métal pour la pousser à travers le papier, de la ficelle de cuisine comme fil, et deux pinces pour maintenir les pages pendant que je les cousais.

J’ai utilisé 110 cm de fil pour le premier et le dernier cahier, afin que le fil revienne au point de départ et que je puisse le nouer sur lui-même. Pour tous les autres cahiers, j’ai utilisé 60 cm de fil.

Voici comment j’ai relié les cahiers à 60 cm de fil, c’est à dire tous les cahiers sauf le premier et le dernier.

On commence par placer les pinces dans la longueur qui ne sera pas cousue, c’est à dire du côté où on feuillettera les pages.

Ensuite, on regarde si on commence à coudre par le haut ou par le bas. Sur la photo ci-dessus, vous voyez que le cahier précédent, situé à gauche, a une ficelle qui dépasse en haut. On va donc commencer aussi en haut la couture du cahier suivant.

On place un support dans lequel planter l’aiguille (ici une feuille pliée en deux placée sous le cahier à coudre), on prend un dé à coudre en métal pour pousser l’aiguille sans se trouer le doigt, on prend une grande aiguille à repriser avec 60 cm de fil de cuisine, on place l’aiguille à environ 2 cm du haut et 2 cm du bord et on plante l’aiguille à travers le cahier.

Et on fait traverser tout le fil sauf environ 5 cm.

Puis on place l’aiguille environ 2 cm plus loin, on plante l’aiguille et on fait passer tout le fil.

On recommence jusqu’à coudre ainsi tout le côté du cahier.

Et voilà un cahier ! Quand on le place à côté du cahier précédent, on comprend bien pourquoi on a commencé à coudre du même côté que lui en laissant 5 cm de ficelle : on pourra ensuite nouer ces morceaux de ficelle.

On empile ce cahier sur le précédent, et le petit bout de ficelle qui dépasse à son arrière est alors situé en bas.

On commencera donc la couture du cahier suivant en bas, comme vous le voyez sur le photo ci-dessus.

Et on fait comme cela pour les 23 cahiers !

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La reliure du premier et du dernier cahier

Pour le premier et le dernier cahier, on va commencer comme les 23 autres cahiers à part qu’on utilise 110 cm de fil de cuisine et qu’on commence forcément à coudre par le bas.

Une fois qu’on a cousu sur toute la longueur, on va repartir en sens inverse… C’est plus facile parce qu’on réutilise les trous que l’on a déjà percés.

Et voilà !

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La reliure des cahiers entre eux

Maintenant que les cahiers sont tous cousus et empilés dans l’ordre, on va pouvoir s’occuper des petits bouts de ficelle qui dépassent. Ce sont eux qui vont nous permettre de relier les cahiers entre eux.

C’est très facile : on prend les deux morceaux de ficelle qui sont côte à côte et on les noue avec un nœud simple.

Puis un autre nœud simple.

Et on coupe ce qui reste de bout de ficelle à environ 5 mm du noeud.

Voilà deux cahiers reliés !

Quand on ouvre le livre à la jonction entre deux cahiers, voici comment ça se présente : le livre peut s’ouvrir complètement.

Tandis qu’au milieu d’un cahier, le livre ne s’ouvre pas complètement à plat.

Pour le premier et le dernier cahier, on noue d’abord ensemble les deux bouts de ficelles du cahier avant de réutiliser un des brins restants pour nouer ce cahier avec le cahier d’à côté, et enfin on coupe les brins à 5 mm des nœuds.

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La fabrication des couvertures

Pour la couverture, j’ai coupé en deux un intercalaire rouge : une moitié a fait la couverture avant, l’autre la couverture arrière.

Idéalement, il faudrait un intercalaire en plastique pour qu’il résiste mieux à l’usage : je crains que le carton ne se déchire au niveau de sa reliure à force d’ouvrir et fermer le livre.

J’aurais pu utiliser de l’encre à embosser et de la poudre à embosser dorée pour décorer les deux couvertures, mais je n’ai pas pris le temps. De même, je n’ai pas calligraphié moi-même le titre sur la première de couverture : j’ai imprimé les 4 premiers caractères du nom de l’encyclopédie (悪魔の実) en taille 80 et ai collé cela sur le demi intercalaire.

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La reliure finale

On a donc maintenant un gros tas de 25 cahiers reliés ensemble et de deux couvertures.

J’ai utilisé la même grosse aiguille, le même dé à coudre en métal mais du fil à broder rouge.

J’ai commencé par nouer l’extrémité du fil à un trou situé en bas de la couverture. Sur la photo, vous voyez que ce trou était naturellement présent dans l’intercalaire. Si ce n’est pas votre cas, percez l’intercalaire à environ 2 cm du coin.

Puis j’ai fait passer le fil rouge sous le fil blanc situé en bas des différents cahiers, sans me soucier si je ratais certains cahiers. Je tenais le livre entre mes cuisses, c’est pour cela que le fond de la photo est sombre.

Une fois arrivée de l’autre côté, j’ai traversé la couverture pour faire sortir l’aiguille et l’ai replongé environ 2 cm plus haut.

Et j’ai fait passer le fil rouge sous le fil blanc situé à ce niveau pour les différents cahiers.

Et ainsi de suite.

En tout, j’ai fait 12 passages, et comme vous le voyez ce n’était pas toujours rectiligne ! Mais peu importe.

A la fin, j’ai noué le fil rouge sur lui-même comme au début.

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Et voilà, l’encyclopédie des fruits du Démon est prête !

Si constituer le fichier du texte et des images m’a pris plusieurs dizaines d’heures, la reliure m’a aussi pris un temps certain. Mais c’est ce qu’il fallait pour obtenir un exemplaire unique de cette si rare encyclopédie ! Si j’avais été prête à temps, cela aurait constitué le gros du trésor pour l’anniversaire One Piece du Béluga.

Si vous voulez que je vous envoie le fichier de l’encyclopédie, laissez-moi un commentaire et je vous l’enverrai à l’adresse mail que vous aurez indiquée.

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Bon week-end  !