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Petites vacances dans le Gard

11 Nov

Bonjour !

Doudou me tannait depuis longtemps pour aller dans le Gard. Il voulait retourner à la Bambouseraie, qu’il avait visitée enfant, et faire des recherches généalogiques aux archives départementales. Le Pinto acceptant beaucoup mieux la voiture depuis qu’on le met dans un siège auto face à la route, nous avons tenté. Ça m’a tellement plu que je viens vous en parler. Et qu’on y retournera !

C’était un séjour court, de 3 jours et 2 nuits. Je vais vous décrire ce qu’on a fait et aussi comment on s’est organisé, pour ce qui est notre premier séjour tous seuls avec nos enfants : plus d’une nuit hors de chez nous (ni chez des amis) sans la présence de nos parents. Il était temps, vous allez me dire, mais justement : on aime prendre notre temps pour nos changements de vie.

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Promenade à la Bambouseraie

Le premier jour, nous partons tranquillement de la maison avec valises et pique-nique. À la Bambouseraie, une fois entrés dans le parc on ne peut pas manger (à part dans un snack qui n’est ouvert que l’été) donc ce n’était pas la peine de prévoir d’y aller toute la journée. Et ça m’arrangeait bien car du coup on s’est levé et préparé très doucement en ce jour de départ, ce qui est toujours appréciable quand on a passé une nuit hachée.

Nous avons déjeuné tôt sur la terrasse qui sert d’aire de pique-nique. Il y a aussi un snack et un restaurant aux abords de la Bambouseraie, mais sans aliments nutritifs pour nous.

Nous avons visité les différents espaces en omettant l’aire de jeux, que nous avons « découverte » à la fin pour ne pas que le Béluga s’obsède avec ça au point d’en oublier le reste (ou refuse d’en sortir si on avait commencé par y aller). L’aire de jeux contient des jeux fabriqués uniquement en bois et bambou (et ficelle) : mikado géant, marelle, maillage 3D à traverser, petit bac à sable, chamboule-tout (difficile) et anneaux (difficile).

À 14h, nous avons passé un peu de temps à un atelier Couleurs d’automne ouvert à tous les visiteur-se-s. Je trouve le concept génial : on avait à disposition des feuilles mortes de formes et couleurs variées, des petits ciseaux à bouts ronds et des perforatrices (étoile, rond, carré, etc) pour composer des dessins sur des cartons adhésifs. Lesquels étaient tout simplement fabriqués avec de petits cartons (ça marcherait aussi avec du papier brouillon coupé au format A5) rendu adhésif en y appliquant des bandes de gros scotch double face, probablement acheté en magasin de bricolage. On pouvait même plonger notre tableau dans du sable pour colorer les espaces blancs restants, ou le « vernir » en y appliquant une feuille plastique (par exemple découpée dans une pochette plastique d’écolier). J’ai trouvé cette idée d’atelier géniale pour un anniversaire (ou autre fête d’enfant), en particulier en automne puisqu’on peut récolter les feuilles sans les arracher aux arbres et bénéficier de couleurs variées sans couper de fleurs.

Un livre sur le land art était également consultable sur place et m’a donné envie de m’y mettre lors de nos prochaines balades. En attendant, on a récolté des feuilles mortes (Doudou avait justement une pochette plastique dans son sac à dos) pour refaire un tableau de feuilles à la maison, en collant les éléments plus classiquement avec de la colle en bâtonnet.

Le Béluga a également apprécié la présence de cochons dans un enclos, les maisons laotiennes sur pilotis (à regarder de l’extérieur), les quelques petites plantes carnivores dans une serre, les sièges dans l’espace zen. On a aussi égayé la balade en prenant des photos rigolotes, une très bonne idée prise chez Ciloubidouille.

Le jardin du Dragon, un de mes espaces préférés

On a passé environ 5 heures à l’intérieur du parc, puis on est allé récupérer les clés de notre location.

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Anduze

Dans le parc des cordeliers

Le lendemain matin, nous avons fait un tour dans le village. Dans le centre se trouve un magasin de jouets aussi minuscule qu’enthousiasmant : Le bois. On y trouve des jouets en bois fabriqués en France ou de très bonnes marques (Goki, Haba) : jouets pour bébés, enfants, petites maquettes à panneaux solaires, casse-tête et quelques jeux de plateau. Et visiblement ils sont en train de lancer un site de vente en ligne, Joujoubois.

On y a acheté une ingénieuse arbalète fabriquée en France, toute en bois, facilement démontable, vendue avec deux flèches. On la trouve aussi ici sur mon site de référence pour les jouets, Jeujouethique. Le Béluga voulait depuis longtemps un arc ou une arbalète, et l’arbalète est plus facile à manipuler qu’un arc (d’autant qu’il en a déjà un, obtenu lors d’une pêche aux canards donc en plastique qui se cassera probablement assez vite ceci dit).

Nous avons aussi passé un long moment au Parc des cordeliers. Il y a une aire de jeux, des oiseaux (canards, cygnes, oies) et des recoins et escaliers à explorer en jouant à être le premier arrivé, à se cacher, ou en faisant des bulles avec le tube à bulles que j’avais pensé à mettre dans ma poche.

On aurait volontiers pris le train à vapeur des Cévennes mais sa saison était déjà terminée. D’ailleurs pratiquement toutes les activités de plein air sont fermées entre la fin des vacances de la Toussaint et Pâques.

Le midi, nous avons mangé à la location avec l’idée que le Pinto fasse sa sieste de l’après midi dans un lit plutôt qu’en porte-bébé comme la veille.

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Accro-branche à Parfum d’aventures

Après avoir attendu en vain que le Pinto manifeste des signes de fatigue, nous avons décidé de sortir. Il était 15h passées donc trop tard pour aller à notre idée initiale, la Forêt fossile de Champclauson, où sont organisées visites et ateliers de recherche d’ossements.

Nous nous sommes donc décidés pour Parfums d’aventures à Génerargues, qui propose des parcours d’action branche pour tout âge (à partir de 2 ans et demi) merveilleusement disséminés dans un terrain arboré truffé de petits jeux : labyrinthe, magnifique bateau pirate avec toboggan tout en bois, hamacs, jeux de foire… l’entrée est un peu chère pour seulement 1h30 comme on l’a fait, mais le site est génial et je compte bien y retourner avec un pique-nique pour y passer toute une journée – et faire moi-même de l’accro-branche !

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Journée à Nîmes

Pour notre troisième jour, nous sommes allés à Nîmes pour que Doudou fasse des recherches généalogiques aux archives. Comme il faisait beau, j’ai passé la matinée avec les enfants à l’aire de jeux du Parc de la fontaine qui donne sur la rue Agrippa. Le Pinto a beaucoup manipulé le sable et je lui ai fait faire du toboggan, tandis que le Béluga se faisait des copains dans la zone des jeux pour grands. On est auparavant passé au temple de Diane et devant la fontaine du parc, histoire de dire qu’on les avait vus.

Pour le midi, on avait repéré sur VegOresto Les p’tits poissons verts, et le Béluga nous y a guidé fièrement à pied grâce au GPS de mon téléphone. Ce petit resto est génial pour les familles ! Il comporte un mini coin d’attente avec quelques livres pour enfant et magazines pour adultes, il a une chaise haute, et les toilettes sont ingénieusement aménagées pour accueillir un matelas à manger (le lavable est inséré sur la chasse c’est afin de libérer l’habituel meuble lavabo pour en faire une table à langer). À noter, il y a quelques produits à acheter (shampoing solide et oriculi, préparation végétale à fouetter et chocolat cru). Côté menu, on a le choix entre deux entrées, deux plats, un hot dog et deux desserts. Il y a de nombreuses boissons à la carte, et des crêpes à l’heure du goûter. Le service peut être un peu long car les hôtes sont deux pour à la fois cuisiner et servir, mais on a passé un excellent moment, le Béluga comme le Pinto ont bien mangé, et on y reviendra avec grand plaisir si on repasse un jour à Nîmes.

L’après-midi, nous sommes restés dans le même quartier. Après un petit tour devant la maison carrée, pour dire qu’on l’a vue et endormir le Pinto, nous avons passé plusieurs heures dans la bibliothèque Carré d’Art, qui a une belle section jeunesse. Ensuite j’aurais voulu retourner aux P’tits poissons verts et découvrir leurs crêpes, mais le Beluga avait prévu de revoir ses copains au parc de la fontaine. Et moi j’avais prévu cette possibilité en ayant un goûter dans mon sac (je ne sors jamais sans nourriture, depuis toujours !).

En fin d’après-midi, Doudou nous a rejoint et nous sommes rentrés. Les enfants ont mangé dans la voiture, avec un pique-nique préparé le matin et stocké dans la voiture. Si je n’avais pas pu le préparer, j’aurais sans doute accédé à la demande insistante du Béluga de manger chez Mc Donald’s.

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La logistique du toit et du couvert

Pour être autonomes, nous avons loué un appartement meublé à Anduze. La cuisine était équipée mais ne contenait pas d’économe ni de mixeur/moulin à légumes ni de passoire/infusoire à thé, à l’avenir il faudra que je vérifie s’il y en a pour en apporter si besoin.

Il n’y avait pas de baignoire non plus donc j’avais pris notre baignoire pliante (qui nous servait de panier à linge sale à Paris et maintenant de panier à produits et ustensiles de ménage) pour le Pinto, que nous n’avons finalement pas lavé du séjour car même avec le radiateur allumé je trouvais la salle de bain trop froide.

On avait aussi apporté le lit de cododo du Pinto et une visseuse électrique pour le démonter/remonter rapidement. Bien sûr, le Pinto ne rentre plus complètement dans ce lit, on l’y couchait en biais avec ses pieds sur notre matelas. Chez nous, ce lit de cododo continue sa vie en servant de bureau au Béluga – en fait il s’en sert plutôt comme cabane et comme étagère où il met des objets précieux hors de portée du Pinto.

Pour la nourriture, on a utilisé une des caisses pliantes qui sont stockées dans nos coffres de voiture pour quand on fait les courses au magasin bio. On y a mis un fond d’épicerie (petit flacon de vinaigre, bouteille d’huile d’olive, sel, poivre), de quoi petit déjeuner (biscottes, margarine, confiture, purée d’oléagineux et chocolat en poudre pour mon chocolat chaud, machine à café du diable, thé et navettes de Saint Victor maudites pour Doudou, briquettes de riz-coco et pain des fleurs pour le Béluga), de quoi prendre l’apéro (pistaches grillées, gressins, bière, jus de pomme), de quoi goûter (biscuits fourrés au chocolat, pommes, bananes, gourdes de compote lavable pour le premier trajet et jetables pour la suite), les ingrédients de nos menus prévus.

Pour être honnête, on avait oublié certains des éléments que je viens de lister. Mais on avait vu qu’à Anduze se trouve un magasin Biocoop ! Nous avons donc complété notre stock avec la satisfaction d’encourager un commerce local correspondant entièrement à nos valeurs.

Dans un sac en toile, on a placé le pique-nique et le goûter du premier jour : sandwich de Végé-tranches fumées pour le Béluga, lentilles vinaigrette pour nous, chips, bâtonnets de carotte et champignons crus pour tout le monde, pomme en dessert.

Le premier soir, le Béluga et le Pinto ont mangé des mini saucisses en apéro (j’aurais dû sortir les pistaches aussi mais j’ai oublié), les parents de la soupe de pois cassés, et tout le monde des pâtes avec une sauce tomate maison préparée avant le départ. On avait transporté la sauce dans une boîte hermétique en inox afin de s’en resservir ensuite l’enfant le séjour pour stocker nos restes et à la fin pour le pique nique.

Le lendemain, c’était tajine de légumes racine pour un repas et pizza bio pour l’autre, car un camion pizza est installé devant la Biocoop d’Anduze et prépare ses pizzas avec les ingrédients du magasin. La carte évolue en fonction des produits de saison, j’ai choisi une pizza libanaise sans fromage qui m’a bien plu. Je retiens l’idée de faire le fond avec une sorte de houmous et la garniture avec de fines tranches d’aubergine grillée (leur texture et couleur m’ont fait penser à du jambon cru), du zaatar et de la roquette. Le camion s’appelle Biohemian pizza.

Pour limiter nos déchets, j’avais donc pris des boîtes de conservation (en inox et gigognes), nos deux emballages à scratch pour sandwich, deux pinces pour les sachets de pâtes et riz (l’étape suivante serait d’acheter des sacs à vrac en tissu, mais il n’y a pas toujours nos choix de pâtes au rayon vrac), un sac en toile stocké dans mon sac à main/sac à langer, de même qu’une petite trousse avec une cuillère à café, une petite fourchette, une paille en inox et les couverts et bavoir pour le Pinto).

Toujours pour la logistique, j’avais uniquement des couches lavables pour le Pinto car j’étais sûre de mon organisation (testée et approuvée lors de mon séjour parisien, où je n’ai pas eu besoin d’utiliser les quelques couches jetables apportées au cas où). Il y avait une machine à laver sur place, j’avais une dizaine de couches propres (donc assez pour deux jours) et j’ai emporté un peu de linge sale de la maison. Ainsi, avec les couches et le linge sale du premier jour, combinés au linge sale apporté de la maison, j’ai du de quoi remplir une machine le matin du deuxième jour. En veillent à la mettre devant les radiateurs, elle était sèche le matin du troisième jour et j’ai donc pu utiliser les couches qu’elle contenait pour le troisième jour du voyage. Et en bonus, rentrer à la maison avec un peu moins de linge sale à laver !

Pour finir sur l’organisation générale, on est rentré le vendredi soir et j’ai trouvé que c’était super. Ainsi on a eu l’impression d’avoir encore tout un week-end en plus des vacances. Le samedi on a rangé les valises, fait la lessive et cuisiné. On aurait également pu profiter que les magasins étaient ouverts pour faire les courses. Et le dimanche on était tranquille en famille pour reprendre le travail/l’école sans se presser le lendemain.

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La gestion des enfants

Comme nous avons la chance de ne pas avoir de problème physique, nous ne nous sommes pas encombrés avec la poussette. J’ai pris le porte-bébé (Boba 4G ici, mais un Ergobaby est également un très bon choix, facile à trouver d’occasion, testé et approuvé à Paris) et mon manteau de portage (Zoli ici, mais une extension de manteau Bohmy me semble une excellente alternative moins coûteuse).

Côté occupations pour les trajets en voiture, on avait les CD d’Aldebert (qu’on écoute des dizaines de fois sans se lasser), un nouveau magazine pour le Béluga (avec un CD horripilant dès la deuxième écoute, comme tous ceux qui sont vendus avec des magazines à mon avis), un pot de pâte à modeler (non utilisé finalement) toujours pour le Béluga, un bâton de pluie transparent et un (morceau de) slinky pour le Pinto.

Pour jouer à la location, on a pris ce qui plait aux enfants mais aussi ce qui nous donne envie, à nous parents, de jouer avec eux. Puisque ça leur plait tant qu’on joue ensemble, autant que ce ne soit pas une corvée pour nous ! On avait des planchettes en bois (Técap, fabriquées en France) pour faire des constructions à démolir (ce qui fonctionne aussi bien avec le Pinto qu’avec le Béluga), la mallette d’aimants Géoform, un jeu de cartes pour faire des réussites avec le Béluga, des crayons de couleur (non utilisés… penser à emporter du papier la prochaine fois !), la tablette de Doudou avec des dessins animés dessus (pour éviter d’exposer le Béluga à la publicité télévisuelle les quelques fois où on lui met des dessins animés).

Pour l’extérieur, on avait un tube à bulles et l’arbalète achetée à Anduze. On aurait aussi pu prendre un ballon.

Malgré un programme de vacances majoritairement conçu pour lui faire plaisir, le Béluga a été souvent en crise pendant ce séjour. Est-ce à cause du changement d’environnement ? On a essayé de l’écouter, de changer les choses selon son désir si c’était possible (et pas trop désagréable pour nous), d’écouter sa déception puis proposer un échappatoire quand on maintenait notre décision (une bataille d’oreiller pour celle de ne pas regarder tout Merlin l’enchanteur d’un coup) et parfois nous lui avons demandé de prendre sur lui (rappel (de quelques uns) des plaisirs de la journée pour son envie d’écouter une énorme fois le CD horripilant).

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Bonne journée !

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Le Pinto de 6 mois à 1 an

15 Oct

Bonjour !

Voici un nouvel article pour la rubrique « Le coin des petits » avec cette fois la diversification alimentaire du Pinto. Pour mémoire, voici ici l’article correspondant pour le Béluga.

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Le développement du Pinto de 6 à 12 mois

A 6 mois, quand il est allongé sur le dos, il est capable de se retourner sur le ventre. Il continue à nous aiguiller sur ses envies façon « tu chauffes, tu brûles » : il râle tant qu’on ne fait pas ce qu’il souhaite, et se tait immédiatement, voire nous fait de grands sourires, dès qu’on le fait. Dès fois, j’imagine qu’il pense qu’on est durs à la comprenette et que nous éduquer lui prend de l’énergie… En vêtements (uniquement body, pyjama et chaussettes pour le moment), il met du 12 mois.

A 6 mois et demi, il attrape fermement et porte tout à sa bouche. Il apprécie qu’on fasse les même sons que lui, en écho. Il peut dormir de environ minuit à 6h, sans le réveil de 4h du matin ! Ce n’est cependant pas arrivé souvent… Il se met à plat ventre, pousse sur ses bras et en le faisant se déplace légèrement vers l’arrière ou le côté. Pendant quelques jours, il crie de manière stridente, visiblement pour exercer cette nouvelle capacité et pas parce qu’il souffre – nous par contre ça nous fait mal aux oreilles, heureusement ça a duré moins d’une semaine !

A 7 mois, il commence à se retourner du ventre sur le dos.

A 7 mois et demi, il pèse quasiment 9 kg. Les couches taille M sont trop petites, je reprends donc mes anciennes couches lavables à poche multitaille, mais les inserts en microfibre taille M/L sont trop larges à mon goût (13 cm) et je ne trouve plus sur internet d’inserts S/M en microfibre comme les quelques uns que je possède déjà. J’utilise donc mes langes les plus moches, pliés en 4 puis en 3 : un lange rentre bien dans la poche avec ce pliage et fait certes un assez gros popotin mais tient toute la nuit. Ses 4 incisives du haut poussent en même temps : il a 6 dents ! Il se tient bien assis quand on le pose, et apprécie beaucoup cette position pour manipuler des objets. Il se réveille à nouveau plusieurs fois la nuit (contre une seule fois au milieu de la nuit les semaines précédentes) et veut s’endormir avec moi le soir – ou à défaut dans les bras de son père mais sur moi (pas sur son matelas) quand il le pose dans le lit. Une fois bien endormi et généralement après une longue tétée, je le fais glisser sur son matelas. L’endormir au sein est une solution de facilité pour moi : je me cale en position semi assise, je le mets au sein et j’utilise mon smartphone pour surfer sur internet – il doit se prendre une certaine dose d’ondes dans la tête du coup par contre…

A 8 mois, avec la canicule, il ne tête pas beaucoup plus en journée mais plus souvent la nuit. Je l’habille simplement en body ou combishort, de jour comme de nuit. Je change le vêtement à chaque bain, qu’il prend généralement à la mi journée et désormais tous les jours (contre 2 ou 3 fois par semaine avant), voire 2 fois par jour quand il fait trop chaud.

A 9 mois, il essaye de se mettre debout, par exemple en s’agrippant aux bords de la baignoire pendant le bain. Je l’aide, pour ne pas le frustrer, mais ne l’encourage pas spécialement parce qu’on m’a dit qu’il est mieux pour le développement qu’un bébé marche à quatre pattes avant de marcher sur ses deux jambes.

A 10 mois, il marche à quatre pattes. Il s’entraine à monter une, deux, trois marches – nous avons mis des barrières à nos descentes d’escaliers, mais pour les montées nous le surveillons simplement. Il s’entraine aussi beaucoup à se mettre debout, en partant de la position 4 pattes jambes tendues. Occupé à ces essais et à la marche à 4 pattes, il est moins dans l’interaction avec autrui, à part quand il est dans le porte-bébé par exemple. Comme il a enfin plus de 9 mois et pèse plus de 9 kg, on passe en siège auto face à la route à la place du siège coque et les trajets se passent infiniment mieux ! D’autant plus s’il est un peu fatigué et si on lui donne un truc à grignoter. « Ainsi font » et « Savez-vous planter les choux » sont également des chansons qui lui plaisent beaucoup (effet calmant notoire mais pas toujours suffisant en voiture malheureusement).

L’automne arrive, avec à nouveau les pyjamas par-dessus le body. Mais comme il marche désormais à 4 pattes, c’est plus confortable qu’il ait le pyjama seulement la nuit. En journée, c’est chaussettes, T shirt manches longues (avec pressions à l’épaule ou dans le dos pour l’enfiler facilement) et pantalon type sarouel à taille élastiquée, sans pression entre les jambes. Quand il fait plus frais, petite veste à fermeture éclair, bonnet en coton, chaussons souples (fabriqués en France en polaire ou en coton/chanvre, de la marque Les belles créations d’Anna – il faut passer par la page d’accueil pour voir les modèles en stock). Comme d’habitude, tout est acheté d’occasion sur ebay ou réutilisé du Béluga ou reçu en cadeau, à part les chaussons souples. Et je suis contente que les achats d’occasion me permettent d’économiser pour acheter en neuf et fabriqué localement les pièces que je ne trouve pas d’occasion. En porte bébé, pour ne pas que les chaussons tombent, je place des jambières (type Babylegs) de son mollet à la moitié du chausson.

A 11 mois, il dit parfois « dada » pour demander à faire « à dada » sur nos genoux et il apprend à jouer à « tiens l’objet ; donne-moi l’objet », ce qui devient rapidement un de ses jeux préférés (avec l’option je retiens l’objet pour que tu n’arrives pas à le prendre). Son mot préféré reste le prénom de son frère, qu’il répète à longueur de journées. Il me nomme de temps en temps (mamamm) mais son père est pour le moment l’homme sans nom… Il aime toujours les comptines à geste. Il met du 18 mois en pyjama, Tshirt et pantalon ; 36 mois pour les bodys Petit Bateau (mes préférés car ne bougent pas au lavage), 24 mois pour les autres bodys, probablement à cause de la couche lavable un peu plus épaisse que les couches jetables.

A 11 mois et demi, il met moins les objets à la bouche, c’est à dire très souvent mais pas systématiquement. Il tend la main pour qu’on la lui saisisse. Il aime beaucoup essayer de me donner un aliment dans la bouche, même si en général l’aliment tombe avant d’arriver dans ma bouche. Il arrive à monter seul un étage d’escalier – on se place une marche derrière lui pour le cas où il tomberait.

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Ma journée type avec le Pinto de 6 à 12 mois

Il se réveille vers 7h20. Il ne prend pas forcément de petit déjeuner – il a suffisamment tété la nuit… Il joue calmement dans la salle à manger. Je lance la machine à lavée le linge, je vide le lave vaisselle et je petit déjeune généralement salé, avec un reste du diner de la veille (et les mêmes compléments alimentaires que pendant la grossesse, pendant toute la durée de l’allaitement).

Il a besoin de faire la sieste environ 1h30 après son réveil. Il dort généralement un cycle : 40 minutes. Souvent c’est en promenade dehors, en porte-bébé s’il est avec moi, en poussette s’il est avec ses grands-parents. Quand on rentre, on étend le linge, en général il joue à côté de l’étendait – quand il râle on joue à caché-coucou avec chaque linge à étendre, je chante une comptine (ou je le pose sur le couvercle de la machine pour qu’il joue avec les boutons tactiles pendant que je reste tres proche afin de parer toute chute).

On déjeune tôt, vers 11h ou 11h30. Je cuisine, on s’assoit ensemble à table, il mange ses morceaux, éventuellement pré-piqués sur une petite fourchette, et je lui donne les cuillerées d’aliments semi liquide et le verre d’eau. Après soit je nettoie immédiatement le sol à l’éponge soit je laisse les débris sécher pour les retirée ensuite à la balayette ou à l’aspirateur.

Vers 12h30 il a un coup de fatigue, on monte dans la chambre faire une grosse tétée repos. Puis il a un regain d’énergie, on joue dans la chambre, j’en profite pour ranger le linge propre de la veille, puis je lui propose de prendre le bain. Ensuite on joue un peu puis je l’endors pour la sieste : dans la chambre aux volets clos, dans mes bras pendant que je marche, souvent en tétant. Il dort deux ou trois cycles : 1h20 ou 2h. Je reste allongée avec lui au moins 1h, pour qu’il tète (très longtemps) et pour que je me repose. Cet été en période de canicule, il n’arrivait toujours pas à s’endormir à la maison l’après-midi à cause de la chaleur donc je l’endormais en porte-bébé dehors, à l’ombre des arbres.

Je prépare le goûter et j’avance la préparation du dîner puis, à16h, on part chercher le Béluga à l’école. De 16h30 à 18h on est au parc, il goute d’une ou deux bouchées et il a souvent besoin de faire un dernier cycle de sieste, en porte bébé.

On mange vers 19h. Si le Pinto n’a pas fait une sieste en fin d’après-midi il est grognon. Dans tous les cas, à 20h il commence à être sérieusement fatigué et quand je le monte dans la chambre à 20h15 il s’endort très rapidement, au sein, pendant que je suis allongée dans le lit. Il tète souvent pendant 40 minutes voire beaucoup plus (1h30 – j’en profite pour utiliser mon téléphone ou dormir). Quand il se décroche du sein, je le pose sur le ventre dans son lit, en cododo à côté de moi (j’ai empilé 2 matelas de 60×120 sur un tatami « de chevet » de 60×140 pour arriver au niveau de notre futon).

Pendant la nuit, ses réveils sont très variables : il peut se réveiller toutes les 1h30 quand il est mal (maladie, douleurs dentaires, canicule…) et généralement je le rendors au sein car c’est le plus silencieux et le plus rapide. Il a dans tous les cas un réveil vers 4h et un à 6h pour lequel il tète longtemps.

En terme d’activité physique, apparemment je marche environ 9 km par jour, principalement avec lui au bras ou en porte-bébé. J’ai actuellement comme porté-bébé le Manduca, mais je serai heureuse de reprendre mon favori, le Boba 4G que j’ai prêté à une amie qui a eu un bébé (le Manduca est un porte bébé physiologique pas conçu des la naissance, donc à choisir préférez l’ergobaby et son réducteur ou le Boba 4G). Côté veste, je continue d’utiliser avec enthousiasme ma Rainsnow de Zoli, aussi jolie (j’ai le modèle Lagon) que pratique : clairement elle m’est indispensable pour promener le Pinto sans avoir à l’engoncer dans un manteau ou une combinaison pilote, et je compte bien continuer de l’utiliser sans l’insert de portage quand j’aurai repris le boulot. Édit : si vous préférez utiliser votre propre manteau, vous pouvez acheter une extension de manteau de la toute nouvelle marque Bohmis, actuellement à 62 euros au lieu de 85 euros pendant la campagne de financement Ulule. Une fabrication locale, des tissus bio et véganes, ca me paraît une solution intéressante aussi !

Comme il fait frais, le Pinto qui a juste un body et un pyjama fin pourrait avoir froid (je suis une « mère couvre toi ») donc je lui ai mis ce surpyjama DPAM que j’adorais déjà pour le Béluga

 

Les jouets favoris du Pinto de 6 à 12 mois

Comme vous venez de le lire, le Pinto joue beaucoup en interaction avec les adultes. Il aime qu’on réponde à ses sourires, qu’on lui chante des chansons, qu’on le chatouille, qu’on lui envoie des bisous avec la main… Il a aussi des jouets, et voici ses préférés.

Il aime toujours Sophie la girafe, les jouets spécial siège auto (Snappy le crocodile de Playgro et Freddy la luciole de Lamaze), le grelot en cage de bois, les papiers à froisser. Il reste occasionnellement intéressé par son portique ainsi que son mobile musical, que j’ai désormais accroché au chariot de marche et d’activités EverEarth qu’il a reçu en cadeau de naissance mais n’utilise pas encore (mais que moi j’utilise pour ranger ses jouets courants, grâce au filet ingénieusement placé derrière !).

Puis il se met à beaucoup apprécier un slinky arc-en-ciel du Béluga, même après qu’il s’est brisé en deux.

Il aime aussi un livre en tissu fourré de plastique qui fait un bruit de froissé, le P’tit tambourin de Vtech, la petite boîte à musique que j’ai beaucoup écouté pendant la grossesse et une autre offerte par ses grands parents.

Un peu plus tard, il se passionne pour tout ce qu »il arrive à prendre en main et à porter à la bouche : les emporte-pièce de la cuisine, tous les objets qu’on lui autorise (donc rien de trop petit ni de coupant/pointu) et, en terme de jouets, la boîte à formes de Goki remporte un énorme succès : il soulève le couvercle, manipule les formes et apprend à détruire les piles qu’on lui construit avec. C’est vraiment un super jouet qui avait aussi beaucoup plu au Béluga.

Ensuite, on nous donne le chouette jouet musical Coucou la musique de Nathan, une version qui apparemment  n’est plus commercialisée, dommage) que le Pinto apprécie beaucoup : il ouvre et ferme ses volets qui diffusent alors de courts extraits musicaux.

Le Pinto a également envie de fourrer ses doigts au milieu d’un bol de riz ou de semoule… Comme ce n’est pas autorisé, j’essaye de répondre à ce besoin en lui proposant des dispositifs plus faciles à ranger/nettoyer  une bassine de fèves sèches (qui me sert habituellement à précuire une pâte à tarte sans qu’elle ne gonfle), en le plaçant dans une grande caisse de rangement où je verse des lentilles sèches (que j’utiliserai ensuite pour cuisiner, après trempage et rinçage), en le laissant farfouiller sans la terre (surtout vers 11 mois car il met moins de choses à la bouche). Idéalement il faudrait que je l’emmène à la plage, je suis sûre qu’il adorerait mettre ses doigts dans le sable ! (il n’y a pas de bac à sable par ici, peut-être à cause du mistral ou/et de l’incivisme général).

Et pendant toute cette période, le Pinto se régale avec de petites balles (entre 5 et 10 cm de diamètre). A la fin, il aime aussi beaucoup jouer avec un ballon de baudruche gonflé (on ne le gonfle pas trop afin de faciliter sa prise en main et limiter les risques d’éclatement).

A 11 mois, un de ses jouets préférés est notre grande passoire fine. Peut être parce qu’elle est à la fois volumineuse et maniable (légère, avec poignée) et qu’elle est à la fois quasi transparente mais pas tout à fait ?

 

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Matériel pour la diversification alimentaire du Pinto

La chaise haute

Le Pinto, dans sa chaise haute, admire notre galerie familiale (un mur de la salle à manger est dédié aux dessins, dont on profite ainsi avant de les jeter)

J’ai réutilisé la chaise Stokke du Béluga avec le kit bébé et son coussin, et les tous premiers temps, le harnais car le Pinto faisait brusquement de grands mouvements avant-arrière qui m’effrayaient. On a rapidement éliminé le harnais, puis le coussin avant puis le coussin arrière (galère à nettoyer et pas nécessaires à son confort).

Mon bilan sur les chaises hautes : Les modèles standard, encombrants et utiles pendant une courte période, me semblent à éviter – sauf si vous avez la place et qu’on vous en prête une évidemment. Nous, dans un petit appartement et sans chaise haute prêtée, on avait acheté la chaise Stokke car l’idée de la chaise évolutive nous plaisait, l’aspect autonomie de bébé ainsi que le côté plutôt décoratif de l’objet. Avec le recul, on aurait aussi bien pu/dû acheter un siège de table à fixer directement sur la table pour les premiers temps, peut-être un réducteur de chaise pour ensuite, et seulement après (comme cadeau collectif de l’anniversaire de 1 an par exemple) la chaise Stokke, sans kit bébé. Ces 3 articles permettent un encombrement minimal, une utilisation pratique et correspondant à l’autonomie du bébé (être attablé avec ses parents, monter seul sur la chaise une fois qu’il en est capable) et, cerise sur le gâteau, ils sont faciles à trouver et peu coûteux sur le marché de l’occasion, ce qui permet de garder ses sous pour d’autres produits et de ne pas surcharger l’empreinte écologique de la famille.

La chaise haute d’appoint

Elle sert pour les sorties au resto ou les autres bébés qui viennent manger à la maison : J’ai acheté d’occasion (ebay je t’aime) un réducteur de chaise super léger et peu encombrant, sans tablette, de la marque Polar gear. Ses inconvénients : la sangle qui attache le réducteur au dossier est haute, ce que je trouve moins efficace que quand elle se pose en base du dossier ; si le bébé veut se pencher fortement par le côté, il peut faire un peu glisser le réducteur donc il faut le retenir. Mais dans l’ensemble j’en suis très satisfaite. La marque Munchkin propose un produit équivalent, qui me semble encore mieux conçu (vraie poche pour ranger de petits objets, deux sangles pour accrocher le rehausseur a l’assise de la chaise).

A noter, les modèles de rehausseurs de chaise tout en plastique, avec tablette amovible, sont bien aussi. Un peu plus encombrants, mais comme ils sont plus stables ils peuvent même être de bons substituts à la chaise haute, quand le bébé se tient assis « correctement » (donc pas quand il a moins de 9 mois ou s’il est de nature agitée). J’ai testé la marque The First years, comme toujours d’occasion, et elle est parfaite pour chez les grands parents.

Rehausseur de chaise The First Years, couche Milovia

Les bavoirs

Pour le Béluga, on nous avait donné des bavoirs classiques  un rectangle de tissu devant et une ficelle pour l’attacher autour du cou, ou un rectangle de plastique devant avec un récupérateur de nourriture et des pressions pour l’attacher autour du cou. On avait aussi acheté un tablier intégral en plastique. Dans tous les cas, il pouvait salir ses vêtements par le col et/ou l’ouverture des manches. Donc je vais au plus simple : des bavoirs en tissu éponge (lavage en machine et séchage facile)  qui s’accrochent avec une pression (rapide et efficace) et une chaise bien proche de la table pour limiter la chute des aliments sur les genoux du bébé. Et après le repas du midi, on prend le bain ; après le repas du soir, on se met en pyjama, comme ça on peut se changer si besoin.

J’ai acheté une sorte d’attache tétine nommée Clip a gogo, que je laisse en permanence dans mon sac pour transformer une serviette en bavoir en cas de repas impromptu au resto. C’est surtout pour me faire plaisir, parce que je pourrais aussi bien mettre en permanence un bavoir dans mon sac, mais ça fonctionne bien (et c’est plus chic/mystérieux qu’un bavoir dans mon sac à main).

L’assiette

Pour le Béluga, j’avais acheté un bol à ventouse, en plastique. On en trouve désormais en bambou, mais j’ai l’impression que le bambou est sous forme de lamelles collées les unes aux autres, donc a priori pas super sain ni super écolo… En fait, comme on pratique la DME, ce que j’utilise le plus c’est un set de table à rebords, qui se fixe sur la table avec des ventouses. Ne vous faites pas d’illusion, le bébé arrive à détacher les ventouses et envoyer en l’air le contenu du set, mais il me semble que c’est un peu moins facile pour lui qu’avec un set qui se fixe sans ventouse – comme le Happy Mat d’Ezpz, que je n’ai pas essayé car franchement le prix est trop élevé. J’ai choisi le set de table en caoutchouc de la marque Hévéa. Entre nous, je sors surtout le set de table quand on a de la visite, parce que finalement entre ça et une table propre, je ne vois pas tant de différence que ça… Il y a des restes de nourriture partout (table, chaise, sol) après le repas de toutes façons ;).

Les couverts

Comme pour le Béluga, j’utilise avec bonheur des couverts en inox pour verrine (mini cuillère, mini fourchette) ou des couverts à dessert de notre service de table (cuillère à café, fourchette à gâteau). Ils sont faciles à prendre en main par le Pinto, adapté à la taille de sa bouche, les cuillère sont peu profondes ce qui lui permet de les vider aisément. Et je trouve que l’inox glisse mieux en bouche que le bois ou le bambou.

Bavoir à pression, cuillère à café, couverts à verrine

Le gobelet

Le Pinto ne connait pas le biberon et n’a pas réussi à utiliser la tasse à bec que je lui ai présentée au début de la diversification. Je l’ai donc fait boire au verre et il s’en sort très bien. J’utilise un de nos verres, en verre transparent afin de bien voir le niveau de l’eau (pour ne pas l’inonder). Le côté cassant n’est pas gênant car de toute façon c’est moi qui le manipule afin qu’il n’en renverse pas partout. Je ne sais pas quand je passerai à autre chose (petit gobelet en inox ou tasse à paille anti-fuite) : pour le moment le Pinto est satisfait de ce système, il se fait comprendre quand il veut boire et je lui propose régulièrement de toute façon.

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Le modèle de diversification du Pinto : la DME

Côté aliments, ce n’est pas du tout mon truc de faire des purées spécialement pour mon bébé sans aucune certitude qu’il va les manger – et hors de question pour moi de le forcer ni même de le manipuler façon « zou l’avion » pour qu’il les avale, ça relève de la Violence Éducative Ordinaire. J’avais déjà pratiqué pour le Béluga, gardé en journée par une nounou, un mélange de Diversification Menée par l’Enfant et de diversification plus classique avec des bouillies de céréales. Pour le Pinto, que je garde actuellement toute la journée, la DME a été naturelle. Je sale moins ce que je cuisine, je pèle/écrase à la main si besoin et hop son repas est prêt. On mange la même chose et comme son appétit est encore très fluctuant, si c’était un repas sans appétit je n’ai pas à choisir entre me forcer pour manger une purée qui ne m’attire pas ou la jeter à la poubelle.

Les avantages de la DME

Pas besoin de préparer des menus spécialement pour le bebe : gain de temps ! Et moins de prise de tête si l’enfant ne mange pas à un repas.

Pas besoin d’acheter des petits pots quand on est en déplacement : gain financier ! Et écologique aussi.

Pas besoin de stresser quand le bébé met un objet dans la bouche : passées les premières semaines ou les premiers mois, il a l’habitude de gérer les solides dans sa bouche et les recracher si besoin. Évidemment, on le surveille toujours du coin de l’œil et on retire l’objet s’il y a un risque de mouvement brusque (s’il se met à marcher, si d’autres enfants approchent…).

Passés les premiers temps, on peut installer l’enfant à table et le laisser manger seul pendant qu’on met la table ou tout simplement qu’on mange notre propre repas. Il suffit de rester dans le coin (idéalement à table en train de manger nous aussi, c’est plus convivial) pour remettre de la nourriture devant lui, donner à boire, intervenir si besoin.

Inconvénients de la DME

Les repas familiaux doivent être sains (ça peut être un avantage pour la famille si on profite de la DME pour manger plus sainement) : extrêmement peu salés, non sucrés. Personnellement je sale l’eau de cuisson des légumineuses et des céréales uniquement, pour le reste on ajoute du sel dans notre assiette si besoin. Et pour le sucré, nos desserts sont composés de fruits frais, sauf rare exception.

Il faut pouvoir être très attentif lors du repas les premières semaines.

Il faut nettoyer l’enfant, la table et le sol après le repas. Personnellement je limite les dégâts en donnant les spaghetti sauce tomate directement dans la main du Pinto, en lui fournissant les dés de fruit glissants (melon, poire…) sur une mini fourchette et en lui proposant devant la bouche la cuillerée de yaourt, mais il reste une vraie étape de nettoyage malgré tout.

Il faut rassurer tous ceux qui stressent à mort que le bébé s’étouffe dès qu’ils le voient s’entraîner à recracher un aliment.

Si la DME vous tente

Lisez l’excellent ebook d’Emilie Pinard, qui partage aussi gratuitement beaucoup de ressources sur son blog Bébé mange seul. Je trouve rentable d’acheter l’ebook (112 pages) car toutes les informations importantes sont rassemblées de manière ordonnée, donc il n’y a pas à craindre d’avoir raté une information.

En terme de livres papier, on trouve notamment Bébé Veggie. Je vous recommande aussi Mon enfant ne mange pas, qui permet de relativiser les craintes sur les bébés et bambins qui ne mangent pas assez (j’en avais déjà parlé dans l’article sur la diversification du Béluga).

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Les aliments du Pinto de 6 à 12 mois

A 6 mois, il avale de mieux en mieux, mais comme il salive moins il a plus de mal à humidifier suffisamment la biscotte pour l’avaler. Il aime le fenouil (cuit à la vapeur), les fraises (crues), il n’aime pas la bouillie de riz à la vanille (tandis que le Béluga en a goûté à nouveau et l’aime toujours autant, alors que préparé à l’eau c’est quand même bien fadasse).

A 6 mois et demi, quand je la lui donne, il arrive à mettre la mini cuillère (pré-remplie avec un peu de yaourt de soja ou de purée de pomme) dans sa bouche.  En me voyant manger une tartine de pain de mie grillé (avec du tartare d’algues), se montre intéressé : je lui donne une languette de croûte qu’il mange. Une fois son morceau fini, cris. Je lui propose de la banane, cris. Une languette de croûte de pain de mie non grillé, silence. Une languette de croûte de pain de mie grillé, il mange avec application. Semoule, bâtonnet de carotte légèrement cuite en toute petite quantité dans une mini cuillère, bâtonnet de carotte crue, tige de fenouil crue, tranche de champignon de Paris cru, banane (mais pas pratique car glisse et avec la peau ça fait trop épais pour qu’il la tienne en main), asperge pas trop cuite et coupée en tronçon de 7 cm environ (il mange un peu mais ce n’est clairement pas son aliment préféré), concombre cru en bâtonnet (il n’aime pas), polenta sur cuillère (il adore). Premiers morceaux dans sa couche. Purée de pomme puis purée de pomme mélangée avec de la purée d’amande blanche. Riz.

A 7 mois, il aime le houmos sans puis avec purée de sésame (étalé sur un morceau de pain des fleurs), ne veut plus de purée pomme/amande, accepte la cerise (dénoyautée, coupée en 3 ou 4 et piquée sur une fourchette), la fraise (pas facile car s’écrase facilement dans sa main), les pâtes spirale, le melon coupé en bâtonnet (bof et ça semble lui donner des gaz), les feuilles d’artichaut cuit (il aime), les chips non salées de la baraque à panisses, les petits morceaux de spaghetti que je lui donne dans la bouche, et les spaghetti entiers avec lesquels il joue (je le laisse faire plutôt que jouer avec les fils électriques, qui l’attirent en ce moment !). Il adore le houmos.

A 8 mois, il continue de dévorer les mini galettes de lentilles, évite les fraises (crues), ne supporte pas le radis ni les saucisses de gluten (Weenies), engloutit les tranches de courgettes, le riz de la paëlla, les pâtes au pistou, mange un peu les abricots, très peu la pastèque.

A 10 mois, j’autorise qu’on lui fasse goûter (tres occasionnellement !) des produits animaux : du poisson grillé par exemple par un amie qui en mange au resto. Comme pour le Béluga, c’est dans le but que son système digestif découvre cet aliment afin qu’il puisse en consommer sans douleur s’il décide plus tard de ne pas être végane (et je ne me fais pas d’illusion, vue notre famille carniste et la cantine il passera très probablement par une période carniste). Il dévore la pastèque, grignote le melon (il apprécie surtout la croûte !), adore le couscous (surtout la semoule)…

A 11 mois, il adore la polenta, coupée en cubes après refroidissement ou tiède servie dans une mini cuillère que je présente devant sa bouche et qu’il enfourne ou saisit à la main pour la mettre lui-même à sa bouche. Il gère parfaitement bien tout ce qu’il met dans la bouche, y compris des aliments « dangereux » qu’il arrive exceptionnellement à prendre malgré mon interdiction (mirabelle entière avec peau et noyau !), à écraser et à en recracher les déchets (peau et noyau) – ceci dit je continue à lui retirer la peau des fruits et à éviter les formes rondes (raisins coupés en deux, pois chiche écrasés grossièrement).

Son appétit est encore très fluctuant, il tète encore à la demande mais il mange au moins une bouchée à chacun de nos 4 repas quotidiens, et en général lors d’un des repas principaux (déjeuner ou diner) il a un gros appétit. Je lui donne une fois par jour le quart d’un comprimé de Veg1 à l’orange : je le casse à la main en 2 puis en 2, et j’écrase une des quarts soit dans un petit fond d’eau soit dans une petite quantité de yaourt de soja nature.

 

Voilà pour ce récit pêle mêle qui me sert de carnet souvenir et vous permet peut être d’avoir, pour chez vous, des idées ou astuces à appliquer (ou à éviter ! On est tous différents).

Bon dimanche !

Véganisme en famille, histoire de compromis

11 Juin

Bonjour !

Chez nous, la famille est très présente, en particulier depuis qu’on a déménagé à Marseille. C’est un choix de notre part : nos parents et beaux-parents sont à moins de 30 minutes en voiture, et plusieurs frères, oncles et tantes, grands parents ne sont pas loin non plus. Aucun n’est végétarien ni végane, ni « féministe » (c’est à dire réellement conscient que c’est chacun de nous qui maintenons les inégalités de sexe), ni écolo. Bref, vis à vis de ces « innovations », je crois que notre société en est encore (au mieux) au stade des adoptants précoces.

Mais dans notre famille, à peu près tous sont gentils et, comme nous, motivés pour que les relations familiales soient fréquentes et au beau fixe. Concrètement, ça veut dire que chacun essaye d’aménager son organisation pour faire une place aux désirs des autres – même si au fond de soi on ne pense pas que ce désir ait autant de valeur que le nôtre ! Tolérer ne signifie pas être d’accord…

Ainsi, pour les repas de famille, il y a toujours de la viande/du poisson mais aussi des plats véganes alléchants et nutritionnellement équilibrés pour Doudou et moi. La grand mère de Doudou nous prépare toujours des fricassés sans thon ni œuf quand elle en cuisine. Elle apporte des gâteaux standard mais pense de temps en temps spontanément à faire une tarte aux pommes végane (avec de la compote de pomme à la place de l’appareil classique). Quasiment personne ne cherche à nous asticoter sur nos choix de vie. Nous avons une famille merveilleuse, j’en ai conscience et j’en ressens beaucoup de gratitude.

De notre côté, nous autorisons nos proches à apporter des produits animaux chez nous lors d’un repas s’ils en ressentent vraiment le besoin. Par exemple des œufs et du jambon pour garnir leurs crêpes, des croissants pour leur petit déjeuner. Nous prévenons bien sur au maximum ces besoins en proposant au préalable un maximum de gourmandises végétales. Nos invités ont quasiment toujours la courtoisie de ne pas avoir besoin de compléter notre menu avec des produits animaux.

Le cas le plus difficile est celui des enfants. Et ce n’est pas seulement un problème épineux du point de vue du véganisme : l’éducation bienveillante, écologique et non sexiste représente tout autant de défis que le véganisme dans la plupart des familles – y compris la nôtre. Encore une fois, nous avons deux très grandes chances :

  • notre famille est très bienveillante vis à vis de nous,
  • Doudou et moi sommes parfaitement d’accord sur les sujets éthiques et écologiques au sens large (y compris le sexisme, le spécisme, etc), même si lui a fait le choix de manger de temps en temps du fromage à l’extérieur et de porter du cuir sur ses chaussures de boulot et ses ceintures (on n’a pas encore trouvé de ceinture végane qui lui plaise).

Il est cependant inévitable que certaines actions de nos proches nous/me restent en travers de la gorge. Et, réciproquement, que certaines de mes actions choquent mes proches. Quand j’ouvre le frigo chez eux et que je vois des petits suisses, achetés spécialement pour le Béluga, il me vient la bouffaïsse. J’ai une envie : les incinérer. Ou à défaut, les jeter à la poubelle. Les petits suisses hein, pas mes proches. Et je suis tiraillée entre le fait qu’ils lui donnent des produits laitiers, ce qui me fait trépigner de colère, et la volonté de leur rappeler (encore une fois) de manière diplomatique le fait que je tolère déjà qu’ils lui donnent de la viande, du poisson, des œufs et des biscuits non véganes, ce qui est déjà un très très très très gros énorme colossal effort de ma part et qu’ils pourraient au moins éviter ces p***n de produits laitiers !!!!! Idem quand le Béluga me dit qu’ils l’ont emmené au zoo.

Alors j’expire. Je dessine ma colère puis je continue le dessin de manière un peu artistique, pour faire sortir mes émotions négatives et les « retraiter ». J’écris mon exaspération dans des lettres que je n’envoie pas. J’en parle à Doudou, qui m’écoute sans me juger tant que je ne le saoule pas trop longtemps avec ma rage. Je tourne et retourne dans ma tête les mots que je pourrais utiliser pour communiquer ma frustration à mes proches afin qu’ils dévient un peu plus de leurs principes (les enfants ont besoin de produits laitiers pour bien grandir/j’ai envie d’initier mon petit fils à cet aliment/cette activité que j’ai été habitué à aimer, etc) vers les miens. Même si je sais que mes pratiques, qui me paraissent logiques et respectueuses, leur paraissent sans doute quasiment relever de la maltraitante : refuser d’emmener le Béluga voir Guignol (on va voir plein d’autres spectacles à la place), le faire dessiner sur du papier brouillon, lui acheter quasiment tous ses vêtements d’occasion, jeter à la poubelle les bonbons que les commerçants lui offrent…

Au final, peu importe qui a raison, de eux ou de moi, l’important est qu’on arrive à trouver un compromis pour que nos deux systèmes de valeurs coexistent.

Ce serait tellement plus simple (et libérateur) pour moi de leur dire : « aucun produit animal dans l’assiette du Béluga sinon il ne viendra plus manger chez vous !!! Et arrêtez de l’emmener à la ferme pédagogique ou au zoo ! » Oh que ça me démange de le dire quand je vois ces satanés petits suisses dans le frigo, si vous saviez !!! Moi qui me suis tellement adoucie au contact de Doudou alors qu’au fond je suis un dragon cracheur de feu ! Alors je me raisonne, je fais appel à mon empathie en imaginant combien ce serait violent pour eux de recevoir ces impératifs dans la figure…

Et je viens vous prendre à témoin que oui ils ne sont pas 100 % fair play puisque je leur ai déjà dit (et Doudou aussi) que ça me gêne beaucoup (plus que le reste) que le Béluga consomme des produits laitiers, que non je ne m’abaisserai pas à leur lancer que ce sont des mangeurs de cadavres alors qu’en m’apportant de la pizza ce midi le Béluga m’a dit « (celle-ci) c’est pour les mangeurs de graines » en écho à ce qu’un proche venait de lancer et que ça m’a blessée, que oui je suis persuadée que c’est la diplomatie vis à vis de nos proches qui nous permettra de maintenir nos liens et aussi de les amener vers plus de végétal/moins de cruauté ordinaire, et que oui aussi ces compromis me font passer des moments plein de rage, qui parfois m’empêchent de dormir, mais qui sont contrebalancés plus tard par un compliment sincère de l’un sur les camemberts de cajou, un gâteau au chocolat végétalien cuisiné par un autre, le Béluga qui demande mes cookies pour son petit déjeuner…

Un jour peut être, l’humanité sera complètement éthique et écologique. En attendant, je suis une végane écolo et féministe dans un monde qui ne l’est pas, et je veux pas en plus me priver (et priver Doudou et mes enfants) de notre famille qui est déjà merveilleuse. Ce n’est pas la voie facile, et ce n’est pas souvent abordé même dans les blogs de famille végane, mais j’y crois. La recherche du compromis est une démarche difficile, frustrante, longue et qui ne fait pas se déplacer les foules. Mais je pense qu’elle est réellement utile et nécessaire pour faire évoluer l’humanité vers le mieux.

Alors merci de me suivre, de regarder mes repas tout simples, de lire mes témoignages sur la vie de mes enfants, de tenter mes recettes. Ce blog me permet de respirer, d’exercer ma liberté, de transcender (upcycler serait un terme plus à la mode ? ^^) ma frustration devant ce monde qui est parfois (souvent) si loin de mes valeurs. Vous m’aidez à garder le cap, merci.

Au fait, vous voulez ma recette de cookies ?

Bon dimanche !

Le Pinto de 6 semaines à 6 mois

21 Mai

Bonjour !

Voici la suite des aventures du Pinto (ses 6 premières semaines sont ici). Promis, après cette grosse quinzaine sur le thème « enfants », dimanche prochain on recommence à causer nourriture ! Au fait en attendant, que diriez-vous de tester ces cookies chocolat/noisette de Marie Chioca ? Son dernier livre est dans le haut de ma liste d’achats même si je sais qu’il n’est pas 100 % végétal, et j’ai testé ces cookies en remplaçant les 100 g de noisettes par 50 g de pistaches (j’en aurais bien mis plus mais ça m’a saoulé de les décortiquer…), le lait de soja par du lait de riz et le hachage au robot par un hachage des pistaches au couteau. Adultes comme enfants ont apprécié !

 

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Développement du Pinto de 6 semaines à 6 mois

A 2 mois, le Pinto essaye de sucer son pouce pendant de nombreuses minutes. Il sourit. Il gazouille.

À 2 mois et demi, il aime qu’on interagisse avec lui. Il bave. Il me laisse étendre le linge, posé sur un tapis à côté de moi. Il hurle la nuit quand il y a du mistral. Il dort moins longtemps quand il est posé, à part la nuit. La nuit, il se réveille toutes les 2 h. Il peut rester de longues heures en éveil calme, et sieste alors plus le lendemain. Il passe la plupart de son temps d’éveil dans les bras. Il tolère le porte bébé, pas l’écharpe. Il tête seulement quand il le décide. Il ne hurle plus le soir. Il accepte le bain hebdomadaire (avec moi dans la baignoire). Il déteste qu’on lui lave le nez.

A 3 mois, le Pinto « parle » longuement. Il a ses têtes : pleurs avec certains, coups de cœur immédiat avec d’autres, à qui il sourit intensément et vers qui il se penche depuis mes bras pour aller dans les leur. A Noël, je refuse qu’il aille dans des bras autres que les miens (ou ceux de Doudou), ce qui fait grincer des dents mais lui permet de rester calme toute la journée dans cette ambiance inhabituelle. Il a les dents qui le travaillent : il bave et mâche beaucoup nos doigts, et semble avoir mal le soir et la nuit. Il n’essaye plus de mettre son pouce dans sa bouche (il semble y parvenir quand il le souhaite, ce qui arrive rarement). Je l’habitue à être posé sur son lit en journée, pendant des temps d’éveil.

A 3 mois et demi, le Pinto se touche les mains et devient capable de les ouvrir volontairement pour saisir un objet à sa portée. Il fait sa première nuit (23h30-4h30). Je l’endors dans son lit au sein ou l’y dépose une fois endormi (je dors juste à côté). Il a plus de régurgitations, les joues marbrées et beaucoup de bave. Il finit de râler avant d’accepter de prendre le sein quand j’ai trop tardé à satisfaire sa faim. Il râle (hurle) parfois beaucoup en voiture (et parfois pas du tout). Il « fait » des bisous (colle sa bouche ouverte et baveuse sur notre joue) quand on lui en fait. Il est très intéressé par la nourriture mais ne semble pas encore totalement prêt en pratique (il tète des morceaux de betterave, lèche l’arrière d’une mini cuillère contenant un peu de vinaigrette ou de yaourt de soja). Il se réveille certaines nuits toutes les 4 h, et d’autres nuits toutes les heures, probablement selon les douleurs dentaires.

A 4 mois, il mange des gouttes de purée de pomme sur une petite cuillère, le lendemain suce une croûte de tarte salée.

A 4 mois et demi, il émet des sons plus diversifiés. Une dent est sortie, l’autre travaille ; je lui propose une racine d’iris Wurdies, très ergonomique, et ça lui plait (mais au final ça ne lui aura pas plu longtemps, donc je ne suis pas sûre que l’achat ait été rentable). Il observe avec beaucoup de concentration le monde qui l’entoure, au point de ne pas tourner la tête systématiquement quand on émet un son ou qu’on l’appelle – ce qui nous fait temporairement craindre pour son audition. Il a un rhume et ça le met en colère (à cause des difficultés à respirer ?). Il semble reconnaitre notre rue quand on rentre de balade (il a râlé une fois quand je suis rentrée peu après être sortie, sans doute considérait-il que la balade avait été trop courte). Il semble vouloir nous apprendre à comprendre ses désirs : il pleure tant qu’on n’est pas en train de faire (ou préparer) ce qu’il souhaite puis sourit ostensiblement dès qu’on est sur la bonne voie.

A 5 mois, sa deuxième dent est sortie. Il se regarde longuement les mains. Souriant et tranquille la plupart du temps, il apprécie qu’interagisse avec lui et se manifeste si les deux adultes présents dans la pièce discutent trop longtemps entre eux sans le regarder : il râle, mais se calme immédiatement quand sa volonté est satisfaite – si on attend trop par contre, il ne se calme pas aussi vite. Il râle systématiquement 5 secondes quand on le pose dans un transat ou sur le tapis, puis passe à autre chose – comme s’il râlait pour le principe de quitter les bras pour un support inerte. Il apprécie le bain « normal », c’est à dire seul dans la baignoire, maintenu du bout des bras par un adulte (typiquement une grand-mère) qui se trouve à côté de la baignoire ; mais moi je trouve ça trop fatigant pour moi, donc je continue à lui faire prendre le bain avec moi-même comme transat de bain, ce qu’il aime aussi. Il ne râle quasiment plus quand je lui lave le nez, il semble comprendre que ça lui fait du bien et/ou qu’au moins ça ne dure pas longtemps.

A 5 mois et demi, le Pinto décide de s’endormir le soir dans les bras de son papa (pas les miens). Il débute la poussette avec plaisir avec ses grand-mères (moi je ne suis toujours pas motivée), sans réducteur mais avec chancelière (ce qui ajoute un peu de moelleux à l’assise). Il bave à nouveau. Il regarde longuement ses mains et celle des autres ; il bouge ses doigts en miroir quand on bouge les doigts devant lui. Un soir, il refuse de s’endormir dans les bras de papa et s’endort dans les miens – un jour où il m’avait peu vue. Il râle toujours souvent en voiture.

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Les habits du Pinto

A 6 semaines, j’habille le Pinto en 6 mois ! Comme le Béluga avant lui, en automne/hiver/printemps tant qu’il ne cherche pas à se mettre debout, je l’habille nuit et jour en pyjama. Je change ses vêtements tous les 2 ou 3 jours (maximum), quand je lui donne le bain, dès qu’ils sont sales ou mouillés.

Le Pinto porte :

  • body manches longues,
  • soquettes (les chaussettes mi hauteur serrent ses mollets dodus),
  • pyjama qui s’ouvre devant.

S’il fait froid (hiver) ou si on sort, j’ajoute un surpyjama une pièce en velours ou « peluche » sans capuche ou avec capuche amovible (je l’enlève avant les siestes/nuits). Il en a 2, ce qui est un minimum, je préfère en avoir 3. Voici mes conseils pour choisir le surpyjama :

Il a environ 5 exemplaires de body, chaussettes et pyjama, ce qui suffit amplement à parer les épisodes de pyjama mouillé à répétition ou gastro éventuels. Et 2 ou 3 exemplaires de surpyjama, 2 gilets, 2 bonnets, 5 bavoirs bandanas. Ainsi, les habits courants du Pinto tiennent sur 2 petites étagères, dans notre placard. Sur la photo, vous voyez aussi un tas de langes (multifonction !), des débarbouillettes lavables (j’en ai toujours une dans mes poches de veste, un tas dans la salle à manger, etc), des bavoirs (que j’ai depuis remplacé par des bavoirs bandanas pour les poussées dentaires, et des bavoirs épais pour quand il mangera autre chose que du lait) et deux capes de bain.

Les habits sont tous d’occasion (récupérés du Béluga ou achetés sur ebay) à part un surpyjama (pas facile d’en trouver d’occasion qui aient la bonne taille, les zips bien placés et ne soient pas rembourrés). Avec les surpyjamas doublés, je ne mets pas de pyjama dessous : juste le body et les chaussettes.

Pour sortir, j’ajoute en hiver un bonnet tricoté ou une chapka pour sa tête. Et pour son corps, une petite couverture polaire entre le porte-bébé et ma veste de portage :

Côté couches, j’ai choisi d’utiliser des jetables jusqu’à ce que le Pinto atteigne la taille M. C’est arrivé quand il a eu 3 mois et demi. J’ai acheté (d’occasion) un lot de 10 TE1 taille M, et ça ne m’a pas suffit pour passer entièrement en lavables. Il me semble qu’avec 15 couches j’aurais pu fonctionner entièrement en lavables (avec tout de même toujours un paquet de jetables pour le cas où : gastro, panne de lave-linge, week-end ailleurs…). Mais comme le Pinto grandit très vite et que mais je n’ai pas vu pas passer de nouveau lot de couches TE1 taille M d’occasion, j’ai décide de continuer avec quelques couches jetables : le Pinto porte donc des couches lavables le jour (environ 6 car je le change toutes les 2h30 – 3h), et une couche jetable la nuit. Je fais désormais une machine de linge par jour, en mélangeant nos vêtements et les couches (préalablement trempées les rares fois ou elles sont très sales = où les selles ont largement débordé du papier de protection). Un rouleau de papier de protection Pinolino me tient environ 1 mois et demi, chaque feuille pouvant être lavée au moins une fois.

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Le suivi médical du Pinto

Le Pinto est suivi par notre médecin généraliste de famille. A 2 mois, conformément au calendrier actuel, on lui fait sa première séance de vaccination. Les recommandations actuelles sont de combiner vaccin hexavalent (contre DTP-coqueluche-haemophilus B-hépatite B) et Prevanar (contre pneumocoque, pouvant causer des méningites). Comme le Pinto est un bébé d’automne, même allaité il peut attraper des maladies fréquentes en hiver, donc je ne cherche pas à retarder les injections. Par contre je m’oppose totalement à la vaccination hépatite B pour les bébés et en insistant je parviens à obtenir que ce la docteure prescrive le vaccin  pentavalent puis à trouver une pharmacie qui a en stock le vaccin (contre DTP-coqueluche-haemophilus B). Du coup je demande à ce que la pharmacie me mette aussi de côté une deuxième dose de ce vaccin, pour ne pas être à cours lors de l’injection suivante.

Notre docteure ne prescrit pas de patch anesthésiant, et je n’en demande pas car l’expérience avec le Béluga m’a montré que ça n’avait pas d’effet intéressant pour le petit : je risque de le poser pas tout à fait au bon endroit, ça fait un geste supplémentaire à effectuer (retirer le patch) et ça ne protège pas contre la douleur interne (pression du liquide dans le muscle, voire sensation du brûlure avec certains vaccins). Par contre, j’impose que pour chaque vaccin le bébé soit dans mes bras et au sein.

Après la double vaccination, le Pinto est fatigué pendant plusieurs heures et je le garde au calme, dans mes bras, pour qu’il soit au maximum au repos et réconforté.

Plus tard dans l’hiver, le Béluga a une bronchite et le Pinto un début de bronchiolite. On le fait suivre par un kiné, conformément à la prescription de notre docteure, et heureusement il n’a pas eu à subir de massage, juste des lavages de nez (dont un, réalisé par une kiné de garde, l’a fait hurler mais a visiblement permis de lui retirer du mucus). A la maison, je lui lave le nez en plaçant sa tête sur le côté et injectant du liquide dans sa narine du haut. Pour un maximum de douceur, le liquide en question est du lait maternel, que j’obtiens au massant mon sein au-dessus d’un petit pot puis en vidant une dosette de sérum physiologique dans l’évier afin de la remplir du lait. Quelques mois plus tard, j’arrête les lavages de nez au lait maternel, puisque le Pinto semble bien supporter le lavage au sérum physiologique (ou ne pas râler moins quand j’utilise le lait).

A 4 mois, le Pinto a le 1er rappel des deux vaccins cités précédemment. Il passe ensuite 36 h plutôt mal, mais c’est peut-être en partie lié aux poussées dentaires qui le gênent à cette période là.

A l’occasion de cette visite médicale, la docteure l’examine et, pour la seconde fois, le décalotte un peu. La première fois, j’avais été trop surprise pour réagir (aucun pédiatre ne l’avait fait pour le Béluga), cette fois je lui demande pourquoi et elle répond : « Pour voir son méat urinaire » (le trou par lequel sort l’urine), je lui précise alors que ça lui a fait une coupure la dernière fois, mais je n’arrive pas à dire plus.

Pour la visite suivante du Pinto, j’ai fourbi mes armes :

  • Les 2 décalottages qu’elle a réalisés ont causé une coupure au Pinto, et c’est justement ça qui peut gêner sa capacité ultérieure à se décalotter, comme expliqué ici.
  • Observer son méat urinaire alors qu’il n’y a aucun signe d’infection locale est un geste dont je n’ai jamais entendu parler. Ma docteure observe-t-elle aussi en routine le col de l’utérus des bébés filles ?

Mais je suis très gênée en même temps, car je ne veux pas me mettre en froid avec ma docteure, que j’ai choisie comme médecin de famille (et à laquelle il faudra bien que je finisse par avouer mon véganisme). J’ai donc décidé d’une phrase à dire si elle fait mine de ne décalotter : « Je ne suis vraiment pas d’accord pour que vous le décalottiez. » C’est ce que j’ai trouvé de plus CNV pour exprimer sobrement mon opinion (qui est plutôt : « si tu le décalottes, je change de médecin !!! »). A mon grand soulagement, elle ne le décalotte pas. Il faudra quand même qu’un jour je lui en parle pour comprendre pourquoi elle l’a fait les 2 premières fois (par habitude ?).

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Les jouets du Pinto de 6 semaines à 6 mois

Le Béluga adoooore regarder nos doigts bouger. Sans conteste, c’est son « jouet » préféré.

Il aime aussi regarder son mobile (ou plutôt ses mobiles, car nous en avons reçu 3 en tout, que nous utilisons donc en alternance…). Le mobile est d’abord fixé au berceau situé dans la salle à manger, puis à une chaise une fois le Pinto trop grand pour le berceau.

La girafe Sophie, est aussi un jouet qu’il apprécie : il regarde sa tête, essaye de l’attraper, la mâchonner (souvent quand on la tient pour lui) et écoute quand on appuie dessus. Et je suis contente de savoir que c’est un jouet en caoutchouc (et peinture) fabriqué en France !

La libellule Lamaze, avec ses contrastes de couleur, est aussi un jouet qu’il aime regarder (mais qu’il n’arrive pas à tenir seul). On la met généralement dans la voiture, accrochée avec un cure-pipe à l’arceau de son cosy.

Il ne se lasse pas de son portique d’activités Heimess « ourson petit coeur », soit allongé soit assis dans son transat. Et moi je trouve ce portique super : fabriqué en Allemagne avec du bois local, les 3 hochets suspendus sont sympa, 1 est décrochable, il y a 2 trous pour accrocher d’autres jouets (ici, des peluches issus des mobiles surnuméraires) et des petites formes à saisir sur les traverses.

Il aime bien les hochets anneaux « lapin », faciles à tenir dans sa petite main.

A partir de 4 mois, il adore jouer à caché/coucou. Quand j’étends le linge, lui allongé sur un tapis, je joue en cachant mon visage derrière un linge à étendre. Quand je cuisine, lui assis dans le transat, je me cache derrière la porte d’un placard.

Il aime beaucoup tenir, froisser (et déchirer) des feuilles de papier : papier brouillon, papier cadeau – ou sachet en papier des courses, mais dans ce cas je le surveille de près.

Peu avant 6 mois, on sort le tapis d’éveil que des mains de fées avaient cousu pour le Béluga et qui comporte de mini personnages à attraper, reliés au tapis par un ruban.

Je lui offre aussi une balle évidée en caoutchouc Star ball, qu’il passe beaucoup de temps à essayer de mordre.

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Les déplacements du Pinto

Déplacements à pied

Nous avons la chance d’avoir école et commerces à proximité, et un bus pour aller en centre-ville. Le Pinto aime sortir, au minimum une fois par jour, souvent deux et parfois 3 quand il n’arrive pas à s’endormir dans la maison. Comme pour le Béluga, l’idée d’utiliser une poussette ne suscite aucun enthousiasme chez moi. J’ai néanmoins acheté de quoi poussetter le Pinto, principalement pour avoir la paix vis à vis des remarques de ma famille. J’ai réutilisé la poussette Mac Laren Quest du Béluga (achetée pour la nounou et les grands-parents), qui peut s’incliner à l’horizontale. Pour réduire l’assise et la rendre plus moelleuse, j’ai acheté le réducteur JJ Cole qui est effectivement super et très adaptable (en blanc sur les photos ci-dessous). Et parce que Mac Laren ne vend pas de chancelière naissance, j’ai acheté la chancelière 0-6 mois de la marque Red Castle. Le tout acheté d’occasion mais en parfait état, merci ebay !

Le Pinto a testé une fois cet assemblage, il état d’accord éveillé mais ensuite a hurlé pendant 10 minutes pour s’endormir (avec mamie, pendant que j’étais à la pharmacie). J’ai donc pu dire qu’on a essayé la poussette pour le Pinto… maintenant laissez-moi le porter ! Je voulais quand même vous signaler ma combine pour adapter la poussette Mac Laren Quest aux bébés, pour ceux qui veulent une poussette facile à plier mais n’ont pas de quoi acheter une Yoyo.

Côté portage donc, je me suis offert une veste Zoli imperméable et coupe vent RainSnow (après avoir bien usé la veste Zoli polaire que j’avais achetée d’occasion pour le Béluga). Et je porte le Pinto avec le Boba 4G et son coussin réducteur, puisque ce bébé n’aime pas l’écharpe (snif). Je peux donc être chic (avec ma jolie veste) et ridicule en même temps (avec mon seau pour porter les bouteilles de verre à la poubelle de tri), et le Pinto pendant ce temps-là roupille tranquillement.

J’ai les 2 mains libres, youhou !

Et voici la preuve que si si, le Pinto a de quoi respirer même quand il est au creux de la veste.

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Déplacements en voiture

En moyenne une fois par semaine, je dois prendre la voiture. Et comme le Béluga, le Pinto n’apprécie pas trop. Voici notre équipement :

  • Siège coque 0+ facile à retirer et replacer : avec base puisque ma voiture est trop ancienne pour avoir un le système Isofix ; et pour les premiers mois avec réducteur supplémentaire pour la tête (c’est à dire en plus du réducteur fourni avec le siège coque),
  • Jouet à accrocher : d’abord la libellule Lamaze attachée avec un cure-pipe, puis Snappy le croco de Playgro, un crocodile à pince spécialement conçu pour le cosy (super mais franchement, ça fait cher la pince en plastique…),
  • Rétroviseur arrière : celui de la marque Safety 1st est très facile à installer et à régler (sur un appuie-tête de siège arrière) et permet de voir la tête du bébé,
  • Tétine, pour calmer certains hurlements et l’aider à s’endormir dans ce siège.

Et ce que le Pinto préfère, c’est quand quelqu’un est assis à côté de lui pour le distraire en voiture, mais ça ne suffit pas toujours à la calmer quand il hurle pour être sorti du siège…

 

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Préparation à la diversification du Pinto

Comme la plupart des mamans, dès 5 mois je suis obnibulée par la diversification alimentaire de mon bébé. C’est ma généraliste qui me met la pression pour commencer « avant 6 mois ». Mais d’un autre côté, la Diversification Menée par l’Enfant (DME) ne démarre pas avant 6 mois en général, car les bébés ne sont pas prêts avant.

Je souhaite faire une DME afin de ne pas avoir à préparer de purées ni acheter de petits pots – oui je suis une maman feignasse, en plus d’être végane (tous les petits pots ne le sont pas) et écolo/minimaliste (pas envie de cuisiner quelque chose de spécial pour le Pinto, qu’il ne mangera pas forcément et que moi je n’aurai pas envie de manger pour éviter de le jeter).

Pour le Béluga, j’avais fait une diversification aux bouillies de céréales (pour être sûre qu’il soit bien dodu et que les gens ne me reprochent donc pas le végétalisme) puis aux morceaux. Depuis la diversification du Béluga, un blog a émergé comme source majeure d’informations sur la DME : Bébé mange seul, d’Emilie Pinard. J’ai d’ailleurs acheté son ebook pour m’accompagner dans la diversification du Pinto. J’ai aussi regardé les vidéos des différents bébés mangeant des morceaux sur le site Diversification alimentaire (dont les auteurs aussi on écrit un livre sur la DME).

A 5 mois et demi, on commence de temps en temps, quand le Pinto râle en me voyant manger ou cuisiner, avec ce que j’ai déjà à la maison de non dangereux pour lui (et en espaçant de 2 jours les nouveaux aliments) : biscotte, quignon de pain sans la mie centrale, purée de pomme, yaourt de soja nature – les 2 derniers étant donnés étalés sur une mini cuillère donnée à sucer. Puis bouillie à la vanille mais n’aime pas, et bâtonnet de carotte crue épluchée mais c’est trop difficile à saisir pour lui.

Il améliore rapidement sa saisie de la biscotte et ses réactions de bouche quand il a de mini bouts de biscotte ou des gouttes de compote sur la langue, mais n’arrive pas encore bien à garder en main la mini cuillère (cuillère à expression) dont la petite taille convient bien à sa bouche mais dont le manche est trop fin pour lui.

Attention, la DME doit répondre à certaines règles de sécurité, comme assoir le bébé à la verticale (pas dans le transat donc), ne jamais mettre les doigts dans sa bouche même quand on a l’impression qu’il s’étouffe.

Comme le Pinto fait à cette période là de brusques mouvements d’avant en arrière, je le mets dans la chaise haute Stokke avec non seulement le kit bébé mais aussi le harnais. Et je n’hésite pas à lui proposer, une fois qu’il est attablé, un jouet à manipuler et mettre en bouche pour « faire comme nous », comme le conseille Emilie Pinard. Ce jouet, c’est une petite cage de bois contenant un grelot, facile à attraper par les petites mains, comme ceux-ci. Sinon, il adore mettre à la bouche le museau d’une petite peluche girafe issue d’un de ses mobiles.

Bon dimanche !

Anniversaire Pyjamasques (5 ans)

14 Mai

Bonjour !

Après avoir lu l’intégralité du blog de Ciloubidouille, j’étais motivée pour organiser moi-même la première fête d’anniversaire du Béluga avec ses copains. En effet, non seulement Cilou a toujours de super idées créatives et un beau coup de crayon, mais surtout elle ne ménage pas ses efforts pour nous montrer qu’on a tous les capacités de faire de chouettes choses nous aussi, et qu’il n’y a pas besoin d’être un pro pour nous lancer. Merci Cilou pour ton blog inspirant !

Mes motivations pour tenter cette expérience : le plaisir du fait maison, ainsi que la maîtrise de l’aspect éthique (vis à vis des animaux mais aussi du sexisme et de la compétition) et nutritionnelle. Et bien sûr c’est beaucoup moins cher qu’un anniversaire géré par un prestataire.

Le thème choisi par le Béluga est bien de son âge : les Pyjamasques, un dessin animé dont il regarde de temps des épisodes sur nos ordinateurs (achetés en version dématérialisée, après les avoir découverts dans un premier temps sur Youtube).

Je vous livre ici le compte-rendu de la fête, avec un maximum de détails pratiques pour ceux qui auraient envie de se lancer. Gérer soi-même la fête, c’est fatigant le jour même mais carrément faisable car les enfants n’ont pas besoin d’animations de folie : se retrouver un après-midi entre copains c’est déjà chouette en soi !

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Les invitations : des pop up express

Je voulais des invitations qui ne soient pas un simple carton avec le message, mais qui soient faisables rapidement et sans matériel particulier. Un pop-up simplissime a rempli ces critères. Je vous fais le tutoriel dès que possible. Parce que bien sûr je n’ai pas de photos de ces invitations, et encore moins de leur préparation : je les ai faites de 23h à minuit la veille du dernier jour possible pour les distribuer…

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Le cadre

Le lieu

  • Une cabane pour jouer en attendant les copains. Ici, une cabane pop-up empruntée aux grands parents (qui ont beaucoup plus de jeux, jouets, livres etc que nous car ils en achètent très souvent). Sinon j’aurais fabriqué la cabane avec des draps accrochés à une fenêtre (avec un ruban noué) et scotchés au sol (avec du kraft gommé).
  • Une table et des chaises, pour l’activité peinture puis le goûter.
  • Un square (s’il fait beau) ou un grand salon (si on est prêt à supporter le bruit).
  • Une trentaine de ballons à l’hélium pour toute déco. J’ai acheté la bonbonne, les ballons et la ficelle dans un magasin de jouets pour 40 euros. Je ne sais pas si c’est écolo mais je sais que ça a eu un effet boeuf sur les enfants, pour un temps de préparation réduit ! Je les ai gonflés le matin avec l’aide de mon beau-père, les enfants ont joué avec pendant les temps morts de l’après-midi et à la fin de la fête ils sont repartis ravis avec quelques ballons chacun.

L’horaire

Sur les invitations, j’avais indiqué de 14h30 à 17h. Et on a globablement respecté le découpage en deux périodes :

  • 14h30 – 16h : activités/jeux plutôt dirigés,
  • 16h – 17h : goûter, ouverture des cadeaux, jeux plutôt libres.

Les personnes

Je considère que nous étions 2 adultes disponibles. Attention, un parent avec un petit frère/sœur à gérer compte seulement comme un demi adulte disponible… Ici on était 2 mamans et 1 autre adulte (ma super belle-mère, merci !).

L’introduction

Une fois les invites arrivés, je lance le rappel des notions clés du thème, pour faire parler les enfants (et informer sans le dire ceux qui ne connaîtraient pas le dessin animé) : « Ici c’est un camp d’entrainement des Pyjamasques, ces enfants qui deviennent des super héros la nuit. Comment s’appellent-ils ? (Prénom normal et nom de superhéros) quel est leur animal ? (Nom et couleur) » Je rappelle les phrases magiques « Sacha devient Yoyo ! Amaya devient Bibou ! Greg devient Gluglu ! »

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L’activité 1 : les masques

Matériel

– Table avec toile cirée, chaises
– Des masques en carton de type loup représentant chacun un animal (à part ceux du dessin animé, qui sont un chat, un hibou et un lézard) : environ 2  fois plus de masques que d’enfants afin d’éviter les conflits pour un même masque (tutoriel ici pour fabriquer ces masques avec des assiettes cartonnées)
– De la ficelle élastique : 40 cm par masque (prévoir des morceaux en plus pour allonger le bout des enfants qui ont une plus grosse tête)
– Pinceaux : 1 par enfant
– Couvercles de pot de confiture : 1 par enfant pour déposer la peinture si c’est de la gouache + 2 pour le groupe pour mettre l’eau
– Peinture : tubes de gouache ou palettes d’aquarelle (une palette avec godets amovibles ou plusieurs palettes, à emprunter aux autres parents)
– T-shirts taille adulte qu’on peut tacher : 1 par enfant

Déroulement

Je montre chaque masque pour que les enfants trouvent l’animal qu’il représente, puis chacun choisit le sien.
Chaque enfant enfile par dessus ses habits un T-shirt de protection, s’assoit à table (couverte d’une toile cirée), prend un pinceau puis choisit une couleur. Je proposais de l’aquarelle (de la palette 12 couleurs Ökonorm, super pratique pour distribuer à chacun son rond de couleur) et des tubes de gouache (je n’en ai pas trouvé à acheter en boutique écologique, ça n’existe pas la peinture en tubes écolo ?) – la peinture à doigt ne convenait pas car trop longue à sécher. J’avais testé au préalable le temps de séchage et vérifié que la peinture ne faisait pas baver les traits noirs que j’avais dessiné sur les masques.

Une fois les masques peints, chaque enfant trouve son nom de héros et je prononce pour eux la phrase magique « X devient … ! »
Les adultes enfilent les élastiques (c’est facile car la peinture a ramolli le carton) préalablement noués d’un côté, on noue l’autre bout et on sort les petits ciseaux pour agrandir les trous des yeux du besoin. Il faut être plusieurs pour que ça aille vite.

Ensuite on retire les T-shirts de protection, on se rince les mains (ou on les essuie seulement, sil n’y a pas de lavabo + marchepied à disposition) et on se rassemble pour qu’un adulte fasse une photo de groupe. L’autre adulte vide les petits pots d’eau à pinceau, met dans un sac plastique les pinceaux et aquarelle et met le toile cirée dans un coin. On rangera finement plus tard !

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Activité 2 : Bibou vision – le sac

Je me suis inspirée d’une activité de la visite guidée pour enfants du Mucem (j’ADORE cet endroit).

Matériel

– 1 petit sachet en tissu sombre (opaque)
– 1 sac opaque ou une boîte contenant le stock d’objets à deviner : cuillère, brosse à dent, crayon, bracelet, pièce de monnaie, bonhomme Playmobil…

Déroulement

Dans le sachet noir, je place un objet et chaque enfant doit mettre sa main dans le sac pour deviner (chut !) quel est l’objet.
Quand tout le monde a tâté, je demande quel est l’objet puis on le sort du sac.

Ils étaient concentrés, quel calme ! et c’était justement le but. En effet, j’ai alterné à chaque fois une activité calme et une activité « défouloir ». À noter, l’accueil/attente des copains compte déjà comme activité agitée… Autre objectif de ce jeu calme : pendant qu’un adulte fait cette activité, le deuxième prépare l’activité 3.

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Activités 3 et 4 : Yoyo Rapido – le parcours + Bibou vision – la quête

J’avais un plan A : aller au square d’à côté et faire les 2 activités suivantes :

  • Yoyo Rapido – le parcours : définir un trajet à faire le plus vite possible par chaque participant.
  • Bibou vision – la quête :  trouver les objets cachés dans le décor (cachés par un adulte pendant que l’autre gère l’activité précédente). J’avais prévu des petits bulleurs Pustefix (1 par enfant) et des enveloppes contenant des tattoos (enveloppes percées pour y passer un ruban afin de les attacher aux arbres ou autres structures du square, vu que la météo prévoyait du vent). J’avais fait 2 types d’enveloppe (1 enveloppe de chaque type par enfant) : la première avec quelques tattoos et la seconde avec en plus  des paillettes en poudre jetées en vrac pour qu’elles leur tombent sur la main à l’ouverture…

J’avais aussi prévu quelques enveloppes de plus pour un petit frère présent. Et de quoi faire des très grosses bulles (anneau géant et anneau multi-bulles Pustefix). Un conseil si vous en achetez aussi : les enfants adorent, mais la bouteille de 250 ml dure une seule session… donc oui ça vaut le coup d’acheter la recharge de 1 L de liquide à bulles.

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Comme il a plu toute la journée, on a mis en œuvre le plan B : pousser les meubles du salon contre les murs et demander à récupérer un objet lors du parcours. Ici, un ballon à l’hélium auquel on avait attaché une enveloppe (le type d’enveloppe sans les paillettes, histoire de ne pas pourrir le salon…).

Voici le parcours : tourner autour de la chaise, passer sous le portique du Pinto, entrer dans la cabane, y prendre le ballon d’hélium auquel on a accroché un objet, sortir de la cabane par le tunnel avec le ballon et l’objet.


Chaque enfant faisait le parcours à son tour, avec bravo à l’arrivée quel que soit son temps de parcours (qu’on ne mesurait pas de toute façon). Pendant que les suivants faisaient le parcours, ceux qui avaient fini ouvraient leur enveloppe.

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Activité 5 : les tattoos

Matériel

– Les tattoos des enveloppes précédentes (achetés au bureau de tabac, faute d’en trouver en grande surface ou en magasin de jouet, on m’a dit que certaines libraires en vendaient aussi)
– 1 bout d’éponge par enfant – ici les lingeries lavables du bébé
– 1 assiette creuse avec de l’eau

Déroulement

En général les enfants savent faire ! Enlever le plastique, poser sur la peau, imbiber le tattoo avec l’éponge et la maintenir en place en comptant jusqu’à 30 (même en comptant vite, 30 suffit) puis décoller doucement le papier.

Quel calme là aussi, ça fait du bien ! Chacun comptait avec application jusqu’à 30 pour chacun de ses 3 tattoos.

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Activité 6 : Gluglu Megamuscle

Matériel
– 1 gros ballon gonflable, ceux qu’on utilise pour la gym ou gérer les contractions lors de l’accouchement
– Des quilles

Déroulement

Comme tous les enfants veulent avoir le ballon, on commence par se mette en rond et chacun se passe le ballon (sans le lancer). Puis on installe les quilles, on définit la ligne de tir et chacun a son tour doit lancer le ballon avec pour objectif de faire tomber toutes les quilles.

Autres idées d’activités sur ce thème :

  • Jeu de chamboule-tout : des boîtes de lait pour bébé seraient idéales, mais je n’en ai pas et n’avais pas pris le temps d’en collecter auprès d’autres mamans
  • Jeu de tir à la corde, tous les enfants contre 1 adulte : trop dangereux avec l’enfant au bras plâtré. Si je l’avais mis en place, j’aurais testé avec un vieux drap torsadé sur lui-même, où je me serais fait prêter une grosse corde.

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Activité 7 : Gluglu Pieds collants – les chaises ou le parachute

J’ai oublié de faire l’activité parachute donc je  vous dis simplement ce que j’avais pensé faire. Mon idée était d’utiliser, à défaut d’un parachute parce que je n’en avais pas, un drap housse de matelas 2 places puisqu’il y avait seulement 5 enfants et qu’on était dans un petit espace. Les jeux auraient été ceux que propose Catherine Dumonteil Kroemer dans son chouette livre Jouons ensemble autrement. Notamment celui où chaque enfant, en ronde, tient en l’air un bout du parachute déplié au milieu. Un enfant cite quelque chose qu’il aime et aussitôt tous ceux qui aiment aussi lâchent le parachute et vont dessous, au centre. Puis ils ressortent vite à leur place avant d’être emprisonnés par le parachute qui tombe.

On est donc passé directement au jeu des chaises musicales coopératives, aussi expliqué dans le livre Jouons ensemble autrement. Quand la chanson s’arrête, plus personne ne doit avoir un pied qui touche le sol. Donc tout le monde doit s’agglutiner sur les chaises, et bien sûr à chaque tour on enlève une chaise ! On a juste fait une partie car un des invites avait un bras plâtré. Sinon, ça aurait été sympa de continuer en jouant avec un maximum de monde (les adultes, les petits frères/sœurs).

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Le goûter

J’avais sorti la vaisselle de pique-nique : des verres et assiettes en plastique coloré (chacun choisit sa couleur) et des petites cuillères (celles de tous les jours).

Pendant l’après-midi, sur la table se trouvait une carafe d’eau pour étancher le soif. J’aurais pris des gourdes + les verres si on avait pu aller au square.

Pour le goûter, les enfants ont consommé :
– 3 L de jus de fruit
– 1 gâteau au chocolat (j’avais doublé les quantités de cette recette mais c’était inutile, les enfants ont à peine entamé leur part)
– 2 assiettes de fraises fraîches (ils se sont jetés dessus)
– 1 assiette de demi tranches de kiwis
– 1 assiette d’amandes enrobées de chocolat noir (grosse razzia aussi)
-1/2 assiette de cookies
– quelques serviettes jetables

On a posé sur la table les 5 assiettes de grignotage et un adulte à servi à boire pendant que l’autre allumait les bougies. On a chanté, le Béluga à soufflé… Puis on a rallumé les bougies pour que chaque enfant souffle les bougies à son tour.

Pour la découpe, le gâteau était gros donc je savais que les parts seraient fines et que leur bout pointu serait galère a conserver. J’ai donc pris le contre-pied en enfonçant au milieu un mini cercle en inox (nonnette ronde) puis en le démoulant dans l’assiette du Béluga, qui a donc eu une part spéciale de forme ronde. Et ensuite il était aisé de découper les autres parts dans le gâteau désormais en forme d’anneau.

Remarque : Les bonbons
Le Béluga est habitué à associer anniversaire et bonbons car en classe les enfants fêtent chaque mois les anniversaires avec gâteau (industriel pour des raisons de traçabilité !), jus de fruit et bonbons. Ça m’énerve car pour moi les bonbons c’est une drogue, donc je ne vois pas ce que ça a à faire à l’école ! Bref. Le Béluga m’a spontanément demandé des Carambar (goût Original je suppose) pour son anniversaire. J’ai répondu qu’il n’y avait pas de bonbons aux fêtes avec les adultes (son anniversaire en famille), seulement aux fêtes d’enfants. Il a donc répété sa demande quelques jours avant cette fête. Je me suis alors procuré un sachet de Carambar Mini. J’ai viré tous les goût autres que l’Original (je n’ai aucun remords à jeter des bonbons, pour moi ce gâchis à court terme en vaut la peine à long terme).
Et à l’heure du goûter, j’ai « oublié » de sortir l’assiette de Carambar… Le Béluga n’a pas pensé à me la demander, ni au goûter, ni le soir. Il m’a demandé les Carambar 4 ou 5 jours après, et je lui ai répondu en toute bonne foi que je les avais bien achetés et que je les aurais sortis s’il me les avait demandé. Et en toute mauvaise foi que je les avais jetés car ils n’étaient plus bons (les bonbons ça se conserve mal, n’est-ce pas…).

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La fin de la fête

Après le déballage des cadeaux, les enfants ont joué librement et bruyamment. Par moment on les a canalisé en construisant avec eux des tours de planchettes en bois. Le gros ballon a aussi dévalé les escaliers (j’avais testé auparavant, avant leur arrivée, qu’il n’y avait rien à casser sur ce trajet).

Et peu avant 17h, chaque enfant a choisi 3 ballons à emporter. Pourquoi 3 ? Parce qu’ainsi il en restait une petite dizaine, ce qui fluidifiait la répartition des couleurs de ballon et à permis de donner à chaque petit frère/sœur un ballon (de couleur imposée parmi les ballons restant).

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J’espère que ce compte-rendu vous donnera envie de vous lancer à votre tour !

Bon dimanche !

Masques en assiette cartonnée

1 Mai

Bonjour !

Pour ses 5 ans, le Béluga a souhaité fêter son anniversaire avec les copains sur le thème des Pyjamasques. La réalisation de masques était donc un passage obligé. Les Pyjamasques ont des loups, demi masques qui leur cachent seulement le haut du visage, qui sont d’une seule teinte et qui représentent de manière simplifiée une tête d’animal.

Je n’ai pas trouvé de kit de masques d’animaux en carton fabriqué en France, en dehors du kit Mask’Animo de Mitik que le Béluga avait déjà reçu (j’en avais parlé ici). J’ai donc fabriqué les masques moi-même, et tant qu’à faire d’utiliser pour cela une pile d’assiettes en carton datant de notre déménagement. Je n’ai donc rien eu besoin d’acheter pour les réaliser, à part une bobine de ficelle élastique.

Pour les dessins, je me suis inspirée de masques à imprimer trouvés sur internet, notamment des sites d’activités pour enfants Tomlitoo  et Tête à modeler.

Matériel
– 1 assiette en carton par masque + 1 pour le gabarit
– 1 règle graduée en millimètres (double décimètre ou à défaut mètre ruban de couture ou de bricolage)
– 1 crayon, 1 gomme
– 1 paire de ciseaux normaux
– 1 paire de petits ciseaux pointus (on peut peut-être utiliser un cutter et une planche, je n’ai pas essayé)
– 1 feutre noir (normal ou indélébile)

Préparation du gabarit de masque
– Placer l’assiette sur la table, face lisse et creuse vers la table, face grise et cartonnée vers soi.
– Avec la règle et le crayon, tracer un trait au milieu de l’assiette en carton. Mes assiettes faisaient 134 mm (13,4 cm) de diamètre pour leur partie centrale, donc leur milieu était à 67 mm.
– Tracer les points de repère avec les mesures suivantes (en millimètres) :

– Relier les points pour tracer l’emplacement des yeux et du nez et les contours du masque.
– Découper les contours du masque, des yeux et du nez. Le gabarit est prêt ! On peut le placer sur le visage d’un enfant pour vérifier qu’il lui va.

Préparation des masques
– Placer les assiettes sur la table, face lisse et creuse vers la table, face grise et cartonnée vers soi.
– Placer le gabarit par-dessus et tracer les contours du masque, des yeux et du nez avec un trait de crayon pas trop appuyé.
– Retirer le gabarit et adapter cette forme de base pour obtenir un dessin d’animal.


– Repasser les traits détails définitifs au feutre noir. Je n’ai pas repassé les contours du masque, des yeux et du nez afin de pouvoir les redécouper ensuite si besoin. J’ai vérifié sur une chute de carton que le feutre ne bavait pas une fois qu’il était recouvert de peinture.
– Découper puis gommer tous les traits de crayon.
– Avec les petits ciseaux, percer les trous pour les élastiques à environ 1 cm du bord, dans l’alignement des yeux.

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Ensuite, place à la peinture !

  • L’aquarelle convient bien. De plus, avec la palette Ökonorm on peut distribuer à chaque enfant son rond de peinture.
  • La gouache donne une couleur plus vive, mais je n’en ai pas trouvée avec un label écologique à ce jour.
  • La peinture à doigt n’est pas très couvrante et surtout elle est bien plus longue à sécher.

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Attache des masques
– Découper des morceaux de ficelle élastique. 40 cm était suffisant ici, mais ça dépend vraiment de la taille des enfants.
– Faire un nœud à une extrémité.
– Une fois le masque peint et à peu près sec, enfiler l’élastique dans les trous et faire le second nœud. Enfiler l’élastique après peinture évite de peindre l’élastique et facilite l’enfilage car le carton est plus mou.

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Voici les masques prêts à être choisis et peints par les enfants :

Bon 1er mai !

Je boycotte les éditions Fleurus

26 Fév

Bonjour !

Aujourd’hui j’ai besoin de parler des éditions Fleurus, dont les productions m’ont suffisamment déçue pour que je les supprime de chez moi. Et pour la note positive, je vous explique en seconde partie comment fabriquer un jeu de l’oie express.

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J’ai découvert les éditions Fleurus à travers leur collection P’tit garçon. Avec le Béluga, couvert de cadeaux par toute la famille, on a eu les livres, une mallette avec livre + puzzle, un livre de bain… A chaque fois, j’ai été surprise par des histoires d’une platitude achevée, où de plus les filles ne sont présentes que comme faire-valoir (Julie se fait sauver de l’incendie par les pompiers, etc), de même que les minorités visibles (jamais personnages à part entière, de ce que j’ai vu). Bien sûr, quand elles ne sont pas tout simplement absentes : tous les personnages actifs sont des garçons à la peau bien blanche et au prénom toujours bien « français ». image

Une fois le Béluga un peu plus grand, je pensais être débarrassée de ces petits WASP (ah pardon, Fleurus est de tradition catholique) et de leurs histoires sans relief. Hé bien non, la collection P’tit garçon continue avec les cahiers d’activités, tout aussi lisses et bourrés de stéréotypes.

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Je trouve totalement irresponsable d’entretenir une vision du monde aussi ennuyeuse que fausse, à la fois en terme de sexisme et de multiculturalisme ! Car c’est dès la petite enfance qu’on construit les représentations sociales, comme le rappelle cet article sur l’égalité des filles et des garçons du super site des Vendredis intellos.

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Allo les éditions Fleurus ? Les filles aussi peuvent conduire des voitures, des scooters, des camions de pompier, des grues et des vélos. Ah ? On me souffle dans l’oreillette que chez Fleurus, la seule possibilité quand on est une fille, c’est d’être une princesse ! Heu… on n’a le droit à aucun vrai métier donc ? Côté cahier d’activités ça s’appelle Mademoiselle au lieu de Petites princesses, et on a juste le choix entre le salon de beauté et des coloriages – les autres activités, c’est peut être trop actif pour une fifille…150-coloriages-geants-pour-filles

Ahem, en fait à l’origine il y avait bien le pendant exact de la collection P’tit garçon : P’tite fille, avec effectivement des activités concrètes : faire le ménage, jouer à la dinette, à la poupée ou à la secrétaire. Vous vous étranglez ? Moi aussi. Et non hélas, ce n’est pas du tout une (mauvaise) blague mais visiblement un projet de société bien ancré dans cette maison d’édition.

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Allez Fleurus, je suis bonne joueuse, je note que vous avez aussi une collection Champions où la couverture des livres montre à la fois un garçon et une fille. Sur les couvertures, on voit les deux sexes au même niveau pour la natation, le judo et le foot, la fille au premier plan pour la danse et l’équitation, et le garçon au premier plan pour le rugby, le ski, le basket.

On retrouve ce mélange de titres modernes et de titres rétrogrades dans les collections des tranches d’âges suivantes : il y a par exemple « Le foot c’est aussi pour les filles » (wahouh, un titre militant pour faire passer la pilule de tous les autres) et « Emma aime trop manger » (une fille, forcément, et faisons comme si le surpoids était juste lié à un péché de gourmandise). Je trouve ces livres dangereux. Comme le Dico des filles, qui sous couvert d’info se livre à une désinformation complètement scandaleuse, comme expliqué ici pour l’édition 2014.

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Résumons ce que je comprends du projet éditorial : un pas en avant et deux pas en arrière pour le sexisme, arrière toute pour la sociologie. Alors adieu Fleurus !! Vos gros livres d’histoires du soir sont pratiques, mais je vais m’en débarrasser, de même que les quelques magazines Abricot qu’on nous a offerts. Et désormais je me fournirai ailleurs, il y a d’autres maisons d’éditions plus actuelles, plus responsables et plus ludiques.

PS : Pour moi, le point de vue étriqué des éditions Fleurus sur la société n’est pas spécialement lié au catholicisme, même si il est vrai que certains catholiques sont terriblement à côté de la plaque.

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Jeu de l’oie express

Comme le Béluga avait aimé le jeu de l’oie du cahier d’activités Pompier, je lui ai proposé de le recréer en choisissant un autre thème (parce que le cahier d’activité, il va soit finir brûlé soit, plus raisonnablement, partir à la poubelle de tri). J’attendais une idée du type « animaux », « fruits », « construction d’une maison »…

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Lui, voulant sans doute me faire plaisir, propose le thème « princesse ». Hé oui, c’est ça aussi les stéréotypes de genre : ça réduit l’imagination ! Au lieu de l’arc en ciel, on ne pense plus que bleu ou rose. Au lieu de tous les thèmes possibles, on n’a plus le choix qu’entre véhicules/dinosaures/chevaliers ou princesse/mode/dinette. Et quand on découvre un bonhomme pompier dans le premier Kinder surprise de sa vie, on pense que « les Kinder surprise, c’est que pour les garçons » !

Bref. Tirée du jeu de l’oie du fameux cahier d’activité, voici la marche à suivre pour créer un mini jeu de l’oie :

  • Dessiner un parcours en 18 cases. Le Béluga a décalqué les contours du fameux jeu en utilisant un papier assez fin (oui c’est bien un antique « papier machine » que vous voyez ci-dessous).

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  • Sur la case 5, dessiner un objet permettant d’avancer de 2 cases. En thème princesse, le Béluga a choisi un carrosse.
  • Sur la case 9, dessiner un objet obligeant à passer son tour. Pour nous, un puit.
  • Sur la case 12, dessiner un objet permettant d’avancer de 1 case. Pour nous, un dragon.
  • Sur la case 17, dessiner un objet obligeant à reculer de 4 cases. Pour nous, quelqu’un qui nous pousse (c’est toujours le Béluga qui a choisi ^^).

Écrire le titre de votre jeu, trouver ou fabriquer un dé à 6 faces et prendre 2 petits objets pour les pions (ici une bougie flottante et un badge).

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Voilà, amusez-vous bien ! Le jeu se fabrique en 2 minutes et une partie se joue en 5 minutes environ. C’est donc une activité parfaite quand on a un enfant et un quart d’heure de temps libre.

Et si vous en avez, donnez-moi des idées de références/maisons d’éditions sympa pour acheter des recueils d’histoires du soir… Pour le moment on utilise nos albums et deux recueils des éditions Lito que j’avais soigneusement conservés depuis mon enfance. Il faut aussi qu’on retourne à la bibliothèque, abandonnée depuis la naissance du Pinto car pas pratique d’accès. Merci d’avance.

Bon dimanche ! Promis, dimanche prochain on parle à nouveau de nourriture !