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Livres pour enfant sur la danse classique – les documentaires

25 Juin

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, le thème est la danse classique et j’ai le plaisir de vous informer qu’il existe des livres jeunesse avec plus de diversité que la traditionnelle danseuse blonde ou brune à la peau blanche.

Cela n’est pas encore systématique, et certains livres que je vous recommande sont épuisés donc à trouver en bibliothèque ou sur le marché de l’occasion, mais vous verrez qu’il y a du choix, au point que j’ai découpé ma sélection en deux articles.

Dans cet article, je vous propose une sélection de livres documentaires sur la danse classique. Nous verrons les fictions dans un prochain article.

Comme d’habitude, j’ai classé les ouvrages en fonction de l’âge recommandé pour commencer à les lire. Certains de ces livres sont des coups de cœur, pour d’autres j’ai un avis mitigé et je vous explique pourquoi.

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La danse

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Ce livre de Sophie Bordet-Petillon est illustré par Elsa Fouquier. Il est imprimé en Chine et publié en 2016 aux éditions Gallimard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 3 à 6 ans.

J’ai un avis mitigé sur cet album. D’une part, cet album est facile à manipuler par les enfants car il est compact et que ses pages sont cartonnées ou en calque épais.

Il y a un calque toutes les 3 double pages. Son utilisation n’apporte pas l’effet de surprise qu’il peut avoir dans d’autres albums de cette collection, mais c’est toujours sympa d’avoir ce petit effet varié entre les pages.

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Les trois quarts du livre traitent de la danse classique. Le quart restant abordé d’autres danses à raison d’une double page danse contemporaine, modern’jazz, comédies musicales, hip hop. Il y a également d’autres danses évoquées avec seulement une petite illustration une phrase de commentaire. Je ne suis personnellement pas à l’aise avec le concept de « la » danse africaine : il y a tellement de danses différentes sur le continent africain !

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Bref, pour un enfant de 4 à 6 ans je vous recommande plutôt l’album que je vous présente juste après : « J’apprends la danse classique ».

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J’apprends la danse classique

Ce livre d’Emmanuelle Ousset est illustré par Marie Spénale. Il est imprimé en Roumanie et publié en 2018 aux éditions Milan (lien vers la fiche du livre). Je le trouve adapté de 4 à 7 ans.

Ce petit livre est léger, ses pages sont plastifiées et il montre aussi des enfants qui semblent avoir 4 ans, donc il peut être montré sans problème à un·e enfant de 3 ans si le sujet de la danse classique l’intéresse.

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On trouve dans cet album toutes les informations utiles pour se familiariser avec la danse classique : vocabulaire (vêtements, positions des bras et des pieds…), organisation des cours de danse (pour les tout petits et pour les plus grands) et exemples de professionnel·les de la danse.

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Les illustrations d’enfants sont très nombreuses et montrent des filles et des garçons de différents âges et de différentes couleurs de peau, idem pour les adultes : l’enseignante a des traits asiatiques, parmi les professionnel·les sont cités Marie-Agnès Gillot aussi bien qu’Alvin Ailey (danseur et chorégraphe afro-américain). C’est très agréable de voir cet effort pour qu’un maximum de monde se sente inclus !

Cet album est mon documentaire coup de cœur pour les enfants de 3 à 7 ans.

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La danse

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Ce livre de Françoise de Guibert est illustré par Delphine Renon. Il est publié en 2014 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 4 à 7 ans.

Ce petit livre a des pages en carton léger avec des animations : pop up, volet à soulever, molette à tourner…

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Comme souvent en France métropolitaine, « la danse » désigne ici la danse classique (« ballet » en anglais). Mais il y a quand même dans ce livre un certain nombre de pages dédié aux autres types de danses. La dernière double page du livre les montre toutes.

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Personnellement, je n’ai pas de coup de cœur pour ce livre, mais il vous plaira peut-être.

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A la découverte du ballet

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Ce livre de Mary Kate Mellow et Stéphanie Troeller est traduit de l’anglais. Il est imprimé en Chine et publié en 2010 aux éditions Gremese (lien vers la fiche du livre en italien).

Ce livre est richement illustré par de nombreuses photos de filles. Les textes qui accompagnent les photos sont longs mais n’ont pas forcément besoin d’être lus, ils seront utiles quand l’enfant voudra en savoir plus.

La première partie de l’ouvrage présente un cours d’éveil à la danse, pour filles de 4 à 6 ans. Les enfants des photos sont déguisés en tutu ou en papillon et dansent dans un jardin. Leur enseignant est M. Chris, que l’on voit brièvement en photo. M. Chris comme les enfants ont des carnation variées, ce que j’apprécie. Comme dans tout le livre, le texte raconte les scènes des photos et sont écrits par « Prima Princessa », la fée danseuse dessinée par Stéphanie Troeller.

La deuxième partie de l’ouvrage explique le déroulement d’un cours de danse classique, pour filles de 6 à 13 ans. Sont évoqués la tenues, les positions et les pas de base de la danse classique. Ils sont tous illustrés de photos de filles prenant un cours de danse dans un studio et il y a une certain diversité dans leur couleur de peau.

La troisième partie de l’ouvrage montre des filles et des garçons de 14 ans et plus, et explique des pas de niveau avancé, sur pointes pour les filles, quelques pas pour garçons puis évoque la préparation d’un spectacle (maquillage et costume d’une jeune fille en tutu).

Les photos de la deuxième et de la troisième parties sont prises à la School of American Ballet, l’école de danse classique la plus prestigieuse des USA.

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Tout sur… la danse classique

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Ce livre de Jane Hackett est imprimé en Chine et publié en 2011 aux éditons Langue au chat. Il est recommandé à partir de 6 ans. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion.

Ce grand album illustré de nombreuses photos est un un vrai manuel pour apprendre les positions et de nombreux pas de danse classique.

Pour chaque pas, des photos et du texte montrent précisément ce qui fait le pas, et ce qui fait que le pas est réalisé de manière correcte.

Il s’agit de la traduction d’un ouvrage anglais et les tenues vestimentaires ainsi que certains termes techniques ne correspondent pas tout à fait à l’école française, mais cela relève du détail.

Les modèles pris en photo sont des danseurs et danseuses de l’école « Tring Park School for the Performing Arts » : 4 filles et 3 garçons d’âge et de couleur de peau variée. Ainsi la plupart des enfants peuvent se sentir inclus dans ces leçons.

C’est un coup de cœur pour moi si votre enfant a envie d’apprendre sur la technique de la danse classique.

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Le livre de danse classique le + facile au monde

Ce livre de Mitéki Kudo est illustré par Delphine Soucail. Il est imprimé en Espagne et publié en 2019 aux éditions Hachette enfants. Il est recommandé de 6 à 10 ans. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion.

Ce petit album détaille comment réaliser tous les principaux pas de la danse classique : pliés, dégagés, ronds de jambe, arabesque, révérence…

Les explications comme les illustrations sont une merveille de justesse.

Les illustrations sont également douces, et il y a une représentativité aussi bien garçon/filles que des couleurs de peau.

Ce livre est intéressant aussi pour les ados et adultes qui démarrent en danse classique car il est à la fois simple et très précis. Pour tout vous dire, après l’avoir découvert à la bibliothèque, j’en ai acheté un exemplaire pour mon plaisir, et le Pinto l’a lu avec intérêt ! Et voici l’avis de Danse avec la plume.

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La danse classique – questions/réponses

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Ce livre de Claudine Colozzi est illustré par Delphine Soucail. Il est imprimé en France et publié en 2017 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 7 ans.

Chaque double page répond à deux questions liées à la danse classique (qu’est-ce que l’en-dehors ? tous les danseurs portent-ils un collant ? les danseurs mangent-ils des pâtes ?…) et distille des informations en plus grâce aux photos et à un petit encadré illustré.

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La plupart des photos sont issues de l’école de danse de l’Opéra de Paris, ce qui permet de montrer presque autant de garçons que de filles. On peut aussi se rendre compte qu’il y a réellement quelques élèves à la peau foncée dans cette école. Et pour le coup, les vêtements comme les termes techniques sont scrupuleusement conformes à l’école française.

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Cet album est un très bon documentaire pour les enfants de 7 à 11 ans qui sont intéressés par la danse classique et plus particulièrement par l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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La vie en danse

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Ce livre de Cécile Guibert Brussel est illustré par Julie Guillem. Il est imprimé en Belgique et publié en 2018 aux éditions actes Sud junior (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 10 ans.

Cet album au format original découpe chacune de ses parties en plusieurs double pages, paragraphe par paragraphe.

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Ce livre décrit des éléments clés de la danse classique, puis raconte l’histoire de la danse classique de Louis XIV au ballet romantique, liste quelques danseurs et chorégraphes (uniquement des hommes : Petipa, Diaghilev, Béjart) et décrit brièvement l’École et le Ballet de l’Opéra de Paris.

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Puis l’autrice décrit d’autres types de danse : « la » danse africaine, « la » danse indienne, « la » danse orientale, les danses latines, le flamenco, les danses de salon, la comédie musicale, le modern jazz, la danse moderne, la danse contemporaine, le hip-hop.

Personnellement, je n’ai pas de coup de cœur pour ce livre, mais il vous plaira peut-être.

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Le ballet

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Ce livre écrit et illustré par Kate Castle est recommandé de 6 à 12 ans. Il est imprimé en Espagne et publié en 1996 aux éditions Nathan. Il est épuisé mais on peut le trouver d’occasion à très bas prix.

Vous y trouverez de jolies illustrations réalistes réalisées au crayon qui veillent à représenter des garçons comme des filles avec des couleurs de peau variées, une histoire du ballet, des informations sur les cours de danse, sur les représentations, sur la variété de métiers impliqués dans la réalisation d’un spectacle, et des informations sur les plus grands spectacles, artistes et compagnies.

Ce livre montre une variété dans la couleur de peau des enfants – nettement moins dans celle des adultes. Les illustrations semblent réalisées au crayon d’après photo, mais le nom de interprètes n’est généralement pas mentionné (même pas en petits caractères à la fin du livre), c’est dommage.

D’autre part, le contenu est daté (cela se sent particulièrement quand il parle des danseurs « actuels », qui sont à la retraite depuis longtemps maintenant) et par moments on sent que c’est la traduction d’un livre écrit en Angleterre (les danseurs cités sont principalement anglais ou connus en Angleterre, les petits sauts sont appelés « petit allegro »).

Un point que je n’aime pas vraiment dans ce livre, mais qui ne posait pas question à l’époque où il a été écrit, c’est l’utilisation du masculin comme un neutre, tout particulièrement dans le monde du ballet où il y a beaucoup plus de filles/femmes que de garçons/hommes. D’ailleurs la double-page intitulée « Le danseur » parle à environ 80 % d’Anna Pavlova et à 20 % de Mikhaïl Baryshnikov.

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Ma grande encyclopédie de danse

Ce livre de Lorrie Mack est imprimé en Chine et publié en 2013 aux éditions Milan. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion. Il est recommandé à partir de 10 ans.

Ce livre grand format est divisé en 6 chapitres : la danse dans le monde, les danses de salon, le ballet classique, pieds et sentiments à nu, magiques comédies musicales, breakdance et danses de rue.

Chaque double page est richement illustrée avec des nombreuses photos montrant des couleurs de peau et des âges variés. La majorité sont des double-pages de découverte de l’histoire d’un type de danse, mais il y a aussi quelques tutoriels montrant des exemples de pas et de costumes sur une danse précise, des double-pages dédiées à un·e chorégraphe ou une compagnie.

J’apprécie que ce livre sorte des sentiers battus, non seulement en abordant des types de danse qu’on ne trouve pas dans les ouvrages équivalents, mais aussi en traitant d’arts qui en sont proches comme le théâtre kabuki ou la compagnie du Cirque du Soleil.

Et j’aime vraiment que, pour toutes les danses, une grande diversité d’âge, couleur de peau et genre soit présenté, à la fois dans les textes et dans les images. Cela se retrouve vraiment pour toutes les danses et tout au long du livre !

Cette encyclopédie propose des informations qu’on ne trouve pas ailleurs. Maria Tallchief est citée dans la liste des danseuses étoiles, à plusieurs occasion l’apport de personnes afro-américaines pour créer diverses danses, films ou émissions, et globalement il y a un effort pour ne pas se limiter aux pays habituellement cités dans les ouvrages sur la danse.

Par contre, il y a plusieurs tournures de phrases que je n’ai pas aimées et je vais vous les lister.

Il y a d’abord le jeu de mot « danses anciennes du Nouveau Monde », l’utilisation du mot « indigène » plutôt qu’autochtone, l’association entre être aristocrate et avoir des mouvements dignes, le fait que dans la double-page sur « mélanges latinos » il soit mentionné à 3 reprises que les africains d’Amérique latine étaient des esclaves alors qu’il n’est rien mentionné pour les européens d’Amérique latine (qui ont colonisé la région puis y ont emmenés de force des personnes d’Afrique), l’affirmation complètement arbitraire (et sans doute fausse) que les danses populaires des premiers siècles étaient échevelées, pas « policées » et, de manière sous-entendue, n’avaient aucun objectif.

Je n’aime pas que la conception que l’origine afro-américaine du jazz ne soit pas mentionnée alors que de nombreuses genres musicaux, connus ou non, voient leur origine précisée, de même que je regrette que le « cake-walk » soit seulement cité et illustré d’un dessin qui ne permet pas d’imaginer que cette danse a été créée par les esclaves afro-américains pour se moquer de la démarche de leurs maîtres au bal.

De plus, je n’aime pas du tout que sur la double page « rythmes africains » il y ait à la fois la guedra, une danse saharaouie, et l’affirmation que les Ballets africains (qui effectuent des danses tribales d’Afrique de l’Ouest) représentent « la » danse africaine. Et je n’apprécie pas vraiment que la double-page « danses d’Orient » soit un grand fourre-tout comprenant à la fois les danses d’Asie du Sud et la « danse orientale » d’Égypte. Je suppose que la raison de cet éclatement des danses d’Afrique du Nord vient qu’il n’y ait pas eu de place pour elles dans la double-page « danses méditerranéennes », laquelle ne contient que des danses des pays du Nord de la Méditerranée, mais je n’approuve pas ce choix.

Ensuite, je trouve dommage que l’encadré sur la « troupe nationale de chants et danse des ethnies minoritaires » affirme que la Chine « fait honneur aux traditions et à l’art des quelques 50 groupes ethniques recensés dans le pays ». D’ailleurs, je ne crois pas que cette troupe existe encore.

Voilà, je vous ai listé toutes les parties qui me gênent dans ce livre. Malgré elles, ce livre me semble le meilleur choix à ma connaissance si vous cherchez une encyclopédie pour découvrir la danse au sens large pour enfant ou adolescent·e.

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Ballet – une histoire illustrée

Ce livre collectif est imprimé en Chine et publié en 2019 aux éditions Flammarion (lien vers la fiche du livre). Il est adapté aux ados et adultes.

Parmi ma sélection du jour, c’est de loin le plus grand et le plus épais : 359 pages ! Son sous-titre annonce son contenu : une histoire illustrée du ballet. Il couvre de 1550 à aujourd’hui et il est, en effet, très richement illustré.

Chaque chapitre traite une période historique d’environ 40 ans et est introduit par une grande photo où figurent des interprètes de compagnies de ballet britanniques : Fumi Kaneko, danseuse au Royal Ballet, et José Alves, danseur au Ballet Black.

On trouve ensuite, pour chaque chapitre, environ une double-page pour chaque sujet traité : une introduction, l’histoire de ballets, d’artistes, de compagnies et de lieux marquants pour cette période, toujours avec beaucoup de photos.

Je regrette que les artistes de ballet afro-américains ne soient évoqués que par la courte biographie d’Alvin Alley et de Misty Copeland à la fin du livre et par quelques lignes de texte sur la double-page « revisiter les classiques ».

En fait, l’histoire des danseurs et danseuses de ballet afro-américains n’est que peu traitée dans cette encyclopédie, de même que la problématique du racisme dans l’histoire du ballet. Je suppose que la ligne de cet ouvrage est de ne pas évoquer de sujet polémique. Malgré ce manque, je trouve que ce livre est un très bel ouvrage de référence et je le recommande.

Pour vous informer sur les ballerines afro-américaines, il existe un ouvrage en anglais : « Black ballerinas« , écrit par Misty Copeland, illustré par Salena Barnes et publié en 2021.

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ladanse-milanJe ne recommande pas « La danse » de Pascale Hédelin, illustré par Robert Barborini, Benjamin Bécue, Marion Biller et Hélène Convert, et paru en 2017 aux éditions Milan. Certes, ce livre réalise un bel effort de montrer des couleurs de peau variées pour chaque type de personnage, et une fois un personnage en fauteuil roulant. J’aime aussi le fait que sont abordés les différents métiers de la danse et que, globalement, ce livre réponde à toutes sortes de questions de manière claire et pédagogique. Mais il a plusieurs problèmes. Tout d’abord, les pages 16-17 et 24-25 montrent un spectacle intitulé « Il était une fois dans l’Ouest » avec des enfants déguisés en natifs d’Amérique, ce qui est un exemple d’appropriation culturelle. De plus, certains dessins montrent comme par hasard de personnes à la peau noire interprétant des personnages exotiques (un lion page 90, Carlos Acosta avec une sorte de pagne page 88), tandis que des illustrations de personnages principaux sont uniquement blancs dans les exemples pages 90-91. Enfin l’illustration évoquant la danse à la préhistoire montre un groupe de 4 « hommes préhistoriques » avec, comme par hasard, aucune femme parmi eux. Bref, il est évident que ce livre, sorti en 2017, est en fait une réédition à l’identique (à part la couverture légèrement modifiée) de la version de 2011 et qu’il serait vraiment pertinent de la mettre à jour… Exactement comme l’album « La préhistoire » de la même collection !

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Je ne vous recommande pas « Le manuel de la danseuse » de Delphine Godard, illustré par Valérie Coeugniet et paru en 2012 aux éditions Nathan. Certes, les 4 personnages principaux de ce livre ont des couleurs de peau, d’yeux et de cheveux variées. Mais les cheveux de la jeune fille noire ne sont pas crépus, et les quelques garçons dessinés dans le livre sont tous blancs de peau. Et surtout je n’aime pas le dessin irréaliste des corps féminins très minces aux jambes interminables, ni le texte que je trouve très jugeant, voire carrément dangereux. Par exemple, un quizz pour savoir si on est une graine de danseuse contient une question sur l’appétit, et un manque d’appétit est relié à la fait d’être fait pour la danse classique !

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Conclusion

Voici mes recommandations personnelles d’ouvrages sur l’histoire et la technique de la danse classique :

  • Pour un·e enfant de moins de 7 ans : « J’apprends la danse classique » aux éditions Milan.
  • Pour un·e enfant à partir de 7 ans qui est intéressé·e par la technique : « Le livre de danse classique le + facile au monde » aux éditions Hachette.
  • Pour un·e enfant de 9 à 12 ans, le choix dépend des intérêts de l’enfant et de ce qu’iel connait déjà. Pour en savoir plus sur les pas, « Tout sur… la danse classique » me semble une bonne idée si vous pouvez le trouver (il est épuisé). Pour des informations dans le contexte de l’École de Danse de l’Opéra de Paris, « La danse classique – questions/réponses » est un bon choix. Pour une petite encyclopédie du ballet, je trouve que « Le ballet » est intéressant si vous pouvez le trouver (il est épuisé). Pour une encyclopédie qui ouvre sur des nombreux types de danse (en plus de proposer un beau panorama de la danse classique), allez vers « Ma grande encyclopédie de danse ».
  • Pour un·e ado à qui on veut offrir un grand et beau livre : « Ballet, une histoire illustré ».

Dans un prochain article, on verra les livres jeunesse de fiction sur la danse classique. Pour cela, il me reste encore quelques livres à lire. D’ici là, j’espère que ma sélection du jour vous a intéressée.

Bon week-end !

Livres pour enfant sur la mort

18 Juin

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, voici des albums qui abordent le sujet de la mort. Je n’ai pas attendu qu’un décès survienne pour montrer ces livres à mes enfants. Je préfère proposer ces livres parmi d’autres, comme des graines plantées qui germeront quand ce sera le moment.

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Les questions des tout-petits sur la mort

Ce livre de Marie Aubinais est imprimé en Chine et publié en 2010 aux éditions Bayard (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 3 à 6 ans.

Ce petit album fait partie d’une collection dont j’apprécie beaucoup la plupart des ouvrages (je vous ai parlé ici de celui sur les religions). Ils sont parfaits quand l’enfant s’interroge sur un sujet précis, car ils abordent chacun 6 questions, importantes mais parfois délicates à traiter. Les questions de cet ouvrage sont notamment « Pourquoi on vit si on meurt après ? », « Où on va quand on est mort ? » et « Pourquoi on n’aime pas parler de la mort ? ».

Pour chaque question, il y a un astucieux système de bande-dessinée, qui introduit et conclut chaque question, et de conte classique, qui peut être lu de manière indépendante. Et les bande-dessinées proposent des perches, qui peuvent être saisies ou pas.

Les contes font appel à des cultures variées et ont des illustrations montrant des humains, tandis que les bande-dessinées sont dans un contexte européen classique et ont comme personnages des oiseaux anthropomorphes.

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Au revoir blaireau

Ce livre de Susan Varley (texte et illustrations) est imprimé en Italie et publié en 2005 aux éditions Gallimard (lien vers la fiche du livre), est une reédition d’un album qui date de 1984. Il me semble adapté de 4 à 7 ans.

Ce album est à l’ancienne, que ce soit pour sa mise en page, ses illustrations et son histoire. Blaireau est très âgé, il ne craint pas la mort mais s’inquiète de la peine qu’éprouveront ses amis.Il les a préparé en disant que bientôt il descendra dans le Grand Tunnel.

On voit ensuite Blaireau faire un rêve étrange où il bascule dans un tunnel, et cela sonne pour lui comme une liberté. Le lendemain, les amis de Blaireau le trouvent mort.

Dans les pages suivantes, qui représentent les 2/3 de l’album, on suit les amis de Blaireau. Comme il leur manque, ils se remémorent les bons moments passés avec lui et les choses qu’il leur a appris à faire.

Le livre se termine sur une page qui ouvre sur deux idées. D’une part, « la neige fondit et la tristesse des animaux aussi. Chaque fois que l’on prononçait le nom de Blaireau, quelqu’un se rappelait une autre histoire qui redonnait le sourire à tous. ». (Bien entendu, il y a des deuils que l’on n’arrive jamais à digérer complètement, donc on peut ensuite nuancer cette phrase.) La toute dernière idée est Taupe qui parle à Blaireau comme s’il était dans le ciel : « Merci Blaireau, dit-il doucement. Il pensait que Blaireau l’entendrait. Et… sans doute… Blaireau l’entendit. »

J’ai acheté ce livre car mes enfants ont la chance d’avoir encore leurs grands-parents et certains de leurs arrière-grands parents, et il me semblait important qu’ils se familiarisent avec l’idée qu’ils mourraient un jour.

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La mort c’est quoi ?

Ce livre d’Anne Lalanne est illustré par Thierry Manes. Il est imprimé en France et publié en 2020 chez Hachette (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté de 4 à 8 ans.

Cet album essaye de tenir un équilibre délicat entre laisser s’exprimer l’enfant qui lit et guider sa réflexion. Ainsi, il commence avec différents enfants évoquant des morts, et un adulte qui propose de commencer par trouver ce qu’est la vie.

Au fil des pages, des exemples sont proposés, pour différencier ce qui est vivant ou non, mort ou non. J’aime que soient abordées aussi la mort d’animaux que l’on aime.

L’enfant se voit régulièrement proposé de donner son avis et le livre se termine dans une ambiance douce et positive.

Les couvertures intérieures montrent une variété d’enfants personnages avec leur prénom. On les retrouve probablement dans les autres livres de cette collection : Aimer c’est quoi ?, Tous pareils ou différents ?, C’est injuste !. Je n’ai pas lu ces autres ouvrages.

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Ma sœur étoile

Ce livre d’Alain Mabanekou est illustré par Judith Gueyfier est imprimé en France. Il est publié en 2017 aux éditions Seuil jeunesse (lien vers la fiche du livre).

Cet album est grand format : sa largeur est de 29 cm et sa hauteur de 36 cm.

L’histoire est racontée par un garçon de 10 ans qui vit avec ses parents dans une cabane en planches avec des trous dans le toit. Il aime regarder le ciel la nuit car il considère qu’une des étoiles est sa sœur, décédée deux ans avant sa propre naissance. Une nuit, il lui avoue qu’il aimerait que quelqu’un vienne lui dessiner un animal, comme dans Le petit prince, et sa Soeur-Étoile lui dessine un mouton dans le ciel.

L’enfant explique que sa sœur est morte une semaine après être parce que les mauvais esprits du village étaient jaloux de sa beauté, et que ces esprits sorciers ont fait que sa mère n’a pas pu avoir d’enfant après lui.

A la fin de l’histoire, Nestor, un enfant de son école, ne croit pas que la Soeur-Étoile puisse exister, puis il avoue que lui aussi aimerait voir une étoile pour son propre frère décédé et les deux enfants se lient d’amitié.

Je trouve intéressant le sujet de ce livre : le deuil d’un enfant vis à vis d’un bébé mort qu’il n’a pas connu, mais j’ai eu du mal à adhérer à l’histoire.

J’ai acheté ce livre auprès de la super librairie indépendante, féministe et inclusive LEBO (Les Enfants du Bruit et de l’Odeur), mais on peut le trouver dans tout type de librairie. Et je vous propose un peu plus bas un autre ouvrage qu’ils ont en vente et que j’ai adoré.

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L’arbre sans fin

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Ce livre de Claude Ponti est imprimé en France et publié en 1992 aux éditions L’École des Loisirs (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Hipollène habite avec sa famille dans l’arbre sans fin. Un jour, sa grand-mère maternelle meurt.

Sa grand-mère est alors mise dans un berceau de voyage et s’envole dans le ciel. Hipollène est triste, et sa tristesse est le point de départ d’un grand voyage dans l’arbre sans fin.

Hipollène rencontre un monstre, écoute la brume de l’arbre avec la voie des grands-mères, passe à travers des miroirs…

Et à la fin elle retourne dans la maison de ses parents. Elle a gagné un nom et une coiffure de grande fille.

J’admire le talent qu’a Claude Ponti pour inventer des mondes extraordinaires, mais aussi de s’en servir pour apporter à l’enfant des idées pour avancer dans la vie, sans jamais formuler de conseil d’adulte à enfant, en proposant des illustrations très riches et en parsemant le tout d’humour.

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Mon papi peuplier

Ce livre d’Adèle Tariel est imprimé en République tchèque et publié en 2015 aux éditions Talents hauts (lien vers la fiche du livre).

Les pages de cet album sont remplies par les lumineuses aquarelles de Jérôme Peyrat. Apparemment elles correspondent à un endroit précis, dans la commune du Mesnil-en-Vallée.

L’histoire est racontée par une petite fille, qui décrit l’amour et le soin de son grand-père pour les peupliers qu’il a plantés au bord du fleuve, et tous les souvenirs où elle et son grand-père passaient du temps dans la peupleraie.

La petite fille raconte aussi le temps qui passe, son papi qui vieillit, puis le jour où on lui a annoncé « il est parti », qu’elle n’a pas osé demandé quand il reviendrait, qu’elle l’a cherché partout puis qu’elle a compris qu’il ne reviendrait pas.

La petite fille imagine ensuite que son papi lui parle à travers les peupliers. L’album se termine sur l’image de la petite fille devenue adulte, assiste auprès des peupliers avec sa propre petite fille, disant vers le ciel « Aujourd’hui Papi j’ai grandi et je suis encore là, près de toi. »

Cet album émouvant est destiné aux enfants, mais je ne l’ai pas montré à mes enfants. Je l’ai savouré pour moi-même, pour mon papi pour lequel on m’a annoncé sa mort de manière aussi équivoque et à l’enterrement duquel je n’ai pas été autorisée à assister.

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La demeure du ciel

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Ce livre de Laura Nsafou est illustré par Olga Guillaud. Il est imprimé en Lettonie et publié en 2021 aux éditions Cambourakis (lien vers la fiche du livre).

Je vous le dis directement : je trouve que ce magnifique livre a sa place dans absolument toutes les maisons !

La grand-mère de Sofia est décédée et Sofia ne comprend pas bien ce que signifie « elle est au ciel ». En plus, demain est le jour de son anniversaire, et sa grand-mère organisait toujours un goûter : il ne va quand même pas être annulé ? Au milieu de ses questions, Sofia s’endort et se réveille sur un nuage. Sa grand-mère l’accueille et la fait entrer dans sa maison, où elle retrouve aussi son grand-mère, décédé depuis longtemps. Quelle joie !

Sofia passe un bon moment avec des grands-parents. Sa grand-mère lui fait essayer une de ses tenues et ils préparent ensemble un délicieux goûter. Sa grand-mère est bien d’accord avec Sofia : pas question d’annuler sa fête d’anniversaire !

Quand Sofia se réveille, elle raconte son rêve à ses parents et les convainc d’inviter la famille pour faire le traditionnel goûter d’anniversaire. Et c’est Sofia qui prépare le gâteau et la boisson comme sa grand-mère le lui a appris.

La famille est un peu surprise mais tout le monde passe un moment chaleureux. C’est un peu comme si la grand-mère était présente.

A la fin du livre, on a les deux recettes, ce qui peut permettre de passer en cuisine pour changer de sujet si on ne souhaite pas discuter sur le reste du livre.

Ce livre est un gros coup de cœur pour moi ! La situation est précise (tous les personnages sont noirs et les morts sont des grands-parents) mais le message est universel. De plus, les illustrations sont magnifiques et j’aime beaucoup son très bel équilibre entre pragmatisme et enchantement.

C’est suite à sa lecture que j’ai eu le courage de proposer à ma mère, le jour de l’enterrement de ma grand-mère maternelle, qu’on prévoie d’inviter la famille pour un repas d’anniversaire, car elle-même  aimait nous rassembler à cette occasion.

J’ai acheté ce livre auprès de la super librairie indépendante, féministe et inclusive LEBO (Les Enfants du Bruit et de l’Odeur), mais on peut le trouver dans tout type de librairie.

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La vie et la mort

Ce livre de Brigitte Labbé et Michel Puech est illustré par Jacques Azam. Il est imprimé en France et publié en 2000 (première édition) et 2020 (édition la plus récente) aux éditions Milan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 8 ans.

Ce livre fait partie d’une collection et je vous avais déjà parlé ici du livre « La colère et la patience ». Dans les ouvrages de cette collection, les pages contiennent de nombreuses petites illustrations mais sont principalement occupées par du texte. Les « chapitres » sont très courts (2 pages maximum) et répondent chacun à une question ou une constatation, généralement en commençant par un exemple fictif.

Ici, le livre commence par une explication de l’origine de la vie et de l’humanité, puis questionne si la vie d’un plant de blé que celle d’une vache, celle d’un moustique vaut autant que celle d’un chien, en quoi la vie des humains est spéciale (pour les humains), où est l’âme, que se passerait-il si personne ne mourrait, ce qu’il y a après la mort… Le dernier « chapitre » est intitulé : « la mort nous fait faire des efforts ».

Dans cet ouvrage, j’apprécie que des points de vue différents puissent coexister. Et personnellement je n’apprécie pas certains « chapitres » qui considèrent que globalement les animaux non humains sont des êtres dépourvus d’émotions et de désirs pour leur vie.

Et comme les autres ouvrages de cette collection, celui-ci se termine avec 5 pages de conseils pour organiser un « goûter philo » sur les thèmes abordés dans ce livre.

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voisinsdendessousJ’ai un avis mitigé sur « Les voisins d’en dessous« , livre d’Isabelle Simon, illustré par Isabelle Charly, imprimé en Slovénie et publié en 2016 aux éditions Frimousse. Chaque double page montre un ou des squelettes souriants sous la terre et des vivants au-dessus. Ce sont à chaque fois des clins d’œil : les squelettes de La Vegas continuent à jouer, etc. Les clins d’œil sont stéréotypés et malgré cela ils ne sont pas tous faciles à comprendre, même pour un adulte (j’aurais aimé quelques phrases documentaires à la fin du livre pour éclairer les double pages que je n’ai pas comprises, mais je ne crois pas que cela gène la plupart des enfants). La dernière double page montre la tombe d’un chien. Je suppose que ce livre est utile pour un enfant triste de la mort d’un animal domestique, pour l’inciter à imaginer avec légèreté à quoi l’animal peut s’amuser sous la terre. Mais à choisir, sur le sujet d’un animal aimé qui est mort, je préfère « La mort c’est quoi ?« .

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Enfin, je vous recommande la chanson « Le grand voyage » d’Aldebert. J’aime beaucoup ses chansons pour enfants, qui s’adressent aussi aux adultes et qu’ici on ne se lasse pas d’écouter en boucle.

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Bon week-end !

Anniversaire One Piece (10 ans)

28 Mai

Bonjour !

Pour sa fête de 10 ans entre copains, le Béluga souhaitait un escape game sur le thème du manga One piece. Sauf que je ne connaissais rien à l’univers One Piece !

L’an dernier, pour le même type d’anniversaire sur le thème Ninjago, j’ai fait des activités de mon choix en me contentant de les habiller vaguement sur le thème Ninjago. Mais cette année, j’ai saisi l’occasion d’en apprendre plus sur cet univers que le Béluga affectionne.

Je me suis d’abord demandé ce qu’était le fameux trésor One Piece, et j’ai trouvé ces hypothèses. Ce n’était donc pas évident de faire une chasse au trésor sur le One Piece.

Et comme il y a plus de 100 tomes du manga One piece (que je n’avais donc pas le temps de lire !) et que la série n’est pas encore terminée, il m’a été difficile de trouver un fil rouge.

J’ai finalement décidé de faire un escape game dans l’imaginaire du bateau du Chapeau de Paille, en m’appuyant sur quelques personnages clés. Et c’était très bien !

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Les invitations

Suivant l’idée du Béluga, on a écrit le message d’invitation sur le « Jolly Roger » (drapeau pirate) du personnage qui pouvait plaire à chaque invité·e, puis on l’a placé dans une feuille de papier coloré que l’on a fermé avec de la cire à cacher. Vous trouverez tous les détails dans cet article.

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Le concept de la chasse au trésor/escape game One Piece

Le Béluga voulait un escape game avec beaucoup d’objets à trouver et peu d’énigmes à résoudre. J’ai donc créé une chasse au trésor avec comme objectif officiel : rendre son panneau et un de ses objets à chaque personnage de l’équipage du Chapeau de Paille. Il y avait bien sûr un objectif officieux : un coffre au trésor à trouver et à ouvrir !

J’ai choisi les 6 personnages de l’équipage du Chapeau de Paille en croisant celleux que le Béluga m’avait recommandé·es et celleux figurant sur le lot de goodies que j’avais acheté comme prix pour la chasse au trésor que je comptais organiser. Voici la présentation résumée qu’en fait l’auteur du manga, avec mes compléments éventuels :

  • Luffy : « capitaine. Il poursuit deux rêves : devenir le roi des pirates et retrouver Shanks ! Il possède un prodigieux corps élastique. » Mon ajout : il porte un chapeau de paille rond avec un ruban rouge.
  • Zoro : « combattant. Il rêve de devenir le meilleur sabreur du monde. » Mon ajout : il a aussi un rôle de vigie, ses cheveux sont vert clair et il combat souvent avec 3 sabres.
  • Nami : « navigatrice. Autoproclamée évoleuse de pirates », la chose qu’elle déteste le plus au monde est… les pirates ! » Mon ajout : elle a aussi un rôle de trésorière, elle veut cartographier le monde entier, ses cheveux sont roux et elle se bat avec une baguette appelée Climat-Tact.
  • Usopp : « tireur d’élite. Autoproclamé « Usopp le fier », il est le fils d’un membre de l’équipage de Shanks, Yasopp. » Mon ajout : il souhaite devenir un valeureux guerrier des mers et suivre les traces de son père.
  • Sanji : « cuisinier. Un cuisinier au cœur d’or à la recherche de l’océan légendaire « All blue » ! Hormis la cuisine, il n’a d’yeux que pour les femmes. » Mon ajout : il est fumeur et se bat uniquement avec ses jambes et ses pieds.
  • Chopper : « médecin. Ce renne au nez bleu a choisi d’étudier la médecine pour perpétuer la volonté du Dr Hiluluk. » Il a mangé le fruit Hito Hito no Mi, qui lui permet de se transformer en humain.
  • Il y a une 7ème personne dans l’équipage du Chapeau de paille : Robin, mais je ne l’ai pas incluse dans mon jeu car je trouvais que 6 personnages était suffisant (et que je n’aime pas la représentation extrême des corps féminins dans ce manga).

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Les objets cachés pour la chasse au trésor

Pour chacun de ces 6 personnages, j’ai choisi un objet caractéristique.

  • Chopper : C’est son chapeau qui m’a inspiré cette chasse au trésor, car j’en avais repéré un sur Vinted, mignon, confortable et taille unique (pour enfant comme pour adulte). J’espérais que le Béluga me demanderait de l’acheter et de lui fabriquer un déguisement de Chopper pour le carnaval. Espoir perdu pour cette année, mais j’ai acheté quand même le chapeau pour la chasse au trésor, et peut-être qu’un enfant se laissera tenter par cette idée de déguisement plus tard.
  • Zorro : J’ai trouvé, aussi d’occasion sur Vinted, une perruque aux cheveux courts vert fluo, censée servir pour un zombie. Et là aussi, comme j’adore les déguisements, j’ai trouvé que c’était une idée rigolote d’objet qui pourra nous resservir.
  • Usopp : Je n’avais aucune inspiration, donc j’ai simplement imprimé son Jolly Roger.
  • Luffy : Le plus évident était un chapeau de paille, mais je n’en avais pas et n’en ai pas trouvé à un prix raisonnable dans le commerce. J’ai donc pris dans mon lot de goodies un collier à l’effigie de Luffy… ce qui n’était pas idéal car les enfants ont pensé que c’était l’objet caractéristique d’Ace, un autre personnage du manga !
  • Sanji : Mon idée n’est pas politiquement correcte. J’ai acheté des cigarettes (bâtons en chocolat de la marque Patrelle) comme celles que je croquais étant petite ! Apparemment c’est désormais interdit de vendre des cigarettes en chocolat, donc les boutiques les vendent comme des crayons gras, emballés dans un papier de couleur.
  • Nami : Si cela avait été la saison, j’aurais pris des mandarines ! Mais on était trop tard dans l’année, donc j’ai imprimé des billets de Berry.

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J’ai aussi préparé des feuilles avec un nom de personnage écrit à l’encre sympathique bicarbonatée. Comme il y avait 6 personnages à trouver (Luffy, Zoro, Nami, Chopper, Sanji, Usopp) mais 9 enfants invités, j’ai ajouté des noms de personnages figurant dans le lot de goodies du trésor : Baggy, Ace et Brook.

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J’ai également préparé un cracker à confetti par enfant, avec le prénom de l’enfant dessus pour être sûre que chacun en ait un.

Cela faisait à la fois un objet à trouver, un objet pour s’amuser mais aussi des objets pour trouver collectivement des indices. En effet, chaque cracker contenait un disque en carton avec écrit, d’une couleur, un des messages suivant : le sel/ diminue/ la température/ de fusion/ de la glace. Et dans les autres crackers, d’une autre couleur : le chou rouge/ peut révéler/ de l’encre/ sympathique.

Je me suis aussi amusée à préparer des leurres : j’ai pris des mini pochettes dans notre boîte à emballages cadeau et j’y ai glissé un papier avec écrit « BOUH ! » ou « Perdu » ou « Ceci n’est pas un indice ».

J’ai enfin sorti de la maison tout ce qu’on avait sur le thème des pirates, un crane en plastique, des vieilles cartes, un globe terrestre…

Et j’ai utilisé une bouteille pour cacher un message.

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La mise en place de l’escape game One Piece

J’avais préparé au congélateur un glaçon géant contenant la clé du cadenas du coffre au trésor – et d’autres clés, histoire d’ajouter une petite difficulté.

Dans le jardin, on a installé une grande table à l’ombre avec des chaises, des gobelets et des gourdes d’eau. Elle allait servir pour rassembler tous les objets récupérés dans le cadre du jeu, comme zone de réflexion lors des quelques énigmes, puis pour le goûter.

Sur la terrasse, j’ai installé la « cuisine » du bateau, avec une marmite contenant du chou rouge bouilli avec de l’ail et du sel pour faire une sorte de soupe (qui allait servir à révéler l’encre sympathique, mais chut !), une cuillère en bois, une passoire et une casserole (pour y filtrer la « soupe »), des lavettes dans une boîte en métal (pour s’essuyer les mains si besoin), un pot de gros sel (qui allait servir pour accélérer la fonte du glaçon géant), des objets leurres (boîtes en métal vide, cafetière italienne vide) et la clé du garage que j’ai demandée à Doudou de cacher vraiment très, très bien…

Dans un coin du jardin, on a installé la « chambre » : notre hamac, une petite table avec un globe terrestre, de vieilles cartes, mais aussi un pot de pinceaux, un pot contenant de l’eau bicarbonatée et une pochette avec des feuilles cartonnées vierges (pour le cas où les enfants voudraient eux aussi créer des messages à l’encre sympathique). Je n’ai pas pris de photo de ce coin.

Dans le garage qui donne sur le jardin, j’ai installé la « vigie » : une longue-vue jouet des enfants, nos kaléidoscopes (y compris les magnifiques kaléidoscopes français de Dominic Stora), un canon à balles adapté de ce lance-boulette de La cour des petits (il ne fonctionnait pas très bien, mais pour mémoire je l’ai fabriqué avec un grand tube de carton (un ancien tube pour poster), 2×2 encoches réalisées au cutter et renforcées au tournevis plat, un rouleau de papier toilette avec un grand crayon planté transversalement, deux morceaux d’élastique circulaire fixés chacun à 2 encoches et bien enroulés à une extrémité du crayon) et deux bacs de balles légères (le Pinto a insisté pour avoir un sac de 100 balles pour Noël). J’avais écrit sur certaines balles les lettres du mot C O N G É L A T E U R, et un flocon pour servir d’indice du mot à trouver.

J’ai disposé dans le garage des pans de carton pour diviser l’espace et que tout ne soit donc pas visible d’un coup.

Voici le canon et le premier bac de balles.

Et voici le deuxième bac de balles, posé sur… le coffre au trésor ! J’ai imposé aux enfants de ne pas déplacer le coffre car son contenu était disposé de manière particulière.

Point important : le garage était fermé à clé, et sa clé a été très, très bien cachée dans la « cuisine ». Doudou l’a scotchée à l’arrière du tiroir d’un petit meuble, avec un gros scotch de kraft gommé dont la couleur était ton sur ton avec celle de l’arrière du tiroir.

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Le déroulement de l’escape game One Piece

On a dit aux enfants qu’ils devaient trouver un objet caractéristique et un panneau avec le nom de personnages de One piece. Et que peut-être il y aurait aussi un trésor.

Iels se sont donc éparpillé·es dans le jardin et ont trouvé les objets divers, les feuilles blanches que Doudou avaient roulés et cachées, les crackers, les objets leurres…

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Iels ont examiné les cartes pour essayer d’y trouver une logique, puis se sont aperçus qu’il y avait des indices sur les ronds de carton des crakers

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Iels ont révélé les messages à l’encre sympathique avec le liquide de la « soupe » et les pinceaux de la « chambre ».

Et iels ont fait des liens auxquels je n’avais pas pensé : le collier « Luffy » était pour elleux associé à Ace et le crane à Brook.

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Puis iels ont trouvé le bouteille leur disant qu’une clé était cachée dans la cuisine, mais iels n’ont jamais réussi à la trouver, ha ! Doudou a fini par leur expliquer où il l’avait cachée.

Iels se sont alors jetés dans le garage, ont observé les kaléidoscopes, ont essayé de tirer au canon avec les balles, puis se sont aperçu que les balles avaient des lettres et on reconstitué le mot mystère.

Je leur ai donc apporté le glaçon géant, qu’iels ont fait fondre en le brisant en petits morceaux ! C’est sûr que c’était plus rapide que d’attendre que le sel et le soleil fassent leur œuvre…

Après avoir essayé toutes les clés, iels ont trouvé la bonne et ont enfin pu ouvrir le coffre au trésor…

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Le contenu du coffre au trésor

Dans le coffre au trésor, j’avais mis :

  • des furoshiki de couleur beige ou dorée pour faire le fond,
  • des bonbons choisis par le Béluga dans la catégorie « bonbons vegan » du site Planetbonbons,
  • des goodies One piece. J’avais hésité à acheter les badges chibi One piece de l’illustratrice Lily-Fu, mais je ne sais que les enfants préfèrent les illustrations réalisées dans le style du manga donc j’ai préféré acheter (d’occasion) un lot de colliers (chaîne + médaillon), de badges et de mini figurines correspondant au style du manga. Et comme vous l’avez vu, j’avais veillé à inclure un maximum de ces personnages dans l’escape game avec de les rendre familiers aux enfants qui ne connaissaient pas l’univers One Piece avant de venir à la fête.

Si je n’avais pas acheté ce lot de goodies (et qu’on n’avait pas eu une température estivale), j’aurais pu garnir le coffre avec des billets One Piece, des pépites d’or comestibles de Bernard Dauphin et des pièces « en or » en chocolat noir (70 % de cacao) de chez Bruntz. Au passage, la chocolaterie alsacienne Bruntz a aussi quelques autres produits 100 % végétaux : des sucettes de chocolat noir et des amandes au chocolat parfum pain d’épice.

Enfin, je voulais vraiment ajouter comme trésor un exemplaire de l’encyclopédie des fruits du démon, mais je n’ai pas terminé sa reliure à temps.

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Goûter

Une fois le trésor partagé, place aux cadeaux reçus par le Béluga puis au goûter. Comme je m’étais tellement donnée sur la préparation du jeu, je n’ai pas eu l’énergie de préparer mon habituel fraisier.

J’ai donc réalisé un gâteau d’anniversaire très facile au chocolat et l’ai servi avec des fraises fraîches et des bonbons véganes du site Plantebonbons (en plus de ceux présents dans le coffre au trésor).

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Activité finale calme : paper toys

A la fin de la fête, certains enfants aiment jouer au ballon ou autre activité autonome, tandis que d’autres préfèrent une activité calme et guidée.

J’ai choisi les 9 paper toys One Piece créés par Kobico. Je les ai imprimés en couleurs sur du papier blanc un peu épais (90 g/m2). Et le jour de l’anniversaire, j’ai utilisé mon smartphone pour montrer le résultat final afin que les enfants comprennent comment les assembler.

J’avais aussi prévu un cutter (que je suis seule à manipuler), plusieurs paires de ciseaux et plusieurs bâtons de colle.

Attention, c’est une activité qui demande de découper précisément et de coller minutieusement, et ces enfants de 10 ans ont eu besoin qu’un adulte les aide sinon ils se seraient découragés.

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Voilà, cette série sur l’anniversaire One piece est terminée ! Est-ce que ça vous a plu d’en découvrir les coulisses ?

Bon week-end !

Glaçon géant pour chasse au trésor

21 Mai

Bonjour !

Lors de l’anniversaire des 10 ans de Béluga, le coffre au trésor était fermé par un cadenas à clé. Et la dernière étape pour l’ouvrir était de récupérer la clé, emprisonnée dans un glaçon géant. Ici, pour corser encore un peu, j’ai mélangé la clé du cadenas avec d’autres clés.

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L’inspiration de départ me vient de l’ebook Le jardin fantastique de Marion Eberschweiler, où une activité met en scène des fleurs emprisonnées dans des glaçons, que l’enfant fait fondre à l’aide de sel et d’eau chaude.

Je vous explique comment fabriquer ce glaçon géant : c’est très simple, mais il faut s’y prendre 24 h à l’avance.

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Matériel
– 1 moule à cake ou autre moule
– L’objet à cacher, ici des clés de cadenas
– un congélateur
– Facultatif : une feuille de cuisson

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Préparation

  • 24 h (ou plus) avant l’activité, remplir à moitié le moule avec de l’eau et le placer au congélateur.

  • Au bout d’environ 8 h (on peut attendre plus longtemps), l’eau est devenue solide. Y disposer les clés.

  • Ajouter de l’eau pour remplir les 3/4 du moule, et le replacer au congélateur.
  • Au bout d’environ 8 h (on peut attendre plus longtemps), on obtient un glaçon géant ! Les clés ne sont presque plus visible.
  • Démouler le glaçon géant en passant l’extérieur du moule sous l’eau.
  • Facultatif : Si le glaçon n’est pas utilisé tout de suite, le déposer sur une feuille de cuisson et replacer le tout au congélateur.

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Utilisation du glaçon géant

On peut proposer aux enfants d’accélérer la fonte du glaçon en le saupoudrant de gros sel ou en versant de l’eau chaude dessus.

Ici, ils ont préféré taper sur le glaçon à l’aide de boules de pétanque pour le réduire en morceaux !

Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai choisi de les ralentir en mettant aussi de mauvaises clés dans le glaçon…

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Bon mercredi !

Encre invisible révélée à la chaleur

14 Mai

Bonjour !

Connaissez-vous cette technique pour révéler un message secret ? Le message est écrit sur une feuille qui parait vide, mais quand on l’approche d’une source de chaleur, l’encre se révèle en prenant une couleur brune.

C’est très simple mais ça fait toujours son effet ! Je vous explique la méthode la plus connue, puis je vous propose des variantes pour l’adapter au contenu de vos placards.

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Matériel
– Feuille de papier
– Jus de citron ou autre encre invisible
– Pinceau
– Source de chaleur : grille-pain, four ou fer à repasser

Préparation

  • Tremper le pinceau dans l’encre invisible et écrire le message sur la feuille de papier.
  • Laisser sécher complètement.
  • Révéler le message en chauffant la feuille : soit en la plaçant quelques dizaines de secondes sur un grille-pain en train de chauffer, soit en la déposant sur une lèchefrite ou grille dans un four chaud, soit en la repassant au fer.

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Remarques

  • L’encre invisible de cette méthode est n’importe quel liquide contenant des molécules organiques. Le jus de citron (qui contient de l’acide citrique) peut donc être remplacé par du vinaigre de couleur claire (qui contient de l’acide acétique), du « jus » d’oignon, du lait contenant un peu de sucre ou encore une solution de bicarbonate. Ce qui fonctionne le mieux, d’après mes tests, est soit du jus de citron, soit une solution de bicarbonate : mélanger une cuillerée de bicarbonate avec 3 cuillerées d’eau. Mon prochain essai : de l’eau sucrée.

  • La chaleur dégrade certaines molécules organiques en des composés de couleur brune. On parle de brunissement non enzymatique, et ici cela comprend la réaction de Maillard et la caramélisation. Il faut donc veilleur à ne pas se brûler, et à ne pas chauffer la feuille trop longtemps, sinon elle-même va brunir. En effet, le papier est lui-même composé de molécules organiques (principalement la cellulose).

  • Un papier spécial encre ou aquarelle est plus épais et absorbant qu’un papier normal. Il se déforme moins quand on écrit dessus à l’encre invisible.
  • Le pinceau peut être remplacé par un autre instrument que vous pouvez tremper dans l’encre comme un porte-plume ou un coton-tige jetable. Vous pouvez aussi utiliser un motif sculpté dans une tranche de pomme de terre.

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Bon week-end !

Crackers à confetti

11 Mai

Bonjour !

J’ai créé des tubes à confetti qui « crackent » sans aucun bruit, grâce à l’idée de ces invitations de Ciloubidouille.

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Ici je les ai volontairement laissés sans décoration car ils devaient être cachés dans le jardin, mais bien sûr vous pouvez tout à fait les décorer et même les suspendre dans un sapin si vous souhaitez les offrir comme activité de Noël.

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Matériel pour 1 cracker
– 1 tube vide de papier toilette
– 1 petit morceau (environ 5 cm sur 10 cm) de carton épais
– 1 morceau (environ 10 cm de coté) de papier
– environ 25 cm de grosse ficelle ou de rafia, laine…
– moins de 10 g de confetti en papier
– du ruban adhésif (ici du kraft gommé)
– un crayon
– des ciseaux
– une pointe pour percer le papier et le carton (point de stylo à bille par exemple)

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Préparation

  • Avec le crayon, dessiner le contour de la base du rouleau sur le carton épais.

  • Avec des ciseaux, découper ce disque. Cette étape n’a pas besoin d’être très précise, il faut juste que le disque puisse couvrir la base du rouleau.

  • Recommencer ces deux étapes pour découper un disque légèrement plus petit. Ce deuxième disque doit pouvoir rentrer dans le tube.
  • Fixer le plus grand disque à la base à l’aide du ruban adhésif.

  • Percer le petit disque, par exemple à l’aide d’une pointe de stylo bille.
  • Passer la ficelle dans ce trou et la nouer.

  • Déposer ce petit disque au fond du tube. Voilà, le mécanisme du cracker est prêt !

  • Remplir les 2/3 du tube avec des confetti. On ne remplit pas jusqu’en haut car il faut laisser de l’espace pour le couvercle en papier.

  • Découper approximativement un cercle d’une dizaine de centimètres de diamètre. C’est volontairement très imprécis, n’hésitez pas à tracer le cercle à la main. Si vous préférez découper très précisément, vous pouvez tracer le rond à l’aide d’un bol retourné sur le papier.

  • Percer un trou au milieu de ce disque de papier et l’enfiler délicatement sur la ficelle, puis le rentrer doucement dans le tube.

  • Voilà, c’est terminé ! Libre à vous de le cacher ou de l’offrir directement. Le mécanisme est silencieux donc il n’y a pas de nuisance sonore, par contre ensuite il faudra balayer les confetti…

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Remarques

  • Le carton épais est récupéré d’un colis. On pourrait aussi récupérer le carton d’un emballage de biscottes, de céréales de petit déjeuner ou d’intercalaires.
  • Le papier est ici du papier kraft récupéré d’un colis. Je pense qu’on peut le remplacer par un disque de carton épais du diamètre du tube, comme pour le fond, mais en le fermant de manière très peu solide, avec deux fins morceaux de scotch, afin que ce couvercle se décolle quand on tire sur la ficelle.
  • Version à suspendre : Nouer une extrémité de la ficelle pour en faire une mini poignée à suspendre. Utiliser l’extrémité restante pour traverser le petit disque.
  • Décoration des crakers : Peindre (et laisser sécher) les tubes avant réalisation des crackers et utiliser du papier décoré. Si on est préssé·e, ne pas peindre les tubes mais les couvrir de papier décoré une fois que le fond en carton est scotché au tube.
  • Version collective : Réaliser un cracker par personne et écrire le nom de chaque personne sur un cracker. Ainsi, si c’est une autre personne qui le trouve, elle doit le donner à la personne écrite sur le tube et chaque personne est sûre d’éclater un cracker.
  • Version chasse au trésor : Après avoir percé le petit disque, y écrire un indice. Si on fait la version collective, l’indice peut être une phrase et chaque tube en apporte une partie.

C’est la solution que j’ai choisie pour l’anniversaire du Béluga.

Et vu le nombre d’enfants, j’ai préféré écrire deux phrases simples (une de chaque couleur) plutôt qu’une phrase qui serait trop longue.

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Bon mercredi !

Imprimer des billets One Piece

4 Mai

Bonjour,

Pour l’anniversaire One Piece du Beluga, j’ai fait marcher la planche à billets !

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J’ai téléchargé cette image Pinterest d’un billet de 10 000 Beris. C’est la version anglophone, car en français on parle de Berry, mais cela n’a dérangé personne lors de la fête.

Par contre, quelque chose me dérange : la personne qui a créé cette image n’est pas identifiée. Si vous regardez l’image, elle semble pourtant avoir un filigrane qui permettrait de l’identifier. Personnellement, je lis « Mugen » donc je me dis que cette image est peut-être prise du jeu amateur créé par Danteg9. Alors si c’est ça, merci Danteg9 !

J’ai modifié les couleurs de cette image pour qu’elle soit en noir et blanc et je l’ai disposée par planche de 8 billets. Voici le fichier obtenu : billets-onepiece-recto (vous pouvez le télécharger).

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Pour avoir des billets recto-verso, j’ai triché ! J’ai imprimé le fichier ci-dessus en recto-verso. Il permet d’obtenir deux billets différents, mais chaque billet comporte le même dessin au recto et au verso !

Pourquoi faire cela au lieu d’imprimer un seul type de billet, avec un recto différent du verso ? Parce que je n’avais ni le logiciel ni le temps pour précisément aligner le recto et le verso du billet, de sorte qu’ils soient vraiment positionnés l’un contre l’autre après impression… Voici ce que donne mon fichier imprimé en recto-verso de sorte que chaque billet ait un recto différent de son verso : par transparence, on voit qu’ils ne sont pas bien alignés, et ça se verrait à la découpe.

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Par contre, pour avoir des billets plus « réalistes » tout en imprimant en noir et blanc, je les ai imprimés sur du papier de couleur pastel. Et j’ai choisi une qualité d’impression supérieure (à droite ci-dessous) car les détails des billets étaient mieux rendus qu’avec une qualité d’impression économique (à gauche ci-dessous).

Pour un découpage bien droit, l’idéal est d’utiliser un massicot. Avec le massicot, on peut découper plusieurs billets d’un coup, mais il ne faut pas en découper trop sinon les feuilles risquent de glisser  : l’idéal me semble de massicoter les billets 4 par 4. Sinon, on peut découper les billets avec des ciseaux, c’est plus long mais cela fonctionne bien aussi.

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A vous de jouer si vous voulez être riche dans l’univers One Piece ! Ici j’avais prévu 4 billets par enfant et ils étaient ravis.

Bon mercredi !

Invitations scellées One Piece

30 Avr

Bonjour !

Pour son anniversaire de 10 ans avec ses copains, le Béluga a choisi le thème du manga One Piece. Et pour les invitations, il avait aussi une idée : un papier dont le fond a une illustration d’un personnage de One Piece aimé par l’enfant invité.

Comme je sais que le Béluga sais fabriquer une enveloppe avec une feuille de papier, j’ai simplement proposé l’idée de la fermer avec un sceau (j’ai depuis de nombreuses années un sceau et quelques bâtons de cire à cacheter).

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Pour l’illustration, le Béluga a choisi le Jolly Roger (drapeau pirate) de chaque personnage.

Pour la première invitation, le Béluga a entièrement dessiné et colorié au crayon le drapeau – sur un papier épais de 16 cm de haut et 13 cm de large, pour qu’elle rentre dans une enveloppe fabriquée avec une feuille au format A4. C’était parfait mais cela a pris un certain temps.

Pour les autres invitations, on a donc fait différemment :

On a téléchargé une illustration du drapeau des personnages, en version fond blanc, puis j’ai montré au Béluga les réglages permettant d’atténuer le contraste de l’image et on a imprimé l’illustration obtenue.

On a imprimé chaque illustration au format A5 puis on l’a recoupée aux ciseaux aux dimensions de 16 cm de haut et 13 cm de large, toujours pour qu’elle rentre dans une enveloppe fabriquée avec une feuille au format A4.

Le Béluga a ensuite écrit au feutre le texte de l’invitation. Sur la photo ci-dessous, on voit une invitation posée sur une feuille orange qui servira à faire son enveloppe.

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Pour former l’enveloppe, j’ai replié le papier A4 en haut et en bas (photo ci-dessous) puis à gauche et à droite.

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Enfin on a écrit le prénom sur chaque enveloppe puis on l’a scellée ensemble.

Pour faire fondre la cire, on a placé un morceau de bâtonnet de cire à cacheter dans une cuillère à soupe et on l’a placée au-dessus d’une bougie. Quand c’était bien fondu, on a versé une petite dose de cire sur la zone à cacheter et le Béluga y a appuyé un sceau.

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En frottant bien la cuillère à soupe, on peut la nettoyer correctement. Mais prenez quand même une cuillère que vous ne craignez pas d’abîmer un peu !

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Bon week-end !

Chasse aux œufs à la Végébon

23 Avr

Bonjour !

Cette année, j’ai organisé une chasse aux œufs qui m’a pleinement satisfaite : 100 % bonne humeur, 100 % récup ! Il n’y a pas besoin de vrais œufs ni de chocolats, mais vous pouvez sans problème en inclure si vous le souhaitez.

Autant vous dire qu’on reprendra la même formule l’an prochain, et que je partage avec vous avec plaisir la chasse aux œufs à la mode de Végébon !

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Je vous propose plein de variantes en remarques pour que vous puissiez adapter le principe à ce que vous avez par chez vous.

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Matériel
– Au moins un œuf-boîte à garnir par personne (si possible plusieurs par personne)
– Du papier brouillon et de quoi écrire
– Un petit panier ou un furoshiki (morceau de tissu carré d’environ 30 cm de côté) par personne

Préparation
– Découper le papier brouillon en morceaux sur lesquels on va écrire. Ici, on a découpé 8 rectangles par feuille format A4.
– Sur chaque morceau de papier, écrire un gage.

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– Plier chaque morceau de papier et le placer dans une boîte-œuf.


– Cacher les boîtes-œufs dans le lieu de la chasse aux œufs.
– Nouer les deux côtés de chaque furoshiki pour le transformer en panier. C’est très facile !

Commencer par faire un nœud simple entre deux coins successifs du tissu. Ici je noue les deux coins du haut du tissu.

Puis refaire un nœud simple par-dessus.

On obtient ainsi un nœud plat, et la première poignée du panier !

Recommencer avec les deux autres coins du tissu pour former la seconde poignée du panier.

Et voilà un panier qui pourra redevenir un emballage cadeau à la fin de la chasse aux œufs !

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Règles de la chasse aux œufs à la manière de Végébon

  1. Chaque personne récolte X œufs. (Le nombre de jeux est déterminé en fonction du nombre de personnes et du nombres d’œufs à trouver. Il peut être différent pour les enfants et pour les adultes.)
  2. Quand on a récolté ses X œufs, on aide les autres personnes à récolter leurs œufs manquants.
  3. Quand tout le monde a trouvé ses X œufs, on se rassemble et chaque personne ouvre ses œufs pour découvrir et réaliser ses gages.

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Remarques

  • Voici nos gages préférés :
    • Tire la langue pendant 20 secondes.
    • La personne de ton choix te fait 3 bisous.
    • Reste immobile pendant 30 secondes.
    • Tu est la reine/le roi, tout le monde doit te saluer.
    • Touche une personne, elle doit te faire un câlin.
    • La personne de ton choix doit imiter une poule, et toi aussi.
    • Saute en l’air le plus haut possible.
    • Imite une licorne royale.
    • Bon pour une partie de jeu … (ici Loto des odeurs version coopérative).
    • Trouve le romarin (ou la cannelle ou autre produit aromatique situé dans la zone de la chasse au trésor) et sens son odeur.
  • Recommencer la chasse aux œufs : Une fois la chasse aux œufs terminée et les gages effectués, on peut remettre les papiers dans les boîtes-œufs, les cacher et les trouver à nouveau. Et si on le souhaite, on peut proposer aux invité·es d’apporter des papiers avec les gages écrits dessus et les utiliser pour garnir les boîtes-œufs quand on recommence le jeu.
  • Chasse aux œufs mixte : Si on vous a offert des chocolats, rien ne vous empêche de les cacher aussi parmi les œufs.

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  • Récupération des œufs-boîtes : Toutes nos boîtes sont récupérées, soit à partir des distributeurs de « jouets » à 1 €, soit à partir des cadeaux des fêtes de Pâques précédentes, car il y a maintenant plusieurs marques qui proposent des œufs en plastique garnis de pâte à modeler ou divers jouets. On peut bien sûr récupérer les petites boîtes situées dans les Kinder surprise (si vous n’en mangez pas, demandez à vos proches de vous les mettre de côté). On peut aussi trouver des œufs-boîtes à garnir en carton ou en métal. Ces produits se trouvent très facilement d’occasion.

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  • Version galets : décorer des galets sur une face, comme dans cet article de L’atelier du campagnol. On peut utiliser de la peinture ou des feutres Posca. Je suppose que si on veut que la décoration résiste à l’humidité et aux frottements, il faut utiliser de la peinture acrylique ou vernir le galet. Sur l’autre face, écrire/peindre sur chaque galet un numéro ou autre symbole compréhensible par toutes les personnes participant à la chasse aux œufs. Sur une feuille de papier ou autre support, écrire le gage correspondant à chaque symbole. Le plus simple est de prévoir une bande de papier par gage. Quand tout le monde a rapporté les galets, montrer la feuille de correspondance ou distribuer les bandes de papier afin que chaque personne découvre ses gages.
  • Version message surprise : acheter le lot de 14 œufs en bois de Ciloubidouille et les cacher. Quand tout le monde a rapporté les œufs, le groupe reconstitue le message mystère. Si on le souhaite, on peut prévoir des feutres ou autres pour que chacun colorie ensuite certains œufs. On peut réutiliser ces œufs chaque année ou décider de les donner comme cadeau.
  • Version cadeau collectif : acheter un lot de Magformers et les cacher dans le jardin. C’est un jouet qui dure longtemps, et quel que soit l’âge on se laisse prendre au plaisir de manipuler ces formes aimantées.

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En terme de chocolats garnis, j’avais adoré la licorne en chocolat noir bio et équitable de la marque Saveurs et Nature, garnie d’un équivalent 100 % végétal des Maltesers : les Drôles de céréales au chocolat noir. On peut toujours acheter les Drôles de céréales au chocolat noir (par sachet de 45 g ou de 100 g) et en version 100 % végétale il y a aussi des Amandines, des palets de pâte d’amande enrobée de chocolat noir (la version à la noix de coco contient malheureusement du lait).

De notre côté, tout le matériel de la chasse aux œufs est prêt pour resservir l’année prochaine. Les furoshiki sont rangés dans leur sac, pour servir à emballer des cadeaux toute l’année.

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Bon week-end !

Maquillage de dragon super facile

16 Avr

Bonjour !

Cette année pour le carnaval de l’école, le Béluga était déguisé en chevaucheur de dragon et le Pinto s’est à nouveau déguisé en dragon rouge et or.

J’ai donc eu l’occasion de retravailler son maquillage de dragon. L’an dernier, je lui avais fait un maquillage plutôt abstrait, avec deux lignes de chaque côté du visage et des paillettes.

Je vous propose aujourd’hui un maquillage simplissime qui évoque le museau et les cornes d’un dragon. Pour que ce soit adapté à un enfant, le maquillage s’arrête loin des yeux et il est vraiment rapide à réaliser.

Ceci dit, ce maquillage n’est pas réservé aux enfants ! Lors du carnaval de l’Estaque, je ne me suis pas gênée pour être, moi aussi, maquillée et déguisée en dragon (avec un kigurumi de dinosaure, mais ne chipotons pas).

Voici le dessin préliminaire, adapté aux couleurs de mon déguisement. Le Béluga a ajouté un dessin de couronne, mais je ne l’ai pas mis en pratique.

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Matériel
– 2 crayons gras de maquillage (ou rouge à lèvre ou fard couvrant) aux couleurs du dragon
– 1 crayon gras de maquillage de la couleur des cornes (blanc si vous avez la peau foncée, noir si vous avez la peau claire)
– des paillettes et leur « colle »

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Préparation

Dessiner le contour du museau et du support des cornes avec le fard avec la couleur majoritaire du dragon.

Remplir cette zone avec ce fard.

Dessiner les deux petites cornes avec le fard blanc ou noir.

Ajouter deux flammèches avec la couleur minoritaire du dragon.

Mettre des paillettes où vous voulez. Ici j’ai suivi le choix du Pinto : paillettes le long du nez, sur les joues et sur le menton.

Il n’y a plus qu’à enfiler le déguisement, si ce n’est pas déjà fait.

Bonne parade !

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Remarques

  • Version simplissime du maquillage : Comme les parents ne pouvaient pas venir maquiller les enfants cette année lors du carnaval de l’école, j’ai fourni à la maîtresse et l’ATSEM ce petit dessin du maquillage encore simplifié, pour qu’elles maquillent le Pinto.

  • Version plus complexe du maquillage : Quand le Béluga m’a vu faire les dessins de réflexion du maquillage dragon, il en a fait un aussi. Je le trouve magnifique ! Il me fait penser aux masques de l’opéra chinois traditionnel.

  • Nettoyage du maquillage : Passer doucement sur le maquillage avec une débarbouillette mouillée, pressée pour enlever l’excès d’eau et tartinée de savon. Puis repasser avec une débarbouillette mouillée pour rincer.

Bon week-end !