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Boutons en plastique fou de pot de yaourt

18 Jan

Bonjour !

Et voici le cinquième article de ma série sur le plastique fou récup… c’est qu’on s’amuse bien, avec le Béluga ! Il suffit d’une paire de ciseaux et de notre stock de pots de yaourt patiemment collectés, et on teste des créations qu’il suffit de passer 5 minutes au four pour voir se transformer. Facile, visuel, pas cher et pas salissant : que demander de plus ?

Aujourd’hui, on fait de la récup de récup. Vous vous souvenez des fonds de pot de yaourt (ou de gobelet jetable) que je vous ai conseillé de conserver si vous découpez l’intérieur des fleurs en plastique fou ? Avec ces fonds de pot, on va fabriquer des boutons ! Ou des breloques, si vous êtes pour la fantaisie.

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Tutoriel de boutons en plastique fou récup

Matériel

  • Pour chaque bouton, le fond d’un pot de yaourt nature ou de crème dessert en plastique 6 (PS)
  • Une paire de ciseaux
  • Une perforatrice
  • Facultatif : du papier de verre fin, des crayons de couleur
  • Un four réglé à environ 120 degrés
  • Une feuille de papier cuisson (a réutiliser pour tous les ateliers de plastique fou)
  •  Pour aplatir les objets après cuisson : une planche à découper et un objet plat qui ne craint pas le chaud (un couvercle métallique de pot de confiture, le fond d’un mug, un gant en silicone…)

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Étapes

Récupérer uniquement le fond du pot.

Découper dans la forme et la taille voulue. Pour la taille, le plastique fou voit sa taille à peu près divisée par 3. Pour la forme, comme on découpe dans le fond du pot, elle ne sera pas trop modifiée : un carré restera un carré.

Si on souhaite décorer le plastique avec des crayons de couleur, le poncer avec du papier de verre fin.

Percer des trous à la perforatrice, autant de trous que vous voudrez à votre bouton.

Si le plastique a été poncé, c’est le moment de le décorer avec des crayons de couleur.

Déposer l’objet sur une feuille de papier cuisson qui se trouve sur la lèchefrite du four. Le four est réglé à environ 120 degrés.

Transférer le bouton encore chaud et mou sur un support plat qui ne craint pas la chaleur et immédiatement appuyer dessus avec un objet qui ne craint pas la chaleur pour bien aplanir le bouton.

Laisser refroidir et durcir. Cela prend moins d’une minute.

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Remarques

  • Taille des boutons : Comme vous l’avez vu plus haut, un bouton de 2 cm de diamètre avant cuisson fait 8 mm après cuisson. Et comme vous le voyez ci-dessous, un bouton de 4 cm de diamètre avant cuisson fait 1,5 cm après cuisson.

  • Variante breloque : Laissez libre cours à votre fantaisie pour la forme de la découpe, le nombre et l’emplacement des trous ! Ici, les rubans sont ceux récupérés à l’intérieur de certains hauts féminins.

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Bon samedi !

Fleurs en plastique fou de pot de yaourt

11 Jan

Bonjour !

Voici le quatrième article de ma série sur le plastique fou récup. Aujourd’hui, on fabrique de petites fleurs. Ou des shurikens, si vous n’êtes pas fleur !

Au départ, je voulais faire des étoiles, mais la déformation du pot de yaourt lors de la cuisson fait que les pointes s’arrondissent comme de jolis pétales. Alors va pour des fleurs ! Quant aux shurikens, l’invention en revient au Béluga.

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Tutoriel de fleur en plastique fou récup

Matériel

  • Pour chaque fleur, un pot de yaourt nature ou de crème dessert en plastique 6 (PS)
  • Une paire de ciseaux
  • Facultatif, si on veut ensuite suspendre les fleurs : une perforatrice
  • Un four réglé à environ 120 degrés
  • Une feuille de papier cuisson (a réutiliser pour tous les ateliers de plastique fou)
  •  Pour aplatir les objets après cuisson : une planche à découper et un objet plat qui ne craint pas le chaud (un couvercle métallique de pot de confiture, le fond d’un mug, un gant en silicone…)

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Étapes

Couper le pot de yaourt en deux, à mi hauteur. Pour cela, je plante une pointe des ciseaux dans le plastique puis je découpe à partir du trou ainsi formé.

Conserver seulement la partie basse (celle qui contient le fond du pot).

Découper des triangles (isocèles) dans la paroi verticale : chaque triangle restant formera un pétale.

On peut perforer un des pétales pour former ensuite une petite fente dans laquelle on pourra passer une ficelle ou un mini ruban pour suspendre la fleur. Si on préfère un trou rond après cuisson, il faut perforer à 3 reprises pour avoir avant cuisson un trou très allongé en hauteur. Je vous l’ai montré ici.

Si on veut écrire un message sur la fleur, passer le fond du pot au papier de verre (grain moyen-fin) puis écrire au crayon sur la partie poncée.

Déposer l’objet sur une feuille de papier cuisson qui se trouve sur la lèchefrite du four. Le four est réglé à environ 120 degrés.

Transférer la fleur encore chaude et molle sur un support plat qui ne craint pas la chaleur et immédiatement appuyer dessus avec un objet qui ne craint pas la chaleur pour bien aplanir la fleur.

Laisser refroidir et durcir. Cela prend moins d’une minute.

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Variantes

Fleur évidée : Découper le fond du pot de yaourt avant de découper les pétales (gardez ce fond de pot, on l’utilisera dans l’article de samedi prochain !). On obtient alors l’objet de droite, avant cuisson :

Et après cuisson, on obtient une fleur au centre évidé :

Coupelle fleur : Retirer le cadre carré en haut du pot de yaourt (photo 1). Découper des triangles, qui formeront les futurs pétales (photo 2). Laisser dans le four (photo 3) juste le temps que les pointes des pétales commencent à s’enrouler sur eux-mêmes (photo 4).

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Tutoriel de shuriken en plastique fou récup

On procède comme pour faire des fleurs, mais au lieu de découper des triangles isocèles, découper des triangles rectangles. (Merci les maths !)

Matériel

  • Pour chaque shuriken, un pot de yaourt nature ou de crème dessert en plastique 6 (PS)
  • Une paire de ciseaux
  • Facultatif, si on veut ensuite suspendre les fleurs : une perforatrice
  • Un four réglé à environ 120 degrés
  • Une feuille de papier cuisson (a réutiliser pour tous les ateliers de plastique fou)
  •  Pour aplatir les objets après cuisson : une planche à découper et un objet plat qui ne craint pas le chaud (un couvercle métallique de pot de confiture, le fond d’un mug, un gant en silicone…)

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Étapes

Couper le pot de yaourt en deux, à mi hauteur. Pour cela, je plante une pointe des ciseaux dans le plastique puis je découpe à partir du trou ainsi formé.

 

Conserver seulement la partie basse (celle qui contient le fond du pot).

Découper verticalement  dans la paroi verticale : chaque rectangle obtenu donnera une pointe de shuriken.

Découper chaque rectangle obtenu dans la diagonale, puis retirer le triangle ainsi découpé.

Voilà à gauche le résultat pour un futur shuriken à 5 pointes, à droite pour un shuriken à 4 pointes.

Déposer l’objet sur une feuille de papier cuisson qui se trouve sur la lèchefrite du four. Le four est réglé à environ 120 degrés.

Transférer le shuriken encore chaud et mou sur un support plat qui ne craint pas la chaleur et immédiatement appuyer dessus avec un objet qui ne craint pas la chaleur pour bien aplanir le shuriken.

Laisser refroidir et durcir. Cela prend moins d’une minute.

Bon samedi !

Soleil en plastique fou de pot de yaourt

4 Jan

Bonjour !

Je ne pouvais pas vous laisser trop longtemps avec ce tutoriel qui utilise des éléments que tout le monde n’a pas à la maison. La suite de ma série sur le plastique fou récup est à base de pots individuels de yaourt ou de crème dessert, décorés sans marqueur permanent.

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Pour celleux qui arrivent directement ici, j’ai partagé avec vous mes premières expériences en plastique fou fait maison, avec un couvercle d’emballage alimentaire en polystyrène (PS, plastique numéro 6). Et depuis, le Béluga et moi avons le réflexe de chercher le numéro du plastique dès que nous avons un emballage en main. Et nous nous sommes aussi aperçus qu’il existe une autre source de plastique 6, encore plus répandue que certains couvercles de boîte à sushi et certains gobelets : les pots de desserts individuels (yaourts, crèmes dessert) !

A noter, je n’encourage en aucun cas l’achat de yaourts en pots individuels pour réaliser ce bricolage ! Si vous n’en utilisez jamais, je vous félicite chaudement et vous conseille de demander à vos proches de garder leurs pots de yaourt individuels pour vous. Cela permettra au passage de les informer en douceur du fait que les pots de yaourt individuels sont un déchet non recyclable (et largement évitable).

Si vous avez le choix, préférez les pots sans étiquette collée autour. Cela évite l’étape de décollage d’étiquette, que je trouve fastidieuse.

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Pour mémoire, avec le Béluga cela fait plus d’un an qu’on reste de temps en temps le plastique fou récup. Et avec les pots de yaourt, notre premier essai a été déroutant. On avait découpé un rectangle dans la paroi verticale du pot et dessiné normalement dessus… mais lors de la cuisson le plastique s’est déformé de manière très étrange !

Après recherche sur internet, il s’est avéré que c’est tout à fait normal (voir ici, en anglais). En effet, le plastique a été déformé en hauteur pour former les parois verticales du pot de yaourt, et il va donc beaucoup se ratatiner dans la hauteur lors du passage au four. Voyez donc la comparaison avant/après passage au four :

Pour un pot de yaourt en plastique 6, la transformation la plus simple est donc de simplement poser le pot sur un papier cuisson, sur une lèchefrite dans le four réglé à 120 °C, jusqu’à ce qu’il devienne un carré, puis d’immédiatement l’écraser (s’il n’est pas déjà bien plat) pour obtenir une petite plaque en plastique carrée d’environ 1 mm d’épaisseur. Elle peut devenir une mini ardoise (à utiliser avec un feutre pour tableau blanc) ou une mini pancarte (à poncer au papier de verre fin si on veut la décorer avec des crayons de couleur).

Mais on peut aussi fabriquer divers petits objets ! Ce que je vous propose aujourd’hui, c’est de faire des soleils en plastique fou. Ou d’autres objets qui y ressemblent, comme ce « soleil » qui me fait plus penser à un Pokémon :

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Tutoriel pour faire des soleils en plastique fou

 

Matériel

  • Pour chaque soleil, un pot de yaourt en plastique 6 (PS)
  • Une paire de ciseaux
  • Facultatif, si on veut ensuite suspendre les soleils : une perforatrice
  • Un four réglé à environ 120 degrés
  • Une feuille de papier cuisson (a réutiliser pour tous les ateliers de plastique fou)
  •  Pour aplatir les objets après cuisson : une planche à découper et un objet plat qui ne craint pas le chaud (le fond d’un mug, un gant en silicone…)

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Étape 1 : Retirer le cadre carré

A l’aide de ciseaux, découper le cadre carré des pots afin d’obtenir un pot bien rond en haut. Il n’est pas nécessaire de s’embêter à découper au bord du carré. On peut aussi bien carrément découper le pot en deux dans la hauteur, cela ne changera quasiment rien au final ! (Preuve en photos ci-dessous)

Je préfère faire cette étape à la place des enfants, car le plastique du cadre carré est assez épais. En fait, il est de la même épaisseur que le futur soleil.

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Étape 2 : Faire les rayons

Découper le pot en 4 quartiers, en allant jusqu’au fond du pot. Puis découper chaque quartier en 3 rayons. Ou juste découper au pif un certain nombre de rayons, environ 12.

Puis couper la base d’un rayon sur deux pour le retirer. Si on avait 12 rayons, on en retire donc 6 et il y reste 6.

Je vous montre ici ce que ça donne pour 4 variantes. Les pots de droite ont été coupés au ras du carré alors que ceux de gauche ont été coupés à mi hauteur. Et les deux pour du bas ont gardé leur 16 rayons.

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Étape 3 : Passer au four

Déposer les pots sur une feuille de papier cuisson qui se trouve sur la lèchefrite du four. Le four est réglé à environ 120 degrés.

Si vous pouvez, regardez le spectacle !

A la fin, normalement tout s’aplatit.

Je sors les objets en sortant le papier cuisson. Je pose le tout sur la planche à découper et j’aplatis immédiatement ce qui a besoin de l’être.

Et voilà !

Avec les soleils du bas, vous voyez l’intérêt de retirer un rayon sur deux. Avec les soleils de gauche, vous voyez aussi le peu d’impact du niveau de découpage du carré.

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Variantes

Soleil à suspendre : Avant de cuire le soleil, utiliser une perforatrice pour faire un trou dans un rayon. Après cuisson, il deviendra une fente.

Soleil en couleur, version feignasse : Utiliser des pots individuels en plastique coloré, par exemple des pots de crème dessert à la vanille. Vous obtiendrez un soleil jaune sur une face, blanc sur l’autre.

Soleil en couleur, avec papier de verre et crayons : Je ne l’ai pas encore testé car je ne possède pas de papier de verre à grain fin, mais je suis sûre qu’avec on pourrait poncer la surface du soleil pour écrire, dessiner et colorier dessus avec des crayons de couleur.

Fleur de chrysanthème (il y a sans doute un nom plus approprié, avis aux botanistes !) : laisser tous les rayons et retirer l’objet du four avant qu’il ne s’aplatisse. Ici, avant cuisson, on a poncé le fond du pot de yaourt au papier de verre moyen puis on l’a colorié au crayon jaune.

Et si vous n’avez pas de four, à priori vous pouvez faire des bracelets pour enfant. Prenez des ciseaux pour découper les pots de yaourts en anneaux. Utilisez des rubans ou du fil à broder pour les recouvrir, de la colle pour fixer le tout. Je n’ai pas testé mais la méthode est expliquée ici (en anglais mais en images, avec un pistolet à colle pour fixer les rubans sur les anneaux). Ce n’est pas spécialement écologique dans le sens où on fabrique un objet composé, qui ne sera donc pas reçyclable, et qu’on utilise de la colle non écologique. Mais si c’est pour sensibiliser à la question des déchets, cela peut peut-être en valoir la peine ?

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Voici notre tout premier soleil, réalisé par le Béluga.

Bon samedi !

Plastique fou en gobelets jetables

1 Jan

Bonjour !

je vous souhaite à tous et toutes une très bonne année 2020 ! Pour la démarrer, je vous propose un petit bricolage créatif qui a aussi l’intérêt de sensibiliser à la problématique des plastiques jetables.

Je pense aux repas collectifs ou aux goûters de fête qui utilisent encore souvent un grand nombre de gobelets jetables en plastique.

Je vous invite à regarder sous le gobelet pour voir si le petit symbole triangle contient le numéro 6 et/ou les lettres PS (polystyrène expansé). Si oui, récupérez-en un max !

On peut les transformer en décoration de Noël (c’était une de nos activités de calendrier de l’Avent cette année), mais aussi en dessous de verre, en étiquette pour emballage zéro déchet (comme ici), en magnet… C’est très ludique, plutôt facile et quasi gratuit !

En plus, une fois les fêtes passées, vous pourrez montrer vos créations aux organisateurs du repas afin d’ouvrir la conversation et de leur proposer qu’ils n’achètent plus des gobelets dans cette matière, qui ne se recycle pas. Les alternatives actuelles sont un plastique recyclable comme le plastique 1 ou PET (polyéthylène) ou, encore mieux, des gobelets compostables (l’idéal étant bien sûr de prévoir une poubelle séparée pour qu’ils soient effectivement jetés dans un compost). Ou bien sur, des gobelets réutilisables (pas de déchet, c’est le top, mais il faut un volontaire pour les laver à l’issue de la fête). Un dernier conseil si vous achetez quand même des gobelets jetables en plastique : évitez le faux ami, le plastique 5 ou PP (polypropylène) : il ne se recycle pas et il ne permet pas non plus de faire du plastique fou…

Et si par chance vous ne trouvez pas de gobelets en plastique 6 dans vos fêtes du travail, de l’école ou autre, mettez à contribution vos collègues de travail, amis ou voisins. Ceci permet de récupérer les gobelets en PS déjà achetés mais aussi de piquer la curiosité de vos proches qui vont évidemment se demander pourquoi vous vous intéressez à ces objets. Cela crée une occasion simple et positive de les informer sur les différents types de plastique et la problématique de leur retraitement.

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J’ai rédigé cet article comme dans la rubrique Histoire d’objet : en vous expliquant mon cheminement. Parce que faire du plastique fou à partir d’un gobelet jetable, c’est autre chose qu’avec un couvercle de boîte à sushi (tutoriel ici) !

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Essai – erreur N°1

Lors de mon premier tutoriel sur le plastique fou récup, je vous avais proposé de colorer le plastique en utilisant du papier de verre et des crayons de couleur.

Avec des gobelets, poncer la surface est faisable mais nettement moins simple et le résultat est moins joli. Vous pouvez voir le résultat en photo :

Je vous propose donc ici d’utiliser des marqueurs permanents.

Attention, l’encre de ces marqueurs contient des solvants organiques, donc il est important d’aérer la pièce après avoir utilisé ces marqueurs.

De plus, il faut éviter de les faire utiliser par de très jeunes enfants, pour ne pas les exposer aux vapeurs de solvant émises par ces feutres ; et pour éviter l’irréparable si vient aux enfants l’idée de gribouiller ailleurs que sur le plastique fou…

Enfin, je vous recommande pas d’acheter une pochette de marqueurs permanents si vous n’en avez pas déjà chez vous, car ce sont des produits polluants. Mais vous avez probablement chez vous un feutre indélébile de couleur noire, et avec ça on peut déjà réaliser de jolies choses.

En ce qui me concerne, j’ai deux pochettes entières de marqueurs fins de couleurs variées, datant de quand la modernité était d’illustrer son cours en dessinant à la main sur des feuilles transparentes pour rétroprojecteur. (Oui, on peut dire que je suis un peu vieille, et mes marqueurs aussi.)

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Essai – erreur N°2

Avec le Béluga, nous avons commencé dans le même ordre que les tutoriels habituels de plastique fou : dessiner avant de cuire.

Sauf que les gobelets plastiques se déforment de manière très spéciale dans le four ! Je vous laisse en juger :

Le gobelet de gauche est décoré d’un dessin de Pikachu. Avant cuisson, le dessin a des proportions normales… après cuisson le personnage est tout aplati !

Pour être honnête, je le savais car cette photo a été prise en décembre 2019 et si vous remontez à la photo de gobelets décorés au crayon, qui elle date de novembre 2018, vous pouvez voir en haut à gauche un gobelet décoré de 3 têtes de Pikachu, dont deux sont tellement aplaties qu’elles sont complètement méconnaissables. Je vous la mets en gros plan ci-dessous. Les gribouillis noir du tour étaient initialement des étoiles…

La solution, c’est de dessiner avant cuisson de manière très étirée : le dessin doit être environ 4 fois plus haut que la normale. Ainsi, après cuisson il sera normalement proportionné. Voici la démonstration en images :

Il y a un seul motif que l’on peut faire très facilement avant cuisson sur un gobelet. On peut profiter des crans présents sur la paroi pour obtenir des rayures concentriques. Il suffit de colorier chaque bande, en changeant de couleur entre les bandes. Donc en alternant bande noire et bande non colorée, si vous avez juste un marqueur noir.

Sur cette production qui aurait pu devenir un dessous de verre, j’ai utilisé des marqueurs non permanents… erreur, ça bave des qu’on touche l’objet !

Cette astuce de colorier les bandes, je ne l’ai pas inventée, mais découverte ici (en anglais).

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Tutoriel pour faire du plastique fou en gobelet jetable

Maintenant que je vous ai montré mes erreurs et ce que j’en ai appris, voici comment je vous recommande de procéder. C’est très simple !

Matériel à prévoir

  • Gobelets en plastique PS 6
  • Facultatif : ciseaux et perforatrice
  • Four traditionnel (pas a micro ondes)
  • Lèchefrite
  • Gant ou maniques pour manipuler la lèchefrite
  • Papier cuisson non froissé (à défaut, huiler la lèchefrite puis laver les objets)
  • Si on n’a pas de papier cuisson, une spatule fine résistant à la chaleur
  • Planche à découper ou autre support plat résistant à la chaleur
  • Gros verre à fond épais ou livre épais ou gant isolant si le vôtre est bien épais et plat
  • Marqueur indélébile (permanent) moyen ou fin, de la couleur souhaitée

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Étape 1 : avant la cuisson

Si l’on souhaite écrire un nom ou faire un dessin, il faut que ce soit sur une partie lisse du gobelet (les couleurs ne seront pas homogènes après cuisson) et, si l’on dessine sur la paroi du gobelet. Si vous dessinez sur le fond du gobelet, vous pouvez dessiner normalement et le dessin deviendra simplement plus petit. Par contre, si vous dessinez sur la paroi verticale, le dessin va beaucoup se raccourcir en hauteur lors de la cuisson ! Ceci dit, vous avez vu plus haut que je déconseille généralement de dessiner ou écrire avant cuisson.

Pour obtenir une décoration à suspendre, il faut faire un trou. Le plus facile est de percer un trou en haut du gobelet avec une perforatrice, avant cuisson. Attention, comme pour les dessins réalisés sur la paroi verticale, le trou perdra beaucoup en longueur lors de la cuisson : un petit rond de perforatrice deviendra une petite fente. Pour la photo ci-dessous, j’ai fait deux trous dans la hauteur et cela a donné un trou assez allongé, parfait pour passer un de ces petits rubans qui servent à suspendre certains hauts de vêtements.

Si vous souhaitez obtenir un très grand trou bien rond et situé au milieu, par exemple pour en faire une décoration à enfiler sur le branche du sapin, ou une étiquette à enfiler sur un ruban ou un bout de furoshiki, découpez le fond du gobelet avec des ciseaux. C’est assez facile :

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Étape 2 : la cuisson

Régler le four à environ 120 °C. Placer le papier cuisson sur la lèchefrite et les objets sur le papier cuisson (ou sur la lèchefrite huilée, mais il faudra ensuite laver l’objet).

Enfourner et, si votre four a une porte vitrée, regarder les gobelets se déformer. C’est assez fascinant !

Quand ils se sont transformés en disques plats, la cuisson est terminée. Cela prend environ 2 minutes.

Sortir la lèchefrite du four et déplacer les objets sur le support plat : soit avec une spatule soit, si on utilise du papier cuisson, transférant carrément le papier cuisson avec son contenu.

Si les disques ne sont pas bien plats, immédiatement appuyer dessus pendant quelques secondes avec le verre à fond épais (ou avec un autre objet plat, épais et ne craignant pas le chaud).

Laisser refroidir quelques minutes avant de donner l’objet aux enfants.

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Étape 3 : après la cuisson

Décorer les objets comme bon vous semble, avec des marqueurs permanents (aérez la pièce après usage), du masking tape, des gommettes…

Vous pouvez aussi décorer l’objet de manière éphémère, avec des feutres pour tableau blanc.

Pour le transformer en magnet, on peut y appliquer du ruban adhésif magnétique, ici acheté chez Hema :

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J’espère que ces idées vous ont plu. Je ne sais pas si elles sont écolo à court terme, et j’espère qu’à long terme ce tutoriel n’aura plus de raison d’être, car il n’existera plus de gobelets en plastique 6. Mais à moyen terme, je suis convaincue que ce petit atelier permet de sensibiliser de manière positive sur un sujet que la plupart du gens évitent : les déchets.

Je vous souhaite à nouveau une très bonne année 2020 !

Répartir les tâches domestiques quand on est parent

23 Nov

Bonjour !

De nos jours, quand on est un couple sans enfant, on arrive relativement à répartir les tâches domestiques de manière égale ou équitable. Mais quand un enfant arrive, il y a un glissement, voire une cassure nette. Les raisons sont variées : le placement d’un seul parent en congé maternité/paternité/parental, l’héritage d’un modèle social où les femmes travaillaient à la maison, etc.

Cette charge domestique est un sujet qui me tient à cœur et je vous en avais déjà parlé ici. En bref, mes parents ont fait exactement les mêmes études et vécu une vie professionnelle semblable alors que c’est ma mère qui assurait toutes les tâches ménagères – j’ai ensuite compris que c’était apparemment de sa propre volonté. En ce qui me concerne, une telle situation était hors de question et j’avais prévenu Doudou à ce sujet dès le début de notre relation. Mais après un puis deux enfants et un congé parental, cela s’est détérioré : notre situation est devenue vraiment inéquitable sur la durée, et insupportable pour moi.

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Sur ce sujet, Doudou et moi sommes un couple tout à fait classique. En effet, avez-vous une idée du temps passé aux tâches domestiques pour un père moyen ? Et pour une mère moyenne ? Cela a été étudié par l’INSEE. Alors, vous pariez sur quelle charge, en heure par semaine pour le travail domestique de cuisine, ménage, soins matériels aux enfants, entretien du linge, etc ?…

Quel que soit son temps de travail, en France, un homme vivant en couple et père d’un enfant (ou plus), assure en moyenne 10 heures par semaine de tâches domestiques. Et une femme, en moyenne 28 heures par semaine, là aussi quel que soit son temps de travail salarié. Ce n’est donc pas équitable, n’est ce pas ? Et cela signifie aussi qu’à eux deux, les parents doivent trouver l’équivalent d’un travail à temps plein, en plus de leur éventuel travail salarié, pour assurer les tâches domestiques. Alors c’est clair, soit on embauche un employé de maison à plein temps, soit il faut se mettre d’accord avec son conjoint pour se re-répartir les tâches domestiques quand on devient parent.

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Je vous passe les détails de la résolution du problème, mais avec Doudou, on a rééquilibré nos efforts pour être plus solidaires dans les tâches domestiques. Et je voulais partager avec vous l’outils qui nous a été le plus utile pour cela : la liste des tâches domestiques qui apparaissent ou qui s’accentuent quand on a des enfants.

Parcourir cette liste avec l’autre parent permet de se rendre compte concrètement de qui fait quoi, et, si la situation ne nous convient pas, de voir facilement quelles tâches peuvent changer de responsable.

J’ai classé les tâches par thématique, et dans chaque thématique je les ai  découpées en tâches élémentaires. Ce sont des tâches dont la charge mentale ET la réalisation peuvent être facilement assurées par une seule personne. Ceci permet que chaque personne puisse gérer ses tâches sans ajouter une charge mentale à l’autre parent.

Pour vous donner un exemple, j’ai ajouté qui fait quoi chez nous, actuellement (et c’est encore une situation déséquilibrée). Attention, ces tâches élémentaires ne représentent pas toutes la même charge, que ce soit en longueur, en fréquence ou en difficulté ressentie : à vous de faire votre propre répartition en fonction de votre situation personnelle. Et comme je l’ai dit : ce n’est pas la totalité des tâches domestiques qui figure ici, mais la liste des tâches qui ont augmenté chez nous quand Doudou et moi sommes devenus parents.

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Le début de journée

  • Préparer le petit déjeuner : Doudou
  • Veiller à ce que l’enfant mange ou boive quelque chose le matin : Doudou
  • Débarrasser et nettoyer la table : Doudou ou Moi
  • Brosser les dents de l’enfant : Doudou
  • Habiller l’enfant/vérifier que ses habits sont compatibles avec la météo et les autres contraintes du jour : Doudou
  • Coiffer l’enfant : joker ! Nos enfants ont les cheveux courts donc Doudou ne les coiffe pas
  • Emporter tout ce dont l’enfant a besoin pour sa journée (couches et repas par exemple, ou cartable et affaires de piscine…) : Doudou
  • Amener l’enfant à l’école ou autre garderie (si plusieurs enfants, ils sont probablement repartis dans différents lieux) : Doudou
  • Gérer les éventuelles grèves de personnel de l’école : Moi ou Doudou

La fin de journée

  • Préparer un goûter : Moi
  • Aller chercher l’enfant à l’école ou autre garderie : Moi
  • Gérer les éventuels soirs où un impondérable fait qu’on arrive trop tard par rapport à cet horaire : Doudou ou Moi
  • Permettre à l’enfant de se défouler de sa journée : Moi
  • Accorder de l’attention à l’enfant pour qu’il remplisse son réservoir affectif/gérer les disputes entre enfants : heuuuu c’est Moi mais je n’y arrive pas…..
  • Éventuellement laver l’enfant : Moi
  • Éventuellement accompagner l’enfant pour ses devoirs : Doudou
  • Préparer ou réchauffer le dîner : Moi
  • Mettre la table, aider l’enfant à manger : Moi
  • Mettre l’enfant en pyjama ou veiller à ce qu’il le soit : Moi ou Doudou
  • Coucher l’enfant en respectant un horaire pas trop tardif et éventuellement un rituel (lecture d’une histoire par exemple) : Doudou et un peu Moi
  • Débarrasser et nettoyer la table (petit déjeuner et dîner) : Doudou pour la majorité
  • Laver la vaisselle : Doudou
  • Ranger la vaisselle : Doudou ou Moi
  • Ranger un peu la maison (jouets qui trainent, etc) : Moi ou Doudou
  • Se lever la nuit quand l’enfant a fait un cauchemar ou a besoin d’aller aux toilettes : Moi sauf exception

Le linge

  • Laver le linge avec le lave-linge : Moi (il y a beaucoup plus de linge à laver avec un enfant, même s’il n’a pas de couches lavables)
  • Laver le linge à la main : Doudou
  • Étendre le linge propre : Moi sauf exception
  • Plier le linge sec : Moi sauf exception
  • Éventuellement repasser le linge : Doudou
  • Répartir dans les différentes armoires : Moi ou Doudou
  • Acheter ou emprunter un trousseau complet de vêtements et accessoires (chaussettes, slips, pantalons ou autres bas, T-shirts, gilets ou autres hauts chauds, veste (2 si possible pour les lavages), chapeau ou bonnet, lunettes de soleil ou gants et écharpes, chaussures en quantité suffisante et adaptées aux besoins de l’enfant) à chaque changement de taille de l’enfant ou à chaque changement de saison (donc au minimum 2 fois par an pour chaque enfant) : Moi
  • Stocker ou remettre en circulation les vêtements qui ne sont plus/pas encore à la bonne taille ou qui sont hors saison : Moi
  • Ranger régulièrement les armoires : Moi sauf exception
  • Repriser les vêtements : Moi
  • Jeter les vêtements irréparables : Moi

Le ménage

  • Changer le linge de maison (draps, serviettes de bain, torchons…) : Moi ou Doudou
  • Nettoyer les sanitaires : Moi
  • Nettoyer le sol : Doudou
  • Nettoyer la cuisine : Doudou ou Moi
  • Nettoyer les vitres : ahahah, on ne les lave jamais !

Bon, en réalité, depuis qu’on a deux enfants, on a une personne qui nous fait 2h30 de ménage par semaine. Cela nous allège fortement les tâches de ménage !

Les courses, la cuisine et les poubelles

  • Faire la liste des courses : Moi
  • Faire les courses de frais, d’épicerie et de droguerie, puis les ranger : Doudou ou Moi (on a une liste partagée qui s’actualise en temps réel sur nos téléphones)
  • Préparer les légumes frais : Moi
  • Faire les menus (avec des enfants, on ne peut plus trop manger à l’inspiration) : Moi
  • Cuisiner les menus : Moi à 80 %, Doudou à 20 %
  • Changer le sac de la poubelle quand il est plein et sortir un autre contenant pour la poubelle de tri quand le contenant actuel est plein : Doudou ou Moi
  • Sortir la poubelle : Doudou pour le tout venant, Moi pour le tri
  • Dégivrer le congélateur : Moi

L’administratif

  • Inscrire l’enfant à l’école ou autre garderie et correspondre avec cette institution pour les différents événements de l’année : Doudou
  • Gérer le paiement de la garderie, la cantine et/ou les éventuelles activités extra scolaires de l’enfant : Doudou
  • Gérer la garde de l’enfant pendant les vacances scolaires et/ou les soirées en amoureux des parents : Doudou et Moi
  • Gérer les emprunts de livres à la bibliothèque : Moi
  • Stocker les nombreuses photos des enfants  (archiver ou imprimer) : heuuuu on n’y arrive pas…..

Les soins médicaux et autres

  • Veiller l’enfant malade la nuit : Moi
  • Prendre un jour de congé pour amener l’enfant chez le médecin quand il est vraiment malade : Moi la plupart du temps, Doudou de temps en temps
  • Amener l’enfant pour les rendez-vous médicaux planifiés (généraliste/pédiatre, dentiste, et plus si besoin) : Moi la plupart du temps, Doudou de temps en temps
  • Couper les cheveux de l’enfant : Moi
  • Couper les ongles de l’enfant : Moi
  • Apprendre à gérer les émotions de l’enfant (et traiter ses propres émotions d’enfance qui surgissent sans crier gare) : Moi la plupart du temps, Doudou de temps en temps
  • Assurer une veille et proposer des évolutions des règles de vie de la maisonnée en fonction de l’évolution de l’âge de l’enfant : Moi

Les jouets et autres cadeaux

  • Trouver les cadeaux à offrir quand l’enfant est invité aux anniversaires : Moi
  • Éventuellement se coordonner avec les proches pour qu’ils offrent des cadeaux adaptés aux besoins de l’enfant : Moi et Doudou
  • Ranger la chambre de l’enfant, éventuellement faire une rotation des jouets : Moi
  • Trier les jouets pour faire de la place quand la chambre est pleine : Moi
  • Gérer les dessins d’enfants : Moi (ma méthode est de les afficher sur le mur de la salle à manger, puis de jeter les dessins les plus anciens, dont on a donc tous longuement profité, quand il faut faire de la place pour les plus récents)
  • Réfléchir et acheter le matériel de puériculture (lit, siège auto, etc) : Moi
  • Laver puis stocker ou remettre en circulation (donner ou vendre) le matériel de puériculture quand on n’en a plus besoin : Moi
  • Préparer la valise pour les départs en vacances : Doudou et pour les habits, Moi pour la nourriture et les jouets
  • Prévoir un déguisement pour le carnaval, un pour Halloween et des activités pour l’Avent : Moi

Le social et autres

  • Gérer les invitations des ami-es de l’enfant : Moi
  • organiser la fête d’anniversaire avec les copains et copines : Moi
  • Organiser les visites aux grands parents et autres membres de la famille qui veulent voir l’enfant : Moi et Doudou
  • Veiller au bien-être du couple et de chaque parent : Moi mais je n’y arrive plus
  • Garder seul-e les enfants un soir par semaine pour que l’autre parent sorte : Moi, pour le moment
  • Participer aux activités de parents d’élève : Moi
  • Emmener et ramener l’enfant de ses activités extra-scolaires : on évite au maximum les activités extra-scolaires et on s’arrange pour que ces trajets soient répartis entre Doudou et Moi

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J’espère que cette liste pourra vous être utile.

Bon week-end !

Livres pour préparer un enfant à l’arrivée d’un bébé

5 Oct

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, je vous propose des albums destinés à un enfant qui va bientôt avoir un petit frère ou une petite sœur.

Il y en a beaucoup sur le marché, mais je n’aime pas la plupart d’entre eux. Je trouve qu’ils ne donnent pas un aperçu réaliste de la situation et qu’ils n’outillent pas vraiment l’enfant qui va rencontrer un bébé. Et d’ailleurs, c’est aussi ce que je reproche aux réflexions des proches au futur aîné, de « tu es content ? » (comme si c’était lui qui avait demandé à ce qu’un bébé arrivé dans la famille) à « c’est super d’avoir un petit frère/une petite sœur, tu vas pouvoir jouer avec » (comme si on pouvait jouer avec un nouveau-né, et comme si les enfants uniques ne pouvaient pas inviter d’ami-es avec qui jouer). Bref, cela part d’un bon sentiment (s’adresser à l’enfant et l’aider à positiver), mais à mon avis ça dessert l’enfant…. Ou il n’y a que moi qui voit les choses ainsi ?

Voici donc les livres qui m’ont plu sur ce sujet. Je vous ai mis en premier mon coup de cœur intégral, puis j’ai classé les suivants par âge de l’enfant qui va devenir un ainé. Certains ouvrages sont utiles pendant la grossesse, d’autres une fois que le bébé est là, d’autres couvrent ces deux périodes.

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Le bibou

Ce livre d’Isol est imprimé en France (youpi !) et paru en 2015 aux éditions Rue du Monde (lien vers la fiche du livre). Ce livre est un très gros coup de cœur pour moi.

Il est parfait pour un enfant à partir de 4 ans et convient jusqu’à l’âge adulte. Oui oui, il sera aussi apprécié par un enfant ou un ado qui va avoir un petit frère ou une petite sœur, que par de futurs parents ! (Je l’ai déjà offert plusieurs fois en cadeau de grossesse.)

Dans cet album à la fois tendre, réaliste et humouristique, on a une description du bébé comme si c’était un objet inconnu.

C’est un super livre pour rigoler, et mine de rien apprendre des choses importantes sur les bébés. Y compris certaines dont on ne nous parle jamais avant qu’on devienne parents, qui peuvent d’ailleurs être difficiles à accepter, et qui sont ici abordées brièvement, avec humour et délicatesse.

Pour compléter mon avis, voici celui de Chut Maman lit !, que je remercie pour cette superbe découverte.

J’espère qu’énormément de personnes achèteront ce livre et/ou en demanderont l’achat à leur bibliothèque, afin qu’il devienne un classique !

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Et après il y aura

Ce livre de Jeanne Ashbé est imprimé en Malaisie et publié en 2000 aux éditions Pastel (lien vers la fiche du livre).

Si j’avais eu des enfants d’âge rapprochés (environ 2 ans d’écart entre les naissance), c’est clairement ce livre-là que j’aurais choisi pour mon ainé. Je l’aime beaucoup !

Je le trouve parfaitement adapté aux tout petits, avec des textes courts et simples et une présentation ludique (un volet à soulever à chaque page).

A mon avis, cet album bien pensé leur dit tout ce qu’ils doivent savoir. Il est parfait pendant la grossesse, mais reste utile pendant les premier temps après la naissance.

En bonus, on voit la maman allaiter, et l’atmosphère de toutes les pages est bienveillante. Je signale tout de même que cet ouvrage a les défauts habituels en littérature jeunesse. D’une part, la famille représentée est « classique » (vous avez vu ici mon avis à ce sujet). Et, comme tous les albums cartonnés, ils est imprimé en Asie du Sud-Est. Mais cela reste un ouvrage que je trouve génial !

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Dans mes bras

Ce livre d’Emile Jadoul (qui est aussi auteur de Les mains de papa) est imprimé en Belgique et paru en 2016 aux éditions L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Je pense qu’il est adapté pour des enfants de 2 à 5 ans.

Dans cet album, Léon le petit pingouin vient de devenir grand frère. Et sa grande préoccupation est qu’il n’y a pas de place dans la maison pour ce nouvel enfant. En effet, le bébé ne peut pas aller dans SA chambre, il n’y a pas non plus de place entre ses parents puisqu’il y est déjà. Enfin, en regardant en dehors de l’igloo familial, Léon annonce qu’il a trouvé où mettre le bébé…

Cet album aborde la question clé des aînés : puisque la famille fonctionnait bien avant ce nouveau bébé, ne va-t-il pas se faire une place au détriment de l’ainé ? La fin de l’histoire est une pirouette, pas une solution miracle.

L’intérêt pour moi est que ce livre permet à l’aîné d’exprimer son inquiétude et son mécontentement pendant les premiers mois de vie du nouveau bébé. Et il en a besoin, à mon avis ! Car ce n’est que looongtemps après la naissance qu’un aîné profite réellement de l’arrivée d’un bébé. Au début (les 2-3 premières années, je dirais), sauf disposition particulière, il n’y a quasiment que des désavantages pour l’ainé, notamment la diminution du temps de présence réelle des parents et l’obligation de prendre en compte le rythme du bébé.

Ce livre se trouve assez facilement en bibliothèque. Et pour être honnête, je vous recommande de l’emprunter plutôt que de l’acheter, car il sert plus de déclencheur de discussion que d’album de référence à feuilleter plusieurs années durant.

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Il y a d’autres ouvrages dans cette série, et notamment « Gros boudeur », toujours d’Emile Jadoul, paru en 2015 aux éditions l’École des loisirs. Cet ouvrage précède « Dans mes bras » et il est utile pendant la grossesse.

Cet album montre Léon très renfrogné. Ses amis essayent de le réconforter, en vain. On comprend à la fin qu’il est en fait inquiet, parce qu’il a appris qu’il allait être grand frère… Il a donc peut de devoir passer au stade « grand » alors qu’il a encore envie que ses parents le chouchoutent comme un petit.

Au passage, les communications entre personnages ne sont pas très douces, puisque Léon est d’abord étiqueté comme « gros boudeur » avant qu’on comprenne qu’il a une bonne raison de se sentir mal. A voir si vous trouvez cela gênant (les réactions des autres ne sont pas un modèle) ou utile (pour parler de ces réactions, qui sont quand même majoritaires dans notre société).

Comme « Dans mes bras », cet album ne propose pas de solution miracle mais permet d’aborder le sujet avec humour. Ensuite, c’est aux parents de prendre le relai du livre pour écouter ce qu’en pense leur enfant et lui répondre de manière pertinente. Parce que l’inquiétude de Léon est fondée… Il est tout à fait vrai qu’une fois le nouveau-né arrivé, les parents ont subitement l’impression que l’aîné est grand et autonome, puisque le nouveau-né l’est si peu !

 

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Un petit frère pour Nina

Ce livre de Christine Naumann-Villebin est imprimé en Italie et paru en 2004 chez Kaleidoscope (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, Nina va avoir un petit frère et un cauchemar vient la titiller la nuit. Il lui dit que son frère prendra toute la place, etc. Le cauchemar grossit mais Nina ne se laisse pas déstabiliser et a toujours une repartie.

Comme les livres précédents, la fin du livre est une pirouette : Nina et son petit frère dorment dans la même chambre, et c’est le réveil du petit frère qui fait fuir le cauchemar à jamais. Entre temps, plusieurs pages ont illustré les inconvénient de la présence du petit frère (notamment le fait qu’il casse les oreilles avec ses hurlements). C’est donc un livre génial pour aborder l’arrivée du bébé, et les inquiétudes légitimes que ça engendre, avec un enfant de 3 à 6 ans. Par contre je l’ai simplement emprunté à la bibliothèque, pas acheté, car il est d’usage très ponctuel : pendant la grossesse.

J’aime beaucoup les illustrations, tendres et expressives, de Marianne Barcilon.

Pour compléter mon avis, voici celui de Ricochet jeunes.

Christine Naumann-Villebin propose d’autres ouvrages dans cette série (et on voit le petit frère dans certains). Elle a aussi écrit de nombreux autres livres pour enfants, et je vous en reparlerai parce que j’apprécie ce qu’elle fait !

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Un amour de petite sœur

Ce livre d’Astrid Desbordes et Pauline Martin est imprimé en France (youpi !) et paru en 2016 aux éditions Albin Michel Jeunesse (lien vers la fiche du livre). Je le trouve parfait pour les enfants de 3 à 6 ans.

Cet album a le même format et la même esthétique que Ce que papa m’a dit. Mais ici, le texte est la succession des pensées du garçon qui devient grand frère.

Le texte est volontairement à hauteur d’enfant, à la fois candide et aiguisé. Les réflexions couvrent à la fois la période de la grossesse, les premiers mois avec la petite sœur et la période présente, où la petite sœur a environ 2 ans. Il pourra donc être lu pendant plusieurs années : si votre enfant est assez grand pour le lire quand le bébé va arriver, c’est donc un livre intéressant à lui offrir.

Au passage, quand je l’ai offert au Béluga, je lui ai proposé de choisir s’il voulait que je lui lise ce livre en version « petite sœur », comme le texte original, ou s’il préférait que je colle à notre propre situation en remplaçant par « petit frère ».

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Je voulais également citer un dernier album pour enfants, pour lesquels j’ai des réticences mais pour qui, au final, j’ai plutôt un avis positif. Ma maman a besoin de moi, de Midred Pitts Walter est imprimé en France et paru en 2007 chez Bayard (lien vers la fiche du livre). Il est adapté de 3 à 5 ans.

Chouette, une histoire où les personnages ne sont pas blancs ! Mais les vêtements et décors sont bizarrement datés, comme dans une Amérique du siècle dernier. Je n’ai pas les connaissances pour savoir si c’est réaliste, mais cela me laisse dans tous les cas une impression étrange.

Chouette, une histoire où l’on voit la maman allaiter et, de manière très réaliste, essayer de dormir quand son bébé dort ! Mais la maman sort de la maternité avec un ventre ultraplat, accompagnée par un papa en costume trois pièces avec pour tout bagage une petite mallette comme celle qu’on emporte au travail…

Chouette, une histoire où l’ainé cherche sa place, entre sa croyance que sa maman a besoin de lui (et qu’il lui faut donc être présent pour l’aider) et la réalité des les premières semaines, où la mère est dans une relation fusionnelle avec le nouveau-né. Mais le jeune ainé, qui semble avoir 3 ans, semble vraiment livré à lui-même : il semble décider seul d’aller et partir de chez sa voisine, puis de se promener avec M. Pompey.

Au final, je pense avoir l’explication : l’histoire est racontée telle que l’enfant la voit. Et les illustrations reflètent ce regard mêlant réalité et imaginaire : il considère sa maman très belle (conformément aux critères de beauté qu’il a intégrés), il a l’impression qu’il passe sa journée en décidant lui-même ce qu’il doit faire, etc.

En tout cas, cette histoire finit avec beaucoup de douceur, avec un gros câlin entre la maman et son fils, qui décide ensuite d’aller jouer avec ses copains. J’aime également la douceur des illustrations (même si elles sont irréalistes), et le rythme « hors du temps » de cette histoire, comme pendant celui des premières semaines après une naissance.

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Je termine par un retour d’expérience personnel sur l’arrivée d’un deuxième enfant dans la famille. J’ai lu au Béluga les albums de cet article adaptés à son âge, quand il en avait envie – c’est à dire pas souvent ! Et surtout, avec Doudou on lui a expliqué très honnêtement qu’avoir deux enfants était notre choix de parents depuis le début, et qu’avec cette deuxième naissance notre vie allait changer mais qu’on ne pouvait pas vraiment prévoir comment. Et donc qu’on se parlerait quand des choses nous gênent, afin de trouver des ajustements au fur et à mesure. Bref, la même discussion qu’on avait eu entre futurs parents avant la naissance du Béluga, sur le conseil avisé de notre sage-femme.

Un autre pilier chez nous, quel que soit le nombre d’enfants, c’est qu’on (la famille) est une équipe. Donc chacun fait un effort pour que les choses se passent correctement, c’est à dire pour que les besoins de chacun soient à peu près comblés. Bien sûr, chacun fait un effort à sa mesure ! Ici, les enfants doivent par exemple accepter que non, Maman ne lit pas d’album lors du coucher, parce qu’elle est trop fatiguée.

Pour finir, je partage avec vous deux recommandations que nous avons appliquées avec succès pour l’arrivée du Pinto, alors que le Béluga avait 4 ans et demi.

  • Lire le formidable livre « Frères et sœurs sans rivalité » de Faber et Mazlich. Comme pour les autres livres de ces deux autrices, il est extrêmement pratique, facile à lire, plein d’images éclairantes et de conseils concrets. Il est d’ailleurs utile même si l’on n’a pas d’enfants, pour revisiter les relations qu’on a eu avec ses frères et sœurs. C’est un indispensable, à mon avis ! Si je ne devais n’en extraire que deux conseils pour gérer l’adelphie, ce serait : 1) Ne jamais comparer les enfants. 2) Autoriser l’expression verbale de ses émotions, mais pas le passage à l’acte violent – que ce soit physique (coups) ou psychologique (insultes).
  • Offrir un cadeau (matériel ou immatériel) à l’ainé-e à l’occasion de la naissance du bébé. Ici, quand le Béluga est venu rencontrer son petit frère à la maternité, nous lui avons offert un jouet qui lui faisait envie. Puis, quand nos proches nous demandaient ce qu’ils pouvaient nous offrir lors de leur visite pour la naissance du bébé, nous leur suggérions d’offrir un cadeau au grand, qui se sent souvent mal lors de ces visites. Ces cadeaux peuvent être matériels ou, encore mieux, ils peuvent être l’annonce d’une chouette sortie pendant laquelle ces proches emmènent uniquement l’ainé-e. Un spectacle, une salle de jeux spécial enfants, ou tout simplement un après-midi au parc avec un goûter un peu spécial, afin que l’ainé se rende compte qu’il peut continuer à être chouchouté, seul à seul, comme avant – même si c’est moins fréquent. Il rentrera requinqué, et pendant ce temps les parents auront passé un moment tranquille, sans avoir à jongler entre leur rythme (santé physique et mentale, tâches ménagères et tâches professionnelles), celui du bébé et celui de l’ainé-e.

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Bon week-end !

Livres pour enfant sur les différentes familles

21 Sep

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans. La liste de ces articles se trouve ici.

Aujourd’hui, je vous propose des albums qui montrent autre chose que la famille « classique » (blanche, hétéroparentale, neurotypique, etc.). Elle est omniprésente dans la littérature jeunesse française, et cette situation a une part de responsabilité dans le maintien de la discrimination envers les membres de notre société qui ne collent pas à ce modèle : personnes non blanches, LGBTQI+, handicapé-es, en surpoids, neuroatypiques, de culture non occidentale, etc.

Je tiens donc à proposer à mes enfants des ouvrages montrant les diverses personnes et familles qui existent aussi réellement dans notre pays. Au passage, je remercie les auteurs, autruches autrices et maisons d’édition qui font l’effort de ne pas entretenir les préjugés de notre société.

Dans cet article, vous trouverez en premier mon ouvrage préféré, le seul que j’aie acheté dans cette liste. Les autres sont tous des emprunts à la bibliothèque. Ils montrent chacun une différence plus ou moins grande par rapport au modèle familial classique.

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Familles

Ce livre de Patricia Hegarty est imprimé en Chine et publié en 2017 aux éditions Flammarion jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est adapté de 2 à 6 ans.

Sur chaque double page, 10 illustrations montrent autant de familles différentes, que l’on suit au fil du livre.

C’est un gros coup de cœur pour mes enfants et moi ! On peut profiter de cet ouvrage de différentes manières : en lisant le texte qui est un ode à l’amour familial, en décrivant chaque image, en regardant comment chaque situation d’une double page illustre le texte, ou en suivant l’histoire en images d’une même famille au fil des pages.

J’ai trouvé un seul petit défaut à ce livre (à part celui d’être imprimé en Chine !). Il omet les dissensions inévitables dans une famille, aussi aimante soit-elle. Mais pour ce sujet précis, je vous propose deux autres ouvrages.

Cet album est à mes yeux exceptionnel : coloré, très doux, et propice aux discussions pour les tout petits (2 ans) comme pour les enfants plus grands (6 ans). Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

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Catalogue de parents pour les enfants qui veulent en changer

Ce livre de Claude Ponti est imprimé en France et publié en 2008 chez l’Ecole des loisirs (lien vers la fiche du livre).

Pour le coup, on est directement dans le sujet des dissensions familiales ! Ici, ce sont celles d’un enfant envers ses parents. Car absolument tout dans cet album est formulé comme si on pouvait commander de nouveaux parents pour remplacer les siens ! Cela peut d’ailleurs être un peu difficile à expliquer à un enfant qui prend la proposition au pied de la lettre…

Ce catalogue montre une galerie de familles variées, toutes très fantaisistes (certaines étant présentes dans d’autres albums de Claude Ponti). Elles sont décrites ici en détails, afin que l’enfant puisse observer la grande variété des familles et réfléchir à quels parents lui conviendraient le mieux.

L’âge recommandé par l’éditeur est de 6 à 8 ans. Moi je le recommanderais volontiers de 4 à 99 ans ! Avant 7 ans, on profite surtout du concept du livre (choisir des parents pour remplacer les siens), des illustrations de parents et de leur nom. Et à partir de 7 ans, on peut se régaler du texte décrivant chaque choix de parents.

On trouve aussi une page avec « Les 5 mamans »

Comme toujours chez Claude Ponti, son incroyable fantaisie permet de s’évader, mais aussi de faire passer aux enfants, tout en finesse, des messages très importants sur la réalité de la vie.

On trouve aussi une page avec « La kostodedabord »

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

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Heu-reux !

Ce livre de Christian Voltz est imprimé en Italie et publié 2016 aux éditions du Rouergue (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 5 ans.

Dans cet ouvrage, le roi Grobul décide de marier son fils. Il charge donc son premier ministre de convoquer toutes les vaches du pays. Puis, comme aucune ne plait à son fils, il ordonne la parution des brebis, des chèvres, bref de n’importe quel parti car, il le répète tout au long du livre, il veut que son fils soit heu-reux !

Et c’est comme ça que son fils finit par choisir la personne qu’il aimait depuis longtemps en cachette, par crainte de la colère de son père… Car on est bien d’accord, l’important c’est d’être heu-reux !

J’apprécie le message de cet album sur la capacité d’un parent d’accepter une caractéristique inattendue de son enfant. J’aime aussi le ton employé, qui fait d’abord de ce livre un ouvrage humoristique. Et j’aime les illustrations en collage : je les trouve agréables à regarder et expressives, alors qu’habituellement je ne suis pas fan de ce type d’images.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

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Ma grand-mère Nonna

Ce livre de Mireille Vautier est imprimé en France et publié en 2002 aux éditions Gallimard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 5 à 9 ans.

Ce livre est raconté à la première personne par une petite fille. Elle raconte les étranges cadeaux que sa grand-mère Nonna, qui habite loin, lui envoie en colis pour ses anniversaires. Il s’agit à chaque fois d’un gros biscuit décoré et sculpté pour prendre la forme d’un personnage : un diable, une femme avec de nombreux seins, un coq…

Les parents de la petite fille ne comprennent pas le sens de ces cadeaux, surtout la mère (Nonna est sa belle-mère), mais il n’osent rien dire. Jusqu’au jour où la petite fille raconte à sa mère un cauchemar où apparaissent les personnages en biscuit. Les personnages sont retirés de sa chambre et cela lui fait un pincement au cœur. Je préfère ne pas vous raconter la fin de l’histoire…

Je ne sais pas si le Béluga a vu autre chose qu’une simple histoire. En ce qui me concerne, j’ai été touchée par ce petit album centré sur la relation privilégiée entre un enfant et ses grands-parents, et sur la difficulté des parents à ne pas empiéter dessus malgré leurs propres relations et idées sur leur enfant et sur leurs (beaux-)parents.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet jeunes.

 

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???

Dans cet article dédié aux jeunes enfants, j’aurais voulu ajouter un album que j’avais rapidement lu et trouvé sympathique, mais dont je n’ai pas réussi à mémoriser le titre. Peut-être le connaissez-vous ?

Il me semble que les personnages sont tous des animaux et qu’un enfant (lapin ?) décide de changer de famille (ou juste de changer de maman ?). Je crois que l’enfant trouve alors un livre magique qui liste d’autres mamans/familles et lui donne 3 essais possibles. Je me souviens qu’une des familles/mamans testées est un animal nocturne, ce qui est rigolo au début (pas besoin de se coucher tôt) mais pas si bien en fait (il faut dormir le jour). Connaitriez-vous cet ouvrage ?

Sur le même sujet, et avec des structures familiales variées (pas seulement représentées par des mamans), il existe un autre album : Camille veut une nouvelle famille. J’aurais justement aimé le comparer à cet album dont je ne retrouve pas le titre.

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J’ai découvert l’album « Heu-reux ! » dans le numéro spécial LGBTQI+ de Plouf !, le webzine de la Mare aux mots. N’hésitez pas à vous promener sur cet excellent site qui propose des chroniques de livres jeunesse classés par âge ainsi que dès interview. Et, si le cœur vous en dit, vous pouvez soutenir la Mare aux mots, par exemple en vous y abonnant.

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Bon week-end !