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Le Pinto de 6 semaines à 6 mois

21 Mai

Bonjour !

Voici la suite des aventures du Pinto (ses 6 premières semaines sont ici). Promis, après cette grosse quinzaine sur le thème « enfants », dimanche prochain on recommence à causer nourriture ! Au fait en attendant, que diriez-vous de tester ces cookies chocolat/noisette de Marie Chioca ? Son dernier livre est dans le haut de ma liste d’achats même si je sais qu’il n’est pas 100 % végétal, et j’ai testé ces cookies en remplaçant les 100 g de noisettes par 50 g de pistaches (j’en aurais bien mis plus mais ça m’a saoulé de les décortiquer…), le lait de soja par du lait de riz et le hachage au robot par un hachage des pistaches au couteau. Adultes comme enfants ont apprécié !

 

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Développement du Pinto de 6 semaines à 6 mois

A 2 mois, le Pinto essaye de sucer son pouce pendant de nombreuses minutes. Il sourit. Il gazouille.

À 2 mois et demi, il aime qu’on interagisse avec lui. Il bave. Il me laisse étendre le linge, posé sur un tapis à côté de moi. Il hurle la nuit quand il y a du mistral. Il dort moins longtemps quand il est posé, à part la nuit. La nuit, il se réveille toutes les 2 h. Il peut rester de longues heures en éveil calme, et sieste alors plus le lendemain. Il passe la plupart de son temps d’éveil dans les bras. Il tolère le porte bébé, pas l’écharpe. Il tête seulement quand il le décide. Il ne hurle plus le soir. Il accepte le bain hebdomadaire (avec moi dans la baignoire). Il déteste qu’on lui lave le nez.

A 3 mois, le Pinto « parle » longuement. Il a ses têtes : pleurs avec certains, coups de cœur immédiat avec d’autres, à qui il sourit intensément et vers qui il se penche depuis mes bras pour aller dans les leur. A Noël, je refuse qu’il aille dans des bras autres que les miens (ou ceux de Doudou), ce qui fait grincer des dents mais lui permet de rester calme toute la journée dans cette ambiance inhabituelle. Il a les dents qui le travaillent : il bave et mâche beaucoup nos doigts, et semble avoir mal le soir et la nuit. Il n’essaye plus de mettre son pouce dans sa bouche (il semble y parvenir quand il le souhaite, ce qui arrive rarement). Je l’habitue à être posé sur son lit en journée, pendant des temps d’éveil.

A 3 mois et demi, le Pinto se touche les mains et devient capable de les ouvrir volontairement pour saisir un objet à sa portée. Il fait sa première nuit (23h30-4h30). Je l’endors dans son lit au sein ou l’y dépose une fois endormi (je dors juste à côté). Il a plus de régurgitations, les joues marbrées et beaucoup de bave. Il finit de râler avant d’accepter de prendre le sein quand j’ai trop tardé à satisfaire sa faim. Il râle (hurle) parfois beaucoup en voiture (et parfois pas du tout). Il « fait » des bisous (colle sa bouche ouverte et baveuse sur notre joue) quand on lui en fait. Il est très intéressé par la nourriture mais ne semble pas encore totalement prêt en pratique (il tète des morceaux de betterave, lèche l’arrière d’une mini cuillère contenant un peu de vinaigrette ou de yaourt de soja). Il se réveille certaines nuits toutes les 4 h, et d’autres nuits toutes les heures, probablement selon les douleurs dentaires.

A 4 mois, il mange des gouttes de purée de pomme sur une petite cuillère, le lendemain suce une croûte de tarte salée.

A 4 mois et demi, il émet des sons plus diversifiés. Une dent est sortie, l’autre travaille ; je lui propose une racine d’iris Wurdies, très ergonomique, et ça lui plait (mais au final ça ne lui aura pas plu longtemps, donc je ne suis pas sûre que l’achat ait été rentable). Il observe avec beaucoup de concentration le monde qui l’entoure, au point de ne pas tourner la tête systématiquement quand on émet un son ou qu’on l’appelle – ce qui nous fait temporairement craindre pour son audition. Il a un rhume et ça le met en colère (à cause des difficultés à respirer ?). Il semble reconnaitre notre rue quand on rentre de balade (il a râlé une fois quand je suis rentrée peu après être sortie, sans doute considérait-il que la balade avait été trop courte). Il semble vouloir nous apprendre à comprendre ses désirs : il pleure tant qu’on n’est pas en train de faire (ou préparer) ce qu’il souhaite puis sourit ostensiblement dès qu’on est sur la bonne voie.

A 5 mois, sa deuxième dent est sortie. Il se regarde longuement les mains. Souriant et tranquille la plupart du temps, il apprécie qu’interagisse avec lui et se manifeste si les deux adultes présents dans la pièce discutent trop longtemps entre eux sans le regarder : il râle, mais se calme immédiatement quand sa volonté est satisfaite – si on attend trop par contre, il ne se calme pas aussi vite. Il râle systématiquement 5 secondes quand on le pose dans un transat ou sur le tapis, puis passe à autre chose – comme s’il râlait pour le principe de quitter les bras pour un support inerte. Il apprécie le bain « normal », c’est à dire seul dans la baignoire, maintenu du bout des bras par un adulte (typiquement une grand-mère) qui se trouve à côté de la baignoire ; mais moi je trouve ça trop fatigant pour moi, donc je continue à lui faire prendre le bain avec moi-même comme transat de bain, ce qu’il aime aussi. Il ne râle quasiment plus quand je lui lave le nez, il semble comprendre que ça lui fait du bien et/ou qu’au moins ça ne dure pas longtemps.

A 5 mois et demi, le Pinto décide de s’endormir le soir dans les bras de son papa (pas les miens). Il débute la poussette avec plaisir avec ses grand-mères (moi je ne suis toujours pas motivée), sans réducteur mais avec chancelière (ce qui ajoute un peu de moelleux à l’assise). Il bave à nouveau. Il regarde longuement ses mains et celle des autres ; il bouge ses doigts en miroir quand on bouge les doigts devant lui. Un soir, il refuse de s’endormir dans les bras de papa et s’endort dans les miens – un jour où il m’avait peu vue. Il râle toujours souvent en voiture.

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Les habits du Pinto

A 6 semaines, j’habille le Pinto en 6 mois ! Comme le Béluga avant lui, en automne/hiver/printemps tant qu’il ne cherche pas à se mettre debout, je l’habille nuit et jour en pyjama. Je change ses vêtements tous les 2 ou 3 jours (maximum), quand je lui donne le bain, dès qu’ils sont sales ou mouillés.

Le Pinto porte :

  • body manches longues,
  • soquettes (les chaussettes mi hauteur serrent ses mollets dodus),
  • pyjama qui s’ouvre devant.

S’il fait froid (hiver) ou si on sort, j’ajoute un surpyjama une pièce en velours ou « peluche » sans capuche ou avec capuche amovible (je l’enlève avant les siestes/nuits). Il en a 2, ce qui est un minimum, je préfère en avoir 3. Voici mes conseils pour choisir le surpyjama :

Il a environ 5 exemplaires de body, chaussettes et pyjama, ce qui suffit amplement à parer les épisodes de pyjama mouillé à répétition ou gastro éventuels. Et 2 ou 3 exemplaires de surpyjama, 2 gilets, 2 bonnets, 5 bavoirs bandanas. Ainsi, les habits courants du Pinto tiennent sur 2 petites étagères, dans notre placard. Sur la photo, vous voyez aussi un tas de langes (multifonction !), des débarbouillettes lavables (j’en ai toujours une dans mes poches de veste, un tas dans la salle à manger, etc), des bavoirs (que j’ai depuis remplacé par des bavoirs bandanas pour les poussées dentaires, et des bavoirs épais pour quand il mangera autre chose que du lait) et deux capes de bain.

Les habits sont tous d’occasion (récupérés du Béluga ou achetés sur ebay) à part un surpyjama (pas facile d’en trouver d’occasion qui aient la bonne taille, les zips bien placés et ne soient pas rembourrés). Avec les surpyjamas doublés, je ne mets pas de pyjama dessous : juste le body et les chaussettes.

Pour sortir, j’ajoute en hiver un bonnet tricoté ou une chapka pour sa tête. Et pour son corps, une petite couverture polaire entre le porte-bébé et ma veste de portage :

Côté couches, j’ai choisi d’utiliser des jetables jusqu’à ce que le Pinto atteigne la taille M. C’est arrivé quand il a eu 3 mois et demi. J’ai acheté (d’occasion) un lot de 10 TE1 taille M, et ça ne m’a pas suffit pour passer entièrement en lavables. Il me semble qu’avec 15 couches j’aurais pu fonctionner entièrement en lavables (avec tout de même toujours un paquet de jetables pour le cas où : gastro, panne de lave-linge, week-end ailleurs…). Mais comme le Pinto grandit très vite et que mais je n’ai pas vu pas passer de nouveau lot de couches TE1 taille M d’occasion, j’ai décide de continuer avec quelques couches jetables : le Pinto porte donc des couches lavables le jour (environ 6 car je le change toutes les 2h30 – 3h), et une couche jetable la nuit. Je fais désormais une machine de linge par jour, en mélangeant nos vêtements et les couches (préalablement trempées les rares fois ou elles sont très sales = où les selles ont largement débordé du papier de protection). Un rouleau de papier de protection Pinolino me tient environ 1 mois et demi, chaque feuille pouvant être lavée au moins une fois.

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Le suivi médical du Pinto

Le Pinto est suivi par notre médecin généraliste de famille. A 2 mois, conformément au calendrier actuel, on lui fait sa première séance de vaccination. Les recommandations actuelles sont de combiner vaccin hexavalent (contre DTP-coqueluche-haemophilus B-hépatite B) et Prevanar (contre pneumocoque, pouvant causer des méningites). Comme le Pinto est un bébé d’automne, même allaité il peut attraper des maladies fréquentes en hiver, donc je ne cherche pas à retarder les injections. Par contre je m’oppose totalement à la vaccination hépatite B pour les bébés et en insistant je parviens à obtenir que ce la docteure prescrive le vaccin  pentavalent puis à trouver une pharmacie qui a en stock le vaccin (contre DTP-coqueluche-haemophilus B-hépatite B). Du coup je demande à ce que la pharmacie me mette aussi de côté une deuxième dose de ce vaccin, pour ne pas être à cours lors de l’injection suivante.

Notre docteure ne prescrit pas de patch anesthésiant, et je n’en demande pas car l’expérience avec le Béluga m’a montré que ça n’avait pas d’effet intéressant pour le petit : je risque de le poser pas tout à fait au bon endroit, ça fait un geste supplémentaire à effectuer (retirer le patch) et ça ne protège pas contre la douleur interne (pression du liquide dans le muscle, voire sensation du brûlure avec certains vaccins). Par contre, j’impose que pour chaque vaccin le bébé soit dans mes bras et au sein.

Après la double vaccination, le Pinto est fatigué pendant plusieurs heures et je le garde au calme, dans mes bras, pour qu’il soit au maximum au repos et réconforté.

Plus tard dans l’hiver, le Béluga a une bronchite et le Pinto un début de bronchiolite. On le fait suivre par un kiné, conformément à la prescription de notre docteure, et heureusement il n’a pas eu à subir de massage, juste des lavages de nez (dont un, réalisé par une kiné de garde, l’a fait hurler mais a visiblement permis de lui retirer du mucus). A la maison, je lui lave le nez en plaçant sa tête sur le côté et injectant du liquide dans sa narine du haut. Pour un maximum de douceur, le liquide en question est du lait maternel, que j’obtiens au massant mon sein au-dessus d’un petit pot puis en vidant une dosette de sérum physiologique dans l’évier afin de la remplir du lait. Quelques mois plus tard, j’arrête les lavages de nez au lait maternel, puisque le Pinto semble bien supporter le lavage au sérum physiologique (ou ne pas râler moins quand j’utilise le lait).

A 4 mois, le Pinto a le 1er rappel des deux vaccins cités précédemment. Il passe ensuite 36 h plutôt mal, mais c’est peut-être en partie lié aux poussées dentaires qui le gênent à cette période là.

A l’occasion de cette visite médicale, la docteure l’examine et, pour la seconde fois, le décalotte un peu. La première fois, j’avais été trop surprise pour réagir (aucun pédiatre ne l’avait fait pour le Béluga), cette fois je lui demande pourquoi et elle répond : « Pour voir son méat urinaire » (le trou par lequel sort l’urine), je lui précise alors que ça lui a fait une coupure la dernière fois, mais je n’arrive pas à dire plus.

Pour la visite suivante du Pinto, j’ai fourbi mes armes :

  • Les 2 décalottages qu’elle a réalisés ont causé une coupure au Pinto, et c’est justement ça qui peut gêner sa capacité ultérieure à se décalotter, comme expliqué ici.
  • Observer son méat urinaire alors qu’il n’y a aucun signe d’infection locale est un geste dont je n’ai jamais entendu parler. Ma docteure observe-t-elle aussi en routine le col de l’utérus des bébés filles ?

Mais je suis très gênée en même temps, car je ne veux pas me mettre en froid avec ma docteure, que j’ai choisie comme médecin de famille (et à laquelle il faudra bien que je finisse par avouer mon véganisme). J’ai donc décidé d’une phrase à dire si elle fait mine de ne décalotter : « Je ne suis vraiment pas d’accord pour que vous le décalottiez. » C’est ce que j’ai trouvé de plus CNV pour exprimer sobrement mon opinion (qui est plutôt : « si tu le décalottes, je change de médecin !!! »). A mon grand soulagement, elle ne le décalotte pas. Il faudra quand même qu’un jour je lui en parle pour comprendre pourquoi elle l’a fait les 2 premières fois (par habitude ?).

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Les jouets du Pinto de 6 semaines à 6 mois

Le Béluga adoooore regarder nos doigts bouger. Sans conteste, c’est son « jouet » préféré.

Il aime aussi regarder son mobile (ou plutôt ses mobiles, car nous en avons reçu 3 en tout, que nous utilisons donc en alternance…). Le mobile est d’abord fixé au berceau situé dans la salle à manger, puis à une chaise une fois le Pinto trop grand pour le berceau.

La girafe Sophie, est aussi un jouet qu’il apprécie : il regarde sa tête, essaye de l’attraper, la mâchonner (souvent quand on la tient pour lui) et écoute quand on appuie dessus. Et je suis contente de savoir que c’est un jouet en caoutchouc (et peinture) fabriqué en France !

La libellule Lamaze, avec ses contrastes de couleur, est aussi un jouet qu’il aime regarder (mais qu’il n’arrive pas à tenir seul). On la met généralement dans la voiture, accrochée avec un cure-pipe à l’arceau de son cosy.

Il ne se lasse pas de son portique d’activités Heimess « ourson petit coeur », soit allongé soit assis dans son transat. Et moi je trouve ce portique super : fabriqué en Allemagne avec du bois local, les 3 hochets suspendus sont sympa, 1 est décrochable, il y a 2 trous pour accrocher d’autres jouets (ici, des peluches issus des mobile surnuméraires) et des petites formes à saisir sur les traverses.

Il aime bien les hochets anneaux « lapin », faciles à tenir dans sa petite main.

A partir de 4 mois, il adore jouer à caché/coucou. Quand j’étends le linge, lui allongé sur un tapis, je joue en cachant mon visage derrière un linge à étendre. Quand je cuisine, lui assis dans le transat, je me cache derrière la porte d’un placard.

Il aime beaucoup tenir, froisser (et déchirer) des feuilles de papier : papier brouillon, papier cadeau – ou sachet en papier des courses, mais dans ce cas je le surveille de près.

Peu avant 6 mois, on sort le tapis d’éveil que des mains de fées avaient cousu pour le Béluga et qui comporte de mini personnages à attraper, reliés au tapis par un ruban.

Je lui offre aussi une balle évidée en caoutchouc Star ball, qu’il passe beaucoup de temps à essayer de mordre.

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Les déplacements du Pinto

Déplacements à pied

Nous avons la chance d’avoir école et commerces à proximité, et un bus pour aller en centre-ville. Le Pinto aime sortir, au minimum une fois par jour, souvent deux et parfois 3 quand il n’arrive pas à s’endormir dans la maison. Comme pour le Béluga, l’idée d’utiliser une poussette ne suscite aucun enthousiasme chez moi. J’ai néanmoins acheté de quoi poussetter le Pinto, principalement pour avoir la paix vis à vis des remarques de ma famille. J’ai réutilisé la poussette Mac Laren Quest du Béluga (achetée pour la nounou et les grands-parents), qui peut s’incliner à l’horizontale. Pour réduire l’assise et la rendre plus moelleuse, j’ai acheté le réducteur JJ Cole qui est effectivement super et très adaptable (en blanc sur les photos ci-dessous). Et parce que Mac Laren ne vend pas de chancelière naissance, j’ai acheté la chancelière 0-6 mois de la marque Red Castle. Le tout acheté d’occasion mais en parfait état, merci ebay !

Le Pinto a testé une fois cet assemblage, il état d’accord éveillé mais ensuite a hurlé pendant 10 minutes pour s’endormir (avec mamie, pendant que j’étais à la pharmacie). J’ai donc pu dire qu’on a essayé la poussette pour le Pinto… maintenant laissez-moi le porter ! Je voulais quand même vous signaler ma combine pour adapter la poussette Mac Laren Quest aux bébés, pour ceux qui veulent une poussette facile à plier mais n’ont pas de quoi acheter une Yoyo.

Côté portage donc, je me suis offert une veste Zoli imperméable et coupe vent RainSnow (après avoir bien usé la veste Zoli polaire que j’avais achetée d’occasion pour le Béluga). Et je porte le Pinto avec le Boba 4G et son coussin réducteur, puisque ce bébé n’aime pas l’écharpe (snif). Je peux donc être chic (avec ma jolie veste) et ridicule en même temps (avec mon seau pour porter les bouteilles de verre à la poubelle de tri), et le Pinto pendant ce temps-là roupille tranquillement.

J’ai les 2 mains libres, youhou !

Et voici la preuve que si si, le Pinto a de quoi respirer même quand il est au creux de la veste.

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Déplacements en voiture

En moyenne une fois par semaine, je dois prendre la voiture. Et comme le Béluga, le Pinto n’apprécie pas trop. Voici notre équipement :

  • Siège coque 0+ facile à retirer et replacer : avec base puisque ma voiture est trop ancienne pour avoir un le système Isofix ; et pour les premiers mois avec réducteur supplémentaire pour la tête (c’est à dire en plus du réducteur fourni avec le siège coque),
  • Jouet à accrocher : d’abord la libellule Lamaze attachée avec un cure-pipe, puis Snappy le croco de Playgro, un crocodile à pince spécialement conçu pour le cosy (super mais franchement, ça fait cher la pince en plastique…),
  • Rétroviseur arrière : celui de la marque Safety 1st est très facile à installer et à régler (sur un appuie-tête de siège arrière) et permet de voir la tête du bébé,
  • Tétine, pour calmer certains hurlements et l’aider à s’endormir dans ce siège.

Et ce que le Pinto préfère, c’est quand quelqu’un est assis à côté de lui pour le distraire en voiture, mais ça ne suffit pas toujours à la calmer quand il hurle pour être sorti du siège…

 

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Préparation à la diversification du Pinto

Comme la plupart des mamans, dès 5 mois je suis obnibulée par la diversification alimentaire de mon bébé. C’est ma généraliste qui me met la pression pour commencer « avant 6 mois ». Mais d’un autre côté, la Diversification Menée par l’Enfant (DME) ne démarre pas avant 6 mois en général, car les bébés ne sont pas prêts avant.

Je souhaite faire une DME afin de ne pas avoir à préparer de purées ni acheter de petits pots – oui je suis une maman feignasse, en plus d’être végane (tous les petits pots ne le sont pas) et écolo/minimaliste (pas envie de cuisiner quelque chose de spécial pour le Pinto, qu’il ne mangera pas forcément et que moi je n’aurai pas envie de manger pour éviter de le jeter).

Pour le Béluga, j’avais fait une diversification aux bouillies de céréales (pour être sûre qu’il soit bien dodu et que les gens ne me reprochent donc pas le végétalisme) puis aux morceaux. Depuis la diversification du Béluga, un blog a émergé comme source majeure d’informations sur la DME : Bébé mange seul, d’Emilie Pinard. J’ai d’ailleurs acheté son ebook pour m’accompagner dans la diversification du Pinto. J’ai aussi regardé les vidéos des différents bébés mangeant des morceaux sur le site Diversification alimentaire (dont les auteurs aussi on écrit un livre sur la DME).

A 5 mois et demi, on commence de temps en temps, quand le Pinto râle en me voyant manger ou cuisiner, avec ce que j’ai déjà à la maison de non dangereux pour lui (et en espaçant de 2 jours les nouveaux aliments) : biscotte, quignon de pain sans la mie centrale, purée de pomme, yaourt de soja nature – les 2 derniers étant donnés étalés sur une mini cuillère donnée à sucer. Puis bouillie à la vanille mais n’aime pas, et bâtonnet de carotte crue épluchée mais c’est trop difficile à saisir pour lui.

Il améliore rapidement sa saisie de la biscotte et ses réactions de bouche quand il a de mini bouts de biscotte ou des gouttes de compote sur la langue, mais n’arrive pas encore bien à garder en main la mini cuillère dont la petite taille convient bien à sa bouche.

Attention, la DME doit répondre à certaines règles de sécurité, comme assoir le bébé à la verticale (pas dans le transat donc), ne jamais mettre les doigts dans sa bouche même quand on a l’impression qu’il s’étouffe.

Comme le Pinto fait à cette période là de brusques mouvements d’avant en arrière, je le mets dans la chaise haute Stokke avec non seulement le kit bébé mais aussi le harnais. Et je n’hésite pas à lui proposer, une fois qu’il est attablé, un jouet à manipuler et mettre en bouche pour « faire comme nous », comme le conseille Emilie Pinard. Ce jouet, c’est une petite cage de bois contenant un grelot, facile à attraper par les petites mains, comme ceux-ci. Sinon, il adore mettre à la bouche le museau d’une petite peluche girafe issue d’un de ses mobiles.

Bon dimanche !

Anniversaire Pyjamasques (5 ans)

14 Mai

Bonjour !

Après avoir lu l’intégralité du blog de Ciloubidouille, j’étais motivée pour organiser moi-même la première fête d’anniversaire du Béluga avec ses copains. En effet, non seulement Cilou a toujours de super idées créatives et un beau coup de crayon, mais surtout elle ne ménage pas ses efforts pour nous montrer qu’on a tous les capacités de faire de chouettes choses nous aussi, et qu’il n’y a pas besoin d’être un pro pour nous lancer. Merci Cilou pour ton blog inspirant !

Mes motivations pour tenter cette expérience : le plaisir du fait maison, ainsi que la maîtrise de l’aspect éthique (vis à vis des animaux mais aussi du sexisme et de la compétition) et nutritionnelle. Et bien sûr c’est beaucoup moins cher qu’un anniversaire géré par un prestataire.

Le thème choisi par le Béluga est bien de son âge : les Pyjamasques, un dessin animé dont il regarde de temps des épisodes sur nos ordinateurs (achetés en version dématérialisée, après les avoir découverts dans un premier temps sur Youtube).

Je vous livre ici le compte-rendu de la fête, avec un maximum de détails pratiques pour ceux qui auraient envie de se lancer. Gérer soi-même la fête, c’est fatigant le jour même mais carrément faisable car les enfants n’ont pas besoin d’animations de folie : se retrouver un après-midi entre copains c’est déjà chouette en soi !

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Les invitations : des pop up express

Je voulais des invitations qui ne soient pas un simple carton avec le message, mais qui soient faisables rapidement et sans matériel particulier. Un pop-up simplissime a rempli ces critères. Je vous fais le tutoriel dès que possible. Parce que bien sûr je n’ai pas de photos de ces invitations, et encore moins de leur préparation : je les ai faites de 23h à minuit la veille du dernier jour possible pour les distribuer…

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Le cadre

Le lieu

  • Une cabane pour jouer en attendant les copains. Ici, une cabane pop-up empruntée aux grands parents (qui ont beaucoup plus de jeux, jouets, livres etc que nous car ils en achètent très souvent). Sinon j’aurais fabriqué la cabane avec des draps accrochés à une fenêtre (avec un ruban noué) et scotchés au sol (avec du kraft gommé).
  • Une table et des chaises, pour l’activité peinture puis le goûter.
  • Un square (s’il fait beau) ou un grand salon (si on est prêt à supporter le bruit).
  • Une trentaine de ballons à l’hélium pour toute déco. J’ai acheté la bonbonne, les ballons et la ficelle dans un magasin de jouets pour 40 euros. Je ne sais pas si c’est écolo mais je sais que ça a eu un effet boeuf sur les enfants, pour un temps de préparation réduit ! Je les ai gonflés le matin avec l’aide de mon beau-père, les enfants ont joué avec pendant les temps morts de l’après-midi et à la fin de la fête ils sont repartis ravis avec quelques ballons chacun.

L’horaire

Sur les invitations, j’avais indiqué de 14h30 à 17h. Et on a globablement respecté le découpage en deux périodes :

  • 14h30 – 16h : activités/jeux plutôt dirigés,
  • 16h – 17h : goûter, ouverture des cadeaux, jeux plutôt libres.

Les personnes

Je considère que nous étions 2 adultes disponibles. Attention, un parent avec un petit frère/sœur à gérer compte seulement comme un demi adulte disponible… Ici on était 2 mamans et 1 autre adulte (ma super belle-mère, merci !).

L’introduction

Une fois les invites arrivés, je lance le rappel des notions clés du thème, pour faire parler les enfants (et informer sans le dire ceux qui ne connaîtraient pas le dessin animé) : « Ici c’est un camp d’entrainement des Pyjamasques, ces enfants qui deviennent des super héros la nuit. Comment s’appellent-ils ? (Prénom normal et nom de superhéros) quel est leur animal ? (Nom et couleur) » Je rappelle les phrases magiques « Sacha devient Yoyo ! Amaya devient Bibou ! Greg devient Gluglu ! »

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L’activité 1 : les masques

Matériel

– Table avec toile cirée, chaises
– Des masques en carton de type loup représentant chacun un animal (à part ceux du dessin animé, qui sont un chat, un hibou et un lézard) : environ 2  fois plus de masques que d’enfants afin d’éviter les conflits pour un même masque (tutoriel ici pour fabriquer ces masques avec des assiettes cartonnées)
– De la ficelle élastique : 40 cm par masque (prévoir des morceaux en plus pour allonger le bout des enfants qui ont une plus grosse tête)
– Pinceaux : 1 par enfant
– Couvercles de pot de confiture : 1 par enfant pour déposer la peinture si c’est de la gouache + 2 pour le groupe pour mettre l’eau
– Peinture : tubes de gouache ou palettes d’aquarelle (une palette avec godets amovibles ou plusieurs palettes, à emprunter aux autres parents)
– T-shirts taille adulte qu’on peut tacher : 1 par enfant

Déroulement

Je montre chaque masque pour que les enfants trouvent l’animal qu’il représente, puis chacun choisit le sien.
Chaque enfant enfile par dessus ses habits un T-shirt de protection, s’assoit à table (couverte d’une toile cirée), prend un pinceau puis choisit une couleur. Je proposais de l’aquarelle (de la palette 12 couleurs Ökonorm, super pratique pour distribuer à chacun son rond de couleur) et des tubes de gouache (je n’en ai pas trouvé à acheter en boutique écologique, ça n’existe pas la peinture en tubes écolo ?) – la peinture à doigt ne convenait pas car trop longue à sécher. J’avais testé au préalable le temps de séchage et vérifié que la peinture ne faisait pas baver les traits noirs que j’avais dessiné sur les masques.

Une fois les masques peints, chaque enfant trouve son nom de héros et je prononce pour eux la phrase magique « X devient … ! »
Les adultes enfilent les élastiques (c’est facile car la peinture a ramolli le carton) préalablement noués d’un côté, on noue l’autre bout et on sort les petits ciseaux pour agrandir les trous des yeux du besoin. Il faut être plusieurs pour que ça aille vite.

Ensuite on retire les T-shirts de protection, on se rince les mains (ou on les essuie seulement, sil n’y a pas de lavabo + marchepied à disposition) et on se rassemble pour qu’un adulte fasse une photo de groupe. L’autre adulte vide les petits pots d’eau à pinceau, met dans un sac plastique les pinceaux et aquarelle et met le toile cirée dans un coin. On rangera finement plus tard !

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Activité 2 : Bibou vision – le sac

Je me suis inspirée d’une activité de la visite guidée pour enfants du Mucem (j’ADORE cet endroit).

Matériel

– 1 petit sachet en tissu sombre (opaque)
– 1 sac opaque ou une boîte contenant le stock d’objets à deviner : cuillère, brosse à dent, crayon, bracelet, pièce de monnaie, bonhomme Playmobil…

Déroulement

Dans le sachet noir, je place un objet et chaque enfant doit mettre sa main dans le sac pour deviner (chut !) quel est l’objet.
Quand tout le monde a tâté, je demande quel est l’objet puis on le sort du sac.

Ils étaient concentrés, quel calme ! et c’était justement le but. En effet, j’ai alterné à chaque fois une activité calme et une activité « défouloir ». À noter, l’accueil/attente des copains compte déjà comme activité agitée… Autre objectif de ce jeu calme : pendant qu’un adulte fait cette activité, le deuxième prépare l’activité 3.

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Activités 3 et 4 : Yoyo Rapido – le parcours + Bibou vision – la quête

J’avais un plan A : aller au square d’à côté et faire les 2 activités suivantes :

  • Yoyo Rapido – le parcours : définir un trajet à faire le plus vite possible par chaque participant.
  • Bibou vision – la quête :  trouver les objets cachés dans le décor (cachés par un adulte pendant que l’autre gère l’activité précédente). J’avais prévu des petits bulleurs Pustefix (1 par enfant) et des enveloppes contenant des tattoos (enveloppes percées pour y passer un ruban afin de les attacher aux arbres ou autres structures du square, vu que la météo prévoyait du vent). J’avais fait 2 types d’enveloppe (1 enveloppe de chaque type par enfant) : la première avec quelques tattoos et la seconde avec en plus  des paillettes en poudre jetées en vrac pour qu’elles leur tombent sur la main à l’ouverture…

J’avais aussi prévu quelques enveloppes de plus pour un petit frère présent. Et de quoi faire des très grosses bulles (anneau géant et anneau multi-bulles Pustefix). Un conseil si vous en achetez aussi : les enfants adorent, mais la bouteille de 250 ml dure une seule session… donc oui ça vaut le coup d’acheter la recharge de 1 L de liquide à bulles.

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Comme il a plu toute la journée, on a mis en œuvre le plan B : pousser les meubles du salon contre les murs et demander à récupérer un objet lors du parcours. Ici, un ballon à l’hélium auquel on avait attaché une enveloppe (le type d’enveloppe sans les paillettes, histoire de ne pas pourrir le salon…).

Voici le parcours : tourner autour de la chaise, passer sous le portique du Pinto, entrer dans la cabane, y prendre le ballon d’hélium auquel on a accroché un objet, sortir de la cabane par le tunnel avec le ballon et l’objet.


Chaque enfant faisait le parcours à son tour, avec bravo à l’arrivée quel que soit son temps de parcours (qu’on ne mesurait pas de toute façon). Pendant que les suivants faisaient le parcours, ceux qui avaient fini ouvraient leur enveloppe.

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Activité 5 : les tattoos

Matériel

– Les tattoos des enveloppes précédentes (achetés au bureau de tabac, faute d’en trouver en grande surface ou en magasin de jouet, on m’a dit que certaines libraires en vendaient aussi)
– 1 bout d’éponge par enfant – ici les lingeries lavables du bébé
– 1 assiette creuse avec de l’eau

Déroulement

En général les enfants savent faire ! Enlever le plastique, poser sur la peau, imbiber le tattoo avec l’éponge et la maintenir en place en comptant jusqu’à 30 (même en comptant vite, 30 suffit) puis décoller doucement le papier.

Quel calme là aussi, ça fait du bien ! Chacun comptait avec application jusqu’à 30 pour chacun de ses 3 tattoos.

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Activité 6 : Gluglu Megamuscle

Matériel
– 1 gros ballon gonflable, ceux qu’on utilise pour la gym ou gérer les contractions lors de l’accouchement
– Des quilles

Déroulement

Comme tous les enfants veulent avoir le ballon, on commence par se mette en rond et chacun se passe le ballon (sans le lancer). Puis on installe les quilles, on définit la ligne de tir et chacun a son tour doit lancer le ballon avec pour objectif de faire tomber toutes les quilles.

Autres idées d’activités sur ce thème :

  • Jeu de chamboule-tout : des boîtes de lait pour bébé seraient idéales, mais je n’en ai pas et n’avais pas pris le temps d’en collecter auprès d’autres mamans
  • Jeu de tir à la corde, tous les enfants contre 1 adulte : trop dangereux avec l’enfant au bras plâtré. Si je l’avais mis en place, j’aurais testé avec un vieux drap torsadé sur lui-même, où je me serais fait prêter une grosse corde.

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Activité 7 : Gluglu Pieds collants – les chaises ou le parachute

J’ai oublié de faire l’activité parachute donc je  vous dis simplement ce que j’avais pensé faire. Mon idée était d’utiliser, à défaut d’un parachute parce que je n’en avais pas, un drap housse de matelas 2 places puisqu’il y avait seulement 5 enfants et qu’on était dans un petit espace. Les jeux auraient été ceux que propose Catherine Dumonteil Kroemer dans son chouette livre Jouons ensemble autrement. Notamment celui où chaque enfant, en ronde, tient en l’air un bout du parachute déplié au milieu. Un enfant cite quelque chose qu’il aime et aussitôt tous ceux qui aiment aussi lâchent le parachute et vont dessous, au centre. Puis ils ressortent vite à leur place avant d’être emprisonnés par le parachute qui tombe.

On est donc passé directement au jeu des chaises musicales coopératives, aussi expliqué dans le livre Jouons ensemble autrement. Quand la chanson s’arrête, plus personne ne doit avoir un pied qui touche le sol. Donc tout le monde doit s’agglutiner sur les chaises, et bien sûr à chaque tour on enlève une chaise ! On a juste fait une partie car un des invites avait un bras plâtré. Sinon, ça aurait été sympa de continuer en jouant avec un maximum de monde (les adultes, les petits frères/sœurs).

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Le goûter

J’avais sorti la vaisselle de pique-nique : des verres et assiettes en plastique coloré (chacun choisit sa couleur) et des petites cuillères (celles de tous les jours).

Pendant l’après-midi, sur la table se trouvait une carafe d’eau pour étancher le soif. J’aurais pris des gourdes + les verres si on avait pu aller au square.

Pour le goûter, les enfants ont consommé :
– 3 L de jus de fruit
– 1 gâteau au chocolat (j’avais doublé les quantités de cette recette mais c’était inutile, les enfants ont à peine entamé leur part)
– 2 assiettes de fraises fraîches (ils se sont jetés dessus)
– 1 assiette de demi tranches de kiwis
– 1 assiette d’amandes enrobées de chocolat noir (grosse razzia aussi)
-1/2 assiette de cookies
– quelques serviettes jetables

On a posé sur la table les 5 assiettes de grignotage et un adulte à servi à boire pendant que l’autre allumait les bougies. On a chanté, le Béluga à soufflé… Puis on a rallumé les bougies pour que chaque enfant souffle les bougies à son tour.

Pour la découpe, le gâteau était gros donc je savais que les parts seraient fines et que leur bout pointu serait galère a conserver. J’ai donc pris le contre-pied en enfonçant au milieu un mini cercle en inox (nonnette ronde) puis en le démoulant dans l’assiette du Béluga, qui a donc eu une part spéciale de forme ronde. Et ensuite il était aisé de découper les autres parts dans le gâteau désormais en forme d’anneau.

Remarque : Les bonbons
Le Béluga est habitué à associer anniversaire et bonbons car en classe les enfants fêtent chaque mois les anniversaires avec gâteau (industriel pour des raisons de traçabilité !), jus de fruit et bonbons. Ça m’énerve car pour moi les bonbons c’est une drogue, donc je ne vois pas ce que ça a à faire à l’école ! Bref. Le Béluga m’a spontanément demandé des Carambar (goût Original je suppose) pour son anniversaire. J’ai répondu qu’il n’y avait pas de bonbons aux fêtes avec les adultes (son anniversaire en famille), seulement aux fêtes d’enfants. Il a donc répété sa demande quelques jours avant cette fête. Je me suis alors procuré un sachet de Carambar Mini. J’ai viré tous les goût autres que l’Original (je n’ai aucun remords à jeter des bonbons, pour moi ce gâchis à court terme en vaut la peine à long terme).
Et à l’heure du goûter, j’ai « oublié » de sortir l’assiette de Carambar… Le Béluga n’a pas pensé à me la demander, ni au goûter, ni le soir. Il m’a demandé les Carambar 4 ou 5 jours après, et je lui ai répondu en toute bonne foi que je les avais bien achetés et que je les aurais sortis s’il me les avait demandé. Et en toute mauvaise foi que je les avais jetés car ils n’étaient plus bons (les bonbons ça se conserve mal, n’est-ce pas…).

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La fin de la fête

Après le déballage des cadeaux, les enfants ont joué librement et bruyamment. Par moment on les a canalisé en construisant avec eux des tours de planchettes en bois. Le gros ballon a aussi dévalé les escaliers (j’avais testé auparavant, avant leur arrivée, qu’il n’y avait rien à casser sur ce trajet).

Et peu avant 17h, chaque enfant a choisi 3 ballons à emporter. Pourquoi 3 ? Parce qu’ainsi il en restait une petite dizaine, ce qui fluidifiait la répartition des couleurs de ballon et à permis de donner à chaque petit frère/sœur un ballon (de couleur imposée parmi les ballons restant).

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J’espère que ce compte-rendu vous donnera envie de vous lancer à votre tour !

Bon dimanche !

Masques en assiette cartonnée

1 Mai

Bonjour !

Pour ses 5 ans, le Béluga a souhaité fêter son anniversaire avec les copains sur le thème des Pyjamasques. La réalisation de masques était donc un passage obligé. Les Pyjamasques ont des loups, demi masques qui leur cachent seulement le haut du visage, qui sont d’une seule teinte et qui représentent de manière simplifiée une tête d’animal.

Je n’ai pas trouvé de kit de masques d’animaux en carton fabriqué en France, en dehors du kit Mask’Animo de Mitik que le Béluga avait déjà reçu (j’en avais parlé ici). J’ai donc fabriqué les masques moi-même, et tant qu’à faire d’utiliser pour cela une pile d’assiettes en carton datant de notre déménagement. Je n’ai donc rien eu besoin d’acheter pour les réaliser, à part une bobine de ficelle élastique.

Pour les dessins, je me suis inspirée de masques à imprimer trouvés sur internet, notamment des sites d’activités pour enfants Tomlitoo  et Tête à modeler.

Matériel
– 1 assiette en carton par masque + 1 pour le gabarit
– 1 règle graduée en millimètres (double décimètre ou à défaut mètre ruban de couture ou de bricolage)
– 1 crayon, 1 gomme
– 1 paire de ciseaux normaux
– 1 paire de petits ciseaux pointus (on peut peut-être utiliser un cutter et une planche, je n’ai pas essayé)
– 1 feutre noir (normal ou indélébile)

Préparation du gabarit de masque
– Placer l’assiette sur la table, face lisse et creuse vers la table, face grise et cartonnée vers soi.
– Avec la règle et le crayon, tracer un trait au milieu de l’assiette en carton. Mes assiettes faisaient 134 mm (13,4 cm) de diamètre pour leur partie centrale, donc leur milieu était à 67 mm.
– Tracer les points de repère avec les mesures suivantes (en millimètres) :

– Relier les points pour tracer l’emplacement des yeux et du nez et les contours du masque.
– Découper les contours du masque, des yeux et du nez. Le gabarit est prêt ! On peut le placer sur le visage d’un enfant pour vérifier qu’il lui va.

Préparation des masques
– Placer les assiettes sur la table, face lisse et creuse vers la table, face grise et cartonnée vers soi.
– Placer le gabarit par-dessus et tracer les contours du masque, des yeux et du nez avec un trait de crayon pas trop appuyé.
– Retirer le gabarit et adapter cette forme de base pour obtenir un dessin d’animal.


– Repasser les traits détails définitifs au feutre noir. Je n’ai pas repassé les contours du masque, des yeux et du nez afin de pouvoir les redécouper ensuite si besoin. J’ai vérifié sur une chute de carton que le feutre ne bavait pas une fois qu’il était recouvert de peinture.
– Découper puis gommer tous les traits de crayon.
– Avec les petits ciseaux, percer les trous pour les élastiques à environ 1 cm du bord, dans l’alignement des yeux.

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Ensuite, place à la peinture !

  • L’aquarelle convient bien. De plus, avec la palette Ökonorm on peut distribuer à chaque enfant son rond de peinture.
  • La gouache donne une couleur plus vive, mais je n’en ai pas trouvée avec un label écologique à ce jour.
  • La peinture à doigt n’est pas très couvrante et surtout elle est bien plus longue à sécher.

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Attache des masques
– Découper des morceaux de ficelle élastique. 40 cm était suffisant ici, mais ça dépend vraiment de la taille des enfants.
– Faire un nœud à une extrémité.
– Une fois le masque peint et à peu près sec, enfiler l’élastique dans les trous et faire le second nœud. Enfiler l’élastique après peinture évite de peindre l’élastique et facilite l’enfilage car le carton est plus mou.

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Voici les masques prêts à être choisis et peints par les enfants :

Bon 1er mai !

Je boycotte les éditions Fleurus

26 Fév

Bonjour !

Aujourd’hui j’ai besoin de parler des éditions Fleurus, dont les productions m’ont suffisamment déçue pour que je les supprime de chez moi. Et pour la note positive, je vous explique en seconde partie comment fabriquer un jeu de l’oie express.

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J’ai découvert les éditions Fleurus à travers leur collection P’tit garçon. Avec le Béluga, couvert de cadeaux par toute la famille, on a eu les livres, une mallette avec livre + puzzle, un livre de bain… A chaque fois, j’ai été surprise par des histoires d’une platitude achevée, où de plus les filles ne sont présentes que comme faire-valoir (Julie se fait sauver de l’incendie par les pompiers, etc), de même que les minorités visibles (jamais personnages à part entière, ce que j’ai vu). Bien sûr, quand elles ne sont pas tout simplement absentes : tous les personnages actifs sont des garçons à la peau bien blanche et au prénom toujours bien « français ». image

Une fois le Béluga un peu plus grand, je pensais être débarrassée de ces petits WASP (ah pardon, Fleurus est de tradition catholique) et de leurs histoires sans relief. Hé bien non, la collection P’tit garçon continue avec les cahiers d’activités, tout aussi lisses et bourrés de stéréotypes.

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Je trouve totalement irresponsable d’entretenir une vision du monde aussi ennuyeuse que fausse, à la fois en terme de sexisme et de multiculturalisme ! Car c’est dès la petite enfance qu’on construit les représentations sociales, comme le rappelle cet article sur l’égalité des filles et des garçons du super site des Vendredis intellos.

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Allo les éditions Fleurus ? Les filles aussi peuvent conduire des voitures, des scooters, des camions de pompier, des grues et des vélos. Ah ? On me souffle dans l’oreillette que chez Fleurus, la seule possibilité quand on est une fille, c’est d’être une princesse ! Heu… on n’a le droit à aucun vrai métier donc ? Côté cahier d’activités ça s’appelle Mademoiselle au lieu de Petites princesses, et on a juste le choix entre le salon de beauté et des coloriages – les autres activités, c’est peut être trop actif pour une fifille…150-coloriages-geants-pour-filles

Ahem, en fait à l’origine il y avait bien le pendant exact de la collection P’tit garçon : P’tite fille, avec effectivement des activités concrètes : faire le ménage, jouer à la dinette, à la poupée ou à la secrétaire. Vous vous étranglez ? Moi aussi. Et non hélas, ce n’est pas du tout une (mauvaise) blague mais visiblement un projet de société bien ancré dans cette maison d’édition.

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Allez Fleurus, je suis bonne joueuse, je note que vous avez aussi une collection Champions où la couverture des livres montre à la fois un garçon et une fille. Sur les couvertures, on voit les deux sexes au même niveau pour la natation, le judo et le foot, la fille au premier plan pour la danse et l’équitation, et le garçon au premier plan pour le rugby, le ski, le basket.

On retrouve ce mélange de titres modernes et de titres rétrogrades dans les collections des tranches d’âges suivantes : il y a par exemple « Le foot c’est aussi pour les filles » (wahouh, un titre militant pour faire passer la pilule de tous les autres) et « Emma aime trop manger » (une fille, forcément, et faisons comme si le surpoids était juste lié à un péché de gourmandise). Je trouve ces livres dangereux. Comme le Dico des filles, qui sous couvert d’info se livre à une désinformation complètement scandaleuse, comme expliqué ici pour l’édition 2014.

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Résumons ce que je comprends du projet éditorial : un pas en avant et deux pas en arrière pour le sexisme, arrière toute pour la sociologie. Alors adieu Fleurus !! Vos gros livres d’histoires du soir sont pratiques, mais je vais m’en débarrasser, de même que les quelques magazines Abricot qu’on nous a offerts. Et désormais je me fournirai ailleurs, il y a d’autres maisons d’éditions plus actuelles, plus responsables et plus ludiques.

PS : Pour moi, le point de vue étriqué des éditions Fleurus sur la société n’est pas spécialement lié au catholicisme, même si il est vrai que certains catholiques sont terriblement à côté de la plaque.

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Jeu de l’oie express

Comme le Béluga avait aimé le jeu de l’oie du cahier d’activités Pompier, je lui ai proposé de le recréer en choisissant un autre thème (parce que le cahier d’activité, il va soit finir brûlé soit, plus raisonnablement, partir à la poubelle de tri). J’attendais une idée du type « animaux », « fruits », « construction d’une maison »…

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Lui, voulant sans doute me faire plaisir, propose le thème « princesse ». Hé oui, c’est ça aussi les stéréotypes de genre : ça réduit l’imagination ! Au lieu de l’arc en ciel, on ne pense plus que bleu ou rose. Au lieu de tous les thèmes possibles, on n’a plus le choix qu’entre véhicules/dinosaures/chevaliers ou princesse/mode/dinette. Et quand on découvre un bonhomme pompier dans le premier Kinder surprise de sa vie, on pense que « les Kinder surprise, c’est que pour les garçons » !

Bref. Tirée du jeu de l’oie du fameux cahier d’activité, voici la marche à suivre pour créer un mini jeu de l’oie :

  • Dessiner un parcours en 18 cases. Le Béluga a décalqué les contours du fameux jeu en utilisant un papier assez fin (oui c’est bien un antique « papier machine »).

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  • Sur la case 5, dessiner un objet permettant d’avancer de 2 cases. En thème princesse, le Béluga a choisi un carrosse.
  • Sur la case 9, dessiner un objet obligeant à passer son tour. Pour nous, un puit.
  • Sur la case 12, dessiner un objet permettant d’avancer de 1 case. Pour nous, un dragon.
  • Sur la case 17, dessiner un objet obligeant à reculer de 4 cases. Pour nous, quelqu’un qui nous pousse (c’est toujours le Béluga qui a choisi ^^).

Écrire le titre de votre jeu, trouver ou fabriquer un dé à 6 face et prendre 2 petits objets pour les pions (ici une bougie flottante et un badge).

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Voilà, amusez-vous bien ! Le jeu se fabrique en 2 minutes et une partie se joue en 5 minutes environ. C’est donc une activité parfaite quand on a un enfant et un quart d’heure de temps libre.

Et si vous en avez, donnez-moi des idées de références/maisons d’éditions sympa pour acheter des recueils d’histoires du soir… Pour le moment on utilise nos albums et deux recueils des éditions Lito que j’avais soigneusement conservés depuis mon enfance. Il faut aussi qu’on retourne à la bibliothèque, abandonnée depuis la naissance du Pinto car pas pratique d’accès. Merci d’avance.

Bon dimanche ! Promis, dimanche prochain on parle à nouveau de nourriture !

 

Les 6 premières semaines avec le Pinto

1 Jan

Bonjour !

Je reprends la série du Coin des petits, pour le Pinto cette fois. Et je vous ai mis dans un seul (long) article l’accouchement et les 6 premières semaines, afin de ne pas lasser celles et ceux qui viennent ici pour la cuisine.

Comme d’habitude, ceci est simplement un témoignage de comment ça s’est passé ici, pour ceux qui veulent savoir comment ça se passe chez les autres. Mais chaque famille est différente, donc vous le savez : écoutez vous, et prenez ici comme inspiration ce qui vous parle, et laissez sans remords le reste de côté.

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Récit d’accouchement du Pinto

Vous aviez déjà ma liste d’idées pour se préparer à un accouchement et le récit d’accouchement du Béluga, voici maintenant celui du Pinto.

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Quand c’est pas l’heure, c’est pas l’heure

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Plage de Corbière, déserte en septembre

Et si le Pinto avait envie de sortir aussi tôt que son grand frère ? 3 semaines avant la date annoncée pour le terme de la grossesse, nous étions prêts à l’accueillir. Mais le temps a continué à passer, avec quasiment aucune contraction. Nous n’étions pas mécontents que le Pinto reste un peu plus au chaud que le Béluga, car ses débuts avaient été difficiles, et il parait qu’un bébé plus à terme a plus de force (pour téter notamment, ce qui avait été notre problème) et est plus calme (ce qui avait aussi été difficile à gérer pour moi qui suis phobique des pleurs de bébés et bambins).

2 semaines avant la date annoncée, je libère Doudou des préservatifs imposés depuis la naissance du Béluga dans un but de contraception (je n’ai pas eu/pris le temps de trouver quelqu’un pour me poser un DIU) puis continuée pendant la grossesse pour mettre toutes les chances du côté de la non sortie prématurée du Pinto (je sais que les prostaglandines du sperme ne suffisent probablement pas à déclencher un accouchement, mais quand même, pour le Béluga ça avait semblé décisif). Effectivement, après chaque rapport, des contractions surviennent et font que le bébé descend vers le bas du ventre, mais au bout de quelques heures elles s’arrêtent puis, au cours de la nuit suivante, le bébé s’étale à nouveau dans toute la hauteur de mon ventre.

Nous continuons à nous tenir sur nos gardes et à deux reprises faisons dormir nos parents à la maison pour cause de câlins contractions. Le matin de la date du terme, nous partons même à la maternité. Fausse alerte, le col est mou et dilaté à 2 doigts, mais il n’évolue pas au cours de l’heure d’examen. La sage femme de garde est confiante sur le fait que ça va arriver bientôt, dans la journée, pense-t-elle… En fait non, comme les autres fois, les contractions se calment au bout d’une dizaine d’heures.

2 jours après le terme, nous avons rendez-vous à la maternité pour vérifier que le bébé va toujours bien. Il va bien mais on commence à me parler de déclenchement au plus tard dans 5 jours. Arg, ça ne me botte pas du tout comme idée ! Pour le Béluga, je suis persuadée d’avoir pu accoucher vite car j’étais dans ma bulle, loin du contexte médical, alors j’ai peur qu’avec un déclenchement l’accouchement dure des plombes, avec à la clé une douleur qui ne serait plus gérable sans péridurale. Je signale au gynécologue donc que la date du terme calculée à partir de a date de début de grossesse m’a toujours parue en décalage avec mes dates de dernières règles et de début de grossesse. Et en fait c’était effectivement une date de terme erronée, que personne n’avait pensé à recalculer lors de mon suivi de grossesse. Bref, on gagne 4 jours et c’est toujours ça de pris pour que le Pinto sorte peut être spontanément !

2 jours après le nouveau terme, et alors que je bouge beaucoup (maison en escaliers + déballage de cartons + école en escaliers + grandes ballades dans le village), toujours aucun changement… à part une diminution du liquide amniotique vue à l’échographie de suivi. On m’annonce donc un déclenchement pour le lendemain matin, arg ! La procédure impose un monitoring à 21 h puis une hospitalisation avant déclenchement à 6 h le matin. Sauf qu’aucun examen ni geste ne sera effectué pendant la nuit. Donc, je demande à passer la nuit chez moi. Comme j’insiste fortement, la sage femme demande finalement l’avis du gynéco, qui accepte ma demande. Ouf !

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Quand faut y aller, faut y aller

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J’ai 18 h pour parvenir à inciter le bébé à sortir avant le déclenchement, donc je suis déterminée à tenter toutes les méthodes de grand mère. Je fais donc : du shopping, des escaliers, de la marche, le nettoyage des vitres, et quand Doudou rentre du boulot, un exercice d’haptonomie destiné à mettre le bébé bien dans l’axe du bassin et les derniers câlins avant un moment (oh l’excuse de déclencher l’accouchement !).

J’informe le Béluga que son frère va naître le lendemain ou au plus tard le surlendemain. Il est soulagé ! A force d’attendre la naissance, il avait fini par m’avouer quelques jours avant : « J’ai peur que le bébé (ne) nai(sse) jamais. »

Vers minuit, j’ai des contractions, comme attendu. Vers 4 h, les contractions sont toujours là, un peu douloureuses – c’est bon signe ! A 4h45, je sens comme un petit coup de poing dans la région du col de l’utérus. Est-ce la perte des eaux, même si aucun liquide ne sort ? Probablement, puisque de toute façon il restait peu de liquide, et qu’ensuite les contractions se font réellement douloureuses. Je me lève car je n’arrive plus à les gérer sans bouger.

A 5 h, le réveil sonne, Doudou se lève et me trouve avec des contractions vraiment douloureuses. De toute façon, il était l’heure de partir pour le déclenchement. Dehors, c’est l’orage, ça me distrait un peu pour gérer les contractions pendant le trajet, heureusement assez court.

A 5h30, nous arrivons à la maternité et réveillons les sage femmes de garde. Arrivés dans la salle de travail, Doudou enlève mes habits du bas et je monte à 4 pattes sur la table afin de m’allonger… ce que je n’ai pas le temps de faire avant d’avoir extrêmement mal. Si ça dure, je demande la péridurale ! Je ressens l’envie de déféquer et demande à Doudou de faire venir les sage femmes, qui se préparent.

A 5h35, je pousse un cri qui fait accourir tout le monde. Doudou vient vers ma tête et la sage femme tend les bras pour attraper le bébé dont la tête est déjà sortie – le reste du corps suit immédiatement. Tout le monde cherche sa montre, il est moins de 5h40 et le Pinto est né. Il a pris son temps pour se décider, mais ensuite il a fait encore plus vite que son frère ! Heureusement qu’on n’a pas prévu de faire un troisième enfant – si on change d’avis, on prendra des cours d’accouchement à domicile…

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Les premiers jours avec le Pinto

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Après la naissance, nous restons un moment dans la salle de naissance. La sage femme me recoud une déchirure. Une auxiliaire de puériculture passe à deux reprises pour emmener le bébé afin de lui faire les premiers soins, le peser et l’habiller – je refuse à chaque fois, en expliquant que tant qu’on me recoud je garde bébé sur moi pour me distraire des petites douleurs. En fait, je souhaite surtout le garder en peau à peau un moment – et c’est d’ailleurs ce qui est recommandé pour le bébé, elle devrait le savoir ! Finalement, après la relève, une nouvelle auxiliaire de puériculture passe et réalise ces opérations directement dans la salle de travail, sous mes yeux. Elle m’explique au passage qu’elle lui donne de la vitamine K ; mais bizarrement elle ne m’informe pas qu’elle lui met du collyre, alors que c’est noté comme fait dans son carnet de santé.

Pour les débuts de l’allaitement (ce grand sujet dont notre société a globalement oublié la culture, et donc les habitudes et connaissances associées), plutôt que d’écouter les conseils du personnel à la formation forcément approximative à ce sujet (et qui met d’autorité mon sein dans la bouche du Pinto !), je consulte le site de référence, celui de LLL : notamment ce bref article sur les questions habituelles au début de l’allaitement et celui-ci qui détaille, heure par heure, ce qui se passe lors des premiers jours d’allaitement.

A la maternité, j’ai une chambre de luxe : chambre individuelle située à un étage calme (certaines chambres sont à l’étage des consultations et des accouchements, ça ne doit pas être très reposant), avec apparemment un service de restauration haut de gamme dont vous avez eu un aperçu ici. On a demandé à nos parents de participer à la chambre comme cadeau de naissance, puisque côté matériel on a déjà quasiment tout. Au passage, nous n’avons pas fait de liste de naissance et c’était une erreur notable : nous avons été inondés de cadeaux inutiles, notamment de la part des nombreux amis de nos parents. Un vrai gâchis très frustrant pour moi. J’aurais dû faire comme pour le Béluga donner une ligne claire : « en 3 ou 6 mois, des pyjamas chauds qui s’ouvrent devant, des chaussettes, des bonnets, des bodys qui s’ouvrent devant » (ça laisse quand même le choix esthétique à l’acheteur).

J’avais réfléchi à la possibilité d’accoucher à domicile, mais je préfère la maternité pour plusieurs raisons. La première : le lit médicalisé, qui permet de s’allonger ou s’assoir juste en appuyant sur la télécommande, sans faire travailler les muscles fatigués par l’accouchement, et la douche à l’italienne pour se laver et faire pipi sous la douche (avec l’eau, ça fait moins mal quand on a une cicatrice) sans avoir à soulever les pieds… La seconde : les professionnels de santé qui viennent dans la chambre, les sage femmes pour regarder si je cicatrise bien, les auxiliaires de puériculture pour peser le bébé ou m’aider à la consoler la nuit, l’ostéo pour faire un premier bilan, l’ORL pour vérifier son audition, le pédiatre pour le bilan des 8 jours, la correspondante de l’Assurance maladie pour le PRADO (suivi à domicile par une sage femme après la sortie de la maternité – super !). Si j’avais accouché à la maison, il aurait fallu que je sorte de mon lit pour au moins une partie de ces consultations.

Doudou reste avec le Pinto et moi une grande partie des journées, que le Béluga passe à l’école ou avec ses grands parents, aux petits soins comme toujours. Le soir après dîner, Doudou rentre dormir à la maison avec le Béluga, comme prévu. Moi je suis plus courageuse pour passer la nuit sans Doudou que lors de la naissance du Béluga, et je n’hésite pas, une nuit, à sonner pour avoir un coup de main pour gérer le Pinto qui râle sans pouvoir se rendormir alors qu’il est 4 h du matin. Le personnel de la maternité est très aimable, ça aide à oser les « déranger ».

Côté baby blues, ça va plutôt bien. C’est survenu plutôt la deuxième semaine, sans doute en partie à cause de la fatigue. En effet, comme pendant toute la grossesse, la période 3 h – 5 h du matin est une période d’éveil du Pinto… J’espère que ça s’estompera vite, parce que c’est dur pour les nerfs d’avoir à gérer son insomnie en plein milieu de la nuit ! Concrètement, dur pour les nerfs ça signifie que tu as envie de jeter ton bébé contre le mur pour qu’il se taise et que tu puisses dormir… Oui, c’est affreux de penser ça face au même bébé qui te remplissait d’amour et d’émerveillement quelques minutes plus tôt, mais l’épuisement ça peut donner ça. Et dans ces moments tu comprends pourquoi il est écrit partout qu’il ne faut pas secouer les bébés… ça ne parait plus une évidence dans ces moments-là. Alors quand le papa est là, on le réveille pour passer le relai et souffler quelques minutes, ouf ! Sinon on peut poser le bébé et sortir quelques minutes de la pièce pour manger quelque chose par exemple (je parle pour moi ^^), il vaut mieux le laisser hurler plutôt que devenir violent… Mais avec un autre enfant on ajoute le risque de le réveiller. Et avec le cerveau embrumé de nuit et de fatigue, bon courage pour pondérer tout ça.

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Les premières semaines avec le Pinto

Globalement, le Pinto est un bébé très calme. A notre grand étonnement, il accepte d’être posé encore éveillé dans son lit, où il s’endort ensuite tranquillement (posé sur le ventre), à moins qu’il ne passe de longues minutes à regarder ce qui l’entoure (posé sur le dos).

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Nous sommes également très surpris qu’il ne s’endorme pas immédiatement quand on le porte en écharpe, Doudou a même l’impression que son calme en écharpe correspond à de la résignation. A la différence du Béluga, il ne semble pas déterminé à vivre en corps à corps quasi permanent avec nous. Parfois, notamment en début de soirée, il nous fait comprendre qu’il a envie de dormir dans nos bras, mais c’est plutôt une exception.

Autre grande différence avec le Béluga, il passe la majeure partie de la journée à dormir – sur son lit ! Vous pouvez lire dans cet article des informations utiles sur le sommeil des bébés les premières semaines, notamment le fait qu’à cette période la nuit est forcément ponctuée de réveils, le fait que les petits dormeurs pleurent plus que les gros dormeurs puisqu’ils sont éveillés plus longtemps et l’importance des tétées nocturnes pour la mise en place de l’allaitement.

En moins de deux jours, le Pinto émet deux niveaux de signaux de mécontentement : ceux où il montre son désaccord, et les hurlements de colère (par exemple quand on le déshabille puis qu’on le pose sur une balance). Ça me permet de beaucoup moins paniquer que pour le Béluga, qui ne semblait avoir que les hurlements comme moyen de communication les premiers mois.

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Le Béluga est très content que le Pinto soit enfin là. On dessine sur une grande feuille le contour des deux enfants, et on la décore ensuite. Une manière de fêter ensemble les deux enfants et, implicitement, de montrer au Béluga que le Pinto est beaucoup plus petit que lui, donc fragile. Pour amorcer positivement leur relation, on (les parents) a offert un cadeau de naissance au Béluga et nos proches ont eu la délicatesse d’offrir au Béluga un petit cadeau quand ils en apportaient un pour le Pinto. Sur un plan moins matériel, le Béluga passe une bonne partie de son temps libre chez ses grands parents, pour leur plus grande joie à tous, et ceci a facilité je pense le fait qu’il se sente aussi choyé qu’avant l’arrivée du Pinto.

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En deux ou trois jours, le Pinto a compris que quand je l’allonge contre moi il peut arrêter de râler pour demander à manger : il lui suffit d’attendre quelques dizaines de secondes pour que j’ouvre mon T shirt et il aura ce qu’il souhaite.

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A dix jours, le Pinto reçoit un mobile pour son berceau de la salle à manger. Il semble comprendre qu’on tapant le long de la paroi en tissu, il le fait vibrer. Pour le choix de ce berceau, nous en sommes contents même s’il est cher. C’est notre luxe pour ce nouveau bébé. De la marque Bednest, ce berceau est beau, « design », de hauteur et d’inclinaison réglable, super pour voir le bébé de l’extérieur grâce aux parois  en résille, pliable très facilement (parfait pour l’emporter en voiture) et fabriqué en Europe. Attention par contre, je le trouve mauvais comme lit de cododo (notre idée initiale) car les parois ne sont pas amovibles et qu’il ne peut pas sa mettre à la hauteur d’un lit futon.

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Le Béluga prend très au sérieux son statut de grand frère. Nous lui répétons qu’il n’a pas à gérer (porter, laver…) le Pinto car c’est le travail des parents, mais bien sûr il peut le distraire. Et le Béluga adore toucher le Pinto, lui sourire, d’autant que nous lui disons (parce que c’est vrai) qu’il est la personne que le Pinto semble préférer, celle à qui il sourit le plus. Par contre nous devons sans cesse lui rappeler de ne pas bouger trop vite, trop serrer, embrasser le Pinto pour ne pas l’effrayer ou le rendre malade. J’imagine que ce n’est rien à côté des rappels et de la surveillance qu’on doit faire quand l’ainé a 2 ans !

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Le Pinto semble souffrir du ventre : il tend ses jambes, crie dans son sommeil puis émet des gaz bruyants. Les massages du ventre ne le soulagent pas, au contraire, sans doute parce que ses intestins sont pleins d’air. On met en place un rot systématique après les tétées en journée (la nuit, le bénéfice est moindre) et effectivement les rots sont impressionnants ; le Pinto avale sans doute de l’air quand il gère le fort afflux de lait. Et pour les gaz peut-être produits lors de la digestion,  je lui donne des probiotiques L. reuteri, sous une forme pratique quand on allaite : 5 gouttes de Biogaia Protectis par jour, dans une petite cuillère. Je n’ai pas testé les probiotiques en poudre Lactibiane mais on m’a donné une astuce si besoin : déposer la poudre sur le mamelon avant une tétée.

Le Pinto a un strabisme : il louche très souvent. C’est normal pendant les 2 premiers mois, et effectivement ça s’estompera rapidement ensuite.

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Le Pinto en « transat humain », une position idéale pour interagir confortablement avec lui ou lui donner un médicament

Côté rythme, au bout de quelques semaines le Pinto se réveille à 7h et a presque une heure d’éveil calme avec une bonne partie dans son berceau. A 9h, il est fatigué donc grognon et se rendort pour une heure de sieste dans mes bras (j’adore l’avoir contre moi). La sieste suivante arrive vers 11h30 et je l’endors dans les bras puis le pose dans son berceau. Pour la sieste de 14h, on s’allonge tous les deux en cododo dans la chambre parce que je sais qu’il est très important que je m’allonge et dorme pour récupérer complètement de l’accouchement (d’autant que le reste de la journée je porte beaucoup le Pinto et pratique beaucoup les escaliers). Il se réveille à 16h, et s’il ne s’est pas réveillé spontanément, c’est moi qui le fait car on part en porte-bébé chercher le Béluga à l’école. Ensuite on va au parc jusqu’à 18h et souvent le Pinto dort tout le temps. De retour à la maison, il se rendort généralement dans les bras peu après 18h, puis après plusieurs tétées groupées, fait une dernière petite sieste à 20h, posé endormi dans son lit de cododo. Il s’endort pour la nuit, au sein, vers 22h30 puis se réveille à 1h30, 4h, 6h ; à chaque fois je ne réfléchis pas et lui tend le sein pour qu’il se rendorme sans que j’aie à me lever. Et selon les momens, soit le Pinto dort à côté de moi, soit il dort carrément sur moi et j’aime ça aussi. Je sais, pour l’avoir pratiqué avec le Béluga, que ça n’en fera pas un enfant collé à sa mère, donc j’en profite tant que ça me plait, sans me poser de question, je sais que quand j’en aurai assez je trouverai les ressources pour lui apprendre à faire différemment, ou que quand il en ara assez il me le montrera. Etre parent pour la deuxième fois ça permet de se poser tellement moins de questions !

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Notre chambre pour les premières semaines du Pinto

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Un lit futon : Pour éviter les chutes de lit, comme ça nous est arrivé à Paris. Par contre ce n’est pas une bonne idée pour récupérer de l’accouchement ! En effet, se lever et se coucher, a fortiori avec un bébé dans les bras, fait travailler le périnée. Mais ensuite, quelle tranquillité de pouvoir siester avec le bébé puis le laisser dormir sur place si on se réveille avant lui ! Bien sûr, le matelas ne doit pas être mou, les oreillers écartés et la couverture tendue pour diminuer les risques d’étouffement.

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Un vrai lit de cododo : Pour éviter tout mouvement inutile de ma part quand je gère les tétées nocturnes, à la différence d’avec le Béluga. Nous avons le Baybybay Midi et je recommande chaudement cette marque, les produits sont vraiment bien pensés ! Nous n’avons pas pris la forme arrondie car le lit étant contre le mur, il n’y a aucun risque de se cogner au lit de cododo en passant à côté. Côté matelas, comme pour le nôtre et celui du Béluga, il est en latex et fibres de coco.

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Suspendus au lit de cododo, un lange et de petites couvertures. Au-dessus, un tableau de Geneviève Laget.

Deux coussins et un « coussin de maternité » pour me constituer un support de sommeil en position semi assise (pour quand le Pinto dort sur moi) et éventuellement des accoudoirs pour allaiter. J’ai aussi une gourde d’eau, un lange (pour les fuites de lait du sein que le bébé n’a pas en bouche), une veilleuse.

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Le Pinto sur son matelas ergonomique toutes options (chauffage, alimentation, musique corporelle…)

Un petit matelas à langer : Petit pour que le bébé ne soit pas effrayé par ses possibilités de mouvement pendant le change. J’ai le matelas gonflable Ikea (comme d’habitude acheté d’occasion) et j’utilise une petite couverture pour à la fois recouvrir le haut du corps du Pinto (pour éviter qu’il ait froid pendant le change) et le caler (pour éviter qu’il ne se sente rouler de gauche à droite). Les premiers jours, j’emmaillotais le Pinto dans la diagonale d’un lange pour bien contenir ses mouvement de bras pendant le change, ça le rassurait.

J’avais acheté une table à langer (Alice de Combelle, en bois massif PEFC et fabriquée en France) mais vue la différence de hauteur avec le futon, je préfère changer le Pinto avec le matelas posé directement par terre. Comme ça, pendant qu’il s’aère les fesses en observant autour de lui, je peux m’éclipser pour me brosser les dents par exemple.

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A côté du matelas à langer, je mets tout ce qu’il faut pour le change et les soins des premières semaines : du liniment (maison ou, comme sur la photo, reçu en cadeau), du papier toilette (pour le premier nettoyage des selles), une pile de carrés en tissu éponge type débarbouillette (pour finir le nettoyage et mettre le liniment), des couches jetables écologiques (la gestion des lessives est compliquée au début je trouve, donc je ne m’ajoute pas la pression des couches lavables – j’ai utilisé 5 paquets de 24 couches taille 1 Tidoo puis on 2 paquets de taille 2), un mini radiateur, la corbeille métallique qui reçoit les débarbouillettes et les couches sales.

Un grand ballon pour continuer à le bercer quand mes jambes ne nous portent plus. Sinon ce qui l’endort le plus vite est quand on monte et descend des escaliers…

Dans le placard de la chambre sont rangées les autres affaires du Pinto : bodys qui s’ouvrent devant, pyjama qui s’ouvrent devant (celui-ci m’a beaucoup tentée, je le trouve rigolo), bonnets, combinaisons en peluche/surpyjamas, gilets et ponchos, chaussons et moufles, langes, stock de couches, turbulette (mais en fait on ne s’en sert pas) et petites couvertures, sorties de bain en éponge, draps housses (pour le lit et le berceau, le matelas à langer, le transat Transatdo de Béaba qui me sert aussi de transat en dehors du bain), porte-bébés (écharpe Storchenwiege, porte-bébé Boba 4G et sling Tonga).

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La supplémentation en vitamine D du Pinto

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Importance et solutions habituelles

La vitamine D est particulièrement importante chez les bébés et les enfants pour éviter le rachitisme. Son rôle le plus connu est de permettre l’absorption du calcium : on peut consommer tout le calcium qu’on veut, si on est carencé en vitamine D, on ne pourra pas le fixer. La vitamine D a également d’autres rôles importants.

Il y a de nombreux produits sur le marché français pour supplémenter les bébés en vitamine D. Le liste en est dressée par la Commission nationale de pharmacovigilance à la page 7  de son compte-rendu du 23 novembre 2010. Au passage, ce compte-rendu rappelle que l’Uvestérol ADEC (vitamines D, A, E et C) est indiqué chez les bébés prématurés donc je ne comprends pas pourquoi il m’a été prescrit sans explication à la sortie de la maternité.

Pour les mamans allaitantes, le discours classique est que le lait maternel ne permet pas de couvrir les besoins en vitamine D du bébé, surtout dans nos sociétés qui exposent peu les bébés (et les adultes !) au soleil. Comme la mère n’a pas assez de vitamine D dans son sang et dans son lait, il faut en donner au bébé (et il faudrait aussi en donner à la maman, et à la plupart des adultes de nos sociétés).

La question du type de vitamine D

La vitamine D existe sous différentes formes. La vitamine D2 est d’origine végétale, mais son action dure moins longtemps que celle de la vitamine D3, pour une dose identique. Il est donc particulièrement important de la prendre chaque jour, sans oubli. A noter, le Sterogyl contient de l’alcool donc les gouttes prises sans dilution dans un biberon de lait (ou un verre d’eau) n’ont pas bon goût.

Ma version

Une équipe travaillant depuis plusieurs années sur la question de la supplémentation des mères allaitantes en vitamine D a montré que que si la mère consomme quotidiennement 6400 UI de vitamine D3, les bébés en allaitement exclusif ont un statut normal en vitamine D. 6400 UI ça correspond par exemple  16 gouttes de Sterogyl (celui en flacon compte-goutte dosé à 2000000 UI/100 mL, vendu sans ordonnance en pharmacie).

Moi, je prends déjà chaque jour 1 comprimé de multivitamines spécial grossesse végane (Deva vegan prenatal, acheté sur un site revendeur officiel de la marque Deva pour éviter les contrefaçons) qui contient, entre autres, 400 UI de vitamine D, donc j’y ajoute désormais 15 gouttes de Sterogyl diluées dans un peu d’eau, et ainsi je n’ai plus besoin de donner de vitamine D au Pinto.

A noter, je prends quotidiennement le comprimé de multivitamines spécial grossesse végane depuis le désir de conception (pour combler d’éventuelles carences avant le début de grossesse) jusqu’à la fin de l’allaitement. Durant toute cette période, je prends également quotidiennement des oméga 3 EPA/DHA (sauf lors du dernier trimestre de grossesse).

La question de l’hypervitaminose maternelle

2000 UI/j est considéré comme ne posant pas de problème. 6400 UI/j est beaucoup plus élevé. Une hypervitaminose D peut causer de graves problèmes. Les études de l’équipe de Hollis ne montrent pas d’hypervitaminose D avec 6400 UI/j chez la mère, par un dosage sérique de vitamine D et de 25(OH)D.

La question de l’alcool

Dans 15 gouttes de Sterogyl, il y a 0,21 g d’alcool pur. Pour un maman de 65 kg, ça donne 0,0032 g/kg. Environ 5 % passe dans le lait et la concentration diminue à une vitesse de 0,15–0,2 g/L/h, soit 0,00016 g/L de lait maternel (au pic d’alcool, qui survient environ 60 minutes après la prise) qui est donc totalement éliminé (métabolisé) au bout de quelques minutes. L’apport d’alcool dû aux 15 gouttes quotidiennes de sterogyl que je consomme est donc sans danger, d’autant plus que par une précaution supplémentaire je les prends juste après la tétée du matin (9 h), qui est suivie d’au moins 2 h sans tétée.

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Bon dimanche et bonne année 2017 !

Le Béluga de 3 ans et demi à 4 ans

31 Juil

Bonjour !

Voici des nouvelles du Béluga. Pour les bilans suivants, je ferai peut-être des articles couplés pour le Béluga & le deuxième enfant… On verra bien comment les choses se mettent en place.

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Le développement du Béluga de 3 ans et demi à 4 ans

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Palette d’aquarelle avec 12 couleurs 100 % naturelles (Ökonorm)

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A 42 mois, pendant quelques jours il dort particulièrement mal et a tellement peur la nuit qu’on doit aller le chercher dans son lit principal (situé dans sa chambre) pour l’amener dans son lit à barreaux situé en cododo dans notre chambre. On essaye d’en parler pour savoir ce qui le gêne, de lui expliquer que ce n’est pas tenable pour nous, de faire en sorte de remplir son réservoir affectif. Rien n’y fait.

Je propose un conseil de famille pour trouver des solutions, mais à chaque fois que j’aborde avec le Béluga le sujet des nuits en disant qu’il y a un problème donc qu’on doit trouver des solutions, il dit « j’ai pas d’idée ». Je pense qu’il a besoin qu’on lui propose/impose quelque chose de précis. Je fais donc la liste des contraintes. Pour moi, c’est ne rien avoir à faire la nuit (en particulier, ne pas avoir à me lever). Pour Doudou, c’est avoir un vrai temps avec moi le soir (donc pas entre 22h20 et 23h00) et ne pas se faire réveiller plus d’une fois par nuit.

Je propose donc au Béluga de s’endormir directement sur son lit situé dans notre chambre, ce qui lui évitera le stress de nous rejoindre dans la nuit quand/s’il se réveille (et à nous, ça évitera de nous lever). En contrepartie, « parce que son papa est très triste de ne pas me voir le soir », il doit s’endormir seul, bien sûr après avoir tété. Il râle, évidemment, et je lui précise qu’il a le droit d’être mécontent et de le dire, mais que dans une famille on doit faire attention à chacun, et que actuellement son papa n’est pas bien donc on doit changer les choses pour lui. Il m’appelle 2 fois pour que je le mouche (il a effectivement le nez qui coule) et je lui propose de s’endormir avec de la musique. Il accepte et s’endort au son du radio réveil (radio Latina !). Cette méthode fonctionne très bien, même après une semaine de vacances (et donc d’endormissement au sein) qui a lieu à peine 5 jours après le démarrage de ce nouveau rituel.

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A 43 mois, le Béluga me dit : « Les parents des autres enfants de la classe leur disent : « Non non non ! ». » Je lui répond que nous aussi, ça nous arrive. Il nie, alors que quelques minutes avant je lui avais dit : « Non non, on ne découpe pas sur le lit, sinon on va y oublier de petits morceaux de papier qui vont nous piquer les fesses et nous gratter le dos ! On va faire le découpage dans la salle à manger. ». En fait, je pense avoir compris ce qu’il veut dire : Doudou et moi ne disons jamais « non » sans ajouter immédiatement une explication. On a envie de le faire à la fois par respect pour son intelligence (il a, comme nous, envie de comprendre le pourquoi des règles) et pour éviter qu’il ne nous dise « non » par mimétisme. Et on a la capacité de le faire parce que globalement on est deux adultes pour s’occuper d’un enfant, ce qui fait que dès que l’un de nous a son réservoir affectif vide, donc plus de capacité d’être à l’écoute du Béluga, il peut passer la main à l’autre parent afin de prendre du temps pour soi (ne serait-ce que 10 minutes à feuilleter des livres de cuisine dans la salle de bain, moi ça me requinque déjà bien !).

Le Béluga joue avec les rimes et on continue à s’amuser à remplacer les syllabes des chansons.

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Mais où sont cachées les 3 petites voitures ?…

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A 44 mois, les deux versions de Noël coexistent harmonieusement dans sa tête. D’une part, il sait que « à Noël ceux qui nous aiment nous font des cadeaux » et m’a vu en acheter et en emballer (pas les siens, bien sûr, sinon il en aurait eu envie). D’autre part, il est persuadé d’avoir rencontré le père Noël au spectacle de fin d’année du travail de Doudou, et le soir de Noël mes parents l’ont emmené se promener dehors voir s’il l’apercevait – le temps qu’on dépose tous les cadeaux au pied du sapin. Toute notre famille est donc rassurée de pouvoir jouer au père Noël avec lui, et moi satisfaite de ne pas avoir à lui mentir de manière éhontée. On joue à faire semblant que le père Noël existe, comme on peut jouer, adulte, à penser qu’on a un ange gardien ou que nos chers disparus sont chacun une étoile la nuit.

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L’ersatz de sapin de Noël dans notre appartement, en attendant les « vrais » des grands-parents : une guirlande et quelques décorations accrochées à l’aide de magnets sur notre grand radiateur mural

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Un jour, le Béluga dit à sa nounou : « Je ne mange pas de viande chez moi parce que mes parents n’en mangent pas. Je peux en manger chez les grands-parents, à la cantine, chez toi… »

Il dit ne pas aimer la soupe, mais la mange sans problème passées les 2 premières cuillères – on mange devant une histoire ou un dessin animé. Il demande parfois à manger du pain de mie.

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Il ne mange pas trop de riz, alors pour lui en donner de manière ludique on forme des cubes, comme ici.

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Le Béluga est toujours sensible au sucré. Le mercredi, il me dit avoir refusé un chocolat, conformément à mon souhait qu’il refuse généralement les confiseries. Le vendredi, il me dit avoir accepté de manger des bonbons car ses deux copines de nounou ont accepté. Le soir même, il était irritable, demandant à téter, voulant manger du sucré à la place du repas, etc. A bas les bonbons proposés aux enfants à tout bout de champ ! Ça ne leur rend pas service !

Il écrit son prénom, lettres à l’envers mais mot pour la première fois de gauche à droite.

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A 45 mois, on joue à celui qui s’habille le plus vite. Il n’arrive pas à pressionner les 3 boutons d’épaule de son col roulé. Je saisis cette occasion de lui expliquer que ces pressions sont difficiles à attacher soi-même et qu’elles sont là car les bébés n’aiment pas enfiler les cols roulés qui leur serrent le visage. Il est d’accord pour passer aux cols roulés de grand, sans pression, qu’il pourra donc enfiler entièrement seul. Et ça m’arrange, parce que les pressions ne se font plus sur les cols roulés taille 4 ans…

Je l’emmène avec moi voir mon docteur (pour la prescription d’un bilan sanguin) afin de dédramatiser le fait d’aller chez un médecin (pas d’otoscope, ni de piqûre !) puis je demande au labo d’analyse s’il peut venir avec moi dans la salle de prélèvement. L’infirmière, très gentille, lui explique les étapes et il voit que la piqûre dure longtemps mais que je la supporte bien. Je prévois aussi de l’emmener voir mon rappel de vaccination… c’est qu’il va falloir lui en faire un, alors je prépare ! On a aussi pris rendez-vous chez une psychologue formée par Isabelle Filliozat, pour parler phobie médicale et éventuellement le rassurer sur les nuits (on dort côte à côte et pourtant il cherche souvent à se serrer contre moi pendant la nuit, ce qui me réveille). En fait, visiblement les peurs c’est de son âge, et il n’y a pas de problème particulier.

Je crois que c’est à cette période qu’on a commencé à lui mettre des couches jetables (enfin « recommencé », puisque c’est ce qu’il avait porté pendant ses premières semaines de vie). Ses couches lavables en taille L étant trop petites, j’ai acheté plusieurs modèles de couches lavables XL mais ils se révèlent encombrants (inserts trop épais) et donc inconfortables pour lui. Il est de plus satisfait de rester les fesses très au sec dans une couche jetable. J’espère que sa continence de nuit arrivera bientôt, parce que ça fait un déchet chaque matin et des paquets à racheter régulièrement, pfff.

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A 46 mois, les progrès du Béluga nous impressionnent. Il colorie et dessine nettement mieux qu’il y a quelques semaines et écrit de mieux en mieux son prénom.

En vacances chez ses grands parents, il se gave de produits animaux (à leur grande joie – ils lui en proposent à tous les repas !) : jambon, steak haché, sole, œuf à la coque, yaourt de brebis à la myrtille… Heureusement pour mes nerfs, ils ne lui proposent pas de produits laitiers de type babybel, kiri, yaourt à boire, auxquels je crains que le Béluga ne devienne rapidement accro si on lui en propose souvent – il en a déjà déjà le midi à la cantine. Conséquence évidente : au bout de quelques jours, ses selles deviennent dures et malodorantes. Pfff… On passe le message aux grands-parents qu’il faut rééquilibrer l’alimentation pour éviter la constipation. Passée une première frustration, ils essayent de penser à lui proposer plus de légumes/fruits, mais ce n’est pas évident dans un modèle carniste standard : crudités (que les enfants délaissent en général, et le Béluga ne fait pas exception) + viande + pâtes/pommes de terre + yaourt + un peu de fruit. Du coup ils sont obligés de lui faire du chantage pour qu’il mange… Alors qu’avec un modèle céréales semi complètes + légumineuses (qui contiennent des fibres) + un tout petit peu de légumes (soupe ou quelques bouchées à croquer) + fruit, on y arrive sans aucun problème !

Il continue à jouer aux Lego Duplo, au Labo éducatif, et commence à jouer à un coffret de tours de magie (Glitter Magic), au Verger (Haba), aux Lego classique (ceux de ses parents et ses oncles quand ils étaient petits), à la Pyramide d’animaux (Haba, décidément ma marque préférée de jeux de société pour enfants), au Cochon qui rit (dans la version classique tout plastique avec 3 dés ou dans une version en bois et plastique avec un seul dé, qui a une face « charcutier » qui impose de rendre un membre du cochon).

Pendant ces vacances de février, les grands parents sont nettement plus raisonnables en terme de cadeaux : seulement un toutes les 48 h (Pyramide d’animaux, Cochon qui rit, ballon, magazine, etc) au lieu du double lors des vacances précédentes (en plus des cadeaux de Noël, évidemment). Bref.

Enfin, c’est à ce moment-là que le Béluga ne fait quasiment plus la sieste, et je cesse donc de l’allaiter en journée. Ne reste que la tétée du matin, qui disparaitra quelques jours plus tard, comme je le raconte ici.

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Les habits du Béluga

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Déguisement de détective improvisé : un chapeau de maman, une loupe et une robe de chambre

Côté vêtements, il porte de manière quotidienne :

  • Des habits achetés chez Décathlon : des T shirt manches longues, à col roulé pressionnable à l’épaule, en coton bio, de la marque Domyos + des chaussettes Mid Artengo pointure 27-30.
  • Des habits achetés chez Petit bateau : des pantalons de jogging molletonnés avec élastique à la cheville + des boxers, taille 4 ans.
  • Des habits achetés d’occasion sur ebay : Je tape « lots vêtements garçon 4 ans » par exemple, et vérifie l’état des vêtements (comme neuf) et éventuellement leur marque. C’est comme ça que j’ai acheté des polos et des T shirt manche longue, deux manteaux d’hiver, une veste de pluie…

Le Béluga porte aussi des vestes de jogging, des pulls tricotés par les arrière grand-mères et une petite veste en polaire, issue d’une veste de pluie avec polaire amovible de la marque Quechua (veste Arpenaz 500 3en1) en taille 4 ans (achetée sur ebay).

Côté pyjama, il a 3 pyjamas en coton taille 4 ans des marques Petit bateau et DPAM, achetés en un seul lot sur ebay. Le soir on y ajoute une robe de chambre en polaire, de la marque Petit bateau, achetée neuve. Je trouve que les vêtements de cette marque sont un bon investissement : ils chers mais confortables et solides ; j’évite juste les pantalons sans taille élastiquée, car le Béluga est frustré de sa difficulté à gérer le bouton.

Côté chaussures, il a des basket New Feasy de Domyos en pointure 27 et des bottes de pluie achetées d’occasion mais comme neuves (en boutique Ding Fring) en taille 26 puis en taille 27. Et une paire de chaussons achetée à La Halle aux chaussures, puisque la boutique de quartier qui vendait des Collégien a malheureusement fermé et que je rechigne à lui acheter des chaussures et chaussons sans les lui faire essayer.

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En attendant le passage du père Noël, les chaussons sont au pied du sapin

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Ses vêtements sont majoritairement situés dans un tiroir sous son lit, afin qu’il y ait accès – même si en général c’est son papa qui sort les vêtements du matin.

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Le Béluga a aussi une armoire avec une étagère accessible pour les chaussures, une pour les chapeaux/écharpes/bavoirs et, malheureusement, une tringle trop haute pour lui où on range les vestes autres que celle qu’il met quotidiennement – la veste courante est accrochée à un portemanteau vissé à la hauteur du Béluga.

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Les dessins animés du Béluga

En semaine Béluga regarde environ 50 minutes par jour la télévision, pendant son dîner. J’en profite pour cuisiner ou être sur mon ordinateur, Doudou lui est encore au travail ou dans les transports.Le week-end et en vacances, on évite bien sûr de mettre « la télé » (en fait, des vidéos sur Youtube ou en DVD).

Le Béluga aime toujours regarder « Peppa Pig », les « Zoubi Doubi », « Caillou » et « Didou dessine-moi » et découvre « La cuisine est un jeu d’enfants » , des dessins animés de recettes de cuisine (on se demande de qui il tire cet intérêt  pour la cuisine…) hélas pleines de produits animaux.

On découvre aussi avec plaisir des dessins animés muets (sans parole mais en musique) qui sont rigolos sans être gnan-gnan : « Pat & Mat, les petits bricoleurs » de Lubomír Beneš et Vladimír Jiránek, « La petite taupe (Taupek) » et « Le criquet » de Zdenek Miler. Si je les avais connus avant, je les aurais proposés plus tôt au Béluga. Sur le même modèle, il y a aussi Bolek et Lolek, mais je n’ai pas eu l’occasion de le visionner. Pour tous ces dessins animés muets, on peut acheter les épisodes en DVD français mais on peut aussi sur internet dans différentes langues (c’est à dire que la langue du titre change, mais pas le contenu puisqu’il est sans parole !).

Le Béluga demande également des dessins animés que je trouve sexistes, comme « Robot Car Poli » ou « Sam le pompier ». Je m’arrange donc pour ne quasiment jamais les lui mettre. Par contre j’accepte les clips de Maître Gims, Stromae ou Soprano.

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Le Béluga et les poux

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Argile blanche et eau pour fabriquer une peinture de bain express, miroir pour que le Béluga se l’applique seul :  rien à voir avec les poux, c’est un de nos jeux de bain

Avec l’entrée du Béluga à l’école, nous sommes confrontés à sa première épidémie de poux. En prévention, nous lui mettons une goutte d’huile essentielle de lavande derrière chaque oreille et sur la nuque.

Le jour où le Béluga attrape des poux, je tente d’abord un traitement anti-poux naturel : le soir, le passage du peigne à poux et un bain capillaire d’huile de coco, censé asphyxier les poux. Mais le lendemain, les poux sont toujours là. Il faudrait peut-être laisser l’huile pendant 2 heures et/ou refaire un bain d’huile, mais pour stopper au plus vite la multiplication des poux je préfère passer à la méthode conventionnelle du shampoing anti-poux, choisi le plus naturel possible parmi l’arsenal disponible en pharmacie.

On shampouine le Béluga, Doudou et moi (vue la longueur de mes cheveux, il m’a fallu la dose pour 3 ou 4 personnes !) et on passe le peigne à poux tous les soirs au Béluga pour éviter une nouvelle infestation. Et 10 jours plus tard (je crois), on refait tous un shampoing pour tuer les éventuels poux adultes issus de larves ayant survécu au premier shampoing.

Entre temps, on emballe dans un sac fermé les accessoires ayant touché les cheveux (bonnet, écharpe, taie d’oreiller…) pendant 3 jours (visiblement il faudrait compter plutôt 10 jours), pour que les poux meurent de faim. Bénéfice inattendu de ce traitement (bain d’huile ou shampoing plus agressif qu’à l’ordinaire ?) pour le Béluga, ses croûtes de lait disparaissent.

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Le décès de son arrière grand père

Le Béluga voyait son arrière grand-père à chaque vacance scolaire car il habitait chez mes beaux-parents. Quand il a fait un AVC et a été hospitalisé, nous avons informé le Béluga qu’il était malade et hospitalisé. Deux semaines, quand nous sommes descendus pour le voir, une énième tentative de réveil n’a pas fonctionné. J’ai simplement dit au Béluga : « Papy R était très très très très très très vieux. Il est mort, donc qu’on ne le verra plus jamais. Donc la prochaine fois que tu iras chez N & N, tu ne le verras pas. » J’ai ensuite attendu qu’il rebondisse sur ces informations. Il a regardé attentivement mon visage, qui était neutre (j’avais choisi un moment calme où on était juste tous les deux et où je n’étais pas trop triste).

Il m’a juste posé une question : « Mais il était à l’hôpital ? » J’ai répondu que quand on était très très très très vieux, on peut avoir mal à des endroits, qu’on peut aller à l’hôpital pour que les docteurs essayent de nous soigner, et que pour Papy R ça n’a pas réussi. Il n’a rien demandé de plus. Le lendemain, quand on est allé chez ses grand parents, il a regardé partout dans l’appartement occupé par Papy R et à constaté qu’effectivement il n’était pas là. Je n’ai donc pas eu à faire face à sa tristesse ni à des questions sur le corps, le ciel, le chien Pilou qui était décédé un an plus tôt, etc. J’imagine qu’il aurait eu une réaction plus forte si c’était un de des grands parents qui était décédé.

Deux semaines plus tard, au milieu d’une bataille d’oreillers sur le lit parental, le Béluga me demande de l’enterrer sous les oreillers. Je comprends qu’il veut que je le recouvre et on y a déjà joué avant, mais je ne crois pas qu’il utilisais le terme « enterrer ». Je le couvre de coussins, on rigole et, quelques minutes plus tard, quand le rythme se calme, il me demande ce que veut dire « enterrer ». Je lui réponds que ça veut dire « mettre dans la terre ». Ses questions dérivent sur où on enterre les gens qui sont morts. Je lui explique que c’est au cimetière, qu’on creuse un trou où on met la boîte avec le corps de la personne morte, puis par-dessus une plaque avec son nom, que ça s’appelle une tombe ou un caveau, et que les autres personnes peuvent aller y déposer des fleurs pour se rappeler combien elles l’ont aimée. Je lui ai demandé s’il connaissait quelqu’un qui est dans un cimetière. Il a dit « oui, papy R ». Je lui ai dit qu’on pourrait aller le voir s’il voulait. Il a dit oui, et qu’il voulait apporter des fleurs. Finalement on n’est jamais allé au cimetière avec lui, car il ne l’a pas redemandé quand on était dans le coin.

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Les cadeaux du Béluga

Cadeaux de Noël, à 3 ans et demi

Une boîte de planchettes de bois de Jeujura : Des planchettes type Kapla, qui sentent bon le bois, fabriquées en France, le top ! J’aurais choisi une boîte Técap ? Classic, mais les grands parents ont préféré une boîte Técap ? 3XL, avec 3 longueurs de planchettes différentes.

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Les plus petites planchettes du Técap 3XL

De la dinette : une valisette avec un service à thé India de la marque Egmont Toys + un set de petits couverts en inox de la marque Martin Fuchs.

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Le jeu « Vole avec nous, petit hibou » : Un jeu coopératif où on peut adapter la difficulté en choisissant le nombre de hiboux à faire rentrer au nid avant le lever du soleil. On aime beaucoup !

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Le jeu Pigs in pants (« cochons en caleçon ») de Orchard Toys : Chaque joueur a un cochon nu et tire 2 cartes à chaque tour. Quand il forme une paire avec son jeu, les cartes posées sur la table ou le caleçon d’un cochon adversaire, il met les cartes sur son cochon. Celui qui a le plus de caleçons à la fin de la partie a gagné. Un jeu compétitif, mais le Béluga l’aime et en tant qu’adulte on ne s’ennuie pas trop.

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Des puzzles de 12 pièces environ : Il a reçu des puzzles au format habituel (pièces globalement carrées, situées dans une boîte par puzzle) et aussi un set de 4 puzzles superposés plus originaux, qu’il utilisera plus tard et après marquage de chaque étage de pièces avec un point de couleur, comme celui-ci sur l’évolution d’un oeuf de poule :

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Puzzle fourni sans boîte, ici rangé dans une pochette plastifiée. Marquage au dos de chaque pièce pour distinguer facilement chacun des 4 étages du puzzle

Des pots de pâte à modeler Play Doh + des mini emporte pièces en métal Artemio. Parfait pour emporter en voyage : on ajoute deux emporte pièces dans un pot et c’est parti ! Je n’ai donc pas eu l’occasion de tester la pâte à modeler faite maison, à base de farine, fécule, sel, eau et huile.

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Un coffret de pâte à modeler : Il a eu celui de Melissa & Doug : un cadeau sympathique avec 4 petits pots de pâte à modeler contenant un mini moule dans le couvercle, et des accessoires en bois : 3 rouleaux, 4 timbres à embosser, une roulette. J’y ai cependant trouvé des inconvénients : 1) l’ensemble est rangé dans un plateau (en bois) et non dans une boîte qui se ferme, 2) je trouve qu’il manque un outil fin pour retirer la pâte à modeler éventuellement bourrée dans les timbres, 3) au fil des mois, la pâte à modeler fournie garde moins sa consistance que la pâte Play Doh. S’il avait été en stock, j’aurais plutôt acheté le coffret de pâte à modeler Selecta, fabriqué en Allemagne.

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Coffret « pâte à modeler » de Melissa & Doug

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Coffret « pâte à modeler » de Selecta

Un sac à dos de L’Oiseau Bateau : Brodé avec le prénom de l’enfant, il est entièrement en tissu – on noue les bretelles pour les ajuster.

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Le déguisement de magicien de Melissa & Doug : Il est composé d’un gilet, une cape avec nœud papillon, un haut de forme avec poche secrète et un petit lapin en tissu à faire apparaître. L’ensemble est joli, solide et pratique à enfiler seul. Malheureusement, les matériaux employés sont synthétiques et la fabrication n’est sans doute pas locale.

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Un serpent magique (Goki) : Un jouet en bois astucieusement articulé avec un ruban qui permet de faire changer la couleur du serpent (selon si on le tient par l’arrière de la tête ou par la langue) ou de réaliser d’autres combinaisons « magiques ». Sympa même pour les adultes, qui se cassent la tête à prévoir les transformations quand on saisit une des articulations. Ce jouet est visiblement un classique, qu’on peut trouver fabriqué en France.

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Un lecteur de CD nomade (Idena) : Pour écouter en toute autonomie ses CD musicaux (issus des magazines Toupie chanson ou sous forme de livre + CD). Visiblement il n’existe aucun lecteur CD pour petits enfants sans double micro : quelle bizarrerie ! Cet appareil est à piles mais apparemment il y a possibilité de le brancher sur le secteur, en achetant un câble transformateur (je n’ai pas essayé).

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Un set de masques à assembler Mask’Animo de Mitik : 8 masques d’animaux en carton à assembler sans ciseaux ni colle, puis à peindre s’il l’on veut. Ce set est fait en France avec du papier recyclé. Un minuscule regret : le masque de vache comporte une étiquette d’oreille. Mitik fait aussi des sets de figurines dinosaures (Dinodulo), d’animaux de la savane (Anim’odulo Savane), etc, ainsi que des jeux de cartes qui me font envie.

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Une cage de football pliable Playbul qu’on utilise avec un ballon en caoutchouc Crocodile Creek.

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A 3 ans et demi, le Béluga a aussi aimé (moi moins) :

  • Le déguisement de pompier de Melissa & Doug, avec sa veste, son casque, son extincteur… et son mégaphone à piles promptement « perdu » (à bas les jouets bruyants). Il n’est pas fabriqué en France, mais les déguisements de pompier faits en France, par exemple de la marque Le Panache blanc, étaient bleu marine au lieu de rouge, et n’étaient pas disponible dans sa taille.

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  • Une valisette avec le set Playmobil Dragons 5609 : Il y a beaucoup joué, surtout avec le dragon et le feu. Le nombre de pièce n’était pas trop élevé et le rangement valisette pratique.

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  • Des feutres-toupies feutre, 100 % plastique
  • Un pingouin musical dans son igloo, 100 % plastique et à piles (pfff)

J’ai inclus dans ces listes les cadeaux que le Béluga a reçus autour du jour de Noël, en particulier ceux du sac à surprises, où, à sa demande, j’ai pioché plusieurs fois la semaine de la rentrée de janvier. Doudou et moi n’offrons pas de cadeau au Béluga pour Noël ni pour son anniversaire, car il en reçoit déjà une quantité énorme de la famille et des amis. Je préfère distiller mes cadeaux au fil de l’année, quand le besoin s’en fait sentir, avec le système du « sac à surprise » : quand le Béluga a une contrariété qu’il ne peut pas faire passer avec un câlin ou autre temps ensemble, par manque d’envie ou de temps (par exemple les matins où il a vraiment du mal à se réveiller), il peut demander une surprise. J’accepte en général, mais choisis la surprise, éventuellement en lui demandant, si j’ai le choix en stock, s’il préfère un livre, un DVD, un set de gommettes, etc. Dans ce sac, je mets de petits livres achetés neufs ou d’occasion, des jouets ou autres objets que je pense utiles (mini sac à main, nouvelle brosse à dents, etc) neufs ou récupérés de quand j’étais petite. L’idée est de compenser son faible espace de décision, en particulier le matin avant d’aller à l’école : en tant qu’adulte, on peut compenser en s’offrant un petit plaisir (à manger, à lire, etc), lui a le sac à surprises à cet effet.

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Maïs expansé, récupéré de colis et utilisé comme jeu de construction à assembler avec un peu d’eau ou de salive

 

Les cadeaux d’anniversaire de 4 ans du Béluga

Un rallye de dominos en bois de Toys Pure : Avec des dominos, de quoi faire une pente, un portique à clochette, et un sac en tissu pour ranger le tout. Un coup de cœur !

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La mallette Geoforme de Djeco : Une mallette avec des magnets pour créer en toute liberté, mais aussi des cartes pour jouer à reproduire le dessin qu’elles figurent. Très chouette !

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Un set de Magformers : Ce set a l’air tout simple mais la magie des aimants opère : le jour de l’anniversaire, le Béluga comme les adultes se sont amusés avec. Pratique à emporter pour patienter dans une salle d’attente.

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Un cerf-volant monofil : Le Béluga a beaucoup aimé, même si pour le moment ce n’est pas vraiment lui qui le manie.

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Un jeu de pétanque : Le sien est en plastique (les boules sont remplies d’eau), mais à choisir j’en aurais acheté un en bois, comme celui-ci fabriqué dans le Jura.

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Un panier de basket ball évolutif et nomade, avec ballon gonflable inclus.

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Un jeu Graines d’explorateurs sur le thème du jardin ou sur le thème de l’espace : On pioche des cartes avec chacune une question à lire (il faut donc un adulte ou un grand enfant pour y jouer) à laquelle on répond en choisissant une des trois images. Puis on retourne la carte pour essayer de reconstituer un puzzle à 6 cartes. Le ton est volontairement humouristique, on n’est pas dans la pédagogie pure ! Il y a deux niveaux de questions : 4/5 ans et 6/8 ans, mais dans tous les cas il faut quelqu’un pour les lire. Je peux vous recommander la boîte sur le jardin et celle sur l’espace (qui aborde aussi les saisons), d’autres sont peut être acceptable aussi (corps humain, forêt ?) mais en tout cas je vous déconseille fortement le thème sur les chevaliers, entre autres parce qu’il est nettement sexiste voire encourage la culture du viol comme sur la carte « Le chevalier a gagné le tournoi, il a le droit d’embrasser la princesse. Montre la princesse. Un bisous, un bisou ! » A noter, dans la boîte sur l’espace, le personnage principal est une femme, Miss Haricot.

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Un déguisement de tigre : Composé d’une combinaison, d’une cagoule et de moufles, il plait au Béluga mais il ne peut pas l’enfiler tout seul car la combinaison se ferme dans le dos. Je préfèrerais un modèle qui se ferme devant, par exemple avec une fermeture éclair, pour favoriser son autonomie. Ou alors ce magnifique déguisement de tigre de la marque Ratatam, qui se pose simplement sur la tête et qui est fabriqué en France. Le prix est élevé mais en accord avec la qualité de l’objet.

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Le Béluga a aussi reçu, et ça a malheureusement constitué la majorité de ses nombreux cadeaux, des véhicules de toutes les manières possibles : voiture, bus, camions de pompier, tractopelle, hélicoptère, camions poubelle, etc. Sous forme de livre, de magazine, de puzzle, en Playmobil, télécommandé, en papier cartonné à assembler, etc. (Si si, il a eu tout ça juste pour son anniversaire !) Avec Doudou, on anticipe avec angoisse les cadeaux sexués de type sois-belle-et-occupe-toi-des-gosses-c-est-tout-ce-que-tu-sais-faire qui seront offerts en toute bonne foi si notre bébé à venir est une fille…

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Les livres du Béluga

Le Béluga reçoit des magazines, soit en cadeau de la part de ses grands parents, soit par Doudou et moi à l’occasion d’un voyage en train. On achète :

  • Tralalire, des éditions Bayard, pour les histoires et activités,
  • Peppa Pig, des éditions Milan, pour les activités,
  • Toupie chansons, des éditions Milan, pour les CD de chansons.

Côté livres, le Béluga continue d’apprécier ceux qu’il avait avant, mais comme il demande souvent une lecture, nous apprécions qu’il en ait aussi de nouveaux.

Des livres de l’École des loisirs, édition Lutin poche (parfaits pour être transportés) :

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  • Encore des histoires de la famille Souris, on ne s’en lasse pas
  • L’ami du petit tyrannosaure : pour la capacité à changer (et un clin d’oeil appréciable pour les végé, avec ce tyrannosaure qui a la force d’apprend à se débrouiller pour ne plus manger ses amis)
  • Cornebidouille et sa suite : pour les expressions insultantes rigolotes

chaperon pas tt vu_COUV.inddLe petit chaperon rouge n’a pas tout vu de Mar Ferrero : Pour équilibrer toutes les histoires effrayantes de loup dont on bassine les enfants depuis… le XVIIème siècle et même avant ! Je trouve que ces histoires éducatives sont maintenant complètement inadaptées, dans notre société urbanisée où la plupart d’entre nous n’ont jamais croisé de bête sauvage en dehors des zoos et où on essaye d’éduquer les enfants non pas par la peur mais autant que possible par la réflexion. En tout cas, le Béluga a tendance à avoir peur de beaucoup de choses et je ne vois pas d’argument positif à faire une place à ces contes (Le petit chaperon rouge, Le loup et les 7 chevreaux…) et chansons (Il était un petit navire, Maman les p’tits bateaux…) introduisant des règles qui n’ont plus/ne devraient plus avoir cours.

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Les livres de la collection « Entre dans le conte », aux éditions Hachette jeunesse : Ce sont les livres offerts avec le menu Happy Meal de Mc Donald’s (si on ne choisit pas le jouet). Ces petits livres revisitent des contes classiques (Le loup et les 7 chevreaux, Le chat botté…) de manière volontairement non sexiste. Très sympa ! A chaque page se trouve aussi un mini jeu (trouver un dessin sur la page, compter des items…) et le Béluga apprécie. Nous avons aussi quelques livres avec les aventures de Lucas & Chloé, aux éditions Nathan : même taille que les « Entre dans le conte », même présence d’un jeu par page, même succès auprès du Béluga, mais histoire plus gnan-gnan, et spéciste, de mon point de vue.eliott-cuisine

Eliott cuisine avec son papa : Un livre qu’on aurait pu lui offrir dès ses 2 ans et demi, car c’est un livre carton avec volets à soulever (le Béluga adore). Il cuisine un gâteau avec oeufs et beurre, mais c’est l’occasion d’aller voir les voisins pour leur emprunter des oeufs puis les inviter à partager le gâteau. Et surtout, pour une fois c’est le papa et le garçon qui cuisinent !

Nous avons aussi de gros livres rassemblant des dizaines d’histoires : pere-castor-endormircertains conservés de quand j’étais petite, d’autres neufs, en tout cas d’éditions variées. Par exemple Le père Castor raconte ses histoires pour s’endormir, une compilation de 18 histoires dont une sur les mamans qui sont parfois bien fatiguées de tant donner d’elles même pour élever leurs bambins, ou Histoires pour faire de beaux rêves, une compilation de (seulement) 9 histoires dont plusieurs montrent un parent seul, maman ou papa, avec son enfant.

Le voyage de Polo de Régis Faller : Un gros flop, contrairement à ce que j’attendais ! levoyagedepoloJe l’avais choisi car c’est une histoire poétique, type bande dessinée mais sans mots. Mais le Béluga n’a pas du tout aimé, donc j’ai fini par donner le livre à un autre enfant. Visiblement, le concept « je comprends un livre seul » n’intéresse pas du tout le Béluga : il adore les livres pour y « jouer » avec nous, à lire et à discuter de ce qu’on voit et comprend. Peut être aussi parce que la lecture à deux est un prétexte pour passer un moment collés, comme pour un câlin.

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Et voilà pour cette fois ! On verra comment les choses évoluent à Marseille et à l’arrivée du bébé…

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Bon dimanche !

Récit d’allaitement du Béluga

26 Juin

Bonjour !

Voici un article commencé il y a 4 ans, mais que je tenais à publier seulement une fois l’allaitement du Béluga terminé, afin de mettre tout ce que j’avais à dire dans un seul article que vous pourrez zapper si le sujet ne vous intéresse pas.

Mais que vous soyez femme ou homme, jeune ou âgé, sachez que vous avez une influence sur la capacité des femmes à allaiter : par votre regard dans la rue, par vos remarques à vos proches. Et comme pour la parentalité en général, bienveillance (et aide aux tâches ménagères) sont d’une valeur inestimable.

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Faut-il allaiter ?

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Voici ci-dessous un certain nombre de raisons objectives, mais soyons honnêtes : quand on a des enfants (et aussi dans d’autres situations), il n’y a pas que la raison qui compte ! Il y a surtout la réalité : de quoi est-on capable ici et maintenant, en fonction de nos convictions mais aussi de notre état de fatigue, du soutien de nos proches, etc ? Comme la Poule pondeuse, je suis convaincue qu’être un bon parent n’est PAS faire quelque chose parce que sur le papier ça semble l’idéal, mais plutôt de faire de son mieux en étant honnête avec soi-même et ses enfants – c’est important de leur montrer que nous aussi on fait des erreurs, et qu’une erreur ça se gère. Donc les raisons, c’est pour information : comme vous vous doutez allaiter c’est le top, mais il faut aussi avoir en tête qu’allaiter n’est pas la seule voie pour être un bon parent !

Raisons d’allaiter

Côté bébé, le lait maternel a une composition idéale, validée par des milliers d’années de sélection évolutive. Même si les laboratoires travaillent pour améliorer sans cesse les préparation pour nourrissons et que celles-ci permettent une santé correcte aux bébé, le lait maternel offre une protection immunitaire, contient des oméga 3 si la mère en consomme, etc.

Côté maman, allaiter facilite la contraction de l’utérus (nécessaire pour qu’il reprenne une taille normale), retarde le retour de couche (yesss !), facilite la perte de poids (le stockage des graisses pendant la grossesse est une prévision pour l’allaitement) et diminue les risques de cancer.

Côté organisation, une maman qui mange un peu plus (comme pendant la grossesse) coûte évidemment moins cher que l’achat continuel de boîtes de lait. L’allaitement permet aussi de voyager léger (pas de biberon, de doseuse de poudre, de bouteille d’eau) et de ne pas avoir de souci d’hygiène de l’eau ou des biberons (pas d’arbre à biberons à acheter ni à stocker), de température ou de dissolution du lait, ni de psychose pour un bébé qui ne finit pas ses biberons (au sein, on ne sait pas combien de lait est exactement tété, alors on se fie à son comportement et à sa courbe de poids – attention ce n’est pas la même pour les bébés allaités).

Côté karma, l’allaitement est l’idéal sur le plan écologique, voire sur le plan religieux (islam par exemple) et éthique (heureusement il existe maintenant des substituts de lait maternel véganes).

Fausses bonnes raisons de ne pas allaiter

Ne pas abimer ses seins : J’ai longtemps cru que les femmes aux seins nus des photos ethnographiques avaient les seins plats parce qu’elles ne portaient pas de soutien gorge et/ou avaient allaité. En fait, il est prouvé que l’allaitement n’abime pas les seins. Leur aspect change pendant l’allaitement, car ils sont sous la forme de glande en activité, mais une fois l’allaitement fini, ils reprennent leur aspect « normal ».

Ne pas retirer les seins au papa : Alors celle-là elle est forte ! Mes seins ne sont ni au papa, ni au bébé, il sont à moi. Je les leur prête temporairement si je veux. Et effectivement quand le bébé tète toute la journée (et la nuit), mes mamelons n’ont pas envie de caresses. Mais il y a tout le reste du sein, avec sa peau douce, et là ça continue à me plaire. Comme pour le reste de notre vie, notre vie sexuelle s’est adaptée après la naissance du Béluga, certains jeux érotiques sont/ont été en pause mais il nous reste des dizaines d’années pour en profiter, une fois les enfants un peu plus grands. Et Doudou était le premier à parler autour de lui des aspects positifs de l’allaitement – au fait, il vous recommande la chanson « Brave Margot » de Georges Brassens, pour exprimer en contrepoint son avis (et partager notre amour des chansons de Georges Brassens).

Donner une place valorisante au papa : Laissons parler les hommes, avec Papallaitants et cet extrait (en anglais) de Mon beau-père et moi 2. La réponse se trouve aussi en photos ici : la place du père n’a pas grand chose à voir avec le type d’alimentation du bébé.

Être moins fatiguée : Cette photo montre une maman allaitante et sa lassitude, mais on pourrait faire la même avec une maman au biberon. Et qu’on ne vienne pas me dire que grâce au biberon, la maman peut passer le relais : c’est une fausse raison parmi tant d’autres ! Relayer la maman, ce peut être promener le bébé pendant 2 heures pour qu’elle fasse une grasse matinée ou une sieste. Ne nous leurrons pas, biberon ou sein, c’est la maman qui nourrit dans l’immense majorité des cas.

Boire de l’alcool : L’alcool met un peu de temps à passer dans le sang puis dans le lait de la mère. On peut donc faire téter le bébé au moment de boire, et ensuite éviter de le faire téter pendant les 5 heures qui suivent. Le pic d’alcool dans le lait survient 1h30 après la boisson. Pour éviter d’avoir à faire téter le bébé, on peut avoir préalablement tiré son lait pour constituer un petit stock, ou utiliser une autre nourriture adaptée à l’âge du bébé. A noter, il faut moins d’alcool pour être saoûl-e une fois qu’on a perdu l’habitude de boire. Et en tout cas, même si le bébé tétait du lait de sa mère alcoolisée, son alcoolémie sanguine serait moins élevée que si la mère buvait pendant la grossesse.

Gérer une rupture d’allaitement : Comme l’explique ce rapport de l’OMS, si le personnel médical et la communauté soutiennent la mère, une remise en route de la lactation est possible.

Se faire poser un DIU (stérilet) : On peut le faire sans attendre le retour de couche, comme l’explique Martin Wincker.

Prendre des médicaments incompatibles avec l’allaitement : La plupart des notices de médicaments déconseillent de les prendre en cas de grossesse ou allaitement ou de demander conseil à son médecin, et les médecins ne sont pas tous formés sur l’allaitement, loin s’en faut. Heureusement, il existe un site de référence indiquant la compatibilité des médicaments avec la grossesse ou l’allaitement : le site du CRAT. On peut donc vérifier directement pendant la consultation médicale la compatibilité avec le traitement proposé. Et si le médicament est incompatible mais à prendre sur une période courte, il reste la solution de tirer et jeter son lait afin de maintenir la lactation, pendant que le bébé est nourri avec des stocks de laits préalablement congelés ou une préparation pour nourrissons.

Vraie bonnes raisons de ne pas allaiter

Mastectomie ou autre condition physique ou psychique très rare. Et encore, pour les impossibilités physiques, il y a des solutions, comme le montre le site Allaitement pour tous. Pour les impossibilités psychologiques, effectivement il vaut mieux donner un biberon avec bon cœur qu’un sein en étant dégoutée : comme dans ce témoignage, le plus important à mon sens c’est d’avoir une bonne relation avec son bébé et de garder sa santé mentale ! Certaines femmes décident de tire-allaiter de manière exclusive, pour que le bébé soit nourri de leur lait mais sans contact bébé-sein.

Pour la majorité des femmes : manque de soutien. Pour corriger une mauvaise position, détecter un frein de langue gênant, informer sur le fait que l’allaitement mixte est néfaste pour la mise en place d’une lactation efficace, et surtout soulager sa fatigue et son stress. Parce que la réalité pour moi, c’est que ce sont la fatigue (fatigue normale ou fatigue dûe à des suites de couches compliquées) et le stress (phrases décourageantes sur l’allaitement comme celles listées dans cet article de Pop’n’baby, mais aussi douleur persistant après l’accouchement) qui sont les vraies causes de la baisse de lactation précoce et de la fin de l’allaitement de la plupart des femmes en France quelques semaines après l’accouchement. Ce qui à mon avis explique la sensibilité du débat sein/biberon, et l’importance de ne pas rajouter une couche de culpabilité aux mamans biberonnantes : c’est à leur entourage (famille comme professionnels de santé) de se sentir coupable ! En tout cas, mon expérience personnelle est que c’est grâce au soutien (paroles de confiance, tâches ménagères, etc) de Doudou que je n’ai pas abandonné l’allaitement quelques jours après la naissance du Béluga. Merci à Doudou, et merci aux copains qui eux ont soutenu Doudou (courses, etc) !

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Mon début d’allaitement

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Les difficultés d’allaitement du Béluga nouveau-né m’ont amenée à aller à une réunion de soutien à l’allaitement. Celle qui avait lieu le plus tôt était organisée par La Leche League (LLL). Avant de rencontrer des membres de LLL, j’en avais l’image standard : un groupe de femmes dont le but dans la vie était d’allaiter, bref, pas méchantes mais un peu extrêmes et limitées quoi… La honte, quand j’y repense ! Car en fait LLL soutient tout projet d’allaitement quel qu’il soit, donc ne culpabilise pas celles et ceux qui veulent faire un allaitement mixte ou qui veulent faire un sevrage précoce. LLL leur donne les infos pour faire un choix éclairé, par exemple des astuces pour concilier allaitement et travail si le choix du sevrage précoce est en fait lié à une crainte de ne pas arriver à gérer cette situation, mais en aucun cas le choix des parents n’est jugé… et ça c’est tellement précieux et rare dans l’entourage de néo-parents !

Ma première réunion LLL, où je suis allée accompagnée de Doudou, m’a fait l’effet d’une réunion des alcooliques anonymes (ou du moins ce que j’imagine de ce type de réunion) : chacun se présente, raconte sa situation, ses soucis éventuels, et tous ceux qui ont une réponse pertinente s’expriment. Ça parait cliché et inutile, mais qu’est ce que ça fait du bien quand on a justement un problème ! Et le fait de ne pas être seul(e) à en avoir est justement très rassurant, d’autant que certains sont déjà passés par les mêmes et viennent aux réunions pour témoigner que tout va bien maintenant.

Au début, je n’étais pas tentée par aller à une réunion, j’aurais préféré une sorte de consultation individuelle, d’autant que l’animatrice me disait « tu vas voir, en plus on se fait des copines ». Des copines ? Mais j’en ai déjà et je n’ai pas le temps de les voir assez, je n’en veux pas d’autres ! En fait si, c’est super de rencontrer des gens qui sont exactement dans la même situation que soi. Et si je n’ai pas le temps de les voir en vrai, il y a une mailing list qui permet d’échanger sans langue de bois ni jugement sur tous les sujets et les questions qui nous titillent.

Mais pourquoi LLL a-t-elle cette étiquette d’association extrémiste voire asociale ? En lisant L’Art de l’allaitement maternel, j’ai compris : leur message sur les bénéfices de l’allaitement, de l’importance d’allaiter à la demande et sur les techniques de maternage proximal est actuellement prouvé par des études scientifiques et complètement dans l’air du temps. Mais la première édition de ce livre a été publié en 1958, dans un contexte totalement différent où le discours admis était « laisse le pleurer, il doit faire ses poumons » et autres aberrations (pas toutes disparues d’ailleurs, comme le montrent ces dessins de Bougribouillons). En fait, LLL traine une réputation d’extrémisme uniquement parce qu’elle avait raison avant tout le monde !

LLL n’est pas la seule association de soutien aux mères allaitantes, il en existe d’autres listées ici. Et les réunions ne sont pas le seul moyen offert par ces associations pour partager du soutien : il y a aussi les listes de discussions, mises en place par un groupe local (c’est le cas pour le groupe LLL Paris Nord) ou de manière nationale, comme la lactaliste. Échanges concrets et bienveillants garantis, et qu’est ce que ça fait du bien !! Pour moi ça a été irremplaçable, et pourtant j’avais aussi le très fort soutien de Doudou.

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Mes livres sur l’allaitement

L’art de l’allaitement maternel, de La Leche League : Ne faites pas l’impasse sur ce livre si vous souhaitez allaiter ! Je l’ai fait, un peu effrayée par l’épaisseur et le prix du livre, et je le regrette amèrement car il aurait évité toutes les erreurs que j’ai faites au début de l’allaitement du Béluga. D’autant qu’en fait il se lit très facilement et qu’il existe maintenant en version poche ! Même si vous ne le lisez pas en entier pendant la grossesse, gardez-le sous le coude en cas de questions, car il est alors une mine d’informations, de conseils et de témoignages. Il est facile d’y trouver la réponse à sa question grâce aux chapitres bien pensés (Chez vous avec votre bébé, Répondre aux besoins de la famille, Le père, etc.) et à l’index. La Leche League a aussi un site internet extrêmement utile et complet, et ses réunions sont un outil précieux. Je la voyais comme une sorte de secte de l’allaitement, j’avais complètement tort !!

Allaiter, aux Éditions Vigot : Je l’ai emprunté à la bibliothèque. Le sous-titre, « Comment choisir pour bébé ce qu’il y a de mieux », est doublement mal choisi : d’une part il est stupidement culpabilisant, d’autre part il ne rend pas compte du contenu du livre. Le livre commence par un classique chapitre sur les raisons d’allaiter, mais tout le reste du livre est une somme de conseils concrets sur tout ce qui tourne autour de l’allaitement, des premières heures au sevrage, en passant par les achats utiles et quelques conseils éducatifs. Le tout se lit très facilement grâce aux nombreux encarts et aux illustrations. Autant je n’aime pas certains autres livres de cette maison d’édition (notamment ceux sur l’alimentation de la femme enceinte et du bébé) autant celui-ci peut être intéressant, pour faire un premier tour de ce qu’il faut savoir sur l’allaitement avant de passer à L’Art de l’allaitement maternel.

Je ne recommande pas L’Allaitement, de France Guillain, un des rares livres des Éditions La Plage qui ne fait pas référence sur son sujet. Je le trouve facile à lire avec son format questions-réponses, mais vraiment trop incomplet ! Ses omissions m’ont induite en erreur au début de l’allaitement du Béluga, et il en a frôlé l’hospitalisation pour perte de poids une dizaine de jours après sa naissance !

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Cadeaux de naissance liés à l’allaitement

De nombreux sites proposent des bijoux d’allaitement, comme cette bague, permettant à une maman fatiguée de se rappeler quel sein elle a donné en dernier, donc quel sein elle devra donner en premier lors de la tétée suivante. Je n’ai jamais ressenti le besoin de ce type d’accessoire, déjà parce que le Béluga tétait à chaque fois les deux côtés (voire il changeait toutes les 5 minutes, probablement parce que j’avais peu de stock dans chaque sein) mais aussi parce que je ne vois pas l’intérêt de lire un mot sur un bijou alors qu’on peut directement tâter le sein pour voir lequel est le plus tendu, donc le plus plein. Autre bijou d’allaitement que je n’ai eu envie de tester mais qui semble bien conçu, le bracelet qui aide à noter l’heure de la dernière tétée.

Pour moi, encore une fois, le meilleur cadeau est le cadeau-temps : un bon pour un repas chaud, pour 1 h de ménage, pour un remplissage de frigo…

Ou alors un bon cadeau sur un des nombreux sites vendant des vêtements et de la lingerie d’allaitement, souvent coûteux quand ils sont de qualité. Ou éventuellement un haut de peau à peau.

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S’habiller pour allaiter
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Haut d’allaitement Fiona de la marque Envie de fraises

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Voici un bilan tiré du congrès 2007  de La Leche League présentant de manière complète les conseils et astuces afin de s’habiller pour allaiter.

Mes vêtements d’allaitement préférés sont de la marque Pomkin. Ils sont très confortables, totalement indétectables comme vêtement d’allaitement et leur qualité n’a pas bougé d’un fil malgré un portage et des lavages intensifs pendant plusieurs années. En hiver, j’ai porté leur sous-pull grossesse/allaitement à col roulé  et le reste du temps leur top d’allaitement manches courtes Lisa. Les prix sont élevés mais les vêtements sont beaux, le tissu est de bonne qualité (pas de transparence indésirable) et surtout ils peuvent donc réellement être utilisés pendant toute la grossesse et l’allaitement – contrairement aux autres marques que j’ai testées (notamment les chouettes hauts Fiona de la marque Envie de fraise) et dont le tissu est joli et confortable les premières fois mais se détend fortement au bout de quelques lavages en machine. Le prix des vêtements Pomkin est donc parfaitement justifié à mon sens, par contre il faut effectivement prévoir la dépense, par exemple en demandant à en recevoir comme cadeau de naissance. J’ai aussi, une fois n’est pas coutume, profité des soldes pour augmenter mon fond de vêtements, en achetant sur le site des distributeurs, comme Mamanana, ou directement sur le site des marques fabriquant, comme Pompkin ou Boob.

J’ai aussi acheté sous la marque Pomkin mes jolies robes de grossesse et allaitement, à porter pour aller au resto (modèle Camille, 2016) ou pour des cérémonies (modèle Imani, 2012). Elles sont à la fois jolies et on peut allaiter avec sans aucune suspicion des passants, qui pensent que le bébé est simplement endormi. J’ai en particulier porté la robe Imani avec plaisir pour deux mariages (en été en allaitant, au printemps en étant enceinte) et une fête de Noël, donc je considère l’investissement comme tout à fait rentable. J’ai aussi porté avec plaisir une robe grossesse/allaitement de la marque Boob (modèle Audrey). Certaines robes de la marque Séraphine sont aussi jolies et utilisables la fois pour la grossesse et l’allaitement, mais je n’ai pas eu l’occasion de les tester.

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Robe Imani, portée avec une étole

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Côté jolie robe permettant l’allaitement mais cette fois pas avec une totale discrétion, j’ai aussi utilisé les robes à décolleté croisé, dont il suffit d’écarter un pan pour dégager un sein. Et après tout, un bébé qui tète ce n’est pas obscène, c’est même beau, comme les montrent ces photos de Stacie Turner et ces photos amateurs. Ma robe préférée dans cette catégorie : la robe Bukit de la marque Anatopik, fabriquée en Europe, très confortable et vague sur les courbes d’après grossesse.

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Côté pulls, il n’y a pas beaucoup de choix compatible allaitement et véganisme. J’ai utilisé des sweats de la marque Boob, 100 % polaire ou avec doublure polaire sous le pan de vêtement couvrant la poitrine.

Et si vous souhaitez continuer à porter vos vêtements d’avant, il est possible de les faire modifier pour les rendre compatibles avec l’allaitement ! C’est sur le site Les belles créations d’Anna et je compte essayer pour le prochain bébé.

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Autres astuces à avoir pour préparer l’allaitement
  • L’accord et le soutien réel du conjoint, à la fois matériellement pour pouvoir passer plusieurs journées couchée pour se reposer, si possible en peau à peau avec le bébé, et pour tenir bon sur l’allaitement même s’il y a des difficultés et qu’évidemment on psychote alors en se disant qu’il va mourir de faim dans l’heure, ou  que les proches essayent de nous aider en insistant pour qu’on passe au biberon.
  • Le numéro de téléphone d’un soutien même nocturne (en avoir plusieurs : association en journée, SOS allaitement pour les mamans parisiennes, connaissance en soirée…) parce que quand on est au milieu d’une grosse angoisse (pour ne pas dire panique, déprime ou crise de nerf) ça fait du bien d’avoir des paroles qui rassurent et des conseils tout simples.
  • Un hydratant pour les mamelons : J’ai d’abord utilisé de l’homéoplasmine car j’en avais chez moi, mais il existe aussi de nombreuses huiles de soin des mamelons, à utiliser en prévention des crevasses, par exemple après chaque tétée. J’ai notamment utilisé celle de Pranarom.
  • Un soutien-gorge d’allaitement évolutif pour commencer. On peut ensuite acheter les autres après, avec la taille et la forme (armatures ou non) qui vont bien une fois la montée de lait passée. Voici des conseils pour les acheter dès la grossesse.
  • En cas de crevasses, des protège-mamelon pour supporter le contact du tissu. Je ne les ai pas acheté à temps donc pas utilisés pour le Béluga, et ça m’a manqué lors des premières semaines. Pour le prochain bébé, je les commanderai avant le terme.
  • Du lait maternisé en poudre (on dit « préparation pour nourrisson ») : j’avais une version au riz mais le cas échéant je n’aurais pas hésité à prendre la version au soja.
  • De quoi le donner au nouveau né : une cuillère à café normale (à remplir de quelques gouttes de lait et poser sur la lèvre inférieure du bébé) ou un autre dispositif de nutrition qui ne soit pas un biberon. C’est rassurant à avoir sous le coude quand le bébé ne tète pas, qu’il fait nuit et qu’on angoisse en se disant qu’il ne tiendra pas jusqu’au matin sans mourir de faim (oui, j’ai psychoté : j’avais pensé au lait en poudre mais pas à comment le lui donner !).
  • Des coussinets d’allaitement : Les coussinets jetables sont généralement plus discrets et plus absorbants que ceux en tissu. Je testerai quand même pour le prochain bébé ceux de la marque Plim.

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Ma reprise du travail

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J’ai repris le travail quand le Béluga avait 4 mois et demi. Il n’était donc quasiment pas diversifié (il suçait occasionnellement un morceau de pain ou de pomme) mais avait des besoins caloriques assez élevés. J’avais (je me mettais) donc un peu la pression pour arriver à gérer la transition entre le sein exclusif et le lait donné par la nounou.

Pour gérer la transition allaitement / travail, le site de référence à mon sens est le blog A tire d’ailes, de Véronique Darmangeat, consultante en lactation certifiée IBCLC. Il est bien organisé, pratique, riche en témoignages.

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Il existe aussi un petit livre sur le sujet, « Petit guide de l’allaitement pour la mère qui travaille » de Claude Didierjean-Jouveau. Je n’ai pas eu l’occasion de lire ce livre mais je fais confiance à l’auteure, présidente de La Leche League, pour qu’il soit concret et bienveillant.

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La transition entre le sein et « la nounou »

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Je dis « la nounou », mais ceci s’applique à toute personne gardant l’enfant : papa, grands parents… Il semble que l’idéal est de laisser l’enfant téter tranquillement jusqu’à la date de début de garde. Le moment venu, en l’absence de sa maman, le bébé comprendra la nécessité de trouver un autre mode d’alimentation. Personnellement, je me suis bornée à donner une fois mon lait au biberon au Béluga avant la reprise du travail, et il l’a pris. Mes proches n’ont jamais eu à le nourrir en mon absence avant la reprise du travail, en général ils l’avaient en charge entre deux tétées, ce qui suffit amplement pour partir 2 h en promenade.

Et si le bébé refuse de s’alimenter avec la personne qui le garde ? Comme l’écrit le Dr Carlos Gonzalez dans le génial livre « Mon enfant ne mange pas » (j’en parle ici), un enfant ne se laisse jamais mourir de faim. Le problème peut être technique, et dans ce cas on peut lui proposer le lait dans une pipette compte goutte, un DAL fixé au doigt ou un biberon-tasse Soft Cup et, si le bébé a plus de cinq ou six mois, on peut aussi commencer sa diversification. Mais le problème est généralement affectif, donc il s’atténue au bout de quelques jours, quand le bébé a établi un début de bonne relation avec la personne qui le garde.

Avec sa toute première nounou, le Béluga a refusé catégoriquement le biberon, pendant une semaine d’adaptation où il a hurlé de longues heures chaque jour. La nounou était vraiment inquiète à l’idée qu’il ne boise pas en journée, même si je la rassurais sur le fait qu’il se rattrapait soir, nuit et matin. J’ai finalement arrêté le contrat et trouvé une autre nounou, dont le mode relationnel était beaucoup plus proche du mien (sourire, empathie et écoute du bébé). Le premier jour, comme il refusait le biberon, elle a testé de lui donner le lait à la pipette compte goutte, tout en le rassurant (il était en porte bébé), le calmant (il était en promenade) et le distrayant (elle agitait un petit jouet). Ca a marché, et ensuite elle a pu lui donner le lait progressivement de manière de plus en plus conventionnelle. Avec le recul, je me dis que plutôt de se prendre la tête à passer au biberon, il est vraiment plus important d’observer les nounous au parc pour en choisir une qui s’occupe des bébés selon les mêmes principes que nous.

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Tirer son lait

Avec une ordonnance de sa sage-femme ou de son médecin indiquant « location d’un tire-lait pour toute la durée de l’allaitement », on peut se faire livrer en quelques dizaines d’heures un appareil. Le plus économique, en attendant le remboursement des frais, est de passer par un site internet spécialisé dans la location de tire lait. Ils proposent un large choix de marques et de modèles, mais la plus efficace semble de loin la marque Medela, avec deux modèles en particulier :

  • Medela Symphony : Le top des tire lait d’après ce que j’ai entendu, mais un modèle qui ne peut pas être déplacé chaque jour car assez lourd.
  • Medela Freestyle : Le top des tire lait à emporter d’après ce que j’ai entendu, mais je n’ai pas pu le tester car Grandir nature, le site que j’avais comme loueur de tire lait, n’en avait pas en stock.

J’ai eu comme tire lait le modèle Calypso de la marque Ardo puis Lactaline de la marque Ameda. Aucun des deux ne m’a permis d’exprimer de gros volumes à chaque tirage, malgré les astuces classiques : regarder une photo de son bébé, écouter un enregistrement de ses bruits, être détendue, utiliser le hands on pumping pour maximiser l’expression du lait.

J’ai finalement rendu le tire lait de location car j’exprimais autant de lait avec seulement mes mains qui massaient le sein (un sein à la fois, et je changeais de sein dès que le lait ne sortais plus, puis je revenais au premier sein, etc) qu’avec le tire lait + mes mains ! Il me suffisait donc d’apporter au travail une mini glacière avec un « pain de glace » (récupéré), deux corps de biberons et deux pots de recueil à ouverture large (pots Avent, que je n’utilisais que pour le recueil car ils se vissent parfois de travers ce qui occasionne une fuite du précieux lait). Pour le prochain, je ne sais pas si je ferai directement du 100 % manuel ou si je tenterai le Medela Freestyle – en tout cas ce sera cette marque ou rien.

Pour ne pas trop me stresser avec les volumes de lait à tirer, j’avais donné à la nounou une boîte de préparation pour nourrisson – Modilac Expert Riz, mais pour le prochain je testerai Prémiriz. Elle avait pour instruction de l’utiliser pour préparer le dernier biberon de la journée si mon stock de lait frais ne suffisait pas (je n’ai pas réussi à constituer de stock suffisant au congélateur) et que le Béluga avait encore faim.

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Mon allaitement « prolongé »

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Mon idéal secret, purement intellectuel et jamais partagé avec quiconque, était d’allaiter jusqu’à la fin du premier hiver que le Béluga passerait en collectivité, ceci afin qu’il profite de mes anticorps pour minimiser la longue enfilage de maladies réputées atteindre les bébés quand ils commencent à passer leurs journées en collectivité.

Quand je n’ai pas eu de place en crèche pour le Béluga, j’ai compris que ce critère signifiait l’allaiter jusqu’à 3 ans et demi bien tassés. Ça fait vraiment beaucoup plus que la moyenne en France… Ok, me suis-je dit, laissons cet objectif loin dans un coin de ma tête et essayons de vivre au mieux, on verra bien où la vie quotidienne nous mènera !

De toute manière, la période où j’ai eu le plus de remarques et questions sur le moment où j’allais arrêter d’allaiter a été autour des 9 mois du Béluga, un stade où je n’étais pas prête à cesser de l’allaiter. C’était un moment où il tétait encore beaucoup, la diversification étant bien commencée mais étant loin de constituer son apport calorique majeur. Arrêter l’allaitement à ce moment là était signifiait donc remplacer le lait maternel par une préparation pour nourrisson, situation clairement défavorable pour moi ne serait-ce qu’en terme de coût et d’organisation. J’éludais donc questions et remarques, et au bout d’un moment nos proches ont cessé d’en faire : ils étaient résignés à me voir faire différemment de la moyenne et voyaient bien que le Béluga se développait merveilleusement bien de toute façon.

Je n’ai donc pas eu besoin de tester ces réponses radicales (et jubilatoires) à la question « mais quand vas-tu cesser de l’allaiter ? ». Enfin si, juste avec mes collègues de travail qui me demandaient comment le Béluga pouvait téter sans me faire mal puisqu’il avait maintenant des dents (la première a poussé quand il avait 4 mois je crois). La réponse est simple et diablement efficace : « On peut tout à fait sucer sans mordre, y compris à l’âge adulte, n’est ce pas ?… »

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Donc voilà, l’allaitement n’est pas réservé aux nouveaux nés, d’ailleurs au Canada il y a même eu une campagne gouvernementale pour promouvoir l’allaitement « prolongé ». Vous pouvez voir ici une vidéo poétique montrant l’allaitement d’une petite fille qui n’est plus vraiment un bébé mais qui reste encore toute petite et continue à profiter de téter sa maman.

Pour ma part, j’ai adoré le fait que les tétées étaient un prétexte pour faire des câlins, une solution immédiate et d’une efficacité inégalée pour calmer le Béluga, le nourrir et l’hydrater, et pour l’endormir en 5 minutes chrono dans un train ou un avion – et ceci en toute discrétion grâce aux vêtements d’allaitement :

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Une fois le Béluga endormi, il suffisait de rabattre le pan supérieur de ce sweat d’allaitement de la marque Boob.

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Avec l’allaitement prolongé, se posent certains questions :

Le bébé ne fait toujours pas ses nuits, c’est à cause de l’allaitement ?

De l’expérience du Béluga et celle de Doudou enfant, on peut se réveiller de multiples fois la nuit sans être allaité. Comme vous le savez, j’ai testé le sevrage nocturne, avec la méthode la plus douce possible, celle du Dr Jay Gordon, mais le Béluga a été capable de pleurer en continu pendant 1h30, et moi je ne suis pas capable de supporter ça, à la fois parce que je sais que pleurer la nuit n’est pas favorable à son développement, mais surtout parce que tout simplement je ne supporte pas d’entendre un bébé pleurer, que ce soit le mien ou celui d’un autre. Plus tard, sans sevrage nocturne planifié, le Béluga a cessé de demander à téter la nuit. Mais il n’a pas pour autant cessé de se réveiller !

Cette page du site de LLL rassemble un certain nombre d’articles sur le sujet, si souvent évoqué, du sommeil nocturne. Et au sujet du cododo, qui est un moyen pratique d’allaiter la nuit en se fatigant un minimum, voici un article qui explore ce qui se fait autour du monde.

Le bébé tripote mes seins, j’en ai marre !

Comme le montre ce tableau de Zurbaran, c’est visiblement une attitude universelle que de tripoter le sein de sa mère quand on tète. Peut-être un geste évolutif qui favorise le réflexe d’éjection du lait ? On peut essayer de détourner ce geste en portant un collier à grosses perles colorées (voire un collier qui peut aussi être machouillé, comme ceux de la marque Chewellery), ou en proposant un à prendre en main.

Le bébé me mord

C’est généralement en période de poussée dentaire, quand il a très mal aux dents. Je n’ai pas eu ce problème avec le Béluga. La solution est visiblement d’être attentive pour voir arriver la morsure et retirer le bébé du sein avant qu’il morde. Et quand il a mordu, de le retirer du sein et d’expliquer, le plus calmement possible, qu’on peut mordre un jouet ou un morceau de tissu, mais pas le sein.

Le bébé a des caries, c’est à cause du lait maternel ?

Comme vous pouvez le lire en détails ici, il n’y a pas de lien entre caries et allaitement maternel, même nocturne. L’important est plutôt de limiter fortement les aliments sucrés, surtout en dehors des repas, et de brosser les dents régulièrement.

 

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Le sevrage du Béluga

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Quand le Béluga a eu 3 ans et a commencé à évoquer ses 4 ans, je lui ai dit qu’à 4 ans on est grand, donc qu’on ne tète plus. A 3 ans, il ne tétait plus qu’en cas de besoin particulier de réconfort (bobo), à l’endormissement (sieste et nuit) et au réveil. A cet âge, il a commencé à ne plus faire de sieste : il tétait comme pour s’endormir mais 20 minutes plus tard il décidait de se lever (grrr). Un jour je lui ai donc dit que comme il ne faisait plus de sieste, la tétée de sieste était finie elle aussi.

Pour  le soir, je ne me souviens plus précisément comment la tétée a disparu, mais elle était déjà dissociée de l’endormissement. En effet, le Béluga avait le choix entre : 1) endormissement au sein dans sa chambre (puis lever seul pour rejoindre la chambre parental si/quand il se réveillait la nuit), 2) tétée puis endormissement seul dans son lit accolé au nôtre. Et depuis sa rentrée à l’école, il choisissait systématiquement de s’endormir dans notre chambre. J’ai donc probablement supprimé la tétée du soir en même temps que la tétée de début de sieste, et la remplaçant par un câlin.

A noter, à cet période je commençais ma deuxième grossesse, donc les tétées me devenaient physiquement inconfortables, ce que j’exprimais au Béluga en disant : « tu es grand, ça me fait un peu mal quand tu tètes, alors il faut que les tétées soient courtes ». Oui, je lui ai menti sur ce point, car je pense que l’inconfort venait non pas de sa succion mais de ma grossesse…

Restait la tétée du matin. Là j’ai mis à profit le « sac à surprises », un sac où je stocke des petits cadeaux (livres, petits jouets achetés ou récupérés de quand j’étais petite, nouvelle brosse à dents, gommettes…). Le Béluga a le droit de demander un objet de ce sac quand il a un besoin de réconfort que les câlins ou un jeu ne calment pas. C’est le cas des matins où il a du mal à se réveiller. Avant il avait donc la tétée et, si besoin, une surprise. Un jour je lui ai annoncé que désormais c’était tétée OU surprise. Pendant une semaine, il a choisi la surprise tous les matins, puis les jours suivants il est revenu à son rythme habituel d’une surprise de temps en temps.

Et voilà, une fin de sevrage très progressive mais pile dans les temps : deux mois avant l’anniversaire de ses 4 ans ! Et un mois après mon début de deuxième grossesse, donc comme je le souhaitais, bien avant que le second bébé n’occupe une place notable chez nous (avant les 3 mois de grossesse, j’en parle le moins possible).

Je n’ai pas ressenti le besoin de lire au Béluga des livres sur le sevrage : je préférais laisser s’atténuer doucement l’existence des tétées dans sa vie. Mais j’avais repéré deux livres, qui sont actuellement les seuls à ma connaissance à traiter spécifiquement de l’allaitement, donc j’en profite pour vous en parler.

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  • « Toi, moi et la tétée » de Monica Calaf : Les dessins sont originaux et assez poétiques, mais on plonge directement dedans avec un bout de sein visible (et pas très joli, je trouve) dès la première page. Pour les textes, c’est un résumé de l’histoire de l’allaitement d’un bébé écrit à la première personne. Pourquoi pas, c’est même une bonne idée de faire un livre qui montre pourquoi une maman aime allaiter ! Sauf que la maman en question fait du maternage proximal +++ donc pour moi ce livre est destiné à ce type de maman, et j’éviterais soigneusement de le montrer à une maman lambda pour évoquer le sujet de l’allaitement (elle risquerait de penser « allaitement = mode de vie extrême = pas pour moi »). Bref, je n’ai pas gardé ce livre.on-a-vole-mes-tetes
  • « On a volé mes tétées » de Christelle Vaudour : Les illustrations sont belles, colorées et poétiques. Mais où le sujet est plus le bien être associé aux tétées plutôt que l’accompagnement face à une situation de sevrage. Seule la dernière page dit que maintenant il y a d’autres choses à vivre. Je compte l’offrir au second bébé quand il en sera à se faire lire des histoires, et ça parlera sans doute aussi au Béluga.

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A_propos_du_sevragePour me préparer au sevrage, j’ai par contre utilisé le livre « A propos du sevrage… quand l’allaitement se termine » de Diane Bengson. Comme tous les livres de La Leche League, il est conçu comme une boîtes à outils et un recueil de témoignages, qui permet à chaque parent de choisir sa voie en toute connaissance de cause et sans culpabilisation.

Maintenant, à 4 ans passés, le Béluga demande de temps en temps à téter. Je le laisse faire semblant de téter à condition que ce soit à travers mes vêtements et sur la peau du sein, pas sur le mamelon. Il « tète » la bouche presque fermée, ce qui me confirme qu’il a oublié comment on tète vraiment, même s’il conserve visiblement un souvenir vivace du bien-être associé à la tétée. Et c’est trop drôle, quand je me déshabille, de voir 2 paires d’yeux (le Béluga et Doudou) immédiatement attirés par ma poitrine, chacun sans doute avec une image bien différente dans la tête !

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Souvenirs divers

Le Béluga a toujours remué les jambes en têtant, même à 3 ans. Au début ça m’énervait, je pensais que c’était parce qu’il maîtrisait mal son corps (acquisition de la marche, etc) mais au fil du temps j’ai compris qu’il n’y avait rien à faire pour l’empêcher et j’ai fini par m’y habituer.

Le Béluga jouait parfois, quand il me voyait sein à l’air parce que j’étais en train de m’habiller, à téter debout à la manière d’un veau, comme sur cette belle photo.

A 40 mois, il me faisait sourire quand, à la tétée du soir, il considérait qu’il en avait assez eu, me disait « range ton tété Maman » et se tournait pour s’endormir.

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Voilà mon partage sur l’allaitement : volontairement engagé mais je l’espère pas agressif pour celles et ceux qui ne souhaitent pas allaiter, car dans le domaine de la parentalité comme du reste, chacun fait comme il veut et peut avec sa situation actuelle, qui ne peut être identique à aucune autre.

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Bon dimanche !