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Sauce tomate maison

21 Oct

Bonjour !

À la maison, on est tous fans de pâtes. Mais attention, pas avoir n’importe qu’elle sauce : si ce n’est pas de la sauce tomate maison, Doudou et les enfants font la grimace.  Je n’avais jamais partagé la recette en détail avec vous, la voici enfin. C’est un article sans photo car attention, cette recette est top secrète : la grand mère de Doudou nous l’a toujours donnée avec des quantités approximatives et en omettant certains ingrédients… Il a fallu l’espionner pour découvrir l’astuce magique : le bicarbonate !

Cette sauce demande peu de travail. Mais pour être bonne, elle doit cuire lentement et très longtemps : 2 heures. Ici, on en prépare à l’avance, par exemple le week-end, et on la congèle en petites portions, pour des repas de fête les soirs de fatigue ou en cas d’invité surprise.

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Ingrédients pour 5 personnes
– 700 g de coulis de tomate (ou 680 g, selon la bouteille)
– 5 cuillerées à soupe d’huile d’olive (70 g)
– 2 gousses d’ail
– 2 carrés de sucre OU 1 cuillerée à soupe de sucre blond (10 g)
– Sel, poivre
– Facultatif : quelques feuilles de basilic (frais ou surgelé)
– Si besoin, 1 pincée de bicarbonate

Préparation
– Éplucher les gousse d’ail, les couper en 2, retirer le germe. Les faire blondir dans une sauteuse avec l’huile d’olive.
– Verser la purée de tomate dans la sauteuse. Attention le coulis de tomate éclabousse, couvrez vite la sauteuse !
– Remplir la bouteille au tiers avec de l’eau (environ 200 ml), reboucher et agiter pour rincer la bouteille et vider le contenu dans la sauteuse.  Ajouter le sel, le poivre et le sucre. Remettre le couvercle.
– Laisser cuire 2 heures ou plus, à couvert et sur feu très doux. Le mélange doit faire de tout petits bouillons. On peut mélanger de temps en temps. La sauce n’est pas cuite tant que l’huile ne se met pas à surnager – et à ce stade, on peut encore la laisser cuire si on veut.
– Quand la sauce est presque cuite, ajouter le basilic éventuel.
– Quand la sauce est cuite, si elle est acide, ajouter une petite pincée de bicarbonate, bien mélanger et goûter à nouveau. Attention, une toute petite quantité de bicarbonate suffit (et si vous en mettez trop, la sauce aura un horrible goût de savon, irrécupérable).
– Conserver au frigo puis consommer dans les 3 jours ou congeler. On peut retirer les gousses d’ail.

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Remarques

  • Variante sans coulis de tomate : Je n’ai jamais essayé, mais je suppose que si vous n’avez que des tomates mondées en conserve, vous pouvez les mixer pour obtenir du coulis de tomate.
  • Congélation de la sauce tomate : Laisser refroidir complètement la sauce, puis la répartir dans des moules à muffin  en silicone, sans les remplir totalement. Placer la plaque de moule bien à plat dans le congélateur. Le lendemain (ou plus tard), démouler les blocs de sauce congelée et les placer dans un sachet (sac congélation classique ou sac à vrac en tissu fin) et laver la plaque de moules.

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Bon dimanche !

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Omelette de pois chiche

22 Juil

Bonjour !

Je vous en ai déjà parlé ici mais comme j’utilise mon blog aussi comme carnet de recettes et que je fais souvent cette recette d’omelette simplissime, il fallait qu’elle ait son propre article.

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Comme je vous l’expliquais, je ne fais quasiment jamais l’omelette végane classique car elle comporte du tofu soyeux, que je n’achète quasiment jamais. Problème résolu grâce à cette recette de Mélanie du super blog Le cul de poule, qui utilise du lait de soja, et tant qu’à simplifier, élimine la fécule.

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La deuxième difficulté, c’est que le Béluga n’était pas emballé par cette recette servie telle quelle ou en riz « cantonais ». J’ai donc sorti la variante aux pommes de terre sautées, comme celle que me faisait ma nounou (enfin, elle la faisait de manière classique, mais avec des pommes de terre sautées).

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Et depuis on la fait presque une fois par semaine !

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Ingrédients pour 4 personnes en plat principal
– 3 pommes de terre moyennes (500 g)
– 160 g de farine de pois chiche
– 2 cuillerées à café de sel
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium (2,8 g), pour assurer un apport en calcium
– Facultatif : 2 cuillerées à soupe d’huile de colza raffinée (27 g), pour assurer un apport en oméga 3
– 400 ml de lait de soja nature
– De l’huile de cuisson (huile d’olive ou huile de tournesol oléique ici)

Préparation
– Éplucher les pommes de terre, les couper en petits dés puis les plonger dans un grand saladier d’eau afin de retirer l’excès d’amidon. Égoutter les pommes de terre et les placer dans un torchon pour les sécher.
– Dans une poêle (ici mal poêle en fonte), verser une bonne quantité d’huile de cuisson et y faire cuire les pommes de terre.


– Pendant ce temps, mélanger les ingrédients de l’omelette. Pour éviter les grumeaux, on peut homogénéiser le mélange avec un blender ou avec un mixeur plongeant. Comme je suis une feignasse, je me contente de tout verser dans un grand bocal et bien secouer : il reste quelques grumeaux mais ça ne se sent plus après cuisson à mon avis.
– Dans une grande poêle antiadhésive, verser un peu de l’huile de cuisson des pommes de terre sautées. Quand la poêle est assez chaude, verser les pommes de terre sautées égouttées et l’appareil à omelette.
– Quand le dessus est bien pris sur les bords (c’est à dire cuit jusqu’à 3 cm du bord), retourner l’omelette. Première méthode : la faire glisser sur une assiette puis avec précaution retourner la poêle vide sur l’assiette et, d’un geste maitrisé, retourner l’empilement assiette-omelette-poêle. Seconde méthode : placer sur l’omelette une assiette qui fait la même taille que l’omelette et, d’un geste maîtrisé, retourner l’empilement, puis faire glisser l’omelette retournée dans la poêle – je l’explique avec plus de détails à la fin de cet article.

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– Laisser dorer l’autre face. Ca ira beaucoup plus vite que la cuisson que la première face.
– Déguster chaud. Froid, on obtient une galette trop sèche et bourrative, donc même pour les restes il vaut mieux un réchauffage.

Des morceaux d’omelette sans œuf (mais avec pommes de terre) et un reste de pommes de terre sautées, ou comment appâter les enfants qui vont grignoter les pommes de terre puis attaquer l’omelette

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Remarques

  • Choix de la poêle : Il est nécessaire d’utiliser une poêle antiadhésive, sinon l’omelette a tendance à se briser comme ci-dessous. J’ai une poêle à crêpes Téfal basique qui me sert actuellement pour les crêpes et l’omelette (pour tout le reste j’utilise de la fonte ou de l’inox). Cette recette m’amène donc à salir deux poêles : celle en fonte pour les pommes de terre et celle en Téfal pour l’omelette. Du coup j’en profite généralement pour préparer une second plat dans la foulée, que je servirai le lendemain. Ça me permet de réutiliser la poêle en fonte ainsi que l’huile des pommes de terre sautées.
  • Recette pour 2 personnes en plat principal, ou 4 personnes en accompagnement : 250 g de pommes de terre, 80 g de farine de pois chiche, 1 cuillerée à café de sel, 200 ml de lait de soja.

Omelette juste avant d’être retournée

Omelette juste après le retournement

  • Façon omelette fine : Pour 1 fine omelette (qu’on peut utiliser comme crêpe salée) mélanger 40 g de farine de pois chiche, 100 ml de lait de soja (ou 100 g de yaourt de soja et 1 mini pincée de bicarbonate pour neutraliser son acidité), 1/2 cuillerée à café de sel, 1/2 cuillerée à soupe d’huile (j’utilise de l’huile de colza désodorisée, pour les oméga 3). Faire cuire dans une crêpière chaude huilée. Ci dessous, servie avec du tien courgette tomate.
  • Keftas de tomate : Je profite de cette recette pour vous donner une sorte de variante dans laquelle des tomates fraîches, des herbes, de l’ail et de l’oignon remplacent les pommes de terre et le lait de soja. Il s’agit des tomatokoeftedes que j’ai découverts sur le super blog Saines gourmandises. Je remplace l’œuf et la farine de blé par de la farine de pois chiche, versée à l’œil jusqu’à obtenir une bouillie épaisse.

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Bon dimanche !

Mes petits déjeuners

17 Juin

Bonjour !

Pour le petit déjeuner, les matins de fête je déguste des tartines trempées dans du chocolat chaud. Et les matins du quotidien, je pioche dans les restes du dîner. Mais je me suis rendu compte que ces derniers temps, je les préfère sous forme de tartines. Alors voici quelques exemples de petits déjeuners express qui fonctionnent bien pour moi.

La recette de ces tartines est simple : une tranche de pain, une tartinade salée, un reste de légumes crus ou cuits.

J’espère que ça vous inspirera, pour le petit déjeuner ou à d’autres moments. Personnellement c’est aussi comme ça que je prends mon goûter, vous l’aviez déjà vu ici. Je suis un bec salé depuis toute petite. A l’école, j’ai pris pendant longtemps un sandwich au jambon pour la récré du matin et un sandwich au fromage pour celle de l’après midi…

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Tartine 1

Légumes : mirepoix d’oignon, carotte, fenouil et courgette.

Tartinade de haricots blancs aux artichauts : le même poids d’artichauts à l’huile grossièrement égouttés et de haricots blancs égouttés.

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Tartine 2

Légumes : fenouil cru émincé et conservé dans du jus d’orange (pour éviter qu’il ne sèche et lui ajouter un petit goût). Et pour changer, un reste de fraises.

Tartinade : ricotta d’amande de Cuisine en bandoulière

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Tartine 3

Légumes : radis coupés en deux dans la longueur

Tartinade : houmous

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Tartine 4

Légumes : haricots verts cuits dans de l’eau salée

Tartinade : rillettes de lentilles de Résé (avec la purée de noisette cette fois, un délice !)

Et le pain est un délice que j’ai découvert récemment : le pain italien de chez Hat’s. Super moelleux, belle couleur blonde, on dirait de la brioche, et ils m’ont assurée qu’il n’y avait ni œuf ni produit laitier !

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Tartine 5

Légumes : carottes râpées

Tartinade : du perso vert mixé avec un peu de tofu ferme nature.

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Pour le pain, je prends ce qu’on a en stock : du pain de la veille, des tranches de pain congelées que je passe au grille-pain, du pain de mie, voire des biscottes si on n’a rien d’autre.

Bon dimanche !

Tajine de légumes

8 Avr

Bonjour !

Je viens enfin partager avec vous la recette précise de notre délice familial hebdomadaire : « le tajine ». Je mets des guillemets car on ne le cuit pas dans un tajine mais dans une sauteuse.

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Cette recette est représentative de notre cheminement en cuisine végétale. A nos débuts de végétarisme, nous nous sommes sentis obligés de copier le tajine d’agneau en y ajoutant du seitan, ce qui a donné cette recette publiée il y a plusieurs années. Comme nous ne faisions pas de seitan très souvent, nous avons peu à peu oublié cette recette. Puis ma belle-mère a commencé à faire un tajine de légumes avec pruneaux et amandes, ici, et on a trouvé ça vraiment délicieux. Et maintenant, nous avons trouvé la recette qui fonctionne pour nous et nous nous régalons d’un tajine que nous ne cherchons plus à comparer à un plat avec viande. C’est une recette tout simplement délicieuse et facile à faire.

Elle est sur notre table environ une fois par semaine et elle est approuvée par de nombreux amis non végé, à qui on en propose souvent comme plat quand on les invite. Nos autres plats de prédilection quand on a des invités : des pâtes ou des gnocchis en sauce tomate, des lasagnes (aux lentilles ou vert blanc rouge), du risotto aux cèpes séchés avec des tranches de courge rôties aux herbes de Provence.

Ingrédients pour 4 personnes
– Environ 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
– 1 oignon
– 3 carottes
– 1 pomme de terre ou 1 patate douce ou 1 petite tranche de courge ou 1 courgette
– Du ras el hanout (curcuma, cannelle, fenouil, girofle, muscade, poivre noir, gingembre, laurier, piment)
– Environ 250 g de pois chiche cuits (poids égoutté)
– Facultatif : du sel
– 1 poignée d’amandes
– 1 poignée de pruneaux

Préparation
– Éplucher l’oignon et le couper en petits dés.
– Dans une sauteuse sur feu moyen, mélanger l’huile, le ras el hanout et l’oignon.
– Couper les carottes en dés et les ajouter dans la sauteuse.
– Faite tremper les amandes dans un bol d’eau pour qu’elles commencent à gonfler.
– Couper en dés le troisième légume (après l’avoir épluché si besoin) et l’ajouter quand oignon et carottes ont un peu cuit.
– Au bout de quelques minutes, ajouter un verre d’eau, les pois chiche, saler éventuellement et couvrir.

On peut mettre les pois chiche encore congelés, comme ici.

– Laisser cuire à feu doux. Ajouter les amandes rincées et les pruneaux un peu plus tard dans la cuisson.
– Quand les légumes sont moelleux, corriger l’assaisonnement et servir. Il doit rester un peu de liquide/jus.

Remarques

  • Accompagnement : J’utilise de la semoule de blé semi complet précuite et je mélange une dose de semoule avec du sel, de l’huile et une dose et semi d’eau bouillante puis je laisse gonfler à couvert. Pour une version sans gluten, on peut faire cuire du millet ou du riz.
  • Variantes : ajouter un petit légume (panais, navet…), remplacer la semoule par du riz.
  • Pour les bébés : ne pas ajouter de sel dans la recette, retirer les amandes et les pruneaux – les amandes sont dures à croquer et la peau des pruneaux est dangereuse car elle peut se coller au palais et ainsi obstruer le fond de la bouche. On peut écraser grossièrement les légumes du tajine et les mélanger à la semoule si l’enfant apprécie.

 

Bon dimanche !

Crème vanille safran

10 Mar

Bonjour !

Aimez-vous le safran ? Pour le moment, je l’apprécie soit avec de la courge dans le délicieux risotto à la courge de la Fée Stéphanie, soit en sucré, marié avec de la vanille comme dans les macarons de Cuisiner en couleurs.

La crème anglaise et les autres crèmes aux œufs sont naturellement colorées grâce aux jaunes d’œuf. En version végétale, on peut remplacer les jaunes d’œuf par de l’amidon (fécule de pomme de terre, etc) mais la crème a alors une couleur blanc cassé.

Ici, le safran apporte à la fois sa note suave si particulière et une belle coloration jaune. Il vaut mieux préparer la crème la veille afin que le safran (et la vanille) infusent bien. Sinon, on peut mixer le safran avec le sucre pour le réduire en poudre qui se dispersera dans la crème.

A noter, le safran est un produit local ! Depuis quelques, années on trouve plus facilement du safran fabriqué en France. Une cultivatrice s’est même installée tout près de chez les parents, et produit la marque Le safran de l’escalette.

Un de mes premiers essais d’ile flottante végétale

Ingrédients pour 4 personnes
– 1/2 dose de filaments de safran (1 pincée), éventuellement mixée avec le sucre
– 10 g d’amidon (fécule de pomme de terre, de maïs…)
– 400 ml de lait végétal riche en matières grasses : je mélange 50 g de purée d’amande blanche (ou de purée de cajou) avec 350 ml d’eau
– Beaucoup de vanille
– 60 g (ou plus) de sucre blond
– 1 mini pincée de sel

Préparation de la crème
– Si possible la veille, dans une casserole, mélanger le safran, l’amidon et le lait.
– Porter à ébullition tout en remuant, jusqu’à épaississement.
– Incorporer le sucre, le sel et beaucoup de vanille.
– Couvrir et laisser refroidir (ceci évite la formation d’une peau sur la crème). Le safran continuera à infuser jusqu’au lendemain.

 

Remarques

  • Préparation plus rapide de la crème : Mixer le safran avec une partie du sucre ou de l’amidon afin de le réduire en poudre. Il infusera ainsi plus vite et cette variante permet également de ne pas avoir de filaments de safran visibles dans la crème (on peut cependant voir quelques petits points rouges). Si on a de la vanille en gousse, on peut couper en morceaux la gousse et la mixer avec le safran.

Les petits morceaux de safran ont tendance à remonter à la surface de la crème.

  • Coloration de la crème : Le safran vient ici aromatiser et colorer la crème. D’autres solutions existent, et je vous explique pourquoi je ne les ai pas choisies ici.
    • Remplacer l’amidon par de la « poudre impérial » qui contient un colorant jaune naturel, mais on ne trouve pas cette préparation en magasin bio.
    • Utiliser une grosse pincée curcuma, mais je trouve que ça donne un goût déroutant à la crème.
    • Utiliser une cuillerée à soupe de farine de lupin, ça marche parfaitement ! Il faut juste avoir de la farine de lupin…
    • Faire épaissir la crème avec de la farine de maïs (attention, elle est de couleur jaune, à la différence de l’amidon de maïs, qui est souvent connu sous l’appellation Maïzena et qui est blanc), mais ça donne une texture moins fine à la crème : on peut sentir de minuscules grains.

Crème vanille safran épaissie à la farine de maïs

  • Version sans noix : Utiliser un lait végétal bien opaque, comme du lait de soja ou du lait d’avoine, et ajouter en même temps une cuillerée à soupe d’huile neutre.
  • Version nappée de caramel : J’ai mis dans Bonbons vegan toutes mes astuces pour réussir le caramel, et préparer un caramel liquide à conserver au frigo. On pourrait aussi napper la crème de nectar de coco, mais je trouve la mode actuelle de la noix de coco assez terrifiante pour les conséquences qu’elle a certainement dans les régions productrices.
  • Version crème dessert : Multiplier par deux la quantité d’amidon ou de farine. Selon le type d’amidon ou de farine, la crème peut devenir très épaisse, ce qui permet de la servir à la poche à douille. Ce qui permet de proposer un dessert d’hiver ensoleillé, raffiné et rapide à faire : reste de crème safran vanille maïs, tranches de pomme réalisées au dernier moment au pèle-pomme, pralin. Du crémeux, du frais et du croquant !

  • Conservation de la crème : On réalise idéalement la crème la veille car le safran et la vanille auront bien diffusé leurs saveurs. On peut conserver la crème 3 jours au frigo dans un récipient couvert.

Bon samedi !

Légumes rôtis

18 Fév

Bonjour !

Aujourd’hui, c’est plus une méthode qu’une recette que je partage avec vous. Mais ça en vaut la peine, pensez donc : un moyen spécial feignasse d’utiliser des légumes pas forcément glamour, y compris s’il vous en reste un ou deux de chaque sorte qui traine au fond du bac à légumes, avec un résultat coloré et gourmand !

Brocoli, pomme de terre, betterave, chou rouge

Promis, même les légumes d’habitude difficiles à aimer sont savoureux cuits au four au milieu d’autres légumes. En tout cas, depuis que ma copine Michela m’a fait découvrir ça, j’en ai fait et refait avec toutes sortes de spécimens, même du chou rouge !

Et une fois que je four est chaud, pourquoi ne pas en profiter pour cuire un gâteau ou des biscuits ?

Ingrédients
– Des légumes racines (pomme de terre, carotte, navet, betterave, panais, radis, patate douce…) ou pas (brocoli, chou fleur, chou de Bruxelles, chou rouge, tomate cerise…)
– De l’huile qui supporte la cuisson
– Du sel et tous les aromates qui vous inspirent (herbes de Provence, paprika, curry…)

Préparation
– Allumer le four à environ 180/190 °C. Sortir la lèchefrite.
– Découper les légumes racine et dés, en tranches ou en bâtonnets, après les avoir épluchés si besoin. Couper les chou de Bruxelles en deux s’ils sont gros. Détailler le chou fleur ou le brocoli en petits bouquets. Couper le chou rouge en quartiers, en conservant la tige pour qu’elle maintienne les feuilles ensemble.
– Dans un saladier, mélanger les légumes avec quelques cuillerées d’huiles et l’assaisonnement. Le plus facile est de mélanger avec les mains.
– Étaler le contenu du saladier sur la lèchefrite. Les légumes doivent être côte à côte, en une seule couche. S’il y en a trop, remettre l’excédent dans le saladier pour le cuire plus tard.

Chou rouge, pomme de terre, carotte, navet, radis « pastèque » (on dit aussi « red meat »)

– Laisser cuire 30 à 45 minutes, jusqu’à ce que les légumes soient dorés et que la cuisine sente bon.

J’en ai profité pour réchauffer un reste de croquettes de riz, ajoutées sur la lèchefrite en fin de cuisson des légumes.

– Servir chaud ou froid, par exemple avec une salade de lentilles et de la mâche comme ici. Ou des saucisses de soja, des graines de tournesol décortiquées et du ketchup, comme ci-dessous.

Comme je vous l’ai dit ici, c’est de cette manière que j’apprécie maintenant les choux de Bruxelles (merci à celles qui m’ont conseillé cette technique !).

Choux de Bruxelles, pommes de terre, carottes, patates douces

Et s’il y a des restes que vous avez envie de manger différemment, pourquoi ne pas les mettre sur une tarte, comme la tarte aux légumes rôtis de Résé ?

Les légumes rôtis se mangent aussi en salade, comme dans cette alléchante recette de la Fée Stéphanie, avec chou fleur, amandes, raisins secs et mâche. https://lafeestephanie.blogspot.fr/2018/02/salade-de-chou-fleur-grille-au-curry.html

Cet été, je testerai avec des aubergines selon cette recette de La Bonne Saison : 2 aubergines coupées en tranches de 1 cm, 4 tomates coupées en dés, éventuellement 1 poivron coupé en lanières, 1 gousse d’ail écrasée, 1 cuillerée à café de thym, sel et poivre, 5 cuillerées à soupe d’huile d’olive. Faire cuire 45 minutes à 170 °C.

Bon dimanche !

Brioche de Christophe Michalak

17 Fév

Bonjour !

J’ai récemment découvert que Christophe Michalak propose une recette de brioche sans œufs. Et encore mieux, sans œuf et sans beurre ! Le rêve !

Apparemment elle a conquis la blogosphère il y a quelques années, dont des personnes qui avaient des a priori sur le goût et la texture d’une brioche sans oeuf et surtout sans beurre !

Vous pouvez voir la recette en vidéo sur le site Aux fourneaux. Elle montre en particulier la texture particulièrement fluide et collante de la pâte : c’est étonnant mais c’est ce qui garantit son moelleux après cuisson. Ici, j’ai simplement utilisé du lait de soja à la place du lait de vache.

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Ingrédients pour un moule à cake ou un petit moule à panettone (16 cm de diamètre)
– 350 g de farine de blé blanche (ici T65)
– 1 sachet de levure de boulangerie déshydratée
– 60 à 90 g de sucre
– 70 g d’huile liquide (huile de cuisson neutre, huile d’olive, huile de noisette…)
– 5 g de sel (3/4 cuillerée à café)
– De la vanille ou de l’eau de fleur d’oranger
– 215 g de lait (ici lait de soja non sucré) + 1 cuillerées à café pour dorer la brioche
– Facultatif : pépites de chocolat (40 g), pralin, etc

Ingrédients pour un grand moule
– 500 g de farine de blé blanche (ici T65)
– 1,5 sachet de levure de boulangerie déshydratée
– 90 à 150 g de sucre
– 100 g d’huile liquide (huile de cuisson neutre, huile d’olive, huile de noisette…)
– 7 g de sel (1 cuillerée à café)
– De la vanille ou de l’eau de fleur d’oranger
– 250 g de lait (ici lait de soja non sucré) + 1 cuillerées à café pour dorer la brioche

Préparation
– Mélanger tous les ingrédients sauf les éventuelles pépites de chocolat. On obtient une pâte liquide et collante.
– Pétrir 10 minutes au robot pétrin. Le mélange forme une boule de pâte molle.
– Incorporer les éventuelles pépites de chocolat.
– Version feignasse : avec une spatule, faire tomber la pâte dans le moule chemisé de papier cuisson. Il est inutile de lisser le dessus: le relief se lissera quand la brioche gonflera. Laisser lever jusqu’à ce que la pâte double de volume.
– Version classique : laisser lever pour que la pâte double de volume puis pétrir à nouveau pour dégazer la pâte, la façonner et laisser à nouveau doubler de volume. Personnellement je n’aime pas cette méthode car ma pâte ne double jamais de volume lors de la deuxième levée, donc je fais la version feignasse et tant pis pour les brioches façonnées.
– Préchauffer le four à 180 degrés.
– Badigeonner le dessus de la brioche avec la cuillerée de lait.
– Enfourner environ 25 minutes. Le temps exact dépend de votre four, de la forme et du matériau de votre moule.
– Laisser tiédir 5 à 10 minutes avant de démouler.


– Laisser refroidir complètement sur une grille ou un torchon propre.
– Stocker la brioche à l’abri de l’air, idéalement emballée dans un film plastique.

Remarques

  • Brioche avec une seule levée : Comme je l’explique dans la recette, je fais une seule levée pour mes brioches. La mie que j’obtiens est satisfaisante (photo ci-dessous) et surtout elles sont plus aérées qu’avec une deuxième levée. Je ne m’explique pas ce problème, car j’utilise les quantités normales de levure et même quand la première levée se passe bien, la deuxième levée (après dégazage) ne refait pas gonfler la pâte. Quelqu’un aurait une explication ?

  • Version au yaourt : Remplacer le lait de soja par le même poids de yaourt mélangé avec une pincée de bicarbonate ? A tester ! En tout cas le yaourt fonctionne très bien pour dorer la brioche, c’est ce que j’ai utilisé pour mes briochettes.
  • Version briochettes : Répartir la pâte dans 12 alvéoles à muffin en silicone (les cotés seront moins dorés qu’avec un moule en métal). Je n’ai pas d’autres moules à muffins pour tester, mais je suppose que ça fonctionne aussi avec des moules en métal chemisés de caissettes en papier.

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Je publie cet article le samedi pour que vous puissiez ajuster vos courses si besoin et vous régaler dimanche si ça vous tente… Bonne brioche !