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Gâteau simplissime au chocolat

10 Juil

Bonjour !

Voici la déclinaison « chocolat » du gâteau César, celui composé de 4 tiers (150 de farine, de sucre, de yaourt + 1 sachet de poudre à lever, 1 cuillerée à soupe d’huile, de l’eau) qui donnent un gâteau parfaitement délicieux qui se tient super bien. Parfait pour les pique-niques ! Il convient aussi très bien, cuit dans de mini moules, pour les envies express de gâteau au chocolat.

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Vous avez déjà des recettes de gâteau au chocolat sur ce blog : à la banane (parfait pour utiliser des bananes trop mûres),  au yaourt (pratique si on n’a pas de balance), à la compote ici (pendant longtemps ma recette favorite à emporter) et , à rien de spécial (délicieux avec un glaçage), et type fondant.

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Mais en ce moment c’est la recette du gâteau César que j’arrive à mémoriser sans difficulté et qui se décline en version sans soja ou sans gluten. Voici donc sa version goût chocolat. Prochaine étape : faire un gâteau marbré chocolat-vanille !

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Gâteau cuit dans un moule à cake

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Ingrédients pour 1 moule à cake
– 150 g de farine de blé
– 150 g de sucre
– 1 sachet de poudre à lever
– 30 g de cacao en poudre
– 100 g de pépites de chocolat
– 150 g de yaourt
– 1 cuillerée à soupe d’huile
– De l’eau

Préparation
– Préchauffer le four à 180 °C.
– Huiler et fariner le moule.
– Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : farine, sucre, poudre à lever, cacao, pépites de chocolat.

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– Ajouter l’huile, le yaourt, puis assez d’eau pour que la pâte ait une texture de pâte à gâteau.
– Verser immédiatement dans le moule à cake et enfourner au moins 45 minutes, jusqu’à ce qu’une pointe plantée au milieu ressorte sèche.
– Laisser tiédir avant de démouler. On peut éventuellement napper le dessus d’un glaçage.
– Laisser refroidir, sur une grille ou sur un torchon, avant de découper en tranches.

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Gâteau cuit dans un cercle à pâtisserie de 18 cm de diamètre posé sur un tapis en silicone

 

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Gâteau sans pépites de chocolat mais avec glaçage, cuit dans un moule de 20 cm de diamètre

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Remarques

  • Quantité de cacao en poudre : J’utilise du cacao bio et équitable. Son goût est moins intense que d’autres, comme celui de la marque Van Houten. Si vous utilisez du cacao Van Houten, commencez par en mettre seulement la moitié de la quantité indiquée, puis ajoutez-en si le goût manque d’intensité.
  • Version sans soja : Utiliser un yaourt végétal sans soja ou un entremet type flan ou crème dessert, ou encore les ingrédients de ces deux dernières préparations, comme 15 g de purée d’amande blanche + 15 g de fécule (ou 1,5 g d’agar) + 120 g d’eau.
  • Version sans gluten : Remplacer les 150 g de farine de blé par 120 g de farine sans gluten (riz par exemple) + 30 g de fécule (pomme de terre, maïs, arrow root…).

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Bon dimanche !

Korean pancakes

24 Jan

Bonjour !

Une amie américaine d’origine coréenne nous a fait découvrir cet été les « korean pancakes », de grandes et épaisses galettes garnies de légumes, que nous avions coupées toutes chaudes en bouchées puis dégustées trempées dans de la sauce soja. Le nom coréen semble être « jeon » mais je préfère garder celui transmis par notre amie.

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D’après elle, selon l’épaisseur des légumes, coupés en allumettes ou râpés, la galette est rustique ou raffinée. Dans tous les cas, le secret est la patience lors de la cuisson de la galette.

J’ai eu envie de tenter cette recette avec des panais que Doudou et moi n’arrivions pas trop à accommoder. Et aussi avec des cébettes, qui ne m’inspiraient aucun plat. Ce fut une révélation : on a trouvé la recette qui nous fait sourire quand le panier de légumes contient des panais, et elle est même faisable un soir de semaine !

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Ingrédients pour 2 personnes
– 1 panais (100 g de chair)
– 2 cébettes (60 g)
– 125 g de farine de blé OU 45 g de farine de blé semi complet + 45 g de farine de maïs + 45 g de farine de pois chiche
– Facultatif : 1 pincée de sel
– 250 mL d’eau
– Pour cuire : 3 cuillerées à soupe d’huile (huile d’olive ici)
– Pour servir : de la sauce soja

Préparation
–  Couper des panais en bâtonnets très fins (ou les râper). Couper les cébettes en tranches fines.
– Mettre les légumes dans un saladier, ajouter la farine, éventuellement le sel, puis l’eau pour qu’en remuant tous les légumes soient bien enrobés d’une sorte de pâte à crêpe un peu épaisse.

20160124-3– Mettre un généreux fond d’huile dans une poêle chaude, puis verser assez de mélange pour recouvrir la poêle sur un demi centimètre d’épaisseur. Avec les quantités données, ici, on remplit une poêle à crêpes ou 2 poêles à pancakes.
– Laisser cuire assez longtemps avant de retourner pour que la pâte cuise à coeur : environ 7 minutes de chaque côté.
– Passer une spatule sous la galette pour la détacher de la poêle, puis poser une assiette retournée sur la poêle et retourner avec l’ensemble, puis faire glisser la galette retournée dans la poêle (technique de l’omelette de Gisèle). Je profite du retournement pour huiler un peu la poêle.

20160124-6– Laisser cuire plusieurs minutes sur l’autre face.
– Couper en morceaux avec des ciseaux puis servir avec un peu de sauce soja.

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Remarques

  • Forme des légumes : Les légumes doivent être coupés en forme de filaments, pas en dés, car cette forme participe à la cohésion de la galette.
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Doudou à la cuisine après le boulot

  • Variante de légumes : Le panais apporte un goût sucré qui est relevé par le goût vert des cébettes. On peut remplacer les cébettes par le blanc et la moitié du vert d’un petit poireau (65 g de matière), coupé très finement. De nombreuses variations de garniture sont possibles, comme le montre l’article « jeon » de Wikipedia. Pour les quantités de farine de cette recette, il suffit d’avoir 1 bol de légumes coupés en fins bâtonnets.

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  • Choix de la poêle : La galette se retourne plus facilement si elle est cuite dans une poêle antiadhésive. Mais le plus important est qu’elle soit assez cuite, sinon elle se déchirera. Donc si comme moi vous n’êtes pas du genre patient en ce qui concerne la cuisson, préférez des galettes individuelles de la taille de pancakes, qui cuiront plus vite que de grandes galettes. Dans tous les cas, si de petits morceaux de galette restent attachés à la poêle, détachez-les avec une spatule (en bois ici) et dégustez-les, ils sont délicieusement croustillants !   20160124-8

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Bon dimanche !

Carteddate – roses siciliennes

10 Jan

Bonjour !

La grand-mère de Doudou est née de parents siciliens, en Tunisie, et elle vit en France depuis 1958. Sa cuisine est donc un mélange passionnant. Pour Noël, selon son inspiration, elle prépare des makrout et des debla (Tunisie), des carteddate, de la pignolata et une sorte de cuccidatti qu’elle appelle « cachechifico » (Sicile).

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Les carteddate (on prononce « kartédjiaté ») ou cartellate, sont des pâtisseries légères (en texture, pas en calories !) et croustillantes en forme de roses. Comme les canistrelli, la pâte est à base de farine, huile et vin blanc. Les roses sont formées puis frites dans l’huile, trempées dans du miel ou un sirop de sucre puis saupoudrées de graines de sésame.

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Tout ceci semble sans doute diaboliquement calorique et sans grand intérêt gustatif ? En tout cas, ça se laisse bien manger… Enfin, surtout quand on ne se gave pas préalablement de foie gras, dinde farcie à la saucisse et de fromage puis de bûche ! Je m’en régale donc, dans mon assiette des 13 desserts composés principalement de petits morceaux de fruits frais ou secs.

Et surtout, j’aime les préparer avec la grand-mère de Doudou, pour le plaisir de papoter en préparant ensemble quelque chose qui sera dégusté par la famille et les amis.

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Ingrédients pour un grand saladier de roses
– 500 g de farine de blé
– 100 mL d’huile (huile d’olive ou huile de tournesol désodorisée)
– 200 mL de vin blanc
– 1 casserole de taille moyenne avec 3 cm d’huile de friture
– 1 casserole de taille moyenne avec 5 cm de sirop de sucre (250g de sucre, 250g d’eau, le jus de 1/2 citron)
– 50 g (5 cuillerées à soupe) de graines de sésame

Préparation
– Mélanger la farine et l’huile puis ajouter assez de vin pour former une boule de pâte.
– Étaler la pâte le plus finement possible. On la sépare en petites boules qu’on aplatit à la main qui qu’on passe au laminoir : chaque portion de pâte passe plusieurs fois au cran le plus large (cran 5), puis plusieurs fois au cran 3, puis plusieurs fois au cran 1. Entre chaque passage au laminoir, on replie chaque large bande en 3 dans la longueur.
– Couper des bandes de 3 cm de large sur 25 à 30 cm de long, avec une roulette à pizza ou une roulette crantée.

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– Former les roses en pinçant fort la pâte. Il est très important de ne pas serrer le pliage, car les roses vont gonfler à la cuisson (si une rose est trop serrée, elle éclatera à la cuisson).

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– Allumer le feu, plutôt doux, sous l’huile de friture.
– Poser une passoire au-dessus de l’évier ou d’un saladier, pour récupérer l’huile de friture gouttant des roses.
– Déposer délicatement, avec une écumoire, quelques roses à l’endroit dans l’huile.

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– Quand elles sont cuites en dessous, les retourner.
– Quand le dessus des roses est cuit, les récupérer délicatement, laisser l’huile égoutter puis déposer dans la passoire pour qu’elle finissent d’égoutter.
– Cuire ainsi toutes les roses.
– Une fois la friture finie, préparer le sirop de sucre en le faisant bouillir à feu moyen.
– Baisser le feu puis déposer, toujours délicatement, quelques roses frites, cette fois-ci en les déposant d’abord à l’envers.
– Quand le dessus est nappé de sirop, retourner les roses afin qu’elles s’imbibent de sirop dessous et entre les pétales.

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A gauche, rose imbibée de sirop dessus et dessous. A droite, roses en train de frire : 3 viennent d’y être déposée, 2 viennent d’être retournées.

– Récupérer délicatement les roses et les placer dans le saladier de service.
– Saupoudrer les roses de graines de sésame.
– Quand toutes les roses sont imbibées de sirop, verser le reste de sirop par-dessus.

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Remarques

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  • Version sans friture : Apparemment, certains réalisent une cuisson au four.
  • Version sans sirop de sucre : Les recettes traditionnelles utilisent du miel, du vinocotto (à base de moût de raisin cuit) ou du sirop de figues cuites.

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Je sais que cette recette, qui pour moi correspond à Noël, arrive au moment des envies de diète amaigrissante pour certains et de galette des rois pour d’autres… dans ce cas vous pouvez la garder sous le coude pour Mardi gras.

Pour l’épiphanie cette année, j’ai déjà fait une galette à la frangipane (avec deux pâtes feuilletées du commerce et un mélange lait végétal/graines de lin moulues pour le liant) et ce week-end je tente un gâteau des rois version pompe à l’huile.

Bon dimanche !

Canistrelli à l’anis

27 Déc

Bonjour !

J’espère que vous avez passé un chaleureux Noël. Ici ça s’est bien passé malgré l’absence d’un disparu. Je vous montrerai les repas dimanche prochain. J’ai aussi reçu des cadeaux qui m’ont comblée :

  • le livre « Tresses et torsades » de Marion Blush : plein de coiffures parfaites pour cheveux longs et salle de bain minimaliste
  • un mixeur plongeant de Kenwood avec accessoires (bras de mixeur en inox détachable du moteur, fouet électrique)
  • un pyjama-déguisement de dinosaure par ma belle-soeur qui a le même et grâce auquel on a une eu sacré partie de rire (ce qui compense sa fabrication sans doute lointaine et dans des conditions éthiquement discutables)
  • un stylo bille à corps en bois et à mine remplaçable (la boutique La Passerelle reprend les mines vides)
  • une robe Abyss Création
  • un loto à l’ancienne du génial magasin Empereur à Marseille

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    Carton de loto, marques en plastique, et dans le coin en haut à droite, roses en chocolat (chocolat patissier, sucre, végétaline, corn flakes) de tatie Marie

Voici la recette des canistrelli à l’anis de tatie Marie, qui remplace désormais la précédente recette que j’avais. Elle a plus de goût car elle contient plus d’anis. Elle semble aussi plus conforme à la recette traditionnelle, car elle a comme ingrédient du vin blanc (dont l’alcool disparait à la cuisson).

Tatie Marie achète du  vin blanc « spécial cuisine » en mini bouteilles ou en briquettes. Moi je fais cette recette quand on a un fond de bouteille de vin blanc à terminer (ça marche sans doute avec du Champagne… à essayer !) et pas d’invités ni de risotto de prévus (je n’ai jamais réussi à apprécier le goût de l’alcool). Bien sûr je pourrais congeler le reste de vin en attendant le prochain risotto… Mais aujourd’hui, c’est l’occasion de faire des biscuits avec le Béluga et de les offrir pour souhaiter la nouvelle année à nos proches.

Pour ceux qui répondraient qu’ils ne peuvent plus rien avaler après les fêtes, je dirais que les graines d’anis sont réputées aider la digestion. Et si vraiment c’est régime, ces biscuits se conservent bien dans une boîte en métal.

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Ingrédients pour une plaque de cuisson
– 250 g de farine de blé blanche
– 75 g de sucre blond
– 1 sachet de poudre à lever
– 5 cuillerées à soupe de graines d’anis vert
– 80 mL de vin blanc
– 50 mL d’huile neutre (ici huile de tournesol désodorisée)

Préparation
– Mélanger les ingrédients dans l’ordre et former une boule de pâte.
– L’étaler sur 0,5 à 1 cm d’épaisseur. On peut le faire au rouleau ou simplement à la main.
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– Avec un couteau sans dents (ou une roulette à pizza), découper des losanges.
– Les placer espacés sur une plaque de cuisson recouverte de papier cuisson.
– Laisser lever 30 minutes. Je laisse reposer un peu moins, le temps que le four chauffe.
– Enfourner pendant 11 min à 180 °C.
20151227-2– Laisser refroidir. Je retourne les biscuits une fois tièdes afin qu’ils sèchent bien en dessous.

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La cuisson sur une plaque (à l’arrière de la photo) dore le fond des biscuits, à la différence de la cuisson sur grille (avant de la photo)

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Entre Noël et le jour de l’an, j’ai également été tentée de préparer avec le Béluga des sucettes de sucre candi mais j’ai craint qu’il ne soit obsédé par l’idée du sucre présent en permanence dans les pots… Je vais donc attendre quelques années avant de lui proposer cette activité.

Bon dimanche et bonnes fêtes de fin d’année !

Gâteau douceur à la noix de coco

2 Août

Bonjour !

Dans ma recherche de desserts gourmands à la noix de coco, j’ai découvert cette recette de gâteau à la vanille fourré d’une crème coco (voir ici pour une photo de l’intérieur), censée plaire aux papas. Je n’ai jamais goûté la recette originale, mais en voici une adaptation végétale avec « ma » recette de génoise et une adaptation de ma recette de crème dessert.

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Et tous les pères de mon entourage ont plébiscité cette recette, en appréciant particulièrement le côté croustillant de l’extérieur et le moelleux de l’intérieur, un peu dans l’idée d’un « brownie cheesecake« .

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Ce gâteau est donc gourmand, joliment bicolore quand on teinte la pâte au sucre complet, facile à réaliser et il se tient parfaitement. Il est donc idéal en pique-nique, y compris pour y planter des bougies d’anniversaire.

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Ingrédients pour le fourrage coco
– 100 g de sucre blond
– 30 g (60 mL) de fécule
– 100 g (250 mL) de noix de coco râpée
– 300 mL de lait végétal (lait de coco ou autre)

Ingrédients pour le gâteau
– 200 g (400 mL) de farine de blé blanche (ici T65)
– 200 g (200 mL) de sucre
– 1 sachet (10 g) de poudre à lever
– 1,5 cuillerées à soupe (20 g) d’huile
– De l’extrait de vanille
– 200 g (200 mL) de lait de soja OU de yaourt végétal OU d’entremet type flan ou crème dessert OU les ingrédients de ces deux dernières préparations (comme 20 g de purée d’amande blanche + 20 g de fécule (ou 2 g d’agar) + 160 g d’eau)
– Si besoin, 100 g d’eau

Préparation
– Allumer le four à 180 °C. Huiler et fariner un moule à manqué ou un grand moule à cake.
– Dans une casserole, préparer le fourrage coco : mélanger le sucre, la fécule et la noix de coco râpée puis incorporer le lait végétal. Faire cuire sur feu moyen en remuant, jusqu’à épaississement.
– Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs du gâteau (farine, sucre, poudre à lever).
– Dans un bol, mélanger les ingrédients liquides du gâteau (huile, vanille, entremet).
– Incorporer les ingrédients liquides au mélange sec, ajouter l’eau si besoin.
– Verser rapidement la moitié de la pâte à gâteau dans le moule. Recouvrir du fourrage coco (même s’il est encore chaud) puis du reste de pâte à gâteau.
– Enfourner 40 minutes.
– Laisser tiédir 15 minutes avant de démouler. Éventuellement, saupoudrer de noix de coco râpée pour décorer.

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Remarques

  • Choix du sucre : Pour conserver la couleur claire du fourrage, j’utilise du sucre blond. Pour le gâteau au contraire, j’utilise soit du sucre roux soit un mélange de 2/3 de sucre blond (135 g) et 1/3 de sucre complet (65 g) pour accompagner la saveur vanillée et contraster avec le fourrage.
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A gauche, deuxième moitié de la pâte à gâteau (sucrée avec du sucre blanc et du sucre complet) , à droite, moule contenant la première moitié de la pâte à gâteau et la crème coco.

  • Quantité de sucre : Je n’ai pas diminué la quantité de sucre par rapport à la recette originale. En effet, si on veille à utiliser du lait végétal et de l’entremet non sucrés et que le gâteau s’adresse à des gourmands standard, cette quantité est adaptée. Si on veut vraiment diminuer la quantité de sucre, je pense qu’il faut plutôt le faire dans le fourrage coco afin de ne pas perturber la structure du gâteau.
  • Fourrage coco : Ses ingrédients sont les mêmes que ceux du flan magique, sauf qu’ici on mélange pendant la cuisson pour conserver la noix de coco râpée répartie dans toute la crème. La noix de coco râpée sert à parfumer le mélange mais aussi à lui donner une texture plus « gâteau » que « flan ». La finesse des copeaux de noix de coco a une influence sur la texture plus ou moins lisse du fourrage.
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Gâteau dont le fourrage comporte de la noix de coco grossièrement râpée et dont la pâte est sucrée au sucre roux (cuisson dans un moule en métal)

  • Version sans noix de coco râpée : Si vous n’avez pas de noix de coco râpée et que vous avez envie d’accentuer le contraste de texture entre les parties « gâteau » et fourrage, je pense que vous  pouvez la supprimer et dans ce cas utiliser du lait de coco comme lait végétal, comme dans le gâteau mont blanc à la noix de coco (sauf que dans ce gâteau la crème est ajoutée après cuisson, comme pour un gâteau à étages).
  • Choix du moule : Pour avoir une croûte autour du gâteau, il faut utiliser un moule en métal, qui est aussi le choix idéal en terme de durabilité, et penser à l’huiler (en général j’huile et je farine) pour faciliter le démoulage. Par comparaison, voici l’absence de croûte dorée obtenue en cuisant dans des moules à cake en silicone :
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Gâteau dont la pâte est sucrée au sucre blond (cuisson dans un moule en silicone)

  • Conservation : Ce gâteau est également délicieux le lendemain et le jour suivant.

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Bon dimanche !

Flan magique à la noix de coco (sans oeuf)

5 Juil

Bonjour !

Mes parents aiment les desserts gourmands et la noix de coco. Moi j’aime surtout les desserts simples à réaliser. Il fallait donc que je me penche sur le flan antillais, ou flan magique à la noix de coco, ce mélange de 5 ingrédients qui se transforme à la cuisson en dessert très gourmand composé d’une partie « gâteau » et d’une partie « flan » !

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A noter, je ne peux pas attester de l’identité entre ma proposition végétale et la recette traditionnelle, que je ne connais qu’en photo. J’imagine en particulier que dans la recette originale la partie « gâteau » est un peu plus épaisse et moelleuse car les blancs d’oeuf battus en neige flottent un peu avec la noix de coco râpée. Quoi qu’il en soit, cette recette est un régal absolu, à adopter pour les occasions où on ne souhaite pas un dessert local & de saison. Petite précision : elle nécessite d’allumer son four (oui je n’ai pas hésité à le faire en ces temps caniculaires – quand une recette me trotte vraiment dans la tête, il faut que je la teste !).

Pour remplacer le lait concentré sucré, j’ai utilisé du lait de coco, du sucre (la même quantité que ce qui est normalement apporté par le lait concentré) et un peu de fécule. Et pour remplacer les œufs, à nouveau de la fécule, comme dans le flan pâtissier. On conserve donc une liste d’ingrédients minimale et facile à trouver dans la plupart des cuisines, et on évite d’avoir à monter des blancs en neige. J’ai proposé les quantités en masse et en volume, pour ceux qui comme moi ne peuvent pas toujours compter sur la coopération de leur balance (pour mémoire, une cuillère à soupe contient 15 mL).

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Pour 3 ou 4 ramequins
– 2 cuillerées à soupe de caramel ou de sirop de datte (irakia)
– 100 g de sucre (125 mL)
– 60 g de noix de coco râpée (150 mL)
– 35 à 40 g de fécule (70 à 80 mL)
– 400 mL de lait de coco

Préparation
– Préparer un bain marie : préchauffer le four (170 °C environ) et y placer un grand plat (plat à gratin par exemple) avec de l’eau bouillante à mi hauteur.
– Verser le caramel au fond des moules.
– Mélanger les ingrédients secs (sucre, noix de coco râpée, fécule) puis incorporer le lait de coco (en commençant par la partie solide, s’il est séparé en deux phases).
– Verser dans les moules et les déposer dans le bain marie.

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– Faire cuire pendant 40 minutes.

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– Laisser refroidir au moins 3 h. Ce dessert peut sans problème attendre 30 h au frigo avant dégustation.
– Démouler au moment de servir, éventuellement en passant préalablement une lame de couteau entre l’entremet et les parois du moule.

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Remarques

  • Version familiale : Doubler les quantités, remplacer les 3 ou 4 ramequins par un moule à cake, laisser cuire 1 h puis laisser refroidir au moins 6 h avant de démouler.
  • Les moules ne doivent pas être en silicone. J’y vois deux raisons : d’une part, le silicone limite la diffusion de la chaleur donc ralentit la cuisson du bain marie, d’autre part il est plus facile de manipuler un moule dur. Les matériaux à privilégier sont donc le métal, la céramique ou, à défaut, le verre (certains verres ne supportent pas les variations de température).
  • Le caramel permet d’obtenir encore plus de gourmandise et surtout il facilite le démoulage du flan. Je déconseille donc fortement de le supprimer. Pour une version moins sucrée, je préfère diminuer la quantité de sucre du flan plutôt que supprimer le caramel. On peut aussi utiliser un sirop, si possible de couleur sombre pour apporter joli contraste de couleurs. Je recommande en particulier le sirop de datte (irakia), dont la saveur douce et fruitée s’accorde parfaitement avec la noix de coco. Je déconseille fortement le sirop d’érable, dont le goût caractéristique ne convient pas à cette recette, d’après tous mes goûteurs. A tester : utiliser un sirop de grenadine ou, comme pour une panna cotta, un coulis de fruits rouge. On peut aussi accompagner, comme ci-dessous, de fraises fraîches.

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  • Le lait de coco donne sa saveur au flan. J’ai obtenu le meilleur goût avec le lait de coco de la marque Organi, qu’on trouve en magasin bio. Si le lait de coco n’a pas beaucoup de caractère, on peut ajouter un arôme (du rhum ?) et/ou accompagner ce dessert de fruits frais.
  • La quantité de fécule optimale dépend du temps de refroidissement avant dégustation. En effet, la partie flan continue de se raffermir même après refroidissement, à la fois à cause du lait de coco et de la fécule. Si vous servez ce dessert quelques heures après cuisson, conservez 40 g de fécule pour assurer une bonne tenue du flan. Si vous savez que votre dessert sera consommé 24 h à 48 h après cuisson, vous pouvez utiliser seulement 35 g de fécule – avec 40 g et 2 jours au frais, le flan sera toujours délicieux, mais un peu plus rigide (trop rigide à mon goût).
  • Coloration du flan : Le flan original a une couleur blonde car il contient des œufs. On peut l’obtenir en ajoutant une pincée de curcuma ou, dans une certaine mesure, en utilisant du sucre complet (ici j’ai utilisé du sucre blond).
  • On peut accélérer le refroidissement en sortant les moules du bain marie, puis en remplaçant l’eau chaude du bain par de l’eau tempérée (pas trop froide pour éviter un choc thermique). Une fois que les moules sont à température ambiante, on peut éventuellement les placer 20 minutes (ou 1 h pour la version familiale) au congélateur à la place de 3 h (ou 6 h pour la version familiale) au frigo – attention, il faut alors penser à les sortir à temps pour ne pas que le mélange se transforme en glace !

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Si vous n’avez pas le courage d’allumer votre four cet été pour faire ce dessert hyper gourmand, je vous recommande de mettre un pense-bête pour le tester un peu plus tard : il est trop bon !

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Bon dimanche !

Muffins apéritif

31 Mai

Bonjour !

J’avais déjà parlé de muffins salés ici, mais voici maintenant ma recette standard : le pesto et les pignons, plutôt rares et chers, sont simplement remplacés par de l’huile, des épices et des « graines » pour apéro.

Pour d’autres idées de garnitures, retournez à mon premier article. En particulier, je tenterais volontiers d’y ajouter des carottes râpées, comme ici.

Ingrédients pour 20 mini muffins
– 200 g de farine de blé
– 20 g de fécule OU 2 cuillères à soupe de graines de lin moulues
– 1 cuillerée à café d’épices à guacamole
– 1/2 cuillerée à café de sel
– 50 g de graines oléagineuses :  cacahuètes salées, graines de tournesol au tamari…
– 1 sachet de poudre à lever
– 100 g (8 cuillères à soupe) de matière grasse (huile d’olive, purée de graines de courge…)
– Au moins 200 g d’eau

Préparation
– Préchauffer le four à 240 °C (en chaleur statique). Le cas échéant, faire tremper les graines de lin moulues avec l’eau.
– Dans un saladier, mélanger les ingrédients liquides : mélange lin/eau, matière grasse.
– Ajouter les ingrédients secs : farine, poudre à lever, fécule le cas échéant, épices et sel au goût.
– Incorporer la majorité des graines oléagineuses, en réserver quelques unes pour la décoration.
– Verser la pâte dans les moules à muffin. Saupoudrer des graines restantes.
– Enfourner. Au bout d’environ 5 minutes (quand les muffins ont bien gonflés), baisser le four à 180 °C et laisser cuire jusqu’à ce qu’un pic planté au milieu d’un muffin en ressorte propre.
– Laisser tiédir au moins 5 minutes avant de démouler. Laisser refroidir sur une grille ou un torchon propre.

Edit : Voici des photos de ces muffins, soit garnis de graines de tournesol grillées au tamari, soit garnis d’une demi tomate cerise :

muffins-tomate1

Et les voici dans une boîte hermétique en inox, prêts à partir en pique-nique :muffins-tomate2

 

Comme j’ai conscience que cet article est un peu nu sans photo, je vous montre mon gâteau à étages du jour, spécial fête des mères :

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Bon dimanche !

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