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Parmesan végétal en poudre

18 Juil

Bonjour !

Voici la recette de parmesan que j’utilise depuis plusieurs années. C’est une recette classique (je ne l’ai pas inventée), composée d’ingrédients faciles à trouver, prête en 1 minute, facile à emporter et qui se conserve longtemps dans un bocal. Bref, un super basique !

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Ingrédients pour 1 bocal de 200 ml
– 150 ml de poudre d’amande (60 g)
– 3 cuillerées à soupe de levure de bière en paillettes (10 g)
– 1 cuillerée à café de sel fin (6 g)

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Préparation
– Verser tous les ingrédients dans le bocal.


– Bien mélanger. C’est prêt !

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Remarques

  • Quantités pour 2 portions : Dans un petit bol, déposer 5 cuillerées à soupe de poudre d’amande avec 1,5 cuillerée à soupe de levure de bière et 1/2 cuillerée à café de sel fin. Sable le mélange avec les doigts pour mélanger et réduire les paillettes de levure en poudre.
  • La levure de bière en paillettes se trouve au rayon diététique des supermarchés, par exemple sous la marque Gerblé. Le goût de la levure en paillette varie selon les marques et selon si elle est maltée ou non.
  • Version solide, à râper : Je n’ai jamais essayé, mais dans son super livre « Incroyable mais vegan« , Marie Laforêt propose d’ajouter de l’huile de coco fondue au parmesan en poudre puis de verser le mélange dans un petit moule. Une fois démoulé, ce bloc doit être conservé au frigo jusqu’au dernier moment.

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Ce mélange remplace facilement le parmesan en poudre à saupoudrer sur des pâtes.

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J’aime aussi beaucoup saupoudrer ce parmesan en poudre sur une pizza 100 % végétale du commerce (je commande la pizza végétarienne/aux légumes en la demandant sans aucun fromage). Il est facile d’en emporter discrètement une petite dose, et il a le double avantage de donner plus de goût à la pizza et d’absorber l’excès d’humidité du coulis de tomate, évitant ainsi qu’il ne détrempe la pâte à pizza.

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Bon dimanche !

Glaçage miroir simplissime au cacao

20 Juin

Bonjour !

Après avoir réalisé des glaçages miroir orange et noir pour mon fraisier Ninjago, j’ai eu envie de réaliser un glaçage miroir au cacao pour napper un gâteau au chocolat.

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Les recettes traditionnelles de glaçage miroir au cacao comportent de la gélatine et de la crème. Mais de nombreuses créatrices culinaires, comme Laurianne, du blog Perle en sucre et Elsa, du blog Envie d’une recette végétalienne ?, ont proposé des versions 100 % végétales, en remplaçant la gélatine par de l’agar-agar et la crème de vache par de la crème végétale.

Personnellement, je n’achète pas de crème végétale du commerce : je la prépare à la minute en fonction de ce que je veux cuisiner (vous avez mes recettes ici).

Pour ce glaçage miroir, j’ai donc mis au point une version sans crème du commerce. Et j’en ai profité pour simplifier la procédure : on mélange tous les ingrédients dans une seule casserole et on fait bouillir le tout ! Puis on laisse tiédir et on verse sur l’entremet bien froid (pas besoin qu’il soit congelé).

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Ingrédients pour une petite quantité de glaçage
– 100 g de lait de soja nature (voir Remarques pour une version sans soja)
– 1 g d’agar (1/2 cuillerée à café)
– 50 g de sucre
– 25 g de cacao en poudre non sucré

Ingrédients pour glacer généreusement le dessus et les côtés d’un entremet de 24 cm de diamètre
– 300 g de lait de soja nature (voir Remarques pour une version sans soja)
– 3 g d’agar (1,5 cuillerée à café)
– 150 g de sucre
– 75 g de cacao en poudre non sucré

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Préparation

  • Commencer à préparer le glaçage une fois que l’entremet est à la température du frigo.
  • Dans une casserole, mélanger tous les ingrédients et porter à ébullition, tout en remuant. Le mélange doit bouillir pendant 30 secondes à 1 minute.

  • Filtrer le mélange à travers une passoire fine (j’utilise une passoire à thé) posée sur un bocal.

  • Laisser tiédir le mélange, en remuant de temps en temps le bocal afin d’homogénéiser sa température (remuer doucement pour ne pas créer de bulles). Si on triple les quantités, il faut prévoir environ un quart d’heure pour que le mélange descende à la bonne température. La bonne température est quand le bocal est chaud mais qu’on peut le prendre en main sans se brûler : le mélange a alors la température d’un bain trop chaud (environ 45 °C).

  • Placer délicatement le gâteau sur une grille, elle-même posée sur un grand plat (j’utilise un moule à tarte).

  • Verser rapidement le mélange tiède sur l’entremet bien froid. Le glaçage va en recouvrir le dessus et les parois, et l’excédent va tomber dans le grand plat.

  • Placer l’entremet glacé (encore posé sur sa grille, mais sans le plat à tarte) au frigo afin que le glaçage se solidifie.

  • Quand le glaçage est solidifié, on peut facilement récupérer l’excédent et le refaire fondre.

  • Retirer le gâteau de la grille et le placer sur le plat de service. Le replacer au frigo.

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Remarques

  • La petite quantité indiquée en début de recette suffit si on veut glacer seulement le dessus d’un entremet de 24 cm de diamètre. L’entremet doit alors être placé dans un moule à charnière ou un cercle à entremet, pour ne pas que le glaçage coule sur ses parois).
  • Le cacao en poudre non sucré : J’utilise de préférence du cacao alcalinisé (appelé en anglais dutch-processed cocoa powder). C’est typiquement celui de la marque Van Houten (qui existe aussi en version bio), qui a justement inventé ce procédé. A la différence du cacao en poudre vendu dans la plupart des magasins bio (appelé en anglais natural cocoa powder), le cacao en poudre alcalinisé a une couleur marron foncé et un goût fort en chocolat.
  • Version sans soja : Remplacer les 100 g de lait de soja nature par 10 g (1 grosse cuillerée à café) de purée d’amande blanche et 90 ml d’eau.
  • Version à la vanille : Je compte tester de faire simplement bouillir 175 g de crème dessert à la vanille avec ½ cuillerée à café d’agar.
  • Filtrer le mélange permet d’éliminer les éventuels grumeaux et surtout les petites bulles qui restent dans le mélange. On peut ainsi avoir un glaçage visuellement bien lisse. Voici le résultat sans filtration du glaçage, pour un entremet dont je n’avais glacé que le dessus :

  • Dans le doute, il vaut toujours mieux préparer trop de glaçage que d’en manquer au moment de recouvrir le gâteau ! L’excès de glaçage peut alors être récupéré, remis à fondre dans une petite casserole avec une ou deux cuillerées d’eau puis coulé dans un moule pour être servi comme un flan bien ferme et chocolaté.

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Bon dimanche !

Chantilly végétale à la margarine et au Chantifix

25 Avr

Bonjour !

Chaque année, quand les fraises reviennent j’ai très envie de manger de la chantilly. Ça vous fait ça, vous aussi ? J’ai déjà fait de la chantilly de coco et des nuages d’aquafaba.

Mais pour une recette 100 % végétale ET sans saveur coco ET crémeuse ? Les chantilly végétales en brique ou en bombe (marque Schlaggix par exemple) ne sont pas simples à trouver. Il y a un certain nombre d’années, j’ai donc partagé avec vous cette recette de chantilly végétale (et sans soja) d’après celle de Valérie Cupillard. Mais cette recette utilise du beurre de cacao, pas simple à trouver non plus…

Aujourd’hui, je vous propose  une recette que j’avais mise au point pour mon prochain livre, avec uniquement des ingrédients que vous pouvez trouver en supermarché et une préparation simplissime. Le goût et la texture ne sont pas exactement comme une chantilly de vache, mais ça dépanne pour un petit dessert de fête express.

Chantilly utilisée comme glaçage moelleux d’un muffin pomme-crème de marron

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Ingrédients pour 1 petit bol
– 4 cuillerées à soupe de margarine végétale (55 g)
– 1 minuscule pincée de sel
– 1 sachet de sucre vanillé
– 1 cuillerée à soupe de sucre glace
– 1 sachet de fixateur de chantilly
– 3 à 4 cuillerées à soupe de lait de soja nature

Préparation
– Placer le lait au frigo. Si possible, placer aussi au frigo un grand bol et le bout du fouet électrique.
– Dans le grand bol, mélanger la margarine avec le sucre vanillé et le sucre glace, en utilisant une fourchette ou le fouet électrique à faible vitesse.
– Quand le mélange est homogène, augmenter la vitesse du fouet.
– Ajouter, en pluie, le fixateur de chantilly.
– Quand il est incorporé, ajouter une cuillerée à soupe de lait végétal.
– Quand le lait est incorporé, ajouter la deuxième, puis la troisième cuillerée de lait végétal.
– Quand le mélange est bien blanc est mousseux, goûter et ajouter si besoin du sucre glace et/ou la 4ème cuillerée de lait. Voilà, c’est déjà fini !


– Conserver au frigo. La chantilly se ramollit rapidement hors du frigo.

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Remarques

  • Le lait de soja contient naturellement un émulsifiant qui permet au mélange de rester homogène. Si on le remplace par du lait d’amande maison (1 cuillerée à café de purée d’amande blanche + 3,5 cuillerées à soupe d’eau) la chantilly est moins stable.

  • Le fixateur de chantilly sert à obtenir une chantilly assez ferme. Si on n’en utilise pas, le mélange ressemble à une mayonnaise. On trouve le fixateur de chantilly en supermarché et dans certains magasins bio, sous forme de sachets au rayon pâtisserie. Celui de la marque Vahiné est appelé Chantifix et il a la composition suivante : sucre, amidon modifié, carraghénanes, arôme.
  • On peut pocher cette chantilly mais il faut impérativement la placer au frais jusqu’à la dégustation, à moins d’avoir utilisé une margarine très ferme. Avec une margarine tartinable, dès que la chantilly est hors du frigo elle devient molle.

  • Quantités pour napper un pot de crème au chocolat pour en faire un dessert liégeois, ou pour rendre encore plus gourmand un frappuccino : 2 cuillerées à soupe de margarine végétale, 1 grain de sel, 1/2 sachet de sucre vanillé (1 cuillerée à café), 1/2 sachet de fixateur de chantilly (1,5 cuillerée à café), 2 cuillerées à soupe de lait végétal et éventuellement 1,5 cuillerée à café de sucre glace.

On ne voit pas beaucoup de chantilly sur cette photo car je n’ai pas pensé à photographier avant de commencer à manger

  • Certaines photos de cet article montre une grande quantité de chantilly, car l’accessoire fouet électrique de mon mixeur plongeant a rendu l’âme et je refuse d’en acheter un nouveau alors que le reste (mixeur plongeant et robot hachoir) fonctionne encore. J’ai donc fouetté le mélange au robot pâtissier, mais pour cela j’ai dû doubler les quantités de la recette.

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Je continue tranquillement à faire des essais de temps en temps pour espérer trouver une recette à base d’ingrédients encore plus faciles à trouver, y compris en magasin bio. Au passage, vous avez deux recettes de chantilly végétale qui ont l’air très bien dans cet article du blog Perle en sucre. Moi j’ai envie de tester l’utilisation de fécule, en m’inspirant notamment de la crème mousseline de Mélanie Mardelay ou de ma crème mousseline. La quête continue !

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Bon dimanche !

Guimauve sans oeuf, sans gélatine

17 Jan

Bonjour !

Dans mon livre Bonbons vegan se trouve une recette de guimauve avec des ingrédients simples : du sirop d’agave, du sucre, de l’aquafaba et de l’agar-agar. La recette que je vous propose aujourd’hui est une variante indiquée dans le livre, et c’est désormais ma recette de base.

La texture de ces guimauves 100 % végétales n’est toujours pas élastique, mais elle est bien moelleuse grâce au remplacement de tout le sucre par du sirop d’agave. Et, contrairement à ce que je pensais, on obtient tout de même une guimauve bien blanche.

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Ingrédients pour environ 48 cubes de guimauve (1 petit plat à gratin)
– 90 g d’eau (90 ml)
– 2 cuillerées à soupe d’eau de fleur d’oranger (30 ml)
– 2 cuillerées à café d’agar-agar (4 g)
– 2 cuillerées à café d’huile neutre
– 300 g de sirop d’agave (210 ml)
– 90 ml d’aquafaba (90 g)
– 30 g d’amidon de maïs (60 ml)
– 50 g de sucre glace (100 ml)

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Préparation
– Dans une toute petite casserole, mélanger l’eau, l’eau de fleur d’oranger et l’agar-agar à l’aide d’une petite cuillère. Puis laisser reposer.


– Utiliser l’huile et un pinceau (ou des doigts bien propres) pour huiler l’intérieur d’un petit plat à gratin de 20 cm de long, 15 cm de large et 5 cm de haut (j’ai celui-ci).
– Dans une petite casserole, verser le sirop d’agave et insérer un thermomètre sonde de cuisson. Faire chauffer jusqu’à 120 °C.
– Pendant ce temps, dans un saladier qui ne craint pas la chaleur, battre en neige ferme l’aquafaba. L’idéal est d’utiliser un robot pâtissier.
– Quand le sirop d’agave a atteint 120 °C (attention, vérifier que c’est bien le sirop et pas le fond de la casserole qui atteint cette température), retirer la casserole du feu et la sonde de la casserole.
– Sur le feu, mettre la toute petite casserole à chauffer. Bien remuer à la cuillère pour homogénéiser le contenu.
– Quand le contenu de la toute petite casserole est à ébullition, compter encore 30 secondes de cuisson, tout en mélangeant, puis  éteindre le feu.
– On va maintenant ajouter aux blancs en neige le contenu des deux casseroles en commençant par le sirop d’agave, mais attention ! Pour ne pas faire retomber la mousse, il faut l’ajouter très très progressivement : avec un tout petit filet, ou cuillerée à soupe par cuillerée à soupe, tout en fouettant à vitesse maximale. Et pour que le mélange se fasse au mieux, il faut verser le liquide sur la mousse, pas sur le fouet ni sur les parois du saladier.


– Racler la casserole de sirop d’agave avant de commencer à ajouter le contenu de la toute petite casserole, toujours très très progressivement.
– Dès que tout a été ajouté et que le mélange est bien homogène, stopper le fouet et transvaser la mousse dans le moule huilé.
– Lisser rapidement la surface et laisser le mélange solidifier pendant au moins 1 h.


– Démouler délicatement le mélange sur une planche à découper. Pour cela, passer un couteau sans dents tout autour de la guimauve, puis retourner le plat fond vers le haut et replacer le couteau entre la guimauve et le plat de sorte de faire rentrer un peu d’air pour que la guimauve tombe sur le planche à découper.
– Découper la guimauve selon votre goût. Personnellement je coupe en 4 tranches dans la largeur, puis en 6 tranches dans la longueur, puis en 2 dans l’épaisseur.

 
– Huiler légèrement une lèchefrite ou une grille, puis y déposer la guimauve sans que les morceaux ne se touchent. Laisser sécher pendant 12 h.


– Retourner délicatement les morceaux de guimauve et laisser sécher encore 12 h, ou plus selon la texture qui vous plait.
– Dans une assiette creuse, mélanger le sucre glace et la fécule, puis y rouler délicatement la guimauve.
– Placer la guimauve dans une passoire à mailles fines puis la secouer doucement au-dessus de l’assiette creuse afin d’éliminer l’excédent de poudre autour de la guimauve.


– Manger la guimauve dès qu’elle est prête, c’est  là qu’elle est la meilleure !

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Remarques

  • La toute petite casserole est importante pour faciliter le mélange de l’agar-agar dans la toute petite quantité de liquide. J’utilise une « casserole à beurre ».
  • L’aquafaba est le liquide assez épais présent dans les conserves de pois chiche au naturel. On peut le conserver au congélateur mais il a tendance à perdre sa texture. Dans ce cas, je le décongèle et le fais bouillir plusieurs minutes à découvert avant de l’utiliser.
  • Le sirop d’agave apporte sa saveur à la guimauve. Si vous ne l’aimez pas, vous pouvez utiliser la recette de base de mon livre : dans une casserole de 1,5 L de contenance, verser 100 g de sirop d’agave et 200 g de sucre blanc puis faites chauffer sans remuer pour que le sucre fonde puis cuise jusqu’à atteindre 120 °C. Il est important de choisir une grande casserole pour que le sucre en poudre soit en couche assez fine pour bien fondre sinon le dessous sera fondu et caramélisé avant que le dessus ne soit fondu).
  • Variante de goût : Remplacer les 2 cuillerées à soupe d’eau de fleur d’oranger par 2 cuillerées à café d’extrait de vanille, versé dans l’aquafaba avant le sirop d’agave. Et je compte tester de remplacer l’eau dans la petite casserole par 100 g de coulis de fruits, pour faire des guimauves à la framboise par exemple.
  • Variante sans sirop d’agave : Je pense que la recette fonctionne aussi bien avec du sirop de glucose, mais je n’ai pas vérifié.
  • Le fouet électrique est nécessaire pour cette recette car il faut battre très longuement l’aquafaba, à vitesse moyenne puis à vitesse maximale. Ainsi on incorpore un maximum d’air et on obtient une mousse très légère et volumineuse. Si vous avez un robot pâtissier, c’est l’idéal pour cette recette il fouette tout seul et on peut s’occuper tranquillement des autres étapes. J’ai aussi remarqué qu’il donne une mousse particulièrement volumineuse. Ceci dit, la recette est réalisable aussi avec un fouet électrique normal, il faut simplement être prêt à faire une pause pour reposer le moteur s’il chauffe, être bien concentré·e pour gérer les ajouts et ne pas s’étonner si vous obtenez au final un peu moins de guimauve que sur mes photos.
  • Séchage plus rapide : Utiliser un déshydrateur à thermostat réglé sur 35 °C, pendant environ 4 h puis retourner les cubes et sécher encore 5 h. La durée de séchage dépend de la taille des morceaux de guimauve.
  • Conservation de la guimauve : Si les morceaux ont été suffisamment séchés, on peut stocker la guimauve dans une boîte hermétique. Cependant, au fil du temps les cubes de guimauve deviennent moins moelleux. Et si la guimauve n’a pas été assez séchée, elle va rendre de l’eau à cause de l’enrobage et tout va s’agglutiner. C’est pour cet ensemble de raisons que je recommande de consommer la guimauve dès qu’elle est prête.
  • Oursons à la guimauve : Je n’ai pas encore essayé, mais je vais m’inspirer de cette recette et de celle-ci pour faire des oursons à la guimauve. Bien sûr, ils ne seront pas élastiques comme ceux à la gélatine puisque l’élasticité vient de la gélatine.

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Bon début de semaine ! Et merci beaucoup pour vos commentaires, je vais y répondre dès que possible !

Collier à croquer

10 Oct

Bonjour !

A l’approche des vacances scolaires et d’Halloween, je partage avec vous une recette que j’ai créée pour mon livre Bonbon vegan : des perles pour collier à croquer !

Extrait de Bonbon vegan, photo de Caroline Féraud

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C’est une activité facile à mettre en place avec des enfants car elle ne nécessite aucune cuisson. Attention par contre, les perles ont besoin d’une nuit pour sécher et devenir croquantes ! Heureusement pour les pressé-es, on peut manger plein de mini morceaux de pâte à bonbon tout en préparant les perles…

Ce qu’il faut pour fabriquer des perles à croquer, c’est : du sucre glace, de la gomme arabique, une paille et une douille de pâtisserie.

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Et des colorants si vous voulez des perles en couleur. Je vous en propose des 100 % naturels.

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Ingrédients pour 20 perles
– ¼ cuillerée à café de gomme arabique en poudre
– 80 g de sucre glace : 50 g (100 mL) pour les perles et 30 g (60 mL) pour saupoudrer les surfaces de travail
– 1/4 cuillerée à café de liquide : eau pour des perles blanches, jus de carotte pour des perles oranges, « jus » de betterave pour des perles roses, extrait bleu de spiruline pour des perles bleues

Matériel
– 1 petit bol par couleur
– 1 cuillère pour mélanger le contenu de chaque bol
– 1 douille de pâtisserie unie, de 10 mm
– 1 paille, plutôt fine
– 1 assiette plate

Préparation
– Dans un petits bol, déposer le liquide puis ajouter en pluie ¼ cuillerée à café de gomme arabique.
– Laisser reposer plusieurs minutes pour que la gomme se dissolve. Si cela nous aide à patienter, on peut remuer le contenu du bol.
– Avec 30 g de sucre glace (60 mL), saupoudrer généreusement l’assiette plate et le plan de travail.
– Quand le liquide du bol ne contient plus de grumeau, incorporer 50 g de sucre glace (100 ml) et malaxer pour former une boule.
– Si la pâte est friable, ajouter une goutte d’eau.
– Étaler la pâte avec la paume de la main sur le plan de travail généreusement saupoudré de sucre glace. La pâte doit faire environ 5 mm d’épaisseur.
– Appuyer la pointe de la douille pour découper un petit disque de pâte. Laisser la douille en place.
– Au centre du disque, appuyer la paille pour découper le centre de la perle.



– Retirer la paille.


– Si on le souhaite, on peut souffler fort dans la paille pour faire sortir la mini pépite de pâte qui s’y trouve… et la manger !

– Retirer la douille, puis appuyer doucement avec le bout d’un doigt dans la douille afin de faire sortir l’anneau qui deviendra une perle à croquer.

On ne la mange pas tout de suite !


– Placer l’anneau sur l’assiette saupoudrée de sucre glace.

– Recommencer avec le reste de la pâte.


– Laisser sécher au moins une nuit.
– Récupérer les perles et enlever l’excès de sucre glace en les plaçant dans un tamis (lui-même posé sur un bol pour récupérer le sucre glace).
– Enfiler les perles sur du fil élastique et le nouer pour former un collier ou des bracelets.

Remarques

  • La plupart des colliers à croquer du commerce contiennent du E120 pour colorer les perles en rose. E120, c’est le rouge carmin ou rouge cochenille, un colorant rouge/rose naturel fabriqué à partir d’insectes écrasés… On peut heureusement trouver des colliers à croquer sans E120, avec des colorants à base de plante (j’en ai acheté cet été chez Hema).
  • La gomme arabique se trouve en magasin créatif sous différentes marques. On peut aussi en commander en pharmacie, car c’est un ingrédient utilisé par les préparateurs en pharmacie. Ce sera sans doute un peu plus cher qu’en magasin créatif, et vous devez alors demander gentiment et dire combien vous en voulez (une tout petite qantité, 20 g permettent de préparer des centaines de perles).
  • Le sucre glace industriel (Daddy) est préférable si on veut des perles bien blanches. Sa texture en poudre extrêmement fine est aussi plus agréable pour cette réalisation que du sucre glace maison.
  • Pour que les perles aient une couleur pastel, il faut que le liquide de départ soit intensément coloré. En effet, on ajoute une très grande quantité de sucre glace, ce qui dilue énormément ce liquide. Sur la photo ci-dessous, les perles mauves ont été colorées avec du jus de cassis, qui est violet très foncé, et les perles grisâtres ont été « colorées » avec une infusion de safran.

Perles à croquer réalisées avec du sucre bio

Comme vous l’avez vu plus haut, le jus de carotte donne un bel orange pastel, le liquide rose foncé des sachets de betterave sous vide donne des perles roses, et un extrait bleu de spiruline donne de jolies perles bleu ciel.

Pour obtenir des perles jaunes, je pense qu’on peut colorer la pâte avec du curcuma en poudre, mais je n’ai pas essayé. Et je suppose qu’on peut faire des perles vert clair en utilisant de la spiruline en poudre, mais là non plus je n’ai pas testé.

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Bon week-end !

Frappuccino simplissime

24 Mai

Bonjour !

Vous connaissez le frappuccino, cette boisson fraîche, lactée, mousseuse et très gourmande ? Si vous aimez cette boisson, vous allez adorer cette recette simplissime et express, que vous pouvez décliner en version vanille, chocolat ou caramel !

A partir de la technique du dalgona coffee, j’ai trouvé l’astuce pour obtenir une mousse tellement moelleuse pour se régaler sans ressentir le besoin d’ajouter de la crème fouettée. Elle est pas belle, cette mousse crémeuse ?

Et le mieux, c’est que l’ensemble de cette boisson gourmande se prépare en 5 minutes,  de manière très ludique, avec des ingrédients très simples à trouver !

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Ingrédients pour 1 verre normal
– 1/2 dosette de café soluble (presque 1 cuillerée à café)
– 1,5 cuillerée à soupe de sucre
– 1,5 cuillerée à soupe d’eau
– 125 ml lait végétal au choix, à la température du frigo
– Si désiré, une saveur à ajouter au lait végétal :

  • Frappuccino nature : 1 cuillerée à café de sucre, sauf si le lait végétal a déjà un goût sucré
  • Frappuccino à la vanille : 1 sachet de sucre vanillé OU utiliser du lait végétal vanillé
  • Frappuccino au chocolat : 1,5 cuillerée à café de chocolat en poudre OU 1/2 cuillerée à café de cacao en poudre et 1 cuillerée à café de sucre OU utiliser du lait végétal chocolaté
  • Frappuccino au caramel : 1 cuillerée à café bombée de nappage caramel

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Préparation
– Dans un saladier, verser le café soluble, le sucre et l’eau. Mélanger.


– Si on veut aromatiser le lait à la vanille, au chocolat ou au caramel, mélanger vivement l’arôme au lait végétal, dans le verre de service. Le lait aromatisé doit être bien homogène. Le placer au frigo.


– Dans le saladier, battre en neige le mélange au fouet électrique à vitesse maximale pendant environ 2 minutes, jusqu’à ce que tout le liquide soit devenu une mousse marron très clair qui marque clairement le passage du fouet, comme sur la photo :


– Attention, étape clé : verser doucement le lait végétal, sans mélanger du tout sinon on va casser la mousse !


– Verser le contenu du saladier dans le verre. Racler le fond du saladier avec une cuillère pour tout transférer dans le verre. C’est la magie : à ce stade, on a l’impression que c’est un gros gloubi blouga mais tout se mettra bien en place dans le verre !


– Servir avec une paille, pour pouvoir associer comme on veut les deux parties de la boisson.

Frappuccino au caramel

 

Frappuccino au chocolat

 

Frappuccino à la vanille

 

Frapuccino nature

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Remarques

  • Pour un grand verre, doubler les quantités : 1 dosette de café soluble, 3 cuillerées à soupe d’eau, 3 cuillerées à soupe de sucre, 250 ml de lait végétal.
  • Le café soluble : Si comme moi vous n’y connaissez rien, vérifiez que vous achetez bien du café soluble en lisant son mode d’emploi : il doit indiquer qu’il suffit de mélanger une dosette de café dans une tasse d’eau chaude.
  • Version sans caféine : Je suppose qu’on peut utiliser du café soluble décaféiné, mais je n’ai pas essayé. Et si vous n’aimez pas le café, je vous propose une autre recette : la fraîcheur lactée menthe-chocolat.
  • Version frappée : Je suppose qu’on peut remplacer 50 ml du lait par de la glace pilée déposée dans le verre avant d’y verser le contenu du saladier, mais je n’ai pas essayé.
  • Version sans sucre : Je n’ai pas testé, mais je pense qu’on peut remplacer le sucre par un édulcorant à base d’érythritol ou d’allulose, comme le Sugarly de Canderel ou la poudre de monk fruit.

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Voilà, j’espère que cette recette vous plaira !

Ma paille-cuillère en inox vient du site sans-bpa.com, qui ne vend plus ce modèle court mais propose ce modèle.

Bon dimanche !

Pommes au four

5 Avr

Bonjour !

Après les Mikado, continuons dans les douceurs simples : aujourd’hui, on fait des pommes au four. C’est moelleux, facile à préparer et ça se mange parfaitement bien avec un biscuit.

Oui c’est moche, mais c’est bon !

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Ingrédients
– des pommes
– du sucre
– de la cannelle en poudre

Préparation
– Retirer le trognon des pommes. Si vous avez un évide pomme, c’est le moment de le sortir ! Sinon, planter le couteau à la verticale autour du trognon, 4 fois, pour sortir un tronçon de section carrée.
– Découper le tronçon en 3 pour éliminer le centre, qui contient les graines.

– Inciser la peau des pommes, pour éviter qu’elle n’éclate lors de la cuisson.
– Placer les pommes évidées dans un plat à gratin, en remettant dans chacune le fond du tronçon.
– Garnir les pommes selon votre goût, par exemple avec un peu de sucre et de cannelle, puis remettre le haut de chaque tronçon.

– Cuire à environ 170-180 °C jusqu’à ce que les pommes soient fondantes.

Qui avait oublié d’inciser la peau des pommes ?…

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Bon dimanche !

Mikado simplissimes

4 Avr

Bonjour !

Vous avez des sticks bretzels apéritifs ? Du chocolat ? Alors vous êtes à 10 minutes d’avoir un paquet de Mikado en train de solidifier au frigo !

Cette recette simplissime est parfaite à réaliser avec des enfants. Je vous laisse décider si vous en profitez pour faire un honteux chantage du type : « quand on aura fini tes devoirs, on va fabriquer des Mikado »…

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Ingrédients pour 20 mikado
– 50 g de chocolat pâtissier
– 1 cuillerée à soupe (rase) de Végétaline ou d’huile de coco désodorisée
– 1 pincée de bicarbonate de soude
– 2 cuillerées à soupe (rases) de sucre glace
– 20 sticks de bretzels apéritifs

Préparation
– Faire fondre le chocolat pâtissier avec l’huile, le bicarbonate et le sucre glace.
– Tremper les bretzels dans ce mélange. Ou plutôt, verser des cuillerées de mélange chocolaté sur les bretzels.

– Tenir quelques instants le mikado à la verticale au-dessus du bol de chocolat, pour laisser tomber l’excédent. 
– Disposer dans un bol ou un plat creux.
– Recommencer pour chaque bâtonnet, et veiller à ce que les mikados ne se touchent pas une fois dans le bol. Ici, on a pu mettre 5 mikado par bol, donc il nous a fallu 4 bols.


– Laisser solidifier, par exemple en plaçant les bols 15 minutes au frigo. Et voilà, c’est prêt !

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Remarques

  • Le bicarbonate permet d’adoucir le chocolat. Si on n’en met pas, il faut ajouter plus de sucre glace pour avoir un résultat vraiment doux.
  • La Végétaline est en fait composée de 100 % d’huile de coco (coprah). Dans cette recette, elle sert à obtenir un mélange fluide. Si on mettait seulement le chocolat et le sucre glace, on aurait un mélange pâteux, qui donnerait une couche de chocolat épaisse et irrégulière sur le Mikado.
  • Version sans huile de coco : On peut remplacer l’huile de coco par 2 cuillerées à soupe de margarine végétale, mais le résultat sera moins agréable : la coque de chocolat, après refroidissement, restera un peu molle.
  • Mes bols sont des Duralex. Ils sont fabriqués en France et sont très solides (il y a quelques jours j’en ai malencontreusement fait tomber un par terre et il a survécu sans une fêlure !).

Je termine par une petite explication de l’origine de cette recette. Saviez-vous que les Mikado Chocolat noir contiennent quand même des produits laitiers ? Ca ne me manquait pas plus que ça, les Mikado… mais quand j’ai vu les Choco baguettes de Bisson, ça m’a carrément donné envie et j’en ai acheté 2 paquets ! Ils sont très bons, mais en fait il ressemblent plus à des Fingers.

Et moi, du coup, j’avais envie de Mikado. Alors qu’à cela ne tienne, j’en ai fabriqué.

Bon week-end !

Soirée pizza végane

23 Fév

Bonjour !

Aujourd’hui, je vous propose mes astuces pour faire une soirée pizza végane, ou plus précisément, un bar à pizza végane. On prépare des portions de pâte individuelle, un bol de sauce tomate, plein de garnitures et chacun personnalise sa pizza.

C’est ludique, facile à organiser (si on n’est pas trop nombreux) et cela permet à chacun de s’intéresser vraiment à ce qu’il y a sur sa pizza et d’oser sortir des garnitures classiques.

Vous allez me dire : comment faire pour le fromage, quand les invités ne sont pas véganes ? Vous pouvez bien sûr acheter un substitut végétal, qui est apparemment de plus en plus commun en magasin bio comme en supermarché. Mais personnellement, les rares fois où j’en ai testé, je n’ai pas été convaincue. Donc ma solution, c’est de proposer à la fois un coulis de tomate enrichi d’huile et de sel, et du parmesan végétal à saupoudrer sur le tout. Minimalist baker partage cet avis (en anglais) : avec un bon coulis de tomate, des légumes poêlés et du parmesan végétal, on obtient une pizza délicieuse. Et d’ailleurs, la pizza napolitaine vendue dans le berceau mondial de la pizza, Naples, ne contient pas de fromage : elle est garnie de sauce tomate, ail et basilic frais (et c’est déjà très bon) !

Le résultat ne sera pas dégoulinant et élastique comme dans les publicités américaines, mais en général cela ne manque pas aux invités quand on leur propose des pizzas à garnir soi-même… car chaque convive a déjà tendance à accumuler plein d’éléments sur sa pâte, donc il n’y a plus vraiment de place pour le fromage !

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Ingrédients pour 3/4 personnes et 2 plaques de cuisson d’un four moyen (2 grandes pizzas, 4 moyennes ou, comme sur les photos, 6 petites)

Pâte à pizza
– 450 g de farine de blé
– 1 cuillerée à café de sel
– 1 sachet de levure déshydratée
– 2 cuillerées à soupe d’huile
– 250 ml d’eau (ou plus, selon la farine utilisée)

Coulis de tomate enrichi
– 200 g de coulis de tomate
– 6 cuillerées à soupe (80 g) d’huile d’olive
– 1/2 cuillerée à café de sel
– 2 pincées d’herbes de Provence et/ou d’origan
– 2 pincées de sucre (pour que la sauce ne soit ni acide, ni amère, ni sucrée).

Garnitures qui serviront aussi à l’apéritif
Au choix : champignons de Paris en tranches, artichauts à l’huile coupés en morceaux de 5 mm d’épaisseur, olives noires, graines de tournesol décortiquées, noix de cajou grillées et salées…

Garniture grasse
Au choix : huile pimentée, huile de sésame grillée, huile d’olive, pesto vert végane, mozza de psyllium (1/2 cuillerée à café un peu bombée de sel, 2 pincées d’ail semoule, 3 cuillerées à soupe + 1 cuillerée à café de psyllium en poudre, 180 g de yaourt de soja nature, 70 g d’huile neutre)…

Garniture moelleuse
– 200 g d’oignons (ou autre légume de saison)
– 1 cuillerée à soupe d’huile
– 2 pincées de sel
– éventuellement 1 pincée d’épices (paprika fumé par exemple)

Parmesan végétal
– 35 ml de poudre d’amande ou d’une autre graine oléagineuse (12 g)
– 1/4 cuillerée à café de sel
– 1 cuillerée à café de levure diététique en paillettes
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Préparation
– Mélanger les ingrédients de la pâte à pizza, dans un grand saladier ou dans la cuve d’un robot pétrisseur.
– Pétrir jusqu’à obtenir une pâte au toucher velouté et non collant.
– Laisser lever environ 1h, avec un couvercle ou un torchon humide posé sur le saladier pote ne pas que la pâte sèche.
– Facultatif : Pendant ce temps, préparer la mozza de psyllium. Mixer finement le sel et l’ail semoule avec le psyllium, dans un petit blender puis réserver cette poudre. Mixer le yaourt et l’huile (on peut utiliser le même petit blender) puis faire chauffer ce mélange jusqu’à à quasi ébullition. Ajouter le mélange de poudre, bien mélanger à la cuillère puis mixer par à coups (dans le même blender ou au mixeur plongeant) jusqu’à obtenir une pâte très élastique. La transférer dans un bol mouillé et laisser refroidir.
– Préparer la garniture moelleuse. Émincer les oignons (ou couper les légumes en morceaux pas trop gros) et les faire cuire à l’étouffée avec l’huile. Saler et ajouter des épices selon votre goût, par exemple une pincée de paprika fumé.
– Préparer le coulis de tomate enrichi : mixer tous ses ingrédients dans un blender, ou avec un mixeur plongeant.
– Préparer le parmesan végétal : mixer ses ingrédients dans un blender ou en les écrasant entre les doigts.
– Étaler la pâte de la manière voulue : 2 grandes pizzas de la taille d’une lèchefrite chacune, ou 4 à 6 mini pizzas.
– Placer les pâtes sur une feuille de cuisson (tapis en silicone ou papier cuisson) et les garnir.
– Déposer les pizza et leur feuille de cuisson sur une lèchefrite qui attendait, bien chaude, dans le four préchauffé à 210 °C.
– Laisser cuire 5 à 10 minutes, le temps que les bords de la pâte cuisent. Servir immédiatement, en coupant des parts avec des ciseaux de cuisine.

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Remarques

  • Variante express pour une grande pizza à pâte épaisse : 300 g de farine de blé blanche, 3/4 cuillerée à café de sel, 1 sachet levure déshydratée, 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive, 150 ml eau (185 ml si on utilise de la farine bise), laisser lever 30 minutes seulement avant d’étaler et garnir.
  • Quantité de coulis de tomate enrichi pour une grande pizza : mixer 100 g de coulis de tomate, 3 cuillerées à soupe (40 g) d’huile d’olive, 1/4 cuillerée à café de sel, 1 pincée d’herbes de Provence et/ou d’origan, 1 ou 2 pincées de sucre.

Je termine cet article avec une remarque sur le Béluga, fan de la pizza à la mozzarella. Fidèle à la stratégie géniale de Dina Rose, je ne m’empêche pas de mettre au menu, de temps en temps, de la pizza végane. Et si le Béluga ou le Pinto ne veut pas manger du plat qui est au menu, pas de problème : il n’ont pas à le manger, ni même à mettre un petit morceau dans sa bouche ! Il faut juste qu’ils s’y intéressent un moment, par exemple en explorant le plat et en disanr au moins deux mots de compte-rendu, par exemple « c’est chaud » et « ça ne me rappelle aucun autre aliment ». Et comme à chaque repas, ils peuvent manger autant qu’ils veulent de leur aliment de réserve (des pistaches non salées ici). Cette démarche a donné de fabuleux résultats chez nous : les repas sont détendus et le Béluga nous étonne désormais par les nouveaux aliments qu’il goûte – qu’il les aime ou pas n’a aucune importance. Pour la pizza végane en particulier, il n’est toujours pas fan, mais pour les pâtes au chou fleur, il mange maintenant la garniture avec plaisir !

Bon dimanche !

Pâtes au fromage 100 % végétales

9 Fév

Bonjour !

Ceci est une recette que je peux préparer dans les situations où, avant d’être végétalienne, je faisais cuire des pâtes puis je les mélangeais simplement avec du fromage râpé ou des lamelles de Comté.

Entendons-nous bien : ce n’est évidemment pas une recette qui va faire croire à un amateur de fromage qu’il mange une classique assiette de pâtes au fromage standard composée de beurre et de fromage râpé ! Mais c’est un plat très facile et extrêmement réconfortant, qui apporte la même gourmandise et la même satiété. Alors quel nom pourrait-on lui donner ? Vous avez une idée, vous ?

Je sais que je ne suis pas censée utiliser le mot « fromage » dans le titre de cette recette, alors que les industriels ont parfaitement le droit de mettre « fromage » dans le nom d’un plat plein de lygomme, juste parce qu’ils ont ajouté une minuscule quantité de « vrai fromage » à leur substitut… Alors je me creuse la tête, mais pour le moment je n’ai pas d’idée et ce sera donc « pâtes au fromage 100 % végétales », voilà !

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Ingrédients pour 1 personne
– 125 g de spaghetti, coquillettes ou autres pâtes sèches
– 1 cuillerée à soupe un peu bombée d’huile neutre, ici de l’huile de colza désodorisé/cuisson (20 g)
– 1 cuillerée à soupe un peu bombée de purée d’amande blanche ou de cacahuète (20 g)
– 1/2 cuillerée à soupe de levure de bière en paillettes
– Si on utilise de la purée d’oléagineux non salée, 1 grosse pincée de sel fin
– Facultatif : 1/4 de cuillerée à café de carbonate de calcium

Ingrédients pour 4 personnes 
– 500 g de spaghetti, coquillettes ou autres pâtes sèches
– 5 cuillerées à soupe d’huile neutre, ici de l’huile de colza désodorisé/cuisson (70 g)
– 5 cuillerées à soupe de purée d’amande blanche ou de beurre de cacahuète (75 g)
– 2 cuillerées à soupe de levure de bière en paillettes (environ 7 g)
– Si on utilise de la purée d’oléagineux non salée, 1/2 cuillerée à café de sel fin
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium

Préparation
– Dans une casserole avec couvercle, faire chauffer de l’eau.
– A l’ébullition, retirer le couvercle et ajouter les pâtes et un peu de gros sel, puis laisser cuire (sans couvercle).
– Pendant ce temps, mixer tous les autres ingrédients, soit dans le saladier de service (en utilisant un fouet à main), soit dans un grand bol (en utilisant un mixeur plongeant) soit dans un blender.
– Quand les pâtes sont cuites, les égoutter puis les mélanger à la sauce.

Remarques

  • Prix : La purée d’amande bio est chère : autour de 20 euros le kg… mais c’est le même prix que du Comté bio ! La purée de cacahuète (100 % cacahuète, ne pas confondre avec le beurre de cacahuète qui contient aussi de l’huile de palme, du sucre et du sel) est plus économique : entre 6 et 10 euros le kg, soit le même prix que de l’emmental râpé classique. Ce plat n’est donc pas plus cher que son équivalent avec fromage d’origine animale, si l’on peut se permettre d’investir dans le pot de purée d’oléagineux et de l’utiliser au fil des mois.
  • Variante moins grasse : On peut remplacer l’huile par deux fois plus d’eau. Cette variante (sans huile et sans levure diététique) figure dans Nourrir son enfant autrement, sous le nom de « pâtes crémeuses à la cacahuète : Pour 3/4 personnes, on cuit 400 g de spaghetti (ou autres pâtes), puis on les égoutte et on les mélange avec une sauce obtenue en mixant/fouettant 4 cuillerées à soupe de purée de cacahuète mixée, 120 ml d’eau (8 cuillerées à soupe), 1/2 cuillerée à café de sel, et éventuellement 1 cuillerée à café de carbonate de calcium. ». Et c’est bien sûr meilleur en ajoutant de la levure de bière en paillettes à la sauce !
  • Variante avec légumes : Utiliser seulement 100 g de pâtes sèches par personne et ajouter 50 g de légumes. Une solution simple est de choisir des petits pois ou des fleurettes de brocoli (frais ou surgelés) et de les faire cuire directement dans l’eau de cuisson des pâtes. Je les ajoute dans la casserole quand l’eau recommence à bouillir, environ 5 minutes après l’ajout des pâtes.

Bon dimanche !