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Sablés boules de neige (snowball cookies)

10 Déc

Bonjour !

Les snowball cookies, prisés par les américains à la période de Noël, sont des sablés à la texture fondante parfumés à l’amande (ou autre oléagineux) et à la vanille et roulés deux fois dans le sucre glace, ce qui leur donne un peu l’apparence d’une boule de neige.

Ils ressemblent beaucoup aux kipferl alsaciens à la vanille, qui eux sont en forme de croissants et ne sont roulés qu’une seule fois dans le sucre glace.

Sablés comme des kipferl : roulés seulement une fois, à froid, dans la sucre glace.

Ces biscuits doivent leur texture sablée et fondante à une grande proportion de beurre. Pour végétaliser la recette, on peut tout simplement remplacer le beurre par de la margarine. J’ai gardé cet ingrédient dans la liste ci-dessous pour faire apparaître la simplicité des proportions, mais je vous propose bien entendu des alternatives plus bas (et pour être honnête je n’ai jamais fait cette recette avec de la margarine !).

Ingrédients pour 32 biscuits
– 100 g amandes émondées
– 35 g sucre blond
– 100 g margarine végétale
– 100 g farine de blé blanche
– 1 gousse de vanille ou 1/2 cuillerée à café de vanille en poudre ou une belle quantité de vanille liquide
– Pour le double enrobage, prévoir 200 g de sucre glace, même si seulement 100 g devraient être utilisés.

Préparation
– Allumer le four à 170/180 °C.
– Répartir les amandes sur une lèchefrite et enfourner jusqu’à ce qu’elles blondissent et que la cuisine embaume.
– Laisser refroidir les amandes torréfiées hors du four.
– Dans un saladier, battre le sucre et la margarine jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
– Couper les gousses de vanille en morceaux.
– Dans un blender ou un robot, mixer les amandes avec les gousses de vanille découpées. Si besoin, ajouter une partie de la farine.
– Incorporer la poudre d’amande vanillée et la farine dans le saladier. Ajouter la vanille liquide le cas échéant.
– Former une boule de pâte et la détailler en boulettes d’environ 3 cm de diamètre. La pâte peut être un peu friable (notamment dans la version sans gluten)  donc je trouve plus simple, au lieu de rouler les boulettes, de les presser entre les doigts. Comme quand on compacte de la neige pour former une boule !


– Faire cuire environ 15 minutes à 170/180°C . Les biscuits doivent blondir.

– Verser le sucre glace dans un grand bol.
– Laisser tiédir les biscuits 5 minutes hors du four puis les rouler délicatement (chauds, ils sont très friables) un par un dans le sucre glace avant de les laisser refroidir totalement. Ce premier enrobage va permettre d’obtenir un petit glaçage composé de sucre glace mélangé à l’eau condensant sur les cookies encore chauds. On ne le réalise pas dans le cas des kipferl.

– Une fois complètement froids (au bout d’une heure), rouler à nouveau les cookies dans le sucre glace.

En haut, des cookies roulés deux fois dans le sucre glace. En bas, des cookies qui attendent leur deuxième séance de galipettes dans le sucre glace

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Remarques

  • Version sans bruit de mixeur : Utiliser de la poudre d’amande (on peut aussi la torréfier légèrement) et uniquement de la vanille en poudre (ou en extrait liquide) à la place de la gousse de vanille.
  • Recette en volumes (1 cup = 250 ml) : 1 cup d’amandes en poudre, 1 cup de farine de blé, 1/2 cup de margarine, 1/4 cup de sucre, 1/2 cuillerée à café de vanille en poudre. Prévoir 1 1/2 cup de sucre glace pour l’enrobage.
  • Variante de proportions : On peut diminuer la poudre d’amande, il faut alors augmenter la quantité de farine et de matière grasse afin de conserver la texture caractéristique de ces biscuits. C’est ce que propose Christophe Felder dans sa recette de vanille kipferl : il supprime 40 g de poudre d’amande et ajoute 40 g de farine et 20 g se beurre.
  • Version sans gluten : Remplacer la farine de blé par 70 g de farine sans gluten (par exemple de la farine de riz semi complet) et 30 g d’amidon (amidon de mais, fécule de pomme de terre, arrow-root, …).
  • Version sans margarine : Comme pour mes shortbread, on peut utiliser 80 g d’huile de coco et 20 g d’eau. Ou 40 g de beurre de cacao fondu avec 40 g d’huile de cuisson et 20 g d’eau. Dans ces deux versions, le plus simple est de faire fondre la matière grasse afin qu’elle se mélange facilement au sucre et à la farine. Sur sa recette de snowball cookies, Roya remplace le beurre et la poudre d’oléagineux par de l’huile de coco et de la purée d’oléagineux, je n’ai pas testé.

Quand l’huile est incorporée non fondue, elle a tendance à fondre lors de la cuisson, comme sur la gauche de la photo. J’imagine qu’une solution serait de placer les boulettes au froid avant de les cuire, mais je n’ai pas la patience ni la place dans le frigo/congélateur pour faire cela.

  • Conservation : Ces cookies sont souvent envoyés aux USA car meilleurs après un ou deux jours. De même, les kipferl alsaciens se conservent plusieurs semaines dans une boite en métal. C’est donc une excellente idée de cadeau gourmand, qu’on prépare tranquillement plusieurs jours à l’avance et qui se bonifiera au fil du temps, conservé dans une boite en métal ou une boîte hermétique, avec un peu de sucre glace au fond.

Bon dimanche !

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Napolitain facile et végétal

26 Nov

Bonjour !

Pour les anniversaires, à l’école du Béluga, les parents doivent apporter des bonbons et un gâteau industriels. Des aliments plein d’additifs juste pour que l’école puisse conserver les étiquettes en cas de souci… Je comprends mais ça me saoule ! D’autant plus que les bonbons ne sont pas nécessaires pour que les enfants s’éclatent : la cérémonie des bougies à souffler, le gâteau et les jus sucrés suffiraient à leur bonheur, j’en suis convaincue (et ça a parfaitement fonctionné pour la fête des 5 ans du Béluga).

Bref, tout ça pour vous dire que le Béluga m’a annoncé qu’il voulait un Napolitain pour son anniversaire à l’école. J’en achèterai donc un au supermarché, mais je voulais aussi en faire moi-même car actuellement à la maison le Béluga ne mange aucun gâteau levé : il n’aime que les cookies et autres biscuits. J’ai donc pensé que ce gâteau issu de son désir lui permettrait de s’habituer à la texture des gâteau moelleux.

Le Béluga rôde autour du gâteau…

.Ce dessert est plutôt joli et bon pour pas tellement d’effort. Comme d’habitude, j’ai souhaité simplifier la recette au maximum, à la fois en terme d’ingrédients et d’ustensiles. J’ai donc beaucoup détaillé la recette pour vous expliquer mes astuces de feignasse écolo et pressée.

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Ingrédients pour un gâteau de la taille d’un moule à cake

Génoises
– 200 g de farine de blé blanche (T65 ici)
– 200 g de sucre blond
– 1 cuillerée à soupe de poudre à lever maison Ou 1 sachet du commerce
– De la vanille (ici en poudre, si elle est liquide il vaut mieux l’ajouter plus tard, avec le yaourt)
– 1 cuillerée à soupe de cacao en poudre non sucré.
– 50 g d’huile de cuisson
– 200 g de yaourt de soja nature

Ganache au chocolat
– 100 g de chocolat pâtissier
– 50 g d’eau (ou de lait végétal ou de crème végétale)
– 1 cuillerée à café d’huile (sauf si on utilise de la crème végétale)

Glaçage blanc
– 50 à 100 g de sucre glace
– 1 ou 2 cuillerées à café de yaourt de soja nature (ou de lait végétal ou de crème végétale)

Décoration
– Un peu de vermicelles chocolat ou de petites pépites de chocolat

Préparation des génoises
– Préchauffer le four à 165 °C.
– Chemiser de papier cuisson un moule à cake et un moule à gratin faisant la longueur du moule à cake et 2 fois sa largeur. Ou chemiser un très grand moule à gratin (ou cadre rectangle extensible) avec du papier cuisson en réalisant une cloison aux 2/3 comme dans cette recette de Napolitain par Ma cuisine végétalienne.
– Si le papier cuisson est écologique, l’huiler généreusement.
– Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, la poudre à lever et la vanille si elle est en poudre.
– Verser 150 g du mélange dans un grand bol et y incorporer le cacao en poudre.
– Déposer sur le mélange cacaoté 1/3 de l’huile (1 grosse cuillerée à soupe ou 13 g) et 75 g de yaourt, et de la vanille si elle est liquide. Ne pas mélanger.
– Déposer dans le saladier le reste de l’huile et du yaourt, ainsi que de la vanille si elle est liquide. Ne pas mélanger.
– Remplir le(s) pot(s) de yaourt d’eau.
– Verser environ la moitié de l’eau sur le mélange à la vanille. Si besoin pour obtenir une bonne texture de pâte à gâteau, ajouter encore un peu d’eau.
– Verser le mélange dans le plat à gratin, lisser et enfourner.
Remplir le(s) pot(s) de yaourt). Verser environ 1 pot d’eau dans le grand bol, tout mélanger, verser dans le moule à cake, lisser et enfourner.
– Sortir les génoises quand un pic planté dedans ressort sec. Attention, si vous utilisez 2 moules comme moi, la génoise au cacao cuit plus vite que celle à la vanille.


– Laisser tiédir les génoises puis les démouler, les retourner, retirer délicatement le papier cuisson et les laisser refroidir sur une grille (ou un torchon).

Préparation de la ganache au chocolat
– Placer les ingrédients de la ganache dans un bol supportant la chaleur et le déposer dans le four éteint.
– Au bout de quelques minutes (pendant ce temps, préparer le glaçage blanc), sortir le bol du four en utilisant un torchon pour ne pas se brûler.


– Mélanger à la cuillère.
– Si le temps presse, faire tiédir plus rapidement le contenu en plaçant le bol dans un saladier contenant de l’eau froide.

Préparation du glaçage blanc
– Mélanger juste assez de yaourt avec le sucre pour obtenir une pâte épaisse.
– En quelques secondes, quand le sucre glace est dissout, le mélange devient plus liquide.

Montage
– Découper la génoise vanille en 2 dans la longueur. Si besoin, couper la génoise cacao pour qu’elle fasse la même taille que les autres.


– Sur le dessus (croûte) d’une moitié de génoise vanille, étaler à la cuillère ou au couteau le glaçage blanc et parsemer immédiatement de vermicelles chocolat.
– Dans un plat temporaire qui rentre dans le frigo, placer la seconde moitié de génoise vanille, croûte dessous et mie dessus.
– Étaler à la cuillère la moitié de la ganache chocolat dessus.
– Placer la génoise cacao dessus.
– Étaler le reste de ganache chocolat dessus. Ce n’est pas grave si un peu de ganache coule sur les côtés.


– Délicatement, pour ne pas fissurer le glaçage blanc qui n’est pas encore sec, placer la génoise décorée dessus.
– Placer au frais pendant au moins 1 h.


– Avec un couteau à pain, couper les bords pour obtenir un pavé bien droit et sans coulure.
– Utiliser une spatule pour transférer le gâteau dans le plat de service.
– Couper en tranches de 1 ou 2 cm de large.

Pour transporter le gâteau, je l’ai emballé dans du papier cuisson, déposé sur un plat et couvert du moule à cake. C’était impeccable.

Bilan ? Les amis chez qui j’ai apporté ce gâteau ainsi que leurs enfants l’ont aimé, de même que Doudou et moi. Sur sa part, le Béluga n’a mangé que le glaçage (constitué en quasi totalité de sucre glace) et une bouchée de génoise au chocolat. Cet enfant a une sacrée sensibilité alimentaire !

 

J’en profite pour vous annoncer que je serai samedi prochain, le 2 décembre, à 11h au Veggie World Marseille pour faire une démonstration de bonbons (bouteilles de coca) et dédicacer Bonbons vegan – que vous pouvez apercevoir dans cette émission des Maternelles.

Bon dimanche !

Kit SOS cookies 100 % végétal

2 Juil
  1. Bonjour !

Comme promis, voici la recette de cookies que le Béluga me demande souvent pour le goûter. Elle est 100 % végétale, très simple et gourmande, sans margarine ni huile de coco. Je n’ai pas cherché en plus à diminuer la quantité de sucre.

J’ai construit cette recette avec l’idée d’en faire des cadeaux gourmands… et je me prépare aussi souvent des bocaux pour lancer un chouette goûter en 5 minutes quand des invités arrivent et que je n’ai rien de prêt.

Résultat avec les quantités pour 20 cookies

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Ingrédients pour un pot de confiture standard (350 ml environ)
– 100 g de farine de blé blanche (T65 ici)
– 2 pincées de bicarbonate de sodium (ou de poudre à lever)
– Facultatif : 1 pincée de sel
– 60 g de sucre (blond, blanc ou roux)
– Facultatif : ¼ de cuillerée à café de vanille en poudre
– 40 g de pépites de chocolat

Préparation
– Dans un bol, mélanger la farine de blé, le bicarbonate de sodium (ou la poudre à lever) et le sel.
– Dans le bocal, déposer ce mélange puis tapoter le bocal pour que la couche soit bien horizontale.
– Ajouter le sucre mélangé avec la vanille en poudre  puis tapoter à nouveau pour bien tasser.
– Ajouter les pépites de chocolat.

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Utilisation (pour obtenir 10 cookies)
– Préchauffer le four à 170 °C. Déposer une feuille de papier cuisson sur une lèchefrite.
– Verser le contenu du pot, mélanger puis ajouter 3 cuillerées à soupe d’eau (45 g) et 3 cuillerées à soupe d’huile de cuisson liquide (40 g).
– Former une boule de pâte.
– Prélever 10 boules d’environ 3 cm de diamètre et les répartir sur le papier cuisson en les aplatissant avec la main.
– Cuire 12 à 15 minutes.
– Sortir du four et laisser reposer 5-10 min sur la lèchefrite avant de détacher les cookies et les laisser refroidir sur une grille (ou un torchon propre).

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Remarques

  • Épaisseur des cookies : Ces cookies ne s’étalent pas lors de la cuisson. Il vont simplement devenir un peu plus épais et un peu plus larges. Il est donc important de bien aplatir les boulettes de pâte sur la feuille de cuisson, à moins que vous ayez envie de cookies en forme de rochers.
  • Variante sans huile : Remplacer les 3 cuillerées à soupe d’huile par 3 cuillerées à soupe de purée d’oléagineux  purée d’amande, purée de noisette, beurre de cacahuète… Le goût sera bien sûr modifié, c’est délicieux aussi ! En fait, ce que je préfère c’est faire 1,5 cuillerées d’huile et 1,5 cuillerées de pueee d’amande blanche.
  • Variante avec vanille liquide : Bien mélanger la vanille liquide avec le sucre avant de les verser dans le bocal. La quantité de vanille à utiliser dépend de l’intensité de votre extrait liquide.
  • Variante avec plus de couches : On peut diviser le mélange de farine/sel/bicarbonate en deux pour déposer une couche au fond du bocal et une sur le dessus, mais la farine du dessus s’infiltre entre les pépites de chocolat et je ne trouve pas le résultat plus esthétique.

  • Variante avec moins de couches : Mélanger tous les ingrédients dans le bocal. En profiter pour décorer les parois du bocal, ici on écrit au marqueur la recette et on ajoute quelques gommettes ou petits dessins à la gouache.
  • Variante pour un bocal de 700 ml : Utiliser 200 g de farine de blé blanche, ¼ de cuillerée à café de bicarbonate de sodium (ou ¼ de sachet de poudre à lever), 2 pincées de sel, 125 g de sucre blond ou roux, ½ de cuillerée à café de vanille en poudre, 80 g de pépites de chocolat. Puis, pour obtenir 20 cookies, ajouter 1/3 cup (= 80 mL = 5-6 cuillerées à soupe) d’eau (80 g si on préfère peser) et autant d’huile (72 g).

 

Bon dimanche !

Panna cotta de l’ombre

4 Juin

Bonjour !

Voici un dessert comme un rêve d’ombre… On le prépare sans four et on le déguste frais. La saveur du sésame noir est soulignée par celle du sucre complet et le classique coulis de fruits rouges qui apporte un joli contraste de goût.

Cette recette est une adaptation de ma panna cotta végétale sans soja, créée pour utiliser la purée de sésame noir restant après la fabrication des sablés carbonado de mon livre sur les colorants naturels (eux-mêmes adaptés de ma recette de shortbreads). En cuisine comme ailleurs, rien ne se perd, tout se transforme ^^.

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Ingrédients pour 4 personnes
– 3 cuillerées à soupe de fécule (22 g)
– 1/2 cuillère à café d’agar-agar (1 g)
– 3 cuillerées à soupe de sucre (50 g)
– 3 cuillerées à soupe de purée de sésame noir (50 g)
– 450 mL d’eau

Préparation
– Dans une casserole, mélanger la fécule, l’agar et le sucre.
– Ajouter la purée de sésame, l’eau et bien homogénéiser avec un mixeur plongeant.
– Porter à ébullition au moins 30 secondes (pour que l’agar se dissolve) puis continuer à cuire en mélangeant bien jusqu’à ce que le mélange épaississe (environ 5 minutes).
– Quand le mélange a la consistance un peu épaisse d’une crème anglaise, verser dans 4 ramequins fraîchement rincés (les gouttes d’eau aideront au démoulage).
– Laisser refroidir complètement (environ 3 h à température ambiante, moins si vous mettez le tout au frigo).
– Passer un couteau entre le flan et les parois du ramequin, démouler et accompagner de coulis de fruits rouges ou de chantilly de coco.

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Ceci pourrait être une présentation spécial Halloween du dessert, avec des trainées de sang sur pierre tombale…

… Mais c’est juste la combinaison de mes piètres talents de photographe culinaire et de la gourmandise d’un petit Béluga.

Et j’ai des preuves !

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En hiver, on pourrait remplacer la fraicheur du coulis de fruits rouges par la douceur d’une chantilly de coco. Pour la préparer, choisir une boîte de 400 mL de lait de coco (composé uniquement de noix de coco, de gomme et d’eau), idéalement de la marque Organi (d’autres marques donnent une crème dure et cassante). La veille, placer la boîte de lait de coco au frigo. Le jour de la réalisation du dessert, ouvrir la boîte et prélever la crème de coco, c’est à dire la masse solide à la surface de la boîte de lait de coco. On en obtient environ 200 g. Avec un batteur électrique, fouetter la crème de coco avec 2 cuillerées à soupe de sucre glace (sucre en poudre mixé finement). Conserver la chantilly de coco au frais puis la transférer délicatement dans une poche à douille pour la disposer joliment sur les assiettes.

Bon dimanche !

Gâteau tigré

19 Mar

Bonjour !

Voici ma version de ce gâteau aussi connu sous le nom de gâteau zèbre (zebra cake). J’ai volontairement choisi une base de gâteau au yaourt afin que le Béluga puisse participer plus facilement à sa confection. Végétaliser une recette de gâteau au yaourt est très simple finalement : il suffit de remplacer les oeufs par un yaourt supplémentaire.

Ingrédients pour 4/6 personnes (un moule de 18 cm de diamètre)
– 2 pots de yaourt de soja nature (2 x 125 g)
– 1 pot de sucre blond (75 g)
– De la vanille
– 1 pot de sucre complet (65 g)
– 2 cuillerées à soupe de cacao en poudre (13 g)
– 4 cuillerées à soupe d’huile neutre pour cuisson (2 x 27 g)
– 3 pots de farine de blé blanche (190 g)
– 1 sachet de poudre à lever

Préparation
– Allumer le four à 180 C. Huiler le moule.
– Dans un saladier, mélanger 1 yaourt, 1 pot de sucre blond, de la vanille et 2 cuillerées à soupe d’huile.
– Dans un second saladier, mélanger 1 yaourt (125 g), 1 pot de sucre complet, 2 cuillerées à soupe de cacao amer en poudre et 2 cuillerées à soupe d’huile.
– Dans un troisième récipient, mélanger 3 pots de farine de blé blanche et 1 sachet de levure.
– Repartir la moitié du mélange sec dans chaque saladier de mélange liquide. Ajouter de l’eau si besoin – je mets 1/2 pot d’eau dans chaque saladier.
– Dans un moule rond huilé, verser 1/3 du mélange à la vanille puis 1/3 du mélange au chocolat et recommencer jusqu’à épuisement des mélanges. Quand on verse le dernier tiers de chaque pâte, ne pas râcler : ce qui reste alors dans le saladier formera la 4ème couche de chaque couleur.


– Cuire à 180 C jusqu’à ce qu’une pointe plongée au milieu ressorte propre.
– Laisser tiédir avant de démouler et de laisser refroidir sur une grille ou un torchon propre.

Remarques

  • Version sans pot de yaourt : j’achète généralement le yaourt sous forme de pot familial, donc pour la recette je mesure les volumes dans une demi cup américaine de 125 ml.
  • Version sans gluten : je pense remplacer la farine de blé par 3/4 de farine de riz et 1/4 de poudre d’amande ou de noix de coco. À tester !
  • Version sans yaourt, avec des couleurs moins contrastées et un goût de pomme en plus : remplacer le yaourt par un petit pot (100 g) de compote de pomme, l’huile par de l’eau mais laisser les autres mesures inchangées. Si on utilise le pot pour mesurer, il fait donc qu’il soit très rempli : le mélange doit dépasser un peu du bord du pot de compote). Les couleurs seront moins contrastées car la compote donne une nuance plus sombre à la pâte vanillée, et surtout le goût sera surtout celui de la pomme, qui écrase celui du cacao et de la vanille : c’est dommage.

Comme vous l’avez sans doute deviné, c’est un gâteau parfait à faire avec son enfant et/ou à emporter aux ventes de gâteaux de l’école. Le gâteau plait bien et ça en fait au moins un dont je peux acheter des parts ^^.

Bon dimanche !

Gâteau simplissime à la crème de marrons

29 Jan

Bonjour !

Vous connaissez ma passion pour la simplification en cuisine : lire une longue liste d’ingrédients me décourage d’avance de tester une recette. Côté gâteau simplissime, j’ai déjà le gâteau César : 150 g (ou un peu plus) de farine, 150 g (ou un peu moins) de sucre, 150 g de yaourt (ou de compote), 1 cuillerée à soupe d’huile (sauf si on utilise de la compote) et assez d’eau pour obtenir une texture de pâte à gâteau. On peut bien sûr y ajouter de la vanille, des fruits, des pépites de chocolat…

J’avais un pot de crème de marrons bien sucrée (trop à mon goût) et bien vanillée à terminer. Et si je faisais un gâteau César en remplaçant le sucre et la compote par de la crème de marrons ? Avec des tranches de pomme comme dans le gâteau lumière aux poires de Cléa ? Bingo, le goût comme la texture sont très bien, et les pommes apportent une fraîcheur bienvenue en plus de faire une jolie déco !

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Merci à Amélie qui a réalisé ce joli gâteau pour lequel on n’a même pas besoin d’éplucher la pomme… Je vous l’avais dit : un vrai gâteau de feignasse, parfait pour moi ! Je vous résume les proportions : vous prenez un pot de crème de marron (sucrée et vanillée), la moitié de son poids en farine, une cuillerée d’huile, de la levure chimique, de l’eau et un fruit coupé en tranches. C’est tout ! Bonus : ce gâteau est encore meilleur le lendemain.

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Ingrédients pour un moule de 18 cm de diamètre (4 à 6 personnes)
– 1 pomme
– 300 g de crème de marrons (purée de châtaignes sucrée et vanillée)
– 150 g de farine de blé
– 1 sachet de poudre à lever
– 1 cuillerée à soupe (15 mL) d’huile (tournesol désodorisée ici)
– De l’eau

Préparation
– Préchauffer le four à 180 °C, huiler le moule.
– Retirer le trognon de la pomme et la découper en tranches plutôt fines.
– Dans un saladier (ici le bol de la balance), mélanger la crème de marron, la farine, la poudre à lever et l’huile.
– Ajouter assez d’eau pour former une pâte à gâteau puis la verser dans le moule.
– Planter les tranches de pomme dans la pâte.
– Enfourner jusqu’à ce qu’une lame plongée dans le gâteau ressorte propre.
– Laisser tiédir avant de démouler et refroidir avant de déguster.

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Et voilà encore une recette végane, simple, saine et gourmande. Que demande le peuple ? (Du thé pour aller avec le gâteau !)

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Remarques

  • Texture : Ce gâteau colle très légèrement aux dents, c’est comme ça que j’aime les gâteaux moelleux. Pour ceux à qui ça ne plait pas, je suppose qu’on peut l’éviter en remplaçant l’eau par du lait de soja. Mais je n’ai pas (encore) fait l’essai pour vous le garantir.
  • Version sans gluten, avec soja : Remplacer la farine de blé par de la farine de riz et l’eau par du lait de soja.
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Version sans gluten, avec soja, avec une petite pomme et quelques pépites de chocolat

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Version après cuisson

  • Version sans gluten, sans soja : J’ai testé avec un fond de pot, donc pas assez pour remplir un grand moule. Du coup j’ai simplement remplacé la farine de blé par de la farine de riz blanc et utilisé des moules à muffin. Pour un gâteau de plus grande taille, je suppose qu’il vaut mieux remplacer par un mélange de farines sans gluten et d’amidon.

 

Bon dimanche !

Chocolat chaud sans lait

11 Déc

Bonjour !

Pour faire des cadeaux gourmands inspirés des « sucettes de chocolat spécial chocolat chaud », j’étais à la recherche d’une recette de chocolat chaud sans lait – et je ne pouvais donc pas utiliser ma recette fétiche de chocolat chaud, qui se présente sous la forme d’une pâte à tartiner. Au final, je n’ai pas décliné les recettes de cet article en cadeau gourmand, faute de temps : je me suis contentée de m’en régaler pour des goûters express, ce qui est déjà bien ! (et adapté au temps que j’ai à consacrer à la cuisine en ce moment)

En cherchant « chocolat chaud sans lait » sur internet, une recette semble gagner tous les cœurs : le chocolat chaud d’aujourd’hui de Pierre Hermé : 125 g de chocolat noir Araguani à 72 % de cacao, 630 g d’eau, 40 g de sucre semoule, 0,2 g de fleur de sel de Guérande, 25 g de cacao en poudre. Elle est d’ailleurs déclinée sous forme de produit tout prêt dans sa boutique (mais la composition exacte ne figure pas sur le site, donc je me suis abstenue de l’acheter). Bon, revenons à la recette initiale.

  • Première impression : Génial, il n’y a que des ingrédients simples si je remplace le chocolat Araguani par celui que je trouve en biocoop ! Mmm, ça va justement être notre sujet de discussion.
  • Deuxième impression : Les proportions ne sont pas faciles à retenir (630 g d’eau ?!), voyons si c’est plus simple quand on recalcule pour 100 g de chocolat au lieu de 125 g. Par exemple il faut 630 x 100 / 125 = 504 donc on peut dire 500 g d’eau. C’est tout de suite mieux ! Retournons donc au choix du chocolat.

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Tous les chocolats noirs sont-ils semblables ?

Le chocolat noir est principalement composé de cacao et de sucre. Il peut contenir aussi en quantités infimes un émulsifiant, des arômes et, ô trahison, en quantité même pas infime, du beurre animal (appelé « beurre pâtissier » sur l’étiquette) – pour le rendre moins cassant je suppose. Bref, si vous choisissez du chocolat noir sans ce satané beurre, c’est un mélange de sucre et de cacao.

L’étiquette indique obligatoirement la teneur en cacao, généralement autour de 50 % pour du chocolat de cuisine (chocolat « pâtissier ») et autour de 70 % pour du chocolat de dégustation. On peut donc facilement en déduire la teneur en sucre du chocolat noir : 100 % – 72 % = 28 % pour le chocolat recommandé par Pierre Hermé dans sa recette de « chocolat chaud d’aujourd’hui ».

Est-ce que deux chocolats noirs ayant le même pourcentage de cacao auront le même goût ? Pas forcément ! D’abord parce que le goût des fèves de cacao dépend de leur variété, de leur terroir (comme l’explique Bernard Dauphin) et de la manière dont elles ont été fermentées puis torréfiées (ou non torréfiées dans le cas du chocolat cru). Mais aussi parce que le pourcentage de cacao ne détaille pas la teneur en pâte de cacao (= fèves de cacao broyées) et en beurre de cacao (= graisse extraite de la pâte de cacao). Exemples :

  • Le chocolat blanc contient au moins 20 % de cacao, mais uniquement sous la forme de beurre de cacao, d’où sa couleur pâle et son goût très différent d’un chocolat au lait qui aurait la même teneur en cacao.
  • Le chocolat de couverture contient au moins 35 % de cacao, dont au moins de 31 % de beurre de cacao, d’où sa plus grande onctuosité quand on le fait fondre par rapport à un chocolat noir, même « pâtissier », qui aurait la même teneur en cacao.

Choix du chocolat pour cette recette de chocolat chaud

Après dégustation comparée du chocolat chaud en utilisant soit du chocolat « de dégustation » à 70 % de cacao soit du chocolat « pâtissier » à 52 % de cacao (Nestlé ou Kaoka), nous avons été unanimes pour préférer la version au chocolat pâtissier, plus ronde. Je suppose que c’est surtout lié à sa teneur plus élevée en sucre (100 – 52 = 48 % de sucre dans le chocolat pâtissier, contre 100 – 70 = 30 % de sucre dans le chocolat de dégustation). Mais aussi un peu à cause de sa teneur plus élevée en beurre de cacao.

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Chocolat chaud sans lait, pour adultes

La version de Pierre Hermé, même avec du chocolat noir relativement sucré, a un goût corsé qui m’évoque une boisson type café. Et de fait, pour le café comme pour le cacao de cette boisson, on est en présence de fèves fermentées puis torréfiées et consommées infusées dans de l’eau. C’est donc une boisson aromatique et agréable à boire, mais n’y cherchez pas l’onctuosité des chocolats chauds au lait. Du coup, on peut tout à fait la servir en fin de repas à des gourmands qui veulent finir sur une boisson chaude qui change.

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Ingrédients pour 4 tasses
– 100 g de chocolat pâtissier (idéalement, en pépites)
– 30 g de sucre (3 cuillerée à soupe)
– 40 g de cacao en poudre (3 cuillerée à soupe)
– Facultatif : 1 pincée de sel
– Facultatif : 1 pincée de vanille ou de cannelle en poudre
– 500 mL d’eau bouillante

Préparation
– Hacher le chocolat au couteau, s’il n’est pas déjà sous forme de pépites.
– Mélanger tous les ingrédients sauf l’eau. Réaliser le mélange soit dans une chocolatière si vous en avez, soit dans un saladier (ou une casserole) si on utilisera ensuite un mixeur plongeant.
– Verser l’eau bouillante sur le mélange et laisser reposer 2 minutes.
– Émulsionner, avec l’ustensile prévu dans la chocolatière ou avec un mixeur plongeant.
– Servir aussitôt.

Remarques

  • Version pour 1 mug : Mélanger 35 g de chocolat, 1 cuillerée à soupe de sucre, 1 cuillerée à soupe de cacao, 170 mL d’eau bouillante. Si vous disposez d’un minifouet électrique type « aerolatte« , c’est le moment de l’utiliser !

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  • Version au lait d’oléagineux : Pour moi, 500 mL de lait d’oléagineux = 50 g de purée d’oléagineux (environ 3 cuillerées à soupe) et 450 mL d’eau. Ajouter la purée d’oléagineux (cajou, amande, noisette… selon vos goûts) avec le chocolat haché.
  • Version au lait tout prêt : Remplacer l’eau par du lait végétal. Dans ce cas, je trouve plus simple de se rapprocher du mode opératoire de Pierre Hermé : dans une casserole, mélanger tous les ingrédients sauf le chocolat haché. Porter à ébullition puis couper le feu et verser le chocolat haché. Laisser reposer 2 minutes puis émulsionner directement dans la casserole.

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Chocolat chaud sans lait, pour enfants

Pour un chocolat chaud doux et onctueux, plus adapté au goût des petits et grands gourmands, je conserve le principe de faire fondre du chocolat chaud dans de l’eau mais j’augmente la teneur en matières grasses. Pour cela, je remplace le cacao en poudre et le sucre, qui ne contiennent quasiment pas de matières grasses, par du chocolat. Pour des enfants au bec sucré, on peut ajouter un peu de sucre et, pour un goût réellement lacté, utiliser du lait végétal à la place de l’eau. Évidemment, cette boisson plus riche est plus adaptée à un goûter qu’à une fin de repas copieux.

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Ingrédients pour 4 tasses
– 200 g de chocolat pâtissier (idéalement, en pépites)
– Facultatif : 1 cuillerée à soupe de sucre
– Facultatif : 1 pincée de sel
– Facultatif : 1 pincée de vanille ou de cannelle en poudre
– 500 mL d’eau bouillante ou de lait végétal

Préparation
– Hacher le chocolat au couteau, s’il n’est pas déjà sous forme de pépites.
– Mélanger tous les ingrédients sauf l’eau. Réaliser le mélange soit dans une chocolatière si vous en avez, soit dans un saladier (ou une casserole) si on utilisera ensuite un mixeur plongeant.
– Verser l’eau bouillante sur le mélange et laisser reposer 2 minutes.
– Émulsionner, avec l’ustensile prévu dans la chocolatière ou avec un mixeur plongeant.
– Servir aussitôt.

Remarques

  • Version au goût lacté, comme un chocolat chaud classique : Comme indiqué dans les remarques de la recette précédente, remplacer l’eau par du lait, en ajoutant de la purée d’oléagineux (3 cuillerées à soupe) ou en utilisant du lait végétal tout prêt.
  • Version pour 1 tasse : Mélanger 50 g de chocolat, 1 belle cuillerée à café de purée de noix de cajou, 60 mL d’eau bouillante. Si vous disposez d’un minifouet électrique type « aerolatte« , c’est le moment de l’utiliser !
  • Version extra onctueuse : Clotilde de Chocolate & Zucchini propose un chocolat chaud sur le même principe, en extra onctueux car elle utilise de la purée d’oléagineux ET du lait tout prêt ! Et elle dit que le reste de boisson conservée au frigo donne une délicieuse crème dessert…

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Bon dimanche !