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Graines de courge caramélisées

2 Déc

Bonjour !

Il y a deux ans, j’ai découvert les graines de courges enrobées de sucre à la cannelle. Elles étaient proposées à la dégustation sur un stand Les produits de la vie lors d’un salon Veggieworld et j’en ai immédiatement acheté plusieurs pots. J’étais d’autant plus contente que cette gourmandise constituait pour nous un nouveau moyen d’apprécier les graines de courge, qui ont l’avantage d’être riches en zinc (et le désavantage d’être riches en oméga 6, aucun aliment n’est parfait !).

Sauf qu’une fois nos pots de graines de courge sucrées terminés, je n’ai trouvé nulle part où en racheter. J’ai donc retroussé les manches pour en fabriquer moi même. J’ai d’abord essayé de les reproduire à l’identique, en les enrobant de caramel puis en les roulant dans du sucre en poudre mélangé à de la cannelle. Cette méthode m’a posé deux problèmes : mon sucre en poudre était plus grossier que celui de la recette originale, et il est difficile d’obtenir des graines bien séparées les unes des autres.

Puis, en Italie, j’ai goûté des barres aux graines de courge, simplement composées de graines de courge et de différents sucrants. Ça m’a rappelé la nougatine, en plus moelleux, et les Choco Sesamini que j’aime depuis longtemps (et qui sont assez difficiles à trouver en magasin). C’est cela que je vous propose aujourd’hui : une nougatine où les amandes effilées ont cédé la place aux graines de courge, et qu’on enrobe de chocolat si on le souhaite. On garde la gourmandise associée aux graines de courge, avec une recette plus facile à faire à la maison.

 

Ingrédients pour un bol de gourmandises
– 100 g de sucre en poudre (blanc ou blond)
– 1/2 cuillerée à café de jus de citron (2,5 g)  OU 1 cuillerée à café de vinaigre de cidre (5 g)
– 100 g de graines de courge décortiquées
– Facultatif, … de cannelle en poudre

Préparation
– Préparer une feuille de cuisson (papier cuisson ou tapis en silicone) posé sur une surface qui ne craint pas la chaleur (j’utilise une épaisse planche à découper en bois ou une lèchefrite posée sur un dessous de plat).
– Verser le sucre dans une poêle ou une très grande casserole (… cm de diamètre environ pour les 100 g de sucre). Il doit absolument être en fine couche, sinon le sucre du dessous va caraméliser alors que celui du dessus sera encore sous forme de sucre en poudre.
– Ajouter le jus de citron (ou le vinaigre) et placer sur feu moyen/vif.
– Remuer uniquement en inclinant la casserole, pas avec une cuillère ni aucun autre ustensile. Il paraît qu’il faudrait même ne pas remuer du tout, mais je n’ai jamais réussi à attendre sans remuer…
– Quand tout le sucre est fondu et commence à blondir, ajouter les graines de courge et la cannelle éventuelle en les versant « en pluie » (dispersées dans la casserole). Si nécessaire, remuer brièvement avec une cuillère en bois pour les répartir dans le sucre.
– Attendre quelques secondes que le caramel ait la couleur souhaitée (ou que le sucre éventuellement cristallisé lors de l’ajout fonde à nouveau).
– Verser le contenu de la casserole sur la feuille de cuisson, et utiliser une  cuillère en bois (ou autre matériau qui ne craint pas la chaleur) pour immédiatement étaler la masse en couche fine.
– Laisser refroidir avant de casser en morceaux et déguster, de préférence le jour même sinon l’humidité présente dans l’air fera ramollir puis liquéfier le caramel.

 

Remarques

  • Le jus de citron (ou le vinaigre) en présence de chaleur transforme une partie du sucre (saccharose) en glucose et fructose. Le glucose (et peut être aussi le fructose) va éviter au sucre cuit de cristalliser dès qu’on le perturbe, par exemple quand on y incorpore les graines de courge.
  • Version enrobée de chocolat : Laisser refroidir les graines de courge caramélisées puis les casser en morceaux de la taille voulue. Faire fondre du chocolat de couverture (ou du chocolat pâtissier mélangé à un tout petit peu de beurre de cacao ou d’huile de coco désodorisée) puis y tremper les morceaux. Déposer sur une feuille de cuisson et laisser solidifier. En plus du bon goût de chocolat, la version enrobée à l’avantage de se conserver plusieurs jours car la couche de chocolat protège le sucre cuit de l’humidité présente dans l’air.

Bon dimanche !

 

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Sucettes de crêpes

24 Juin

Bonjour !

Ça fait un moment que j’ai envie de réaliser la jolie gourmandise que représente un gâteau de crêpes. D’autant qu’un gâteau qui se réalise sans four, c’est bon à avoir dans son répertoire (ceci dit, j’en ai déjà un cuit à la vapeur et d’autres sans cuisson du tout, ici et ). J’ai longtemps eu en tête le gâteau surprise d’Eva Harlé où un glaçage au chocolat cache une pile de crêpes nappées de compote de pomme ou de crème de marron. Les gâteaux de crêpes peuvent même donner des créations spectaculaires si on utilise en garniture des glaçages de différentes couleurs, comme dans le Gâteau d’Eugénie. Mais outre le temps de montage, je suis refroidie d’avance à l’idée d’attendre seule devant ma poêle la cuisson de la quinzaine de crêpes nécessaires pour un gâteau.

Et soudain j’ai découvert les sucettes de crêpes roulées : maxi effet, mini nombre de crêpes à cuire ! Le gâteau de crêpes, ce n’est pas encore pour aujourd’hui…

Nos versions favorites : confiture de myrtille avec framboise, tartinade choco-noisette avec banane

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La version la plus classique, semble-t-il, consiste à tartiner une crêpe avec de la confiture puis à la rouler et la découper en tronçons. On peut ajouter un fruit au centre, comme dans cette version à la banane et confiture de fraise. Et bien sûr, on peut remplacer la confiture par d’autres tartinades sucrées. On peut même décider au dernier moment de la garniture, selon le souhait des convives. J’espère que ça vous amusera autant que nous !

Ingrédients pour environ 6 « sucettes »
– 1 crêpe
– 1 cuillerée à soupe de tartinade sucrée : confiture, pâte à tartiner choco-noisette, crème de marron…
– Facultatif, des fruits : 1 banane OU une poignée de framboise
– 6 piques apéritifs

Préparation
– Facultatif, couper les bords arrondis de la crêpe pour former un grand carré.
– Étaler une fine couche de tartinade sur la crêpe.
– Facultatif, aligner les fruits (ou placer la banane) sur un bord de la crêpe tartinée puis la rouler.
– A travers la crêpe, planter un pic à brochette dans chaque fruit (ou répartir les pics le long de la crêpe, pour la version à la banane).
– Découper entre chaque pic pour séparer les sucettes.

Mesdames messieurs, voici ce qui a permis au Béluga d’oser manger de la tartinade choco-noisette pour la première fois de sa vie ! (Comment ça, « il est difficile mon fils » ?…)

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Remarques

  • Version avec deux couleurs de crêpes : Utiliser une crêpe classique et une crêpe au cacao unies par un peu de tartinade choco-noisette pour avoir une spirale bicolore, comme ici.
  • Version surprise si on trempe la sucette dans du chocolat fondu, comme ici.
  • Version salée : Là non plus, je n’ai pas encore testé cette version, mais je pense qu’on pourrait utiliser comme crêpes des crêpes salées (comme mes crêpes à la pâte à pain), comme tartinade du guacamole ou de la tapenade sans anchois, et comme centre un tronçon de carotte cuite, des tomates cerise ou des radis…

Bon dimanche !

Crème vanille safran

10 Mar

Bonjour !

Aimez-vous le safran ? Pour le moment, je l’apprécie soit avec de la courge dans le délicieux risotto à la courge de la Fée Stéphanie, soit en sucré, marié avec de la vanille comme dans les macarons de Cuisiner en couleurs.

La crème anglaise et les autres crèmes aux œufs sont naturellement colorées grâce aux jaunes d’œuf. En version végétale, on peut remplacer les jaunes d’œuf par de l’amidon (fécule de pomme de terre, etc) mais la crème a alors une couleur blanc cassé.

Ici, le safran apporte à la fois sa note suave si particulière et une belle coloration jaune. Il vaut mieux préparer la crème la veille afin que le safran (et la vanille) infusent bien. Sinon, on peut mixer le safran avec le sucre pour le réduire en poudre qui se dispersera dans la crème.

A noter, le safran est un produit local ! Depuis quelques, années on trouve plus facilement du safran fabriqué en France. Une cultivatrice s’est même installée tout près de chez les parents, et produit la marque Le safran de l’escalette.

Un de mes premiers essais d’ile flottante végétale

Ingrédients pour 4 personnes
– 1/2 dose de filaments de safran (1 pincée), éventuellement mixée avec le sucre
– 10 g d’amidon (fécule de pomme de terre, de maïs…)
– 400 ml de lait végétal riche en matières grasses : je mélange 50 g de purée d’amande blanche (ou de purée de cajou) avec 350 ml d’eau
– Beaucoup de vanille
– 60 g (ou plus) de sucre blond
– 1 mini pincée de sel

Préparation de la crème
– Si possible la veille, dans une casserole, mélanger le safran, l’amidon et le lait.
– Porter à ébullition tout en remuant, jusqu’à épaississement.
– Incorporer le sucre, le sel et beaucoup de vanille.
– Couvrir et laisser refroidir (ceci évite la formation d’une peau sur la crème). Le safran continuera à infuser jusqu’au lendemain.

 

Remarques

  • Préparation plus rapide de la crème : Mixer le safran avec une partie du sucre ou de l’amidon afin de le réduire en poudre. Il infusera ainsi plus vite et cette variante permet également de ne pas avoir de filaments de safran visibles dans la crème (on peut cependant voir quelques petits points rouges). Si on a de la vanille en gousse, on peut couper en morceaux la gousse et la mixer avec le safran.

Les petits morceaux de safran ont tendance à remonter à la surface de la crème.

  • Coloration de la crème : Le safran vient ici aromatiser et colorer la crème. D’autres solutions existent, et je vous explique pourquoi je ne les ai pas choisies ici.
    • Remplacer l’amidon par de la « poudre impérial » qui contient un colorant jaune naturel, mais on ne trouve pas cette préparation en magasin bio.
    • Utiliser une grosse pincée curcuma, mais je trouve que ça donne un goût déroutant à la crème.
    • Utiliser une cuillerée à soupe de farine de lupin, ça marche parfaitement ! Il faut juste avoir de la farine de lupin…
    • Faire épaissir la crème avec de la farine de maïs (attention, elle est de couleur jaune, à la différence de l’amidon de maïs, qui est souvent connu sous l’appellation Maïzena et qui est blanc), mais ça donne une texture moins fine à la crème : on peut sentir de minuscules grains.

Crème vanille safran épaissie à la farine de maïs

  • Version sans noix : Utiliser un lait végétal bien opaque, comme du lait de soja ou du lait d’avoine, et ajouter en même temps une cuillerée à soupe d’huile neutre.
  • Version nappée de caramel : J’ai mis dans Bonbons vegan toutes mes astuces pour réussir le caramel, et préparer un caramel liquide à conserver au frigo. On pourrait aussi napper la crème de nectar de coco, mais je trouve la mode actuelle de la noix de coco assez terrifiante pour les conséquences qu’elle a certainement dans les régions productrices.
  • Version crème dessert : Multiplier par deux la quantité d’amidon ou de farine. Selon le type d’amidon ou de farine, la crème peut devenir très épaisse, ce qui permet de la servir à la poche à douille. Ce qui permet de proposer un dessert d’hiver ensoleillé, raffiné et rapide à faire : reste de crème safran vanille maïs, tranches de pomme réalisées au dernier moment au pèle-pomme, pralin. Du crémeux, du frais et du croquant !

  • Conservation de la crème : On réalise idéalement la crème la veille car le safran et la vanille auront bien diffusé leurs saveurs. On peut conserver la crème 3 jours au frigo dans un récipient couvert.

Bon samedi !

Brioche de Christophe Michalak

17 Fév

Bonjour !

J’ai récemment découvert que Christophe Michalak propose une recette de brioche sans œufs. Et encore mieux, sans œuf et sans beurre ! Le rêve !

Apparemment elle a conquis la blogosphère il y a quelques années, dont des personnes qui avaient des a priori sur le goût et la texture d’une brioche sans oeuf et surtout sans beurre !

Vous pouvez voir la recette en vidéo sur le site Aux fourneaux. Elle montre en particulier la texture particulièrement fluide et collante de la pâte : c’est étonnant mais c’est ce qui garantit son moelleux après cuisson. Ici, j’ai simplement utilisé du lait de soja à la place du lait de vache.

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Ingrédients pour un moule à cake ou un petit moule à panettone (16 cm de diamètre)
– 350 g de farine de blé blanche (ici T65)
– 1 sachet de levure de boulangerie déshydratée
– 60 à 90 g de sucre
– 70 g d’huile liquide (huile de cuisson neutre, huile d’olive, huile de noisette…)
– 5 g de sel (3/4 cuillerée à café)
– De la vanille ou de l’eau de fleur d’oranger
– 215 g de lait (ici lait de soja non sucré) + 1 cuillerées à café pour dorer la brioche
– Facultatif : pépites de chocolat (40 g), pralin, etc

Ingrédients pour un grand moule
– 500 g de farine de blé blanche (ici T65)
– 1,5 sachet de levure de boulangerie déshydratée
– 90 à 150 g de sucre
– 100 g d’huile liquide (huile de cuisson neutre, huile d’olive, huile de noisette…)
– 7 g de sel (1 cuillerée à café)
– De la vanille ou de l’eau de fleur d’oranger
– 250 g de lait (ici lait de soja non sucré) + 1 cuillerées à café pour dorer la brioche

Préparation
– Mélanger tous les ingrédients sauf les éventuelles pépites de chocolat. On obtient une pâte liquide et collante.
– Pétrir 10 minutes au robot pétrin. Le mélange forme une boule de pâte molle.
– Incorporer les éventuelles pépites de chocolat.
– Version feignasse : avec une spatule, faire tomber la pâte dans le moule chemisé de papier cuisson. Il est inutile de lisser le dessus: le relief se lissera quand la brioche gonflera. Laisser lever jusqu’à ce que la pâte double de volume.
– Version classique : laisser lever pour que la pâte double de volume puis pétrir à nouveau pour dégazer la pâte, la façonner et laisser à nouveau doubler de volume. Personnellement je n’aime pas cette méthode car ma pâte ne double jamais de volume lors de la deuxième levée, donc je fais la version feignasse et tant pis pour les brioches façonnées.
– Préchauffer le four à 180 degrés.
– Badigeonner le dessus de la brioche avec la cuillerée de lait.
– Enfourner environ 25 minutes. Le temps exact dépend de votre four, de la forme et du matériau de votre moule.
– Laisser tiédir 5 à 10 minutes avant de démouler.


– Laisser refroidir complètement sur une grille ou un torchon propre.
– Stocker la brioche à l’abri de l’air, idéalement emballée dans un film plastique.

Remarques

  • Brioche avec une seule levée : Comme je l’explique dans la recette, je fais une seule levée pour mes brioches. La mie que j’obtiens est satisfaisante (photo ci-dessous) et surtout elles sont plus aérées qu’avec une deuxième levée. Je ne m’explique pas ce problème, car j’utilise les quantités normales de levure et même quand la première levée se passe bien, la deuxième levée (après dégazage) ne refait pas gonfler la pâte. Quelqu’un aurait une explication ?

  • Version au yaourt : Remplacer le lait de soja par le même poids de yaourt mélangé avec une pincée de bicarbonate ? A tester ! En tout cas le yaourt fonctionne très bien pour dorer la brioche, c’est ce que j’ai utilisé pour mes briochettes.
  • Version briochettes : Répartir la pâte dans 12 alvéoles à muffin en silicone (les cotés seront moins dorés qu’avec un moule en métal). Je n’ai pas d’autres moules à muffins pour tester, mais je suppose que ça fonctionne aussi avec des moules en métal chemisés de caissettes en papier.

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Je publie cet article le samedi pour que vous puissiez ajuster vos courses si besoin et vous régaler dimanche si ça vous tente… Bonne brioche !

Sablés boules de neige (snowball cookies)

10 Déc

Bonjour !

Les snowball cookies, prisés par les américains à la période de Noël, sont des sablés à la texture fondante parfumés à l’amande (ou autre oléagineux) et à la vanille et roulés deux fois dans le sucre glace, ce qui leur donne un peu l’apparence d’une boule de neige.

Ils ressemblent beaucoup aux kipferl alsaciens à la vanille, qui eux sont en forme de croissants et ne sont roulés qu’une seule fois dans le sucre glace.

Sablés comme des kipferl : roulés seulement une fois, à froid, dans la sucre glace.

Ces biscuits doivent leur texture sablée et fondante à une grande proportion de beurre. Pour végétaliser la recette, on peut tout simplement remplacer le beurre par de la margarine. J’ai gardé cet ingrédient dans la liste ci-dessous pour faire apparaître la simplicité des proportions, mais je vous propose bien entendu des alternatives plus bas (et pour être honnête je n’ai jamais fait cette recette avec de la margarine !).

Ingrédients pour 32 biscuits
– 100 g amandes émondées
– 35 g sucre blond
– 100 g margarine végétale
– 100 g farine de blé blanche
– 1 gousse de vanille ou 1/2 cuillerée à café de vanille en poudre ou une belle quantité de vanille liquide
– Pour le double enrobage, prévoir 200 g de sucre glace, même si seulement 100 g devraient être utilisés.

Préparation
– Allumer le four à 170/180 °C.
– Répartir les amandes sur une lèchefrite et enfourner jusqu’à ce qu’elles blondissent et que la cuisine embaume.
– Laisser refroidir les amandes torréfiées hors du four.
– Dans un saladier, battre le sucre et la margarine jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
– Couper les gousses de vanille en morceaux.
– Dans un blender ou un robot, mixer les amandes avec les gousses de vanille découpées. Si besoin, ajouter une partie de la farine.
– Incorporer la poudre d’amande vanillée et la farine dans le saladier. Ajouter la vanille liquide le cas échéant.
– Former une boule de pâte et la détailler en boulettes d’environ 3 cm de diamètre. La pâte peut être un peu friable (notamment dans la version sans gluten)  donc je trouve plus simple, au lieu de rouler les boulettes, de les presser entre les doigts. Comme quand on compacte de la neige pour former une boule !


– Faire cuire environ 15 minutes à 170/180°C . Les biscuits doivent blondir.

– Verser le sucre glace dans un grand bol.
– Laisser tiédir les biscuits 5 minutes hors du four puis les rouler délicatement (chauds, ils sont très friables) un par un dans le sucre glace avant de les laisser refroidir totalement. Ce premier enrobage va permettre d’obtenir un petit glaçage composé de sucre glace mélangé à l’eau condensant sur les cookies encore chauds. On ne le réalise pas dans le cas des kipferl.

– Une fois complètement froids (au bout d’une heure), rouler à nouveau les cookies dans le sucre glace.

En haut, des cookies roulés deux fois dans le sucre glace. En bas, des cookies qui attendent leur deuxième séance de galipettes dans le sucre glace

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Remarques

  • Version sans bruit de mixeur : Utiliser de la poudre d’amande (on peut aussi la torréfier légèrement) et uniquement de la vanille en poudre (ou en extrait liquide) à la place de la gousse de vanille.
  • Recette en volumes (1 cup = 250 ml) : 1 cup d’amandes en poudre, 1 cup de farine de blé, 1/2 cup de margarine, 1/4 cup de sucre, 1/2 cuillerée à café de vanille en poudre. Prévoir 1 1/2 cup de sucre glace pour l’enrobage.
  • Variante de proportions : On peut diminuer la poudre d’amande, il faut alors augmenter la quantité de farine et de matière grasse afin de conserver la texture caractéristique de ces biscuits. C’est ce que propose Christophe Felder dans sa recette de vanille kipferl : il supprime 40 g de poudre d’amande et ajoute 40 g de farine et 20 g se beurre.
  • Version sans gluten : Remplacer la farine de blé par 70 g de farine sans gluten (par exemple de la farine de riz semi complet) et 30 g d’amidon (amidon de mais, fécule de pomme de terre, arrow-root, …).
  • Version sans margarine : Comme pour mes shortbread, on peut utiliser 80 g d’huile de coco et 20 g d’eau. Ou 40 g de beurre de cacao fondu avec 40 g d’huile de cuisson et 20 g d’eau. Dans ces deux versions, le plus simple est de faire fondre la matière grasse afin qu’elle se mélange facilement au sucre et à la farine. Sur sa recette de snowball cookies, Roya remplace le beurre et la poudre d’oléagineux par de l’huile de coco et de la purée d’oléagineux, je n’ai pas testé.

Quand l’huile est incorporée non fondue, elle a tendance à fondre lors de la cuisson, comme sur la gauche de la photo. J’imagine qu’une solution serait de placer les boulettes au froid avant de les cuire, mais je n’ai pas la patience ni la place dans le frigo/congélateur pour faire cela.

  • Conservation : Ces cookies sont souvent envoyés aux USA car meilleurs après un ou deux jours. De même, les kipferl alsaciens se conservent plusieurs semaines dans une boite en métal. C’est donc une excellente idée de cadeau gourmand, qu’on prépare tranquillement plusieurs jours à l’avance et qui se bonifiera au fil du temps, conservé dans une boite en métal ou une boîte hermétique, avec un peu de sucre glace au fond.

Bon dimanche !

Napolitain facile et végétal

26 Nov

Bonjour !

Pour les anniversaires, à l’école du Béluga, les parents doivent apporter des bonbons et un gâteau industriels. Des aliments plein d’additifs juste pour que l’école puisse conserver les étiquettes en cas de souci… Je comprends mais ça me saoule ! D’autant plus que les bonbons ne sont pas nécessaires pour que les enfants s’éclatent : la cérémonie des bougies à souffler, le gâteau et les jus sucrés suffiraient à leur bonheur, j’en suis convaincue (et ça a parfaitement fonctionné pour la fête des 5 ans du Béluga).

Bref, tout ça pour vous dire que le Béluga m’a annoncé qu’il voulait un Napolitain pour son anniversaire à l’école. J’en achèterai donc un au supermarché, mais je voulais aussi en faire moi-même car actuellement à la maison le Béluga ne mange aucun gâteau levé : il n’aime que les cookies et autres biscuits. J’ai donc pensé que ce gâteau issu de son désir lui permettrait de s’habituer à la texture des gâteau moelleux.

Le Béluga rôde autour du gâteau…

.Ce dessert est plutôt joli et bon pour pas tellement d’effort. Comme d’habitude, j’ai souhaité simplifier la recette au maximum, à la fois en terme d’ingrédients et d’ustensiles. J’ai donc beaucoup détaillé la recette pour vous expliquer mes astuces de feignasse écolo et pressée.

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Ingrédients pour un gâteau de la taille d’un moule à cake

Génoises
– 200 g de farine de blé blanche (T65 ici)
– 200 g de sucre blond
– 1 cuillerée à soupe de poudre à lever maison Ou 1 sachet du commerce
– De la vanille (ici en poudre, si elle est liquide il vaut mieux l’ajouter plus tard, avec le yaourt)
– 1 cuillerée à soupe de cacao en poudre non sucré.
– 50 g d’huile de cuisson, divisée en 13 g (1 cuillerée à soupe) et 37 g (2,5 cuillerées à soupe)
– 200 g de yaourt de soja nature (ou de lait de soja nature), divisé en 75 g et 125 g

Ganache au chocolat
– 75 g de chocolat pâtissier
– 25 g d’eau (ou de lait végétal ou de crème végétale)
– 1 cuillerée à café d’huile (sauf si on utilise de la crème végétale)

Glaçage blanc
– 50 g de sucre glace
– 1 cuillerée à café de yaourt de soja nature (ou de lait végétal ou de crème végétale ou à défaut, d’eau)

Décoration
– Un peu de vermicelles chocolat ou de petites pépites de chocolat

Préparation des génoises
– Préchauffer le four à 165 °C.
– Chemiser de papier cuisson un moule à cake et un moule à gratin faisant la longueur du moule à cake et 2 fois sa largeur. Ou chemiser un très grand moule à gratin (ou cadre rectangle extensible) avec du papier cuisson en réalisant une cloison aux 2/3 comme dans cette recette de Napolitain par Ma cuisine végétalienne.
– Si le papier cuisson est écologique, l’huiler généreusement.
– Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, la poudre à lever et la vanille si elle est en poudre.
– Verser 150 g du mélange dans un grand bol et y incorporer le cacao en poudre.
– Déposer sur le mélange cacaoté 1/3 de l’huile (1 grosse cuillerée à soupe ou 13 g) et 75 g de yaourt (ou lait de soja), et de la vanille si elle est liquide. Ne pas mélanger.
– Déposer dans le saladier le reste de l’huile et du yaourt (ou lait de soja), ainsi que de la vanille si elle est liquide. Ne pas mélanger. Edit : Marie Chioca, dans son chouette (mais pas majoritairement végétal) livre Mes bons goûters du quotidien, proposer d’aromatiser avec 1 cuillerée à soupe d’extrait de vanille, 1 cuillerée à soupe de rhum ambré et 1 cuillerée à café d’arôme amande afin de retrouver le goût du gâteau du commerce.
– Version au yaourt : Remplir le(s) pot(s) de yaourt d’eau. Verser environ la moitié de l’eau sur le mélange à la vanille. Si besoin pour obtenir une bonne texture de pâte à gâteau, ajouter encore un peu d’eau.
– Mélanger et verser le mélange vanillé dans le plat à gratin, lisser et enfourner.
– Version au yaourt : Remplir le(s) pot(s) de yaourt. Verser environ 1 pot d’eau dans le grand bol, tout mélanger.
– Mélanger et verser le mélange cacaoté dans le moule à cake, lisser et enfourner.
– Sortir les génoises quand un pic planté dedans ressort sec. Attention, si vous utilisez 2 moules comme moi, la génoise au cacao cuit plus vite que celle à la vanille.


– Laisser tiédir les génoises puis les démouler, les retourner, retirer délicatement le papier cuisson et les laisser refroidir sur une grille (ou un torchon).

Préparation de la ganache au chocolat
– Placer les ingrédients de la ganache dans un bol supportant la chaleur et le déposer dans le four éteint.
– Au bout de quelques minutes (pendant ce temps, préparer le glaçage blanc), sortir le bol du four en utilisant un torchon pour ne pas se brûler.


– Mélanger à la cuillère.
– Si le temps presse, faire tiédir plus rapidement le contenu en plaçant le bol dans un saladier contenant de l’eau froide.

Préparation du glaçage blanc
– Mélanger juste assez de yaourt (ou autre liquide) avec le sucre pour obtenir une pâte épaisse.
– En quelques secondes, quand le sucre glace est dissout, le mélange devient plus liquide.

Montage
– Découper la génoise vanille en 2 dans la longueur. Si besoin, couper la génoise cacao pour qu’elle fasse la même taille que les autres.


– Sur le dessus (croûte) d’une moitié de génoise vanille, étaler à la cuillère ou au couteau le glaçage blanc et parsemer immédiatement de vermicelles chocolat.
– Dans un plat temporaire qui rentre dans le frigo, placer la seconde moitié de génoise vanille, croûte dessous et mie dessus.
– Étaler à la cuillère la moitié de la ganache chocolat dessus.
– Placer la génoise cacao dessus.
– Étaler le reste de ganache chocolat dessus. Ce n’est pas grave si un peu de ganache coule sur les côtés.


– Délicatement, pour ne pas fissurer le glaçage blanc qui n’est pas encore sec, placer la génoise décorée dessus.
– Placer au frais pendant au moins 1 h.


– Avec un couteau à pain, couper les bords pour obtenir un pavé bien droit et sans coulure.
– Utiliser une spatule pour transférer le gâteau dans le plat de service.
– Couper en tranches de 1 ou 2 cm de large.

Pour transporter le gâteau, je l’ai emballé dans du papier cuisson, déposé sur un plat et couvert du moule à cake. C’était impeccable.

Bilan ? Les amis chez qui j’ai apporté ce gâteau ainsi que leurs enfants l’ont aimé, de même que Doudou et moi. Sur sa part, le Béluga n’a mangé que le glaçage (constitué en quasi totalité de sucre glace) et une bouchée de génoise au chocolat. Cet enfant a une sacrée sensibilité alimentaire !

 

J’en profite pour vous annoncer que je serai samedi prochain, le 2 décembre, à 11 h au Veggie World Marseille pour faire une démonstration de bonbons (bouteilles de coca) et dédicacer Bonbons vegan – que vous pouvez apercevoir dans cette émission des Maternelles.

Bon dimanche !

Kit SOS cookies 100 % végétal

2 Juil

Bonjour !

Comme promis, voici la recette de cookies que le Béluga me demande souvent pour le goûter. Elle est 100 % végétale, très simple et gourmande, sans margarine ni huile de coco. Je n’ai pas cherché en plus à diminuer la quantité de sucre.

J’ai construit cette recette avec l’idée d’en faire des cadeaux gourmands… et je me prépare aussi souvent des bocaux pour lancer un chouette goûter en 5 minutes quand des invités arrivent et que je n’ai rien de prêt.

Résultat avec les quantités pour 20 cookies

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Ingrédients pour un pot de confiture standard (350 ml environ)
– 100 g de farine de blé blanche (T65 ici)
– 2 pincées de bicarbonate de sodium (ou de poudre à lever)
– Facultatif : 1 pincée de sel
– 60 g de sucre (blond, blanc ou roux)
– Facultatif : ¼ de cuillerée à café de vanille en poudre
– 30 g de pépites de chocolat

Préparation
– Dans un bol, mélanger la farine de blé, le bicarbonate de sodium (ou la poudre à lever) et le sel.
– Dans le bocal, déposer ce mélange puis tapoter le bocal pour que la couche soit bien horizontale.
– Ajouter le sucre mélangé avec la vanille en poudre  puis tapoter à nouveau pour bien tasser.
– Ajouter les pépites de chocolat.

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Utilisation (pour obtenir 10 cookies)
– Préchauffer le four à 170 °C. Déposer une feuille de papier cuisson sur une lèchefrite.
– Verser le contenu du pot, mélanger puis ajouter 3 cuillerées à soupe d’eau (45 g) et 3 cuillerées à soupe d’huile de cuisson liquide (40 g).
– Former une boule de pâte.
– Prélever 10 boules d’environ 3 cm de diamètre et les répartir sur le papier cuisson en les aplatissant avec la main.
– Cuire 12 à 15 minutes.
– Sortir du four et laisser reposer 5-10 min sur la lèchefrite avant de détacher les cookies et les laisser refroidir sur une grille (ou un torchon propre).

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Remarques

  • Épaisseur des cookies : Ces cookies ne s’étalent pas lors de la cuisson. Il vont simplement devenir un peu plus épais et un peu plus larges. Il est donc important de bien aplatir les boulettes de pâte sur la feuille de cuisson, à moins que vous ayez envie de cookies en forme de rochers.
  • Variante sans huile : Remplacer les 3 cuillerées à soupe d’huile par 3 cuillerées à soupe de purée d’oléagineux  purée d’amande, purée de noisette, beurre de cacahuète… Le goût sera bien sûr modifié, c’est délicieux aussi ! En fait, ce que je préfère c’est faire 1,5 cuillerées d’huile et 1,5 cuillerées de purée d’amande blanche.
  • Variante avec vanille liquide : Bien mélanger la vanille liquide avec le sucre avant de les verser dans le bocal. La quantité de vanille à utiliser dépend de l’intensité de votre extrait liquide.
  • Variante plus nutritive : Ajouter 25 g de germe de blé. Le germe de blé est riche en vitamines en minéraux, en particulier le zinc (3,5 mg de zinc pour 25 g de germe de blé).
  • Variante avec plus de couches : On peut diviser le mélange de farine/sel/bicarbonate en deux pour déposer une couche au fond du bocal et une sur le dessus, mais la farine du dessus s’infiltre entre les pépites de chocolat et je ne trouve pas le résultat plus esthétique. Une solution plus jolie, que je n’ai pas encore réalisée, est d’utiliser deux sucres différents (moitié sucre blanc/blond, moitié cassonade/sucre complet) et d’ajouter une poignée (25 g) de noisettes ou autres graines oléagineuses grossièrement concassées. J’aimerais aussi essayer de remplacer 1/3 de la farine par de petits flocons d’avoine.

  • Variante avec moins de couches : Mélanger tous les ingrédients dans le bocal. En profiter pour décorer les parois du bocal, ici on écrit au marqueur la recette et on ajoute quelques gommettes ou petits dessins à la gouache.
  • Variante pour un bocal de 700 ml : Utiliser 200 g de farine de blé blanche, ¼ de cuillerée à café de bicarbonate de sodium (ou ¼ de sachet de poudre à lever), 2 pincées de sel, 125 g de sucre blond ou roux, ½ de cuillerée à café de vanille en poudre, 80 g de pépites de chocolat. Puis, pour obtenir 20 cookies, ajouter 1/3 cup (= 80 mL = 5-6 cuillerées à soupe) d’eau (80 g si on préfère peser) et autant d’huile (72 g).

 

Bon dimanche !