Pourquoi devenir végétarien ? Raison 6 : la faim dans le monde

13 Juin
Commençons sur un fait d’actualité. Vous avez peut-être croisé cette mystérieuse publicité lancée début juin en France. Elle montre une photo de champ entouré de montagnes et un message “La France a besoin d’énergie”. Serait-ce une publicité pour un fournisseur d’électricité ? Non, la deuxième série d’affiches lève le voile : dans le champ, un homme soulève une femme, et le message est maintenant “La viande de boeuf, pour notre équilibre et notre plaisir”. En petits caractères en bas de l’affiche, on peut découvrir l’instigateur de cette campagne : Interbev, l’association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes.  Il y a trois autres affiches de “révélations” sur la viande bovine française, vous pouvez les consulter sur le site internet de la campagne.

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que cette campagne publicitaire nous apprend deux choses :

  • Les professionnels de l’élevage bovin craignent l’effet des observations écologiques et sanitaires, qui sont de plus en plus connues par le grand public et qui devraient logiquement causer une baisse des achats de viande bovine française. Elle est prévue de 0,5 % pour l’année à venir (mais les importations de viande bovine non française sont en nette augmentation).
  • Les arguments de promotion du boeuf vantés dans les affiches ne sont en rien spécifiques à la viande de boeuf, et d’ailleurs ils ne sont pas développés ni justifiés sur le site internet de la campagne… Si vous êtes intéressés, je peux poster les études scientifiques qui montrent que tous les arguments de cette campagne peuvent être assurés de manière totalement végane. A part bien sûr le plaisir de croquer dans un steak non haché, pour son seul aspect gustatif🙂.

Vous comprenez donc que cette campagne publicitaire est absolument contraire aux principes actuellement admis pour mettre en oeuvre le développement durable, sur les plans humain et écologique. En effet, l’ONU elle-même vient de publier un rapport qui officialise ce qu’on peut tous comprendre en lisant les études sur l’impact environnemental de l’omnivorisme (on l’a vu ici). Pour tout vous dire, le rapport de l’ONU conclut que la seule solution pour avoir une planète durable et éviter une famine majeure est de tendre vers le végétalisme. Je suis donc tout à fait surprise qu’aucune instance scientifique, politique  ou morale ne se soit encore élevée pour faire interdire une campagne aussi explicitement en faveur de la consommation de viande qu’est la campagne publicitaire actuellement menée par Interbev.

En attendant, voyons ensemble cette histoire de végétalisme pour supprimer la faim dans le monde. Comment est-ce possible ?

Position du problème : y a-t-il un vrai problème de famine mondiale ?

1 – Les chiffres de la faim

Sur notre planète, à l’heure actuelle, un enfant meurt de malnutrition toutes les 2 secondes. La malnutrition est la principale cause de décès pour les nourrissons et les enfants des pays en développement.

Bien sûr, la malnutrition ne touche pas que les enfants : presque 30 % de la population humaine est actuellement malnutrie. La malnutrition cause de nombreuses maladies et décès, ainsi que des conflits meurtriers, par exemple au Darfour.

J’en profite également pour parler de la soif : à l’heure actuelle, 18 % de la population mondiale (1,1 milliards de personnes) n’a pas accès à une eau potable. En 2025, le manque d’eau affectera 65 % de la population mondiale (5,5 milliards de personnes). Comme pour la faim, le manque d’eau potable est à l’origine de maladies et de fortes tensions politiques, par exemple dans le bassin méditerrannéen.

2 – Une cause majeure de la faim : le rendement des produits d’origine animale

Les produits d’origine animale ont un rendement exécrable sur les plans nutritionnel, économique et environnementaux. Voici ce qu’en dit l’ONU : « The production of agricultural biomass, especially animal products, is and will remain an inefficient transformation process compared to most industrial processes. » Voici ma traduction : La production de biomasse agricole, surtout les produits d’origine animale, est et restera un procédé de transformation peu efficace, comparé à la majorité des procédés industriels.

En effet, on l’a déjà vu ici, pour produire 100 g de viande de boeuf, on doit fournir 1 kg de protéines végétales. En effet, 1 boeuf, pendant ses 3 ans de vie, consomme 6 tonnes d’ensilage et de foin, 260 kg de tourteaux, 90 kg de céréales, 45 kg de minéraux et 0,8 hectares de pâturage pendant 3 saisons et il boit environ 36 000 L d’eau potable. Environ 13 % des calories de cette alimentation sont utilisées comme “briques de construction” et se retrouvent donc dans la carcasse, environ 1 %  est rejetée (urine et excréments) et 86 % est utilisée comme énergie pour fonctionner (se déplacer, digérer, toutes les fonctions vitales quoi). Voici un petit dessin pour résumer ces chiffres :

Aliments consommés par un boeuf au cours de sa vie (3 ans) et répartition des calories apportées par cette alimentation

Le même type de raisonnement s’applique pour tous les aliments produits par le bétail : viande, oeufs et produits laitiers. Si on fournit 10 calories d’énergie primaire, on peut produire :
– soit 20 calories issues de céréales et légumineuses,
– soit 5 calories issues de fruits et légumes,
– soit 0,1 à 0,5 calories de produits animaux.

En fait, tout ceci est logique. C’est exactement ce qui se passe dans notre propre corps. On absorbe plusieurs tonnes de nourriture au cours de notre vie. Pourtant, si quelqu’un veut manger tous nos muscles et nos organes, il n’y trouvera même pas 50kg de nourriture (comme pour les bovins, seul 1/3 de notre masse  corporelle est consommable). Le raisonnement est le même si on produisait des oeufs ou du lait : cette production n’utilise qu’une partie minime de l’énergie dont notre organisme a besoin pour fonctionner. Donc la majeure partie de notre alimentation serait un gaspillage obligé pour l’éleveur d’humains.

De même, nous buvons des milliers de litres d’eau au cours de notre vie. Nous la rejetons ensuite principalement dans les urines, ce qui signifie qu’elle n’est plus directement potable.

2a – Conséquences sur les ressources alimentaires

Plus de la moitié de toutes les récoltes mondiales sert à nourrir le bétail dont nous tirons ensuite la viande, les oeufs et les produits laitiers. Pour le soja, c’est plus de 80 % des récoltes mondiales qui sont consommées par les animaux d’élevage. Et d’ici 2050, on estime que le bétail consommera 40 à 50 % de la production mondiale de céréales.

2b – Conséquences sur les ressources en eau potable

Savez-vous que seul 1 % de l’eau terrestre est de l’eau douce liquide ? Voici un résumé de la situation :

L’agriculture utilise 70% de l’eau potable terrestre – la majorité servant pour la boisson des troupeaux ou pour la production de leurs aliments.

En quoi ceci est-il lié à la soif dans le monde ? Dans les 70 % d’eau utilisée pour l’agriculture, l’immense majorité est utilisée pour les animaux d’élevage. En effet, non seulement le bétail boit de l’eau potable, mais de plus il consomme des aliments qui ont besoin d’irrigation pour pousser. Résultat :

A vous de faire de calcul en fonction de votre régime alimentaire…
Allez je vous aide : on a déjà vu ici qu’en France, si on mange végétalien pendant une journée, on économise 5 400 L d’eau, l’équivalent de 27 bains (un bain consomme 200 L d’eau, une douche 60 L).

Résolution du problème : chacun de nous peut agir

1 – Tendre vers une alimentation végétalienne

Avec les chiffres que nous avons vus ensemble, la solution est toute trouvée : le moyen le plus efficace de diminuer le gaspillage nutritionnel mondial est de diminuer sa consommation de produits animaux.

Voici ce qu’écrit l’ONU : « Impacts from agriculture are expected to increase substantially due to population growth, increasing consumption of animal products. Unlike fossil fuels, it is difficult to look for alternatives: people have to eat. A substantial reduction of impacts would only be possible with a substantial worldwide diet change, away from animal products. »

Et ma traduction : On s’attend à une augmentation considérable des impacts de l’agriculture à cause de la croissance démographique mondiale, qui augmente la consommation de produits animaux. Une réduction considérable des impacts ne serait possible qu’avec un changement considérable de l’alimentation mondiale, détachée des produits animaux.

Vous notez que l’ONU ne parle pas du gaspillage de nourriture causé par les magasins, qui jettent tous les jours des aliments invendus. Vérifions : produire 1kg de protéines de veau nécessite 21kg de protéines végétales (soit 20kg de protéines gaspillées – non non, je n’ai pas fait de faute de frappe !), 1kg de protéines d’oeuf ou de lait 3 à 4 kg de protéines végétales (soit 2 à 3 kg de protéines gagnées). Or le gaspillage du système alimentaire global est au pire (aux USA) de 1kg de nourriture jetée pour 2kg de nourriture produite. Et ce chiffre prend en compte le gaspillage à toutes les échelles : au magasin, mais aussi dans nos cuisines…

Chacun d’entre nous a le pouvoir de changer les choses. Si vous devenez végétalien, vous économisez assez de ressources pour nourrir 19 autres personnes. Énorme, non ? Ça vaut le coup de tenter une fois de temps en temps, non ? En plus vous allez forcément en parler à 1 ou 2 personnes, alors ça va faire boule de neige…

2 – Application pour la France

Les arguments listés dans cet article sont sans appel : si vous voulez lutter contre la faim dans le monde, le moyen le plus efficace est de changer votre régime alimentaire.

Évidemment, personne ne vous demande de devenir végétalien du jour au lendemain, et personne ne viendra vous faire la morale si vous dites que la faim dans le monde, vous vous en fichez complètement. Chacun sa vie, chacun ses contraintes, chacun sa conscience. Et surtout : « Chacun chez soi, et les hippopotames seront bien gardés !« 

Je profite juste de ce paragraphe pour rappeler qu’en France métropolitaine, on est drôlement chanceux : si on le voulait, on pourrait tous se nourrir de manière équilibrée et agréable rien qu’avec des aliments entièrement produits en France métropolitaine. Dans ce cas, plus aucun lien entre nous et la faim dans le monde😉.

Edit : Nicolas, du blog 1 + 1 = salade, explique ici qu’un outil utile pour lutter contre la faim est « l’élevage par défaut ». Comme toujours, ses arguments sont clairs et convaincants. Dans ce modèle, quelques animaux sont nourris des surplus et des aliments difficilement consommables pour les humains, et on ne les abat qu’en cas de disette. Ce modèle flexitarien me semble plein de bon sens, même si très loin du modèle actuel de nos pays industrialisés.

Conclusion

L’illustration dominicale résume bien la situation actuelle. Malheureusement ce n’est pas une blague, même en humour noir… Alors dorénavant, abandonnez le traditionnel : “Finis ta viande, sinon ton gaspillage fait que des enfants meurent de faim”. Pour les populations malnutries, il n’y a pas de gaspillage plus énorme et hypocrite que le fait de manger des produits animaux, c’est à dire de nourrir du bétail avec des aliments parfaitement adaptés à l’alimentation humaine.

Chaque repas, chaque jour, chaque individu peut faire la différence. Si vous mangez végétalien pendant une journée, vous économisez assez de ressources pour nourrir 19 autres personnes. Et vous vous êtes régalé. Et ça coûte bien moins cher que d’acheter de la viande, puis de s’acheter une bonne conscience avec un don à Action contre la faim

Précision : on peut être végan et donateur régulier à Action contre la faim ! D’autant que leur donner 20 euros ne vous coûte que 5 euros, comme pour toutes les associations qui fournissent gratuitement des aliments, des soins ou un logement aux personnes en difficulté.

Recette de pain sans pétrissage ni machine à pain

Puisqu’on parle de faim dans le monde, parlons de notre pain quotidien. Attention, vous qui voulez du bon pain, pour pas cher, sans effort ni matériel spécifique ! Ce qui va suivre est pour vous. Jeff et Zoé ont inventé une technique originale, publiée dans leurs livres et que j’ai testée avec bonheur sur plusieurs recettes de pain.

L’idée ?
Faites votre mélange de pâte à pain préférée en ajoutant 50% d’eau. Laissez lever 2h à température ambiante puis placez le tout au frigo, jusqu’au moment où vous voulez du pain frais. Il suffit alors de cuire la pâte. Cette vidéo vous montre toute la technique.

Le résultat !

Pas mal non ? Comparons avec les techniques habituellement utilisées pour faire du pain :
Différences avec un pain pétri et cuit en machine à pain: croûte plus croustillante, le pain se conserve plus longtemps, économie d’électricité, et un appareil encombrant en moins dans votre cuisine.
Différences avec un pain pétri en machine puis cuit au four : texture intérieure sans les grosses bulles qu’on obtient parfois, économie d’électricité, et un appareil encombrant en moins dans votre cuisine.
Différence supplémentaire avec un pain pétri à la main et cuit au four : vous n’avez pas eu à malaxer la pâte – ce qui peut être amusant, sensuel, relaxant… mais un peu fatigant pour les soirs de semaine.
Différences avec les autres techniques de pain sans pétrissage (avec 2 levées et cuisson au four dans une cocotte ici, ou ici) : pas besoin d’être chez soi pendant 4h d’affilée (2 levées + cuisson) ou de cuire le pain 18h après avoir lancé la levée (levée sur la nuit + cuisson). Il suffit d’être chez soi 2h un jour puis 1h quelques jours plus tard.

Juste avant la recette, trois avertissements importants :
–  Lire la recette vous prendra plus de temps que la réaliser. J’ai tout détaillé pour que vous la réussissiez du premier coup. Ensuite, laissez les levures et le four bosser pour vous !
Si vous voulez la jouer hyper feignasse, achetez-vous un moule à gâteau ou un moule à gratinen silicone. Cet achat permet de réaliser toute la recette dans un seul plat ! Moralité : votre vaisselle totale sera ce moule + une maryse… Le moule à gâteau en silicone vous servira aussi pour cuire vos gâteaux (démoulage hyper facile sans avoir à graisser le moule ni à le chemiser de papier sulfurisé). Et le moule à gratin en silicone est très utile pour congeler votre 2ème plat de lasagnes, mais si, celui que vous avez préparé en plus et que vous pourrez décongeler quand 4 amis affamés débarqueront à l’improviste ! Ceci dit, la méthode feignasse est probablement faisable dans une cocotte en fonte. Je n’en ai pas, donc je n’ai pas pu tester pour vous. S’il vous plait, si vous testez, merci de revenir nous dire si ça marche !
Si vous voulez un pain façonné, vous devez pétrir la pâte levée, ce qui fait retomber la pâte. Il faut alors lui laisser 1h pour lever à nouveau avant de l’enfourner.

La recette :

Ingrédients pour un très gros pain (j’ai utilisé un moule en silicone de 18  x 22 cm)
– 375 g de farine complète de blé (T110) (730ml, 0,84 euros)
– 300 g de farine blanche de blé (T65) (630ml, 0,70 euros)
– 14 g de sel (20 ml, 0,05 euros)
– 15 g de levain fermentescible (la quantité de levain à utiliser dépend de votre marque, suivez les instructions du fournisseur). (0,31 euros)
– 600 g d’eau du robinet (600 ml). Cette quantité est 1,5 fois votre quantité habituelle d’eau. Ceci permet de mélanger la pâte sans la pétrir, mais aussi de conserver correctement la pâte au frigo pendant plusieurs jours.

Préparation

  1. Versez les ingrédients secs dans un grand contenant : pour les feignasses, le moule en silicone, pour les autres, n’importe quel grand contenant en plastique ou en verre qui rentre dans votre frigo.
  2. Mélangez avec une cuillère en bois, un fouet ou une maryse.
  3. Ajoutez progressivement l’eau en continuant à mélanger avec le même outil (la maryse est pratique pour racler les bords).
  4. Couvrez, avec un torchon ou le couvercle non clippé de votre boîte en plastique).
  5. Laissez 2h à température ambiante pour que la pâte double de volume. (Le contenant doit donc faire quel volume ? Au moins le double du volume du mélange initial de pâte… Ceux qui suivent, vous avez mérité un bon point blague !)
  6. Placez au frigo et attendez une nuit, ou jusqu’à 2-3 jours. La pâte retombe un peu et les levures continuent à fermenter lentement, donnant un meilleur goût au pain.
  7. Quand vous avez envie de pain, préchauffez le four à 230°C et sortez la pâte du frigo. Version jolie (ou version « j’ai pas envie d’acheter un moule en silicone »), faites comme dans la vidéo : farinez vos mains, prenez la pâte, tapotez un peu (sinon la pâte va s’affaisser) pour former une boule et posez-la sur du papier cuisson (chez moi, une feuille de silicone). Version feignasse : ne faites rien.
  8. Avec un couteau aiguisé et si possible sans dents, tracez quelques rayures sur le pain. Ce sont des grignes, elles permettent au pain de bien lever lors de la cuisson.
  9. Versez environ 100ml d’eau dans un verre. Ouvrez la porte du four, enfournez rapidement le pain, jetez vite l’eau vers le bas du four et refermez immédiatement la porte. L’eau crée le « coup de buée » qui donne une jolie croûte dorée.
  10. Laissez cuire environ 40 minutes. Le pain cuit plus rapidement en version jolie (sans moule). Pour les feignasses, il faudra attendre environ 60 minutes pour avoir un pain bien cuit.

Ce pain a été cuit en version feignasse. Notez les grignes inutiles (faites à l’arrache avec des ciseaux, tout en enfournant le pain). Bilan : vous pouvez faire bien plus joli !!

Remarques :

  • Pour utiliser cette technique avec votre recette de pain préférée, il vous suffit d’ajouter 50% d’eau en plus. Par exemple, ma recette habituelle est : 450g de farines, 9g de sel, 10g de levain fermentescible et 300g d’eau. Ici il faudra donc ajouter 150g d’eau en plus.
  • D’autre part, si vous utilisez la méthode de feignasse, adaptez les quantités à la taille de votre moule. Idéalement, il doit être rempli à ras bords au bout des 2h de levée. Par exemple pour le moule en silicone de 18 cm x 22 cm, j’ai multiplié par 1,5 ma recette habituelle. Pour un moule à cake, je la diviserais par 2.
  • Ce pain se conserve très bien à température ambiante pendant une bonne semaine. Je l’enveloppe dans un torchon propre et coupe juste les tranches qu’il faut pour le repas.
  • Pour ceux qui veulent un pain 100% farine complète ou intégrale mais qui soit  quand même aéré (et non pas un pain 3 cm de haut qui est lourd comme un parpaing). Je réponds : Vous ne voulez pas aussi l’argent du beurre et la crémière, tant qu’on y est ? Mais vous avez de la chance : si vous avez du gluten en poudre, il vous suffit d’en ajouter quelques cuillerées avec les ingrédients secs. De toute manière la farine de blé contient déjà du gluten, alors ce n’est pas vraiment tricher, hein… et puis c’est vous qui avez voulu savoir.😉

Maintenant, les questions ! Mlle PIGUT en pose systématiquement, et ça permet d’apprendre plein de choses ! Alors voici ce que j’aimerais savoir :

– Comment faites-vous le pain ? Quelles sont vos proportions favorites ? Et votre technique de routine ?

– Et aussi… quelle est votre marque de margarine biologique végétalienne préférée ? J’utilise la variété cuisine-pâtisserie de Landkrone, elle a une texture et un goût identiques au beurre doux standard (si si, c’est une normande qui le dit !) mais je ne sais pas si elle est correcte sur les plans éthique, écologique et sanitaire ?

Edit du 16/12/2010

Maintenant je remplace la farine de blé blanche par de la farine T110. Ça donne un pain complet, au goût délicieux (tous ceux qui ont goûté sont fans) et bien bombé, grâce à l’astuce suivante : faire le mélange de pâte dans un saladier, puis tout verser dans un grand moule à cake (en silicone chez moi).

Résultat après levée :

Sur cette photo, j’ai fait leve la pâte dans le saladier puis je l’ai versée dans le moule à cake

Le moule à cake est plein à ras bord. Il ne reste qu’à inciser et enfourner comme d’habitude (avec le coup de buée). Ensuite on obtient ceci :

Bon appétit !

Recette de cuisine durable

32 Réponses to “Pourquoi devenir végétarien ? Raison 6 : la faim dans le monde”

  1. Julie 14 juin 2010 à 08:22 #

    Cette pub, je la vois tous les matins en prenant le métro et je peux te dire qu’elle est intéressante au niveau marketing. D’une part, parce qu’elle représente le côté « fleur bleue » de la viande : une prairie, de l’herbe fraîche pour la vache qui semble être heureuse… Un couple d’amoureux type « L’amour est dans le pré ! » se jetant dans les bras l’un de l’autre… Puis, comme on ne comprend pas réellement la pub… Quel est le rapport avec l’écologie ? Eh ! Bien ! On lit tout en bas qu’il s’agit de la viande de bœuf ! Superbe coup marketing, puisque les lecteurs (tous… y compris les écolos et les végétariens) se sont attardés plusieurs secondes sur l’affiche. C’est comme lorsque je lis sur des panneaux publicitaires que le jambon est 100% végétal, ça me fait bondir !

    La faim dans le monde, je peux t’en parler pour avoir travaillé à l’Onu pendant plusieurs mois et crois-moi que mes motivations se sont nettement développées après. Car le végétarisme, ce n’est pas seulement pour les animaux, ce n’est pas seulement pour l’écologie, ce n’est pas seulement pour la santé, mais c’est un ensemble, qui à la longue permettra de sauver tout le monde !

  2. love bill 14 juin 2010 à 13:47 #

    En effet, cette publicité m’a choqué. Jusqu’où iront les mensonges du marketing ???
    En tout cas excellent article !

    • vegebon 16 juin 2010 à 19:40 #

      Merci ! Je pense que cette campagne de publicité est tellement exagérée que les gens se rendent compte que quelque chose cloque… Peut-être même qu’elle permettra à des gens de réfléchir à leur consommation de boeuf ! (soyons optimistes ^^)

  3. mamapasta 14 juin 2010 à 22:47 #

    si j’arrivais à conduire tout en photograhiant dans un virage, je t’enverrai la photo de l’affiche
     » le beuure c’est bon pour l’emploi dans notre région avec les mêmes vaches souriantes
    ( ici Poitou-Charentes )
    pour la faim dans le monde un article là
    http://www.goodplanet.info/goodplanet//index.php/fre/Alimentation-agriculture/Alimentation/Alimentation/%28theme%29/3105

    • vegebon 16 juin 2010 à 20:00 #

      Les vaches heureuses de se faire inséminer avec un instrument puis de donner un veau dont elles sont séparées… trop heureuses, assurément !
      Après on peut bien dire qu’elles sont soulagées de se faire traire de leurs mamelles trop lourdes… qui donc a sélectionné des vaches aux mamelles énormes et qui les remet en gestation dès que possible ? C’est trop facile de se poser en sauveur d’un problème qu’on a soit même créé !!

      • Mlle Pigut 18 juin 2010 à 15:49 #

        Arrrrgghhhh merci pour ces commentaires sur les vaches! Regardons la réalité en face!
        Et il m’arrive d’entendre que les vaches DOIVENT être traient, sinon elles sont les mamelles trop lourdes, les pauvres, on les aide! Mais bien sûr! Les mamelles sont énoooormes parce que les vaches ont été sélectionnées, nourries de façon inappropriée, bourrées de je ne sais quel médicament et séparées de leurs chers petits… sans ça, leurs mamelles iraient très bien merci pour elles!

  4. Mlle Pigut 18 juin 2010 à 15:45 #

    Merci comme d’habitude pour cet article (oui j’avais raté sa sortie).

    Je suis contente que cette publicité fasse au moins couler un peu d’encre ici parce que je pense qu’au fond la majorité des gens est bien contente de gober ces non-sens pour se déculpabiliser. Moi ça me hérisse les cheuveux de lire des idioties pareilles!

    Effectivement, en étant végétalien, on aide le monde entier, son équilibre, ses habitants… je ne suis pas assez naïve pour penser que si tout le monde ne mangeait plus du tout de produits animaux le monde serait plus beau parce que l’argent et le profits seraient probablement toujours la priorité, mais je sais que ça aiderait! En tout cas, nous sommes là, donc l’espoir est là!

    Pour ce qui est du pain, c’est mon homme qui en détient le secret! Au sujet de la margarine, je n’ai jamais été une grande fan ni de margarine ni de beurre et j’ai un problème avec ces produits industriels qui contiennent toujours de l’huile de palme (et si vous voyez « huiles végétales » lisez « il y a de l’huile de palme mais on ne détaille pas comme ça vous n’êtes pas sûrs »). Le mieux, comme souvent, serait de faire soi-même sa petite margarine!

    • vegebon 19 juin 2010 à 18:00 #

      Je suis bien d’accord : le véganisme n’est pas le remède miracle pour avoir un monde parfait (je me demande à quoi il ressemblerait, tout le monde doit en avoir une idée différente ^^), mais il est maintenant clair que c’est une tendance nécessaire pour la survie de nos descendants sur cette planète…

      Pour l’huile de palme, est-ce que tu veux l’éviter parce qu’elle est composée d’acides gras saturés ou parce qu’elle est souvent cause de déforestation ?

      • Mlle Pigut 19 juin 2010 à 22:03 #

        J’évite l’huile de palme pour ces deux raisons. Je ne pense pas que ça soit particulièrement bon pour mon corps (même si je n’ai pas encore trouvé d’informations satisfaisantes sur le sujet) et je sais que ça n’est jamais bon pour la planète étant donné la manière dont le palme est cultivé de nos jours.

      • vegebon 21 juin 2010 à 09:46 #

        Pour la santé c’est comme tout : un peu de tout, et de tout un peu. L’huile de palme non raffinée et non chauffée contient aussi des nutriments intéressants (vitamine A, acides gras à longue chaîne), mais sa richesse en acides gras saturés impose une consommation très modérée.

        Pour l’environnement et notamment l’extinction de l’habitat naturel des grands singes, c’est le cas pour l’huile de palme standard et les conséquences sont gravissimes. Et l’huile de palme « certifiée durable » est à peine moins nocive.

  5. Ced 18 juin 2010 à 18:27 #

    Salut. Article d’excellente qualité comme toujours.

    Sympa la recette du pain sans pétrissage. Personnellement, je pétris mon pain à la main et le cuit au four. Je trouve que ça ne prend pas trop de temps et j’aime le contact charnel avec la pâte (c’est là même ma motivation principale à faire mon propre pain, je l’avoue). Par contre le gros inconvénient est qu’on ne peut pas garder la pâte sinon elle se désèche. Je pense donc que je vais tenter ta méthode pour prévoir de la pâte à l’avance pour les jours où je n’ai pas la possibilité d’être présent pour grigner et enfourner au bon moment. Mes proportions : environ 55-60% du poids de la farine en eau. J’utilise du levain fermentiscible en poudre mais j’ai bien l’intention de passer à la culture de levain maison un de ces 4. Pour la farine, je mélange un peu tout ce qui me tombe sous la main : blé de différents degrés, seigle, riz, maïs, sarrasin, … en veillant simplement à garder une proportion de minimum 50-60% de blé histoire que ça lève. Une fois qu’on a vaguement compris le truc, faire son pain sans machine c’est fastoche et finalement très peu contraignant. Je rédigerai prochainement une méthode démystificatrice avec pétrissage pour les archinuls sur Pigut.

    En ce qui concerne la margarine, en tant que belge il a été difficile de me passer de beurre lorsque j’ai décidé de laisset tomber les produits issus de la torture. J’ai testé la St-Hubert qui est vegan, bio et proprement infecte… En ce moment je suis avec de la Soma qui est bio, vegan et sans huile de palme hydrogénée. Elle est extrêmement douce, c’est-à-dire pratiquement sans goût et au fond pas hyper jouissive, mais qui permet tout de même d’ajouter une texture sympa et du gras sur une tartine par exemple. Il va falloir que j’essaie ta Landkrone…

    • vegebon 19 juin 2010 à 18:07 #

      Merci pour le compliment et ce long commentaire ! Je note tes proportions pour le mélange de farines. Pour le moment, je n’ose pas trop innover avec les farines non panifiables, j’ai peur de me rater ^^. Quand tu dis qu’avec 50% de farine de blé le pâton lève bien, est-ce que c’est de la farine de blé plutôt blanche ou complète ?

      Pour la margarine c’est tout pareil : j’ai grandi avec un bloc de beurre sur la table à chaque repas pour se faire une tartine… alors j’ai besoin d’avoir un reste de cette tradition. Je ne sais pas si la Landkrone est idéale, mais elle nous convient alors on n’ose pas changer de peur de se retrouver avec un mauvais pot pendant des mois (les tartines beurrées sont un plaisir rare – heureusement que la margarine ne rancit pas comme le beurre !).

      • Ced 19 juin 2010 à 21:25 #

        Quand je dis farine de blé, ça va de T65 à T80. Après en fonction de ce que j’ajoute (seigle T130, sarrasin, avoine, orge, épautre, …) et des proportions (qui sont tjrs au pif), ça me donne bien sûr un pain plus ou moins dense, plus ou moins rustique, mais toujours riche en goût et toujours raisonnablement levé. Bien sûr ça ne ressemble jamais à une baguette blanche toute légère, car ce n’est pas mon but, mais je ne me suis jamais retrouvé avec un par_pain_g. En outre mon pain plaît bcp à nos amis qui sont pourtant des habitués du pain blanc du commerce😉

        Il m’a semblé que le paramètre qui paraissait agir le plus sur le levage, outre les proportions variables, sont la température de l’eau et de la pièce. Je mets ma pâte à lever sur l’écran du pc (cathodique) pour être sûr qu’elle ne prenne pas froid, et tout se passe bien.

      • vegebon 21 juin 2010 à 09:48 #

        J’adore l’astuce du pain qui lève sur l’écran ! ^^
        Effectivement les pains maisons ont un succès certain, même s’ils sont très différents de la sacro-sainte baguette toute blanche.

      • Ced 20 juin 2010 à 13:32 #

        Je reviens sur la recette de pain, que j’ai testée.

        Ca donne un résultat carrément différent de la méthode classique (avec pétrissage et moins d’eau). Il y a des avantages, mais j’ai aussi rencontré des difficultés supplémentaires.

        Avantages :

        – le supplément d’eau permet de faire monter la pâte très fort, bien plus qu’avec la méthode classique (limite on croise les doigts pour qu’elle n’envahisse pas l’appartement)

        – donc mie plus aérée (mais ce n’est pas forcément ce qui est recherché par tout le monde…)

        – la croûte est plus croustillante

        – permet de préparer de la pâte à l’avance

        – le pain développe de nouveaux arômes (toujours intéressant, mais si on est habitué à un certain type de pain ça peut surprendre)

        Difficultés :

        – la manipulation de la pâte pour la sortir du bol et la placer sur le récipient de cuisson s’est avérée être un véritable combat impossible avec un chewing-gum géant, et au final j’ai complètement fait retomber la pâte en faisant cette manipulation. En outre je n’ai pas pu lui donner la forme souhaitée. Ca a pourtant l’air si simple sur la vidéo…

        – dans mon four tout pourri (tout petit avec porte pas du tout hermétique), le supplément d’humidité dans la pâte rend la cuisson difficile : après 60 minutes à 230° la mie n’était toujours pas cuite (loin de là!) alors que la croûte commençait à noircir. Il faut que je trouve le réglage adéquat.

        Bref, une méthode intéressante mais qui demande un temps d’adaptation quand on est archinul comme moi. Pour l’instant je reste attaché au pétrissage avec moins d’eau, mais je ré-essaierai car ça lève si bien que ça permet sans doute encore plus de flexibilité quand au choix des farines plus ou moins panifiables qu’on utilise.

      • vegebon 21 juin 2010 à 09:54 #

        Merci beaucoup pour ce compte-rendu complet et synthétique !
        – Pour la manipulation de la pâte je fais vraiment ça au minimum : je farine la plaque de cuisson, je renverse le bol de dessus et je tapote à peine les bords pour égaliser. Si on veut une forme particulière, je pense qu’un vrai façonnage puis une seconde levée sont obligatoires.
        – Pour le problème de cuisson, j’ai effectivement un grand four bien hermétique. Voici 2 idées pour adapter : soit laisser la pâte plus longtemps au frigo (je l’avais laissée 2 jours, je pense que cette durée lui a permit de sécher un peu), soit diminuer un peu la température du four et couvrir le pain quand la croûte est dorée mais la mie pas encore cuite.

  6. Spécialiste de l'éphémère 21 juin 2010 à 11:56 #

    Je découvre ton blog; que du bonheur!

    • sandrine 27 janvier 2011 à 14:04 #

      hello ,
      j’ai testé aujourd’hui mais j’ai pas eu le courage d’attendre demain j’ai fait cuire tout de suite🙂
      J’ai fait levée la pâte dans mon four à 35° car il aait pas très chaud en ce moment,puis j’en ai versé une partie avec l’aide de ma spatule silicone dans un plat allongé(moule tunisien je crois que ça s’appelle) en métal donc faut bien graissé sinon ça accroche puis avec ce qui restait (économie d’énergie cuisson en même temps!)de pâte j’ai essayé de faire un forme pain allongé(faut bien fariné le plan et roulé délicatement la pâte dedans sans malaxer pour que ça ne retombe pas)

      par rapport à la vidéo(que je n’ai pas compris :because anglais!)je n’ai pas réussi à sortir ma pâte comme elle ,c’était trop mou ,liquide ,fallait-il vraiment attendre le lendemain?

      sinon comme farine j’ai mis:
      300 g farine seigle T130,175 g farine blé complète,200 g farine basique,20 ml sel « équilibre »,27 g levain bio fermentiscible,600 ml eau tiède

      • vegebon 27 janvier 2011 à 14:46 #

        Coucou Sandrine
        Ta recette a l’air délicieuse. Perso, en feignasse professionnelle, je ne mets plus que 450 g de farine de blé T110, 15 g de levain fermentescible, 9 g de sel non raffiné et juste assez d’eau pour pouvoir mélanger à la spatule.
        Et moi non plus je n’arrive pas à sortir la pâte comme dans la vidéo… Peut-être qu’aux USA ils ont une farine spéciale ^^.

  7. Pouni 29 mai 2012 à 03:24 #

    Ce pain est très bon ! J’ai suivi exactement tes proportions avec de la farine T60 et T110. J’ai pu le faire en version jolie (cuit en 40 mn) comme dans la video sans aucun problème. Si ça peut aider, j’ai fait comme dans cette video

    Faut bien fariner le dessus de la pâte pour la faire sortir et pour pas que ça colle aux mains, utiliser un couteau/ciseaux pour la couper, puis bien l’enrouler dans un bol de farine afin de pouvoir lui donner une jolie forme. Sinon, j’ai quelques questions:
    – On peut mettre d’autres genres de farine (sans risquer, car moi aussi j’ai peur de me rater…)?
    – Le livre de Jeff et Zoé est bien ? Les variantes qu’ils proposent sont aussi faciles que la recette de base ?
    – Tu as des idées pour varier le pain sans se fatiguer plus ? Peut-on par exemple mettre dans la pâte des raisins secs, des olives ? Je suis novice, alors j’hésite.

    Merci beaucoup pour ce partage, ça a révolutionné (je pèse mes mots) mes repas !

  8. Pouni 29 mai 2012 à 03:38 #

    Encore une question ! Je sais que la farine de blé complète lève moins que la farine blanche et donc donne un pain plus dense, mais qu’en est-il pour les autres farines: avoine, seigle, épeautre… ? Même résultat ? Faut peut-être essayer…

    • vegebon 29 mai 2012 à 12:28 #

      C’est la farine de blé blanche qui lève le mieux. La farine de blé complète, comme celle des autres céréales complètes avec gluten (seigle, épeautre, orge…), donnent des pains plus denses car ces farines contiennent moins de gluten.
      Je fais maintenant mon pain avec seulement de la farine de blé complète parce qu’une mie serrée ne me gène pas. Pour obtenir un pain plus aéré, il faudrait ajouter du gluten en poudre et éventuellement de la vitamine C, mis je ne l’ai encore jamais fait.

  9. Kouki 27 octobre 2013 à 13:13 #

    J’utilise cette recette depuis un bon moment. Mais dernièrement, je mets moins d’eau (je mets les 2/3) et quand la pâte lève, je re-mélange avec une spatule et je laisse lever une deuxième fois, alors là, elle grimpe comme elle le fait avec plus d’eau. Cela me permet de faire plus facilement des pizzas, mais ne permet pas une conservation au frigo, car la pâte dessèche. Selon les besoins, plus ou moins d’eau peuvent être utiles.
    Sinon, j’ai testé récemment de cuire mon pain dans un bain-marie. Je mets la pâte dans un moule (j’ai un moule à soufflé) qui entre parfaitement (pas de manche) dans une grande casserole d’eau bouillante, je ferme avec un couvercle et je laisse cuire pendant une trentaine de minute pour 1/3 de ta pâte. Cela donne un pain très moelleux, pas de croûte bien sûr, et surtout un pain qui vieillit mieux je trouve. Le lendemain, il est presque aussi moelleux, mais il finit par vieillir bien sûr. Quand la cuisson finit, le pain est un peu collant en-dessus vu qu’il y a des gouttelettes d’eau qui lui sont tombés sur la tête durant la cuisson, mais ce n’est pas grave, il sèchera sur une grille et ne sera plus collant du tout et parfaitement lisse. Avec cette cuisson, je mets moins d’eau pour pas que la cuisson soit très longue.
    Voilà, si ça peut encourager ceux qui n’ont pas un four. Ne cuisez pas votre pain la nuit, le petit contenant risque de faire du bruit durant la cuisson en cognant le grand contenant avec l’eau qui bout autour…🙂

    • vegebon 30 octobre 2013 à 10:09 #

      Merci beaucoup pour tes précisions et conseils ! Il faut que je recommence à faire du pain maison, j’essayerai ton astuce de mettre plus d’eau qu’une recette standard mais moins que ma recette sans pétrissage.
      Pour limiter la chute de gouttes d’eau sur ton pain qui cuit à la vapeur, as-tu essayé de poser un couvercle ou une petite assiette sur ton moule comme ?
      Merci encore et bonne journée !

      • Kouki 31 octobre 2013 à 10:43 #

        C’est une bonne idée l’assiette sur le moule, mais en tout cas, ces gouttes d’eau rendent le pain brillant après cuisson et c’est joli !🙂

        A l’heure actuelle, je mets environ 400 ml d’eau plutôt que 600, et je laisse lever longtemps (car je suis pas pressée tout simplement, mais ce n’est pas obligé). Avec le froid, l’odeur de fermentation ne devient pas très forte, donc je laisse jusqu’à 12h, 18h, je me dis que ça doit me débarrasser plus des méchants phytates !🙂 Et avec moitié farine d’épeautre T70, ça se passe aussi très bien. La première levée est modeste, mais un coup de spatule pour réoxygéner la pâte et ça repart.

        Merci surtout à toi !! Ton blog est une d’une GRANDE utilité pour de nombreuses personnes, dont moi.

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