Repas de début avril

14 Avr

Bonjour !

Cette semaine, après mes cours à Paris, j’ai filé en Normandie retrouver des membres du Collectif d’affinage et poursuivre le projet participatif, artistique et culinaire autour des fromages organisé par l’AVEC et sa directrice Elsa.R.

Il y a un an, je vous parlais (ici) de notre résidence de tests de camemberts de cajou et de fromages frais de soja colorés. Cette semaine, c’était le moment pour plusieurs personnes du groupe de réaliser le fromage qu’elles avaient imaginé. Le mien, c’est un trompe-l’œil de camembert, coloré bien sûr. Voici quelques images de sa préparation.

Tout d’abord, le nuancier de pâtes de cajou colorées (avec des aliments) en pleine fermentation près d’un radiateur :

Et voici les 3 futurs trompe-l’œil, chacun ayant son propre jeu de couleurs. A gauche, un arc-en-ciel plutôt classique (vert, jaune, orange, rose). Au milieu, un « licorne » (violet, rose, orange, jaune). A droite, un « marin » (blanc, bleu, vert-bleu, vert).

Une fois les formes un peu raffermies au frigo, on peut les retourner pour bien aplanir l’autre côté. Voici le « licorne » vu de l’autre face.

Ensuite on sale chaque face, et il n’y a plus qu’à retourner régulièrement et attendre qu’une croûte blanche recouvre toutes ces couleurs, laissant ainsi croire que l’on est face à des camemberts classiques…

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Bien sûr, en parallèle il faut aussi manger, alors voici des exemples de nos repas de cette semaine.

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Poêlée de carottes, poireaux et panais

Elsa.R a le talent pour associer des ingrédients tout simples et obtenir des mets délicieux. Ici une poêlée de carottes, panais et poireaux, un riz pilaf avec des oignons, et des pois chiche.

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Restes multicolores

Ici, 3 préparations dans une seule assiette. Des pâtes colorées en rose avec un peu de jus de betterave ajouté après la cuisson (comme expliqué dans mon livre Cuisiner en couleurs) et servies avec des poivrons marinés à l’huile. Une salade de chou rouge avec des carottes et des noix. Une salade de boulgour et lentilles, surmontée d’un peu d’ail nouveau émincé.

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Fromages frais de soja

Comme l’année dernière, nous avons fait cailler du lait de soja nature (sans sucre ni jus de fruits concentrés !) avec du jus de citron afin d’obtenir d’onctueuses tartinades. On égoutte le caillé, on mélange avec des colorants, du sel et des aromates puis on laisse encore égoutter jusqu’à obtenir la texture souhaitée (ici 2 jours et 2 nuits). Ici, il y avait du jus d’épinard, de l’extrait bleu de spiruline (top avec un peu de poivre), du jus de chou vert (impec avec du zaatar) et du jus de betterave (très bon avec du cumin).

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Maffé aux pois chiche rôtis

J’ai préparé une sauce maffé pour aller avec un reste de pois chiche que nous avions faits rôtir au four pour grignoter à l’apéro. Ici, le riz qui l’accompagne est un reste de riz aux blettes et aux carottes. L’assiette contient aussi un « soleil de maïs » (obtenu en sciant en tranches un émis de maïs cuit).

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Plateau de fermentines

Dorine Lepêcheur, créatrice de la fromagerie végétale Des ferments et des graines, nous a fait l’honneur d’une visite et elle a eu la gentillesse d’apporter deux de ses créations appelées « fermentines ». A gauche, une fermentine fraîche roulée dans des aromates provençaux. A droite, une bûchette bleue.

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Salade de fruits d’hiver

On n’a pas mangé de dessert à chaque repas, mais il y a eu cette jolie salade de fruits, de la compote (telle qu’elle ou mélangée à un peu de purée d’amande blanche), des biscuits et du chocolat.

Si cela vous intéresse, vous pouvez suivre l’avancée du projet sur le blog de l’AVEC et sur la plateforme numérique Variations (en cours de création par Cendres Delors). L’exposition et la dégustation de nos créations aura lieu le 29 ou le 30 juin lors du festival l’Oreille perchée, à Saint Germain d’Ectot (Normandie).

Bon dimanche !

Livres pour enfant sur le végétarisme

13 Avr

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, on parle de végétarisme, au sens large d’une alimentation sans viande, basée sur des aliments végétaux. Les 3 livres que je vous présente aujourd’hui peuvent être utilisés pour expliquer le concept d’une alimentation végé aux enfants, ou pour le simple plaisir de lire une histoire.

Vous pouvez voir ici des livres montrant des exemples de plats végétaux, et des livres pour expliquer le véganisme aux enfants.

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L’ami du petit tyrannosaure

Ce livre de Florence Seyvos est imprimé en France et paru en 2005 à L’École des loisirs (lien vers la fiche du livre). Je ne me lasse pas de ce livre, que le Béluga a découvert à 3 ans et qu’il lit encore de temps en temps alors qu’il en a 6.

A travers l’histoire de ce petit tyrannosaure qui apprend à ne plus manger ses amis, on voit qu’il est possible de trouver des solutions originales pour gérer nos envies tout en respectant nos valeurs.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Un loup dans le potager

Ce livre de Claire Bouiller est imprimé en Belgique et paru en 2013 aux Éditions Mijade (lien vers la fiche du livre). Il est épuisé mais c’est un livre apparemment classique des classes de maternelle donc il est trouvable en bibliothèque.

Monsieur Loup a eu si faim cet hiver qu’il a décidé de s’organiser : il cultive un potager et fait des conserves. Il est tellement occupé qu’il n’a plus le temps de chasser. Les animaux de la forêt sont soulagés, mais un matin, le loup découvre son potager saccagé et se met très en colère. Va-t-il recommencer à manger les autres animaux ? Le hibou lui chuchote alors une solution pleine de sagesse… Demander à ce qu’on lui apporte des graines pour replanter son potager !

D’abord tremblants, les animaux lui en apportent de toutes sortes et le loup est finalement très gentil. Tout le monde jardine ensemble puis partage un repas agréable sur une belle table dressée à l’ombre des arbres. On devine que c’est le début de nombreux autres bons moments.

J’aime beaucoup les couleurs douces, les dessins arrondis et l’ambiance « à l’ancienne » de ce livre. Petit plus, j’apprécie que lorsqun’il apprend que le petit lapin a fait une bêtise, le loup lui propose une réparation.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet et celui du blog Enfant végé.

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Qui a mangé mes cornichons ?

Ce livre d’Audrey Bouquet est imprimé en Bulgarie et paru en 2018 aux Éditions l’Âge d’homme (lien vers la fiche du livre). Comme les deux livres précédents, ce livre me semble bien adapté de 3 à 6 ans.

Pour moi, ce livre est la version plus actuelle d' »Un loup dans le potager ». L’histoire est bâtie sur le même principe mais les illustrations sont dans un style plus moderne et dynamique (couleurs plus vives, expressions exagérées), le texte est en rimes et le vocabulaire est différent. Entre les deux albums, mon préféré est « Un loup dans le potager », mais c’est « Qui a mangé mes cornichons ? » qui a les faveurs du Béluga.

Dans la forêt, les animaux ont tous peur de Carny le loup…. « Aoooooooouuuuh ! » Mais ce qui les occupe en ce moment, c’est que chaque nuit quelqu’un vole « des légumes, des fleurs et même des fruits ». Après avoir tenté en vrai de démasquer le voleur, ces animaux prennent leur courage à deux mains pour demander l’aide du terrible loup…

Vous devinez la chute : En fait Carny est devenu végétalien (oui oui, vous avez bien lu, il y a écrit « végétalien » dans ce livre) ! Et pour maintenir sa réputation terrifiante, il demande aux animaux de garder son secret. En échange, les animaux lui apprennent à jardiner pour ne plus qu’il ait à voler sa nourriture.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Pour finir cet article, je vais vous expliquer pourquoi, après réflexion, je n’apprécie finalement pas le livre T-Végi : le petit tyrannosaure dévoreur de légumes. Dans ce grand album aux couleurs acidulées, les amis d’un tyrannosaure végétarien se moquent de lui mais comprennent ensuite qu’on peut être végétarien et costaud.

Ce que j’aime dans cet ouvrage, c’est la profusion de plats végétaux aimés par Alex, le tyrannosaure surnommé T-Végi : un gâteau aux carottes et à la pastèque, des brocolis, un jus pomme banane, etc. Cela peut éventuellement donner envie à un enfant végé qui ne jure que par les pommes de terre, les pâtes et les crèmes dessert au soja.

Un autre aspect qui peut être utile, c’est le message que même si nos copains se moquent de nous, cela peut être complètement infondé, et de plus ils peuvent ne pas le penser vraiment. Ceci dit, d’autres livres jeunesse diffusent un message similaire, y compris avec le même schéma narratif d’un personnage moqué qui accomplit un exploit et gagne alors le respect de ses congenères. Je pense par exemple aux histoires de Kirikou.

Ce qui me gêne vraiment dans cet ouvrage, c’est sa conclusion : « Alex était ravi. Car pour la première fois, il était fier d’être lui… T-Végi ! » N’est-ce pas terrible d’imaginer qu’Alex n’a jamais été accepté avant, y compris tout simplement par ses parents ? D’autre part, je n’aime pas du tout qu’Alex s’identifie totalement à une étiquette (ici le végétarisme, mais c’est valable pour tout) au point de perdre toutes les autres facettes de sa personnalités, jusqu’à son propre prénom ! Si quelqu’un m’offrait cet album, je m’empresserais de coller un petit papier pour modifier cette phrase (puis je le donnerais à une récolte de livres pour enfant, car nous on en a bien assez). On pourrait par exemple remplacer cette phrase par : « Alex était ravi… Car ses amis se régalaient autant que lui ! » En tout cas, si Nourrir son enfant autrement est réédité, j’y remplacerai la recommandation de « T-Végi » par celle de « Qui a mangé mes cornichons ? ».

Bon week-end !

Purée de pommes de terre et haricots blancs

7 Avr

Bonjour !

(Heureusement que j’avais préparé à l’avance quasiment tous les articles de ces dernières semaines, parce que d’ici fin avril je vais continuer à avoir un emploi du temps surchargé… Pardon pour mon retard de réponse à vos commentaires !)

L’astuce la plus simple pour consommer plus de légumineuses est de les mixer dans un plat. Vous connaissez les nuggets de pois chiche, les steaks de lentilles ou de haricots noirs, les soupes veloutées grâce à l’ajout de légumineuses, voici aujourd’hui la purée aux haricots blancs.

Les haricots blancs ont une texture moelleuse qui se prête bien à une purée, et leur couleur beige rosé ne change pas trop de la couleur blonde des pommes de terre.

Avec cette recette, on a quasiment le goût et la texture d’une purée de pommes de terre, tout en profitant d’une belle quantité de légumineuses !

 

Ingrédients pour 4 personnes
– 400 g de pommes de terre, crues
– 200 g de haricots blancs, cuits et égouttés
– Sel
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium
– De la matière grasse : purée de noix de cajou ou d’amande blanche, ou huile de colza cuisson
– Du liquide : eau (si la matière grasse est de la purée dnoleaguneux) OU lait de soja nature (si la matière grasse est de l’huile)

Préparation
– Faire cuire les pommes de terre dans une casserole d’eau bouillante salée. Je les coupe en 2 ou en 4 pour accélérer la cuisson. Il faut que les pommes de terre soient bien lavées, mais pour l’épluchage c’est au choix : à l’économe avant cuisson, ou au doigt après cuisson (attention, les pommes de terre seront chaudes !).
– Faire cuire les pommes de terre jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Chez moi, ça correspond à une dizaine de minutes à la cocotte minute ou une vingtaine de minutes sans pression. Bien sûr, la durée dépend de la taille des morceaux de pommes de terre.
– Pendant ce temps, placer les haricots blancs dans le plat de service de la purée, et les mixer finement avec un mixeur plongeant.


– Égoutter les pommes de terre cuites, les éplucher si ça n’a pas été fait avant cuisson et les placer dans un moulin à légumes posé sur le plat de service.
– Mouliner les pommes de terre, tout en ajoutant les autres ingrédients – doser la matière grasse et le liquide pour obtenir une texture et un goût de purée qui vous plait.

 

 

Remarques

  • Cuisson des pommes de terre : La cuisson à l’eau fait que certains nutriments des pommes de terre vont migrer dans l’eau de cuisson. Mais c’est cette cuisson qui permet ensuite d’obtenir une purée moelleuse. On peut profiter des nutriments perdus en utilisant l’eau de cuisson pour préparer une soupe. En plus, si on utilise directement cette eau encore chaude, la soupe cuira plus vite. Exemple de soupe facile : un oignon, 3 carottes, un bol de haricots blancs cuits et du bouillon de légumes en poudre.
  • Proportion de haricots blancs : J’ai déjà essayé de mélanger autant de pommes de terres que de haricots blancs, mais cela donne une purée dense dans laquelle le goût de haricots blancs est plus perceptible.

  • Choix de la matière grasse et du liquide : Je remplace généralement le lait et le beurre des purées traditionnelles par de la purée d’oléagineux (amande blanche ou cajou) et de l’eau. Mais on peut aussi simplement utiliser du lait de soja nature (vérifier l’absence de sucre dans les ingrédients) et de l’huile neutre, en particulier de l’huile de colza cuisson (pour sa teneur en oméga 3, on en trouve par exemple sous la marque Emile Noël ou Bio planète en magasin bio, ou Fleur de colza en supermarché).
  • Le carbonate de calcium permet d’apporter du calcium quand on ne consomme ni produits laitiers, ni eau riche en calcium, ni laits ou desserts végétaux enrichis en calcium.
  • Menu purée : On peut bien sûr servir cette purée avec des saucisses végétales, comme des Mini Weenies (saucisses à base de gluten de la marqué Wheaty) ou des Mini Viennoises (saucisses à base de tofu de la marque Taifun). Mais vue la composition de cette purée, on peut aussi servir la purée toute seule ! Pour obtenir un repas complet, il suffit d’ajouter une source de vitamine C, comme une crudité comme des carottes râpées ou un fruit frais.
  • Version sans pommes de terre : On peut remplacer les pommes de terre par un autre légume racine, comme des carottes. Avec une moitié de haricots blancs et une moitié de carottes, on obtient une belle purée orange, que l’on peut manger avec des gressins ou des mini bretzels pour mimer des bougies et s’amuser avec cette purée d’anniversaire. De manière plus « adulte », on peut accompagner cette purée de pain grillé par exemple.

  • Version sans haricots blancs : Comme je l’indique dans Nourrir son enfant autrement, on peut facilement préparer des purées de pomme de terre colorées, c’est rigolo et ça permet d’écouler certains légumes. En remplaçant les haricots blancs par du chou rouge cuit (reste de la préparation d’un risotto indigo), la purée est mauve. Avec des betteraves cuites, elle est rose. Avec des radis roses cuits, elle est rose pâle. Je suppose qu’avec du chou fleur cuit ce serait également bon, avec sans doute un petit goût de chou fleur – à tester !
  • Autres recettes avec des haricots blancs : On aime manger les haricots blancs mélangés avec de la sauce tomate de Doudou, à la manière des baked beans. En général, je les sers avec du riz, ou avec des grosses pâtes creuses (conchiglie).

 

Repas roboratif spécial haricots blancs : en version visible, et en version cachée…

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Et vous, comment aimez-vous manger les haricots blancs ? Et quelles sont vos purées préférées ?

Bon dimanche !

Livres pour enfant sur la différence

6 Avr

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, j’ai regroupé mes albums favoris évoquant le fait de se sentir ou d’être vu comme différent. C’est un sujet qui me tient à cœur, car je trouve que globalement la société française actuelle cherche soit à gommer les différences, soit à les brandir pour exclure. Sensibiliser dès l’enfance me semble donc nécessaire pour sortir petit à petit de ce modèle dommageable.

Les 6 livres de cet article sont tous des coups de cœur que j’ai achetés afin de les garder avec nous même quand ils seront épuisés en librairie et introuvables en bibliothèque (ce qui arrive trop souvent à mon goût, comme vous l’avez vu dans mes articles précédents).

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Nous sommes là

Ce livre d’Oliver Jeffers est imprimé en Chine (pfff !!) et paru en 2019 aux éditions Kaléidoscope (lien vers la fiche du livre, avec une liste de liens vers des blogs qui donnent leur avis sur ce livre).

Ce n’est pas précisément un livre sur la différence, mais un livre écrit par un papa pour rassembler tout ce qu’il pensait devoir dire à son bébé nouveau né : où est la Terre, ce qu’est la pluie, ce qu’est le corps… Et parmi ces informations clés, il y a le fait que tous les gens sont différents, et que ce n’est pas un problème.

Il y a aussi une page sur les animaux, qui ‘ne parlent pas, mais ce n’est pas une raison pour ne pas être gentils avec eux ».

Ce livre est une merveille absolue, tant au niveau des illustrations, magnifiques, que du texte, à la fois très agréable à lire, simple, profond et riche en informations. Je n’ai trouvé absolument rien à redire, ni au contenu, ni à la manière dont il est amené. Et j’aurais voulu photographier chaque page tellement chacune d’entre elle est parfaite.

Je recommande donc ce livre sans réserve, que ce soit pour un cadeau de naissance, un cadeau de 1 ou 2 mois (si, si, quand les jeunes parents sont au fond du trou de la fatigue) ou pour un enfant jusqu’à 6 ans. Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet et tous les avis cités sur la fiche officielle du livre. Merci à Chut, maman lit ! pour cette découverte !

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Bienvenus !

Cet album de Barroux est imprimé en Malaisie et publié en 2017 aux éditions Kaléidoscope (lien vers la fiche du livre). Je vous avais déjà parlé de Barroux pour son album Où est l’étoile de mer ? puis Où est l’éléphant ?.

Ici on voit un groupe d’ours blancs sur la banquise quand… crac ! Elle se fracture et laisse 3 ours dériver sur un morceau de glace, qui fond peu à peu. Ils vont atteindre plusieurs pays et à chaque fois l’accueil leur sera refusé. Barroux présente ces situations avec un excellent humour, ce n’est pas pesant ni triste. Puis les 3 ours s’établissent sur une île déserte. Et quand un groupe de singes arrive par la mer et demande l’accueil, que vont dire les 3 ours ?…

J’aime beaucoup cet un album qui se sert de l’humour pour évoquer le sujet des migrations. On peut donc se contenter de le lire pour sourire. Et si on le souhaite, on peut ensuite discuter de ce sujet, qui est vraiment bien expliqué malgré un texte très court. On y voit à la fois le point de vue des locaux et celui des migrants, les freins à l’accueil (la différence, les ressources, l’indifférence) et le fait qu’une fois bien installés, les migrants peuvent devenir des locaux.

Bref, pour moi c’est un album indispensable, surtout à notre époque où les migrations, qu’elles soient économiques, politiques ou écologiques, sont un sujet très souvent abordé dans l’actualité.

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La petite casserole d’Anatole

Ce livre d’Isabelle Carrier est imprimé en Europe et publié en 2009 aux éditions Bilboquet (lien vers la fiche du livre). Vous pouvez voir toutes ses pages sur cette vidéo de Bibliothèque inclusive. Il est malheureusement épuisé, mais on peut le trouver d’occasion à un prix raisonnable et il est au catalogue de plusieurs bibliothèques.

Dans cet album dont les illustrations sont simples et pourtant très expressives, on suit Anatole. Cet enfant traîne une petite casserole qui lui rend la vie plus difficile que ses camarades. Frustré d’être incompris, il décide de s’isoler jusqu’à ce qu’une adulte lui montre qu’elle aussi traîne une petite casserole, et lui apprenne à la gérer.

A la fin du livre, Anatole peut enfin interagir avec les autres enfants, et les autres adultes se rendent compte de ses qualités. Et pourtant, au fond Anatole est toujours le même.

Ce livre aborde de manière lumineuse la question du handicap en général, notamment ce que peut ressentir l’enfant handicapé, sans aucun des poncifs habituels, avec cette magnifique conclusion qu’avec l’accompagnement adapté, un enfant handicapé peut non seulement vivre avec les enfants non handicapés mais aussi être apprécié pour ses qualités spécifiques. C’est un gros coup de cœur pour moi.

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Les questions des petits sur les religions

Ce livre de Marie Aubinais et Martine Laffon est imprimé en Chine et publié en 2016 aux éditions Bayard (lien vers la fiche du livre).

Le sommaire est une liste de 6 questions comme « Pourquoi y a-t-il plusieurs religions ? » ou « Laquelle est la meilleure ? ».

Pour chaque question, une double page en bande dessinée introduit la question puis la conclut.

Entre ces deux double page se trouve une histoire illustrée. On peut sans problème la lire en tant que telle, sans s’occuper des bandes dessinées.

Le sujet des religions est un exemple parfait pour disciter avec un enfant de ce fait réel et important : On peut avoir des points de vue très différents de celui d’autres personnes, sans pour autant devoir diaboliser ces personnes ni devoir décider que l’une a totalement raison et l’autre totalement tort.

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Quelle est ma couleur?

Ce livre d’Antoine Guilloppé est imprimé en Chine et paru en 2010 aux éditions La joie de lire (lien vers la fiche du livre).

Je n’aime pas vraiment l’esthétique de cet album. Pourtant, après l’avoir emprunté à la bibliothèque, j’ai décidé de l’acheter pour le conserver avec nous (comme vous l’avez peut-être remarqué, rares sont les maisons d’édition jeunesse qui gardent longtemps un livre à leur catalogue). Pour moi, c’est encore un livre indispensable en France à l’heure actuelle.

On suit les pensées d’un enfant : Pour son chien, il est son maître. Pour son maître à lui, il est un élève. Pour les autres élèves, c’est « leur copain arabe ». Pour les africains, c’est un français. Pour les extra-terrestres, c’est un terrien, etc.

Cet ouvrage se conclut sur ce message qui devrait être une évidence pour tout le monde : « il y a des Français noirs, blancs, jaunes ou comme moi ». Merci à l’auteur d’avoir écrit ce livre qui parle simple et vrai.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Il y a d’autres livres que j’ai apprécié sur le sujet de la différence mais qu’on a simplement empruntés à la bibliothèque. Parmi ces livres, il y a des albums assez légers :

  • Jinju – ma soirée pyjama : Pour évoquer qu’il existe des différences de mode de vie (ici dormir par terre et manger salé au petit déjeuner) et que ce n’est pas grave. Je n’ai pas lu les autres albums de la série Jinju.
  • La cagoule : Un enfant visite un zoo avec sa classe. Il porte une cagoule pour cacher sa magnifique crinière rousse… L’ambiance est très rigolote et les élèves portent alors un autre regard sur ces cheveux. A noter cependant, cette histoire banalise la vie des animaux en zoo, et les présentent comme heureux et plutôt libres dans cet environnement ! Pour compléter, voici l’avis du site Ricochet.
  • Petit oursin : https://www.lci.fr/societe/petit-oursin-le-livre-pour-enfants-sur-la-diversite-qui-passe-mal-1526247.html Dans cet album, une petite fille métisse se plaint de ses cheveux crépus. Sa mère n’a visiblement aucune idée des soins à apporter à ce type de cheveux ni de l’importance d’éduquer à l’estime de soi, et n’est d’aucune aide. Puis son pere arrive et lui tresse les cheveux en y ajoutant des perles et autres jolis accessoires. Et à la fin de l’histoire, il tresse aussi les cheveux de toutes les amies de sa fille.
  • Le grand pique-nique : Ce livre sans aucun texte est très chouette. Il permet d’aborder tout plein de choses, car dans cet album sans aucun mot mais avec plein de détails, chacun des nombreux personnages a sa propre histoire. La principale porte les gâteaux précieusement transportés pour le pique-nique, et permet de parler du problème de croire sans preuve ceux qui désignent des coupables. Parmi les nombreuses histoires secondaires, un cerf-volant, un enfant qui en harcèle d’autres, malheureusement sans réaction des parents (c’est l’occasion de sensibiliser à ce problème), un autre qui mange trop de bonbons et finit par avoir une indigestion, etc. Pour compléter, voici l’avis du site Ricochet.
  • Le grand lapin blanc : Dans la forêt vivent des lapins de toutes les couleurs. Mais quelqu’un vole les légumes ! Le grand lapin blanc accuse et exclut les lapins noirs, puis les gris… jusqu’à ce qu’un lapin démasqué le voleur. Vous le devinez sans doute, c’était justement le lapin blanc ! C’est donc un scénario similaire à celui du Grand pique-nique, mais dans un album avec du texte.

J’ai aussi lu au Béluga « Horacio ne veut plus aller à l’école ». Cet album, épuisé, est à lire impérativement avec un adulte. En effet, l’ambiance est sombre et les sujets abordés sont graves, notamment les pensées suicidaires. Mais ce livre quasiment sans texte énonce clairement la définition et l’impact de la discrimination, et le moyen tout simple de passer à une situation normale (l’information des harceleurs, la main tendue aux harcelés). Pour compléter, voici l’avis du site Ricochet.

Je n’ai personnellement pas eu de coup de cœur pour Comme tout le monde, album paru aux éditions Talents hauts en collaboration avec Amnesty international (voici l’avis du site Ricochet). Et je me pose la question d’emprunter Kipik (voici l‘avis du site Ricochet).

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Et côté chanson, Aldebert (ici on est fans d’Aldebert) en a fait une sur le sujet de la différence (il est trop fort Aldebert !) : Les deux ogres. Au passage, si vous souhaitez acheter un CD avec cette chanson, il s’agit de l’édition spéciale Noël de l’elbum Enfantillages 1. (Aldebert on t’aime !!)

Et pour les enfants un peu plus grands, connaissez-vous All That We Share, cette publicité de la chaîne de télévision TV2 Danmark (ici en version sous titrée) ?

Bon week-end !

Repas de fin mars

31 Mar

Bonjour !

C’est bientôt la fin des légumes d’hiver ! Mon maraicher n’a déjà plus de courges ni de mâche, alors je profite de ces dernières semaines sans légumes de printemps pour enfin tester certaines des recettes à base de chou vert, chou fleur ou céleri rave qui sont dans ma liste depuis des mois.

Et après je prépare des repas express, parce qu’en ce moment je cours après le temps (encore plus que d’habitude). Il y a notamment eu cette semaine le concours Saveurs durables 2019 !

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Salade de lentilles, chou Romanesco et graines de courge

Je mets des lentilles à tremper, à la fois pour accélérer la cuisson (économie d’énergie et de temps de surveillance) et améliorer la nutrition. J’en prépare une quantité pour 2 ou 3 repas différents (ici salade de lentilles, steaks de lentilles et pâté de lentilles). Je détaille le chou Romanesco en fleurettes et les fais cuire à la vapeur, et je garde les « troncs » pour mettre dans la prochaine soupe. Puis je cuis les lentilles de l’eau bouillante et du bouillon de légumes en poudre. Ensuite j’égoutte et laisse tiédir avant de mettre dans ma boîte avec des graines de courge et un peu de vinaigrette à l’huile de colza (toujours colza cuisson ici). Avec un peu de pain, et une pomme en dessert, cela m’a fait un repas complet bien agréable à manger.

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Lasagnes vert blanc rouge

Voici la recette que j’ai suivie approximativement, avec deux pieds de blettes, du travail mais un délicieux plat pour un dimanche midi en famille. Pour faciliter l’organisation, j’ai préparé la veille la poêlée de blettes au tofu ainsi que la sauce tomate. Et le matin même, je prépare la béchamel et assemble le tout puis fait cuire en milieu de matinée, pour le servir dès la fin de la cuisson.

J’ai emporté le reste au travail, et comme je n’ai plus ma boîte hermétique en verre (oubliée dans une gare…), j’ai utilisé une boîte en métal. Et pour la réchauffer, une assiette en plastique.

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Colcannon

J’ai découvert à l’occasion de la Saint Patrick le colcannon, cette recette irlandaise qui me plait beaucoup ! Je compte bien la ressortir le jour d’Halloween, en appliquant la tradition d’y cacher une pièce de monnaie ou autre petit objet (anneau, dé à coudre ou bouton) pour être touché par la chance dans les jours qui suivent.Et j’en profiterai sans doute pour cacher 2 ou 3 objets dans le plat, histoire qu’il n’y ait pas qu’un·e seul·e gagnant·e… Je garde aussi sous le coude la possibilité de faire écouter The skillet pot, la chanson traditionnelle sur le colcannon.

Ici, j’ai cuit à l’eau 1 kg de pommes de terre épluchées, puis émincé finement et poêlé 2 oignons avec 1/2 chou vert. Enfin, j’ai mouliné les pommes de terre égouttées avec 50 g de purée de noix de cajou, 50 ml d’huile de colza cuisson, du sel, du carbonate de calcium, et de l’eau ou lait de soja, afin de faire une purée bien crémeuse. On y incorpore la poêlée juste avant de servir.

J’en profite pour partager mon amour pour notre nouveau couteau éminceur. On se l’est offert quand notre précédent grand couteau a enfin rendu l’âme et je suis vraiment ravie de l’avoir. On a depuis plusieurs années le couteau d’office 10 cm et on a profité d’une réduction sur le coffret des 2 couteaux pour se payer les 2 au prix de l’éminceur. J’adore le design de ces couteaux et j’aime encore plus qu’ils soient entièrement forgés et fabriqués en France selon une méthode qui doit encore ressembler à cette vidéo de la marque mère. L‘article de Natasha sur sa marque de casseroles favorite m’a donné envie d’aller demander à Lion Sabatier si je pourrais visiter leur usine…

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Pique-nique nuggets

En anticipant ces semaines intenses, j’ai préparé une double dose de nuggets de pois chiche et les ai congelés (étalés sur un tapis de cuisson, puis transférés dans un sac à vrac). Une partie a servi un soir de réunion de parents d’élève. Je les ai sortis le matin pour qu’ils décongèlent. Ici, dans une boîte avec des bâtonnets de carotte préparés quelques jours avant et stockés dans un bocal au frigo (avec un fond d’eau pour éviter qu’ils ne sèchent), des dosettes de ketchup (versé dans une mini coupelle). A gauche, vous voyez aussi notre boîte de pistaches (qui contient un petit sac à vrac, pour les coques)… et un des livres de la bibliothèques apportés dans l’espoir d’occuper tranquillement les enfants.

Ici, une photo du mélange à nuggets qui va se faire broyer au robot. Ensuite j’ajoute la farine, le robot se charge de l’incorporer, et je laisse reposer le tout au moins 10 minutes (24h de repos ne pose aucun problème) avant de former des boulettes un peu aplaties et de les cuire dans une poêle avec un bon fond d’huile.

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Pique-nique saucisses

La semaine suivante, je n’avais vraiment pas l’énergie de cuisiner. Alors j’ai assemblé un menu à l’arrache et expliqué que ce soir, c’était pique-nique à la maison. J’ai étendu un drap par terre et posé dessus les bâtonnets de carotte, les mini saucisses végétales décongelées et le pain de mie grillé et tartiné de margarine. Ça a plu aux enfants, et en plus c’était bien équilibré puisque j’ai utilisé des saucisses de tofu. Bon, le souci de manger par terre, c’est que le Pinto a passé le repas à essayer de mettre son pied dans l’assiette de saucisses…

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Pâtes en sauce tomate avec lentilles blondes

Doudou a préparé le diner un soir où j’étais vraiment fatiguée. Il a fait cuire des lentilles corail et les a mélangées avec sa sauce tomate, puis a servi le tout avec des pâtes. La photo ne vous le montre pas forcément, mais qu’est ce que c’était bon !

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Déjeuner au lycée René Auffray

Je n’ai pas pris le temps de vous en parler, mais je travaille toujours (bénévolement) sur le concours Saveurs durables, désormais officiellement organisé par l’association Bon pour le climat. Cette année, les équipes 5 établissements de formation hôtelière se sont retrouvées au lycée René Auffray (Clichy). Entre autres innovations, il y avait une équipe de CAP Agent Polyvalents de restauration (ceux qui officient en restauration collective), et on a calculé le poids carbone des recettes avec l’éco-calculateur de Bon pour le climat. Vous pouvez lire ici un article sur cette édition du concours.

En photo, mon plat lors du repas préparé par des élèves du lycée  servi aux participants ce jour-là : riz aux légumes, asperges, croûtons. Je n’avais pas osé prévenir à l’avance que je ne consommais pas de produits animaux, pour ne pas perturber son organisation, et j’ai quand même eu une très belle assiette. Le chef m’a par contre précisé qu’il aurait vraiment préféré être prévenu à l’avance, ne serait-ce que le matin même, car il aurait voulu me faire une assiette plus variée. Merci, c’est noté pour les prochaines fois !

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Petit déjeuner sur le pouce

Depuis que j’ai perdu le mug de voyage Gaspajoe, j’utilise la petite gourde isotherme de la même marque, initialement achetée pour le Béluga… Et en fait je l’adore, elle est parfaite ! Doudou aussi la trouve vraiment bien conçue. Elle est facile à prendre en main (plus étroite qu’un mug isotherme classique), son bec verseur est très pratique pour boire, elle est isotherme et hermétique, facile à nettoyer, sa contenance est de 350 ml et j’adore le dessin de plume. Bref, gros coup de coeur pour cette gourde Trendy Gaspajoe ! Pour ma dose d’eau au travail, j’utilise la grosse gourde Sporty, toujours de chez Gaspajoe, que j’aime parce qu’elle est très facile à nettoyer (j’ai retiré l’anneau pour ne pas entendre de cliquetis dans mon sac). Cette marque française ne fabrique pas en France, parce que visiblement il n’y a pas/plus d’usine produisant ce type de produit dans notre pays.

Pour en revenir à la photo, un de mes petits déjeuners à emporter consiste en une grande tasse de roibos à la vanille, un sandwich de pain de mie PB&J, dans lequel une tranche de pain grillé est tartiné de purée de cacahuète, et l’autre de confiture (ici myrtille). Et comme ce sandwich est un peu sec et manque de vitamine C, je l’accompagne d’une clémentine ou une petite pomme. D’ailleurs, pou un enfant, cela doit être sympa avec la pomme râpée ou coupée en fines tranches et disposée sur la purée de cacahuète avant d’assembler le sandwich…

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Petit déjeuner de la supérette

Lors d’une de mes nuits à Paris, je savais qu’il me fallait apporter de quoi mettre sur les tartines au petit déjeuner, mais je n’avais pas le temps de mettre un peu de purée d’oléagineux dans un pot à glisser dans ma valise. Alors je suis entrée dans une supérette à la recherche d’un pot de purée de cacahuète, qu’on trouve assez souvent au rayon « exotique ». Il n’y en avais pas, alors j’ai pris à la place un pot de Spéculoos à tartiner, dont j’entends parler depuis longtemps. C’est effectivement très gourmand, et a été apprécié par mes hôtes à qui j’ai offert le pot. Et grâce à la présence d’une bonne quantité d’huile (colza et « palme durable »), cela m’a plus tenu au corps que de la simple confiture.

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Goûter façon Pic-nic break

Dédicace à Melkiok pour ce ogûter des années 80-90 ! Il semble que l’équivalent actuel se nomme Nutella & Go. En fait, ce jour-là j’ai masqué l’absence totale de biscuits dans mes placards sous le prétexte de faire découvrir ce goûter au Béluga. Une petite boîte de tartinade chocolat noisette, un sachet de gressins italiens (pas ceux au romarin…) et c’est parti ! A côté, une gourde à compote lavable remplie avec de la purée de pomme. J’emporte aussi une gourde d’eau.

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Bon dimanche !

Livres pour enfant sur la préservation de la planète

30 Mar

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Vous avez déjà ici mes livres jeunesse préférés sur le réchauffement climatique (dès 1 an, si si !) et ceux sur les déchets. Aujourd’hui, on parle plus largement de l’écologie, au sens de la préservation des ressources.

Et Aldebert a une chouette chanson sur le sujet : Monsieur Toulmonde. Connaissez-vous ? Ici on aime toutes ses chansons pour enfants. D’ailleurs, sur la demande des enfants, on les écoute en boucle dans la voiture de Doudou – et on n’en a même pas marre, c’est dire !

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Pour les enfants de 1 à 2 ans, je voulais lire Coline, d’Anne-Claire Macé, paru en 2005 aux éditions Tournon jeunesse, mais il est malheureusement épuisé et introuvable d’occasion. L’autrice a écrit d’autres livres dans la même série et ils sont consultables sur son site internet – mais moi c’est Coline qui m’avait tapé dans l’œil.

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Ma planète change

Ce livre de Jimmy Lee est imprimé en Chine et paru en 2013 chez Minedition (lien vers la fiche du livre). Comme c’est un livre cartonné et sans aucun texte, il peut être utilisé dès 2 ans. Le Béluga, qui aura bientôt 7 ans, l’a également apprécié. C’est un livre que je vais probablement acheter à l’occasion, pour le garder avec nous.

L’absence de texte est pratique pour que chacun mette ses mots dessus. On voit d’abord un simple trou rond vide. Enfin non, quand on regarde bien on découvre une petite pousse verte à sa surface. Au fil des pages, le rond est entouré d’arbres. puis on observe un tractopelle récolter les troncs d’arbres coupés, et les arbres sont remplacés par des maisons, puis des immeubles, et finalement des usines qui encombrent toute la page de fumée et de sacs poubelles. Après cette image un peu oppressante qui pour moi représente les excès de notre civilisation, on voit de la glace pousser et de l’eau chasser tout cela :

Puis, sur la surface à nouveau vide autour du rond, des personnages (à la peau très blanche, comme d’habitude, pff…) semer des graines, qui donnent des arbres. Puis apparaissent des maisons… Cela va-t-il recommencer comme avant ?…

Ouf, l’album se termine sur une vision joyeuse où la surface est remplie d’arbres, de maisons, d’immeubles, d’éoliennes, etc. (c’est la même image de la couverture du livre). Bref, une coexistence entre la nature et la civilisation humaine.

Pour moi, cette conclusion est un message optimiste mais aussi pragmatique. En effet, cette situation n’est pas parfaite : on voit bien que tout est un peu serré, et il y a la sempiternelle vache allaitante dans un jardin. Mais honnêtement, la perfection est impossible, donc je pense qu’il est grand temps d’apprendre à arrêter de voir les choses et les gens en « tout blanc ou tout noir », pas vous ?

Pour compléter mon avis, voici celui du blog Des livres et des enfants. Et merci à Chut maman lit de m’avoir fait découvrir ce livre !

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Un confetti de paradis

Ce livre de Florence Langlois est imprimé en France et paru en 2010 chez Albin Michel Jeunesse. Il est recommandé de 3 à 6 ans.

Cet ouvrage est malheureusement épuisé, mais je l’aime tellement que je me devais de vous en parler. Vous aurez peut-être la chance d’en croiser un exemplaire, par exemple dans une bibliothèque ?

Dans ce livre, on suit quatre animaux qui vivent ensemble sur une petite île paradisiaque. Le lapin cultive des carottes, l’ours pêche, le mouton tricote des pulls avec sa laine et le tamanoir construit des jouets. Un jour, ils ont envie de plus : plusieurs pulls colorés au lieu d’un pull blanc, toutes sortes de plats à la carotte, pleins de jouets. Ils utilisent alors des engrains chimiques, testent des colorants, construisent des machines…

La mer et l’île deviennent polluées et les 4 personnages malades. Ils décident d’arrêter leur surconsommation et heureusement tout redevient aussi paradisiaque qu’avant.

Je trouve que ce conte aux illustrations joyeuses explique parfaitement comme nait la surconsommation (quand on confond désir et besoin) et quelles en sont les conséquences concrètes (pollution, santé physique et mentale en berne), tout en restant dans un registre léger et fantaisiste parfaitement adapté aux enfants. C’est un gros coup de cœur pour moi, et je regrette sincèrement qu’Albin Michel Jeunesse n’ait pas maintenu ce titre dans son catalogue.

Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Gare au gaspi !

Cet album écrit par Geneviève Rousseau est imprimé je en sais où (peut-être en France), paru en 2016 chez Mijade (lien vers la fiche du livre). Il est adapté pour un enfant de 3 à 7 ans.

L’histoire commence en classe, avec la maîtresse qui explique aux enfants que la planète va mal et donne des conseils pour la préserver au quotidien. L’enfant qu’on suit va donc faire de son mieux pour informer sa famille et changer leurs habitudes… il fait un compost dans le parc de sa petite sœur, remet une partie du linge sale dans les placards, éteint la lumière de la chambre de sa grande sœur et l’éclaire avec une lampe de poche à dynamo….

Sa famille se met en colère et il est triste de ne pas avoir bien agi, mais tout fini bien car sa famille lui montre que grâce à lui elle a changé son quotidien, avec de vraies bonnes idées : un compost dans le jardin, etc.

J’aime ce livre car c’est concret pour les enfants, ce petit garçon qui fait des bêtises en voulant bien faire, et ça permet d’expliquer pourquoi les enfants doivent souvent demander l’accord des adultes. Et j’apprécie évidemment le message fort : chaque famille peut agir à son échelle pour préserver la planète. Enfin, j’aime le second message, très pragmatique : pour changer durablement, il faut réfléchir afin de trouver le moyen que cela réponde aussi aux besoins de chaque membre de la famille. Et j’aime les images des couvertures intérieures, qui montrent au début des situations quotidiennes non écolo, et à la fin leur équivalent durable. L’impact de la consommation de produits d’origine animale n’est as abordé, mais on va dire qu’on ne pouvait pas tout traiter en quelques pages.

Concernant le problème de racisme ordinaire dans la littérature jeunesse, j’ai bien noté qu’il y avait des enfants de différentes couleurs de peau dans la classe, c’est bien.

… Sauf que tous les personnages de premier plan soient tous très blancs de peau (et minces, valides, etc). Pour le héros et sa famille passe encore, mais la maîtresse ? On n’a pas le droit d’exercer un métier intellectuel quand on a la peau foncée en France ?

Concernant le sexiste ordinaire, c’est la maman qui va chercher les enfants à l’école, lave et repasse le linge, prépare les goûters… mais au moins le papa épluche les légumes alors on ne va pas pinailler.

Malgré les défauts que j’ai pointés, ce livre reste ce que j’ai trouvé de mieux sur son sujet : la préservation de la planète au quotidien, pour les enfants de 3 à 7 ans.

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Cherche et trouve dans la nature

Ce livre de Thierry Laval est imprimé en Chine et paru en 2011 aux éditions Seuil (lien vers la fiche du livre). Je pense qu’il est adapté de 4 à 8 ans. Il est composé de 5 double-pages, montrant chacune une scène : à la montagne, dans la forêt, dans les champs, au bord de l’étang, sur le littoral.

Sur chaque double page, on voit d’abord un imagier. Puis on ouvre sur une grande scène peuplée de nombreux personnages occupés à différentes activités, dans laquelle on peut chercher les éléments de l’imagier.

Ce n’est écrit nulle part, mais le Béluga s’est aperçu tout seul qu’il y a un fil rouge : sur chaque scène se trouvent en plus un bateau en papier et un ballon de football.

Ce livre a vraiment plu au Béluga et je l’ai emporté à plusieurs reprises entre 4 et 6 ans pour l’occuper dans une salle d’attente. A noter, ce qui figure dans les 5 scènes permet d’aborder de nombreux sujets écologiques, mais jusqu’à présent nous n’avons pas discuté du contenu de ce livre, nous l’avons seulement utilisé pour sa dimension de jeu. Je pense qu’à partir de 6 ans par contre, les items se trouvent assez vite donc l’intérêt de ce livre est plus d’ouvrir des discussions.

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Pour finir, je voulais vous dire un mot sur Où est l’éléphant ?, un album de Barroux qui est bâti sur le même principe que Où est l’étoile de mer ?. Dans cet album « cherche et trouve », on suit un éléphant, un perroquet et un serpent dans la forêt dense qui est peu à peu coupée et remplacée par des habitations. Jusqu’à ce que les 3 animaux se retrouvent parqués dans un zoo avec le dernier arbre de la forêt. Je vous mets ici la dernière page de cette histoire sans paroles :

Je n’ai pas lu cet album à mes enfants  car il n’apportait rien de plus que ceux qu’ils connaissent déjà, que ce soit sur le thème de la préservation de la planète, ou sur le principe de l’histoire qui apparaît au fil du « cherche et trouve ». Mais il vous intéressera peut-être ? Pour compléter mon avis, voici celui du site Ricochet.

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Et vous, quels sont les livres pour enfants que vous aimez au sujet de la préservation de la planète ? J’aimerais jeter un œil sur On commence demain, mais cet album récent n’est pour le moment dans aucune bibliothèque autour de moi (et j’ai déjà assez de livres sur ce sujet pour ne pas pouvoir me permettre d’en acheter un nouveau à l’aveugle, même d’occasion, donc il faudrait que je fasse un voyage en librairie dans l’espoir qu’il y soit en stock pour le feuilleter, et je n’ai pas le temps en ce moment).

Bon week-end !

Mousse au citron 100% végétale

24 Mar

Bonjour !

La mousse au citron ce n’est pas un classique dans ma famille, mais c’est un dessert qui m’intrigue depuis l’enfance quand je l’ai découvert dans un petit livre de recettes publié par l’Unicef. Et bien sûr, je voulais le recréer avec des ingrédients végétaux, peu transformés et assez simples à trouver. C’est chose faite !

Il y a exactement un mois, vous avez eu ma recette de mousse citron amande, que tout le monde aime, et qui est ma version préférée car elle est très douce. Mais aujourd’hui, je vous propose une version de mousse au citron végétale sans oléagineux, avec des ingrédients encore plus simples à trouver dans un supermarché.

Cette mousse est parfaite pour les fans de citron ! Pour la faire plus douce, il suffit de diminuer la quantité de jus de citron. Je vous explique tout ça.

Mousse au citron 100 % végétale, avec lait de soja

Ingrédients pour 3/4 personnes
– 1 citron jaune, zeste et jus (j’utilise la moitié du jus, sinon c’est trop acide à mon goût)
– 100 g de sucre (environ 165 ml)
– 1 cuillerée à soupe de fécule (8 g)
– Un peu plus de 1/8 cuillerée à café d’agar-agar en poudre (1 pincée ..)
– 100 g de lait de soja nature
– 2 cuillerées à soupe d’huile neutre (ici de l’huile de colza cuisson)
– 50 g d’aquafaba (environ 3 cuillerées à soupe)

Préparation
– Prélever le zeste du citron avec une râpe fine (une râpe Microplane est idéale car les zestes obtenus sont très fins). Je râpe au-dessus de la casserole qui servira pour la suite.

– Couper le citron en deux et le presser pour récupérer son jus. On utilise la totalité (50 g, environ 3 cuillerées à soupe) pour une mousse très citronnée, moi je mets seulement 30 g (2 cuillerées à soupe).

– Dans une casserole, mélanger le zeste et le jus de citron, le sucre, la fécule et l’agar-agar puis ajouter l’huile et le lait de soja. Il ne doit pas y avoir de grumeaux. Si besoin, utiliser un fouet pour bien mélanger.

– Sur feu moyen-fort, porter à ébullition en mélangeant sans cesse. Poursuivre la cuisson pendant environ 1 minute après épaississement du mélange, en continuant de mélanger vigoureusement.

– Éteindre le feu et laisser tiédir le mélange. Pour que le tiédissement soit plus rapide, poser la casserole hors de la plaque, laisser la casserole découverte et remuer vigoureusement son contenu à plusieurs reprises.
-Pendant ce temps, battre en neige l’aquafaba.

Aquafaba fait maison et conservé au congélateur, puis décongelé et battu en neige

Aquafaba issu d’une conserve de pois chiche, battu en neige

– Incorporer délicatement la neige à la crème citronnée, comme pour une mousse au chocolat. Je commence par mélanger une petite quantité de neige. Puis j’incorpore délicatement le reste, en passant la cuillère près des parois. Et voilà !

– Verser dans des ramequins et laisser solidifier pendant au moins 1h.

– Conserver au frais et consommer le jour même ou le lendemain.

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Remarques

  • La couleur légèrement jaune de la mousse est due à la cuisson des zestes de citron jaune ainsi qu’à l’utilisation de sucre de canne blond.
  • L’agar-agar sert à éviter que la mousse ne se sépare en deux phases. Si vous n’avez pas de cuillères doseuses pour mettre un peu plus de 1/8 cuillerée à café, mettez-en une grosse pincée et une petite pincée.
  • Au moment d’incorporer la neige, le mélange doit être assez chaud pour être encore souple, mais pas trop chaud pour qu’il solidifie rapidement dans les ramequins. Avec les quantités que j’indique, en préparant d’abord la crème, puis en battant l’aquafaba en neige tout en remuant vigoureusement de temps en temps dans la casserole, la température est impeccable. Si vous mettez du temps à battre l’aquafaba en neige, vous pouvez poser un couvercle sur la casserole pour que le tiédissement soit plus lent. Si au contraire, vous avez battu l’aquafaba en neige avant de chauffer le mélange au citron, transférez-le après cuisson dans un saladier afin qu’il tiédisse plus vite.
  • Version sans soja, avec purée d’amande. Comme indiqué ici, utiliser le zeste et le jus d’1 citron jaune, 100 g de sucre, 1 cuillerée à soupe de fécule (8 g), un peu plus de 1/8 cuillerée à café d’agar-agar en poudre (1 grosse pincée + 1 petite pincée), 25 g de purée d’amande blanche, 75 ml d’eau et incorporer la crème obtenue à 50 g d’aquafaba (environ 3 cuillerées à soupe) monté en neige.

A gauche, la mousse citron-amande, à adroite la mousse citron-soja. Les deux sont délicieusement mousseuses et 100 % végétales.

Bon dimanche !