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Croquants aux amandes sans oeuf

27 Nov

Bonjour !

En les regardant, on a l’impression que ce sont les mêmes biscuits. En Amérique du Nord, on les appelle almond biscotti et ils s’émiettent quand on les croque. Dans ma belle famille, on les appelle croquants aux amandes et ils sont très durs, ce qui impose de les déguster après les avoir trempé dans du café… et c’est bien la seule occasion où j’accepte quand on me propose un café, c’est trop bon !

Ce qui fait la différence de texture entre les deux versions de ces biscuits est la proportion de gras par rapport à l’eau :

  • si la majorité du liquide ajouté est du gras (huile par exemple), les croquants seront émiettables sous la dent, un peu comme des shortbreads
  • si la majorité du liquide ajouté est de l’eau, comme ici, les croquants seront durs et « casse dents », un peu comme des canistrelli

La recette familiale comporte 500 g de farine de blé, 200 g de sucre dont 2 sachets de sucre vanillé, 200 g d’amandes, 1 sachet de poudre à lever, 3 œufs, 70 g d’huile de cuisson (5 cuillerées à soupe) et environ 2 cuillerées à soupe d’eau. Sur internet, j’ai vu cette version sans oeuf, au lait végétal et poudre d’amande. Puis, en bonne feignasse, j’ai tout simplement essayé la recette familiale en supprimant les œufs (en les remplaçant par un chouilla d’huile et d’eau) et Doudou (ainsi que tous ses collègues de boulot) ont validé le résultat, bien sûr après trempage dans le café !

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Ingrédients pour un peu plus de 20 biscuits
– 250 g de farine de blé
– 100 g de sucre
– 100 g d’amandes
– 1/2 sachet de poudre à lever
– De la vanille
– 3 cuillerées à soupe d’huile OU 50 g de purée d’amande ?
– Environ 5 cuillerées à soupe d’eau
– Huile de cuisson, pour la plaque (ou 1 feuille de papier cuisson)

Préparation
– Mélanger les ingrédients secs : farine, sucre, amandes, poudre à lever, vanille.

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– Ajouter l’huile puis juste assez d’eau pour obtenir une boule de pâte qui se tient bien sans coller aux doigts.
– Huiler une plaque de cuisson (ou la chemiser avec une feuille de papier cuisson). Allumer le four à 180 °C.
– Former un long boudin de pâte, de la longueur de la plaque de cuisson, et le dépose sur la plaque huilée. L’aplatir un peu avec la main.

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– Enfourner jusqu’à ce que la cuisine sente bon et que le boudin ait légèrement blondi. Il faut qu’il soit cuits à cœur afin qu’on puisse ensuite le découper. Ça prend environ 25 minutes.
– Laisser refroidir le boudin sur la plaque hors du four, pendant environ 1 h (on peut le laisser plus).
– Quand le boudin est froid, le placer sur une planche à découper et le scier en tranches de 1,5 cm d’épaisseur à l’aide d’un couteau à pain. Pour éviter de casser les tranches, je les cale avec un doigt tout en les découpant. Il y aura de toutes façons des miettes et des petits morceaux cassés, qui se mangent bien tels quels…

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– Laver la plaque de cuisson (pour éliminer tous les petits morceaux de pâte collés dessus) et la huiler la nouveau (ou retirer les miettes collées au papier cuisson puis le replacer sur la plaque).
– Rallumer le four à 180 °C.
– Disposer les tranches couchées sur la plaque de cuisson préparée et enfourner jusqu’à ce qu’elles soient un peu dorées sur le dessus. Ça prend environ 10 minutes. Comme on fait cuire sur une plaque en métal, le dessous sera aussi un peu doré.

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Ces croquants ont un peu trop doré…

– Laisser refroidir avant de déguster.
– Stocker dans une boîte en métal.

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Remarques

  • Poudre à lever maison : Je remplace habituellement 1/2 sachet de poudre à lever par 1/2 cuillerée à café de bicarbonate de sodium (ajouté avec la farine) et 1 cuillerée à café de jus de citron ou de vinaigre (ajouté au dernier moment, avec les liquides de la recette).
  • Version sans gluten : Essayer de remplacer la fariné de blé par 3/4 de farine de riz et 1/4 de fécule ou de graines de lin moulues. Variante non testée !
  • Version plus gourmande : Faire fondre du chocolat noir pâtissier et le tartiner sur une face des croquants.

20161127-7Ces croquants amande-chocolat sont délicieux trempé dans du matcha latte (dans un mug, je délaye une cuillerée à café de thé matcha dans un soupçon de lait de riz chaud, puis je verse progressivement le reste du lait chaud tout en remuant).

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  • Version sans amandes entières : Au cours de mes recherches sur internet, j’ai trouvé cette recette de « croquets aux amandes du Sud Ouest » où l’amande est sous forme de poudre, où on ajoute de la fleur d’oranger et où les gâteaux sont cuits une seule fois. Ça a l’air sympathique aussi.

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Bon dimanche !

Tempura de légumes

13 Nov

Bonjour !

Je viens de réaliser que les beignets de fleurs de courgette de ma maman sont tellement légers qu’on devrait plutôt les nommer tempura. Hélas la saison des fleurs de courgette est passée, mais ce nouveau nom m’ouvre de gourmandes perspectives (et un moyen simple d’utiliser une bouteille de bière entamée).

Dans les restaurants japonais, on peut notamment déguster des tempura de courge. Ces tempura de courge ont immédiatement eu l’approbation du Béluga, plutôt courgeophobe en général, et bien sûr de Doudou et moi, qui en connaissions le principe pour en avoir déjà dégusté au resto le midi même.

Je peux donc intégrer cette recette comme choix N°2 pour cuisiner les courges – le choix N°1 étant le tajine de légumes racine. Hé oui, pas de soupe en choix N°1 car Doudou et moi sommes incompatibles là-dessus : lui aime les soupes de courge très aqueuses (je déteste) et moi très épaisses et veloutées (il abhorre). Et pas de gratin non plus car je n’ai toujours pas trouvé de recette de gratin de courge végane qui me plaise (si vous en avez une, merci de me la signaler !).

Trève de bavardages, voici la recette, simplissime, que vous pouvez adapter avec de nombreux légumes. L’astuce est de toujours les détailler en tranches fines, afin qu’ils cuisent en même temps que la pâte. Ainsi, pas la peine de s’embêter à les pré-cuire !

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Ingrédients pour environ 30 pièces
– 75 g de farine (j’utilise de la farine de blé T65)
– 150 g de bière (j’utilise de la bière blonde ou blanche)
– 2 grosses pincées de sel
– 1/2 courge butternut (j’utilise ici la moitié inférieure, celle qui contient les graines)
– Huile de friture

Préparation
– Dans un grand bol, déposer la farine puis ajouter très progressivement la bière, en mélangeant bien entre chaque ajout pour obtenir un mélange homogène. C’est la clé pour éviter les grumeaux.
– Saler la pâte. Ajouter un peu de farine ou de bière (ou d’eau) si besoin.
– Couper la courge en 2 dans la longueur, retirer les graines et la peau (j’utilise un couteau épluche légume).
– Découper chaque morceau en tranches de 3 mm environ.

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– Dans une grande poêle, faire chauffer l’huile.
– Tremper des tranches de courge dans la pâte puis les faire frire.
– Quand la pâte du dessus est à moitié cuite, retourner les tranches (c’est le même signal de retournement que pour les pancakes).

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– Quand les deux faces sont dorées, déposer les tranches sur un torchon pour absorber l’excès d’huile. Ici, les tâches d’huile partent très bien à la machine à laver.

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– Déguster !

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Remarques

  • Préparation à l’avance : Jean-Luc Rabanel, chef du restaurant l’Atelier (Arles), propose de faire frire les tempura puis, au moment du service, de les réchauffer au four. Je n’ai jamais eu l’occasion d’essayer, on se jette toujours immédiatement sur les beignets…
  • Variantes : Dans cet article, Jean-Luc Rabanel propose une liste de légumes possibles et deux recettes de sauces. Au fait, L’Atelier est un resto où je rêve de retourner, m’y étant régalée malgré le menu unique (créé chaque jour selon l’inspiration du chef) : il a suffit de téléphoner 2 jours avant pour prévenir que notre tablée comporterai un végétalien et un végétarien, pour que Doudou et moi ayons des variantes, aussi magnifiques que les autres assiettes, quand le plat normal ne nous était pas compatible.
  • Accompagnement : En plat, on peut servir la tempura avec un bol de riz et de la sauce soja. Et pour équilibrer, on peut ajouter une légumineuse (une crème dessert au tofu soyeux ?) et une source de vitamine C (une salade de choucroute crue ? une brochette de fruits frais ?).

Bon dimanche !

Repas végétariens de fin juillet

7 Août

Bonjour !

Voici un extrait arbitraire de mes repas. N’y figurent pas les multiples assiettes de houmos maison, de soupes au pistou, de salade de betterave, etc. mais ça vous donnera peut-être malgré tout des idées de repas : certains font très été, d’autres sont plus adaptés à une météo fraîche.

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Assiette de restes

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Reste de pâtes et de maïs du Béluga, reste de tomates séchées et d’artichauts à l’huile d’un apéritif, reste de salade de riz d’un repas précédent, salade verte. La salade de riz était composée de riz long, lentilles noires, haricots verts, tomate, vinaigrette.

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Salade de pommes de terre aux haricots verts

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Pomme de terre, haricots verts, vinaigrette, ici sans olives noires mais avec pois chiche.

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Tarte oignon, aubergine, tomate

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La pâte à tarte précuite est couverte d’une compotée d’oignons puis de tranches d’aubergines pelées et poêlées avec de l’huile d’olive, puis de demi tomates cerise, et l’ensemble est (re) cuit au four. Miam !

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Salade de quinoa fruitée

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Salade de quinoa de Dorian, publiée dans le magazine Femina : quinoa (ici quinori, une belle découverte), suprêmes d’orange, jus de citron vert, coeur de sucrine, petit oignon rouge haché, feuilles de menthe, noisettes, huile d’olive (j’ai zappé la grenade et omis de faire un sirop à partir du jus de citron). Une autre inspiration de salade de quinoa sucrée salée ? Celle de Cuillère & saladier.

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Tartine d’aubergine et gnocchi

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Tranche d’aubergine poêlée à l’huile d’olive + houmos + tranches de tomate. Ici saupoudré de germe de blé, parce que mes comprimés prénataux sont encore bloqués dans les cartons, donc je compense avec de la vitamine B12 en ampoule et du germe de blé. Gnocchi du commerce et sauce tomate maison.

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Riz aux artichauts et champignons

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Ca n’est pas un plat très coloré, mais l’alliance des saveurs du champignon et de l’artichaut est très sympathique, comme dans les pizzas. Riz, coeur d’artichaut à l’eau, champignon de Paris – ici avec des pois chiche en plus, mais ce n’était pas un ajout très heureux.

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Galette à la fondue de poireau et noix de cajou

20160807-4Les poireaux sont émincés et fondus, les noix de cajou sont grillées (un reste de noix de cajou apéritives du commerce, déjà grillées et salées) et l’ensemble donne une galette simple mais sympathique.

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Lasagne de Melle Pigut

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La recette de Melle Pigut est ma recette de lasagne de référence. Trop bon !

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Nouilles asiatiques

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Une assiette de nouilles aux légumes, un pichet de citronnade fraîche, et un repas en terrasse très agréable dans un restaurant lyonnais.

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Dîner chez Ikea

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Riz aux légumes, boulettes végétariennes, gourde de compote. A priori c’est végane, même si l’affichage des allergènes ne me semblait pas fiable.

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Salade Estaquéenne à l’Etincelle

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Actuellement la meilleure salade que j’ai goûtée dans un restaurant de l’Estaque. Panisses, aubergines, courgettes et poivrons rôtis, fines tranches de concombre, courgette et radis, tomates séchées, salade verte, croûtons, gressins. Sauce pesto rouge sans doute pas végane et que je ne ne mange pas. 15 euros. Le restaurant l’Etincelle propose plusieurs spécialités cuites au barbecue, dont de savoureux épis de maïs.

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Côté sucré, je profite des fruits de saison, malheureusement pas spécialement bio. Et je me fais des desserts réconfort au chocolat, pour essayer de me détendre pendant que le Béluga consomme des produits animaux bio… et maintenant industriels (petit suisse, c’est toi que je regarde ! Edit : J’en ai acheté moi même au magasin bio pour remplacer les Yoplait…). Pfff !!! Vivement qu’on emménage ! Ci-dessous, une crème chocolat poire obtenue en mixant un reste de chocolat fondu (pour une mousse au chocolat) et un reste de poires au sirop (pour une mousse à la poire). L’heure est aux tests de mousse, pour profiter du liquide des pois chiche en conserve que je consomme en belle quantité.

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Bon dimanche !

Repas végétariens de fin juin

3 Juil

Bonjour !

Voici nos derniers repas parisiens, réalisés en vitesse entre deux cartons, avec l’aide de la famille.

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Fricassée de fenouil et champignons

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Falafels et salade à gauche, fricassée de fenouil & champignons (une création de ma maman) et riz au milieu, crème dessert au chocolat à droite.

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Bentô pizza

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Salade verte, pizza « Goudes sans mozza » (toujours de La Cerise sur la pizza) coupée en fines tranche puis roulée.

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Bentô de la dèche

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Betterave vinaigrette, coquillettes au pesto vert (végane)

 

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Bentô veggie de Planet sushi

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Merci Lucile d’avoir parlé du Bentô veggie de Planet sushi ! Tellement habituée à regarder les cartes des restos plutôt que les menus, généralement pas pensés pour les véganes, je n’avais pas vu ce bentô 100 % végétal et rassemblant plusieurs items de la carte qui me faisaient envie ! Ayant envie de gras, j’ai complété par des maki à l’avocat, et je me suis régalée.

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Lasagnes

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Lasagnes de Melle Pigut, miam ! Une recette ici.

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Déjeuner coloré de ma maman

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Risotto aux courgettes, asperges, et des navets confits au safran de l’Atelier bio (bel intérêt visuel, mais goût dominé par celui des navets – un échec pour Doudou). Et en dessert, une compote pomme-fraise :

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Pique-nique dans un gîte

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Salade de pommes de terre aux haricots verts et olives noires de belle maman, des asperges, la première quiche végane, aux aubergines, de beau papa, et du melon en dessert.

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Déjeuner du Béluga

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Pommes de terre nouvelles cuites à la vapeur puis épluchées, asperges vertes, pois chiches. Ça manque un peu de gras : je ne suis pas très inspirée pour lui en faire manger. Il faudrait peut être que je me mette aux energy balls ? En dessert, il y avait du flan au cacao :

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Snack vespéral20160703-11

Avant de me coucher, je veille à avoir assez mangé pour ne pas me réveiller trop en hypoglycémie le lendemain matin. A l’occasion, je mange donc un petit complément, ici yaourt de soja + banane + sirop de dattes + graines de courge.

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Petit déjeuner à Oatmeal

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A Oatmeal Paris, je n’avais pas envie du porridge du jour, mais je me suis régalée du smoothie du jour (banane chocolat) et d’un gâteau zébré. Le cake sans gluten citron-pavot était délicieux aussi, bien que peu fort en citron.

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Ça y est, nous sommes à Marseille ! Nous avons choisi Samuel Déménagements pour transporter cartons et meubles, et bien qu’ils soient arrivés à bon port, je ne recommande pas cette société. Pour établir le devis, un commercial vient évaluer les volumes et répondre aux questions, mais ensuite tout est géré par Samuel, le gérant. Et non seulement il ne donne pas du tout les mêmes informations que le commercial (en terme de cartons, de délai de livraison, etc) mais se paie en plus le luxe de nous prendre de haut voire de nous engueuler à chaque fois qu’on est en contact avec lui, tout en nous donnant les informations au compte-goutte et/ou en se contredisant par la suite, y compris sur des points aussi évidents que ceux indiqués sur son site internet ou aussi importants que le prix total à payer ! Et je passe sur ma frustration de femme enceinte fatiguée quand il nous a dit de mettre le réveil à 5 h du matin car les déménageurs arriveraient tôt, et qu’à 8h30 quand on lui a téléphoné pour savoir si c’était normal qu’ils ne soient pas arrivés il nous a répondu avec hauteur : « S’il y avait eu un problème, je vous aurais contacté ! ». Et bien sûr ça a été rebelote le lendemain matin à la livraison. Bref, Déménagements Samuel : une mauvaise expérience pour nous.

Bon dimanche !

Repas végétariens de fin mai

29 Mai

Bonjour !

Attention les yeux, les photos de cette semaine sont encore plus moches que d’habitude je trouve… Et encore je n’ai pas photographié les fajitas dans leur galette de blé. Mais ces plats sont bons, et comme d’habitude réalisés par Doudou.

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Repas à la cantine

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Carottes râpées, riz et endives, pain, orange. Comme il n’y avait pas de salade de lentilles en entrée et pas de second choix de fruit, c’est un repas un peu déséquilibré. Heureusement que je ne mange pas à la cantine tous les midis !

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Curry de navet au lait de coco

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Merci Cécile pour cette recette de curry très bon qui permet d’écouler des navets sans en sentir le goût ! Dégusté avec du riz aux petits pois, qui apportent un croquant et une fraîcheur complémentaires au curry, on s’est vraiment régalé et on garde cette recette dans nos favoris.

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Fenouil sucré acidulé

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Je ne me rappelle plus du nom de la technique où on saisit un légume à la poêle pour le faire dorer puis où on ajoute une pincée de sucre et un liquide (ici un peu de vinaigre je crois). Ici, le fenouil est accompagné de saucisses végétales et de riz.

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Tajine de légumes aux fruits secs

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Pomme de terre, carotte, navet, courgette, pruneau et amande.

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Salade de navet

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Selon cette recette, le navet est râpé puis mariné 1 h dans une vinaigrette au jus d’orange et aux feuilles de coriandre. La prochaine fois, on teste la version au jus de citron et piment d’Espelette suggérée par PendantLaBourrasque.

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Pâtes au chou fleur

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Avec notre recette classique.

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Afternoon tea au Shangri-La

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C’était dans ma liste d’expériences à vivre avant de quitter la région parisienne, et nous avons effectivement passé 2 douces heures sous la verrière de La bauhinia à nous régaler de délices 100 % végétaux. Voyant qu’on n’arrivait pas à finir nos scones et biscuits, le serveur a spontanément proposé de nous les emballer, donc nous en avons profité encore le lendemain matin.

Bon dimanche !

Repas végétariens de fin mars

20 Mar

Bonjour !

Bientôt le printemps, j’ai des envies d’asperges vertes et de petits pois, et pourtant je n’ai même pas tenté toutes les recettes d’hiver qui me faisaient envie, comme ce plat cuit à l’étuvée créé par le chef Christophe Moret, le gâteau invisible aux pommes de terre ou celui betterave-buternut de Mamapasta.

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Repas salade composée

20160320-1Le samedi midi, on essaye de se faire plaisir pour marquer le week-end, tout en ayant une préparation minimaliste pour ne pas se fatiguer plus. Au menu en général, une assiette composée. Ici, avec des carottes râpées, des dés de betterave, un reste de riz, des graines de courge. Mais aussi des artichauts marinés à l’huile, une vinaigrette au pesto, des crackers au romarin… et des pommes de terre sautées.

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Bentô salade composée

20160320-3Carottes râpées, dés de betterave, salade verte, falafels (décongelés), vinaigrette dans sa mini-bouteille.

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Repas radis

20160320-4Des radis à manger avec du pain (de mie), des pâtes en sauce tomate de Doudou, de la purée de pomme en gourde.

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Entre printemps et hiver

20160320-5Asperges vertes d’Espagne, vinaigrette.

20160320-6Riz et navet maffé.

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Soupe orange

20160320-7Des carottes, des lentilles corail et un peu des légumes qui passent par là : poireau, navet ou panais, pomme de terre… Avec mon nouveau mixeur plongeant, de la marque Kenwood (l’arbre de rotation, est en inox, certaines pièces de la pale sont en plastique).

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Déjeuner du jeudi

20160320-8Guacamole maison, gressins, riz aux épices, tajine de pomme de terre. Et en dessert, une délicieuse compote de pomme, dans laquelle ont été ajoutés en fin de cuisson des raisins secs préalablement marinés dans du Cognac. Miam ! Merci les collègues !

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Bon dimanche !

Sucettes maison sans thermomètre

13 Déc

Bonjour !

Depuis cet article un peu rapide sur les biscuits vitrail avec un « sucre d’orge » réalisé au four, j’ai eu envie de me pencher plus sérieusement sur les bonbons en sucre cuit. Mais toujours pas envie de m’embêter, en particulier en achetant un thermomètre qui ne me servirait que 2 fois l’an. Idem pour les moules : je coule le mélange en grosses gouttes sur une feuille de papier cuisson, qui me sert ensuite à emballer les sucettes.

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Comme ma balance digitale solaire fait toujours des siennes, je mesure souvent en volume. Je fais les conversions entre masse et volume grâce au site mg-ml.fr.

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Ingrédients pour une dizaine de bonbons ou de petites sucettes
– 100 g de sucre (167 mL)
– 50 g (50 mL) d’eau (eau du robinet, eau florale ou infusion) ou de jus de fruit transparent (jus de pomme, raisin, myrtille…) OU le mélange de 25 g (1,5 cuillerée à soupe) de sirop aromatisé, confiture ou gelée et de 2 cuillerée à soupe d’eau
– 5 g (1 cuillerée à café) de jus de citron OU 15 g (1 cuillerée à soupe) de vinaigre
– Facultatif : 2 gouttes d’huile essentielle alimentaire (menthe douce ou poivrée, orange douce, citron, bergamote), du colorant en poudre (curcuma pour du jaune, thé matcha pour du vert kaki, cacao pour du marron)

Préparation
– Préparer les moules à sucettes. J’étale bien à plat une feuille de silicone ou de papier cuisson.
– Dans une casserole, verser tous les ingrédients sauf les facultatifs, et faire chauffer à feu moyen.
– Faire cuire pendant une dizaine de minutes après le début de l’ébullition. Attention, ne rien mettre dans la casserole sinon le mélange risque de cristalliser en masse dans la casserole. Mélanger en remuant la casserole. Attention aussi, plus la cuisson avance, plus le sucre cuit vite : il faut impérativement rester devant la casserole à partir du moment où le mélange bout.
– En fin de cuisson, on doit obtenir le stade du grand cassé. Si vous avez un thermomètre, il doit monter à un peu moins de 150 °C. Sans thermomètre, on doit avoir un sirop épais non caramélisé mais à la légère odeur de sucre cuit, qui quand on en prélève quelques gouttes qu’on fait tomber dans de l’eau glacée (mélange d’eau et de glaçons) doit donner des boules cassantes qui ne collent pas aux dents. Attention : les gouttes doivent être prélevées avec un ustensile qui ne conduit pas la chaleur (bois, silicone, papier cuisson…) sinon le mélange risque de cristalliser en masse – j’utilise un bâtonnet en bois qui sera ensuite utilisé en bâtonnet de sucette.
– En cas d’ajout : Retirer du feu et ajouter les additifs éventuels (colorants, arômes).
– En cas d’ajout de plus de quelques gouttes de liquide : Ceci risque d’avoir décuit un peu le sucre. Remettre sur le feu pour revenir à une légère ébullition puis vérifier que le sucre est revenu au bon degré de cuisson (grand cassé).
– Retirer du feu et laisser tiédir quelques minutes, pour que les bulles disparaissent.
– Couler dans les moules.
– Pour les sucettes : insérer les bâtonnets, idéalement des pics à brochettes en bois (coupés pour éliminer la pointe !), éventuellement des cure-dents, des bâtonnets à glace, des manches de petite cuillère…
– Laisser refroidir complètement avant de démouler.
– Conserver à l’abri de l’humidité. Pour les sucettes, je découpe des rectangles de 7,5 cm par 5,5 cm, ça suffit tout juste à emballer chaque mini sucette. Pour les bonbons, je découpe des rectangles de 7,5 cm par 8,5 cm. Dans les deux cas, je ferme la papillote en tordant les extrémités en spirale.

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Remarques

  • Moules à sucettes : On peut utiliser des moules à bonbons ou le fond de moules à glaçons (mais le démoulage est moins aisé). Quand on utilise des moules, il est conseillé de les huiler pour faciliter le démoulage. Mais ce que je préfère, pour limiter la consommation de bonbons et l’achat de moules spécifiques, c’est verser des gouttes de mélange sur du papier cuisson (ou une feuille de cuisson en silicone) posé bien à plat : soit de petites gouttes pour des bonbons, soit des gouttes un peu plus grosses pour des sucettes. Et du coup, pas besoin de moules ! A noter : j’ai essayé de huiler des emporte pièce et de les poser sur le papier cuisson pour en faire des moules, mais le mélange coule en partie par dessous donc ce n’est pas une bonne solution pour moi.
  • Découpoir à caramels : Les découpoirs à caramels et les moules à sucre d’orge sont rares et chers. On peut probablement tracer les sillons dans une plaque de caramel en utilisant un petit plateau huilé et un rouleau multi coupe à 5 roulettes (huilées). Sinon, dans son livre « Friandises bio », Karen Chevalier propose d’utiliser un grand couteau (huilé) ou les bords (huilés) d’un moule à cake ou d’un carré à entremet. Ceci permet de tracer des sillons puis, une fois la plaque refroidie, de la casser selon les sillons.
  • L’eau sert à solubiliser le sucre. Elle s’évapore ensuite au début de la cuisson, et ce n’est qu’une fois qu’elle s’est évaporée que le sucre commence réellement à cuire. Il ne faut donc pas en mettre beaucoup, et son volume précis n’est pas important. Comme expliqué sur cette page très détaillée, on peut même ne pas en mettre du tout : commencer à cuire 1/3 du sucre pour qu’il fonde puis ajouter le reste du sucre.
  • L’ajout d’acide (jus de citron, vinaigre, crème de tarte, acide citrique, etc.) a un rôle d’anti-cristallisant. Il est facultatif comme le montre cette recette de bonbons à l’hibiscus, mais bien pratique pour conserver l’aspect transparent et lisse du sucre cuit. Il évite la cristallisation du sucre en facilitant l’hydrolyse du saccharose (= le sucre) en glucose. A noter, le jus de citron est plus acide que le vinaigre, d’où la différence de quantité quand on utilise l’un ou l’autre. A noter aussi, je trouve que le vinaigre de riz est pratique car il a un goût plus neutre que le vinaigre de pomme (aussi appelé vinaigre de cidre).
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La sucette de gauche (sucre blanc, sirop d’érable, eau) a cristallisé en masse. J’ai récupéré la masse des autres sucettes et l’ai refait fondre et cuire en ajoutant plus d’anti-cristallisant (ici du jus de citron).

  • Le glucose est aussi anti-cristallisant, et aussi facultatif. Il parait qu’il évite la cristallisation du sucre dans la casserole et augmente sa conservation une fois sous forme de bonbon (il retarde le remouillage des bonbons et la recristallisation du sucre des bonbons). Attention, il ne faut pas en mettre trop, sinon le bonbon ne solidifiera pas. Le taux habituel est de 10 g de glucose pur (en poudre) pour 100 g de sucre. Les industriels vont jusqu’à 20 g de glucose en poudre pour 100 g de sucre. Je ne sais pas si on peut remplacer le glucose en poudre par du fructose en poudre. En tout cas, Ginette Mathiot préconise 6 g de glucose en sirop (42 °) pour 100 g de sucre dans son livre « La pâtisserie pour tous » et les industriels utilisent souvent du sirop de glucose-fructose. On peut donc essayer d’utiliser entre 10 g et 25 g (environ 1 cuillerée à soupe) de sirop épais (sirop de riz, de maïs, de blé, d’érable, d’agave, de datte…) à la place du jus de citron ou du vinaigre, mais d’une part ceci nécessite de faire des tests car ces sirops n’ont pas tous la même composition, d’autre part je trouve que le goût du bonbon est moins intéressant quand il n’est pas du tout acidulé (seule exception pour moi : les sucettes au cacao), et en plus avec certains sirops, comme le sirop d’agave (dont j’ai acheté un pot pour la première fois de ma vie, juste pour ce test), le mélange mousse énormément et déborde de la casserole (au bout de 3 débordements et donc 3 plaques à nettoyer, le mélange n’avait toujours pas atteint le bon stade de cuisson…). Cette recette en anglais propose d’utiliser 2 cups (500 mL) de sucre, 2/3 cup (160 mL) de sirop de maïs léger et 1/4 cup (60 mL) d’eau.
  • L’eau florale est aussi appelée hydrolat. Pour la produire, on chauffe une plante (en général des fleurs ou des écorces) dans un alambic. Il en ressort de l’huile essentielle et de l’hydrolat. Les deux contiennent une partie des arômes et des principes actifs de la plante. Pour les bonbons, on peut utiliser de l’hydrolat de fleur d’oranger, de menthe, de rose, de lavande, etc. Il faut vérifier sur l’emballage que l’eau florale est adaptée à un usage alimentaire, en particulier à cause de l’ajout de conservateurs dans la plupart des eaux florales du commerce.
  • Bonbons aromatisés : Pour donner un arôme léger aux bonbons, on peut utiliser du sirop aromatisé, de la confiture (préférez de la gelée si vous souhaitez des bonbons sans morceaux de fruits) ou du jus de fruit. Mais pour des bonbons à la saveur soutenue, il faut se tourner vers les huiles essentielles (attention à les choisir de qualité alimentaire et pouvant être données aux enfants : citron, orange douce, menthe douce ou poivrée, bergamote…) ou vers les extraits de fruit du commerce (on peut trouver en bio de l’arôme framboise, orange, citron…).
  • Le colorant en poudre : Son état solide permet de ne pas décuire le sucre. Par contre, il faut veiller à éviter les grumeaux, par exemple en le tamisant avant ajout. Ou alors vous ne tamisez pas et décidez que les mini grumeaux restant dans le bonbon sont jolis, ce qui est mon avis de feignasse.
  • Bonbons jaunes : Le sucre blond colore naturellement les bonbons en jaune clair. Pour un jaune vif, ajouter du curcuma en poudre.

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  • Bonbons rouges : Les sucettes rouge foncé ont été obtenues avec de la « confiture » (plus précisément, une « spécialité biologique à teneur réduite en glucides) de myrtille. Avec de la gelée de cassis, on obtient des sucettes entre le rouge et le brun clair.

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  • Bonbons verts : Le thé matcha donne un goût frais qui va bien avec celui de la menthe.

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  • Bonbons marrons : La solution historique est de faire cuire le sucre un peu plus longtemps, pour qu’il devienne jaune. Attention, le temps de verser le mélange dans les moules, le sucre continuera un peu à cuire, donc deviendra marron. Personnellement, je n’aime pas trop le goût du caramel marron, donc je préfèrerais colorer en ajoutant du cacao en poudre ou en utilisant du sucre non raffiné – mais pour le moment je n’ai encore testé ni l’un ni l’autre.
  • Le temps de cuisson dépend de la quantité d’ingrédients. Attention : le mélange continue à cuire encore un peu même une fois qu’on a éteint le feu. Si vous devez ajouter une substance (huile essentielle, colorant) après cuisson et avant coulage en moule, il est prudent d’éteindre le feu au stade du petit cassé (la goutte de mélange durcit dans l’eau mais colle encore aux dents).
  • Si le mélange commence à brunir, refroidir immédiatement en posant la casserole dans un saladier contenant de l’eau froide, afin de ralentir la cuisson. Puis verser rapidement en moules.
  • Si le mélange est devenu trop épais pour être versé, le réchauffer légèrement sur feu doux, sans remuer à la cuillère.
  • Le temps de refroidissement dépend de la taille du bonbon et du matériau constituant le moule. Il est de un quart d’heure pour des mini sucettes sur du papier sulfurisé, et de plus longtemps pour des bonbons coulés au fond de moules à glaçons en silicone. Attention : ne pas toucher les bonbons avant ce délai, ils sont brûlants !
  • Si les bonbons collent aux dents, cela signifie que le sucre n’a pas assez cuit. On peut remettre les bonbons (sans bâton ni emballage évidemment) dans la casserole, faire fondre à feu doux puis refaire bouillir jusqu’au degré de cuisson souhaité.
  • Conservation des sucettes : Placé dans une atmosphère humide, le sucre cuit « remouille », c’est à dire qu’il absorbe l’humidité et se liquéfie. Une solution est d’emballer individuellement (sinon ils vont s’agglomérer) chaque bonbon ou sucette dans du papier cristal ou dans du papier cuisson (on peut réutiliser le papier cuisson sur lequel on a coulé les sucettes !). On peut prévoir de conserver les bonbons pendant quelques jours, mais tout dépend de l’herméticité de l’emballage (le papier cuisson l’est moins que le papier cristal) et de l’humidité du lieu de stockage.
  • Recyclage des sucettes : Si vous en avez assez des sucettes, séparez la masse sucrée des bâtonnets. On peut laver les bâtonnets pour les réutiliser. On peut refaire des sucettes en faisant fondre la masse sucrée sur feu doux puis en faisant cuire comme précédemment au stade du grand cassé. On peut aussi utiliser la masse sucrée pour faire des biscuits vitraux.

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Ensuite, il faudra peut-être que je me penche du côté des gommes, comme ici et . Mais heureusement, le Béluga n’est pas encore en demande de ça !

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Ça n’a pas été simple de faire ces tests en laissant complètement le petit Béluga gourmand à l’écart… Ma solution a été d’emballer les bonbons dès la fin de leur refroidissement, afin de pouvoir les empiler dans un sachet en papier kraft. Et ensuite de les apporter aux collègues de travail, qui ont plébiscité ceux à l’huile essentielle d’orange douce (colorés au curcuma).

Bon dimanche !