Archive | octobre, 2022

Lettre pour prévenir d’Halloween + chauve-souris facile à découper

30 Oct

Bonjour !

L’an dernier, on a pour la première fois fait notre petite tournée d’Halloween dans notre propre rue (et pas dans celle de nos ami-es). Et on a pris la plupart de nos voisins et voisines de court !

Cette année, on a décidé de les prévenir du moment où on allait passer. Comme ça, celleux qui ne veulent pas en entendre parler peuvent éviter d’ouvrir la porte, et celleux qui ont envie de participer peuvent s’y préparer.

On a donc mis dans les boîtes aux lettres un petit message, assorti d’un mini cadeau : une petite silhouette de chauve-souris.

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La petite lettre

Pour le message, le Béluga et moi avons décidé du texte ensemble, puis le Béluga l’a tapé sur mon ordinateur et a choisi la police d’écriture.

Comme on voulait de petits messages, format A6, j’ai choisi une taille de police de 44 et j’ai copié 4 fois le message pour l’imprimer à 4 feuilles par page, sur du papier légèrement épais.

Voici ce que cela donne après avoir coupé les 4 lettres d’une feuille.

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La petite chauve-souris

On a découpé les chauve-souris dans du carton léger de couleur violette, en utilisant des morceaux d’environ 8 cm (un quart de la hauteur de notre feuille de carton) sur 3,5 cm.

Pour trouver des silhouettes faciles à découper, j’ai tapé « easy bat cutout » dans un moteur de recherche. Le Béluga a recopié la silhouette choisie au crayon sur chaque morceau de carton avant de la découper.

Pour ces découpages minutieux et courbes, on utilise nos ciseaux à ongles : c’est beaucoup plus facile qu’avec de grands ciseaux droits.

Et pour ma part, j’avais la flemme de dessiner. Voici comment j’ai fait pour découper mes petites chauve-souris :

D’abord, deux encoches un peu en biais pour l’extérieur des oreilles.

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Puis deux encoches un peu moins profondes pour l’intérieur des oreilles, et un coup de ciseaux pour le dessus de la tête.

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Ensuite, les parties courbes, et c’est là que les ciseaux à ongles sont super pratiques ! On part du milieu du bas, et on découpe deux courbes qui remontent, quasiment jusqu’au bord du morceau, pour former le bas d’une aile.

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Un dernier petit coup de ciseaux pour arriver dans le coin en haut du morceau, et voilà !

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Il n’y a plus qu’à faire la même chose de l’autre côté. Personnellement je retourne le morceau de carton afin de faire exactement le même geste que précédemment.

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Et maintenant on forme le haut des ailes, en découpant une courbe entre la pointe d’une aile et le bas de l’oreille la plus proche.

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De même, je retourne le morceau de carton pour faire la même chose de l’autre côté. Et la chauve-souris est terminée !

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L’assemblage

J’ai proposé au Béluga de faire une fente dans la lettre afin d’y glisser la chauve-souris. Et il a eu la super idée de découper deux fentes côte à côte pour que la chauve-souris soit bien calée tout en étant visible.

Pour faire cela, plier très légèrement la lettre en bas à droite et y donner deux petits coups de ciseaux.

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Quand on déplie le papier, on obtient deux fentes.

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Et voilà la lettre terminée ! Le Béluga a fait le facteur pour en glisser un exemplaire dans chaque boîte aux lettres de la rue. On verra si cela nous procure plus de portes ouvertes que l’an dernier.

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L’année prochaine, si on recommence on variera peut-être en écrivant notre message à la main sur une guirlande en papier au thème d’Halloween, comme celle proposée par One Little Project.

Bon dimanche !

Repas véganes de fin octobre

23 Oct

Bonjour !

Encore des repas très très rapides parce que le quotidien a encore été dense, et même quelques déjeuners au resto pour les midis où je n’avais rien emporté. Mais on va bien, et je vous écris des Cévennes où je passe une semaine de vacances qui commence très bien ; notamment grâce à Doudou qui en a assuré plus de la moitié de la préparation – et j’y inclus la constitution des valises, de la caisse de nourriture à emporter et la liste des menus de la semaine ! Youpiii ! Je suis bien contente que cet article sur notre répartition des tâches ne soit plus à jour !

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Bento restes

Des nuggets de pois chiche (préparés par Doudou, merci !) à tremper dans du ketchup, des bâtonnets de carottes et un reste de purée d’épinard au beurre de cacahuète. En dessert, une gourde de compote.

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Repas soupe et sandwich

Du velouté de courgette à l’amande (avec simplement de la poudre d’amande mise à cuire avec les courgette), un sandwich de pâté végétal et salade, et du raisin en dessert.

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Repas pâtes crémeuses aux légumes

J’ai eu dans mon panier de légumes un pâtisson. C’est joli comme légume, mais je le trouve inspide et plein d’eau. Je l’ai donc coupé en tranches et fait cuire au four, puis épluché et mélangé à des pâtes en sauce fromagère. C’est bien passé !

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Repas pâtes en sauce tomate

Comment équilibrer rapidement un reste de pâtes en sauce tomate ? En y ajoutant une bonne poignée de graines de tournesol décortiquées, qui vont apporter des minéraux, du gras et des protéines.

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Blettes sucrées-salées

Voici la manière dont je cuisine le plus souvent des blettes : je coupe le blanc en petits morceaux (sans prendre la peine d' »enlever les fils ») et les fait cuire quelques minutes dans une poêle avec de l’ail haché. Puis j’ajoute des raisins secs, le vert des blettes émincés, des pois chiche, du sel et éventuellement un peu de zeste de citron. Je laisse cuire à couvert et je sers avec du riz ou de la polenta.

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Tarte à l’oignon, nuggets de pois chiche et salade de tomate

Doudou a préparé une tarte fine à l’oignon rouge et au thym. Pour équilibrer, on a mangé des nuggets, et aussi une dernière salade de tomates.

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Repas chez Flower burger

Flower burger propose des burgers 100 % végétaux dans des pains colorés. On peut avoir comme accompagnement des pommes de terre, mais aussi des edemame ou des aubergines panées.

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Repas chez Dakao

Youpi, il y a un endroit près de la Canebière où manger un repas végétalien complet : Dakao ! Ici un bo bun avec nems (attention, ne pas prendre le sachet de sauce car il contient du poisson). En dessert j’ai acheté une boîte de mochi au thé vert. Le plafond du restaurant est décoré de manière originale.

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Petit déjeuner à emporter

Un pot de confiture vide, du yaourt végétal, une couche de noix de coco en poudre pour l’isoler et des céréales à mélanger au dernier moment. En bonus pour vous, une photo du sol d’un tram marseillais.

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Poire d’anniversaire

Hé oui, le Pinto a maintenant 6 ans ! On le lui a souhaité avec une bougie à souffler dès le petit-déjeuner. En général j’achète une banane pour l’occasion (ce n’est pas un fruit habituel chez nous), mais là j’avais oublié et on avait une poire fraîche donc cela a convenu. Pour décorer, des perles et des vermicelles en sucre.

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Pour le 31 octobre, je compte faire des recettes piochées dans cet article de Melle Pigut (j’ai déjà acheté un kiwi pour la panna cotta œil !) ou dans le mien.

Bonne semaine !

Déguisement de squelette super facile

22 Oct

Bonjour !

Pour Halloween, j’accompagne mes enfants avec d’autres familles, parce qu’ils tiennent à se déguiser pour collecter des bonbons dans le quartier. Ensuite on allume des bougies pour les manger dans une ambiance spéciale. Du coup j’ai bien envie d’être déguisée, moi aussi ! Un déguisement fait maison mais facile, dans le thème d’Halloween mais qui reste rigolo et confortable, et qui se voit bien même quand il y a peu de lumière. Alors j’ai décidé de me déguiser en squelette !

Un déguisement de squelette rend particulièrement bien quand il y a peu de lumière. De plus, on peut en faire un facilement avec pour seul matériel du ruban adhésif de bricolage de couleur blanche ! Il suffit de prévoir des habits noirs et d’y coller des morceaux de scotch blanc.

Après la soirée, on pourra décoller le scotch pour réutiliser les habits. Il ne faut donc pas prendre des habits fragiles : personnellement j’utilise un T-shirt à manches longues et un pantalon de jogging.

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Matériel pour le déguisement de squelette
– 1 haut noir à manches longues (T-shirt ou sweat-shirt)
– 1 pantalon noir (pantalon de jogging)
– un demi rouleau de scotch pour travaux électriques de couleur blanche
– une paire de ciseaux

Pour savoir comment placer les morceaux de scotch, j’ai utilisé le modèle de squelette en 3D de Corpus Canopé (une ressource de l’Éducation Nationale), nettement simplifié.

J’ai d’abord enfilé les vêtements noirs, afin de positionner le scotch directement sur moi, en utilisant un miroir ou des photos pour visualiser le résultat.

J’ai coupé de petits morceaux de scotch pour la colonne vertébrale, deux morceaux à peine plus longs pour le sternum, deux longs morceaux pour les clavicules, et des morceaux de taille assortie pour les côtes. Puis j’ai aligné d’autres morceaux de scotch pour former le bassin.

Enfin, j’ai formé les os des bras (humérus) et des jambes (fémur) avec à chaque fois un long morceau de scotch et, à chaque extrémité, deux petits morceaux de scotch.

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Remarques

  • Je n’ai pas essayé de remplacer le scotch pour travaux électriques avec du ruban à masquer, mais je pense que cela pourrait fonctionner. Et bien sûr, on doit pouvoir utiliser du scotch qui n’est pas blanc, pour changer un peu : pourquoi pas un squelette jaune, ou vert fluo ?
  • J’ai utilisé comme haut un T-shirt pas trop près du corps, afin de pouvoir l’enfiler par-dessus un T-shirt à col roulé. Avec ces deux épaisseurs, je n’ai pas eu froid pendant la soirée.
  • Si votre pantalon a une ficelle de serrage au niveau de la ceinture, pensez à la rentrer dans le pantalon, sinon cela fera comme deux petits os supplémentaires…

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Les photos de cet article sont celles prises en 2021. Pour 2022, je compte refaire la même chose, et y ajouter un maquillage assorti. Voici mon plan ci-dessous, et je mettrai l’article à jour avec des photos quand j’en aurai.

Matériel pour le maquillage de squelette
– du maquillage blanc zéro déchet
– 1 crayon noir ou marron, type crayon pour les yeux ou eye liner

Préparation
Maquillage selon le tutoriel de Vegaoo Party (sans faire les contours du visage en noir) et le livre « Simplissime, les maquillages pour enfants les plus faciles du monde » : je compte dessiner et colorier le crâne sur mon visage en blanc, et dessiner les dents avec le crayon noir.

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Si vous avez envie de vous déguiser mais qu’un squelette ne vous attire pas, voici une liste d’idées de déguisements faciles. Ou je vous ai expliqué ici comment confectionner un serre-tête de déguisement, avec simplement un serre-tête et des cure-pipe (fil chenille).

Bonne journée !

Mes fromages végétaux préférés

16 Oct

Bonjour !

Je n’achète que rarement des fromages végétaux, mais au fil des années j’ai fini par en goûter un certain nombre. Il y a un an, j’ai notamment pu commander de quoi faire un beau plateau de fromages végétaux auprès de feu la boutique-restaurant lilloise Pistache & cacahuète (désormais fermée).

Plateau de fromages végétaux de chez Pistache & Cacahuète

Je peux donc lister mon avis sur un certain nombre de fromages végétaux affinés, afin de me rappeler quoi acheter pour constituer mon plateau de fromages végétaux de rêve.

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Les affinés végétaux inspirés du camembert

Sauf mention contraire, les affinés suivants sont composés de : noix de cajou, eau, sel, ferments.

Petit Alba (Petit Véganne) : Son goût est très peu prononcé et sa texture est plus crémeuse que les autres fromages de cette catégorie. Il coûte 10,70 € les 165 g (soit 64,8 € le kg). Il est certifié bio et il est fabriqué en Moselle, probablement aux alentours de Sarralbe (ville connue pour sa fantastique webcam à cigognes). Le Petit Alba est un des affinés que j’achèterais pour constituer un plateau de fromages végétaux, ce serait celui au goût le plus doux.

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Petit Lorrain (Petit Véganne) : Son goût est peu prononcé et sa texture est modérément crémeuse, exactement comme les 4 prochains affinés que je vais citer. Il coûte 10,90 € les 165 g (soit 66,0 € le kg). Il est certifié bio et il est fabriqué en Moselle.

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Joséphine (Jay&Joy) : Il coûte 5,90 € les 90 g (soit 65,5 € le kg). Il est certifié bio et fabriqué dans l’Oise. Son goût est peu prononcé et sa texture est modérément crémeuse.

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Affiné de Margot (Les nouveaux affineurs) : Il coûte 11,90 € les 120 g (soit 99,2 € le kg). Il est certifié bio et est fabriqué à Ivry sur Seine. Son goût est peu prononcé et sa texture est modérément crémeuse.

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CamemVert nature (Tomm’Pousse) : Il coûte 5,95 € les 100 g (59,5 € le kg). On peut l’acheter en ligne et je l’ai aussi trouvé en boutique physique : à Green Love (Marseille). Son goût peu prononcé et sa texture est modérément crémeuse.

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Lago (From’Of Mars) : Il est certifié bio et il est fabriqué à Marseille. Son goût est peu prononcé et sa texture est modérément crémeuse. Il est disponible dans plusieurs points de vente à Marseille. Si je devais constituer un plateau de fromages végétaux, j’achèterais un de ces 4 produits pour avoir une saveur très légère : Petit Lorrain, Joséphine, Affiné de Margot, CamemVert nature ou Lago.

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Petit boucan (TyK affinage) : Son goût légèrement plus fort que les précédents. Il coûte 11,40 € les 165 g (soit 69,0 € le kg) chez Pistache & cacahuète, et on peut aussi l’acheter en demi format. Il est certifié bio et fabriqué en Bretagne. On peut le trouver dans de nombreuses boutiques physiques.

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Vermois (L’Affreux mage rit) : A la différence de tous les fromages précédents, il n’est pas à base de noix de cajou mais de lait de soja. Il coûte 6 € les 200 g (30 €, un prix très inférieur à la moyenne des affinés végétaux) et je suppose qu’il est fabriqué à Nancy. Son goût est moins doux que les fromages précédents.

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Les affinés végétaux à croûte lavée

Rouillé nature (Tomm’Pousse) : Il coûte 5,95 € les 100 g (59,5 € le kg) et ce fromage nous a vraiment beaucoup plu ! Si je devais faire un plateau de fromages végétaux, j’achèterais absolument du Rouillé nature. Et à l’occasion, j’aimerais goûter le Rouillé fumé au bois de cerisier.

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Beer washed (Mouse’s favorite) : noix de cajou, eau, sel, ferments. Il coûte 9,99 £ les 135 g (soit 74 £ le kg). Il est composé de noix de cajou (bio), d’huile de coco (bio), de sel, de ferments, de bière (sans gluten) et il est entouré d’une écorce d’épicéa. J’ai goûté cet affiné il y a de nombreuses années, en profitant d’une commande sur je ne sais plus quelle boutique végane en ligne, et j’avais été conquise par sa texture et sa saveur.

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Les autres affinés végétaux

Orion (From’Of Mars) : Cet affiné à base de noix de cajou et de graines de tournesol a une couleur grisée et une saveur originale, qui m’évoque un peu le fumé. Il est fabriqué à Marseille. Si je devais constituer un plateau de fromages végétaux, j’achèterais un Orion pour avoir un goût légèrement plus fort et fumé, sans être piquant.

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Vega (From’Of Mars) : Cet affiné est à base de noix de cajou et de riz de Camargue. Il est fabriqué à Marseille. Sa saveur m’évoque un fromage de chèvre à la saveur légère. Sa texture mi-sèche me fait penser à un fromage de type pecorino.

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Jil (Jay&Joy) : Cette bûchette m’évoque un fromage de chèvre au goût peu prononcé. Sa texture est semblable aux camemberts végétaux à base de noix de cajou. Si je devais constituer un plateau de fromages végétaux, je pourrais acheter un de ces 2 produits pour avoir un bûchette qui évoque légèrement un fromage de chèvre au goût peu prononcé : Vega ou Jil.

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Fermentines (Des ferments et des graines) : Les fermentines « fraîches » ont une base de tofu, haricots blancs, eau, huile de coco, datte et ferments, et peuvent être natures ou enrobées de mélanges parfumés. La « bûche poivre » et les fermentines « affinées » ont une base de tofu, graines de sarrasin, graines de tournesol, eau, sel et ferments. Si j’habitais en Normandie, j’achèterais des fermentines pour mon plateau de fromages végétaux.

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Mais si ! (Fromidable) : Un fromage végétal qui fond, ce n’est pas possible ? « Mais si ! » La liste des ingrédients est gardée secrète pour le moment, mais ce fromage fond à la chaleur. On n’obtient pas exactement le goût ni la texture d’un fromage d’origine animale, mais c’est une belle avancée dans les technologie fromagère végétale. Si j’habitais près de Lille, j’achèterais du Mais si.

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Affiné de Germain (Les nouveaux affineurs) : Il coûte 11,90 € les 120 g (soit 99,2 € le kg). Il est certifié bio et est fabriqué à Ivry sur Seine. Avec ses notes de levure, je ne l’ai personnellement pas trouvé à mon goût.

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Affiné de Albert (Les nouveaux affineurs) : Il coûte 11,90 € les 120 g (soit 99,2 € le kg). Il est certifié bio et est fabriqué à Ivry sur Seine. Son goût est très fort, trop fort pour moi.

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Conclusion

Si je devais faire un plateau de fromages végétaux fabriqués en France, j’achèterais :

  • Petit Alba (Petit Veganne) pour un affiné au goût très doux
  • Petit Lorrain (Petit Veganne), Joséphine (Jay&Joy), Affiné de Margot (Les nouveaux affineurs), CamemVert nature (Tomm’Pousse) ou Lago (From’Of Mars) pour une évocation de camembert
  • Rouillé nature (Tomm’Pousse) parce que c’est le seul fromage végétal qui plait aussi à mon fils le Pinto
  • Rouillé fumé (Tomm’Pousse) ou Orion (From’Of Mars) pour un goût original, de type fumée
  • Mais si (Fromidable) pour un fromage très crémeux
  • Vega (From’Of Mars), Jil Jay&Joy) ou une fermentine (Des ferments et des graines) pour une saveur évoquant légèrement un fromage de chèvre.

Je n’ai pas listé ici les affinés végétaux type « bleu » car ce type de fromage n’est pas dans mes goûts, mais il en existe sous différentes marques : Jeanne (Jay&Joy), Pebeyc (TyK), Petit bleu (Petit Véganne).

Il y a aussi d’autres fromages végétaux affinés que j’aimerais tester : le Jean-Jacques (Jay&Joy), le CamemVert à l’ail noir (Tomm’Pousse) et l’Aged dulse (Mouse’s favorite).

Enfin, je guette l’ouverture des Affinés du chat noir et d’autres fromageries artisanales végétales. Car il y a de nombreuses innovations qui mijotent dans les chaudrons, avec des ingrédients originaux comme le beurre de karité ou la pomme de terre… J’attends donc avec enthousiasme de découvrir la suite de tous ces travaux.

Comme vous l’avez compris, il y a un certain nombre de fromageries végétales en France métropolitaines. Vous pouvez en voir une partie sur cette carte de Malory Goig (publiée sur le groupe Facebook L’Adelphie du fromage végétal et reproduite ici avec sa permission).

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Bon dimanche !

Repas véganes de début octobre

9 Oct

Bonjour !

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Bento aubergines au sésame

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Voici la recette des aubergines mijotées avec de l’huile de sésame grillé, des graines de sésame et des pois chiche. J’aime les servir avec du riz. En dessert, du raisin frais.

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Bento restes

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Doudou avait fait des bricks soleil à la pomme de terre. J’ai utilisé le reste des feuilles de brick pour faire un pliage façon samossa autour d’un farce au tofu et d’un reste de petits pois. Pour compléter, un reste de pommes de terre cuites, que j’ai coupées en tranches à manger nappées de tartare d’algue.

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Ragoût petits pois pomme de terre et restes de lentilles

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Doudou avait fait sa recette de ragoût de pomme de terre aux petits pois et on avait un reste de lentilles cuites. Voilà de quoi composer un repas vite fait.

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Soupe et pâtes

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Doudou avait préparé la recette de spaghetti au chou fleur que nous aimons tant. Ici, j’ai mangé le reste avec du velouté de courgette à la poudre d’amande, et en dessert du raisin.

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Soupe et sandwich

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Un reste de velouté de courge, mangé avec un sandwich de rillettes de lentilles à l’artichaut.

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Panisses et salade de tomates

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Il y a un nouveau préposé à la friture dans notre baraque à panisses préférée. Ce lot est un peu trop doré à notre goût, mais ça reste un délice, surtout avec des tomates.

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Galette de sarrasin aux patates douces et crème de tournesol

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Un de nos diners express : une galette de sarrasin du commerce, des dés de patate douce sautés avec des graines de courge décortiquées, et une sauce à base de graines de tournesol. Les enfants mangent les galettes de sarrasin à la margarine, avec des dés de tofu fumé et des bâtonnets de carotte.

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Galette de flocons d’avoine et salade de carotte

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Je ne sais plus auprès de quel blog j’ai pris cette recette de galette végétale censée se tenir parfaitement, mais dans mes mains cela n’a pas fonctionné… Pour manger avec, des carottes râpées avec une vinaigrette et des graines de sésame.

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Sandwich de pâté aux radis

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Du pain de mie, du Faux gras et des demi radis roses font un sandwich.

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Couscous de légumes du Palmier

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Dans une petite rue de l’Estaque, se trouve un petit restaurant appelé le Palmier qui sert de délicieux couscous, avec la semoule décorée d’un palmier dessiné avec de la cannelle en poudre.

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Repas chez Oh faon !

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Chez Oh faon !, en ce moment on peut manger une soupe type ramen. J’avais aussi acheté une part de gâteau marbré, mais j’avais l’estomac rempli par la soupe donc je l’ai mangé plus tard.

Ci-dessous, 4 entremets de chez Oh faon !

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Bonne semaine !

Livres pour enfant sur la danse classique – les fictions

8 Oct

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. La liste de ces articles se trouve ici.

Nous avons vu ici des livres documentaires sur la danse classique. Aujourd’hui, place aux fictions, qu’elles soient en album, roman ou bande-dessinée.

J’ai classé les ouvrages en fonction de l’âge recommandé pour commencer à les lire. Certains de ces livres sont des coups de cœur, pour d’autres j’ai un avis mitigé et je vous explique pourquoi.

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Fais de beaux rêves Kimi

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Ce livre de Médiatrice Mujawamariya est imprimé en Belgique et publié en 2020 aux éditions Little Africans (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé pour les enfants de 0 à 3 ans.

Je vous ai parlé de cet album dans cet article sur la librairie inclusive Les Enfants du Bruit et de l’Odeur. On y trouve 7 métiers auxquels Kimi peut rêver. Une double page montre Kimi en ballerine.

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Ce n’est donc pas un livre centré sur la danse, juste un album qui introduit ce métier comme une possibilité.

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Danse, Prosper, danse !

Ce livre de Laure Monloubou est imprimé en Italie et publié en 2011 aux éditions Kaléidoscope (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 3 à 5 ans.

Prosper adore danser chez lui, et à 5 ans il prend avec enthousiasme ses premiers cours de danse classique. Mais les moqueries des petites filles du cours l’atteignent au point qu’il ne veut plus danser. Finalement, il prend un dernier cours où il faut faire des pirouettes, ce que les petites filles n’arrivent pas à faire correctement et que lui, grâce à ses chaussettes antidérapantes, réussit très bien.

J’ai un avis mitigé sur cet album. J’aime la joie de Prosper et le soutien inconditionnel de ses parents. Je n’aime pas qu’à aucun moment Mme Yolanda, la professeure de danse, ne soit mentionnée en ce qui concerne l’accueil de Prosper. En effet, pour moi c’est à elle d’introduire ce nouvel élève de manière à prévenir les réactions négatives des autres élèves, ou au moins de réagir quand il est évident que Prosper est découragé.

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Vive la danse !

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Ce livre de Didier Lévy est illustré par Magali Le Huche. Il est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Sarbacane (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté de 5 à 8 ans.

Cet album a des illustrations à trait noir sur fond blanc, d’une légèreté malicieuse, qui me font penser aux illustrations du Petit Nicolas par Sempé.

Il raconte l’histoire d’un garçon plein d’énergie qui se passionne de danse classique, un peu comme le danseur étoile Patrick Dupond. L’histoire est localisée dans une ville qui évoque fortement Paris dans ses quartiers haussmaniens, et tous les personnages sont blancs.

Puis l’histoire emprunte complètement la voie de la fantaisie, avec des personnages qui s’envolent dans les airs quand ils se laissent porter par l’alchimie de la danse, ce qui m’évoque la scène du thé chez l’oncle Albert dans le film Mary Poppins.

Au final, le message est qu’il ne faut pas craindre le regard des autres et s’autoriser à vivre selon notre fantaisie, comme celui de danser tout le temps pour notre simple plaisir, qu’on soit un enfant ou un adulte, femme ou homme.

Le Béluga a beaucoup aimé cet album. Et moi aussi je le trouve très chouette !

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Diane et le ballet

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Ce livre de Luciano Lozano est imprimé au Portugal et publié en 2022 aux Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Ce bel album est à la fois une histoire, celle de Diane, une petite fille qui aime la danse classique, et un documentaire. Je le trouve très agréable à lire : on suit un morceau de vie de Diane et que la partie documentaire est racontée par Diane elle-même, qui se souvient des propos de sa professeure de danse.

De plus, les illustrations, pleines pages, sont à la fois belles, vivantes et intégrant une large variété de corpulences, de genres et de couleurs de peau pour les enfants, et de genres et de couleur de peau pour les adultes.

Sur le plan documentaire, cet album n’explique pas vraiment les pas, par contre il donne des repères historiques intéressants et cite des exemples d’œuvres… quitte à en adapter l’aspect pour montrer une variété de couleur de peau à chaque page.

Une double page étonnante liste les avantages de prendre des cours de ballet, qui incluent « devenir plus tolérant et avoir moins de stéréotypes ». Je n’avais jamais entendu parler ce cela, voire j’aurais pensé qu’il y a quand même beaucoup de préjugés autour du ballet, mais après tout pourquoi ne pas écrire cela dans un album pour enfants comme une prophétie autoréalisatrice ?

Bref, c’est un gros coup de cœur pour moi !

A noter, cet album a un prologue : « Diane danse« , dans lequel Diana a de mauvais résultats à l’école et des difficultés d’attention, mais aucun médecin ne trouve d’explication. Elle se rend compte par hasard qu’elle aime danser et qu’il lui est beaucoup plus facile de se concentrer et d’apprendre quand elle bouge. C’est ainsi qu’elle obtient de meilleurs résultats à l’école et qu’elle se projette de faire de la danse son métier… ou pas ! A la différence de « Diane et le ballet », « Diane danse » n’est pas vraiment un album sur la danse, mais plutôt une histoire où Diane passe de l’incompréhension et la honte à une connaissance d’elle-même qui lui permet de reprendre confiance en elle et de profiter avec liberté de sa passion pour la danse. C’est également un album que je trouve super !

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Tous à la danse !

Ce livre d’Anne-Claire Lévêque est illustré par Mary-Gaël Tramon. Il est imprimé en France et publié en 2019 aux éditions Belin jeunesse. Il est (déjà !) épuisé. Il est recommandé pour le niveau CP.

J’ai un avis mitigé sur ce petit livre, donc je vais vous expliquer ce que j’aime et ce que je n’aime pas afin que vous puissiez vous faire votre propre avis.

J’apprécie les premières pages qui préparent la lecture de l’histoire : mini dico, conseil pour prononcer les mots, illustration des personnages. Et à la fin, il y a un quiz sur l’histoire et un autre pour exprimer son avis.

J’aime aussi que le texte soit court, écrit gros, avec les mots du mini dico écrits en gras et de nombreuses illustrations. Tout est prévu pour que l’enfant qui lit depuis peu réussisse à lire le livre.

Autre point appréciable : les personnages ont des couleurs de peau variées.

Je trouve que l’histoire est intéressante au début. Un garçon, Milo, se moque de Nina parce qu’elle va à un cours de danse classique. En réaction, elle lui propose un concours de tirs au but, qu’elle gagne. Elle donne donc à Nino un gage : celui d’assister à son cours de danse classique.

Par contre, je trouve la fin de l’histoire abrupte et simpliste : Milo admire Nina parce qu’elle est aussi forte à la danse qu’au foot, et « finalement, être un footballeur-danseur, c’est la classe ». En fait, je trouve que le personnage de Milo a simplement un rôle de faire-valoir de Nina. Comme si la puissance des personnages féminins se faisait au détriment des personnages masculins. Ce n’est pas du tout, du tout, ma vision du féminisme.

Je préfère donc nettement un autre petit livre écrit par la même autrice et publié 3 ans auparavant chez le même éditeur : « Le pari de Malika ».

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Le pari de Malika

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Ce livre d’Anne-Claude Lévêque est illustré par Isabelle Maroger. Il est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Belin jeunesse. Il est épuisé mais on peut encore le trouver d’occasion. Il est adapté de 6 à 8 ans.

C’est le deuxième tome de la série « L’académie de danse Gala ». Je n’ai pas lu le premier tome, « Lou veut danser ! ».

Une double page montre les personnages, qui sont quasiment tous féminins. Puis on plonge directement dans l’histoire, en suivant Malika, petite fille joyeuse, espiègle et passionnée de danse classique.

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Dans l’histoire, la majorité des élèves qui suivent le cours sont des filles, reconnaissables à leurs cheveux coiffés, à leur justaucorps rose, à leurs collants blancs et à leurs chaussons roses à rubans. On observe aussi quelques enfants non genrés : cheveux courts, justaucorps vert, collants blancs et chaussons verts. Je suppose que l’illustratrice a souhaité représenter des garçons, mais ce n’est pas comme cela qu’ils s’habillent d’habitude dans les cours de danse classique.

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Malika aime faire des sauts et en invente un, puis fait le pari avec ses amies d’oser le faire lors du prochain cours de danse.

A la fin de l’histoire, il y a une double-page de quiz, puis une page sur les 5 positions de base en danse classique, illustrée avec 5 enfants blancs dont 2 garçons.

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Saut de chat !

Ce livre de Nathalie Dargent est illustré par Colonel Moutarde. Il est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Ce petit livre est le premier tome d’une série de romans première lecture intitulée « Le petit chat de l’Opéra ».

« Saut de chat ! » a d’abord été publié dans un livre éponyme. Mais si vous voulez l’acheter maintenant, il a été réimprimé avec une autre histoire (que je n’ai pas lue), « La danse des abeilles », dans un recueil intitulé « La reine des abeilles« .

Les danseuses Yasmine, Chloé et Lili Fang vont répéter une variation du Lac des cygnes et ont laissé le chaton Tutu et le chiot Strap dans leur loge. Tutu tient à les rejoindre et surgit dans le studio en entendant la maîtresse de ballet demander aux danseuses de faire des sauts de chat…

La danseuse Yasmine a la peau marron, de longs cheveux blonds (je n’ai jamais vu personne ayant naturellement la peau sombre et les cheveux blonds, et vous ?). Dans ce tome, elle a aussi des formes plus rondes que la majorité des danseuses de ballet.

Les illustrations de cette série d’albums montrent une grande proportion de personnages à la peau foncée dans le corps de ballet de l’Opéra de Paris. Dans le Ballet de l’Opéra de Paris, il y a en effet des danseurs et des danseuses à la peau noire, et ces albums sont sans doute publiés pour encourager des vocations supplémentaires. Le choix graphique est de colorier en blanc (pas en beige) la peau des personnages blancs, et en marron plus ou moins foncé la peau des autres personnages.

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Le petit chat de l’Opéra – Des rats à l’Opéra

Ce livre de Nathalie Dargent est illustré par Colonel Moutarde. Il est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 6 à 8 ans.

Dans ce tome, il y a 5 personnages principaux : deux danseuses de l’Opéra (Chloé et Lili Fang), deux animaux (Tutu le chaton et Strap le chiot) et une élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris (Bintou).

Dans cette histoire, le chaton Tutu et le chiot Strap se demandent où sont les rats de l’Opéra, tout en se promenant au milieu des élèves de l’École de danse de l’Opéra de Paris, qui se préparent pour le défilé du Ballet. Bintou est l’élève choisie pour ouvrir la marche mais elle n’est pas prête. Tutu et Strap attirent donc l’attention de Lili Fang et Chloé, qui viennent finir de coiffer et de chausser Bintou. A la fin de l’ouvrage, Tutu et Strap comprennent qui sont réellement les rats de l’Opéra.

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Il existe encore d’autres ouvrages dans cette collection. Les voici classés par ordre chronologique de publication :

  • Le sorcier des coulisses (publié en juin 2020) : Le chaton Tutu et le chiot Strap veulent assister à la représentation dans laquelle dansent leurs maîtresses, Chloé et Lili Fang. Dans cette histoire, on découvre Maestro, le perroquet de Tom, le régisseur de ballet. On découvre également un personnage du lac des cygnes : le sorcier Rothbart, interprété par Lucien, un danseur à la peau noire.
  • Le fantôme de l’Opéra (publié en janvier 2021) : Le chiot Strap est soupçonné d’avoir volé les macarons de Yasmine. Avec le chaton Tutu, ils vont mener l’enquête, jusqu’à la loge du fantôme de l’Opéra… Dans cette histoire, on croise le chat Miss Moustache.
  • Le trésor du lac (publié en mars 2021) : Le chaton Tutu joue avec le diadème du costume de Chloé, et il finit par tomber dans le lac situé sous l’Opéra. C’est Awa (une femme à la peau marron), la cheffe des pompiers de l’Opéra, qui va sauver la situation. On croise également le perroquet Maestro.
  • L’étoile magique (publié en juillet 2021) : Tutu et Strap jouent dans la grande salle de l’Opéra Garnier pendant que l’orchestre répète. Dans cette histoire à rebondissement, Lili Fang a perdu son porte-bonheur et on croise un joueur de hautbois (à la peau marron) appelé Baba.
  • Frissons en répétition ! (publié en octobre 2021) : Chloé va danser le rôle principal de Giselle, et Lili Fang celui de la reine des Willis. Dans cette histoire, en plus de Tutu et Strap, on recroise Maestro et Miss Moustache qui font des bêtises.
  • La danse des abeilles : Tutu et Strap voient des abeilles et les suivent dans tout l’Opéra Garnier pour trouver leur ruche. Sur le toit, ils trouvent l’apiculteur qui leur offre un rayon de miel. Je n’ai pas aimé cet album pour deux raisons : d’une part parce que je suis végane dont je n’approuve pas le fait d’exploiter le travail des abeilles comme si cela n’était aucunement gênant ; d’autre part je ne comprends pas pourquoi les dessins de Jasmine, qui a la peau foncée et les cheveux blonds, sont coloriés en vert kaki là où ses cheveux se superposent à sa peau.

Maintenant, ces histoires sont publiées par deux (un livre contient deux histoires) :

Et il y a aussi un livre-jeu, « Le petit chat à l’Opéra – Mon premier escape game« , dont je vous avais déjà parlé ici. Il comporte un personnage supplémentaire : Marius, élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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Ballet with heart

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Ce livre d’Emily Joof est illustré par Sawyer Clood. Il est imprimé aux USA et publié en 2021 aux éditions M’bifé Books (lien vers la fiche du livre). Il s’achète via Amazon et est adapté pour les enfants de 4 à 8 ans.

Cet album est recommandé par le Royal Ballet. Il est écrit en anglais, mais je le trouve tellement chouette que je tenais à vous le présenter ici ! Même si vous ne lisez pas l’anglais, les illustrations permettent de comprendre suffisamment de choses.

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Les illustrations sont douces, chaleureuses et montrent les personnages plus divers de tous les albums que j’aie pu voir sur la danse classique ! Dans l’école de danse de cet album, en plus d’enfants de différentes taille, corpulence, couleur de peau et genre, on voit une petite fille en déambulateur.

Les deux personnages principaux sont Ella et Louis, qui sont frère et sœur et ont une égale importance dans l’histoire et dans les illustrations.

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A la fin du livre, il y a des photos de vrais danseurs : Ella et Louis les enfants de l’autrice, Adji Cissoko, Gina Tse et Clydes Emmanuel Archer. J’ai trouvé très chouette de terminer cette jolie fiction avec ces personnes réelles (en fait Ella et Louis ne sont pas interviewés : le texte accompagnant leur photo et l’interview d’Adji Cissoko).

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Les chaussons noirs

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Ce livre de Sophie Noël est imprimé en France et publié en 2022 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 5 ans.

Je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire.

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20 allée de la danse – Amies et rivales (roman)

Ce livre d’Elizabeth Barféty est imprimé en France et publié en 2016 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 8 ou 9 ans.

« Amie et rivales » est le 1er tome de la saison 1 des romans « 20 allée de la danse ». On y découvre la vie des « petits rats de l’opéra », ces jeunes de 8 à 18 ans scolarisés à l’École de danse de l’Opéra de Paris. Et surtout, cette série de romans est intéressante même si on n’est pas passionné·e de danse classique. En effet, le contexte de l’École de danse est aussi le prétexte pour traiter de nombreux sujets importants pour les enfants, comme avoir une passion, penser à soi ou aux autres, être timide, être jaloux de son grand frère…

Le texte est écrit en gros caractères sur un papier plutôt épais, et parsemé de quelques illustrations en noir et blanc, de Magalie Foutrier. La lecture est donc tout à fait accessible pour un enfant, malgré l’épaisseur apparente du livre.

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Dans cette série, il y a 6 personnages principaux, qui forment une bande d’ami·es :

  • Maïna, dont la famille habite en Martinique (elle me fait penser à Raphaëlle Delaunay, qui a aussi des origines martiniquaises)
  • Bilal, dont la famille d’origine maghrébine habite dans un quartier socialement défavorisé près de Nanterre
  • Sofia, timide, dont les cheveux sont blonds et la famille habite en Italie
  • Zoé, la plus jeune du groupe, espiègle, dont les cheveux sont roux et la famille habite en Corse (sa couleur de cheveux me fait penser à Sylvie Guillem, ses origines familiales à Marie-Claude Pietragalla, son caractère et son talent à Patrick Dupond)
  • Constance, anxieuse, première de la classe, dont les cheveux sont bruns
  • Colas, dont les parents viennent du milieu de la danse, sont socialement favorisés, et dont le grand frère est déjà scolarisé à l’École de danse.

Chaque tome est centré sur un de ces 6 personnages. Je trouve très appréciable l’effort de proposer des personnages variés, et que chacun soit le personnage principal de plusieurs tomes !

Cette collection est réalisée en partenariat avec l’Opéra de Paris. On a donc un point de vue très bien informé sur le fonctionnement de l’École de danse de l’Opéra de Paris, mais aussi des propos toujours positifs, voire idéalisés, sur cette institution (à la différence de la série de romans « Les pointes noires » dont je vous parle ensuite).

Les tomes centrés sur Maïna sont :

  • « Amies et rivales » : Maïna est tellement occupée à aider les autres que sa danse en pâtit alors que deux danseuses de son niveau vont être sélectionnées pour danse un petit rôle dans le spectacle La Bayadère. Ce tome existe aussi en bande dessinée (je vous en parle plus loin dans l’article).
  • « Le rêve américain » où est clairement posée la question de la couleur de peau à l’Opéra de Paris et Mlle Pita, qui est dans le livre la directrice de l’École de danse, donne la réponse officielle (qui est peut-être devenue vraie, mais ne l’était pas par le passé) : « la couleur de peau n’est pas un sujet pour l’Opéra ! Ce qui compte, ce sont les aptitudes de chacun, la qualité de la danse. » En terme de vocabulaire, dans ce tome, Maïna et son grand frère Olympe parlent des personnes noires en disant « personnes de couleur ». Maïna dit une fois « peau noire », une fois « peau sombre » et le narrateur décrit un personnage comme « afro-américain ». Un point que j’ai trouvé vraiment dommage dans cette fiction, c’est que la compagnie new-yorkaise qui sert dans ce livre de modèle en terme d’intégration est le New York City Ballet. Je sais bien que le New York City Ballet est la compagnie la plus connue, mais je me serais attendue à ce que la compagnie citée dans ce libre soit l’American Ballet Theatre, l’autre grande compagnie de danse classique de renommée internationale basée à New York qui, elle, a déjà promu plusieurs danseur·ses afro-américain·es au rang d’étoile : Desmond Richardson, Misty Copeland, Calvin Royal III. Le New York City Ballet s’est quant à lui illustré par son retard en ce domaine, comme le montrent les expériences de Llanchie Stevenson (qui a été formée à l’école du New York City Ballet mais que Balanchine a ensuite refusé d’engager dans le corps de ballet car elle aurait « cassé la ligne »), d’Aesha Ash (première danseuse afro-américaine à faire partie du corps de ballet au New York City Ballet, qu’elle a ensuite quitté car elle a compris qu’elle ne pourrait y grimper les échelons malgré son talent) et de Misty Copeland (danseuse étoile américaine dont le talent évident à l’adolescence a intéressé toutes les compagnies des USA sauf le New York City Ballet). Ceci dit, le New York City Ballet semble déterminé à combler son retard en continuant à recruter plusieurs danseuses à la peau foncée pour son corps de ballet (actuellement on y trouve notamment India Bradley et Olivia Boisson) et en nommant Aesha Ash à un poste de la School of American Ballet (l’école du New York City Ballet) où elle apporte sa voix en faveur de l’inclusion. De fait, une élève à la peau noire, Charlotte Nebres, a dansé le rôle de Marie dans le ballet Casse Noisette du New York City Ballet en 2019.

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20 allée de la danse – L’ombre d’un frère (roman)

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Dans la série « 20 allées de la danse » dont je viens de parler, il y a plusieurs tomes ayant pour personnage principal un garçon élève de l’École de danse de l’Opéra de Paris.

Voici les tomes centrés sur Colas, un petit blond issu d’un milieu favorisé et dont le grand frère est aussi à l’École de danse de l’Opéra de Paris :

  • « L’ombre d’un frère » : Il parle de danser quand on est un garçon, de danser pour soi ou pour faire plaisir à ses parents qui auraient aimé cette carrière, de vouloir grandir plus vite et aussi du risque de blessure quand on danse intensément. Un des personnages de ce tome est Nigel Miller, un chorégraphe noir qui va créer un spectacle pour l’École de danse de l’Opéra de Paris. J’ai beaucoup aimé ce roman, dont voici un extrait.

  • « Sous les projecteurs » : Les élèves de l’école passent une audition pour jouer un rôle dans un film et Colas est recruté. Or il se sent à cette période fatigué et moins au niveau dans sa danse, donc il hésite à s’orienter vers une carrière dans le cinéma plutôt que dans la danse.
  • « La nouvelle » : L’histoire est centrée sur une nouvelle élève à l’école, que Colas connaissait plus jeune, et parle de la difficulté de s’intégrer à un groupe déjà formé. Colas n’y est donc pas le personnage principal, mais c’est le personnage secondaire le plus important.

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Voici les tomes centrés sur Bilal, un élève dont le milieu ne le destine pas à la danse classique :

  • « Petit rat, malgré tout« : Les anciens amis et une partie de la famille de Bilal ne comprennent pas qu’il soit dans une école de danse classique. Quand Bilal se fait harceler et agresser par des jeunes de son quartiers, il n’ose pas en parler à ses amis, à sa famille ni aux adultes. Mais comme toujours dans cette série, l’histoire se termine bien. Au passage, le harcèlement verbal existe pour les élèves danseurs de l’École de danse de l’Opéra de Paris :  le danseur étoile Hugo Marchand l’évoque dans son autobiographie (pour ados et adultes) Danser. Ce tome existe aussi en bande-dessinée.
  • « Un pas de côté » : En plus des habitudes de l’École de danse de l’Opéra de Paris, ce tome parle du Musée d’Orsay, de la sensation de ne pas appartenir à un groupe de personnes riches et cultivées, de la honte d’avoir besoin d’aides sociales.
  • « Le défi » : Des enfants de l’École de danse montent une semaine de cours de danse destinés aux jeunes de Nanterre, quasiment sans aide d’adultes et en gérant en parallèle leur scolarité. Je n’ai pas aimé cette histoire car je l’ai trouvée trop peu crédible.

Au passage, il n’y a pas besoin de lire la série dans l’ordre car tous les éléments importants sont rappelés au fil du texte.

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20 allée de la danse – Amies et rivales (bande dessinée)

Ce livre d’Elizabeth Barféty est illustré par Laure Ngo. Il est imprimé en France et publié en 2019 aux éditions Jungle (lien vers la fiche du livre). Il est adapté à partir de 8 ou 9 ans.

Je trouve cette adaptations en bande-dessinée très réussie ! Le récit est forcément un peu simplifié par rapport au roman, mais les points clés sont tous présents.

Voici pour comparaison la page qui correspond à l’extrait que je vous ai photographié dans le roman « Amies et rivales ».

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Dans cette bande-dessinée, Maïna et Capucine dansent un petit rôle dans le ballet « La bayadère » au Palais Garnier.

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20 allée de la danse – L’ombre d’un frère (bande dessinée)

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Ce livre d’Elizabeth Barféty est illustré par Laure Ngo. Il est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Jungle (lien vers la fiche du livre). Il est adapté à partir de 8 ou 9 ans.

C’est l’adaptation du roman « L’ombre d’un frère ». Voici pour comparaison la page qui correspond à l’extrait que je vous ai photographié précédemment.

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J’aime les illustrations lumineuses de Laure Ngo et j’apprécie que le fait qu’elle ait dessiné les personnages avec des proportions corporelles plutôt réalistes (c’est une caractéristique assez rare pour être soulignée). La seule (minuscule !) chose qui m’a un peu déçue dans l’adaptation est que j’imaginais Colas avec des cheveux blonds très clairs, pas blonds tirant sur le roux… autant dire que je recommande chaudement cette bande-dessinée !

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Actuellement, les 7 premiers tomes de la série ont été adaptés en version bande-dessinée :

  • « Amies et rivales » est centré sur Maïna et je vous en ai parlé juste avant.
  • « Parfaite… ou presque » est centré sur Capucine, qui se met une telle pression pour réussir qu’elle fait un malaise et que sa santé mentale devient problématique, puis qui trouve le soutien pour sortir par le haut.
  • « L’ombre d’un frère » est centré sur Colas, qui est jaloux de son grand frère élève de la même école.
  • « Petite rebelle » est centré sur Zoé, qui est déjà élève à l’École de danse de l’Opéra de Paris mais a encore l’âge de faire les bêtises d’un enfant de 9 ans.
  • « L’envol d’une discrète » est centré sur Sophia.
  • « Petit rat malgré tout » est centré sur Bilal.
  • « La tournée au Japon » est centré sur Maïna.

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20 allée de la danse – Petits secrets

Ce livre d’Elizabeth Barféty est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 8 ou 9 ans.

Ce roman est le premier tome de la saison 2 de la série. On y suit une nouvelle bande d’ami·es : Jade, Charlie, Demba et Alice. Ils sont stagiaires à l’école de danse de l’Opéra de Paris, pour le « petit stage« . Ils forment le « club des Capybaras » et se sont donné pour mission d’aider des autres.

Dans ce tome, le personnage principal est Charlie, dont les parents sont deux mamans. Un documentaire va être réalisé sur l’école, et Demba meurt d’envie d’être sélectionné, tandis que Charlie redoute de l’être car cela signifierai montrer ses mères à la télévision. Et le club des Capybaras va essayer d’aider Ania, qui souffre d’être dans cette école non pour son propre plaisir mais pour satisfaire l’envie de sa mère. Petit clin d’œil à la saison 1, à un moment on voit passer Zoé, Sofia, Maïna, Constance et Colas, qui sont alors en 4ème division.

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Le 2ème tome de la saison 2 est appelé « Jeu de piste« . Le personnage principal est Demba, qui a 10 ans, la peau noire, un caractère bien trempé, une famille socialement favorisée qui habite en région parisienne et l’objectif de devenir danseur étoile de l’Opéra de Paris. Dans ce tome, les élèves font un jeu de piste dans l’Opéra Garnier et Demba suit sa curiosité au sujet de Thaïs, une stagiaire timide qui semble cacher quelque chose.

Le 3ème tome de la saison 2 est appelé « Seule contre tous« . Le personnage principal est Jade, qui souffre de sa dyslexie mais n’ose pas l’avouer. En parallèle, les élèves se préparent pour la journée où l’école de danse est ouverte aux familles des élèves, et Jade aimerait que ses parents, en voyage à l’étranger, y assistent. On suit également sa rencontre avec le fils d’une pianiste de l’école de danse, sa pratique du skate, et les réflexions de certains personnages sur les relations entre parents et enfants.

Le 4ème tome de la saison 2 est appelé « La vie en grand« . Le personnage principal est Alice, qui veut toujours aider les autres, rentre le week-end dans sa famille recomposée et va chercher une Petite Mère. Il y a aussi Zoé, Sofia, Maïna, Constance et Colas. On y apprend l’origine du club des Capybaras et on suit Louis, un petit stagiaire qui ne se sent pas bien à l’École de danse.

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Les pointes noires

Ce roman de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2018 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Cette série de livres a pour personnage principal Eve, une jeune fille originaire du Mali, adoptée par une famille habitant en Ile-de-France, dont le rêve est de devenir danseuse classique. Ce parcours n’est pas simple malgré son talent, car elle a la peau noire.

Ces livres sont écrits en hommage à deux danseuses :

De la vie de Michaela DePrince, « Les pointes noires » tire l’adoption par une famille occidentale d’une toute petite fille noire qui vit dans un orphelinat d’Afrique, a trouvé une photo de danseuse classique, rêve d’en devenir une, a le soutien de sa famille d’adoption pour travailler à ce rêve et faire face au racisme ordinaire.

Par rapport à Michaela DePrince, il y a deux grandes différences. La première, c’est que quasiment tous les évènements (très) traumatisants vécus dans le pays de naissance ont été supprimés. La deuxième différence, c’est que toute l’action est située non pas aux USA mais en France métropolitaine, plus particulièrement en région parisienne. L’Opéra de Paris y est donc la référence et l’objectif ultime pour la danse classique.

Dans ce premier tome, on lit la vie d’Eve dans son pays de naissance puis son adoption internationale et ses premières années en France, jusqu’à son audition pour l’École de danse de l’Opéra de Paris.

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Les pointes noires à l’Opéra

Ce livre de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2020 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Ce roman est la suite de « Les pointes noires » et on y suit Eve pendant sa scolarité à l’École de danse de l’Opéra de Paris. On découvre l’envers du décors de cette prestigieuse école, en particulier la compétition entre les élèves.

Le racisme est également présent, ici à l’occasion du ballet la Bayadère dans lequel est prévu une « danse des négrillons ». Au passage, ce nom est réellement le nom traditionnel de ce morceau ! Le rapport sur la diversité à l’Opéra National de Paris indique que c’est en 2015 qu’il a été décidé de le renommer « danse des enfants ».

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A la fin du livre, Eve quitte l’École de danse de l’Opéra de Paris pour s’orienter vers des compagnies au moule moins rigide. Si on regarde cette fin de manière optimiste, elle rappelle qu’il n’y a pas que l’Opéra de Paris, comme compagnie au sein duquel évoluer quand on fait de la danse classique à un niveau professionnel. Si vous en doutez, regardez les vidéos inspirantes de compagnies professionnelles à l’occasion du World Ballet Day (sous la bande-annonce vidéo se trouve une liste de compagnies avec un lien à cliquer pour voir leur vidéo du World Ballet Day 2019).

Au passage, tout n’est pas forcément simple dans les autres compagnies. Chloé Anaïs Lopes Gomes, de nationalité française, est danseuse au Staatsballett de Berlin, y a aussi subi du racisme et elle lutte pour faire bouger les choses. Sur une note plus positive, on a vu ici que Precious Adams est danseuse à l’English National Ballet et a le soutien de sa hiérarchie pour danser avec des pointes et collants adaptés à sa carnation. Voici Precious Adams dansant une des odalisques dans Le Corsaire, photographiée par Laurent Liotardo :

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Revenons au livre « Les pointes noires à l’Opéra ». Si on regarde la fin de ce livre de manière pessimiste, elle signifie que les danseuses noires n’ont toujours pas de place à l’Opéra de Paris. Et dans la réalité ? On en a parlé dans cet article.

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Les pointes noires à New York

Ce livre de Sophie Noël, est imprimé en France et publié en 2021 aux éditions Magnard jeunesse (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé à partir de 9 ans.

Eve a pour objectif d’intégrer l’American Ballet Theatre, seule compagnie à ses yeux où elle pourra trouver une diversité de couleur de peau.

Je n’ai globalement pas apprécié cet ouvrage, car il me semble refléter l’état de la danse classique d’il y a une dizaines d’année, particulièrement avant « Black lives matter ». Mais bien sûr, je ne suis pas spécialiste et je ne connais de ce milieu que ce que je peux en lire sur internet.

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Pour finir cette sélection, je ne vous recommande pas la série de bande-dessinées « Studio danse« . D’abord, tous les personnages sont à la fois très minces et très sexués, avec notamment une forte poitrine pour toutes les jeunes filles. C’est souvent le cas dans les bandes-dessinées, mais on peut quand même signaler que cela met des attentes irréalistes, et donc malsaines, dans la tête des enfants. D’autre part, je comprends l’effort de faire figurer « la » danse africaine, mais je n’aime pas qu’elle soit appelée « l’africain ». Enfin, ce qui me semble également très problématique, c’est que Luce, le seul personnage de corpulence normale (= pas très mince), est aussi le seul personnage qui a une attirance immodérée pour les gâteaux. Je suis la seule à trouver tout cela grossophobe et très gênant, et à me demander pourquoi cette série de bande-dessinée est largement diffusée ?

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Conclusion

Pour des livres évoquant la danse classique en France, je vous recommande tout particulièrement les collections « Le chat de l’Opéra » et « 20 allée de la danse » pour plusieurs raisons. D’abord, les formats proposés soient variés : album première lecture pour « Le chat de l’Opéra », roman ou bande-dessinée pour « 20 allée de la danse ». De plus, le fait que ces collections soient en partenariat officiel avec l’Opéra de Paris permet d’obtenir des informations que l’on ne trouve pas ailleurs. Enfin, la diversité des personnages principaux est très pertinente pour qu’un maximum d’enfants se sente inclus dans le monde de la danse classique.

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Comme vous pouvez le constater, les éditions Nathan proposent de nombreux livres jeunesse en partenariat avec l’Opéra de Paris. Un certain nombre montre une diversité de couleurs de peau et de caractères : les collections « Le chat de l’Opéra », « 20 allée de la danse » et l’album documentaire « La danse classique ». C’est un très beau signe d’ouverture de l’Opéra de Paris, qui participe ainsi à éveiller des vocations pour aller vers plus de diversité dans son personnel et son public.

Par contre, la série de romans photo jeunesse « Léna rêve d’étoile » ne semble avoir que des personnages blancs de peau, dans une ambiance et des sujets qui me font penser à une sitcom américaine. Bref, du peu que j’en aie feuilleté, « Léna rêve d’étoile » ne m’a pas plu du tout.

Enfin, pour les livres des éditions Nathan sur la danse classique, j’ai un avis mitigé sur la série « Danser jusqu’aux étoiles », des romans recommandés de 9 à 12 ans. D’un côté, l’autrice veille à inclure des personnages de couleur de peau et de caractère varié, d’un autre côté je n’aime pas la manière dont sont traitées les relations amoureuses des personnages.

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Si vous lisez l’anglais, en plus de « Ballet with heart » j’ai repéré d’autres très bons albums écrits et illustrés par des personnes noires et je vous ai mis en lien chaque album lu en vidéo :

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Bon week-end !