Archive | janvier, 2022

Hot dog 100 % végétal

30 Jan

Bonjour !

A la maison, on a quasiment toujours un paquet de pain à burger pour faire des hamburgers 100 % végétaux. Par contre pour les hot dogs, on ne fait pas d’achat spécifique : on les prépare avec du pain de mie !

C’est un de nos repas « joker frigo vide ». Il peut être préparé à la dernière minute avec peu d’ingrédients, et comme on le mange avec les doigts c’est en soi une petite fête pour les enfants.

Pour nous les adultes, on ajoute de la moutarde et des oignons frits à la minute.

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Ingrédients pour 2 petits hot dogs
– 1/2 oignon (75g)
– 1,5 cuillerée à soupe d’huile de friture
– 1 grande saucisse végétale (ici Tofu fumesse)
– 2 tranches de pain de mie
– 2 cuillerées à café de margarine végétale
– 1 cuillerée à café de moutarde fine
– 1 cuillerée à café de ketchup

Préparation
– Couper l’oignon en deux, le peler l’oignon et le découper en tranches fines.


– Dans une petite casserole, déposer l’huile et les tranches d’oignon. Cuire à feu moyen en mélangeant de temps en temps, jusqu’à ce que l’oignon soit doré. Cela prend environ 10 minutes – pendant ce temps, faire la suite de la recette.


– Chauffer la tranche de pain. Personnellement je la passe environ 15 secondes au four micro-ondes.
– Couper la saucisse en deux pour avoir 2 morceaux de la taille d’une tranche de pain de mie.
– Tartiner chaque tranche avec 1/2 cuillerée à café de margarine.


– Sur une moitié de la tartine, tartiner une fine couche de moutarde (1/2 cuillerée à café).
– Sur l’autre moitié, déposer un filet de ketchup.
– Égoutter l’oignon frit, en versant le contenu de la casserole dans un bol surmonté d’une passoire.
– Placer la demi saucisse au milieu de la tartine et ajouter les oignons frits.

– Replier le hot dog sans attendre.
– Si on ne le mange pas tout de suite, caler le hot dog pour qu’il conserve sa forme enroulée.

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Remarques

  • Quantités : En plat, je compte 2 petits hot dogs par personne et j’ajoute un accompagnement, par exemple des bâtonnets de carotte ou une salade

  • Version sans four micro ondes : Faire comme pour mon hamburger : au lieu chauffer le pain puis le tartiner de margarine, vous pouvez le tartiner de margarine puis le réchauffer sur une poêle, face margarinée contre la poêle.
  • Je congèle les saucisses : Comme on ne fait pas les courses toutes les semaines en magasins bio, on achète plusieurs sachets de saucisses Tofu fumesse d’avance et on les congèle. Je ne sens personnellement pas de différence de texture après décongélation.
  • Chauffer le pain de mie permet de l’assouplir pour pouvoir le replier sans qu’il ne se brise. C’est utile quand on utilise du pain bio ou plus trop frais. Une fois que le pain est replié à chaud, il ne se brisera plus donc on peut le transporter roulé et le manger froid.

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Bon dimanche !

Livres pour enfant sur la grossesse

29 Jan

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour enfants. La liste de ces articles se trouve ici.

On a déjà vu dans cet article des livres pour préparer un enfant à l’arrivée d’un bébé. Aujourd’hui, voici des albums qui parlent de ce qu’il se passe dans le ventre pendant la grossesse.

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Et dedans il y a…

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Ce livre de Jeanne Ashbé (texte et illustrations) est imprimé en Chine et publié en 1997 aux éditions L’école des loisirs (lien vers la fiche du livre). Il est recommandé de 2 à 4 ans.

J’aime beaucoup les livres de Jeanne Ashbé ! Je les trouve vraiment très bien faits pour les tout jeunes enfants. Elle arrive particulièrement bien à trouver le point de vue d’un tout petit, et je trouve le texte et les illustrations à la fois simples et très efficaces.

Ce livre à volets évoque d’abord diverses objets, en demandant ce qu’il y a dedans.

J’aime bien la manière dont Jeanne Ashbé a classé les objets…

Ce n’est qu’à partir de la moitié du livre qu’est évoqué ce qu’il y a dans (l’utérus d’) une femme enceinte.

Je trouve cet ouvrage parfait pour parler de ce qu’est la grossesse à un tout jeune enfant qui va devenir cousin-e, frère ou sœur.

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Pendant 9 mois

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Ce livre de Smriti Prasadam-Halis est illustré par Britta Teckentrup. Il est imprimé en Chine et publié en 2019 aux éditions Milan (lien vers la fiche du livre – on peut aussi l’acheter sur la boutique LEBDO). Il est adapté aux enfants de 3 à 6 ans.

Ce livre accompagne un enfant à qui on vient d’annoncer que ses parents vont avoir un nouveau bébé. Il commence par quelques pages pour accueillir les émotions de l’enfant, le rassurer et lui proposer de découvrir ce qu’il se passe dans le ventre de sa maman pendant les 9 mois de la grossesse.

Pour chaque mois, une double page propose à gauche un exemple d’objet de la taille du bébé et à droite des simples informations sur le développement du bébé et une proposition d’action pour l’enfant.

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J’aime que les personnages soient de couleur de peau et de taille variés.

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Enfin, quelques pages évoquent ce qu’il se passera après : la naissance à la maternité ou à la maison, la fatigue de la maman, le bébé qui ne sera pas encore prêt à jouer avec l’enfant, les parents qui seront moins disponibles mais qui aiment toujours autant leur premier enfant…

Le livre se termine sur une page douce qui remet l’enfant au centre : le bébé qui est né n’est pas n’importe quel bébé, mais « c’est ton petit frère ou ta petite sœur à toi ! »

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Quand je t’attendais

Ce livre de Meritxell Marti est imprimé en Chine et publié en 2017 aux éditions Gautier Languereau (lien vers la fiche du livre). Il est adapté de 4 à 7 ans. Il peut aussi être offert à un adulte.

Pour chaque mois de grossesse, un pop-up évoque la taille du bébé et une ou deux phrases évoquent son développement de manière poétique.

Chaque double page propose un univers totalement différent – mais le bébé dessiné a toujours la peau blanche et ses parents sont Papa et Maman.

Ce livre s’adresse au bébé dans le ventre de sa maman. On peut donc l’offrir comme cadeau de grossesse pour proposer une sorte de dialogue poétique entre le bébé et ses parents, ou le lire avec un enfant pour évoquer la période de sa vie avant sa naissance.

Ce bel album a un inconvénient pour moi : il peut laisser penser que, dès son deuxième mois in utero, l’embryon est un « vrai bébé ». Ceci pose problème si l’enfant est ensuite confronté à une fausse couche spontanée pendant le premier trimestre de grossesse – ce qui concerne quand même 1 grossesse sur 5.

Je pense donc utile d’expliquer à l’enfant qu’un embryon ne devient fœtus qu’au bout de 3 mois (officiellement, c’est à la fin de la 8ème semaine de grossesse) – c’est généralement à ce moment là que l’on annonce la grossesse aux autres personnes.

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9 mois, 1 bébé – La grossesse

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Ce livre de Françoise Laurent est illustré par Sébastien Chebret. Il est imprimé en Pologne et publié en 2017 aux éditions Ricochet (lien vers la fiche du livre). Il est idéal à partir de 6 ans.

J’adore cet album ! Il parle de tout, avec des illustrations et des textes clairs, joyeux et parfaitement adaptés aux enfants.

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J’aime qu’il évoque aussi facilement le déroulement naturel que les techniques médicales qui sont devenues courantes, comme la fécondation in vitro.

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On voit le déroulement d’une échographie, un bébé en couveuse, une césarienne, un bébé allaité… Tous les mots liés à la grossesses sont expliqués de manière compréhensible et très douce.

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J’aime les couleurs de peau variées des personnages, et les petits « lutins » qui ajoutent de la fantaisie et encore plus d’amour aux illustrations.

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Ce livre est un gros coup de cœur pour moi ! Il me donne envie de découvrir les autres albums de Françoise Laurent, les autres albums de cette collection « Je connais mon corps » et plus largement les autres albums des éditions du Ricochet (j’apprécie déjà « Les nouveaux dinosaures« ).

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Bon week-end !

Repas véganes de début janvier

23 Jan

Bonjour !

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Repas hot dog

Un reste de salade de chou de Caravane café, mélangé avec des pois chiche (décongelés) pour en faire une salade complète. Deux petits hot dogs (je vous explique dimanche prochain comment je les fais), une gourde de compte et une clémentine.

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Repas soupe et choucroute

Un reste de velouté de courge mangé directement dans son bocal, du pain, un reste de choucroute végétale et des tranches de pomme pour le dessert.

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Repas dhal et sandwich

Une soupe de lentilles corail aux épices douces et aux raisins secs, un sandwich houmous-salade, et pour le dessert des tranches de pomme et un reste de galette à la frangipane.

Pour une très grande galette, on a fait la garniture en mélangeant 250 g de poudre d’amande, 100 g de sucre, 100 g de purée d’amande, 150 g de lait de soja, 30 g de farine et 1/4 cuillerée à café d’extrait d’amande amère, et on l’a mise entre 2 pâtes feuilletées.

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Repas salade de carotte

Un reste de riz, un reste de carottes râpées que j’ai mélangées avec des raisins secs et des graines de courge, et des tranches de pomme en dessert. Ce bento utilise les restes de notre diner de la veille :

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Repas polenta

Du tofu fumé, de la polenta, de la mâche avec raisins secs, graines de courge et petit flacon « cochon » de vinaigrette. Des tranches de pomme pour le dessert (je crois que mes gènes normands s’expriment bien !).

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Assiette poireau en béchamel

Une assiette pleine de douceur préparée par Doudou : poireaux à la béchamel, riz aux pistaches.

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Repas chez ma grand-mère maternelle

Ma grand-mère maternelle (pas celle qui habite dans ma rue) avait 93 ans, une maladie d’Alzheimer modérée et un cancer des ganglions agressif. On a pu être présent·es avec elle, chez elle, pour sa difficile dernière semaine de vie. Pour ce repas, des légumes rôtis et du houmous.

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Repas chez ma grand-mère maternelle

On a acheté de la socca au marché, j’ai râpé des carottes et on a préparé à 6 mains une quiche aux poireaux.

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Chocolat chaud Brioche dorée

Sur le chemin du retour, j’ai fait une pause à l’aire de Cambarette Nord et j’ai tenté ma chance au comptoir de Brioche dorée en demandant s’il était possible d’avoir un chocolat chaud avec du lait végétal, même si rien de tel n’était mentionné sur la carte. Oui, c’était possible avec du lait d’avoine ! Je partage donc ce tuyau : cela vaut la peine de poser la question dans ce genre de situation.

Sur la photo, vous pouvez voir en fond ma voiture. Il faudrait que je vous fasse un article dessus, elle représente tellement pour moi (même si je suis contente d’aller au travail en transports en commun).

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Bon dimanche !

Bilan de 3 ans de thérapie

22 Jan

Bonjour !

Il y a 3 ans, mon « mot de l’année », celui dont j’avais l’intuition qu’il allait représenter mon année était : germination. Début janvier 2019, J’avais mon premier rendez-vous avec le psychologue que je consulte depuis chaque semaine. C’est un gros investissement en argent, en temps, en émotions mais les effets sont incroyables. J’avais besoin d’en faire le bilan.

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Les psy que j’ai consultés avant, pour différents motifs

Rien à voir avec le reste de l’article, mais il y a plus de 15 ans, Doudou et moi avons consulté un sexologue pour m’aider à sortir de douleurs persistantes de type vaginisme (ce mot n’a pas été utilisé par le praticien et je l’ai découvert bien après dans les bandes dessinées de Cy « Le vrai sexe de la vraie vie« ). Je crois que ce qui m’a beaucoup aidée, en plus de ces 6 mois de consultations, a été de m’habituer à utiliser une cup.

Quand j’ai été enceinte du Béluga, j’ai décidé de consulter la psychologue associée au groupe de sage-femmes qui accompagnait cette grossesse, pour m’aider à régler ma relation avec mes parents. Car pendant plus de 10 ans j’ai fait des cauchemars horribles au moins une fois par semaine, et systématiquement avant de voir mes parents (quand on habitait en région parisienne je les voyais un week-end par mois environ). Et quand je voyais mes parents, j’étais très tendue pendant toute la première journée. Le lendemain cela allait mieux. Malgré des centaines d’heures à discuter du pourquoi et du comment avec Doudou (merci Doudou !), je ne comprenais pas du tout pourquoi cela se passait comme ça. En apparence tout s’était toujours bien passé avec mes parents.

Bref, en tout cas je n’ai fait qu’un rendez-vous avec cette psy, parce que tout ce qu’elle a trouvé à me dire c’est « votre famille est bizarre ». Certes, toutes les familles sont plus ou moins bizarres, et on fait quoi maintenant ? On en parle dans le vide pendant des années ?

Quand j’ai eu à nouveau un peu de disponibilité mentale et physique (passées les deux premières années avec le Béluga), j’ai cherché une autre psy, spécialisée en Thérapie Cognitive et Comportementale (TCC). Mais celle que j’ai consulté m’a dit qu’elle ne traitait que les phobies « simples », donc pas ma « phobie de mes parents ».

Quand le Béluga a eu une phobie des médecins qui ne s’atténuait pas (vers trois ans), on a consulté pour lui une psychologue formée à l’approche d’Isabelle Filliozat. Elle a déclaré que le Béluga allait très bien, par contre « Madame, ce serait bien qu’on se revoie toutes les deux ». Ok, nouvel essai pour travailler sur ma relation à mes parents. On a fait des mois de consultations, elle me faisait parler de ma famille mais je n’avais pas l’impression d’avancer du tout.

On a arrêté les séances quand j’ai déménagé à Marseille, près de nos parents. On allait donc voir beaucoup plus souvent nos parents, pour des durées généralement plus courtes, par exemple parce qu’ils se relaieraient pour garder le Béluga les mercredis. J’avais donc l’espoir de me désensibiliser, un peu comme les allergiques.

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Le contexte, à Marseille

On a emménagé à Marseille à l’été 2016. La première année scolaire, j’étais en congé maternité + 6 mois de congé parental et je gérais la totalité des tâches domestiques à part le ménage (une responsabilité de Doudou). C’est donc moi qui gérais les relations avec nos deux couples de parents, à savoir les rendez-vous pour se voir en famille ou pour qu’ils voient les enfants, mais aussi la mise en place de règles de vie. Par exemple, quand nos enfants sont chez nos parents, ce sont nos parents qui décident ce qu’ils mangent. A l’époque, nos parents savaient que nous souhaitons qu’ils donnent aussi peu de produits animaux que possible à nos enfants (mais ils en donnaient à chaque repas) et aucun produit laitier (mais on faisait une exception à leur demande pour « le yaourt de brebis artisanal »).

Malheureusement, c’est le contraire de la désensibilisation qui s’est produit. J’avais l’impression d’étouffer, et la période d’avant Noël a été particulièrement difficile à supporter car à partir de mi-novembre j’angoissais de la trentaine de cadeaux que le Béluga allait recevoir de toute la famille élargie (y compris les voisins et les amis de nos parents) et aussi des cadeaux non désirés que j’allais recevoir.

Nos familles savent que nous sommes engagés sur le plan écologique et que notre souhait est notamment que le Béluga ait un nombre raisonnable de cadeaux (si possible fabriqués de manière responsable, mais là c’est carrément impossible à envisager pour eux). Mais aucun membre de notre famille n’accepte de participer à un cadeau collectif : chacun tient à offrir « le paquet de SON père Noël » (et 10 ans plus tard, on en est toujours au même point). Bref, ça me rendait dingue ! Mais Doudou me répétait qu’il ne fallait rien dire parce que « c’est Noël donc il faut absolument faire comme si on est content ».

L’année scolaire suivante, cela a été encore plus dur. Je n’avais toujours pas de mutation dans l’académie d’Aix-Marseille donc j’ai repris un an de congé parental. Les règles de vie de nos enfants chez nos parents se modifiaient au fil de l’eau et j’avais beaucoup de mal à le supporter. J’ai essayé d’utiliser mon blog pour évacuer mais cet article a été vécu comme une déclaration de guerre par une partie de ma famille. Et mon angoisse d’avant Noël a commencé encore plus tôt : mi octobre. J’ai essayé de consulter une kinésiologue. On a fait une séance intéressante, mais je sentais que j’avais besoin de plus d’aide que les séances occasionnelles qu’elle proposait.

L’année scolaire d’après, je n’avais toujours pas de mutation et plus la possibilité de prendre une troisième année de congé parental (depuis la dernière réforme, il faut qu’au moins 1 année sur les 3 soit prise par l’autre parent). Mais j’ai eu la chance de pouvoir reprendre à mi-temps, tous mes cours rassemblés sur un seul jour par semaine, dans un lycée parisien. J’étais donc à Paris du dimanche au lundi, pour enseigner à nouveau, une activité qui me plait énormément. Le Pinto était gardé chez une nounou, ce qui lui a permis de faire une année de transition vers son entrée à l’école maternelle. Cette année-là, j’ai commencé à m’angoisser pour Noël mi-septembre. En plus, Doudou tenait à ce que je gère seule le froid qui persistait avec la partie de la famille qui avait mal vécu mon article de l’année précédente. Moi j’avais fait de mon mieux jusqu’au maximum de mes possibilités, y compris aller seule en toute humilité, les voir pour crever l’abcès. Je me suis entendu dire et j’ai accepté énormément de jugements négatifs, sans que cela ne débouche sur une réconciliation claire.

En décembre cette année-là, j’étais une loque, à la limite du burn out – un burn out parental. Aller enseigner était alors ma planche de survie, le moment où je pouvais m’extraire de cet environnement où j’avais l’impression d’être enterrée vivante. J’ai imposé à Doudou de nous trouver une psychologue de couple, on a fait quelques séances avec elle mais sans résultats probants.

En parallèle, les nounous que je côtoyais au parc me faisaient remarquer certaines particularités du Pinto pouvant relever de l’autisme. J’ai donc cherché des informations sur l’autisme sans déficit intellectuel. Cela pouvait coller pour le Pinto… et pour moi ! C’était peut-être cela la clé de mes relations infructueuses avec ma famille ? De mon sentiment général de ne pas comprendre ni d’être comprise par qui que ce soit, y compris Doudou ? J’en ai parlé dans cet article.

Ainsi j’ai pris rendez-vous pour moi, en janvier 2019, auprès d’un psy spécialisé en autisme. Doudou m’a fait remarquer qu’il était aussi spécialisé en troubles de l’attachement, ce qui pouvait m’être utile selon lui. Moi, à l’époque, je pensais que mes difficultés pouvaient toutes s’expliquer par un autisme, donc j’ai pris rendez-vous uniquement pour évoquer un diagnostic d’autisme.

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Le faux positif de l’autisme

Consulter ce psychologue m’a immédiatement fait beaucoup de bien. A la différence de la totalité du monde qui m’entoure, j’avais l’impression que je pouvais tout lui dire : il accueillait et validait toutes mes émotions.

A partir de ce que je lui disais et d’une consultation avec ma mère, il a établi un diagnostic d’autisme sans déficit intellectuel, en précisant que j’étais à la limite du spectre. Cette étiquette m’a soulagée : elle mettait des mots sur mes difficultés et elle nous donnait des outils pour les gérer ! Par exemple, porter des bouchons d’oreilles à la maison quand je suis fatiguée, m’isoler quand je n’ai plus du tout d’énergie (notamment pendant le syndrome pré-menstruel), le fait que c’est désormais Doudou qui gère les relations avec nos parents (décider quand et où on se voit pour récupérer les enfants par exemple). Tout cela m’a fait énormément de bien, au quotidien. Et bonus : je me sentais entendue, au moins par Doudou et une petite partie de ma famille. Je sortais la tête de la terre.

Au printemps de cette année-là, j’ai eu la bonne nouvelle que j’attendais depuis 8 ans : une mutation à Marseille. Et forte du diagnostic d’autisme, j’ai eu le courage de demander à ne pas avoir d’heures supplémentaires dans mon nouveau poste, pour pouvoir m’y habituer dans de bonnes conditions – à la différence de mon premier poste où j’ai vécu 2 premières années catastrophiques (il faut dire que ça avait coïncidé avec l’arrivée du Béluga).

Après l’été, je suis passée à ma deuxième question : ma relation avec mes parents. Là, le psy m’a immédiatement demandé pourquoi je ne lui en avais pas parlé avant ! Je n’y avais pas pensé : dans ma tête c’étaient des dossiers séparés.

On a d’abord essayé la thérapie cognitive et comportementale. Mais au bout de plusieurs semaines, on ne voyait pas d’effet notable. On a alors essayé une nouvelle technique sur laquelle mon psy venait d’être formé : l’EMDR. Je vous en ai parlé ici.

Au bout d’un an et demi d’EMDR, mon psy m’a annoncé qu’il était convaincu que je n’étais pas autiste. Et presque un an plus tard, je suis totalement d’accord avec lui. Je ne suis plus dans l’état de délabrement qu’il y a trois ans. Et ce qui s’est passé dans l’intervalle, c’est que ce psy m’a permis d’assumer d’avoir des besoins, et qu’on s’est occupé ensemble d’émotions non digérées depuis ma toute petite enfance.

L’explication de mon psy, à laquelle j’adhère, est que mon profond sentiment de non appartenance est causé par plusieurs évènements très précoces (dès la naissance) qui ont empêché que je crée un attachement avec mes parents et m’ont mise dans une situation de carence affective – comme, j’en suis sûre, mes deux parents quand ils étaient enfants.

Toutes mes autres difficultés en sont des conséquences, comme la croyance que personne ne peut me comprendre, et mes difficultés sans lien apparent avec la psychologie comme la maladresse physique (je me cogne et tache souvent) et la sensibilité auditive. L’exceptionnellement bonne nouvelle qui va avec, c’est que l’EMDR me permet de guérir progressivement tout cela.

Ce n’est pas encore gagné pour que j’aie confiance en mes parents. Si mon raisonnement sait que je ne suis plus la petite fille qui accepte tout ce qu’ils demandent, par peur que la famille n’explose si je mets un grain de sable dedans, mes émotions profondes ne savent pas encore complètement que je ne suis plus en danger quand ils sont dans les parages. Ma relation affective avec mes propres enfants reste très imparfaite. Je continue à faire des cauchemars à chaque fois qu’une réunion de famille est prévue. Mais cela fait un bon moment que je n’ai plus fait les terribles cauchemars où des inconnus me poursuivaient pour me tuer pendant que j’essaye en vain de leur échapper en me demandant ce que j’ai bien pu faire pour mériter leur acharnement.

Je continue donc ma thérapie avec confiance et gratitude (et je sais ma chance d’avoir la capacité de la payer). 3 ans c’est long, mais je mesure le bénéfice que cela m’a apporté. Je trouve que mes « mots de l’année » le représentent bien.

Comme le propose Florence Arnaud, je choisis mon mot de l’année à la toute fin de l’année précédente en essayant de ressentir ce qui pourrait être une de mes tendances de l’année à venir. Et je suis impressionnée de leur pertinence ! Après « germination » pour 2019 (sortir la tête de la tête au lieu de me sentir complètement enterrée), il y a eu « boule de feu » pour 2020 (le retour de mon énergie intérieure).

En 2021, j’avais le mot « adultat » (oui j’invente des mots ! Celui-ci veut dire me considérer comme une adulte, notamment dans mes relations vis à vis des autres adultes – au lieu de systématiquement me mettre dans une position de soumission).

Avec le recul je peux dire qu’en 2021 il y a aussi eu « fantaisie » et j’en suis bien contente (devinez qui est allée chez le kiné déguisée en majorette pour l’exercice où on marche sur une barre en mousse en levant les genoux ?).

Pour 2022, ma première idée de mot a été « fierté » : je suis fière du travail accompli, que ce soit mon travail salarié, mes articles de blog, l’énergie que je mets pour accompagner mes élèves… Et là je me dis qu’elle (re)vient, ma confiance en moi !

Mais en fait je pense que mon mot 2022 est plutôt « verbalisation » : dans le sens de réussir à mettre des mots sur mes états intérieurs, mais aussi de parler réellement avec les autres au lieu de croire que c’est complètement inutile parce qu’on est trop différents et de mettre comme couvercle un sourire silencieux, même quand ça ne va pas.

Alors voilà, il me paraissait important de vous tenir au courant de ces changements, maintenant que je suis capable de mettre des mots dessus. 🙂

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Bon week-end !

Repas véganes de fin décembre

16 Jan

Bonjour !

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Assiette d’inspiration asiatique

Des chips d’algue nori (offertes par une amie coréenne, merci JungMin !), du riz, du tofu fumé et de la tempura de courge et de patate douce (recette ici).

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Epinards façon aloo palak

La recette est ici et on a fait la version moitié pomme de terre moitié pois chiche. En haut de la photo, des gressins au sésame.

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Epinards au sésame grillé

Un repas express pour finir les épinards (qu’on avait achetés initialement pour colorer nos pâtes de Noël) : cuisinés avec de l’huile de sésame grillé (la recette précise est dans Cuisine vegan pour étudiants) et accompagnés de polenta et de lentilles cuites au naturel.

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Choucroute végétale

La recette est ici.

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Légumes d’hiver rôtis

Un reste de chou rouge coupé en fin quartiers, un reste de chou fleur violet, des pommes de terre pour la gourmandise, des carottes et des radis roses pour encore plus de couleur, et bien sûr de l’huile et du sel pour relever. Miam !

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Velouté de chou fleur

Je ne sais plus si ce velouté a été fait avec ma recette ou celle de ma belle-mère. La sienne est : de l’ail cuit dans un peu d’huile, puis on ajoute le chou fleur et de l’eau bouillante. Quand il est tendre, on mixe avec du sel et un peu de purée d’amande blanche – personnellement j’y ajoute aussi du carbonate de calcium.

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Riz crémeux et poêlée de champignons

Des champignons poêlés avec de la sauce soja (la recette précise est dans Cuisine vegan pour étudiants) et un reste de tofu fumé, et du riz cuit façon risotto avec des pas mal d’oignons cuits dans l’huile avant de mettre le riz, et un peu de purée d’amande blanche en fin de cuisson pour un résultat très onctueux.

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Brick aux légumes sucrés salés

Je vous en avais parlé ici, j’ai beaucoup aimé adapter la recette de pastilla de Lovely Veggie pour utiliser la fin de mon sachet de feuilles de brick.

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Dîner du 1er janvier

Pour l’apéritif, du bissap apporté par une voisine (merci Coréade !), du jus de pomme chaud, des chips, du houmous, des bâtonnets de carotte, des artichauts à l’huile et un reste d’omelette de sarrasin découpé avec un mini emporte-pièce étoile.

En plat, des pâtes fraîches colorées en rose clair avec le reste de colorant rose betterave, en jaune avec du curcuma, en noir avec du charbon végétal. On les a servies avec la sauce fromagère 100 % végétale et des petits pois surgelés.

Et ma belle-mère nous a fait un délicieux crumble à la pomme.

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Bon dimanche !

Nécessaire à couture fabriqué en France – assemblage maison

15 Jan

Bonjour !

Dans cet article, je vous ai parlé des deux marques françaises proposant des nécessaires à couture fabriqués en France : Bohin et Maison Sajou. Je viens maintenant vous proposer de composer l’équivalent des boîtes à couture garnies de ces marques, avec uniquement des outils fabriqués en France.

Si vous achetez la totalité de ces outils sans payer de frais de port, par exemple parce que vous les trouvez dans une boutique physique, le prix total est de 61€.

L’avantage d’acheter les produits séparément, c’est qu’on a la possibilité de répartir les achats dans le temps. Personnellement, je n’ai acheté que quelques uns des objets de cette liste. Pour les autres, j’attends que mon équivalent actuel soit cassé et non réparable pour le remplacer.

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Ciseaux à broder

Nogent et Locau sont deux marques qui fabriquent en France des ciseaux à broder. Elles en proposent divers modèles, à partir de 22 €. La longueur d’une paire de ciseaux à broder est d’environ 9 cm. Le métal est de l’acier inox chromé.

A propos de ciseaux à broder, il faut que j’essaye d’affûter la paire que j’ai. Apparemment on peut affûter des ciseaux en coupant du papier de verre ou du papier aluminium.

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Dé à coudre en métal

Le dé à coudre en métal Bohin coûte 3,5 €. Ce dé existe en taille XS (sa base fait 14,5 mm de diamètre à l’intérieur), S (sa base fait 15,3 mm), M (sa base fait 16,1 mm) ou L (sa base fait 17 mm). Le métal est du laiton nickelé.

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Mètre ruban

Le mètre ruban Lavigne, vendu dans sa petite boîte de rangement, coûte 3,5 €. Il est en fibre de verre (mélange de plastique et de verre), mesure 150 cm de long et a une précision de 1 mm.

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Ceci dit, personnellement je préfère un mètre ruban à enrouleur, c’est plus pratique quand on n’aime pas pendre le temps d’enrouler le mètre ruban pour le ranger ! On en trouve fabriqués en Allemagne sous les marques Bohin, Prym ou Hoechst. Ils ont en général une longueur de 150 cm, une précision de 1 mm et coûtent environ 10 €.

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Des aiguilles à coudre

Un assortiment de 20 aiguilles à coudre longues n°3 à n°9 Bohin coûte 3 €. On en trouve aussi rangées dans un carnet. Le métal est de l’acier nickelé.

Les aiguilles à coudre sont généralement adaptées aux tissus légers ou moyens.  Il existe des aiguilles pour tissus serrés et épais et des aiguilles à repriser ou à broder dont le chas plus grand permet d’utiliser un fil épais. On peut d’ailleurs acheter un assortiment qui comporte des aiguilles à coudre et des aiguilles à broder ou repriser.

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Des épingles à tête

Un lot d’épingles à tête en verre Bohin coûte 4 € les 80 épingles dans sa petite boîte de rangement.

Je trouve pratique d’avoir une boîte transparente, mais si vous voulez limiter le plastique il y a pour 10 € un lot de 60 épingles dans une mini boîte en métal Maison Sajou.

Il existe aussi des épingles à tête en métal, mais je les trouve moins pratiques à manipuler car la tête est plus petite. Et il existe aussi des épingles à tête en plastique mais elles fondent à la chaleur d’un fer à repasser (et elles ne sont pas forcément fabriquées en France). Je crois que le métal est dans tous les cas de l’acier nickelé.

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Des épingles de sureté

Un lot d’épingles de sureté à boule Bohin de taille 2 à 4 (36 mm à 52 mm de long) coûte 6,5 €. Le modèle à boule est réputé ne pas déchirer le tissu.

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Un enfile-aguille

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1 enfile-aiguille Maison Sajou coûte 2,5 €. Ce modèle existe avec des cartes de différentes couleurs. Ce n’est pas un achat indispensable : il existe différentes techniques pour enfiler une aiguille sans enfile-aiguille.

Au passage, il est possible que l’enfile-aiguille Maison Sajou ne soit pas complètement fabriqué en France. En effet, ce produit coûte 2,5 € et il est composé d’un enfile-aiguille et d’une carte illustrée. Or le même type d’enfile-aiguille coûte habituellement environ 0,5 € et je n’en ai jamais vu fabriqué en France. Il se pourrait que ce soit la carte imprimée qui donne le caractère « made in France » de ce produit. Je n’ai pas encore eu la réponse de Maison Sajou sur cette question.

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Un découseur

Un découseur Découvit petit modèle (il fait 10 cm avec le capuchon assemblé à l’arrière) ou grand modèle (plutôt adapté aux grandes mains) coûte 9,5 €. Ce n’est pas un achat indispensable : on peut découdre avec un ciseau à broder.

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Du fil à coudre

La question de l’assortiment de fils à coudre fera l’objet d’un article séparé. Je dois encore continuer les recherches à ce sujet car il en existe de différentes sortes : en polyester français, en coton français non bio ou en coton bio non français… et il n’est pas évident de savoir ce qui est le plus éthique ET écologique.

En tout cas, il me semble que des bobines ou cocons de 20 m suffisent dans un premier temps. Or la plupart du temps le fil se vend à l’unité en bobine d’au moins 100 m. Si on a déjà des bobines de gros métrage et qu’on veut constituer un petit nécessaire de couture, on peut donc prélever une partie du fil de la grosse bobine et l’enrouler autour d’une carte à fil ou autre solution créative pour ranger les fils.

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Des ciseaux pour couper du tissu

Si vous avez des projets en tissus (pas comme moi qui me contente de repriser ou faire des ourlets), il vous faut aussi des ciseaux pour couper du tissu. On les appelle ciseaux de couture, ciseaux de couturière, ciseaux de lingère ou ciseaux de tailleur et ils font environ 17 cm de long. On en trouve fabriqués en France sous la marque Nogent ou sous la marque Locau.

Une paire de ciseaux cranteurs peut aussi être intéressante car elle évite que le tissu ne s’effiloche. De même, on en trouve par Nogent et par Locau. La différence est alors la matière du manche : inox ou plastique. Les ciseaux cranteurs 100 % inox sont plus chers et plus lourds.

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Une boîte pour ranger le tout

Si j’avais hérité d’une travailleuse en bois, c’est la boîte que j’aurais utilisée. Mais en fait, le plus pratique me semble d’utiliser une boîte comprenant des compartiments indépendants en plastique transparent. Voici un comparatif des boîtes de couture modernes vendues vides.

J’ai choisi la boîte à poignée Rayher (en vidéo ici), parce qu’elle est assez grande (15,5 cm de long, 13 cm de large, 15,5 cm de haut) tout en étant compacte, toute transparente, avec une poignée pliable, des compartiments modulables et un étage non compartimenté où je peux ranger ciseaux cranteurs, écussons et petits morceaux de tissu.

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Cette boîte a évidemment aussi des inconvénients. D’abord, je suppose qu’elle est fabriquée en Chine. De plus, elle n’est pas hermétique sur ses longs côtés (les côtés où il n’y a pas les fermetures à clips), donc si on la secoue ou la retourne, de petits objets peuvent s’en échapper. Enfin, les compartiments modulables peuvent sortir tout seuls de leur emplacement, ce qui fait qu’ils ne sont pas adaptés pour séparer des petits objets de manière fiable. Cette valisette convient donc pour la couture, mais ne conviendrait pas, par exemple, pour ranger des perles de rocaille.

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Pour utiliser mes fournitures de couture pour autre chose que du reprisage, j’ai acheté une box de kits à couture 100% française Ju & Jo : celle avec tout pour coudre un petit sac (maintenant il faut que je trouve le temps de m’y mettre). Et vous, cousez-vous et que cousez-vous ?

Bon week-end !

Repas véganes de Noël 2021

9 Jan

Bonjour !

En 2020, on avait fait le réveillon de Noël pour la première fois chez nous : plus précisément dans notre jardin. On était en petit comité : en plus de Doudou, des enfants et moi, il y avait juste mes beaux parents. On avait passé une très belle soirée.

Début décembre 2021, j’ai apporté le Covid à la maison, Doudou l’a ensuite eu, puis le Béluga, puis le Pinto. Aucun d’entre nous n’a eu de symptômes graves, mais du coup pour Noël il y avait encore un cas positif à la maison. Nous avons donc passé Noël avec les mêmes personnes qu’en 2020, cette fois en intérieur puisque nous étions tous déjà cas contact les uns des autres. Et nous avons eu le plaisir de pouvoir sortir la belle vaisselle reçue il y a 15 ans pour notre mariage (certains couples se font offrir des voyages, nous on s’est fait offrir de quoi cuisiner pour nous et nos proches ^^).

Bref, on a réveillonné tranquillement autour d’une petite chasse au trésor et d’un bon repas, et clairement j’aimerais bien que nos prochains Noël soient ainsi, en profitant du reste de la famille un autre jour, par exemple le 26 décembre à midi (historiquement en Provence c’était un jour férié).

Pour l’entrée, on a fait notre habituel apéritif bien garni, avec des chips, tartinades, bâtonnets de légumes, légumes sous huile, etc. Il nous permet de passer directement au plat principal. L’assiette que je vous montre ci-dessous est donc en fait la salade qui a suivi le plat principal.

Salade verte, tranches de champignons de Paris, tranches de radis rose, vinaigrette réalisée avec un vinaigre déniché par une collègue (merci Joëlle !) : du vinaigre aromatisé avec de la pulpe de cerise noire et de la fève tonka ! On peut le trouver sur différents sites internet.

En plat, j’avais demandé à mes beaux-parents de cuisiner un plat non végétarien typique de Noël dans ma belle-famille et dont je savais qu’il plairait beaucoup à ma grand-mère (on n’a pas mangé avec elle mais je lui ai bien sûr apporté de quoi manger un repas de Noël).

Et pour nous 4, Doudou avait choisi un autre plat typique de sa famille : les pâtes au four. Au premier plan sur la photo, vous voyez du parmesan d’amande.

Après le plat et la salade, place aux 13 desserts ! Voici mon assiette, avec donc 13 aliments différents. Il y a les traditionnels fruits frais et secs, mais aussi des carteddate et des makroud cuisinés par la grand-mère de Doudou.

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Le 25 décembre à midi, on a mangé comme d’habitude chez les parents de Doudou, à part que là aussi nous étions seulement 6. On a commencé par ces beaux toasts (et des taralli du commerce).

Des tartines de radis, des tartines d’avocat et ci-dessous des tartines de « houmous blanc » (houmous de haricots blancs) et de guacamole avec une décoration en pistache ou en citron.

Elle avait aussi préparé des tranches de courge frite assaisonnées de vinaigre, qui est apparemment un plat que cuisinait un grand-père de Doudou, mais on ne sait pas si c’est d’origine sicilienne ou tunisienne.

Pour le plat, il était entendu que j’apporterais des ravioli, ma belle-mère se chargeant de la sauce. J’ai bien sûr sauté sur l’occasion de faire des pâtes colorées. Je vous expliquerai dans un article comment le Pinto et moi avons procédé. Doudou s’est chargé de la farce, et ma belle-mère les a servies sur une crème de chou fleur, parsemées d’huile d’olive et de truffe noire râpée. Un vrai plat de fête !

Pour les enfants, on avait fait des pâtes non farcies : des farfalle roses à carreaux verts.

En dessert, il y avait bien sûr les 13 desserts, et on y a ajouté le poirier dont je vous ai donné la recette ici.

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Comme il nous restait des ravioli, on en a congelé une partie et on a mangé le reste le lendemain soir, cuits à l’eau puis mélangés à de « beurre de sauge » (de la margarine dans laquelle on avait fait frire des feuilles de sauge).

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Pour finir cet article sur une note sucrée, voici une photo de « cookies boule de neige« . J’avais mis dans le calendrier de l’avent un bon pour en fabriquer, et il faudrait qu’on en refasse car tout le monde les adore.

Bon dimanche !

Nécessaire à couture fabriqué en France – kits tout prêts

8 Jan

Bonjour !

Voici un article sur ce qu’il faut pour constituer un petit nécessaire à couture. Cela peut servir à un jeune adulte qui a besoin de recoudre un bouton ou un ourlet sur ses vêtements.

Ce matériel peut aussi être utile pour un enfant de 8 ans ou plus qui a envie de se lancer dans de petits projets de couture, après avoir été initié avec des cartes à broder, un kit de couture ou un petit canevas.

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Quand j’étais jeune adulte, je n’étais pas sensibilisée à l’impact éthique et écologique de mes achats. J’ai donc commencé avec un « mini kit de couture », plus précisément ce type de trousse à couture de voyage.

Puis j’ai cherché un moyen simple d’acquérir un peu plus de fournitures, notamment plusieurs bobines de fil, et un système pour ranger ces bobines ainsi que les boutons de secours de nos vêtements. J’ai choisi comme solution d’acheter une « boîte à couture plus complète », plus précisément ce type de boîte à couture garnie.

Elle est en plastique, une partie de son contenu est de mauvaise qualité et surtout elle est sans doute fabriquée dans des conditions déplorables… Mais elle est très compacte, ses compartiments de rangement fermés sont très pratiques et après plus de 10 ans elle est toujours en bon état. Mon principal problème maintenant (puisque je ne peux pas effacer cet achat), c’est que cette boîte est trop petite pour contenir ce que je possède en plus (des écussons à coudre, de petits morceaux de tissu et un ciseau cranteur).

Si je devais refaire l’équivalent de ces deux achats initiaux en un seul achat mais avec mes critères de choix de l’époque (praticité, solidité… mais pas de critère éthique), je choisirais ce type de kit de couture. Ses avantages sont qu’il contient des bobines de couleurs variées et que le dé ainsi que le manche de la paire de ciseaux sont en métal. Ce kit coûte 19,50 €, il existe en différents motifs extérieurs et couleurs intérieures et on le trouve dans de nombreuses merceries.

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Mais si je devais vraiment refaire ce type d’achat maintenant, j’ajouterais comme critère le fait qu’un maximum de produits sont fabriqués en France. En cherchant sur internet, j’ai trouvé deux marques françaises qui produisent des kit de couture partiellement ou totalement fabriqués en France. Et chaque marque les propose en au moins deux versions : « mini kit de couture » ou « boîte à couture plus complète ». Je vais vous les détailler, pour le cas où ce type d’achat vous intéresse.

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Bohin France

Bohin France est une entreprise qui fabrique des produits de mercerie et de papeterie, pour certains en France comme les aiguilles, les épingles, les bracelets porte-épingles et les trombones. On peut visiter la manufacture, située dans l’Orne.

Comme de nombreuses entreprises françaises, Bohin France propose aussi à la vente des produits fabriqués en dehors de France, par exemple en Chine. Je suppose que cela lui permet d’avoir des produits aux prix très accessibles, y compris pour les produits fabriqués en France. Pour identifier les produits fabriqués en France, ce n’est pas simple : il faut soit lire le verso de l’étiquette (si on trouve le produit dans un magasin physique), soit contacter la marque pour lui poser la question sur chaque produit.

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Bohin propose des mini kits de couture. Ils me semblent bien pensés quand on coud très peu, par exemple pour recoudre un bouton ou faire un ourlet de pantalon. Il y a deux types de mini kits de couture Bohin : une pochette en simili cuir qui se ferme par un bouton pression ou une petite boîte en métal.

Ce modèle « Tour Eiffel » coûte 22,99 € sur le site Bohin (mais 17,90 € sur le site de la mercerie Hamon !). Dans une petite boîte de 9 cm sur 12 cm, il y a 20 aiguilles à coudre (taille 3 à 9), 1 enfile aiguille, 3 épingles de sureté, 1 paire de ciseaux à broder, 1 mètre ruban et 1 tresse multifils aux couleurs vives. Il existe aussi en version Montmartre, Statue de la liberté ou autre.

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Bohin propose aussi le mini kit « Je vais en découdre », qui coûte 17,90 €. Dans une petite boîte en métal, il y a 20 aiguilles à coudre (taille 1 à 5), 1 enfile aiguille, 1 paire de ciseaux à broder, 1 tresse multifils aux couleurs neutres, 4 petits boutons, 2 baleines de col de chemise et 1 ruban thermocollant.

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D’autre part, Bohin propose une boîte à couture plus fournie : « Ma première boîte à couture« .

Contenu

  • 1 boîte transparente (existe en différents coloris) avec un plateau amovible et une poignée de transport
  • 1 paire de petits ciseaux à broder, avec motifs en résine époxy (existe en divers coloris)
  • 1 petit dé à coudre en métal
  • 1 mètre ruban de 150 cm (précision 1 mm), probablement en polyester (existe en divers coloris)
  • 1 assortiment de 20 aiguilles à coudre longues n°3 à n°9
  • 1 boîte d’épingles à tête en plastique
  • 1 enfile-aiguilles
  • Des épingles de sureté (épingles à nourrice)
  • 1 découseur petit modèle
  • 12 bobines de fil en polyester de couleurs variées
  • Un assortiment de boutons pression à coudre
  • Un assortiment de boutons de chemise
  • 1 crayon craie pour marquage sur textiles, effaçable, noir et blanc

Avantages

  • Prix accessible : 25 € environ
  • Boîte assez grande (20 cm x 12 cm x 12 cm) pour y stocker aussi d’autres choses, comme des écussons
  • Cet achat soutient une entreprise qui fabrique certains produits en France, comme les aiguilles et les épingles
  • Se trouve dans certaines boutiques physiques, comme Rougier et Plé
  • Contient une fiche pour coudre une pochette secrète

Inconvénient

  • Seule une petite partie du contenu est fabriqué en France : les aiguilles et le crayon craie. La marque m’a informée que, globalement, 70 % des produits de la marque Bohin France sont fabriqués en Europe.

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Les ciseaux Bohin France sont fabriqués à divers endroits. Il y a encore quelques ciseaux de lingère colorés à la résine époxy fabriqués en France, mais les autres ciseaux Bohin sont fabriqués ailleurs. Les ciseaux cranteurs Bohin France sont par exemple fabriqués en Chine.

Pour info si vous êtes intéressé·e par des ciseaux cranteurs Bohin, il existe deux modèles de ciseaux cranteurs Bohin tout en inox : en 20 ou 23 cm de long, ils pèsent environ 200 g et coûtent 39,99 € sur le site Bohin (et deux fois moins cher sur d’autres sites, comme Mondial Tissus !). Ils semblent durables dans le sens où ils semblent être de bonne qualité, par contre ils sont fabriqués en Chine dans des conditions inconnues.

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Maison Sajou

Maison Sajou est une marque de mercerie domiciliée à Versailles. Ses produits ont tous une décoration « vieille France ». Les produits Maison Sajou sont tous fabriqués en France, ce qui signifie (au minimum) que c’est en France que ces produits ont subi leur dernière transformation substantielle.

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Maison Sajou propose un mini nécessaire à couture, qui coûte 10 €. Dans une mini boîte en métal, il y a 2 aiguilles à coudre, 1 enfile-aiguilles, 4 bébé cocons de fil à coudre en polyester (un blanc, un noir, un beige et un bleu ciel), 2 épingles de sûreté et 2 petits boutons. Ce kit ne contient pas de ciseaux, ce qui se comprend vu que la boîte fait moins de 5 cm de diamètre.

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Maison Sajou propose aussi diverses boîtes à couture garnies. La boîte à couture garnie « Provinces françaises » est celle dont le contenu est le plus proche de « Ma première boîte à couture » de Bohin.

Contenu

  • 1 boîte avec compartiment amovible
  • 1 paire de ciseaux à broder
  • 1 dé à coudre en métal
  • 1 mètre de 100 cm (de précision 1 cm)
  • 1 assortiment de 20 aiguilles à coudre longues n°3 à n°9
  • 1 disque de 40 épingles à tête de verre
  • 1 enfile-aiguilles
  • 1 découseur petit modèle
  • 6 cocons de fil en polyester, de couleurs variées dont un blanc et un noir, contenant chacun environ 150 m de fil
  • 3 cartes à fil (vides)

Avantages

  • Contenu 100 % fabriqué en France

Inconvénients

  • Prix très élevé : 78 €
  • Boîte de petite taille (15 cm x 12 cm x 5 cm), donc ne permet pas d’y ranger plus que son contenu de départ

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Comme les couleurs des 6 cocons sont a priori plutôt neutres, on pourrait ajouter 10 € pour compléter cette boîte avec une mini boîte avec un assortiment de mini cocons de 15 m de fil de polyester de couleurs vives fabriqués en France (il en existe aussi une version pastel, et différentes décorations de boîtes).

Si vous avez une couleur favorite qui sert souvent, il existe aussi pour 1,70 € des cocons de 150 m de fil polyester fabriqués en France.

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Est-ce qu’un de ces nécessaires à couture vous semble intéressant ?

Dans le prochain article, je vous donnerai des idées pour assembler soi-même un nécessaire à couture équivalent aux « boîtes à couture garnies » de Bohin et Maison Sajou, avec uniquement des produits fabriqués en France ou en Allemagne.

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Bon week-end !

Brick soleil à la pomme de terre

2 Jan

Bonjour !

C’est mon beau-père qui m’a appris ce plat gourmand. Je le fais à ma manière, comme vous avez pu le voir ici et .

Ça fait comme un lever de soleil dans l’assiette, croustillant autour et moelleux au milieu. On peut le servir en entrée (un par adulte) ou en plat (compter 2 par adulte) et ça plait aussi aux enfants.

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Ingrédients pour une portion (j’en prévois 2 par personne)
– 1 feuille de brick
– 100 g de purée de pomme de terre écrasée grossièrement (voir Remarques)
– 20 g de petits pois
– Facultatif, 1 cornichon ou quelques câpres
– Facultatif, du poivre moulu

Préparation

– Déposer 100 g de purée de pomme de terre sur la moitié d’une feuille de brick, en laissant une large bande libre tout autour. Ajouter les petits pois.

– Plier la feuille de brick en deux pour la refermer.

– Dans une poêle généreusement huilée et bien chaude, faire frire la brick environ 2 minutes de chaque côté.

Certains l’aiment à peine dorée, d’autres très croustillante. A vous d’affiner la cuisson selon vos goûts ! Servir immédiatement.

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Remarques

  • Purée de pomme de terre  avec oléagineux : Pour 500 g de pommes de terre (poids une fois épluchées, cuites dans de l’eau salée puis égouttées), mettre 50 g de purée d’amande blanche ou de purée de noix de cajou, une ou deux cuillerées à soupe d’eau et du sel au goût.
  • Purée de pomme de terre avec haricots blancs : Faire cette recette (il y aura de la purée pour 6 bricks) en écrasant les pommes de terre à la fourchette.
  • Purée de pomme de terre avec lait de soja : Écraser les pommes de terre et ajouter quelques cuillerées à soupe de lait de soja (nature non sucré) et du sel au goût.
  • Demi portion : Pour les enfants ou pour servir plus de personnes rapidement, on peut couper les feuilles de brick en deux avant de les garnir et ainsi en cuire deux à la fois dans la poêle, comme dans le haut de la photo ci-dessous.

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  • S’il vous reste 8 feuilles de brick, j’ai repéré la pastilla de légumes de Lovely veggie. J’ai déjà fait la garniture en remplaçant les pommes de terre par les pois chiche, les amandes effilées torréfiées par des amandes entières et en faisant cuire les oignons dans de l’huile au lieu de la margarine et du sucrant, c’était délicieux et m’a rappelé ce tajine de légumes. J’ai utilisé cette garniture pour faire des bricks pliés en triangle et frits à la poêle.
  • S’il vous reste peu de feuilles de brick, je les utilise en dessert. J’aime les bricks poire/cannelle (je fais légèrement cuire les tranches/gros dés de poire à l’étouffée puis je les laisse tiédir avant de garnir une demi feuille de brick avec 1/4 de poire et de la cannelle) et les bricks à l’amande, cannelle et fleur d’oranger de Quitterie Pasquesoone (je fais sa recette avec du sucre normal, un peu d’eau pour amalgamer la pâte et sans tremper les bricks dans le miel à la fin).

Bon dimanche !

Guirlande d’étoiles en papier

1 Jan

Bonjour,

Pour fêter le passage à la nouvelle année, ici on aime les ambiances étoilées, jusqu’à en faire des pâtes. Aujourd’hui, je vous propose de faire une guirlande d’étoiles. L’inspiration me vient directement de cette guirlande en kit de Ciloubidouille.

Matériel pour 3 petites guirlandes de 1 m
– 3 feuilles de papier de couleurs assorties
– 3 fois 1 m de ficelle ou de raphia
– Deux gabarits d’étoile (ici des étoiles en plastique phosphorescent mais on peut aussi fabriquer des gabarits en carton), par exemple un de 8,5 cm de diamètre et un de 4 cm de diamètre
– Un crayon à papier ou un stylo
– Des ciseaux
– De la colle à papier

Préparation

– Tracer le contour des gabarits au crayon pour dessiner des étoiles sur chaque feuille, par exemple 6 grandes étoiles et 10 petites étoiles.

– Découper les étoiles. J’ai découpé les pointes des étoiles bien pointues parce que c’était plus rapide que de suivre le contour arrondi obtenu en traçant le contour du gabarit au crayon. Conserver les chutes de papier.

– Positionner les étoiles sur les 3 morceaux de raphia/ficelle. Ici, le Pinto a décidé de suivre l’algorithme suivant : une grosse étoile de la 1ère couleur, une petite étoile de la 2ème couleur, une grosse étoile de la 3ème couleur, une petite étoile de la 1ère couleur, une grosse étoile de la 2ème couleur, une petite étoile de la 3ème couleur, et ainsi de suite jusqu’à avoir 6 grosses étoiles et 5 petites étoiles sur la guirlande.

– Pour fixer les grandes étoiles à la guirlande, encoller une chute de papier de la couleur de la grande étoile.

– Pour fixer les petites étoiles à la guirlande, je trouve plus facile d’encoller une autre petite étoile de la même couleur.

– Et voilà une guirlande terminée ! Recommencer pour faire les autres guirlande, en changeant la couleur de la première étoile.

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Remarques

  • Version couronne : Comme sur le tutoriel de Fêtes vous même, on colle les étoiles sur un support en forme de couronne. Dans ce tutoriel, il s’agit d’un support en carton, mais je pense qu’on peut aussi utiliser un cintre en métal déformé pour le rendre rond comme dans cet article de Ciloubidouille.

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J’en profite pour vous souhaiter une bonne année 2022, en particulier que vous trouviez des sources de joie dans le quotidien !