Archive | juin, 2019

Quiche aux courgettes sans oeuf

30 Juin

Bonjour !

Avant de commencer, j’ai une annonce pour les personnes se trouvant pas loin de Caen : aujourd’hui je serai à Saint Germain d’Ectot dans le cadre du festival L’oreille perchée ! Dans ma valise, j’apporte du camembert végétal multicolore… Pour celles et ceux qui ne nous verront pas en vrai, voici la synthèse de l’aventure 2019 de notre collectif d’affinage, avec une photo de mon fromage en cours d’affinage (il y a même une photo du Pinto).

Voici une recette qui devrait être normale et accessible à tout le monde, puisqu’on est dans la pleine saison des courgettes. Mais en ce moment, l’idée même d’allumer le four est totalement inenvisageable !

Après la recette, j’ai certes inclus une variante sans four, de type frittata aux courgettes, mais clairement je vais attendre la fin de cet épisode de canicule pour poêler des courgettes. Actuellement, je me contente de les manger très brièvement cuites (en velouté) ou carrément crues, coupées en tranches dans un sandwich au houmous (fait maison à partir de pois chiches en conserve : hors de question d’en cuire moi-même ces jours-ci) ou découpées en spaghetti/allumettes et assaisonnées de graines de sésame, d’huile de sésame grillé et de sauce soja.

J’espère que cet épisode caniculaire qui bat des records fera basculer un maximum de personnes dans un mode de vie plus écologique. D’ailleurs, j’aime les petites astuces contre la chaleur d’Insolente veggie. Bon, revenons à la recette.

Vous avez déjà vu cette quiche toute simple ici et la voici maintenant en détails.

Cette recette figure aussi dans Nourrir son enfant autrement, avec une petite erreur sur la quantité de fécule à utiliser (30 g au lieu de 50 g).

Ingrédients pour une tarte
– 2 petites courgettes (300 g)
– 3 cuillerées à soupe d’huile
– 1 pâte à tarte
– 50 g de fécule (de pomme de terre, de maïs…)
– 300 ml de lait de soja nature
– 1 cube de bouillon de légumes ou 2 cuillerées à café de bouillon de légumes en poudre/sel aux plantes
– 1/4 cuillerée à café de curcuma en poudre
– Facultatif : 1 cuillerée à café de carbonate de calcium

Préparation
– Couper les courgettes en tranches d’environ 5 mm d’épaisseur et les faire cuire dans une grande poêle avec l’huile, en remuant régulièrement. Cette cuisson prend environ 10 minutes.


– Pendant ce temps, allumer le four à 180-190 °C.
– Étaler une pâte à tarte dans un moule de 30 cm de diamètre et la placer dans le four pour la précuire.


– Dans un blender ou un saladier, mélanger 30 g de fécule avec 300 ml de lait de soja nature, 2 cuillerée à café de sel aromatisé aux plantes (ou 1 cube de bouillon de légumes), ¼ cuillerée à café de curcuma et éventuellement 1 cuillerée à café de carbonate de calcium.


– Quand le fond de tarte est devenu mat (il ne doit pas devenir coloré), y verser le mélange aromatisé puis répartir les tranches de courgette.
– Faire cuire pendant 30 minutes.
– Laisser refroidir complètement avant de couper en tranches. Comme une quiche normale, celle-ci peut sans problème être réalisée la veille.

 

Remarques

  • Coloration jaune de l’appareil : Dans cette recette, le curcuma sert un peu à relever le goût, et beaucoup à donner une jolie coloration blonde. Vous pouvez remplacer le curcuma et une partie de la fécule par de la farine de lupin ou de la farine de pois chiche. Il faut que je refasse des essais pour vous donner des quantités précises.
  • Version sans courgette : En hiver, on peut remplacer la courgette par de la carotte.
  • Version sans fécule : On peut remplacer la fécule par de la farine de riz ou de blé blanche. Cependant je n’ai pas de dosage précis à vous proposer. A l’oeil, je dirais 80 g de farine, mais je n’ai pas testé.
  • Version sans four : Au lieu de préparer une quiche, préparer une frittata aux courgettes. Pour cela, utilisez ma recette d’omelette en remplaçant les pommes de terre par des courgettes et la moitié du sel par du sel aux plantes/bouillon de légumes.
  • La pâte à tarte : Mes enfants ne sont pas fans de quiche en général, donc je ne fais pas cette recette souvent : c’est plutôt quand on a un pique-nique avec des ami-e-s. J’utilise alors une pâte feuilletée du commerce, pour deux raisons. D’abord parce que c’est ainsi que je la préfère (et comme j’en utilise peu, je m’autorise cet écart au fait maison/zéro déchet/zéro huile de palme. D’autre part, parce que cela me permet d’expliquer très simplement la recette quand on me la demande, afin que même une personne qui cuisine très peu la considère comme accessible.
  • Le bouillon de légumes/sel aux plantes : Il faut que je vous fasse un article sur ce type de produits ! En attendant, sachez que le sel aux plantes, comme le bouillon de légumes en poudre, est composé d’environ moitié sel et moitié plantes séchées. Et le bouillon de légumes en cubes, c’est à peu près pareil, avec de l’huile pour agglomérer le tout en un cube facile à doser.

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Bon dimanche !

Repas de fin juin

23 Juin

Bonjour !

Dans cet article, vous avez des repas du quotidien, mais aussi 3 repas de fête car chez nous, en juin, il y a beaucoup d’anniversaires.

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Bentô lentilles

Une salade de lentilles express : des lentilles cuites, de petits dés de concombre et des cacahuètes apéritives, un peu d’huile et c’est prête ! En dessert, une pomme coupée en fines tranches bien serrées les unes contre les autres, pour minimiser leur brunissement pendant la matinée. Et à côté, des amandes enrobées de sucre, miam !

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Repas à la cantine

Je ne mange pas souvent à la cantine, car je préfère de loin me concocter des petits bentô avec mes aliments préférés. Mais ce jour-ci, on a tous déjeuné à la cantine et j’ai eu de la chance : il y avait des lentilles, en plus du poisson et de la viande présents sur le menu des plats chauds ! En entrée, salade de crudités. En plat, riz et lentilles, et épinards à la crème que j’aurais dû refuser car je ne les ai pas mangés. En dessert, une compote. Je n’ai pas essayé de demander de prendre un fruit frais à la place du laitage que je n’ai pas pris.

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Salade de haricots verts

Des haricots verts frais cuits à l’eau, des pommes de terre cuites à l’eau ou à la vapeur, du tofu fumé et des olives noires. Un peu d’huile d’olive, de sel et de vinaigre de vin, et miam !

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Tartelettes carotte & pois chiche

Un jour, il faudra que je vous fasse un article recette dédié à ces tartelettes ! Ici, mangées tout simplement avec des tranches de champignon frais, et des gourdes de compote en dessert. Quasiment un repas de feignasse !

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Patates douces à la sauce soja

Il y avait une patate douce qui me faisait envie, mais je voulais surtout un repas très rapide à cuisiner pour moi seule. Voici ce que ça a donné, au pif, mais que je referai sans doute car cela m’a beaucoup plu. J’ai épluché la patate et l’ai coupée en dés, que j’ai fait sauter dans de l’huile. Puis j’ai assaisonné avec un peu de sauce soja, et ajouté des graines de courge pour le croquant, le contraste de couleur et les nutriments. Avec quelques fraises en dessert, je me suis régalée !

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Tartine de houmous aux courgettes

Ceci pourrait aussi être un déjeuner express, mais en fait c’est un petit déjeuner car je préfère manger salé le matin. Du pain « italien » (un délicieux pain très moelleux vendu par une boulangerie près de chez moi), du houmous, et un reste de tranches de courgette poêlées.

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Salade de pois chiche et carottes râpées

C’est une salade express, quand on a un bocal de pois chiche en stock. je cuits généralement mes pois chiche et les congèle, mais, on a toujours au moins un bocal de pois chiche au cas où. Ici, pois chiche cuits et égouttés, carottes râpées, graines de sésame et vinaigrette. Et voilà une salade express et rassasiante !

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Premier repas de fête

Pour l’apéro, on dispose un maximum de choses à grignoter. Ici, des tomates cerise, des olives, des tranches de champignon, des noix de cajou grillées et des tranches d’avocat (c’est fête !). Et du pain, du houmous et des feuilles de salade à manger en tartines.

En plat, j’ai préparé un tajine de légumes, avec oignon, carotte et patate douce comme légumes. Servi avec de la semoule.

Pour le dessert par contre, je n’ai rien préparé : j’ai acheté des fraises et les ai servies avec les super gaufrettes à la vanille de France cake tradition.

Si j’avais utilisé des pois chiche en conserve pour le tajine, j’aurais pu fouetter l’aquafaba en neige avec du sucre et de la vanille, et servir ce « nuage sucré » avec les fraises, comme ici :

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Deuxième repas de fête

Pour son anniversaire, ma grand-mère nous a invité pour un grand repas dans un restaurant chic, l’hôtel Pigonnet. A la réservation, nous avions précisé que l’assemblée comporterait 2 végétaliens.

Avec l’apéritif, il y avait des amuse bouche dont 2 étaient végétaliens et délicieux : un cube de pastèque légèrement assaisonné de sauce soja et de coriandre fraiche, et une cuillère avec un petit cube moelleux (de la purée de pomme de terre façon pommes noisettes ?) avec de minuscules dés de légumes crus.

L’entrée était décevant par contre : pleine de légumes crus, sans gourmandise. Il s’agissait d’un tartare de tomates avec une sauce verte, des pointes d’asperges crues et du mesclun.

En plat, c’était à nouveau bien ! Un beignet de fleur de courgette, une fleur de courgette farcie d’une sauce verte bien crémeuse, de délicieux petits légumes glacés (et un pot de mini dés de légumes crus en vinaigrette, qui n’avait rien à voir avec le reste).

Un dessert, le gâteau d’anniversaire était la spécialité du restaurant : un entremet au chocolat avec mousse et croustillant. Évidemment, non végétalien. Mais nous avons eu une magnifique coupe de fruits à la place. C’est une attention que nous avons appréciée, car il nous est déjà arrivé, dans un restaurant du même niveau, d’être tout simplement privés de dessert puisque le gâteau d’anniversaire était non végétalien…

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Troisième repas de fête

Pour ce repas, ce sont mes beaux-parents qui ont tout géré. Je ne vous ai pas photographié l’apéro, on passe directement au plat de résistance :

Une paëlla végétale !

En dessert, un gâteau végétalien lui aussi, commandé à Instant V pâtisserie (merci Lili de m’avoir fait découvrir cette adresse !).

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Bon dimanche !

Mousse au chocolat simplissime

16 Juin

Bonjour !

Dans les premiers temps de mon blog, j’avais proposé des recettes de mousse au chocolat sans œuf : la fameuse chantilly de chocolat d’Hervé This, et une étonnante mousse inventée par Julie, qui tenait alors le créatif blog Plaisir végétal. Puis Joël Roussel a découvert l’aquafaba en neige, avec toutes ses applications allant des mousses aux meringues.

Grâce à ces personnes et à mon cheminement personnel, j’ai désormais ma propre recette de mousse au chocolat. Elle est vraiment à mon goût : végétale, facile à préparer, avec des ingrédients peu nombreux, peu transformés et simples à trouver dans le commerce.

Ma trouvaille, c’est d’avoir trouvé comment remplacer la douceur normalement apportée par les produits laitiers dans la mousse ! Je vous explique tout ci-dessous. Et si vous voulez juste la recette, allez directement à la fin de l’article.

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Faire ressortir la douceur du cacao

Si vous avez déjà goûté un dessert au chocolat sans crème ni lait (animal ou végétal), vous savez qu’il a un goût plus fort, un peu plus amer que les autres desserts au chocolat.

La raison ? Elle est étonnante ! C’est parce que les produits laitiers gomment une partie de l’acidité du chocolat. Or pour nos papilles, le goût acide et le goût sucré sont en compétition. Donc diminuer l’acidité du chocolat permet de mieux sentir son goût sucré.

A propos d’acidité, vous savez certainement que le jus de citron, le vinaigre et les yaourts sont acides (pH inférieur à 7). Et vous savez probablement que le bicarbonate de sodium est alcalin (pH supérieur à 7). Le cacao en poudre, lui, est naturellement acide : son pH est entre 5,3 et 5,8. (Si cela vous intéresse, je vous expliquerai pourquoi.)

On peut trouver de la poudre de cacao « naturelle » dans certains magasins bio (en anglais on parle de natural cocoa powder). On la reconnaît à sa couleur marron clair. Attention, ici je parle du cacao maigre constitué à 100 % de cacao. Parce que bien sûr, le chocolat en poudre (constitué d’un mélange de cacao maigre et de sucre) est toujours marron clair, lui.

Mais la plupart des poudres de cacao du commerce ne sont pas « naturelles » : elles sont alcalinisées (en anglais, on parle de dutch-processed cocoa powder). On les reconnaît à leur couleur marron foncé, comme le cacao Van Houten. Et justement, le traitement du cacao par des substances alcalines a été inventé par Coenraad Johannes van Houten. A noter, le cacao en poudre alcalinisé existe aussi en bio.

Le but de l’alcalinisation du cacao est de neutraliser son acidité. En effet, son pH devient compris entre 5,8 et 8. Mais à quoi cela sert-il ? Comme on l’a vu, le cacao alcalinisé a une couleur sombre, mais aussi une saveur plus douce et plus longue en bouche. De plus, il se mélange mieux avec l’eau et les liquides aqueux comme le lait.

Alors voilà la solution pour rendre plus douce la saveur des desserts chocolatés sans produits laitiers ! Il suffit d’y ajouter une substance alcaline. Avez-vous deviné laquelle ?…

C’est un produit tout simple…

Une petite pincée de bicarbonate de sodium !

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Ma recette de mousse au chocolat

Voici une mousse au chocolat sans œufs, sans produits laitiers et sans ingrédients très transformés ! Sa texture et sa préparation sont identiques à celle d’une mousse classique.

Pour le goût, c’est à la fois subtilement différent et tout aussi délicieux, d’après les non végé qui y ont goûté.

Ingrédients pour 4/6 personnes
– 50 g d’eau
– 1 petite pincée de bicarbonate de sodium
– 50 g de sucre (ou plus, selon votre goût)
– 1 sachet de sucre vanillé OU 10 g de sucre et un peu de vanille
– 200 g de chocolat noir pâtissier
– 150 g d’aquafaba (le liquide d’une boîte de 650 g de pois chiche au naturel)

Préparation
– Dans une casserole sur feu doux (ou un petit saladier passant au four micro onde), verser l’eau, le bicarbonate de sodium, le sucre, le sucre vanillé et le chocolat noir pâtissier coupé en morceaux.
– Chauffer doucement jusqu’à ce que la majorité du chocolat soit fondu. Puis éteindre le feu et mélanger jusqu’à obtenir un coulis parfaitement lisse.
– Pendant que le chocolat fond, dans un saladier, fouetter l’aquafaba en neige.

Avec les pois chiche, on peut faire du houmous, un curry, une salade composée, des nuggets…

 

L’aquafaba battu en neige

– Goûter le mélange chocolaté. Si le goût est encore trop « fort en chocolat », pas assez doux, ajouter une minuscule pincée de bicarbonate et bien mélanger.
– Incorporer petit à petit la neige, délicatement, à l’aide d’une grande cuillère. C’est ma partie préférée, j’adore regarder le mélange du brun et du blanc, en salivant d’avance.


– Verser dans un petit saladier ou dans 4 à 6 ramequins.
– Mettre la mousse au réfrigérateur pendant au moins 8 heures ou au congélateur pendant 3 heures afin qu’elle devienne ferme.

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Remarques

  • Version sans chocolat : Pour le cas où vous préférez une mousse sans chocolat, je vous propose ma mousse au citron avec lait de soja ou ma mousse au citron avec purée d’oléagineux.
  • Choix du chocolat : On peut utiliser du chocolat pâtissier classique. Mais je préfère les palets de chocolat à 55 % de cacao de la marque Kaoka : il est bio et équitable, on peut l’acheter en sac de 1 kg bien hermétique pour le faire durer longtemps, et la présentation en palets/pistoles permet de le verser directement dans la casserole, sans avoir besoin de le couper en morceaux. On peut aussi répartir les pistoles sur une tartine, au lieu de râper du chocolat en tablette… Miam !
  • Choix de l’eau : Par souci de simplicité, j’utilise de l’eau du robinet comme liquide de la recette. Je pense qu’on peut la remplacer par du lait végétal ou par un liquide aromatique comme un jus de fruit.
  • Ajout du bicarbonate : Il est très important que le bicarbonate soit parfaitement dispersé dans le mélange. C’est pour cela que je l’ajoute à des moments où l’ont peut mélanger vivement et longuement sans casser la mousse : avant de faire fondre le chocolat et éventuellement avant d’incorporer la neige dans le chocolat.
  • Transport : Une fois complètement refroidie, cette mousse se transporte sans problème. J’insiste sur « complètement refroidie » ! Pour un saladier de mousse, il faut compter une nuit complète au frigo.

Et s’il vous reste un peu de mousse, un petit secret : ça se mange très bien en tartines…

Bon dimanche !

Les couches pour bébés : mon expérience

15 Juin

Bonjour !

Pour ce nouvel article de la rubrique Histoire d’objets, on reste dans un sujet de parentalité. Le Pinto est maintenant âgé de 2 ans et demi et nous ne comptons pas avoir d’autre enfant. J’ai donc envie de partager avec vous sur les sujets « bébé » tant que ce n’est pas trop lointain dans ma tête. Bon, pour dire vrai, j’oublie tout au bout d’environ 6 mois, mais heureusement j’ai noté beaucoup de choses dans les récapitulatifs que j’ai publié ici.

Aujourd’hui, parlons des couches. C’est une grosse dépense pour les parents ! Quand achète des couches lavables bien sûr, mais encore plus quand ce sont des couches jetables. Et pourtant, malgré le prix de ces paquets achetés chaque mois, malgré l’offre de couches lavables modernes et la présence d’un lave-linge automatique dans la plupart des foyers, les couches lavables ne sont pas encore redevenues la norme.

Comme d’habitude, cet article n’est pas un guide de la meilleure manière d’agir, mais un simple témoignage de comment cela s’est passé pour nous. Installez vous confortablement, je vous dis TOUT !

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Étape 1 : Les couches jetables pour les premières semaines (tailles 0/1 ou XS)

J’ai la chance d’avoir les ressources matérielles et mentales pour tenter l’aventure des couches lavables avec mes enfants. Malgré cela, on m’a conseillé de laisser passer les premiers temps avant de m’y mettre.

Pour le Béluga, j’avais donc acheté sur internet un petit stock de couches jetables écologiques. Ma Biocoop vendait certes des couches jetables écologiques, mais la plus petite taille vendue était la 3-5kg (taille 2). Or je voulais être sûre d’être équipée au cas où le Béluga naîtrait en avance. J’avais donc commandé sur le très chouette site Brindilles plusieurs paquets de couches écologiques jetables 2-4 kg (taille 1).

Et en effet, les 6 semaines après la naissance du Béluga ont été éprouvantes, avec en premier lieu la difficulté d’arriver à le nourrir suffisamment. J’ai donc vraiment apprécié de ne pas m’occuper du lavage du linge (normalement une de mes tâches ménagères) pendant cette période troublée.

En journée, je changeais les couches toutes les 2h, voire plus souvent. Si j’attendais plus, le Béluga avait des rougeurs. Pendant ses 6 premières semaines, j’ai donc utilisé environ 350 couches jetables – à priori la moitié en taille 1 et l’autre moitié en taille 2.

Lit parental type futon, lit bébé cododo Babybay, matelas à langer Ikea

Pour le Pinto, comme en général les seconds bébés sont plus gros que les premiers et que j’avais confiance sur le fait qu’il ne naîtrait pas trop en avance, je n’ai pas fait de stock de couches de toute petite taille. Et de toutes façons, ma Biocoop vendait des couches jetables Tidoo taille 1 (2-5 kg). J’en ai utilisé 5 paquets, soit 120 couches jetables. Puis je suis passée à la taille 2, avec 2 paquets format économique, soit 116 couches jetables.

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Étape 2 : Location de couches lavables pendant le 2ème mois (taille 2 ou S)

Quand le Béluga a eu 1 mois et demi, j’ai loué un lot de couches lavables chez Api Napi. On donnait le poids du bébé et sa morphologie et on obtenait un assortiment de couches variées : TE1, couche + culotte, à pression ou à scratch… Et si le bébé grandissait beaucoup lors de ce mois, on pouvait échanger gratuitement les couches devenues trop petites pour leur équivalent à la bonne taille ! Ainsi, le Béluga a testé des couches taille XS et taille S.

Ces couches comprenaient un gousset de protection au niveau des cuisses. C’est important pour être sûr que les selles de bébé allaité et pas encore diversifié, qui sont liquides, ne s’échappent pas. Mes couches préférées pour cette période étaient de la marque Imse Vimse : des couches TE1 à gousset fabriquées en Lettonie, avec des imprimés sympa, fermées par des scratches, à 22 euros la couche. Je n’en ai pas acheté, mais j’ai beaucoup aimé les utiliser dans le cadre de la location.

Pendant toute cette période de selles très molles, il est également très utile de mettre dans chaque couche un papier de protection épais. Nous avons été très satisfaits du papier de protection épais Popolini, que l’on peut laver et réutiliser environ 2 fois quand la couche a juste contenu de l’urine. Il suffit de bien le déplier quand il sort du lave-linge. Un rouleau de 120 feuilles nous tenait environ 1 mois et demi. Lors de la première utilisation de chaque feuille, il faut la plier quasiment en 2 dans la largeur, pour qu’elle rentre bien dans la couche. C’est important, car si un morceau de papier dépasse de la couche, il va conduire l’urine à l’extérieur de la couche…

Peu confiante en notre capacité à changer de fonctionnement, j’avais demandé à la vendeuse d’Api Napi quelle était la principale erreur des parents qui tentaient les couches lavables. Elle m’avait répondu sans hésiter : « C’est l’erreur de vouloir passer du jour au lendemain à 100 % de couches lavables ». Elle donnait donc l’excellent conseil de remplacer seulement une couche jetable par jour par une lavable puis, si cela convenait, de remplacer une deuxième couche, etc. En parallèle, on a complété par des couches jetables achetées en Biocoop.

En bref, j’ai adoré le service de location de couches Api Napi ! Il nous a permis de tester une variété de modèles pour découvrir ce qui nous convenait, et de bénéficier de conseils, le tout sans nous mettre aucune pression car le prix de la location était très économique et qu’il n’y avait aucun engagement. Api Napi ne propose plus ce service de location, mais une entreprise appelée Locacouche semble proposer une offre identique.

Pour le Pinto, dans l’idéal j’aurais repris une location de couches, à la même période. En effet, comme les bébés grandissent très vite pendant les 3 premiers mois, une location de couches lavables est particulièrement intéressante. Elle permet de ne pas avoir à acheter un lot de taille XS + un lot de taille S, qui sont utilisés vraiment peu de temps (quelques semaines chacun). Mais par manque d’énergie (pour ne pas dire « épuisement »), j’ai choisi de continuer avec des couches jetables jusqu’à ce que le Pinto atteigne la taille M. Hé oui, pour moi le développement durable,  c’est aussi gérer au mieux ses ressources mentales et physiques : appliquer ses valeurs tout en trouvant un équilibre réaliste pour le tenir sur le long terme sans se retrouver en burn-out.

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Étape 3 : Achat de couches lavables d’occasion (taille 3 ou M)

Quand le Béluga a eu 10 semaines (2 mois et demi), j’étais convaincue que les couches lavables nous convenaient. Je nous ai donc équipés en couches de taille M de notre modèle favori : les couches à poche, aussi appelées « TE1 à poche ». Ce sont celles qui ressemblent le plus aux couches jetables, ce qui est pratique pour les proposer aux proches ou à la nounou. Dans mon souvenir, j’avais acheté toutes ses couches taille M d’occasion sur Ebay.

Pour le Pinto, j’ai fait la transition quand il a eu 3 mois et demi. Mais pour une raison inconnue, je n’ai retrouvé que 2 des couches lavables taille M du Béluga. J’ai donc acheté pour le Pinto, toujours d’occasion, un lot de 10 couches TE1 taille M (sans gousset).

Le Pinto en couche lavable TE1 taille M

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Avec 12 couches, je n’avais pas tout à fait assez pour tourner à 100 % en lavables. En effet, il me faut un minimum de 15 couches pour avoir le temps de laver et faire sécher couches et inserts. Mais comme le Pinto grandissait très vite et que je ne voyais pas d’autres offres de couches d’occasion, j’ai décidé de gérer les quelques mois de taille M en insérant quelques couches jetables dans notre roulement. Le Pinto portait donc des couches lavables le jour (environ 6 par jour car on le changeait toutes les 2h30 – 3h), et une couche jetable la nuit. Une alternative encore plus écologique aurait été de faire une location partielle de couches lavables, par exemple auprès de Locacouche.

A noter, nous n’avons pas eu l’occasion de tester les couches Hamac. Ce concept n’existait pas quand le Béluga était petit. Et pour le Pinto, j’ai choisi de garder le même type de couches que le Béluga, afin que nos proches profitent de leurs compétences acquises.

Nous garnissons les poches des couches avec des inserts en microfibre. Ils ne sont pas d’origine aussi naturelle que les inserts en coton ou en bambou, mais ils sont plus légers, ne se déforment pas au fil des lavages et surtout ils sèchent beaucoup plus vite.

J’ai volontairement choisi des couches « à taille », ce qui signifie qu’il faut acheter un nouveau lot de couches quand le bébé grandit et change de taille (S, M, L). A contrario, il existe sur le marché des couches évolutives, aussi appelées couches à taille unique, ce qui signifie qu’on est censé utiliser le même lot de la naissance jusqu’à la « propreté » (continence), grâce à des pressions pour diminuer la longueur de la couche quand le bébé fait seulement une taille S ou M.

A gauche, couche évolutive repliée au minimum sur l’avant, garnie de 2 inserts taille S puis réglée au minimum à la taille. A droite, couche identique non repliée sur l’avant, garnie d’un insert M et un L, et réglée presque au maximum à la taille.

Sur le papier, les couches évolutives semblent donc un meilleur choix, plus économique. Mais le problème des couches évolutives, c’est quand le bébé fait une taille S ou M. Les replis font que la couche est plus épaisse et rigide qu’une couche lavable « à taille », autour du bassin et surtout au niveau de l’entrejambe. C’est donc moins confortable pour le bébé quand il fait une taille M, et je n’imagine même pas en taille S. Et en ce qui me concerne, c’était justement pour les tailles S/M qu’il me fallait convaincre mes proches que les couches lavables étaient aussi pratiques pour eux et confortables pour le bébé que des couches jetables… A noter, cela ne m’a pas empêchée d’acheter des couches évolutives, mais nous les avons utilisées uniquement quand nos bébés ont fait une taille L.

J’ai privilégié les couches fermant par pressions (idéalement une seule rangée de pressions). Les fermetures par scratch/velcro paraissent plus rassurantes quand on débute, car elles sont ajustables encore plus précisément que les fermetures à pressions. Mais je ne les ai pas appréciées pour 3 raisons. 1) La bande de scratch fait une petite épaisseur en plus sur le ventre. 2) Les scratchs s’usent beaucoup plus vite que les pressions, donc les couches d’occasion à scratch sont assez rapidement trop usées pour fermer solidement, surtout pour les couches que l’on utilise longtemps (taille L). 3) Détail important pour l’achat des couches en taille L : le bébé apprend plus vite comment ouvrir une couche à scratch…

J’ai fait le choix d’acheter quasiment toutes les couches lavables du Béluga en état d’occasion. D’une part, cela diminuait très fortement l’investissement, donc 1) je me serais moins mis la pression si finalement un modèle qui ne nous convient pas (c’est arrivé une fois) et 2) j’aurais moins grincé des dents si la nounou avait refusé de les utiliser. D’autre part, les couches d’occasion ont déjà été lavées de nombreuses fois donc elles ont une absorption maximale dès réception. Et comme je ne voulais pas me déplacer (flemme), j’ai tout acheté sur Ebay. Il y a souvent des lots de couches lavables en vente, à un prix très intéressant. Autre astuce : si l’on n’est pas sûr de la qualité de la couche proposée à la vente, on peut lire des avis d’utilisateurs sur le site Consobaby.

Je fais en sorte qu’on ait environ 18 couches à poche et 36 inserts en microfibre. Pour les couches livrées avec des inserts en coton ou bambou, j’ai acheté à part des inserts neufs en microfibre. Bien sûr, quand on fait du lavable à temps partiel, par exemple parce que le bébé est gardé en crèche, on a besoin de moins de couches. Une copine dans cette situation a ainsi utilisé seulement 4 couches lavables pour son bébé : cela peut paraître dérisoire, mais en fait cela économise déjà beaucoup de couches jetables !

Pendant cette période de selles encore irrégulières, on a continué à mettre dans chaque couche un papier de protection épais Popolini, que l’on peut laver et réutiliser environ 2 fois quand la couche a juste contenu de l’urine.

Inserts taille S, inserts taille M, couches taille unique Milovia, papier de protection épais Pinolino

Enfin, j’ai toujours eu un paquet de couches jetables écologiques au fond du placard. Un peu pour montrer que je n’étais pas sectaire, mais surtout pour pallier un souci éventuel de machine à laver, plusieurs jours de gastroentérite ou un bébé en visite qui aurait un besoin de couche imprévu.

J’ai acheté une seule fois des couches de maman couseuse. D’une part, c’était des TE1 traditionnelles donc trop longues à sécher pour moi. D’autre part, elles manquaient des petits détails pratiques des couches « industrielles ». Ceci dit, l’imprimé de ces deux couches artisanales était introuvable ailleurs !

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Le Béluga dans sa couche de supporter

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A 7 mois et demi, le Pinto pesait quasiment 9 kg et il était entre deux tailles de couches. Les couches taille M étaient trop petites. J’ai donc repris les anciennes couches taille L du Béluga – qui sont des couches évolutives, mais je vous ai expliqué plus haut que je ne les utilise qu’en taille L. Par contre, je trouvais que le Pinto était encore trop petit pour garnir les couches d’inserts taille L, qui font 13 cm de large. J’ai donc utilisé comme inserts mes langes les plus usés. Plié en 4 puis replié en 3, un lange rentrait bien dans la poche d’une couche. Cela faisait certes un gros popotin mais c’était assez absorbant pour tenir toute la nuit.

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Étape 4 : Achat de couches lavables neuves (taille 4/4+ ou L)

Si l’on n’a pas tenté l’aventure jusque là, les 11 kg du bébé sont un très bon moment pour commencer en couches lavables. En effet :

  • La vie quotidienne est souvent plus simple à gérer.
  • 11 kg est le début de la taille L, qui va tenir jusqu’à la « propreté » (continence). C’est donc un achat exceptionnellement rentable, y compris quand on ne compte pas avoir plusieurs enfants. Alors que les couches taille XS et S sont portées seulement pendant quelques semaines et les couches taille M pendant quelques mois, les couches taille L servent pendant environ 2 ans !
  • Bonus : les couches lavables, c’est bien plus joli que les couches jetables, et cela tient mieux au corps. Donc on n’a plus besoin d’utiliser de bodys ! En été, il suffit d’un T-shirt et d’une couche, voire de seulement une couche s’il fait très chaud.

Le Pinto au restaurant en plein été

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En plus, on peut acheter une couche pour vérifier qu’elle convient bien au bébé, puis proposer l’achat du reste des couches en cadeau collectif pour le premier anniversaire du bébé. Détail sympa : chaque proche peut choisir son imprimé favori ! Les boutiques internet Api Napi (qui existe aussi en boutique physique à Paris) et Lilinappy proposent un large choix de couches, aux imprimés tous plus craquants les uns que les autres.

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Et cela tombe bien, les couches de taille L sont plus économiques à acheter neuves. Comme le bébé grandit alors principalement en longueur, il les porte normalement de ses 11 kg jusqu’à ce qu’il soit continent. Pour le Béluga, j’avais acheté toutes ses couches d’occasion, y compris les taille L. Elles étaient d’occasion mais en excellent état, sûrement peu portées au moment où je les ai achetées. Et pourtant, un certain nombre de couches de taille L ont été inutilisables avant la continence de jour du Béluga : soit à cause des scratchs trop usés, soit à cause des élastiques de cuisse qui se sont détendus. Donc j’en ai rachetées, petit à petit, toujours d’occasion, et au final je pense avoir payé autant que si j’avais acheté dès le début des couches taille L neuves qui auraient tenu jusqu’à la fin. Alors pour le Pinto, j’ai acheté ses couches taille L neuves. Et au bout de plus d’un an de lavages très fréquents, certains élastiques commencent en effet à être un peu fatigués. CQFD : pour les tailles XS, S et M, un achat d’occasion est rentable, mais pour les tailles L, l’idéal est d’acheter un lot neuf.

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A gauche, couches de jour (1 insert) de marques variées, à droite couche de nuit (2 inserts) de marque FuzziBunz, le tout de taille L

 

Pour les couches taille L du Pinto, j’ai donc cherché à les acheter neuves, et autant que possible fabriqués localement. Il n’y avait malheureusement aucune couche TE1 à poche fabriquée en France. Par contre, une marque fabriquait, et fabrique encore, en Pologne : Milovia. En plus, ses imprimés sont chouettes et variés (et ils changent une fois par an je crois), les couches ferment avec une rangée de pressions et les inserts sont en microfibre ! Il existe 2 tissus pour l’intérieur de la couche, mon préféré est le coolmax. Le Pinto a donc un stock de 18 belles couches Milovia One size Pocket Coolmax. Je les ai achetées petit à petit, histoire de lisser l’impact sur notre budget (il faut compter 28 euros par couche) et, je l’avoue, pour varier encore plus les imprimés. A noter, même à ce prix et en comptant le coût des lessives, on économise 1000 € par rapport au coût des couches jetables 4 et 4+ ! Je vous livre le calcul complet plus bas.

Chaque couche Milovia One size Pocket venant avec un insert taille S et un insert taille M, je les ai complétées avec les inserts taille L des anciennes couches du Béluga, ou avec de vieux langes pliés en 4 puis en 3. Bien sûr, on peut aussi acheter des inserts taille L séparément.

Pour le voile de protection qui sert à retirer facilement la selle éventuelle, à cet âge on n’utilise un papier épais (absorbant) mais voile fin (qui n’absorbe pas du tout l’urine). J’apprécie les rouleaux de voiles fins de la marque Tots bots. Ils sont réputés jetables après chaque change mais, personnellement, quand je mets une couche dans le lave linge, je mets aussi l’insert et je me suis aperçue qu’en étirant l’insert encore mouillé, à la sortie du lave-linge, on peut le réutiliser une fois.

A gauche, papier de protection épais Popolini. A droite, voile de protection fin Tots Bots.

A noter, ce changement du type de papier/voile de protection me semble vraiment important. Pour le Pinto, j’ai oublié de le faire et on a gardé le papier de protection épais Popolini jusqu’à ses 2 ans et demi. Or, à partir d’1 an et demi, il a eu des inflammations du prépuce à répétition, qui se sont arrêtées uniquement quand on lui a mis une couche jetable la nuit ! On pense que c’est l’urine qui restait absorbée dans le papier épais lui irritait le prépuce et on était bien étonné de rencontrer ce problème alors que pour le Béluga il n’y en avait pas eu. Et en écrivant cet article, je me rends compte qu’il aurait sans doute suffi qu’à l’âge d’un an et demi on remplace le papier de protection épais par un voile de protection fin… Pfff, il y a tellement de choses à gérer avec un bébé, c’est vraiment difficile de penser à tout !

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Voici mon calcul des coûts pour les couches jetables ou lavables, des 11 kg du bébé jusqu’à sa propreté de jour :

  • Hypothèse : Un enfant passe 2 ans en couches taille L ou 4/4+, à raison de 6 changes par jour.
  • Avec des couches jetables, il faut donc 6 x 365 x 2 = 4380 couches. En supposant que la moitié est en taille 4, à 20 € le paquet de 50 couches, et l’autre moitié en taille 4+, à 20 € le paquet de 48 couches, le tout de marque Tidoo, cela coûte 44×20 + 45×20 = 1780 €. A cela, il faudrait ajouter le coût du traitement de la quantité de déchets que représentent ces milliers de couches.

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Sur cette photo, la couche bouffe : elle s’aplatit ensuite en partie quand on ajoute un pantalon

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Un petit mot pour le choix des habits de bébé quand on met des couches lavables. A 11 mois, le Pinto mettait du 18 mois en pyjama, T-shirt et pantalon. Par contre il mettait du 24 mois pour les bodys de la plupart des marques et du 36 mois pour les bodys Petit Bateau (ma marque préférée car les bodys ne s’abiment pas au fil des lavages). De manière général, les enfants mettaient des habits à la taille normale pour leur âge, mais des bodys une taille au-dessus. Pour préciser, j’ai habillé le Pinto et le Béluga avec des pyjamas (à pressions qui se ferment devant) jour et nuit tant qu’ils ne marchaient pas, puis avec des pantalons jogging à la fois souples et épais (autant que possible de la marque Petit Bateau, achetés d’occasion, toujours impeccables malgré de nombreuses lessives). C’était très confortable pour les enfants et il y avait sans problème assez d’espace pour la couche lavable.

Une couche lavable fait tout de même un plus gros popotin qu’une couche jetable. Mais comme vous le voyez sur les photos, ce n’est pas grotesque, et surtout c’est confortable pour l’enfant. Personnellement, je pense que ce qui devrait être considéré comme anormal, c’est d’habiller les bébés et jeunes enfants avec des habits peu confortables, juste pour leur donner une apparence d’adultes en miniature !

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La gestion des couches au quotidien

Pour le lavage des couches, je mélange les couches et les lingettes lavables sales avec le reste de notre linge sale (comme indiqué au début de l’article, le lavage du linge fait partie de mes tâches ménagères). Quand on est hors de la maison et chez la nounou, on les met dans un sac à couche ou tout simplement un sac plastique (le change est une tâche ménagère partagée).

Prêts pour une sortie d’une bonne demi-journée : couches lavables (Milovia), lingettes lavables (faites maison), sac à couches (acheté d’occasion avec un lot de couches lavables), petite veste, gourde et sac pour transporter le tout

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Au moment de remplir la machine, je retire les inserts des couches, parce que je pense qu’ainsi ils doivent être mieux lavés, et surtout parce que le séchage sera plus rapide. Si la couche a contenu une selle, le voile souillé a été jeté (poubelle ou toilettes, sauf en cas de canalisations qui se bouchent facilement), en général au moment du change, sinon je le jette au moment de remplir la machine à laver. Si les selles ont débordé du papier, je rince bien la couche avant de la mettre dans la machine à laver. Si la couche n’a contenu que de l’urine, je mets le voile dans le lave-linge.

Quand Doudou et moi étions seuls à la maison, je faisais 3 à 4 machines par semaine. Avec le Béluga, ses habits, ses draps et ses couches, on est passé à 6-7. Puis avec le Pinto, on est à 7-8 machines par semaine – toujours en mélangeant nos vêtements, notre linge de maison et les couches.

Je lave à 40 °C avec de la lessive écologique en poudre achetée par seau de 5 kg (marque Lerutan). Je sèche les couches à l’air libre, sur un étendoir. Elles sèchent en 24 h à Marseille. Quand nous habitions dans un petit appartement humide en région parisienne, j’étendais les couches sur l’envers pour qu’elles sèchent bien même dans les coins, et il fallait compter 48 h de séchage en hiver – j’accélérais le séchage en utilisant un radiateur chauffe serviettes.

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Couches lavables à poche évolutive en train de sécher sur un radiateur chauffe serviettes.

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Quand le linge est sec, on empile les inserts choisis et les met dans la poche de chaque couche.

Couches One size Pocket et inserts de taille S et M (Milovia)

Puis on ajoute une feuille de voile de protection (épais pendant les premiers mois, fin par la suite).

Couches garnies d’un papier épais Popolini. A droite, papier neuf, à gauche papier réutilisé après lavage

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On a proposé les couches lavables aux nounous de nos enfants en leur disant que :

  • On lui fournit chaque jour des couches prêtes à être enfilées.
  • Il lui suffit de mettre la couche sale dans le sac à couches, et je me débrouille le soir pour jeter le voile de protection aux toilettes s’il contient des selles, puis séparer le reste et le mettre à laver.
  • Bien sûr, si au bout de quelques jours de tests elle sent qu’elle n’est pas à l’aise avec ça, on peut passer aux jetables en journée.

Au final, cela leur a convenu à chaque fois et elles jetaient même le voile de protection quand il y avait une selle.

On a juste eu deux ajustements à faire. Premier souci, une nounou a eu des fuites de couche pendant les siestes. On s’est aperçu que c’est parce qu’elle serrait beaucoup la couche, justement dans l’espoir d’éviter les fuites, mais cela devait former des plis qui laissaient passer l’urine. Les fuites ont disparu quand elle a fermé la couche normalement. Deuxième souci, pas trop gênant donc on ne lui en a pas parlé : la nounou mettait une quantité notable de liniment et/ou de crème pour le change à chaque fois qu’elle changeait la couche. Les couches s’encrassaient donc plus vite (3 fois par an pour le Pinto, contre jamais pour le Béluga).

Le décrassage des couches et inserts consiste à faire partir tous les résidus (crème pour le change, liniment, lessive liquide) qui finissent par boucher les mailles du tissu et empêcher la couche de bien absorber l’urine. On détecte qu’une couche est encrassée parce qu’elle a une odeur forte et qu’elle absorbe moins bien. La solution est expliquée ici : laver les couches et inserts normalement (avec lessive en poudre) puis les relaver dans un cycle sans lessive, à 60 °C. Si besoin, répéter encore une fois ce cycle sans lessive à 60 °C.

Lors de courts séjours de 1 ou 2 jours hors de la maison, on a utilisé soit des couches jetables (quand on était à l’hôtel), soit un stock de couches lavables laissé sur place (quand on était chez nos parents). Et pour les séjours de 3 jours ou plus, je vérifiais que le logement comportait un lave-linge, j’emportais une dizaine de couches propres et un peu de linge sale de la maison. Ainsi, avec les couches et le linge sale du premier jour, combinés au linge sale apporté de la maison, j’avais de quoi remplir une machine le matin du deuxième jour. En veillent à l’étendre devant les radiateurs, elle était sèche le matin du troisième jour. Bonus : on rentrait à la maison avec moins de linge sale à laver !

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Notre espace à langer

Voici comment on a organisé notre zone de change.

Pendant les premières semaines avec le Béluga, j’avais apprécié d’utiliser une table à langer car j’avais du mal à me pencher et me redresser – même en changeant le Béluga sur notre lit à caissons, pourtant relativement haut. Mes parents nous avaient donc acheté en urgence une commode à langer, hélas pas du tout durable (neuve, sans doute fabriquée en Chine dans de mauvaises conditions, et dont les tiroirs étaient difficiles à utiliser). Pour le Pinto, j’avais anticipé en achetant une table à langer écologique et fabriquée en France : Alice, de la marque Combelle. Je l’ai trouvée d’occasion sur Ebay, à un prix très économique et dans un excellent état. (Par contre, je ne l’ai finalement pas utilisée, et elle a fait le bonheur d’une autre famille.)

Assez vite pour le Béluga et immédiatement pour le Pinto, j’ai préféré langer au sol. A côté du matelas à langer posé par terre, je mets tout ce qu’il faut pour le change :

  • des couches prêtes à être utilisées,
  • du liniment pendant les premières semaines,
  • du papier toilette, pour le premier nettoyage des selles,
  • une pile de lingettes lavables en tissu éponge, pour finir le nettoyage avec du liniment ou de l’eau,
  • un mini radiateur, indispensable chez nous pour les premiers mois de change,
  • une petite corbeille ou un sac à couche, qui reçoit les lingettes et les couches sales.

Espace de change pour les premières semaines du Pinto

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Pour le choix du matelas à langer, je n’ai trouvé aucun matelas qui soit assez solide pour tenir de la naissance à la propreté d’un bébé ! Le matelas à gonfler Ikea est solide, mais au bout d’un moment il est trop petit. Et les plus grands matelas à langer, garnis de mousse, ont toujours eu leur enveloppe plastique qui s’est déchirée au bout d’un moment !

Pour la crème pour les rougeurs du siège, j’ai commencé avec la crème pour le change de Weleda en pensant à tort que sa composition était végétale. J’en ai utilisé en tout un tube et demi pour le Béluga. En finissant ce deuxième tube pour le Pinto, j’ai découvert avec une grande déception que cette crème contient en fait de la cire d’abeille et de la lanoline ! J’ai donc testé d’autres marques (à la composition végétale) une fois ce tube fini. Mais aucune d’elle ne permettait de guérir les quelques rougeurs de siège du Pinto, au contraire… Je suis donc revenue à la crème pour le change de Weleda, qui est non végane mais qui est tellement efficace que je n’ai eu que 2 tubes à acheter pour chacun de mes enfants, de leur naissance à leur continence.

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Quand la continence de nuit est tardive

Le Béluga a été « propre » (continent) de nuit à 5 ans et demi, plusieurs années après avoir été continent de jour. Vers 4 ans, ses couches lavables en taille L ont donc été trop petites. J’ai alors acheté plusieurs modèles de couches lavables XL. Mais ils se sont révélés encombrants au niveau des inserts, et donc inconfortables pour lui. De plus, le Béluga préférait avoir les fesses très au sec dans une couche jetable. Pendant un an et demi (je crois), on a donc racheté régulièrement des couches jetables écologiques taille 5 puis 6 en hypermarché, en espérant à chaque fois que ce paquet serait le dernier.

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Bon week-end !

Repas de début juin

9 Juin

Bonjour !

Merci beaucoup pour vos commentaires :). Voici encore un article de petits plats, car je prépare deux articles un peu plus longs pour le week-end prochain.

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Repas avec les doigts

Un dîner de la flemme : des artichauts cuits à la vapeur et servis avec de la vinaigrette, des panisses, des olives. Probablement des fraises en dessert.

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Pâtes en sauce tomate

Un autre repas de la flemme : des pâtes avec de la sauce tomate de Doudou décongelée, et du parmesan végétal (poudre d’amande, levure de bière, sel) pour ceux qui veulent en ajouter. Je crois qu’on a mangé en dessert des cerises et des amandes caramélisées, ou des amandes enrobées de chocolat noir.

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Repas petits pois

Encore un repas de la flemme ! Je ne sais pas vous, mais moi la saison pendant laquelle j’ai le moins d’inspiration pour cuisiner, c’est la fin du printemps ! Il n’y a plus les légumes primeur de printemps, et je n’ai pas encore envie de me gaver de tomates et d’aubergines puisqu’on en aura tout l’été et une bonne partie de l’automne. Ici, on avait un reste de steak de lentilles cuisinés par ma belle-mère (merci !), un reste de riz, j’ai fait cuire des petits pois surgelés et acheté des fraises et des myrtilles pour le dessert.

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Riz aux légumes façon paella

J’ai voulu profiter des fèves fraîches pour faire un grand plat de riz au légumes riche en goût et en couleurs.

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Petits rouleaux de courgette à la ricotta

Cela faisait tellement longtemps que je voulais tester cette recette d’involtini à l’amande ! Pour me simplifier la vie, j’ai utilisé directement ma ricotta d’amande comme farce. C’était assez ludique à préparer et joli à regarder… mais niveau goût et texture, ce n’est pas l’extase.

On les a mangés avec une omelette de pois chiche aux pomme de terre. Je suis contente d’avoir testé cette recette qui me faisait tellement envie, pour me rendre compte que je continuerai très bien à vivre sans elle.

 

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Flan magique à la noix de coco

J’ai demandé à Doudou quel dessert je pourrais préparer pour lui faire plaisir, et il a immédiatement répondu : le flan magique à la noix de coco. Le voici donc ! Il était bon mais vu l’aspect assez plat et la texture très dense, j’ai dû faire une erreur et ne pas mettre assez d’eau.

C’est un dessert qui se transporte très bien. Ici avec un reste de polenta, un reste de baked beans (haricots en sauce tomate) en conserve du supermarché, et des fraises.

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Gâteau au chocolat 1

Pour partager avec les élèves et mes collègues, j’ai fait une fournée de mini muffins avec ma recette de gâteau César au chocolat. Et comme je n’avais plus de pépites de chocolat noir, je les ai remplacées par des pépites de chocolat blanc végane. Erreur ! Elles ont fondu à la cuisson, et tout bonnement disparu, laissant des trous là où il aurait dû y avoir des pépites. Heureusement, c’était quand même bon !

Ici, un repas dans le train avec une salade verte et des lentilles, une mini bouteille de vinaigrette, un petit paquet de Pringles, un mini muffin et une pomme.

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Gâteau au chocolat 2

Puisque mes mini muffins « ratés » ) imbibés du beurre de cacao des pépites disparues) étaient délicieux, j’ai décidé de refaire mon gâteau César en augmentant nettement la quantité d’huile et de sucre. Cela donne : 200 g de farine de blé, 1 sachet de poudre à lever, 300 g de sucre, 1/8 cuillerée à café de vanille en poudre, 1/4 cuillerée à café de sel, 30 g de cacao en poudre non sucré, puis ajouter 200 g d’huile et 200 g de lait de soja nature. Miam ! Ici avec un test de chantilly végétale au lait de soja.

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Boisson colorée à l’orgeat

J’ai lancé la préparation d’un camembert de noix de cajou arc en ciel ! Avec le reste de bleu de spiruline, j’ai proposé aux enfants une boisson bleue à l’orgeat. J’ai simplement ajouté de l’extrait bleu à un verre de boisson au sirop d’orgeat (bio mais composé uniquement de sucre, arôme et eau… pfff).

Le Béluga m’a demandé si je pouvais faire d’autres couleurs. J’ai donc sorti le reste de jus de cuisson de betteraves sous vide. Quelques gouttes suffisent à colorer, et le goût est indiscernable quand il est mélangé à l’orgeat. Et en mélangent les deux, on obtient du violet !

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Bon dimanche !

Repas de fin mai

2 Juin

Bonjour !

Voici des exemples de nos repas de c’est derniers jours. Au passage, si mes articles vous intéressent, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire de temps en temps, ça fait toujours très plaisir :).

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Repas restes

Comme j’ai perdu ma boite en verre spéciale repas à réchauffer, j’ai testé un autre récipient hermétique en verre qui se stocke à la verticale dans mon sac. C’est important pour moi, le stockage à la verticale, pour le cas où le récipient ne doit pas bien fermé. Il faut donc qu’il soit étroit, et bien sûr que sa contenance soit suffisante pour un plat d’adulte. Avec ces critères, je n’ai pas trouvé autre chose que mon ancienne boîte, qui n’est plus disponible à la vente…

J’ai donc testé cette boite, qui est moins chère et aussi bien… à part sa contenance trop faible pour mon appétit. Même remplie à ras bord avec un plat dense en calories (le ragoût de pommes de terre et petits pois) et accompagnée d’un dessert (des fraises et de la mousse au chocolat), je dois prévoir quelques chose en plus. Ici j’ai donc mangé l’avion moitié du sandwich prévu pour le dîner. Si vous avez des références de boîte en verre hermétique, peu large, de 500 ml de contenance, je suis intéressée !

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Repas salade

Une boîte de salade verte, lentilles, tranches de radis, avec sa vinaigrette transportée dans un mini pot à confiture. Pour compléter, un sandwich tartine de ricotta d’amande et bien garni de salade. Pour le dessert, des amandes enrobées de sucre cuit, façon chouchou (je salive… c’est trop bon…).

Voici un détail de la fabrication du sandwich. Je conserve la salade lavée et essorée, au frigo directement dans l’essoreuse. Pour la ricotta d’amande, ce n’est pas de la grande cuisine mais ça cale et c’est super rapide à préparer. Je mélange 120 g de poudre d’amande avec une cuillerée à soupe de jus de citron, 1/2 cuillerée à café de sel et 60 ml d’eau. Le mélange épaissit en quelques minutes. Astuce : si la ricotta est préparée quelques heures avant utilisation, on peut diviser par deux la quantité de poudre d’amande (60 g seulement) ! Bien sûr, modifiez l’assaisonnement selon votre goût.

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Sandwich reste de saucisses végétales

Après la préparation du ragoût de pommes de terre et petits pois, il restait 2 saucisses végétales. Je les ai coupées dans la longueur et en ai garni des tranches de pain de mie tartinées de margarine puis farcies de salade verte. Les saucisses avaient un peu tendance à s’échapper du sandwich (ce n’est pas pour rien que les hot dogs existent) mais ça allait.

Pour transporter mes sandwichs, j’aime utiliser les emballages en plastique et scratch Kozy taille XL, qui peuvent contenir sans problèmes 2 sandwichs de pain de mie.

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Repas végane dans le TGV

Si vous avez bien suivi, il manquait un sandwich à l’un de mes diners dans le train. J’en ai profité pour tester les nouveautés de la voiture bar. Ici, un taboulé (sympathique), une salade de courgette et carotte au curry (bof) et un riz au lait de coco (super !).

C’est important pour moi de soutenir l’offre végétale des restaurants à emporter, parce que malheureusement j’ai l’impression que ce n’est pas encore une gamme viable pour eux. En effet, après une magnifique offre végane chez Prêt à manger l’année dernière, les produits véganes sont quasiment inexistants dans leurs étagères : preuve que les clients n’ont pas été au rendez-vous. Chez Monoprix daily, c’est similaire : les plats et desserts végétaux disponibles à la vente sont très peu nombreux, alors que s’ils étaient plébiscités je suis sûre que la gamme se développerait.

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Couscous de printemps, par Doudou

Un seul mot : miam !!

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Tartinade aux spéculoos Lotus

En ce moment je n’ai pas envie d’allumer le four pour faire nos cookies du goûter, donc je botte en touche. Par exemple avec ce pot de pâte de spéculos, que l’on peut tartiner sur des tranches de pomme aussi bien que sur du pain des fleurs.

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Gaufrettes à la vanille bio et végétales

Quelle belle surprise dans mon Biocoop : des gaufrettes à la vanille végétaliennes ! Bonus 1 : elles sont fabriquées en France. Bonus 2 : il y a un petit message différent sur chaque gaufrette. Bon, elles sont quand même sacrément sucrées, mais d’une part je pense que c’est le cas de toutes les gaufrettes, et d’autre part ce n’est pas bien grave car je ne compte pas proposer souvent ce type de goûter. Je suis drôlement contente que ce produit existe et soit disponible dans un magasin près de chez moi !

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Smoothie menthe & chocolat

Quand on étaient petites, ma meilleure amie et moi avions inventé une boisson : du lait parfumé au sirop de menthe et au cacao en poudre. J’ai toujours une tendresse particulière pour ce principe, mais je la prépare désormais différemment.

Je mixe deux poignées de jeunes feuilles d’épinard (80 g) avec un peu de lait de soja nature (80 g), dans un blender ou dans un récipient étroit avec un mixeur plongeant. Il faut obtenir un mélange parfaitement homogène, sans aucun morceau d’épinard visible. Puis je sucre avec du sirop de menthe (3 ou 4 cuillerées à soupe), je parfume avec 10 g de cacao en poudre (1,5 cuillerée à soupe) et encore du lait de soja (120 g) et je mixe à nouveau pour mélanger, avant de me régaler.

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« Petit suisse végétal » à la grenadine

Mes enfants ne se lassent pas de cette recette. On change de temps en temps de sirop, mais dans tous les cas cela fait un dessert économique, facile à préparer à la maison, qui plait aux enfants, qui est riche en protéines (a base de yaourt de soja nature égoutte) et en oméga 3 (je mets de l’huile de colza désodorisée). Que demande le peuple ?

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Mousse au chocolat végétale simplissime

Voici comment je prépare maintenant la mousse au chocolat : faire fondre 200 g de chocolat pâtissier avec 50 g de sucre et une petite pincée de bicarbonate de sodium. Pendant ce temps, battre en neige 150 g d’aquafaba (le liquide des conserves de pois chiche au naturel). Incorporer délicatement la neige au mélange chocolaté, en utilisant une spatule ou une grande cuillère. Laisser reposer plusieurs heures au frais avant de déguster.

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Bon dimanche !

Livres d’enfant à manipuler

1 Juin

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

Aujourd’hui, je vous propose des livres qui ont en commun le fait d’être plus que de simples pages à tourner. Ils peuvent contenir des éléments à soulever, à déplier, à toucher… Comme d’habitude, ceci est une sélection personnelle et non exhaustive, n’hésitez pas à me dire les ouvrages de ce type que vous appréciez !

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Cache-cache des grosses bêtes

Ce livre d’Olivier Latyk est imprimé en Malaisie et paru en 2014 aux éditions Nathan (lien vers la fiche du livre). Il me semble parfait pour les enfants de 1 à 3 ans.

Le principe de ce livre est qu’il contient des volets à soulever pour trouver les animaux. Soulever des volets plaît généralement beaucoup aux tout petits.

L’avantage de ce livre est que les volets ne sont pas des morceaux de carton collés sur la page, mais de larges morceaux de feutrine insérés dans une fente. Ils sont donc très faciles à soulever, mais aussi plus solidement attachés. Ces deux points sont importants pour que l’ouvrage soit utilisable dans la durée par des tout petits.

Par contre, question de goût personnel, je n’aime pas l’esthétique aux couleurs criardes.

Il existe d’autres livres de cache-cache avec volets en feutrine, et des couleurs qui me plaisent plus. Par exemple «  Où est le hibou ? » d’Ingela Arrhenius, paru aux éditions Gründ (dont j’avais apprécié un calendrier de l’avent, ici). Comme je n’ai pas eu l’occasion de parcourir ce livre ni de le voir dans les mains d’un bébé, je ne peux pas m’avancer sur la solidité de ses volets. Et il me semble utile de vérifier l’accord du contenu avec les valeurs du véganisme – je ne vous ai donc pas listé « Où est la poule ? » qui parle des animaux de ferme, mais « Où est le hibou ? » qui traite des animaux de la forêt. Il y a encore d’autres titres dans cette collection (Où est le lion ? Où est l’ours ? Où est la licorne ?…).

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Je t’aime

Ce livre de David A. Carter est imprimé en Chine et publié en 2017 aux éditions Gallimard (lien vers la fiche du livre). Il me semble adapté pour les enfants de 4 ans jusqu’à l’âge adulte.

J’adore les livres pop-up de David Carter et j’en ai acheté plusieurs au fil des années : Un point rouge, 600 pastilles noires, Bruit blanc. Quand le Béluga était petit et qu’ont commencé à sortir des ouvrages clairement identifiés « jeunesse » de David Carter, je lui ai acheté « Petite boite jaune ». Puis, à la bibliothèque, le Pinto a flashé sur « Je t’aime », et on a fini par le lui acheter pour Noël. Et en fait, si je ne devais avoir qu’un seul ouvrage de David Carter, ce serait celui-là.

A la différence du livre « Cache-cache des grosses bêtes », « Je t’aime » est un livre très fragile qui ne doit pas être laissé à la disposition des jeunes enfants. C’est un livre plaisir que l’adulte manipule pour le plaisir des yeux de l’enfant.

A l’ouverture de chaque page se déplie une création délicate et originale. Je n’ai malheureusement pas d’images à vous montrer car j’ai jeté mon exemplaire… Le Pinto prenait généralement soin de ce livre très précieux à ses yeux, donc je l’avais laissé en libre service, mais un jour le Pinto l’a utilisé sous la responsabilité d’un adulte qui l’a volontairement laissé le déchirer. De dépit, je l’ai jeté (le livre) et je n’ai pas voulu le racheter : on le consulte à nouveau seulement à la bibliothèque.

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Le château du dragon

Ce livre de Laurent Richard est imprimé en Chine et publié en 2014 aux éditions Elan vert (lien vers la fiche du livre). Il me semble parfait pour les enfants de 2 à 6 ans.

On retourne à un livre costaud qui peut être manipulé par les bambins. Cet ouvrage cartonné se déplie astucieusement au fil de la lecture.

Un chevalier et une aventurière parcourent un château, et j’apprécie qu’il n’y ait aucun stéréotype sexiste dans l’histoire ni dans ses illustrations ! C’est vraiment rare pour les ouvrages destinés aux enfants de maternelle et portant sur ce thème.

La fin est également originale et super chouette. Les enfants ne viennent pas pour agresser le dragon mais pour fêter son anniversaire !

Bref, j’ai un gros coup de cœur pour ce livre, que j’ai tout simplement emprunté par hasard à ma bibliothèque et que je n’ai donc pas besoin d’acheter pour en profiter. Mais je le garde dans ma tête si j’ai besoin d’une idée de cadeau pour un enfant et je vais essayer d’emprunter d’autres livres de cette maison d’édition qui me semble avoir un bel état d’esprit.

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Prendre et donner

Ce livre de Lucie Félix est imprimé en Chine et publié en 2014 aux éditions Les Grandes Personnes (lien vers la fiche d’un livre).

A chaque page de ce livre cartonné, on trouve un verbe et une pièce de carton à prendre… et à placer sur la page suivante. Au fil des pages, on illustre ainsi un mot puis son contraire.

Le principe est sympa et les illustrations sont originales. Par contre, retirer les pièces est assez difficile pour un tout petit, qui a donc besoin qu’on l’aide pour parcourir le livre – même une fois qu’il le connaît bien et pourrait donc avoir envie de l’utiliser seul. Par contre, le Pinto de maintenant 2 ans et demi peut l’utiliser seul, et il continue d’en retirer beaucoup de plaisir.

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Un livre

Ce livre d’Hervé Tullet est imprimé en Chine et paru en 2018 aux éditions Bayard jeunesse (lien vers la fiche du livre sur le site de l´éditeur et llien sur le site de l’auteur).

Je connais le travail d’Hervé Tullet pour le (chouette) magazine Tralalire. J’aime beaucoup sa fantaisie et le fait qu’il s’adresse directement à l’enfant pour le rendre acteur des pages qu’on lui lit. Je vous propose ici ce livre que nous avons acheté dans une gare (le grand Relay situé dans le Hall 1 de la Gare de Lyon, à Paris), mais nous empruntons aussi d’autres ouvrages d’Hervé Tullet à la bibliothèque, il en existe beaucoup beaucoup.

Dans cet ouvrage plutôt grand format, on suit les instructions comme si on était devant un écran, sauf qu’une fois qu’on a appuyé sur la « touche » il faut tourner la page pour afficher le résultat.

On fait ainsi apparaître et bouger des « billes » de couleur, c’est vraiment rigolo comme expérience avec un livre.

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L’abécédaire à toucher de Balthazar

Ce livre de Marie-Hélène Place est imprimé en Chine et paru en 2012 aux éditions Hatier (lien vers la fiche du livre).

On a reçu ce livre en cadeau pour le Béluga (merci Christel !) et il a plu à nos deux enfants. Sur chaque page, on trouve une lettre, et en face deux mots commençant par cette lettre avec illustration.

L’originalité, c’est que la grosse lettre a une texture rugueuse, que le Béluga a beaucoup aimé toucher, et de discrètes flèches indiquant comment tracer la lettre quand on l’écrit normalement.

Sur les pages de gauche, les expressions sont plutôt originales. Je ne les aime pas toutes, mais dans l’ensemble ça va. En fil rouge, sur les illustrations on trouve Balthazar, un garçon au bonnet avec de longues oreilles, et son doudou/ami Pépin.

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Mon livre des odeurs et des couleurs – les fruits

Ce livre de Mr Iwi est imprimé en Chine et paru en 2015 aux éditions Auzou (lien vers la fiche du livre).

A chaque double page, il y a à gauche un imagier d’aliments, animaux et divers objets de la couleur de la page.

Et à droite, on trouve un volet à soulever pour découvrir une photo de fruit… que l’on peut frotter avec le doigt pour libérer son arôme (artificiel) !

A la fin du livre, un imagier des fruits propose de nommer les fruits, et de les goûter s’il y en a à la maison.

On nous a offert ce livre pour le Pinto, il l’utilise beaucoup et pour le moment le livre tient bien le coup. A noter, il fait partie d’une collection de livres sur les couleurs et les odeurs, mais je n’ai pas eu l’occasion de feuilleter les autres ouvrages donc je ne peux pas vous les recommander.

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Bon week-end !