Livres d’enfant sur le racisme et l’antisémitisme

20 Avr

Bonjour !

J’ai décidé de partager avec vous mes livres pour enfants préférés sur des sujets, classés par thème. Il s’agit de livres pour jeunes enfants, entre 1 et 6 ans.

On a déjà parlé des albums sur la différence en général. Je vous y ai notamment présenté « Quelle est ma couleur ? » qui est mon album favori pour évoquer la différence de couleur de peau et « Les questions des petits sur les religions », qui est mon préféré sur les différences de religion.

Mais je pense qu’un seul livre par sujet ne suffit pas pour aller à l’encontre des préjugés qui sont actuellement si répandus tout autour de nous et se trouvent même là où on ne les attend pas. En effet, vous avez sans doute vu à travers mes articles que la littérature jeunesse française contribue clairement à la diffusion du racisme ordinaire. Bien sûr, c’est en écho à la pensée actuellement majoritaire en France (à court terme, l’offre et la demande s’auto-entretiennent).

En fait, je me suis aperçue qu’il n’y a quasiment que deux types de livres sur les étagères des librairies et bibliothèques jeunesse. Soit le livre fait mine d’encourager le vivre ensemble, mais sans être réaliste : en dessinant des animaux à la place des humains. Soit le livre montre des personnages humains, et ils sont à 99,9 % blancs, que ce soit pour les rôles principaux mais aussi pour les rôles secondaires ! Et quand une personne noire fait partie des héros, c’est souvent que l’histoire se passe dans une cité. Comme si en France, à part dans les cités, il n’y avait que des blancs…

Or c’est dans la petite enfance que ces préjugés s’ancrent dans le cerveau.

Voici 4 livres qui m’ont semblé particulièrement utiles sur le sujet du racisme et de l’antisémitisme, en plus de « Quelle est ma couleur ? » et « Les questions des petits sur les religions », puis une réflexion sur les livres que nous avons pour lutter contre le racisme – notamment ceux achetés chez Mc’Donalds.

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Côté cœur

Ce livre de Rascal est imprimé en Italie et publié en 2000 chez l’École des loisirs (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, c’est François qui raconte sa relation joyeuse avec son amie Anissa, dans une cité (l’Ecole des loisirs, vous pensez réellement qu’il n’y a pas d’immeuble HLM en dehors des cités ?).

Francois observe les prises de position ouvertement racistes de son père, qui utilise des « mots sales » pour désigner les immigrés. On voit ensuite François et Anissa parcourir un dictionnaire pour lister des « mots qui puent » et des « mots qui sentent bon ».

L’histoire n’est pas pesante, et elle est très bien servie par les illustrations. On reste dans l’imaginaire du héros, qui se voit notamment marié avec Anissa. 

Ce livre montre que dans une même famille, tout le monde n’a pas les mêmes avis. On apprend également que la maman de François les a quittés, et qu’avant son papa n’était pas raciste. Ce sont autant de pistes de discussions possibles si on souhaite prolonger ce livre (ce qui n’a rien d’obligatoire, d’ailleurs nous ne l’avons pas encore fait). Je trouve notamment éclairant d’essayer de se mettre à la place du père pour comprendre comment il en est arrivé à cet état de frustration et d’aigreur.

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Peau noire, peau blanche

Ce livre de Yves Bichet est imprimé en Italie et publié en 2000 chez Gallimard jeunesse (lien vers la fiche du livre).

Dans cet album, c’est Issam qui raconte sa vie dans une cité de Marseille (Gallimard, vous pensez vraiment qu’à Marseille il n’y a pas d’habitants noirs en dehors des cités ?).

Il y a le calme et l’amour de sa mère (blanche), il y a son père (noir) qui n’arrive pas à trouver de travail de grutier, puis leur déménagement en région parisienne et la méchanceté d’autres enfants à cause de la couleur de peau d’Issam.

La famille déménage finalement au Sénégal, et là c’est la maman qui a du mal à être acceptée par ses voisines.

Avec ce livre, on voit que le rejet et la violence peuvent exister dans tous les milieux. Il n’y a pas que les blancs qui stigmatisent ceux qui ne leur ressemblent pas. Mais évidemment, une piste de discussion est qu’on est plus exposé au rejet quand on ne fait visiblement pas partie de la majorité.

Un détail qui me plait dans ce livre est  le jeu « pourquoi ? » « parce que » « pourquoi quoi ? » « parce que que » entre Issam et sa maman quand l’un d’entre eux est triste face à l’injustice de la vie. Cet échange rythme et allège l’histoire, qui ne se passe pas spécialement bien. En fait c’est comme dans la vie, tout n’est pas toujours facile ou juste, et on ne peut pas tout solutionner d’un coup de baguette magique, alors il faut trouver comment alléger les choses pour vivre avec.

A noter, il est utile qu’un adulte accompagne cette lecture, pour expliquer à l’enfant les alternatives à cette histoire. En effet, une fois le livre refermé, le Béluga a dit que si j’allais en Afrique, il faudrait que je peigne ma peau en noir ! J’ai rebondi sur ce qu’on a vu dans le livre « Horacio ne veut plus aller à l’école » : la solution pour vivre avec les autres, ce n’est pas d’effacer nos différences, c’est de faire comprendre à l’autre qu’elles ne sont pas dangereuses. Et de lui montrer qu’à côté de nos différences, il nous reste beaucoup de choses en commun, bien assez pour vivre ensemble. A ce sujet, je vous remets le lien vers la super publicité All That We Share (version sous titrée en français).

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Le petit garçon étoile

Un soir, le Béluga est rentré de l’école avec un bracelet publicitaire «t’as la parole – fête le 8 mai 2019 » en me demandant qu’on aille à cet événement qui incluait un pique-nique et des jeux. Méfiante (l’école du Béluga est catholique), je suis allée chercher plus d’informations sur internet et j’ai découvert cette page avec une vidéo promotionnelle montrant des enfants répétant en boucle « le 8 mai c’est la fête du caté ». Alors je suis très favorable à la liberté religieuse, mais j’ai mis les choses au point avec le Béluga : le 8 mai, ce n’est pas une fête religieuse. Le 8 mai, c’est un jour férié en France parce que c’est l’anniversaire de l’armistice de la seconde guerre mondiale, pendant laquelle il s’est passé des choses qu’on doit absolument garder en mémoire. J’ai montré la France et l’Allemagne sur une carte et expliqué au Béluga qu’il y a eu une première guerre mondiale, que l’Allemagne a perdu et s’est sentie humiliée suite aux réparations à payer. Puis j’ai continué avec l’émergence d’Adolf Hitler qui voulait rendre leur fierté aux Allemands… au détriment de tous ceux qui n’étaient pas blonds aux yeux bleus, et en particulier aux personnes de religion juive qui ont été accusées d’être la source de tous les malheurs, puis qui ont été capturées et tuées. (Pour simplifier, je n’ai pas précisé que les Tziganes ainsi que les opposants politiques et les personnes handicapées étaient aussi systématiquement tuées). Et j’ai ouvert ce bel album, « Le petit garçon étoile », que j’avais justement emprunté quelques jours plus tôt à la bibliothèque et dont je me demandais sous quel prétexte le lire aux enfants non sensibilisés. Le 8 mai, c’est donc une bonne occasion à mon avis.

Cet album de Rachel Hausfater est imprimé en France et paru en 2014 chez Castermann (lien vers la fiche du livre). Il raconte l’histoire d’un petit garçon à qui on a appris qu’il était une étoile.

Il y a des chasseurs d’étoile (avec un brassard arborant la croix gammée), des étoiles qui s’éteignent, le petit garçon qui part avec d’autres enfants à la campagne, puis qui réapprend à vivre. Je tire mon chapeau à l’autrice et à l’illustrateur pour cet album qui réussit le tour de force d’évoquer de manière poétique et parfaitement adaptée aux petits la réalité d’un des pires événements de notre histoire.

Avis aux adultes : il peut être utile de lire cet album d’abord seul-e, afin de vivre librement les émotions éventuellement déclenchées par l’évocation de la Shoah, et ensuite le lire à l’enfant avec du recul.

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Cité Babel

Ce livre de Pascale Hédelin est imprimé en Italie et publié en 2015 chez Les Éditions des éléphants (lien vers la fiche du livre).

Il est recommandé à partir de 7 ans mais je l’ai acheté quand le Béluga avait 5 ans. En effet, il est très accessible et il n’y a pas besoin de le lire de bout en bout pour en profiter.

Dans ce grand album, chaque page est découpée en 4 pour suivre la vie des 4 niveaux d’un immeuble : une boutique au rez-de-chaussée puis une famille par étage : une famille chrétienne, une famille juive et une famille musulmane. Dans la boutique, on voit des personnes d’autres religions ainsi que des personnes athées.

Les pages suivent le cours d’une année, avec le changement des saisons et les différentes fêtes religieuses (et parfois non religieuses) des familles et des clients du magasin. Il est donc très simple de regarder seulement ce qui se passe à une saison donnée, ou pour une famille donnée, et ainsi de se documenter concrètement sur les grandes religions monothéistes.

Cet album montre également ce qui devrait être une évidence : quelle que soit notre (absence de) religion, on a tous des repas, des fêtes, on s’occupe d’enfants… bref, même si on fait les choses différemment, l’autre n’est pas un diable, un abruti ni un sorcier.

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Et tous les autres livres ?…

Je finis cet article en citant cet article du blog Maëva danse, qui liste de nombreux ouvrages dont le personnage principal à la peau foncée, sans pour autant vivre dans la savane. En effet, on devrait tous lire ce type d’albums à nos enfants, de même que des livres où les garçons comme les filles ont des rôles variés. Parce que si on se contente de dire « il faut respecter les gens différents » ou « les filles et les noirs sont aussi chouettes que les autres », mais qu’en pratique ils sont absents de notre univers, y compris littéraire, l’enfant comprend bien qu’il y a les beaux discours d’un côté, et la réalité de l’autre.

Ici, on a effectivement plusieurs livres dans lesquels figurent des héros de différentes couleurs de peau. Les plus nombreux viennent des restaurants Mc Donald’s, et je voulais vous dire, une bonne fois pour toutes, tout le bien que j’en pense.

L’ouvrage disponible chez Mc Donald’s est édité en collaboration avec les éditions Hachette, mais il est vendu exclusivement dans les restaurants et il change tous les mois. Et chaque année, c’est la collection qui change. En 2018, Le club des aventuriers de l’histoire mettait en scène un groupe de 4 enfants (Cléa, Mehdi, Yoko et Georges) qui voyageaient dans chaque album à une époque différente du passé.

En 2019, le thème est la musique, et on a déjà « La cornemuse enchantée » dont vous avez vu la couverture un peu plus haut.

Je vais vous dire pourquoi j’aime ces ouvrages. D’abord, de ce que j’ai vu, ces livres sont de belle qualité : à la fois en terme de papier et de reliure, mais aussi pour la variété des sujets abordés, les illustrations, le texte et les petits ajouts ludiques comme des « cherche et trouve » au fil des pages. Et, ce qui les distingue très nettement des étagères des librairies standard, c’est que le contenu veille à ne pas exclure les minorités visibles, ni à cantonner filles et garçons dans le sempiternel modèle garçon fort et actif/fille douce et belle.

Et l’avantage clé, c’est que ces albums sont très faciles à trouver : les restaurants Mc Donald’s sont, qu’on le veuille ou non, présents sur tout le territoire français. Et le livre du mois peut être acheté indépendamment du menu Happy Meal, à un prix assez incroyable : 72 centimes d’euro !

Les esprits chagrins considèreront sans doute qu’acheter ces livres signifie mettre un pied, et donc cautionner, ce fast food. Moi je pense que c’est une honte pour toute la société, que des lecteurs éclairés en soient réduits à aller dans un restaurant pour être sûr de trouver une littérature inclusive, sans devoir devoir parcourir chaque livre pour vérifier l’absence de stéréotypes !

Et si vous craignez d’exposer votre enfant à l’ambiance des fast food, rien ne vous empêche d’y faire un saut sans lui, aux heures creuses, pour acheter le bouquin. Ensuite, il vous suffit de le garder pour une occasion, ou tout simplement d’ajouter le nom de l’enfant sur l’emballage plastique puis de déposer le livre dans votre boîte aux lettres. Les enfants adorent recevoir quelque chose dans la boîte aux lettres ! Et si vous le faites une fois par mois, cela mime efficacement les abonnements de l’École des loisirs tout en étant infiniment moins cher, plus facile à ranger (les albums des abonnements École des loisirs sont souvent grand format), plus fréquent (seulement 8 albums par an avec l’École des loisirs) et moins sujet aux stéréotypes de couleur de peau ou de genre.

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Pour conclure, il existe heureusement des maisons d’édition qui veillent à ne pas perpétuer de stéréotypes racistes, sexistes ou autres. Je les découvre au compte-goutte, puisque malheureusement elles ne sont pas très présentes sur les étagères des librairies ni celles des bibliothèques. D’après ce que j’ai vu, on peut au moins citer KaléidoscopeTalents hauts et Les Éditions des éléphants. J’aimerais dédier un article à chacun des éditeurs jeunesse qui publient des livres agréables et responsables, afin de les faire mieux connaître (et qu’ils prennent un peu de la trop grande place laissée aux satanées Éditions Fleurus !). Pouvez-vous m’aider en m’indiquant vos maisons d’édition jeunesse préférées ? Merci d’avance !

Bon week-end !

12 Réponses to “Livres d’enfant sur le racisme et l’antisémitisme”

  1. Christel 20 avril 2019 à 01:11 #

    Bsr Sandrine,
    Je ne commente pas à chaque publication mais c’est un sacré travail que tu fais Sandrine et dans lequel nous pouvons aller puiser.
    Un grand merci et bises à vous 4.

    • vegebon 21 avril 2019 à 18:15 #

      Merci beaucoup Christel !
      Grosses bises

    • Marie 22 avril 2019 à 19:41 #

      Bonsoir Sandrine,
      Merci pour cette série d’articles que je garde précieusement en référence, la littérature jeunesse est un milieu passionnant mais il est facile d’être noyé dans la masse et le fait de lire quelques avis éclairés en amont est fort utile !
      Je vais prendre le temps d’étudier plus en détail les éditions que je préfère et te faire un retour, mais je te rejoins déjà sur les Éléphants (as-tu lu le sublime « Quand tu seras grand » ?).
      Bonne soirée!

      • vegebon 22 avril 2019 à 20:32 #

        Bonjour Marie,
        Merci beaucoup pour ton commentaire. Effectivement je me sens un peu noyée dans la profusion de livres jeunesse, et souvent déçue par leur contenu. C’est pourquoi j’ai à cœur de faire partager mes trouvailles, qui ne sont que le fruit de mes quelques recherches : je passe sans doute à côté de tellement de chouettes ouvrages !
        Des Éditions des éléphants, je ne connais que Cité Babel pour le moment. Je mets Quand tu seras grand sur ma liste pour la bibliothèque, il est dans le catalogue :). N’hésite pas à me proposer d’autres titres que tu aimes, je suis encore une débutante en littérature jeunesse !
        Merci et bonne soirée
        PS : J’ai reçu deux fois ton commentaires, du coup j’y ai répondu deux fois 😉

  2. Marie 22 avril 2019 à 00:07 #

    Bonsoir Sandrine,
    Merci pour cette série d’articles que je garde précieusement en référence, la littérature jeunesse est un milieu passionnant mais il est facile d’être noyé dans la masse et le fait de lire quelques avis éclairés en amont est fort utile !
    Je vais prendre le temps d’étudier plus en détail les éditions que je préfère et te faire un retour, mais je te rejoins déjà sur les Éléphants (as-tu lu le sublime « Quand tu seras grand » ?).
    Bonne soirée!

    • vegebon 22 avril 2019 à 16:11 #

      Bonjour Marie,
      Merci beaucoup pour ton commentaire. Effectivement je me sens un peu noyée dans la profusion de livres jeunesse, et souvent déçue par leur contenu. C’est pourquoi j’ai à cœur de faire partager mes trouvailles, qui ne sont que le fruit de mes quelques recherches : je passe sans doute à côté de tellement de chouettes ouvrages !
      Des Éditions des éléphants, je ne connais que Cité Babel pour le moment. Je mets Quand tu seras grand sur ma liste pour la bibliothèque, il est dans le catalogue :). N’hésite pas à me proposer d’autres titres que tu aimes, je suis encore une débutante en littérature jeunesse !
      Merci et bonne journée

  3. Emilie 23 avril 2019 à 13:26 #

    Oh merci pour ces inventaires jeunesse ! Je me pose régulièrement la question avec ma fille sur la diversité offerte dans les livres… Hélas, les personnages blancs de peau dominent. Pour le moment, elle est plus axée sur les animaux mais je creuse quand même dans la partie « diversité humaine ».
    Une série de livres que j’aime beaucoup est « Le Livre des Saisons » de Rotraut Suzanne Bertrand. En représentant le quotidien d’une ville, elle aborde un peu la diversité mais trop peu à mon goût quand même… Allez, notre ville est quand même culturellement riche, et rien qu’à la crèche il y a déjà un beau mélange d’origine: au moins, elle le vit au quotidien !
    Je me demandais, avec le Pinto, quelles lectures fais-tu? Car celles mentionnées m’ont souvent l’air plus pour le Béluga. Comme Eowyn est plus proche en âge (14 mois) de ton 2ème fils, je creuse les pistes 🙂

    • vegebon 23 avril 2019 à 16:17 #

      Bonjour Émilie,
      Merci pour ton message ! Je vais aller voir ces livres des saisons. Ici à Marseille on n’a vraiment pas des saisons classiques, car les pins sont verts toutes l’année, il n’y a pas vraiment de feuilles qui tombent en automne, et en hiver il fait souvent froid mais très beau et ensoleillé car le Mistral chasse les nuages.
      Pour le Pinto, je ne lui lis pas beaucoup de livres. En fait, de manière générale il y a beaucoup de livres en libre-service à la maison, et je les lis quand les enfants me les apportent. Il n’y a pas souvent d’histoire du soir chez nous. Du coup c’est plus vers 3 ou 4 ans qu’ils sont plus demandeurs, et le Pinto écoute quand on lit un livre au Béluga. Mes recommandations reflètent cela : quelques livres pour tous petits, plus de livres pour un peu plus grand. Je te conseille le blog ou la page Instagram Chut Maman lit ! car elle propose de nombreux ouvrages que je trouve super, et il y en a aussi pour les tout petits.

      • Christel 23 avril 2019 à 20:19 #

        Bsr Sandrine et Emilie,

        Je me permets de m’incruster dans la discussion. J’ai suivi il y a quelques années des ateliers de lecture avec Marie Bonnafée qui est psychiatre, psychanalyste et cofondatrice de l’association ACCES(Actions Culturelles Contre Les Exclusions et les Ségrégations). Je conseille son livre « Les livres c’est bon pour les bébés »; Calmann-Lévy.
        Elle n’aime pas différencier les livres par tranches d’âge en estimant que l’important c’est que l’enfant entende des histoires orales ou écrites. Bon il ne s’agit pas non plus de lire des histoires d’ados à des touts-petits. Elle insiste sur l’histoire racontée en individuel.
        Après elle a s’est beaucoup adressée à des populations défavorisées mais à ces ateliers il y avait des crèches, pmi, écoles, bibliothèques.

        Pas un livre sur le racisme mais un livre représentant une famille noire. Tu ne peux savoir ma joie Sandrine quand je l’ai découvert en crèche en 2000. « Très, très fort de Trish Cooke et Helen Oxenbury aux éditions Flammarion Jeunesse Père Castor. Toute la famille se réunit pour l’anniversaire de papa.

        Bonne soirée.

      • Emilie 23 avril 2019 à 21:38 #

        Merci pour ta réponse Sandrine. Oui, je connais le chouette blog de Chut Maman lit ! J’y ai d’ailleurs découvert le concept des living books pour les petits, avec une chouette trouvaille de mon côté (« La pomme rouge » de Kazuo Iwamura, je pense que tu l’as listé récemment). Un gros coup de coeur pour ma fille ! Chez nous elle réclame énormément de lectures, c’est vraiment quelque chose qu’elle adore. Passe une belle soirée !
        PS: je dévore petit à petit ton ouvrage sur l’alimentation végétale en famille: c’est une vraie mine d’or en terme de recommandations nutritionnelles à portée de main !

  4. chutmamanlit 26 avril 2019 à 17:27 #

    Voilà encore un chouette article pleins de découvertes pour moi !

    Concernant les livres Mc Donald, tu réponds enfin à une de mes interrogations : d’où viennent ces petits livres que je vois si souvent en brocante ou sur Vinted et qui sont généralement vendu à 1€ pièce… Moi qui ne vais jamais au McDo, j’étais passée à côté !

    Et enfin, pour répondre à ta question, côté maisons d’éditions, j’aime beaucoup celles que tu as déjà citée mais aussi :
    – Kambourakis : https://chutmamanlit.com/2019/01/02/cambourakis-une-maison-dedition-ouverte-sur-les-autres/ les albums cités trouveraient très certainement leur place dans ta sélection sur la différence ou le racisme !
    – Rue du Monde : https://chutmamanlit.com/2019/01/30/rue-du-monde-une-maison-deditions-qui-fait-voyager/ là, il faut aller fouiller dans le catalogue, mais j’aime qu’une grande partie de leurs sélections viennent d’autres pays justement. Quoi de mieux pour apporter de la diversité dans nos bibliothèques ?

    • vegebon 8 mai 2019 à 23:55 #

      Merci beaucoup pour tes références, je vais aller voir cela !
      Pour les livres Mc Do, je ne peux pas m’avancer sur les collections plus anciennes que 2018, mais ça vaut quand même le coup d’y jeter un œil à l’occasion.

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