Archive | janvier, 2018

Repas de fin janvier

28 Jan

Bonjour !

Je profite de cet article pour diffuser le questionnaire de Margot Lahmer sur les enfants végétariens (et véganes), que vous pouvez remplir ici si vous avez un enfant végé (le questionnaire permet d’écrire la fréquence de consommation des éventuels aliments non végétariens). Les résultats aideront à la reconnaissance du végétarisme pour les enfants, et le remplir m’a pris 5 minutes (je l’ai rempli uniquement pour le Pinto puisque le Béluga se définit comme non végétarien).

Pour cet article, j’ai rassemblé les plats concoctés par ma maman en janvier. Notre famille ne partage pas forcément notre vision de l’alimentation mais ils ont progressivement appris à cuisiner végétalien quand ils nous invitent à manger, et plusieurs des recettes de notre répertoire viennent de leurs créations. Je pense en particulier à notre tajine hebdomadaire, aux « quichettes » adorées par le Béluga, aux lasagnes à la courge et aux cèpes séchés qui me plaisent tant, toutes cuisinées pour la première fois par ma belle-mère.

.

Galette à la fricassée de fenouil

Galette de sarrasin du commerce, fricassée de fenouil de ma Maman. Elle avait aussi préparé des pommes de terre sautées et des lentilles.

.

Assiette à composer et pâtes au pistou

Pois chiche au naturel, betterave cuite, radis, salade verte, graines de tournesol décortiquées, noms aux légumes du commerce. Et en bonus, de jolies pâtes (pâtes en forme d’animaux de chez Carrefour) au pistou du commerce (Carrefour aussi). Ci-dessous avec un petit reste de champignons cuits.

 

.

Gratin de chou fleur et potimarron

Chou fleur pré-cuit à la vapeur, potimarron qui aurait pu l’être, béchamel et levure de bière en paillettes (levure « diététique »). Un plat tout doux.

.

Nems, mâche et radis « bleu »

Toujours les nems aux légumes du marché, avec de la mâche et les jolis radis « bleus » d’une agricultrice du coin. Ils ont le même goût que les petits radis roses, mais ils sont plus gros et joliment colorés à l’intérieur.

.

Pâtes aux légumes et tour de lentilles

Poêlée de pâtes aux légumes surgelée de chez Carrefour, achetée pour encourager le commerce de plats véganes – celui-ci était étiqueté « sans gluten, convient aux végétariens ». C’était pas exceptionnel, mais ça a le mérite d’exister. Servi avec une superposition de lentilles avec un reste de lamelles de potimarron.

.

Nuggets de tofu du Cul de poule

Une recette simple et goûteuse de Mélanie Mardelay, tirée de son livre Tofu mais aussi consultable sur son blog.

.

Epinards à la japonaise de Cléa

Une recette que j’aime beaucoup au restaurant et que je me suis enfin décidée à faire à la maison, grâce à cette recette de Cléa. J’ai donc mis à jour l’article de mes recettes préférées par légume : cette recette n’est plus « à tester », elle est adoptée :).

.

Soupe navet-pomme de La sage bouffe

J’ai découvert « La sage bouffe de 2 à 6 ans » sur le super blog Bébé mange seul. Ce livre est bourré de conseils très intéressants. Côté recettes, j’ai testé cette soupe à la saveur sucrée, mais je ne l’ai pas du tout (du tout du tout !) aimée – Doudou l’a mangée ceci dit.

.

Soupe de restes de chou fleur

Désormais je sais quoi faire avec les feuilles et le « tronc » du chou fleur ou du brocoli : un oignon, une ou deux pommes de terre et tout ce petit monde cuit avec du bouillon pour faire une soupe !

.

Poire cuite

Mon dessert préféré avec des poires ! Ici elles sont cuites dans une infusion « de Noël » avec du sucre et un fond de jus de myrtille (pour la couleur). Une fois les poires cuites, on les réserve dans un saladier et on fait réduire le sirop.

.

Salade de kiwis

J’avais un certain nombre de kiwis à manger et ma Maman a trouvé comment nous faire plaisir de manière simplissime : coupés en dés, mélangés à un autre fruit (pomme ou ananas, les deux nous ont plu) et arrosés de jus de pomme.

.

Crêpes

Je les fais avec ma recette (version avec gluten) sur une crêpière Tefal que j’ai achetée l’an dernier, énervée de toujours rater mes crêpes sur ma crêpière en fonte depuis que j’ai des enfants et donc pas le temps de trouver le parfait réglage de chauffe pour que ça cuise sans attacher ni brûler. Ici, j’ai saupoudré ma crêpe d’un peu de sucre blond, d’une belle quantité de chantilly végétale en bombe et de pralin, puis j’ai roulé le tout avant de me régaler…

Bon dimanche !

Navettes de Saint Victor

21 Jan

Bonjour !

Aujourd’hui, je vous propose une recette de biscuits typiquement marseillais et j’en profite pour vous emmener faire une petite incursion dans les subtilités du langage commercial.

.

Les allégations commerciales ont pour objectif de nous faire acheter le produit, donc de nous persuader qu’il est bon pour nous, quitte à nous induire en erreur en mentant par omission.

Quand on lit une étiquette, pour éviter de se faire arnaquer, une bonne astuce est de se mettre dans la peau du vendeur en se demandant tout ce qu’il n’a PAS pu écrire… Mais qu’il suggère quand même pour nous convaincre.

Par exemple un fond vert sur l’emballage du jambon issu d’un porc qui a passé sa vie en cage, comme 95 % des cochons français. Peut être que la couleur est présente sur l’emballage juste pour faire un contraste de couleur avec la couleur rose du jambon. Mais à mon avis elle est surtout là pour que notre esprit pense : « cochon + vert comme l’herbe = élevage en plein air » et en conclue « c’est traditionnel, éthique et sain, je peux acheter ». Ou « vert frais = produit bon pour la santé ». Sauf que rien de tout cela n’est écrit sur l’emballage, donc aucune chance que ce soit la réalité ! Sinon ce serait écrit en toutes lettres.

Autre exemple, les laits végétaux bio sans sucre ajouté. Ils sont donc parfaits pour les diabétiques et une alimentation santé en général ? Pas du tout ! Le lait de riz par exemple, comme la plupart des laits de céréales du commerce, est très sucré ! Pas en ajoutant du sucre, effectivement, mais en faisant agir une enzyme qui transforme l’amidon du riz en sucres… Cette enzyme n’est pas consommée (on la réutilise plusieurs fois) donc ne figure pas dans la liste des ingrédients… Mais ce tour de passe passe revient au même qu’ajouter du sucre ! Ainsi, le lait de riz du commerce contient principalement de l’eau et du sucre, c’est donc une boisson plaisir qui doit utilisée avec parcimonie. (Si ça vous dit, je ferai un article sur le sujet des laits végétaux.)

.

Parlons maintenant de notre exemple du jour : les navettes de Saint Victor, un symbole de la tradition marseillaise dont vous pouvez lire l’histoire ici. Pour beaucoup, c’est LE premier biscuit donné aux bébés, et une madeleine de Proust qu’on va acheter à la première occasion. Doudou ne fait pas exception, et il a initié le Béluga et le Pinto qui en mangent désormais au petit déjeuner comme leur papa.

Les navettes de Saint Victor coûtent cher, quasiment un euro la navette, mais sont auréolées du soutien historique des marseillais et de nombreuses personnalités. J’en avais parlé il y a déjà plusieurs années ici.

Voici ce qu’on peut lire sur le site du Four des Navettes pour nous convaincre de les acheter : « Sous l’apparente simplicité se cachent en fait une recette unique et un savoir- faire inégalé. L’amour du métier de la Famille Imbert et le respect de la tradition sont garants de la qualité, à la grande satisfaction des Provençaux et des gourmets du monde entier. » On peut aussi voir sur le sachet « tradition marseillaise depuis 1781 » et à d’autres endroits du site internet « un procédé unique » et « le secret le mieux gardé le Marseille ». Quelle mention irait logiquement avec le reste, mais ne figure pas ici ?

Toutes ces mentions nous suggèrent que la recette est secrète et n’a pas changé depuis 1871, non ?

Mais la mention « recette traditionnelle » ne figure pas. Et il y a une raison : les ingrédients ne sont pas du tout, mais alors PAS DU TOUT traditionnels. Et ce n’est pas beau à voir.

En fait c’est tellement choquant que la composition des navettes de Saint Victor ne figure pas sur la version mobile de leur site internet. Il faut fouiller un peu pour la trouver ; heureusement que la composition des aliments vendus sur internet doit obligatoirement être affichée – la loi protège le consommateur sur ce point.

Quand on lit les ingrédients, c’est le désastre : « Farine de blé. Sucre. Margarine allégée (matière grasses (60%): huiles et graisses végétales raffinées partiellement hydrogénées ; eau ; sel (0,8%) ; émulsifiants : mono et diglycérides d’acides gras E471, lécithines E322 (avec dérivés du soja) ; acidifiant : acide citrique E330 ; conservateur : sorbate de potassium e202 ; sucre ; arömes (avec dérivés du lait) ; colorant : β-carotène E160a). Arôme citron. Arôme fleur d’oranger. »

Depuis quelques années il y a donc dans les navettes de Saint Victor de la margarine partiellement hydrogénée, un aliment à éviter absolument car contenant des acides gras trans, qui sont de loin la pire matière grasse pour la santé des artères. En fait, toute la composition des navettes semble suivre une logique de réduction drastique des coûts : on n’y trouve pas d’eau de fleur d’oranger ni de citron, mais des arômes, des émulsifiants. Et même des conservateurs, ce qui est un comble pour des biscuits secs !

Les navettes de Saint Victor combinent donc depuis quelques années une image traditionnelle très forte, un prix de vente élevé (10 euros les 12 biscuits) et des ingrédients de qualité extrêmement mauvaise. C’EST LA HONTE. Je pense que beaucoup de marseillais continuent d’acheter ces navettes car ils ne peuvent pas croire que le Four des navettes de Saint Victor ait osé trahir à ce point sa réputation et la confiance historique qu’on leur accorde.

Tant qu’on achetait des navettes de manière occasionnelle je ne disais rien, mais maintenant que mes trois hommes en font leur petit déjeuner ça devient un réel problème pour moi. J’ai donc décidé, pour leur santé, pour notre portefeuille mais aussi pour ne plus donner mon argent à cette entreprise qui se moque du monde aussi éhontément, de fabriquer nos navettes. C’est très facile d’ailleurs !

.

Recette végétale des navettes de Saint Victor

Je n’ai pas eu à développer moi-même la recette car ces navettes sont célèbres depuis très longtemps et de nombreux-ses passionné-e-s ont œuvré pour en réaliser. J’ai juste végétalisé la recette patiemment créée par Lionel, du blog Gottrau, en remplaçant  simplement l’œuf par 50 g de yaourt et 1 pincée de poudre à lever.

Si vous ne connaissez pas ces navettes, sachez je ne vous en voudrai pas si vous ne trouvez pas que c’est le meilleur biscuit du monde. En effet, leur principal atout est d’être une madeleine de Proust pour les marseillais-es.

Comparaison entre une petite navette faite maison (et un peu trop cuite) avec une navette du commerce

Ingrédients pour 8 navettes de grande taille ou 16 petites navettes
– 3 cuillerées à soupe d’eau de fleur d’oranger
– 50 g de yaourt végétal (yaourt de soja nature ici) OU 2 cuillerées à soupe de liquide (eau de fleur d’oranger par exemple)
– 90 g sucre fin (sucre blanc de supermarché ou, en bio, sucre blond mixé ou sucre glace)
– 25 g (2 cuillerées à soupe) d’huile d’olive (ou autre huile neutre en goût)
– 1 pincée de sel
– 1 pincées de poudre à lever ou de bicarbonate
– 250 g de farine de blé blanche (T65 ici)

Préparation
– Dans un saladier (ou idéalement dans la cuve d’un robot pâtissier), mélanger le sucre avec le yaourt et l’eau de fleur d’oranger. Attendre quelques minutes pour les grains de sucre soient bien dissous.
– Préchauffer le four à 170-180 C. Chemiser une plaque de cuisson avec du papier ou un tapis de cuisson.
– Ajouter l’huile puis le sel, la farine et la poudre à lever et mélanger.
– Pétrir pour obtenir une pâte homogène mais très ferme. Au robot, il faudra peut être faire une pause une fois que le mélange est homogène pour former la boule de pâte à la main puis laisser le robot finir de la pétrir.
– Découper la boule de pâte en 4 boules puis diviser chacune en 2 ou 4 selon la taille souhaitée pour les navettes. Celles de Saint Victor sont vraiment de grande taille.
– Rouler chaque boulette pour faire un boudin pas trop épais. Appuyer un peu aux extrémités pour que bout soit bien plat, comme un cigare ou un beau cylindre.
– Poser les cylindres sur la plaque chemisée et, avec un couteau sans dents, inciser très profondément sur quasiment toute la longueur. On laisse environ 2 cm non incisé à chaque bout.
– Écarter les bords des incisions pour donner la forme traditionnelle.

Version « petite taille » : 16 navettes

Version : presque aussi grosses que celles du commerce : 8 navettes

– Cuire 15 à 18 minutes (selon la taille des navettes) à 170-180 °C. Les biscuits doivent à peine blondir. En fait, le dessous et les bords de l’incision sont les seuls endroits à colorer un peu, le reste du biscuit reste bien blanc.
– Laisser refroidir pour obtenir la texture dure et cassante typique de ces navettes.


– Conserver dans une boite en métal ou simplement dans un sachet en tissu si comme nous vous les consommez vite. On peut réchauffer les navettes brièvement (au four traditionnel ou, sacrilège, au four à micro ondes) avant de les déguster.

Remarques

  • L’eau de fleur d’oranger de la marque Vahiné : Elle est végane, mais sa composition n’a rien de naturel : eau, arôme, acide lactique, sorbate de potassium ! Ceci dit, elle est parfaite pour obtenir l’arôme des navettes de Saint Victor, qui lui non plus n’est pas naturel. Le flacon fait 200 ml.
  • L’eau de fleur d’oranger de la marque Cook : Sa composition est la suivante : 80 % d’eau de fleur d’oranger, et 20 % d’alcool. L’alcool joue ici le rôle de conservateur qui permet de garder la bouteille entamée dans un placard pendant plusieurs mois. L’alcool disparaît quand on cuit l’eau de fleur d’oranger, donc on peut l’utiliser sans aucun problème dans une crème dessert ou un gâteau. Pour cette recette cependant, je déconseille de l’utiliser car la recette consomme quasiment tout le flacon (il fait seulement 50 ml) et l’arôme correspond moins à l’arôme artificiel des navettes actuelles.
  • L’eau de fleur d’oranger de la marque La Patelière : Sa composition est la suivante : Eau, eau de fleur d’oranger, arôme. Le flacon est assez grand (250 ml). Comme il n’y a pas de conservateur dans les ingrédients, il faut le stocker au réfrigérateur après ouverture et le consommer dans le mois. Si vous faites régulièrement des navettes ou d’autres préparation à la fleur d’oranger, c’est la solution idéale. Je la trouve en supermarché (Intermarché Marseille 16ème, qui a des aliments bio en vrac et une sélection de produits bio La Patelière).
  • L’eau de fleur d’oranger de la marque Laboratoire Ladrôme : Le flacon de 200 ml est composé uniquement d’eau de fleur d’oranger. Il est donc à conserver au frigo après ouverture. Ce produit convient bien pour les navettes, en particulier la version sans soja où je remplace le yaourt par une cuillerée à soupe supplémentaire d’eau de fleur d’oranger.
  • Le sucre doit être très fin sinon ses grains ne se dissoudront pas dans la pâte à navette, qui contient tres peu de liquide. Le sucre blanc en poudre de supermarché est assez fin. Le sucre blond en poudre, par contre, à des grains trop gros : il faut donc le mixer au robot. Si vous n’avez pas envie de le mixer, une solution est d’acheter directement du sucre glace bio – mieux vaut du sucre trop fin que pas assez pour cette recette.
  • Version sans soja : Remplacer les 50 g de yaourt de soja par 1 ou 2 cuillerée à soupe d’eau, tout simplement.
  • La pincée de poudre à lever ne doit pas être grosse, sinon on verra des bulles disgracieuses à la surface des navettes, comme ici.

  • La cuisson dépend de votre four. Adaptez donc la température et la durée de cuisson pour obtenir une couleur blonde sur les arêtes de la navette. Une fois refroidie, elle doit être plutôt dure sous la dent.

Navettes trop cuites pour ressembler à celles de Saint Victor, mais bien bonnes quand même

Là c’est mieux mais encore trop doré

Bon dimanche !

Repas de début janvier

14 Jan

Bonjour !

Avant de commencer cet article, une info pour ceux qui seront à Paris le week-end prochain : je serai à l’atelier-boutique Lamazuna de 16h à 17h30 samedi 20 janvier pour dédicacer mon livre Bonbons vegan ! Maëva Tur, la talentueuse illustratrice qui est aussi la graphiste de Lamazuna, sera aussi là pour ajouter sa patte aux dédicaces. Et bien sûr il y aura des bonbons à déguster.

.

Voici quelques uns de nos repas de fin décembre et début janvier. Je n’ai pas photographié les soupes ni le houmos qui reviennent pourtant très souvent sur la table.

Je n’ai pas non plus osé sortir mon téléphone pour vous montrer l’assiette simplement délicieuse de Perrine et son papa : des lentilles vertes cuites à l’eau (st bouillon de légumes ?) puis mélangées avec des oignons caramélisés, et du riz cuit dans l’eau récupérée des lentilles, qui avait donc pris une coloration gris mauve. Avec un filet d’huile d’olive, c’était super bon.

.

Légumes rôtis et lentilles

Depuis que ma copine Michela m’a initiée aux légumes rôtis, j’en profite ! Ça a l’avantage de cuire en nécessitant moins d’attention que les légumes poêles, et c’est délicieux. J’essaye de prévoir autre chose à enfourner après (des cookies en général) parce que je culpabilise de chauffer mon four pour une seule préparation. Revenons à la photo : ici ce sont des carottes, du chou fleur orange, et des navets ou des pomme de terre. Servis avec des lentilles cuites avec du bouillon puis mélangées a des oignons poêlés.

.

Chou de Bruxelles rôtis

Des choux de Bruxelles bons à manger !! Vous avez été plusieurs à me recommander ce mode de cuisson et effectivement c’est super, merci ! Dans un saladier, j’ai mélangé de l’huile et du sel avec les choux de Bruxelles coupés en 2 puis je les ai transvasés sur un tapis de cuisson et hop : au four ! Pendant qu’ils cuisaient, j’ai découpé des carottes en bâtonnets, des pommes de terre et de la patate douce en dés puis je leur ai appliqué le même traitement. La prochaine fois j’essayerai de tout mélanger dès le début car il m’a semblé que les demi choux de Bruxelles et les légumes racines ont nécessité à peu près la même durée de cuisson.

.

Risotto express

Nous avons passé une belle soirée avec des copains juste après Noël. Nous ne voulions donc pas surcharger leur estomac, d’autant que j’avais prévu en dessert un gâteau au chocolat (très apprécié, recette César) et son glaçage à la noix de coco (très bon mais préparé à la dernière minute donc totalement liquide au moment du service, la galère, heureusement que nos copains sont sympas). Bref, on avait plein de tartinades, dont la délicieuse terrine de Noël de Mélanie qui a fait un tabac, des légumes crus et des gressins. Sauf que nos copains n’étaient pas contre un plat chaud après ça, et on a alors préparé notre risotto express favori, celui aux cèpes séchés.

Et le lendemain, on a mangé le reste de risotto en y mélangeant un reste de fondue de poireau et un peu d’huile d’olive. Pour un risotto réchauffé, c’était très très bon !

 

.

Blettes complètes

Je vous en ai déjà parlé : de l’ail et/ou de l’oignon et le blanc des blettes cuits dans une poêlé avec de l’huile, puis j’ajoute le vert des blettes, des pois chiche cuits et des raisins secs préalablements trempes dans de l’eau pour les faire gonfler. Saler et ajouter des épices si désiré. Servi avec du riz.

.

Tajine

Comme d’habitude : huile d’olive, ras el hanout, oignon, carotte et autre légume selon le contenu du panier (patate douce, pomme de terre, navet, radis…) puis des amandes trempées pour les rincer et les aider à gonfler, des pois chiche et souvent des pruneaux. Servi avec de la semoule de blé demi complète (ou de la semoule d’épeautre) mise à gonfler avec de l’huile d’olive, du sel et de l’eau bouillante.

Pour les deux petits, j’écrase le tajine et forme une pâtée avec la semoule. Pour le Pinto, je retire les amandes tandis que le Béluga les considère actuellement comme des fèves d’épiphanie et les croque joyeusement – après plusieurs semaines à les éviter, comme les pruneaux d’ailleurs. Comme quoi il ne faut jamais sous estimer la dimension ludique de la nourriture, et il en faut peu pour la donner (par exemple, mettre au défi l’enfant de ne pas manger un aliment parce qu’il est réservé au parent !).

.

Riz « cantonais » au chou

Une recette adaptée de celle de Mélanie, avec du chou frisé à la place des choux de Bruxelles. J’aime sa super recette d’omelette végétale, très simple, sans tofu soyeux ni fécule comme la recette traditionnelle.

.

Terrine aux châtaignes et champignons

Toujours une recette de Mélanie du Cul de poule, qui a beaucoup plu à tous ceux qui l’ont goûtée !

.

Betterave au sésame

Une délicieuse entrée de chez BeO, avec de sympathiques betteraves jaunes.

.

Verrines

Pour le réveillon du nouvel an chez des amis, on a eu ce joli trio de petites verrines aux légumes : une crème de butternut (avec des châtaignes dessus je crois), une crème de chou fleur aux noisettes (miam) et une crème de betteraves. Le plat était un risotto aux cèpes à la crème de soja, et j’avais apporté un pot de parmesan de cajou pour faire le parallèle avec le pot de parmesan classique des autres invités.

Pour  le dessert, j’ai apporté un gâteau au yaourt au chocolat et un tiramisu d’après mon ancienne recette… qui était très décevant ! À la fois en terme de goût et de texture. Il faut que je mette un avertissement sur cette recette et que je travaille à une nouvelle version !!

.

Quelques desserts

Une mousse au chocolat « classique » avec 200 g d’aquafaba monté en neige et « serré » avec 50 g de sucre puis incorporé progressivement à 200 g de chocolat pâtissier fondu avec de la vanille.

Pour fêter les rois avec des amis dont l’un est cœliaque, on a expérimenté le risalamande, jolie tradition danoise découverte chez Mély.

Bon, j’ai fait ma feignasse et zappé la crème fouettée et le coulis de cerise pour proposer tout simplement un riz au lait à la vanille et à l’amande… Et je n’ai pas pris de photo. Mais la fève en amande qu’on garde cachée dans sa bouche jusqu’à ce qu’on déclare que tout le monde a fini de manger nous a bien amusés, notamment le Béluga qui a plus tard transposé ce jeu avec les amandes du tajine – on déclare donc plusieurs fois par repas que tout le monde à fini de manger ^^. Pour en revenir au riz au lait vanille amande, voici ma recette : 200 g riz (ici long demi complet, brièvement rincé pour le laver), 1 L lait d’amande (ici 200 ml crème d’amande qu’on m’a gentiment offerte, 80 g purée d’amande blanche. 720 ml eau), au moins 120 g sucre, vanille en poudre. 50 g d’amandes trempées puis mondées et, toutes sauf unes, hachées grossièrement. Comme je n’avais pas le temps de laisser cuire le riz puis de le laisser reposer pour qu’il finisse d’absorber le liquide, j’ai inversé la préparation : j’ai d’abord melangé tous les ingrédients à part les amandes puis, quand je suis descendue de la sieste, j’ai allumé le feu pour cuire le tout. Et avant de servir, j’ai incorporé les amandes. Cette méthode ne fonctionnerait pas si on faisait la recette traditionnelle avec crème fouettée, qui nécessite que tout soit refroidi.

 

Bon dimanche !

Le lutin de Noël

7 Jan

Bonjour !

Je viens vous parler d’une chouette tradition que j’ai découverte dans cet article de Ciloubidouille. Nous l’avons mise en place cette année (enfin en 2017 ^^) et elle a motivé le Béluga à sortir du lit tous les matins du 1er au 23 décembre !

Chez nous, les lutins, on connaît. Ils s’amusent très souvent à nous voler certains objets, qu’ils nous rendent ensuite après une durée plus ou moins longue. Une chaussette, mon téléphone, les ciseaux de cuisine font partie de leurs prises fréquentes. Ils les cachent derrière la machine à laver, sur une étagère, dans le lave vaisselle… Vous en avez aussi chez vous ?

Parfois ils font des cadeaux. L’an dernier, quand j’ai supprimé le sac à surprises dans lequel le Béluga pouvait demander à piocher,  j’ai appris au Béluga une formule magique à dire en touchant un poteau bordant une haie du parc : « Gloubi boulga abracadabra, un sac de billes apparaîtra ! » Et parfois un sachet contenant quelques billes apparaît dans la haie. Parfois non. Et parfois, grâce à un texto discrètement envoyé à Doudou resté à la maison, on trouve en rentrant le sachet de billes dans notre boite aux lettres ! Ces fois là on sait que notre lutin officiel est en vacances : le remplaçant ne connaît pas l’emplacement à billes du parc. Le Béluga sait maintenant que je garde en haut d’un placard une boite pleine de billes, achetées un jour en brocante, mais il continue à demander les billes au lutin. Un peu comme pour Noël où il peut à la fois clamer que le père Noël n’existe pas (je lui ai toujours dit la vérité à ce sujet : le père Noël c’est comme les dragons : ça n’existe pas mais on peut aimer faire semblant d’y croire) et à d’autres moments il semble penser qu’il existe.

Et en prévision de Noël justement, saviez-vous que des lutins viennent dans les maisons voir si tout le monde est assez sage pour avoir des cadeaux ? (Quand j’étais petite, la nounou nous disait que les pigeons, omniprésents, étaient les espions du père Noël, ça calme !) Sauf que les lutins de Noël sont de petites canailles surtout occupées s’amuser ! Tellement qu’ils oublient souvent de retourner la nuit au pôle Nord faire leur rapport. Et le matin, les lutins de Noël restés dans les maisons se transforment en marionnettes… immobilisées en pleine action !

Notre lutin est une figurine articulée qui traînait chez mes parents et servait au départ de modèle de dessin. C’est très pratique car il garde ainsi facilement la pose. Il est habillé d’une tunique en T découpée dans un morceau de tissu rouge et d’un ruban vert pour la serrer à sa taille. Il avait un bonnet qu’il a rapidement perdu car il était trop petit. Si vous n’avez pas de marionnette à détourner mais que vous disposez de cure-pipes, de tissu et d’un pistolet à colle (ou une aiguille et du fil), vous pouvez aussi fabriquer votre lutin ! Cette vidéo de Hectoogano1, par exemple, donne les explications avec du cure-pipe (= fil chenille), feutrine (à choisir acrylique, pas laine) et pistolet à colle.

Il ne faut surtout pas toucher un lutin de Noël transformé en statue, sinon il ne pourra plus redevenir un vrai lutin ! Cette règle donne habituellement très envie de le toucher… Heureusement il y a une solution : saupoudrer le lutin d’un tout petit peu de poudre. Ici le Béluga allait tout seul chercher une pincée de farine.

Notre lutin de Noël aime explorer la maison.

Il essaye aussi de copier ce que nous avons fait pendant la journée. Il a même ouvert un bocal de kit à cookies que le Béluga et moi avions préparé comme cadeau de Noël.

Il semble s’être lié d’amitié avec un mini cheval du Béluga, « Barbie ». Il a fait une course de voiture avec lui.

Il lui a aussi passé le peigne à poux (Doudou, responsable anti poux de la maison, l’utilise très souvent pour le Béluga en ce moment).

Notre lutin de Noël s’intéresse aussi aux Pokémon du Béluga, mais d’après le Béluga qui a bien vérifié la partie en cours, les lutins ont défaussé n’importe quoi comme cartes… Les deux autres lutins ont été fabriqués par ma Maman avec un morceau de bois pour le corps, un bouton pour le nez, deux punaises pour les yeux, un morceau de tapis pour la barbe et un cornet de tissu pour le chapeau.

À la fin on a même appris le nom de notre lutin de Noël : Gino !

On espère bien qu’il reviendra l’année prochaine. Il paraîtrait que d’ici-là il dort au fond du sac noir où je range les emballages cadeaux réutilisables…

Bon dimanche !

Les coussinets d’allaitement

6 Jan

Bonjour !

On continue dans ma rubrique Histoire d’objets, qui est décidément souvent dans une thématique parentale.

Ceux qui allaitent (oui, chez nous on dit que le Papa aussi allaite, puisque son soutien est nécessaire pour que l’allaitement fonctionne), même peu de temps, ont généralement besoin de coussinets d’allaitement pour éviter les fuites de lait intempestives : en dehors des tétées ou tout simplement pendant une tétée par le sein qui n’est pas dans la bouche du bébé.

.

Étape 1 : les coussinets jetables

Au début, ne connaissant rien à l’allaitement et n’ayant pas anticipé, j’ai utilisé ce que j’avais sous la main : les débarbouillettes en éponge prévues pour le bébé (!) puis très vite des coussinets jetables vendus en pharmacie. Je leur ai trouvé deux défauts : la quantité de déchets associée (les coussinets ne durent que quelques heures chacun) et leur forme plate qui les rend détectables si on a un soutien gorge fin et un haut près du corps.

.

Étape 2 : les coussinets lavables préformés

Ces coussinets résolvent les deux inconvénients des coussinets précédents, mais ils ont un gros désavantage que je n’avais pas prévu : ils n’ont pas de face imperméable. Donc comme une éponge, quand ils sont pleins ils sont humides de partout et le lait arrive sur les vêtements. Ce qui est justement ce qu’on souhaite éviter en portant des coussinets !

.

Étape 3 : les coussinets lavables avec une face imperméable

Ces coussinets ne mouillent pas automatiquement les habits quand ils sont pleins et ils sont lavables. Sauf que… ils ne sont pas discrets ! Leur forme est plate donc ils font des plis quand ils sont dans le soutien gorge, ce qui n’est pas pratique quand on porte des hauts près du corps.

.

Étape 4 : les coquillages d’allaitement

Alors là j’ai mis longtemps à me décider de les acheter car les coquillages ce n’est pas végane (je suppose que l’entreprise en question ne se contente pas de récolter les coquillages vides sur des plages), mais l’aspect non jetable l’a emporté. En effet, nos déchets aussi représentent un problème pour les animaux, donc si une montagne de coussinets jetables est évitée par deux coquillages ça me semble rentable du point de vue éthique. C’était censé être très discret, tout doux et totalement réutilisable.

Comment dire… j’ai failli écrire au fabriquant pour lui crier mon sentiment de m’être faite arnaquer. Parce que non seulement ça n’absorbe pas le lait, évidemment, mais je n’ai même pas tellement testé si ça évitait les fuites car la pointe des coquillages était hyper visible sous les vêtements, c’était très gênant ! Et inconfortable car la taille moyenne que j’avais choisie est plus petite que mes aréoles. Donc les conseils de choix de la taille laissent à désirer. Et sincèrement, y a-t-il a des femmes qui sont satisfaites de ce produit ? Je suis tombée sur un lot défectueux ou c’est une arnaque complète ?

.

Étape 5 : les coussinets en silicone

Pour le Pinto j’ai pu tester ce type de coussinets qui ne semblait pas exister quand j’allaitais le Béluga, et ça marche ! Enfin ! Je recommande donc les coussinets d’allaitement en silicone : au look sympa, discrets, efficaces, zéro déchet, qui dit mieux ?

.

Étape 6 : surprise

Un coussinet d’allaitement, vous vous en doutez, ca s’enlève du sein pour laisser le bebe téter, et ça se remet ensuite. Et c’est là que je me faite rattraper par mon étourderie. J’oublie très souvent de remettre le coussinet.

Ceci a deux conséquences fâcheuses. La première, quelques heures plus tard, mon soutien gorge est mouillé et mon haut tâché par une fuite de lait, comme si je n’avais jamais mis de coussinet. Et  la deuxième, c’est que je cherche partout le coussinet en goguette !

Après avoir souvent perdu un coussinet dans le lit lors des allaitements nocturnes, le coup de grâce est venu quand je l’ai oublié sur le bureau de Doudou le jour où je suis venue présenter le Pinto à ses collègues de travail. Heureusement il a son propre bureau donc personne n’a remarqué l’étrange objet qui traînait…

Bref, ce jour-là j’ai décidé que les coussinets, j’en mettrai quand je reprendrai le travail et que je n’aurai donc pas de tétée à gérer à l’extérieur. Et à la maison ? La nuit, je mets un lange près de mon oreiller (ou carrément une serviette éponge, plus volumineuse donc plus facile à trouver dans le noir quand on n’est pas bien réveillé). Et le jour, j’utilise mes soutien gorge de grossesse (= des soutien gorge de plus grande taille et sans armature) qui sont assez mous pour qu’on puisse écarter la coque lors de la tétée et assez épais pour absorber de petites fuites de lait. Je suis donc mouillée certaines fois mais au moins je n’ai plus à gérer les coussinets, et étant actuellement mère au foyer personne ne s’attend à ce que je sois très apprêtée (si ce n’est pas une fuite de lait qui me tâche, ce peut être une régurgitation ou plein d’autres choses liées aux enfants directement ou indirectement – comme toutes ces taches que je me fais en cuisinant ou mangeant d’une main alors que je tiens un bébé avec l’autre).

.

Je me demande quoi faire de tous ces coussinets maintenant que je n’en ai plus besoin. Quelqu’un en aurait-il l’utilité ? À part le Pinto qui aime les éparpiller…

 

Voilà, vous savez tout ! Ah oui, pendant combien de temps a-t-on des fuites de lait ? Ça varie selon les personnes, personnellement j’en ai pendant les 9 premiers mois d’allaitement je crois.

Bon samedi !