Véganisme en famille, histoire de compromis

11 Juin

Bonjour !

Chez nous, la famille est très présente, en particulier depuis qu’on a déménagé à Marseille. C’est un choix de notre part : nos parents et beaux-parents sont à moins de 30 minutes en voiture, et plusieurs frères, oncles et tantes, grands parents ne sont pas loin non plus. Aucun n’est végétarien ni végane, ni « féministe » (c’est à dire réellement conscient que c’est chacun de nous qui maintenons les inégalités de sexe), ni écolo. Bref, vis à vis de ces « innovations », je crois que notre société en est encore (au mieux) au stade des adoptants précoces.

Mais dans notre famille, à peu près tous sont gentils et, comme nous, motivés pour que les relations familiales soient fréquentes et au beau fixe. Concrètement, ça veut dire que chacun essaye d’aménager son organisation pour faire une place aux désirs des autres – même si au fond de soi on ne pense pas que ce désir ait autant de valeur que le nôtre ! Tolérer ne signifie pas être d’accord…

Ainsi, pour les repas de famille, il y a toujours de la viande/du poisson mais aussi des plats véganes alléchants et nutritionnellement équilibrés pour Doudou et moi. La grand mère de Doudou nous prépare toujours des fricassés sans thon ni œuf quand elle en cuisine. Elle apporte des gâteaux standard mais pense de temps en temps spontanément à faire une tarte aux pommes végane (avec de la compote de pomme à la place de l’appareil classique). Quasiment personne ne cherche à nous asticoter sur nos choix de vie. Nous avons une famille merveilleuse, j’en ai conscience et j’en ressens beaucoup de gratitude.

De notre côté, nous autorisons nos proches à apporter des produits animaux chez nous lors d’un repas s’ils en ressentent vraiment le besoin. Par exemple des œufs et du jambon pour garnir leurs crêpes, des croissants pour leur petit déjeuner. Nous prévenons bien sur au maximum ces besoins en proposant au préalable un maximum de gourmandises végétales. Nos invités ont quasiment toujours la courtoisie de ne pas avoir besoin de compléter notre menu avec des produits animaux.

Le cas le plus difficile est celui des enfants. Et ce n’est pas seulement un problème épineux du point de vue du véganisme : l’éducation bienveillante, écologique et non sexiste représente tout autant de défis que le véganisme dans la plupart des familles – y compris la nôtre. Encore une fois, nous avons deux très grandes chances :

  • notre famille est très bienveillante vis à vis de nous,
  • Doudou et moi sommes parfaitement d’accord sur les sujets éthiques et écologiques au sens large (y compris le sexisme, le spécisme, etc), même si lui a fait le choix de manger de temps en temps du fromage à l’extérieur et de porter du cuir sur ses chaussures de boulot et ses ceintures (on n’a pas encore trouvé de ceinture végane qui lui plaise).

Il est cependant inévitable que certaines actions de nos proches nous/me restent en travers de la gorge. Et, réciproquement, que certaines de mes actions choquent mes proches. Quand j’ouvre le frigo chez eux et que je vois des petits suisses, achetés spécialement pour le Béluga, il me vient la bouffaïsse. J’ai une envie : les incinérer. Ou à défaut, les jeter à la poubelle. Les petits suisses hein, pas mes proches. Et je suis tiraillée entre le fait qu’ils lui donnent des produits laitiers, ce qui me fait trépigner de colère, et la volonté de leur rappeler (encore une fois) de manière diplomatique le fait que je tolère déjà qu’ils lui donnent de la viande, du poisson, des œufs et des biscuits non véganes, ce qui est déjà un très très très très gros énorme colossal effort de ma part et qu’ils pourraient au moins éviter ces p***n de produits laitiers !!!!! Idem quand le Béluga me dit qu’ils l’ont emmené au zoo.

Alors j’expire. Je dessine ma colère puis je continue le dessin de manière un peu artistique, pour faire sortir mes émotions négatives et les « retraiter ». J’écris mon exaspération dans des lettres que je n’envoie pas. J’en parle à Doudou, qui m’écoute sans me juger tant que je ne le saoule pas trop longtemps avec ma rage. Je tourne et retourne dans ma tête les mots que je pourrais utiliser pour communiquer ma frustration à mes proches afin qu’ils dévient un peu plus de leurs principes (les enfants ont besoin de produits laitiers pour bien grandir/j’ai envie d’initier mon petit fils à cet aliment/cette activité que j’ai été habitué à aimer, etc) vers les miens. Même si je sais que mes pratiques, qui me paraissent logiques et respectueuses, leur paraissent sans doute quasiment relever de la maltraitante : refuser d’emmener le Béluga voir Guignol (on va voir plein d’autres spectacles à la place), le faire dessiner sur du papier brouillon, lui acheter quasiment tous ses vêtements d’occasion, jeter à la poubelle les bonbons que les commerçants lui offrent…

Au final, peu importe qui a raison, de eux ou de moi, l’important est qu’on arrive à trouver un compromis pour que nos deux systèmes de valeurs coexistent.

Ce serait tellement plus simple (et libérateur) pour moi de leur dire : « aucun produit animal dans l’assiette du Béluga sinon il ne viendra plus manger chez vous !!! Et arrêtez de l’emmener à la ferme pédagogique ou au zoo ! » Oh que ça me démange de le dire quand je vois ces satanés petits suisses dans le frigo, si vous saviez !!! Moi qui me suis tellement adoucie au contact de Doudou alors qu’au fond je suis un dragon cracheur de feu ! Alors je me raisonne, je fais appel à mon empathie en imaginant combien ce serait violent pour eux de recevoir ces impératifs dans la figure…

Et je viens vous prendre à témoin que oui ils ne sont pas 100 % fair play puisque je leur ai déjà dit (et Doudou aussi) que ça me gêne beaucoup (plus que le reste) que le Béluga consomme des produits laitiers, que non je ne m’abaisserai pas à leur lancer que ce sont des mangeurs de cadavres alors qu’en m’apportant de la pizza ce midi le Béluga m’a dit « (celle-ci) c’est pour les mangeurs de graines » en écho à ce qu’un proche venait de lancer et que ça m’a blessée, que oui je suis persuadée que c’est la diplomatie vis à vis de nos proches qui nous permettra de maintenir nos liens et aussi de les amener vers plus de végétal/moins de cruauté ordinaire, et que oui aussi ces compromis me font passer des moments plein de rage, qui parfois m’empêchent de dormir, mais qui sont contrebalancés plus tard par un compliment sincère de l’un sur les camemberts de cajou, un gâteau au chocolat végétalien cuisiné par un autre, le Béluga qui demande mes cookies pour son petit déjeuner…

Un jour peut être, l’humanité sera complètement éthique et écologique. En attendant, je suis une végane écolo et féministe dans un monde qui ne l’est pas, et je veux pas en plus me priver (et priver Doudou et mes enfants) de notre famille qui est déjà merveilleuse. Ce n’est pas la voie facile, et ce n’est pas souvent abordé même dans les blogs de famille végane, mais j’y crois. La recherche du compromis est une démarche difficile, frustrante, longue et qui ne fait pas se déplacer les foules. Mais je pense qu’elle est réellement utile et nécessaire pour faire évoluer l’humanité vers le mieux.

Alors merci de me suivre, de regarder mes repas tout simples, de lire mes témoignages sur la vie de mes enfants, de tenter mes recettes. Ce blog me permet de respirer, d’exercer ma liberté, de transcender (upcycler serait un terme plus à la mode ? ^^) ma frustration devant ce monde qui est parfois (souvent) si loin de mes valeurs. Vous m’aidez à garder le cap, merci.

Au fait, vous voulez ma recette de cookies ?

Bon dimanche !

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35 Réponses to “Véganisme en famille, histoire de compromis”

  1. Cécile 11 juin 2017 à 11:49 #

    Bonjour Sandrine, c’est vraiment touchant de sentir comme ça ta bonté, ton amour et ta frustration… j’adore tous tes articles, tu es tellement sincère et aimante. Toutes mes pensées pour t’accompagner… tu peux continuer à nous dire ce qui est difficile (j’écrivais dans le couloir « ce qui est possible » à la place de difficile, car oui, tu déplaces des montagnes. La tolérance que tu manifestes au quotidien, sans te perdre, est vraiment puissante. A bientôt ! Chaleureusement, Cécile

  2. Florence Arnaud 11 juin 2017 à 11:59 #

    Bien sûr que je veux ta recette de cookies, mais plus encore je veux te dire merci d’écrire ainsi posément tes émotions et ta colère. Mes raisons de colère sont autres dans mon (également très majoritairement excellent) contexte familial et parfois fuir ou attaquer frontalement fait affreusement envie. Mais je ne veux pas enseigner ces façons d’être à mes enfants, en plus des blessures émotionnelles que cela engendreraient pour les uns et les autres. L’altérité, à tout point de vue, c’est vraiment compliqué, hein ?
    Bravo d’oser te poser et positionner publiquement sur de type de thématique et de donc d’assumer tes positions de vie.
    Grosses bises à vous 4.

    • vegebon 11 juin 2017 à 18:26 #

      Merci Florence, je suis tout à fait d’accord avec toi. Bon courage à toi aussi et grosses bises à vous !

  3. Séverine 11 juin 2017 à 12:25 #

    Merci beaucoup pour cette nourriture intellectuelle, ce partage des difficultés humaines avec lesquelles nous devons toutes et tous composer, et ta façon personnelle de les gérer 🙂
    Gros bisous ensoleillés (quoique là où vous êtes, vous devez avoir du stock de soleil !)

    • vegebon 11 juin 2017 à 18:29 #

      Merci Séverine. Oui ici l’été est arrivé, on se terre à la maison de 10h30 à 16h30 dès que possible et on cherche l’ombre le reste du temps ;).
      Gros bisous

  4. Lilie 11 juin 2017 à 13:33 #

    Ouiiiiiiiiiiiiiiii la recette, la recette, la recette !!!!!!!!!
    Je veux juste dire merci, merci d’écrire au grand jour tes expériences et nous faire partager tes recettes géniales ! Je me rassure à te lire car je vois que je ne suis pas la seule à vo re dans la même situation que toi, malgré, en ce qui me conserne, une famille totalement différente !
    En plus j’habite tout près de Marseille moi aussi 😀
    Gros bisous

    • vegebon 11 juin 2017 à 18:37 #

      Merci Lillie pour ton enthousiasme ! Je la publie dès que possible, au plus tard dimanche prochain ;).
      Si tu es dans le coin il faut qu’on se rencontre, peut être pour un apéro panisses a l’Estaque ? 🙂

  5. lilizen 11 juin 2017 à 15:07 #

    Bonjour Sandrine, je lis chacun de tes billets avec plaisir et intérêt. Tu es quelqu’un de formidable ! Merci pour ce que tu es et ce que tu partages.

    • vegebon 11 juin 2017 à 18:42 #

      Merci beaucoup pour ton soutien constant ! Ca m’aide beaucoup :).

  6. Sylvie 11 juin 2017 à 16:32 #

    Je crois qu’il y a des batailles dans lesquelles il est illusoire de se lancer avec bienveillance. (Je sens que je vais m’attirer les foudres et autres remarques de pas mal d’internautes bien pensant(e)s…)
    En effet, on peut constater que, régulièrement, est écouté(e) et suivi(e) celui/celle qui parle le plus fort, qui tape le plus fort ou qui sait s’imposer par son charisme, sa confiance en lui/elle, sa prestance. Dire gentiment, doucement, discrètement permet rarement d’être entendu(e)… Bien sûr que c’est trop triste, mais c’est comme ça. (L’Histoire et les dernières élections, pas seulement aux États-Unis, en sont les preuves.)
    Quand mes filles étaient petites, les deux familles de grands-parents savaient que nous n’aurions pas toléré que l’éducation que nous leur donnions soit remise en cause. Oui, il m’est arrivé de ne plus aller chez les grands-parents qui faisaient ou disaient ce qui ne nous plaisait pas. Et les grands-parents ont compris… Accepter ce qui ne nous plait pas ne permet pas aux autres de voir à quel point ils nous bouleversent : il est sain de taper du poing sur la table pour se faire comprendre, non ? « L’important est qu’on arrive à trouver un compromis pour que nos deux systèmes de valeurs coexistent. » dis-tu. Tout à fait ! Le compromis, c’est que les familles respectent, à la lettre, l’éducation que vous donnez à vos enfants. En échange, vous acceptez, avec plaisir, de les fréquenter et de les voir manger des cadavres sans faire la moindre réflexion désagréable.
    Autre chose maintenant : je suis végétalienne depuis bientôt quatre ans et je voulais te dire que c’est, en très grande partie, à toi et ton blog, que je le dois ! Oui, ton blog m’a permis de sauter le pas et de m’y mettre ! Ça a changé ma vie, et pour ça, un grand, très grand MERCI !
    Et pour finir, bien sûr qu’on veut la recette des cookies !

    • vegebon 11 juin 2017 à 18:52 #

      Bonjour Sylvie,
      En fait je suis aussi d’accord avec toi : il y a un moment il faut savoir dire stop. D’ailleurs on en est effectivement arrivé à un point où je ne peux plus tolérer le coup des laitages (je publierai peut être l’histoire complète un jour). Donc pour ne pas que je m’emporte, le Béluga prendra tous ses repas (à part veux de la cantine) chez moi, ou avec un panier repas que je fournirai. Jusqu’à ce qu’on ait trouvé un moyen de sortir par le haut de cette situation. C’est à dire que la famille ait compris que les produits laitiers c’est vraiment niet. Comme les delphinariums d’ailleurs. Je veux bien faire des compromis mais je sais aussi où sont mes limites de tolérance… Et à ce sujet elles sont atteintes ^^.
      Merci beaucoup pour ton commentaire et bravo pour ton végétalisme ! Je suis très contente que mon blog ait pu t’aider !

  7. Christellemars 11 juin 2017 à 17:53 #

    J’aime beaucoup ton état d’esprit et ta tolérance. L’agressivité, surtout en famille, n’apporte jamais rien de bon !

    • vegebon 11 juin 2017 à 18:55 #

      Merci Christellemars. Ma raison c’est que c’est inutile mais c’est quand même autre chose quand il faut l’appliquer ;).

  8. Spécialiste de l'éphémère 11 juin 2017 à 19:10 #

    BRAVO!

  9. Anne-Laure 11 juin 2017 à 22:58 #

    Bonjour Sandrine,

    merci pour ton blog qui à la fois me montre le chemin (chez nous, le végétal entre petit à petit). Il est vrai que tout ce qui touche l’éducation que l’on a reçue est difficile à remettre en question. Merci de montrer également l’envers du décor et ta façon de le gérer.
    Surtout continue, je lis ton blog avec intérêt à chaque nouveau post (même si mes enfants sont plus grands – 6 à 10 ans).
    Bon courage et ne te laisse pas trop envahir.

    PS : bien sûr, la recette des cookies, on la veut !!!

    • vegebon 12 juin 2017 à 16:19 #

      Merci beaucoup Anne-Laure ! Je intenté que mon blog vous aide à cheminer, à votre rythme :).

  10. mamapasta 11 juin 2017 à 23:48 #

    Le comble c’est que tu as tout de même fait des études supérieures de science de l’alimentation et, qu’ils auraient du mal à dire que tu es une hurluberlue qui met tes pitchounes en danger !
    Je sais qu’il est très difficile de toujours se contrôler..il m’arrive de faire du volcanisme incandescent avec des parents qui détruisent les dents de leurs enfants à coup de sucre
    ( eux disent  » faire plaisir à leurs enfants »)
    C’est dur le poids de siècles de traditions ! ( les agriculteurs ont les mêmes réticences à abandonner le labour prôné par Sully alors qu’on sait que c’est nocif pour la terre)
    les précurseurs ouvrent la voie, il leur faut une bonne dose de caractère!

    • vegebon 12 juin 2017 à 16:23 #

      Oui quand j’ai proposé de jeter les petits suisses et qu’on m’a répondu « je ne sais pas si c’est pas nécessaire » j’ai eu très envie de jeter mon CV et mes deux grossesses et allaitements véganes dans la figure de la personne ;). Et le coup des bonbons omniprésents « pour faire plaisir aux enfants » me rend dingue aussi : il y en a même à l’école !!
      Bisous Eve

  11. Céline 12 juin 2017 à 10:42 #

    C’est tellement dur de respecter les choix des uns et des autres et surtout de les concilier (et je vis avec un omnivore, en étant végétarienne, tendance végétalienne pour plusieurs produits). Dans ma belle famille (ultra carnivore), ça se passe très bien pour moi, j’arrive à manger à ma faim mais j’ai souvent beaucoup de légumes/crudités surtout. Mais c’est pas grave, je vais pas les embêter en plus, ils sont chez eux, je vais pas faire la pénible bougonne. Chez moi, en principe si j’invite (genre 1 fois par an quoi…), c’est repas sans animaux (donc chili, dahl, curry et riz pour tous)
    Par contre, pourquoi ne pas simplement refuser les bonbons donnés par les commerçants plutôt que de les jeter ensuite ? (règle n°1 du zéro déchet 🙂 )

    • vegebon 12 juin 2017 à 16:29 #

      Végétarienne avec un conjoint carniste c’est effectivement plus dur, bon courage ! Ici Doudou est végétarien et inconsciemment les pizzas véganes sont seulement pour moi « la mangeuse de graines » alors que lui aussi en voudrait…
      Pour les bonbons, je les refuse quand j’ai le temps de discuter, ou l’énergie de gérer un refus sans explication, mais certaines fois je suis pressée et fatiguée donc il m’arrive aussi d’accepter puis de jeter une fois que j’ai eu le temps de m’expliquer avec le Béluga. Gérer le zéro déchet, le veganisme, la bienveillance et le féminisme de front tout en gardant la santé mentale impliquent malheureusement des écarts à mes idéaux. Mon article parle des compromis vis à vis du véganisme mais je pourrais écrire le même vis à vis du zéro déchet par exemple.

  12. Lilly 12 juin 2017 à 15:53 #

    Merci pour ces belles émotions partagées et si bien écrites. Je me suis bien retrouvée dans ton histoire… Pas vegan mais vivant dans un quotidien écolo, zero déchet qui défend des valeurs similaires aux tiennes, il n’est pas toujours facile de trouver un terrain d’entente et de compréhension de la part de nos proches. La diplomatie est de mise et nécessaire. Même si des fois on a juste envie d’hurler et de ne pas passer par 4 chemins ^^
    Le doux combat continue… ! Bises

    • vegebon 12 juin 2017 à 16:31 #

      Bonjour Lilly,
      Merci ! L’expression « doux combat » est intéressante :).
      Bises

  13. Isa 12 juin 2017 à 16:02 #

    Sandrine,
    Sois et reste toi-même, saches que tu es une maman exceptionnelle !
    Aujourd’hui ton entourage ne mesure pas encore l’importance de ce que tu es, mais suis convaincue qu’il le comprendra un jour.
    Dans leur « quotidien inconscient », ils ne se rendent pas encore compte qu’ils font autant de choses que toi pour les emballages, le gaspillage …
    Merci de nous faire partager ton expérience au travers de ton blog. Tes conseils, recettes … m’aident énormément pour accompagner ma fille, mon gendre et leurs 2 enfants, dont leur vie (je n’ai pas du tout envie de dire « leur mode de vie « ) ressemble beaucoup à la tienne et qui devient mon chemin de vie.
    C’est chouette vous m’apprenez plein de trucs 🙂 !
    Et oui, je veux bien aussi la recette des cookies !

    • vegebon 12 juin 2017 à 16:36 #

      Bonjour Isa,
      Merci beaucoup ! Wahouh tes enfants et petits enfants ont de la chance de t’avoir :).
      Oui ça me fait particulièrement râler de voir l’amour et l’énergie déployée par mes proches pour gâter mes enfants, tout en ayant un comportement qui sabote leur futur (hyper consommation, achat de produits fabriqués dans des conditions humaines et environnementales désastreuses, gaspillage éhonté d’électricité, pas de compost alors qu’ils ont un potager, etc). J’aimerais qu’ils soient plus cohérents et rationnels ! Mais au moins ils sont aimants.
      Je vais poster la recette des cookies des que j’aurai le temps :).

  14. Laura 12 juin 2017 à 18:05 #

    Bravo pour cet article qui comme tous les autres me parle vraiment beaucoup! J’ai ouvert les yeux il y a environ 1.5 an (6 mois après la naissance de mon fils)… Que ce soit l’alimentation, l’accompagnement d’un enfant, l’écologie : tout a été remis en question et le processus continue! Un énorme merci pour tout ce que tu partages avec finesse et précision. C’est très inspirant pour notre petite famille! On apprend beaucoup de choses, d’autant plus que tu as contribué à notre ‘transformation’! Je suis tellement contente de te lire chaque dimanche 😉 Et c’est sûr qu’être à contre courant de ‘l’avis général familial’ n’est vraiment pas de tout repos et nous pousse dans nos retranchements…

    Et oui aussi pour les cookies!

  15. Emilie 13 juin 2017 à 13:12 #

    Merci Sandrine pour cet article plein de bon sens et riche de ton expérience personnelle.
    De mon côté, je suis très peu conciliante et ton article me motive encore plus à investir plus dans le dialogue (je m’intéresse fort à la Communication NonViolente). Je suis néanmoins d’accord qu’on ne peut pas concéder sur tous les points et qu’il est important de s’affirmer et de défendre des valeurs qui nous sont essentielles.
    Comme tous les dimanches depuis maintenant plusieurs années (avant la naissance du Béluga, c’est dire…), je découvre avec beaucoup de joie tes articles 🙂
    Et ce serait avec plaisir de découvrir ta recette de cookies !
    Belle journée.

  16. GEOFFROY Monique 13 juin 2017 à 22:28 #

    Très belle démarche bravo pour votre courage et votre tolérance. Amitié. Monique

  17. quotidienefficace 15 juin 2017 à 19:59 #

    Je me retrouve tellement dans ce genre de frustrations ^^ En tout cas je ne peux que t’encourager à garder tes principes étant moi-même devenu vegan grâce à ma mère 🙂

  18. petitscarabeeblog 15 juin 2017 à 21:47 #

    très joliment écrit et merci pour cet article ! le « jeter les bonbons offerts par les commerçants » m’a fait sourire, pour la petite anecdote ma lilou s’est vu offrir une sucette il y a quelques temps, elle s’est écrié en levant sa sucette bien haut au dessus de sa tête « oooh regaaaarde mamaaaan : UN BALLON !!! » (le « ballon » a fini a la poubelle aussi, une fois qu’elle était passé à autre chose bien sûr) j’ai dû passer pour une frapadingue quand je lui ai répondu « oh ouiiii ma lilou il est super ton ballon !! » mais j’m’en fiche 😀

  19. Julie 18 juin 2017 à 00:36 #

    Ah la famille et la cohérence … quel dilemme ! Avec la communication en plus du passé c’est ce qui me freine à sauter un grand nombre de pas vers ce qui me semble pourtant si sain , simple et naturel (Vegan sans gluten ecologie maternage anti sexisme et non violence … ) du coup je saupoudre ( ou sème ?) un peu de tout , mais j’ai vraiment du mal à convaincre/convertir les autres aux vues de mon cheminement et de mon perfectionnisme non atteint (j adorais foie gras , cirques ,bonbons ,tonne de jouets en plastique à piles , blagues sexiste , … et comprenais pas qu’on puisse penser/agir différemment/contre , maintenant je suis végétarienne évite les produits animaux et travaille sur le désencombrement mais seule même à la maison…on est 2 pour l’éducation quand même )
    Je me contente de montrer la voie/l’exemple (imparfait) , je pense que c’est ce qui m’a fait évoluer …. à la manière du colibri … mais c’est long ….

  20. pralinette 22 juin 2017 à 09:48 #

    Ca fait plaisir de lire ton article (comme tous tes articles d’ailleurs), j’imagine qu’on est nombreux à éprouver ces dilemmes et ces choix de conscience avec la famille, même sans enfants…De mon côté c’est assez galère car en plus d’être végétarienne je suis poly-intolérante à un tas de trucs, donc aux yeux des autres je suis tout simplement maso de me priver encore plus!
    Avec le temps j’ai compris que la manière forte et les discours chocs (qui me semblaient les plus favorables à l’évolution des représentations et pratiques) avaient souvent pour conséquence de braquer et d’ancrer encore davantage les stéréotypes anti-veggys. Du coup j’essaie plutôt d’essaimer mes idées, sous le mode de l’information. Avec mes entraînements (MMA), j’ai l’avantage d’avoir un physique très musclé à l’opposé des stéréotypes sur les végétariens/végétaliens. Je ne me prive pas de dire à tout le monde que je m’entraîne avec des mecs de 80 ou 90 kilos (soit 40 kilos de plus que moi!), que je dois les jeter par terre et même que je combats en cage, ça leur cloue le bec! Pour mon prochain combat j’envisage d’ailleurs de me faire imprimer « veggy » sur mon short ou ma brassière lol
    Mon chéri (viandard invétéré mais très ouvert et tolérant) a considérablement changé son alimentation, il se prépare de lui-même maintenant des repas vegétariens et m’a piqué mon excellent livre « Faut-il manger les animaux? » de Jonathan Safran Foer. Alors évidemment il s’expose aux moqueries de ses potes quand il poste ses photos de poêlée de quinoa aux légumes ou de pudding aux graines de chia…Mais comme c’est un homme extraordinaire il s’en fout et essaie aussi de les faire changer d’avis. Par contre ça me fait très peur pour les enfants si on en a….
    Bref voilà mon expérience. En tout cas je reviens d’un voyage en Corée et c’était un véritable enfer pour manger, donc je crois qu’il y a des pays encore plus imperméables à toutes ces valeurs…

  21. Clamavi 23 juin 2017 à 20:24 #

    Enfin ! J’espérais tellement ce genre d’articles… Moi qui suis un dragon cracheur de feu comme toi, je ne me vois pas faire autant de compromis comme toi… Tu as bien du courage !

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