Les 6 premières semaines avec le Pinto

1 Jan

Bonjour !

Je reprends la série du Coin des petits, pour le Pinto cette fois. Et je vous ai mis dans un seul (long) article l’accouchement et les 6 premières semaines, afin de ne pas lasser celles et ceux qui viennent ici pour la cuisine.

Comme d’habitude, ceci est simplement un témoignage de comment ça s’est passé ici, pour ceux qui veulent savoir comment ça se passe chez les autres. Mais chaque famille est différente, donc vous le savez : écoutez vous, et prenez ici comme inspiration ce qui vous parle, et laissez sans remords le reste de côté.

gael-24

.

Récit d’accouchement du Pinto

Vous aviez déjà ma liste d’idées pour se préparer à un accouchement et le récit d’accouchement du Béluga, voici maintenant celui du Pinto.

.

Quand c’est pas l’heure, c’est pas l’heure

20161225-9

Plage de Corbière, déserte en septembre

Et si le Pinto avait envie de sortir aussi tôt que son grand frère ? 3 semaines avant la date annoncée pour le terme de la grossesse, nous étions prêts à l’accueillir. Mais le temps a continué à passer, avec quasiment aucune contraction. Nous n’étions pas mécontents que le Pinto reste un peu plus au chaud que le Béluga, car ses débuts avaient été difficiles, et il parait qu’un bébé plus à terme a plus de force (pour téter notamment, ce qui avait été notre problème) et est plus calme (ce qui avait aussi été difficile à gérer pour moi qui suis phobique des pleurs de bébés et bambins).

2 semaines avant la date annoncée, je libère Doudou des préservatifs imposés depuis la naissance du Béluga dans un but de contraception (je n’ai pas eu/pris le temps de trouver quelqu’un pour me poser un DIU) puis continuée pendant la grossesse pour mettre toutes les chances du côté de la non sortie prématurée du Pinto (je sais que les prostaglandines du sperme ne suffisent probablement pas à déclencher un accouchement, mais quand même, pour le Béluga ça avait semblé décisif). Effectivement, après chaque rapport, des contractions surviennent et font que le bébé descend vers le bas du ventre, mais au bout de quelques heures elles s’arrêtent puis, au cours de la nuit suivante, le bébé s’étale à nouveau dans toute la hauteur de mon ventre.

Nous continuons à nous tenir sur nos gardes et à deux reprises faisons dormir nos parents à la maison pour cause de câlins contractions. Le matin de la date du terme, nous partons même à la maternité. Fausse alerte, le col est mou et dilaté à 2 doigts, mais il n’évolue pas au cours de l’heure d’examen. La sage femme de garde est confiante sur le fait que ça va arriver bientôt, dans la journée, pense-t-elle… En fait non, comme les autres fois, les contractions se calment au bout d’une dizaine d’heures.

2 jours après le terme, nous avons rendez-vous à la maternité pour vérifier que le bébé va toujours bien. Il va bien mais on commence à me parler de déclenchement au plus tard dans 5 jours. Arg, ça ne me botte pas du tout comme idée ! Pour le Béluga, je suis persuadée d’avoir pu accoucher vite car j’étais dans ma bulle, loin du contexte médical, alors j’ai peur qu’avec un déclenchement l’accouchement dure des plombes, avec à la clé une douleur qui ne serait plus gérable sans péridurale. Je signale au gynécologue donc que la date du terme calculée à partir de a date de début de grossesse m’a toujours parue en décalage avec mes dates de dernières règles et de début de grossesse. Et en fait c’était effectivement une date de terme erronée, que personne n’avait pensé à recalculer lors de mon suivi de grossesse. Bref, on gagne 4 jours et c’est toujours ça de pris pour que le Pinto sorte peut être spontanément !

2 jours après le nouveau terme, et alors que je bouge beaucoup (maison en escaliers + déballage de cartons + école en escaliers + grandes ballades dans le village), toujours aucun changement… à part une diminution du liquide amniotique vue à l’échographie de suivi. On m’annonce donc un déclenchement pour le lendemain matin, arg ! La procédure impose un monitoring à 21 h puis une hospitalisation avant déclenchement à 6 h le matin. Sauf qu’aucun examen ni geste ne sera effectué pendant la nuit. Donc, je demande à passer la nuit chez moi. Comme j’insiste fortement, la sage femme demande finalement l’avis du gynéco, qui accepte ma demande. Ouf !

.

Quand faut y aller, faut y aller

20161225-8

J’ai 18 h pour parvenir à inciter le bébé à sortir avant le déclenchement, donc je suis déterminée à tenter toutes les méthodes de grand mère. Je fais donc : du shopping, des escaliers, de la marche, le nettoyage des vitres, et quand Doudou rentre du boulot, un exercice d’haptonomie destiné à mettre le bébé bien dans l’axe du bassin et les derniers câlins avant un moment (oh l’excuse de déclencher l’accouchement !).

J’informe le Béluga que son frère va naître le lendemain ou au plus tard le surlendemain. Il est soulagé ! A force d’attendre la naissance, il avait fini par m’avouer quelques jours avant : « J’ai peur que le bébé (ne) nai(sse) jamais. »

Vers minuit, j’ai des contractions, comme attendu. Vers 4 h, les contractions sont toujours là, un peu douloureuses – c’est bon signe ! A 4h45, je sens comme un petit coup de poing dans la région du col de l’utérus. Est-ce la perte des eaux, même si aucun liquide ne sort ? Probablement, puisque de toute façon il restait peu de liquide, et qu’ensuite les contractions se font réellement douloureuses. Je me lève car je n’arrive plus à les gérer sans bouger.

A 5 h, le réveil sonne, Doudou se lève et me trouve avec des contractions vraiment douloureuses. De toute façon, il était l’heure de partir pour le déclenchement. Dehors, c’est l’orage, ça me distrait un peu pour gérer les contractions pendant le trajet, heureusement assez court.

A 5h30, nous arrivons à la maternité et réveillons les sage femmes de garde. Arrivés dans la salle de travail, Doudou enlève mes habits du bas et je monte à 4 pattes sur la table afin de m’allonger… ce que je n’ai pas le temps de faire avant d’avoir extrêmement mal. Si ça dure, je demande la péridurale ! Je ressens l’envie de déféquer et demande à Doudou de faire venir les sage femmes, qui se préparent.

A 5h35, je pousse un cri qui fait accourir tout le monde. Doudou vient vers ma tête et la sage femme tend les bras pour attraper le bébé dont la tête est déjà sortie – le reste du corps suit immédiatement. Tout le monde cherche sa montre, il est moins de 5h40 et le Pinto est né. Il a pris son temps pour se décider, mais ensuite il a fait encore plus vite que son frère ! Heureusement qu’on n’a pas prévu de faire un troisième enfant – si on change d’avis, on prendra des cours d’accouchement à domicile…

.

Les premiers jours avec le Pinto

gael-4

Après la naissance, nous restons un moment dans la salle de naissance. La sage femme me recoud une déchirure. Une auxiliaire de puériculture passe à deux reprises pour emmener le bébé afin de lui faire les premiers soins, le peser et l’habiller – je refuse à chaque fois, en expliquant que tant qu’on me recoud je garde bébé sur moi pour me distraire des petites douleurs. En fait, je souhaite surtout le garder en peau à peau un moment – et c’est d’ailleurs ce qui est recommandé pour le bébé, elle devrait le savoir ! Finalement, après la relève, une nouvelle auxiliaire de puériculture passe et réalise ces opérations directement dans la salle de travail, sous mes yeux. Elle m’explique au passage qu’elle lui donne de la vitamine K ; mais bizarrement elle ne m’informe pas qu’elle lui met du collyre, alors que c’est noté comme fait dans son carnet de santé.

Pour les débuts de l’allaitement (ce grand sujet dont notre société a globalement oublié la culture, et donc les habitudes et connaissances associées), plutôt que d’écouter les conseils du personnel à la formation forcément approximative à ce sujet (et qui met d’autorité mon sein dans la bouche du Pinto !), je consulte le site de référence, celui de LLL : notamment ce bref article sur les questions habituelles au début de l’allaitement et celui-ci qui détaille, heure par heure, ce qui se passe lors des premiers jours d’allaitement.

A la maternité, j’ai une chambre de luxe : chambre individuelle située à un étage calme (certaines chambres sont à l’étage des consultations et des accouchements, ça ne doit pas être très reposant), avec apparemment un service de restauration haut de gamme dont vous avez eu un aperçu ici. On a demandé à nos parents de participer à la chambre comme cadeau de naissance, puisque côté matériel on a déjà quasiment tout. Au passage, nous n’avons pas fait de liste de naissance et c’était une erreur notable : nous avons été inondés de cadeaux inutiles, notamment de la part des nombreux amis de nos parents. Un vrai gâchis très frustrant pour moi. J’aurais dû faire comme pour le Béluga donner une ligne claire : « en 3 ou 6 mois, des pyjamas chauds qui s’ouvrent devant, des chaussettes, des bonnets, des bodys qui s’ouvrent devant » (ça laisse quand même le choix esthétique à l’acheteur).

J’avais réfléchi à la possibilité d’accoucher à domicile, mais je préfère la maternité pour plusieurs raisons. La première : le lit médicalisé, qui permet de s’allonger ou s’assoir juste en appuyant sur la télécommande, sans faire travailler les muscles fatigués par l’accouchement, et la douche à l’italienne pour se laver et faire pipi sous la douche (avec l’eau, ça fait moins mal quand on a une cicatrice) sans avoir à soulever les pieds… La seconde : les professionnels de santé qui viennent dans la chambre, les sage femmes pour regarder si je cicatrise bien, les auxiliaires de puériculture pour peser le bébé ou m’aider à la consoler la nuit, l’ostéo pour faire un premier bilan, l’ORL pour vérifier son audition, le pédiatre pour le bilan des 8 jours, la correspondante de l’Assurance maladie pour le PRADO (suivi à domicile par une sage femme après la sortie de la maternité – super !). Si j’avais accouché à la maison, il aurait fallu que je sorte de mon lit pour au moins une partie de ces consultations.

Doudou reste avec le Pinto et moi une grande partie des journées, que le Béluga passe à l’école ou avec ses grands parents, aux petits soins comme toujours. Le soir après dîner, Doudou rentre dormir à la maison avec le Béluga, comme prévu. Moi je suis plus courageuse pour passer la nuit sans Doudou que lors de la naissance du Béluga, et je n’hésite pas, une nuit, à sonner pour avoir un coup de main pour gérer le Pinto qui râle sans pouvoir se rendormir alors qu’il est 4 h du matin. Le personnel de la maternité est très aimable, ça aide à oser les « déranger ».

Côté baby blues, ça va plutôt bien. C’est survenu plutôt la deuxième semaine, sans doute en partie à cause de la fatigue. En effet, comme pendant toute la grossesse, la période 3 h – 5 h du matin est une période d’éveil du Pinto… J’espère que ça s’estompera vite, parce que c’est dur pour les nerfs d’avoir à gérer son insomnie en plein milieu de la nuit ! Concrètement, dur pour les nerfs ça signifie que tu as envie de jeter ton bébé contre le mur pour qu’il se taise et que tu puisses dormir… Oui, c’est affreux de penser ça face au même bébé qui te remplissait d’amour et d’émerveillement quelques minutes plus tôt, mais l’épuisement ça peut donner ça. Et dans ces moments tu comprends pourquoi il est écrit partout qu’il ne faut pas secouer les bébés… ça ne parait plus une évidence dans ces moments-là. Alors quand le papa est là, on le réveille pour passer le relai et souffler quelques minutes, ouf ! Sinon on peut poser le bébé et sortir quelques minutes de la pièce pour manger quelque chose par exemple (je parle pour moi ^^), il vaut mieux le laisser hurler plutôt que devenir violent… Mais avec un autre enfant on ajoute le risque de le réveiller. Et avec le cerveau embrumé de nuit et de fatigue, bon courage pour pondérer tout ça.

20161225-7

.

Les premières semaines avec le Pinto

Globalement, le Pinto est un bébé très calme. A notre grand étonnement, il accepte d’être posé encore éveillé dans son lit, où il s’endort ensuite tranquillement (posé sur le ventre), à moins qu’il ne passe de longues minutes à regarder ce qui l’entoure (posé sur le dos).

gael-12

Nous sommes également très surpris qu’il ne s’endorme pas immédiatement quand on le porte en écharpe, Doudou a même l’impression que son calme en écharpe correspond à de la résignation. A la différence du Béluga, il ne semble pas déterminé à vivre en corps à corps quasi permanent avec nous. Parfois, notamment en début de soirée, il nous fait comprendre qu’il a envie de dormir dans nos bras, mais c’est plutôt une exception.

Autre grande différence avec le Béluga, il passe la majeure partie de la journée à dormir – sur son lit ! Vous pouvez lire dans cet article des informations utiles sur le sommeil des bébés les premières semaines, notamment le fait qu’à cette période la nuit est forcément ponctuée de réveils, le fait que les petits dormeurs pleurent plus que les gros dormeurs puisqu’ils sont éveillés plus longtemps et l’importance des tétées nocturnes pour la mise en place de l’allaitement.

En moins de deux jours, le Pinto émet deux niveaux de signaux de mécontentement : ceux où il montre son désaccord, et les hurlements de colère (par exemple quand on le déshabille puis qu’on le pose sur une balance). Ça me permet de beaucoup moins paniquer que pour le Béluga, qui ne semblait avoir que les hurlements comme moyen de communication les premiers mois.

20161225-4

Le Béluga est très content que le Pinto soit enfin là. On dessine sur une grande feuille le contour des deux enfants, et on la décore ensuite. Une manière de fêter ensemble les deux enfants et, implicitement, de montrer au Béluga que le Pinto est beaucoup plus petit que lui, donc fragile. Pour amorcer positivement leur relation, on (les parents) a offert un cadeau de naissance au Béluga et nos proches ont eu la délicatesse d’offrir au Béluga un petit cadeau quand ils en apportaient un pour le Pinto. Sur un plan moins matériel, le Béluga passe une bonne partie de son temps libre chez ses grands parents, pour leur plus grande joie à tous, et ceci a facilité je pense le fait qu’il se sente aussi choyé qu’avant l’arrivée du Pinto.

20161225-14

En deux ou trois jours, le Pinto a compris que quand je l’allonge contre moi il peut arrêter de râler pour demander à manger : il lui suffit d’attendre quelques dizaines de secondes pour que j’ouvre mon T shirt et il aura ce qu’il souhaite.

  20161225-13

A dix jours, le Pinto reçoit un mobile pour son berceau de la salle à manger. Il semble comprendre qu’on tapant le long de la paroi en tissu, il le fait vibrer. Pour le choix de ce berceau, nous en sommes contents même s’il est cher. C’est notre luxe pour ce nouveau bébé. De la marque Bednest, ce berceau est beau, « design », de hauteur et d’inclinaison réglable, super pour voir le bébé de l’extérieur grâce aux parois  en résille, pliable très facilement (parfait pour l’emporter en voiture) et fabriqué en Europe. Attention par contre, je le trouve mauvais comme lit de cododo (notre idée initiale) car les parois ne sont pas amovibles et qu’il ne peut pas sa mettre à la hauteur d’un lit futon.

20161225-15

Le Béluga prend très au sérieux son statut de grand frère. Nous lui répétons qu’il n’a pas à gérer (porter, laver…) le Pinto car c’est le travail des parents, mais bien sûr il peut le distraire. Et le Béluga adore toucher le Pinto, lui sourire, d’autant que nous lui disons (parce que c’est vrai) qu’il est la personne que le Pinto semble préférer, celle à qui il sourit le plus. Par contre nous devons sans cesse lui rappeler de ne pas bouger trop vite, trop serrer, embrasser le Pinto pour ne pas l’effrayer ou le rendre malade. J’imagine que ce n’est rien à côté des rappels et de la surveillance qu’on doit faire quand l’ainé a 2 ans !

20161225-5

.

Le Pinto semble souffrir du ventre : il tend ses jambes, crie dans son sommeil puis émet des gaz bruyants. Les massages du ventre ne le soulagent pas, au contraire, sans doute parce que ses intestins sont pleins d’air. On met en place un rot systématique après les tétées en journée (la nuit, le bénéfice est moindre) et effectivement les rots sont impressionnants ; le Pinto avale sans doute de l’air quand il gère le fort afflux de lait. Et pour les gaz peut-être produits lors de la digestion,  je lui donne des probiotiques L. reuteri, sous une forme pratique quand on allaite : 5 gouttes de Biogaia Protectis par jour, dans une petite cuillère. Je n’ai pas testé les probiotiques en poudre Lactibiane mais on m’a donné une astuce si besoin : déposer la poudre sur le mamelon avant une tétée.

Le Pinto a un strabisme : il louche très souvent. C’est normal pendant les 2 premiers mois, et effectivement ça s’estompera rapidement ensuite.

20161225-10

Le Pinto en « transat humain », une position idéale pour interagir confortablement avec lui ou lui donner un médicament

Côté rythme, au bout de quelques semaines le Pinto se réveille à 7h et a presque une heure d’éveil calme avec une bonne partie dans son berceau. A 9h, il est fatigué donc grognon et se rendort pour une heure de sieste dans mes bras (j’adore l’avoir contre moi). La sieste suivante arrive vers 11h30 et je l’endors dans les bras puis le pose dans son berceau. Pour la sieste de 14h, on s’allonge tous les deux en cododo dans la chambre parce que je sais qu’il est très important que je m’allonge et dorme pour récupérer complètement de l’accouchement (d’autant que le reste de la journée je porte beaucoup le Pinto et pratique beaucoup les escaliers). Il se réveille à 16h, et s’il ne s’est pas réveillé spontanément, c’est moi qui le fait car on part en porte-bébé chercher le Béluga à l’école. Ensuite on va au parc jusqu’à 18h et souvent le Pinto dort tout le temps. De retour à la maison, il se rendort généralement dans les bras peu après 18h, puis après plusieurs tétées groupées, fait une dernière petite sieste à 20h, posé endormi dans son lit de cododo. Il s’endort pour la nuit, au sein, vers 22h30 puis se réveille à 1h30, 4h, 6h ; à chaque fois je ne réfléchis pas et lui tend le sein pour qu’il se rendorme sans que j’aie à me lever. Et selon les momens, soit le Pinto dort à côté de moi, soit il dort carrément sur moi et j’aime ça aussi. Je sais, pour l’avoir pratiqué avec le Béluga, que ça n’en fera pas un enfant collé à sa mère, donc j’en profite tant que ça me plait, sans me poser de question, je sais que quand j’en aurai assez je trouverai les ressources pour lui apprendre à faire différemment, ou que quand il en ara assez il me le montrera. Etre parent pour la deuxième fois ça permet de se poser tellement moins de questions !

.

Notre chambre pour les premières semaines du Pinto

20161225-1

Un lit futon : Pour éviter les chutes de lit, comme ça nous est arrivé à Paris. Par contre ce n’est pas une bonne idée pour récupérer de l’accouchement ! En effet, se lever et se coucher, a fortiori avec un bébé dans les bras, fait travailler le périnée. Mais ensuite, quelle tranquillité de pouvoir siester avec le bébé puis le laisser dormir sur place si on se réveille avant lui ! Bien sûr, le matelas ne doit pas être mou, les oreillers écartés et la couverture tendue pour diminuer les risques d’étouffement.

gael-14

Un vrai lit de cododo : Pour éviter tout mouvement inutile de ma part quand je gère les tétées nocturnes, à la différence d’avec le Béluga. Nous avons le Baybybay Midi et je recommande chaudement cette marque, les produits sont vraiment bien pensés ! Nous n’avons pas pris la forme arrondie car le lit étant contre le mur, il n’y a aucun risque de se cogner au lit de cododo en passant à côté. Côté matelas, comme pour le nôtre et celui du Béluga, il est en latex et fibres de coco.

20161225-2

Suspendus au lit de cododo, un lange et de petites couvertures. Au-dessus, un tableau de Geneviève Laget.

Deux coussins et un « coussin de maternité » pour me constituer un support de sommeil en position semi assise (pour quand le Pinto dort sur moi) et éventuellement des accoudoirs pour allaiter. J’ai aussi une gourde d’eau, un lange (pour les fuites de lait du sein que le bébé n’a pas en bouche), une veilleuse.

20161225-6

Le Pinto sur son matelas ergonomique toutes options (chauffage, alimentation, musique corporelle…)

Un petit matelas à langer : Petit pour que le bébé ne soit pas effrayé par ses possibilités de mouvement pendant le change. J’ai le matelas gonflable Ikea (comme d’habitude acheté d’occasion) et j’utilise une petite couverture pour à la fois recouvrir le haut du corps du Pinto (pour éviter qu’il ait froid pendant le change) et le caler (pour éviter qu’il ne se sente rouler de gauche à droite). Les premiers jours, j’emmaillotais le Pinto dans la diagonale d’un lange pour bien contenir ses mouvement de bras pendant le change, ça le rassurait.

J’avais acheté une table à langer (Alice de Combelle, en bois massif PEFC et fabriquée en France) mais vue la différence de hauteur avec le futon, je préfère changer le Pinto avec le matelas posé directement par terre. Comme ça, pendant qu’il s’aère les fesses en observant autour de lui, je peux m’éclipser pour me brosser les dents par exemple.

20161225-3

A côté du matelas à langer, je mets tout ce qu’il faut pour le change et les soins des premières semaines : du liniment (maison ou, comme sur la photo, reçu en cadeau), du papier toilette (pour le premier nettoyage des selles), une pile de carrés en tissu éponge type débarbouillette (pour finir le nettoyage et mettre le liniment), des couches jetables écologiques (la gestion des lessives est compliquée au début je trouve, donc je ne m’ajoute pas la pression des couches lavables – j’ai utilisé 5 paquets de 24 couches taille 1 Tidoo puis on 2 paquets de taille 2), un mini radiateur, la corbeille métallique qui reçoit les débarbouillettes et les couches sales.

Un grand ballon pour continuer à le bercer quand mes jambes ne nous portent plus. Sinon ce qui l’endort le plus vite est quand on monte et descend des escaliers…

Dans le placard de la chambre sont rangées les autres affaires du Pinto : bodys qui s’ouvrent devant, pyjama qui s’ouvrent devant (celui-ci m’a beaucoup tentée, je le trouve rigolo), bonnets, combinaisons en peluche/surpyjamas, gilets et ponchos, chaussons et moufles, langes, stock de couches, turbulette (mais en fait on ne s’en sert pas) et petites couvertures, sorties de bain en éponge, draps housses (pour le lit et le berceau, le matelas à langer, le transat Transatdo de Béaba qui me sert aussi de transat en dehors du bain), porte-bébés (écharpe Storchenwiege, porte-bébé Boba 4G et sling Tonga).

.

La supplémentation en vitamine D du Pinto

gael-15

 

Importance et solutions habituelles

La vitamine D est particulièrement importante chez les bébés et les enfants pour éviter le rachitisme. Son rôle le plus connu est de permettre l’absorption du calcium : on peut consommer tout le calcium qu’on veut, si on est carencé en vitamine D, on ne pourra pas le fixer. La vitamine D a également d’autres rôles importants.

Il y a de nombreux produits sur le marché français pour supplémenter les bébés en vitamine D. Le liste en est dressée par la Commission nationale de pharmacovigilance à la page 7  de son compte-rendu du 23 novembre 2010. Au passage, ce compte-rendu rappelle que l’Uvestérol ADEC (vitamines D, A, E et C) est indiqué chez les bébés prématurés donc je ne comprends pas pourquoi il m’a été prescrit sans explication à la sortie de la maternité.

Pour les mamans allaitantes, le discours classique est que le lait maternel ne permet pas de couvrir les besoins en vitamine D du bébé, surtout dans nos sociétés qui exposent peu les bébés (et les adultes !) au soleil. Comme la mère n’a pas assez de vitamine D dans son sang et dans son lait, il faut en donner au bébé (et il faudrait aussi en donner à la maman, et à la plupart des adultes de nos sociétés).

La question du type de vitamine D

La vitamine D existe sous différentes formes. La vitamine D2 est d’origine végétale, mais son action dure moins longtemps que celle de la vitamine D3, pour une dose identique. Il est donc particulièrement important de la prendre chaque jour, sans oubli. A noter, le Sterogyl contient de l’alcool donc les gouttes prises sans dilution dans un biberon de lait (ou un verre d’eau) n’ont pas bon goût.

Ma version

Une équipe travaillant depuis plusieurs années sur la question de la supplémentation des mères allaitantes en vitamine D a montré que que si la mère consomme quotidiennement 6400 UI de vitamine D3, les bébés en allaitement exclusif ont un statut normal en vitamine D. 6400 UI ça correspond par exemple  16 gouttes de Sterogyl (celui en flacon compte-goutte dosé à 2000000 UI/100 mL, vendu sans ordonnance en pharmacie).

Moi, je prends déjà chaque jour 1 comprimé de multivitamines spécial grossesse végane (Deva vegan prenatal, acheté sur un site revendeur officiel de la marque Deva pour éviter les contrefaçons) qui contient, entre autres, 400 UI de vitamine D, donc j’y ajoute désormais 15 gouttes de Sterogyl diluées dans un peu d’eau, et ainsi je n’ai plus besoin de donner de vitamine D au Pinto.

A noter, je prends quotidiennement le comprimé de multivitamines spécial grossesse végane depuis le désir de conception (pour combler d’éventuelles carences avant le début de grossesse) jusqu’à la fin de l’allaitement. Durant toute cette période, je prends également quotidiennement des oméga 3 EPA/DHA (sauf lors du dernier trimestre de grossesse).

La question de l’hypervitaminose maternelle

2000 UI/j est considéré comme ne posant pas de problème. 6400 UI/j est beaucoup plus élevé. Une hypervitaminose D peut causer de graves problèmes. Les études de l’équipe de Hollis ne montrent pas d’hypervitaminose D avec 6400 UI/j chez la mère, par un dosage sérique de vitamine D et de 25(OH)D.

La question de l’alcool

Dans 15 gouttes de Sterogyl, il y a 0,21 g d’alcool pur. Pour un maman de 65 kg, ça donne 0,0032 g/kg. Environ 5 % passe dans le lait et la concentration diminue à une vitesse de 0,15–0,2 g/L/h, soit 0,00016 g/L de lait maternel (au pic d’alcool, qui survient environ 60 minutes après la prise) qui est donc totalement éliminé (métabolisé) au bout de quelques minutes. L’apport d’alcool dû aux 15 gouttes quotidiennes de sterogyl que je consomme est donc sans danger, d’autant plus que par une précaution supplémentaire je les prends juste après la tétée du matin (9 h), qui est suivie d’au moins 2 h sans tétée.

.

20161225-12

.

Bon dimanche et bonne année 2017 !

7 Réponses to “Les 6 premières semaines avec le Pinto”

  1. Jo 1 janvier 2017 à 14:11 #

    Merci pour ce merveilleux partage.
    Belle année à vous.
    Jo

  2. Lucie D 1 janvier 2017 à 18:27 #

    J’aime beaucoup ces articles maternité ! Merci pour les infos sur la vitamine D, je me posais la question justement pour l’arrivée prochaine de mon n°2… Du coup, si j’ai bien compris ce que tu dis : si je l’allaite en exclusif et que je me supplémente en vitamine D du coup je n’ai pas besoin d’en donner au bébé? Et du coup en terme de marque végan tu utilises « Deva vegan prenatal », c’est ça ?

    • vegebon 6 janvier 2017 à 11:31 #

      Bonjour Lucie,
      Pour ne pas avoir à donner de vitamine D à ton bébé, tu dois prendre PRECISEMENT 6400 UI de vitamine D chaque jour. Attention : pas plus sinon tu risques de faire une hypervitaminose, pas moins sinon ton bébé risque d’être carencé.
      Dans mon article, j’explique que les 6400 UI correspondent à 16 gouttes de ce Sterogyl car 1 goutte fournit 400 UI.
      Si tu as une autre source quotidienne de vitamine D, tu dois impérativement déduire cette dose. Perso je prends un comprimé de « Deva vegan prenatals » qui contient 400 UI de vitamine D, donc je dois prendre en complément 6400 – 400 = 6000 UI, ce qui correspond à 15 de ce Sterogyl.
      Si tu as le moindre doute, vas voir ton médecin avec tous les compléments alimentaires que tu consommes et calculez ensemble combien il y a d’UI de vitamine D et combien de gouttes de Sterogyl prendre pour arriver à exactement 6400 UI par jour.
      J’espère que c’est plus clair :). N’hésite pas à me redemander si tu as un doute, il est crucial pour toi et ton bébé de respecter scrupuleusement ladose.

      • Lucie D 10 janvier 2017 à 11:22 #

        Merci pour cette réponse, c’est très clair. Je vais en parler avec mon sage femme la semaine prochaine…

  3. lilizen 2 janvier 2017 à 12:36 #

    Bonjour. Votre bébé est magnifique…Quelles merveilleuses photos…une très belle lumière. Ton récit était passionnant, je le partage avec plaisir à mon tour, bonne année à vous 4 ! Quelle belle photo de plage aussi… 😉

  4. marie baldet 7 janvier 2017 à 09:24 #

    Merci pour cette article très instructif.
    Combien prenais tu d’UI de vitamine D lorsque tu étais enceinte ? J’imagine que 6400 UI c’est uniquement pour l’allaitement ?
    Merci

    • vegebon 7 janvier 2017 à 09:54 #

      Bonjour Marie,
      Pendant la grossesse je prenais la dose de vitamine D recommandée pour les adultes : 400 UI par jour, incluse dans mon comprimé Deva prénatals. S’il n’y avait pas eu de vitamine D dans ce comprimé quotidien, j’aurais pris une ampoule annuelle pour être tranquille. Les 6400 UI par jour c’est tant que l’allaitement est exclusif. Quand le Pinto sera diversifié je cesserai de prendre 6400 UI et lui donnerai 2 gouttes de Sterogyl par jour, mélangées dans une bouillie.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :