Archive | décembre, 2015

Canistrelli à l’anis

27 Déc

Bonjour !

J’espère que vous avez passé un chaleureux Noël. Ici ça s’est bien passé malgré l’absence d’un disparu. Je vous montrerai les repas dimanche prochain. J’ai aussi reçu des cadeaux qui m’ont comblée :

  • le livre « Tresses et torsades » de Marion Blush : plein de coiffures parfaites pour cheveux longs et salle de bain minimaliste
  • un mixeur plongeant de Kenwood avec accessoires (bras de mixeur en inox détachable du moteur, fouet électrique)
  • un pyjama-déguisement de dinosaure par ma belle-soeur qui a le même et grâce auquel on a une eu sacré partie de rire (ce qui compense sa fabrication sans doute lointaine et dans des conditions éthiquement discutables)
  • un stylo bille à corps en bois et à mine remplaçable (la boutique La Passerelle reprend les mines vides)
  • une robe Abyss Création
  • un loto à l’ancienne du génial magasin Empereur à Marseille

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    Carton de loto, marques en plastique, et dans le coin en haut à droite, roses en chocolat (chocolat patissier, sucre, végétaline, corn flakes) de tatie Marie

Voici la recette des canistrelli à l’anis de tatie Marie, qui remplace désormais la précédente recette que j’avais. Elle a plus de goût car elle contient plus d’anis. Elle semble aussi plus conforme à la recette traditionnelle, car elle a comme ingrédient du vin blanc (dont l’alcool disparait à la cuisson).

Tatie Marie achète du  vin blanc « spécial cuisine » en mini bouteilles ou en briquettes. Moi je fais cette recette quand on a un fond de bouteille de vin blanc à terminer (ça marche sans doute avec du Champagne… à essayer !) et pas d’invités ni de risotto de prévus (je n’ai jamais réussi à apprécier le goût de l’alcool). Bien sûr je pourrais congeler le reste de vin en attendant le prochain risotto… Mais aujourd’hui, c’est l’occasion de faire des biscuits avec le Béluga et de les offrir pour souhaiter la nouvelle année à nos proches.

Pour ceux qui répondraient qu’ils ne peuvent plus rien avaler après les fêtes, je dirais que les graines d’anis sont réputées aider la digestion. Et si vraiment c’est régime, ces biscuits se conservent bien dans une boîte en métal.

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Ingrédients pour une plaque de cuisson
– 250 g de farine de blé blanche
– 75 g de sucre blond
– 1 sachet de poudre à lever
– 5 cuillerées à soupe de graines d’anis vert
– 80 mL de vin blanc
– 50 mL d’huile neutre (ici huile de tournesol désodorisée)

Préparation
– Mélanger les ingrédients dans l’ordre et former une boule de pâte.
– L’étaler sur 0,5 à 1 cm d’épaisseur. On peut le faire au rouleau ou simplement à la main.
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– Avec un couteau sans dents (ou une roulette à pizza), découper des losanges.
– Les placer espacés sur une plaque de cuisson recouverte de papier cuisson.
– Laisser lever 30 minutes. Je laisse reposer un peu moins, le temps que le four chauffe.
– Enfourner pendant 11 min à 180 °C.
20151227-2– Laisser refroidir. Je retourne les biscuits une fois tièdes afin qu’ils sèchent bien en dessous.

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La cuisson sur une plaque (à l’arrière de la photo) dore le fond des biscuits, à la différence de la cuisson sur grille (avant de la photo)

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Edit : Le papa de mon amie Perrine fait aussi des canistrelli réputés, et j’ai pu avoir la recette ! Elle est encore plus facile à retenir que celle de Marie : pour 250 g de farine, ajouter 1/2 sachet de poudre à lever, 65 g de sucre, 65 g de vin blanc, 65 g d’huile et aromatiser au goût.

Entre Noël et le jour de l’an, j’ai également été tentée de préparer avec le Béluga des sucettes de sucre candi mais j’ai craint qu’il ne soit obsédé par l’idée du sucre présent en permanence dans les pots… Je vais donc attendre quelques années avant de lui proposer cette activité.

Bon dimanche et bonnes fêtes de fin d’année !

Repas de mi décembre

20 Déc

Bonjour !

Voici des plats principalement cuisinés par Doudou, qui y dédie une partie de son dimanche après-midi, pendant que je suis au square avec le Béluga (Doudou et le Béluga ont leur temps à eux du week-end les samedi et dimanche matin).

La plupart de ces plats finissent en bentô. Sauf bien sûr le jeudi midi où je continue de déjeuner avec mes collègues de travail. Vous trouverez aussi quelques repas au resto, dont un repas à emporter qui a généré un sacré paquet de déchets plastiques… Mais a permis à notre groupe d’amis de nous retrouver exceptionnellement un soir de semaine juste après le boulot de chacun.

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Gratin de butternut

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Gratin de butternut façon Harry Potter, d’après la recette de Marie Laforêt. En bentô avec du riz thai semi-complet décoré d’algue nori, et de la soupe. Ci-dessous, le gratin avant son premier service, au dîner.

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Parmentier de lentilles

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Soupe de légumes, reste de parmentier de lentilles. Hors photo, une gourde de purée de pomme. Mes déjeuners de semaine ne comportent pas toujours une portion de fruit ou légume cru… Ci-dessous, le parmentier lors de son premier service, le dimanche midi.

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Velouté de topinambour

20151220-5C’est ma recette préférée avec des topinambours : je les lave puis je les fais cuire à la vapeur. Quand ils ont tiédi, je les épluche à la main (la peau s’enlève toute seule) et je les mixe. Comme assaisonnement, du sel et de l’huile d’olive. Et j’allonge avec de l’eau si je veux le déguster sous forme de soupe.

J’en profite pour vous demander : savez-vous pourquoi l’eau de cuisson des topinambours et des artichauts vire au vert émeraude au bout de quelques heures ?

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Potée

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Tout simplement des carottes, pommes de terre, navet, chou blanc, oignon rouge mijotés ensemble puis additionnés d’une saucisse végétale.

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Chou carotte

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Après la potée, Doudou a fait du chou blanc cru à la vinaigrette avec des morceaux de pommes. Le reste est allé dans une poêlée avec des carottes (dorés à la poêle puis cuits à l’étouffée) avec des saucisses végétales. On l’a mangé accompagné de riz, y compris pour moi au boulot le lendemain midi. J’ai transporté le plat dans une boîte hermétique en inox et je l’ai réchauffé dans une assiette en plastique (j’ai mis mes dernières assiettes en plastique jetable au boulot pour les utiliser dans ce genre de cas).

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Repas japonais à emporter

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Des edemame, du chou mariné, du tofu assaisonné de ciboulette et de sauce soja, des maki au radis ou à l’avocat. Et une débauche de plastique pour transporter tout ça…

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Brunch au Café Sésame

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Le café Sésame est plutôt proche de chez nous et il sert son brunch bien avant midi, ce qui nous permet d’être rentrés à temps pour la sieste du Béluga. A gauche la salade Veggie (à commander sans Comté !), à droite le bagel Alabama, avec pommes de terre grenaille et pousses d’épinards. Au milieu, un des smoothies du jour. Attention : le café Sésame ne prend pas de réservation, donc il faut arriver tôt pour avoir de la place.

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Tartine de la Sainte Barbe

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Le 4 décembre, c’est la Sainte Barbe. En Provence, on « plante » des graines (de blé en général, de lentille sinon) en les déposant sur de petites assiettes contenant du coton à démaquiller. On place les assiettes près de la crèche et on humidifie régulièrement. Quand les tiges sont très grandes, on peut les entourer d’un ruban pour ne pas qu’elles s’affaissent. Ces pousses sont censées porter chance pour la nouvelle année. Maintenant que le Béluga est un peu grand, on a repris la tradition.

Comme je ne suis pas fan du coton à démaquiller, qui est jetable et qui a tendance à garder trop d’eau stagnante, j’ai simplement utilisé mon germoir. Sauf qu’à un moment les pousses dépassent de leur étage et que je n’avais qu’un seul contenant pour soutenir l’étage. J’ai donc consommé les pousses d’un des deux étages (ici, celui des lentilles corail – j’ai laissé pousser les lentilles du Puy), sur une tartine de houmos. Oui c’est un peu cavalier pour la tradition, on va dire que c’était de la sélection naturelle…

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Déjeuner du jeudi

20151220-13Soupe de légumes, pain aux céréales, pois cassés au lait de coco, carottes râpées, salade d’endives.

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Déjeuner du jeudi, spécial Noël

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Quinoa aux petits pois et vinaigrette, salade d’endives, carottes râpées avec coriandre et amandes effilées (miam), artichauts à l’huile (mon alternative au foie gras et au fromage des collègues…).

20151220-15Mon apport : mâche et roquette, grenade, dattes coupées en petits morceaux, cerneaux de noix, vinaigrette. En dessert, il y avait, entre autres desserts non véganes, un sublime ananas Victoria, j’avais aussi fait des muffins à la noix de coco.

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Bon dimanche !

Sucettes maison sans thermomètre

13 Déc

Bonjour !

Depuis cet article un peu rapide sur les biscuits vitrail avec un « sucre d’orge » réalisé au four, j’ai eu envie de me pencher plus sérieusement sur les bonbons en sucre cuit. Mais toujours pas envie de m’embêter, en particulier en achetant un thermomètre qui ne me servirait que 2 fois l’an. Idem pour les moules : je coule le mélange en grosses gouttes sur une feuille de papier cuisson, qui me sert ensuite à emballer les sucettes.

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Comme ma balance digitale solaire fait toujours des siennes, je mesure souvent en volume. Je fais les conversions entre masse et volume grâce au site mg-ml.fr.

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Ingrédients pour une dizaine de bonbons ou de petites sucettes
– 100 g de sucre (167 mL)
– 50 g (50 mL) d’eau (eau du robinet, eau florale ou infusion) ou de jus de fruit transparent (jus de pomme, raisin, myrtille…) OU le mélange de 25 g (1,5 cuillerée à soupe) de sirop aromatisé, confiture ou gelée et de 2 cuillerée à soupe d’eau
– 5 g (1 cuillerée à café) de jus de citron OU 15 g (1 cuillerée à soupe) de vinaigre
– Facultatif : 2 gouttes d’huile essentielle alimentaire (menthe douce ou poivrée, orange douce, citron, bergamote), du colorant en poudre (curcuma pour du jaune, thé matcha pour du vert kaki, cacao pour du marron)

Préparation
– Préparer les moules à sucettes. J’étale bien à plat une feuille de silicone ou de papier cuisson.
– Dans une casserole, verser tous les ingrédients sauf les facultatifs, et faire chauffer à feu moyen.
– Faire cuire pendant une dizaine de minutes après le début de l’ébullition. Attention, ne rien mettre dans la casserole sinon le mélange risque de cristalliser en masse dans la casserole. Mélanger en remuant la casserole. Attention aussi, plus la cuisson avance, plus le sucre cuit vite : il faut impérativement rester devant la casserole à partir du moment où le mélange bout.
– En fin de cuisson, on doit obtenir le stade du grand cassé. Si vous avez un thermomètre, il doit monter à un peu moins de 150 °C. Sans thermomètre, on doit avoir un sirop épais non caramélisé mais à la légère odeur de sucre cuit, qui quand on en prélève quelques gouttes qu’on fait tomber dans de l’eau glacée (mélange d’eau et de glaçons) doit donner des boules cassantes qui ne collent pas aux dents. Attention : les gouttes doivent être prélevées avec un ustensile qui ne conduit pas la chaleur (bois, silicone, papier cuisson…) sinon le mélange risque de cristalliser en masse – j’utilise un bâtonnet en bois qui sera ensuite utilisé en bâtonnet de sucette.
– En cas d’ajout : Retirer du feu et ajouter les additifs éventuels (colorants, arômes).
– En cas d’ajout de plus de quelques gouttes de liquide : Ceci risque d’avoir décuit un peu le sucre. Remettre sur le feu pour revenir à une légère ébullition puis vérifier que le sucre est revenu au bon degré de cuisson (grand cassé).
– Retirer du feu et laisser tiédir quelques minutes, pour que les bulles disparaissent.
– Couler dans les moules.
– Pour les sucettes : insérer les bâtonnets, idéalement des pics à brochettes en bois (coupés pour éliminer la pointe !), éventuellement des cure-dents, des bâtonnets à glace, des manches de petite cuillère…
– Laisser refroidir complètement avant de démouler.
– Conserver à l’abri de l’humidité. Pour les sucettes, je découpe des rectangles de 7,5 cm par 5,5 cm, ça suffit tout juste à emballer chaque mini sucette. Pour les bonbons, je découpe des rectangles de 7,5 cm par 8,5 cm. Dans les deux cas, je ferme la papillote en tordant les extrémités en spirale.

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Remarques

  • Moules à sucettes : On peut utiliser des moules à bonbons ou le fond de moules à glaçons (mais le démoulage est moins aisé). Quand on utilise des moules, il est conseillé de les huiler pour faciliter le démoulage. Mais ce que je préfère, pour limiter la consommation de bonbons et l’achat de moules spécifiques, c’est verser des gouttes de mélange sur du papier cuisson (ou une feuille de cuisson en silicone) posé bien à plat : soit de petites gouttes pour des bonbons, soit des gouttes un peu plus grosses pour des sucettes. Et du coup, pas besoin de moules ! A noter : j’ai essayé de huiler des emporte pièce et de les poser sur le papier cuisson pour en faire des moules, mais le mélange coule en partie par dessous donc ce n’est pas une bonne solution pour moi.
  • Découpoir à caramels : Les découpoirs à caramels et les moules à sucre d’orge sont rares et chers. On peut probablement tracer les sillons dans une plaque de caramel en utilisant un petit plateau huilé et un rouleau multi coupe à 5 roulettes (huilées). Sinon, dans son livre « Friandises bio », Karen Chevalier propose d’utiliser un grand couteau (huilé) ou les bords (huilés) d’un moule à cake ou d’un carré à entremet. Ceci permet de tracer des sillons puis, une fois la plaque refroidie, de la casser selon les sillons.
  • L’eau sert à solubiliser le sucre. Elle s’évapore ensuite au début de la cuisson, et ce n’est qu’une fois qu’elle s’est évaporée que le sucre commence réellement à cuire. Il ne faut donc pas en mettre beaucoup, et son volume précis n’est pas important. Comme expliqué sur cette page très détaillée, on peut même ne pas en mettre du tout : commencer à cuire 1/3 du sucre pour qu’il fonde puis ajouter le reste du sucre.
  • L’ajout d’acide (jus de citron, vinaigre, crème de tarte, acide citrique, etc.) a un rôle d’anti-cristallisant. Il est facultatif comme le montre cette recette de bonbons à l’hibiscus, mais bien pratique pour conserver l’aspect transparent et lisse du sucre cuit. Il évite la cristallisation du sucre en facilitant l’hydrolyse du saccharose (= le sucre) en glucose. A noter, le jus de citron est plus acide que le vinaigre, d’où la différence de quantité quand on utilise l’un ou l’autre. A noter aussi, je trouve que le vinaigre de riz est pratique car il a un goût plus neutre que le vinaigre de pomme (aussi appelé vinaigre de cidre).
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La sucette de gauche (sucre blanc, sirop d’érable, eau) a cristallisé en masse. J’ai récupéré la masse des autres sucettes et l’ai refait fondre et cuire en ajoutant plus d’anti-cristallisant (ici du jus de citron).

  • Le glucose est aussi anti-cristallisant, et aussi facultatif. Il parait qu’il évite la cristallisation du sucre dans la casserole et augmente sa conservation une fois sous forme de bonbon (il retarde le remouillage des bonbons et la recristallisation du sucre des bonbons). Attention, il ne faut pas en mettre trop, sinon le bonbon ne solidifiera pas. Le taux habituel est de 10 g de glucose pur (en poudre) pour 100 g de sucre. Les industriels vont jusqu’à 20 g de glucose en poudre pour 100 g de sucre. Je ne sais pas si on peut remplacer le glucose en poudre par du fructose en poudre. En tout cas, Ginette Mathiot préconise 6 g de glucose en sirop (42 °) pour 100 g de sucre dans son livre « La pâtisserie pour tous » et les industriels utilisent souvent du sirop de glucose-fructose. On peut donc essayer d’utiliser entre 10 g et 25 g (environ 1 cuillerée à soupe) de sirop épais (sirop de riz, de maïs, de blé, d’érable, d’agave, de datte…) à la place du jus de citron ou du vinaigre, mais d’une part ceci nécessite de faire des tests car ces sirops n’ont pas tous la même composition, d’autre part je trouve que le goût du bonbon est moins intéressant quand il n’est pas du tout acidulé (seule exception pour moi : les sucettes au cacao), et en plus avec certains sirops, comme le sirop d’agave (dont j’ai acheté un pot pour la première fois de ma vie, juste pour ce test), le mélange mousse énormément et déborde de la casserole (au bout de 3 débordements et donc 3 plaques à nettoyer, le mélange n’avait toujours pas atteint le bon stade de cuisson…). Cette recette en anglais propose d’utiliser 2 cups (500 mL) de sucre, 2/3 cup (160 mL) de sirop de maïs léger et 1/4 cup (60 mL) d’eau.
  • L’eau florale est aussi appelée hydrolat. Pour la produire, on chauffe une plante (en général des fleurs ou des écorces) dans un alambic. Il en ressort de l’huile essentielle et de l’hydrolat. Les deux contiennent une partie des arômes et des principes actifs de la plante. Pour les bonbons, on peut utiliser de l’hydrolat de fleur d’oranger, de menthe, de rose, de lavande, etc. Il faut vérifier sur l’emballage que l’eau florale est adaptée à un usage alimentaire, en particulier à cause de l’ajout de conservateurs dans la plupart des eaux florales du commerce.
  • Bonbons aromatisés : Pour donner un arôme léger aux bonbons, on peut utiliser du sirop aromatisé, de la confiture (préférez de la gelée si vous souhaitez des bonbons sans morceaux de fruits) ou du jus de fruit. Mais pour des bonbons à la saveur soutenue, il faut se tourner vers les huiles essentielles (attention à les choisir de qualité alimentaire et pouvant être données aux enfants : citron, orange douce, menthe douce ou poivrée, bergamote…) ou vers les extraits de fruit du commerce (on peut trouver en bio de l’arôme framboise, orange, citron…).
  • Le colorant en poudre : Son état solide permet de ne pas décuire le sucre. Par contre, il faut veiller à éviter les grumeaux, par exemple en le tamisant avant ajout. Ou alors vous ne tamisez pas et décidez que les mini grumeaux restant dans le bonbon sont jolis, ce qui est mon avis de feignasse.
  • Bonbons jaunes : Le sucre blond colore naturellement les bonbons en jaune clair. Pour un jaune vif, ajouter du curcuma en poudre.

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  • Bonbons rouges : Les sucettes rouge foncé ont été obtenues avec de la « confiture » (plus précisément, une « spécialité biologique à teneur réduite en glucides) de myrtille. Avec de la gelée de cassis, on obtient des sucettes entre le rouge et le brun clair.

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  • Bonbons verts : Le thé matcha donne un goût frais qui va bien avec celui de la menthe.

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  • Bonbons marrons : La solution historique est de faire cuire le sucre un peu plus longtemps, pour qu’il devienne jaune. Attention, le temps de verser le mélange dans les moules, le sucre continuera un peu à cuire, donc deviendra marron. Personnellement, je n’aime pas trop le goût du caramel marron, donc je préfèrerais colorer en ajoutant du cacao en poudre ou en utilisant du sucre non raffiné – mais pour le moment je n’ai encore testé ni l’un ni l’autre.
  • Le temps de cuisson dépend de la quantité d’ingrédients. Attention : le mélange continue à cuire encore un peu même une fois qu’on a éteint le feu. Si vous devez ajouter une substance (huile essentielle, colorant) après cuisson et avant coulage en moule, il est prudent d’éteindre le feu au stade du petit cassé (la goutte de mélange durcit dans l’eau mais colle encore aux dents).
  • Si le mélange commence à brunir, refroidir immédiatement en posant la casserole dans un saladier contenant de l’eau froide, afin de ralentir la cuisson. Puis verser rapidement en moules.
  • Si le mélange est devenu trop épais pour être versé, le réchauffer légèrement sur feu doux, sans remuer à la cuillère.
  • Le temps de refroidissement dépend de la taille du bonbon et du matériau constituant le moule. Il est de un quart d’heure pour des mini sucettes sur du papier sulfurisé, et de plus longtemps pour des bonbons coulés au fond de moules à glaçons en silicone. Attention : ne pas toucher les bonbons avant ce délai, ils sont brûlants !
  • Si les bonbons collent aux dents, cela signifie que le sucre n’a pas assez cuit. On peut remettre les bonbons (sans bâton ni emballage évidemment) dans la casserole, faire fondre à feu doux puis refaire bouillir jusqu’au degré de cuisson souhaité.
  • Conservation des sucettes : Placé dans une atmosphère humide, le sucre cuit « remouille », c’est à dire qu’il absorbe l’humidité et se liquéfie. Une solution est d’emballer individuellement (sinon ils vont s’agglomérer) chaque bonbon ou sucette dans du papier cristal ou dans du papier cuisson (on peut réutiliser le papier cuisson sur lequel on a coulé les sucettes !). On peut prévoir de conserver les bonbons pendant quelques jours, mais tout dépend de l’herméticité de l’emballage (le papier cuisson l’est moins que le papier cristal) et de l’humidité du lieu de stockage.
  • Recyclage des sucettes : Si vous en avez assez des sucettes, séparez la masse sucrée des bâtonnets. On peut laver les bâtonnets pour les réutiliser. On peut refaire des sucettes en faisant fondre la masse sucrée sur feu doux puis en faisant cuire comme précédemment au stade du grand cassé. On peut aussi utiliser la masse sucrée pour faire des biscuits vitraux.

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Ensuite, il faudra peut-être que je me penche du côté des gommes, comme ici et . Mais heureusement, le Béluga n’est pas encore en demande de ça !

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Ça n’a pas été simple de faire ces tests en laissant complètement le petit Béluga gourmand à l’écart… Ma solution a été d’emballer les bonbons dès la fin de leur refroidissement, afin de pouvoir les empiler dans un sachet en papier kraft. Et ensuite de les apporter aux collègues de travail, qui ont plébiscité ceux à l’huile essentielle d’orange douce (colorés au curcuma).

Bon dimanche !

Repas végétariens de début décembre

6 Déc

Bonjour !

Voici la fin des repas dégustés dans la famille en novembre, quelques repas pris à la maison et, nouveauté, quelques repas pris en commun avec mes collègues de travail : chacun apporte quelques chose et j’ai été agréablement surprise de découvrir à chaque fois des plats véganes (alors que je ne leur ai pas vraiment parlé de mon alimentation). Vive la famille et les collègues !

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Purée de Romanesco

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J’avais envie de refaire la purée de chou Romanesco à l’amande, avec sa petite couronne, issue de cette assiette (sans le croquant caché). Mais au moment de servir, j’ai oublié le montage. Bref, ici ça donne une montagne striée à la fourchette et décorée d’une amande, accompagnée de fleurets de chou, d’une saucisse végétale Weenies et d’un tout petit reste de riz.

J’ai fini la purée en apéro avec des gressins à l’huile d’olive.

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Tarte aux poireaux de Doudou

20151206-3Une pâte à tarte (du commerce), un mélange apéritif (graines au curcuma, Jean Hervé) déposé dessus pour la cuisson à blanc, de la fondue de poireaux et encore plus de mélange apéritif. Miam !

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Repas festif chez Manou

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Manou sait qu’on mange végétalien et, si possible bio. Elle a donc fait spécialement des courses pour nous dans un grand magasin bio, à qui elle a demandé un fromage blanc sans lait, végétalien. Le vendeur lui a vendu un fromage blanc sans lactose… Il y a encore du boulot pour former les vendeurs ! Jus de fruits, tomates cerise, tranches de concombre tartinées de fromage blanc et saupoudrées de mélange de fleurs et épinces « Bonne humeur » (Florisens).

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La fameuse purée de pommes de terre, ici servie avec des Tofinelles aux champignons. Hors champ, une bout du repas du Béluga : du jambon (animal) et des framboises (hors saison).

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En dessert, Manou voulait faire une tour de crèmes desserts, multicolore : framboise, vanille, praliné. Sa déception a été grande que la couche à la framboise ne soit pas bien rose. Hé oui, en bio, pas de colorants !

Je ne vous ai pas photographié le diner, qui était à base de soupe (délicieuse).

 

Déjeuner chez Manou

20151206-8Pour l’apéro, des crackers et des noisettes fraîches -cassées dans un ustensile génial, une sorte de large pince avec de petites pointes à l’intérieur. Il n’écrase pas les noix et limite la projection de débris.

20151206-9Radis et pain aux céréales en entrée. Couscous aux pois chiche, salade en plat.

20151206-10Le Béluga aussi a mangé du couscous.

20151206-11En dessert, une salade de fruits : pomme, poire, ananas, clémentine, jus d’orange pressé.

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Repas du jeudi au boulot

20151206-12Semoule, fenouil à l’orange, et ma mémoire me fait défaut pour le nom du plat en bas à droite…

20151206-13Pain, courgettes aux lentilles, houmos du commerce.

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Dîner chez Maman

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Son désormais traditionnel gratin de chou fleur aux noix de cajou, ici associé avec du fenouil. A côté, des chou de Bruxelles blanchis puis poêlés avec moitié huile d’olive et moitié d’huile de coco.

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En dessert, les toujours délicieuses poires au sirop (additionné d’un peu de pétales d’hibiscus, et de crème de cassis fin de cuisson).

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Déjeuner chez Maman

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Pot au feu (la viande a cuit avec les légumes mais était seevie à part) avec des saucisses végétales (pas exceptionnelles) pour les végé. En légumes, pomme de terre, poireau, navet, carotte.

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En dessert, tarte aux pommes à la compote de Maman (ma recette est ici).

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Bentô du retour

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Des gressins aux olives (avec du saindoux dans la liste des ingrédients !!). A gauche, de la salade de quinoa aux olives et avocat. A droite, de la sala de de riz au maïs, tomates cerise (bio d’Espagne) et noix de cajou. Dans le pot de Personal Blender, de la compote de pomme.

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Et le Béluga, que mange-t-il ? Vous l’avez compris, chez la famille il ne mange pas végé ! Du coup il aime maintenant le jambon, alors on lui a expliqué que lui peut manger ce qu’il veut, mais que papa et maman n’achètent pas d’oeufs, pas de chocolat au lait de vache (on a du chocolat pâtissier ou noir) et pas de vrai jambon – on a des Végé tranches fumées de Wheaty, en photo ci-dessous, accompagnées de purée de pomme de terre et de deux mini fleurets de Romanesco, pour la découverte (il les a observés et touchés avec le bout de la langue, mais pas mangés).

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Et maintenant qu’on reste à la maison pendant quelques week-end, Doudou et moi allons nous plonger dans le fantastique livre « Noël vegan » de Marie Laforêt, dont absolument toutes les recettes nous semblent géniales. Ça va être dur de choisir celles qu’on fera pour les fêtes de fin d’année…

Bon dimanche !