Archive | juillet, 2014

Repas de début juillet

27 Juil

Bonjour !

Comme promis, voici mes repas de début juillet, c’est à dire les derniers repas préparés par Doudou à la maison puis les premiers préparés par nos proches, dont aucun n’est végétarien mais qui nous font l’immense plaisir de cuisiner de bons plats végés pour nous.

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Des repas de Doudou

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Mes pâtes préférées

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Spaghetti, sauce tomate maison (avec BEAUCOUP d’huile d’olive), tranches d’aubergine frites, d’après une recette de sa grand-mère. Mmmmmmh !

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Une envie de pommes de terre rôties à la crème et aux herbes

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Version feignasse, ça donne : des pommes de terre cuites à la vapeur avec pression (flemme de les cuire au four) puis arrosées de crème (végétale) à la ciboulette, parsemées de dés de tofu fumé et accompagnées de haricots verts.

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Un minestrone

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Le minestrone a été préparé avec un mélange spécial composé de différentes légumineuses, des légumes du frigo (carottes) et on l’a servi parsemé de coriandre congelée par nos soins..

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Risotto aux champignon et aux carottes
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Dessert de roi avec framboises

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Yaourt végétal, framboises, amandes fraîches

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Bentô du train des vacances

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Riz long & rougail de haricots blancs cannellini, toujours par Doudou.

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Des repas d’une de mes grand-mères

Elle a trouvé les deux recettes suivantes dans les fiches cuisines de magazines féminins. La recette de dessert lui a été conseillée par la vendeuse du magasin bio où elle a fait ses courses.

Pâtes à l’asiatique

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Curry de pois chiche accompagné de boulgour

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Flan à la framboise (Natali, préparé avec du lait de soja)
décoré d’une feuille de menthe et accompagné d’un pancake

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Repas N°1 de ma Maman

Tomate farcie (aux lentilles corail) et son riz
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Tarte à la rhubarbe

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La pâte brisée (à la farine de blé complète) a été saupoudrée de semoule de blé pour absorber le jus des fruits puis couverte d’une compotée de rhubarbe et passée au four.

 

Repas N°2 de ma Maman

Entrée de saison

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Betteraves de jardin (cuites), champignons, tomates cerise, salade verte

Haricots de Soisson

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Gratin de brocoli

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Gratin de brocoli à la béchamel et aux noix de cajou, par Doudou, accompagné d’allumettes de tofu fumé

Yaourt de soja & tranches d’abricot

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Repas N°3 de ma Maman

Entrée avec « bruscetta d’aubergines »

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 Salade verte, haricots verts, carottes et les fameuses « bruscetta » où le pain est remplacé par des tranches d’aubergine grillées, l’ail et l’huile d’olive par une sauce parfumée (bisque d’aubergine, pesto, etc) et où les tomates sont en tranches et où le tout est cuit au four.

« Croque Monsieur aux poireaux »

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Une tranche de pain légèrement grillé, des poireaux coupés finement et cuits à l’étouffée jusqu’à ce qu’ils soient tendres puis mélangés à une béchamel, et on passe le tour au four en mode « grill ».

Crumble rhubarbe-amande

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Vu ici, pour terminer la compotée de rhubarbe

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Repas N°4 de ma Maman

Tian de légumes et riz à la menthe

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Riz complet cuit al dente, parfumé avec des feuilles de menthe et passé au four surmonté d’un tian tomate/courgette/échalote.

Dessert de roi avec riz au lait

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Riz au lait végétal, noix de coco fraîche, fraises d’à côté

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Il y a aussi eu des repas de ma belle-maman, dont je vous parlerai la prochaine fois. Mais je peux déjà vous parler de cette délicieuse salade de boulgour, pois chiche & mix de fruits secs (noix de cajou, amandes et raisins secs) assaisonnée d’une huile d’olive et de sel. Je n’avais pas mon appareil à portée de main pour le photographier, mais c’était aussi délicieux chaud que froid !

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Bonne semaine !

Recettes de cuisine durable

100 bougies pour un mariage

20 Juil

Bonjour !

Je ne m’accorde plus beaucoup de temps pour le faire, en dehors de la cuisine, mais j’ai toujours aimé fabriquer des choses de mes mains, en particulier des cadeaux personnalisés. J’ai renoué avec ce hobby à l’occasion du mariage de deux personnes auxquelles je tiens beaucoup.  A cause de la distance, je ne pouvais pas participer aux préparatifs de leur mariage, alors j’ai décidé de passer du temps à leur faire un cadeau.

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Mes parents ont une grosse bougie sur laquelle sont inscrits les noms des principaux anniversaires de mariage : 1 an noces de coton, 2 ans noces de cuir, 5 ans noces de bois, 10 ans noces d’étain, etc. Chaque année, ils font brûler la ligne correspondante sur la bougie. Mais ce type de bougie est difficile à trouver et, d’autre part, mes mariés aiment allumer souvent de petites bougies. J’ai donc décidé de leur offrir une petite bougie pour chaque anniversaire de mariage.

Il est difficile de décorer de manière durable une bougie chauffe plat, car le support métallique peut chauffer fortement, ce qui exclut la plupart des encres, inflammables. D’autre part, les peintures et décalcomanies « spécial bougies » ne sont pas réputés pour leur durabilité. J’ai donc opté pour des bougies flottantes placées chacune dans un papier personnalisé.

Je partage ici ce tutoriel parce que ce blog est mon carnet de route, où je note et où je fais le point sur divers points liés à la consommation (recettes de cuisine, choix des ingrédients, articles de puériculture notamment), que je suis vraiment contente d’avoir terminé ce cadeau et que je souhaite en conserver la méthode pour le cas où j’aie la folie de le recommencer un jour. Et accessoirement, ce tutoriel pourra peut-être vous inspirer si vous êtes 1) assez fou (folle) pour passer un certain nombre d’heures dans ce projet, 2) assez patient(e) pour ne pas vous énerver avec ces objets particulièrement difficiles à emballer que sont les bougies flottantes. Moi j’ai eu une formation spéciale à base de scout-emballe-cadeaux, option ballon de foot, batterie de casseroles, ours en peluche et soucoupe volante Kinder (mais sans l’option vélo, ouf !).

Voici la liste des noms des anniversaires de mariage en France, dont certains font référence à des matières actuellement tombées dans l’oubli… et qui malgré tout réussit l’absurdité de citer la même matière à deux reprises. Comme c’est la liste qui fait référence en France, c’est celle que j’ai appliqué. Mais du coup, pour les matières vraiment peu connues (psilocybe, araucaria, etc), j’ai associé les papiers origami de manière plus libre que pour les autres matières (coton, papier, or, rubis, érable, etc).

J’ai volontairement omis d’offrir un contenant pour faire flotter la bougie, car je n’avais pas de coup de coeur alors j’ai préféré laisser choisir les mariés : jolie coupelle, simple verre ou bougie directement posée sur un rebord de fenêtre ?  A eux de choisir !

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Liste des courses
– 100 petites bougies flottantes de couleurs variées
– 100 feuilles de papier origami de 200 mm (20 cm) de côté (les sets Nature, Haute couture, Lollipop, et Zoo d’Avenue Mandarine)
– 1 set de chiffres autocollants (Toga)
– 100 étiquettes autocollantes 16 mm par 22 mm (j’ai utilisé un vieux paquet de la marque Tesa qui trainait chez mes parents)
– De l’adhésif double face (en gros rouleau à découper au ciseau ou en distributeur comme pour coller les photos)
– 100 coeurs en relief autocollants (4 sets, Maildor)
– 1 petite valise ou très grande boîte d’environ 400 mm par 350 mm par 140 mm (ici, je n’avais pas donc j’ai utilisé une ancienne valise à pique-nique et une ancienne boîte Sephora)

Liste du matériel
– 1 crayon à papier
– 1 gomme
– 1 stylo noir
– 1 règle d’au moins 10 cm
– 1 paire de ciseaux s’il faut couper le ruban adhésif double face

Mode opératoire
– Choisir un papier origami pour chaque anniversaire de mariage. J’ai inscrit dans un coin la matière, la durée du mariage et l’année.
– Sur le verso de chaque papier, dessiner légèrement au crayon les marques du pliage : à 47,5 mm (4,75 cm) et à 100 m (10 cm) de chaque côté d’une pointe du papier, et idem pour la pointe située dans la diagonale opposée. Par flemme et parce que ma règle faisait moins de 20 cm, j’ai omis de relier les marques entre elles pour dessiner complètement les plis, mais ça aurait permis de faire un travail plus précis.
– Marquer les 4 plis : les plis à 47,5 mm sont dans la diagonale et vers le verso ; les plis à 100 mm sont perpendiculaires et vers le recto.
– Marquer deux autres plis parallèles à la diagonale, à environ 7 mm des plis situés vers le recto.

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Sur cette photo, les deux derniers plis sont à 0 mm des plis verticaux (plis situés vers le recto du papier origami)

 – Coller une petite bande de scotch double face sur le recto, aligné au milieu du rectangle central.

20149720-8 – Réaliser l’étiquette : coller les chiffres correspondant à la durée du mariage sur une petite étiquette.

20149720-3 – Inscrire le message au verso du papier, avec notamment la date de l’anniversaire et le nom des noces.
– Gommer les mots éventuellement inscrits dans un coin du papier.
– Replier les deux pointes sur le message, ajouter la bougie, replier les bords tronqués en les chevauchant puis les deux points restantes vers l’autre face du paquet.
– Retirer le papier protecteur du scotch double face afin de fixer les deux pointes sur le recto du paquet.
– Coller l’étiquette par dessus.

20149720-4 – Coller un coeur en relief adhésif au verso, en appuyant fort, afin de fixer la fermeture du paquet.

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Quand tu as bien fait le pliage et que le karma est avec toi, il n’y a évidemment pas les plis disgracieux qu’on peut voir sur ce paquet…

 – Recommencer pour les 99 autres paquets !
– Ranger dans la valise, en plaçant au fond les plus gros nombres.

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Hauts les coeurs, plus que 85 paquets à faire !

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C’est fini !!!

 

Bonne semaine !
On se retrouve bientôt pour les photos de mes premiers repas de vacances.

Pourquoi consommer de l’huile de coco ?

13 Juil

Bonjour !

Les produits du cocotier sont utilisés pour des usages très variés, alimentaires ou non. Je me suis seulement attachée à l’usage alimentaire d’un de ses produits, l’huile de coco ou de coprah. Pourquoi ? Parce que dans mon alimentation autant que possible végétale, bio, locale et peu transformée, il fallait une alternative au beurre.

Remarque : Pour le sucre, je reste globablement fidèle au sucre de canne et éventuellement au sirop de riz (ou d’érable en cas de voyage en Amérique du Nord). Le sucre de coco me semble assez controversé d’un point de vue écologique et, vue la mode actuelle, d’un point de vue social.

Comme discuté dans mon article sur l’huile de palme, il existe plusieurs matières grasses végétales solides à température ambiante et utilisables en alimentaire (huile de coco, de cacao, de palme, de palmiste notamment) et toutes proviennent forcément d’arbres poussant dans un pays chaud, donc loin de la France métropolitaine. La seule possibilité pour rendre solide des huiles liquides à température ambiante est l’hydrogénation, or c’est un procédé interdit en bio (à cause de la présence de dihydrogène) et qui peut créer des acides gras trans (très mauvais pour la santé).

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Fabrication de l’huile de coco

Les huiles vierges sont obtenues, sans modification de la nature de l’huile, exclusivement au moyen de procédés mécaniques et d’un traitement thermique. Elles peuvent avoir été purifiées (= raffinées) uniquement par lavage à l’eau, décantation, filtrage et centrifugation. 

Ainsi, pour obtenir l’huile vierge de noix de coco, on presse ou on centrifuge la chair de noix de coco mature et fraîche. Le tourteau, résidu fibreux obtenu après séparation de l’huile, est appelé farine de coco et peut aussi être utilisé en alimentaire. L’huile vierge de coco peut éventuellement être raffinée par traitement à la vapeur d’eau.

L’huile de coco non vierge est généralement de l’huile de coprah, c’est à dire obtenue à partir de chair de coco mature longuement séchée, la coprah. Elle peut être obtenue soit par pressage à chaud, soit par extraction chimique à l’aide de solvants – ce dernier procédé est interdit en bio. Comme cette huile est souvent produite dans des conditions insalubres, elle est ensuite raffinée, blanchie et désodorisée : on parle alors d’huile de coco RBD. On obtient ainsi une huile totalement neutre au goût et à l’odeur, mais également très pauvre en micronutriments comme les polyphénols.

Le beurre de coco est composé de chair de noix de coco mixée. Il contient donc à la fois les nutriments de l’huile de coco (lipides) et ceux du tourteau/farine de coco (fibres, protéines, minéreaux). On peut l’acheter sur internet (marque Dr Goerg, Nutiva…) ou le préparer chez soi avec des paillettes de noix de coco séchée, un mixeur, une spatule et un peu de patience.

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Avantages de l’huile de coco par rapport aux huiles liquides

L’huile de coco supporte la cuisson : sa température de fumée, c’est à dire la température à ne pas dépasser sous peine de transformer certains composants de l’huile en composés toxiques, serait de 177 °C pour l’huile de coco vierge et 232 °C pour l’huile de coco raffinée. Ainsi, comme l’huile d’olive, elle est donc utilisable en friture plate (à la poêle) puisque la température ne dépasse pas 180 °C dans la poêle. Et elle peut éventuellement être utilisée, selon son raffinage, en friture profonde (en friteuse ou en casserole, comme pour cuire des frites) où la température peut atteindre 200 °C.

L’huile de coco ne rancit pas vite car elle contient très peu d’acides gras poly-insaturés. On peut donc la conserver plusieurs mois à température ambiante. Au bout de longs mois de stockage dans des conditions chaudes et humides (par exemple la salle de bain), l’huile peut développer une odeur de fromage bleu et voir le développement d’une moisissure gris-vert (Penicillium roqueforti ?) : dans ce cas, pour moi ça va directement à la poubelle !

L’huile de coco est solide jusqu’à 20-25 °C car elle contient beaucoup d’acides gras saturés. On peut donc l’utiliser comme margarine, dans des sablés ou pour épaissir des crèmes et des tartes sans cuisson.

L’huile de coco est riche en acide laurique, mais il n’y a pas de preuve scientifique d’un effet particulier de cette substance pour la santé.

Remarque : Je trouve l’huile vierge de coco plus hydratante que les huiles liquides à température ambiante. J’en garde un petit pot en permanence dans le salle de bain : pour m’hydrater, me démaquiller, masser le Béluga ou lui appliquer en cas de petites rougeurs sur le siège (en cas de grosses rougeurs, je passe à la Crème pour le change de Weleda).

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Inconvénients de l’huile de coco par rapport aux huiles liquides

L’huile de coco est riche en acides gras saturés mais il n’y a pas de preuve scientifique imposant d’éliminer totalement les huiles contenant des acides gras saturés de notre alimentation, même pour diminuer le cholestérol ou prévenir les maladies cardiovasculaires. Ceci dit, il est recommandé de consommer de préférence des acides gras insaturés. Ainsi, quand on remplace 1 % (en calories) de notre alimentation en acides gras saturés par 1 % en acides gras polyinsaturés, le risque de contracter une maladie cardiovasculaire diminuerait de 2 ou 3 %.

L’huile de coco a un certain coût écologique : non pas pour sa production, qui est apparemment particulièrement durable, mais pour son transport jusqu’aux consommateurs du Nord. Pour modérer ce désavantage, on peut choisir de l’huile de coco vierge bio et  peut-être demander au fournisseur de nous décrire le parcours du produit : Les noix sont-elles pressées sur place ou dans le pays même ? Comment sont-elles transportées ? Y a-t-il raffinage et comment ? L’huile est-elle conditionnée sur place ou est-elle transportée en très gros conditionnement ?… Si quelqu’un a d’autres idées, je suis preneuse !

L’huile de coco provient de circuits longs. En effet, comme l’huile provient de pays lointains, il est difficile d’établir un circuit court entre le producteur de noix de coco, le producteur d’huile, le distributeur et le consommateur d’huile. Pour modérer ce désavantage, sans l’effacer totalement, on peut acheter ce produit auprès de fournisseurs engagés dans une démarche équitable et leur demander de préciser leur démarche pour cette filière de production : Combien y a-t-il de producteurs de coco ? Quelle est la taille des sites de production ? Les producteurs sont-ils aussi les fabricants d’huile ? Les prix sont-ils garantis ou suivent-ils les cours ?… Si quelqu’un a d’autres idées, je suis preneuse !

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Recette de margarine sans PLV

Même avec une alimentation végétale, la plus locale et moins transformée possible, je souhaite garder un maximum de mes repères alimentaires, et notamment le rituel de tartine pain grillé-beurre-confiture chocolat chaud de mes matins calmes. Pour le chocolat chaud, j’ai déjà trouvé ma version végétale express. Pour le beurre, pendant un moment j’ai utilisé le Cocos+olive, mélange composé pour moitié d’huile de coco et moitié d’huile d’olive : j’ai adoré son goût très particulier, mais je ne pouvais pas partager ce pot avec n’importe qui. D’autre part, j’avais ma version de « beurre » sans acide gras saturé, mais avec sa consistance de mayonnaise, elle n’était pas assez fonctionnelle.


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J’ai donc créé une margarine végétale sans huile de palme, sans soja, sans produit transformé mais avec une consistance et un goût compatibles avec les utilisations traditionnelles du beurre, notamment en tartine. Voici la logique :

  • 40 % (m/m) d’huile de coco, qui lui donne sa solidité
  • 20 à 30 % d’huile liquide au goût assez neutre et à la couleur jaune, qui lui donne son fondant et sa couleur. Attention : il faut la choisir en fonction de l’utilisation de la margarine : l’huile de tournesol désodorisée peut être chauffée, mais pas l’huile de colza vierge ni l’huile de carthame.
  • 10 à 20 % de purée d’oléagineux, qui sert d’émulsifiant, d’opacifiant et qui donne aussi un petit goût
  • 20 % d’eau, puisque le beurre traditionnel en contient environ 20 %.

On peut faire une version sans oléagineux en utilisant du lait végétal à la place de l’eau et de l’huile liquide à la place de la purée d’oléagineux.

Pour cette recette, j’utilise donc une petite quantité d’un produit qui vient de loin, puisqu’il est impossible de faire autrement. Mais ce qui me réconforte c’est que le résultat est vraiment solide et doux comme un beurre, qu’il est plein de nutriments, et que je peux en préparer juste la quantité nécessaire pour quelques semaines de tartines, au lieu de trainer pendant des mois le même pot de margarine du commerce. Je n’ai jamais essayé de confectionner des pâtes feuilletées, mais je suis convaincue que ça fonctionne.

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Ingrédients pour 100 g (1 petit pot)
– 2 grosses cuillerées à soupe (40 g) d’huile de coco
– 2 cuillerées à soupe (30 g) d’huile de tournesol désodorisée (OU d’huile de colza si la margarine ne sert pas pour la cuisson)
– 1/2 cuillerée à café (2 g) de purée de sésame blanc
– 1 grosse cuillerée à café (8 g) de purée d’amande blanche
– 1 cuillerée à soupe + 1 cuillerée à café (20 g) d’eau
– Facultatif : 1 pincée de sel

Préparation
– Faire fondre l’huile de coco : je place l’huile de coco dans un bol, je dépose le bol dans un saladier contenant de l’eau bouillante, je couvre le tout et j’attend quelques minutes  en remuant de temps en temps.
– Dans un bol, mélanger soigneusement tous les ingrédients dans l’ordre : huile de coco, huile liquide, oléagineux, eau, ingrédients facultatifs.
– Le mélange doit être parfaitement homogène, donc on peut utiliser un mixeur plongeant pour s’assurer qu’il ne subsiste aucun petit amas d’huile de coco – s’il en reste, ça se verra quand le mélange aura refroidi, on pourra alors faire fondre le tout et re-mixer).

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Version à l’huile de tournesol désodorisée

– Verser dans un petit pot, si possible avec couvercle.
– Placer au réfrigérateur. On peut l’y conserver plusieurs semaines.

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Remarques

  • Attention au choix de l’huile liquide : Si vous voulez utilisez cette margarine en cuisson (gâteau, poêlée), il faut choisir l’huile en fonction de son goût et de sa couleur, mais aussi en fonction de sa capacité à supporter la chaleur. Lisez l’étiquette de votre bouteille d’huile pour savoir si elle peut ou non être utilisée en cuisson. Personnellement je n’utilise cette margarine que pour étaler sur du pain grillé donc je peux y mettre des huiles végétales riches en acides gras poly-insaturés comme l’huile de colza vierge.
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Margarine à l’huile de colza

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Margarine sans huile naturellement colorée

  • En cas de besoin urgent, on peut accélérer la prise de la margarine en la plaçant quelques minutes au congélateur.
  • Version transportable : Vous partez en vacances dans un endroit où vous n’aurez pas la possibilité ou l’envie d’acheter un pot entier de margarine végétale et vous n’avez pas de quoi maintenir la chaîne du froid pendant le trajet ? Préparez cette margarine sans ajouter d’eau, elle peut ainsi être conservée hors du frigo sans risque de multiplication microbienne. Pour le transport, comme le mélange pourra être sous forme liquide à cause de la température, mieux vaut privilégier un récipient bien hermétique et l’entourer d’un sac plastique ou un tissu. Une fois arrivé à destination, on peut l’utiliser pur, mais l’idéal est d’incorporer les 20 g d’eau (4 cuillerées à café) – si besoin, placer le mélange huileux dans un bain marie d’eau chaude – puis de stocker au frigo.
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Margarine sans eau

  • Version sans noix : Remplacer la purée d’oléagineux par de l’huile liquide, et l’eau par de la crème ou du lait végétal ou du tofu soyeux mixé. Ca donne : 40 g d’huile de coco, 40 g d’huile liquide, 20 g de crème végétale/lait végétal/tofu soyeux mixé. La margarine se conserve un peu moins longtemps, parce que la phase grasse a tendance à se séparer de la phase aqueuse.
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Version sans noix : 40 g d’huile de coco, 30 g d’huile de tournesol désodorisé, 10 g d’huile de colza vierge, 20 g de lait végétal, 1 pincée de sel

  • Version plus jaune : Je n’ai pas essayé mais j’imagine qu’on peut ajouter une pincée de curcuma à l’huile, faire infuser un tout petit peu de safran dans l’eau ou, comme ci-dessous, remplacer la moitié de l’eau par du jus de carotte.

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Vive les tartines !

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Dans mon lieu de vacances où l’huile d’olive est très forte en goût, on ne peut pas la glisser dans des pâtisseries. Le crumble à la rhubarbe ci-dessous a donc été préparé avec comme matière grasse, non pas moitié huile d’olive et moitié purée d’amande comme j’en ai l’habitude, mais avec deux tiers de margarine et un tiers de purée d’amande.

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Pour ceux qui veulent la recette, sachez que les quantités sont pifométriques car il n’y a pas de balance ici. Au fond du plat, j’ai mis une compotée sucrée de rhubarbe, puis un peu de semoule de blé dur pour absorber l’excès de liquide (de la poudre d’amande aurait été encore mieux) et des morceaux de fraise. La pâte à crumble est composée de farine de blé T110, de sucre blond et de sucre vanillé, de purée d’amande blanche et de margarine maison à l’huile de tournesol désodorisée. L’ensemble est doré à four chaud (200 °C).

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Pour info, avec cette quantité de (bonnes) fraises, leur goût était indétectable dans le crumble…

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Bon dimanche !

Manger végé au restaurant

6 Juil

Bonjour !

Quand on est végé, à moins d’aller dans un restaurant végétarien, le choix du plat est souvent rapide : soit il y a un ou quelques plats possibles, soit il n’y en a pas du tout.

Comme j’ai eu l’occasion de manger assez souvent au resto en juin, voici un aperçu de ce que j’y ai mangé – sachant que ma politique est « végétalien à 99 % », ce qui me permet de tolérer les bouillons ayant contenu de la viande (comme dans les couscous aux légumes) ou du poisson (comme dans les restos japonais) ou les petites quantités de protéines animales (comme du beurre dans une purée ou une pâte à tarte).

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Au resto italien

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Penne alla norma servies sans parmesan. Restaurant Casa Nostra République (Paris)

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Au bistrot haut de gamme

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La carte comportait des plats végétariens : une pizza au fromage et plusieurs plats avec poisson ou fruit de mer… J’ai donc précisé que j’était végétarienne selon la définition européenne, c’est à dire sans poisson ni fruits de mer, et ai demandé s’il était possible d’avoir une assiette contenant les différents accompagnements de la carte. Comme il était tôt (juste avant midi), le chef a eu le temps de venir me poser des questions, et m’a concocté cette belle assiette de pommes de terre, poivrons, courgettes dans un délicieux bouillon épais, avec déco de germes de poireaux. Après l’avoir mangé et saucé avec le pain, je n’avais plus beaucoup d’appétit pour l’accompagnement d’effiloché de légumes (en haut à gauche sur la photo). Et j’étais assez calée pour sauter le dessert (il n’y en avait de toute manière pas de végétalien) et le remplacer par une infusion (il faisait très froid dehors). Restaurant Courtyard Marriott Paris Saint Denis

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Au resto bobo/diététique

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Dans la chaîne de restaurants Jour, on peut choisir une base de salade (ici « petite portion » de mâche) et autant d’accompagnements que l’on souhaite (ici fèves fraîches, pois chiche, maïs, tranches de radis, mini betterave, pommes) et la sauce qu’on veut. On paye la base de salade et chaque accompagnement et on obtient une salade 100 % personnalisée. Comme dessert, j’ai choisi un « shaker » rempli de fruits (ici melon, fraises, cerises). Restaurant Jour de Boulogne-Billancourt, repéré grâce à l’indispensable guide Restos veggie.

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A un mariage

Si les mariés ne sont pas des proches, on n’a généralement pas l’occasion de les prévenir qu’on est végétariens, donc on vient avec de quoi grignoter et on aborde les serveurs avec un grand sourire en leur demandant de nous indiquer ce qui ne comporte ni viande ni fruits de mer. Si les mariés sont des proches, le traiteur nous apporte un menu spécial, qui peut être végétarien au sens américain (comme une soupe décorée de langoustes qui vont être rapidement échangées avec quelques accompagnements de nos voisins de tables, ravis). Et quand on a beaucoup de chance, le traiteur a été bien informé et on a un repas 100 % végé ET équilibré (merci Maman !).

En amuse bouche, il y avait un gaspacho de tomates. En entrée, le fois gras a été remplacé par une salade de pois chiche aux échalotes. Le reste de l’assiette (chutney, sel et réduction de sauce) était le même pour tous.

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Le sorbet au citron était identique pour tous, la seule différence étant la présence ou non de limoncello pour ceux qui ne consomment pas d’alcool.

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Pour le plat, la côte de boeuf a été remplacée par du quinoa rouge et blond, probablement cuit dans un bouillon avec des mini dés de carotte. Les haricots en persillade, la tomate à la provençale et la pomme de terre rôtie étaient identiques pour tout le monde.

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Comme dessert, il y avait les traditionnels choux à la crème et nougatine, heureusement accompagnés de paniers de fruits frais découpés, qui ont fait le bonheur de tous les invités.

Le soir, il y avait un deuxième repas, au barbecue. Nous avons eu des courgettes, aubergines et des champignons, vraiment délicieux à manger ensemble. Et en dessert, une fontaine de chocolat avec mini brochettes de fruits frais ou de bonbons au aussi fait l’unanimité.

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Dans un salon de thé japonais

Dans les restos de sushi, je commande une soupe miso, une salade de chou, des edemame et des maki végétariens (avec avocat, concombre, radis mariné, ou les versions résolument moderne comme les maki slim végétariens de Planet sushi). Dans les restos de râmen, je commande souvent un Mabodon au tofu. Dans les salons de thé japonais, c’est plus simple car les menus déjeuner se veulent légers donc ils peuvent être végétariens.

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 Un menu léger de saison comprenant une salade verte avec vinaigrette sucrée salée, un thé vert, une soupe miso, un riz glutineux assaisonné et un assortiment d’accompagnements végétariens (dont deux petits morceaux d’omelette).

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En dessert, un gâteau de saison avec un autre thé vert. Restaurant Toraya Paris

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Dans un restaurant bio

Les restaurants bio se veulent alternatifs, donc ils pensent souvent aux public sans gluten ou végétarien.

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Cocktail rafraichissant : sorbet à la châtaigne et jus de poire (ici jus de pomme).

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Entrée : carpaccio de tomate coeur de boeuf, pamplemousse et olives de Nyons

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Plat du jour : duo de polenta, légumes, sorte de samossa. Restaurant Toutes les couleurs (Lyon)

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Dans le resto d’application d’une école hôtelière

Je n’aurais jamais osé y aller seule car je sais que les plats sont préparés par des élèves dans le cadre de leur cours donc je ne souhaite pas perturber leur organisation en demandant un plat spécial. Mais là j’étais invitée par le chef de travaux, donc j’étais prête à accepter la présence de la truite dans mon assiette, et même éventuellement à en manger une bouchée. Sauf que lui avait vu que l’équipe de cuisine du jour était très réactive et m’a donc fait demander un plat végétalien… j’en ai profité pour préciser que j’avais faim donc qu’il fallait des féculents dans l’assiette.

Entrée (végétalienne par chance et totalement délicieuse) : gaspacho de tomate, dés de concombre, tomate cerise rôtie, feuille de basilic frite

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Plat : tian de courgattes, légumes tournés (carotte et autres légumes que je n’ai pas reconnus, oignon grelot), frites20140706-13

Restaurant d’application de l’EPMTTH

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En résumé, on peut bien manger végé au resto au France, soit en repérant un resto veg-friendly, par exemple dans le guide Restos veggie ou sur un site internet (Resto végé, Végétannuaire ou autre), soit en osant accoster le serveur avec un grand sourire.

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Bon dimanche !