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Le Béluga, de 4 à 6 mois

1 Sep

Bonjour !

Pour cet article, voici un résumé des 4 à 6 mois du Béluga, avec la (longue) histoire de la garde du Béluga à ma reprise du travail, un topo sur mon sac à langer et un sur le contenu de la trousse de toilette du Béluga.

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Comme d’habitude dans cette catégorie d’articles « Le coin des petits« , tout ceci n’est que le récit de ma très modeste expérience personnelle. Chaque bébé, chaque parent est différent, donc à vous de piocher ce qui vous intéresse et de laisser sans remord ce qui ne vous parle pas.

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Résumé et ressources des 4 à 6 mois du Béluga

J’ai trouvé cette période une des plus délicates vis à vis de l’entourage. En effet, le Béluga était un bébé très souriant mais encore très collé aux bras, qui ne s’endormait que bercé puis posé endormi dans son lit, qui sortait en écharpe ou porte-bébé mais pas en poussette, et dont le développement moteur n’était pas encore très amorcé : pas de marche à quatre pattes, peu d’objets saisis, je ne suis même pas sûre qu’il était capable de se mettre sur le ventre.

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Normal pour son âge. Sauf qu’il avait dépassé la barre psychologique des 3 mois donc était a priori considéré par l’entourage comme « grand » bébé, c’est à dire bébé qui commence à faire des caprices, qui doit se détacher de sa maman et faire ses nuits, voire arrêter de téter. J’esquivais les commentaires étonnés et désapprobateurs, sans savoir quoi répondre pour me justifier à part  « je le sens comme ça pour le moment » et « des mamans m’ont dit que les bébés s’adaptent en quelques jours à la nounou, il n’y a pas besoin de les/nous stresser avant ». Cet article de Projet – famille en harmonie ou cet article du Dr Sears me sont utiles à lire dans les moments de doute. Je me rappelle aussi de ce que tous les passants qui observaient le Béluga en écharpe pendant mon congé maternité me disaient : « Profitez-en, ça passe tellement vite ! (Après ils n’ont qu’une envie : descendre des bras pour explorer le monde) ».

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grand_ES-Elever son enfantUne autre ressource qui m’a servie à cette période et me ressert toujours de temps en temps : le livre Élever son enfant autrement de Catherine Dumonteil-Kremer, que j’avais déjà évoqué ici. C’est une bible à lire et à relire par petits bouts, qui offre un balayage rapide de toutes les questions que peut se poser un parent sur la vie avec un bébé/enfant, propose des idées de chansons, des témoignages variés, ouvre plein de pistes et propose un riche répertoire de sites pour aller plus loin. Pour moi c’est un ouvrage de base, qui ne vieillit pas, où chaque nouvelle lecture après l’avoir oublié un moment me redonne du calme et me rappelle des bonnes idées à creuser.

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Côté promenades, on a acheté une poussette Mac Laren Quest, qui présente les avantages d’être très légère et peu encombrante, d’être utilisable en théorie dès la naissance en y allongeant le bébé, et d’être compatible avec l’ajout d’une planche à poussette Buggy Board Mini (j’espère que le Béluga ne sera pas enfant unique ^^).

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Perso, j’ai continué à promener le Béluga en écharpe, j’aime trop le sentir contre moi et ça me permet de sortir partout les mains libres et sans craindre les escaliers. J’aurais pu commencer à le porter dans le dos, mais j’ai préféré rester en croisé devant.

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Côté alimentation, on a commencé à lui donner de temps en temps des galettes de pain des fleurs sans sel, des morceaux de pain et d’autres aliments qui semblaient l’intéresser. A part ça, c’était tétée et tétée. Comme il faisait chaud en été, je le mettais au sein souvent et je veillais à boire beaucoup. Je préférais ça plutôt que lui proposer de l’eau, afin de conserver une bonne prise de poids pour lui (je ne voulais surtout pas qu’il soit mince lors de la diversification ou après, de peur qu’on associe ça au végétalisme) et une bonne lactation pour moi (pour ne plus jamais manquer de lait).

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En parallèle, j’essayais de faire des réserves de lait congelé, mais c’était peu efficace vu que je le mettais fréquemment au sein. Au cas où, j’ai donc conservé une boîte de lait artificiel Modilac Expert Riz (attention : le Rizlac contient des traces de protéines de lait de vache – peut-être que le lactose qu’il contient est issu de lait de vache ?). Edit : Il existe d’autres préparations pour nourrissons adaptés aux différents âges : Modilac expert soja, Bébé Mandorle et Prémiriz.

Une excellente ressource pour les mamans qui reprennent le travail en continuant d’allaiter est le blog A tire d’ailes qui propose de nombreuses fiches utiles (comme celle des quantités de lait à proposer au bébé), des témoignages, une revue de la littérature…

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La garde du Béluga

Quand le Béluga a eu 4 mois et demi, j’ai repris le travail. Je me considérais déjà comme très chanceuse : j’avais accouché début mai, ce qui faisait que mon congé maternité s’arrêtait juste avant les grandes vacances, d’où 2 mois de congés en plus (j’ai évité les convocations aux surveillances et corrections d’examen). J’avoue, je l’avais fait exprès : je ne me sentais pas de prendre un congé parental (peur d’être de péter un câble en étant avec bébé 24h sur 24) ni de travailler à temps partiel (situation inconnue pour moi) mais pas envie de laisser mon bébé en garde dès 2 mois et demi. Ceci dit, pour le prochain bébé (pas prévu pour tout de suite !), je songe sérieusement à un congé parental de 6 mois ou un mi-temps pendant sa première année de vie.

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Bref, pour le Béluga, la reprise a eu lieu à 4 mois et demi. Comme on n’avait pas de place en crèche, on a contacté une assistante maternelle, proche de chez nous, à qui il a fait un grand sourire quand elle l’a pris dans ses bras lors de notre entrevue, qui gardait un autre enfant de 8 mois plus âgé que le Béluga. J’étais donc optimiste, d’autant qu’on m’avait à plusieurs reprises conseillée de ne pas m’en faire, car « si la maman est zen le bébé est zen » et « les bébés font bien la différence entre chez eux et chez la nounou », donc pas de problème s’il ne connait pas le biberon et si je l’endors aux bras, la nounou l’habituera probablement en quelques jours.

Du coup,  on savait dès le départ que le contraste serait rude pour le Béluga mais on nous avait dit que c’était possible. En fait, sans doute pas en cumulant : bébé pas habitué au biberon + bébé pas habitué à être séparé de sa mère + bébé à fort caractère + adaptation en une semaine + erreurs lors de l’adaptation…

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J’ai donc commencé l’adaptation comme une fleur, en faisant totalement confiance au savoir-faire de l’assistante maternelle et à la capacité d’adaptation du Béluga car « ton bébé s’adaptera plus vite que toi à cette nouvelle situation ». J’ai vite compris ma douleur. Et la sienne.

En fait, l’assistante maternelle (qui avait un agrément, donc était certifiée compétente) était peut-être top avec des enfants, mais je ne l’ai pas vraiment trouvée compétente pour une adaptation de bébé. On a cumulé les erreurs :

  • faire l’adaptation sur une semaine seulement (on n’avait pas le choix vu qu’elle rentrait de congés fin août et que je recommençais le travail à la rentrée scolaire),
  • rester longtemps dès le premier jour (même si je ne m’absentais pas),
  • le faire s’endormir avec moi et se réveiller sans moi le deuxième jour,
  • me faire rester avec lui mais sans avoir le droit de le prendre dans les bras (là c’était particulièrement douloureux, car il ne comprenait sans doute pas pas pourquoi il devait rester loin de moi, pleurait et moi j’avais envie de pleurer et de me taper la tête contre les murs, ce qui émettait sans doute de mauvaises ondes pour tout le monde).

Et en fait, j’étais tellement persuadée que si j’étais zen tout se passerait bien que je n’avais pas réfléchi qu’il pleurerait forcément un peu, et que dès qu’il pleurait je paniquais totalement, donc que je ne serais plus zen et donc que lui ne le serait forcément pas…

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Ce qui m’a sauvé la mise : un peu par hasard, ma mère était là à cette période. Elle amenait le Béluga chez la nounou (le papa était trop occupé au boulot pour pouvoir le faire). Ça faisait une transition plus douce pour le Béluga que de passer directement de moi à la nounou, ça me permet d’éviter de l’entendre pleurer, et ça rassurait la nounou aussi à mon avis.

J’ai d’autre part utilisé ma mère comme messager pour répéter, avec ses mots, qu’il ne fallait pas forcer le Béluga à boire au biberon, que s’il buvait de l’eau il n’y avait pas à s’inquiéter – la nounou était très inquiète à l’idée qu’il n’accepte pas le biberon dès le premier jour, alors que je savais que d’une part il se rattrapait en tétant la nuit et d’autre part ce n’était qu’une question de quelques jours avant qu’il l’accepte. Mais le souci avec les crèches et les assistantes maternelles, c’est qu’elles acceptent le lait maternel en sous-entendant que l’enfant le boit au biberon dès le premier jour. Effectivement, d’après la responsable de notre PMI de secteur, que j’avais contacté en espérant rassurer la nounou, si le bébé refuse de biberon (quoi qu’il contienne) la crèche/l’assistante maternelle ne peut pas commencer l’adaptation en vue de garder le bébé ! Or cet avis dépend visiblement des PMI, du coup c’est au petit bonheur la chance… Je n’ai pas essayé d’insister car je sais que ça ne sert à rien sur ces questions atypiques où les professionnels ne reçoivent pas de formation initiale (mon expérience avec le végétalisme est que, selon les médecins généralistes, ça peut être considéré soit comme sans souci soit comme très dangereux, et qu’il est inutile d’argumenter même en montrant connaissances en nutrition et prises de sang impeccables).

Ce qui a été le point de non retour : La nounou me reprochait de faire de la vie de mon fils un paradis (en le prenant dans les bras dès qu’il semblait inquiet, en l’endormant aux bras), ce qui lui rendait la tâche complexe. En gros, ça signifiait pour moi l’obliger à avoir une vie plus dure juste pour atténuer la différence avec la nounou. C’était inacceptable pour moi, puisque c’est justement pour lui offrir la meilleure vie possible que je me fatiguais tant depuis sa naissance. Ainsi, à un moment où le Béluga s’énervait à mon sein, quand je me suis levée pour le calmer en marchant (toujours au sein) et que la nounou m’a demandé de me rassoir, j’ai senti qu’on avait franchi ma limite de tolérance.

On a décidé de faire un dernier jour d’essai le vendredi, « à la dure », c’est à dire en laissant le Béluga toute une matinée chez la nounou, pour mimer ce qu’il aurait à vivre le lundi suivant et voir si c’était supportable pour lui. Résultat après espionnage sous la fenêtre de la nounou, au parc, puis chez la nounou : le Béluga a hurlé quasiment tout le temps (il est tonique mon fils). A 13h, la nounou a essayé de faire dormir les bébés en les couchant tous les deux, en répétant « allez, fais dodo » au Béluga qui s’époumonait… Quand on l’a récupéré, il avait l’air perturbé (comme les autres jours, je pense que c’est normal en période d’adaptation) mais surtout il avait la voix  enrouée pour le reste de la journée…

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C’est là que ma mère a été un atout décisif : alors que Doudou refusait d’écouter mes réticences, attribuées à de la sensiblerie, il a accepté d’entendre un peu les arguments de ma mère, qui a eu 3 enfants et a testé à peu près tous les modes de garde possibles ( « si tu peux te payer une nounou à domicile, fais-le, c’est plus pratique pour toi, le bébé n’a pas à sortir s’il fait froid et qu’il est fatigué, et la nounou vient même s’il est malade »). En parallèle, grâce au réseau de mamans de La Leche League Paris Nord, qui m’ont soutenue pendant cette semaine terrible, j’ai entendu l’expérience d’une maman qui a vécu une situation identique à la mienne il y a quelques années. Résultat : elle avait la boule au ventre quand son fils était chez la nounou et, au bout de 2 mois, il s’est mis à complètement refuser le biberon. La nounou a alors jeté l’éponge et ça a évidemment été une galère terrible pour retrouver une nounou, en urgence, en cours d’année. Forte de cet argument, j’ai imposé à Doudou l’idée de changer de nounou en urgence (il était toujours contre).  Il a bien été obligé d’accepter car il savait qu’avec son travail prenant il ne pouvait pas vraiment m’aider à gérer la question de la garde du Béluga, et qu’on a un pacte disant « on ne peut pas à la fois dire à l’autre de faire quelque chose et lui dire comment le faire ».

Grâce au génial bouche à oreille du réseau LLL, j’ai trouvé une autre nounou, non pas assistante maternelle (aucune n’était libre) mais nounou à domicile (ce qui signifie qu’elle n’a pas d’agrément ni de diplôme particulier) et recommandée comme très douce et à l’écoute des bébés. Elle travaille dans une agence de services à la personne et était disponible pour garder le Béluga chez nous. Et là, coup de coeur : elle s’est adressée au Béluga exactement comme moi. C’est une perle de nounou. Je suis retournée au travail en sachant que lé Béluga ne pouvait pas être dans de meilleurs mains, même pas les miennes. Parce qu’elle avait l’expérience des bébés, un regard différent du mien, une patience supérieure à la mienne (elle dormait la nuit, elle ^^). Bref, j’ai profité d’un soulagement sans prix.

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Ou plus précisément, au prix de 20 euros de l’heure avant les aides de la CAF et les déductions fiscales. Mais ça en valait la peine à mes yeux, pour ce bébé si petit. Pour Doudou par contre, c’était un caprice de ma part et avec cette nounou aussi maternante que moi, le Béluga risquait fort de rester un bébé exigeant les bras à tout bout de champ. Là, ma seule réponse a été qu’évidemment la nounou veut que le Béluga évolue mais qu’elle veut juste le faire en douceur (comme moi…). Et qu’il fallait de toute manière attendre avant de voir cette évolution. Je vous rassure tout de suite, super nounou a parfaitement joué son rôle : le Béluga a évolué en quelques jours de « prendre le lait à la pipette en porte-bébé, dehors, distrait par un jouet » et « sortir promené en porte-bébé » à « prendre le lait au biberon comme un bébé lambda », « sortir promené en poussette ». Et un an plus tard, il a des horaires de sieste réguliers (endormissement 3 heures après le réveil précédent) et, après avoir été calmé par quelques bercements, il s’endort seul dans son lit (sauf si c’est moi qui le couche, bien entendu). Bref, répondre à tous les pleurs du bébé ne l’a pas empêché de se développer, ça en a même fait un bébé très zen, qui ne pleure qu’en cas de très grosse douleur ou de grande fatigue !

Mais revenons-en à la garde. Pour tenir le budget, on a pris cette nounou à temps partiel et j’ai gardé le Béluga à temps partiel – alors qu’a priori je travaillais à plein temps. C’est à dire qu’au lieu de préparer mes cours et corriger des copies, je gérais le Béluga en croisant les doigts pour qu’il fasse la sieste et me laisse ainsi travailler un peu. Ça a donc été une année très dure sur le plan professionnel, puisque les jours de semaine ne me permettaient pas d’abattre assez de travail, même en travaillant avec acharnement les week-ends, vacances scolaires et la nuit – quand je ne tombais pas de sommeil, ce qui était rare puisque le Béluga se réveillait toutes les trois heures (ah le réveil de 3h du mat…). Mais il fallait le coup puisque tout cela résultait de mes propres choix. Ce qui m’a sauvée : faire la grasse-matinée le samedi et le dimanche. Doudou, qui dormait la nuit, mettait le réveil à 7h30 le matin afin de prendre en charge le Béluga et de le promener toute la matinée (s’il restait à la maison, j’entendais ses babillements et chouinements donc je n’arrivais pas à me rendormir).

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Ce que je ferais la prochaine fois vis à vis de la nounou lors de l’entretien d’embauche :

  • Demander si elle a l’expérience des bébés allaités : qui boivent dans un biberon spécial (Medela Calma pour moi car il limite la confusion sein/tétine et le lait ne coule dans la tétine que si le bébé aspire, donc la nounou peut tenir le biberon incliné comme elle en a l’habitude sans pour autant que le bébé s’habitue à être noyé de lait sans rien faire) ou un autre dispositif (softcup, pipette, tasse à bec, paille…)
  • Demander  comment elle gère les enfant qui refusent de manger au début chez elle, que ce soit par manque d’habitude du biberon ou par anxiété face à la nouveauté de la garde
  • Demander précisément comment elle va gérer les pleurs de mon bébé, par exemple et si l’autre bébé réclame aussi son attention ou si c’est au moment du repas et qu’il refuse de manger (ou après et qu’il râle possiblement par faim)
  • Demander précisément comment elle va gérer l’endormissement de mon bébé, qui s’endort habituellement aux bras en 10 minutes environ, avec ses autres enfants gardés
  • Demander si elle accepterait de le porter pendant une partie de la journée en cas de besoin, et comment elle gèrerait concrètement cette situation (avec sa manière de le porter, avec la gestion des autres enfants)
  • Vérifier que ça ne l’horripilera pas de me voir consoler le bébé en lui donnant le sein lors de l’adaptation (et tester son avis vis à vis de l’allaitement, qui selon les gens peut être la cause de tout et n’importe quel problème de comportement ou santé du bébé)
  • Imposer 2 (voire 3) semaines d’adaptation
  • Lors de l’adaptation, être là en permanence les deux premiers jours (au minimum), puis faire déposer le bébé par le papa et arriver ensuite pour lui tenir compagnie et gérer toutes les nouveautés
  • Lui donner une liste où j’aurais inscrit un maximum de choses que le bébé aime/n’aime pas, pour penser à en discuter avec elle
  • Indiquer que je refuse qu’elle fasse des bisous dès le départ « parce qu’elle fait des bisous » (ce que le Béluga n’appréciait pas forcément), je préfère qu’elle commence par des sourires seulement les premiers jours (tout plein de sourires, le Béluga adore. Et les bijoux brillants aussi. Et le vernis… Un futur homme à femmes ?)
  • Indiquer que, quand je suis là, je refuse qu’elle prenne le bébé dans les bras si je ne le sens pas d’accord
  • Indiquer que je souhaite que, quand je suis là, elle me le rende s’il pleure, même s’il est dans ses bras
  • Edit : Avoir en tête le compte-rendu de cette conférence d’Olivier Gilly sur les crèches Pikler-Loczy et sur l’accompagnement du très jeune enfant

Et ce que je ferais vis à vis du bébé : m’en séparer pendant 1h, puis 2h, puis une demi-journée en le laissant à une personne qu’il connait déjà bien (son père ou ses grands-parents) ou une personne très maternante (par exemple une des gentilles mamans du réseau LLL), avec pour instruction qu’ils n’hésitent pas à le promener dehors en porte-bébé – situation très calmante pour lui depuis toujours.

En épilogue, cette semaine a eu lieu une nouvelle adaptation du Béluga, maintenant âgé de 16 mois (nous ne pouvions plus nous permettre de mettre l’intégralité de mon salaire dans la garde du Béluga). A mon grand regret, je n’ai pu avoir qu’une semaine d’adaptation, que j’ai découpée ainsi :

  • Le premier jour, environ 2 h, avec moi, seulement pour jouer
  • Le deuxième jour, environ 3 h, avec moi, avec un change et un repas effectués par moi
  • A partir du troisième jour c’est Doudou qui amenait le Béluga et j’arrivais au moment de l’endormir lors de la sieste du matin (lors des 2 premiers essais de siestes avec la nounou, il a réussi à s’endormir mais s’est réveillé inquiet au bout de 5 minutes et a refusé de se rendormir), puis je restais en retrait, n’intervenant qu’en cas de stress du Béluga ou pour échanger des commentaires avec la nounou
  • La semaine prochaine, j’essayerai de rentrer le plus tôt possible afin de lui faire des journées courtes – les journées vont sans doute être difficiles car il va probablement peu dormir et que, fatigué, il est très grognon. Edit : la suite de cette adaptation est résumée à la fin de cet article, et ça s’est bien passé :).

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Mon sac à langer

Je trouve les sacs à langer du commerce moches et chers en général, et j’ai un joli sac en tissu (marque Tara Jarmon) assez grand mais sans poches intérieures.

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 J’ai donc décidé de personnaliser ce sac avec l’aide de ma mère, qui a cousu une pochette à deux poches et trois pressions pour l’attacher au sac.

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Je glissais dans la grande poche le tapis à langer roulé avec son lange et une couche neuve.

20130818-4Et dans l’autre poche :

  • un flacon de liniment
  • des carrés de coton jetables (on nous avait dit d’en acheter pour nettoyer les narines du Béluga, bof bof, on les utilisait plutôt pour lui essuyer les fesses)
  • un body propre (parce que le Béluga avait tendance à faire des selles peu fréquentes mais énormes).

20130818-5Le premier problème, c’est que des objets se glissaient entre la pochette et la paroi du sac où elle était pressionnée : j’avais donc du mal à trouver ce que je voulais dans le sac. J’ai alors remplacé la pochette pressionnée par un petit sac en tissu (ci-dessus).

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Le second problème, c’est qu’avec ce contenu, les faibles pressions de mon sac ne fermaient plus. J’ai donc épinglé deux rubans et je les nouais pour le fermer, mais je n’aimais pas trop ça car il était facile de glisser une main dans le sac pour subtiliser des affaires (ce qui n’est heureusement pas arrivé). Je me suis donc mise en quête d’un autre sac. J’aurais bien tenté la pochette-sac à langer La bougeotte qui a l’air très pratique, mais les coloris alors disponibles ne me plaisaient pas.

Pendant un temps, j’utilisais tout simplement un grand sac en tissu Biocoop, simple et efficace mais qui me donnait l’air d’une hippie – ce que j’assume en été seulement.

Puis j’ai enfin trouvé le sac qui me convient : le sac à langer Tokyo Béaba, qui offre une grande contenance mais un volume acceptable sous le bras, des poches bien conçues et un imprimé à la fois joli et facile à associer. Le sac est vendu avec un tapis à langer (que j’utilise), des attache-poussette, une pochette à tétine, une petite pochette pour linge humide et une pochette isotherme (que je n’utilise pas). 20130818-11

Edit : Le sac à langer Amanda de Babymel a l’air bien aussi (et la boutique Lili Nappy propose un très beau choix d’articles de puériculture bien pensés), de même que les grands sacs à langer en plastique recyclé et simili cuir de la série Neckline de Lässig.

Mon sac contient toujours de quoi manger et boire (une habitude que j’ai depuis toujours) pour le Béluga et pour moi :

  • une gourde en inox Biocoop (l’eau qu’elle contient peut aussi servir à imbiber des lingettes lavables ou rincer des mains)
  • une petite pochette en tissu (pour bentô) contenant de quoi faire grignoter le Béluga : une cuillère à expresso, un bavoir à nouer (les patrons de bavoir &HOP ont l’air top aussi), une mini boîte remplie sur le moment en fonction du contenu des placards (par défaut, du pain des fleurs), un fruit
  • pour moi, un fruit et du chocolat sous forme de tablette ou de Sesamini chocolat. Et si je veux me/nous faire plaisir, j’ajoute une briquette de Caprice riz coco.

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Pour le change j’emporte :

  • deux couches lavables (au début, une lavable et une jetable),
  • un petit sac plastique pour stocker la couche sale, serré dans le tube d’un petit rouleau de papier toilette
  • une pochette transparente avec : quelques lingettes lavables et un petit pot d’huile de coco en cas de rougeurs sur le siège. Cette pochette contient aussi quelques dosettes de sérum physiologique, quelques dosettes de Camilia, quelques mouchoirs en papier, un suppositoire de Doliprane et quelques petites serviettes en tissu (pour les mains sales).

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J’emporte aussi un parapluie pliant de couleur claire (bleu ciel) pour servir de parapluie ou d’ombrelle. Et encore :

  • L’hiver : un bonnet, un poncho, une petite couverture en polaire
  • L’été : un chapeau, de la crème solaire pour bébé, un brumisateur, un éventail, un mini drap. Et, si on va au parc : un sac en tissu avec un petit seau (ancien pot de 1 kg de choucroute), un petit ballon, et pour pouvoir jouer à l’eau, un change complet et une petite serviette de bain en microfibre.

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Si besoin, j’ajoute quelques jouets, un mini porté-bébé hamac Tonga (écru, en coton bio, taille S) et éventuellement un siège nomade Totseat. A ce stade, le sac ne ferme plus ! J’utilise alors un sac en tissu Biocoop pour y mettre l’excédent et j’assume mon look de chameau qui porte un bébé et deux sacs… mais qui a les mains libres pour bouquiner.

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La trousse de toilette du Béluga

Les composants de la trousse de toilette du Béluga sont disposés dans différents endroits de la maison :

Dans ma trousse de toilette :

  • Des ciseaux à ongles The Body Shop (j’ai confiance en ces ciseaux donc je les utilise pour le Béluga, depuis ses 15 jours)
  • Une brosse pour visage Muji (au départ achetée pour moi et qui lui sert actuellement de brosse à cheveux)
  • Des cotons tige (j’assume être à l’aise pour me et lui nettoyer les oreilles avec). Édit : j’utilise désormais un proximité en bambou.

A côté de la baignoire

  • Pendant la première année, un flacon pompe de gel douche Mixa bébé provenant d’une boîte cadeau de naissance, que j’ai utilisé car son odeur rappelait de bons souvenirs au papa, et maintenant un tube de Crème lavante Corps et cheveux Weleda bébé
  • Une sortie de bain (une serviette éponge carrée avec capuche)
  • Des récipients, jouets et livres de bain en plastique, rangés dans un filet à ventouses (super pratique !)
  • Un pot (il sait qu’il est là, il l’utilisera quand il en aura envie)

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A côté de la zone de change :

  • Les premiers temps, un flacon de liniment. J’ai progressivement abandonné le liniment quelques semaines après la naissance (une fois le méconium évacué) car je me sentais plus à l’aise avec de l’eau toute seule (j’aurais peut-être fonctionné différemment avec un bébé fille).
  • De l’huile de coco dans un petit pot ou de l’huile d’avocat dans un petit tube (les deux huiles que je trouve les plus hydratantes, quand elles sont de qualité alimentaire)
  • Une tube de crème pour le change Weleda en cas de rougeur persistante. Édit : La crème pour le change de Weleda n’est pas végane en fait, elle contient de la graisse de mouton et de la cité d’abeille !! Il faut que j’en trouve une autre !
  • Un petit rouleau de papier toilette pour faire un premier nettoyage en cas de selle – je jette alors ce papier dans les WC avec le voile de protection de la couche
  • Des lingettes en tissu, à humidifier au robinet (si j’étais une maman chic, je les humidifierais avec de l’eau florale stockée dans un mini flacon pompe)
  • Un petit sac imperméable pour stocker les lingettes et couches sales
  • Un matelas à langer couvert d’un lange ou d’une serviette éponge
  • Un stock de couches, inserts et voile de protection
  • Et un jouet pour que le Béluga se tienne un peu immobile pendant qu’on le change…

Dans la trousse à pharmacie :

  • Des dosettes de sérum physiologiques (à acheter en maxi paquets)
  • Un paquet de mouchoirs jetables ou un fond de rouleau de papier toilette
  • Des dosettes de Camilia. Édit : je remplace maintenant une dosette de Camilla par une tetée.
  • Une boîte de suppositoires de Doliprane pédiatrique, adapté à son poids.
  • Un flacon de sirop Calmosine. Édit : existe maintenant eb dosettes.
  • Des sachets unidoses de pommade Cicatryl
  • Une boîte de suppositoires de Coquelussédal
  • Un pot de vitamine D et sa pipette de 2 ml. Édit : pour le Pinto j’ai remplacé par du Sterogyl.
  • De quoi fabriquer un médicament magique (mini flacon de sirop de menthe, pipette de 2ml, mini boîte pour y pipeter le sirop éventuellement mélangé à un vrai médicament)

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Lors de la Greenpride 2012, aux couleurs de Bio Consom’Acteurs

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Bravo à ceux et celles qui ont tout lu et bon dimanche ! Lors du prochain article sur le Béluga, on parlera diversification :

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