Archive | septembre, 2013

Le Béluga, de 6 mois à 1 an

29 Sep

Bonjour !

Voici la suite de mes aventures avec le Béluga. Au menu de cet article : la fameuse diversification alimentaire, une période souvent anxiogène et pour laquelle les diktats changent régulièrement.

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Avant de commencer, voici un petit résumé de ce qui m’a marqué entre les 6 mois et les 1 an du Béluga – ce qui me permet de rappeler que ces articles sur le parentage ne sont que le récit de ma propre et modeste expérience, qu’ils peuvent être une source d’inspiration mais rien de plus.

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Résumé des 6 à 12 mois

Quand le Béluga a eu 6 mois, Doudou a souhaité qu’il dorme dans sa chambre. Si j’avais été seule j’aurais bien continué le cododo, mais j’étais d’accord pour essayer. Nous avons donc remis la barrière amovible de son lit à barreaux et l’avons déplacé dans sa chambre.

C’était aussi l’occasion d’essayer d’enfin mettre en place un rituel pour l’endormissement du soir (autre que : Maman se couche à côté du Béluga et le fait téter jusqu’à endormissement avant de se lever tout doucement pour profiter un peu de sa soirée). Ce qui a fonctionné pour nous : on fait téter le Béluga dans sa chambre, avec Doudou assis à côté (sur un lit banquette dans sa chambre), jusqu’à ce qu’il accepte de passer dans les bras de Doudou qui lui lit un livre (je sors à ce moment-là en disant bonne nuit et en m’éclipsant rapidement) puis le laisse jouer à éteindre/allumer la lumière (lampe Knubbig Ikea, qui éclaire moins fort que le plafonnier) puis, quand le Béluga ne rallume plus, le berce jusqu’à ce qu’il soit encore éveillé mais tellement calme qu’il peut le poser dans son lit (éventuellement en le rassurant avec la main posée sur le bas de son dos), le couvrir et sortir doucement.

Pour préciser le contexte : depuis ses 3 mois environ, Doudou endort le Béluga pour la sieste. Et au début de la mise en place de ce rituel, quand je partais, le Béluga pleurait : 30 secondes, puis 10 secondes au bout de quelques jours, puis plus du tout, puis souvent il allait de lui-même dans les bras de son père pour l’histoire.

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Côté développement psychomoteur, j’ai eu l’impression d’une accélération des acquisitions à partir des 6 mois. C’est aussi à partir de cet âge qu’il a commencé à draguer dans le métro. Un an après, sa stratégie n’a pas changé : quand il entre dans la rame, il repère les femmes, si possible jeunes (par défaut, les hommes conviennent aussi, s’ils sont souriants). Il les regarde par en-dessous en souriant et attend qu’elles sourient en retour, ce qui le met en joie. Et si elles restent plongées dans leur bulle ? Il émet des petits bruits pour attirer leur attention ! En grandissant, sa stratégie de séduction s’est étoffée de « au ‘voir » avec signe de la main quand on sort de la rame, « ayou » en montrant ses chaussures (il est fier de ses « ayou »), « ye » en montrant ses yeux (et variantes avec les autres parties du corps) et clins d’oeils (les deux yeux simultanément). On a un futur Don Juan je crois !

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C’est aussi une possible future commère, car il adore se poster à la fenêtre pour observer ce qui se passe dans la cour (ici vêtu d’un pyjama Frugi, qu’on adore, et d’une veste fourrée).

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Je continue de le porter avec bonheur, toujours en écharpe croisée devant. J’ai investi dans un manteau de portage (à propos de portage, voici un best of des meilleurs articles de blog sur le thème du portage). Le manteau de portage, c’est un budget, mais quand on porte régulièrement je trouve qu’il est extrêmement rentable : je l’ai utilisé tout l’hiver, avec ou sans le Béluga (il suffit de dézipper l’insert de portage).

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Au chapitre des vêtements spécial parentage, j’ai aussi investi dans une robe d’allaitement à mettre pour un mariage puis pour les fêtes de fin d’année, histoire d’allaiter tout en étant chic.           20130929-11

Et à propos d’allaitement, le Béluga n’a plus besoin d’avoir systématiquement le sein pour se calmer lors des (très rares) trajets en voiture dans le cosy : on le remplace par une tranche de pain des fleurs ou un morceau de baguette (en plus des jouets évidemment). Ouf, je n’ai pas créé un bébé ingérable en me contorsionnant pour l’allaiter les premiers mois quand il crisait dans le cosy… D’ailleurs, ces crises ont quasiment disparu depuis qu’il est passé dans un siège auto face à la route, qui est peut-être plus confortable et lui évite peut être un mal au cœur.

Mais parlons plutôt diversification :     20130929-18

Ah les jouets ne se mangent pas ? Et la betterave crue ?

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Les premiers mois de la diversification du Béluga, ça ressemblait surtout à du mâchonnage et de la léchouille. Mais l’observation de ses selles montrait que, contre toute attente, il avalait malgré tout des morceaux !

J’avais anticipé longtemps avant cette période clé, notamment en écumant les livres dédiés à la diversification bio. Je vous lire donc mon panorama des ressources disponibles sous forme de livres ou de sites internet, puis les ustensiles et aliments favoris de la diversification du Béluga.

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Livres de cuisine pour maman et bébé

De nombreuses maisons d’édition proposent des livres sur la cuisine bio pour maman et bébé… et leur message varie du tout au tout ! Entre les livres fondés sur l’expérience d’une seule personne, les livres complètement hippie qui recommandent de nourrir un bébé au lait de chèvre et de châtaigne et les livres qui affirment la nécessité de consommer de la viande, jusqu’à très récemment la littérature sérieuse pour la diversification des bébés bio végé était pour le moins pauvre.

Je vous fais ci-dessous un petit tour d’horizon des livres que j’ai vu, classés par maison d’édition. Le code couleur vous indique, en rouge ou orange les livres que je n’ai pas aimé, en vert ceux qui m’ont plu, en bleu ceux que je n’ai pas eu l’occasion de lire. Au final, je recommande l’achat de deux livres : les deux qui sont situés à la fin de cette liste.

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Éditions Marabout : Mon livre de recettes pour bébé de Jenny Carenco

Mon avis : Un gros livre, ni bio ni végé, mais agréable à feuilleter pour se donner envie de cuisiner des repas pour bébé.

monlivrederecettespourbebeL’auteure est maman et s’appuie sur les conseils du Dr Jean Lalau Keraly, pédiatre et nutritionniste. Le grand livre à couverture plastifiée est découpé en 5 chapitres : les premières compotes et purées, les premiers déjeunes et premières douceurs, les premiers diners, les premiers déjeuners et dîners de grand, F.A.Q.et nutri-zoom. Chaque chapitre commence par un petit texte du pédiatre, chaque recette est illustrée par une grande photo colorée et le ton est volontairement humoristique tout en donnant un maximum de conseils pratiques.

Les recettes sont parfois très simples (compote de pommes contenant juste des pommes) ce qui rend ce livre plutôt adapté à ceux qui n’ont pas du tout l’habitude de cuisiner.

La logique proposée est traditionnelle : proposer de la viande, donner des laitages, terminer le repas par une touche sucrée. Les recettes ne donc sont pas spécialement végé : la moitié des recettes de déjeuners contiennent de la viande ou du poisson, les produits laitiers sont très souvent utilisés même s’ils sont faciles à remplacer (crème végétale pour la crème, margarine ou huile pour le beurre, le parmesan par du parmesan végétal).

Certaines recettes conseillées pour les premiers repas contiennent des fruits exotiques ou des produits laitiers, ce qui va à l’encontre des recommandations habituelles.

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Éditions Vigot : Mon bébé mange bio de Solveig Darrigot-Dartinet41sc1KZER5L._

Mon avis : Végé, passe ton chemin ! Attention, ce livre a le même titre que celui publié aux éditions Soliflor !

L’auteure est diététicienne, mais visiblement pas ouverte au végétarisme. La majorité des recettes de ce livre sont végétariennes mais dès que l’âge le permet les recettes incluent de la viande. Quasiment aucune recette ne convient aux végétaliens.

C’est donc une grosse déception, car j’adore les photos de Myriam Gauthier-Moreau. A noter, dans la même maison d’édition, le livre « Recettes bio pour futures mamans », des mêmes auteures, où de même les viandes semblent incontournables et où il n’y a pas un mot sur leur impact écologique.

 

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Éditions Soliflor  :  Mon bébé mange bio d’Aude Lafaitmonbebemangebio

Mon avis : Les conseils nutritionnels de cet ouvrage ne sont pas fiables. Ce livre peut cependant être une source d’inspiration pour ceux qui cherchent des recettes basées sur des ingrédients « alternatifs ». Attention, ce livre a le même titre que celui publié aux éditions Vigot !

La partie « Mes essentiels » qui début ce livre est conçue comme une synthèse nutritionnelle qui liste notamment les quantités de nutriments nécessaires par jour et les quantités présentes dans certains aliments. Ce qui me gène en premier, c’est le parti pris d’éviter toute mention de viande hormis le poulet et le poisson, des huiles riches en acides gras saturés (huile de coco, beurre de cacao) et de manière générale de se focaliser sur certaines aliments qui sont sans doute ceux que l’auteur apprécie à titre personnel. Elle dit dès le départ que ce livre est le résultat de son chemin personnel, mais dans ce cas il ne devrait pas contenir cette partie qui se veut objective. Mais ce qui m’embête encore plus, c’est qu’il y a de vraies erreurs, comme la mention d’une vitamine K, dont on sait depuis longtemps qu’elle correspond aux oméga 3 ; la nécessité de compléter les protéines végétales par des protéines animales, alors qu’on sait qu’il faut plutôt compléter céréales et légumineuses pour avoir tous les acides aminés permettant de construire nos protéines ; la présence d’aliments d’origine végétale, comme les graines germées, parmi les sources de vitamine B12 ! Et là ça peut causer de gros problèmes pour les végétaliens qui voudraient utiliser ce livre comme principale source d’information.

La deuxième partie est intitulée « Mes recettes » et elle constitue la grande majorité du livre.  Elle traite de l’alimentation pendant la grossesse puis des plats/entrées, des petits déjeuners, des desserts/goûters, des boissons, des pique-niques et des repas minute, avec des sous-parties par âge du bébé. Je trouve ce découpage pratique. Les recettes font la part belle aux ingrédients « alternatifs » : ortie, graines germées, quinoa, tofu, châtaigne, tahin… Les recettes sont parfois émaillées d’informations nutritionnelles, que je ne trouve pas plus pertinentes que dans la première partie du livre (le quorn contiendrait des « microprotéines », ce qui est une erreur grossière). Enfin, les « repas minute » sont totalement inutiles (les recettes sont du type : achetez des raviolis tout prêts et servez-les avec des pousses d’épinard) et il n’est pas toujours indiqué qu’il faut faire bouillir l’agar au moins 30 secondes dans un liquide pour qu’il gélifie.

Le livre est égayé de petits dessins gentiment humoristiques avec des loups comme personnages.

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Éditions La Plage : Recettes bio pour mes enfants d’Anne Brunner

Mon avis : Comme le titre l’indique, le livre est destiné aux enfants, pas aux bébés.

Ce livre est plutôt tourné vers l’alimentation des bambins déjà diversifiés, je compte donc le lire plus tard. Cette super maison d’édition ne propose donc pas pour le moment de livre consacré à la diversification alimentaire.

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Éditions Anagramme : L’alimentation bio de bébé de Geneviève Hervé-Loisier

Mon avis  : Ce livre est à bannir : il est dangereux !

lalimentationbiodebebeL’auteur est conseillère en alimentation bio et maman de 6 enfants – donc ni médecin, ni diététicienne. Le livre est découpé en 5 chapitres : l’allaitement, de 1 à 6 mois, de 1 an à 18 mois, allergies et maladies, exemples de recettes.

Il y a de nombreuses choses qui me gênent dans ce livre . Certaines relèvent du mysticisme (pourquoi pas, mais c’est pas mon truc). Certaines sont à creuser (éviter les maltodextrines car ce sont des aliments transformés). Certaines sont mal dites (utiliser le terme « lait maternisé » au lieu de « lait artificiel »). Certaines sont carrément fausses (dire que les vaches laitières ont leurs besoins respectés dans les élevages bio, alors que ce n’est vraiment plus exigé pour être labellisé). Certaines me donnent vraiment la nausée (conseiller de manger une soupe de carpe pour éviter les baisses de lactation, dire que le lait de vache est un don de l’animal : qu’en pense le veau, qui ne boira JAMAIS le lait de sa mère et sera envoyé à l’abattoir après avoir vécu enfermé dans une minuscule cage ?). Et il y a des choses pour lesquelles je peux à peine croire qu’on ait autorisé à les publier :

  • Considérer qu’il faut absolument arrêter d’allaiter au plus tard à 20 mois, sinon le bébé risque d’avoir des problèmes de séparation. Avec comme justification (tenez-vous bien) : « une amie m’a expliqué qu’elle avait été allaitée jusqu’à 2 ans et demi et qu’elle l’avait mal vécu ». Je rêve !
  • Déconseiller les antibiotiques et les médicaments contre la fièvre ou la diarrhée pendant les premières années de bébé. Autant je suis pour modérer les prises de médicaments, autant ce conseil me parait follement dangereux !
  • Recommander une recette destinée à remplacer le lait maternel ou artificiel chez les nourrissons : à base de riz complet, de sucre intégral et de salive. Incroyable ! Et incroyablement dangereux !

Bref, je me demande comment un éditeur a pu prendre la responsabilité de publier ce livre !

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Éditions Terre Vivante  : Les premiers repas bio de mon bébé de Julie Balcazar

Je n’ai pas réussi à trouver ce livre, il ne semble plus disponible à la vente à l’état neuf. Dommage car il semble proposer des stratégies selon la saison, être validé par un pédiatre (aussi homéopathe) et être utilisable par les végé.

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Éditions Terre Vivante : Mon bébé bio de Ralf Moll et Ute Schain-Emmerich

monbebebioMon avis : Je ne peux pas recommander ce livre car je le trouve trop inégal.

Les auteurs sont tous les deux nutritionnistes. Le livre est découpé en 5 chapitres : la grossesse, de 1 à 6 mois, après 6 mois, les aliments industriels et les infections (mais pourquoi ce chapitre hors-sujet ?). A noter, dans ce livre, « sevrage » signifie « diversification ».

Ce que j’aime dans ce livre : il évoque l’équilibre acido-basique de l’organisme, il cite des sources de calcium (sans bibliographie hélas), une liste indicative d’aliments pouvant interférer avec l’allaitement, une liste des aliments à éviter a priori lors de la diversification. Il propose d’ajouter aux purées et bouillies un mélange de purée d’amande et de purée de sésame (en préparant un pot à l’avance avec 1 cuillère à soupe de purée d’amande pour 1/2 cuillère à café de purée de sésame). Et il titille ma curiosité en citant le bottrunk, une boisson fermentée contenant des bactéries lactiques (comme le yaourt).

Ce que je n’aime pas du tout dans ce livre : il invoque l’énergie lumineuse des aliments pour justifier que les aliments bio sont meilleurs, il propose de complémenter au lait de jument ou de chèvre à la place de lait artificiel (à ne pas faire !!), il conseille de laisser au moins 2h30 entre chaque tétée, il déconseille a priori d’utiliser l’eau du robinet pour l’alimentation de bébé, il est incohérent dans la gestion des aliments allergènes (conseille d’éviter le blé et les noisettes mais recommande l’amande et le sésame), il conseille de donner des graines germées sans préciser comment, il propose d’ajouter du lactose aux repas.

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Éditions Eyrolles : Mes recettes bio pour bébé d’Emilie Hébert

Je n’ai pas eu l’occasion de lire ce livre, mais Famille vegan l’a adopté, alors n’hésitez pas à lire son avis.

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201461115242Éditions Soliflor  : Nutrition gourmande autour de la naissance de Françoise De Keuleneer

Je n’ai pas lu ce livre mais les conseils et recettes semblent basés sur des études scientifiques.

Visiblement l’auteure a dédié un chapitre aux plats végétariens et un aux plats avec poisson/viande.

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legrandlivredebebevegeGuy Saint-Jean éditeur : Le grand livre de bébé végé de Carol Temperley

Je n’ai pas acheté ce livre car, aussi complet qu’il semble être, il est uniquement fondé sur l’expérience d’une maman avec son bébé, sans validation d’un professionnel.

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Éditions Alternatives : Petit végétarien gourmand de Marie Laforêt et Ludovic Ringotpetit-vegetarien-gourmand

Mon avis : Un livre de référence, incontournable pour connaître les recommandations officielles françaises pour la diversification des bébés végés.

Les auteurs sont Marie Laforêt, créatrice culinaire et photographe, et Ludovic RIngot, cadre diététicien.

Je ne vous mets pas d’analyse détaillée car ce livre a déjà été très bien présenté sur le blog de Marie Laforêt et sur le blog Enfants et bébé végé. J’aime l’avoir chez moi et le relire régulièrement.

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Éditions La Ligue Leche : Mon enfant ne mange pas du Dr Carlos Gonzalez

Mon avis : Un livre incontournable, que tous les parents devraient lire pour penser l’alimentation de leur enfant. Ce livre remet en place toutes les recommandations qu’on nous assène.

mon_enfant_ne_mange_pasL’auteur est pédiatre et président de l’ACPAM (Associació Catalana Pro Alletament Matern). Bien que l’auteur soit personnellement très favorable à l’allaitement, ce livre génial traite aussi de l’alimentation au biberon et de l’alimentation des enfants qui ne boivent plus de lait depuis longtemps.

Un court article du même auteur résume quelques idées clés. Cet article sur le site collaboratif des Vendredis Intellos cite certains passages du livre. Je ne peux pas vous résumer le contenu de ce livre si riche et éclairant. Mais s’il ne fallait citer que quelques pages du livre, je suggère l’épilogue, qui nous met, nous adulte, dans la tête d’un enfant alimenté de la manière traditionnelle. Tellement de choses deviennent alors évidentes !

Ce livre peut être acheté sur le site de LLL et, honnêtement, même si vous êtes anti-allaitement, ne vous en privez pas : il vaut chaque centime de son prix et de ses frais de port.

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Autres ressources pour la diversification

Cette étude (en anglais) montrant l’importance pour ses goûts futurs des saveurs découvertes par la bébé lors de la grossesse, de l’allaitement et de la diversification. Cet article (en français) donne le même message. Ceci dit, je trouve important de ne pas trop se stresser : nos goûts peuvent évoluer à tout âge, pas besoin de forcer les bébés à manger des légumes verts. D’ailleurs, le Béluga n’en mange quasiment jamais ! En fait, il mange assez peu de légumes à part la betterave. Par contre il engloutit les fruits. Et après tout, les fruits frais aussi apportent des fibres et des vitamines. Et ce qui est aussi très important pour sa future attitude face à la nourriture, les repas ne sont pas une situation de conflit. On continue à lui proposer des légumes sous différentes formes, à en manger devant lui, et je suis sûre qu’un jour il sera tenté de les goûter puis qu’il les appréciera. Cette étude me conforte dans cette opinion… et au final donne envie de me pencher sérieusement sur la méthode de parentage Pikler-Loczy.

Le chapitre Alimentation et le tableau d’introduction des aliments du Mieux vivre (guide officiel du parentage au Québec) est une excellente base. On peut aussi trouver sur le site Cubes et petits pois de grands tableaux d’introduction des aliments, avec un rappel sur leur saisonnalité.

Côté exemples vécus, voici un témoignage de diversification végétalienne sur l’excellent blog Enfants et bébés végé, un témoignage (en anglais) sympa et pratique ainsi qu’un beau témoignage de cheminement sur la diversification et l’alimentation d’un bébé.

Le site Diversification alimentaire – alimentation consciente m’a beaucoup aidée pour me libérer des a priori sur la diversification et oser faire comme je le sentais au fond de moi.

Enfin, pour les questions personnalisées, je recommande chaudement Christelle Piatti, diététicienne spécialisée dans le suivi de la diversification des bébés. Je ne suis pas la seule à l’apprécier.

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Mes ustensiles pour la diversification alimentaire

Voici les ustensiles qui m’ont été utiles, en sachant qu’on a pratiqué une diversification un peu au pif, entre diversification classique et Diversification Menée par l’Enfant. La DME est une méthode de diversification qui fonctionne particulièrement bien avec l’allaitement à la demande, puisque l’enfant a les mâchoires musclées par la succion du sein, qu’il est habitué aux goûts variés du lait maternel, et que les parents sont habitués à ne pas mesurer le volume ses apports nutritifs ni leur fréquence.

Voici.

Récipients à bouillies et solides

20130929-17J’ai une assiette creuse (assiette à bord Small d’Onyx, en inox) et surtout un bol à ventouse (plastique). Avantage de la ventouse : reste en place lorsque le bébé la cogne (in)volontairement donc particulièrement pratique en diversification menée par l’enfant ou quand l’enfant apprendra à manger seul. Il faut que je trouve une grande ventouse double face pour fixer mon assiette en inox à la table…

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Couverts
J’ai plusieurs cuillères à expresso/moka (en inox). Ce sont des cuillères assez petites pour être tenues par le bébé. On peut aussi utiliser des mini cuillères à verrine en inox ou en bambou (longueur : 9 cm, vendues comme étant jetables), les cuillères en plastique des coquetiers Cico Alessi, les cuillères en plastique Holle ou les cuillères en plastique  2ème âge ergonomiques Béaba.
Avantage : taille adaptée à la bouche du bébé et manche court minimisant la portée des projections de purée (mais du coup ne permettant probablement pas de racler facilement le fond d’un petit pot).
Il est utile de prévoir 2 cuillères par repas, pour que le bébé joue avec une et qu’on utilise l’autre pour lui proposer à manger.

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Récipients à liquide

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La vaisselle du Béluga (qui a maintenant 2 ans), placée à sa hauteur afin qu’il puisse aller la chercher lui-même

  • Un petit verre : Vu le prix, je n’ai pas encore osé en acheter en inox, donc j’utilise ma vaisselle de pique-nique en plastique lavable. Edit : J’ai maintenant acheté, toujours sur le super site sans-bpa.com, le set vaisselle inox enfant de Untangledliving (motif gecko), qui comprend un petit gobelet, un petit bol, une assiette et deux couverts, et j’en suis ravie ! Il utilise dès maintenant le gobelet et le petit bol. Pour l’assiette et les couverts, ce sera un peu plus tard. C’est une belle idée de cadeau de naissance à des jeunes parents écolo !
  • Une tasse à bec anti fuite (pour éviter que l’eau coule dès que la tasse est inclinée) avec capuchon fixé (pour ne pas que le bec se salisse dans le sac à langer et pour ne pas perdre le capuchon). J’utilisais au départ la tasse Avent, malheureusement tout en plastique mais la seule à combiner tous ces avantages. Il faut prévoir de racheter régulièrement des becs car les recoins du bec anti fuite favorisent le développement des microbes et sont difficiles à nettoyer. Avantage par rapport à un biberon : le bec est assez dur, donc même si le bébé l’écrase pour jouer, l’eau ne sort quasiment pas. Edit : J’utilise maintenant une gourde/tasse à paille anti-fuites Nuby 355 mL, plus facile à nettoyer et tout aussi pratique pour le Béluga (en plus, le capuchon protège-paille peut être ouvert par l’enfant tout seul et on peut racheter des pailles si besoin).

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Protection anti taches

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  • Pour la protection du bébé, j’ai des bavoirs en tissu, soit à pression soit à nouer (merci Grenouille !). On a aussi utilisé le bavoir à poche amovible Babysun. Pour les mamans couseuses, les bavoirs &HOP de Vanessa Pouzet tout en tissu, sans noeud, ont l’air géniaux.
  • Pour la protection du sol, il faut tapisser la zone sous la chaise avec du papier journal, une toile cirée, ou accepter de nettoyer le sol après chaque repas jusqu’à ce que l’enfant ait au moins deux ans… On ne s’est finalement pas trop servi des tabliers bavoirs (ci-dessous Kladd Prickar mais on peut aussi les faire en récup).

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Stockage et déplacement des repas

  • Plusieurs petites boîtes de conservation Kids Konserve
  • Une paille courte Onyx (le Béluga n’aspire pas assez fort pour arriver à boire avec les pailles longues)
  • Un petit sac en tissu (sac à bentô) pour rassembler le tout en y ajoutant un bavoir
  • Une gourde à compote réutilisable de Béaba… utilisée par maman car le Béluga n’aime pas les textures molles/liquides des compotes !

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.Préparation des repas

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  • Une petite casserole (inox) avec couvercle
  • Une marguerite (inox) visible sur la photo ci-dessus
  • Un écrase-purée (inox)
  • Une poêle (fonte) avec couvercle

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Chaise haute

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Séduite par le côté évolutif (chaise bébé qui peut devenir chaise pour adulte) j’ai acheté une chaise Stokke Tripp Trapp avec son kit bébé (attention, si vous achetez le kit bébé d’occasion, à ce qu’il corresponde à la chaise), achetés neufs afin d’avoir la couleur que je souhaitais. J’ai aussi un coussin Tripp Trapp assorti (acheté d’occasion).
L’inconvénient de cette chaise, c’est qu’elle n’est pas compatible avec une table plus haute que la normale. Et aussi qu’il n’existe pas de plateau qui s’y ajuste, ce qui augmente forcément un peu les possibilités de chute d’aliments et de couverts.

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Les aliments acceptés par le Béluga

Au tout début de la diversification, j’ai appliqué la règle d’introduire les aliments un par un, pour surveiller d’éventuelles réactions allergiques. J’ai également pris le parti de proposer les légumes sous forme de morceaux et sous forme de purée, et de diversifier à l’aide de bouillies de céréales plutôt que de légumes, afin de conserver un apport calorique important plutôt qu’une alimentation amaigrissante. Par contre je n’ai pas obligé le Béluga à manger des repas « complets » ou « équilibrés » au sens où on l’entend pour les adultes. Ainsi, cette diversification piochait un peu dans les techniques de les diversifications classiques, un peu dans la Diversification Menée par l’Enfant. Bref, on a fait comme on le sentait, tout en contrôlant la bonne évolution de sa courbe de poids en observant la rondeur de ses joues et, quand on allait chez le pédiatre, la courbe de taille et poids.

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Voici un reste de la première pomme du Béluga, qu’il a volée à sa mère grâce à la proximité de l’écharpe (du coup j’avais croqué la partie la plus externe, afin qu’il ne mange pas la peau)

Voici comment s’est déroulé le tout début de la diversification (sans compter les quelques morceaux de pain ‘de blé), les quelques bâtonnets de carotte crue et les quelques morceaux de pomme crues qu’il lui est arrivé de suçoter) :

  • Les 3 premiers jours, bouillie de riz aromatisée à la vanille (Favrichon baby) et préparée avec de l’eau du robinet tempérée (au lieu de lait tiède)
  • Les 3 jours suivants, bouillie et petits bâtonnets de carotte cuite à la vapeur
  • Les 3 jours suivants, bouillie et carotte ou morceaux de fenouil cuit à la vapeur
  • Les 3 jours suivants, bouillie d’avoine (Holle) et carotte ou fenouil
  • A ce stade, je considère qu’il tolère le riz et l’avoine, donc de temps en temps, je prépare sa bouillie avec du lait de riz ou d’avoine à la place de l’eau. Et je lui propose de mini galettes de riz soufflé (qui hélas contiennent un peu de sel mais sont faciles à manipuler par un bébé)
  • Les 3 jours suivants, introduction de betterave cuite
  • Les 3 jours suivants, introduction de bouillie de riz et quinoa à la vanille (Babybio)
  • Les jours suivants, essai d’introduction d’autres légumes et fruits : il déteste la courgette, les compotes, les purées en général
  • Les jours suivants, ajout d’une cuillerée d’huile (colza, olive, j’aurais volontiers testé chanvre si j’en avais) dans la bouillie
  • Ensuite, introduction de vermicelles de blé, de petits dés de tofu fumé, etc.

Voici un aperçu de ses aliments préférés de 4 à 12 mois :

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Voici un aperçu de ses repas de 6 à 12 mois :

  • Petit déjeuner : au début fruit et pain, puis pruneau et pain des fleurs, puis bouillie et fruit
  • Déjeuner : appétit très variable donc on essaye beaucoup de choses, y compris de la bouillie infantile
  • Snacks : lait maternel, éventuellement fruit (ou gâteau)
  • Dîner : légumes (betterave de préférence), féculent, parfois légumineuse (panisse ou tofu fumé de préférence), fruit

Vous pouvez voir ici et des exemples de bentô du Béluga. J’ai surveillé les apports en fer, mais sans me prendre trop la tête non plus.

Pour la vitamine B12, son apport calorique principal étant le lait maternel, je me supplémentais chaque jour et considérais ainsi que ses apports étaient remplis. A partir de 12/15 mois, quand il a commencé à manger des quantités significatives de solides, j’ai commencé à le supplémenter, en diluant une ampoule de vitamine B12 (en pharmacie sans ordonnance) dans 50 ml d’eau et en stockant ce mélange au frigo dans un ancien petit pot à épices en verre. Je lui donne le supplément à la pipette, en considérant que 1 ml = 20 gouttes (ma pipette, offerte par le pharmacien, est graduée en gouttes). Au bout de quelques jours, je bois ou je jette le reste de mélange, je lave le pot et je recommence avec une nouvelle ampoule. Mon article de référence est celui figurant sur le blog Enfants et bébés végé. Edit : Cet article du blog Maman végane liste les possibilités de compléments de B12 pour les bébés et les enfants. Edit : Avec le recul, j’aurais mieux fait de le supplémenter avec de la Veg1, pour apporter également de l’iode. C’est ce que j’ai fait pour mon second enfant, le Pinto.

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Et voici le résultat de cette diversification, qui porte le fameux surpyjama DPAM super confortable (et trop mignon car conçu comme un déguisement de chat) :

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Bon dimanche !

Bentô végétariens de fin septembre

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Bonjour !

Voici quelques bentô que j’ai dégustés ces derniers jours. Comme d’habitude, c’est végé, bio, de saison et surtout rapide à assembler. 5 à 10 minutes le matin pour la sensation de me chouchouter lors de la pause de midi… et tant pis certains matins trop speed, le démêlage des cheveux et l’hydratation du visage, ce sera dans le métro – chacun ses priorités !

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Bentô Super express

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  • Allumettes de concombre, sauce soja, quelques gouttes d’huile de sésame grillée et un soupçon de purée de cacahuète (dédicace à Taïa et à tes super sauces aux purées d’oléagineux)
  • Riz complet, tranches de saucisse végétale
  • Prunes

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Bentô Avec nori

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  • Feuille de nori (transportée sur le couvercle du bentôtafin de ne pas la ramollir) à déchirer en morceaux et à manger avec le riz, la galette de soja et les dés de concombre
  • Poire pour le dessert (pas le temps de la couper ni de la mettre dans un petit pot..)
  • Riz décoré d’un petit morceau de nori
  • Dés de concombre et graines de courge (pas besoin de sauce, la galette de soja est bien assaisonnée)
  • Tranches de pomme

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Bentô Merci Nounou

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  • Semoule de blé décorée d’une feuille de menthe
  • Lentilles cuisinées et offertes par la Nounou du Béluga
  • Carotte et fenouil poêlés puis congelés dans des moules à muffin en silicone, décongelés pendant la nuit au frigo et placés directement dans le bentôt
  • Alfalfa germé et petits bâtonnets de concombre

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Bentô Entre été et hiver

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  • Dés de melon
  • Dés de betterave
  • Soupe
  • Pain complet, houmos et salade à assembler en tartines

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Bentô Restes

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  • Semoule de blé
  • Dés de betterave
  • Dés de galettes de soja à l’épeautre
  • Alfalfa germé
  • Tranches de poire

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Riz aux blettes et curry

20130922-2Une création de Doudou (parti au départ pour un risotto) servie avec des noix de cajou pour le croustillant

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Il y a une semaine, on était à Marseille pour un mariage, ce qui nous a permis de manger un repas végé concocté par ma Maman. En entrée, un coeur d’artichaut surmonté d’une purée froide artichaut-moutarde et accompagnée de mesclun.

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Et en dessert, du riz au lait (d’amande) saupoudré de sucre de coco et accompagné de tranches de pêche jaune :

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Merci Maman et bonne semaine à vous !

Recette de cuisine durable

Le liniment oléocalcaire

15 Sep

Bonjour !

Comme vous le savez, j’aime bien transformer ma cuisine en mini labo de recherche… alors je vous propose une nouvelle rubrique sur le blog, où je partagerai mes petites expériences, sans prétention. Rien d’absolument innovant, juste mon regard curieux sur certains faits du quotidien. La rubrique s’appellera « Sciences à la maison » à moins que vous ayez une autre proposition.

Je vous propose de commencer avec un produit que j’ai découvert à l’occasion de ma grossesse : le liniment oléocalcaire. Le liniment est un produit ancien, mais actuellement très à la mode, utilisé notamment pour nettoyer les fesses d’un bébé. Comme c’est un produit simple à faire à la maison à partir d’ingrédients peu transformés, j’ai décidé d’en fabriquer avant la naissance du Béluga.

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Fabrication du liniment oléocalcaire

Ingrédients pour un flacon de 100 ml
– 50 ml d’eau de chaux (au rayon « droguerie » du magasin bio)
– 50 ml d’huile (j’ai utilisé de l’huile d’olive)

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Préparation
– Verser les deux ingrédients dans le flacon.
– Mélanger vigoureusement jusqu’à obtenir un mélange homogène.

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Petite étude du liniment oléocalcaire

Je pensais que le liniment était un simple mélange d’eau et d’huile, donc une émulsion. Et je pensais que c’est son pH élevé qui agissait comme conservateur puisqu’on peut le garder pendant des mois à température ambiante sans que des microbes ne s’y développent.

C’est en observant le flacon laissé quelques minutes à reposer avant de le mélanger (le temps de prendre la photo ci-dessus) que j’ai vu quelque chose d’anormal, une pellicule apparue entre la phase aqueuse et la phase grasse :

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En remuant un peu le flacon, j’ai vu que cette pellicule n’est pas composée de gouttelettes comme dans une émulsion, mais de paillettes solides :

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Le liniment ne serait donc pas une émulsion ? C’est là que les cours de chimie me sont revenus : des acides gras (l’huile) + une solution basique (l’eau de chaux), ça donne du savon !

Le site Oleassence le confirme et précise que dans le liniment, l’huile est en excès, c’est à dire que quand toute l’eau de chaux est transformée en savon, il reste encore de l’huile. Le liniment est donc un savon surgras.

Au fait, pourquoi appelle-t-on le liniment « oléocalcaire » ? Parce qu’il est composé d’huile (« oléo ») et d’eau de chaux, qui elle-même peut être préparée à l’aide de calcaire ou craie (mais c’est quand même plus simple de l’acheter toute prête).

L’eau de chaux est à manipuler avec précaution car c’est un produit irritant :

eaudechaux

Qu’est-ce qui est irritant dans l’eau de chaux ? Son pH, très basique, comme on peut le voir en y trempant du papier pH :

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D’après le guide de couleurs de ce papier pH, l’eau de chaux a un pH égal à 12,5. Et le liniment, n’est-il pas basique donc irritant lui aussi ? Trempons-y un papier pH : d’après la couleur, on lit une valeur de 9. C’est moins élevé que l’eau de chaux mais ça reste loin du pH neutre, qui est à 7.

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Ce qui me fait tiquer, c’est que 9 est la valeur minimale qu’on peut lire sur ce papier pH. Mon liniment a donc un pH égal ou inférieur à 9. Je retente donc la mesure avec un papier pH capable de mesurer des valeurs allant de 1 à 12 :

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Bingo, d’après ces couleurs, le pH de mon liniment serait plutôt de 7. Pour avoir une valeur précise, je fais une dernière mesure, avec un papier pH allant de 6,5 à 10 :

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Avec ce papier, le pH de l’eau de chaux est indiqué comme 10 ou plus (on a vu plus haut qu’il est de 12,5).

Pour le liniment, on lit une valeur de pH égal à 7,5. C’est quasiment un pH neutre, ce qui est intéressant car signifie que ce liniment est bien moins basique, donc moins agressif pour la peau, que je le suspectais. Serais-ce dû au fait que mon liniment a été préparé il y a un an, donc qu’il a eu largement le temps de faire sa cure (période pendant laquelle les restes de soude réagissent avec les esters) ? Pour le savoir, il faut que je refasse du liniment et que je mesure son pH immédiatement puis quelques jours après. Je vous tiendrai au courant !

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Utilisations du liniment oléocalcaire

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Le liniment sur les fesses des bébés en couches

Grâce à son pH basique (pH supérieur à 7), le liniment peut être mélangé à un produit acide (pH inférieur à 7) pour le neutraliser (s’approcher d’un pH égal à 7). C’est pour ça que le liniment est appliqué sur les fesses des bébés : l’urine, acide, peut abimer la peau du bébé. En présence de liniment, basique, le pH global devient neutre pour la peau qui a donc moins tendance à rougir.

De plus, le liniment est surgras, c’est à dire il contient de l’huile en plus du savon. J’imagine que ceci permet d’éviter le dessèchement de la peau et assure donc un confort supplémentaire pour la peau du bébé.

Et à la différence de la plupart des savons du commerce, on ne lui a pas retiré sa glycérine, ce qui le rend d’autant plus doux pour la peau.

Comme l’indique l’article Wikipedia, l’utilisation du liniment oléocalcaire n’est plus justifiée à partir du moment où l’enfant ne porte plus de couches, puisque l’urine n’a plus l’occasion de rester au contact de la peau.

Personnellement j’ai arrêté d’utiliser le liniment après les premières semaines du Béluga : il était très utile pour nettoyer le méconium (et maintenant je comprends pourquoi : c’est du savon) mais maintenant je nettoie simplement à l’eau – ou, en cas de selle, à l’eau + savon classique puis rinçage. Et dès que possible, je laisse le Béluga fesses nues un moment lors de chaque change. Je précise que le Béluga est un garçon, peut-être que si c’était une fille la situation aurait été différente ?

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Autres utilisations du liniment

L’étiquette de l’eau de chaux indique aussi d’autres utilisations comme l’apport de calcaire aux coraux des aquariums : c’est logique puisque l’eau de chaux contient du calcium. Et vu le caractère irritant de l’eau de chaux, je comprends que cette utilisation soit réservée aux aquariums, pas question d’en boire !

L’utilisation qui m’a surprise est le « démaquillage des mamans ». Cette utilisation est largement relayée sur internet, de nombreux sites vantant la douceur du liniment pour les peaux sensibles et recommandant son utilisation comme démaquillant voire comme crème hydratante ! Comment les peaux sensibles, qui cherchent un démaquillant plus doux que le savon ou les démaquillants classiques peuvent-elles supporter le liniment, qui n’est rien de moins qu’un savon qu’on ne rincerait même pas après application ? Mystère. L’article Wikipedia abonde dans ce sens en déconseillant formellement son utilisation en tant que démaquillant ou crème hydratante car il peut alors justement causer des irritations. Comment ? Parce que le liniment est supposé avoir un pH d’environ 10 alors que la peau a un pH d’environ 6. L’application de liniment peut alors « déséquilibrer le pH de la peau et de déstabiliser la flore commensale« .

Je vous incite à mesurer le pH de votre liniment pour savoir si cette précaution s’applique à votre produit – le papier pH s’achète en pharmacie (cher, sur commande), en magasin d’aquariophilie ou sur internet (le moins cher).

En tout cas, si on veut utiliser le liniment dans les soins du corps, une solution me semble de l’utiliser comme nettoyant/démaquillant/savon à rincer impérativement, au minimum à l’eau mais pourquoi pas avec une solution un peu acide afin de rétablir le pH de la peau si le pH de votre liniment est loin de 7 (le site Oleassance donne une liste d’eaux florales, à pH acide, qui peuvent alors être utilisées). Ça me donne envie de tester l’utilisation de mon reste de liniment comme gel douche ou comme savon liquide pour les mains… Ça semble effectivement utilisé par certain(e)s, mais si ça marche, pourquoi est-ce que tout le monde ne fabrique pas son propre savon liquide à base de liniment ? Parce que ça ne mousse quasiment pas ?

Voilà mon petit tour sur le liniment oléocalcaire. Et vous, vous en pensez quoi ?

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Bon dimanche !

Repas végétariens de début septembre

8 Sep

Bonjour !

C’est la rentrée, on reprend les bentô. J’ai aussi relancé la création d’un levain. Et on a fait notre premier dîner un peu formel à la maison avec des amis depuis la naissance du Béluga. Bref, on voit qu’il grandit ! Ceci dit, nos amis sont sympa : ils ont papoté sans broncher pendant les 40 minutes où j’endormais le Béluga (depuis qu’il fait ses nuits, il prend une grosse dose de câlin et de tétée au moment de s’endormir).

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Premier dîner officiel depuis la naissance du Béluga : l’apéro

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  • M’semen aux légumes faits par la voisine marocaine
  • Olives noires
  • Courgettes marinées
  • Coeurs d’artichaut conservés à l’huile

En plat, on a fait des aubergines à la parmesane (végétaliennes) servies avec des panisses et de la salade verte. Et en dessert, une tarte aux abricots. Pas de photos, désolée !

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Bento de rentrée

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  • Betteraves, vinaigrette, graines de courge
  • Riz, filet de tofu à l’ail des ours, gratin courgettes/pommes de terre
  • Abricots, pastèque

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Poêlée façon wok

20130908-3Une co-réalisation classique de Doudou et moi : courgettes, carottes, oignons, tofu fumé, huile d’olive, sauce soja et les nouilles spécial wok de Natur Compagnie (super pratiques car cuisent directement dans le wok et sont pile de la bonne taille pour se mélanger facilement aux autres ingrédients)

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Dessert liégeois sans lait ni soja20130908-6

Gourmand’riz chocolat et chantilly végétale (réalisée avec une briquette de 200 g de crème de riz épaisse, 120 g d’huile de palme et 2 sachets de sucre vanillé)

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Pièce montée d’anniversaire

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Muffins double chocolat en version fondante (cacao et sucre remplacés par du chocolat fondu), merci beaucoup Yannou !

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Goûter gourmand de filles

20130908-7Muffins double chocolat en version sans gluten et sans fécule donc friables, mangés à la cuillère avec une petite crème réalisée avec un yaourt épaissi avec de la purée d’amande, sucré et assaisonné de mélange pour pâtisserie Cook (vanille, eau de fleur d’oranger, zeste d’orange)

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Nouvelles de la pouponnière : La deuxième semaine d’adaptation du Béluga s’est vraiment bien passée : c’est le papa qui l’amène à 8h30 et il crie 1 minute à son départ (je considère normal et sain qu’il montre une désapprobation modérée). Je viens le chercher au parc à 17h15 et le trouve absorbé dans un jeu avec sa copine M, de 3 mois plus âgée. Depuis lundi, il fait ses deux grosses siestes par jour chez la nounou, sans problème pour s’endormir, il mange plus ou moins (comme à la maison) et se laisse même changer avec le sourire !

Je suis d’autant plus soulagée que ça se passe à merveille que, comme l’an dernier, j’ai imposé le choix de la nounou à mon homme. Partant du principe qu’il ne me fallait pas forcément une nounou formée (même si une formation peut aider), j’ai laissé tomber l’idée d’une assistante maternelle pour m’orienter vers une nounou maternante avant tout. Le site Nounou nature ne proposant toujours pas de nounou disponible à temps plein, moi n’ayant pas le temps d’aller au parc ou à la ludothèque pour repérer et prendre contact avec les nounous ne laissant pas les bébés pleurer tout seuls dans leur poussette, j’ai mis une petite annonce sur le site internet de ma ville pour chercher une garde partagée. Et réfléchi à mes critères pour accepter un rendez-vous :

  • que l’autre famille ait seulement un enfant en garde (afin que le Béluga ne soit pas face à un « groupe » déjà constitué)
  • qu’elle accepte une garde partagée se déroulant plus souvent chez elle que chez nous (chez nous c’est vraiment trop petit, on ne peut pas déplier deux lits parapluie)
  • que la nounou ait l’air maternante, d’après ses réponses à mes questions, son comportement vis à vis des enfants qu’elle garde ainsi que l’attitude zen de ces enfants (le petit gardé par la toute première nounou du Béluga ne l’était clairement pas).

Et j’ai choisi au coup de coeur une maman marocaine venue avec sa benjamine, alors âgée d’un an et demi. Elle s’est arrêtée de travailler pour garder ses filles (sa fille ainée étant maintenant à l’école maternelle) et m’a assurée qu’elle s’occuperait du Béluga comme de sa propre fille, qu’elle garderait avec lui. Ok, pourquoi pas, après tout elle avait déjà l’expérience de gérer deux enfants. En plus ça promettait une relation plus simple puisqu’elle serait à la fois la nounou et l’autre famille. A voir. Mais à ce moment-là, sa fille a eu faim… et elle lui a donné le sein !! Man, I was sold. Cette nounou allaitait à la demande sa bambine, elle saurait forcément materner le Béluga, non ? Je lui ai demandé si on pourrait lui laisser le Béluga malade et comme elle s’en occuperait : elle a sorti une étole, a fait monter le Béluga sur son dos et a fait un noeud… Inespéré !

Pourtant, le rendez-vous avait plutôt mal commencé puisque cette dame parle assez bien le français mais ne le lit pas, ce qui faisait augurer une communication pas évidente. Doudou, qui aurait préféré une nounou à domicile expérimentée et « normale », ne s’est pas privé de souligner cette source possible de problèmes, en ajoutant que la différence de culture faisait que je ne pouvais être assurée qu’elle materne le Béluga comme moi. Stress pendant l’été… Et puis cette adaptation qui se passe si bien. OUF ! Point positif : elle utilise sans souci les couches lavages. Point neutre : elle cuisine omnivore mais ne force pas le Béluga à manger quoi que ce soit.

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Bon dimanche !

Recette de cuisine durable

Le Béluga, de 4 à 6 mois

1 Sep

Bonjour !

Pour cet article, voici un résumé des 4 à 6 mois du Béluga, avec la (longue) histoire de la garde du Béluga à ma reprise du travail, un topo sur mon sac à langer et un sur le contenu de la trousse de toilette du Béluga.

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Comme d’habitude dans cette catégorie d’articles « Le coin des petits« , tout ceci n’est que le récit de ma très modeste expérience personnelle. Chaque bébé, chaque parent est différent, donc à vous de piocher ce qui vous intéresse et de laisser sans remord ce qui ne vous parle pas.

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Résumé et ressources des 4 à 6 mois du Béluga

J’ai trouvé cette période une des plus délicates vis à vis de l’entourage. En effet, le Béluga était un bébé très souriant mais encore très collé aux bras, qui ne s’endormait que bercé puis posé endormi dans son lit, qui sortait en écharpe ou porte-bébé mais pas en poussette, et dont le développement moteur n’était pas encore très amorcé : pas de marche à quatre pattes, peu d’objets saisis, je ne suis même pas sûre qu’il était capable de se mettre sur le ventre.

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Normal pour son âge. Sauf qu’il avait dépassé la barre psychologique des 3 mois donc était a priori considéré par l’entourage comme « grand » bébé, c’est à dire bébé qui commence à faire des caprices, qui doit se détacher de sa maman et faire ses nuits, voire arrêter de téter. J’esquivais les commentaires étonnés et désapprobateurs, sans savoir quoi répondre pour me justifier à part  « je le sens comme ça pour le moment » et « des mamans m’ont dit que les bébés s’adaptent en quelques jours à la nounou, il n’y a pas besoin de les/nous stresser avant ». Cet article de Projet – famille en harmonie ou cet article du Dr Sears me sont utiles à lire dans les moments de doute. Je me rappelle aussi de ce que tous les passants qui observaient le Béluga en écharpe pendant mon congé maternité me disaient : « Profitez-en, ça passe tellement vite ! (Après ils n’ont qu’une envie : descendre des bras pour explorer le monde) ».

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grand_ES-Elever son enfantUne autre ressource qui m’a servie à cette période et me ressert toujours de temps en temps : le livre Élever son enfant autrement de Catherine Dumonteil-Kremer, que j’avais déjà évoqué ici. C’est une bible à lire et à relire par petits bouts, qui offre un balayage rapide de toutes les questions que peut se poser un parent sur la vie avec un bébé/enfant, propose des idées de chansons, des témoignages variés, ouvre plein de pistes et propose un riche répertoire de sites pour aller plus loin. Pour moi c’est un ouvrage de base, qui ne vieillit pas, où chaque nouvelle lecture après l’avoir oublié un moment me redonne du calme et me rappelle des bonnes idées à creuser.

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Côté promenades, on a acheté une poussette Mac Laren Quest, qui présente les avantages d’être très légère et peu encombrante, d’être utilisable en théorie dès la naissance en y allongeant le bébé, et d’être compatible avec l’ajout d’une planche à poussette Buggy Board Mini (j’espère que le Béluga ne sera pas enfant unique ^^).

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Perso, j’ai continué à promener le Béluga en écharpe, j’aime trop le sentir contre moi et ça me permet de sortir partout les mains libres et sans craindre les escaliers. J’aurais pu commencer à le porter dans le dos, mais j’ai préféré rester en croisé devant.

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Côté alimentation, on a commencé à lui donner de temps en temps des galettes de pain des fleurs sans sel, des morceaux de pain et d’autres aliments qui semblaient l’intéresser. A part ça, c’était tétée et tétée. Comme il faisait chaud en été, je le mettais au sein souvent et je veillais à boire beaucoup. Je préférais ça plutôt que lui proposer de l’eau, afin de conserver une bonne prise de poids pour lui (je ne voulais surtout pas qu’il soit mince lors de la diversification ou après, de peur qu’on associe ça au végétalisme) et une bonne lactation pour moi (pour ne plus jamais manquer de lait).

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En parallèle, j’essayais de faire des réserves de lait congelé, mais c’était peu efficace vu que je le mettais fréquemment au sein. Au cas où, j’ai donc conservé une boîte de lait artificiel Modilac Expert Riz (attention : le Rizlac contient des traces de protéines de lait de vache – peut-être que le lactose qu’il contient est issu de lait de vache ?). Edit : Il existe d’autres préparations pour nourrissons adaptés aux différents âges : Modilac expert soja, Bébé Mandorle et Prémiriz.

Une excellente ressource pour les mamans qui reprennent le travail en continuant d’allaiter est le blog A tire d’ailes qui propose de nombreuses fiches utiles (comme celle des quantités de lait à proposer au bébé), des témoignages, une revue de la littérature…

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La garde du Béluga

Quand le Béluga a eu 4 mois et demi, j’ai repris le travail. Je me considérais déjà comme très chanceuse : j’avais accouché début mai, ce qui faisait que mon congé maternité s’arrêtait juste avant les grandes vacances, d’où 2 mois de congés en plus (j’ai évité les convocations aux surveillances et corrections d’examen). J’avoue, je l’avais fait exprès : je ne me sentais pas de prendre un congé parental (peur d’être de péter un câble en étant avec bébé 24h sur 24) ni de travailler à temps partiel (situation inconnue pour moi) mais pas envie de laisser mon bébé en garde dès 2 mois et demi. Ceci dit, pour le prochain bébé (pas prévu pour tout de suite !), je songe sérieusement à un congé parental de 6 mois ou un mi-temps pendant sa première année de vie.

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Bref, pour le Béluga, la reprise a eu lieu à 4 mois et demi. Comme on n’avait pas de place en crèche, on a contacté une assistante maternelle, proche de chez nous, à qui il a fait un grand sourire quand elle l’a pris dans ses bras lors de notre entrevue, qui gardait un autre enfant de 8 mois plus âgé que le Béluga. J’étais donc optimiste, d’autant qu’on m’avait à plusieurs reprises conseillée de ne pas m’en faire, car « si la maman est zen le bébé est zen » et « les bébés font bien la différence entre chez eux et chez la nounou », donc pas de problème s’il ne connait pas le biberon et si je l’endors aux bras, la nounou l’habituera probablement en quelques jours.

Du coup,  on savait dès le départ que le contraste serait rude pour le Béluga mais on nous avait dit que c’était possible. En fait, sans doute pas en cumulant : bébé pas habitué au biberon + bébé pas habitué à être séparé de sa mère + bébé à fort caractère + adaptation en une semaine + erreurs lors de l’adaptation…

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J’ai donc commencé l’adaptation comme une fleur, en faisant totalement confiance au savoir-faire de l’assistante maternelle et à la capacité d’adaptation du Béluga car « ton bébé s’adaptera plus vite que toi à cette nouvelle situation ». J’ai vite compris ma douleur. Et la sienne.

En fait, l’assistante maternelle (qui avait un agrément, donc était certifiée compétente) était peut-être top avec des enfants, mais je ne l’ai pas vraiment trouvée compétente pour une adaptation de bébé. On a cumulé les erreurs :

  • faire l’adaptation sur une semaine seulement (on n’avait pas le choix vu qu’elle rentrait de congés fin août et que je recommençais le travail à la rentrée scolaire),
  • rester longtemps dès le premier jour (même si je ne m’absentais pas),
  • le faire s’endormir avec moi et se réveiller sans moi le deuxième jour,
  • me faire rester avec lui mais sans avoir le droit de le prendre dans les bras (là c’était particulièrement douloureux, car il ne comprenait sans doute pas pas pourquoi il devait rester loin de moi, pleurait et moi j’avais envie de pleurer et de me taper la tête contre les murs, ce qui émettait sans doute de mauvaises ondes pour tout le monde).

Et en fait, j’étais tellement persuadée que si j’étais zen tout se passerait bien que je n’avais pas réfléchi qu’il pleurerait forcément un peu, et que dès qu’il pleurait je paniquais totalement, donc que je ne serais plus zen et donc que lui ne le serait forcément pas…

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Ce qui m’a sauvé la mise : un peu par hasard, ma mère était là à cette période. Elle amenait le Béluga chez la nounou (le papa était trop occupé au boulot pour pouvoir le faire). Ça faisait une transition plus douce pour le Béluga que de passer directement de moi à la nounou, ça me permet d’éviter de l’entendre pleurer, et ça rassurait la nounou aussi à mon avis.

J’ai d’autre part utilisé ma mère comme messager pour répéter, avec ses mots, qu’il ne fallait pas forcer le Béluga à boire au biberon, que s’il buvait de l’eau il n’y avait pas à s’inquiéter – la nounou était très inquiète à l’idée qu’il n’accepte pas le biberon dès le premier jour, alors que je savais que d’une part il se rattrapait en tétant la nuit et d’autre part ce n’était qu’une question de quelques jours avant qu’il l’accepte. Mais le souci avec les crèches et les assistantes maternelles, c’est qu’elles acceptent le lait maternel en sous-entendant que l’enfant le boit au biberon dès le premier jour. Effectivement, d’après la responsable de notre PMI de secteur, que j’avais contacté en espérant rassurer la nounou, si le bébé refuse de biberon (quoi qu’il contienne) la crèche/l’assistante maternelle ne peut pas commencer l’adaptation en vue de garder le bébé ! Or cet avis dépend visiblement des PMI, du coup c’est au petit bonheur la chance… Je n’ai pas essayé d’insister car je sais que ça ne sert à rien sur ces questions atypiques où les professionnels ne reçoivent pas de formation initiale (mon expérience avec le végétalisme est que, selon les médecins généralistes, ça peut être considéré soit comme sans souci soit comme très dangereux, et qu’il est inutile d’argumenter même en montrant connaissances en nutrition et prises de sang impeccables).

Ce qui a été le point de non retour : La nounou me reprochait de faire de la vie de mon fils un paradis (en le prenant dans les bras dès qu’il semblait inquiet, en l’endormant aux bras), ce qui lui rendait la tâche complexe. En gros, ça signifiait pour moi l’obliger à avoir une vie plus dure juste pour atténuer la différence avec la nounou. C’était inacceptable pour moi, puisque c’est justement pour lui offrir la meilleure vie possible que je me fatiguais tant depuis sa naissance. Ainsi, à un moment où le Béluga s’énervait à mon sein, quand je me suis levée pour le calmer en marchant (toujours au sein) et que la nounou m’a demandé de me rassoir, j’ai senti qu’on avait franchi ma limite de tolérance.

On a décidé de faire un dernier jour d’essai le vendredi, « à la dure », c’est à dire en laissant le Béluga toute une matinée chez la nounou, pour mimer ce qu’il aurait à vivre le lundi suivant et voir si c’était supportable pour lui. Résultat après espionnage sous la fenêtre de la nounou, au parc, puis chez la nounou : le Béluga a hurlé quasiment tout le temps (il est tonique mon fils). A 13h, la nounou a essayé de faire dormir les bébés en les couchant tous les deux, en répétant « allez, fais dodo » au Béluga qui s’époumonait… Quand on l’a récupéré, il avait l’air perturbé (comme les autres jours, je pense que c’est normal en période d’adaptation) mais surtout il avait la voix  enrouée pour le reste de la journée…

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C’est là que ma mère a été un atout décisif : alors que Doudou refusait d’écouter mes réticences, attribuées à de la sensiblerie, il a accepté d’entendre un peu les arguments de ma mère, qui a eu 3 enfants et a testé à peu près tous les modes de garde possibles ( « si tu peux te payer une nounou à domicile, fais-le, c’est plus pratique pour toi, le bébé n’a pas à sortir s’il fait froid et qu’il est fatigué, et la nounou vient même s’il est malade »). En parallèle, grâce au réseau de mamans de La Leche League Paris Nord, qui m’ont soutenue pendant cette semaine terrible, j’ai entendu l’expérience d’une maman qui a vécu une situation identique à la mienne il y a quelques années. Résultat : elle avait la boule au ventre quand son fils était chez la nounou et, au bout de 2 mois, il s’est mis à complètement refuser le biberon. La nounou a alors jeté l’éponge et ça a évidemment été une galère terrible pour retrouver une nounou, en urgence, en cours d’année. Forte de cet argument, j’ai imposé à Doudou l’idée de changer de nounou en urgence (il était toujours contre).  Il a bien été obligé d’accepter car il savait qu’avec son travail prenant il ne pouvait pas vraiment m’aider à gérer la question de la garde du Béluga, et qu’on a un pacte disant « on ne peut pas à la fois dire à l’autre de faire quelque chose et lui dire comment le faire ».

Grâce au génial bouche à oreille du réseau LLL, j’ai trouvé une autre nounou, non pas assistante maternelle (aucune n’était libre) mais nounou à domicile (ce qui signifie qu’elle n’a pas d’agrément ni de diplôme particulier) et recommandée comme très douce et à l’écoute des bébés. Elle travaille dans une agence de services à la personne et était disponible pour garder le Béluga chez nous. Et là, coup de coeur : elle s’est adressée au Béluga exactement comme moi. C’est une perle de nounou. Je suis retournée au travail en sachant que lé Béluga ne pouvait pas être dans de meilleurs mains, même pas les miennes. Parce qu’elle avait l’expérience des bébés, un regard différent du mien, une patience supérieure à la mienne (elle dormait la nuit, elle ^^). Bref, j’ai profité d’un soulagement sans prix.

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Ou plus précisément, au prix de 20 euros de l’heure avant les aides de la CAF et les déductions fiscales. Mais ça en valait la peine à mes yeux, pour ce bébé si petit. Pour Doudou par contre, c’était un caprice de ma part et avec cette nounou aussi maternante que moi, le Béluga risquait fort de rester un bébé exigeant les bras à tout bout de champ. Là, ma seule réponse a été qu’évidemment la nounou veut que le Béluga évolue mais qu’elle veut juste le faire en douceur (comme moi…). Et qu’il fallait de toute manière attendre avant de voir cette évolution. Je vous rassure tout de suite, super nounou a parfaitement joué son rôle : le Béluga a évolué en quelques jours de « prendre le lait à la pipette en porte-bébé, dehors, distrait par un jouet » et « sortir promené en porte-bébé » à « prendre le lait au biberon comme un bébé lambda », « sortir promené en poussette ». Et un an plus tard, il a des horaires de sieste réguliers (endormissement 3 heures après le réveil précédent) et, après avoir été calmé par quelques bercements, il s’endort seul dans son lit (sauf si c’est moi qui le couche, bien entendu). Bref, répondre à tous les pleurs du bébé ne l’a pas empêché de se développer, ça en a même fait un bébé très zen, qui ne pleure qu’en cas de très grosse douleur ou de grande fatigue !

Mais revenons-en à la garde. Pour tenir le budget, on a pris cette nounou à temps partiel et j’ai gardé le Béluga à temps partiel – alors qu’a priori je travaillais à plein temps. C’est à dire qu’au lieu de préparer mes cours et corriger des copies, je gérais le Béluga en croisant les doigts pour qu’il fasse la sieste et me laisse ainsi travailler un peu. Ça a donc été une année très dure sur le plan professionnel, puisque les jours de semaine ne me permettaient pas d’abattre assez de travail, même en travaillant avec acharnement les week-ends, vacances scolaires et la nuit – quand je ne tombais pas de sommeil, ce qui était rare puisque le Béluga se réveillait toutes les trois heures (ah le réveil de 3h du mat…). Mais il fallait le coup puisque tout cela résultait de mes propres choix. Ce qui m’a sauvée : faire la grasse-matinée le samedi et le dimanche. Doudou, qui dormait la nuit, mettait le réveil à 7h30 le matin afin de prendre en charge le Béluga et de le promener toute la matinée (s’il restait à la maison, j’entendais ses babillements et chouinements donc je n’arrivais pas à me rendormir).

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Ce que je ferais la prochaine fois vis à vis de la nounou lors de l’entretien d’embauche :

  • Demander si elle a l’expérience des bébés allaités : qui boivent dans un biberon spécial (Medela Calma pour moi car il limite la confusion sein/tétine et le lait ne coule dans la tétine que si le bébé aspire, donc la nounou peut tenir le biberon incliné comme elle en a l’habitude sans pour autant que le bébé s’habitue à être noyé de lait sans rien faire) ou un autre dispositif (softcup, pipette, tasse à bec, paille…)
  • Demander  comment elle gère les enfant qui refusent de manger au début chez elle, que ce soit par manque d’habitude du biberon ou par anxiété face à la nouveauté de la garde
  • Demander précisément comment elle va gérer les pleurs de mon bébé, par exemple et si l’autre bébé réclame aussi son attention ou si c’est au moment du repas et qu’il refuse de manger (ou après et qu’il râle possiblement par faim)
  • Demander précisément comment elle va gérer l’endormissement de mon bébé, qui s’endort habituellement aux bras en 10 minutes environ, avec ses autres enfants gardés
  • Demander si elle accepterait de le porter pendant une partie de la journée en cas de besoin, et comment elle gèrerait concrètement cette situation (avec sa manière de le porter, avec la gestion des autres enfants)
  • Vérifier que ça ne l’horripilera pas de me voir consoler le bébé en lui donnant le sein lors de l’adaptation (et tester son avis vis à vis de l’allaitement, qui selon les gens peut être la cause de tout et n’importe quel problème de comportement ou santé du bébé)
  • Imposer 2 (voire 3) semaines d’adaptation
  • Lors de l’adaptation, être là en permanence les deux premiers jours (au minimum), puis faire déposer le bébé par le papa et arriver ensuite pour lui tenir compagnie et gérer toutes les nouveautés
  • Lui donner une liste où j’aurais inscrit un maximum de choses que le bébé aime/n’aime pas, pour penser à en discuter avec elle
  • Indiquer que je refuse qu’elle fasse des bisous dès le départ « parce qu’elle fait des bisous » (ce que le Béluga n’appréciait pas forcément), je préfère qu’elle commence par des sourires seulement les premiers jours (tout plein de sourires, le Béluga adore. Et les bijoux brillants aussi. Et le vernis… Un futur homme à femmes ?)
  • Indiquer que, quand je suis là, je refuse qu’elle prenne le bébé dans les bras si je ne le sens pas d’accord
  • Indiquer que je souhaite que, quand je suis là, elle me le rende s’il pleure, même s’il est dans ses bras
  • Edit : Avoir en tête le compte-rendu de cette conférence d’Olivier Gilly sur les crèches Pikler-Loczy et sur l’accompagnement du très jeune enfant

Et ce que je ferais vis à vis du bébé : m’en séparer pendant 1h, puis 2h, puis une demi-journée en le laissant à une personne qu’il connait déjà bien (son père ou ses grands-parents) ou une personne très maternante (par exemple une des gentilles mamans du réseau LLL), avec pour instruction qu’ils n’hésitent pas à le promener dehors en porte-bébé – situation très calmante pour lui depuis toujours.

En épilogue, cette semaine a eu lieu une nouvelle adaptation du Béluga, maintenant âgé de 16 mois (nous ne pouvions plus nous permettre de mettre l’intégralité de mon salaire dans la garde du Béluga). A mon grand regret, je n’ai pu avoir qu’une semaine d’adaptation, que j’ai découpée ainsi :

  • Le premier jour, environ 2 h, avec moi, seulement pour jouer
  • Le deuxième jour, environ 3 h, avec moi, avec un change et un repas effectués par moi
  • A partir du troisième jour c’est Doudou qui amenait le Béluga et j’arrivais au moment de l’endormir lors de la sieste du matin (lors des 2 premiers essais de siestes avec la nounou, il a réussi à s’endormir mais s’est réveillé inquiet au bout de 5 minutes et a refusé de se rendormir), puis je restais en retrait, n’intervenant qu’en cas de stress du Béluga ou pour échanger des commentaires avec la nounou
  • La semaine prochaine, j’essayerai de rentrer le plus tôt possible afin de lui faire des journées courtes – les journées vont sans doute être difficiles car il va probablement peu dormir et que, fatigué, il est très grognon. Edit : la suite de cette adaptation est résumée à la fin de cet article, et ça s’est bien passé :).

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Mon sac à langer

Je trouve les sacs à langer du commerce moches et chers en général, et j’ai un joli sac en tissu (marque Tara Jarmon) assez grand mais sans poches intérieures.

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 J’ai donc décidé de personnaliser ce sac avec l’aide de ma mère, qui a cousu une pochette à deux poches et trois pressions pour l’attacher au sac.

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Je glissais dans la grande poche le tapis à langer roulé avec son lange et une couche neuve.

20130818-4Et dans l’autre poche :

  • un flacon de liniment
  • des carrés de coton jetables (on nous avait dit d’en acheter pour nettoyer les narines du Béluga, bof bof, on les utilisait plutôt pour lui essuyer les fesses)
  • un body propre (parce que le Béluga avait tendance à faire des selles peu fréquentes mais énormes).

20130818-5Le premier problème, c’est que des objets se glissaient entre la pochette et la paroi du sac où elle était pressionnée : j’avais donc du mal à trouver ce que je voulais dans le sac. J’ai alors remplacé la pochette pressionnée par un petit sac en tissu (ci-dessus).

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Le second problème, c’est qu’avec ce contenu, les faibles pressions de mon sac ne fermaient plus. J’ai donc épinglé deux rubans et je les nouais pour le fermer, mais je n’aimais pas trop ça car il était facile de glisser une main dans le sac pour subtiliser des affaires (ce qui n’est heureusement pas arrivé). Je me suis donc mise en quête d’un autre sac. J’aurais bien tenté la pochette-sac à langer La bougeotte qui a l’air très pratique, mais les coloris alors disponibles ne me plaisaient pas.

Pendant un temps, j’utilisais tout simplement un grand sac en tissu Biocoop, simple et efficace mais qui me donnait l’air d’une hippie – ce que j’assume en été seulement.

Puis j’ai enfin trouvé le sac qui me convient : le sac à langer Tokyo Béaba, qui offre une grande contenance mais un volume acceptable sous le bras, des poches bien conçues et un imprimé à la fois joli et facile à associer. Le sac est vendu avec un tapis à langer (que j’utilise), des attache-poussette, une pochette à tétine, une petite pochette pour linge humide et une pochette isotherme (que je n’utilise pas). 20130818-11

Edit : Le sac à langer Amanda de Babymel a l’air bien aussi (et la boutique Lili Nappy propose un très beau choix d’articles de puériculture bien pensés), de même que les grands sacs à langer en plastique recyclé et simili cuir de la série Neckline de Lässig.

Mon sac contient toujours de quoi manger et boire (une habitude que j’ai depuis toujours) pour le Béluga et pour moi :

  • une gourde en inox Biocoop (l’eau qu’elle contient peut aussi servir à imbiber des lingettes lavables ou rincer des mains)
  • une petite pochette en tissu (pour bentô) contenant de quoi faire grignoter le Béluga : une cuillère à expresso, un bavoir à nouer (les patrons de bavoir &HOP ont l’air top aussi), une mini boîte remplie sur le moment en fonction du contenu des placards (par défaut, du pain des fleurs), un fruit
  • pour moi, un fruit et du chocolat sous forme de tablette ou de Sesamini chocolat. Et si je veux me/nous faire plaisir, j’ajoute une briquette de Caprice riz coco.

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Pour le change j’emporte :

  • deux couches lavables (au début, une lavable et une jetable),
  • un petit sac plastique pour stocker la couche sale, serré dans le tube d’un petit rouleau de papier toilette
  • une pochette transparente avec : quelques lingettes lavables et un petit pot d’huile de coco en cas de rougeurs sur le siège. Cette pochette contient aussi quelques dosettes de sérum physiologique, quelques dosettes de Camilia, quelques mouchoirs en papier, un suppositoire de Doliprane et quelques petites serviettes en tissu (pour les mains sales).

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J’emporte aussi un parapluie pliant de couleur claire (bleu ciel) pour servir de parapluie ou d’ombrelle. Et encore :

  • L’hiver : un bonnet, un poncho, une petite couverture en polaire
  • L’été : un chapeau, de la crème solaire pour bébé, un brumisateur, un éventail, un mini drap. Et, si on va au parc : un sac en tissu avec un petit seau (ancien pot de 1 kg de choucroute), un petit ballon, et pour pouvoir jouer à l’eau, un change complet et une petite serviette de bain en microfibre.

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Si besoin, j’ajoute quelques jouets, un mini porté-bébé hamac Tonga (écru, en coton bio, taille S) et éventuellement un siège nomade Totseat. A ce stade, le sac ne ferme plus ! J’utilise alors un sac en tissu Biocoop pour y mettre l’excédent et j’assume mon look de chameau qui porte un bébé et deux sacs… mais qui a les mains libres pour bouquiner.

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La trousse de toilette du Béluga

Les composants de la trousse de toilette du Béluga sont disposés dans différents endroits de la maison :

Dans ma trousse de toilette :

  • Des ciseaux à ongles The Body Shop (j’ai confiance en ces ciseaux donc je les utilise pour le Béluga, depuis ses 15 jours)
  • Une brosse pour visage Muji (au départ achetée pour moi et qui lui sert actuellement de brosse à cheveux)
  • Des cotons tige (j’assume être à l’aise pour me et lui nettoyer les oreilles avec). Édit : j’utilise désormais un proximité en bambou.

A côté de la baignoire

  • Pendant la première année, un flacon pompe de gel douche Mixa bébé provenant d’une boîte cadeau de naissance, que j’ai utilisé car son odeur rappelait de bons souvenirs au papa, et maintenant un tube de Crème lavante Corps et cheveux Weleda bébé
  • Une sortie de bain (une serviette éponge carrée avec capuche)
  • Des récipients, jouets et livres de bain en plastique, rangés dans un filet à ventouses (super pratique !)
  • Un pot (il sait qu’il est là, il l’utilisera quand il en aura envie)

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A côté de la zone de change :

  • Les premiers temps, un flacon de liniment. J’ai progressivement abandonné le liniment quelques semaines après la naissance (une fois le méconium évacué) car je me sentais plus à l’aise avec de l’eau toute seule (j’aurais peut-être fonctionné différemment avec un bébé fille).
  • De l’huile de coco dans un petit pot ou de l’huile d’avocat dans un petit tube (les deux huiles que je trouve les plus hydratantes, quand elles sont de qualité alimentaire)
  • Une tube de crème pour le change Weleda en cas de rougeur persistante. Édit : La crème pour le change de Weleda n’est pas végane en fait, elle contient de la graisse de mouton et de la cité d’abeille !! Il faut que j’en trouve une autre !
  • Un petit rouleau de papier toilette pour faire un premier nettoyage en cas de selle – je jette alors ce papier dans les WC avec le voile de protection de la couche
  • Des lingettes en tissu, à humidifier au robinet (si j’étais une maman chic, je les humidifierais avec de l’eau florale stockée dans un mini flacon pompe)
  • Un petit sac imperméable pour stocker les lingettes et couches sales
  • Un matelas à langer couvert d’un lange ou d’une serviette éponge
  • Un stock de couches, inserts et voile de protection
  • Et un jouet pour que le Béluga se tienne un peu immobile pendant qu’on le change…

Dans la trousse à pharmacie :

  • Des dosettes de sérum physiologiques (à acheter en maxi paquets)
  • Un paquet de mouchoirs jetables ou un fond de rouleau de papier toilette
  • Des dosettes de Camilia. Édit : je remplace maintenant une dosette de Camilla par une tetée.
  • Une boîte de suppositoires de Doliprane pédiatrique, adapté à son poids.
  • Un flacon de sirop Calmosine. Édit : existe maintenant eb dosettes.
  • Des sachets unidoses de pommade Cicatryl
  • Une boîte de suppositoires de Coquelussédal
  • Un pot de vitamine D et sa pipette de 2 ml. Édit : pour le Pinto j’ai remplacé par du Sterogyl.
  • De quoi fabriquer un médicament magique (mini flacon de sirop de menthe, pipette de 2ml, mini boîte pour y pipeter le sirop éventuellement mélangé à un vrai médicament)

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Lors de la Greenpride 2012, aux couleurs de Bio Consom’Acteurs

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Bravo à ceux et celles qui ont tout lu et bon dimanche ! Lors du prochain article sur le Béluga, on parlera diversification :

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