Le Béluga, de 6 semaines à 4 mois et demi

11 Août

Bonjour !

Avec un retard certain, mais « mieux vaut tard que jamais », voici la suite des aventures du Béluga et de mon apprentissage de parent. Au programme : un résumé de cette période, quelques réflexions à l’occasion de sa première dent, une liste des habits de bébé que j’ai trouvé pratiques et un point sur les couches.

Pour cette catégorie d’articles « Le coin des petits« , j’ai volontairement choisi un format un peu fourre-tout, mélange de récit et de mémos, sans aucune théorisation. En effet, je suis profondément convaincue qu’il n’existe pas de parentage idéal valable pour tous. Seulement des techniques qui marchent sur plus ou moins de personnes, peut-être vous, peut-être pas. Voici les techniques qui ont marché pour le Béluga, Doudou et moi. À vous de lire ce qui se fait ici et ailleurs, de faire des essais et de décider du fond de votre cœur ce qui vous conviendra le mieux. Je pense que personne mieux que les parents ne sait ce qui fonctionne le mieux pour leur famille – et au diable le qu’en dira-t-on !

Au fait, pourquoi avoir choisi de couper cet article à 4 mois et demi ? Parce que c’est à cette date que j’ai repris le travail, et la garde du Béluga a été une longue histoire. Ce sera pour la prochaine fois…

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Résumé des 6 semaines aux 4 mois et demi du Béluga

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De 6 semaines à 3 mois, j’ai trouvé que la vie était plus facile qu’au début, notamment parce que l’allaitement se passait mieux. Mais le quotidien restait très fatigant, à cause des réveils nocturnes toutes les 2/3h (les réserves de sommeil de la grossesse étant désormais épuisées), des siestes qui ne duraient pas plus de 30 minutes (dont 10 minutes dans les bras, pour être sûr qu’il ne se réveille pas lorsque je le posais dans son lit) et du fait qu’il ne supportait toujours pas d’être posé sur un tapis, à part 10 minutes une fois le matin. J’ai dès le début considéré que c’était à moi de m’organiser pour supporter cette situation (j’avais voulu un bébé, fallait assumer), et ai rembarré rassuré mes proches dubitatifs en expliquant qu’avant 3/6 mois, les caprices n’existent pas. Je me reposais physiquement en prenant le bain avec lui, avec « open tétée », ce qui transformait un moment de stress pour lui et de fatigue pour moi en un moment de bonheur pour lui et de détente pour moi. Et je me reposais mentalement en sortant souvent, avec lui en écharpe afin de pouvoir aller partout (avantage indirect du portage ventral d’un bébé : masquer le reste de ventre d’après grossesse ^^).

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Je n’ai pas eu le courage de m’y mettre (son bébé dormait beaucoup plus que le mien…), mais j’ai adoré le concept d’Adele Enersen : faire un décor simple en 2D et y déposer son bébé endormi pour le photographier : ça fait des photos wahouh !

C’est à partir des 3 mois que j’ai trouvé plus de plaisir à vivre avec lui. L’évènement déclencheur a été son premier sourire.

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Ainsi, je pouvais me sentir récompensée : je ne voyais plus son humeur osciller seulement entre neutre (pas de sourire) et négative (pleurs), il s’y est ajouté l’état positif. Et après une nuit hachée, voir son sourire lors du change du matin, ça effaçait toute ma fatigue. J’ai aussi commencé à réussir à l’allaiter dans l’écharpe, ce qui m’évitait d’avoir à l’en sortir quand il voulait téter en ballade, et à l’allaiter couchée, ce qui m’évitait de me lever la nuit.

Pendant les vacances, j’ai assumé mon attitude d’ogresse oursonne mère protectrice : le premier jour dans un lieu totalement nouveau, je sentais qu’il valait mieux qu’il ne quitte pas mes bras, même pour ceux de ses grands-parents, et qu’il ne voie pas de nouveaux jouets, même ceux achetés spécialement pour lui. Si je déviais de cette ligne, on était sûr qu’il hurlait toute la nuit qui suivait. Et, face à des personnes qu’il ne connaissait pas (ou dont il ne se souvenait plus), je me suis souvent imposée pour le reprendre dans mes bras quand je le sentais affolé par des bisous ou attitudes trop brusques. Je vous rassure, maintenant que le Béluga a plus d’un an, face aux mêmes gestes de ces personnes, il est assez cool. Ça me confirme dans l’idée qu’il n’était pas nécessaire de les lui imposer dès le début pour qu’il les tolère ensuite.

Pendant les vacances aussi, le papa a pris la responsabilité de l’endormir pour la sieste – avec force chants lyriques pour l’apaiser au début. Ça lui a permis d’avoir une responsabilité exclusive avec le Béluga et ainsi de se sentir vraiment capable d’être parent. Seul inconvénient caractéristique dans cette période : les pleurs du soir, qui pouvaient durer de 18h à 20h. Ce qui les atténuait : être dehors, être porté par Nonno (le grand-père paternel). Au bout de longues semaines, c’est parti comme c’est venu, sans qu’on sache comment.

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Citations qui m’ont aidée pendant cette période

  • « Si toutes les femmes du monde portent leur bébé, ce n’est pas pour faire joli : c’est pour avoir la paix ».
  • « Pour tenir, dors dès qu’il dort. Oublie le ménage. »
  • « Profite qu’il s’accroche à toi, après c’est toi qui lui courras après pour avoir un bisou. »

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Poussées dentaires

Je ne me suis pas amusée à essayer de photographier les petites dents du Béluga, alors je vous proposer de remplacer par une photo de bébé en poussées dentaires, donc baveux à souhait :

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Le Béluga a fait sa première dent assez tôt : à 4 mois et demi. J’y ai vu deux avantages.

  • C’était avant la fin de l’allaitement exclusif (6 mois) donc ça coupait d’avance l’argument de ceux qui pensaient qu’il fallait arrêter l’allaitement dès que le bébé a des dents, parce qu’il pourrait mordre. Ceci dit, si on m’avait opposé cet argument, j’aurais répondu d’une part que les bébés savent parfaitement téter sans mordre (comme quand ils sucent leur pouce) et d’autre part qu’ils peuvent mordre avant d’avoir des dents, notamment à cause de la douleur des poussées dentaires.
  • Je pouvais commencer à lui proposer (très) occasionnellement des morceaux d’aliments s’il en manifestait l’envie (pain, pain des fleurs, pomme épluchée…) et donc l’air de rien entamer une sorte de Diversification Menée par l’Enfant. Il est actuellement admis qu’il n’y a pas d’obligation d’attendre strictement les 6 mois d’un bébé avant de lui proposer d’autres aliments que le lait maternel ou infantile, mais qu’il faut plutôt suivre ses envies.

Par contre, avoir des dents si tôt, ça avait le désavantage qu’on ne pouvait pas vraiment lui proposer d’anneau de dentition : la plupart étaient trop gros pour sa bouche. Le plus petit qu’on a trouvé était une sucette anneau de dentition mais il n’arrivait pas à la manipuler. J’ai l’impression que l’anneau en latex Sophie la girafe est petit aussi, mais je ne l’ai pas testé. Finalement (après plusieurs mois…), on s’est aperçu qu’il n’aimait aucun anneau de dentition en plastique/caoutchouc. Ce qu’il aime quand il a mal aux dents, c’est mordre dans nos doigts (aïe !) ou dans du tissu (je lui propose de mordre dans sa manche, je n’ai pas eu envie d’acheter un anneau de dentition en tissu). Et être porté par maman…

Pour soulager les douleurs des poussées dentaires, j’aurais volontiers tenté un bâton de racine de guimauve comme proposé ici, mais ma pharmacie les vendait uniquement sur commande par lot de 30. Il parait que la racine d’iris marche aussi. L’idée est que ces racines contiennent des actifs émollients donc susceptibles d’attendrir les gencives et ainsi de faciliter la percée dentaire. Il est recommandé de ne plus utiliser ces racines une fois la première dent sortie, car le bébé peut alors en couper des morceaux par mégarde. C’est pour ça que je n’ai pas eu l’occasion de les tester. Du coup, je me suis rabattue sur :

  • En première intention, le Camilia, c’est à dire des dosettes contenant 1 mL d’eau stérile (je suis une athée de l’homéopathie). Vu le prix des dosettes, même achetées par paquet de 30, j’ai été très tentée de les remplacer par de l’eau du robinet administrée à la pipette (pour chaque pot de vitamine D achetée, on a une pipette, autant dire qu’on les collectionne). Mais d’une part c’était moins pratique en sortie et d’autre part ça n’aurait pas convaincu la nounou, ce qui aurait nuit à l’efficacité de ce remède qui fonctionne par effet placebo.
  • En alternance avec le Camilia, un massage des gencives. On utilisait la gelée Delabarre, qua un goût sucré très apprécié par le Béluga… il n’en restait donc probablement pas sur les gencives après le massage (et les léchouilles du bébé) donc je dirais que là aussi la composition de la gelée n’a peut-être pas d’influence sur le soulagement.
  • En seconde intention, quand les deux remèdes précédents ne suffisaient pas à le soulager, on donnait du Doliprane pédiatrique (au dosage adapté au poids du bébé) en suppositoire. Le Béluga n’est pas fan des suppositoires, mais on a essayé une fois le Doliprane en suspension buvable et il a détesté (et moi aussi vu le grand volume qu’il fallait arriver à lui faire avaler). D’après nos tests, le soulagement mettait 1 h à arriver, donc en phase active de poussées, qui causait un réveil avec hurlements vers minuit, on mettait le suppositoire en même temps que la couche de nuit.
  • En alternance, on massait ses gencives avec de l’Aspegic nourrisson. On espérait ainsi obtenir un soulagement plus rapide, par action locale de l’Aspegic, mais je ne saurais assurer que ça fonctionne ainsi. En phase de poussées dentaires, le Béluga ouvrait grand la bouche dès qu’il voyait le sachet, mais c’est peut-être parce qu’il appréciait son goût sucré…

Je n’ai pas tenté, car je ne le connaissais pas alors, le gel gingival Pranarom (cette marque propose une huile pour les crevasses du mamelon que j’ai trouvé très efficace).

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Le trousseau vestimentaire du Béluga (jusqu’à 1 an)

Avant d’avoir le Béluga, je ne connaissais rien aux bébés. Et je n’ai jamais aimé jouer à la poupée. Alors j’ai testé différents modèles de vêtements et voici ce que j’ai trouvé les plus pratiques – pas les plus pratiques du monde, juste les plus pratiques parmi ceux que j’ai acheté d’occasion, qu’on m’a prêté (les prêts de vêtement 0-12 mois c’est super pratique, chaque bébé les porte si peu de temps !) ou qu’on m’a offert.

Le Béluga ne ressemblait donc généralement pas à ça (chemisette et short embêtants à enfiler et qu’il faudrait repasser) :

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Mais plutôt à ça (combishort tout simple) :

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A noter, deux vêtement identiques de loin peuvent être l’un très pratique et l’autre pas évident à utiliser au quotidien. Voici un aperçu globale de la layette du Béluga, avec l’emplacement des pressions figurés par des ronds (dessin à uploader). Pour d’autres points clés d’un vêtement pratique, jetez un coup d’oeil aux astuces Sergent Major.

Pour la tête

Pour le temps frais, j’utilisais un bonnet en coton (j’en avais plusieurs, histoire de pouvoir les laver). En plein hiver, j’aurais aimé tester le capuchon nouveau né Zoli, mais à défaut j’ai beaucoup utilisé un bonnet fourré à rabats, façon chapka.

Pour le temps chaud, j’ai aimé les bobs avec attaches à pression Sergent Major. A l’occasion, quand le Béluga était au parc ou en poussette, je lui mettais une casquette saharienne. Si je l’avais vu à temps, j’aurais sans doute testé le chapeau gavroche Zoli.

Pour le buste

En été, j’ai énormément utilisé les combishorts/combinaisons/barboteuses : à enfiler par la tête et à pressionner entre les jambes, ils sont confortables, tiennent bien, ne font pas de plis, ils sont jolis et assez faciles à trouver d’occasion. Pour ceux qui ne connaissent pas, le combishort est au body ce que le boxer est au slip : il est juste un peu plus long en bas. On en trouve chez Petit Bateau, Kenzo, Minizabi, Du Pareil Au Même, Disney…

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S’il faisait vraiment trop chaud, c’était en couche et T-shirt, juste en couche ou tout nu. Et s’il fallait l’habiller en petit garçon, j’avais une combinaison imprimée en trompe l’oeil :

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En hiver, il avait un body (qui se ferme devant les premiers mois, puis à col américain à partir de 3 mois je crois) (Petit Bateau, Absorba…) et par-dessus, jusqu’à ce qu’il marche bien à 4 pattes, c’est à dire jusqu’à 8 mois, afin de lui laisser une aisance maximale et de me faciliter la vie, je l’ai sans complexe laissé toute la journée en pyjama, ou pyjama et gilet (léger en coton ou plus épais en coton doublé de polaire), ou pyjama et surpyjama (en polaire fine).

Les seules fois où je l’ai habillé en petit garçon, parce que je lui faisais rencontrer des collègues de travail, je lui ai mis un body (à manches longues), une salopette (en velours) et un gilet.

Pour les jambes et les pieds

Pour les chaussettes, je recommande d’acheter uniquement du neuf, car les élastiques se raidissent assez vite et ont alors tendance à serrer les chevilles, surtout les chevilles épaisses du Béluga. J’ai privilégié les chaussettes basses, car les chaussettes hautes lui laissaient à chaque fois une marque sur les mollets, qu’il avait dodus.

Pour protéger ses mollets du froid, on lui mettait des jambières, tricotées par une arrière grand-mère, prêtées ou achetées neuves (je n’en ai pas trouvées d’occasion).beluga12

Pour les chaussures, on a testé les chaussons pour bébé en coton Nature’s Purest avec élastique au-dessus du talon. C’est douillet mais ça ne tenait pas du tout aux pieds du Béluga – j’aurais dû tenter leurs bottines en coton ou leurs chaussons en coton à velcro. Du coup, on misait sur les chaussettes. Après tout, pas besoin de chaussures vu qu’il ne marchait pas, et touchait même assez peu le sol… De loin en loin, on lui mettait des chaussons Light baby shoes de Domyos, pratiques à enfiler et à fermer mais peu adaptés aux pieds très larges comme ceux du Béluga, qui du coup les perdait assez vite.

Pour le grand froid

Pour les promenades en poussette (Mac Laren Quest noir/argent) avec la nounou, elle utilisait une combinaison pilote matelassée et une chancelière.

Pour les promenades (en écharpe Storchenwiege Louise Bio Türkis 5,2m) avec moi, j’utilisais un manteau de portage qui permettait de nous protéger tous les deux. Ainsi, il me suffisait de bien couvrir le bas de son corps, à l’aide de chaussons fourrés (les chaussons récupérés sur une combinaison pilote) et de jambières (qui servaient à la fois à couvrir ses mollets et empêcher les chaussons de tomber). Et pour le haut de son corps, un poncho bien épais (tricoté par une arrière grand-mère) et un bonnet bien chaud (celui façon chapka).

Pour les promenades en porte-bébé préformé physiologique (Manduca écru) avec le papa, il utilisait un surpyjama épais en fausse fourrure (Du Pareil Au Même, visible sur le Béluga à la fin de cet article) et une couverture de portage (et le manteau du papa par-dessus tout, non boutonné devant).

Pour la nuit

Quand on me demandait ce que je voulais en cadeau pour le Béluga nouveau-né, je demandais systématiquement : un pyjama/grenouillère/dort-bien qui se ferme devant. Parce que :

  • je trouvais ça super pratique à enfiler (pas besoin de mettre le bébé sur le ventre, sur le dos puis sur le ventre lors du change),
  • que ça ma permettait de le laisser fesses nues en nouant simplement les jambes du pyjama dans son dos (et en coinçant le bas du body dans le pli formé),
  • que j’en consommais beaucoup (si vous avez suivi, je les utilisais aussi le jour),
  • que le marché de l’occasion ne suffisait pas à mes besoins et que ça laissait à mes proches toute latitude pour choisir un cadeau avec ce critère simple.

beluga11Quand le Béluga était nouveau-né, mon modèle préféré, de loin, était le pyjama en velours P’tit bisou qui se ferme devant avec trois scratch : devant tous, le modèle le plus rapide à enfiler, ce qui est extrêmement précieux lors des changes des premières semaines… Ensuite, j’en ai eu de marque Frugi, Petit Bateau, Sergent Major…

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Et côté couches, comme je voulais être sûre qu’il n’y ait pas de fuites malgré les fréquentes tétées nocturnes, j’utilisais une couche lavable à poche avec 2 ou 3 inserts (contre 1 ou 2 inserts pendant la journée).

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Les couches du Béluga

Pendant les 6 premières semaines du Béluga, sur conseil d’amis, j’ai utilisé des couches jetables écologiques. J’avais commandé des Wiona 2-4 kg pour le cas où le Béluga naitrait en avance et serait trop petit pour les couches 3-5 kg vendues dans ma biocoop. J’ai effectivement apprécié de ne pas me stresser avec le lavage du linge pendant ces premières semaines troublées. En journée, je changeais les couches toutes les 2h maximum – si j’attendais plus, il avait des rougeurs. Si je calcule bien, j’ai donc dû utiliser environ 350 couches pour cette période.

Pendant le mois suivant, j’ai loué un lot de couches chez Api Napi. On donne le poids du bébé et sa morphologie et on obtient un assortiment de couches variées : TE1, couche + culotte, à pression ou à velcro… Et si le bébé grandit très vite lors de ce mois, on peut échanger gratuitement des couches devenues trop petites pour leur équivalent à la bonne taille. Ainsi, le Béluga a testé des couches XS et S comprenant un gousset de protection (important pour éviter que les selles liquides de bébé allaité ne s’échappent au niveau des cuisses) (la marque Imse Vimse propose des couches à gousset), avec du voile de protection épais pour absorber les selles qui étaient encore très liquides. J’ai adoré ce service qui permet de tester et de bénéficier de conseils, sans se mettre la pression car le prix de la location est très raisonnable et qu’il n’y a aucun engagement. Pour le prochain bébé, je pense recommencer cette location car un bébé de cet âge grandit très vite, et cette location permet d’utiliser des couches lavables sans avoir à acheter un lot de taille XS + un lot de taille S.

Prudente, j’ai demandé à la vendeuse quelle était la principale erreur des jeunes parents qui tentaient les couches lavables : « vouloir passer en 100 % couches lavables du jour au lendemain ». Elle m’a donc donné l’excellent conseil de remplacer seulement une couche jetable par jour par une lavable et, si ça me convenait, de remplacer une deuxième couche, etc. Comme quand on veut passer du sein au biberon en fait. En parallèle, j’ai complété par des Moltex vendues dans ma biocoop favorite.

Quand le Béluga a eu 10 semaines, j’étais convaincue par les couches lavables et me suis donc équipée, en couches de taille M. Mon modèle favori : les couches à poche (parfois appelées « TE1 à poche »), qui ressemblent de près aux couches jetables, garnies d’inserts en microfibre, qui sèchent beaucoup plus vite que les inserts en coton ou en bambou (à noter, je n’ai pas eu l’occasion de tester les couches de type « hamac »). J’ai a priori évité les couches évolutives/taille unique, car quand le bébé est tout petit, les replis font que la couche est un peu plus volumineuse, or c’est justement au début qu’il me fallait convaincre mes proches que les couches lavables étaient aussi pratiques que les jetables. Ca ne m’a pas empêchée d’en acheter, mais je les utilisais sans les replis. A noter, pour montrer que je n’étais pas sectaire et pallier à un souci éventuel de machine à laver ou de gastroentérite, j’ai toujours eu un paquet de couches jetables écologiques au fond du placard.

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J’ai fait le choix d’acheter toutes les couches lavables d’occasion. D’une part, ça diminuait très fortement l’investissement, donc 1) me mettait moins la pression si finalement je ne voulais pas continuer avec et 2) me permettrait de ne pas grincer des dents si la crèche ou la nounou refusait de les utiliser. D’autre part, c’était encore plus écologique que d’acheter des couches lavables neuves en tissu bio. Mais surtout, les couches d’occasion ont déjà été lavées de nombreuses fois donc elles ont une absorption maximale dès réception. Et comme je ne voulais pas me déplacer, j’ai tout acheté sur ebay ; il y a souvent des lots de couches lavables en vente. J’ai fait en sorte d’avoir 18 couches à poche et 36 inserts – j’ai acheté des inserts en microfibre pour les couches livrées avec des inserts en coton ou bambou.

Les couches que je considère rentable d’acheter neuves sont les couches de taille L (à partir de 11 kg environ). En effet, le bébé grandit alors principalement en longueur donc il les porte pendant plusieurs trimestres. Ainsi, les 11 kg du bébé peuvent être un bon moment pour commencer en couches lavables, puisque c’est le début de la taille L (très rentable), que les selles sont alors bien moulées (très faciles à recueillir sur un voile de protection, même fin) et la vie quotidienne souvent plus simple à gérer. Dans ce cas, l’achat de ces couches peut même être un cadeau sympa, par exemple pour l’anniversaire des 1 an ou des 2 ans, où chaque proche choisit et offre quelques couches aux motifs sélectionnés – la boutique Api Napi en propose un large choix, toutes plus craquantes les unes que les autres. Je n’ai pas eu l’occasion de tester le site Lilinappy, qui propose également une grande variété de modèles. Les marques de couches à poche en taille M et L que j’ai achetées sont toutes bien allées au Béluga, un bébé plutôt potelé, à part les Doggie Zen (élastique trop épais à l’arrière) : Bumgenius (marque classique), LuxPocket (couche plus ajustées et dont les motifs étoile sont super mignons), P’tits Dessous (couches très fines), FuzziBunz (poche pouvant contenir 3 inserts donc bien pour la nuit)… Le site Api Napi propose un moteur de recherche pour trouver les couches qui nous conviennent en fonction de la morphologie du bébé, du prix, etc. N’hésitez pas à lire des avis d’utilisateurs sur le site Consobaby.

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A gauche, couches de jour (1 insert) de marques variées, à droite couche de nuit (2 inserts) de marque FuzziBunz, le tout de taille L

A noter, j’ai privilégié les couches fermant par pression (une ou deux rangées de pression). Les fermetures par scratch/velcro paraissent plus rassurantes quand on débute car elles sont ajustables encore plus précisément que les fermetures à pression, mais elles font un peu plus d’épaisseur sur le ventre et surtout elles s’usent beaucoup plus vite. Les couches d’occasion fermant à scratch sont donc assez rapidement trop usées pour fermer solidement. Bonus : le bébé apprend moins vite comment ouvrir une couche à pressions qu’une couche à scratch.

J’ai acheté une fois des couches de maman couseuse, mais d’une part c’étaient des TE1 traditionnelles donc trop longues à sécher à mon goût, d’autre part elles manquaient des petits détails pratiques des couches « industrielles ». Ceci dit, je ne regrette pas de les avoir achetées vu que leur imprimé était introuvable ailleurs… (à quand des couches lavables pour les bébés supporters ?).

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Pour le lavage, je détache si besoin (couche souillée de selles) avec un savon détachant. Je sépare couches, inserts et papier de protection et je mélange avec mon linge sale habituel (vêtements et linge de maison), en séparant simplement clair et sombre. Je fais en tout 6 machines par semaine (au lieu de 3-4 avant la naissance du Béluga) donc les couches mouillées ne stagnent pas longtemps dans le bac à linge sale. Je lave à 40°C avec de la lessive en poudre et j’étends les couches sur l’envers pour qu’elles sèchent bien dans les coins.

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Bravo à celles et ceux qui ont tout lu ! La semaine prochaine on repasse à la cuisine.

Bon dimanche !

26 Réponses to “Le Béluga, de 6 semaines à 4 mois et demi”

  1. mamapasta 11 août 2013 à 09:21 #

    tout ça n’existait pas quand ma fille est née…on a fait avec du jetable premier prix..
    tu ne parles pas du produit pour nettoyer les fesses, chez moi c’était savon de Marseille et liniment oleocalcaire ( prescription de a maternité de saint Maurice ( 94))

    • mamapasta 11 août 2013 à 10:54 #

      l’aspégic est un anti inflammatoire mais aussi un peu corrosif…il a du faire un leger pealing des gencives …

      • vegebon 11 août 2013 à 17:59 #

        Ah dommage… Tu recommandes quoi pour les douleurs de poussées dentaires ? C’est toi la spécialiste🙂.

    • vegebon 11 août 2013 à 18:01 #

      On fait tous du mieux qu’on peut🙂. Les produits de toilette c’est pour le prochain article. Pour les premières semaines, j’ai utilisé du liniment (fait maison) mais depuis j’utilise juste de l’eau…

      • mamapasta 11 août 2013 à 22:28 #

        je n’ai eu AUCUN cours sur le sujet!!! ( et heureusement aucun problème d’éruption ,première dent 13 mois, peut être une maturité du microbiote nous a évité de grands chambardement lors du bouleversement bactérien buccal qui accompagne l’eruption des dents.)
        La camomille c’est super bien en HE pour les adultes….Mais ça doit être contre indiqué en pédiatrie….te reste le biberon d’infusion de camomille…..

      • vegebon 14 août 2013 à 12:53 #

        Aucun cours sur le soulagement dentaire des bébés dans la formation des dentistes ? Tu crois que ça a changé maintenant ? Je tenterai peut être des boudoirs à la camomille s’il refuse l’infusion…

  2. Christel 11 août 2013 à 20:42 #

    Coucou Sandrine.
    C’est très intéressant à lire. J’ai mon explication sur les pyjamas la journée. Je n’ai pas osé te poser la question.

    • vegebon 14 août 2013 à 12:55 #

      Je n’ai pas vraiment de tabou, tu pouvais me poser la question🙂. N’hésite pas si tu en as d’autres, tu es quand même spécialiste des bébés donc ça m’intéresse d’avoir ton point de vue !

  3. Mélodie 12 août 2013 à 09:41 #

    Même pas de bébé mais j’ai tout lu quand même🙂

  4. Yann 13 août 2013 à 22:13 #

    J’ai tout lu !! et bravo… et qu’est-ce qu’il est beau…😉

    • vegebon 14 août 2013 à 12:48 #

      Beau et joufflu à souhait😉. Bravo d’avoir tout lu, ça doit être parce que tu es un parrain gaga !

  5. Papilik 14 août 2013 à 14:04 #

    Merci pour ton retour d’expériences! Bon mon bb est « vieux » maintenant mais je prends l’astuce des chaussons décath! Les chaussures bb vegan c’est la galère!
    Il me tarde la suite!😀

    • vegebon 14 août 2013 à 18:28 #

      Pour les chaussures de bébé, j’ai tenté les chaussures en faux cuir, mais il n’avait pas l’air à l’aise dedans. Mes beaux-parents lui ont alors acheté des chaussures Aster (en cuir) dans une boutique de chaussures spéciales bébé et c’est vrai qu’il a bien marché avec… Du coup je viens d’acheter sur ebay des chaussures Aster de la pointure au-dessus, d’occasion. C’est pas vegan mais au moins on n’a pas tué d’animaux spécialement pour que mon fils les porte. En parallèle, il a bien porté des baskets d’eau Playshoes achetées sur Oxybul. Quand son pied sera bien formé, je recommencerai peut-être à acheter des chaussures de moins bonne qualité, en faux cuir (ceci dit, elles sont alors probablement fabriquées dans de mauvaises conditions humaines et je n’aime pas ça).

      • Papilik 14 août 2013 à 23:47 #

        Le soucis c’est que je suis une convaincue de la chaussure souple et je n’en ai vu qu’en cuir sur le site petits pas de géant. Enfin il y en a bien une paire en synthétique mais hors de prix…

      • vegebon 15 août 2013 à 07:13 #

        Les Playshoes « baskets d’eau » sont méga souples si ça te dit. Et cette marque a l’air de faire pas mal d’autres chaussures dont certaines semblent souples aussi. Sinon, que penses-tu d’acheter des chaussures d’occasion si elles sont indiquées en très bon état ?

  6. Papilik 14 août 2013 à 14:08 #

    Et qu’est-ce que je fais là du coup…je suis sur le site de CL….et ma CB frémit…😀

    • vegebon 14 août 2013 à 18:22 #

      Parles-en à tes proches, il y en a peut-être qui cherchent encore une idée de cadeau pour ton fils😉.

      • Papilik 14 août 2013 à 23:48 #

        Oui c’est ce que nous allons faire!😉

      • vegebon 15 août 2013 à 07:13 #

        C’est super, tu vas avoir des couches magnifiques🙂.

  7. Emilie P. 23 août 2013 à 12:42 #

    Tout lu aussi même si pas de bébé;-) Mais tes articles sont vraiment intéressants (que ce soit côté pouponnière ou cuisine!). Un grand merci de prendre le temps de partager cela avec tes lecteurs =)
    Récemment, j’ai vu chez moi en Belgique une mutualité proposer dans un colis de naissances un bon pour un set de couches lavables (ou autre si on n’en veut pas), ainsi que pour un tire-lait (je pense, du moins quelque chose du genre). Je trouve ça « novateur », ça prouve qu’il y a une certaine évolution dans les mentalités concernant la maternité. Mais je m’interroge toujours : à qui poser des questions quant à la gestion d’un nouveau-né ? A une sage-femme, un gynécologue, un pédiatre ? Il y a tellement de préconceptions liées à la maternité et l’éducation que je pense qu’on doit subir pas mal de remarques en tant que parents quand on réalise un choix d’éducation « alternatif », ou qui s’écarte de la « norme ». As-tu dû faire face à cela, côté professionnels de la santé, famille, amis ?
    En tout cas , je sais que le jour où je serai concernée par tout ça, je viendrai sur ton blog relire tes témoignages pleins d’expériences !
    Bonne fin de vacances Sandrine, profite bien des derniers jours avant la rentrée scolaire😉

  8. Agnès Morlot 16 décembre 2013 à 19:49 #

    Bonjour Sandrine,
    Je retrouve avec plaisir ce blog que j’avais délaissé un petit temps et je lis pour la première fois les chapitres « special beluga ».
    Étudiante en médecine, la douleur dentaire pourrait être un sujet dont on nous rabâche les oreilles en pédiatrie. Mais ça, c’est penser que nous sommes des personnes pragmatiques ! ^^ Après de multiples recherches, je n’ai RIEN à me mettre sous la molaire (inflammatoire)
    Par contre, en ayant ouvert grand mes oreilles en stage, j’ai entendu un infirmier parler des vertus des huiles essentielles de manière dithyrambique. Sa référence est « les 178 huiles essentielles » de Nicole Festi. Je ne l’ai pas encore acheté mais apparemment, c’est absolument magique en bobologie pédiatrique (et pour les grands aussi!)
    Enfin, je serai en stage de médecine G à partir du 6 janvier donc j’entendrai un certain nombre de sons de cloches. J’en ferai une synthèse pour moi et si vous êtes intéressés, je vous en ferai part!
    A bientôt !

  9. Agnès Morlot 16 décembre 2013 à 19:56 #

    Oups, je n’avais pas vérifié ma référence avant de poster… C’est chose faite et ce n’est pas Nicole Festi mais Danièle Festy !! La référence dictée par mon infirmier ne semble pas exister mais plusieurs livres de cette auteure sont disponibles dont 2 pour soigner nos chères têtes blondes.
    Bonne soirée et excusez moi pour les 1ères informations!

  10. mole hydatiforme 22 septembre 2016 à 13:47 #

    Bonjour;
    tu as une nouvelle lectrice, j’ai adoré ton article, j’attend un bébé alors, je me prépare mentalement.

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