Archive | juillet, 2012

Quelques idées pour se préparer à un accouchement

29 Juil

Bonjour !

Voici le complément à mon premier article sur l’accouchement. Après, on passe au parentage… en alternance avec les articles de cuisine bien sûr, je sais que ces histoires de bébé n’intéressent pas tout le monde ! (lisez quand même la partie sur le périnée, c’est utile pour tous)

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Déclaration de naissance et reconnaissance de l’enfant

Le nouveau né doit absolument être déclaré à la mairie de son lieu de naissance dans les 3 jours suivants l’accouchement.

Si on est marié, il faut fournir le livret de famille (pour y inscrire l’enfant) et le certificat de naissance établi par le médecin ou la sage-femme. La reconnaissance de l’enfant par le père est alors automatique : le mari de la mère est considéré comme le père.

Attention, pour ceux qui ne sont pas mariés, il est important que les futurs parents fassent, pendant la grossesse, une déclaration anticipée de reconnaissance de l’enfant – d’une part pour que le père ait le droit de décision en cas d’urgence, mais aussi parce que sinon c’est le premier arrivé à la mairie qui sera déclaré père de l’enfant…

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Gestion de la douleur

La question de la péridurale

L’anesthésie péridurale est l’introduction d’anesthésiant, grâce à un fin tube (cathéter) introduit au niveau du bas de la colonne vertébrale. Le liquide se répand dans la région lombaire et anesthésie les nerfs alentour, ce qui supprime les sensations douloureuses et parfois aussi les sensations tout court.

L’anesthésie péridurale met 20 minutes à agir, donc on ne la pose plus à partir de la phase de poussée, qui dure environ 20 minutes. A part ça, on peut théoriquement la poser à tout moment. Mais en pratique, les anesthésistes sont souvent trop occupés (car trop peu nombreux) alors ils imposent généralement de choisir si on accouche avec ou sans péridurale alors qu’on est seulement à 5 cm de dilatation. Or la vitesse de dilatation du col peut changer à tout moment : ce n’est pas parce qu’on a mis 5 h pour arriver à 5 cm qu’on va en mettre autant pour arriver à 10… Mais quand on a déjà souffert un moment et qu’on ne sait pas combien de temps il va falloir pour arriver au bout, ça donne envie d’accepter la péridurale !

Ce qui est clair, c’est que la péridurale est plus facile à éviter si l’accouchement est physiologique, qu’on peut bouger librement et que quelqu’un nous accompagne dans la gestion de la douleur, par exemple en proposant de prendre un bain, s’assoir sur un ballon, s’accroupir, etc. Par contre, la péridurale est vraiment recommandée quand la douleur est trop intense, par exemple si on doit rester en position gynécologique ou si l’accouchement est déclenché artificiellement.

La pose d’une péridurale peut accélérer l’accouchement rien que parce qu’elle nous fait changer de position (il faut s’assoir). Donc si vous hésitez, essayez d’abord de changer de position ^^. Ensuite, la péridurale ralentit souvent l’accouchement car les contractions sont alors moins fortes. C’est pour ça qu’on injecte alors souvent de l’ocytocine.

Vous pouvez demander à votre maternité comment ils dosent l’anesthésie : certains donnent des pompes pour que vous dosiez vous-même l’anesthésie, et je crois que d’autres la dosent suffisamment peu pour que vous puissiez continuer à vous déplacer. Les péridurales fortement dosées peuvent rendre insensible le bas du corps, d’où le risque de pousser trop fort sans contrôler son périnée, ce qui peut le déchirer, d’où la pratique plus fréquente d’épisiotomie.

Pour celles qui allaitent, sachez que les bébés nés après une péridurale ont tendance à perdre un peu plus de poids pendant leur premier jour de vie, c’est tout à fait normal et ne doit pas imposer le recours à des compléments si vous avez choisi d’allaiter.

A noter aussi, on ressent souvent un peu de douleur dans les jours qui suivent l’accouchement, et il parait qu’on la tolère mieux si in n’a pas eu de péridurale, car on connait l’histoire de cette douleur.

Ce qui m’a le plus aidée pour gérer les contractions

  • Expirer tout le long de la contraction : pour cela, je recommande absolument d’avoir quelqu’un qui vous montre l’exemple en expirant dès que la contraction monte. Dire « expire » marche infiniment moins bien que de le montrer.

D’autres conseils simples pour gérer la douleur de l’accouchement sont ici et .

A contrario, la mauvaise idée : paniquer par peur d’avoir mal. On oublie alors d’expirer, on se tend et la contraction fait plus mal – hé oui c’est possible !!

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Le massage du périnée

Le périnée est une partie très importante du corps humain, masculin comme féminin. C’est un ensemble de muscles situé en bas du bassin, qui forme une sorte de hamac et empêche que tous nos organes intestinaux et génitaux ne tombent à nos chevilles. Il est percé de trous capables de s’ouvrir (quand les muscles du périnée sont détendus) et de se resserrer (quand les muscles sont contractés) : autour de l’anus, de l’orifice urinaire et, chez les femmes, de l’entrée du vagin.

Lors de la sortie du bébé, les muscles du périnée situés autour du vagin doivent donc être bien détendus. Sinon le bébé passe en force, provoquant un déchirement du périnée. C’est pour éviter ce déchirement, fréquent chez les femmes qui ne peuvent pas détendre leur périnée (parce qu’elles n’ont pas conscience de cet organe ou parce qu’elles ne le sentent plus à cause de la péridurale) qu’est souvent pratiqué une épisiotomie. Pour éviter une épisiotomie, il est donc important de préparer son périnée : d’une part en le massant (à partir du 8ème mois, pas avant), d’autre part en apprenant à sentir quand il est contracté et quand il est relâché (ce qui est facilité quand on fait du yoga, du Pilates… et/ou quand on le masse).

La technique de massage est très bien expliqué dans le chouette guide de massages de la femme enceinte et allaitante publié par Weleda. Ensuite, vous pouvez apporter votre flacon d’huile à la maternité et donnez-le à la sage-femme en lui expliquant que vous avez préparé votre périnée et que vous « comptez sur sa compétence professionnelle pour vous éviter une épisiotomie ».

Et, gros bonus, si vous aviez des douleurs au début des rapports sexuels, ces massages et cette prise de conscience vont peut être solutionner le problème (et vous aider à faire des choses sympathiques de l’intérieur) ! Ça vaut le coup de tenter même si vous n’êtes pas enceinte, et honnêtement ça vaudrait surtout le coup de sensibiliser toutes les jeunes filles à l’existence même de cet organe clé !

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Une préparation à l’accouchement : le yoga prénatal

Comme je vous l’avais dit ici, j’ai beaucoup apprécié de suivre des cours de yoga prénatal pendant mes deuxième et troisième trimestre de grossesse. Certains d’entre vous voulaient en savoir plus, alors j’ai posé directement les questions à l’enseignante, Taïa – parce que moi j’ai profité, mais j’y allais sans mettre en marche mon cerveau !

Comment se passent tes cours de yoga prénatal ?
« Les cours de yoga prénatal commencent généralement par quelques minutes de discussion. J’aime savoir comment se sentent les femmes au début du cours, quel est leur état de fatigue, quels sont leurs « bobos » du moment, afin d’en tenir compte au maximum lors de la séance.
Les postures changent d’un cours à l’autre, mais la structure reste toujours la même : nous abordons des postures allongées, assises, à quatre pattes ou debout. Nous travaillons sur la conscience du souffle et sur celle du périnée. Nous mettons en pratique des exercices qui permettent de soulager les douleurs typiques de la grossesse (mal de dos, sciatique, jambes lourdes, etc…).
Enfin, la séance se termine toujours par une séance de relaxation guidée. »

Qu’est-ce qui différencie le yoga prénatal des autres formes de yoga ?
« La principale différence tient au fait que la pratique est adaptée à la situation des femmes enceintes. Ainsi, l’accent est mis davantage sur les problèmes spécifiques à la grossesse (comme je l’ai expliqué précédemment), les postures sont adaptées (les salutations au soleil, par exemple, sont modifiées pour convenir aux femmes enceintes). Nous ne travaillons jamais les postures en appui sur le ventre, les sauts (abordés en yoga dynamique), les rétentions du souffle ou encore les torsions très profondes. Les femmes peuvent donc pratiquer en toute tranquillité, sachant que le cours leur est tout particulièrement destiné.
Enfin, j’essaie de régulièrement aborder des exercices de préparation à l’accouchement (respirations ou postures qui peuvent aider pendant le travail) et des visualisations pour favoriser une forme de « rencontre » entre la femme et la présence de l’enfant qui est dans son corps. »

Comment as-tu connu le yoga prénatal et qu’apprécies-tu dans son enseignement ?
« La question de la grossesse et de la maternité m’a toujours intriguée et fascinée à la fois. Je me souviens avoir commencé à regarder « Les maternelles » à l’âge de 14 ans ! Quand j’ai débuté dans l’enseignement du yoga, je me suis rapidement intéressée aux différents types de public avec lesquels on peut aborder cette pratique.
Après avoir lu pas mal de livres sur le yoga et la grossesse (notamment « L’attente sacrée » de Martine Texier, ou encore « Le yoga de la femme enceinte » de Christine Colonna-Cesari , je me suis dit que ce serait vraiment fabuleux d’enseigner à des femmes enceintes.
Lorsque j’ai eu l’occasion de suivre une formation avec Isabelle Koche à la maternité des Lilas, j’ai sauté sur l’occasion et c’est ainsi que l’aventure a commencé !
J’ai énormément appris aux contacts des femmes et grâce à leur témoignage. Au début, chaque fois qu’une femme avait une question, je passais des heures à me renseigner par ailleurs pour lui trouver les meilleures réponses la semaine suivante. C’est comme ça notamment que j’ai construit ma pratique et mon enseignement, et que j’ai amélioré mes cours pour être au plus près des besoins de ce public. Les femmes veulent se sentir chouchoutées, mais pas infantilisées. Elles ont besoin qu’on prenne soin d’elles tout en leur montrant qu’elles peuvent faire plein de choses. Elles ont envie de bouger et en même temps de se relaxer et de s’étirer. Je continue aujourd’hui encore d’apprendre beaucoup grâce à elles.
Le prénatal est vraiment à part dans l’enseignement du yoga. Les femmes sont dans une période atypique, certes pas toujours facile à vivre, mais une période où elles sont assez réceptives à leurs propres sensations, ce qui les aide à être très « intériorisées », à incarner leur mouvement, à être vraiment « en yoga ».
Je suis toujours très heureuse de réaliser que je partage un petit morceau de cette phase si courte et si spéciale qu’est la grossesse, et que la pratique peut les aider à vivre ce moment ainsi que l’accouchement.
Et puis il y a le plaisir de voir parfois un ventre se manifester (surtout pendant la relaxation), comme si le bébé lui-même faisait signe ! Sans parler de la joie de rencontrer le bébé après, et de continuer un yoga plus traditionnel avec la femme en question. C’est une tranche de vie au sens le plus extra-ordinaire, au sens le plus noble du terme ! »

En quoi le yoga prénatal peut aider à ce que la grossesse se passe au mieux ?
« Le yoga peut aider pour tout ce qui concerne les douleurs lombaires, très fréquentes pendant la grossesse. En maintenant une bonne mobilité de la colonne vertébrale, on limite au maximum ce genre de désagréments.
Il peut permettre aux femmes de garder un semblant d’activité physique (il est parfois l’unique activité de la semaine des femmes qui doivent par ailleurs rester alitées !) et créer une sensation agréable d’étirement global.
La pratique apprend également à mieux connaitre et appréhender son corps de femme enceinte qui change constamment, notamment grâce aux postures d’équilibre.
Enfin, la pratique de la respiration consciente et de la relaxation accompagnent les femmes pour accueillir leurs angoisses et leurs émotions (souvent exacerbées à cette période !). »

Qu’est ce que les femmes enceintes peuvent utiliser de tes cours lors de leur accouchement ?
« Certaines postures d’ouverture de hanches ou de bascule du bassin peuvent être pratiquées au début du travail pour accompagner la descente du bébé et éviter de rester figée dans la même position.
Les exercices de conscience du plancher pelvien permettent de distinguer un périnée contracté d’un périnée détendu, et donc de le détendre au moment de l’expulsion. Cela permet également d’accélérer le processus de rééducation périnéale postnatal, et donc de récupérer plus rapidement après l’accouchement.
Enfin, les exercices respiratoires qui consistent à visualiser le trajet du souffle qui se dirige à l’intérieur de la sensation de douleur, ou ceux qui au contraire visent à laisser le souffle traverser le corps de bas en haut telle une vague, permettent une meilleure « gestion » (je n’aime pas ce mot en yoga) ou disons un plus grand « lâcher prise » lors des contractions. On apprend à se laisser traverser par les sensations.

Tout cela reste assez difficile à décrire… le mieux est encore d’expérimenter ! »

Merci pour tes réponses Taïa ! En tout cas, en plus des postures de yoga à la fois délassantes et légèrement toniques et de la voie douce de Taïa pour nous guider, j’ai particulièrement apprécié 3 choses lors de ses cours :

  • que Taïa ait un programme prévu pour nous préparer mais nous demande à chaque début de séance si on a des douleur ou demandes particulières, afin d’adapter son programme à nos besoins,
  • que Taïa nous déculpabilise en rappelant souvent qu’on fait ce qu’on peut, sans forcer, que ce n’est pas grave si on n’arrive pas à faire les postures – quand on est habitué à se dépasser physiquement, c’est frustrant de se sentir moins capable, et c’est très rassurant qu’elle nous encourage et nous félicite quel que soit le niveau atteint, parce qu’elle a confiance en notre capacité de faire tout ce qu’on peut,
  • qu’elle nous materne en proposant une brique en mousse si besoin, en corrigeant doucement les postures et, luxe final, en étendant une couverture sur nous pour ne pas qu’on ait froid lors de la relaxation finale.

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Ah oui, et bien sûr… dormez !! Déjà parce qu’un accouchement c’est un peu comme le plus gros effort physique que vous allez faire de votre vie (il parait que c’est comparable à un marathon). Mais aussi parce qu’après qui sait combien de semaines mois s’écouleront avant que nous dormiez plus de 2h d’affilée ? (réponse pour nous : 3 mois)

Dans la salle de naissance, après le premier peau à peau

Et les nouvelles de la pouponnière : Le Béluga a 3 mois et demi et approche des 7 kg. Il grandit quasiment à vue d’oeil ! En vacances dans le Sud, on galère un peu avec lui, entre la chaleur, les nombreuses têtes nouvelles, les trajets entre mes parents et ceux de Doudou… On passe nos journées à essayer de faire dormir le Béluga (s’il ne dort pas assez il râle), du coup on essaye désormais de le lever à son réveil d’environ 7h30, en espérant ainsi pouvoir régulariser une sieste en fin de matinée et une sieste en milieu d’après-midi. C’est dur d’entendre un bébé pleurer… (En plus des autres perturbations, on a un mariage d’amis à Lyon le week-end prochain, du coup on hésite à annuler… Vous auriez des conseils ?)

Bon dimanche !

Bento végétariens de début juillet

19 Juil

Bonjour !

Pas facile d’avoir quelques minutes pour rédiger un article… alors je cède à la facilité et vous montre quelques repas de ces dernières semaines. Toujours de la cuisine express et consistante, allaitement oblige (et j’avoue beaucoup aimer me sentir calée, en général).

Edit : Petit erreur dans le titre initial, malgré ce que la météo essaye de nous faire croire, on est bien en juillet, pas en avril !

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Bentô estival servi en assiettes à l’intérieur

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Courgettes simples mais délicieuses

  • Poêlée de courgettes avec des morceaux de tofu fumé aux graines de tournesol

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Pâtes aux fèves fraîches – version au tofu soyeux

On a utilisé la recette ici à part qu’on avait du tofu soyeux au lieu du tofu ferme. On l’a donc écrasé à la fourchette et ajouté à la poêlée afin qu’il caille en cuisant.

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Bol d’inspiration libanaise

  • Haricots coco (frais) cuits avec une tomate coupée en dés et un peu d’eau pour faire comme ce plat
  • Riz
  • Alfalfa germé

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Repas frites, l’indéboulonnable

  • Frites et ketchup (une fois par semaine, l’envie ne passe pas ^^)
  • Petits pois surgelés cuits avec du quinoa
  • Dessert à emporter : le classique dés de pomme (ou poire selon la saison), pamplemousse et j’y ajoute ensuite des flocons d’avoine (absorbent le jus des pamplemousses, ajoutent de la douceur) et des pruneaux dénoyautés (pour sucrer)

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Bonne semaine !

Recette de cuisine durable

Esquimau simplissime à la banane

8 Juil

Bonjour !

En ce moment il fait chaud, j’ai faim et pas le temps de cuisiner. Conclusion : il me faut un en-cas rafraîchissant, nutritif et très facile à préparer. Dans mon panier bio cette semaine, il y a des bananes… pourquoi ne pas en faire une glace ? Mais au lieu de les couper en rondelles pour les congeler et ensuite les mixer, il est plus rapide de les congeler entières, en esquimaux ! Je ne suis pas la première à y penser, la recette est bien connue outre Atlantique.

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Ingrédients pour 2 esquimaux
– 1 banane plutôt grosse (ou 2 petites bananes)
– 2 petits bâtonnets (voir Remarques pour des idées)
– Couverture version chocolat ou caramel-express : 20 g de de chocolat + 10 g d’eau OU 1 grosse cuillère à café de purée d’amande blanche + 1 grosse cuillère à café de sirop (de riz, de blé, d’érable…) + 1/2 cuillère à café d’eau
– Facultatif : de la noix de coco séchée, des noisettes concassées (trop bon !), des vermicelles colorés, des fèves de cacao concassées, etc.

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Préparation
– Éplucher la banane et la couper en 2. Planter un bâtonnet dans chaque demi banane.
– Déposer les esquimaux sur une feuille de silicone ou de papier sulfurisé et placer le tout au congélateur pendant au moins 1 h, si possible 3 h ou plus.
– Faire fondre le chocolat en versant l’eau bouillante dessus (ou en mélangeant le tout au bain marie).
– Sortir un esquimau, le tenir au-dessus du récipient de chocolat fondu et le recouvrir de chocolat fondu en le versant avec une cuillère.

– Si souhaité, rouler rapidement les esquimaux sur une assiette contenant de la noix de coco ou autre garniture.
– Replacer sur la feuille au congélateur et continuer avec un autre esquimau.
– Déguster (après quelques minutes pour que la couverture soit bien solidifiée et que la glace soit moins froide) ou laisser stocké au congélateur.

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Remarques

  • Variantes de couverture : Remplacer le chocolat fondu par une pâte à tartiner (placée au bain-marie pour la liquéfier ou tartinée au couteau afin de donner du relief), par du yaourt comme ici, par de la purée d’oléagineux délayée avec un tout peu de sirop d’érable comme ci-dessus…
  • Si vous avez de très grosses banane ou des petits gourmands : coupez les bananes en 2 dans la longueur puis en 2 dans l’épaisseur, afin de former 4 esquimaux comme ici.
  • Idées de petits bâtonnets : manche de petite cuillère en plastique ou en bois, morceau de pic à brochette en bois ou en bambou, lame de petit couteau à beurre (à bout rond et sans dents)…
  • Variante de fruit : On peut remplacer la banane par des tranches de kiwi de 1 cm d’épaisseur, comme je l’ai découvert chez Gastronomades. Ça a l’air délicieux !

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Nouvelles de la pouponnière : On a une nounou !! Et elle accepte qu’on apporte le lait maternel puis les repas s’ils sont bio… donc je n’ai pas eu à aborder la question du végétalisme héhé.
Ce billet parait un peu tard car nous revenons d’un brunch au Gentle Gourmet Café, avec le Béluga en écharpe (l’écharpe étant aussi pratique pour allaiter tranquillement ou cacher le bébé de la lumière direct ou d’un ventilateur). Bref, pour en revenir au brunch, on s’est régalé ! Et comme le Béluga dort en milieu de journée, il a été très sage (on ne peut pas en dire autant du soir au resto…).
Au fait, mardi à 18h30 je serai à Bercy, au pique-nique bio organisé par l’association Bio Consom’acteurs Ile de France, dont je fais partie. Aurez-vous l’occasion de passer grignoter quelque chose, voire d’apporter un bon petit plat ?

Bon dimanche !

Récit d’accouchement du Béluga

1 Juil

Bonjour !

Sur le modèle du récit et de la liste de grossesse, voici mon histoire d’accouchement et la liste des objets utiles à ce moment-là. Comme précédemment, c’est un avis tout personnel, n’hésitez pas à apporter le vôtre !

Côté cuisine, j’ai refait mes muffins double chocolat sans compote de pomme, avec du yaourt de soja (200 g de yaourt à la place de 150 g de purée de pomme + 50 g d’huile) et c’était super bon aussi. Je crois que j’approche de ma recette de gâteau idéale : 100 à 150 g de farine, 200 g de yaourt ou 150 g de purée de pomme + 50 g d’huile, 50 à 100 g de sucre, 1 sachet de poudre à lever.

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Récit d’accouchement

Merci de pardonner le manque d’intérêt de ce récit… Encore une fois c’est juste au cas où ça serve à quelqu’un !

Contexte du récit : Depuis quelques jours, la zone rouge de la prématurité est passée, youpi ! Ce week-end là, j’ai eu plusieurs fois des séries de contractions relativement régulières et plus puissantes qu’avant, même si assez peu douloureuses. Comme quoi, faire des folies de son corps ça peut effectivement déclencher un accouchement… Car comme dit ma sage-femme, chaque contraction a un effet, même minime : toute contraction passée est une contraction de moins à avoir !

  • 7h00 : Lundi matin, le radio réveil se met en marche. Je me réveille et entend un « poc » dans mon ventre. Je me tourne vers Doudou pour lui demander s’il l’a entendu, et sens alors l’équivalent d’1/2 verre de liquide chaud sur mes jambes. Ok… « Doudou, tu n’iras pas au boulot cette semaine, j’ai perdu les eaux ! »
  • 7h05 : Je vais me nettoyer, Doudou change les draps – erreur ! Je vais les salir à nouveau très vite…
  • 7h10 : J’appelle ma sage femme. D’après notre contrat, c’est elle qui va m’accompagner pendant tout l’accouchement. Elle n’est pas stressée, d’après elle un premier accouchement ne dure jamais moins de six heures donc j’ai le temps. Je dois compter la fréquence des contractions et la rappeler dans une heure.
  • 7h15 : Apparemment on prend un petit déjeuner (d’après les souvenirs de Doudou) – erreur ! Il parait qu’un ventre vide évite les éventuels vomissements dûs à la douleur.
  • 7h30 : Doudou et moi passons environ 45 minutes chacun devant notre ordinateur, pour envoyer des mails afin de passer le relai sur nos activités en cours – erreur ! Ce temps béni où les contractions étaient relativement espacées aurait dû être mis à profit pour nous habiller et rassembler nos affaires pour la maternité.
  • 8h00 : J’appelle la sage-femme, les contractions sont toutes les 4 minutes. Chaque contraction fait bien mal (comme une crampe qui prend tout le ventre et dure 45 secondes) mais, comme dit ma sage-femme, j’ai 3 minutes pour récupérer entre deux. Elle nous donne rendez-vous à 10h à la maternité. 10h, c’est dans 2 ! Ça me semble biiiiiien long vue la douleur des contractions, j’aurais préféré un rendez-vous à 9h… mais je n’ose rien dire, c’est elle la pro – erreur ! Si on lui avait parlé des séries de contractions des deux jours précédents, elle nous aurait sans doute donné rendez-vous plus tôt.
  • 8h30 : Chaque contraction est une tempête pendant laquelle j’appelle Doudou au secours. Comme on dit que je risque de lui faire des trous dans les mains avec mes ongles, je m’accroche à son peignoir. Entre temps, il essaye de réserver un taxi (mais la standardiste le lui déconseille car il pourrait refuser la course en voyant que je suis sur le point d’accoucher), il réserve donc une ambulance en appelant le SAMU (attention, si on appelle le SAMU sans préciser qu’on veut une ambulance, ils ne nous amènent pas à la maternité de notre choix mais à celle de secteur, et attention le prix du trajet en ambulance est remboursé par la sécu si on fait établir un bon de transport le jour même à la maternité).
  • 8h45 : Je vomis sous l’effet de la douleur. Doudou appelle la sage-femme en lui disant que j’ai mal et, évidemment (j’aurais répondu pareil vu qu’il n’a pas donné d’élément précis) elle lui répond « C’est normal espèce d’hypochondriaque, rendez-vous à 10h à la maternité ».
  • 9h00 : Doudou essaye de faire en sorte que je m’habille. « Habille toi. » « Ok… Ah non, attends, j’ai une contraction, argg. » « Habille toi. » « Oui oui, 2 secondes, je souffle un peu. » « Habille toi. » « Ok… Ah non, attends, j’ai une contraction, argg. » etc.
  • 9h50 : Je suis enfin habillée, par Doudou bien sûr.
  • 9h55 : Je passe aux toilettes tout en pensant que quand même, c’est dur des contractions toutes les minutes, on n’a plus le temps de souffler ! Quand la sage-femme disait qu’on se repose les 3/4 du temps (cf 3 minutes entre chaque contraction de 45 secondes) elle n’avait pas parlé de ça !
  • 9h57 : Je sors des toilettes mais j’ai encore un peu envie de pousser, bizarre, on m’avait dit que c’est un réflexe qui n’arrive qu’à la fin de l’accouchement… Argg, encore une contraction !
  • 10h00 : Les ambulanciers arrivent. Argg une contraction ! Quand ils me voient à genoux ils font une drôle de tête. Ils en tirent une encore plus longue quand ils voient que la suivante ne tarde pas. Doudou porte vestes et sacs, on parcourt les 50 mètres jusqu’à l’ambulance, au rythme des contractions.
  • 10h05 : Dans l’ambulance, Doudou appelle la sage-femme pour l’informer qu’il y a une contraction par minute. Hem hem, elle nous dit de monter directement au 1er étage, là où se trouvent les salles de naissance (sans passer par la case « spacieuse salle de travail au 9ème étage avec canapé, grand lit, baignoire et vue sur la tour Eiffel »).
  • 10h08 : Je me déshabille et grimpe à 4 pattes sur le fauteuil. La sage-femme fait un toucher pour évaluer la dilatation… et me propose de toucher la tête du bébé. Heu, non merci ! Ok, il est temps de pousser, les yeux dans ceux de Doudou qui me répète ce que dit la sage-femme, car je suis incapable de gérer les paroles de plusieurs personnes à la fois.
  • 10h24 : La sage-femme fait passer le bébé sous mes jambes et me le tend. Noooon ! (je ne sais pas comment le prendre et le tenir !) Doudou le prend en attendant que je m’allonge sur le dos pour qu’on dépose le Béluga sur moi.
  • 10h30 et après : Le Béluga est bien couvert dans un lange puis le châle de naissance tricoté par une grand-mère (il sera chaudement habillé un peu plus tard, quand il aura pris le sein). Quelques contractions permettent d’expulser le placenta et de commencer à rétracter l’utérus (elles ont bien moins douloureuses que les contractions de travail, mais pfff ras le bol d’avoir mal !). La sage-femme me fait 4 points pour recoudre la petite déchirure de mon périnée puis s’éclipse. Doudou appelle la famille pour annoncer brièvement la naissance, sans préciser que nous avons décidé de passer les 24 premières heures juste à trois – erreur ! Quand il rappelle ses parents, 1/2 h plus tard, ils sont déjà à la gare avec une valise et un billet de train !

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Liste pour la valise de maternité

Il est bon d’avoir une valise en deux parties : un sac à emporter pour le travail et la naissance, et un sac pour les jours suivants.

Guirlande lumineuse et préparation pour chocolat chaud express

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Valise pour la salle de travail/naissance

  • De quoi s’approprier l’ambiance de la salle de travail/naissance en rappelant à chaque sens des ambiances connues : guirlande lumineuse, parfum aimé, liste de musiques + lecteur (certaines salles en ont), fruits secs ou bonbons à grignoter (demander à l’avance s’il est permis de manger… pour savoir s’il faut cacher la nourriture dans la poche du papa, car a priori l’interdiction de manger et boire est juste par confort pour le personnel, pour diminuer les risques de vomissement, donc si vous avez super faim ça peut valoir le coup)
  • De quoi s’habiller en évitant la « chemise de nuit plastifiée » (indiquer qu’on est allergique à la matière de cette blouse, si besoin) : paréo ou grand T-shirt, chaussettes épaisses (j’avais des jambières en maille) voire châle
  • Un brumisateur est conseillé mais je ne sais plus pourquoi (manque de sommeil = moins de neurones, désolée…)
  • Si manger et boire vous est autorisé (l’interdiction éventuelle repose apparemment sur le fait qu’il y a longtemps il fallait avoir l’estomac vide en cas d’anesthésie générale si l’accouchement se passait mal) : des fruits secs et une « boisson énergétique du marathonien » (jus d’orange pressé + 1 pincée de sel + un peu de sucre, à préparer tous les matins lors du dernier mois de grossesse, c’est très agréable à boire si on n’accouche pas finalement !)
  • De l’huile de massage du périnée : A donner à la sage-femme en expliquant qu’on s’est préparé le périnée avec et qu' »on compte sur sa compétence professionnelle pour éviter une épisiotomie » (formulation conseillée par ma sage-femme pour s’attirer les bonnes grâces de la sage-femme ^^)
  • Un appareil photo avec batterie chargée pour immortaliser les premiers moments avec bébé (on reste au moins 2 h dans la salle de naissance, pour surveillance)
  • De quoi réchauffer le bébé à sa sortie : lange (pour éviter les taches), petite couverture
  • De quoi habiller le bébé un peu plus tard (après la première mise au sein par exemple) : body, pyjama, chaussettes, bonnet, gilet, voire moufles et sur-chaussettes (il est habitué à 37°C donc les premiers jours il est très frileux)
  • De quoi rhabiller la maman : pyjama ou chemise de nuit + robe de chambre, chaussons

Valise pour le séjour en maternité

  • Des rechanges pour la maman et le bébé
  • Si vous pensez peut-être allaiter, des soutien-gorges d’allaitement + un coussin d’allaitement ou un traversin + le numéro de quelqu’un qui s’y connait en allaitement : le soutien gorge peut avoir servi en fin de grossesse, le coussin sert de barrière si on veut dormir avec le bébé à côté, le numéro de téléphone est à contacter à la moindre inquiétude ou douleur (si vous n’avez pas de copine qui pourra vous conseiller pour l’allaitement, appelez la permanence de La Leche League au 01 39 584 584)
  • Des bouchons pour les oreilles : pour étouffer les pleurs des autres bébés – ceux du sien on les entend même avec les bouchons ! On a aussi apprécié d’avoir notre guirlande lumineuse, qui émettait une lumière plus douce (et plus chaleureuse pour nous) que la veilleuse de la chambre de maternité.
  • Une trousse de toilette pour la maman, avec de quoi se faire belle/se détendre rapidement : j’ai notamment emporté ma brosse pour le corps et de l’huile de massage
  • Une trousse de toilette pour le bébé : liniment (très utile pour le méconium, je ne l’utilise quasiment plus maintenant), savon/gel douche doux, lingettes et couches jetables écologiques si vous ne souhaitez pas utiliser celles de la maternité
  • De quoi grignoter en complément des repas, si besoin (certaines maternités ont des plateaux repas plutôt légers quand on allaite et le plateau végé est souvent non équilibré) : amandes décortiquées et autres fruits secs (c’est bon pour l’allaitement), pâte pour chocolat chaud express (ou tartines), pâté végétal, …
  • De quoi se détendre : j’ai beaucoup apprécié d’avoir de quoi écouter de la musique en permanence, comme chez moi

Et si vous pouvez, apportez votre conjoint avec vous ! Dans ma maternité, on pouvait payer un supplément pour que notre conjoint dorme dans la chambre, sur un lit de camp. Ça a été salvateur pour moi qui paniquait à l’idée de gérer un bébé et perdait mes moyens dès qu’il pleurait. J’en ai profité pour envoyer Doudou en première ligne dès qu’il y a eu un truc à faire avec le Béluga, ce qui lui a permis de s’investir et d’être « celui qui sait comment faire avec le bébé ». Et depuis j’ai bien eu l’occasion de rattraper puisque je passe mes journées avec le Béluga alors que Doudou est retourné au travail. Autre intérêt de dormir avec quelqu’un à la maternité : se partager la nuit. Il veillait sur le Béluga en début de nuit (en me l’apportant s’il voulait téter) et moi sur la fin de nuit. Ça nous a permis de dormir profondément pendant plusieurs heures chaque nuit à la maternité.

Et vous, qu’aviez-vous d’utile dans votre valise de maternité ?

Edit : Voici une autre liste pour la valise de maternité, réaliste et humouristique, sur le chouette blog Les mamans testent.

Bon dimanche !