Archive | mars, 2012

Oeufs à la coque 100% végétaux

25 Mar

Bonjour !

Pour préparer le 1er avril, que diriez-vous d’un nouvel atelier Faussaire Frankenstein sur le thème des œufs ? Les œufs à la coque sont un classique des tables françaises, qui manque souvent aux végétaliens, aux allergiques aux œufs ou aux femmes enceintes à qui il est déconseillé de consommer des œufs crus ou peu cuits.

Qu’à cela ne tienne, il suffit de copier le plat en question, et même Picard s’y est mis en sucré ! Dans la même veine, Golubka a créé de superbes œufs bluffants de ressemblance, avec une coquille en chocolat blanc, un blanc d’œuf en crème épaisse à la vanille et un jaune en purée de mangue. On pourrait imaginer une version salée avec une coquille en beurre de cacao et lait végétal en poudre, un blanc d’œuf en lait végétal et agar, un jaune d’œuf en crème végétale. D’autres idées sont discutées ici sur le forum Végéweb.

Voici ma proposition, qui n’a évidemment pas le goût des œufs à la coque mais qui en conserve tout le côté ludique, et peut donner une entrée sympathique ou un dessert rigolo. L’idée, un trio de textures : le flan du « blanc d’œuf », la tartinade onctueuse du « jaune d’œuf » et le croustillant des mouillettes. A décliner en mode raffiné ou gourmand… Amusez-vous !

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Matériel pour 1 œuf (à multiplier par le nombre d’œufs que vous souhaitez)

  • 1 tasse par œuf. La taille de la tasse donnera la taille de l’œuf, donc à vous de voir si vous voulez une petite tasse à café (œuf de poule) ou un verre à bourgogne (œuf d’autruche comme ici)…
  • 1 boîte à surprise d’œuf Kinder par œuf. Comme ici, je vous recommande de passer un contrat avec les mômes que vous connaissez (ou avec leurs parents) pour récupérer les petites boîtes de Kinder Surprise classique, parfaites pour  faire un « œuf de poule », voire celles de Maxi Kinder Surprise vendus à Pâques, pour un « œuf d’autruche ».

Ingrédients de base pour 4 à 6 « œufs de poule » (voir les remarques pour des idées d’arômes)

Pour les « blancs d’œuf »
– 4 g d’agar-agar
– 250 ml de lait végétal
– 1 pincée de sel

Pour les « jaunes d’œuf »
Version salée : 4 cuillères à soupe d’huile + 4 cuillères à soupe de purée d’oléagineux ou de légumes + 1 pincée de sel
Version sucrée : 4 cuillères à soupe de confiture + 4 cuillères à soupe de beurre végétal (purée d’oléagineux, huile de coco, etc.) ou de purée de fruits
– Si besoin pour la couleur, 1 pincée de curcuma

Pour la dégustation
Des tranches de pain ou de brioche grillé(e) découpées en mouillettes, forcément !

Méthode
– Dans une casserole, mélanger le lait végétal, l’agar et le sel et faire bouillir 30 secondes tout en remuant.
– Verser 4 cuillères à soupe de mélange dans chaque tasse, pour les remplir à moitié ou aux 2/3. Attention : si les tasses, ramequins ou verres sont fragiles, évitez le choc thermique en les remplissant d’eau chaude, puis en remplaçant l’eau par le mélange lait-agar bouilli.
Quand le mélange est devenu un peu moins chaud, déposer une boîte surprise Kinder au milieu de la tasse. Il ne faut pas l’immerger complètement : on veut la retirer une fois que le « blanc d’œuf » sera solide ! Pour mes petites tasses à café, je mets de l’eau dans les boîtes surprise jusqu’au premier cran sous leur ouverture, ça les leste juste assez.

– Attendre 45 minutes que l’agar solidifie puis retirer les couvercles et les boîtes surprises.
– Dans une casserole, mélanger la purée, l’huile et les autres ingrédients du « jaune d’œuf ». Il faut obtenir une sauce qui nappe la cuillère, à la fois consistante mais un peu liquide.
– Répartir la sauce chaude dans les emplacements et servir tout de suite avec des mouillettes de pain grillé. Le mélange peut attendre mais je trouve plus agréable d’avoir un contraste entre le « jaune » chaud et coulant et le « blanc » gélifié.

Remarques

  • Je vous conseille de préparer les « blancs d’œuf » la veille (par exemple pendant que vous préparez le dîner de la veille),  afin de pouvoir finir rapidement la recette le jour choisi. Attention, après plus de 24 h de repos, le « blanc d’œuf » va sécher et se fissurer (pour éviter ça, la solution est de le parsemer de gouttes d’eau et l’emballer dans du film étirable). Le jaune peut aussi être préparé à l’avance.

Faux œufs où les blancs ont attendu 2 jours au frigo (sans couverture) avant d’être remplis

  • Choix du lait végétal : Tout lait végétal convient pour cette recette. Si vous voulez forcer l’apport en protéines, remplacez le lait végétal par 7 dosettes de lait de soja en poudre dissoutes dans 250 ml d’eau bouillante OU 200 g de tofu soyeux mixé avec 50 g d’eau.
  • Choix de l’huile : Toute huile ou beurre végétal convient pour cette recette. Selon votre goût, utilisez de l’huile de tournesol (au goût absolument neutre), de l’huile de noisette, de la purée de cacahuète, etc. Si vous voulez un apport en oméga 3, utilisez de l’huile de colza, de noix, de lin ou de cameline. Si vous voulez un apport en lécithine, utilisez de l’huile de soja.
  • Choix de la purée de légumes : Le potimarron (merci Aëlys pour l’idée !) ou la carotte, finement mixés avec l’huile, donnent un joli jaune d’or au mélange et sont aussi compatibles avec une version sucrée.
  • Variantes salées : Pour une saveur orientale, ajoutez quelques tours de moulin à poivre dans la préparation du « blanc » et 1/2 cuillère à café de curry en poudre dans celle du jaune. Pour un délire extra-terrestre, réalisez le « jaune » avec une purée de petits pois parfumée à la menthe…

Blanc en tofu soyeux, jaune en purée de carotte et huile de colza

  • Variantes sucrées : Pour une saveur parfumée, ajoutez un peu de sucre (si votre lait végétal n’est pas déjà sucré) et 8 gouttes d’extrait de fleur d’oranger dans la préparation du « blanc » et réalisez le « jaune » en mélangeant 2 cuillères à soupe de confiture d’abricot et 2 cuillères à soupe de purée d’amande blanche… ou toute autre combinaison qui vous plaira, comme la pâte à tartiner aux pommes et épices indiennes de Flo Makanai. Pour une expérience régressive, remplacez le « blanc » par de la panna cotta végétale et le « jaune » par du Nutella végétal ou du Dulce de leche… Vous pouvez même, comme ici, faire une coquille en chocolat blanc végétal, coloré naturellement en utilisant du sucre complet dans la recette. Lâchez-vous, tout est permis !

Chaque cuillère trempe dans un « jaune » différent : de haut en bas, gelée de pomme + purée d’amande, purée de pomme, confiture d’abricot + purée d’amande

Edit du 03/06/2012 : Il existe un mélange en poudre pour fabriquer de faux jaunes d’œufs : ça s’appelle The Vegg et on peut l’utiliser pour faire de faux œufs à la coque. Merci Mamapasta pour l’info !

Bon dimanche !

Recette de cuisine durable

Bento végétariens de début mars

18 Mar

Bonjour !

Voici mes derniers bentô avant un certain temps… Mais comme je mange toujours le midi, je vous propose de continuer avec des plats tout aussi simples, présentés dans des bols. J’espère que ça pourra continuer à vous donner des idées !

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Bento Retour de Marseille

  • Boulgour aux olives issu du livre Ma cuisine végétarienne de Virginie Besançon
  • Choucroute crue, dés de pomme, huile de colza (l’indécrottable !)
  • Panisses, dés de tofu fumé et de saucisses végétales
  • Crêpe sucrée séparant des tranches de pomme et des suprêmes de pamplemousse

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Poêlée de chou vert

  • Poêlée de chou vert au tofu fumé
  • Riz complet cuit à la japonaise
  • Crème dessert au chocolat et tranches de pomme (non photographiés)

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Quinoa au topinambour

  • Quinoa cuit avec un soupçon de curry
  • Topinambour cuit à la vapeur puis épluché et réchauffé avec le quinoa
  • Oranges (non photographiées)

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Donburi de fenouil

  • Fenouil émincé finement puis cuit à l’étouffée et légèrement caramélisé avec une pincée de sucre complet
  • Dés de tofu fumé
  • Riz complet cuit à la japonaise
  • Alfalfa germé
  • Dessert : Pamplemousse, poire, pruneaux et germe de blé. Pour un dessert moins gloubi-boulga pour les yeux que le plat, j’ai ressorti un emporte-pièce de bento :

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J’en profite pour vous remercier chaleureusement pour vos votes et vos idées sur le nom de la journée Saveurs durables, saveurs véganes ! Après moult discussions, elle sera désormais nommée Saveurs durables – pour une cuisine gourmande, éthique et écologique. J’espère que ça vous plaira ! En attendant nous préparons la nouvelle affiche et le site internet pour la prochaine édition, qui aura lieu au printemps (candidatures cette année et finale l’an prochain).

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Bonne semaine !

Recettes de cuisine durable

Fête de grossesse, fondue de chocolat et canistrelli

11 Mar

Bonjour !

L’article du jour inaugure une nouvelle catégorie du blog, intitulée Le coin des petits, parce que je devrais bientôt avoir des choses à dire sur le sujet… Commençons par le début, à savoir l’attente, et comme ici on aime faire une fête pour toute occasion, on a bien sûr organisé une petite fête de grossesse !

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Fête de grossesse, késako ?

Ce type d’évènement existe aux Etat Unis sous le nom de Blessingway. A ne pas confondre avec la Baby shower, où on inonde la future mère de cadeaux, dont un faux gâteaux à étages formé de piles de couches jetables… Le blessingway c’est plutôt une petite réunion entre filles, dans une atmosphère intime pour papoter et se détendre, en bref former un cercle d’attentions autour de la future mère pour qu’elle se sente soutenue. J’ai découvert cette idée dans le chouette livre Attendre bébé autrement, dont je vous reparlerai plus tard. Edit : Il existe maintenant un petit livre dédié, Blessingway (éditions La Plage).

Le blessingway peut être organisé de manière spirituelle/mystique, comme une bénédiction de la future mère, mais vous vous doutez que ce n’est pas trop mon truc. Par contre, j’aimais beaucoup l’idée de réunir les amies pour les associer à cette naissance, partager du bon temps mais aussi me préparer à oser faire appel à elles quand je me sentirai seule/débordée/déprimée après la naissance.

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En pratique, on a fait quoi ?

J’ai invité des copines à la maison un après-midi, laissé à Doudou le soin d’inviter des copains ailleurs ce même après-midi, puis le soir on s’est tous retrouvés pour partager le dîner.

Un plâtre de gros bidou

Il faut prévoir 4 rouleaux de plâtre de 10 cm de large si on moule seulement le ventre, 6 rouleaux si on moule aussi la poitrine. On prépare aussi une petite bassine d’eau tiède (moitié eau froide, moitié eau bouillante), de l’huile, une grande serviette sur un siège confortable.

La future mère s’assoit sur la serviette, enlève le haut et on lui applique de l’huile sur les zones à plâtrer (ça permet au plâtre de se décoller facilement ensuite). C’est donc l’occasion d’un petit massage ^^. Ensuite on coupe les bandes de plâtre pour avoir des morceaux d’environ 30 cm, on les trempe brièvement dans l’eau, on les pose sur la peau et on lisse avec la main. Il faut au moins 3 couches de bandes de plâtre qui se chevauchent pour avoir un plâtre un peu dur. Après 5-10 minutes, on détache le plâtre et on le laisse finir de durcir – ça prend environ 2 jours.

Le plâtre peut ensuite être conservé, peint, verni, seule ou à plusieurs. Il parait qu’il permet de faire le deuil de la grossesse, donc j’ai gardé le mien brut en attendant.

Un collier de naissance

L’idée est de réaliser un collier à porter lors de l’accouchement, pour sentir le soutien des copines et de ses proches. C’est l’occasion de demander une perle à chacun, si possible avec une histoire associée à la perle.

Si je devrais apporter une perle pour collier de naissance, ce serait une perle de papier. Je la réaliserais avec une fine bandelette de papier coloré, effilée au bout. Il suffit d’y écrire des vœux puis d’encoller la bande et la rouler sur elle-même, en laissant un espace central pour passer le fil du collier.

Des baumes de massage ou autres cosmétiques

On n’a pas eu le temps de le faire, mais l’idée est de rassembler quelques huiles et de la cire (par exemple de la cire de calendula ou, si on veut faire une crème, de la cire émulsifiante), de les faire fondre et couler le tout dans un petit pot. Et ensuite, application pratique : massage des pieds !

Il y a d’autres produits qu’on peut réaliser, plus sur un thème bébé, par exemple du liniment oléocalcaire, mélange moiti-moitié (et bien secoué) d’eau de chaux (en magasin bio) et d’huile au choix (huile d’olive pour moi).

Un goûter entre filles

En bonne gourmande, je voulais faire un chouette goûter, avec du thé à la menthe, des baklavas comme ici ou et ma variante du fameux Rêve d’orient de Cléa (sorte de panna cotta avec de la purée d’amande blanche, servie avec un sirop à la fleur d’oranger et à la rose et des pistaches concassées), les deux derniers pouvant être préparés la veille. Mais… je n’ai pas eu le temps de les préparer et, heureusement, les copines avaient apporté de quoi grignoter.

Des gnocchi

Vous vous en doutez, le dîner était l’occasion rêvée de faire des gnocchi ! La préparation a été un peu longue car la table était trop petite pour qu’on s’assoie toutes autour, mais c’était bien sympathique. Par souci d’égalité des sexes, la sauce avait été préparée le matin par le Doudou et c’est lui qui a assuré la cuisson des gnocchi.

Comme on voulait un dîner convivial avec une préparation minimaliste, on a commencé par un gros apéro chips/tartinades/bâtonnets de légumes (et des Soycisses fumées pas terribles du tout, qui connait une bonne marque de saucisses végé pour apéro ?). Puis gnocchi en sauce rouge et parmesan végétal. Et on a terminé par une fondue au chocolat, histoire de laisser à chacun le choix entre un dessert consistant ou une salade de fruits.

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Le bilan

J’avais prévu plusieurs activités, mais finalement on a passé une partie de l’après-midi à la maternité parce que j’avais eu des contractions la nuit précédente (et du coup maintenant je passe mes journées couchées, mais heureusement il y a internet et j’ai une tonne de boulot en retard). Donc je ne peux que vous recommander de laisser l’organisation à quelqu’un d’autre que la future mère (même si dans mon cas ça n’a été qu’un petit facteur de déclenchement des contractions, la fatigue venant de plus loin).

En tout cas, c’est une belle idée que je referai avec plaisir ! Si j’avais eu plusieurs copines mères et que j’avais été moins débordée en septembre (soutenance de thèse + nouveau travail + Saveurs durables + nausées), j’aurais volontiers fait un apéro ou un goûter de début de grossesse. Ça aurait été l’occasion de parler des livres sympa à lire pendant la grossesse (j’ai trouvé peu de choses à lire sur le premier trimestre), partager des astuces anti nausées (mon meilleur conseil : dormir un maximum, à part ça il parait que le gingembre est très efficace sous toutes ses formes), évoquer la peur des fausses couches (à cause de ça je n’ai pas osé m’investir émotionnellement dans la grossesse avant l’échographie du 3ème mois), et bien sûr ça fait une occasion de se rassembler !

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Recette de fondue au chocolat et canistrelli

Vous l’avez compris, j’aurais voulu vous mettre ma version des baklavas et des entremets à la fleur d’oranger, pour aller avec ma proposition de repas oriental, mais ce sera pour une prochaine fois ! En attendant, voici celle d’un dessert beaucoup plus rapide à réaliser, mais qui reste un dessert de fête qui plait à tous et nécessite vraiment peu de préparation.

On aime bien les servir avec de petits biscuits, spéculoos pour les becs sucrés, ou canistrelli pour ceux qui aiment les biscuits parfumés et peu sucrés.

Flagrant délit de gourmandise !

Ingrédients pour 1 fontaine à chocolat
– 400 g de chocolat
– 100 g d’eau ou de lait végétal
– Beaucoup de fruits : faites moi confiance, comptez le double de ce que vous serviriez comme dessert normal
– Quelques biscuits (spéculoos ou canistrelli) ou dés de gâteau (brioche ou quatre quarts)

Préparation
– Découper tous les fruits en dés et les répartir dans des bols.
– Dans une jolie casserole à fond épais ou en fonte (pour conserver la chaleur lors du service), faire fondre le chocolat avec l’eau ou le lait végétal. On doit obtenir un liquide épais.
– Déposer la casserole sur la table ou verser le mélange dans une fontaine à chocolat (oui j’en ai une, offerte pour ma soutenance de thèse ^^).

Remarque

  • Quand j’ai des amis à l’improviste, je fais régulièrement une variante : la crème au chocolat façon Danette, qu’on sert encore chaude dans des ramequins (ainsi elle refroidit plus vite) et qu’on accompagne de morceaux des fruits qu’on a en stock
  • Que faire avec le reste de mélange au chocolat : Une tarte chocolat-poire (ou, en été, chocolat-cerise). Faire précuire un fond de tarte, y répartir les fruits (poires coupées en tranches ou cerises entière, avec leur queue vers le haut) puis verser la ganache fondue. Dans le cas de tarte aux poires, j’utilise des poires déjà cuites ou alors je passe le tout au four pendant 40 minutes à 180°C, pour que les poires cuisent. Autre utilisation possible : un bavarois au chocolat, pour un dessert de fête !
  • Que faire avec le reste de mélange au chocolat : Des roses en chocolat. Faire fondre la ganache et y ajouter, au goût, du sucre, de l’extrait de vanille et un peu d’huile. Ajouter le même volume de corn flakes, mélanger délicatement pour les enrober et répartir dans des moules à mini muffins. Si vous n’en avez pas, versez sur une feuille de papier cuisson, laissez refroidir puis coupés en carrés ou en barres. Attention : si vous utilisez le reste de fondue, tel quel, les roses seront moins croustillantes (à cause de la présence d’eau), moins fondantes (à cause de l’absence de margarine) et moins sucrées (à cause de l’absence de sucre ajouté) que les roses au chocolat traditionnelles !

Une fois complètement refroidies, les roses perdent leur brillance.

  • Est-ce que je fais mes spéculoos ? Non pas encore, je les achète à l’épeautre sous la marque Moulin des Moines ou en vrac dans mon biocoop (mais je les trouve moins bon que ceux à l’épeautre). Ceci dit je tenterais bien cette recette de spéculoos sans gluten.
  • Est-ce que je fais mes canistrelli ? D’habitude non, on se fournit chez une grand-mère de Doudou, comme pour les croquants aux amandes… Mais on a tenté aujourd’hui (« on » = Doudou, sous mes directions) avec une recette classique et c’est très simple : mélanger 200 g de farine de blé, 50 g de sucre blond, 1 cuillère à soupe de graines d’anis, 1/2 sachet de poudre à lever (ou 1/2 cuillère à café de bicarbonate puis, à la fin, 1 cuillère à café de jus de citron). Ajouter 50 g d’huile d’olive et 50 g d’eau. Si besoin, ajouter 50 g de farine. Étaler sur 1,5 cm d’épaisseur, découper des carrés et les faire cuire à 180 °C pendant 10 minutes puis à 150 °C pendant 15 minutes. Les biscuits ne doivent pas dorer mais ils ne doivent plus être moelleux quand on appuie dessus – ils finiront un peu de durcir en refroidissant.

Canistrelli après cuisson

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Bon dimanche !

Recettes de cuisine durable

Gnocchi sans gluten et sans oeuf

4 Mar

Bonjour !

Comme vous le savez, ici le dimanche midi c’est repas de fête : soit brunch, soit pâtes fraîches. Et dans la catégorie pâtes fraîches, on compte aussi les gnocchi. Il est donc temps de vous donner la recette de ces pâtes très faciles à préparer, et qui représentent pour moi LE plat du partage. En effet, chaque pâte est moulée individuellement, donc soit vous préparez le plat seul(e) et vous crevez d’ennui, soit vous invitez les amis un peu plus tôt et vous passez un super moment à papoter autour des fourchettes et à accuser votre voisin quand un gnocchi moche est présent sur le plateau.

Gnocchi aux farine de riz et de maïs

Cette recette est parfaite pour utiliser un reste de purée de pomme de terre ou une purée ratée car trop élastique. Entre les gnocchi et le tiramisu, les italiens sont clairement des pros de l’upcycling (faire du mieux avec du vieux) !

Ingrédients pour 2 personnes
– 200 g de pommes de terre à chair farineuse (pommes de terre à purée, surtout pas de pommes de terre nouvelles !)
– Prévoir 200 g de farine de blé (T65) ou de maïs
– Pour la version sans gluten, 1,5 cuillère à soupe de graines de lin moulues (voire 2 cuillères à soupe si vous aimez les gnocchi bien fermes)
– 1 grosse pincée de sel

Préparation
– Faire cuire les pommes de terre, à l’eau ou à la vapeur.
– Les laisser tiédir un peu (j’accélère cette étape en les coupant en gros dés) puis les éplucher.
– Pendant qu’elles sont encore tièdes, les réduire en purée avec un moulin à légumes ou à la fourchette, sans rien ajouter.
– On peut laisser la purée sécher plusieurs heures, c’est encore mieux. Alternativement, laissez sécher les pommes de terre cuites avant de les écraser (mais je les trouve plus faciles à écraser quand elles sont tièdes que froides).
– Quand la purée est froide, bien la saler puis incorporer la farine. En théorie, 25 g de farine sans gluten ou 50 g de farine de blé suffisent pour 100 g de purée, mais tout dépend du type de farine, du type de pommes de terre et de leur degré de sècheresse. Pour la version sans gluten, il faut malaxer assez longtemps, pour que l’amidon des pommes de terre soit libéré : quand on ajoute de la farine, on a l’impression que la pâte va être trop sèche, puis on malaxe 2 minutes et la pâte colle ! Il faut alors ajouter de la farine et pétrir à nouveau.
– Quand la pâte est élastique mais ne colle plus, former des boudins d’environ 1 cm de diamètre, puis découper des tranches d’environ 1 cm.


– Déposer de la farine sur le plan de travail et préparer un plateau recouvert d’un torchon propre.
– Avec le pouce fariné, passer chaque morceau sur une fourchette farinée pour lui donner la forme courbée d’un gnocchi. Pour les pros, il existe aussi une planche spéciale à la place de la fourchette. C’est très facile pour la pâte avec gluten, très élastique, mais très faisable avec la pâte sans gluten.

Gnocchi à la farine de blé

Gnocchi à la farine de riz

– Déposer les gnocchi sur le torchon, sans qu’ils ne se touchent les uns les autres. Les gnocchi peuvent attendre plusieurs heures ainsi.

Gnocchi à la farine de maïs– Faire cuire les gnocchi dans un grand volume d’eau bouillante salée. Je les dépose dans l’eau à l’aide d’une écumoire. Ils sont cuits quand ils remontent à la surface, ça prend environ 2 minutes.
– Les récupérer au fur et à mesure avec une écumoire et les déposer dans un plat contenant déjà un peu de sauce. Il faut les enrober d’un peu de sauce pour éviter qu’ils ne collent. A défaut, remplacer la sauce par de l’huile d’olive.

Remarques

  • Version sans graines de lin : Il est possible d’omettre les graines de lin moulues mais les gnocchi seront plus fragiles à mouler et moins croquants sous la dent.
  • Choix de la farine sans gluten : Choisir une farine moulue très finement, sinon le résultat sera un peu… farineux : on sent les particules de farine dans les gnocchi cuits. Par exemple, la farine de riz complet n’est pas assez fine pour moi, je préfère utiliser de la farine de maïs seule (en plus ça donne une belle couleur jaune aux gnocchi). Je pense que ça doit bien marcher aussi avec soit de la farine de riz blanche, soit un mélange de farine de riz complet et d’autres farines sans gluten.

Gnocchi à la farine de maïs

  • La forme particulière des gnocchi leur permet de prendre une bonne quantité de sauce. Si vous êtes hérétique aimez les gnocchis peu enrobés de sauce, vous n’êtes pas obligés de leur donner cette forme. Si vos gnocchi sont trop longs, diminuez la taille de vos morceaux de pâte. Si les gnocchi collent à la fourchette ou au pouce, farinez.
  • Coloration des gnocchis : Comme pour toutes les pâtes fraîches, on peut colorer les gnocchi. Il suffit d’ajouter un peu de colorant dans la pâte, par exemple du curcuma (couleur jaune), du concentré de tomate (couleur rouge clair), des feuilles d’épinard brièvement cuites à l’étouffée puis hachées (couleur verte), du jus de betterave obtenu en pressant des betteraves cuites à travers une passoire à thé (couleur rose).
  • Sauces recommandées : une sauce tomate maison et du parmesan végétal pardi ! Ou pourquoi pas une sauce à la crème (crème de soja ou autre crème + margarine), champignons (girolles) et thym comme dans cette recette de Garance ? Ou encore en gratin comme dans cette recette plutôt estivale ? Ok, prenez votre sauce préférée, elle ira sans doute très bien ^^.
  • Recette sans pomme de terre : Il parait qu’on peur remplacer la pomme de terre par du panais, comme dans cette recette. Je pense que ça doit bien marcher aussi avec des patates douces. Avis aux allergiques aux solanacées !

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Bon semaine !

Recettes de cuisine durable