Archive | octobre, 2011

Ma meilleure recette de chocolat chaud

30 Oct

Bonjour !

Les temps sont frais, c’est le moment de vous présenter ma recette préférée de chocolat chaud. Cette recette express vous permet de préparer un délicieux chocolat chaud avec une vaisselle minimale : il faut juste une tasse, une cuillère et une bouilloire. Et dans vos placards, il suffit de piocher du cacao en poudre, du sucre et de la purée d’oléagineux (ou n’importe quel lait végétal en poudre).

Bonus : cette recette 1-2-3 est très facile à mémoriser : 1 cuillère de sucre, 2 de cacao et 3 de purée d’amande blanche. On peut bien sûr mettre plus de sucre.

Et le bonus en plus : cette recette constitue un excellent cadeau gourmand, à offrir dans un joli pot à confiture. Et si le destinataire ne boit pas de chocolat chaud, il pourra s’en servir comme tartinade chocolatée !

Pot de yaourt contenant 3 doses du mélange : de quoi préparer 3 grandes tasses de chocolat chaud

Ingrédients pour 1 bol
– 1 cuillère à soupe de sucre (11 g,  0,04 €)
– 2 cuillères à soupe de cacao en poudre (10 g, 0,10 €)
– 3 cuillères à soupe de purée d’oléagineux (45 g, 0,75 € pour de la purée d’amande blanche) ou de lait végétal en poudre
– 250 ml d’eau bouillante (250 g, 0 €)

Préparation
– Dans une grande tasse ou un petit bol, mélanger le cacao, l’édulcorant et la purée d’oléagineux.
– Remplir très progressivement la tasse d’eau bouillante tout en remuant.

Remarques

  • L’astuce pour pour éviter les grumeaux : Pour ce chocolat chaud, c’est comme pour la béchamel ou la pâte à crêpe :  il faut (et il suffit de) verser l’eau petit à petit au début en mélangeant beaucoup, pour que les ingrédients secs deviennent une crème épaisse et bien homogène. Ensuite, on délaye tranquillement la crème en ajoutant le reste du liquide, tout en remuant.
  • La triche pour éviter les grumeaux : utiliser un mixeur électrique, par exemple l’Aerolatte, parfait pour émulsionner de petites quantités (un chocolat chaud individuel, une portion de mayonnaise, un mélange pour crème cosmétique).
  • Analyse nutritionnelle : voici celle de ma recette, à comparer à celle d’un chocolat chaud traditionnel, à base de chocolat et de lait entier (ce qui correspond approximativement aux recettes demandant du lait demi écrémé et de la crème fraîche). Ma version n’a que des avantages : pauvre en cholestérol, c’est une bonne source de magnésium, de cuivre et de manganèse. La version traditionnelle est une bonne source de vitamine A, de vitamine D, de calcium et de phosphore, mais elle est riche en graisses saturées et en sucres.
  • Si vous avez du cacao déjà sucré, la recette est encore plus facile : 3 cuillères à soupe de cacao sucré + 3 cuillères à soupe de purée d’amande blanche pour une grande tasse.
  • Si vous avez du chocolat mais pas de cacao, il faut casser le chocolat en petites pépites, pour qu’elles fondent facilement, supprimer le sucre de la recette mais conserver la purée d’amande, sinon le chocolat chaud manquera de crémeux (il aura le goût d’un chocolat chaud « à l’eau »). Globalement, je ne vous conseille pas cette variante car elle est plus difficile à doser, ne permet pas d’économies et nécessite de hacher le chocolat… pas bon pour les feignasses !
  • Pour une version sans noix, remplacez la purée d’amande par une autre purée d’oléagineux, comme celle de graines de tournesol ou de noix de coco (on peut les réaliser à la maison en mixant longuement des graines de tournesol décortiquées ou des flocons de noix de coco séchée), ou par du lait végétal en poudre. Evitez l’huile d’olive, même vanillée : je trouve que son goût ne s’harmonise pas avec celui du chocolat chaud (par contre l’association fonctionne très bien dans l’Espérantine de Marseille « Robe Noire » – attention, la version de base est enrobée de chocolat blanc donc elle contient du lait).
  • Pour une version sans matière grasse – ce que je ne recommande pas spécialement (personnellement je préfère me faire un vrai plaisir peu fréquent plutôt qu’un faux plaisir plus souvent !), l’idée est de remplacer la purée d’oléagineux par de la fécule, comme pour un chocolat chaud à l’espagnole, ou par de la purée de châtaigne (il en existe parfois sous forme non sucrée ou souvent sous forme de « crème de marrons », sucrée et vanillée : dans ce cas supprimez le sucre de la recette). Une autre possibilité est de la remplacer par de la purée de pomme, ce qui donne un goût agréable, mais une texture moins lisse (on sent les petites fibres de la pomme).
  • Pour une version sans sucre, on peut remplacer 1 cuillère à soupe de sucre par 2 ou 3 cuillères à soupe de purée de fruits secs, c’est à dire des dattes (dénoyautées)/des raisins secs/des mûres blanches séchées trempés dans de l’eau puis mixés finement avec juste assez d’eau pour que le mixeur accepte de tourner.
  • Pour une version sans cacao, vous pouvez tenter d’utiliser de la caroube pour remplacer le cacao et une partie de l’édulcorant. Mais personnellement, pour une boisson chaude à la caroube, je préfère utiliser la recette de Mlle Pigut et ajouter des épices, par exemple un mélange pour pain d’épice : cannelle, muscade, gingembre, girofle, anis étoilé, cardamome, poivre noir).

PS : A propos de plaisirs tout doux, je suis heureuse de vous annoncer que je couve une framboise/un beluga (on ne connait pas encore le sexe) depuis trois mois. On vient de faire la première échographie, tout va bien, le bébé est en excellente santé. Mes nausées et envies de frites et de fromage frais s’estompent mais je continue à dormir encore plus qu’avant… ce qui fait que je mets du temps à répondre à vos commentaires, mais ne vous inquiétez pas je finis toujours par répondre ^^.

Bon dimanche !

Recette de cuisine durable

La journée « Saveurs durables, saveurs véganes » 2011

24 Oct

Bonjour !

Le 8 octobre 2011, la finale du concours « Saveurs durables, saveurs véganes » a récompensé des amateurs et des professionnels de la gastronomie pour des plats de qualité, représentatifs d’une cuisine durable, c’est-à-dire réalisés à partir d’ingrédients végétaux, locaux, de saison, peu transformés, respectant la biodiversité, issus de l’agriculture biologique, provenant du commerce équitable au Nord ou au Sud. En présence du chef Jean Montagard et de l’agronome Claude Aubert, cet évènement a permis aux curieux de découvrir une alimentation durable, simple et gourmande grâce à de nombreuses animations tout au long de la journée.

La journée « Saveurs durables, saveurs véganes » est une initiative pédagogique et ludique autour de la cuisine durable. Elle réunit un grand nombre d’associations, qui trouvent dans la démarche un écho à leurs propres préoccupations :

  • le respect de l’environnement : France Nature Environnement, Inf’OGM, Intelligence Verte, Kokopelli, REFEDD, Sea Shepherd Conservation Society, Terre & Humanisme,
  • le choix d’une alimentation saine : l’Association des Professionnels de Santé pour une Alimentation Responsable, Bio Consom’acteurs, le collectif Appel de la Jeunesse, Générations Futures, Mouvement Colibris
  • l’éthique envers les hommes et les animaux : l’Association Végétarienne de France, Droits des Animaux, L214, Mangez végétarien, Peta France, Société végane et VG-Zone.

Le concours de cuisine lui-même a commencé au printemps, avec plus de 90 recettes proposées par des amateurs. Les recettes étaient 100 % végétales et basées sur des produits locaux et de saison… au moment de la finale ! Tous les internautes ont pu voter pour élire les recettes finalistes de ce défi créatif : une entrée, un plat principal et un dessert. Les autres finalistes amateurs ont été sélectionnés par un jury composé de Deborah Brown Pivain, directrice de la chambre d’hôtes The Gentle Gourmet (Paris), Anne Brunner, auteure de livres de cuisine et du blog Blogbio, Sébastien Kardinal, co-auteur du site VG-zone, et Charles Soussin, professeur de cuisine.

La deuxième partie du concours s’adressait aux professionnels de l’alimentation, avec deux finalistes sélectionnés par un jury composé de Jean Montagard, premier chef végétarien cité par Le Guide Gault et Millau, Laurence Salomon, chef du restaurant Nature & Saveur (Annecy), Ben Asamani, chef du restaurant 222 (Londres) et Ludovic Ringot, diététicien.

Le 8 octobre 2011, tous les finalistes ont réalisé leurs créations dans les cuisines professionnelles du lycée hôtelier François Rabelais de Dugny (Seine Saint Denis). Des enseignants et élèves du lycée, intéressés par ce défi culinaire, ont encadré les finalistes avec beaucoup de professionnalisme et de bonne humeur. Ils ont aussi régalé le public en proposant de délicieuses viennoiseries, sandwiches, desserts et boissons 100 % végétaux.

Viennoiseries maison proposées par le lycée François Rabelais

De 10h à 13h, des ateliers de cuisine et des dégustations ont attiré plusieurs dizaines de participants  qui ont pu réaliser eux-mêmes une salade de potimarron râpé, des röstis de pomme de terre et carotte, du substitut de foie gras, un cœur coulant à l’amande, des galettes végétales ou encore déguster des aliments lactofermentés et des graines germées.

Atelier de cuisine sur le Tofoie gras, animé par Sébastien Kardinal

Atelier de cuisine Coeurs coulant à l'amande

Atelier sur les graines germées, animé par le chef Jean Montagard

L’après-midi, Claude Aubert, ingénieur agronome et pionner de l’agriculture biologique, a expliqué, chiffres à l’appui, l’intérêt de cette agriculture pour la santé et l’environnement. Brigitte Gothière, de l’association L214, a présenté les problèmes posés par le traitement des animaux dans l’industrie agroalimentaire. Une vision globale sur les questions environnementales, sanitaires et éthiques a ensuite été apportée par la projection du tout nouveau film documentaire Comment nourrir l’avenir ? de Kévin Garreau, suivie d’un débat en présence du réalisateur.

Cette journée a été clôturée par l’annonce des résultats du concours « Saveurs durables, saveurs véganes » et la remise des prix. Finalistes et lauréats ont été récompensés par des prix emblématiques d’une cuisine durable : ustensiles de cuisine écologiques offerts par le site Videlice.com, livres de cuisine végétale offerts par les éditions La Plage, et, pour les lauréats professionnels, une nuit d’hôtel offerte par l’hôtel écologique Gavarni et un séjour offert par les clubs Vacanciel. Merci aux généreux sponsors et bravo pour leur démarche engagée !

Menu réalisé par Gilles Drouillat, classé second dans la catégorie Pros

Menu réalisé par Ôna Maiocco, lauréate de la catégorie Pros

Un public ravi d’avoir fait le déplacement, des animations qui ont fait le plein, des finalistes talentueux au service d’une gastronomie encore plus éthique et écologique, des professionnels intéressés par la richesse culinaire des plats végétaux, locaux et de saison : la première édition de la journée « Saveurs durables, saveurs véganes » a été un franc succès.

Le site www.saveursdurables.fr proposera bientôt gratuitement un livret contenant les recettes du concours, pour s’inspirer de ces recettes 100 % végétales et de saison et patienter ainsi jusqu’à la prochaine édition du concours… à prévoir au printemps 2013.

La crème de lupin truffée et safranée sur canapé de seigle mondé de Mamapasta

La mousse de 3 légumes O’ léagineux à la compotée de légumes et son pesto de roquette d'Olivier, lauréat dans la catégorie Entrées

Dessus-dessous de seitan mariné au vinaige de framboise de Béa

La cocotte de tofu au romarin, tian de figues rôties, tapenade noire et son pain brioché au thym de Noémie, deuxième dans la catégorie Plats principaux

Le risotto automnal et ses chips de betterave de Myriam, lauréate dans la catégorie Plats principaux

Les cupcakes cévenols de Tombouctou

Le bavarois miroir aux fraises et citron de Laurent, deuxième dans la catégorie Desserts

Les pommes et coings pochés et leur pain d’épices de Céline, lauréate dans la catégorie Desserts

Un immense merci à tous ceux qui ont rendu ce concours et cette journée possible, par leur participation, leur soutien, leur aide précieuse.

Bonne semaine !

Bentô végétariens d’octobre

16 Oct

Bonjour !

Les photos de la journée Saveurs durables, saveurs véganes seront mises en ligne le week-end prochain ! En attendant, voici mes bentô du moment, où on voit apparaître de la soupe pour faire le plein de chaleur au milieu des journées plutôt froides.

Et pour les prochains dimanches, il y aura enfin le compte-rendu de la journée Saveurs durables, saveurs véganes, une revue de livres de cuisine végétalienne, ma recette de tarte aux pommes, peut-être un article sur le calcium… Avez-vous des envies particulières pour le choix des prochains articles ?

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Bento Doudou

  • Soupe courgettes oignons crème végétale réalisée par le Doudou
  • Dés de tofu fumé coupés par le Doudou
  • Cœur coulant à l’amande
  • Dés de poire, à manger en dessert ou en mélange sucré-salé avec le tofu

Le tout affectueusement mis en boîte par le Doudou, un matin où je galérais à corriger des copies en retard… Merci Doudou pour ce repas !

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Bento Express

  • Soupe au pistou interprétée avec les fonds de placard et peu de temps : dés de courgette, haricots blancs, lentilles corail et pesto en conserve. c’était très bon quand même !
  • Dés de pomme
  • Granola dans du yaourt de soja
  • Reste de riz blanc
  • Restes de tarte au chocolat et de tarte au citron

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Bento Sandwich

  • Pâté préparé par la talentueuse Ôna (qui organise maintenant des ateliers de cuisine !)
  • Salade verte et pain, pour faire des sandwichs avec le pâté
  • Bâtonnets de concombre
  • Prunes
  • Pomme pour le goûter

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Bento Croquant

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Bon dimanche !

Recettes de cuisine durable

Poêlée de pommes aux oignons et tofu fumé

9 Oct

Bonjour !

Mieux vaut tard que jamais, je vous présente aujourd’hui un petit plat de semaine pour répondre au concours d’assiettes végétaliennes de Clem. Ce plat est réalisé en 10 minutes tout compris, avec des ingrédients qui se conservent longtemps dans un panier (pommes, oignons), dans un placard (riz) ou au frigo (tofu fumé).

Pour moi, il a le goût de certains soirs de semaine d’enfance, où le plat était constitué de pommes poêlées avec des saucisses Knacki. Le tofu fumé est un très bon substitut pour le goût et la texture de ce type de saucisse. Ce produit se trouve seulement en magasin bio ou sur internet, mais il vaut la peine d’en acheter car il se conserve longtemps au frigo, est très nutritif et s’intègre très facilement dans les recettes.

Les oignons viennent ici apporter un goût complémentaire au plat. J’aime utiliser les oignons comme légume, pas seulement en condiment pour relever un plat. Voici autant de recettes qui me font envie : la pissaladière, les oignons farcies à la polenta de Mlle Pigut, la tarte aux oignons de Qu’est ce que tu cuisine ?, le chutney d’oignons de Virginie Péan, et la tarte tatin oignons-dattes de Cléa.

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Ingrédients pour 2 personnes
– 1 grosse pomme ou 2 petites
– 200 g de tofu fumé
– 2 oignons
– 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
– 1 pincée de sel
– Pour accompagner, 150 g de riz thaï et du sel

Préparation
– Éplucher et émincer les oignons. Éplucher les pommes et les couper en tranches plutôt épaisses. Découper le tofu fumé en cubes.
– Dans une poêle huilée, faire blondir les oignons. Ajouter le tofu fumé et les pommes. Faire dorer un peu puis baisser le feu et laisser cuire 10 minutes, pour que les pommes et les oignons deviennent moelleux.
– Faire cuire le riz. Le déposer dans les assiettes en le tassant dans un petit cercle à pâtisserie et ajouter la poêlée à côté.

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J’en profite pour donner mon avis sur les trois questions posées par Clem lors du lancement de son concours de recettes d’assiettes végétaliennes :

  • Véganisme et vie sociale : faut-il choisir ? Pour moi, il suffit de faire des compromis, comme ccepter un repas non équilibré de temps en temps (ex : frites salade verte dans une brasserie) ou accepter de manger des aliments végétaliens qui ont touchés des produits animaux lors de la préparation (ex : couscous légumes dans un restaurant marocain).
  • L’alcool : végan ou pas végan ? Les vins bio, surtout les vins blancs, sont très souvent collés (= filtrés) à l’aide de blanc d’œuf (bio). Ceci dit, il est parfaitement possible de filtrer avec des matières végétales, c’est ce que font certains producteurs. A ma connaissance il n’existe pas d’annuaire recensant ces producteurs, il faut donc demander au cas par cas.

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Désolée pour le retard… C’est la faute de ma soutenance de thèse et de la journée Saveurs durables, saveurs véganes, qui se sont toutes les deux passées à merveille et dont vous aurez très bientôt un compte-rendu !

Bonne semaine !

Recette de cuisine durable

Fromage frais maison sans produits laitiers

2 Oct

Bonjour !

Avant la recette, un petit mot pour l’évènement que j’organise avec une toute petite équipe et qui se déroulera très bientôt : la journée Saveurs durables, saveurs véganes. Nous vous avons concocté un programme ludique et varié autour de l’alimentation éthique et écologique : ateliers de cuisine, conférences, film inédit, forum et remise des prix du concours Saveurs durables, saveurs véganes.

Et pour ceux qui arrivent le matin, des viennoiseries végétaliennes fraîchement préparées ! Si si ! Pour le midi, nous proposerons des sandwichs, boissons ainsi qu’une variété de pâtisseries végétaliennes (tarte aux fruits, flan pâtissier, brownie et croustillant aux amandes).

Ça vaut le coup de se déplacer, non ? (en plus le lieu est très facile à joindre en transports en communs) Toutes les activités sont gratuites et les inscriptions sont ouvertes, profitez-en tant qu’il reste de la place ! Toutes les infos sont ici et il reste de nombreuses places pour toutes les activités à part les ateliers de 11h30-12h30. J’espère vous voir samedi :).

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Maintenant parlons du sujet du jour : les fromages frais. En ce moment j’ai plutôt envie de manger gras et salé… à part les frites, je suis très tentée par les fromages frais à tartiner, de type Saint Morêt. Alors après un coup d’œil sur le composition j’ai fait mes petits calculs pour végétaliser la recette !

Et je peux vous dire une chose : si les fabricants de Saint Morêt n’indiquent pas la teneur en sel de leur produit, c’est parce qu’il y en a vraiment beaucoup !

Le résultat est très sympa, pour moi la seule différence est que le produit original est un peu plus solidifié. J’aurais pu l’approcher en ajoutant de l’agar, mais je préférais une recette simplissime et riche en probiotiques (donc sans cuisson). Ma version a donc la texture d’une Vache-qui-rit et le goût du Saint Morêt. A noter : je ne me souviens plus du goût de la Vache-qui-rit, pour l’obtenir il suffit peut-être d’ajouter une pincée de sucre blond ?

Temps de préparation : 2 minutes
Temps de repos : au moins 2 h (idéalement 12h voire plus)

Matériel nécessaire : de quoi égoutter le yaourt : une étamine ou un sac à lait végétal ou une serviette de table en tissu, et un pot en plastique troué au fond ou un mug ou un bol

Ingrédients pour 100 g de fromage frais à tartiner
– 200 g de yaourt de soja nature
– 2 cuillères à soupe (20 g) de margarine végétale
– 1 cuillère à café de sel

Préparation
– Faire fondre la margarine en la plaçant dans un bol posé dans une assiette creuse contenant de l’eau bouillante.
– Ajouter le yaourt de soja et le sel et mélanger pour avoir une crème homogène.
– Placer une étamine, un sac à lait végétal ou une serviette de table en tissu dans une tasse haute/un mug (sans le faire aller jusqu’au fond du mug). Transférer la crème dans l’étamine.

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– Déposer au frigo pendant au moins 2 heures (idéalement une nuit, voire plus). Du « petit lait » va s’écouler de l’étamine dans le mug, le vider régulièrement. Au bout de 2 h, on obtient une texture de crème épaisse ; au bout d’une nuit on obtient une texture plus ferme, type Vache-qui-rit.

Texture du fromage selon le temps de repos : 1 après 2 heures, 2 après une nuit, 3 après une nuit et une journée

– Jeter le « petit lait » et transférer le fromage à tartiner dans un pot.

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– Conserver au frigo jusqu’à une semaine.

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Remarques

  • Version sans margarine : A défaut de margarine du commerce ou faite maison, je recommande l’huile de palme, pour son goût neutre et sa texture solide. Autre possibilité, remplacer par de l’huile de coco ou de la purée d’amande blanche, mais il y aura un léger goût de coco ou d’amande en plus (ce qui n’est pas désagréable, mais qui change du Saint Morêt). On peut aussi remplacer la margarine par de l’huile liquide, mais dans ce cas le fromage frais sera plus souple.
  • Le temps d’égouttage dépend du volume de préparation. Si vous doublez les quantités, je vous recommande d’utiliser 2 étamines – sinon le temps d’égouttage sera plus long.
  • On peut faire du cheesecake à partir de cette préparation : Ce yaourt enrichi en graisse et égoutté remplace parfaitement le creamcheese (fromage à la crème), les petits suisses ou le Saint Morêt habituellement utilisés comme base de cheesecake (gâteau au fromage blanc). Pour une autre recette de creamcheese, voici une version à base de tofu soyeux et noix de cajou. Par contre, il reste à trouver une substitution pour les œufs habituellement utilisés dans le cheesecake, par exemple en utilisant de l’agar ou de la fécule. Edit : j’ai maintenant une recette de cheesecake sans fromage frais.
  • On peut faire un glaçage à partir de cette méthode : Il suffit de supprimer le sel. Après égouttage, ajouter encore 40 g de margarine ramollie, 40 g de sucre glace, une cuillerée à café d’extrait de vanille, quelques gouttes de jus de citron (ou d’autres quantités et arômes selon votre goût) et bien fouetter.
  • On peut faire des amuse-bouches de champignons avec cette préparation : Il suffit de prélever les têtes de champignons de Paris (utilisez les pieds coupés en morceaux dans une poêlée de légumes), de les éplucher et de les garnir de tartinade. Ensuite, on décore en ajoutant une pincée de graines de sésame ou d’épices, ou on fait des sortes de macarons en superposant deux têtes garnies.

Bon dimanche et peut-être à samedi prochain !

Recette de cuisine durable