Archive | février, 2010

Pourquoi devenir végétarien ? Raison 1 : l’environnement

8 Fév

Cet article est le premier d’une série sur les raisons pour lesquelles on peut vouloir être végétarien. Je commence par la raison écologique, non pas parce que c’est la plus importante (à chacun de voir) mais parce que ça a été un sujet d’actualité pendant tout le début de l’hiver, avec le sommet de l’ONU pour le climat, tenu en décembre à Copenhague. A cette occasion, certains d’entre vous ont peut-être aperçu cette bannière sur des blogs, pour alerter sur l’importance de la consommation de viande (poisson inclus) sur le changement climatique.

J’ai voulu éviter la simple traduction de vieux chiffres portant sur l’élevage aux USA, et je vous présente ici ce que j’ai pu trouver de plus récent et adapté à la France, en cherchant sur des sites internationaux comme celui de la FAO (branche de l’ONU qui promeut l’agriculture), des sites français gouvernementaux, des sites de professionnels de l’élevage en France et des articles publiés dans des revues scientifiques (notamment cet article). J’ai passé beaucoup, beaucoup de temps à tout lire et à résumer, ce qui explique le délai mis pour publier cet article. Avec ça vous avez de quoi démarrer une vraie discussion sur l’impact écologique d’une alimentation contenant de la viande et des produits laitiers. Ensuite, à vous de décider de conserver ou de changer la fréquence à laquelle vous consommez ces produits !

EDIT du 07/07/2010 : l’ONU vient de publier un rapport évaluant l’impact de la consommation et de la production par l’Homme. La conclusion est que 2 paramètres sont critiques pour notre survie sur la planète :

  • les énergies fossiles : seule solution selon l’ONU, économiser l’énergie (les énergies renouvelables comme le solaire sont trop gourmands en métaux)
  • l’alimentation : seule solution selon l’ONU, diminuer substantiellement la consommation de produits d’origines animales.

Pour ceux qui aiment les graphiques, voici l’impact de nos consommations et productions sur différents paramètres (figure extraite du rapport de l’ONU). La dernière colonne montre de quoi est composé notre impact total l’environnement :

Maintenant, analysons la situation française. Un Français moyen consomme chaque année 74 kg de viandes (soit plus de 200g par jour) et 22 kg de produits aquatiques. Cette consommation est stable, contrairement à la consommation mondiale, qui explose, à cause de la demande des pays émergents. Ceci a conduit la FAO a émettre un rapport pour alerter sur le fait que l’élevage est un des premiers responsables des problèmes d’environnement mondiaux aujourd’hui, et que les coûts environnementaux par unité de production animale doivent être réduits de moitié, ne serait-ce que pour aggraver le niveau des dégâts. On va voir ensemble quels sont ces dégâts et comment on peut y remédier, à notre échelle de consommateur individuel.

a

L’élevage utilise énormément de ressources

1 – L’élevage utilise beaucoup de ressources en eau

L’eau potable est une ressource précieuse qui se fait de plus en plus rare. et fait déjà l’objet de tensions internationales. A l’échelle mondiale, l’élevage représente 8 % de toute la consommation humaine d’eau, majoritairement pour l’irrigation des cultures fourragères. Les quantités d’eau nécessaires varient énormément selon le type d’aliment produit. Elles sont particulièrement élevées pour la viande et les produits laitiers (le bétail consomme des aliments qui ont été irriguées et de l’eau pour sa propre boisson) : 3900 L pour 1kg de poulet, 5000 L pour 1kg de fromage, 15 500 L pour kg de boeuf, à comparer à 1800 L pour 1kg de graines de soja.

Les besoins en eau dépendent aussi du type d’irrigation nécessaire : une alimentation végétarienne dont les aliments sont irrigués à l’eau de pluie consomme 26 fois moins d’eau qu’une alimentation contenant de la viande (c’est le cas aux États-Unis), tandis qu’une aliment végétarienne dont les aliments nécessitent une irrigation intensive ne consomme « que » 4,4 fois moins d’eau qu’une alimentation contenant de la viande. En France, si on est végétalien pendant une journée, on économise 5400 L d’eau.  (Si vous voulez refaire le calcul, voici les données : 1 L d’eau pour 1 kcal d’origine végétale, 5 L d’eau pour 1 kcal d’origine animale, un Français consomme environ 2500 kcal par jour, dont 46% d’origine animale.) Bref, tout ça pour dire que si vous êtes végétalien, vous pouvez prendre un bain chaque jour tout en sauvant la planète ! Car remplacer un bain par une douche de 4 minutes économise 150 L d’eau

2 – L’élevage nécessite énormément de surface terrestre

  • Surface agricole : Il faut 6 à 17 fois plus de surface pour produire des protéines à partir d’animaux que pour les produire à partir de soja.  La figure ci-dessous vous montre la surface utilisée pour produire certains d’aliments :

  • Déforestation70% de la forêt amazonienne a déjà été défrichée pour donner des pâturages ou des cultures fourragères. En quoi l’élevage français a-t-il à voir là-dedans ? Hé bien, pour nourrir son bétail, la France importe 22% de la production brésilienne de tourteaux ! Si on consomme de la viande française on cautionne la déforestation en Amazonie.

3 – L’élevage est très gourmand en énergie

En Europe, la production de protéines d’origine animale nécessite de 6 à 20 fois plus d’énergie fossile que les protéines issues du soja. Une grande partie est liée à la production des engrais. En particulier, les engrais azotés sont directement produits grâce à la combustion d’énergie fossile.  Les engrais contiennent aussi du potassium et du phosphate, produits à partir de ressources non renouvelables. 52% des engrais azotés et phosphorés employés en France le sont pour satisfaire aux besoins de l’élevage.

Les consommateurs de poisson ne sont hélas pas en reste. Pour avoir des protéines de poisson, il faut 14 fois plus d’énergie fossile que pour avoir des protéines issues de soja. En Europe de l’ouest, le poisson est généralement issu de la pêche au chalut, ce qui a des effets très négatifs sur l’environnement (surexploitation des stocks de poisson) et, de fait, a des rendements de plus en plus faibles (il y a de moins en moins de poissons, quoi). Du coup, à l’heure actuelle 1kg de poisson nécessite 3,4 L de carburant (pour faire avancer le chalutier).

Et pour compenser la diminution des stocks de poissons causés par la surpêche, de plus en plus de poisson est obtenu par aquaculture, avec les mêmes impacts écologiques (besoin de territoire, rejets de biocides et de substances eutrophisantes) que l’élevage. Les poissons carnivores posent un problème encore plus grave, puisque leur propre alimentation est à base de poisson. Enfin, l’aquaculture pose un problème supplémentaire par rapport à l’élevage : elle risque de modifier l’équilibre génétique des populations de poissons sauvages.


a

L’élevage pollue beaucoup

1 – L’élevage perturbe directement les sols et l’eau

On vient de voir que le bétail consommait beaucoup d’eau et de surface, et donc ces ressources ne sont plus disponibles. Mais les problèmes causés par le bétail ne s’arrêtent pas là :

  • Le sol est directement dégradé par le surpâturage, car il entraine une érosion voire une désertification (si la terre était aride). 20% des pâturages mondiaux sont actuellement dégradés de cette manière.
  • Le cycle de l’eau est directement perturbé : d’une part par l’important prélèvement d’eau lié à l’élevage, mais aussi par le surpâturage, qui cause la compaction des sols et donc la diminution des infiltrations d’eau, la dégradation du bord des cours d’eau, l’assèchement des rivières et la diminution du niveau des nappes phréatiques. Enfin, la déforestation induite par l’élevage accélère le ruissellement et réduit les précipitations lors de la saison sèche. Et quand le cycle de l’eau est modifié, ce sont de nombreux écosystèmes qui sont en danger, comme les récifs coralliens, qui sont asphyxiés à cause du ruissellement accéléré.

2 – L’élevage rejette de nombreuses substances néfastes

  • Rejets de gaz à effets de serre : Selon le rapport 2006 de la FAO, l’élevage est responsable de 9% du CO2 (principalement par la déforestation), 37% du méthane (par la digestion des ruminants et la fermentation des lisiers) qui a un potentiel de réchauffement global 49 fois plus élevé que le CO2, 65% des émissions d’hémioxyde d’azote (par le fumier principalement) qui a un potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que le CO2. Mais concrètement, ça donne quoi pour un seul repas ? Voici les chiffres en image :

Vous trouverez ici les valeurs pour un certains nombre d’aliments courants. Et pour tout vous dire, les estimations actuelles sont bien plus importantes, car en 2006 la FAO n’avait pas pris en compte certains aspects, comme l’aquaculture, la respiration du bétail (qui représente maintenant 20% de la biomasse terrestre), la chaîne du froid, etc. Les rejets de gaz à effet de serre dûs à l’élevage sont maintenant estimés à la moitié des rejets humains mondiaux !! Et ils représentent clairement au moins 1/3 des rejets humains français. Il faut alors que la consommation quotidienne de viande par personne diminue à 90g par jour et par personne (contre 200g actuellement) pour que les gaz à effets de serre se stabilisent au niveau actuel.

  • Rejets de nitrate et phosphate : Ils proviennent majoritairement des engrais, qu’ils soient naturels (lisiers) ou synthétiques. Ils polluent les nappes phréatiques, en particulier en Bretagne et en Alsace, mais aussi l’air et les sols. Côté chiffres, la production de protéines issues de la viande cause une émission de phosphates 7 fois plus élevée que l’émission causée par des protéines issues de soja.
  • Rejets d’ammoniac : L’élevage (en particulier les déjections du bétail) cause 64 % des émissions d’ammoniac, qui sont une des principales causes des pluies acides. D’autre part, les rejets acides (ammoniac, oxydes de soufre, oxydes d’azote) causent une acidification des sols et de l’eau. En Europe, en Amérique du Nord et en Asie, ces rejets dépassent ce que l’environnement est capable d’absorber, ce qui a un impact négatif sur la biodiversité et sur la qualité de l’eau. Ceci est surtout dû à l’élevage, puisque la production de protéines animales cause 7 fois plus de rejets acidifiants que la production de protéines de soja.
  • Rejets de biocides : Ce sont les pesticides appliqués aux cultures, les désinfectants et pesticides utilisés dans la ferme d’élevage et les désinfectants utilisés dans le traitement des aliments issus d’animaux. A l’échelle mondiale, l’utilisation de biocides est 6 fois plus élevée pour la production de protéines d’origines animale que pour la production issue du soja (en comptant le traitement du soja pour en faire un aliment prêt à manger). Le problème des biocides est qu’ils n’agissent pas sur une cible précise, donc leur rejet met en danger les écosystèmes et la santé humaine. Dans le cas des antibiotiques, cela cause actuellement un problème de santé publique mais aussi un problème de santé vétérinaire. Je n’ai pas trouvé les chiffres pour la France, mais aux États-Unis 50% des antibiotiques consommés (et donc rejetés) dans le pays le sont pour l’élevage. Et pour les pesticides, ils causent un réel problème de santé des agriculteurs, en plus d’être présents dans l’eau et dans nos aliments et d’être de moins en moins efficaces (les nuisibles deviennent forcément résistants au bout d’un moment, à l’heure actuelle c’est 37% des récoltes mondiales qui sont perdues à cause des nuisibles).
  • Rejets de cuivre : Il est présent en très faible quantité dans les engrais et les additifs alimentaires pour animaux. Une production de protéines à partir d’animaux émet au moins 100 fois plus de cuivre qu’une production végétale. Ceci a des effets néfastes sur certains animaux et sur une variété de plantes.

3 – L’élevage met en danger la faune et la flore

La faune et la flore mondiale sont mises en danger par  l’élevage, pour différentes raisons :

  • la destruction des habitats via la déforestation, l’usure des sols et la diminution des infiltrations d’eau
  • la pollution via le rejet de nombreuses substances néfastes
  • le changement climatique via l’augmentation des gaz à effet de serre
  • la surpêche
  • la sédimentation dans les régions côtières via le ruissellement des eaux
  • l’eutrophisation dûe aux rejets excessifs de phosphates et nitrates. Ces problèmes sont importants pour l’élevage de bêtes à viande comme pour les troupeaux laitiers

Ainsi, la FAO note que 306 des 825 écorégions terrestes sont actuellement menacées par l’élevage. Ceci inclut 23 des 35 zones identifiées sur la planète pour leur biodiversité exceptionnelle et la grave dégradation de leur habitat. Cette observation date de 2006 et comme le bétail mondial a augmenté depuis, ces chiffres se sont probablement déjà aggravés.

a

L’élevage est une ressource peu rentable

Vous savez maintenant que l’élevage a des effets très importants sur l’environnement. Or l’OMS recommande la consommation de viande pour ses apports nutritionnels, en particuliers protéiques. Mais pour produire 1 kg de viande de boeuf on utilise 10 kg de protéines végétales. Que signifie ce chiffre ? Que si on avait consommé directement ces protéines, on aurait eu 10 fois plus de protéines ! (et beaucoup moins de dommages environnementaux) En effet un boeuf, pendant ses 3 ans de vie, consomme en tout 0,8 hectares de pâturage pendant 3 saisons, 6 tonnes d’ensilage et de foin, 90 kg de céréales, 260 kg de tourteaux et 45 kg de minéraux.  Une partie de cette alimentation est utilisée comme “briques de construction” et se retrouve donc dans la carcasse, une petite partie est rejetée (urine et excréments) et la majorité est utilisée comme énergie pour fonctionner (se déplacer, digérer, toutes les fonctions vitales quoi). Du coup, les tonnes de nutriments consommés par l’animal ne vont pas se retrouver dans ses 800kg de carcasse : ils lui ont servi à vivre.

Donc le boeuf adulte arrive à l’abattoir, avec son corps de 800 kg. Là, il est abattu puis découpé, et on obtient… 308 kg de viande seulement. Le CIV indique que pour le boeuf, le veau et l’agneau, seulement 30 à 40 % de la carcasse est de la viande consommable (muscle et tripes).

Le reste ce sont les os, la graisse, les nerfs, le cuir, les poils, le sang…  qui sont donc des déchets. La production annuelle de viande en France est de 5 millions de tonnes de viande… et  4 millions de tonnes de déchets agroalimentaires,  qui s’additionnent bien sûr aux déchets produits durant la vie des animaux (excréments, gaz à effet de serre, etc). J’ai détaillé le raisonnement pour le boeuf, mais c’est à peu près la même chose pour les autres sources de viande (1kg de viande de porc nécessite 5kg de céréales, 1kg de viande de volaille nécessite 3kg de céréales).

D’autre part, la production de viande bovine française engendre un transport supplémentaire car la viande produite en France ne correspond pas aux goûts du consommateur. En effet, il préfère de la viande bien rouge et pas chère . Ceci conduit la France à exporter ses jeunes bovins engraissés et importer des vaches de réforme (notamment laitières).

Bien entendu, les professionnels essayent au maximum de valoriser les déchets, c’est à dire d’en retirer un peu d’argent – on les comprend, vue la masse que ça représente ! Chaque année, la France produit pratiquement 600 000 tonnes de farines de viande et d’os, auquel il faut ajouter environ 160 000 tonnes issues des volailles (abats, plumes…) et plus de 200 000 tonnes de graisse. Pendant des décennies, ces farines et graisses animales ont été utilisées dans l’alimentation humaine ou animale. Mais depuis la maladie de la vache folle, il est interdit de nourrir les animaux avec des farines animales, même en petite quantité. Ceci pose 2 problèmes cruciaux. Le premier est a destruction de ces déchets. Il y en a trop pour les stocker, donc la solution est l’incinération. Ainsi, la plupart des farines animales sont simplement incinérées dans les cimenteries, avec l’impact écologique que vous imaginez.  Le second problème de l’interdiction de consommer les farines animales est leur remplacement dans l’alimentation animale. – Pour les fidèles qui lisent tout le texte, une mini pause sous forme de blague – En effet, les farines animales sont riches en protéines… Dans l’alimentation animale, elles sont donc remplacées par des tourteaux de sojaimportés en quasi-totalité car la France n’a pas les capacités d’en produire suffisamment. Bilan : la valorisation des farines animales rapporte peu, elle est même offficiellement considérée comme un énorme gaspillage économique et nutritionnel. C’est pourquoi depuis 2008 l’Union Européenne étudie la possibilité d’autoriser à nouveau les farines animales pour l’alimentation animale…

Et tant qu’on est dans le sujet des déchets produits lors de l’utilisation des animaux d’élevage (qui s’ajoutent aux déchets produits lors de la croissance de ces animaux), abordons le sujet des produits laitiers (lait, fromages, beurre). L’industrie laitière produits 2 types de déchets :

  • les déchets agroalimentaires de l’industrie laitière : 9 millions de tonnes de déchets produits par an en France, pour 25 millions de tonnes de lait produit. Ces déchets, c’est surtout sont surtout le petit lait ou lactosérum, extrait lors de la fabrication du fromage. Il est principalement valorisé en tant que supplément nutritif dans l’alimentation animale (allaitement des veaux, alimentation des porcs, bovins et volailles) et dans de nombreux produits pour alimentation humaine (produits à base de céréales et nombreux autres produits comme le Nutella).
  • les déchets vivants de l’industrie laitière : les animaux mâles et les femelles non nécessaires (trop vieilles ou en excès par rapport au renouvellement du troupeau). Ces animaux servent alors de bêtes à viande, et leur quantité est importante : la moitié des bovins destinés à la consommation sont issus du troupeau laitier. La consommation de produits laitiers est donc indissociable de la production de viande rouge.

a

Conclusion et solutions

Vous avez vu que la consommation de viande, poissons et produits laitiers nécessite énormément plus d’eau, d’énergie, d’engrais et de pesticides qu’une alimentation végétalienne. En voici le résumé (ce tableau est tiré de l’article scientifique, en anglais, que j’ai trouvé le plus utile pour ce sujet, et qui est en plus téléchargeable gratuitement ici) :

Et cette différence, ce que vous choisissez de manger, compte vraiment pour l’environnement. Pour finir de vous en convaincre, je vous propose de calculer votre empreinte écologique. Ainsi vous saurez clairement quels sont vos  propres comportements qui on un effet sur l’environnement. J’ai fait le test moi-même, l’alimentation a une influence qui peut dépasser celle de vos déplacements en avion. Faites le calcul pour vous-même, c’est très simple !

Vous comprenez maintenant pourquoi la contribution du bétail aux problèmes environnementaux est énorme. Ce que vous voyez aussi, c’est que le bétail peut donc massivement aider à résoudre les soucis écologiques de la planète. Pour cela la FAO propose par exemple de donner leur vrai prix aux ressources naturelles et en arrêter de subventionner les pratiques agricoles néfastes pour l’environnement… Vous imaginez que ces 2 mesures ne seront pas tout de suite acceptées par les agriculteurs. En attendant, il faut compter sur les avancées technologiques (elles permettraient de réduire jusqu’à 20% de l’impact de la viande) mais aussi, c’est officiel, réduire sa consommation de produits animaux. Alors si vous vous inquiétez pour la planète, le mieux est de retrousser vos propres manches et cuisiner végétarien, voire végétalien, au moins 1 repas par semaine. Vous trouverez facilement ici des blogs qui proposent des recettes simples et gourmandes… Même la mère de Calvin s’y est mise : ici ^^ (J’adore Calvin & Hobbes, pas vous ?)

Pour ceux que ça intéresse, l’impact environnemental de l’élevage a déjà rendu végétariens un certains nombre de scientifiques distingués, comme Patrick O. Brown, de penseurs, comme Rajendra Kumar Pachaudri, et de personnalités politiques, comme probablement François de Rugy.

Et juste pour préciser, l’agriculture raisonnée ou biologique ne permet malheureusement pas de réduire suffisamment l’impact environnemental des produits animaux (ce type d’agriculture permet une économie en engrais de synthèse et en biocides, mais rien sur les autres paramètres). A ce sujet, une petite blague un peu triste.

a

Recette : sushi party !

Vous avez eu cette recette en avant-première ici, alors je la complète avec une astuce pour bento express. Déposer dans votre bento le reste de votre riz vinaigré, étalez un peu de wasabi si vous aimez, et recouvrez de lamelles de garnitures. Et là tadam, vous avez fait un chirashi végétarien ! Trop facile ;).

Aubergines et tomates marinées sur riz vinaigré, quartiers de mandarine, seitan grillé et salade d'endives

Et bien sûr, les garnitures végé ont plein d’avantages par rapport au chirashi saumon :
– elles se préparent à l’avance et peuvent rester hors du frigo sans risque de se rendre malade,
– elles sont moins chères que le poisson cru,
– elles peuvent être préparées par des enfants (rappel de la recette : ouvrez la barquette de légumes marinés/coupez un morceau aux ciseaux/posez-le sur le sushi).

Et le gros avantage par rapport au chirashi de poissons assortis : les garnitures sont à la fois variées et toutes bonnes :).

Bonne semaine !

Recette de cuisine durable